Vous avez dit agriculture de conservation ? Bobbi, par ce 20

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Vous avez dit agriculture de conservation ? Bobbi, par ce 20
Vous avez dit agriculture de conservation ? Bobbi, par ce 20 novembre (humide et froid) , a voulu découvrir l’agriculture et plus particulièrement l’agriculture de conservation. Il a donc accompagné le groupe des BTS et de BP REA pour voir sur le terrain ce que pouvait être une exploitation qui pratique cette technique depuis une dizaine d’année. Cette technique repose sur le principe qu’il ne faut pas travailler le sol et laisser faire la « nature » et surtout les verres de terre. Tout le travail du sol se fait par ces lombrics qui en se développant enrichissent le sol en éléments nutritifs et favorisent une structure de sol qui permet de passer par tout temps et sur tous types de sol ! En effet, en ce 20 novembre malgré cette année pluvieuse, Bobbi a pu allègrement se promener dans ce champ ensemencé en blé et qui est déjà au stade 3 Feuilles ! Et pour un automne tel que nous le vivons n’est ce pas une prouesse ? Il faut reconnaître que les champs des voisins qui ne pratiquent pas cette technique, l’eau stagnée et le blé n’était pas encore semé ! Cette technique utilise un seul outil pour mettre en place les cultures : un semoir de semis direct Certes l’investissement est conséquent (60 000€) mais il ne faut qu’un tracteur de 120 ch ! Et c’est le seul outil ! Adieux, la charrue, la herse, le cover‐crop et autre outils …. La charge de mécanisation est donc bien faible ! Bobbi était intrigué par cette cuve devant le tracteur, mais cette combinaison permet d’apporter en localisé les engrais. Par ce système on économise encore des intrants, et on limite la pollution : « la dose que la dose ! » Le principe du semoir repose sur des disques qui créent un sillon et permet d’y déposer la graine (il n’y a pas de travaille du sol , ici on ne recherche surtout pas à faire germer les adventices , on ne pratique jamais la technique du faux semis) . On sème directement dans les chaumes et on désherbera immédiatement après (avec du glyphosate à 1.5l). Sur la photo à gauche on distingue les sillons de semis et la levée du blé. Sur la photo de droite, le blé semé directement après la moisson du tournesol est très correct . Si on gagne du temps pour la préparation du sol et le semi, la réussite de ce système passe par une observation permanente des parcelles, pour gérer les adventices, les insectes, les maladies etc…( il faut bien connaître son sol et ses cultures). Mais globalement le travail des lombrics permet d’obtenir une consommation que de 30l de fioul par ha. Cette technique de semis direct permet par le biais des couverts végétaux d’augmenter le taux de matières organiques des sols, de limiter (avec les rotations) les herbes « non désirées » Et ainsi de jouer sur les charges d’engrais et de phyto ! Par contre, cette technique engendre une augmentation, les premières années des cousins de bobbi les mulots ! Mais les hérons et les rapaces veillent au grain !