Traduction - 2002 - Agregation d`anglais

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Traduction - 2002 - Agregation d`anglais
Concours interne de recrutement des professeurs agrégés et concours à l’échelle de
rémunération.
Session 2002 – TRADUCTION
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique est
rigoureusement interdit.
Thème et version assortis de l'explication en français de choix de traduction portant sur des segments
préalablement identifiés par le jury dans l'un ou l'autre des textes ou dans les deux textes. Chaque souspartie compte pour un tiers de la note attribuée.
Durée 5 heures
I. VERSION
I always thought it was a mistake, calling you Hamlet. I mean, what kind of a name is that for
a young boy? It was your father's idea. Nothing would do but that you had to be called after
him. Selfish. The other kids at school used to tease the life out of you. The nicknames! And
those terrible jokes about pork.
I wanted to call you George.
I am not wringing my hands. I'm drying my nails.
Darling, please stop fidgeting with my mirror. That'll be the third one you've broken.
Yes. I've seen those pictures, thank you very much. I know your father was handsomer than
Claudius. High brow, aquiline nose and so on, looked great in uniform. But handsome isn't
everything, especially in a man, and far be it from me to speak ill of the dead, but I think it's
about time I pointed out to you that your Dad just wasn't a whole lot of fun. Noble, sure, I
grant you. But Claudius, well, he likes a drink now and then. He appreciates a decent meal.
He enjoys a laugh, know what I mean? You don’t always have to be tiptoeing around because
of some holier-than-thou principle or something.
The rank sweat of a what? My bed is certainly not enseamed, whatever that might be! A nasty
sty, indeed! Not that it's any of your business, but I change those sheets twice a week, which
is more than you do, judging from that student slum pigpen in Wittenberg.
Margaret Atwood, "Gertrude Talks Back", in Good Bones, Virago Press, 1992, p. 15-16.
II. THÈME
Si une goutte pouvait s'étirer sur toute la hauteur d'une vitre, je retrouverais sans doute mon
visage de bébé. Mais hélas, je ne crois pas qu'on puisse rattraper son visage si loin en arrière
ni qu'une goutte d'eau s'étirera jamais sur toute la hauteur d'une vitre...
Mais enfin, je m'accroche à ce vertige et prends parfois le train, les jours de pluie, en me
disant que peut-être, on ne sait jamais, un matin...
J'enfile une robe fuseau – laine torsadée rose qui me descend jusqu'aux chevilles – et remonte
mes cheveux oxygénés en un chignon acrobatique sur le sommet de ma tête. J'aime me coiffer
comme d'une flamme car ainsi dans ma robe fuseau, je ressemble à l'unique bougie d'un
premier anniversaire... À quoi pouvais-je ressembler la première année de ma vie ? Je l'ignore
car mes parents ne m'ont pas photographiée, bébé, et les gouttes d'eau ne s'étirent pas assez.
Je rectifie mon allure dans le reflet de la pluie au carreau de la salle de bain car je n'ai pas de
miroir. Je hais les miroirs – ces crétins qui vous reflètent telle que vous êtes à l'instant. Je
préfère cette petite goutte-là qui s'écoule et se rappelle mon visage d'il y a une seconde.
Car l'eau a de la mémoire, c'est leçon de chimie et prouvé ce que je dis ! Il y a eu des
recherches savantes à ce sujet.
Jean TEULÉ, Balade pour un père oublié, 1995.
III.
Le candidat expliquera et justifiera sa traduction des mots ou segments soulignés dans la
version et dans le thème.

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