Densité et émotion

Transcription

Densité et émotion
Lettre bimestrielle de l’union juive libérale de lyon
“mon journal”
#30
juillet août 2009
tammuz av elul 5769
Densité et émotion
Retour sur le 34e congrès de l’Union mondiale du judaïsme libéral
sommaire
Yom Hashoan
p.2
Culture
p.3
Allumons des feux !
p.4
D
u 18 au 22 mars s’est tenu le congrès mondial du
judaïsme libéral à nouveau en Israel comme en 2007.
Cette fois j’ai eu la joie de participer à la réunion accompagnée par Richard Guedj qui représentait NETZER France.
La conférence se déroulait à la fois à Jérusalem et Tel Aviv ;
bonne initiative qui nous a permis de nous rendre compte que le
judaïsme libéral s’intégrait harmonieusement à un contexte plus
moderne comme la ville de Tel Aviv.
Après une belle cérémonie d’ouverture en présence de très
nombreux jeunes de Netzer - l’organisation de jeunesse juive
libérale fêtait ses 30 ans cette année
- le discours inaugural du rabbin Julia
Neuberger, connue pour ses positions
iconoclastes, fut particulièrement
vivifiant pour nous, juifs européens.
Elle demanda qu’on encourage
les juifs libéraux à se montrer en
pleine lumière, mais aussi à rester ou
retourner dans leurs pays d’origine en Europe, où la situation est
meilleure que ce qu’on en dit en général, notamment en France
(il était important que cela soit dit devant un public majoritairement américain et israélien qui ont souvent une vision négative
de la France).
Ensuite, de nombreux ateliers étaient proposés. Intéressée
comme d’habitude par le sujet de la femme dans le judaïsme j’ai
été particulièrement émue par l’atelier traitant d’un commentaire
au féminin de la Torah. Le livre qui a servi de base au commentaire et qui n’existe encore qu’en anglais contient, entre autres,
de magnifiques poèmes composés par des femmes et liés à
chaque moment de la vie juive. Le vendredi aussi il y a eu un
moment d’émotion auprès des enfants de l’école maternelle
de Modiin, communauté libérale très dynamique située entre
Jérusalem et Tel-Aviv. Pris par un timing très serré, nous ne pouvions plus visiter leur classe ; qu’à cela ne tienne, ces boutchous
sont montés dans le bus avec des petits pains de chabbat qu’ils
avaient confectionnés spécialement et qu’ils nous ont tendus
fièrement !
C’est la première communauté libérale à voir sa synagogue en
partie financée par l’Etat (jusque là seules les communautés
orthodoxes pouvaient bénéficier de fonds publics).
J’avais choisi d’assister au Kabbalat chabbat de la communauté
Bet Daniel de Tel Aviv afin de vivre un office dans la plus grande
communauté libérale d’Israël. Enfin, avec Célia Surget nous
étions invitées chez un couple membre de la communauté qui
nous a reçus très chaleureusement.
L’office du chabbat matin était, comme toujours, le point
culminant de ce congrès : accompagné de musique, multilingue
et entouré de plus de 300 participants ; c’était un moment particulièrement intense de cette rencontre internationale.
Le banquet de clôture… je l’ai manqué ! Il fallait que je rentre à
Lyon, mais demandez à Richard, il n’en a pas loupé une miette !
Rendez-vous en mars 2010 à Paris pour une édition française
du congrès européen qui sera, je n’en doute pas, aussi riche et
enthousiasmante !
Daniela Touati
Présidente de L’UJLL
www.ujl-lyon.com
unité
Yom Hashoah le 21 Avril 2009
Merci!
Chers amis,
Jour de mémoire
Je voudrais vous remercier pour le soutien
que vous m’avez témoigné lors de
l’Assemblée Générale du 26 avril dernier.
Mon projet rabbinique a rejoint votre projet
communautaire et c’est ensemble que nous
avons pu en jeter les bases. Je suis très
reconnaissant aux membres du Bureau de
la communauté qui ont tout mis en œuvre
pour que les choses avancent et puissent se
réaliser, et j’ai été très touché par les nombreuses marques de sympathie dont vous
avez fait preuve à
mon égard. Il me
reste maintenant
à m’envoler pour
Israël où je resterai pendant une
année, puis à
Londres au Leo
Baeck College.
J’aurai bien
évidemment la
joie d’être parmi
vous aussi souvent que possible et, à terme,
j’aurai l’honneur de servir l’UJLL en tant
que rabbin. J’ai créé un blog pour que vous
puissiez suivre mes pérégrinations : www.
reneelie.canalblog.com et j’ai une adresse
mail créée à cette occasion : [email protected]
yahoo.fr .
Nous sommes et resterons en contact pour
très longtemps !
B’shalom
E n 1990 à Paris, le rabbin Daniel Farhi du Mouvement juif libéral de France (MJLF) a eu l’idée d’instaurer la lecture en public des noms des 75 721 juifs déportés de France le jour de Yom Hashoa, cette
lecture se déroulant sur 24 heures sans interruption. Cette cérémonie a eu un impact immédiat et
très significatif auprès des membres des communautés juives et des sympathisants de nos communautés. C’est ainsi que naturellement d’autres villes de France ont adopté cette commémoration.
Ainsi, à Lyon la Communauté Juive Libérale l’a
instituée dès 1997. Pendant 10 ans Place Carnot,
les noms des déportés juifs ont été lus par ordre du
départ de leurs convois. La lecture reprend tous les
ans là où elle s’est arrêtée l’année précédente.
Nous utilisons le livre “La Shoah en France” de
Serge Klarsfeld, qui a consacré sa vie à la recherche
d’anciens nazis. Ses recherches très minutieuses lui
ont permis de créer une base de données complète
des noms, dates de naissance et pays d’origine des
juifs déportés de France qu’il a consigné dans le livre
ci-dessus mentionné. Depuis 2 ans, ces noms sont
lus devant l’Hôtel de Ville de Lyon, lieu hautement
symbolique !
Cette année la CJL et l’UJLL se sont associés pour
cette commémoration. Via le Rectorat, des classes et
leurs professeurs ont été invités à prendre part à cette
cérémonie. Deux professeurs d’histoire accompagnés
de leurs élèves, d’un lycée pour l’un et d’un collège
pour l’autre, ont répondu présents. Les jeunes ont
lu des lettres que des enfants du même âge avaient
envoyé à leurs familles avant de périr dans les camps.
Beaucoup d’officiels tels que des maires d’arrondissement, des députés, conseillers régionaux et
représentants de consulat étrangers ont participé à la
lecture des noms. 61 ans après la Shoah, nous continuons à nous mobiliser et sommes particulièrement
encouragés dans nos efforts quand cette cérémonie
attire le plus grand nombre et spécialement les jeunes
générations : c’était le cas cette année ! D.T.
initiative
Création d’une bibliothèque
René Pfertzel
A compter de septembre, nous souhaitons mettre à la disposition des membres de notre communauté, un service de bibliothèque composé d’ouvrages relatifs au judaïsme et de livres sur des
sujets divers dont les auteurs sont juifs, et qui présentent un intérêt culturel.
Ce service fonctionnera, soit sous forme de mise à disposition dans les locaux de l’UJL, soit sous forme de
prêt. Une permanence sera assurée tous les dimanches matin par Isabelle Beck, pour vous accueillir et en
assurer le bon fonctionnement, entre 10h et 12h30. D’ores et déjà, nous avons réuni un certain nombre de
livres, afin de constituer cette bibliothèque. Cependant, nous souhaitons l’étoffer, en intégrant ceux que vous
voudrez bien nous apporter, afin d’en faire profiter le plus grand nombre. Nous comptons sur votre générosité et vous laissons le soin de sélectionner les ouvrages en bon état, qui vous paraissent correspondre aux
objectifs que nous nous sommes fixés. Vous pouvez les déposer dès maintenant, lors de votre venue dans les
locaux de l’UJL, notamment lors des offices ou des cours de Talmud Torah. Merci d’avance... Et à bientôt, pour
venir profiter de cette nouvelle opportunité de vous enrichir et vous cultiver au sein de notre communauté ! Isabelle Beck
dim 13 septembre
Rentrée du Talmud
vendredi 28 août
Kabbalat shabbat
sam 29 août
Office de shabbat
sam 22 août
sam 29 août
sam 5 sept. sam 12 sept. sam 19 sept.
E L U L
v
ven 18 septembre
Erev Roch Hachana
Kabbalat shabbat
sam 19 septembre
Roch Hachana
dim 21 septembre
Tachlih
dim 27 septembre
Kol Nidré
lundi 28 septembre
Kippour
mer 30 septembre
Construction de la
Souccah
sam 26 sept.
ven 2 octobre
Souccot
sam 2 octobre
Office de shabbat
sam 3 oct.
N I S S A N
sam 10 oct.
s
culture
Livre
Synagogues et loukoums
Les langues dans
la chambre d’échos
Le programme culturel 2008-2009 s’est terminé par un superbe voyage à Istanbul, la “perle du
Bosphore” où se sont réfugiés certains de nos ancêtres après leur expulsion d’Espagne.
C’
est l’un de leur descendant dont la famille a
transité par Salonique, Joseph, au français
châtié, âgé de 72 ans mais infatigable
malgré tout, qui a guidé notre groupe de 16 personnes pendant 2 jours et demi à travers cette ville où
se mêlent l’Orient et l’Occident dans une ambiance
trépidante, qui vaut bien celle qui règne dans les
quartiers les plus branchés des capitales européennes.
Grâce à sa mémoire impressionnante, ce stambouliote
d’origine, nous a fait remonter le temps, nous nous
sommes imaginés en ambassadeurs, déposants des
cadeaux pour le sultan devant la Sublime Porte. Nous
avons vécu un moment de nostalgie en assistant à
un office de shabbat dans une synagogue ashkénaze dans le quartier de Galata ; certes la liturgie en
hébreu récitée sans mélodie et l’obligation de séparer
hommes et femmes n’a guère séduit les libéraux
que nous sommes mais la petite communauté juive
turque constituée de 22 000 âmes est vieillissante et
se montre peu au sein d’un pays musulman même si
la constitution de celui-ci reste laïque. A Istanbul on
dénombre plus de 3 500 mosquées (dont beaucoup
d’anciennes églises orthodoxes) pour une vingtaine
de synagogues. Ci-dessous, quelques belles photos
réalisées par Yves-Alain et Fred, nos photographes
attitrés.
Esquisse du programme 2009-2010
➜ Du 26 novembre au 1er décembre, nous recevrons
l’exposition de l’ULIF sur le judaïsme libéral dans les
locaux de la mairie du 3ème. Nous débuterons par
une conférence du rabbin Garaï suivie du vernissage
de l’exposition, les jours suivants il y aura des visites
guidées, un concert de musiques traditionnelles le
samedi 28/11 et une table ronde sur la femme dans
le judaïsme avec les rabbins Pauline Bebe et Delphine
Horvilleur le dimanche 29.
➜ Pour notre nouveau cycle de ciné-cafés, nous
avons le projet de
faire venir la réalisatrice Nurit Aviv pour
son film D’une langue
à l’autre qui évoque
le passage de la
langue maternelle à
l’hébreu. D’autres films originaux seront projetés entre
décembre et avril.
➜ Les ateliers chant seront renouvelés au vu du
succès de celui du mois d’avril.
➜ Des ateliers de danse israélienne pourront
être proposés en fonction du nombre de personnes
intéressée.
➜ Un voyage en Israël est envisagé au mois d’avril
2010 (après Pessah).
➜ Enfin, un projet de jumelage avec une communauté libérale américaine de St Louis, dans le
Missouri, est en train de prendre forme.
Des membres
de cette
communauté
viendront en
juin 2010 en
France.
Ce jumelage permettrait des échanges cultuels,
culturels et pédagogiques.
➜ Les cours d’hébreu moderne donnés par notre
ami israélien Amit Moran débuteront en octobre
prochain sous réserve qu’il y ait au moins 7 inscrits
par niveau.
✔ Nous restons ouvert à toutes suggestions, si vous
êtes intéressés par les cours de danse, de chant ou
d’hébreu, ou bien par le voyage en Israël,
contactez Brigitte Frois au 06 78 93 03 39.
Professeur au Collège de
France, maniant plus de
cent cinquante langues,
Claude Hagège invite à
une savoureuse promenade linguistique dans
l’histoire et dans le monde
En octobre 1985, à propos de Claude Hagège qui
vient de publier L’Homme de paroles (Fayard),
Georges Dumézil (1898-1986), professeur
honoraire au Collège de France, confie dans Le
Nouvel Observateur : “C’est une joie rare, un
peu mélancolique, pour un vieux chercheur, de
voir un cadet transfigurer en quelques années
une discipline à laquelle il a consacré sa vie.”
Bernard Pivot, intrigué par cet hommage,
invite le linguiste ainsi encensé sur le plateau
d’“Apostrophes”. Et c’est le coup du 6 décembre
1985 : Claude Hagège éclipse Alain Rey, vole
la vedette à Raymond Devos et se retrouve
applaudi à tout rompre.
L’homme manie plus de cent cinquante langues,
en maîtrise quelques dizaines et en pratique
avec fougue et précision huit ou neuf (il faut
l’entendre aborder Umberto Eco en un italien
sonore, chantant et accentué à souhait). Il a
aujourd’hui 73 ans. Il est désormais, lui aussi,
professeur honoraire au Collège de France. Et il
continue d’envisager les langues avec un amour
inaltéré du babélisme : Claude Hagège est ainsi
persuadé que l’Europe n’existera que si ses
citoyens consentent à une connaissance active
de trois ou quatre idiomes du Vieux Continent et
à une connaissance passive d’au moins autant
d’autres…
Homme de terrain, ayant crapahuté du Cameroun à la Colombie britannique, technicien hors
pair, ce savant refuse de n’être qu’un spécialiste
et se veut humaniste. Toutes ces qualités, ces
audaces et ces exigences se retrouvent dans
son dernier livre, avec une autre qualité, qui
impressionne tant depuis l’apparition d’“Apostrophes” : il parle comme il écrit, il écrit comme
il parle et quand on le lit, on croit entendre ce
chevalier à la triste figure et à l’œil pétillant,
qui cisèle un français châtié, vif et tendu, où
l’humour se tapit avec un embrasement pincesans-rire.
Son Dictionnaire amoureux des langues apparaît
comme le réceptacle idéal de tant d’expériences
et de dons. Chacun pourra forer ou butiner à son
gré dans cet hymne à la pluralité, qui prend des
accents bibliques pour glorifier le “somptueux
message de l’espèce humaine à l’univers : nous
te saturons par notre occupation universelle de
tous tes plis, nous te mettons en vocables par
Suite page 4 >>
>> Suite de la page 3
l’infinie diversité de nos langues dispersées”.
Qu’il mêle et démêle le serbo-croate, qu’il décortique le vietnamien ou chevauche dans le Caucase, la
sûreté de son érudition se mesure à ses synthèses
fulgurantes et laconiques, non sans une vis comica
qui n’a rien d’involontaire, même si le professeur
Hagège fait mine d’être le plus sérieux du monde.
Voici, par exemple, comment il présente l’effet
acoustique des consonnes claquantes, que fit découvrir au grand public le film Les dieux sont tombés sur
la tête : “Les consonnes claquantes sont les seuls
types de sons au monde à être produits non par un
air intérieur exhalé, mais par un air extérieur aspiré.
Il se fait une brusque ouverture d’un point d’occlusion au niveau du voile du palais, d’où explosion de
l’air ainsi raréfié, en même temps que succion de
l’air extérieur passant par les lèvres, les dents, leurs
alvéoles ou les deux côtés de la langue.
Les résultats sont divers. On peut réaliser des
claquantes labiales, que n’importe qui peut imiter en
aspirant l’air avec ses deux lèvres comme pour un
baiser. On peut aussi prononcer des consonnes claquantes alvéolaires, qui font penser, elles, au bruit
de réprimande, de désapprobation, de dénégation
des parents ou de l’entourage à un enfant ou à un
adulte que l’on veut doucement morigéner.”
Imaginez cet extrait lu sur scène par Fabrice
Lucchini ! Tout est de la même eau dans ce
dictionnaire empoignant, qui se penche aussi
bien sur les “bilingues” que sur les “patriotes des
langues”, qui explore l’“emprunt” et la “néologie”,
qui défend l’espéranto et s’attarde sur le tourbillon
planétaire des idiomatismes, qui s’interroge avec un
scrupule maniaque sur la notion de difficulté d’une
langue. Des pistes passionnantes sont tracées,
comme la comparaison entre le chinois et l’hébreu ;
des coups de projecteurs éclairent, comme en une
grotte où apparaîtraient soudain les détails d’une
peinture rupestre, certaines particularités tels ces
mots, “tous comiquement péjoratifs”, commençant
Antoine Perraud dans La Croix
(1) Curieusement, les trois linguistes qui passionnent les Français
depuis une vingtaine d’années avec leur discipline, Louis-Jean
Calvet, Claude Hagège et Henriette Walter, sont nés en Tunisie.
dates
Talmud Torah
Allumons des feux !
E
n cette fin d’année scolaire et au
moment de programmer la rentrée du
Talmud Torah, je ne peux m’empêcher
d’évoquer ici la mémoire de Colette Kessler,
(décédée le dimanche 3 mai 2009, 9 iyar 5769),
qui a été directrice des cours d’enseignement
religieux à l’Union libérale israélite, puis au
Mouvement juif libéral de France. Je voudrais témoigner de tout ce que j’ai reçu de
Colette, elle qui,
telle la Torah qu’elle
Eduquer, ce
commentait, a su
n’est pas rem- montrer la voie, le
plir des vases, sens, l’inspiration
donnée par cette
mais allumer
Parole, ces textes
des feux
qu’elle étudiait
avec passion et
Montaigne
partageait de même
au Talmud Torah.
Colette était à la fois soucieuse de sciences
et de conscience, d’égalité entre homme et
femme. Elle fut une visionnaire pour l’avenir
du judaïsme. Tout devenait tout autre par
son étude. Elle était « mensch » : se souciait
des autres, tous les autres, juif ou chrétien
( elle a été une pionnière dans le dialogue
interreligieux). Elle fut vraiment « Rabbinou ou
morenou » : notre maître et notre professeur ».
Zékher tsadik liverakha. Puisse son souvenir
nous être une bénédiction.
Transmettre les richesses du judaïsme aux
jeunes générations et leur permettre de se
construire une identité juive, telle est la voie
qu’elle m’a montrée.
par shm – et qui truffent l’américain via le yiddish…
Sans jouer à regretter les entrées qu’un tel
dictionnaire ne put avoir la largesse d’accueillir,
on se prend à rêver à ce que Claude Hagège eût
rédigé pour présenter une invention de Staline digne
d’Hergé : le moldave (du roumain cyrillisé !), qui
connut son heure de gloire totalitairement factice du
temps de feu l’URSS.
Le dictionnaire est certes “amoureux”, comme
l’attestent son titre et les transports de son auteur,
mais le “moi” Hagège ne se livre point, même
s’il transparaît par petites touches, notamment à
propos de la beauté, de la musique et du chant des
langues. On apprend au détour d’un article (“Lieux”)
que Carthage est la ville de ses ancêtres paternels,
mais aucune “ego linguistique” à propos du dialecte
arabe de Tunisie, qui berça pourtant son enfance (1).
En accueillant les enfants (à partir de 4 ans et
jusqu’à 77 ans) tous les dimanche matin, les
professeurs du Talmud Torah de l’Union Juive
Libérale (tous d’anciens élèves du Talmud Torah)
tentent de suivre le conseil donné par Montaigne et permettent ainsi aux élèves d’apprendre,
dans un cadre tolérant, à réfléchir sur le sens
➜ Vendredi 28 août Office de Kabbalat Shabbat
à 19h15, animé par Amandine Abitbol accompagnée du
Rabbin Daniel Farhi du MJLF .
➜ Samedi 29 août Office de Shabbat à 10h ;
Amandine Abitbol lira la Paracha Ki tetsé devant les
membres de sa famille et de la Communauté. Venez
nombreux pour la soutenir ! Un kiddoush sera offert par la
famille à l’issue de l’office.
Rentrée et fêtes de Tichri
➜ Dimanche 13 septembre Rentrée du Talmud
Torah à 10h30. Merci d’inscrire vos enfants dés maintenant
par mail [email protected] ou par téléphone
auprès de Catherine Colin au 06 73 91 29 21 ;
➜ Vendredi 18 septembre Office de Erev Roch
Hachana et Kabbalat Shabbat à 19h30 ;
➜ Samedi 19 septembre
Office de Roch Hachana à 10h ;
➜ Dimanche 21 septembre Cérémonie de Tachlih
Rendez-vous à la synagogue à 10h30 ;
➜ Dimanche 27 septembre
Office de Kol Nidré à 19h15 ;
de leur appartenance au judaïsme.Connaître les
fêtes juives, l’histoire, la Bible, lire et comprendre les prières, apprendre des chants en hébreu,
danser, avoir du plaisir à étudier ensemble,
discuter sur des thèmes de société…
Le fondement de notre Talmud Torah est de
leur apprendre Torat Haïm, un enseignement
de vie en développant un état d’esprit positif
envers leur identité.
Nous vous donnons donc rendez vous pour
la rentrée du Talmud Torah
le dimanche 13 septembre à 10h30
au 14 rue Garibaldi, Lyon 6ème
Catherine Colin
Directrice du Talmud Torah
➜ Lundi 28 septembre Office de Kippour à 10h
toute la journée (pause vers 14H30). Fin du jeûne à 20h15 ;
➜ Mercredi 30 septembre
Construction de la Souccah à 18h ;
➜ Vendredi 2 octobre Office de Souccot à 19h15 ;
➜ Samedi 2 octobre Office de Shabbat à 10h.
Lettre bimestrielle de l’union juive
libérale de lyon
Ont participé à ce numéro : Brigitte Frois,
Isabelle Beck, René Pfertzel, Catherine Colin,
Daniela Touati, Frédéric Guedj.
Merci à Alain John-William.
Courriel rédaction : [email protected]
le site de l’UJLL : http://www.ujl-lyon.com
le blog d’Itoni : http://blog.itoni.org
UJLL : 14 rue Garibaldi, 69006 Lyon (code porte : 5682)
Présidente : Daniela Touati, Secrétaire : Valérie des Roseaux,
Tél. : 04 72 82 06 83 - Courriel : [email protected]
Prix : 7€ - Abonnement annuel (4 à 5 numéros) : 40€