Projet 5

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Projet 5
Projet
Tunisie 2040
realisé par :
Waad Sallem
zeineb Mghirbi
Hichem Ben Bechir
Manel Jeri
Azem Angar
Plan :
notre étude rétrospective est divisée selon les
trois phases marquantes dans l’histoire de la
Tunisie :
 Période de gouvernance de Bourguiba
 Période de gouvernance de Ben Ali
 Les changements post-révolution
Introduction
La chaine de valeur
I- L’axe politique
II- L’axe economique
III- L’axe social
IV- L’axe culturel
V- L’axe environnemental
VI- L’axe des relations intenationales
Conclusion
Bibliographie
L’introduction
Désespérés, certains disent que le printemps arabe s’est transformé en un hiver glacial.
L’étincelle d’espoir qui a brillé dans les yeux de tous les tunisiens lors de la révolution
semble perdre sa brillance et s’éteindre entre les quiproquos politiques, économiques et
sociales..
Quand il semble ne pas y arriver de tunnel et quand la vie ne nous apporte que des défis il
faut résister et refuser d’être envahir par la lâcheté et le désespoir.
Car afin d’arriver là où on veut, il faut se servir des épreuves comme des appuis pour
briser tous les obstacles ,aller vers l’avant avec un pas sur dont le but d’évoluer et
d’améliorer notre situation et assurer notre bien être.
Aussi loin que nos rêves peuvent nous transporter, nous croyons toujours et à jamais en
l’avenir de notre chère Tunisie pour le simple motif qu’il y’a toujours un lendemain et
que cette période délicate ne peut être qu’un stimulateur vers un nouveau départ.
Ainsi , il est hors question d’abandonner même si la situation s’avère fragile mais
l’espoir reste toujours permis.
Bourguiba y’a des décennies en arrière a cru en la Tunisie et a réussi concrètement a lui
octroyer une bonne image dans le monde entier .Et voila qu’aujourd’hui c’est a nous de
poursuivre le chemin être à la hauteur de ce pays car notre tunisie c'est plus qu'un pays,
plus qu'une surface géographique, c'est un refuge, un paradis quelque soit notre âge, notre
idéologie, notre parti , niveau intellectuelle, une chose nous réunit, un seul objectif c'est
de se lever pour notre perle, la tunisie.
La chaine de valeur est un concept récent qui est introduit par Michael Porter en 19885.
Elle permet de valoriser la coordination et la liaison au sein du n’importe quelle
organisation tout en assurant la composition des activités en séquence de différentes
opérations élémentaires.
Parmi les avantages de la chaine de valeur on peut citer :
-
-
L’identification facile des faiblesses et des forces de chaque axe (politique,
économique, social, culture, environnemental et l’axe des relations internationales)
ainsi que les potentiels d’amélioration.
La chaine de valeur permet de trouver les sources de gaspillages au point de les
éliminer.
Il s’agit d’une meilleure façon de voir la valeur
La chaine de valeur nous aide à déterminer des liens entre les informations
Etc
En 1993 STRATEGA a dit :’’la performance globale de la chaine de valeur peut être
améliorée a la fois par un renforcement de chaque maillon et par un renforcement des
liaisons entre les maillons ‘’
De plus, dans de le même cadre IBID a affirmé aussi : ‘’ l’avantage concurrentiel
provient autant des liaisons entre des activités elles-mêmes : une meilleure prise en
compte des effets d’une activité sur le reste de la chaine ou une meilleure coordination
des activités permettra, bien souvent, d’obtenir un avantage déterminant ‘’
Axe
Axe
Axe
Axe
Axe
relations
Politique
I-
Economique
Social Culturel
Environnemental
internationales
L’axe politique :
L’axe politique constitue un plan ou une stratégie pour développer la société, l’économie
et la culture. Pour analyser cet axe, on a procédé à diviser la période en trois parties ;
Présidence de Habib Bourguiba, présidence de Ben Ali et la phase transitoire.
De 25 juillet 1957 à 7 novembre 1987 : Présidence de Habib Bourguiba
Pour faire passer la nation de l’état de colonisation à celui de l’indépendance, Bourguiba
était conscient que le peuple tunisien ne pouvait pas s’adapter à un état démocratique vu
l’existence des différents courants idéologiques. C’est pour cela il a imposé sa vision et il
a pris des décisions stratégiques et décisionnelles pour l’avenir de la Tunisie.
Sa gouvernance, tout d’abord, s’est basée sur un « politique des étapes » tout en mettant
en valeur des éléments de la réflexion universelle humaine ;
-
Droit de l’homme
-
L’éducation
-
La santé
-
La Femme
Une première étape était de faire une nouvelle constitution et de reformer l’administration
et les institutions publiques pour établir le chemin vers l’instauration des tribunaux civils
et l’éducation obligatoire.
Ces changements radicaux ont touché la femme tunisienne, le militant Tahar Hadad est
connu pour avoir lutté activement en faveur de la libération et l’émancipation de la
femme et de l’abolition de la polygamie. Ce combat était conclu en 13 Aout 1956 par
l’émission du Code du Statut Personnel.
Une deuxième étape pour continuer son projet progressiste était la consolidation de la
souveraineté tunisienne ; Peu après l'indépendance, un contentieux, connu sous le nom de
« crise de Bizerte », oppose le pays à la France, la Tunisie revendique la rétrocession de
la base de Bizerte. La réaction militaire française devant les agissements tunisiens est
extrêmement ferme. La crise fait près d'un millier de morts (essentiellement Tunisiens).
La France doit, peu de temps après, céder la base, qui est finalement rétrocédée le 15
octobre 1963.
Bien que Bourguiba était un visionnaire et il a participé au développement de la mentalité
tunisienne socialement et culturellement dans les premières années après l’indépendance,
la Tunisie a témoigné un tournant dans l’histoire ; En 1962 naît le « socialisme destourien
» lorsque le Conseil national du Néo-Destour proclame l'adoption du socialisme. En
1963, le Néo-Destour adopte alors le régime du parti unique. Ces deux décisions
signifient que l'État devient le premier et unique responsable des destinées économique et
politique du pays. Alors Toute activité politique hors du cadre des structures du parti est
interdite et la mise en application du programme économique et social, fort du soutien
total de Bourguiba mais en l'absence de toute forme de contrôle et sans avoir à rendre des
comptes. Ceci a affecté la progression sur le plan économique et l'expérience de
collectivisation forcée se retrouve dans l'impasse. Son échec est reconnu officiellement,
la politique socialiste abandonnée. Le Conseil de la République, qui est alors la plus
haute instance exécutive du pays, décide officiellement l'abandon de la collectivisation,
le2 septembre 1969
Après cet échec on a constaté une faible croissance économique mais suffisante à
l’époque pour maintenir la stabilité sans y toucher aux acquis sociales et culturels ; la
modernisation sociale, enseignement moderne et polyvalent … Jusqu’à la fin de sa
présidence, la Tunisie a confronté des crises populaires.
Durant cette période, on remarque qu’un immense travail est fait sur le plan social et
culturel car notre leader a cru qu’il fallait éduquer le peuple que de lui donner de l’argent.
La Tunisie est plus qu’un carrefour des civilisations. « Un creuset où se fondent des
éléments divers pour donner naissance à un alliage original qui ressemble à toutes ses
composantes sans s’identifier seulement à l’une d’entre elles »
De 7 novembre 1987 à 17 décembre 2010 : Présidence de Ben Ali
L’état de santé et l’âge avancé du « combattant suprême » Bourguiba a cédé le passage au
Zine El-Abidin Ben Ali de prendre en charge les destinées du pays par un coup d’état
médical.
Ben Ali a pu gagner la confiance des tunisiens au début par son fameux discours de 1987
où il a promis le peuple de démocratiser le pays ; l’instauration d’un régime politique
présidentiel à travers l’abrogation de la présidence à vie, la limitation à trois mandats et la
légalisation des partis politiques.
A partir de 1990, le dictateur a commencé d’imposer son control total sur tous les axes
vitaux ; politique, sécurité et économique. En premier lieu, il a procédé à neutraliser tous
les partis politiques essentiellement les partis islamiques. Puis, il a mis un système
policier très puissant vu son background militaire. Alors ces procédures imposées par
Ben Ali ont conduit à plusieurs violations en termes de liberté et de droits de l’homme ce
qui a poussé nombreuses ONG à accuser le régime d’atteindre aux libertés publiques.
En 1994, encore une fois Ben Ali était réélu avec 99.91%. Cette fois ci Ben Ali a trouvé
le chemin d’installer le model d’économie qui lui convient ; le capitalisme de copinage. «
L’expression ‘ capitalisme de copinage ‘ (« cronycapitalism » en anglais) désigne une
économie dans laquelle la réussite en affaires dépend de relations étroites entre le
business et le pouvoir : favoritisme dans la distribution des autorisations légales,
subventions gouvernementales, allégements fiscaux, etc.» [ par Damien Theillier ]. Ce
choix a engendré une inégalité régionale et un taux de pauvreté élevé bien que les
indicateurs économiques ont montré une croissance notable.
On résulte que Ben Ali a totalement négligé l’intérêt national sur le plan social et culturel
où tout genre d’événement culturel est interdit de se manifester librement. Mais on peut
dire qu’il s’est intéressé à l’économie par le développement du secteur touristique et des
services.
Depuis l’année 2000, on constate une aggravation de la corruption des alliées de Ben Ali
et une mobilisation des pouvoirs des oppositions. Ben Ali a commencé de perdre control
et des complots se sont faits contre lui, donc sa gouvernance n’a pas pu gérer les
changements de l’image politique.
Par conséquent, la situation du pays a détérioré sur tous les niveaux ; une défavorisation
régionale, appauvrissement des institutions publiques et privées et négligence des
compétences intellectuelles.
Tout cela a mené vers une manifestation pacifique du peuple tunisien pour arracher sa
liberté et sa dignité ; La révolution tunisienne !!
Le 14 janvier 2011 : La phase transitoire
Une date qui a marqué l’histoire de la Tunisie ; la fuite du président Zine El-Abidin Ben
Ali. Le peuple s’est révolter contre l’injustice, tout le pays a entré dans un grand chaos et
la stabilité sociale et économique était menacée.
Cette période transitoire on peut la considérer comme une opportunité pour reconstruire
notre Tunisie. Ces trois dernières années nous a montré que l’administration tunisienne
malgré toutes circonstances et la corruption qu’elle a subies, a toujours fonctionné qui a
assuré la continuité de l’état.
Sur le plan politique, plusieurs gouvernements ont dirigés les affaires de l’état ; le
gouvernement de GanouchiMohamed ,KaedSebsiBeji, JebaliHamadi , Araiedh Ali et
finalement Ben Jomaa Mehdi.
Les élections de 23 octobre 2011, un assemblé national constitutionnel a été élu et il a
désigné un gouvernement pour gérer les affaires. Mais durant les mandats de
JebaliHamadi et Araiedh Ali, le taux de chômage et la pauvreté sont augmentés. Ce
régime est en quelque sorte un régime parlementaire ; dans l’ANC les députés de Nahdha
sont majoritaires. Donc d’une façon ou une autre ils ont voulu imposer leur model de
gouvernance qui s’est basé sur des concepts islamistes anti-démocratiques et bien sur (el
mohassassa el hezbiya). Ce qui a poussé le peuple à perdre confiance en tous partis
politiques et à éviter tous conflits idéologiques en demandant un gouvernement des
Technocrates ; celui de Ben Jomaa Mehdi.
On résulte que d’après les expériences passées et celle de notre situation actuelle, tout
développement économique, social et culturel dépend du régime politique mis en place ;
le régime présidentiel de Bourguiba et de Ben Ali a mené vers une inégalité régionale et
le régime ‘parlementaire’ de Nahdha était catastrophique que se soit de point de vue
social, économique et même sur le plan de la sécurité nationale.
En partant de la situation actuelle d’un gouvernement des technocrates, les chefs d’état
doivent mettre en place une stratégie qui s’étale sur une durée de 5 à 10 ans. Cette
méthode permet en premier lieu aux législateurs de faire une constitution fiable. En
deuxième lieu, les différents partis politiques auront le temps pour s’organiser et régler
toutes ses différences idéologiques. Tout cela sert à créer un environnement favorable
pour se concentrer sur les affaires urgentes comme la sécurité, l’endettement, etc.
Après cette période ‘préparation ‘, le peuple sera prêt à une véritable expérience
démocratique. Un régime politique mixte c'est-à-dire les pouvoirs sont répartis entre le
parlement et le président.
Pour consolider ce régime, les tunisiens auront le droit de s’informer sur tous les
décisions prises à travers leurs représentants régionales. Ces représentants seront des
membres du parlement et en même temps seront responsables de gérer les affaires de ses
régions. Ceci va procurer une transparence et un autocontrôle.
Ces choix stratégiques vont permettre au début au pays de sortir de la situation misérable
en s’intéressant seulement aux problèmes économiques et sociaux. Puis, une fois la
stabilité sécuritaire et financière est établie, la démocratie va nous assurer le
développement culturel et environnemental.
Ainsi le choix d’une politique adéquate pour la Tunisie va aboutir l’amélioration de la
situation du pays manifestée dans tous les secteurs et surtout l’amélioration de la
situation économique.
II-
L’axe économique :
Economie de la Tunisie
C’est à la moitié du xx siècle que la république tunisienne naisse (le 25 juillet 1956) après
son indépendance en 1956. En effet, à partir de cette époque commence l’instauration
des institutions. En septembre 1958, il y a eu la fondation da la banque centrale de
Tunisie, et le 18 octobre de la même année il y a eu la création du dinar tunisien.
La Tunisie était un pays peu industrialisé (mine, transport) à cause de la favorisation de
l’agriculture et l’extraction minérale par le protectorat français en Tunisie.
1 Bourguiba et ses 3 décennies
1-1De l’indépendance à l’expérience socialiste (entre 1956 et 1960)
Les cinq premières années de la république étaient caractérisées principalement : et de
l’instauration des institutions, et de la nationalisation des institutions et les sociétés déjà
existées dans les secteurs-clefs, comme il était dans le wikipédia : « pour affirmer le
contrôle public dans les secteurs-clefs, le gouvernement crée la société nationale des
chemins de fer tunisien en 1956, prend en main la direction du secteur bancaire et quitte
la zone franc en 1958 et nationalise, entre 1958 et 1960, les sociétés d’électricité, de gaz
naturel et de l’eau »
Dans cette période, les gouvernements qu’aient succédé sous la présidence du leader
nationaliste Bourguiba, ont motivé le secteur privé pour se manifester et jouer un rôle
plus important. Les encouragements de l’Etat étaient sous formes des incitations fiscales
et des facilités de crédits.
Jusqu’au début des années 1960, les principales sources de devises étaient l’exportation
des phosphates et l’exportation de l’huile d’olive, les revenus du tourisme étaient presque
négligeables (52700 visiteurs étrangers en 1962 « source : wikipédia »)
1-2 La décennie des années 1960
Cette décennie était la période de l’expérience socialiste (1961-1969). En fait, elle était
marquée par l’adoption de la stratégie collectiviste, qu’était le projet de Ahmed ben
Salah. Ce dernier était nommé ministre du plan le 3 janvier 1961. Néanmoins sa vision
des choses était un peu exceptionnel, d’où par la suite il a pu convaincre Bourguiba à
créer un grand ministère du plan auquel étaient ajoutés d’autres ministères (de
l’économie, des finances, de l’agriculture, du commerce et de l’éducation). Ce grand
ministère était sous la direction et le contrôle de ben Salah.
Les principaux objectifs de cette stratégie, comme les indique wikipédia, étaient : « (la
décolonisation économique), l’amélioration du niveau de vie de la population, la
réduction de la dépendance des capitaux extérieurs et la création d’un marché national »
La collectivisation avait touché presque tous les secteurs, principalement le secteur
agricole, seul le tourisme était loin de la direction étatique et par conséquent était en
dehors de la collectivisation.
Ce système coopératif était inadéquat à la Tunisie, de façon qu’il l’ait mené à une
situation de crise caractérisé surtout par le déficit des entreprises publiques. Vu les dégâts
causés par cette stratégie, Bourguiba a intervenu et il a suspendu Ben Salah de ses
fonctions.
1-3 La décennie des années 1970
Une nouvelle décennie, une nouvelle stratégie. Après avoir nommé Bahiladgham premier
ministre le 7 novembre 1969, Bourguiba a suspendu ce dernier de sa fonction le 2
novembre 1970 puisqu’il n’y a pas eu un grand changement dans la situation du Bled.
Dans le même jour le président de la république Habib Bourguiba a nommé Hedinouira
1er ministre afin de réformer l’Economie.
La période de Hedinouira était caractérisée par le capitalisme sous contrôle. Le
gouvernement a éloigné l’Etat du secteur industriel à l’aide d’une privatisation de ce
secteur.
Nouira a procédé à des changements radicaux et à la création de nouvelles institutions
(telles que l’agence de promotion de l’industrie) dans le but de stimuler le secteur privé,
par-dessus tout le secteur industriel.
Comme toute stratégie, il y a des points forts et des points faibles. Les plus importants
impactes positifs du gouvernement de Nouira étaient l’expansion du secteur privé et le
développement rapide de l’emploi manufacturier, une croissance moyenne de 8,4 % par
an et l’énorme évolution du revenu par habitant qui passe de 314 à 1351 dollars.
Parallèlement à ces défis, il y a eu des failles énormes telles que la concentration
sectorielle et régionale de la structure de l’industrialisation, ceci est plus détaillé dans le
wikipédia: « Durant la décennie des années 1970, la Tunisie connaît une expansion du
secteur privé et un développement rapide de l’emploi manufacturier, encouragé par la
prolongation et l’élargissement de l’accord avec la CEE grâce au commissaire Claude
Cheysson16. Le pays enregistre ainsi une croissance moyenne de 8,4 % par an et voit
quadrupler le revenu par habitant qui passe de 314 à 1 351 dollars22. Toutefois, la
structure de l’industrialisation se caractérise par une concentration sectorielle et
régionale. À la fin de 1977, 54 % des investissements et 87 % des emplois créés se
trouvent dans le domaine du textile et l’industrie de l’habillement et du cuir. En outre, les
nouvelles entreprises sont concentrées dans peu de régions, ce qui renforce davantage les
disparités régionales et encourage les migrations vers le nord-est du pays17 et
l’urbanisation »
1-4 les dernières années sous la présidence de Bourguiba
La dernière période de Bourguiba s’est caractérisée par une crise économique et des
grèves partout dans le pays dont principalement l’émeute du pain le 29 décembre 1983.
En fait, cette crise était à cause de la dépendance du pays aux recettes pétrolières et la
croissance d’endettement extérieur qui finance le subventionnement des prix et la
consommation.
Pendant les années des années 1980 toutes les ressources du pays ont eu une dégradation
comme il était démontré dans la thèse « l’économie tunisienne entre ajustement et
intégration » de l’économiste Estelle brack. La même thèse montre que tous les
indicateurs économiques expriment un malaise économique par exemple : « croissance
du PIB réel proche de 3,3 % par an, l’épargne nationale brute déclina de 24% du PIB en
1980 à 20,3% en 1984 »
La situation s’est tellement aggravée que la Tunisie connait en 1982 puis en 1986 une
croissance négative.
Tableau : le commerce extérieur de la Tunisie 1960-1980
(Millions de dinars)
Année
Importation
Exportation
Solde
1960
1970
1974
88 ,1
160.4
488.7
50.3
95.8
397.7
-29.8
-64.6
-91
Taux de
couvert. (%)
62.8
59.7
81.4
1975
572.8
345.6
1976
656.7
338.3
1977
782.5
398.2
1978
899.7
468.4
1979
1156.8
726.7
1980
1428.6
904.8
Source : Institut National de la Statistique
-227.2
-318.4
-684.3
-431.3
-430.1
-523.6
60.3
51.5
50.9
52.1
62.8
63.3
Tableau : taux de croissance annuel moyen de l’investissement industriel (millions
dinars)
Investissement
global
Investissement
public
Investissement
privé
Investissement
industriel
Investissement
industrie
manuf.
1961-1969
10.7
1970-1980
19.6
1981-1986
9.9
12.0
18.3
11.0
10.2
22.9
8.7
17.6
24.6
12.7
27.8
23.4
17.0
2 Ben Ali
La première période de Ben Ali s’est caractérisée par des reformes économique, une
bonne reprise de l’économie tunisienne, « comme si un Big-bang tunisien s’était produit
en novembre 1987 » (Michel camau).
Après avoir des taux de croissance du PIB négatifs dans la dernière période de Bourguiba
(-0,65 % en 1982 et -1,45% en 1986 d’après la banque mondiale) la Tunisie a connu un
pic du taux de croissance du PIB en 1987 qui atteint 6,7% d’après la banque mondiale.
Presque tous les rapports qui ont été fait sur la première période de Ben Ali montrent que
ce dernier a pu faire sortir le pays de la crise économique.
Il a instauré, avec l’aide du FMI et de la banque mondiale, le plan structurel d’ajustement.
Grace à ce plan et des autres plans de développement que l’Etat sort du déséquilibre
macro-économique. Le plan structurel d’ajustement : « a pour but d’atteindre une stabilité
macroéconomique et d’introduire les mesures initiales d’une libéralisation structurelle
tout en réduisant la dépendance de l’exportation du pétrole » (wikipédia libéralisation de
l’économie 1987-1995) tout en oubliant pas que ce plan a débuté avec Rachid Sfar qui a
signer un accord avec le FMI.
Jusqu’au 1995 la stratégie des gouvernements de Ben Ali était destinée à une
libéralisation, c'est-à-dire la fin des monopoles et la naissance des concurrences dans tous
les secteurs.
Le 17 juillet 1995 la Tunisie a signé un accord d’association avec l’union européenne.
Par la suite, il y a eu la création des zones de libre-échanges (Zarzis et Bizerte), suivie de
l’encouragement de la part du gouvernement à la création des entreprises totalement
exportatrices dans l’industrie manufacturière. Celles-là ont le droit de s’implanter partout
dans la Tunisie et sous un règlement des zones de libre-échanges.
La privatisation parait au début pour l’intérêt de l’Etat, mais après il s’est montré
qu’elle est pour le profil de Mr Ben Ali, sa femme Leila et leurs familles.
Une « mafia » qui vient de se construire à partir des années 1990, c’est toute la famille du
président et sa femme, qui ne cesse pas d’accroitre les problèmes économiques de la
Tunisie en bloquant les flux d’investissement étrangers et stérilisant les hommes
d’affaires tunisiens.
Ce sont les informations erronées fourni par le gouvernement de ben Ali qui vont
empêcher par la suite ben ali d’anticiper la crise et éviter la révolution.
=== La Tunisie a connu deux présidents depuis son indépendance jusqu’au révolution. Le
premier a adopté une stratégie plutôt socialiste, Bourguiba le père spirituel d’une majorité
du peuple tunisien.
Le deuxième qui est Ben Ali, a réalisé des réformes dans l’économie et il a mené une
mise à niveau à l’économie tunisienne durant la première décennie de son mandat,
toutefois la deuxième souffre d’une dégradation de l’économie et une décharge du taux
de chômage avec un blocage de l’investissement ; cette dégradation s’est produit suite à
l’entrée en scène d’une « mafia » dirigée par Ben Ali, sa femme Leila et la famille
Trabelssi.
Pendant ces deux grandes périodes de l’histoire de la Tunisie on s’intéresse au social ou
bien à l’économie et en négligeant l’autre, il y a eu souvent un déséquilibre entres ces
deux axes qui mène à chaque fois le pays à une situation de crise
On n’a jamais essayé de viser un équilibre entre économie et social.
Les dernières années de ben ali étaient caractérisées par une croissance du taux de
chômage
Tableau : Evolution du taux de chômage par sexe
Homme
Femme
Total
2007
11.3
15.3
12.4
2008
11.2
15.9
12.4
2009
11.3
18.8
13.3
2010
10.9
18.9
13.0
2011
15.0
27.4
18.3
Source : Enquête Nationale sur l’emploi (entre 2007 et 2011) ; INS.
La révolution jusqu’au présent
La Tunisie a connu le 17 décembre 2010 une révolution, déclenchée par un des jeunes
diplômé en chômage. Cette révolution a mit la fin de la dictature de ben Ali sans mettre
fin à la crise au contraire la situation va s’aggraver.
En fait, ce mouvement populaire est le résultat d’une crise économique et sociale
manifestée par une croissance remarquable du taux de chômage une baisse du niveau de
vie et une dégradation de la classe moyenne.
Après la révolution la situation économique de la Tunisie, pendant ces 3ans, s’aggrave et
tous les indicateurs montrent une destruction de l’économie.
En plus des problèmes qui ont résulté la révolution tels que le chômage la corruption, la
corruption et la bureaucratie ; d’autres s’ajoutent, des gréves partout dans le pays
touchant tous les secteurs. Tout le monde veut s’en profiter et améliorer sa situation ce
qui entrainent le ralentissement de l’activité économique voire la bloquer.
Une inflation en croissance d’une année après l’autre.
2009
Inflation, prix à
la
consommation
(% annuel)
3.5
2010
4.4
2011
2012
3.6
5.5
La régression de l’investissement extérieur vu les problèmes tels que les grèves, la
sécurité qui est en jeu et surtout la crise politique « pendant les trois ans de la postrévolution le pays n’affronte pas la situation transitoire » cette instabilité n’encourage pas
l’investissement ni de l’extérieur ni de l’intérieur.
Fermeture des entreprises étrangères en Tunisie, ce qui fait accroitre encore le taux de
chômage et rend la situation économique encore pire. Dans ce sujet, l’agence de
promotion de l’investissement extérieur montre qu’environs 82 entreprises étrangères ont
fermé durant l’année 2011.
Des marchés parallèles, qui sont de plus en plus répandus, joue un rôle aussi important
dans la chute de l’économie du pays.
Les gouvernements qui se sont succédé après la révolution, étaient tous transitoires donc
ils ne pouvaient pas prendre des décisions stratégiques et radicales pour la réforme de
l’économie. Ils ont essayé tous de gérer la situation actuelle pour sortir avec le moindre
dégât.
Heureusement le dernier gouvernement a eu presque un consentement politique grâce au
dialogue national ; par conséquent on a pu constater une très légère reprise de
l’économie.
Tunisie 2040
Introduction
Des divers scénarios peuvent se présenter pour la Tunisie 2040, comme il y a des bons, il
y a des pires. En fait, aucun scénario n’est favori. Néanmoins, rien ne vient par hasard et
c’est la loi de cause à effet qui s’applique souvent. Le futur n’est que le résultat du
présent.
Chose qu’on sur d’elle c’est que dieu seul sait exactement que va-t-il se passer dans le
futur. Alors faut-il croiser les bras et attendre le futur ? Ou allons nous au futur et
construisons le ?
On doit apprendre choisir pour ne pas subir, on doit mettre fin à l’époque de la
génération passive qui ne peut pas ni changer ni agir. L’avenir c’est notre responsabilité,
on doit sacrifier et donner le maximum pour pouvoir bénéficier après des fruits de notre
travail et surtout on doit penser aux générations suivantes. On doit apprendre donner, on
doit aimer notre pays pour lui donner sans contre partie.
On doit faire une rupture avec l’attitude passive en faisant recours à une attitude
proactive.
« L’avenir sera ce que nous aurons voulu qu’il fut » G. Berger(1959)
Les chiffres et les ratios montrent que la situation de la Tunisie va plutôt sur le scenario
du pire. Toutefois, rien n’est impossible, grâce à la volonté du peuple et surtout les
jeunes on peut changer le recours des événements : « ‫بـــد أرادالحيــاةفال يومــا إذاالشعــب‬
‫أنيستجيبالقــدر‬. ‫ » أنينكســـــر للقيـــــد والبـــــد أنينجلـــي لليــــل بـــد وال‬Abou el kacemchebbi
C’est suite aux chocs qu’on évolue. Les deux prochaines décennies vont être marquées
par la construction d’une Tunisie meilleure. Les 6 ou 7 ans post-révolution, on va voir
les pires moments, ce qui est légitime après un demi-siècle (presque 60ans) sous un
système dirigiste vide d’interaction.
Disant que c’est jusqu’au 2017 c’est la phase d’apprentissage et l’adaptation au nouveau
mode de vie, c’est semblable à un corps humain tombé malade suite aux changements
climatiques brusques, après un certain temps reprend sa bonne santé mais le plus
important c’est l’acquisition de l’immunisation, c'est-à-dire capable de combattre les
virus à la prochaine rencontre ; d’où le peuple tunisien va être préparé aux aléas.
Après 29 ans de La Révolution :
1 l’union maghrébine « l’UM » (c’est la concrétisation de l’union du Maghreb arabe) et
l’instauration de la banque maghrébine de développement :
En 2040 l’union du Maghreb arabe sort de la morgue, il est réanimé et devient sous le
nom de l’union maghrébine. Après des dizaines d’années, ils ont pu surmonter l’obstacle
majeur qui est le conflit du Sahara occidental grâce aux dialogues.
L’Algérie et le Maroc se sont convaincus que l’UM est très importante surtout
économiquement. En fait c’est un potentiel qui n’est pas exploité en faveur du peuple
maghrébin.
Les décideurs dans les cinq pays du Maghreb ont pris en conscience de l’UE, surtout le
Maroc et l’Algérie ont appris de l’exemple de la France et de l’Allemagne qui sont entré
en union en dépit des conflits entre eux durant la première et la deuxième guerre
mondiale.
L’union maghrébine a permis aux pays membres de bénéficier des ressources naturelles,
énergétiques et agricultures afin d’assurer une certaine autosuffisance maghrébine.
Cette union va être parmi les premiers exportateurs de l’énergie renouvelable
principalement l’énergie solaire ; ces nouvelles ressources vont résulter des énormes
recettes qui vont être investi dans le développement durable.
Grace à cette union le taux de chômage devient négligeable, le pouvoir d’achat augmente.
Ceci est dans la Tunisie comme dans le reste des pays membre de l’UM.
En 2040, il y aura l’instauration d’une banque maghrébine de développement, cette
dernière investit surtout dans le capital humain, c'est-à-dire stimule les recherches
scientifiques, instaure une éducation de qualité dans tout le Maghreb, et encourage
l’innovation et la naissance d’une génération innovante. Cette banque investit dans
l’infrastructure utile au développement de l’UM, s’intéresse aussi aux projets
environnementaux.
La banque maghrébine est financée au début par des dons de la part des citoyens
maghrébins. Après grâce à ses projets dans la recherche et autre, il assurera un
autofinancement.
2- L’indépendance de l’Etat tunisien du monopole européen :
En 2040, la Tunisie devient beaucoup moins dépendante du marché européen (le marché
le plus exigent), puisqu’elle va émerger le marché de l’Amérique latine, de celui de
l’Asie. Elle aura plus de capacité pour négocier, car elle aura un poids respectueux dans
le marché international, elle sera un leader en terme de production de produit biologique.
Les produits tunisiens atteignent un certain niveau de qualité.
3- La citoyenneté et son impact sur l’économie
Après trois décennies de la révolution, le tunisien devient un citoyen par excellence.
Les parents tunisiens, « les jeunes de la révolution tunisienne », ont appris plusieurs
valeurs telles que la valeur du travail, de la coopération, la solidarité, la civilité, et le
civisme. Le tunisien est devenu le premier facteur de la réussite de l’économie tunisienne,
grâce à sa productivité et son habitude de gagner des challenge. En fait, la révolution a
stimulé l’estime en soi chez le peuple tunisien.
Après l’énorme taux de chômage des jeunes diplômés, l’Etat tunisien a mis une stratégie
de réforme de l’éducation en coopération avec l’Allemagne « l’un des leaders dans le
système éducatif ». Par la suite, les universités tunisiennes atteignent des rangs
respectueux dans le monde.
En outre, le jeune diplômé en 2040 n’est plus une charge comme il l’était, bien au
contraire c’est une ressource indispensable pour la Tunisie.
Les jeunes deviennent de plus en plus entrepreneurs et créent leurs propres emplois.
Le consommateur tunisien encourage le produit tunisien, ce qui stimule la réussite des
entreprises tunisiennes sur le marché local et même international.
Une fois on a parvenu à maintenir une économie stable et ouverte au marché
international, on peut s’assurer qu’on a trouvé la clé de la bonne gestion de tous les autres
domaines y compris le domaine social.
Passons alors à l’analyse de l’axe social tunisien :
III- L’axe social :
Les politiques sociales constituent un élément important et nécessaire pour tous pays afin
d’assurer une bonne gouvernance et gérance des problèmes sociaux. Donc il parait
évident qu’il faut adopter des politiques adéquates c'est-à-dire toutes les dispositions
nécessaires qui visent le bien être social.
PARTIE RETROSPECTIVE :
Pour la Tunisie, il est à noter que la politique sociale est caractérisée par une évolution
importante et remarquable au cours des années précédentes, et voila un aperçu sur la
progression des politiques sociales .
Politiques sociales durant la période de gouvernance de Bourguiba :
1/la transition démographique :
Depuis les années 90 la tunisie a connu des changements structurels sur le plan
démographique. Des changements caractérisés plutôt par un ralentissement de croissance
démographique.
En tunisie la baisse de la mortalité infantile s’est opérée depuis 1956 qui a été au taux de
environ
200‰ au début des années 1956 .
Entre temps, en 1964 la tunisie a opté pour le programme de planification familiale .
Le taux de la croissance démographique atteint 2% depuis 1989.
2/ les inégalités régionales
Ce phénomène qui n’est pas récent pose toujours un dilemme pour la Tunisie surtout
qu’il persiste et qu’il s’aggrave du jour en jour , et ceci se révèle a travers les régions qui
jouissent d’un développement important en dépit d’autres régions surtout celle de
l’intérieur qui sont beaucoup moins développées voire écartées entièrement du processus
de développement .
En effet , on peut dire que les politiques de développement régional en tunisie du 1956
jusqu’au 1987 a passé essentiellement par deux phases importantes :
*l’époque de Ben Saleh pendant les années 60 : sa politique s’est fondée essentiellement
sur la politique des « pôles de croissance » qui est expliquée par « [...] de véritables pôles
de développement susceptibles de rayonner sur l'ensemble des régions dans lesquelles
elles étaient implantées et d'induire le développement de plusieurs activités économiques
annexes [56:229] ».
Aussi , durant cette période ben salah a essayer de « moderniser l’agriculture
traditionnelle » par le biais de la création d’un système coopératif, un système qui ne s’est
intéressé que par les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest .
*l’époque Nouira : depuis 1970 la politique de développement régional a connu un
changement radical qui se traduit par l’établissement d’une « législation d'incitation à la
décentralisation industrielle: en décembre 1973 le « fonds de promotion et de
décentralisation industrielle » (FOPRODI) est créé pour encourager l'implantation de
petites et moyennes industries dans les régions périphériques de l'intérieur, dans le cadre
général de la nouvelle politique industrielle du pays, dont le cadre juridique est fixé par
la loi d'avril 1972 (loi portant sur les industries qui produisent pour l'exportation) et par la
loi d'août 1974 (loi portant sur l'ensemble des industries manufacturières) ».
Mais finalement ces phases passées du développement régional ont connu toutes les deux
un énorme échec qui s’est manifesté généralement de la defavorisation de certaines
régions par rapport a des autres.
3/ la pauvreté :
La pauvreté reste l’un des fléaux majeurs que la tunisie doit faire face et essayer de
trouver des solutions efficaces.
Débutons par noter que le taux de pauvreté passe de 40% dans les années 60 jusqu'à
atteindre 7% pendant les années 90. D’après les statistiques données, le taux de pauvreté
en tunisie a connu une régression continuelle qui a passé de 33% en 1967 pour atteindre
22.5% en 1975, ensuite ce taux a touché les 12,9% en 1980 jusqu’à atteindre finalement
7.7% pendant 1985.
Tableau concernant la progression du taux de pauvreté :
Année
1965
1975
1980
1985
Pauvreté urbaine
27
27
11.8
8.4
Pauvreté rurale
20
18
14.1
7
Total
33
22
12.9
7.7
Donc voila que concernant la pauvreté durant cette période , elle n’a pas cesser de
diminuer d’une année à une autre, et ceci explique indirectement l’amélioration du cadre
et du niveau de vie .
4/le chômage :
Le chômage a son tour une autre composante sociale étant considéré comme un autre
défi actuel que la tunisie devrait en faire face , il pose toujours des problèmes puisque le
taux de chômage n’est pas stable et il ne cesse de s’amplifier dans la tunisie surtout entre
les jeunes. Par contre il varie d’une année a une autre et d’une période a une autre, tout
dépend du cadre économique et des politiques sociales du pays.
Voici alors d’après les estimations officielles un tableau qui résume l’évolution du taux
de chômage :
Années
1966
1975
1980
1984
Taux de
chômage
13.4
12.9
11.1
13.2
Taux de
chômage
13.5
13.4
12.6
13.7
11.8
10.6
5.1
11
masculin
Taux de
chômage
Féminin
(Source INS)
aussi on peut analyser l’évolution du taux de chômage par classe d’âge :
Année
1975
1980
1984
Moins de 25 ans
26.3
18.9
25
Entre 25 ans et 49
ans
7.4
8.2
8.1
Plus de 50 ans
7.1
6.6
7.1
Global
12.9
11.1
13
5/ le système éducatif :
Parmi les éléments qui ont marqué la période de gouvernance de Bourguiba c’est son
occupation du système éducatif afin d’améliorer l’édifice social. En effet, Bourguiba
s’est occupé de la transformation du système d’enseignement en un enseignement laïque,
accessible pour tous et les hommes et les femmes. Et pour cela , la loi de 1958 a incité sur
la gratuité de l’enseignement .donc Bourguiba a vu que son occupation de l’éducation
servira beaucoup a l’amélioration de la situation sociale de la tunisie. Et ceci demeure
tout a vrai puisque après l’indépendance le système educatif tunisien s’est clairement
amélioré et reflète des chiffres de plus en plus promettant.
Le taux de scolarisation atteint 54 % en 1995-1996.
« Vers la fin des années 80, le bilan éducatif de Bourguiba demeure contrasté. Le taux
d’analphabétisme a t diminué (en 1984, près de 50 % de la population âgée de 10 ans est
réputée savoir lire et écrire, contre seulement 15 % en 1956). Il reste cependant très élevé
en milieu rural et globalement massif chez les femmes. En 1975, seule la moitié d’entre
elles était scolarisée »
Et voici en d’autre part certains événements qui ont marqué la transition du système
éducatif tunisien d’après kaddour (2009) :
• 1955-1961 : Réforme de l’éducation visant à élever le taux de scolarité et à intégrer la
dimension
identitaire arabo-islamique ;
• 1962-1969 : Époque collectiviste qui a connu la création de la première école
d’ingénieurs et de
plusieurs centres de recherche ;
• 1970-1981 : Orientation des efforts vers la réduction des échecs et abandons scolaires et
l’encouragement des filières techniques;
• 1982-1986 : Période d’immobilisme et d’absence de visibilité qui s’est traduite par une
remise en
cause du service public dont l’éducation;
Politiques sociales durant la période de gouvernance de Ben Ali :
1/la transition démographique :
Suite aux évolutions connues durant la période précédente , le démographique n’a pas
cesser d’évaluer jusqu'à ce que le taux de mortalité infantile atteint 17.8‰ en 2009 et le
taux de croissance démographique continue sa réduction pou atteindre la barre de 1.2%
ces dernières années.
Cependant, le ralentissement démographique ne s’est pas arrêté a ce niveau là. il s’est
révélé encore a travers la transformation de pyramide d’âge en tunisie. En effet il s’agit
d’un changement radical au niveau de la base et du sommet de la pyramide d’âge, en
d’autres termes, il s’agit d’un sommet qui s’élargit par rapport a une base qui se rétrécit .
Structure de la population par tranche d'âge (en %)
sérieUnité : Pourcentage
Année
2007
2008
2009
2010
2011
0_4 ans
8.1
8.0
8.1
8.1
8.2
5_14 ans
16.6
16.2
15.8
15.6
15.3
15_29 ans
29.6
29.3
29.0
28.5
27.9
30_59 ans
36.1
36.8
37.3
37.9
38.5
60 ans et plus
9.6
9.7
9.8
9.9
10.1
Total
100
100.0
100.0
100.0
100.0
Date de mise à jour: 18-06-2013
Source : Institut National de la Statistique (INS)
Transformation de la pyramide d’age :
Par suite , sur la lumière de ce changement remarquable au niveau de pyramide des âges
il est bel est bien clair que la population tunisienne tend vers le vieillissement. Et en ce
propos, l’institut national des statistiques a établit une prévision qui vise a prévoir la
structure de la population tunisienne a long terme , une prévision qui se traduit par le
biais de ce tableau simplifié :
Projection de la population (Réalisée en 2009)
Indicateur : Population projetée selon la tranche d’âge horizon 2039
Année
0 - 4 ans
5 - 14 ans
15 - 59 ans
60 ans et
plus
1999
9.0
21.9
60.1
2004
8.2
18.6
63.8
2009
8.1
15.8
66.3
2014
8.0
14.9
66.0
2019
7.6
14.9
64.5
2024
6.8
14.6
63.3
2029
6.0
13.7
62.6
2034
6.4
13.9
61.5
2039
6.4
12.9
60.6
9.0
9.4
9.8
11.0
13.0
15.2
17.7
18.2
20.1
2/ les inégalités régionales :
Pareil à la période précédente, « des territoires entiers de l’intérieur du pays sont restés
enfermés dans leur vocation économique traditionnelle qui les a condamnés à la
stagnation ».
En effets les inégalités entre les régions représentent la raison principale de tous les
problèmes sociaux du pays. Mis a part l’influence de ces inégalites sur l’education , les
conditions sanitaires , en matière des investissements publics : les régions internes sont
défavorisées et privées des ces investissements notons par exemple SIDI BOUZID avec
un montant d’investissement entre
1992 et 2010, par habitant de 2497 dinars. En revanche Les gouvernorats situés sur
le littoral nord bénéficient des montants d’investissements
public par habitant les plus élevés comme 8672 dinars/habitant pour Monastir.
En d’autres termes, et selon les propos de M. Abderrazak ZOUARI « En Tunisie, ruralité
équivaut à sous-équipement. Dans le même temps, la trop rapide urbanisation a rendu
l’accès aux services publics urbains, de plus en plus difficile dans les grandes
agglomérations. En un mot, l’aménagement du territoire réalisé jusque-là a généré des
inégalités touchant aussi bien les populations en milieu rural que celles en milieu
urbain ».
Pour cette raison le développement régional doit être une priorité absolue.
Par conséquent, divers programmes de développement ont été mis au pied pour essayer
de réduire ces inégalités et améliorer la situation des régions dépourvues qui souffrent de
sous développements. Notons a titre d’exemple :
« - Le Fonds de Solidarité Nationale : intervention et éradication de la pauvreté sur
près de 1.300 zones d’ombre »
« - Le Programme de Développement Rurale Intégré (PDRI) : 116 projets,
développement de 13.000 petites exploitations et création 4.469 Ha de
périmètres irrigués »
« - Le programme de Développement Urbain Intégré (PDUI) : 37 projets au profit
de près de 300.000 bénéficiaires, qui ont permis d’améliorer le cadre de vie
(eau potable, assainissement, électricité, voirie), de développer les activités
économiques (37 zones d’activités) et la création de postes d’emploi (13.000
emplois) »
« - Le programme de Développement Agricole Intégré (PDAI) : avec une enveloppe
de 696 Millions de DT, le programme a permis la consolidation de la petite
agriculture, l’amélioration des conditions de vie (équipements, infrastructures,
emploi) et la promotion de la femme rurale (projets productifs, petits métiers,
artisanat) »
3/la pauvreté :
Malgré qu’il persiste encore des régions non encore développées en tunisie(comme NordOuest, le Centre-Ouest et le Sud) , ceci n’a pas pu empêcher le recul qu’a marqué la taux
de pauvreté.
taux de pauvreté
Annéess
Taux de pauvreté ( en %)
1985 1990 1995 2000 2005
7.7
6.7 6.2
4.2 3.8
Source : Institut National de la Statistique (INS)
On conclut alors qu’au fil des années, le taux de pauvreté continue a marqué des
diminutions remarquables.
Vu sous un autre angle, et compte tenu de l’enquête menée a la fin de 2011par l’institut
national des statistiques en collaboration avec la banque africaine de développement et la
banque mondiale , ik est a noter qu’environ « 15,5 % des Tunisiens étaient sous le seuil
de pauvreté en 2010 contre des taux de pauvreté de 23.3%en 2005 et 32.4% en 2000
(pratiquement un Tunisien sur six) et 4,6 % sous le seuil de pauvreté extrême contre 7.6%
en 2005 et 12% en 2010».
Dans ce cas on ne peut pas nier que malgré les efforts de l’Etat qui tendent a minimiser
les inégalités et réduire le pourcentage des disparités inter régionales , ces dernières
représentent encore une raison qui justifie la persistance de pauvreté et surtout au niveau
des zones qui souffrent encore du manque du développement .
Tableau qui représente Incidence de la pauvreté par région (%)
2000
2005
2010
2000
2005
2010
Grand
Tunis
21,0
14,6
9,1
4,3
2,3
1,1
(1,7)
(1,2)
(0,6)
(0,7)
(0,4)
(0,3)
Nord East
32,1
21,6
10,3
10,5
5,4
1,8
(2,1)
(1,6)
(0,6)
(1,2)
(0,8)
(0,5)
Nord
Ouest
35,3
26,9
25,7
12,1
8,9
8,8
(1,9)
(1,9)
(0,6)
(1,2)
(1,1)
(1,2)
Centre
East
21,4
12,6
8,0
6,4
2,6
1,6
(1,4)
(1,1)
(0,6)
(0,9)
(0,4)
(0,4)
Centre
Ouest
49,3
46,5
32,3
25,5
23,2
14,3
(2,0)
(2,1)
(0,6)
(1,9)
(1,7)
(1,5)
Sud East
44,3
29,0
17,9
17,5
9,6
4,9
(2,4)
(2,2)
(0,6)
(1,9)
(1,2)
(1,2)
Sud Ouest 47,8
33,2
21,5
21,7
12,1
6,4
(2,5)
(2,6)
(0,6)
(2,1)
(1,6)
(1,3)
D’après cela il convient a dire que même si le taux de pauvreté est en diminution
continuelle, la pauvreté s’est concentrée surtout dans les régions du nord ouest, centre
ouest, sud ouest et sud east.
Face a ce dilemme, la banque africaine du développement a élaboré un projet « destiné a
combattre la pauvreté en impliquant directement les communautés locales ». autrement,
c’est un projet mis sur pieds pour « les zones montagneuses et forestières du Nord Ouest,
dont le but de contribuer a la bonne gérance des ces espaces, la diversification des
revenus et l’amélioration de condition du vie. « Validé en 2011, le projet actuel cible
318 000 Tunisiens, soit 67 000 ménages ruraux. Ce sont, entre autres, des agriculteurs et
des petits exploitants qui en bénéficient. »
4/ le chômage:
Tout comme on a mentionné durant la période du gouvernance du Bourguiba, le chômage
pose toujours un grand problème étant donné qu’il s’amplifie du jours à l’autre.
Selon les dernières statistiques mises en disposition, le chômage a connu une
augmentation en 2011 et s’élève à 18.9%du total des actifs, c'est-à-dire alors 738 000
chômeurs, dont sept sur dix ont moins de 30 ans. Sur ce total, 220 000 sont de jeunes
diplômés de l’enseignement supérieur.
Et dans ce même cadre, nombreuses sont les analyses qui approuvent » une tendance
structurelle persistante, a la fois en terme de disparités régionales et de problème
d’insertion des jeunes diplômés. » et ceci s’explique a travers la pénurie d’une main
d’œuvre non qualifiée et la hausse de taux de chômage composé de deux chiffre qui
grimpe d'une façon importante surtout chez les nouveaux diplômés de l’université. Par
exemple , au sein de ce groupe le taux de chômage a atteint 22.7% en 2010, un
pourcentage qui est presque quatre fois supérieur a à celui des chômeurs non qualifiés .
Tableau 8:Taux de chômage selon le sexe 2006-2013 - en %
année 2006
Données annuelles *
année 6002
année 2008
année 2009
année 6000
Masculin
..11
..11
..11
..11
..11
Féminin
.11.
.111
.111
.111
.111
0621
Total
0621
0621
0222
0220
Données trimestrielles
Trimestre 3Trimestre 4- 2012
2012
.14.
.141
Trimestre 22011
.11.
Trimestre 42011
.111
Trimestre
1- 2012
.111
Trimestre
2- 2012
.111
1.11
1111
1111
1111
1141
1141
0822
0821
0820
0222
0270
0272
Trimestre 12013
13,9
Trimestre 22013
13,3
Trimestre 32013
13,1
Trimestre 42013
12,8
23,3
23,0
22,5
21,9
0271
0171
0172
0172
* : La période de collecte de données pour la série annuelle concerne les mois Avril, Mai et juin de chaque
année
Source: Institut National de la Statistique(INS), Enquête Nationale sur la Population
et l'Emploi
Donc , d’après ces chiffres présentés ci-dessus le fléau du chômage s’avère persistant du
nos jours.
5/ le système éducatif :
A partir des années 1989, des vastes réformes pour rénover le système éducatif sont
lancés. Ses objectifs sont les suivants :
« améliorer la qualité de l’enseignement »
« rechercher la meilleure adéquation possible entre la formation et l’emploi »
« ouvrir l’école sur la société et le monde moderne »
D’autre coté, le système scolaire s’avère désormais obligatoire pendant neuf ans contre
six dans le régime précédent.
Il s’agit d’établissement d’un « enseignement de base » marque clairement l’ambition
d’assurer un socle de formation jusqu’à 16 ans à l’ensemble d’une génération.
Ces reformes établis au niveau de système éducatif tunisien, ont aboutit par conséquent a
l’amélioration du taux scolarisation :
Taux de scolarisation
série
Taux de scolarisation par genre (%) 6-11ans
Année
2008/2009 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013
Masculin
97.4
97.9
98.0
98.8
98.9
Féminin
98.0
98.5
98.6
99.1
99.2
Ensemble
97.7
98.2
98.3
99.0
99.0
Source : Ministère de l'Education et de la Formation
série
Taux de scolarisation par genre à l’âge de 6ans
Année
2008/2009 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013
Masculin
99.2
99.3
99.3
99.4
99.4
Féminin
99.2
99.3
99.3
99.4
99.4
Ensemble
99.2
99.3
99.3
99.4
99.4
Source : Ministère de l'Education et de la Formation
Alors il est clair que la tunisie a fourni des efforts pour améliorer les conditions de
l’éducation et aboutir a faire de l’enseignement un droit public et une « option
fondamentale pour son développement ».
Mais du nos jours on assiste a une élévation des taux de redoublement et d’abandon des
écoles et ceci revient encore une fois aux problèmes des inégalités régionales. Car les
conséquences de ces inégalités se sont amplifiées au fil du temps avec un taux de
redoublement évalué en 2007 à 13,8% au secondaire, 15,8% au collège et 8,3 au
primaire.
Quant au taux d’abandon scolaire prématuré au primaire est de 1,8% au collège, il atteint
9,7% et au lycée 9.9%
Alors la situation est «jugée dramatique » tout en se référant sur ces chiffres, qui
mériteraient d’être pris en considération.
En même temps, la détérioration relative du système éducatif s’est accompagnée par la
détérioration de la qualité de l’enseignement. Du coup, on ne s’intéresse guère à la qualité
de l’éducation par contre on se concentre sur sa quantité. D’où la médiocrité du
rendement des élèves et leurs aptitudes d’apprentissage.
PARTIE PROSPECTIVE :
La politique sociale de la tunisie durant toutes ces dernières années a connu des hauts et
des bas, alors il nous convient d’opter pour des solutions radicales qui tendent a
l’amélioration de l’axe social.
Parmi les points sur lequel on peut se concentrer et d’ailleurs le point majeurs c’est la
résolution de fléau des inégalités régionales, ce dernier qui a travers sa résolution on
aboutira a la résolution de nombreux conflits sociaux.
Donc afin d’établir l’équité entre toutes les régions du pays et assurer leur
développement, on peut procéder a la création des comités paritaire qui vont veiller sur la
gestion des décisions du développement régional. Comment ceci ??
C’est trop simple !il est irrationnel qu’on prenne des décisions de développement
concernant des régions non développées sur la lumière des autres régions développées ,
autrement il vaut mieux faire la différenciation entre les régions de l’intérieur et les
régions littorales. Aujourd’hui il faut prendre en considération la gravité de la situation vu
que les chiffres des disparités régionales sont de plus en plus alarmants ! il faut
positionner ces régions au priori et au cœur des décisions publiques , donc les
responsables qui prennent en charges ces responsabilités de décision doivent se réunir au
sein des comités paritaires et discuter les répartitions et les parts de ces régions des
dépenses et des crédits publiques.
D’autres parts, on remarque que la plupart des activités industrielles se concentrent au
niveau du grand Tunis et des zones littorales en dépit des régions de l’intérieur. Et ceci
peut être expliqué par le manque d’infrastructure et la difficulté d’assurer le transport
dans ces régions. Il revient dans ce cas de corriger les inégalités géographiques en
matière de transport.
Par exemple en Tunisie on peut créer un réseau développé des trains rapides qui a pour
intérêt d’assurer les liaisons interrégionales et assurer le transport et des individus et des
marchandises. Ainsi a travers la création de ce réseau robuste l’un des problèmes des
inégalités sera résolut.
En d’autre part, a part le secteur du transport, on peut améliorer le secteur hospitalier et
ceci par le biais de renforcement et concentration des hôpitaux dans les régions qui
souffrent du retard de développement, tout en leur consacrant tous les équipements
médicaux nécessaires et des incitations financières considérables afin de permettre aux
médecins de toutes les spécialités de s’adapter avec les nouvelles conditions du travail
dans les régions intérieures .
Donc brièvement, concernant l’amélioration du développement régional , il s’avère que le
clé de la réussite dans cette mission c’est l’adoption de stratégie de décentralisation et
de délocalisation et la répartition des différentes activités des différents secteurs sociaux
équitablement entre tous les régions de territoire tunisien.
En tunisie 2040, être la capitale ne vaudrait pas rimer avec la concentration de toutes les
manifestations du développement la bas, par contre chaque région doit profiter de ses
propres caractéristiques soit environnementales, soit structurelles ou autres afin d’assurer
son propre développement. On peut même viser le meilleur et établir au niveau de
régions intérieures des unions et des relations internationales qui serviront certainement
non pas le développement des régions concernées mais encore l’évolution de l’économie
et la coopération avec ses pays.
Ainsi , au bout de 2040 on n’en parlera plus des inégalités régionales, cependant on va
parler des régions de l’intérieur de la Tunisie qui contribuent a la progression et
l’amélioration de la situation du pays par rapport au reste des pays voisins et concurrents.
Un autre point qui se révèle important a régler afin de promouvoir la situation sociale de
la tunisie c’est le système éducatif. Quelle école pour demain ? Quel avenir pour l’école
précisément et pour l’éducation en général ?
Les nouvelles exigences de notre actuel nécessite que l’école soit primordialement un lieu
d’apprentissage et le savoir faire et le savoir être. Ce n’est plus une question d’incitation a
rejoindre l’école juste pour le motif de la gratuité ou l’accessibilité de l’école pour tous le
monde. Non, il ne s’agit plus de la perception de l’école sous un angle quantitative. En
revanche, aujourd’hui on doit se focaliser sur la qualité de l’enseignement , cette dernière
qui va assurer les aptitudes de nos enfants a comprendre et réagir face aux problèmes.
L’école vue sur l’échelle macroscopique n’est pas une simple incitation a résoudre les
problèmes scientifiques et découvrir les arts et la littérature, non l’école a un vision plus
lointaine que ceci , elle vise l’ouverture de nos esprits et assurer notre interaction avec
tous les défis de la vie. C’est pour cette raison qu’actuellement et durant cette période
marquante dans l’histoire de la TUNISIE on doit accorder trop d’importances à la
correction au niveau de système éducatif et à la sélection des enseignants qui doivent
obligatoirement être compétant et hautement qualifiés pour qu’on puisse leur confier les
générations futures.
Encore mieux que ça, au niveau de l’enseignement on doit arrêter de séparer entre
l’éducation et la formation. Au contraire on peut aller plus loin, au delà de ça, en 2040
on vise une école plutôt sous la forme d’un laboratoire où l’enseignant ne porte plus de
tablier et ne s’assoit plus derrière son bureau en dictant des informations ! non , il n’y
aura plus ni des tableaux ni de papiers , ça sera par contre une éducation où tout est
informatisé , où l’enseignant est un médiateur , une personne qui guide et accompagne les
élèves non pas celle qui, debout sur l’estrade en bois , maitrise tout le cours et gère toute
seule les flux d’information. Une école bien souhaitée que l’élève la rejoigne avec
enthousiasme tout en étant interactif avec son entourage.
Un développement social et égalité régionale ne peuvent qu’assurer le passage vers le
développement du l’axe culturel basé sur l’instauration des normes culturelles dans
l’esprit collectif.
IV- L’axe culturel :
«La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits
distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société
ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits
fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les
croyances.» la définition de la culture par l’UNESCO ;
La culture tunisienne est une œuvre d’art sculptée par des différentes civilisations
amazigh, phénicienne, romaine, arabe, byzantine, turque, et arabe. Cette succession de
culture engendre une diversité dans la culture tunisienne actuelle, de façon que la Tunisie
possède un héritage métissé :
Les monuments tunisiens: les forts de Ghar El Melh, amphithéâtre El Jam, grand
Mosquée de Okba au Kairouan…
La cuisine tunisienne : le couscous qui est d’origine berbère, les pâtes italiennes…
La musique tunisienne : un brassage de différent type de la musique résultant un métis
comme le malouf tunisien qui est un type particulier de musique arabo-andalouse.
Les dernières années sont marquées par la mondialisation, des révolutions technologiques
et l’apparition de l’internet. Elles représentent une menace pour l’identité nationale.
De nos jours on remarque une rupture avec la culture, avec les traditions. Elles ne
possèdent plus une grande importance aux yeux des jeunes et même aux yeux des
décideurs dans notre pays. Avec la mondialisation, notre culture et notre identité sont en
danger.
Il est bien évident qu’il existe des tunisiens qui s’intéressent à leur culture, mais il parait
que ce sont une minorité. Les activités culturelles dans notre pays sont vraiment rares, (et
même lorsqu’elles existent rares sont les participants).
On peut dire que le peuple tunisien souffre d’une crise d’identité d’où l’apparition d’une
génération vide dans certains cas, faible sans références qui ne peut pas résister face aux
aléas et à la pression exercée par les outils de mondialisation.
Bourguiba avec sa vision moderniste voulait faire de la Tunisie un véritable exemple
dans le
monde arabe, certains l’accusent d’ailleurs d’avoir établie une rupture avec la culture
arabo-musulmane en fermant la zitouna, le plus ancien établissement fondé en 737, mais
son but était tout autre celui d’instaurer une éducation moderne suivant le système
français. Ce qui l’intéressé plutôt c’était l’éducation néanmoins comme tout être humain
nul ne peut être parfait, ce leader socialiste était têtu borné et très sur de lui et de ses
propos, d’autres disent que c’était un dictateur, certes un dictateur mais qui avait une
vision d’une Tunisie moderne en s’éloignant de la pauvreté et de l’alphabet pour cela il a
fait tous pour atteindre son objectif. Toutefois la faille était sa manière et ses moyens
pour atteindre cet objectif.
Ben Ali voulait éloigner le peuple tunisien des ses racines arabo-musulmane, voulait
vider la génération de toutes notions de cultures pour la rendre plus facile à manipuler.
A l’époque de ben Ali, il y a eu toute une stratégie pour banaliser et dévaloriser tous ce
qui est en rapport avec la culture. En outre, certains livres ont été censurés en Tunisie.
Des salles de cinéma fermés et un programme théâtral très pauvre. Ben ali choisissait le
programme culturel en fonction de ce qu’il l’arrangeait et pour travailler son image.
Clin d’œil sur la culture tunisienne en 2040
La Tunisie en 2040 organise l’un des meilleurs festivals de la musique au monde et le
plus grand en Afrique, Hannibal awards accueille des milliers de fans un peu partout de
part le monde, attirés par la beauté du cadre et l’ambiance authentique de Ifri9ia appelé
par les anciens. La Tunisie aujourd’hui compte parmi les premières destinations
culturelles en Afrique après la grande révolution culturelle le 15 février 2020.Le musée
de bardo attire d’avantage de monde, mais
l’originalité réside dans les ruines de
Carthage aménagé en 3D, un Tunnel traçant l’évolution de Carthage. Les villages
andalous de Tastour vont rêvés les amateurs de chants et de danse et désormais le lieu de
rencontre des artistes magrébins.
L’amphithéâtre EL JAM a été aménagé en cinéma 5D, les touristes sont surtout attirés
par la splendeur du paysage et avec un peu de chance pour rencontrer leurs stars préférés
car depuis longtemps comme vous le savez la Sahara a attiré beaucoup de stars
Hollywoodiennes.
L’agrotourisme s’est étendu dans tout le pays après Dar Zaghouan, l’écotourisme bat ses
records puisque l’énergie renouvelable essentiellement solaire est la nouvelle source de
richesse de notre pays. Ma véritable fierté réside dans le parc d’attraction AGROLAND,
retraçant l’évolution de l’agriculture depuis la préhistoire jusqu’aux organismes
génétiquement modifiés dans la région de Ghar Melh. En 2022, il y a eu inauguration de
l’aquarium de Salambo, rassemblant les espèces aquatiques méditerranéennes.
La Tunisie est authentique et elle le fait savoir par les appellations d’origine : on parle
maintenant du Rigouta de Beja, du vin de Mornag, Makroudh du Kairouan et de l’eau de
fleur d’oranger de Nabeul dans le monde.
Suite a l’unification des valeurs culturelles et l’évolution remarquable des mentalités il
s’avère tout a fait évident de s’occuper de plus en plus de l’environnement , de notre bien
être ainsi que le bien être des générations futures.
V-L’axe environnemental :
1 / définition de l'environnement :
L'environnement peut être défini comme un ensemble des composants naturels, des
conditions naturelles et des éléments qui entourent et agissent sur les êtres vivants et
leurs activités.
La protection de l’environnement est devenue ‘un enjeu majeur ‘ : il s’agit du 7eme des 8
OMD : Objectifs du millénaire pour le développement qui sont adoptes aux États-Unis
par 193 États et qui recouvrent les enjeux humanitaires les plus importants
Ces 8 objectifs sont :
‘réduire l'extrême pauvreté et la faim’
‘assurer à tous l'éducation primaire’
‘promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes’
‘réduire la mortalité infantile’
‘améliorer la santé maternelle’
‘combattre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies’
‘assurer un environnement humain durable’
‘construire un partenariat mondial pour le développement’
-

Profil environnemental de la Tunisie :
La Tunisie couvre une superficie de 162 155 km2. Elle a une position géographique
stratégique puisqu'elle est située au carrefour entre l’Est et l’Ouest du Bassin
méditerranéen, entre l’Europe et l’Afrique.

Climat de la Tunisie :
‘’ La Tunisie est un pays aride sur la majeure partie du territoire. Le climat est
influencé par les vents marins et sahariens et par la chaîne de la Dorsale Tunisienne.
Ces deux facteurs séparent les zones méditerranéennes au Nord et le long des côtes
des zones semi-arides de l’intérieur et arides du Sud. Les températures moyennes
pour l'ensemble du pays sont de 12°C en décembre et de 30°C en juillet.’’
‘’ Les récents travaux sur les changements climatiques en Tunisie prédisent la
recrudescence de deux phénomènes extrêmes :: la sécheresse et les inondations.
Pendant la période 2011‐2070, la variabilité, déjà élevée, pourrait augmenter en
moyenne de 5 à 10% par rapport au siècle passé. L’augmentation de la température
se situerait entre +0.8°C et +1.3°C à l’horizon 2020, et s’accentuerait en 2050 pour
atteindre +1.8°C et +2.7°C du nord au sud du pays. A l’horizon 2020, la baisse des
précipitations varierait selon les zones de -5% à -8%. A l’horizon 2050, cette baisse
s’accentuerait et serait de -10% à -30%.’’
2/ Bourguiba et l'environnement :
Depuis l'Independence, la Tunisie a cherché d'entreprendre des projets qui peuvent
garantir à chaque citoyen, peu importe sa région, le droit à un environnement sain.
Bourguiba, l'homme de l'indépendance, discourait sur la salubrité de l'environnement
naturel.
-
Le 12 avril 1978 : création de la Commission Nationale de l'Environnement
3/ Ben Ali et l'environnement :
La protection de l'environnement est devenue 'un enjeu majeur ‘. En effet la Tunisie
s'occupe de plus en plus de l’environnement.
La politique de le Tunisie dans le domaine de l'environnement et du développement
durable (développement durable veut dire qu'il faut satisfaire les différents besoins de la
génération d'aujourd'hui sans influencer la satisfaction des besoins des générations
futures ) se base sur les principes suivants :
-
Prévention
Précaution
Mise en contribution de toutes les parties dans la responsabilité de l'action
environnementale
Dans le cadre de la politique de la Tunisie dans le domaine de l'environnement et du
développement durable pendant cette période on trouve :
-13 avril 1988 : création du Conseil National de la Protection de la Nature et création
du Conseil Supérieur de la Chasse et de la Conservation du Gibier
- en 1990 : dans la région MOYEN-ORIENT et de l’Afrique de Nord, la Tunisie était
le 1 pays qui a préparé un PANE : un plan d’action national pour l’environnement
er
- en 1995 : notre cher pays a formalise son programme de développement durable qui
est ‘’un mode de développement intégrale fonde sur l’équité sociale et la garantie du
bien-être de chacun dans un environnement sain et préservé ‘’
-
-
En 2004 : la création d'un Ministère charge de l'environnement et du
développement durable c'est à dire qu'il s'agit de consolider l'encadrement
institutionnel et juridique de l'environnement
13 juin 2005 : création du Conseil National de lutte contre la désertification
L'intégration de la dimension environnementale dans tous les domaines
Développement des programmes régionaux : des stratégies qui ont concernées tous
les gouvernorats de la Tunisie.
-
-
-
-
Programme Electoral 'Pour la Tunisie de demain '
' Programme National de propreté et d'Esthétique de l'environnement –la Tunisie –
le qualité de la vie ' : qui a comme but de garantir la beauté des composantes de
l'environnement.
Programme national d'économie des eaux
Projet d'amélioration de la qualité de l'eau dans le Sud tunisien
La lutte contre la dégradation des sols
Création d'une banque nationale des gènes qui a comme but d'assurer le stockage
des échantillons de souches génétiques floristiques locales (en 2003)
Development du programme de l'assainissement
Développement du programme de le protection des ressources naturelles ( exp:
instauration d'un réseau d'aires protégées )
Développement du programme de la promotion de l'esthétique urbaine ( exp :
réalisation des parcs urbains , programme national de boulevard de
l'environnement ,programme national de promotion des espaces verts ,
stratégiedécennale de promotion du secteur forestier (en2001 ) …)
La Tunisie est devenue membre actif avec le programme des Nations Unies pour
l’environnement qui a comme objectif de traiter les problèmes environnementaux
Convention de Stockholm qui interdit l’utilisation de certains produits polluants et
dangereux qui peuvent affecter l’environnement
Protocole de Montréal relative à la couche d’ozone
La Tunisie a participé à la convention des Nations Unies sur le changement
climatique
La Tunisie a participé à la convention sur la diversité biologique
La Tunisie a adhéré au protocole de Kyoto (il s’agit d’un traite international qui a
comme objectif de réduire l’émission de gaz à effet de serre et qui a entre en
vigueur le 16 février 2005)
Développement du programme de la gestion des déchets (en 2005 : Agence
Nationale de Gestion des Déchets : ANGED)
En 2009 : "GREEN IFRIQIYA 2009" : il s’agit d’un ‘ forum international de
l'investissement et de l'emploi dans le secteur de l'environnement ‘ . En effet ce
forum a pu attirer l’attention de plusieurs hommes d’affaires nationaux et
internationaux ainsi que des experts.
4/ la situation actuelle :
De nos jours la préservation durable et la protection de l'écosystème occupent une place
de plus en plus importante dans notre pays au point d’assurer un équilibre entre
l'exploitation des ressources naturelles et les exigences du développement et de garantir
aux différentes générations, soit celle du présent soit celle du future, de profiter de ces
ressources afin de se développer.
Dans ce sens, la Tunisie, notre cher pays, continue à adopter des approches pour garantir
pour chaque citoyen un environnement sain tout en luttant contre les différentes formes
de la pollution. En effet, 1.2% du PIB de la Tunisie est consacré pour les divers
programmes de protection de l’environnement.
Dans le cadre de critiquer la localisation du SIAP Abdelhamid Haissiriaffirme : «Ici, le
taux de mortalité est supérieur de 10% à la moyenne nationale, selon les chiffres officiels.
Et les taux de cancer sont également plus élevés qu’ailleurs en Tunisie. Pourtant, on
refuse de faire le lien avec la pollution». En effet la SIAP pollue à la fois l’eau et l’air.
Ainsi la Tunisie souffre de la pollution qui est en train d’entrainer l’augmentation des cas
cancéreuxet qui peut aussi freiner le développement puisque on ne peut pas investir dans
une zone polluée.
De plus, Mohamed Salmane , ministre de l’équipement de l’environnement a affirmé en
2012 ‘’environ 20 milles hectares de terres fertiles se perdent chaque annéeà cause
de l’érosion par l’eau , l’extension urbaine … un chiffre très alarmant …’’
De nos jours, on remarque que la Tunisie est devenue sale. Dans ce cadre, Amel .B.A a
dit : ‘’ Quoi de plus offensant que de voir une ville réputée, il y a seulement 4 ans, être
l’une des plus propres parmi les capitales arabes, se transformer, par «la grâce de cette
révolution concoctée par l’Occident» et bénie par des pseudo-élites, en une poubelle
gigantesque: la plus grande poubelle du monde.’’
La rareté des zones protégées.
Les constructions anarchiques et illégales sur les terrains publiques sur tout après la
révolution : en 2011 on remarque la hausse des constructions anarchiques entre 30% et
100%
Dans le cadre des problèmes environnementaux Amel.B.A a affirmé aussi : ‘’ Plus de
trois ans après le 14 janvier 2011, qu’avons-nous récolté à part la dépravation de
l’environnement naturel et humain, la ruralité des villes et la propagation de fléaux et de
maladies oubliés, tels le choléra, la peste, la rage voire le paludisme?’’
Ainsi, on peut constater que la Tunisie souffre de plusieurs problèmes environnementaux
et qui deviennent de plus en plus graves. Par conséquent, il faut vraiment chercher des
solutions qui peuvent être résumé comme suit :
-
Le développement des normes environnementales nationales
-
Utilisation des ressources naturelles non pas de produits chimiques …
-
La gestion durable des déchets
Motiver et encourager les entreprises afin d’obtenir des certificats internationaux
en relation avec le respect et la bonne gestion de l’environnement (ISO 14000)
Solidarité entre les différentes générations afin de garantir que les générations
présentes ne soient pas les seules qui profitent des ressources naturelles disponibles, ni les
épuiser.
La récupération des produits dont le but de faire face au phénomène de la
prolifération des déchets : revalorisation et réintégration dans le circuit de production. Par
conséquent, on va trouver les déchets en tant que matériaux utilisables et non pas en tant
que simples déchets polluants.
5/ le projet :
Dans la Tunisie, on remarque la grande quantité des déchets(2.2millions tonnes d’ordure
ménagères / 150 milles tonnes de déchets industriels / 52 milles tonnes de déchets de
conditionnement / 16 milles tonnes déchets hospitaliers …) de plus on a le problème de
collecte et de transport des déchets puisque ces procédures sont très couteuses : en effet
elles coutent presque 30% du budget d’une municipalité. Pour cette raison on va
s’intéresser de la gestion des déchets et plus précisément les déchets en bois et en
plastique.
Ce projet se manifeste à travers la fabrication du bois plastique.
Le bois plastique est un mélange entre le bois recyclé et le plastique recyclé(à peu près
30% plastique et 70% bois) . Il est obtenu par ‘ des méthodes d’extraction ou de moulage
par injection ‘
En anglais, cette matière s’appelle WPC : Wood plastic composite.
Le processus de la fabrication de WPC est :
‘’Le bois, entièrement issu du recyclage, est scrupuleusement trié et calibré.
Le plastique utilisé est un polyéthylène à haute densité, cette matière ne dégage aucune
vapeur
Toxique et est la mieux adaptée pour une utilisation extérieure.
Afin d’obtenir une parfaite homogénéité et une excellente résistance aux UV la coloration
S’effectue dès le début du processus de fabrication. La composition obtenue est ensuite
extrudée selon la forme désirée.’’
Tri des déchets
séchages des fibres
Composite
Plastiques recyclés
matièrespremières
Source : ALCIMED : d’aprèsEINWARD
extrusion
WPC a plusieurs avantages. Parmi lesquels on peut citer :
-
D’aprèsLABEL, il est à 100% recyclable
On peut utiliser le bois plastique dans :
*barrières de piscine
* les jardinières
* les bancs
* les menuiseries : les volets, les fenêtres, les portes …
* an ameublement
* etc.
- ‘’ c’est une solution attractive pour la rénovation la réhabilitation des bâtis ‘’
- l’utilisation du WPC en platelage ou terrasse permet d’éviter les traitements
chimiques
- sans écharde
- protection de l’environnement
- restauration des ressources
- élimination de la pollution
- la bonne gestion des déchets
- résistant aux champignons
- sans produit toxique
- résistant aux insectes
- durabilité
- anti-deraport
- Le bois plastique peut remplacer le bois exotique de telle sorte on peut arriver à lutter
contre un grand problème : la déforestation tropicale.
Maintenant qu’on a assuré toutes les composantes internes qui dont que la situation du
pays s’améliore on va s’intéresser à celles externes qui ont pour intérêt de renforcer
l’amélioration de plus en plus de notre situation actuelle.
VI-Les relations internationales
1- Introduction :
De plus son intégration aux principales instances de la communauté internationale, la
Tunisie fait partie de ligue arabe, de la communauté des états sahélo-sahariens (en Février
2001), de l'union africaine et de l'organisation de la conférence islamique. Dans toutes ces
organisations dont il fait partie le pays se prononce pour la régulation pacifique des
conflits partout dans le monde, le dialogue de la compréhension mutuelle t la tolérance
comme il participe aux opérations de pacification et à diverses opérations de l'assistance
humanitaire.
2- Définition des relations internationales :
Les relations internationales sont des échanges de différentes natures qui dépassent et
traversent les frontières de l'Etat, et l'étude des affaires étrangères elles échappent donc au
contrôle d'un seul pays. Ces dernières appartiennent au domaine politique et au domaine
académique. Elles se sont constituées essentiellement dans un but féodal et qui est de
favoriser la paix avant de penser à tout privilège des objectifs de connaissances. Mais
même si les relations internationales appartiennent à l'origine au domaine de la science
politique, on met plutôt l'accent sur le domaine économiqueà travers l'économie politique
internationale qui s'est considérablementdéveloppée depuis les annéessoixante-dix.
3- Periode de gouvernance de Bourguiba et Ben Ali :
La politique des relations étrangères en Tunisie a eu naissance a partir de l'indépendance
du pays le 20 mars 1956 avec le président Habib Bourguiba qui a choisi le nonalignement pendant la guerre froide en essayant d'avoir des relations étroites avec les
Etats Unis et l'Europe, quant a son successeur Ben Ali il a maintenu durant sa période de
gouvernance de bonnes relations avec l'occident. De plus l'ex président Ben Ali a joué un
rôle actif dans les instances arabes régionales et africaines: la Tunisie envoyait
régulièrementde l'aide humanitaire aux palestiniens et aux pays en crise, elle a aussi
accueillie "en 2004, la 16éme session ordinaire du sommet de la ligue arabe.
Le pays était aussi un membre fondateur de l'OUA comme il a participé à la fondation
de l'union africaine.
La Tunisie maintient de bonnes relations et accorde une grande importance à la
coopération avec les pays du Maghreb uni malgré les tensions occasionnelles. Les
relations avec la Lybie sont devenues difficiles avec l'annulation d'un accord par la
Tunisie qui avait pour objectif de former une union tuniso-libyenne en 1974.
Apres cette annulation et entre 1976 et 1977 les relations entre les deux pays sont
rompues pour ensuite se détériorent en 1980 à cause de la tentation de la Lybie de
prendre la ville de Gafsa
Dès son indépendance la Tunisie cherche à se tourner vers les Etats Unis pour se
protéger. Elle a signé un accord amical avec la jeune république américaine et depuis les
deux pays ont formé de fortes relations, des liens étroits de la coopération. Elles
maintiennent toujours de bonnes relations d’amitié et d’activité commune. De plus la
Tunisie était le premier pays qui signe un accord d’association avec l’union européenne
le 17 juillet 1995, elle est considérée aussi comme le souteneur des relations
internationales qui se basent sur l’assistance mutuelle, l’entraide et la coopération.
La Tunisie étant un pays attache à la légalité internationale et enamoure de paix, elle se
soucie de renforcer les conditions de solidarité, d’entente et de tolérance entres les
peuples et les pays, de partager la stabilité, le bien être, la sécurité et le progrès au
bénéfice de l’humanité tout entière et de conférerdavantage ladémocratie et l’équilibre
des relations internationales. Pour ce fait, la politique étrangère de la Tunisie s’appuie sur
un ensemble de principes qui se résument comme suit :
-« s’attacher à la légalité internationale et au respect de ses exigences et décisions »
-« s’attacher à la paix, en faisant prévaloir la logique du dialogue de la négociation et des
méthodes pacifiques pour le règlement des différends et litiges »
-« développer les relations internationales dans le contexte du respect mutuel et de
l’engagement faveur de la non-ingérence dans les affaires intérieurs des autres Etats »
-« soutenir les causes justes »
\-« contribuer à tous les efforts et atoutes les actions en faveur de la paix, de la sécurité de
la stabilité, de la promotion des droits de l’homme et de la concrétisation du bien-être et
du progrès au bénéfice de l’humanité tout entière »
Sur la base d'une approche à la fois globale et exhaustive des relations internationales,
fondée sur la corrélation étroite entre les notions de paix, de sécurité, de stabilité, de
développement et de démocratie, la politique étrangère tunisienne se voue, dans ses
divers domaines de compétence, à la concrétisation des principaux buts et objectifs ciaprès :
Développer et diversifier les relations et renforcer la coopération dans les divers
domaines, avec les espaces auxquels appartient la Tunisie, sur la base de
l'interdépendance des intérêts et du partenariat solidaire :
-« Dynamiser les structures de l'UMA en tant qu'espace naturel commun des pays
maghrébins et cadre idoine pour la réalisation de leur intégration économique et le
resserrement de leurs relations avec l'ensemble des entités régionales et tout
particulièrement avec l'Union Européenne »
-« Renforcer la solidarité interarabe, promouvoir l'action arabe commune et réaliser la
complémentarité économique avec les autres Etats arabes »
-« Consolider et développer les relations de partenariat avec l'UE, dans le sens d'un
surcroît de complémentarité et d'interdépendance des intérêts »
-« Appuyer le processus euro-méditerranéen dans les domaines politique,
économique, social et culturel, et renforcer le partenariat et la solidarité entre les pays
des rives Nord et Sud de la Méditerranée »
-« Raffermir les relations avec les pays islamiques et promouvoir la coopération avec
eux, dans les divers domaines »
-« Consolider les relations avec les Etats africains, dans les divers domaines et
soutenir l'Union Africaine. »
-« Renforcer les relations de coopération avec les etats européens, non membres de
l'Union Europienne, ainsi que les pays d'Amerique et d'Asie et ce, dans le but
d'accelerer le rythme de développement de l'économie nationale. »
Réduire les facteurs de tension et les crises dans les relations internationales et
instaurer un climat propice à l’établissement de la paix, de la sécurité et de la
stabilité dans le monde :
-« Coopérer dans le domaine de la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme
international, sur la base d'une approche globale et exhaustive de leurs différentes
causes politiques, économiques, sociales et culturelles, et dans le cadre de la
transparence, de la clarté et du consensus »
-« Résoudre de manière équitable les principaux problèmes de justice et, en premier
lieu, celui du peuple palestinien et du conflit du Moyen-Orient »
-« Introduire une réforme dans les structures de l’Organisation des Nations Unies,
améliorer son efficacité et conférer davantage de justice, d'équité et de démocratie aux
relations internationales, à l'intérieur et à l'extérieur des Nations Unies »
-« Consolider la diplomatie préventive et en renforcer les mécanismes »
-« Endiguer la prolifération des armes de destruction massive. »
Corriger les déséquilibres existant dans les relations économiques internationales et
renforcer le partenariat de complémentarité et de solidarité entre les Etats :
-« Réduire l'écart économique entre pays industrialisés, pays en développement et
pays les moins développés, et mettre en œuvre des solutions pratiques pour alléger le
poids de l'endettement extérieur »
-« Réduire l'écart numérique entre pays industrialisés et pays en développement et
donner à ces derniers la possibilité de mettre à profit les mutations technologiques et la
révolution informatique »
-« Intensifier la coopération horizontale entre les Etats et renforcer le partenariat en
tant que vecteur essentiel des échanges d'intérêts et d'expériences et de la
complémentarité des intérêts entre les Etats »
-« Consolider la solidarité internationale dans le domaine de la lutte contre la pauvreté,
l'analphabétisme et les endémies »
-« Renforcer la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre les
phénomènes d'atteinte à l'équilibre écologique et à la propreté de l'environnement dans
le monde. »
4- Prospective :
La politique des relations internationales est fondée sur plusieurs notions telles que la
justice, le respect des autres, la sécurité et la stabilité et l’équilibre démocratique et
comme on a déjà dit elle a un but noble c’est de favoriser la paix et non pas de
privilégier des objectifs à atteindre. Il faut donc :
-
Renforcer les relations internationales essentiellement avec le Canada vu que
plusieurs de nos étudiants optent à poursuivre leurs études au Canada mais aussi
avec l’union européenne et les Etats Unis pour améliorer la situation du pays, aller
de l’avant et suivre le progrès en toute nature
-
-
Renforcer aussi les liens et garder de bonnes relations avec les pays du Maghreb,
s’unir pour de vrai, agir en tant qu’une union parce que l’on veut et non parce
qu’on est uni grâce à un accord ou une convention sans aucune importance
Participer à promouvoir la paix dans le monde entier pour un monde meilleur
Conclusion :
Qui dit jeunes dit créativité , rêves , ambitions… Il faut donc croire que les rêves sont
faits pour être réalisés . L a distance entre nos rêves et la réalité c’est l’action , alors
passons vers l’action , essayons de faire de notre actualité un rêve et de nos rêves une
réalité , un très beau futur puisque ce dernier n’appartient qu’a ceux qui y croient surtout
que la possibilité de les réaliser rend notre vie plus intéressante et donne un gout à notre
existence . Soyons courageux et faisons de nos rêves notre réalité .
Tunisie, notre pays bien-aimé, la prunelle de nos yeux. peu importe à quel point nous
sommes parti loin, et combien de pays nous en avons été , il sera toujours gravé dans nos
cœurs. et peu importe ce qui était notre religion, notre idéologie, notre âge ou notre
tendance, nous ne voulons rien que de la porter vers le haut et en faire l'un des plus beaux
pays car elle l'est, elle l'est déjà a nos yeux tous. et rien ne blesse autant que de la voir
s'abattre et s’étouffer, et tout ce que nous avons à faire est de la ramener à la surface et lui
rendre sa brillance
Bibliographie :
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DISPARITÉS RÉGIONALES EN TUNISIE*
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* Ministère du Développement Régional et de la Planification
Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives : Le profil
démographique de la Tunisie (Synthèse)
* Evolution de la politique éducative en Tunisie :Mustapha Ennaïfar
Consultant Tunisie
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L’apprentissage demain savoirs et outils :ebauche de reflexion prospective dans le
contexte educatif tunisien ( souad chouk 2012)
* Rapport National sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement
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* http://www.unicef.org/french/infobycountry/Tunisia_statistics.html
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* Pauvreté et politiques d’amélioration du niveau de vie,une étude sur le cas tunisien
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*analyse des pauvretés et des inégalités en tunisie entre 1988 et 2001 : approche non
monétaire
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* PAUVRETÉ ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉEN TUNISIE
VERS UNE ANALYSE SOCIOLOGIQUE (1956-2010)
Ali JAIDI
Institut National du Travail et des Etudes Sociales
*nations unies : stratégie de réduction de la pauvreté : étude de phénomène de pauvreté
en TUNISIE
* Perspectives économiques en Afrique 2012 3 | © BAfD, OCDE, PNUD, CEA
*Livre blanc- final
*banque centrale de la tunisie : rapport annuel 2012
*vers un nouveau modèle économique pour la TUNISIE :determiner les contraintes
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* Mesure de la pauvreté : des inégalités et de la polarisation en Tunisie 2000-2010
Copyright © Institut National de la Statistique, Novembre 2012
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*« Vingt ans après ; de quoi Ben Ali est il le nom ? » Pages 507-527 ; Michel camau ;
*« L’économie tunisienne entre ajustement et intégration (1986-1995) » Thèse pour le
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*Wikipédia : Economie de la Tunisie ;
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* Rapport National l’état de l’environnement 2004
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* http://www.directif.webmanagercenter.com
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*http://www.araprdut.uqtr.quebec.ca
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*Wikipedia : les relations internationales