RUE NEUVE/NIEUWSTRAAT

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RUE NEUVE/NIEUWSTRAAT
RUE NEUVE/NIEUWSTRAAT
Application deadline: Wednesday 4 June
Budget envelope: Depending of the proposal
Location :
Rue Neuve between Place de la Monnaie and Church Finistère
NUIT BLANCHE will try to have the disposal of some shopping windows.
Sought after project:
A project (installation/performance) that brings back to life the Rue Neuve of the Thirties and the Forties.
The project may be interactive but it is not mandatory.
Background information on Rue Neuve:
See text on the history of Rue Neuve (FR/NL/ENG)
Rue Neuve is the most popular shopping street of Brussels.
Set up : depending from the project but note that the stores in Rue Neuve are open till 18:00h
Timing on Saturday night : 20:00 or 21:00 till 01:00 or 02:00
Break down : Sunday and maybe Monday morning
(NL onderaan ; ENG below)
La rue Neuve, le lieu de rendez-vous des noceurs dans les années 30
Les prémices
Dès le début du 20ème siècle, les boulevards centraux et la rue Neuve deviennent le lieu de
concentration des cinémas, théâtres d’un nouveau genre. La rue Neuve continue sa métamorphose,
elle qui dès 1850 avait quitté ses habits de rue bourgeoise remplie d’hôtels particuliers pour devenir
une dynamique rue commerçante 1.
L'Eden est le premier cinéma à se voir offrir un écrin spécialement conçu pour lui en 1906-1907 dans
la rue Neuve 2. À ses côtés, le Kursaal Brasserie (1911) et le Modern Palace (1913) s'emparent des
locaux de deux grands magasins pour y monter leur salle de projection, tandis que le Tour du Monde
(1911) remplace un magasin de confection pour hommes. Le Trianon prend la place d’un marché
couvert en 1913 et le Régent ouvre la même année 3.
La première guerre interrompt l'essor du cinéma en Belgique. La paix revenue, une ère faste
s'annonce avec l'arrivée massive des films américains dont la nouveauté et le dynamisme balaient les
productions françaises 4.
L’entre-deux-guerres
Si le début du siècle a vu l'apparition d'une nuée de petites salles, l'entre-deux-guerres est
véritablement l'âge d'or. 5 À cette époque, la rue Neuve et les boulevards centraux bouillent la nuit
d’une animation que l’on est bien en peine d’imaginer aujourd’hui. Les cinémas ponctuent la rue de
leurs affiches illuminées, et les cafés, salons de thés, glaciers et autres tavernes pullulent .
En effet, l'éclairage électrique fait sa véritable entrée sur le marché après la Première Guerre et est
mis au service d'une société qui découvre les charmes de la vie nocturne. Les appartements, les
théâtres, les cinémas, les magasins et la publicité, les villes entières se parent des attributs de la fée
électricité. C'est là une évolution profonde et novatrice dans la manière de concevoir et de vivre la
ville. Les réclames lumineuses qui peuplent les grands boulevards et l’éclairage public animent les
rues d’effets visuels spectaculaires. Une décennie plus tard, les enseignes au néon apparaissent, les
cinémas arborent fièrement le titre du film hebdomadaire sur leurs pimpantes marquises 6.
La colonisation de la rue Neuve et des boulevards centraux par les cinémas de tous genres se
poursuit. En 1920, on crée le cinéma Palladium au numéro 35 tandis qu’en 1921, Le Lutetia Palace
voit le jour dans la galerie du Commerce.
1 L’Heure bleue. La vie nocturne à Bruxelles de 1840 à 1940, catalogue d’exposition (mars-mai 1987) Bruxelles,
Crédit Communal, 1987, p. 162.
2 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 161.
3
D. DE BLIECK et E. VAUTHIER, Inventaire des salles de cinéma de la région de Bruxelles, La Rétine de Plateau,
Bruxelles, 1994.
4 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 165.
5 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 167.
6 F. DEVILLE, « Les lumières de la fête », dans Lieux de fêtes, Région de Bruxelles Capitale, Ed. Mardaga,
Sprimont, 1998, p. 88-95.
Fin 1929, le premier film parlant, Le chanteur de Jazz, est projeté en Belgique à la rue Neuve, au
cinéma Aubert (ex-Trianon). Trois ans après, toutes les grandes salles dignes de ce nom sont sonores.
À la rue Neuve, le Kursaal Brasserie disparaît avec le cinéma muet. Il est remplacé par le magasin
Sarma en 1930.
Avec l'avènement du cinéma parlant, il devient nécessaire de réfléchir plus sérieusement à
l’aménagement des salles pour offrir la meilleure acoustique possible. Les architectes se bousculent
au portillon pour ériger les plus beaux temples du septième art. Une architecture entièrement dédiée
au cinéma voit le jour : on se préoccupe du confort des salles, on réfléchit à la fluidité de la
circulation, au renouvellement de l’air et à la qualité sonore 7.
Plusieurs salles importantes se créent dans la rue Neuve et à proximité. Tout d'abord le Roxy (1929)
qui englobe l'ancien Régent avec une salle de 1455 places, ensuite le Commodor (rue du Pont-Neuf
66), ouvert en 1932. En 1935,le Crosly-Leopold III voit le jour en lieu et place de l’ancien Modern
Palace. L’American Cinema voit le jour en 1939 à la Rue du Pont-Neuf, là où existait un cinéma
depuis 1908 sous les noms de Palace puis d’Orient Palace. Mais les deux cinémas les plus
remarquables de cette période sont sans conteste l'Eldorado, créé en 1933 sur la place De Brouckère
et le Métropole, situé rue Neuve et inauguré en 1932 8.
Le Métropole, Palais du Cinéma, est conçu par l’architecte Adrien Blomme pour la famille Wielemans
et se veut à la pointe de la modernité. Tous les efforts sont mis en œuvre pour satisfaire le public,
l'exploitant est soucieux de la qualité technique et du confort de la salle, qui peut contenir jusqu’à
3000 personnes. La décoration intérieure est à elle seule un spectacle féérique. À l’époque on
compare le Métropole à « un véritable paquebot des années 30, le plus beau cinéma de Belgique ! ».
Les tenues se font coquettes et raffinées, aller au cinéma est l'occasion de montrer les jolies parures,
d'aller chez le coiffeur, de rencontrer des amis. Les galas bourgeois font les belles heures du
Métropole et de la rue Neuve 9.
Mais la rue Neuve vit aussi en-dehors des heures des séances : quand 1000, 2000, 3000 personnes
sortent de leur cinéma et se retrouvent ensemble dans la rue, l’animation est à son comble. Surtout
que dès les années 1920, les bals ont disparu au profit des dancings qui foisonnent dans le bas et le
haut de la ville. Bien souvent, ces night-clubs sont en fait l’extension souterraine des théâtres, des
hôtels et surtout : des cinémas 10 ! Citons par exemple La Frégate, associée au cinéma Métropole,
dont la décoration évoque comme le cinéma le pont d’un paquebot et qui sera, jusque dans les
années 1960, un des pôles d’animation de la rue Neuve 11. Mais il y a aussi le Roxy sous le cinéma du
même nom, le Parisiana sous le Commodor 12,…
Aux alentours de la rue Neuve, les rues sont tout aussi animées : le dancing Le Palace à la place
Rogier attire les foules, tandis que de nombreux bars dansants s’établissent dans la rue de l'Evêque
7 E. VAUTHIER et E. ESCOBEDO, « La ville, la lumière et l'image animée », dans Lieux de fêtes, Région de
Bruxelles Capitale, Ed. Mardaga, Sprimont, 1998, p. 67-69.
8 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 169.
9 E. VAUTHIER et E. ESCOBEDO, « La ville, la lumière et l'image animée », op.cit.
10 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 137.
11
A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, coll. Bruxelles, ville d’art et d’histoire, Région de Bruxelles-Capitale,
Bruxelles, p. 30.
12
D. DE BLIECK et E. VAUTHIER, Inventaire des salles de cinéma de la région de Bruxelles, La Rétine de Plateau,
Bruxelles, 1994.
(entre la Monnaie et le boulevard Anspach) 13. Le célèbre café Le Diable au corps, le lieu de
prédilection des artistes et des étudiants est, quant à lui, établi rue aux Choux mais sera détruit en
1929, lors des agrandissements de l’Innovation 14. La rue du Finistère accueille notamment la taverne
L’Espérance, conçue en 1930 dans le plus pur style Art Déco 15. N’oublions pas non plus les nombreux
établissements des hôtels des boulevards du centre et de la place de Brouckère.
Entre les deux, la rue du Fossé aux Loups est un lieu de passage obligé où se trouve le fameux Gaity
Bar sous le Théâtre de la Gaité. Après la première guerre, il est pourvu des deux inévitables
orchestres complémentaires, l'un dévolu au tango, l'autre au jazz. Mais bientôt il est nécessaire
d’étoffer la programmation. En effet, en 1926, un redoutable concurrent s’installe dans la rue : le
cinéma Cameo et son dancing. Le Gaity délivre alors un spectacle complet de cabaret pour garder sa
clientèle. En 1932, le Bar du Cameo devient le Broadway. Ballet et chanteuses, dont Piaf, font partie
du programme dont l'animation musicale est assurée par Jean Omer.... 16
L’ambiance musicale est chaloupée durant ces années : jazz et danse sont intimement liés. En 1920,
le jazz fait officiellement son apparition en Belgique via la revue de l'Alhambra 17. Le mouvement est
lancé, chaque dancing se devra de posséder son groupe. Le jazz était présent non seulement dans les
dancings mais aussi dans les thés dansant des principaux hôtels : Plaza, Métropole, Atlanta, Palace,
Grand Hôtel,... Mais qui sait encore que The Bistrouille Dance Orchestra, le premier big band
européen, a été fondé à Bruxelles ? Et que la première revue musicale exclusivement consacrée au
jazz, Music, était belge ? À cette époque, Bruxelles pouvait en vérité se targuer du titre de capitale
européenne du jazz, bien avant que d’autres grandes villes ne s’y intéressent 18.
Par ailleurs, autour des années trente, on assiste à une véritable floraison de cafés et autres débits de
boissons, qu'amplifie l'annonce de la prochaine exposition universelle (1935) 19.
Entre les cinémas, les cafés et les dancings, on comprend mieux pourquoi les rues du centre étaient
autrefois les lieux de prédilection des noceurs. Et il est indéniable qu’en 1930, la rue Neuve était
beaucoup plus animée qu'à l'heure actuelle !
13 M. DANVAL, « L'âge d'or des clubs de jazz et dancings (1920-1960), dans Lieux de fêtes, Région de Bruxelles
Capitale, Ed. Mardaga, Sprimont, 1998, p. 77-87.
14
A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, op.cit., p.11.
15
A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, op.cit., p.30.
16 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 138-140
17 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 142.
18 M. DANVAL, « L'âge d'or des clubs de jazz et dancings (1920-1960), op. cit., p. 77-87.
19 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 156.
Liste des lieux cités et situation géographique (voir plan en dessous)
Cinémas
1
2
Kursaal
Brasserie
Lutetia
Palace
Historique:
Lutetia Palace (1921-1946), Victory (1946-1973)
Metropole
4
Palladium
Affectation actuelle
Rue Neuve 13-15
Hema
Rue Neuve 17/ Galerie
du Commerce 39
H&M
Rue Neuve 30
Zara
Rue Neuve 35
Promod
Historique:
(1911-1929)
3
Adresse
Historique:
(1932-1994)
Historiq
ue: (1920-1954)
La
Cigale
5
Historique: Le
Tour du Monde (1911-1916), Cinéma Attractions (19181919), La Cigale (1919-1954), Cinevox (1954-1955),
Rue Neuve 37
Astor (1955-1979)
Ici Paris XL
Le
Roxy
6
Historiqu
e: Régent (1913-1929), Roxy (1929-1954), Etoile (19541979), Midi Minuit (1979-1985)
Rue Neuve 53-55-57
Mango
Trianon-Aubert Palace (19311955)
7
8
9
Historique:
Trianon (1913-1925), Aubert (1926-1930), Trianon-Aubert
Rue Neuve 68
Palace (1931-1955)
Eden
?
Histori
que: Eden (1906-1934) Crosly Nord (1934-1957)
Rue Neuve 153-155
City 2
Rue Neuve 147
City 2
Rue du Pont Neuf 62
?
Rue du Pont Neuf 66-68
?
Rue Fossé aux Loups
10-12
Cameo
Rue Fossé aux Loups 27
café L'Absolu
Rue Fossé aux Loups 28
Samurai
Modern
Palace
Historique: Modern
Palace (1913-1935), Crosly-Léopold III (1935-1950)
Orient
Palace
1
0
1
1
1
2
1
3
1
4
Historiq
ue: Palace (1908), Orient Palace (1918-1939), American
Cinéma (1939-1940), Interciné (1940-1944) American
Cinéma (1944-1952), American (1952-1985)
Commodor
Historique: C
ommodor (1932-1938), Cinéphone (1938-1954)
Cameo
Historique: (
1926-1991)
Cinema de l'Opéra
Historique: (1910-
1914)
Piccadilly
(1957-1981)
Historique:
Quelques dancings et cafés aux alentours de
la rue Neuve
Adresse
1
5
1
6
1
7
1
8
1
9
2
0
2
1
commentaires
Roxy (1932)
Rue Neuve 53-55-57
Sous le Roxy
Rue Neuve 30
sous le Métropole
La Frégate (1932)
Le Diable au corps (1893-1929)
Rue aux Choux, 12
Grand café de Madrid (1924-1932) puis le
Parisiana (1932)
Rue du Pont Neuf 66-68
sous le Commodor
Rue Fossé aux Loups 18
sous le Théâtre de la
Gaité
Gaity Bar
Bar du Cameo (1926) puis Broadway (1932)
Rue Fossé aux Loups
10-12
Taverne-Hôtel L'espérance (1930)
Rue du Finistère 1-3
sous le Cameo
Existe toujours dans le
décor d'époque
De Nieuwstraat, dé trekpleister voor nachtraven in de jaren 30
Het begin
In het begin van de 20e eeuw groeien de centrale lanen en de Nieuwstraat uit tot de plek waar
bioscopen en een nieuw genre van theaters zitten samengebald. In 1850 is het nog een straat waar
de bourgeoisie haar herenhuizen heeft, maar langzaam maar zeker groeit de Nieuwstraat uit tot een
levendige winkelstraat 20.
In 1906-1907 is de Eden de eerste bioscoop die in de Nieuwstraat een speciaal ontworpen gebouw
betrekt 21. Daarnaast nemen de Kursaal Brasserie (1911) en de Modern Palace (1913) hun intrek in
het gebouw van twee grote warenhuizen en installeren ze er hun projectiekamer, terwijl de Tour du
Monde (1911) in de plaats komt van een winkel voor herenkleding. De Trianon neemt in 1913 de
plaats in van een overdekte markt en hetzelfde jaar gaat de Régent open22.
De Eerste Wereldoorlog maakt een tijdelijk einde aan de opmars van de bioscoop in België. Als de
vrede terugkeert, volgt een periode van bloei met de massale toestroom van vernieuwende en
levendige Amerikaanse films die de Franse producties het nakijken geven 23.
Het interbellum
Aan het begin van de eeuw schieten tal van kleine bioscoopzaaltjes als paddenstoelen uit de grond,
maar de echte bloeiperiode wordt het interbellum.24 In die periode bruisen de Nieuwstraat en de
centrale lanen van het leven op een manier die we ons vandaag nog moeilijk kunnen voorstellen. De
bioscopen sierden de straat met hun lichtreclames, en er waren cafés, theehuizen, ijssalons en
andere tavernes in overvloed.
Het is ook na de Eerste Wereldoorlog dat de elektrische verlichting haar intrede doet in een
maatschappij die de geneugten van het nachtleven ontdekt. Dankzij elektriciteit komen
appartementen, theaters, bioscopen, winkels, reclameborden, en hele steden 's nachts als bij
toverslag tot leven. Elektriciteit wordt dan ook een innovatie die het leven in de stad en de manier
waarop die vorm krijgt ingrijpend zal veranderen. De lichtreclames langs de grote lanen en de
straatverlichting brengen met hun spectaculaire visuele effecten het straatbeeld tot leven. Als tien
20 L’Heure bleue. La vie nocturne à Bruxelles de 1840 à 1940, catalogue d’exposition (mars-mai 1987) Bruxelles,
Crédit Communal, 1987, p. 162.
21 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 161.
22 D. DE BLIECK et E. VAUTHIER, Inventaire des salles de cinéma de la région de Bruxelles, La Rétine de Plateau,
Bruxelles, 1994.
23 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 165.
24 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 167.
jaar later de neonreclame haar intrede doet, maken de bioscopen er gretig gebruik van om hun gevel
te tooien met de titel van de wekelijkse film 25.
Ondertussen blijven theaters van alle pluimage de Nieuwstraat en de centrale lanen verder
inpalmen. In 1920 gaat de bioscoop Palladium open op nummer 35, en in 1921 de Lutetia Palace in
de Handelsgalerij.
Eind 1929 wordt met The Jazz Singer de eerste geluidsfilm in België vertoond, in de bioscoop Aubert
(ex-Trianon) in de Nieuwstraat. Drie jaar later toont elke zichzelf respecterende grote bioscoop
geluidsfilms. In de Nieuwstraat verdwijnt samen met de stomme film ook de Kursaal Brasserie. In de
plaats komt in 1930 de winkel Sarma.
Met de komst van de geluidsfilm moet grondiger worden nagedacht over de indeling van de zalen
om de best mogelijke akoestiek te bieden. De architecten verdringen elkaar om de mooiste tempels
van het witte doek te mogen optrekken. Een architectuur die helemaal in het teken staat van de
bioscoop wordt geboren, met aandacht voor het comfort van de zalen, voor een vlotte doorstroming
van de bezoekers, en voor ventilatie en akoestiek 26.
In en rond de Nieuwstraat komen er een hele reeks grote bioscoopzalen bij. De eerste is de Roxy
(1929), die de oude Régent omvat en een zaal met 1455 zitplaatsen biedt, gevolgd door de
Commodor (Nieuwbrugstraat 66), die in 1932 de deuren opent. In 1935 gaat de Crosly-Leopold III
open op de plek van de oude Modern Palace. In 1939 opent in de Nieuwbrugstraat de American
Cinema, een plek waar sinds 1908 al een bioscoop bestond onder de naam Palace en daarna Orient
Palace. Maar de twee meest opmerkelijke bioscopen van deze periode zijn ongetwijfeld de Eldorado,
opgericht in 1933 op het Brouckèreplein, en de Métropole, gelegen in de Nieuwstraat en ingehuldigd
in 1932 27.
De Métropole, Palais du Cinéma, is ontworpen door architect Adrien Blomme voor de familie
Wielemans en is het neusje van de zalm. Er worden kosten noch moeite gespaard om het publiek
tevreden te stellen. De uitbater heeft heel veel aandacht voor de technische kwaliteit en het comfort
van de bioscoop, die plaats biedt voor 3000 personen. Het interieur is al een spektakel op zich. In die
tijd wordt de Métropole vergeleken met "een luxeschip van de jaren dertig, de mooiste bioscoop van
België!". De decoratie is koket en verfijnd, en een bezoek aan de bioscoop wordt een gelegenheid om
zich van zijn mooiste kant te laten zien, naar de kapper te gaan en om vrienden te ontmoeten. De
gala's voor de bourgeoisie zijn hoogdagen voor de Métropole en de Nieuwstraat 28.
Maar de Nieuwstraat leeft ook na de voorstellingen: als 1000, 2000, 3000 mensen na de film de
bioscoop verlaten en samenkomen op straat, barst het feestgedruis los, vooral doordat sinds de
jaren 1920 de bals plaats hebben gemaakt voor de vele danszalen die de stad rijk is. Vaak zijn deze
nachtclubs niet meer dan ondergrondse uitbreidingen aan theaters, hotels, en vooral: bioscopen29!
Een voorbeeld is La Frégate, een uitbreiding van de bioscoop Métropole. De inrichting doet net zoals
25 F. DEVILLE, « Les lumières de la fête », dans Lieux de fêtes, Région de Bruxelles Capitale, Ed. Mardaga,
Sprimont, 1998, p. 88-95.
26 E. VAUTHIER et E. ESCOBEDO, « La ville, la lumière et l'image animée », dans Lieux de fêtes, Région de
Bruxelles Capitale, Ed. Mardaga, Sprimont, 1998, p. 67-69.
27 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 169.
28 E. VAUTHIER et E. ESCOBEDO, « La ville, la lumière et l'image animée », op.cit.
29 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 137.
de bioscoop denken aan de brug van een luxeschip en het etablissement zal tot in de jaren zestig een
van de grote trekpleisters van de Nieuwstraat blijven 30. Maar er is ook de Roxy, die zich onder de
gelijknamige bioscoop bevindt, en de Parisiana onder de Commodor 31...
Ook de straten in de omgeving van de Nieuwstraat bruisen van het leven: de dancing Le Palace trekt
hele horden bezoekers, en in de Bisschopstraat komen er heel wat danscafés bij (tussen de Munt en
de Anspachlaan) 32. Het beroemde café Le Diable au corps, het trefpunt van kunstenaars en
studenten, is gevestigd in de Koolstraat maar zal worden afgebroken om plaats te maken voor de
uitbreiding van de Innovation33. In de Finisterraestraat bevindt zich onder meer de taverne
L'Esperance, ontworpen in 1930 in de pure art-decostijl 34. En daarbij mogen ook de vele hotels langs
de centrale lanen en het Brouckèreplein niet vergeten worden.
De verbinding tussen de centrale lanen en het Brouckèreplein is de Wolvengracht, waar zich onder
het Théâtre de la Gaité de befaamde Gaity Bar bevindt. Na de Eerste Wereldoorlog zijn de twee
huisorkesten hier niet weg te denken. Het ene orkest speelt tango, het andere jazz, waardoor ze
elkaar mooi aanvullen. Maar al snel zal het programma moeten worden uitgebreid. In 1926 vestigt
zich namelijk een geduchte concurrent in de straat: de bioscoop Cameo en zijn danszaal. Om zijn
klanten te behouden gaat de Gaity volledige cabaretvoorstellingen aanbieden. In 1932 wordt de Bar
du Cameo omgedoopt tot de Broadway. Op het programma staan ballet en zangeressen, waaronder
Piaf. Voor muzikaal vertier zorgt Jean Omer 35…
Deze jaren vormen een heuse topperiode voor de muziek: jazz en dans zijn nauw met elkaar
verbonden. In 1920 doet de jazz officieel zijn intrede in België in de variététempel Alhambra 36. De
beweging gaat van start, en geen enkele danszaal zal nog zonder jazzgroep kunnen. Jazz was niet
alleen aanwezig in de danszalen, maar ook in de theehuizen en grote hotels werd er gedanst: Plaza,
Metropolis, Atlanta, Palace, Grand Hotel, ... Maar wie weet nog dat The Bistrouille Dance Orchestra,
de eerste grote Europese band, werd opgericht in Brussel? En dat Music, het eerste muziektijdschrift
dat uitsluitend was gewijd aan jazz, Belgisch was? In deze periode mocht Brussel zich terecht de
Europese hoofdstad van de jazz noemen, lang voor de muziekstroming in de andere grote steden zou
aanslaan 37.
Daarnaast zien we rond de jaren dertig een ware bloei van cafés en andere drankgelegenheden, die
een nog hogere vlucht neemt met de aankondiging dat de volgende Wereldtentoonstelling (1935)
naar Brussel komt 38.
30 A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, coll. Bruxelles, ville d’art et d’histoire, Région de Bruxelles-Capitale,
Bruxelles, p. 30.
31 D. DE BLIECK et E. VAUTHIER, Inventaire des salles de cinéma de la région de Bruxelles, La Rétine de Plateau,
Bruxelles, 1994.
32 M. DANVAL, « L'âge d'or des clubs de jazz et dancings (1920-1960), dans Lieux de fêtes, Région de Bruxelles
Capitale, Ed. Mardaga, Sprimont, 1998, p. 77-87.
33 A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, op.cit., p.11.
34 A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, op.cit., p.30.
35 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 138-140
36 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 142.
37 M. DANVAL, « L'âge d'or des clubs de jazz et dancings (1920-1960), op. cit., p. 77-87.
38 L’Heure bleue (…), op. cit., p. 156.
De bioscopen, cafés en danszalen maken het gemakkelijker om te begrijpen waarom de straten van
de binnenstad ooit zo in trek waren bij nachtraven. Eén ding is zeker: in 1930 was er in de
Nieuwstraat veel meer leven dan vandaag!
Lijst van geciteerde locaties en geografische situering(zie plan onderaan)
Cinémas
1
2
Kursaal
Brasserie
Lutetia
Palace
Geschiedenis:
Lutetia Palace (1921-1946), Victory (1946-1973)
Metropole
4
Palladium
Huidige bestemming
Rue Neuve 13-15
Hema
Rue Neuve 17/ Galerie
du Commerce 39
H&M
Rue Neuve 30
Zara
Rue Neuve 35
Promod
Rue Neuve 37
Ici Paris XL
Rue Neuve 53-55-57
Mango
Rue Neuve 68
?
Rue Neuve 153-155
City 2
Geschiedenis:
(1911-1929)
3
Adres
Geschiedeni
s: (1932-1994)
Geschie
denis: (1920-1954)
La
Cigale
5
Geschiedenis:
Le Tour du Monde (1911-1916), Cinéma Attractions (19181919), La Cigale (1919-1954), Cinevox (1954-1955), Astor
(1955-1979)
Le
Roxy
6
Geschiede
nis: Régent (1913-1929), Roxy (1929-1954), Etoile (19541979), Midi Minuit (1979-1985)
Trianon-Aubert Palace (19311955)
7
8
9
Geschiedenis:
Trianon (1913-1925), Aubert (1926-1930), Trianon-Aubert
Palace (1931-1955)
Eden
Geschie
denis: Eden (1906-1934) Crosly Nord (1934-1957)
Modern
Palace
Geschiedenis: Moder
Rue Neuve 147
n Palace (1913-1935), Crosly-Léopold III (1935-1950)
City 2
Orient
Palace
1
0
1
1
Geschied
enis: Palace (1908), Orient Palace (1918-1939), American
Cinéma (1939-1940), Interciné (1940-1944) American
Cinéma (1944-1952), American (1952-1985)
Commodor
Geschiedenis:
Commodor (1932-1938), Cinéphone (1938-1954)
Rue du Pont Neuf 62
?
Rue du Pont Neuf 66-68
?
1
2
1
3
1
4
Cameo
Geschiedenis:
(1926-1991)
Cinema de
l'Opéra
Geschiedenis: (1910-1914)
Piccadilly
Geschiedenis:
(1957-1981)
Dancings en cafés in de buurt van de
Nieuwstraat
1
5
1
6
1
7
1
8
1
9
2
0
2
1
Rue Fossé aux Loups
10-12
Cameo
Rue Fossé aux Loups 27 café L'Absolu
Rue Fossé aux Loups 28 Samurai
Adres
Info
Roxy (1932)
Rue Neuve 53-55-57
Onder de Roxy
La Frégate (1932)
Rue Neuve 30
Onder de Métropole
Le Diable au corps (1893-1929)
Rue aux Choux, 12
Grand café de Madrid (1924-1932) daarna
Parisiana (1932)
Rue du Pont Neuf 66-68
Onder de Commodor
Rue Fossé aux Loups 18
Onder Théâtre de la
Gaité
Gaity Bar
Bar du Cameo (1926) daarna Broadway (1932)
Rue Fossé aux Loups
10-12
Taverne-Hôtel L'espérance (1930)
Rue du Finistère 1-3
Onder de Cameo
Bestaat nog steeds in
oorspronkelijke stijl
Rue Neuve, THE nightlife spot of the 1930s
Beginnings
From the start of the 20th century, the city's central boulevards and Rue Neuve became the district
for cinemas – the new kind of theatre. Having, from 1850 onwards, started to shed its bourgeois
trappings of private mansions, Rue Neuve continued its transformation to become a busy shopping
street. 39
The Eden was the first cinema to be given its own specially designed building, in 1906-1907, on Rue
Neuve. Nearby, the Kursaal Brasserie (1911) and the Modern Palace (1913) took over the premises
of two department stores for their screening rooms, while the Tour du Monde (1911) replaced a
men's clothing store. 40 The Trianon took the place of an indoor market in 1913, and the Regent
opened in the same year. 41
The First World War put a brake on the booming film industry in Belgium, but once peace was
restored, a prosperous era began with the influx of American films, whose originality and vitality
ousted the French productions. 42
Inter-war years
While the start of the century had seen the emergence of a plethora of small cinemas, the inter-war
period was to become the Golden Age. 43 At that time, Rue Neuve and the central boulevards buzzed
at night with a vibrancy that is hard to imagine today. Cinemas dotted the street with their
illuminated signs, and cafés, tea rooms, ice cream parlours and bars abounded.
39L’Heure bleue. La vie nocturne à Bruxelles de 1840 à 1940, catalogue d’exposition (mars-mai 1987) Bruxelles,
Crédit Communal, 1987, p. 162.
40L’Heure bleue (…), op. cit., p. 161.
41
D. DE BLIECK et E. VAUTHIER, Inventaire des salles de cinéma de la région de Bruxelles, La Rétine de Plateau,
Bruxelles, 1994.
42L’Heure bleue (…), op. cit., p. 165.
43L’Heure bleue (…), op. cit., p. 167.
Indeed, electric lighting established itself firmly on the market after the First World War and was
readily exploited by a society that was discovering the charms of the city by night. Apartments,
theatres, cinemas, shops and advertising – entire cities were lit up by the miracle of electricity. It was
a profound and innovative development in the way cities were designed and experienced. Back-lit
advertising on the grand boulevards and outside lighting illuminated the streets to spectacular visual
effect. A decade later, neon signs appeared, and cinemas proudly began displaying the title of the
week's film on their elegant awnings. 44
Rue Neuve and the central boulevards continued to be colonised by cinemas of all kinds. In 1920, the
Palladium cinema was founded at number 35, and in 1921 the Lutetia Palace opened its doors in the
Galerie du Commerce.
At the end of 1929, the first talking motion picture, The Jazz Singer, was screened in Belgium on Rue
Neuve, at the Aubert cinema (formerly the Trianon). Three years later, all the major cinemas worthy
of that name turned to sound. On Rue Neuve, the Kursaal Brasserie disappeared with the demise of
silent film, to be replaced, in 1930, by the shop, Sarma.
With the advent of talking pictures, cinemas required more careful design so as to deliver the best
possible acoustics. Architects lined up to erect the most beautiful temples to film. A style of
architecture entirely dedicated to the cinema appeared: care was given to audience comfort,
audience flow, ventilation and sound quality. 45
Several major cinemas opened on Rue Neuve and nearby. First the Roxy (1929), which took over the
old Regent with a 1,455-seat cinema, and then the Commodor (Rue du Pont-Neuf 66), which opened
in 1932. In 1935, the Crosly-Leopold III opened on the premises of the former Modern Palace. The
American Cinema was created in 1939 on Rue du Pont-Neuf, where there had been a cinema since
1908, named first the Palace and then the Orient Palace. But the two most remarkable cinemas of
the period were most certainly the Eldorado, created in 1933 on Place de Brouckère, and the
Métropole on Rue Neuve inaugurated in 1932. 46
The Métropole, the “film palace”, was designed by the architect Adrien Blomme for the Wielemans
family and aimed to be at the forefront of modernity. Every effort was made to please the audience:
the operator placed priority on technical quality and on the comfort of the screening room, which
could accommodate up to 3,000 people. The interior décor alone was a fantastic sight to behold. At
the time, the Métropole was likened to "a 1930s cruise liner, the most beautiful cinema in Belgium!"
Attire was stylish and refined; going to the cinema was an opportunity to get dressed up to the nines,
go to the hairdresser, and to meet friends. These middle-class nights out were the finest hours of the
Métropole and Rue Neuve. 47
But Rue Neuve was also vibrant outside screening times: when 1,000, 2,000, 3,000 people streamed
out of the cinema and into the street, the district truly came to life. Particularly as, from the 1920s
44F. DEVILLE, « Les lumières de la fête », dans Lieux de fêtes, Région de Bruxelles Capitale, Ed. Mardaga,
Sprimont, 1998, p. 88-95.
45E. VAUTHIER et E. ESCOBEDO, « La ville, la lumière et l'image animée », dans Lieux de fêtes, Région de
Bruxelles Capitale, Ed. Mardaga, Sprimont, 1998, p. 67-69.
46L’Heure bleue (…), op. cit.,p. 169.
47E. VAUTHIER et E. ESCOBEDO, « La ville, la lumière et l'image animée », op.cit.
onwards, balls were replaced by dance halls, which flourished across the city. These night-clubs were
often actually underground extensions to theatres, hotels, and especially cinemas! 48 For example, La
Frégate, which was attached to the Métropole cinema and whose décor, like the cinema, was
reminiscent of the bridge of a cruise liner, was, until the 1960s, one of the prime night-spots on Rue
Neuve. 49 But there was also the Roxy underneath its cinema namesake, the Parisiana underneath
the Commodor, and many more. 50
Around Rue Neuve, the streets also teemed with life: the dance hall Le Palace on Place Rogier drew
in the crowds, while many dance bars cropped up on Rue de l'Eveque (between La Monnaie and
Boulevard Anspach). 51 The popular café, Le Diable au corps, the favourite spot for artists and
students, opened on Rue aux Choux but was destroyed in 1929 for the extension to the Innovation
department store.52 Rue du Finistère was home to the bar L'Esperance, designed in 1930 in true Art
Deco style. 53 There were also many hotels on the central boulevards and on Place de Brouckère.
Between the two, Rue du Fossé aux Loups was a prime location and was home to the famous Gaity
Bar under the Théâtre de la Gaité. After the First World War, this bar had two essential and
contrasting bands, one a tango band, and the other jazz. But this line-up soon had to be expanded.
Indeed, in 1926, a major competitor set up on the street: the Cameo cinema and its dance hall. The
Gaity started offering a full cabaret show to hang onto its custom. In 1932, the Bar du Cameo
became the Broadway. Ballet and singers, including Piaf, were part of the line-up with music by Jean
Omer and others of his ilk. 54
The musical ambiance was swinging in this period: jazz and dance were closely linked. In 1920, jazz
officially appeared in Belgium via the Alhambra cabaret. 55 The trend had caught on – every dance hall
had to have its own group. Jazz was not only played in the dance halls, but also at tea dances at the
major hotels: Plaza, Métropole, Atlanta, Palace, Grand Hôtel, etc. But who still knows that The
Bistrouille Dance Orchestra, the first European big band, was first formed in Brussels? And that the
first musical jazz review, Music, was Belgian? At that time, Brussels could pride itself on being the
European jazz capital, well before the other major cities had jumped on the bandwagon. 56
What's more, around the 1930s cafés and other drinking establishments began to flourish, reaching
new heights with the announcement of the forthcoming World Fair (1935). 57
With so many cinemas, cafés and dance halls, it becomes clear why the city centre's streets were, in
days gone by, the night-spot of choice, and that, in 1930, Rue Neuve was much more vibrant than it
is today!
48L’Heure bleue (…), op. cit.,p. 137.
49
A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, coll. Bruxelles, ville d’art et d’histoire, Région de Bruxelles-Capitale,
Bruxelles, p. 30.
50
D. DE BLIECK et E. VAUTHIER, Inventaire des salles de cinéma de la région de Bruxelles, La Rétine de Plateau,
Bruxelles, 1994.
51 M. DANVAL, « L'âge d'or des clubs de jazz et dancings (1920-1960), dans Lieux de fêtes, Région de Bruxelles
Capitale, Ed. Mardaga, Sprimont, 1998, p. 77-87.
52
A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, op.cit., p.11.
53
A.-M. PIRLOT, Bruxelles et ses cafés, op.cit., p.30.
54L’Heure bleue (…), op. cit., p. 138-140
55L’Heure bleue (…), op. cit., p. 142.
56 M. DANVAL, « L'âge d'or des clubs de jazz et dancings (1920-1960), op. cit., p. 77-87.
57L’Heure bleue (…), op. cit., p. 156.
List of locations.(see map below)
Cinémas
1
2
Kursaal
Brasserie
Lutetia
Palace
4
Palladium
Rue Neuve 13-15
Hema
Rue Neuve 17/ Galerie du
Commerce 39
H&M
History :
Lutetia Palace (1921-1946), Victory (1946-1973)
Metropole
Current situation
History: (1911-
1929)
3
Address
History:
(1932-1994)
Rue Neuve 30
Zara
Rue Neuve 35
Promod
Rue Neuve 37
Ici Paris XL
Rue Neuve 53-55-57
Mango
Rue Neuve 68
?
Rue Neuve 153-155
City 2
Rue Neuve 147
City 2
Histor
y: (1920-1954)
La Cigale
5
History:
Le Tour du Monde (1911-1916), Cinéma Attractions
(1918-1919), La Cigale (1919-1954), Cinevox (19541955), Astor (1955-1979)
Le
Roxy
6
History:
Régent (1913-1929), Roxy (1929-1954), Etoile (19541979), Midi Minuit (1979-1985)
Trianon-Aubert Palace (19311955)
7
8
9
History: Trianon
(1913-1925), Aubert (1926-1930), Trianon-Aubert
Palace (1931-1955)
Eden
Histo
ry: Eden (1906-1934) Crosly Nord (1934-1957)
Modern
Palace
History: Modern
Palace (1913-1935), Crosly-Léopold III (1935-1950)
Orient
Palace
1
0
1
1
1
2
1
3
1
4
History
: Palace (1908), Orient Palace (1918-1939), American
Cinéma (1939-1940), Interciné (1940-1944) American
Cinéma (1944-1952), American (1952-1985)
Commodor
History: Co
mmodor (1932-1938), Cinéphone (1938-1954)
Cameo
History: (19
26-1991)
Cinema de l'Opéra
History: (1910-
1914)
Piccadilly
History:
(1957-1981)
Nightclubs and pubs in the neighborhood
1
5
1
6
1
7
1
8
1
9
2
0
2
1
Rue du Pont Neuf 62
?
Rue du Pont Neuf 66-68
?
Rue Fossé aux Loups 10Cameo
12
Rue Fossé aux Loups 27
café L'Absolu
Rue Fossé aux Loups 28
Samurai
Address
comments
Rue Neuve 53-55-57
Under Neath Roxy
Rue Neuve 30
Under Neath Métropole
Roxy (1932)
La Frégate (1932)
Le Diable au corps (1893-1929)
Rue aux Choux, 12
Grand café de Madrid (1924-1932) puis le
Parisiana (1932)
Rue du Pont Neuf 66-68
Under Neath Commodor
Rue Fossé aux Loups 18
Under Neath Théâtre de la
Gaité
Gaity Bar
Bar du Cameo (1926) puis Broadway (1932)
Rue Fossé aux Loups 1012
Under Neath Cameo
Taverne-Hôtel L'espérance (1930)
Rue du Finistère 1-3
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