Lait et cancer : pas de lien sauf un rôle protecteur

Commentaires

Transcription

Lait et cancer : pas de lien sauf un rôle protecteur
Le CERIN
Nos nutritionnistes
Presse
Contact
Accueil > Feuillet
RECHERCHE
Retour vers :Les dossiers / Alimentation et cancer
Soumettre la requête
Mot-clé
Lait et cancer : pas de lien sauf un rôle
protecteur vis-à-vis du cancer de côlon
3.
OU CHOIX D'UN SUJET
Activité physique
Allergies
Adultes
Enfants de 0 à 3 ans
Précédent
Enfants de 4 à 10 ans
NOS PUBLICATIONS
NUTRI-DOC
CHOLE-DOC
ALIMENTATION ET
PETIT BUDGET
N°153 NOVEMBRE 2016
Nutrigénétique et
maladies métaboliques
Selon le rapport de l’Institut National du Cancer (INCA), la consommation de lait et
de produits laitiers protège du risque de cancer colorectal et aucun lien n’a été
démontré entre leur consommation et l’augmentation d’un risque de cancer.
Le lait est un facteur protecteur vis-à-vis du cancer colorectal
Le lait et les produits laitiers protègent contre le risque de cancer colorectal. Observé dès
2004 et 2007, dans les premiers rapports du WCRF, ce bénéfice a été vérifié et confirmé
dans sa mise à jour sur le cancer colorectal en 2011, et à nouveau dans le rapport de l’INCA
en 2015.
Le lait ne diminue pas le risque de cancer du sein
Tous les Chole-doc
Certains travaux (lien : http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommation-produitslaitiers-diminue-risque-cancer-sein.html ) concluent qu’une plus forte consommation de
produits laitiers pourrait réduire le risque de cancer du sein. Toutefois, l’INCA, après analyse
LES DERNIERS DOSSIERS
de l’ensemble de la littérature scientifique, considère que l’effet bénéfique des produits
Alimentation et
cancer Lire
laitiers sur le risque de cancer du sein n’est pas prouvé*.
Le lait n’augmente pas le risque de cancer de la prostate
La consommation de lait ou de produits laitiers n’augmente pas le risque de cancer de la
prostate, c’est la conclusion de l’INCA*.
Microbiote et
Probiotiques Lire
En 2007, les données disponibles conduisaient le WCRF à conclure qu’une alimentation riche
en calcium (supérieure à 1500 mg par jour, donc dépassant les recommandations) était un
Protéines et sport
facteur de risque probable de cancer de la prostate. Mais dans sa mise à jour de 2014, il
Lire
jugeait que le lien entre alimentation riche en calcium et élévation du risque de cancer de la
prostate était d’un niveau de preuve limité donc peu convaincant. De même, le lien entre
consommation importante de produits laitiers et risque de cancer de la prostate restait peu
Tous les dossiers
convaincant. Enfin, donc en 2015, le rapport de l’INCA actualisé des dernières données
scientifiques a conclu à une absence de lien.
Il n'y a pas de lien entre les facteurs de croissance IGF-1 du lait et le cancer
L’hypothèse selon laquelle la consommation de lait favoriserait certains cancers à cause
des facteurs de croissance IGF-1 qu’il contient est fausse. Les facteurs de croissance sont
produits naturellement par l’Homme et par de nombreuses espèces animales. Ils ont de
multiples rôles au sein de l’organisme, notamment dans les mécanismes de multiplication
cellulaire, c’est pourquoi de nombreuses études ont cherché à savoir s’ils pouvaient jouer un
rôle dans le processus de développement de cancers. Les IGF (facteurs de croissance
insulinomimétiques), et en particulier la molécule IGF-1, sont les plus étudiés par la
communauté scientifique. Pour le moment, la relation entre la concentration d’IGF-1 et le
risque de cancer reste un sujet discuté.
Dans tous les cas, après analyse de l’ensemble de la littérature scientifique pertinente,
l’Anses constate que :
l’IGF-1 alimentaire est très faiblement absorbé par le tube digestif,
la teneur en IGF-1 du lait est fortement réduite par les traitements UHT et de
pasteurisation (>95% du lait consommé en France),
la quantité d’IGF-1 exogène laitier absorbée est faible au regard de la quantité
d’IGF-1 endogène circulante (l’IGF-1 naturellement produit par l’organisme).
Par contre, des facteurs nutritionnels peuvent effectivement moduler la synthèse d’IGF-1
endogène. Il s’agit de :
l’apport protéique (toutes sources confondues),
l’apport énergétique,
la masse adipeuse,
le niveau d’activité physique.
Ainsi, même si la relation entre IGF-1 circulant et cancer était confirmée, les produits laitiers
spécifiquement et l’IGF-1 d’origine alimentaire resteraient largement disculpés.
Enfin, l’Anses rappelle que l’origine des cancers est multifactorielle et qu’on ne pourrait, quoi
qu’il en soit, incriminer l’IGF-1 circulant de façon isolée.
L’INCA propose un test grand public « Prévention cancer, le test », partagez le sur les
réseaux sociaux : http://www.e-cancer.fr/prevention-cancers-le-test
* La relation est considérée comme étant simplement « suggérée », ce qui correspond à un niveau de preuve faible, le
troisième derrière « convaincant » et « probable ». Soit il manque des méta-analyses d’études prospectives, ou un effet
dose-réponse, soit les résultats des études sont trop hétérogènes de façon inexpliquée.
Institut National du Cancer. Les cancers en France, édition 2014, 2015, 87 p. Disponible sur
http://www.e-cancer.fr/publications/69-epidemiologie/824-les-cancers-en-france-edition-2014
World Cancer Research Fund/American Institute for Cancer Research. Food, Nutrition, Physical Activity,
and the Prevention of Cancer : a Global Perspective. AICR, Washington DC, 2007, 517 p. Disponible sur
http://www.dietandcancerreport.org
World Cancer Research Fund / American Institute for Cancer Research. Continuous Update Project Report.
Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Colorectal Cancer. 2011
World Cancer Research Fund / American Institute for Cancer Research. Continuous Update Project Report.
Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Breast Cancer. 2010
World Cancer Research Fund International/American Institute for Cancer Research Continuous Update
Project Report: Diet, Nutrition, Physical Activity, and Prostate Cancer. 2014. Available at:
http://www.wcrf.org/sites/default/files/Prostate-Cancer-2014-Report.pdf
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Étude des liens
entre facteurs de croissance, consommation de lait et de produits laitiers et cancers. Édition scientifique,
Maisons-Alfort, avril 2012, 198 p.
Disponible sur https://www.anses.fr/sites/default/files/documents/NUT2009sa0261Ra.pdf
Méta-analyse portant sur la consommation de produits laitiers et le risque de cancers du sein :
Jia-Yi Dong, Lijun Zhang, Ka He et Li-Qiang Qin (2011) Dairy consumption and risk of breast cancer: a
meta-analysis of prospective cohort studies, Breast Cancer Research and Treatment ; 127(1):23-31
Précédent
Copyright © CERIN 2009-2013
Le CERIN
Nos nutritionnistes
Mentions légales
Contact
Presse
Plan du site
Liens utiles
Glossaire
Bibliographies scientifiques
Réalisation Hippocampe
Populations
Pathologies
Alimentation
Politiques
Adultes
Autres pathologies
Boissons
Société
Enfants de 4 à 10 ans
Surpoids / Obésité
Ostéoporose
Comportements
alimentaires
Recommandations
Enfants de 0 à 3 ans
Adolescents
Intolérances
Femmes enceintes ou qui
allaitent
Maladies cardiovasculaires
Europe/ International
Dernières actualités
scientifiques
Apports hydriques : les
spécificités...
Autres constituants
Gare aux pesticides
Produits céréaliers Légumes secs
Régime : miser sur le
déjeuner
Fruits et légumes
Manque d’iode chez les
végétaliens