Dossier de presse - Cinéma La Fourmi

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Dossier de presse - Cinéma La Fourmi
ENTERTAINMENT ONE FEATURES Présente
En association avec PARTICIPANT MEDIA et FIRST LOOK MEDIA
Une production ANONYMOUS CONTENT et ROCKLIN/FAUST
Un Film de TOM Mc CARTHY
MARK RUFFALO – MICHAEL KEATON – RACHEL Mc ADAMS
LIVE SCHREIBER – JOHN SLATTERY – BRIAN D’ARCY JAMES
et STANLEY TUCCI – JAMEY SHERIDAN – BILLY CRUDUP
Casting
Kerry Barden et Paul Schnee
Musique
Howard Shore
Chef Costumier
Wendy Chuck
Éditeur
Tom Mc Ardle
Directeur Artistique
Directeur de la photographie
Produit par
Stephen Carter
Masanobu Takayanagi
Michael Sugar – Steve Golin
Nicole Rocklin – Blye Faust
Producteurs exécutifs
Jeff Skoll – Jonathan King – Pierre Omidyar
Michael Bederman – Bard Dorros
Tom Ortenberg – Peter Lawson – Xavier Marchand
Coproduction
Écrit par
Réalisé par
Kate Churchill et Youtchi Von Lintel
Josh Singer et Tom Mc Carthy
Tom Mc Carthy
Durée : 2h08
Sortie Mercredi le 27 Janvier 2016
NEWSROOM: warnerbros.fr/newsroom
Tous nos dossiers de presse, communiqués, actus, projections de presse…etc…
DISTRIBUTION
WARNER BROS. France
115 avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly sur Seine
CONTACTS PRESSE
Eugénie Pont
Carole Chomand & Sabri Ammar
Tel : 01 72 25 10 83 / 11 16
SPOTLIGHT
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SYNOPSIS
Tiré d'une histoire vraie, SPOTLIGHT raconte comment, en 2002, le Boston Globe
a révélé la complicité de l'Église catholique dans plusieurs affaires retentissantes de
pédophilie.
Été 2001. À peine nommé rédacteur en chef du Boston Globe, Marty Baron (Liev
Schreiber) missionne ses journalistes d'investigation pour enquêter sur un curé accusé
de pédophilie. L'affaire est grave puisque le prêtre aurait violé des dizaines de jeunes
paroissiens en l'espace de trente ans… Mais s'attaquer à l'Église catholique dans une
ville comme Boston n'est pas sans risque. Pour autant, les reporters de l'équipe
Spotlight dirigée par Walter “Robby” Robinson (Michael Keaton) se mettent au travail.
Dans le cadre de l'enquête, les journalistes rencontrent l'avocat des victimes, Me
Mitchell Garabedian (Stanley Tucci), et plusieurs de ses clients : ils sont désormais
convaincus que l'Église a mis en place un vaste système de protection des prêtres
prédateurs. Malgré la résistance acharnée des plus hautes autorités religieuses, le Globe
finit par publier les conclusions de l'enquête en janvier 2002. L'article fait l'effet d'une
bombe et encourage d'autres victimes, dans quelque 200 villes du monde entier, à
prendre la parole.
NOTES DE PRODUCTION
Bien que plusieurs cas isolés de viols par des prêtres catholiques aient déjà été
signalés avant l'affaire Spotlight, la vaste enquête de l'équipe du Globe, rigoureusement
étayée par des preuves, a révélé l'étendue des crimes perpétrés par des membres du
clergé – et la volonté de l'Église de soustraire les ecclésiastiques à toute poursuite avec une précision inédite.
Les producteurs Nicole Rocklin et Blye Pagon Faust ont initié le projet de
transposer l'enquête des journalistes du Globe au cinéma. "C'était l'affaire la plus
sidérante dont on ait entendu parler", confie Blye Pagon Faust. "Spotlight a décidé de
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s'attaquer à une institution qui possède pouvoir, argent et ressources, et de prouver à
l'opinion publique que personne n'est au-dessus des lois".
Nicole Rocklin et Blye Pagon Faust ont proposé à Anonymous Content de
produire le film à leurs côtés. "On s'est tout de suite dit qu'il fallait qu'on participe à la
production de cette histoire hors du commun", note le fondateur d'Anonymous Content,
Steve Golin. "SPOTLIGHT est à la fois un récit captivant et un film engagé".
Participant Media a également compris que le projet pouvait éveiller les
consciences. "Lorsque nos amis, chez Anonymous Content, nous ont expliqué qu'ils
développaient ce projet, on a sauté sur l'occasion d'y participer", indique Jonathan King,
vice-président exécutif de la société, en charge des longs métrages de fiction.
Pour écrire le scénario, Nicole Rocklin et Blye Pagon Faust ont fait appel à Tom
McCarthy, à la fois réalisateur, scénariste et comédien, et auteur du CHEF DE GARE, WIN
WIN et THE VISITOR, cité à l'Oscar pour le scénario de LÀ-HAUT. De son côté, McCarthy
a sollicité Josh Singer, ancien scénariste d'À LA MAISON BLANCHE. "Tom sait
merveilleusement faire surgir l'émotion à partir d'intrigues complexes", indique King.
McCarthy a été sensible à l'histoire à plusieurs égards. "J'ai trouvé fascinant de
voir comment ce type, Marty Baron, qui vient de Miami, propose dès son premier jour au
Boston Globe d'enquêter sur une possible tentative de l'Église catholique d'étouffer un
scandale", dit-il. "C'était très audacieux de sa part".
En outre, l'affaire Spotlight permettait de rendre un hommage appuyé à la
tradition des grands reportages de la presse écrite. "Ce qui m'inquiète énormément,
c'est qu'il reste très peu de journalistes d'investigation aujourd'hui par rapport à il y a
une quinzaine d'années", constate le réalisateur. "Grâce à ce film, je me suis dit qu'on
allait pouvoir montrer l'impact du travail de fond de journalistes d'investigation aguerris.
Qu'y a-t-il de plus important que le sort de nos enfants ?"
Le cinéaste a mêlé une dimension plus personnelle au récit : "J'ai grandi dans le
catholicisme, si bien que je connais bien l'institution, et que j'ai du respect et de
l'admiration pour elle", reprend-il. "Dans ce film, il ne s'agit pas d'éreinter l'Église, mais
de se poser la question de savoir comment un tel phénomène peut se produire. L'Église
s'est rendue coupable – et continue de le faire dans une certaine mesure – de violence
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institutionnelle, non seulement en comptant des violeurs d'enfants dans ses rangs, mais
en étouffant leurs crimes. Comment ces actes épouvantables ont-ils pu être perpétrés
pendant des décennies sans que quiconque ne proteste ?"
À l'instar de l'équipe Spotlight, Singer et McCarthy se sont entretenus pendant
des mois avec des journalistes, des victimes et d'autres protagonistes de l'affaire.
"On s'est rendu à Boston à deux ou trois reprises où on a eu plusieurs entretiens
avec chacun des journalistes de Spotlight, et je me suis dit qu'on avait fait le tour",
indique Singer. "Mais Tom était obnubilé par la crédibilité. Il ne cessait de me
demander : 'Et les journalistes qui ont travaillé sur Porter ? Et les avocats ? On n'aurait
pas intérêt à rencontrer Jon Albano ? Et Eric MacLeish ?' Il voulait décortiquer l'affaire
sous tous les angles. J'ai toujours aimé faire des recherches, si bien que c'était un vrai
bonheur. Et le plus étonnant, c'est que c'est en étendant nos recherches qu'on est
tombés sur les détails les plus inattendus. C'est grâce à ces éléments que l'intrigue est
aussi réaliste".
Singer, qui a décroché son diplôme de droit de la Harvard Law School peu de
temps avant le début de l'enquête Spotlight, s'était abstenu de lire quoi que ce soit sur
le scandale qui a éclaboussé l'Église. "Je me souviens qu'à l'époque où je commençais à
travailler sur À LA MAISON BLANCHE, je ne voulais rien lire sur l'affaire dans la presse car
l'idée de ces viols commis par des prêtres me dégoûtait", dit-il. "Ce qui m'a vraiment
intéressé dans SPOTLIGHT, c'est qu'on raconte l'histoire des journalistes qui ont révélé
l'affaire. À mes yeux, c'était la bonne approche pour en parler. En s'attachant à ces
journalistes, le spectateur cerne bien les enjeux d'une affaire qui lui semble accessible".
L'ÉQUIPE SPOTLIGHT
Le patron de l'équipe Spotlight, Walter "Robby" Robinson, est campé par
Michael Keaton, cité à l'Oscar pour BIRDMAN d'Alejandro Gonzales Iñarritu. Le
comédien, qui a grandi dans une famille catholique pratiquante, a su s'approprier le rôle
avec une justesse déconcertante. "Dans la première scène du film que j'ai vue, il y avait
un plan de Michael Keaton, et j'ai failli tomber à la renverse tellement il me ressemblait",
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s'enthousiasme Robinson. "Il ne s'agissait pas seulement du visage et de mon accent de
Boston, mais aussi de mes expressions, de mes mimiques et de ma gestuelle. Il m'avait
totalement percé à jour".
McCarthy explique qu'il a songé à Keaton notamment après l'avoir vu dans le
rôle convaincant d'un journaliste stressé dans LE JOURNAL (1994) de Ron Howard. "Le
plus drôle, c'est que LE JOURNAL fait partie des films préférés de Robby Robinson",
confirme le réalisateur. "Tout comme Robby, Michael est à la fois coriace, adorable et
séducteur, et il a un sens de l'humour féroce. Il a su mettre à profit toutes ces qualités
pour le rôle de ce leader qui dirige l'enquête".
Mike Rezendes, interprété par Mark Ruffalo, travaille sous les ordres de
Robinson. Cité à l'Oscar pour son interprétation du lutteur David Schultz dans
FOXCATCHER de Bennett Miller, l'acteur a reçu le scénario un vendredi, l'a lu dans la
nuit de vendredi à samedi et a donné son accord dès le lendemain. "Je me suis tout de
suite dit que ça allait être un film important", indique Ruffalo. "Il y a des films qu'on
tourne pour les réalisateurs et les producteurs, et d'autres, comme SPOTLIGHT, qu'on
tourne pour soi. C'est terrible de penser à tous ces innocents qui ont été blessés et violés
par une institution qui n'a aucune excuse pour son comportement".
Ruffalo a vécu dans l'ombre de Rezendes pendant des semaines pour bien
s'approprier la personnalité de ce journaliste pugnace : "Lorsque j'ai fait la connaissance
de Mike, il était un peu méfiant, ce qui n'est pas surprenant", note l'acteur. "Il s'est
demandé ce que je voulais – et c'est compréhensible. On est allé chez lui, et puis on a
dîné ensemble et on a longuement marché. On a beaucoup parlé, et j'ai commencé à
comprendre ce qui l'animait et qui il était. Je me suis ensuite rendu à la rédaction du
Globe et j'ai passé cinq jours en compagnie de Mike avant d'entamer les répétitions. Une
fois que le tournage a commencé, il est venu sur le plateau assez régulièrement. C'était
d'autant plus déstabilisant qu'il me regarde travailler que je tenais vraiment à l'incarner
avec justesse".
À mesure qu'il apprenait à connaître Rezendes, Ruffalo s'est aperçu qu'il avait
beaucoup de points communs avec ce dernier. "Ni Mike, ni moi ne venons du sérail",
observe le comédien. "En effet, nous sommes issus de milieux qui ne nous ont pas
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franchement aidés à réaliser nos objectifs professionnels. Nous étions rebelles et nous
avons tous les deux grandi dans des familles catholiques. Mike et moi avons tourné le
dos à l'Église parce que nous trouvions qu'il y avait des incohérences entre ses préceptes
et ce qu'elle donnait à voir dans l'espace public".
Premier comédien à donner son accord, Ruffalo a campé son personnage avec la
densité qu'on lui connaît : "Plus que tout autre acteur, Mark est capable de se
transformer physiquement d'un film à l'autre", affirme McCarthy. "Il sait rendre ses
personnages émouvants et c'était donc un vrai bonheur de voir Mark incarner Mike
Rezendes avec une telle subtilité, sans jamais être démonstratif ou prétentieux".
Si Rezendes s'attache à la dimension juridique de l'enquête, Sacha Pfeiffer,
campée par Rachel McAdams, préfère mener les entretiens avec les victimes des prêtres
pédophiles. "Sacha est une petite futée", indique Rachel McAdams, saluée pour ses
prestations dans la série TRUE DETECTIVE, ou les films SHERLOCK HOLMES et N'OUBLIE
JAMAIS. "Avec Sacha, on a commencé par échanger par e-mail, puis on s'est téléphonés,
et j'ai fini par me rendre en train de New York à Boston un week-end, et j'ai passé
l'après-midi avec elle et son mari", dit-elle encore.
Ces longs entretiens se sont avérés fructueux. "J'ai posé à Sacha la moindre
question qui me venait en tête, y compris sur les détails les plus futiles comme, par
exemple, 'est-ce que vous portiez une montre ?' Quel que soit le sujet, elle a répondu à
l'ensemble de mes interrogations".
Nourrie par ses discussions avec Sacha Pfeiffer, l'actrice apporte une grande
émotion aux scènes où elle encourage avec douceur les victimes de viol à prendre la
parole. "J'ai été vraiment marquée par l'immense respect dont Sacha fait preuve à
l'égard des victimes", déclare la comédienne. "Elle m'a dit : 'Pendant très longtemps, ils
ont dû refouler cette souffrance et n'ont jamais parlé de ce qui s'est passé ni même
demandé qu'on reconnaisse leur traumatisme. Et voilà que je débarque à l'improviste
pour leur demander de me raconter ces viols et que je bouleverse leur quotidien'. Sacha
m'a expliqué qu'elle ne pouvait pas, d'un point de vue moral, se contenter de mener ses
entretiens, repartir, se servir de cette matière pour ses articles et disparaître aussi vite
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qu'elle était apparue dans leur vie. C'est pour cela qu'elle continue encore aujourd'hui à
entretenir des relations avec plusieurs victimes, bien après les révélations du Globe".
La comédienne a été touchée par la capacité de Sacha Pfeiffer à obtenir par la
douceur des détails précieux pour son enquête de la part des personnes interviewées.
"Ces victimes sont aujourd'hui des adultes, des ouvriers pour la plupart, qui ont
beaucoup de mal à parler de ce qu'ils ressentent avec quiconque, et encore moins avec
un journaliste", note-t-elle. "Sacha possède une qualité d'écoute extraordinaire, et elle
fait preuve de beaucoup d'empathie. Mais il fallait aussi qu'elle demande à ces hommes
d'être très précis dans leur manière de raconter ce qui leur était arrivé afin qu'on ne
réduise pas leur traumatisme à un simple 'attouchement'".
Le réalisateur a d'abord contacté Rachel McAdams par Skype et a
immédiatement été frappé par sa simplicité. "Sacha et Rachel sont toutes les deux très
directes", explique-t-il. "Elles sont intelligentes, sans être directives, et Sacha a une
grande facilité à communiquer avec les autres, tout comme Rachel d'ailleurs. C'est ce
qu'on voit dans les scènes très fortes du film où la comédienne se montre tenace sans
jamais être intrusive. Rachel a un formidable sens du contact humain".
Liev Schreiber campe Marty Baron, rédacteur en chef du Boston Globe, avec la
froide détermination qui caractérise celui-ci. Une qualité qui n'avait pas échappé à
Singer au cours de ses recherches : "Lorsque j'ai rencontré Marty à Washington, il y
avait un Post-it dans son bureau sur lequel était écrit : 'Je ne suis ni chaleureux, ni gentil'.
Marty se fout totalement de savoir qui il emmerde : son seul objectif, c'est d'obtenir les
infos pour son article".
Récemment cité à l'Emmy pour la série RAY DONOVAN, Schreiber a aussitôt été
séduit par le personnage intransigeant de Baron. "C'est lorsque je me suis rendu à
Washington et que j'ai fait la connaissance de Marty Baron que j'ai été totalement
emballé par le projet", indique le comédien. "C'était un régal d'apprendre à le connaître
et c'était passionnant de mieux comprendre les difficultés terribles auxquelles doivent
faire face bon nombre de journaux aux États-Unis. D'ailleurs, si j'ai autant aimé ce
scénario, c'est parce qu'il prend vraiment fait et cause pour la presse et les journalistes".
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"Marty et ses collègues sont des héros à mes yeux", poursuit le comédien. "En
discutant avec Marty, je me suis rendu compte que son boulot est épuisant. Peu lui
importent les conséquences de ses enquêtes : il aime se battre, il n'est pas du genre à
battre en retraite et il était prêt à affronter des individus et des organisations
particulièrement redoutables pour faire éclater la vérité".
Ancien rédacteur en chef adjoint du Globe, Ben Bradlee Jr. s'est facilement
reconnu dans l'acteur qui l'incarne à l'écran. "Quand j'ai su que John Slattery allait
interpréter le rôle, je me suis tout de suite souvenu du salopard qu'il joue dans la série
MAD MEN", dit-il. "J'aime bien ce type de crapules. Et j'aime bien John. On a passé pas
mal de temps ensemble. C'est un garçon sérieux. Et comme on est de Boston tous les
deux, on a la même passion pour les Red Sox [équipe de base-ball de Boston, NdT]".
Pour McCarthy, ami de longue date de Slattery, l'acteur s'imposait dans le rôle
de Bradlee : "Tout comme Ben, John est bourru et direct et il n'est pas du genre à
baratiner", indique le réalisateur. "Il respire la confiance en soi et, du coup, il était
l'acteur idéal pour incarner Ben".
Connu de millions de téléspectateurs pour son interprétation de Roger Sterling,
publicitaire désinvolte dans la série MAD MEN, Slattery était enchanté de camper
Bradlee : "Ben est un type très futé et haut en couleurs, si bien qu'il y avait une
formidable matière pour un acteur", note Slattery. "Il ne faut pas sous-estimer l'influence
de l'Église catholique à Boston à cette époque. La ville abritait l'archidiocèse le plus
important du pays et 53% des lecteurs du Globe étaient catholiques. S'attaquer à l'Église
dans une ville comme Boston relevait vraiment du défi pour Bradlee".
Étant donné que Slattery est originaire de Boston, il connaissait bien les lieux de
tournage du film, à l'instar de Fenway Park où son oncle a travaillé pendant plusieurs
décennies pour les Red Sox. Mais tandis qu'avance l'intrigue, son personnage passe par
de terribles phases d'angoisse : "Ben ressent une pression très forte sur ses épaules à
mesure que progresse l'enquête", explique Slattery. "Quand on prend de tels risques
pour écrire un article aussi retentissant et bouleversant, et susceptible de faire autant de
mal à l'Église catholique, on a intérêt à bien faire les choses".
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Parmi les membres de l'équipe Spotlight, on compte aussi le documentaliste
Matt Carroll, interprété par Brian d'Arcy James. "Matt se définit lui-même comme
l'intello de la bande", souligne James, précisant que l'homme est aujourd'hui chercheur
pour le Centre des Médias Civiques du célèbre Massachusetts Institute of Technology.
"Matt a su réunir toutes ces informations sur les prêtres et divers incidents qui ont
émaillé trois décennies sur des feuilles de calcul Excel. Et puis, il s'est servi des données
chiffrées pour étayer l'enquête".
L'avocat revêche Me Mitchell Garabedian (Stanley Tucci) fournit des
renseignements précieux à l'équipe Spotlight. "Il s'est fixé pour mission d'obtenir
réparation devant la justice pour des centaines de gens", rapporte l'acteur. Celui-ci n'a
jamais rencontré Garabedian, mais a visionné d'innombrables reportages sur l'avocat et
autres images d'archives. "Quand on pense à tous les témoignages qu'a recueillis
Garabedian, de la part d'enfants ou d'octogénaires violés à l'âge de huit ans, on se dit
que cela doit vous attaquer sur le plan psychologique. Et pourtant, il est inoxydable".
Comme on le constate dans le film, Garabedian se révèle peu disposé à venir en
aide aux journalistes du Globe lorsque ces derniers finissent par le contacter : "De
manière générale, c'est un type méfiant", souligne Tucci. "Il y a tellement de duplicité, et
d'accords et de tractations négociés en sous-main entre l'Église et la classe politique et la
police qu'il y avait de quoi être parano".
LA VÉRITABLE ENQUÊTE SPOTLIGHT
Dans SPOTLIGHT, le tout nouveau rédacteur en chef Marty Baron lance l'enquête
fracassante sur l'Église dès son premier jour au journal. Journaliste laconique, il se
souvient d'avoir déclenché un véritable séisme alors même qu'il débarquait à peine du
Miami Herald. "En 2001, les mentalités au Globe étaient assez étriquées", déclare Baron,
aujourd'hui rédacteur en chef du Washington Post. "Le journal n'avait jamais recruté un
rédacteur en chef qui ne soit pas de Boston".
Lors de sa première conférence de rédaction, Baron a demandé aux chefs de
rubrique pourquoi l'article d'Eileen McNamara paru le week-end précédent n'avait pas
suscité d'interrogations. "Elle évoquait plusieurs allégations sur un prêtre qui aurait
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commis des viols, précisant que la vérité risquait de ne jamais être révélée. L'Église
défendait une version et l'avocat des victimes en défendait une tout autre. J'ai donc posé
la question de savoir si on pourrait un jour connaître la vérité", ajoute Baron.
Walter "Robby" Robinson, actuellement chroniqueur pour le Boston Globe,
reconnaît que Baron a su faire évoluer l'état d'esprit de la rédaction : en effet, il a remis
en cause le pouvoir de l'Église jusque-là incontesté d'étouffer toute affaire de
pédophilie. "Lorsque Marty Baron est arrivé, il nous a dit qu'on devrait réclamer à la
Justice de déclassifier les archives car l'opinion publique avait le droit de connaître la
vérité", raconte Robinson. "On n'était pas habitués à ça. Au sein de l'équipe Spotlight,
notre boulot consistait plutôt à dénoncer la corruption des pouvoirs publics lorsqu'on
disposait d'archives et de personnes à interviewer. Mais pour cette enquête, il fallait
vraiment qu'on fasse d'intenses recherches et qu'on passe des coups de fil pour dénicher
des infos sur ce fameux prêtre John Geoghan. On a vite découvert qu'il n'y avait pas
qu'un seul prêtre impliqué, mais plusieurs. Au moment où on a publié les résultats de
l'enquête, en janvier 2002, on avait la preuve que quelque 70 prêtres avaient abusé
d'enfants sexuellement, que l'Église avait passé des accords pour étouffer ces affaires, et
que dans le cadre de ces accords qui avaient duré plusieurs décennies, les curés violeurs
avaient été mutés dans d'autres paroisses où le plus souvent ils avaient récidivé".
Robinson évoque avec fierté l'impact de l'enquête Spotlight : "En 2002, on a
publié près de 600 articles sur le viol de milliers d'enfants par des centaines de prêtres,
pas seulement à Boston, mais partout dans le pays. Malheureusement, comme nous le
savons tous, des affaires comme celle-là se sont produites dans le monde entier".
L'évocation de ce scandale au bout de toutes ces années suscite une réaction
mitigée chez Michael Rezendes, lauréat du Prix Pulitzer pour le travail d'enquête mené
par lui et son équipe. "Malgré tous les honneurs, les articles nous rendant hommage, les
félicitations et même ce film, on ne peut pas pleinement s'en satisfaire", dit-il. "Nous
avons tous gravés dans nos mémoires l'image de ces personnes qui nous ont fait part de
leur souffrance et, du coup, nous pensons d'abord à ce que ces victimes de l'Église ont
enduré".
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Rezendes, qui continue à enquêter sur la corruption au sein de l'équipe Spotlight
du Boston Globe, s'est entretenu avec Singer pendant des dizaines d'heures. Mais il a
malgré tout été surpris par la transposition de l'enquête à l'écran : "Mark Ruffalo
ressemble à s'y méprendre à l'homme que j'étais en 2001, avec mes cheveux courts, mes
chaussures habillées, mes chemises foncées et mes jeans", dit-il. "Il a aussi
remarquablement restitué mon élocution et ma démarche".
Peu habituée à être interviewée, Sacha Pfeiffer a été impressionnée par
l'attention de Rachel McAdams au moindre détail au cours de leurs conversations.
"Rachel me posait des questions du genre, 'Est-ce que tu te laissais pousser les ongles en
2001 ? Est-ce que tu déjeunais à la cantine du Globe ou est-ce que tu venais au travail
avec de quoi manger ? Qu'est-ce que tu portais comme chaussures ? Est-ce que tu te
changeais quand tu allais te balader ? Est-ce que tu racontais quoi que ce soit à ta
famille ? Qu'est-ce que ton mari en pensait ? Tu ne t'es jamais sentie frustrée ?'"
Sacha Pfeiffer, revenue au Boston Globe en 2014 après avoir travaillé pendant six
ans pour l'antenne régionale de la radio NPR, a été sensible à la préparation minutieuse
de la comédienne. "Même si la plupart des spectateurs ne savent pas du tout à quoi je
ressemble, Rachel souhaitait être la plus proche de la réalité parce qu'elle tenait à
restituer nos combats et nos questionnements les plus intimes – tout comme ses
partenaires. Et quand, sur le tournage, j'ai vu Rachel descendre les marches de la Boston
Public Library, je me suis dit, 'C'est moi !'"
UNE SALLE DE RÉDACTION … HISTORIQUE
SPOTLIGHT commence et s'achève dans les bureaux du Boston Globe. Pour
reconstituer les locaux d'un grand journal pendant la période critique de transition du
papier au numérique, le chef-décorateur Stephen H. Carter a mesuré les bureaux du
Globe, puis s'en est servi pour reconstituer 120 postes de travail dans un grand magasin
Sears désaffecté de la banlieue de Toronto. "La salle de rédaction a mobilisé toute notre
attention", indique Carter qui a collaboré récemment à BIRDMAN.
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D'autre part, le chef-décorateur a pu aménager plusieurs décors naturels situés
sur les lieux mêmes du Boston Globe : "Que ce soit l'imprimerie ou la salle de
documentation, il y a beaucoup de décors qu'on n'aurait pas pu trouver ailleurs",
indique-t-il. "Les salariés du Globe nous ont soutenus tout au long du tournage. Autant
dire que cela aurait été stupide de ne pas saisir une telle opportunité".
Particulièrement perfectionniste, Carter est allé jusqu'à installer un flamand rose
dans le bureau de Marty Baron, en s'inspirant de la réalité historique ! "J'ai été bluffé
par l'authenticité du décor", indique l'ancien rédacteur en chef. "Quand j'ai quitté le
Miami Herald pour travailler au Globe, mes anciens collaborateurs m'ont offert un
flamand rose empaillé que j'ai installé dans mon bureau de Boston. Le département
artistique du film a déniché un animal quasi identique et l'a placé dans le bureau de Liev.
Visiblement, la couleur rose fuchsia était gênante, si bien qu'ils ont fini par le coincer
derrière un rayonnage. L'esprit du journal était aussi dans les décors".
Le plus difficile a sans doute été d'équiper les postes de travail avec du matériel
informatique du début des années 2000. "On ne pense pas forcément qu'une histoire qui
se déroule il y a une quinzaine d'années relève d'un film d'époque, mais les bureaux ne
ressemblaient pas à ce qu'ils sont devenus aujourd'hui", note Carter. "Il a fallu qu'on
évite toutes sortes d'anachronismes potentiels".
À l'inverse, des technologies nous semblant obsolètes aujourd'hui étaient
considérées comme révolutionnaires en 2001. "À l'heure actuelle, on ne voit plus de
Palm Pilot par exemple, mais c'est ce qu'utilisaient les gens à l'époque", reprend-il. "Les
écrans plats étaient encore rares pour les ordinateurs de bureaux. Il s'agissait d'un
accessoire haut de gamme et, du coup, les salariés du Boston Globe qui étaient au bas
de l'échelle disposaient d'un vieil écran à tube cathodique".
LE RÉALISME AVANT TOUT
En tournant plusieurs extérieurs à Boston au cours de l'automne 2014, McCarthy
n'avait qu'un seul objectif : "On voulait être aussi réalistes que possible", indique-t-il. La
chef-costumière et coiffeuse Wendy Chuck (TWILIGHT, NEBRASKA), par exemple, a
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conçu des tenues parfaitement authentiques correspondant au désintérêt total des
journalistes pour la mode ! "On repère une grande costumière quand on ne fait plus
attention aux costumes", signale le réalisateur.
McCarthy, qui a fait équipe avec le chef-opérateur Masanobu Takayanagi
(HAPPINESS THERAPY), s'est inspiré de Sidney Lumet et de Robert Altman pour les
éclairages très sobres du film. "Nous avons multiplié les mouvements d'appareil
puisqu'on s'attache aux journalistes au cours de l'enquête, mais on ne voulait pas que la
caméra soit intrusive afin de laisser de l'espace aux personnages", poursuit McCarthy.
"On savait qu'on pouvait compter sur un scénario solide et de très bons comédiens".
Grâce au style dépouillé de la mise en scène, le réalisateur a pu se concentrer sur
l'essentiel : "Avec toute mon équipe, on ne cessait de revenir au travail des journalistes",
dit-il. "On ne pouvait pas opter pour une esthétique stylisée. Il fallait aller vers la
simplicité. Il fallait juste raconter leur histoire. Et il fallait être dans la justesse. C'est ce
que nous avons cherché à faire dans la mise en scène et les décors".
Mais McCarthy tenait par-dessus tout à satisfaire les seuls vrais juges du réalisme
du film : les membres de l'équipe Spotlight. "On a tenté de respecter la vérité historique,
non seulement s'agissant des faits et des chiffres, mais aussi de l'impact émotionnel",
affirme-t-il. "On souhaitait que ceux qui ont vécu ces événements puissent voir le film en
se disant, 'oui, c'est exactement comme ça que ça s'est passé'".
Après avoir visionné un premier montage, les journalistes représentés à l'écran
ont plébiscité le film. "Marty nous a envoyé un e-mail pour nous dire à quel point il est
crucial que les spectateurs se rendent compte que le genre de journalisme évoqué dans
SPOTLIGHT fait partie intégrante de la société américaine", conclut McCarthy. "Une
presse libre incarne un véritable contre-pouvoir vis-à-vis des institutions les plus
puissantes".
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L'HÉRITAGE DE SPOTLIGHT
SPOTLIGHT s'inscrit dans la droite ligne des HOMMES DU PRÉSIDENT qui
évoquait l'enquête de Bob Woodward et Carl Bernstein sur le scandale du Watergate.
Lorsque ce film est sorti en 1976, il a valu à Jason Robards un Oscar pour son
interprétation du rédacteur en chef du Washington Post, Ben Bradlee, père de Ben
Bradlee Jr, membre de l'équipe Spotlight. Il a également encouragé une nouvelle
génération de journalistes à avoir un œil critique sur des institutions autrefois
considérées inaccessibles. En 2015, SPOTLIGHT rend hommage au journalisme
d'investigation à une époque où l'on peut craindre que les enquêtes de fond aient cédé
la place aux reportages de deux minutes des chaînes d'info en continu, aux news
"people" et aux sites Internet drainant le plus gros trafic.
En l'espace de quinze ans, de nombreux journalistes ont changé de métier et
certains parmi les plus aguerris ont perdu leur emploi, comme le signale la productrice
Nicole Rocklin. "Quand on sait à quel point les budgets ont été sacrifiés, qui a encore les
moyens financiers et humains pour se lancer dans de telles enquêtes ?", s'interroge-telle. "Si ces journalistes n'avaient pas consacré plusieurs années de leur vie à cette
affaire, aurait-elle jamais été rendue publique ? C'est vraiment effrayant de se dire que
de telles équipes d'investigation ont disparu des salles de rédaction partout aux ÉtatsUnis".
McCarthy confirme : "SPOTLIGHT est l'exemple même de ce que le journalisme au
sens le plus noble du terme peut accomplir. Je veux tirer la sonnette d'alarme pour
réaffirmer que ce type de journalisme est absolument fondamental et qu'à mes yeux ces
journalistes sont de véritables héros".
Près de 14 ans après les révélations fracassantes du Globe, l'impact de l'enquête
sur les viols commis par des prêtres de Boston continue de se faire sentir dans le monde
entier et particulièrement au sein de la hiérarchie de l'Église catholique. "L'Église
accorde désormais beaucoup d'attention aux problématiques soulevées dans notre film
et l'essentiel des changements intervenus au sein de l'institution remonte au travail de
l'équipe Spotlight", relate le producteur Michael Sugar.
SPOTLIGHT
15
Jonathan King, de Participant Media, ajoute : "L'équipe Spotlight du Boston Globe
a révélé des événements de la plus haute importance qui ont fait bouger les lignes. C'est
en adéquation avec notre mission chez Participant". Pour rester vigilant, la société a
lancé un site Internet destiné à informer les spectateurs qui souhaitent agir. Pour en
savoir plus, rendez-vous sur www.TakePart.com/Spotlight.
SPOTLIGHT
16
SPOTLIGHT : QUELQUES REPÈRES CHIFFRÉS

En 2002, l'équipe Spotlight a publié près de 600 articles sur des viols perpétrés par 70
prêtres dont les crimes ont été étouffés par l'Église catholique.

En décembre 2002, le cardinal Law a démissionné de l'archidiocèse de Boston et a été
muté à la Basilique de Santa Maria Maggiore de Rome.

249 prêtres ont été accusés de viol au sein de l'archidiocèse de Boston.*

En 2008, 1476 victimes avaient survécu aux viols des prêtres dans la seule région de
Boston.*

À l'échelle nationale, 6427 prêtres ont été accusés de viols sur 17 259 victimes.*

Depuis l'enquête Spotlight, on a dénombré des cas de viols commis par des prêtres
catholiques dans 105 villes aux États-Unis et dans 102 diocèses à travers le monde.*
*Source : www.bishop-accountability.org, base de données compilée par Terry McKiernan.
ÉTATS-UNIS
1 Anchorage Alaska
2 Fairbanks Alaska
3 St. Michael [village] Alaska
4 Stebbins Alaska
5 Mobile Alabama
6 Phoenix Arizona
7 Tucson Arizona
8 Yuma Arizona
9 Los Angeles Californie
10 Los Gatos Californie
11 Monterey Californie
12 Oakland Californie
13 Orange Californie
14 Sacramento Californie
15 San Bernardino Californie
16 San Diego Californie
17 Santa Barbara Californie
18 Santa Rosa Californie
19 Stockton Californie
20 Denver Colorado
21 Bridgeport Connecticut
22 Hartford Connecticut
23 Wilmington Delaware
24 Miami Floride
25 Palm Beach Floride
26 Marietta Géorgie
27 Savannah Géorgie
28 Honolulu Hawaï
SPOTLIGHT
17
29 Davenport Iowa
30 Dubuque Iowa
31 Farmington Iowa
32 Grand Mound Iowa
33 Chicago Illinois
34 Joliet Illinois
35 Peoria Illinois
36 Indianapolis Indiana
37 Conway Springs Kansas
38 Kansas City Kansas
39 Anchorage Kentucky
40 Covington Kentucky
41 Louisville Kentucky
42 Nouvelle-Orléans Louisiane
43 Fall River Massachusetts
44 Springfield Massachusetts
45 Wellesley Massachusetts
46 Worcester Massachusetts
47 Baltimore Maryland
48 Portland Maine
49 Detroit Michigan
50 Grand Rapids Michigan
51 Collegeville Minnesota
52 Greenbush Minnesota
53 Onamia Minnesota
54 St.Paul/Minneapolis Minnesota
55 Cape Girardeau Missouri
56 Hannibal Missouri
57 Kansas City Missouri
58 St. Louis Missouri
59 Jackson Mississippi
60 Billings Montana
61 Helena Montana
62 St. Ignatius [ville/mission] Montana
63 Raleigh Caroline du Nord
64 Fargo Daokta du Nord
65 Lincoln Nebraska
66 Omaha Nebraska
67 Manchester New Hampshire
68 Camden New Jersey
69 Mendham New Jersey
70 Gallup Nouveau Mexique
71 Santa Fe Nouveau Mexique
72 Albany New York
73 Brooklyn New York
74 Goshen New York
75 New York New York
76 Rochester New York
77 Rockville Centre New York
78 Cincinnati Ohio
SPOTLIGHT
18
79 Cleveland Ohio
80 Toledo Ohio
81 Baker City Oregon
82 Portland Oregon
83 Altoona Pennsylvanie
84 Philadelphia Pennsylvanie
85 Pittsburgh Pennsylvanie
86 Scranton Pennsylvanie
87 East Greenwich Rhode Island
88 Providence Rhode Island
89 Charleston Caroline du Sud
90 Marty Indian School (Marty) Dakota du Sud
91 Rosebud Indian Reservation (Rosebud) Dakota du Sud
92 Memphis Tennessee
93 Nashville Tennessee
94 Dallas Texas
95 El Paso Texas
96 Fort Worth Texas
97 San Antonio Texas
98 Richmond Virginie
99 Burlington Vermont
100 Briscoe Memorial [in Kent] Virginie occidentale
101 Seattle Virginie occidentale
102 Spokane Virginie occidentale
103 Yakima Virginie occidentale
104 Milwaukee Wisconsin
105 St. Francis Wisconsin
RESTE DU MONDE
1 Berazategui, Argentine
2 Buenos Aires, Argentine
3 Morón, Argentine
4 Paraná, Argentine
5 Pilar, Argentine
6 Quilmes, Argentine
7 Salta, Argentine
8 Adelaide, Australie
9 Ballarat, Australie
10 Bass Hill, Australie
11 Bathurst, Australie
12 Bindoon, Australie
13 Canberra, Australie
14 Dandenong, Australie
15 Goulburn, Australie
16 Hobart, Australie
17 Lancefield, Australie
18 Melbourne, Australie
19 Mildura, Australie
20 Mittagong, Australie
21 Morisset, Australie
SPOTLIGHT
19
22 Mount Isa, Australie
23 Neerkol, Australie
24 Newcastle, Australie
25 Perth, Australie
26 Sydney, Australie
27 Toowoomba, Australie
28 Wagga Wagga, Australie
29 Wollongong, Australie
30 Hollabrunn, Autriche
31 Bruges, Belgique
32 Flawinne, Belgique
33 Ottré, Belgique
34 Arapiraca, Brésil
35 Franca, Brésil
36 Mariana, Brésil
37 Rio de Janeiro, Brésil
38 Antigonish, Canada
39 Chatham, Canada
40 Igloolik, Canada
41 Sherbrooke, Canada
42 St. John’s, Canada
43 Wilno, Canada
44 Cottolengo, Chili
45 Maipú, Chili
46 Melipilla, Chili
47 Quilicura, Chili
48 Santiago, Chili
49 Santiago, Chili
50 Medellín, Colombie
51 Rab, Croatie
52 Saint-Domingue, République dominicaine
53 Londres, Angleterre
54 Manchester, Angleterre
55 Middlesbrough, Angleterre
56 Preston, Angleterre
57 Reading, Angleterre
58 Caen, France
59 Saint-Jean-de-Maurienne, France
60 Berlin, Allemagne
61 Munich, Allemagne
62 Riekhofen, Allemagne
63 Ollur, Inde
64 Curracloe, Irlande
65 Dublin, Irlande
66 Gortahork, Irlande
67 Kilnacrott, Irlande
68 Letterfrack, Irlande
69 Lota, Irlande
70 Monageer, Irlande
71 Wexford, Irlande
SPOTLIGHT
20
72 Nairobi, Kenya
73 Ngong, Kenya
74 Cuacnopalan, Mexique
75 Mexico, Mexique
76 San Luis Potosí, Mexique
77 Auckland, Nouvelle-Zélande
78 Christchurch, Nouvelle-Zélande
79 Feilding, Nouvelle-Zélande
80 Hamilton, Nouvelle-Zélande
81 Masterton, Nouvelle-Zélande
82 Silverstream, Nouvelle-Zélande
83 Akute, Nigeria
84 Kircubbin, Irlande du Nord
85 Trondheim, Norvège
86 Ayacucho, Pérou
87 Chimbote, Pérou
88 Bontoc, Philippines
89 Cebu City, Philippines
90 Manila, Philippines
91 Naval, Philippines
92 Tubay, Philippines
93 Poznań, Pologne
94 Edinburgh, Écosse
95 Rufisque, Sénégal
96 Bo, Sierra Leone
97 Brits, Afrique du Sud
98 Cape Town, Afrique du Sud
99 Comillas, Espagne
100 Grenada, Espagne
101 Soni, Tanzanie
102 Mérida, Venezuela
SPOTLIGHT
21
DEVANT LA CAMÉRA
Cité à l'Oscar, MARK RUFFALO (Mike Rezendes) est l'un des acteurs
hollywoodiens les plus sollicités. Il a ainsi tourné sous la direction d'Ang Lee, Martin
Scorsese, Michael Mann, Spike Jonze, David Fincher, Fernando Meirelles et Michel
Gondry. Il a reçu des citations à l'Oscar, au Golden Globe, au BAFTA et au Screen Actors
Guild Award pour son interprétation du lutteur olympique David Schultz dans
FOXCATCHER de Bennett Miller.
Il a récemment retrouvé son personnage de Dylan Rhodes dans la suite
d'INSAISISSABLES, aux côtés de Woody Harrelson, Dave Franco, Jesse Eisenberg, Daniel
Radcliffe et Lizzy Caplan.
On le retrouvera également dans AVENGERS : L'ÈRE D'ULTRON de Joss Whedon,
où il incarne à nouveau Bruce Banner, alias Hulk, aux côtés de Scarlett Johansson, Chris
Hemsworth, Chris Evans et Robert Downey Jr. Il a récemment été à l'affiche de DADDY
COOL de Maya Forbes, avec Zoe Saldana, autour d'un père bipolaire qui arrête son
traitement et perd son travail. Le film a été sélectionné au festival de Sundance.
L'acteur a été salué par des citations au Golden Globe, à l'Emmy et au Screen
Actors Guild Award pour THE NORMAL HEART de Ryan Murphy, avec Julia Roberts et
Matt Bomer, portrait d'un militant de la cause gay dans le contexte des années 80 à
New York et des débuts de l'épidémie du Sida.
Il a donné la réplique à Keira Knightley et Hailee Steinfeld dans NEW YORK
MELODY, autour d'une apprentie chanteuse dont la vie change lorsqu'elle est
découverte par un producteur malchanceux. Le film a été sélectionné au festival de
Toronto.
Il a été nommé à l’Oscar, au Screen Actors Guild Award, au BAFTA et à
l’Independent Spirit Award et a remporté le Prix du meilleur acteur dans un second rôle
du New York Film Critics Circle pour sa prestation dans TOUT VA BIEN ! THE KIDS ARE
ALL RIGHT de Lisa Cholodenko.
Sa première réalisation, SYMPATHY FOR DELICIOUS, a été présentée en avantpremière mondiale au Festival de Sundance 2010 et a reçu le Prix spécial du jury. Le film
SPOTLIGHT
22
est interprété par Orlando Bloom, Laura Linney, Juliette Lewis, et par Mark Ruffalo luimême. Ruffalo a également co-signé le scénario de THE DESTINY OF MARTY FINE.
En 2000, il a été salué par la critique pour TU PEUX COMPTER SUR MOI de
Kenneth Lonergan. Il a également été cité à l’Independent Spirit Award pour ce film, qui
a remporté le Grand Prix du Jury du meilleur film dramatique et le Waldo Salt
Screenwriting Award au Festival de Sundance.
Parmi sa filmographie, citons TANKS FOR SHARING de Stuart Blumberg,
INSAISISSABLES de Louis Leterrier, SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese, WE DON’T LIVE
HERE ANYMORE de John Curran, ZODIAC de David Fincher, COLLATERAL de Michael
Mann, 30 ANS SINON RIEN de Gary Winick, ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND
de Michel Gondry, BLINDNESS de Fernando Meirelles, IN THE CUT de Jane Campion, LA
RUMEUR COURT de Rob Reiner, LES FOUS DU ROI, écrit et réalisé par Steven Zaillian,
RESERVATION ROAD de Terry George, MARGARET de Kenneth Lonergan, CHEVAUCHÉE
AVEC LE DIABLE d’Ang Lee, COMMITTED de Lisa Krueger, LE DERNIER CHÂTEAU de Rod
Lurie, WINDTALKERS – LES MESSAGERS DU VENTS de John Woo, XX/XY d’Austin Chick,
STUDIO 54, SAFE MEN, THE LAST BIG THING, FISH IN THE BATHTUB et LIFE/DRAWING.
Il a été remarqué off-Broadway dans "This is Our Youth", pièce de Kenneth
Lonergan pour laquelle il a obtenu un Lucille Lortel Award du meilleur comédien. Il a
remporté plusieurs autres prix pour ses prestations au théâtre dont un Dramalogue
Award et un Theater World Award. En 2006, il a fait ses débuts à Broadway au Lincoln
Center Theater dans la reprise de la pièce de Clifford Odets "Awake and Sing !"
En 2000, il a joué dans la production off-Broadway de "The Moment When",
pièce du dramaturge lauréat du Prix Pulitzer et du Tony Award, James Lapine. La même
année, il a mis en scène "Margaret", qui a été jouée au Hudson Backstage Theater à Los
Angeles.
Écologiste convaincu, il a co-fondé Water Defense en 2011 pour sensibiliser le
public à l'impact de l'extraction de gaz de schiste sur l'eau et la santé public. Il a
également monté The Solutions Project en 2012 pour démontrer l'efficacité des
énergies renouvelables.
SPOTLIGHT
23
En partenariat avec The Solutions Project, il s'est récemment associé au pilote de
course – et écologiste – Leilani Münter pour promouvoir leur initiative "50 Plans for 50
States", destinée à assurer la transition vers l'adoption d'énergies renouvelables.
Chroniqueur régulier pour le Guardian et le Huffington Post, il a reçu le Global
Green Millennium Award for Environmental Leadership et le Meera Gandhi Giving Back
Foundation Award. Il figure parmi les "personnalités influentes" selon le magazine Time.
MICHAEL KEATON (Walter “Robby” Robinson) a campé le rôle principal de
BIRDMAN d'Alejandro González Iñárritu, Oscar du meilleur film 2015. Il y incarne une
ancienne gloire d'Hollywood qui tente de monter une pièce à Broadway. Sa prestation
lui a valu des citations à l'Oscar, au Golden Globe, à l'Independent Spirit Award, au
National Board of Review Award et au Screen Actors Guild Award.
Il a récemment tourné dans THE FOUNDER de John Lee Hancock, où il campe le
fondateur de la chaîne de fast-food McDonald's. Il y donne la réplique à Linda Cardellini,
Patrick Wilson et Nick Offerman.
Il se fait d'abord remarquer dans la comédie LES CROQUE-MORTS EN FOLIE, puis
enchaîne avec MISTER MOM – PROFESSION : PÈRE AU FOYER de Stan Dragoti, JOHNNY
LE DANGEREUX d’Amy Heckerling et UNE JOURNÉE DE FOUS de Howard Zieff.
Pour le drame RETOUR À LA VIE de Glenn Gordon Caron et BEETLEJUICE,
comédie horrifique de Tim Burton, il remporte le Prix du meilleur acteur de la National
Society of Film Critics. Tim Burton lui confie ensuite le rôle-titre très convoité de
BATMAN, personnage qu’il retrouvera pour BATMAN, LE DÉFI.
Côté petit écran, il a incarné Robert Weiner dans EN DIRECT DE BAGDAD,
l’histoire vraie de l’équipe de CNN qui couvrait la guerre du Golfe à Bagdad pendant les
événements. Il a été nommé au Golden Globe pour sa prestation. En 2005, il tourne
dans le thriller horrifique LA VOIX DES MORTS de Geoffrey Sax et se produit dans GAME
6 de Michael Hoffman, présenté à Sundance.
Il est membre de l'association à but non lucratif American Rivers.
SPOTLIGHT
24
Il était aussi le personnage de James Angleton dans THE COMPANY, minisérie sur les
agissements de la CIA pendant la guerre froide pour laquelle il a été nommé au Screen
Actors Guild Award du meilleur acteur.
RACHEL McADAMS (Sacha Pfeiffer) s'est imposée comme l'une des
comédiennes hollywoodiennes les plus respectées et sollicitées de sa génération. Elle a
récemment été à l'affiche de la deuxième saison de TRUE DETECTIVE, avec Colin Farrell,
Taylor Kitsch, et Vince Vaughn, où elle campe une enquêtrice à l'éthique inébranlable.
Côté grand écran, elle s'est illustrée dans LA RAGE AU VENTRE d'Antoine Fuqua,
avec Jake Gyllenhaal et Forest Whitaker, autour d'un boxeur qui tente de renouer avec
le succès et la femme qu'il a perdue.
Elle a également tourné dans EVERYTHING WILL BE FINE de Wim Wenders, avec
James Franco, Charlotte Gainsbourg et Robert Naylor, autour d'un écrivain qui cause la
mort accidentelle d'un enfant. Le film a été présenté à la Berlinale cette année.
Elle s'est illustrée dans WELCOME BACK de Cameron Crowe, avec Bradley Cooper
et Emma Stone, comédie sentimentale autour d'une jeune femme qui s'éprend d'un
pilote de l'US Air Force en mission à Hawaï.
Elle s'est encore produite dans MINUIT À PARIS de Woody Allen, pour lequel elle
a été nommée au SAG Award de la meilleure interprétation d’ensemble, aux côtés
d'Owen Wilson, Kathy Bates, Adrien Brody, Marion Cotillard, Carla Bruni, et Michael
Sheen. La même année, elle a de nouveau endossé le personnage d’Irene Adler dans
SHERLOCK HOLMES – JEUD’OMBRES sous la direction de Guy Ritchie, avec Robert
Downey Jr.
On l'a encore vue dans UN HOMME TRÈS RECHERCHÉ d'Anton Corbijn, avec
Philip Seymour Hoffman, Robin Wright et Willem Dafoe, d'après le roman de John le
Carré, JE TE PROMETS, face à Channing Tatum, IL ÉTAIT TEMPS de Richard Curtis, avec
Domnhall Gleeson et Bill Nighy, À LA MERVEILLE de Terrence Malick, avec Ben Affleck,
Olga Kurylenko et Javier Bardem, PASSION de Brian De Palma, avec Noomi Rapace,
MORNING GLORY de Roger Michell, avec Harrison Ford, Patrick Wilson et Diane Keaton,
SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie, HORS DU TEMPS de Robert Schwentke, MARRIED
LIFE d'Ira Sachs, THE LUCKY ONES de Neil Burger, ESPRIT DE FAMILLE de Thomas
SPOTLIGHT
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Bezucha, avec Diane Keaton, Sarah Jessica Parker, Luke Wilson, Dermot Mulroney et
Claire Danes, RED-EYE, SOUS HAUTE PRESSION, sous la direction de Wes Craven, avec
Cillian Murphy, SERIAL NOCEURS de David Dobkin, avec Owen Wilson, Vince Vaughn et
Christopher Walken, N’OUBLIE JAMAIS de Nick Cassavetes et LOLITA MALGRÉ MOI de
Mark Waters.
LIEV SCHREIBER (Marty Baron) a campé des personnages forts et profondément
humains au cinéma, au théâtre et à la télévision, qui lui ont valu les éloges de la critique.
Il donne la réplique à Jon Voight dans la série RAY DONOVAN, autour d'un homme qui
"règle les problèmes" à caractère intime de la haute société de Los Angeles. Sa
prestation lui a valu deux nominations au Golden Globe.
Il s'est récemment illustré dans LE PRODIGE d'Ed Zwick, où il campe le champion
d'échecs Boris Spassky qui affronte son challenger américain Bobby Fischer, campé par
Tobey Maguire. On le retrouvera bientôt dans THE GOOD LORD BIRD, adaptation du
livre de James McBride, lauréat du National Book Award. Il y campe John Brown,
abolitionniste radical qui s'allie à Henry "Onion" Shackleford, jeune esclave interprété
par Jaden Smith.
Il a récemment achevé le tournage de LA 5ÈME VAGUE de J. Blakeson, avec Chloë
Grace Moretz.
Il a encore joué dans LE MAJORDOME de Lee Daniels, CLEAR HISTORY, APPRENTI
GIGOLO, L'INTÉGRISTE MALGRÉ LUI, SALT avec Angelina Jolie, X-MEN ORIGINS:
WOLVERINE, LES INSURGÉS avec Daniel Craig, REPO MEN, LE VOILE DES ILLUSIONS, UN
CRIME DANS LA TÊTE avec Meryl Streep et Denzel Washington, LA SOMME DE TOUTES
LES PEURS, HÔTEL WOODSTOCK d'Ang Lee, KATE & LEOPOLD ; EVERY DAY, HAMLET de
Michael Almereyda, HURRICANE CARTER, LE CHOIX D'UNE VIE avec Diane Lane, EN
ROUTE VERS MANHATTAN, JOYEUX NOËL de Nora Ephron ou encore la trilogie SCREAM
de Wes Craven.
Son interprétation d'Orson Welles dans le film CITIZEN WELLES de Benjamin Ross
lui a permis d'obtenir une nomination à l'Emmy et au Golden Globe. Citons également
les téléfilms LACKAWANNA BLUES de George C. Wolfe et THE SUNSHINE BOYS de John
Erman avec Woody Allen et Peter Falk. Il a encore prêté sa voix à de nombreux
SPOTLIGHT
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documentaires comme MANTLE : THE DEFINITIVE STORY OF MICKEY MANTLE ou A CITY
ON FIRE: THE STORY OF THE ‘68 DETROIT TIGERS.
Il reçoit en 2010 sa troisième citation au Tony pour son rôle dans la pièce "Vu du
pont" d'Arthur Miller, dans laquelle il a Scarlett Johansson comme partenaire. Il a
obtenu son premier Tony en 2005 en jouant dans l'adaptation pour Broadway de la
pièce de David Mamet "Glengarry Glen Ross", mise en scène par Joe Mantello. Il a
également été vu à Broadway pour "Radio talk", adaptation par Robert Falls de la pièce
d'Eric Bogosian.
Il a joué le rôle-titre dans le "Macbeth" mis en scène par Moisés Kaufman et a
participé aux productions de "Othello", "Hamlet", "Henry V" et "Cymbeline".
En 2005, il est passé à la réalisation avec ET TOUT EST ILLUMINÉ, adaptation du
célèbre roman éponyme de Jonathan Safran Foer avec Elijah Wood et Eugene Hutz, film
cité dans les dix meilleurs longs métrages de l'année par le National Board of Review.
Cité à l'Emmy, JOHN SLATTERY (Ben Bradlee Jr.) s'est illustré au cinéma, à la
télévision et sur scène. Il a obtenu quatre citations à l'Emmy pour son interprétation de
Roger Sterling dans la série-culte MAD MEN, qui a remporté le prix de la meilleure série
aux Emmy Awards consécutivement en 2008 2009, 2010 et 2011, ainsi que le Golden
Globe en 2008, 2009, et 2010.
Il a réalisé cinq épisodes de MAD MEN et a mis en scène son premier long
métrage GOD'S POCKET, d'après Pete Dexter, avec Philip Seymour Hoffman, Richard
Jenkins, Christina Hendricks et John Turturro, présenté à Sundance.
Il a récemment joué dans TED 2 de Seth MacFarlane, avec Mark Wahlberg et
Amanda Seyfried, ANT-MAN, avec Paul Rudd, Corey Stoll, Evangeline Lilly et Michael
Douglas, BLUEBIRD, avec Amy Morton, Adam Driver et Margo Martindale, et la série
WET HOT AMERICAN SUMMER: FIRST DAY OF CAMP.
Parmi sa filmographie, citons encore IRON MAN 2 de Jon Favreau, L’AGENCE de
George Nolfi, MÉMOIRES DE NOS PÈRES de Clint
Eastwood, LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON de Mike Nichols, RESERVATION ROAD de
Terry George, LE SOURIRE DE MONA LISA de Mike Newell, LE CHEF DE GARE de Thomas
SPOTLIGHT
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McCarthy, BAD COMPANY de Joel Schumacher, TRAFFIC de Steven Soderbergh et IN
OUR NATURE de Brian Savelson.
Surtout connu pour ses rôles à la télévision, il s'est notamment illustré dans
DESPERATE HOUSEWIVES (qui lui a valu une citation au SAG Award), les quatre saisons
d'ARRESTED DEVELOPMENT, HOMEFRONT, ED, K STREET, JACK & BOBBY, SEX & THE
CITY, WILL & GRACE, AMY et 30 ROCK.
Il s'est produit à Broadway dans "Rabbit Hole" de David Lindsay-Abaire, pour
lequel il a été en lice aux Drama League Award, "Trahisons conjugales" d’Harold Pinter
et "Laughter on the 23rd Floor" de Neil Simon. Off-Broadway, il a joué dans "Three Days
of Rain" de Richard Greenberg pour lequel il a été cité aux Los Angeles Drama Critics
Award ainsi qu’aux Drama Desk Awards.
Trois fois cité au Tony, BRIAN D’ARCY JAMES (Matt Carroll) a été salué pour sa
prestation dans "Something Rotten", le rôle-titre de "Shrek the Musical", qui lui a valu
l'Outer Critics Circle Award et le Drama Desk Award, et l'interprétation de Sidney Falco
dans "Sweet Smell of Success".
Il a récemment joué dans SISTERS avec Tina Fey et Amy Poehler.
Sur scène, il a été plébiscité pour sa création du roi George dans "Hamilton" de
Lin-Manuel Miranda. Il a également joué dans "Giant" et a campé Banquo dans
"Macbeth", avec Ethan Hawke. À Broadway, il a été salué par la critique pour "Time
Stands Still", avec Laura Linney, Christina Ricci et Eric Bogosian. Il a également créé le
rôle de Dan Goodman dans "Next to Normal", qui a obtenu le prix Pulitzer.
Lauréat du prix OBIE pour son interprétation du voleur malheureux dans "The
Good Thief" de Conor McPherson, il a encore joué dans "The Wild Party", "Port
Authority", "The Lieutenant of Inishmore", "The Apple Tree", "Dirty Rotten Scoundrels",
"Titanic", "Carousel" et "Blood Brothers".a
Au cinéma, on l'a vu dans TIME OUT OF MIND, ADMISSION, BIRD IN A BOX, THE
FITZGERALD FAMILY CHRISTMAS, FRIENDS WITH KIDS et LA VILLE FANTÔME.
Côté petit écran, il s'est imposé dans le rôle de Frank Houston dans la série
SMASH, avec Debra Messing. Il s'est aussi produit dans THE BIG C, avec Laura Linney,
SPOTLIGHT
28
GAME CHANGE, NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE, IRONSIDE, PERSON OF INTEREST, RESCUE
ME, LES HÉROS DU 11 SEPTEMBRE et CASHMERE MAFIA.
Musicien, il s'est également produit dans plusieurs grandes salles de concert
comme Madison Square Garden et Carnegie Hall. Son premier album, "From Christmas
Eve to Christmas Morn", a été un grand succès.
Cité à l'Oscar, STANLEY TUCCI (Mitchell Garabedian) est réputé non seulement
comme acteur, mais aussi comme auteur, metteur en scène et producteur. Il est apparu
dans une cinquantaine de films et d’innombrables programmes télévisés, et dans plus
d’une douzaine de pièces, à Broadway et ailleurs. C'est avec son interprétation de
Caesar Flickman dans la saga HUNGER GAMES qu'il a touché le plus large public.
Il était récemment sur les écrans dans TRANSFORMERS : L’ÂGE DE L’EXTINCTION
de Michael Bay, avec Mark Wahlberg, JOKER, avec Jason Statham et Sofía Vergara, et
LES JARDINS DU ROI d'Alan Rickman, avec Kate Winslet.
En 2008, pour sa prestation dans LOVELY BONES de Peter Jackson, il a obtenu sa
première nomination aux Oscar ainsi que des nominations au Golden Globe, au BAFTA,
au SAG Award et au Broadcast Film Critics Awards. Il a aussi reçu un Golden Globe et un
Emmy pour son interprétation de Walter Winchell, fondateur de la presse à scandale
américaine, dans WINCHELL réalisé par Paul Mazursky. Il avait déjà remporté un Golden
Globe du meilleur acteur pour sa brillante interprétation du lieutenant-colonel Adolf
Eichmann dans le téléfilm CONSPIRATION.
Au Festival du film de Sundance 2008, il a présenté en avant-première le film
BLIND DATE, qui au bout de sept ans, l’a poussé à repasser derrière la caméra. Il a en
effet réalisé, coécrit et joué dans ce remake du film de Theo van Gogh. Il a aussi réalisé
JOE GOULD’S SECRET, avec Ian Holm. BIG NIGHT, première réalisation de Stanley Tucci,
lui a valu de nombreuses récompenses, notamment le Waldo Salt Screenwriting Award
au Festival du film de Sundance 1996, le Prix d’Excellence du National Board of Review,
un Independent Spirit Award, le Prix de la Critique au Festival du film de Deauville 1996
et les honneurs des New York Film Critics et de la Boston Society of Film Critics.
SPOTLIGHT
29
Il signe ensuite LES IMPOSTEURS, en sélection officielle au Festival du film de
Cannes 1998. Dans cette farce qui se déroule dans les années 1930, Stanley Tucci et
Oliver Pratt interprètent un duo d’acteurs au chômage qui se retrouve à bord d’un
navire de croisière sur lequel voyagent Steve Buscemi, Alfred Molina, Lili Taylor et Hope
Davis.
Côté petit écran, il a joué dans BULL, EQUAL JUSTICE, EQUALIZER, UN FLIC DANS
LA MAFIA, GÉNÉRATION PUB, URGENCES, THE STREET et MONK qui lui a valu un Emmy.
Au théâtre, il s'est produit dans "Frankie & Johnny in the Clair de Lune",
"Execution of Hope", "Le marchand de glace est passé", et "Le Misanthrope".
Il a mis en scène sa première pièce à Broadway avec "Lend Me a Tenor", avec
Tony Shalhoub, spectacle cité au Tony.
En octobre 2012 est paru "The Tucci Cookbook" qui a figuré sur la liste des
meilleures ventes du New York Times. En 2014, il a publié "The Tucci Table : Cooking
with Family and Friends".
Stanley Tucci siège au conseil d’administration de la Food Bank for New York
City.
Très connu pour ses prestations sur petit écran, JAMEY SHERIDAN (Jim Sullivan)
s'est notamment illustré dans SMASH, avec Debra Messing, Jack Davenport et Anjelica
Houston. Il a également campé le vice-président William Walden dans HOMELAND, avec
Claire Danes. On l'a encore vu dans CHICAGO HOPE.
De 2001 à 2006, il s'est produit dans une centaine d'épisodes de la série NEW
YORK SECTION CRIMINELLE. Dans le téléfilm GAME CHANGE, il campe le confident de
John McCain aux côtés de Julianne Moore et Ed Harris.
Au cinéma, on l'a encore vu dans SYRIANA, avec George Clooney, et THE ICE
STORM d'Ang Lee, avec Kevin Klein et Joan Allen.
BILLY CRUDUP (Eric MacLeish) s'est illustré à la fois sur scène et à l'écran. On l'a
vu récemment dans THE STANFORD PRISON EXPERIMENT, présenté au festival de
Sundance.
SPOTLIGHT
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Il a fait ses débuts sur grand écran dans SLEEPERS de Bary Levinson, avec Robert
De Niro, Brad Pitt et Jason Patric, avec d'enchaîner avec TOUT LE MONDE DIT I LOVE
YOU de Woody Allen, avec Goldie Hawn et Julia Roberts, LES ANNÉES REBELLES de Pat
O'Connor, avec Jennifer Connelly, et WITHOUT LIMITS où son interprétation du coureur
Steve Prefontaine lui vaut le National Board of Review Award de la révélation de
l'année.
Il décroche ensuite une nomination à l'Independent Spirit Award pour JESUS'
SON, avec Samantha Morton, Holly Hunter et Denis Leary. Il donne la réplique à Jennifer
Connelly dans LE FANTÔME DE SARAH WILLIAMS, puis à Frances McDormand et Kate
Hudson dans PRESQUE CÉLÈBRE de Cameron Crowe.
On l'a encore vu dans GLASS CHIN de Noah Buschel, avec Corey Stoll,
RUDDERLESS de William H. Macy, avec Anton Yelchin, BLOOD TIES de Guillaume Canet,
avec Clive Owen, MANGE, PRIE, AIME, avec Julia Roberts, Javier Bardem et James
Franco, PUBLIC ENEMIES de Michael Mann, avec Johnny Depp et Christian Bale,
WATCHMEN- LES GARDIENS de Zack Snyder, avec Patrick Wilson, CHARLOTTE GRAY,
avec Cate Blanchett, BIG FISH de Tim Burton, avec Ewan McGregor, Helena Bonham
Carter et Albert Finney, STAGE BEAUTY, avec Claire Danes, CHASSÉ-CROISÉ À
MANHATTAN, avec Julianne Moore, MISSION : IMPOSSIBLE 3, avec Tom Cruise, et
RAISONS D'ÉTAT de Robert De Niro, avec Matt Damon et Angelina Jolie.
Il a remporté le Tony pour "The Coast of Utopia". Il a également été cité au
même prix pour "The Elephant Man", "The Pillowman" et "Arcadia". Il a récemment
joué à Broadway dans "No Man's Land" et "En attendant Godot", avec Ian McKellen.
Il a fait ses débuts à Broadway dans "Arcadia" de Tom Stoppard dans une mise
en scène de Trevor Nunn. Le rôle lui a valu un Outer Critics Circle Award et un Theater
World Award.
Toujours sur scène, il s'est produit dans "Bus Stop", "Trois sœurs", Œdipe Roi",
avec Frances McDormand, "Mesure pour mesure", et "La résistible ascension d'Arturo
Ui", avec Al Pacino et Steve Buscemi.
Il est diplômé de New York University.
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DERRIÈRE LA CAMÉRA
TOM McCARTHY (Réalisateur, scénariste, producteur) était surtout connu pour
son travail d'acteur jusqu'à ce qu'il se fasse remarquer par son premier long métrage, LE
CHEF DE GARE (2003), qui obtient le prix du public et le prix du scénario au festival de
Sundance. Le film décroche également le BAFTA du meilleur scénario et deux
Independent Spirit Awards. Le National Board of Review le classe parmi ses dix meilleurs
films de l'année.
McCarthy enchaîne avec THE VISITOR (2007) qui remporte le prix du scénario de
la San Diego Film Critics Society, le Satellite Award du meilleur scénario et l'Independent
Spirit Award de la meilleure mise en scène. Il est cité au Writers Guild Award et
décroche le Grand Prix au festival de Deauville. Richard Jenkins, qui campe le rôle
principal, obtient quant à lui une citation à l'Oscar.
En 2009, McCarthy coécrit LÀ-HAUT avec Pete Docter et Bob Peterson. Le film
d'animation, produit par Pixar, décroche une nomination à l'Oscar. En 2011, McCarthy
écrit et réalise LES WINNERS, avec Paul Giamatti et Amy Ryan, salué par la critique. L'an
dernier, il a signé THE COBBLER, avec Adam Sandler et Dustin Hoffman, présenté au
festival de Toronto.
Il poursuit parallèlement sa carrière de comédien. Il a fait ses débuts sur grand
écran dans CROSSING THE BRIDGE (1992), puis a enchaîné avec MÉMOIRES DE NOS
PÈRES de Clint Eastwood, SYRIANA de Stephen Gagham, GOOD NIGHT AND GOOD LUCK
de George Clooney, YEAR OF THE DOG, MON BEAU-PÈRE ET MOI, LES FOUS DU ROI,
DUPLICITY, 2012 et LOVELY BONES de Peter Jackson. Côté petit écran, on l'a vu dans la
série SUR ÉCOUTE et dans BOSTON PUBLIC.
Scénariste pour la télévision et le cinéma, JOSH SINGER (Scénariste) s'attache à
des histoires suscitant la réflexion et mettant en scène des personnages réels. Il a fait
ses débuts d'auteur pour le cinéma avec LE CINQUIÈME POUVOIR de Bill Condon, avec
Benedict Cumberbatch et Daniel Brühl, autour du scandale WikiLeaks. Il travaille à
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l'heure actuelle sur un projet autour de Neil Armstrong réalisé par Damien Chazelle, et
un biopic sur Leonard Bernstein mis en scène par Martin Scorsese.
Il a collaboré à de nombreuses séries télé, comme FRINGE, NEW YORK UNITÉ
SPÉCIALE, À LA MAISON BLANCHE, qui lui a valu deux nominations au WGA.
Né à Philadelphie, Josh Singer est diplômé avec mention de l’université de Yale
en mathématiques et en économie. Il a ensuite intégré Harvard où il a obtenu un
diplôme en droit et un MBA.
MICHAEL SUGAR (Producteur) est associé au sein d’Anonymous Content. Depuis
qu’il a intégré la société en 2005, il a recruté de nombreux talents au sein de l’agence,
comme Steven Soderbergh, Richard Linklater, Cary Fukunaga, Edgar Wright, Marc
Webb, Andrew Adamson, Scott Burns et Robin Wright.
Il assure actuellement la production exécutive de la série THE KNICK de Steven
Soderbergh, avec Clive Owen. Côté cinéma, il a produit LE CINQUIÈME POUVOIR de Bill
Condon, avec Benedict Cumberbatch et Daniel Brühl, et MIRACLE EN ALASKA de Ken
Kwapis, avec Drew Barrymore et John Krasinski.
Il prépare notamment COLD COMFORT de Marc Webb, THE BURGLARY écrit par
Scott Burns, 40 DAYS OF DATING, avec Michael Sucsy, NOBLE ASSASSIN de Cary
Fukunaga, et TOYMAGEDDON de Justin Lin.
STEVE GOLIN (Producteur) est le fondateur d'Anonymous Content, société de
production et agence de talents. En 20 ans, Golin s'est forgé la réputation de monter des
projets artistiquement audacieux et commercialement rentables. Il travaille à la fois
pour le cinéma, la télévision, la publicité, le clip et les nouveaux médias.
Il a produit une quarantaine de longs métrages et séries. BABEL d'Alejandro
González Iñárritu a notamment été cité à l'Oscar et a remporté le Golden Globe et le
prix de la mise en scène au festival de Cannes. On lui doit encore DANS LA PEAU DE
JOHN MALKOVITCH (1999) de Spike Jonze et ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS
MIND (2004) de Michel Gondry.
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ROCKLIN/FAUST (Société de production) a été créé en 2009 par Blye Faust et
Nicole Rocklin. Ensemble, elles ont produit THE PERFECT GUY, avec Michael Ealy, Sanaa
Lathan et Morris Chestnut. Elles développent à l'heure actuelle plusieurs projets pour le
cinéma et la télévision avec des partenaires comme HBO et Disney Channel.
Diplômée en droit de UCLA, Blye Faust a été avocate pour plusieurs gros
cabinets. De son côté, Nicole Rocklin est diplômée en histoire et en études afroaméricaines de la University of Wisconsin. Elle a fait ses armes chez Jerry Bruckheimer.
Productrice indépendante, KATE CHURCHILL (Coproductrice) a passé ces trois
dernières années à développer et produire des projets avec Tom McCarthy. Elle a
coproduit THE COBBLER de ce dernier, interprété par Adam Sandler, Dustin Hoffman,
Steve Buscemi, Ellen Barkin et Method Man. Elle travaille à l'heure actuelle sur
ABUNDANT ACREAGE AVAILABLE, écrit et réalisé par Angus MacLachlan et interprété
par Amy Ryan, Tracy Letts et Beau Bridges. Le tournage débutera début janvier 2016.
Avant de se tourner vers le long métrage, elle a produit des documentaires et
des pièces de théâtre. Elle a ainsi produit la troupe Lookingglass Theatre Company à
Chicago. Puis, elle s'est orientée vers le documentaire, travaillant pendant une quinzaine
d'années sur six continents pour National Geographic et PBS. Elle a ainsi réalisé, écrit et
produit ENLIGHTEN UP! A SKEPTIC'S JOURNEY INTO THE WORLD OF YOGA.
Elle est par ailleurs supportrice des Red Sox.
Philanthrope et entrepreneur social, JEFF SKOLL (Producteur exécutif) s’emploie,
à travers diverses initiatives, à donner vie à sa vision d’un monde durable, pacifique et
prospère. Il a fondé Participant Media en 2004 avec la conviction qu’une histoire, si elle
est bien racontée, a le pouvoir d’inspirer et d’accélérer le changement social. À ce jour,
les 52 films produits par Participant Media ont collectivement remporté 7 Oscars et 36
nominations. Parmi eux, citons LA COULEUR DES SENTIMENTS de Tate Taylor,
CONTAGION de Steven Soderbergh, LINCOLN de Steven Spielberg, GOOD NIGHT, AND
GOOD LUCK de George Clooney, SYRIANA de Stephen Gaghan, UNE VÉRITÉ QUI
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DÉRANGE et WAITING FOR SUPERMAN réalisés par Davis Guggenheim, et FOOD, INC. de
Robert Kenner.
En tant que premier employé à temps plein et président d’eBay, Jeff Skoll a
développé le business plan de la société et contribué au succès de son introduction en
Bourse et à la création de l’eBay Foundation. Au cours des quinze dernières années, il a
lancé des initiatives philanthropiques et commerciales innovantes au rôle de catalyseur
social. Ensemble, ces organisations ont pour but de mobiliser le public et les ressources
nécessaires afin d’accélérer les changements sociaux à l’échelle planétaire. Son
approche est unique en son genre et consiste à générer des changements sociaux en
investissant dans des initiatives mêlant l’humain et l’entreprenariat.
Le Jeff Skoll Group soutient ses organisations. Parmi elles figurent la Skoll
Foundation, le Capricorn Investment Group, Participant Media et le Skoll Global
Threats Fund. Jeff Skoll a créé la Skoll Foundation en 1999 afin de donner vie à sa vision
d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus durable. La fondation encourage les
changements à grande échelle en investissant, rassemblant et célébrant les
entrepreneurs sociaux et les chercheurs qui leur permettent de résoudre les problèmes
les plus urgents de la planète.
Le Capricorn Investment Group a été créé en 2000 pour démontrer qu’il était
possible de consentir des investissements rentables tout en encourageant des
changements positifs et durables. Capricorn gère désormais les actifs de Jeff Skoll, de la
Skoll Foundation et de tous ceux qui cherchent à réaliser d’importants profits tout en
ayant un impact positif sur la planète.
En 2008, Participant Media a lancé la plateforme numérique TakePart.com, un
site d’informations et de divertissements axés sur la prise de conscience écologique et
sociale. En 2013, Participant Media s’est tourné vers la télévision avec la création de
Pivot, qui compte 45 millions d’abonnés aux États-Unis. Pour chacun de ses films et
émissions télé, Participant Media crée une campagne d’action sociale unique afin
d’inciter le public à agir.
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Jeff Skoll a fondé le Skoll Global Threats Fund en 2009 afin de faire face à 5
menaces majeures pour la planète : le changement climatique, l’approvisionnement en
eau, les pandémies, la prolifération nucléaire et le conflit au Proche-Orient.
Jeff Skoll détient une licence en ingénierie électrique de l’université de Toronto
et un MBA de l’école de commerce de Stanford. Il a été nommé Officier de l’Ordre du
Canada en 2012 et s’est également récemment vu remettre un prix pour l’ensemble de
sa carrière lors des Gotham Independent Film Awards (2012), ainsi que le John
W. Gardner Leadership Award (2012).
JONATHAN KING (Producteur exécutif) est directeur du département
production de films de fiction chez Participant Media. La société a récemment produit
LA COULEUR DES SENTIMENTS de Tate Taylor, CONTAGION de Steven Soderbergh,
INDIAN PALACE de John Madden, LINCOLN de Steven Spielberg, NO, le film chilien de
Pablo Larraín, INFILTRÉ de Ric Roman Waugh, CESAR CHAVEZ de Diego Luna, A MOST
VIOLENT YEAR de J.C. Chandor, et DEEPWATER HORIZON.
Avant d'être recruté chez Participant Media, il a travaillé en tant que producteur
et producteur exécutif au sein de sociétés telles que Focus Features, Laurence Mark
Productions et Miramax Films. Il a notamment participé à DREAMGIRLS de Bill Condon,
THE LOOKOUT réalisé par Scott Frank, À LA RENCONTRE DE FORRESTER de Gus Van
Sant, STUDIO 54 mis en scène par Mark Christopher, UNE HISTOIRE D’INITIATION –
GUINEVERE d’Audrey Wells et JUDAS KISS de Sebastian Gutierrez.
Jonathan King a entamé sa carrière chez MGM/UA à New York où il s’occupait de
l’acquisition des droits d’adaptation de romans, de pièces de théâtre et de films
indépendants. Jonathan King est actuellement membre du conseil d’administration de
Outfest Legacy Project, en partenariat avec le département des archives cinéma et
télévision de l’UCLA qui restaure et préserve des œuvres importantes du cinéma
homosexuel. Il fait aussi partie du conseil du doyen de la section cinéma de la Florida
State University et de la direction du John Alexander Project, un organisme à but non
lucratif qui soutient et développe le journalisme d’investigation.
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Entrepreneur et philanthrope, PIERRE OMIDYAR (Producteur exécutif) s'est
surtout fait connaître pour avoir participé au lancement d'eBay, site d'enchères
permettant à tous d'avoir un égal accès à l'information et aux outils permettant
d'atteindre ses objectifs personnels. Omidvar a créé eBay en 1995 en partant du
postulat que l'homme est foncièrement bon et, à l'heure actuelle, eBay permet à plus de
200 millions d'acheteurs et de vendeurs d'entrer en contact et de prospérer. Il est
également président du conseil d'administration du site.
Une fois qu'eBay a été coté en bourse en 1998, Omidyar et son épouse Pam ont
cofondé la Fondation Omidyar. Parallèlement, le développement rapide d'eBay a prouvé
que le capitalisme pouvait être un outil efficace au service de la collectivité. En 2004,
l'homme d'affaires monte Omidyar Network afin d'investir dans des entreprises et des
organisations à but non lucratif.
Depuis, Omidyar et sa femme ont fondé HopeLab, Humanity United, Democracy
Fund et Ulupono Initiative. Avec Omidyar Network, ces quatre organisations sont au
cœur du Groupe Omidyar qui concentre les intérêts philanthropiques, personnels et
professionnels du couple. Présents dans plusieurs secteurs de l'économie et sur divers
continents, les Omidyar ont investi plus d'un milliard de dollars dans des initiatives liées
aux droits de l'homme, au développement durable, aux progrès économiques en faveur
des plus démunis et aux technologies destinées à améliorer la santé des jeunes et à
réinventer la presse. En 2011, ils se sont vu remettre la médaille Carnegie de la
Philanthropie.
Omidyar est actuellement président de First Look Media, organisme de médias
destiné à réinventer le journalisme à l'époque du numérique, et de Honolulu civil Beat,
plateforme d'informations qui encourage l'action participative des citoyens. Il est
président d'eBay et membre du conseil d'administration de Tufts University, du Santa Fe
Institute et de la Punahou School. Il a été membre du White House Committee on
Fellowships de 2009 à 2013.
XAVIER MARCHAND (Producteur exécutif) est le président de la production
d’Entertainment One, société de divertissement internationale spécialisée dans
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l’acquisition, la production et la distribution de films et de programmes télévisés. La
société emploie 1300 salariés au Canada, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas,
au Luxembourg, en Espagne, en Australie et aux États-Unis. Dans ses fonctions actuelles,
il a supervisé la production de SUITE FRANÇAISE de Saul Dibb, LA DAME EN NOIR 2 :
L’ANGE DE LA MORT de Tom Harper et de EYE IN THE SKY de Gavin Hood, avec Helen
Mirren, présenté au festival de Toronto.
Xavier Marchand a produit A MESSAGE FROM THE KING réalisé par Fabrice Du
Welz, avec Chadwick Boseman.
Avant de devenir président de la production d’Entertainment One en janvier
2014, Xavier Marchand était l’un des quatre dirigeants d’Alliance Films. Il été engagé par
la société en 2004 en qualité de directeur général des filiales européennes, Momentum
Pictures au Royaume-Uni et Aurum Producciones en Espagne.
Avant d’intégrer Alliance Films, il a été le fondateur et directeur d’Haystack
Productions, qui a produit DIRTY DEEDS de David Caesar, BIRTH de Jonathan Glazer,
SAVING GRACE de Nigel Cole, CLEAN d’Olivier Assayas et PALAIS ROYAL ! de Valérie
Lemercier.
Plus tôt dans sa carrière, Xavier Marchand a travaillé chez Polygram (où il était
président de la distribution internationale), Portman Entertainment (directeur général),
Warner (vice-président senior de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et
l’Afrique) et Sovereign Films (président de la distribution et des ventes pour l’Europe et
l’Amérique Latine).
Producteur et agent de talents chez Anonymous Content, BARD DORROS
(Producteur exécutif) produit actuellement TRIPLE 9 de John Hillcoat, avec Chiwetel
Ejiofor et Casey Affleck, et BASTILLE DAY de James Watkins, avec Idris Elba et Richard
Madden. On lui doit aussi FUN SIZE et la série TRUE DETECTIVE.
MICHAEL BEDERMAN (Producteur exécutif) a collaboré à une quarantaine de
longs métrages et séries en l'espace de vingt ans. Il a fait équipe avec Tom McCarthy sur
THE COBBLER. Il prépare par ailleurs COLLATERAL BEAUTY d'Alfonso Gomez-Rejon, avec
Will Smith.
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On lui doit encore SECRET D'ÉTAT de Michael Cuesta, ARBITRAGE de Nicholas
Jarecki, L'AGENCE de George Nolfi, LULLABY d'Andrew Levitas, EVERY SECRET THING
d'Amy Berg, THE ENGLISH TEACHER de Craig Zisk et TWELVE de Joel Schumacher.
MASANOBU TAKAYANAGI (Directeur de la photographie) a signé la photo de
STRICTLY CRIMINAL et LES BRASIERS DE LA COLÈRE de Scott Cooper, TRUE STORY de
Rupert Goold, HAPPINESS THERAPY de David O. Russell, LE TERRITOIRE DES LOUPS de
Joe Carnahan, et WARRIOR de Gavin O’Connor.
Originaire du Japon, il décroche une maîtrise de photographie de l’American Film
Institute. Il a éclairé de nombreux de nombreux courts et longs métrages, spots
publicitaires, documentaires et clips. En 2003, il a reçu le John F. Seitz Heritage Award
de la meilleure photo décerné par l’American Society of Cinematographers. Il a obtenu
le Kodak Award de la meilleure photo au Festival du court métrage de Palm Springs la
même année. Kodak l’a ensuite invité au Festival de Cannes en 2004 en tant que l’un
des jeunes talents à suivre.
TOM McARDLE (Chef-monteur) a monté cinq longs métrages pour Tom
McCarthy. Récemment, il a collaboré à des projets inscrits sur la liste des "10 meilleurs
films indépendants" établie par le National Board of Review pendant trois années
consécutives : LES WINNERS (2011), HELLO I MUST BE GOING (2012) et IN A WORLD
(2013). Écrit et réalisé par Lake Bell, IN A WORLD a été présenté au festival de Sundance
et remporté le prix Waldo Salt du scénario.
Il a collaboré avec McCarthy sur LE CHEF DE GARE, THE VISITOR et THE COBBLER,
qui ont été salués à Sundance et aux Independent Spirit Awards.
On lui doit encore le montage de TENURE (2008), GOD'S POCKET (2014), STAR
MAPS (1997) et LAWS OF GRAVITY (1992).
Coureur de fond, il a fréquenté le Dartmouth College où il a étudié la littérature
et le cinéma. Il se partage aujourd'hui entre Los Angeles et New York.
STEPHEN CARTER (Chef-décorateur) a collaboré à plusieurs films marquants des
dernières années. Il a été directeur artistique de BIRDMAN d'Alejandro González
Iñárritu, JASON BOURNE : L'HÉRITAGE de Tony Gilroy, L'AGENCE de George Nolfi, RENT
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de Chris Columbus, ACROSS THE UNIVERSE de Julie Taymor. Il a signé les décors de THE
COBBLER de Tom McCarthy, avec Adam Sandler, KILL YOUR DARLINGS – OBSESSION
MEURTRIÈRE de John Krokidas, avec Daniel Radcliffe, et FORGIVEN de Paul Fitzgerald.
Pour le petit écran, il a collaboré à la série THE JURY de Barry Levinson, SEX AND
THE CITY, qui lui a valu une citation à l'Emmy, et les retransmissions des Jeux
Olympiques de Turin, Beijing, Vancouver et Londres pour NBC.
Diplômé de NYU, il a travaillé pour la scène. Citons notamment "La Bohème"
dans une mise en scène de Baz Luhrmann, "Falsettos" mis en scène par James Lapine,
"Fool Moon" mis en scène par Bill Irwin et David Shiner, "Fantasio" mis en scène par
Garland Wright et "A lesson from Aloes" mis en scène par Athol Fugard.
WENDY CHUCK (Chef-costumière) contribue à transporter le spectateur dans un
autre univers. Elle a collaboré avec de grands artistes comme Jack Nicholson, George
Clooney, Any Poehler, Melissa McCarthy, Alexander Payne et Matthew Weiner. Grâce à
ses motifs, ses couleurs et ses tissus, elle a su donner vie à des personnages aussi variés
qu'un vieil homme du Montana convaincu qu'il a touché le pactole à la loterie, un
avocat de Hawaï dont l'épouse a été infidèle et un étudiant intrigant.
Elle a récemment collaboré à SAN ANDREAS, situé dans une Californie ravagée
par un séisme, et TAMMY, comédie coécrite et interprétée par Melissa McCarthy. Elle
inscrira bientôt son nom au générique de MICHELLE DARNELL.
Elle a remporté le Costume Designers Guild Award du meilleur costume pour
MONSIEUR SCHMIDT d'Alexander Payne avec Jack Nicholson. Elle a été citée au même
prix pour THE DESCENDANTS (2012) de Payne, avec George Clooney, et NEBRASKA
(2014), toujours signé Payne. Elle avait déjà fait équipe avec le réalisateur sur
SIDEWAYS, avec Paul Giamatti, et ELECTION, avec Reese Witherspoon.
Elle a conçu les costumes de TWILIGHT et VOISINS DU TROISIÈME TYPE, avec Ben
Stiller.
En 1994, elle a été saluée par l'Australian Film Institute pour COUNTRY LIFE, avec
Greta Scacchi et Sam Neill.
Parmi sa filmographie, citons VARSITY BLUES, avec Jon Voight, BAD SANTA, avec
Billy Bob Thornton, et THE RING 2, avec Naomi Watts et Sissy Spacek.
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Après une solide formation à Brisbane, en Australie, elle a été costumière pour
l'opéra de Sidney. Puis, elle a été chef-costumière du Musée du cinéma de Londres
avant de s'orienter vers l'industrie cinématographique.