COSMÉTOLOGIE et PLASTURGIE

Transcription

COSMÉTOLOGIE et PLASTURGIE
PLASTILIEN
Le magazine d'Allizé-Plasturgie
Mai 2010 n°67
Dossier p.12
COSMÉTOLOGIE
et PLASTURGIE
Des contraintes aux solutions
PROFESSION p.42
LA FILIÈRE PLASTURGIE LORRAINE
SE RASSEMBLE AU SEIN
D’ALLIZÉ-PLASTURGIE LORRAINE
FISCALITÉ p.18
LA RÉFORME DE LA TVA
IMMOBILIÈRE
POINT DE VUE p.26
L’AMBITION RAISONNÉE DU NOUVEAU
MÉDIATEUR DE LA SOUS-TRAITANCE
Salles blanches à l’échelle internationale. Les techniques
médicales, l’industrie pharmaceutique, cosmétique ou agro-alimentaire nécessitent des conditions
de production d’une propreté irréprochable et les fabricants exigent une prise en charge complète.
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couvre un éventail allant de la mise en place de concepts de salles blanches à la sélection des presses et
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périphériques adaptés, en passant par un conseil personnalisé sur les techniques d’application.
A la « Une »
A noter
010
1er Juillet 2
Annuelle
Rencontre
turgie
Allizé-Plas
Chaque année, le premier jeudi du
mois de juillet, a lieu un évènement
important pour les industriels de la
filière plasturgie : la « Rencontre
Annuelle Allizé-Plasturgie ».
Cette année, la Rencontre Annuelle de
la Plasturgie se déroulera le Jeudi 1er
juillet 2010, à la Cité Internationale de
Lyon, Auditorium Lumière.
Elle rassemble environ 500 à 600 chefs
d’entreprises de la filière plasturgie
qui considèrent cet évènement comme
LE rendez-vous à ne pas manquer.
15 h 30 - Cité Internationale de Lyon
Centre de Congrès - Auditorium Lumière
Un moment fort de la Rencontre 2010 :
La restitution de l’étude menée aux
cours des six premiers mois de l’année
2010 par Allizé-Plasturgie « Pratiques
d’affaires dans la plasturgie : comparaison France, Allemagne, Italie ».
L’objet de l’étude est d’analyser et de
comprendre les pratiques d’affaires en
vigueur dans la plasturgie en France,
en Allemagne, en Italie, et ce, sur l’ensemble du processus : de la conception d’un produit à sa livraison en passant par sa fabrication, mais
également, les usages en matière de
relations commerciales, de paiement,
de propriété intellectuelle, de financement des investissements, de pratiques sur l’indexation ou non des
matières…
Pour ce faire des dizaines d’entretiens
menés simultanément en France, en
Allemagne et en Italie auprès des
acteurs de la filière plasturgie et leurs
clients.
Une étude de terrain très pragmatique
afin :
- d’en retirer des enseignements sur
de «bonnes pratiques»,
- de mieux comprendre pourquoi, sur
certains marchés, les industriels français peinent à se positionner face à
leurs homologues allemands ou italiens,
- d’en retirer des arguments susceptibles de faire changer les choses en
France, avec, le cas échéant, l’appui
des Elus et des Pouvoirs Publics.
Le FIP devient FIP SOLUTION PLASTIQUE et se tiendra à Lyon en 2011
En 2011, le Forum international de la
plasturgie, évolue. Pour sa prochaine
édition, qui se tiendra du 24 au 27 mai
2011 à Lyon Eurexpo (Rhône), il devient
FIP Solution Plastique.
Regroupant toujours l’ensemble des
fournisseurs de la filière plasturgie, de
la conception à la fabrication, l’exposition organisée par Idice (groupe Infopro Communications) abritera FIP projets, « un salon dans le salon » dédié
aux donneurs d'ordres et rassemblant
les transformateurs de plastiques et
composites, ainsi que les bureaux
d’études de conception de pièces et
les spécialistes en finition et décoration. De nouvelles formules de stand
sont également proposées.
Pour suivre l’actualité de l’édition 2011 :
http://www.f-i-p.com/
n°67 • Mai 2010 Plastilien
1
Sommaire
Plastilien Mai 2010 n°67
ALLIZÉ-PLASTURGIE
01/ A LA UNE
46/ EPOQUE EPIQUE
71/ AGENDA
01 Rencontre annuelle Allizé-Plasturgie
01 Le Fip devient FIP Solution Plastiques
46 Suite du « Petit guide de survie à l’usage
des entreprises et des individus aussi »
05/ PROFESSION
49/ INNOVATION
71 Le programme 2010 des journées
de l’innovation
71 Le programme 2010 proposé par le PEP
05 Biberons à base de bisphénol A :
une application hasardeuse du principe
de précaution
05 Projet Leonardo PLASTIGREEN
06 Un répertoire des métiers
et des certifications de la Plasturgie
06 Les Concours à l’honneur !
06 European Network for Plastics and
Composites Training
08 La filière Plasturgie Lorraine se rassemble
au sein d’Allizé-Plasturgie Lorraine
49 Un super-adhésif pour un assemblage
polyamide / aluminium
50 Vers la simulation du procédé d’infusion
pour de grandes pièces en composite
51 Le polyamide s’attaque aux deux roues
11/ CHRONIQUE
56 La matière du mois : Le Polyamide 6
11 Mettre l’éco-conception au cœur
de l’innovation de la filière plasturgie
20/ FISCALITE
20 La réforme de la TVA immobilière
23/ DROIT DES AFFAIRES
23 Vers des comités stratégiques filières
25/ POINT DE VUE
25 L’ambition raisonnée du nouveau
médiateur de la sous-traitance
26/ ENVIRONNEMENT/SÉCURITÉ
p.38
52/ TECHNOLOGIE
52 La technologie LPKF-LDSTM, où comment
la plasturgie permet à l’électronique
d’accéder à la troisième dimension
56/ MATERIAUTECH
59/ REPORTAGE
59 Quand R3M devient R3M CORTINOVIS
60/ ECONOMIE
60 L’approvisionnement en électricité
de la plasturgie
63 Plasturgie tendance
66 Evolution des cours des matières
plastiques
69 Mercuriale
DOSSIER DU MOIS
26 Les produits chimiques, la réglementation
évolue. Et vous ?
Nouveau !
Plastilien est aussi accessible en ligne pour les
adhérents d’Allizé-Plasturgie uniquement. Vous
pouvez retrouver les numéros parus pour les
télécharger, les transmettre à vos collègues et
collaborateurs librement sur : www.plasticway.com, Espace Communauté, Base Economie,
critère « Plastilien ».
ÌÌ
COSMETOLOGIE & PLASTURGIE :
des contraintes aux solutions
30/ SOCIAL
30 L’incidence du contexte économique sur
la rupture conventionnelle du contrat
de travail
32/ PLASTIFAF
32 Formations et aides régionales en 2010
34/ STRATÉGIE
34 Oser… vendre !
38/ MANAGEMENT
38 L’égo : une qualité ou une prison ?
44 Prendre du recul grâce au coaching
p.12
Plastilien est édité par : Cediplast Communication - Plastilien - 39, rue de la Cité - 69441 LYON cedex 03 - Tél. : 04 72 68 28 28 - Fax : 04 72 36 00 80 • Directeur de la
publication : Anne de Lansalut • Comité de Rédaction : Dominique Appert / Amandine Authier / Thierry-Guillaume Bardin / Thierry Charles / Valérie Clayton / Christophe
Contini / Benoît Dorsemaine / Marion Druet / Justine Ducourtioux / Samir Fodil / Elisabeth Garnier / Guillaume Robert / Emmanuel Rossi / Joris Saint-Jeveint / Yannick
Saint Roch / Ulrich Thomir • Secrétariat de rédaction : Christine Poupon • Graphisme, maquette et réalisation PAO : Cécilie Felt, Gérard Alonzo • Service publicité :
Cediplast Communication • Impression : Ferréol • Routage : Routage Rhône-Alpes • Diffusion de ce numéro : 1 300 exemplaires - Tous droits réservés. La reproduction
partielle ou totale des articles/ illustrations/schémas/ photos est soumise à autorisation écrite préalable de l’éditeur • Crédits photographiques couverture : Photosearch
Répertoire des Annonceurs : ACDI (p.72) / Akeoplus (p.68) / Albis (p.4) / Albro (p.24) / Alma (p.65) / Apicil (p.48) / Arburg (2e couv.) / Bewe Plast (p. 21) / Billion (p.37) / Datapaq (p.57) /
Engel (p.7) / Farpi (p.64) / Idice (p.58) / Lifocolor (p.62) / Lypsis (p.29) / Martiplast (p.33/p.47) / Mondon (p.70) / Piovan France (3e couv.) / Plastdecor (p.43) / Polymix (p.22) / Reed expo
(p.71) / Resin Express France (p.3) / Setaram (p.28) / Sofras-Conseil (p.10) / Sumitomo Demag (p.19) / Uniloy Milacron (4e couv.)
2
Plastilien Mai 2010 • n°67
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P R O F E S S I O N
Suspension de la commercialisation
des biberons à base de bisphénol A :
une application hasardeuse du principe de précaution
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travail des agences sanitaires
françaises, européenne et
internationales.
Le Sénat a amendé aujourd’hui
la proposition de loi sénatoriale « tendant à interdire le
bisphénol A dans les plastiques alimentaires », inscrite à
l’ordre du jour après une
intense campagne de pression
médiatique et politique. Le
texte tend désormais « à suspendre la commercialisation
de biberons produits à base
bisphénol A ».
Les sénateurs ont donc limité
le champ d’application de la
proposition de loi aux seuls
biberons et écarté l’option
d’une interdiction pour retenir
celle d’une suspension, au nom
du principe de précaution.
Cette rédaction souligne l’embarras du législateur face à
une proposition d’interdiction
qui apparaît aujourd’hui inadaptée en l’état des connaissances scientifiques, ne prenant pas en compte la question
des substituts éventuels et
déconnectée du calendrier de
En effet, l’AFSSA vient de diffuser, le 23 mars, un communiqué
rappelant que « le bisphénol A
(BPA) est utilisé depuis plus de
40 ans, dans de très nombreuses
applications dont les matériaux
au contact des aliments et de
l’eau. Des évaluations de
risques menées par les agences
sanitaires* ont conclu, sur la
base des données scientifiques
disponibles, à l’absence de
risque pour le consommateur
dans les conditions d’emploi. »
L’association européenne des
producteurs de matières plastiques, PlasticsEurope, et le
syndicat professionnel des
emballages plastiques et des
emballages souples,
ELIPSO, prennent acte de la
décision du Sénat de ne pas
interdire « le BPA dans les plastiques alimentaires », mais estiment que la suspension de la
commercialisation des biberons n’est qu’une fausse solution qui alimentera les
angoisses des consommateurs.
ment recommandé « de définir
rapidement une méthodologie
adaptée à la détection d’une
toxicité potentielle, chez
l’homme et à basse dose, du
BPA mais aussi des produits
de substitution et plus largement des perturbateurs endocriniens ».
L’AFSSA a souhaité travailler,
pour la mise au point de cette
méthodologie, avec d’autres
agences de sécurité sanitaire
au niveau européen, et proposait de faire un point d’étape
« d’ici la fin de l’année ».
L’agence européenne, l’EFSA,
a également lancé des travaux
et prévoit un point d’étape en
mai prochain.
PlasticsEurope et Elipso souhaitent que tous ces travaux
puissent continuer de progresser dans la sérénité et permettront de répondre aux interrogations des consommateurs.
Pour plus d'informations sur le
BPA :
www.bisphenol-a-europe.org
* En particulier la FDA aux Etats-Unis,
PlasticsEurope et Elipso rappellent que l’AFSSA a récem-
l’EFSA en Europe en 2008, et Santé
Canada (la note est de l’AFSSA)
Projet Leonardo PLASTIGREEN
La Fédération espagnole ANAIP, représentée par son Délégué Général Enrique Gallego, a accueilli en mars
2010 l’ensemble des partenaires du projet PLASTIGREEN.
Menée par la Fédération de la Plasturgie, cette réunion a permis aux partenaires de se coordonner sur les activités du
projet (référentiel de formation, création d’un réseau) et aussi d’échanger sur des outils développés pour la profession
tels que le DVD de présentation des métiers développé par la Fédération autrichienne FCIO.
Les résultats du projet seront présentés à Bruxelles en septembre 2010.Toutes les informations relatives au
projet PLASTIGREEN sont disponibles sur le site www.plastigreen.org.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
5
P R O F E S S I O N
Les Concours
à l’honneur !
Dans le cadre de la Convention de Coopération signée avec le Ministère de l’Education Nationale, la Fédération de la Plasturgie apporte son soutien à trois
concours en 2010. A suivre …
• Le Concours général des métiers
En 2010, la Plasturgie sera une nouvelle
fois représentée au concours général des
métiers, qui est ouvert aux 17 spécialités
de baccalauréat professionnel. Les différentes épreuves, écrites, pratiques et
orales se déroulent du mois de mars au
mois de mai et la remise des prix est
organisée début juillet.
http://eduscol.education.fr/cid47150/leconcours-general-des-lycees-et-des-metiers.html
• 2 édition des Plastiques en Débat
Au 19 mars, PlasticsEurope clôturait le
dépôt de dossiers des élèves de troisième, inscrits au concours des Plastiques
en Débat dont la Fédération de la Plasturgie est partenaire. Ce concours a pour
objet de proposer aux jeunes et à leurs
enseignants de s’interroger sur la contribution des plastiques à l’évolution de
notre société et leur impact sur l’environnement. 15 écoles ont répondu à l’appel,
soient 30 équipes.Viens à présent l’heure
des évaluations pour l’étape du Grand
Débat le 7 juin prochain à Paris.
ème
www.lesplastiquesendebat.com
• 3ème édition du Concours Europlastic
Pocket Movie
La Fédération de la Plasturgie lançait en
février dernier la 3ème édition du concours
Europlastic Pocket Movie. A la clôture
des préinscriptions 6 lycées et 2 CFA ont
répondu présent, soient 14 équipes. Les
équipes auront jusqu’au 30 juin pour
envoyer leurs vidéo à la Fédération de la
Plasturgie.
www.europlastic-pocketmovie.blog.fr
Contact
Marina COISSARD
Fédération de la Plasturgie
T. 01 44 01 16 26
Email : [email protected]
6
Plastilien Mai 2010 • n°67
Un répertoire des métiers et des
certifications de la Plasturgie
Ce document est en cours de
réalisation par l’observatoire national paritaire des
métiers : les résultats sont
prévus pour juin 2010.
L’observatoire national paritaire des métiers de la Plasturgie a lancé, depuis mai
2009, les travaux pour la réalisation d’un répertoire des
métiers et des certifications
dans la branche, qui sera un
véritable outil de gestion des
emplois pour les entreprises
et pour la branche.
Le cabinet ManExpert, qui
réalise ce travail, a mené une
enquête auprès d’un panel
d’entreprises représentatif
par sous‐secteurs d’activité,
en septembre 2009. Cette
enquête a abouti à la réalisation d’une nomenclature des
métiers de la Plasturgie.
7 grandes familles professionnelles ont été identifiées :
- Production
- Laboratoire, Recherche,
Développement et Industrialisation
- Entretien, Maintenance et
Outillage
- Qualité / Sécurité / Hygiène /
Environnement
PREMIÈRE ESTIMATION DES EFFECTIFS
6%
55,7%
6,9%
4%
6,7%
11,6%
9%
Production
Laboratoire, R&D
Entretien, maintenance
Qualité, HSE
Marketing, Commercialisation
Administration générale
Supply chain, logistique
- Marketing / Commercialisation
- Supply chain / Achats /
Logistique
- Gestion et Administration
générale.
Ce répertoire des métiers sera
complété par un répertoire
des certifications professionnelles dans la Plasturgie. 203
certifications ont été répertoriées, à tous les niveaux :
61 métiers au global ont été
pré‐répertoriés, dont 43
métiers en dehors de la
famille Gestion et Administration générale.
- Diplômes : du CAP au
diplôme d'ingénieur.
- Titres : Ministère Emploi et
autre titre professionnel.
- Certificats de qualification
professionnelle (CQP) : CQP
de la branche, CQP de la
métallurgie ou CQPI.
Des informations seront également fournies : une définition
principale pour chacun de ces
métiers, les autres appellations de chaque métier, les
activités principales, les compétences ainsi que les
connaissances requises.
Contact
Florence BONNET‐TOURE
Fédération de la Plasturgie
T. 01 44 01 16 19
@ : [email protected]
European Network for Plastics and Composites Training
Le centre de formation spécialisé en plasturgie de
l’Université de Saragosse,
TIIP, a accueilli, en mars
2010, les partenaires du
Réseau européen pour la
formation « plasturgie et
composites ». Ce fut l’occasion pour l’ensemble des
organisations présentes de
mieux comprendre le système de formation espa-
gnol lié à ce secteur d’activité et ainsi d’échanger sur
les perspectives de coopération pour favoriser la
mobilité en Europe des étudiants et des apprentis.
Pour plus d’information sur
ce réseau, vous pouvez
contacter Audrey Noble à la
Fédération de la Plasturgie.
Contact
Audrey NOBLE
Chargée de mission Europe
Fédération de la Plasturgie
T. 01 44 01 16 34
[email protected]
La sécurité avec les systèmes.
En tant que fournisseur de systèmes nous considérons le sujet dans sa
globalité. Et nous protégeons vos intérêts en garantissant que la machine, les
moules, l’automatisation, les processus, la formation et les pièces détachées
que vous recevez, s’intègrent et interagissent avec fiabilité et précision.
De plus, en tant que fournisseur de systèmes, nous sommes aujourd’hui
déjà prêt à répondre demain à vos demandes de développements futurs.
ENGEL est synonyme de solutions maîtrisées du début à la fin, avec lesquelles
vous conserverez la flexibilité même dans le futur. Lorsque cela est nécessaire,
de nouveaux composants seront intégrés de manière souple et efficace dans
votre système existant ; même des années après l’investissement initial.
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l’on compte sur des solutions systèmes.
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P R O F E S S I O N
La filière Plasturgie
Lorraine se rassemble
au sein d’Allizé-Plasturgie
Lorraine
Des industriels de la filière plasturgie Lorraine ont
souhaité se fédérer au sein d’une organisation professionnelle structurée et représentative de l’ensemble
des acteurs, et pour cela ont créé le syndicat
professionnel Allizé-Plasturgie Lorraine.
NANCY
BESANÇON
DIJON
CLERMONT
-FERRAND
OYONNAX
LYON
MARSEILLE
8
Plastilien Mai 2010 • n°67
Allizé-Plasturgie Lorraine est présidé par Monsieur Jean-Loup
SERGENT (Société SPIDELOR), entouré des membres du Bureau :
 Monsieur Michel BORENS (MIL PLAST)
 Monsieur Daniel KUBIAK (SOCOTUB)
 Monsieur François TINELLE (NP VOSGES)
Cette organisation s’inscrit
dans la dynamique de l’Union
Interrégionale de la Plasturgie, Allizé-Plasturgie (Alliance
Zone Est de la Plasturgie), qui
rassemble d’ores et déjà plus
de 700 entreprises au travers
des syndicats régionaux déjà
constitués depuis 2004 :
 Allizé-Plasturgie Auvergne
 Allizé-Plasturgie Arc
Méditerranéen
 Allizé-Plasturgie Bourgogne
 Allizé-Plasturgie FrancheComté
 Allizé-Plasturgie
Rhône-Alpes.
Cette logique de filière rassemble tous les maillons de
la chaine de valeur (matières,
machines et moules, plasturgistes, entreprises intégrées
et celles du secteur des composites, pôles de compétitivité
et clusters, centres de
recherches, laboratoires et
bureaux d’études dédiés à la
plasturgie, centres de formation…) ce qui est un atout
majeur pour progresser de
façon plus compétitive et solidaire notamment sur les marchés internationaux.
P R O F E S S I O N
Une organisation Professionnelle représentative à tous les niveaux :
• Régional,
• Interrégional,
• National,
• Européen
EUROPEAN PLASTICS CONVERTERS
FÉDÉRATION DE LA PLASTURGIE
ALLIZÉ-PLASTURGIE
Allizé-Plasturgie
Auvergne
Allizé-Plasturgie
Franche-Comté
Allizé-Plasturgie
Arc Méditerranéen
Allizé-Plasturgie
Lorraine
Allizé-Plasturgie
Bourgogne
Allizé-Plasturgie
Rhône-Alpes
De plus, elle autorise un accès
facilité à l’innovation ainsi
qu’à l’amélioration des compétences, facteurs déterminants d’une «montée en
gamme» des produits conçus
et produits en France, permettant de se différencier face à
des productions banalisées et
mondialisées.
Car en Lorraine comme en
France et en Europe de l’Ouest,
les plasturgistes sont confrontés à la concurrence de fabricants à plus faibles coûts de
main-d’œuvre principalement
sur le marché des pièces techniques et des produits de
consommation.
Ainsi, pour pérenniser leur
activité, les plasturgistes Lorrains dont le savoir-faire tech-
nologique est indéniable, doivent aujourd’hui capter des
marchés innovants, développer leur capacité à proposer
des produits à plus forte valeur
ajoutée, intégrer dans leurs
stratégies de développement,
l’innovation et la créativité,
sous toutes leurs formes.
la Materiautech de la Plasturgie,
 Le Centre de Formation de la
Plasturgie,
 Le Centre Interrégional de
Formation Alternée la Plasturgie (Cirfap),
 Les établissements Lorrains
d’enseignements en plasturgie
…
Pour les accompagner dans
cette démarche, Allizé-Plasturgie Lorraine :
- Sollicitera l’appui des pouvoirs publics régionaux et de
la Direccte, pour accompagner les entreprises dans la
mise en œuvre de ces actions,
et encourager ainsi le développement de synergies et de partenariats, permettant de dégager de nouvelles marges de
manœuvre et des éléments différenciateurs forts.
Proposera un plan d’actions en
partenariat avec, notamment :
 Le potentiel technique régional (Pôles et Clusters…),
 Le Pôle de Compétitivité de la
Plasturgie, Plastipolis,
 Le Pôle Européen de la Plasturgie,
 Le Plastic Ecodesign Center et
Soulignons également que les
industriels membres d’Allizé-
Plasturgie Lorraine pourront :
- compter sur l’appui au quotidien d’une compétence dédiée
à la région et basée au sein de
la Maison de l’Entreprise Nancy
(Maxéville), et aussi sur les 120
collaborateurs d’Allizé-Plasturgie afin de les accompagner
dans les domaines suivants :
 Accompagnement juridique
(social, commercial, fiscal,
droit des sociétés)
 Gestion des Ressources
Humaines,
 Environnement, Hygiène,
Sécurité,
 Veille économique, observatoire économique,
 Actions à l’international,
 Accompagnement technologique,
 Organisation de Journées
Techniques,
 Outils d’information et de
communication : le portail
www.plasticway.com,
le
magazine Plastilien, les AllizéAwards…
- bénéficier du réseau d’Allizé-Plasturgie, Membre actif
de la Fédération de la Plasturgie, Membre du MEDEF et de
la CGPME.
- s’appuyer sur l’expertise en
matière de formation initiale
et continue du Pôle Formation
d’Allizé-Plasturgie (CFP, CIRFAP et Destination Plasturgie)
afin de mettre en œuvre des
réponses locales aux besoins
exprimés par les industriels, et
ce avec le partenariat éventuel
d’entités complémentaires
implantées régionalement.
Contact
Allizé-Plasturgie Lorraine
Maison de L’Entreprise
Site Saint Jacques II
8, rue Alfred Kastler
54522 MAXEVILLE CEDEX
n°67 • Mai 2010 Plastilien
9
C H R O N I Q U E
EMMANUEL ROSSI
Délégué Général d’Allizé-Plasturgie
Le stress du Patron
un problème de santé
de PME : publique enfin dévoilé
51 % des dirigeants de PME français se
sentent plus stressés que l’an dernier.
C’est ce que dévoile l’étude réalisée par
le cabinet d’audit Grant Thornton.
Ils se situent dans le peloton moyen, aux
côtés de la Pologne (51 %), de la Belgique
et des Etats-Unis (50 %). Au niveau mondial, 56 % des chefs d’entreprise pensent
que leur niveau de stress a augmenté par
rapport à 2009, contre 48 % au niveau
européen.
Dans le haut du classement, les chinois
sont ceux qui ressentent le plus de nervosité dans le cadre de leur travail (76 %
considèrent que leur niveau de stress a
augmenté), tout comme les mexicains
(74 %), les turcs et les vietnamiens
(à 72 %). Sur le plan européen, la Grèce et
l’Espagne arrivent en tête avec respectivement 68 % et 65 % de dirigeants déclarant se sentir plus anxieux.
A l’opposé, les dirigeants suédois (23 %),
danois (25 %), finnois (33 %) et australiens
(35 %) ont les taux d’augmentation de
niveau de stress les moins élevés du
monde.
Selon Jean-Jacques Pichon, associé chez
Grant Thornton, « Ces tendances montrent
que le stress en entreprise est devenu un
véritable problème de santé publique »
De fait, le stress lié au travail est un phénomène qui prend de l’ampleur au niveau
international. En effet, les entreprises doivent faire face aux différents changements qu’implique la mondialisation et les
obligent à davantage d’adaptabilité et de
flexibilité. Une concurrence internationale
accrue, un rythme d’innovations en
hausse, une pression capitalistique croissante… sont autant de facteurs ayant
pour conséquence une augmentation du
stress des dirigeants.
L’étude a ainsi le mérite de pointer un sujet
rarement évoqué, comme une forme de
tabou… d’ailleurs, récemment Olivier
Torres, (chercheur spécialiste des PME et
qui vient de lancer Amarok, le premier
observatoire de la santé des dirigeants de
PME) confiait récemment le paradoxe suivant : « On a plus d’informations sur l’état
de santé des baleines bleues… que sur
celui des Patrons de PME… ».
Ils ont également été interrogés sur les
raisons principales de leur stress. Sans
surprise, la raison la plus mentionnée a
été le climat économique dégradé (38 %
au niveau international, 53 % pour la
France), puis une pression sur leur cash
flow (26 % contre 25 % pour la France), et
une concurrence de plus en plus forte
(21 % contre 33 % pour les répondants
français).
Sans négliger l’importance de l’état de
santé de la baleine bleue… il nous semble
néanmoins tout aussi important de lever le
voile sur ce constat jusqu’alors inédit. Nous
en reparlerons donc le 1er juillet, jour de la
Rencontre Annuelle d’Allizé-Plasturgie.
Enfin, une charge de travail accrue (19 %
en moyenne contre 46 % pour la France) a
également été un facteur d’augmentation
du niveau d’anxiété des dirigeants.
Jean-Jacques Pichon conclut : « Une
concurrence de plus en plus agressive,
des liquidités en baisse, un manque de
visibilité à court et moyen termes sont des
facteurs qui ont accru la pression des dirigeants, entraînant souvent un manque
d’empathie, des prises de décisions non
réfléchies et impulsives et donc une gestion au quotidien forcément plus abrupte ».
n°67 • Mai 2010 Plastilien
11
DOSSIER
Cosmétologie &
Plasturgie
" Des contraintes aux solutions pour
améliorer compatibilité, fonctionnalité et
impact environnemental "
Cette journée était organisée
conjointement par le Centre
Européen de Dermocosmétologie (CED) et le Centre de
Formation de la Plasturgie
(CFP) et a réuni les
principaux acteurs de ces
secteurs pour une présentation des métiers et savoirfaire et une invitation à coopérer dans un avenir proche.
Contact
Dominique APPERT
CFP
T.06 74 14 16 01
[email protected]
12
Plastilien Mai 2010 • n°67
Plasturgistes et formulateurs
en cosmétologie n’ont pas
d’autres choix que de dialoguer face à un marché devenu
très exigeant : le bon produit,
beau et de qualité, qui doit être
rapidement mis sur le marché.
Autour des produits cosmétiques, beaucoup de questions
se posent : l’inquiétude sur la
sécurité des produits, les
réglementations, la progression des produits « bio », les
nouvelles mentalités et habitudes de consommation, la
mondialisation, …
S’unir entre plasturgistes et
formulateurs en cosmétologie
permettra de mieux répondre à
toutes ces questions, plus
rapidement et avec des idées
nouvelles, et permettra de
maintenir le haut niveau de
qualité de la cosmétique
« made in France » dans le respect des réglementations.
S’unir entre les deux professions c’est aussi pouvoir faire
des propositions bien en
amont des difficultés potentielles pour toujours satisfaire
les attentes du donneur d’ordre et séduire le consommateur. C’est enfin résister à la
concurrence des bas prix et
maintenir une véritable activité en France.
Et concernant l’espionnage
industriel, mieux vaut aller de
l’avant dans le respect mutuel
des deux professions, la transparence et l’équité des contributions.
Les produits
cosmétiques
et leur formulation
Un produit cosmétique est une
substance destinée à être
mise en contact avec les parties superficielles du corps
humain en vue de les nettoyer,
de les parfumer, d’en modifier
l’aspect, de les protéger… :
shampooing, maquillage, protection solaire, etc. Le produit
cosmétique allie l’utilité, le
bien être et le plaisir. Il ne
s’agit pas d’un médicament.
Un produit cosmétique
contient souvent de multiples
© Solar Impulse - Francis Demange
Au cours de la journée
du 4 février 2010, deux
professions, LA COSMETOLOGIE et LA PLASTURGIE, se
sont rencontrées pour
échanger, pour exprimer
leurs attentes, pour parler de
leurs particularités et de
leurs contraintes, pour créer
des contacts et envisager
des projets en commun.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
13
COSMÉTOLOGIE & PLASTURGIE :
DES CONTRAINTES
AUX SOLUTIONS
polymorphisme lié à différents états cristallins, ce dernier pouvant impacter les propriétés esthétiques du bâton de rouge à lèvres.
Sur les lignes automatisées, les cadences
de production peuvent atteindre 600 à 6000
bâtons à l’heure. Sur le bâton, les traces de
plan de joint du moule sont éliminées par un
apport de chaleur en surface du bâton.
ingrédients. L’étiquetage permet d’informer
le consommateur de la liste des ingrédients
classés dans l’ordre des quantités décroissantes. Cette liste donne toujours un cœur
de formule comprenant très simplement :
- les constituants de la phase grasse : produits offrant une capacité d’étalement, ou
apportant une consistance ou un toucher
sec, produits contenant des vitamines
(huile de soja, d’avocat, de maïs, beurre de
karité, …), ou produits riches en acides
gras essentiels pour restaurer l’effet barrière de la peau (huile de germe de blé,
huile d’onagre, ...).
- les constituants de la phase aqueuse : eau
déminéralisée, épaississants, humectants.
- le système tensioactif qui assure la stabilité des phases et oriente l’émulsion dans
le sens huile dans eau ou eau dans huile.
Les actifs sont souvent revendiqués par
leur action et leur nom sur le packaging ce
qui permet de les identifier. La liste des
conservateurs et des filtres UV est comprise dans la directive 76/768 et le règlement européen.
© Razihusin - Fotolia.com
L’étiquetage précise aussi les allergènes
contenus dans le produit cosmétique dès
que ceux-ci dépassent un seuil quantitatif.
14
Plastilien Mai 2010 • n°67
Photo extraite documentation Université Lyon 1 :
Etiquetage des produits cosmétiques : liste des
ingrédients, PAO, …
La fabrication des produits
cosmétiques
Un bâton de rouge à lèvres est obtenu par le
mélangeage à chaud de divers constituants
de forme et de viscosité différentes : huiles,
cires, poudres, pigments, antioxydants, parfums si nécessaire. Le bâton est ensuite mis
en forme par coulée du mélange chaud
dans un moule refroidi. La température du
mélange et le temps de maintien en température sont des paramètres essentiels pour
la qualité du produit.
Il est en effet
important
d’éviter les
risques
d’oxydation
ou le
La fabrication des poudres compactes
s’effectue en plusieurs étapes :
- le mélangeage de la poudre dans un liant
liquide en faible quantité,
- le broyage à sec permettant de réduire la
taille élémentaire des pigments,
- le tamisage de la poudre éliminant les
particules de trop grande taille,
- le pressage de la poudre.
Concernant les crèmes cosmétiques,
celles-ci sont le plus souvent mises en
œuvre dans des appareils dynamiques de
dispersion tournant à très grande vitesse et
dont la température peut être réglable pour
optimiser l’efficacité des tensioactifs. Il
existe aussi des appareils d’émulsion sous
haute pression ou utilisant les ultrasons.
Les plastiques communément
spécifiés pour les emballages
cosmétiques
Un packaging de produit cosmétique doit
assurer les rôles essentiels de protection du
©Margouillat photo - Fotolia.com
DOSSIER
contenu vis-à-vis des agressions extérieures,
de résistance aux contraintes de fabrication,
de séduction pour donner l’envie au consommateur d’acheter le produit. Le choix d’une
matière plastique pour la réalisation d’un
packaging est à étudier avec sérieux car les
familles de matière plastique sont nombreuses et ne sont pas toutes équivalentes.
1
Par exemple :
- pour la protection du contenu, des propriétés barrières sont obtenues avec certaines matières (EVOH, polyamide). Mais
pour d’autres matières, les propriétés barrières ne sont que partielles, ou inexistantes
(polystyrène, polycarbonate, ionomères).
- La tenue d’un packaging au contact d’un
produit cosmétique dépend de la sensibilité du plastique aux constituants du produit cosmétique.
2
3
Photo 1 : Procédé d’injection
Photo 2 : Procédé d’extrusion-soufflage
Photo 3 : Procédé de thermoformage
Source : Mediaplast
- La tenue mécanique du packaging sera
liée à sa géométrie (angles, épaisseur), à
ses paramètres de fabrication, à la température d’utilisation du packaging.
- La transparence pour un packaging est
synonyme de pureté. La meilleure transmission lumineuse est observée pour le PMMA
(92%). Pour une matière dont la transmission lumineuse est de 85%, on recherchera
la neutralité de teinte (ionomères, certains
PCTA et d’autres polymères).
Sur le plan normatif, des directives européennes encadrent la présence de métaux
lourds dans les packagings ou la teneur en
phtalates du PVC. D’autres normes sont
parfois spécifiées par les donneurs d’ordre
et se rattachent à la pharmacopée ou aux
emballages des produits alimentaires.
Sur le plan environnemental, les donneurs
d’ordre demandent des avis de recyclabilité
des packagings. Les biopolymères pourraient bien prendre un essor dans ce secteur.
Sur le plan design, Les plastiques ont le
vent en poupe de par leur grande flexibilité
de design, leur transparence équivalente à
celle du verre et leur grande tenue à la
casse en cas de chute. Des solutions existent aussi pour alourdir les packagings et
se rapprocher du verre.
Les techniques de fabrication
des emballages plastiques
Une matière thermoplastique est capable
de fondre sous l’effet de la chaleur, puis de
se solidifier en refroidissant. Lors de la
mise en œuvre des matières plastiques,
des granulés de matière vont être amenés
sur une machine pour être fondus, puis mis
en forme dans un moule et enfin solidifiés.
Il existe plusieurs types de machine pour
la fabrication des packagings selon la
forme voulue :
- l’injection : la matière est fondue dans un
ensemble de plastification constitué d’une
vis sans fin. Lorsque qu’une quantité suffisante de matière fondue se trouve à l’avant
de la vis, celle-ci joue le rôle de piston et
envoie sous haute pression la matière
dans le moule refroidi.
- l’injection-soufflage : une préforme injectée et ensuite réchauffée puis soufflée
dans un moule.
- l’extrusion-soufflage : un tube de matière
fondue est extrudé puis soufflé à l’intérieur
d’un moule.
- le thermoformage : une plaque obtenue
par extrusion est chauffée puis mise en
forme par aspiration à travers le moule
pour épouser les formes du moule.
L’injection et le thermoformage permettent
d’obtenir des objets de types pots, couvercles. L’injection-soufflage et l’extrusionsoufflage permettent de réaliser des formes
non démoulables de types flacons. Toutes
les matières thermoplastiques peuvent être
injectées. En revanche, toutes ne sont pas
aptes à être soufflées ou thermoformées.
Les performances d’un packaging dépendent du choix de la matière mais aussi de
sa conception. Par exemple les fermetures
de tubes de type cape, capes service,
pompes, capots, bouchons, vont influencer les propriétés de perméabilité.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
15
DOSSIER
COSMÉTOLOGIE & PLASTURGIE :
DES CONTRAINTES
AUX SOLUTIONS
Les cosmétiques :
compatibilité et usage
Un produit cosmétique doit être maitrisé
durant toute sa durée de vie depuis sa
fabrication jusqu’à sa fin de vie. Or, il existe
trois types de dangers :
- le danger physique : verre qui casse ou
bords coupants d’un flacon en PET,
- le danger chimique : impuretés dans les
matières premières utilisées pour la fabrication du produit cosmétique ou du packaging,
- le danger microbiologique : contamination par des germes.
phénomène de fissuration du packaging
au contact du produit cosmétique. Le
stress-cracking s’explique par l’attraction
par le plastique d’un des constituants du
produit cosmétique, puis pénétration de ce
constituant qui va libérer les contraintes
internes contenues dans le packaging et
qui va provoquer sa fissuration.
Pour éviter les problèmes de compatibilité
contenu-contenant, il faut donc :
- anticiper avec une collaboration étroite
tripartite: fournisseurs de matériaux /
transformateurs / formulateurs de produits
cosmétiques),
- tester les interactions contenu- contenant,
- valider dans les conditions réelles d’utilisation,
- mettre en place une veille qualité pour
acquérir de l’expérience.
Développement durable
et réglementation
Photo extraite documentation Eastman :
stress-cracking sur un packaging de cosmétique
La réglementation européenne impose
d’indiquer sur le packaging une date limite
d’utilisation du produit, sauf pour les produits testés stables plus de 30 mois. Par
ailleurs l’indication de la période après
ouverture (PAO) renseigne sur la durée
d’utilisation du produit sans qu’il y ait détérioration du produit si celui-ci est utilisé
dans des conditions normales.
La stabilité des produits est étudiée en utilisant la loi d’Arrhenius. Des essais réalisés à 45°C pendant une durée courte (3
mois) représentent ce qui se passerait à
température ambiante au bout de 3 ans.
Le contenant est au service de la formule.
Il doit contenir, être propre et protéger. Il
doit délivrer, voire appliquer la formule
sans interagir avec celle-ci. Il doit conserver la stabilité du Produit. Il doit de plus
être esthétique et informatif.
La qualité du contenant doit être testée
pour éviter par exemple le stress-cracking,
16
Plastilien Mai 2010 • n°67
éviter le gaspillage de produit. On va s’intéresser aux modes de transport, à la localisation des fournisseurs. On va traiter de la
fin de vie du produit : réutilisation d’un
packaging, recyclage, valorisation, …
Enfin, il sera important d’avoir une vision
globale de l’éco-conception, ne pas traiter
d’un seul aspect qui peut avoir un impact
négatif sur un autre aspect du cycle de vie.
Des aides financières existent pour mettre
en place des démarches d’éco-conception.
Les bioplastiques font leur entrée sur le marché des matières plastiques. Il est important
de bien distinguer les différents types :
- les matières plastiques fabriquées à partir de produits naturels renouvelables tels
que l’amidon, le ricin, le latex. Certaines de
ces matières plastiques seront biodégradables (celles issues de l’amidon) et d’autres non (caoutchouc, polyamide 11).
Le développement durable, c’est répondre
à nos besoins actuels sans compromettre
les besoins des générations futures, c’est
concilier notre développement économique, le progrès social et protéger l’environnement.
- Les matières plastiques biodégradables,
c’est-à-dire dégradables puis assimilables
sous l’action de micro-organismes. Certaines de ces matières plastiques sont
issues de ressources renouvelables et
d’autres sont issues du pétrole (polyesters).
L’éco-conception est l’un des aspects du
développement durable. C’est une
démarche préventive, prenant en compte
l’environnement dès la conception du produit, et tenant en compte toutes les étapes
du cycle de vie du produit (matériaux, procédés de fabrication, transport, usage, fin
de vie, …). C’est aussi une analyse multicritères : émissions de CO2, réchauffement climatique, pollution de l’eau, production de déchets…
Les matières plastiques issues de ressources renouvelables représentent moins
de 1% de la production totale des matières
plastiques. Leur production devrait être
multipliée par 10 entre 2007 et 2020.
Dans une démarche d’éco-conception, on
va pouvoir par exemple alléger le produit,
utiliser des matériaux recyclés, employer
des procédés de fabrication moins
consommateurs d’énergie, moins générateurs de déchets. On va par exemple choisir un matériau moins résistant pour un
produit à usage unique de courte durée de
vie. Pour un packaging de produit cosmétique, on va travailler sur sa forme pour
Des études montrent que les bioplastiques
pourraient substituer 90 % des plastiques
issus du pétrole.
Mais il reste à affiner les propriétés des
bioplastiques, à traiter les problèmes de
disponibilité en terme de volume, à réduire
le coût des bioplastiques plus élevé à ce
jour que celui de leurs homologues issus
du pétrole, et à gérer la fin de vie des bioplastiques en développant des filières de
compostage, d’incinération ou de recyclage dédié.
Toutefois certaines marques de produits
cosmétiques ont développé des packa-
gings en bioplastique : tubes de rouge à
lèvres en PLA, boitiers de fard dans une
matière de Novamont, etc.
Le développement durable représente très
certainement des opportunités pour innover, pour réduire les coûts, grâce à la
réflexion de tous les acteurs d’une entreprise, à la réflexion sur le processus global
de conception, à la réflexion sur la relation
d’une entreprise avec ses fournisseurs.
Mais le développement durable peut être
ressenti comme contrainte :
- au 1 er janvier 2011, la réglementation
imposera l’affichage environnemental des
produits sur les packagings. Il sera nécessaire de mesurer l’impact d’un produit sur
la consommation d’eau et d’énergie, sur la
génération de polluants, etc.
- des questions de responsabilité sont
soulevées dans les cas de réutilisation de
flacons de parfum par le consommateur,
ou dans les cas de fabrication de produits
cosmétiques par le consommateur tels
une recette de cuisine. Des cas pourtant
présentés comme étant plus économiques
ou plus écologiques.
- l’investissement nécessaire pour engager des démarches d’éco-conception est
important. Et sur ce point là, il y a à trouver
des sources de financement.
Tendances green,
les implications texture
et emballage
Aujourd’hui la consommation est axée
vers le naturel et le bien-être avec une
forte idée de précaution : vivre mieux, plus
longtemps et avec toute la technicité qui
simplifie la vie. C’est une vraie opportunité
pour les gens du marketing qui peuvent
exprimer de différentes façons la tendance green appliquée aux produits cosmétiques :
- Transversalité entre l’univers alimentaire
et celui de la beauté. Les cosmétiques sont
élaborés avec des ingrédients alimentaires : citron, concombre tomate, … pressurisés à froid, avec date de fabrication et
date de péremption;
- Des produits cosmétiques hybrides entre
le naturel et la chimie et des résultats
prouvés et quantifiés;
- Des créations qui mettent en avant la
nature : un cosmétique constitué d’un
ingrédient rare et précieux, d’une texture
sophistiquée, avec un packaging beau;
- Des cosmétiques éco-conçus : ingrédients du terroir, localement sourcés,
fabrication utilisant par exemple l’énergie
éolienne et packaging en bioplastique;
- Des cosmétiques élaborés à partir d’ingrédients de contrées lointaines et menacées, avec un engagement fort vis-à-vis
des populations de ces contrées;
- Des cosmétiques constitués d’ingrédients non agressifs, une texture travaillée
et un packaging informatif. La notion
éthique est bien présente.
© Anna Khomulo - Fotolia.com
n°67 • Mai 2010 Plastilien
17
DOSSIER
COSMÉTOLOGIE & PLASTURGIE :
DES CONTRAINTES
AUX SOLUTIONS
Nouveaux comportements
et modes de vie, influence
sur le packaging
et ses fonctionnalités
Photo extraite documentation Dézinéo :
simplicité d’usage du packaging
L’observation et le décryptage de l’évolution des marchés a permis d’identifier six
tendances socioculturelles qui décrivent
des attitudes et des comportements de
consommation dont l’orientation générale
va vers plus d’imaginaire, d’émotionnel, de
relationnel :
- la personnalisation, l’affirmation de soi :
une manière de dire « j’existe »,
- la fantaisie : une recherche de plaisir et
de jeux, une autre manière de se prouver
que la vie a du sens,
- la simplicité d’usage : faire plusieurs
tâches à la fois, optimiser la gestuelle. Les
produits, sous une apparente simplicité,
deviennent des concentrés de technologie,
- l’allègement de la matière pour réduire
les coûts et préserver l’environnement,
mais aussi parce que légèreté rime avec
mobilité et portabilité,
- le plaisir : des matières au toucher doux,
des lumières colorées, une envie de
bien être,
- la responsabilité : recherche de l’authenticité et des vraies valeurs.
Conclusion
Regrouper deux professions LA COSMETOLOGIE et LA PLASTURGIE est une initiative assez originale montrant la volonté de
chacun d’élargir son champ d’actions et
sa vision. Cette initiative qui va se poursuivre conduira à :
- Innover : l’innovation n’est pas seulement
18 Plastilien Mai 2010 • n°67
un produit. L’innovation est aussi dans l’organisation, les échanges, le partage;
- Être acteur dans la filière des produits
cosmétiques et ne plus être considéré par
les donneurs d’ordre seulement comme
des sous-traitants;
- Avoir le droit de vote sur notre futur
parce que producteurs de matières, transformateurs et formulateurs de cosmétiques auront su être solidaires.
A l’issue de cette journée du 4 février 2010,
un bon nombre de participants ont exprimé
leur souhait de poursuivre les échanges
entre les deux professions sous forme de
groupe de travail, pour traiter de sujets
liés à la formulation et à la compatibilité
contenu - contenant, à la fonctionnalité et
au design du packaging, à l’emploi des
biomatériaux dans le packaging, ...
manifester auprès des contacts CFP ou
CED rappelés ci-dessous :
• CFP, Centre de Formation de la Plasturgie
39 rue de la Cité, 69441 LYON Cedex 03
Tel : 06 74 14 16 01
[email protected]ance.com
• CED, Centre Européen
de Dermocosmétologie
Villa Créatis, 2 rue des Mûriers CP 601
69258 LYON Cedex 09
Tel : 04 72 85 07 74
[email protected]
Les entreprises désireuses de participer à
ces travaux d’échanges entre LA COSMETOLOGIE et LA PLASTURGIE peuvent se
Le CFP et le CED remercient vivement les intervenants à la journée
du 4 février 2010, par ordre d’intervention :
- Mme Dominique BOUVIER Présidente Directoire Strand Cosmetics Europe
et Présidente CED,
- Mr Yves CHEVALIER Directeur de Recherche à Université Lyon 1,
- Mr Jean-Pascal PHILIBERT Chimie des Formulations peintures encres adhésifs
cosmétiques à l’ITECH,
- Mr Cédric PERBEN Responsable Introduction et Développement des Nouveaux
Produits en EMEA EASTMAN,
- Mr Pascal HENNEMAN Directeur Innovation PROMENS,
- Mme Annick LE BEC MARCHAL Consultante ALM audit & Conseil,
- Mr Sylvain-Romain COTTE Consultant SRG Consulting,
- Mr Hervé REBOLLO Directeur des Affaires Economiques et Internationales
FEBEA,
- Mme Charlyse POUTEAU Responsable Ligne Programme Eco-matériaux POLE
EUROPEEN de PLASTURGIE,
- Mlle Amandine AUTHIER Chef de Projet Eco-conception PLASTIC ECODESIGN
CENTER,
- Mme Leila ROCHET-PODVIN COSMETICES Inspiration & Creation,
- Mr Frédéric BURTIN Fondateur BEAUTY EXPERT,
- Mme Dominique WEIZMAN Directeur Général DEZINEO,
- Mr Gérard GOUJON PDG PRP Création Président ALLIZE-PLASTURGIE
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Valérie CLAYTON
• Allizé-Plasturgie •
Loi de Finances
Rectificative pour 2010
La réforme de la TVA immobilière en vigueur depuis le 11 mars 2010
Cette première loi de finances rectificative pour 2010 prévoit principalement la réforme
de la TVA sur les activités immobilières. Cette réforme était annoncée depuis que,
le 20 novembre dernier, la Commission européenne avait menacé la France de sanctions
pour non-conformité du dispositif français au droit européen.
Prévue dans le cadre de la
proposition de loi "Warsmann"
de simplification du droit, la
réforme de la TVA immobilière
a finalement été intégré au
projet de loi de finances rectificative pour 2010, les pouvoirs
publics souhaitant accélérer
son entrée en vigueur.
La mise en conformité du droit
national avec la directive
européenne de 2006 porte
notamment sur :
- la modification de la définition du terrain à bâtir,
- l’inversion du redevable de
la TVA,
- la fin de l’exonération de TVA
pour les terrains à bâtir,
- la suppression du régime particulier des marchands de biens.
La réforme a également un
autre objectif : simplifier le
régime de TVA applicable aux
opérations immobilières. Ainsi
désormais, les même règles
de TVA immobilière s’appliquent à l’ensemble des entreprises assujetties à la TVA,
qu’elles soient des profession-
20
Plastilien Mai 2010 • n°67
nels de l’immobilier (marchands de biens, lotisseurs,
promoteurs) ou non.
bles corporels. Cette notion
englobe l’ensemble des cessions : apport, échange, etc.
Cette nouvelle approche
conduit à distinguer deux catégories d’opérations : les opérations réalisées dans le cadre
d’une activité économique et
les opérations réalisées hors
d’une activité économique.
La livraison doit être effectuée
à titre onéreux par un assujetti
agissant en tant que tel.
Opérations réalisées
par les assujettis
dans le cadre de leur
activité économique
Désormais, les livraisons de
biens immeubles effectuées à
titre onéreux par un assujetti
agissant en tant que tel entrent
dans le champ de la TVA et
sont taxables de plein droit.
La notion de livraison est celle
de l’article 256, II du Code
Général des Impôts (CGI),
c’est-à-dire le transfert du pouvoir de disposer d’un bien corporel comme un propriétaire,
telle qu’étendue par la loi à
l’ensemble des biens corporels
au lieu des seuls biens meu-
Sont concernées les opérations suivantes :
Les livraisons de terrains à bâtir
La définition du terrain à bâtir a
été modifiée. Antérieurement,
elle reposait sur l’intention
déclarée de l’acquéreur ou la
constatation a posteriori de l’obtention d’un permis de
construire ou le commencement
de travaux de construction. La
loi retient une définition objective du terrain à bâtir puisqu’est
regardé comme tel le terrain
que les prescriptions des documents d’urbanisme dans le ressort duquel il se trouve reconnaissent comme constructible.
Le champ de la TVA est
étendu, par ailleurs, aux livraisons de terrains à bâtir aux
personnes physiques, jusqu’ici
exclues.
Les livraisons d’immeubles
neufs
Constitue désormais un
immeuble neuf l’immeuble qui
n’est pas achevé depuis plus
de cinq ans, qu’il résulte d’une
construction neuve ou de travaux ayant consisté dans une
surélévation ou dans la remise
à neuf (article 257, I-2 du CGI).
Le nouveau régime prévoit
l’exonération de certaines opérations telles que les livraisons
de terrains autres qu’à bâtir et
des immeubles achevés depuis
plus de cinq ans, les baux
conférant un droit réel.
Les assujettis peuvent toutefois opter pour l’application de
la TVA à ces opérations.
Opérations réalisées
hors d’une activité
économique
Les seules opérations immobilières réalisées hors d’une
activité économique imposables à la TVA sont la livraison
d’un immeuble neuf acquis en
tant qu’immeuble à construire
F I S C A L I T É
first choice
in temperature control
et la livraison à soi-même de certains logements « sociaux ».
Les autres opérations immobilières réalisées par les particuliers sont hors du champ
de la TVA, à commencer par les cessions de
terrains à bâtir à un assujetti prenant l’engagement de construire, alors qu’auparavant
la TVA était due par ce dernier dans ce cas.
Ainsi, les particuliers ne sont plus imposés
à la TVA, sauf exceptionnellement.
Modalités de taxation
L’imposition sur une base réduite à la marge
auparavant prévue pour les marchands de
biens est désormais applicable à l’ensemble des assujettis, en cas de livraison d’un
terrain à bâtir ou de livraison d’immeuble
achevé depuis plus de cinq ans imposée sur
option à la TVA, si l’acquisition par le cédant
n’a pas ouvert droit à déduction de la TVA.
La marge correspond à la différence entre :
• d’une part, le prix exprimé et les charges
qui viennent s’y ajouter ;
• d’autre part, selon le cas :
- soit les sommes que le cédant a versées, à
quelque titre que ce soit, pour l’acquisition
du bien;
- soit la valeur nominale des actions ou
parts reçues en contrepartie des apports en
nature qu’il a effectués.
Les deux termes de la différence doivent
être exprimés hors taxe. Concernant les
livraisons à soi-même, la TVA est assise sur
le prix de revient total des immeubles, y
compris le coût des terrains ou leur valeur
d’apport. Pour les livraisons d’immeubles, le
fait générateur et la date d’exigibilité se
produisent au moment de la livraison, qui au
sens de la TVA se situe au moment du transfert du droit de disposer du bien comme un
propriétaire.
Quant au redevable de la TVA, il s’agit dorénavant de la personne qui réalise l’opération imposable, soit en cas de vente, le vendeur en vertu du principe de droit commun
posé par l’article 283, I du CGI.
Adaptation des règles
relatives aux droits
d’enregistrement
Les cessions d’immeubles passibles de la
TVA entrent également par nature dans le
champ d’application des droits d’enregistrement. Comme sous le régime antérieur,
les ventes d’immeubles et mutations assimilées sont en principe soumises au droit de
vente au taux global de 5,09%. Des mesures
spéciales (se traduisant soit par l’application du droit de vente au taux réduit de
0,715%, soit par l’application d’un droit fixe
de 125€) sont toutefois prévues lorsque la
mutation est obligatoirement soumise à la
TVA sur le prix total ou lorsque l’immeuble
est acquis par un assujetti qui prend l’engagement de revendre ou de construire.
Les pâtes « al dente » demandent à la
fois une température de cuisson précise
et un timing exact.
Ce qui est vrai pour la cuisson des pâtes
l‘est également pour la régulation thermique des moules.
Les thermorégulateurs SINGLE sont
puissants tout en restant peu gourmands en énergie – appareils à eau jusqu‘à 200°C et à huile jusqu‘à 350°C.
Ils possèdent un affichage du débit,
une commande multilingue ainsi que
de nombreuses interfaces et options.
Avec SINGLE, prenez goût aux économies. www.single-temp.de
Une instruction fiscale du 15 mars 2010
apporte des précisions sur les mesures
transitoires dont peuvent se prévaloir les
opérateurs pour le traitement des affaires
en cours au 11 mars 2010.
Actualités sur la Contribution Economique Territoriale
La Direction de la Législation Fiscale vient de confirmer que le délai de dépôt
des déclarations 1447 (CFE-IFER) et 1330 (CVAE) a été repoussé au 15 juin.
Les entreprises qui télédéclarent bénéficient d’un délai de 15 jours supplémentaires,
ce qui portera la date limite pour la déclaration 1330 au 30 juin 2010.
En revanche, la date de paiement des acomptes de CFE et de CVAE reste fixée
au 15 juin 2010.
Un communiqué du gouvernement devrait être publié prochainement.
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D R O I T
Thierry CHARLES
D E S
A F F A I R E S
• Allizé-Plasturgie •
Vers des comités
stratégiques filières
« Et le combat cessa faute de combattants ».
Le Cid (1636) IV, 3, Rodrigue
Pierre Corneille
Lors de son discours du 4 mars
2010 présentant les grandes
lignes des Etats généraux de
l’Industrie (EGI), quatre grands
objectifs ont été dégagés par
le chef de l’Etat : augmenter
l'activité industrielle de plus
de 25 % d'ici à fin 2015 ; pérenniser l'emploi industriel sur le
long terme ; retourner à une
balance commerciale industrielle - hors énergie - positive
d'ici à 2015 ; gagner plus de
2 % de parts dans la production industrielle de l'Europe.
Au total, ce sont 23 mesures qui
ont été retenues, un peu à la
manière des fameuses
« leçons de séduction » d’une
célèbre marque de lingerie
féminine (« Neutraliser toute
concurrence »…) , assez loin
toutefois de faire chavirer le
cœur des PME, et parmi lesquelles la création des « comités stratégiques filières » (sic !),
afin de consolider la structuration des filières industrielles
françaises (mesure 11).
Le dispositif vise à répondre
au « déficit de structuration
des filières industrielles en
France lié à l’absence de stra-
tégie de filière partagée entre
ses acteurs ».
Mais à qui la faute ?
Après tant d’années d’opposition, les parties en présence
considèrent aujourd’hui que
seule une stratégie de filière
permet de donner aux acteurs
la visibilité nécessaire pour
faire leurs investissements
structurants, recruter et
développer leurs compétences, donc pour gagner en
compétitivité.
Il était temps, en espérant que
ce vide puisse encore être
comblé.
Aussi, est-il vain de stigmatiser une nouvelle fois ce « déficit de structuration » et d’évoquer tout à tour « des PME trop
petites, des Entreprises de
Taille Intermédiaire (ETI) insuffisamment nombreuses et
développées par rapport à nos
concurrents, parfois insuffisamment modernisées sur des
aspects critiques comme le
robotisation, les Technologies
de l'information et de la communication (TIC) etc. ; un
management des « donneurs
d’ordre » souvent dicté par la
seule logique du prix le plus
bas des acheteurs ; un partage des marges qui limite la
capacité d’investissement et
de R&D des PME ; un climat
de défiance et des ressentiments forts de la part des PME
et des salariés, se vivant
comme des amortisseurs
sociaux des fluctuations d’activité des grands groupes et
des variables d’ajustement
(mouvement accéléré par la
crise) ».
En tout état d cause, cette
mesure vise à créer les conditions d’échanges plus
pérennes entre acteurs d’une
même filière, en établissant
avant fin 2010 notamment pour
les filières porteuses de croissance des « comités stratégiques filières », à l'image de
celui existant déjà pour les
industries de santé (Conseil
stratégique des industries de
santé).
Sous l’impulsion de la « Conférence Nationale de l’Industrie »,
associant tous les acteurs
concernés par l'avenir de l'in-
dustrie (et notamment les partenaires sociaux), chargée
d'assurer le suivi des actions
mises en oeuvre à la suite des
états généraux et d'inscrire
dans la durée un cadre de
concertation sur l'industrie,
l’Etat pilotera la création desdits comités.
Ils ont ainsi vocation de définir
« une feuille de route stratégique de moyen à long terme
de la filière, associant les
« pôles de compétitivité »
concernés, mais également de
définir ou améliorer la gouvernance de la filière, de définir
un plan de gestion prévisionnelle des compétences (GPEC)
au sein de la filière, d’élaborer
des codes de bonnes pratiques dans la relation entre
grandes et petites entreprises,
de suivre les engagements
pris, de rapprocher les « pôles
de compétitivité » de la filière,
et de réunir les partenaires
sociaux pour mener des négociations sociales filières en
cohérence avec la stratégie
retenue ».
Que de temps perdu.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
23
A F F A I R E S
Parallèlement à la création de ces « comités stratégiques
filières » sera étudiée l’opportunité de mise en place de
fonds sectoriels à l’image du Fonds de modernisation des
équipementiers automobiles (FMEA) ou InnoBio (dont l’objectif principal est d’investir directement en fonds propres
et quasi-fonds propres au capital de sociétés fournissant
des produits et services technologiques et innovants dans
le domaine de la santé et avec la perspective de générer
des plus-values).
En effet, la mise en place de tels fonds, cofinancés et gérés
par le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et les principaux grands acteurs des secteurs et filières, s’avère pertinente pour consolider des entreprises à haut potentiel
dans les filières porteuses de croissance et multiplier les
entreprises leaders françaises (à noter qu’une partie des
300 M€dédiées aux filières dans l’action EGI de l’emprunt
national pourrait être investie dans ces fonds).
Ils permettront de faire émerger, derrière les grandes
entreprises, des entreprises de rang 1 et 2 très solides au
niveau mondial et, pour les secteurs qui s'y prêtent, de soutenir le développement des PME et ETI prometteuses (toutefois les investissements seront réalisés dans des entreprises capables d’être ou de devenir parmi les meilleures
de leur secteur).
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« stratégique » et nouveaux matériaux, biens de consommation-luxe (hors agroalimentaire), chimie, etc.
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24
Plastilien Mai 2010 • n°67
L’alliance des compétences
D E S
L’alliance des compétences
D R O I T
P O I N T
Thierry CHARLES
D E
V U E
• Allizé-Plasturgie •
« L’ambition raisonnée »
du nouveau médiateur
de la sous-traitance
« Jamais tant de vertus furent-elles couronnées ? »
Racine
Dans le cadre des Etats Généraux de l’Industrie (EGI), le Président de la République a
annoncé 23 mesures devant
être examinées et mises en
œuvre prochainement par les
Ministres concernés, et notamment l’annonce de la création
d’un « Médiateur de la soustraitance » (cf. fiche mesure
n°12 désigner un médiateur de
la sous-traitance).
Partant du constat que les
relations entre donneurs d’ordre et sous traitants sont déséquilibrées (les fournisseurs
s’y enferment parfois comme
le ver à soie s’enferme en
l’étoffe qu’il tisse), les comités
stratégiques filières (mesure
15 des EGI) et les chartes
associées doivent permettre
de remédier à cette difficulté.
Mais il est nécessaire que les
engagements pris par les
acteurs industriels soient respectés, que les bonnes pratiques soient mises en valeur et
les pratiques abusives évitées.
Les médiateurs internes
lorsqu’ils existent ne peuvent
pas toujours régler les différends les plus lourds, surtout
quand ils sont eux même juges
et parties… Ainsi la Plateforme
de la Filière Automobile (PFA)
dispose d’une structure de
médiation laquelle n’a vocation
à intervenir que sur les points
relatifs au Code de performance et de bonnes pratiques
(CPBP) signé le 9 février 2009.
Cette médiation est destinée à
aider un client et son fournisseur à trouver ensemble une
solution qu’ils ne parviendraient pas à élaborer
eux‐mêmes (à condition qu’ils
n’aient pas déjà saisi le juge
ou tout autre dispositif de
règlement amiable des litiges).
Or en pratique, le fournisseur
saisit le médiateur désigné par
l’entreprise de son client !
Dans ces conditions, on peut
comprendre pourquoi les dossiers ne se bousculent pas.
Parallèlement à cette plateforme, il existe également un
« Centre de médiation » dans
la filière automobile relatif à
l’ensemble des différends
entre clients et fournisseurs.
Aussi, il est nécessaire de
désigner un Médiateur de la
sous-traitance à part entière,
placé auprès du ministre de
l’industrie. Il sera notamment
en charge de veiller à la mise
en place des bonnes pratiques
permettant d’instaurer des
relations durables entre
clients et fournisseurs (l’un
des avantages de la médiation
est l’opportunité de maintenir
les relations commerciales
entre les parties), en lien avec
les comités stratégiques
filières et de veiller à la cohésion et à l’évolution des différentes chartes existantes et
les promouvoir auprès des
donneurs d’ordres, qui font
souvent mines de les ignorer
quand elles existent.
Enfin, il devra également intervenir auprès de grands
comptes, si un fournisseur
constate des pratiques abusives de façon récurrente et
l’inefficacité du médiateur
interne au client (sic !).
Quant aux modalités de l’intervention du médiateur de la soustraitance, son référentiel sera
notamment la charte signée
entre le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
et la médiation du crédit début
février 2010, ainsi que les engagements filières (chartes par
exemple) pris par les acteurs.
La médiation de proximité sera
assurée par le réseau de tiers
de confiance de la médiation
du crédit, avec un rôle renforcé des Direction régionale
des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation,
du Travail et de l’Emploi
(DIRECCTE), outre une intervention au niveau national, par
le médiateur lui-même, en cas
d’alertes récurrentes.
En outre, les comités stratégiques filières pourront contribuer à l’organisation des
modalités d’intervention du
médiateur dans la filière
concernée, un travail qui ne
fait que commencer et qui ne
manque pas d’écueils.
En conclusion si les donneurs
d’ordre n’ont sans doute rien à
perdre à promouvoir la médiation comme mode de règlement alternatif - et non substitutif- des conflits, rien n’est
moins sûr du côté des soustraitants qui devront se méfier
de toute manœuvre dilatoire,
sans compter que les « spécialistes » sur la question au
sein des DIRECCTE risquent
de cruellement faire défaut.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
25
E N V I R O N N E M E N T
Marion DRUET/ Gladys FENIOUX
-
S É C U R I T É
• Allizé-Plasturgie •
Les produits chimiques,
la réglementation évolue.
Et vous ?
Les produits chimiques circulent et sont employés dans le monde entier. Nous
sommes tous confrontés à leurs dangers lors de la mise en œuvre. Pictogrammes,
consignes d’utilisation, FDS, phrases de risques, toutes sortes d’informations qui sont
censées nous aider à mieux appréhender leurs risques. Ces informations importantes
ne sont pas simples et l’on se rend compte qu’elles ne sont pas similaires d’un pays
à l’autre. Cet article présente la mise en œuvre du nouveau règlement CLP et de son
articulation avec REACH.
CLP et SGH
Le règlement « CLP » pour
Classification, Labelling,
Packaging définit les règles
nouvelles pour la classification, l’étiquetage et l’emballage des produits chimiques
en Europe. Ce règlement met
en œuvre les recommandations du système général harmonisé de classification et
d’étiquetage des produits chimiques (SGH). Le système
SGH a été développé pour
mettre en place des recommandations et placer un cadre
au niveau international.
En effet, plusieurs problématiques liées à l’utilisation des
produits chimiques avaient été
identifiées :
- Risques pour l’homme et
l’environnement ;
- Divergences entre les lois et
règlements des différents
pays et secteurs d’activités
26
Plastilien Mai 2010 • n°67
quant à la communication des
informations ;
- Absence de système de
classification ou d’étiquetage.
Le SGH propose un cadre harmonisé au niveau international
pour améliorer les conditions
d’utilisation des produits chimiques en prenant en compte
la majorité de ces aspects. Le
SGH n’a pas de caractère obligatoire, aussi tous les pays ne
sont pas tenus de suivre les
recommandations. L’Europe et
la France ayant adopté ce système, il a été transcrit dans le
règlement
européen
n°1272/2008 ou «CLP » et est
donc applicable en Europe.
Le règlement CLP met donc en
œuvre les dispositions du SGH
au niveau Européen. Ce texte
définit les obligations concernant la classification, l’étiquetage et l’emballage des subs-
tances et des mélanges. Les
informations seront à apporter
sur l’étiquette du produit et sur
la Fiche de Données de Sécurité (FDS).
Distributeurs
Les distributeurs doivent s’assurer que l’étiquetage et l’emballage des substances est
bien conforme au règlement
CLP.
Qui est concerné ?
Utilisateurs en aval
Les utilisateurs ont les mêmes
obligations que les fabricants
et importateurs, hormis la notification. Ils peuvent employer
la classification déjà définie
par un autre acteur dans la
chaîne d’approvisionnement
uniquement si la composition
du produit ou de la substance
est identique.
Tous les acteurs du marché
sont concernés à différents
niveaux sur la communication
des dangers.
Fabricants et importateurs
Ils doivent organiser le classement, l’étiquetage et l’emballage des substances. Pour
cela, ils doivent surveiller les
informations scientifiques ou
techniques relatives aux produits et procéder à de nouvelles évaluations si nécessaire. Ils ont aussi pour
obligation la notification de
ces informations auprès de
l’agence européenne des produits chimiques.
Le lien avec REACH
Le règlement REACH a pour but
d’améliorer la connaissance
des dangers quand à l’utilisation des produits chimiques.
Ceci, afin de restreindre voir
interdire l’emploi de subs-
-
S É C U R I T É
© Olivier - Fotolia.com
E N V I R O N N E M E N T
tances dangereuses. Il organise les procédures de gestion
des substances au niveau
Européen par leur enregistrement, évaluation, autorisation
et restriction. Le règlement CLP
s’appuie donc sur REACH pour
réaliser la classification et l’étiquetage des produits.
Qu’est ce qui change ?
Le CLP introduit le reclassement des substances et des
mélanges. Par conséquent, les
produits devront être ré-étiquetés et ré-emballés conformément au CLP.
Classes de danger physique
- matières et objets explosibles
- gaz inflammables
- aérosols inflammables
- gaz comburants
- gaz sous pression
- liquides inflammables
- matières solides inflammables
- matières autoréactives
- liquides pyrophoriques
- matières solides pyrophoriques
- matières auto-échauffantes
- matières qui, au contact de l’eau,
dégagent des gaz inflammables
- liquides comburants
- matières solides comburantes
- peroxydes organiques
- matières corrosives pour les métaux
Un peu de terminologie
Le terme « substance » est
maintenu mais celui de « préparation » est remplacé par
« mélange ».
La classification des dangers
Le règlement CLP comporte 28
classes de dangers (au lieu de
15 actuellement). Ces classes
sont regroupées selon leur
impact : physique, santé ou
environnement (cf tableau).
Le terme « catégorie de danger » est remplacé par « classe
de danger ».
Chaque catégorie de dangers
sera associée à des pictogrammes, mentions d’avertis-
Classes de danger pour la santé
- toxicité aiguë
- corrosion cutanée / irritation cutanée
- lésions oculaires graves / irritation oculaire
- sensibilisation respiratoire ou cutanée
- mutagénicité sur les cellules germinales
- cancérogénicité
- toxicité pour la reproduction
- toxicité pour certains organes cibles-exposition unique
- toxicité pour certains organes cibles-expositions
répétées
- danger par aspiration
Classes de danger pour l’environnement
- danger pour le milieu aquatique (aigus et chroniques)
- danger pour la couche d’ozone
sement, mention de danger et
conseils de prudence.
L’étiquetage
De nouveaux pictogrammes de
dangers (cf encadré) vont remplacer les symboles existants.
Ils comporteront un code :
« SGH » + « 0 » + un chiffre. Ces
pictogrammes sont associés à
une catégorie de classe de
dangers. Néanmoins, certaines classes de dangers
n’ont pas de pictogrammes.
De même, des mentions
d’avertissement sont prévues
« danger » et « attention ».
Des mentions de dangers codifiées numéro à 3 chiffres précédés d’un «H» remplaceront
n°67 • Mai 2010 Plastilien
27
E N V I R O N N E M E N T
-
S É C U R I T É
les actuelles phrases de
risque notifié par un R.
Les conseils de prudence
Les conseils de prudence ont
la même fonction que les
phrases « S » utilisées en
Europe. Néanmoins, ils diffèrent par leur codification et
leur libellé. Ils possèderont un
code constitué de la lettre « P »
et 3 numéros.
Les pictogrammes de danger
Les informations
supplémentaires
La rubrique « phrases de
risques complémentaires »
des FDS issue de la réglementation actuelle européenne est
reprise. Elle devient la section
« informations supplémentaires » qui pourra comporter
les informations additionnelles
sur les dangers. Ces informations seront également codifiées par un trigramme : « EUH »
+ « 0 » + 2 chiffres.
28
Plastilien Mai 2010 • n°67
Mise en application
et calendrier
Le règlement CLP est entré en
vigueur en France en janvier
2009. Il va remplacer progressivement les systèmes préexistants relatifs à l’emballage, l’étiquetage et la
classification (directive 67/548
CE et directive 1999/45 CE).
Une période de transition est
prévue dans laquelle l’ancien
et le nouveau système coexisteront. La mise en application
du nouveau règlement deviendra obligatoire à partir du 1 er
décembre 2010 pour les substances et du 1er juin 2015 pour
les mélanges.
Ces changements vont permettre d’assurer la sécurité
des utilisateurs et de l’environnement. Ils faciliteront les
échanges au niveau international en harmonisant les
règles relatives à l’information
en se basant sur une classification harmonisée. C’est l’occasion pour les industriels de
revoir l’organisation de l’information et de la formation aux
risques chimiques auxquels
sont exposés leurs salariés. Ils
ont tout intérêt à prendre en
considération dès à présent
ces évolutions pour mieux
appréhender les obligations
futures.
S T R A T É G I E
n°67 • Mai 2010 Plastilien
29
S O C I A L
Justine DUCOURTIOUX
• Allizé-Plasturgie •
L’incidence d’un
contexte économique
difficile sur la rupture
conventionnelle du
contrat de travail
Créée par la loi de modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008, la rupture
conventionnelle est un nouveau mode de rupture du contrat de travail.
La rupture conventionnelle n'est ni un licenciement, ni une démission, mais se présente
comme une rupture du contrat d'un commun accord entre le salarié et l'employeur.
30
Elle obéit à une procédure
spécifique : elle résulte d'une
convention signée par les parties et dont la validité est
subordonnée à son homologation par le directeur départemental du travail, de l'emploi
et de la formation professionnelle (DDTEFP). La rupture
conventionnelle est également
entourée d'un certain nombre
de garanties pour le salarié
(notamment une indemnité de
rupture qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale ou
conventionnelle de licenciement) et lui ouvre droit, dans
les conditions de droit commun, au bénéfice des allocations d'assurance chômage.
conventionnelle n’a pas cessé
d’augmenter. Selon les chiffres du ministère du Travail,
environ 20 000 salariés y ont
désormais recours chaque
mois. Sur l’ensemble de l’année 2009, un peu plus de
190 000 ruptures conventionnelles auront, ainsi, été homologuées par les directions du
travail, ce qui représente près
de 8 % des ruptures de CDI.
Depuis l’introduction du dispositif, le nombre de rupture
En effet la loi est claire : « Les
dispositions légales relatives
Plastilien Mai 2010 • n°67
Mais attention, ce nouveau
mode de rupture qui peut paraître « attractif » est fortement
encadré et n’est notamment
pas applicable aux ruptures
résultant d’un licenciement
pour motif économique.
aux licenciements économiques
ne s'appliquent pas aux ruptures conventionnelles » .(article L. 1233-3, al. 2 du code du
travail).
En cas de contournement des
règles du licenciement économique, l’administration doit
refuser l’homologation de la
rupture conventionnelle, précise la Direction Générale du
Travail.
En effet, la Direction générale
du travail rappelle dans une
instruction datée du 23 mars
2010 « que la rupture conventionnelle ne doit pas conduire
à contourner les règles du
licenciement collectif pour
motif économique ».
Selon l’article L. 1233-3 du
Code du travail, les dispositions légales relatives au
licenciement économique ne
s’appliquent pas à la rupture
conventionnelle. « La rupture
conventionnelle résulte de la
seule volonté des parties au
contrat de travail, sans qu’il ait
lieu d’en rechercher le motif ».
Mais la Direction Générale du
Travail précise que la rupture
conventionnelle peut donc
intervenir alors même que
l’entreprise rencontre des difficultés économiques qui
l’amènent à se séparer de certains de ses salariés.
L’administration n’a pas, en
principe, à chercher la motivation de l’employeur dans le
cadre de la rupture conven-
S O C I A L
Tomasz Trojanwski - Fotolia.com
tionnelle, puisque la rupture
conventionnelle procède de la
volonté des parties.
L’instruction ministérielle du 23
mars 2010 rappelle à cet égard
que le salarié a toujours la possibilité de ne pas opter pour
une rupture conventionnelle,
par exemple lorsqu’il est susceptible de bénéficier d’une
CRP(convention de reclassement personnalisé) ou d’un
CTP (contrat de transition professionnelle).
D’ailleurs l’instruction précise
également « qu’un effort d’information des salariés sur
l’étendue de leurs droits sera
une priorité de l’administration
du travail, sans pour autant
devenir un point de contrôle au
stade de l’homologation ».
Toujours selon l’instruction
ministérielle, la rupture conventionnelle ne peut être utilisée
pour éviter d’appliquer les
règles de licenciement écono-
mique collectif, et donc priver,
de ce fait, les salariés des
garanties attachées aux
accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et aux plans
de sauvegarde de l’emploi
(PSE). Aussi, dès lors que le
recours à la rupture conventionnelle concerne un nombre
important de salariés et que
cela a pour effet de priver ces
salariés du bénéfice des garanties attachées aux licenciements collectifs, l’autorité
administrative devra vérifier
l’existence ou non d’un
contournement des procédures
de licenciement collectif justifiant un refus d’homologation.
Le contournement peut être
caractérisé par un recours
massif à la rupture conventionnelle dans une entreprise ou
un groupe confronté à un
contexte économique difficile,
qui serait susceptible, à court
terme, de conduire à la mise en
œuvre d’un PSE.
Ainsi, constitue selon la Direction Générale du Travail, un
indice les dépassements des
seuils suivants :
- 10 demandes d’homologation
de rupture conventionnelle sur
une même période de 30 jours;
- au moins une demande sur
une période de trois mois, faisant suite à 10 demandes
s’étant échelonnées sur la
période de trois mois immédiatement antérieurs ;
- une demande au cours des
trois premiers mois de l’année
faisant suite à plus de 18
demandes au cours de l’année
civile précédente.
La combinaison de ces
demandes d’homologation de
rupture conventionnelle avec
des licenciements pour motif
économique aboutissant aux
dépassements des mêmes
seuils peut aussi constituer un
indice.
Selon la DGT, l’appréciation du
contexte économique difficile
peut ressortir de documents de
l’entreprise faisant état de difficultés économiques : comptes
rendus de réunions du CE,
expertises économiques,
extraits du registre des DP,
demandes d’indemnisation au
titre du chômage partiel,
demandes d’autorisation de
licenciement de salariés protégés, etc.
Concernant les entreprises qui
comportent plusieurs filiales ou
établissements installés dans
des départements différents, la
DGT précise que le bien-fondé
du recours aux ruptures
conventionnelles doit être
apprécié au niveau de l’ensemble de l’entreprise, et recommande aux services déconcentrés de s’échanger les
informations nécessaires.
Instruction DGT n° 02 du 23
mars 2010
n°67 • Mai 2010 Plastilien
31
P L A S T I F A F
Formation et Aides
régionales en 2010 :
Franche Comté & Rhône-Alpes
Le Conseil Régional de Franche Comté aide la formation des entreprises de moins
de 50 salariés
PLASTIFAF et le Conseil Régional de
Franche Comté ont signé fin 2009 une
convention, permettant d’accompagner
l’effort de formation des entreprises ayant
un effectif inférieur à 50 salariés.
Une quinzaine d’entreprises éligibles ont
déjà bénéficié de cette subvention.
Un avenant à cette convention vient d’être
signé, prolongeant la couverture des
actions jusqu’au 31 décembre 2010.
PLASTIFAF invite toutes les entreprises
Franc Comtoises de moins de 50 salariés
ayant un plan de formation prévisionnel
dépassant l’obligation légale, ou ayant
des projets de périodes de professionnali-
sation, à prendre contact avec l’antenne
régionale Bourgogne Franche Comté :
• Vincent TESTORI, Délégué Régional
• Catherine BONNOTTE, Assistante Régionale
Tel : 03 80 77 85 88
ADEC FSE en Rhône-Alpes... c'est parti pour une deuxième édition
PLASTIFAF et Allizé-Plasturgie RhôneAlpes proposent à nouveau aux entreprises plasturgistes, un large éventail de
formations permettant une élévation des
niveaux de compétences des personnels.
Certaines actions ciblent prioritairement les
femmes et les bas niveaux de qualification :
1) les certificats de qualification professionnelle de premier niveau en injection,
extrusion, thermoformage, décoration, de
deuxième niveau en injection, extrusion et
thermoformage.
2) les parcours "compétences clés" pour
des remises à niveau en français, mathématique, bureautique.
D'autres actions visent le premier niveau
d'encadrement : management de proximité (35h) , amélioration continue (35h),
bilan de compétences.
Contact pour plus d'informations
François BRAILLON,
Délégué régional
T.04 72 68 28 29 (Lyon)
T.04 74 12 19 35 (Oyonnax).
Toute entreprise est éligible. L’État, et le
FSE dans certains cas, peuvent prendre en
charge de 50 à 70 % des coûts pédagogiques et des rémunérations.
PLASTIFAF apporte un financement au
titre de la Période de Professionnalisation
pour les parcours les plus longs, de 12 à
18 € par heure sur les coûts pédagogiques.
Projet en cours d'élaboration en PACA
Allizé Arc Méditerranéen et PLASTIFAF sont en relation avec la DIRECCTE PACA pour la signature d'un accord cadre EDEC
couvrant la période 2010/2012.
32
Plastilien Mai 2010 • n°67
P L A S T I F A F
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financements, et les aider à mettre en place les dossiers
administratifs. Conjoitement à votre antenne Plastifaf
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par mail : [email protected]
LES PROCHAINS STAGES "TUTEUR EN
PLASTURGIE" ORGANISÉS EN RÉGION :
• Marseille les 7-8-9 juillet
• Oyonnax les 22-23-24 juin
• Lyon les 8-9-10 juin
PROMOTION DES CONTRATS EN ALTERNANCE
Marie BESSOUD a rejoint PLASTIFAF en qualité de
Développeur de l'Alternance, pour promouvoir les
contrats de professionnalisation sur les régions Alsace,
Lorraine, Bourgogne, Franche Comté, Rhône-Alpes,
Auvergne, PACA, Languedoc Roussillon. Elle visitera les
entreprises, notamment les TPE, pour les sensibiliser
aux recrutements en alternance, les informer sur les
A N A LY S E T H E R M I Q U E P O U R L A
C A R A C T E R I S AT I O N D E S M AT I E R E S P L A S T I Q U E S
Fusion
Cristallisation
Polymérisation
Tr a n s i t i o n
Te m p s i n d u c t i o n o x y d a t i o n
Stabilité thermique
Décomposition
Réticulation
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n’hésitez pas à nous contacter
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SETARAM INSTRUMENTATION
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M a t e r i a l
S c i e n c e
n°67 • Mai 2010 Plastilien
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S T R A T É G I E
Christian FABRE / Thérèse HEMERY
• Go Between / Actéa Développement •
Oser… Vendre !
Coup de gueule… coup de pouce
Vous vous êtes certainement retrouvé un jour dans cette situation : vous avez eu l'impression d'avoir parfaitement expliqué votre offre, proposé la solution idéale, les spécificités
de votre outil de production, le savoir-faire de votre entreprise, et les compétences de vos
équipes... Et pourtant, votre prospect a poliment décliné votre proposition (officiellement,
pour des raisons de budget). Par ailleurs, vous multipliez les devis et propositions
d’affaires. Vous avez même peut-être parfois l'impression de déranger le client...
Très modestement, nombreux
sont les chefs d’entreprises
qui ont trouvé de nouvelles
sources de chiffre d’affaires,
simplement parce qu’ils ont
osé VENDRE ! Et non seulement ils ont osé, mais ils y ont
pris du plaisir ! Même en ces
temps de crise, et d’omniprésence du facteur prix.
attendre des mois pour avoir
enfin droit au sésame que
nous leur proposons !
Coup de gueule !
Autre piste de rêve : la niche
de marché encore jamais
exploitée, et à tant faire, sur
laquelle nous resterions tout
seuls pendant des années !
« Vendre des salades ! », « Vendre père et mère », « Vendeur
costume-cravate-malette »,
« le vendeur, c’est celui qui
passe par la fenêtre quand on
le jette par la porte »…
Certes cela sous-entend alors
d’avoir des moyens de communication énormes, mais surtout, de détenir une très forte
innovation de rupture, et qui
apporte un véritable bénéfice
client différenciant.
“ Vendre est la première voie, et l’unique porte d’entrée pour
donner satisfaction au client.“
A combien de sous-entendus
négatifs ce mot « vendre » estil associé ? Et pourtant « Monsieur l’industriel, vous produisez parce que vous vendez 1».
Alors certes, nous rêvons tous
de l’I-Phone, la Wi, ou la Mini
de BMW, et de voir les clients
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Plastilien Mai 2010 • n°67
Et pour autant, il y a de belles
réussites d’entreprises sans
innovation de rupture forte,
sur des marchés concurrentiels, simplement parce
qu’elles ont cultivé patiemment, régulièrement, et professionnellement, la VENTE de
leurs produits et prestations.
© Ioannis Kounadeas- Fotolia.com
Oublions donc tous ces clichés, et OSONS intégrer le fait
que VENDRE est la première
voie, l’unique porte d’entrée,
pour donner satisfaction au
client.
VENDRE, c’est écouter, comprendre les éléments déclenchants, convaincre, et obtenir.
Pourquoi
bloquez-vous ?
« Pour vendre, il faut savoir
parler et baratiner. »
FAUX
Vendre, c’est écouter deux
fois plus qu’on ne parle. Un
bon vendeur, et vous en
S T R A T É G I E
connaissez certainement, vous
fait d’abord parler de vos
besoins, de votre situation, de
vos critères d’achats… Il
capte dans vos mots mais
aussi vos gestes, vos intonations, les quelques éléments
qui vont lui permettre de
construire l’argumentation qui
VOUS convaincra.
L’homme est doté de 2 oreilles
et une bouche, c’est pour
écouter deux fois plus qu’il ne
parle.
« Pour pouvoir convaincre, il
faut oser poser des questions
indiscrètes ».
FAUX, c’est la « justesse » des
questions qui importe.
Vendre, c’est d’abord s’intéresser à l’Autre, à la problématique qu’il a à solutionner, à la
situation dans laquelle il est.
Votre interlocuteur, qu’il soit
acheteur professionnel ou
acheteur d’un jour, a un
agenda chargé lui aussi. S’il
prend du temps pour vous
recevoir, ou simplement pour
s’entretenir avec vous au téléphone, c’est qu’il pense que
vous pouvez peut-être lui
apporter quelque chose.
Ensuite, c’est à vous de trouver quoi, pas à lui de tout
dévoiler si cela ne vous intéresse pas ! Donc, intéressezvous à lui !
« Vendre, ça coûte cher, et ça
prend du temps ! »
VRAI
Et ce serait un mauvais calcul
d’économiser cette fonction.
Une bonne démarche commerciale, qui vend un produit qui a
des vrais atouts, avec une
vraie stratégie de cible clients,
rapporte beaucoup plus qu’elle
ne coûte. Certes, c’est un
investissement au départ.
Mais, dans combien de
machines avez-vous investi
“ Si un acheteur prend du
temps pour vous recevoir, ou
simplement pour s’entretenir
avec vous au téléphone, c’est
qu’il pense que vous pouvez
peut-être lui apporter quelque
chose.“
sans avoir la certitude d’avoir
des marchés pour occuper ces
machines ? Certes, les
banques ne prêtent pas pour
ce type d’investissement commercial. Il existe alors des
commerciaux qui ne sont
payés qu’à la commission, ils
ne coûtent donc que quand ils
on déjà rapporté.
Vendre, ça coûte cher… mais
ça peut rapporter gros.
« Vendre, c’est trop dur, c’est
savoir encaisser trop d’échecs ».
VRAI et FAUX
Vrai, c’est un métier dans
lequel il faut savoir regarder le
verre à moitié plein ! En effet,
compte tenu de la concurrence, de la multiplicité des
interlocuteurs pour une même
vente, un taux de réussite de
50 % est déjà un objectif très
ambitieux. Seriez-vous satisfait de ne fabriquer que 50 %
« Pour vendre, il faut avoir du
toupet ! »
FAUX
Pour bien vendre, il faut
d’abord avoir de l’humilité et
de la simplicité.
Forcer les portes chez des
prospects qui n’ont aucun
besoin, aucune envie de travailler avec vous, voire pas
d’argent, c’est clairement perdre son temps.
« Le prix, il n’y a plus que le
prix qui compte pour les acheteurs ! »
A cela, nous répondons
d’abord par 3 questions ?
1. Si les acheteurs n’achetaient
que du prix pensez vous qu’il
serait nécessaire de les former
pendant des mois, pensez-vous
qu’il serait nécessaire de créer
des études longues (type master) d’achat ?
2. Si les acheteurs n’achetaient que du prix, y aurait-il
des produits haut de gamme ?
3. Si les acheteurs n’achetaient
que du prix, prendraient-ils le
temps de recevoir un vendeur ?
Le prix c’est le pain béni de
l’acheteur, l’arbre qui cache la
forêt de ses attentes et
“ Si les acheteurs n’achetaient que du prix ?
- Prendraient-ils le temps de recevoir les commerciaux ?
- Auraient-ils besoin d’être formés ?
- Y aurait-il des produits haut de gamme ?“
de pièces bonnes ! Non, et
vous auriez raison, parce que
dans les métiers techniques,
on peut viser du « presque zéro
défaut ». Mais en commercial,
il faut savoir accepter l’échec.
Faux, les réussites sont de
vrais moteurs de performance,
parce que vous savez toutes
les stratégies, l’énergie, la persévérance… que vous y avez
mises.
besoins. Si vous voulez comprendre le comportement des
acheteurs regardez-vous,
vous-même en train d’acheter.
Choisissez-vous systématiquement le produit le moins cher ?
Si non pourquoi ?
La réponse à cette question
vous fournira quelques bonnes
raisons pour retourner voir vos
acheteurs.
1
Ensuite, 2 réponses que nous
laissons à votre libre arbitre :
1. C’est vrai, il n’y a plus que le
prix … alors « stop », on ferme
boutique et on fait autre chose.
2. C’est faux, le prix est une
donnée
essentielle
aujourd’hui, mais l’homme (je
commence volontairement par
cette variable là), le savoirfaire, le travail en commun
pour plus de compétitivité (que
l’on appelle « partenariat », ou
« connaissance de l’environnement client » ou…) sont de
vraies variables différenciantes. Et alors « go », on y
croit, on cherche les marchés
et les clients prêts à investir
dans ces variables, et on OSE
VENDRE, comme un vrai vendeur sait et doit le faire !
En fait, il est temps d’affirmer
haut et fort que VENDRE est un
métier, avec ses techniques,
ses savoir-faire, ses compétences clés, au même titre que
produire, gérer… Alors, si
c’est un métier, c’est qu’il s’apprend, et que dans ce domaine
aussi les talents se cultivent.
N’oublions pas que les acheteurs ont, ces dernières années
professionnalisé leur métier…
il faut donc professionnaliser la
vente. C’est une chance formidable pour tous. Elle devrait
permettre d’assainir les relations acheteur/vendeur. Quoi
de plus sécurisant pour chaque
partie que de parler de professionnel à professionnel.
Comment OSER
VENDRE ?
Oser vendre qu’est ce que cela
veut dire ? Quittez votre peau
de technicien, acceptez de
revêtir celle du vendeur il n’y a
aucune honte à cela.
: Phrase forte qui introduit l’ouvrage de Dominique Balland « Et Pourquoi pas
des commerciaux payés à la commission ? »
n°67 • Mai 2010 Plastilien
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S T R A T É G I E
“ Notre propos est simplement de vous donner envie d’aller vendre“
!
Vendre c’est aimer convaincre, expliquer, découvrir, comprendre, analyser, gagner,
patienter…
C’est aussi et surtout aimer
l’autre.
Avec tout ce que nous venons
de dire, il serait bien prétentieux de vouloir ici donner une
recette miracle pour vendre.
D’ailleurs notre propos est simplement de vous donner l’envie
d’aller VENDRE, au sens le plus
positif que l’on puisse donner à
ce mot. Car enfin, qui, mieux
que vous, sait ce qui convient
très exactement à votre client ?
C'est toute votre expertise que
vous mettez en balance, en
osant vous positionner franchement.
Oubliez le mot vendre, avec
lequel vous ne vous sentez pas
à l'aise. Ensuite, à moins que
la vente vous rebute par principe (et dans ce cas, je pense
que vous n’en seriez pas
encore arrivé à ce stade de la
lecture de cet article) vous
avez en vous un potentiel certain que vous pouvez explorer.
Vous pouvez apprendre à
découvrir les besoins de votre
interlocuteur, à repérer ce
qu'il ne vous dit pas clairement, à argumenter et à le
convaincre, à vivre avec lui un
échange gagnant de part et
d'autre.
Oser VENDRE, c’est comprendre et intégrer quelques idées
fondamentales :
- Quand j’appelle un prospect
et qu’il ne me connaît pas
encore, je lui fais gagner du
temps dans sa recherche de
fournisseur potentiel. Combien
de fois avez-vous été soulagé
de voir passer le commercial
des produits d’hygiène et
entretien des locaux (on peut
parler des outils coupants…),
parce que cela vous a évité de
rechercher ses coordonnées,
son catalogue, de chercher
les bons critères de choix, de
faire des comparatifs longs et
fastidieux, de remplir le bon de
commande, de le transmettre
à votre assistante… ?
La veille fournisseur est une
des responsabilités premières
d’un acheteur professionnel. Il
se doit d’avoir et de connaitre
un panel de fournisseurs suffisamment important pour couvrir l’ensemble de ses besoins
courants et exceptionnels.
« Vous faire connaître » est de
votre responsabilité, « vous
connaître » est de la sienne.
Dites vous donc que vos
objectifs convergent.
- Quand l’assistante fait un
« barrage » au téléphone, elle
fait son travail, et elle le fait
bien. A vous de la convaincre
que votre appel vaut le coup
pour son patron. Donc à vous
d’avoir préparé un argumentaire séduisant.
- Quand un prospect émet une
objection, c’est que les premiers arguments que je lui ai
donnés l’intéressent, mais qu’il
n’est pas encore suffisamment
rassuré.
L’objection est avant tout une
marque d’intérêt pour vous et
votre produit ou service. Souvenez-vous la dernière fois
que vous avez acheté un téléviseur écran plat. Vous étiez
face à deux modèles d’intérêts
proches. Alors vous avez
appelé un vendeur et avez
commencé à émettre des
objections pour collecter des
informations et consolider
votre conviction.
Vous avez émis des objections
non pas parce que vous n’aimiez pas le produit mais bel et
bien parce qu’il vous intéressait… Votre acheteur fait la
même chose.
- Quand je rappelle mon client
qui m’a promis une réponse, je
lui rends service. Il a un
agenda chargé, et il préfère
qu’on le rappelle plutôt que de
se dire qu’il a manqué à ses
engagements.
- Ne suivez pas le client sur la
piste du prix… Parlez-lui produit, services, force de l’entreprise. Le moment de parler du
prix viendra plus tard. Regardez comment font les vendeurs de voiture… ils vous
montrent le produit, vous le
font essayer, sentir (ça sent
bon une voiture neuve), écouter (le son d’une porte qui
claque..). Ce n’est que lorsque
vous en avez fait plusieurs fois
le tour qu’ils abordent le prix,
et récapitulent à la fois les
avantages offerts.
FICHE PRATIQUE
Comment conduire un entretien de vente ?
La préparation prime l’action. Connaître son client, son marché, la concurrence, les produits, la
situation d’achat, l’historique de la relation,… Collecter le plus de renseignements possibles, les
avoir formalisés dans un dossier client est un point de départ obligatoire…
Face au client, prenez le temps de le comprendre, faites le parler (on aime parler de soi),
reformulez ses réponses et demandez-lui si vous avez bien compris. Parlez produit, service,
mettez en avant les avantages de votre offre, ouvrez lui les yeux sur ce qu’il gagne. Ayez un discours positif. Montrez lui que le produit vaut le prix que vous lui proposez.
S’il achète… bravo vous n’avez pas gagné une guerre, tout au plus une bataille (n’oublions pas
que rien n’est jamais acquis), remerciez-le, rassurez-le et mettez tout en œuvre pour respecter
vos engagements de qualité, de prix et de délais. N’oubliez pas que vendre une fois est une
chose relativement aisée. Vendre plusieurs fois est plus complexe, on appelle cela la fidélité.
S’il n’achète pas, vous avez simplement perdu une bataille. Remerciez-le, soyez beau joueur,
replacez-vous pour le prochain round, relancez-le régulièrement pour connaitre de nouveaux
éventuels projets…
36
Plastilien Mai 2010 • n°67
Contact
• Actéa Développement
Mme Thérèse Hemery
[email protected]
T.06.08.18.25.90
• Go Between
Mr Christian Fabre
[email protected]
T.06.89.23.26.82
Labellisés Réseau Expert/
Allizé Plasturgie
M A N A G E M E N T
Jean-Olivier ALLÈGRE
• PARRHESIA / Membre du Réseau Experts Allizé-Plasturgie •
L’ego, une qualité
indispensable pour
diriger… mais qui peut
devenir une « prison »
Le dirigeant que je rencontrais
ce jour là était âgé de 75 ans.
L’expert-comptable qui avait
fait appel à nos services
m’avait simplement parlé
d’une situation compliquée
tant financièrement, que relationnellement et managérialement parlant.
Effectivement, je ne fus pas au
bout de mes surprises lors de
ce rendez-vous. L’homme qui
était en face de moi me
raconta d’abord longuement
ses années glorieuses : il
s’était lancé à son compte
lorsqu’il avait 25 ans, avec
pour ambition de devenir la
référence dans le domaine
dans lequel il exerçait. Les
années étaient passées, et
l’entreprise s’était structurée
autour de son dirigeant en
gagnant des clients, de la
notoriété et des effectifs. Le
dirigeant me parlait posément,
humblement, à la fois de ses
succès et de ses échecs, mettant en avant un rêve, une
ambition qui s’était réalisée.
Puis arriva le moment délicat,
au cœur de ses préoccupa-
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Plastilien Mai 2010 • n°67
tions : la succession… Le dirigeant m’expliqua s’être retiré
une première fois alors qu’il
avait un peu moins de 65 ans
pour transmettre l’entreprise à
son fils aîné. Il avait dû revenir
à la rescousse de la société
3 ans après car la santé financière avait pris un sérieux
coup de « moins bien ».
participer à la détresse d’un
dirigeant effondré et en larmes
en comprenant que son entreprise, à laquelle il avait consacré tant de temps et d’énergie,
risquait de disparaître définitivement, car cette fois-ci,
l’énergie lui faisait défaut et
l’état des finances avait
dépassé la cote d’alerte.
Comme au début, me racontat-il, il se retroussa les
manches pour aller chercher
et rassurer les clients, organiser au quotidien les plannings
de travail de chacun, faire les
offres commerciales, etc…
Aussi, même s’il s’était attelé,
une nouvelle fois à la tâche,
allant jusqu’à effectuer des
interventions, la mission lui
paraissait cette fois (et sans
mauvais jeu de mots) impossible. Comme je le disais, il est
rare, pour un consultant de
vivre un moment comme celuici avec un dirigeant qui ne
joue plus, qui ne se cache pas
derrière des attitudes de
façade pour masquer sa peur,
sa détresse ou son désarroi.
Ici tout était brut, sans
masque.
Cela lui avait coûté, car il
n’avait « plus 20 ans », et les
efforts répétés lui pesaient.
Les choses s’étaient remises
en ordre, et il avait une fois de
plus expliqué à son fils comment gérer les affaires, les
clients et le personnel. Il était
à nouveau parti, lui confiant
les rênes de l’entreprise. Bien
sûr, il dut revenir une seconde
fois pour les mêmes raisons,
puis une troisième fois… Je
vécus alors un moment rare
dans une vie de consultant :
Au-delà de l’anecdote et du
caractère fort de cette rencontre, cette situation met en
relief des dimensions intéressantes dans la relation d’un
dirigeant ou d’un manager à
son ego. J’aimerais en mettre
quelques unes (les plus fortes)
en avant pour montrer toute
l’ambivalence de cet ego (à la
fois qualité et « prison ») dans
le management d’une équipe
ou d’une entreprise…
L’ego, cette capacité
à dire « je »
Tout d’abord ce dirigeant n’est
pas un « monstre », il n’est pas
non plus un tyran plus ou
moins violent. Cela ne l’empêche pas d’avoir un fort ego,
c'est-à-dire une capacité à
exister et à dire « je ».
Voilà un aspect non négligeable dans la personnalité de
tout un chacun, mais qui prend
une dimension essentielle
dans la pratique du management. En effet, partant du principe que manager c’est « diriger » (une équipe ou une
entreprise), il est compliqué
de diriger sans être capable
de s’affirmer et d’être reconnu
comme une référence. Autrement dit, loin de la caricature
du sergent-chef militaire
conduisant ses troupes d’une
M A N A G E M E N T
© Olly- Fotolia.com
poigne de fer, la capacité à
s’affirmer et à dire « je », peut
se rapprocher en ce sens du
« charisme », c'est-à-dire de la
capacité possédée par une
personne capable de créer
autour d’elle et avec elle une
dynamique collective, une
envie et une capacité de réaliser des ambitions ensemble. Il
faut alors parler d’un ego faisant « autorité », au sens plein
du terme, c'est-à-dire reconnu
comme une référence éclairée
auprès de laquelle on prend
conseil pour avancer de façon
pertinente. Ici encore, il faut
éloigner les malentendus : être
porteur d’une autorité n’a rien
à voir avec le fait d’être autoritaire. L’autoritaire se fait
« obéir » par la force ou la
contrainte; l’autorité est reconnue de manière « spontanée »
et en tout cas sans contrainte.
Ici l’ego qui fait autorité est un
atout majeur du dirigeant et du
manager dans la possibilité de
mettre un groupe en mouvement, en énergie pour réaliser
des ambitions fortes.
Le dirigeant dont je parlais
possède sans conteste cette
qualité de l’ego : il en a fallu de
l’énergie pour faire reconnaître l’entreprise comme une
référence auprès des clients,
pour faire adhérer les salariés
au projet de qualité de service.
Il a fallu fédérer et entraîner
pour faire face aux projets, aux
demandes des clients, aux
évolutions de contexte, au
revirement de marchés, etc…
Sans un ego capable de porter
ces ambitions, l’entreprise
serait restée au stade initial.
L’ego : image sociale
& réputation
Mais cet ego, qui, dans la
dimension que nous venons
d’aborder est une qualité indé-
niable peut aussi se retourner
en une contrainte, voire une
« prison »… En effet, si je n’y
prends garde, mon ego peut
m’enfermer dans des comportements « étranges », … Je ne
veux plus alors porter les
ambitions d’un groupe, mais
être à la hauteur, coûte que
coûte, de ma réputation. Je
perds alors de vue l’essentiel
pour me tourner (uniquement)
vers moi.
Ainsi dans notre exemple, le
dirigeant s’est construit
l’image d’un homme à qui
« tout réussit », et qui ne peut
donc se permettre d’échouer.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
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M A N A G E M E N T
Or pour ne pas connaître
l’échec, son ego l’a conduit
à prendre des décisions
dorant son blason personnel
sans nécessairement servir
l’entreprise.
Ainsi, lorsque son fils a rejoint
la société, il fut rapidement
assez clair qu’il ne serait pas à
la hauteur pour la diriger (voire
simplement pour manager des
équipes), et, cerise sur le
gâteau : ce n’était ni sa « tasse
de thé », ni son désir ou son
projet.
management, l’organisation, le
marketing, le commercial, etc…
Il faut entendre ici le terme de
« compétences » au sens large :
un savoir-faire pratique porteur
de résultats et d’efficacité. Ils
nous assurent une maîtrise certaine de notre environnement.
Mais… Quels que soient notre
valeur et le champ de nos compétences, nous avons des
manques : ce sont les fameux
contraire, faisant preuve d’humilité et de sagesse en reconnaissant que nul n’est omniscient et que chacun possède
ses domaines de compétences et aussi d’incompétences.
L’hyperdirigeant ou l’hypermanager devient clairement ici
un danger non seulement pour
lui-même mais aussi et surtout
pour l’ensemble des personnes qui travaillent avec lui.
organisation différente devait
voir le jour, etc…
Mais, et c’est ici qu’apparaît la
seconde piste évoquée : « le
chemin tabou » (correspondant dans notre exemple à la
place du fils au sein de l’entreprise). Il n’est pas dans notre
objectif de rentrer dans le
détail de cette dimension de
l’ego ; mais ne pas l’évoquer
serait passer à côté d’un point
important et qui constitue une
Mais comment se dédire
lorsque l’on a annoncé haut et
fort que l’entreprise familiale
serait dirigée par son fils ? Il a
fallu alors camoufler les
manques et les erreurs du fils
pour garder profil haut et l’objectif intact. Il a aussi fallu
prendre sur soi pour compenser par des heures de travail
ces mêmes lacunes ; l’important n’était plus l’entreprise et
son projet, ses ambitions, mais
de ne pas se décevoir et de ne
pas faire marche arrière sur
une décision annoncée comme
irrévocable…
L’angle mort
et le chemin tabou
Cette dimension de l’ego nous
conduit à 2 pistes récurrentes
dans la vie d’un dirigeant ou
d’un manager.
La première, la plus simple à
aborder et à mettre de côté
s’appelle « l’angle mort ». De par
notre vécu, notre histoire, nous
possédons des compétences
spécifiques qui nous ont permis
d’arriver au niveau où nous
sommes. Nous les avons bien
identifiées et nous savons les
mettre en œuvre au moment
opportun. Il peut s’agir de compétences techniques dans un
métier, dans la gestion, dans le
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Plastilien Mai 2010 • n°67
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« angles morts ». Ici notre ego
va se révéler dans une première dimension : en prendre
conscience et savoir s’entourer pour y pallier ou, au
contraire, faire « comme si »
ce n’était pas important, ou
« comme si » nous les maîtrisions quand même…
Combien de managers, de dirigeants se révèlent sur cette
question : soit en jouant à être
ce qu’ils ne sont pas ou, au
Le dirigeant de notre histoire a
été (en partie) victime de cet
angle mort. Il aurait pu s’entourer de conseils pour faciliter sa transition. Mais, sans
même aller jusque là, il aurait
pu être à l’écoute des personnes qui, en interne,
venaient lui dire que les
choses ne seraient pas aussi
simples que cela pour réussir
la transition, et que le management devait être amélioré,
des relais mis en place, une
« prison de l’ego » plus ou
moins visible mais des plus
fortes et des plus tenaces.
Le chemin tabou est une action
ou un ensemble d’actions
qu’une personne (dans notre
cas un dirigeant ou un manager) ne peut pas réaliser : cela
lui est interdit (non pas légalement ou par manque de compétences) parce qu’il n’a pas
les ressources psychologiques
pour le faire.
M A N A G E M E N T
Dans notre cas, le chemin
tabou de notre dirigeant est
assez « évident » à visualiser : il
ne peut dire à son fils qu’il n’est
pas capable de diriger l’entreprise. Partant de ce fait, il ne
peut choisir un successeur
pour reprendre sa suite et diriger l’entreprise pour lui assurer un avenir puisque ce serait
non seulement désavouer son
fils, mais surtout se déjuger (et
devoir affronter le regard du
reste de la famille).
La société est sur un marché
porteur, elle est reconnue, les
salariés sont compétents (et
encore motivés). Autrement
dit, un successeur (fut-il repreneur ou Directeur Général)
capable de bien gérer l’entreprise, de développer la partie
commerciale assurerait un
avenir à l’ensemble des salariés. Mais pour cela, il faut
« désavouer » le fils. Ce qui a
été impossible.
Dans notre cas, le « chemin
tabou » est extrême, mais,
soyons modestes, car nous en
avons tous un, et s’il est facile
de visualiser celui des autres,
le nôtre est plus difficile à
appréhender. La possibilité de
sortie de ce chemin tabou
demande une vraie connaissance de soi et surtout, précisément, de quitter une dimension de notre ego : celle qui
nous conduit à agir mécaniquement en étant « dominé »
par lui, notre image sociale et
notre réputation, autrement de
faire preuve de détachement
et d’humilité.
Le syndrome
du « schtroumpf »
Sans cette humilité nécessaire
et cette absence de référence
constante à notre ego, nous
risquons de basculer non seu-
lement dans la dérive mortifère
de l’omni-dirigeant ou de
l’omni-manager (celui qui veut
tout faire, tout voir, tout savoir,
tout décider seul), mais aussi
et surtout dans ce qu’il est
convenu d’appeler de manière
humoristique, le « syndrome du
schtroumpf ».
Le concept (et la pratique plus
encore) sont assez faciles à
cerner : le dirigeant ou le
manager victime du « syndrome du schtroumpf » est
celui qui veut repeindre toutes
les personnes à sa couleur
(bleu dans le cas des
schtroumpfs).
Autrement dit, il veut étendre
l’emprise de son ego sur un
maximum de personnes travaillant avec lui. Le point culminant de cette dérive est
atteint dans les opérations de
fusion, de rapprochement
d’entreprises ou de sites, où
celui qui « signe le chèque »
désire ardemment (et rapidement) voir l’entreprise rachetée ou l’équipe intégrée
repeintes à ses couleurs
(c'est-à-dire cohérentes avec
ses valeurs, ses métiers, ses
pratiques, son organisation,
etc…).
Cette approche des rapprochements révèlent une méconnaissance forte des mécanismes humains à l’œuvre…
C’est ainsi que 70% des rapprochements échouent sur la
base de l’humain qui a été mal
(ou pas) managé… Mais si l’on
sort de cette dimension exacerbante du « syndrome du
schtroumpf », combien de dirigeants construisent (ou désirent construire) une équipe de
managers « à leur main »,
c'est-à-dire avec des personnes partageant leurs
façons de voir, d’être, de décider, etc…
L’ego ici se révèle dans toute
sa splendeur, et les dérives
monarchiques ou paternalistes
sont patentes (aussi bien dans
les entreprises familiales que
dans des grands groupes d’ailleurs). Heureusement, nombreux sont les managers et les
dirigeants capables d’utiliser
au quotidien leur ego comme
une qualité, c'est-à-dire en
refusant cette illusion d’un
pouvoir « absolu » (relevant de
l’immaturité) pour solliciter le
côté positif de leur ego.
En effet, je pense à ce cas, pas
si rare, d’un DG m’expliquant
sa logique de recrutement : «
Je veux intégrer uniquement
des gens dont je sens qu’ils ont
la capacité de me dépasser ».
Sa pratique s’appuyait non
seulement sur le fait de vouloir
disposer de personnes apporteuses au sein de l’entreprise,
mais surtout sur le fait de se
vouloir « titiller » (passez moi
l’expression) par des collaborateurs qui allaient le pousser
dans ses derniers retranchements. Il voulait ainsi rester en
dynamique et ne pas s’endormir sur ses lauriers, et surtout,
qualité essentielle non seulement de l’ego mais d’un dirigeant qui voit loin, ne pas s’enfermer dans ce qu’il
connaissait bien et trouver des
personnes capables de challenger ses décisions en posant
des arguments forts dans le
débat, bref de créer une véritable émulation.
Nous sommes ici bien loin de
l’ego prison, uniquement désireux de trouver la cooptation
et les approbations de ses
subordonnés fussent-elles
fausses et empreintes de
flatterie.
Ouverture
et fermeture
Nous sommes ici au cœur de
la problématique de l’ego, que
ce soit sur le sujet du projet
d’entreprise, de ses valeurs ou
de la prise de décision. L’ego
n’est pas un problème en luimême, fut-il très expansif.
La « qualité » ou la « prison »
s’articule autour des notions
d’ouverture et de fermeture,
c'est-à-dire la capacité du dirigeant, du manager d’être à
l’écoute de ce que peut lui
exprimer son environnement
(collègues, salariés, cadres,
conseils, etc…).
Certains dirigeants et managers pratiquent cette ouverture à l’autre ; ils prennent des
avis, des conseils, pour enrichir leur vision et surtout augmenter leur angle de vision. Le
point de rupture entre capacité
d’ouverture ou non se situe
généralement sur la dimension
de la prise de décision. En
effet, un manager, et plus
encore un dirigeant se définit
par sa capacité de décider.
Certains se ferment aux avis et
conseils extérieurs de manière
franche ou, dans le cadre du
management faussement participatif prennent des avis sans
les entendre ni en tenir
compte. Derrière cette attitude
se cache le plus souvent la
crainte de ne plus rester le
décisionnaire final ou de subir
des influences.
Cela est dommageable, car les
dirigeants et les managers
créateurs non seulement de
performance mais surtout de
motivation durables, sont précisément ceux qui réussiront
non pas à faire tourner leur
équipe ou leur entreprise
autour d’eux, mais avec eux.
n°67 • Mai 2010 Plastilien
41
M A N A G E M E N T
Projet pour soi et/ou
avec les autres ?
Il est nécessaire, par exemple,
d’avoir une belle ambition pour
mettre à jour et porter un projet d’entreprise ou d’équipe.
En effet, une énergie phénoménale est nécessaire pour
sortir de la routine et de la
répétition du quotidien qui
peut nous happer et nous
conduire insidieusement vers
la démotivation dans ce sentiment de répétition où chaque
jour passé ressemble à hier et,
où demain aussi sera encore
semblable…
Trouver un objectif réaliste et
porteur, ambitieux et accompagné d’énergie : quelle
gageure ! Et le réaliser, quelle
gageure plus grande encore !
Ici l’ego, dans son expression
et sa volonté, est un moteur
puissant. Et dans le cas
abordé en préambule, il en a
fallu de l’énergie et de l’ambition pour créer l’entreprise et
la faire reconnaître. Mais…
Un projet pour soi tout seul, ou
pour l’entreprise, l’équipe ? Si
le projet est uniquement porteur de l’ego et des ambitions
(aussi louables soient-elles)
de celui qui l’a mis à jour, il
risque soit de ne jamais se
concrétiser, soit de demander
une énergie colossale pour sa
réalisation.
Mais si le projet est un au-delà
du dirigeant ou du manager,
qu’il parvient à créer une
dynamique collective, capable
de trouver et de mettre en
œuvre les sources de motivation de chaque personne de
l’équipe ou de l’entreprise,
alors il acquiert tout son sens
et sa puissance réelle.
Ainsi l’ego (dans sa dimension
d’affirmation de soi) atteint sa
42
Plastilien Mai 2010 • n°67
pleine puissance dans une
sorte de paradoxe : en pensant au collectif, à la réussite
de l’ensemble, et donc en mettant mon ego personnel en
retrait, je donne toutes ses
chances au projet que je
lance. Sinon le risque d’épuisement (et de frustrations, de
colère) est grand ; ainsi que
nous pouvons le constater
dans nombre de cas de dirigeants se retrouvant dans des
situations d’impasse car ils
sont seuls à porter leur vision,
leur projet (même dans des
univers prestigieux où d’aucuns penseraient que la motivation et l’implication vont
« de soi »).
L’ego et les valeurs
Comme nous l’avons analysé
avec le « syndrome du
schtroumpf », la thématique
des valeurs peut-elle aussi
révéler un « ego prison » en
voulant transformer les autres
en clones de soi-même, ou en
les forçant à partager ses
valeurs. Mais, en sens inverse,
et pour illustrer une nouvelle
fois cette pratique de l’ouverture ou de la fermeture, l’ego
peut aussi exister dans une
logique de valeurs partagées
et enrichies : faire partager
ses valeurs en partant du fait
qu’un groupe humain crée ses
propres valeurs, s’émancipant
(pour le meilleur ou pour le
pire) de celle de son dirigeant,
fut-il le fondateur.
Savoir ainsi affirmer ses
valeurs et prendre en compte
celles du collectif promet une
histoire partagée riche de succès. Ceci est bien sûr vrai (et
criant, comme nous l’avons
déjà évoqué) dans les opérations de fusions, de rachats,
ou de rapprochements de
sites ou d’entreprises, mais
bien plus encore dans le
management au quotidien. Il
ne s’agit pas de se renier, mais
de trouver le point d’équilibre
entre ses valeurs personnelles
et celles des personnes dont
on partage le quotidien.
hypermanager ? La question
n’est donc plus ici de savoir si
cela « fonctionne » quand le
manager est là (il y aurait déjà
beaucoup à dire), mais ce qui
se passe quand il n’est pas là
ou quand il ne sera plus là…
Ainsi dans notre illustration, le
dirigeant, tant sur la perspective du projet que sur le partage des valeurs ne s’est
jamais soucié de partage et
d’enrichissement. Il a simplement imposé les choses, de
fait, sans forcément en prendre conscience. Jusqu’au jour
où les échéances l’ont placé
devant l’inéluctable…
Un ego « prison » conduit
quasi nécessairement à placer entreprise ou équipe en
dépendance plus ou moins
totale. Et il va de soi qu’alors la
notion de performance reste
liée non seulement à la présence du manager, mais aussi
à sa capacité (ou non) de la
générer.
La relation au temps,
la pérennité
Ici se situe certainement le
critère ultime pour séparer
l’ego dans sa dimension de
« qualité » ou de « prison ». En
effet, l’ego « prison », celui qui
enferme en soi, dans sa vision
unique des situations, dans sa
maîtrise sans partage des
prises de décisions va s’évaluer dans le rapport au temps.
Combien de fois avons-nous
pu voir des entreprises liées
au sort d’un dirigeant ? Combien d’équipes sous la coupe
d’un manager omniprésent et
désireux de tout faire, de tout
maîtriser, sont incapables de
fonctionner sans lui… Situation éminent valorisante pour
un ego centré sur lui-même et
sur un (faux) pouvoir, mais
situation ô combien dangereuse pour une entreprise,
pour une équipe.
Combien d’entreprises se trouvent ainsi en difficulté lorsque
le dirigeant subit un accident
ou est victime d’un problème
de santé ? Combien d’équipes
sont en dépendance d’un
Ainsi le rapport au temps, à la
pérennité, autrement dit une
capacité à construire de l’autonomie sont, avec la capacité
à entraîner un collectif, les critères essentiels de l’évaluation
de la capacité d’un « ego » à
générer une performance
durable et, au-delà à créer une
motivation qui ne dépend plus
uniquement du manager…
L’ego et la mise
en autonomie
La solution n’est pas dans le
renoncement à son ego pour
savoir s’il est une « qualité »
ou une « prison ». C’est, à nouveau en regardant au loin,
dans la pratique de la pérennité que se trouve peut-être
l’élément le plus frappant…
Transmettre…
Un savoir-faire, une vision, un
savoir-être, des compétences… Ici soit mon ego s’affirme tel qu’en lui-même,
comme un « JE » ne faisant
référence qu’à lui, et là, bien
sûr, il dépasse le stade de la
prison pour devenir une
tombe. Au contraire, il peut
aussi, tout en s’affirmant, porter de l’avenir au-delà de luimême.
M A N A G E M E N T
Cela s’appelle « mettre en
autonomie ». Pas seulement
déléguer, qui est le premier
pas : confier des tâches, des
missions. Mais, au-delà,
apprendre aux personnes qui
m’entourent à devenir autonomes, à prendre des décisions par elles-mêmes et à les
assumer (que l’issue soit une
réussite ou un échec). Le plus
bel accomplissement pour un
manager, dans la dimension
humaine, n’est-il pas précisément ici.
Accompagner une personne
pour qu’elle ne soit plus (ou
pas seulement) dépendante de
nous, de nos décisions, et de
nos projets, etc…
Mais qu’elle soit capable de
construire son projet, de prendre ses responsabilités et de
faire de sa différence au sein
du collectif une ressource
forte et non un handicap.
Le manager, le dirigeant rejoint
une dimension humaine essentielle : permettre à chacun
d’accéder à ses potentialités.
Bien sûr, nous ne tombons pas
dans un angélisme naïf : chacun est différent, et n’aura ni
les mêmes capacités, ni les
mêmes ambitions.
manage et qui est capable, tel
un chef d’orchestre non seulement de permettre à chacun
de donner le meilleur de luimême mais aussi de jouer au
sein d’un collectif ?
personnes qui l’accompagne
ne confond plus la crédibilité
avec l’autoritarisme ou la
manipulation. Il ouvre alors un
champs de possibilités nouvelles tant pour les individus
que pour le collectif.
Conclusion :
ego et crédibilité
Peu importe au final si, en tant
que manager, dirigeant j’ai permis aux personnes dont j’ai eu
la responsabilité de pouvoir
accéder à des talents dont ils
se pensaient dépourvus.
En conclusion l’ego du manager ou du dirigeant devient une
prison lorsqu’il confond sa
réussite avec celle du groupe,
lorsqu’il est centré sur luimême au point de vouloir
imposer partout et avec tout le
monde sa vision, ses valeurs,
ses projets, ses décisions, sa
volonté.
Après tout, le manager n’est-il
pas, profondément, quelqu'un
qui a confiance dans le(s)
talent(s) des personnes qu’il
Au contraire, débarrassé du
stade infantile de son ego, le
manager ou le dirigeant qui
sait l’articuler avec celui des
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n°67 • Mai 2010 Plastilien
43
M A N A G E M E N T
Jérôme BROCHIER
• Coach certifié par l’Académie du Coaching (Paris) •
Prendre du recul
grâce au Coaching
D’où vient
le coaching ?
Les entraineurs de sportif de
haut niveau sont devenus de
véritables professionnels de
l’accompagnement, travaillant
avec leur champion à l’optimisation de ses performances
tout au long de sa carrière.
Considérant qu’un manager
est lui aussi dans son genre un
champion tourné vers l’excellence, Vincent Lenhardt développa ce concept auprès des
entreprises quelques années
plus tard.
Il proposa aux cadres de les
aider à faire progresser leur
potentiel et à se sentir mieux
dans l’accomplissement de
leur carrière.
C’est ainsi qu’est née en
France la fonction de coach
professionnel.
Le coaching,
qu’est-ce que c’est ?
C’est « l’art d’aider une personne à trouver ses propres
solutions » , selon François
Delivré, auteur du livre « Le
métier de coach », ouvrage
référence de la profession du
44
Plastilien Mai 2010 • n°67
Motiver
montrer
par
l’exemple
Inspirer
manager
travail
en equipe
Coach
vision
© Stephen VanHorn - Fotolia.com
Cette pratique, est apparue en
France à partir des années
1980 dans le monde du sport.
gagner
coaching professionnel. Il
s’agit donc pour le coach de
cheminer avec son client, de
l’aider à apprendre par luimême, plutôt que de lui donner
des conseils ou des solutions
toutes faites.
Comment cela se
passe pratiquement ?
Un manager désire, à un
moment donné, travailler sur
sa posture professionnelle,
que ce soit dans le but de
l’améliorer, ou de faire le point.
Il peut aussi être confronté à
une situation particulière qui
lui pose problème et ressentir
le besoin d’être soutenu, par
exemple à l’occasion d’une
prise de poste, d’un changement d’actionnaire, d’une
décision importante, d’un
conflit avec une personne ou
d’une situation de crise, etc…
Il peut alors décider de faire
appel à un professionnel pour
l’accompagner dans cette
démarche.
Il contacte un coach et le rencontre pour lui exposer sa
demande.
Après l’avoir écouté, et si le
courant passe bien entre eux,
le coach lui propose de convenir d’un contrat précisant clairement les objectifs, les règles
et le cadre de leur future collaboration :
M A N A G E M E N T
- Sur quoi portera le travail et
quel objectif est attendu ?
- Comment se passeront les
séances de travail ?
- Le lieu des rencontres (si possible en dehors de l’entreprise;)
- La durée de chaque séance
(entre 1h30 et 2h00);
- Le nombre de séances prévu
(selon le sujet , de 7 à 10 en
général);
- La fréquence (toutes les deux
ou trois semaines);
- Le coût (horaire ou forfaitaire);
- Les règles et modalités pratiques entre les deux participants (retard, préavis d’annulation de séance, arrêt en
cours de contrat, etc…);
- L’engagement du coach à
respecter les règles déontologiques de la profession.
Ils vont alors construire ensemble une relation de confiance,
une « alliance », fondée sur
l’écoute, la bienveillance et
l’exigence, et cela dans la plus
totale confidentialité :
- l’écoute pour être complètement présent dans l’attention à
l’autre,
- la bienveillance excluant tout
jugement, acceptant l’autre
comme il est,
- l’exigence d’un travail dans
lequel les deux doivent s’investir pour obtenir un résultat.
Au début de chaque séance, le
manager et le coach décident
ensemble du sujet qu’ils vont
aborder. Ce peut être en ligne
directe avec les séances précédentes, ou bien issu d’une
expérience vécue par le client
depuis la dernière séance. Ce
sera leur contrat de séance.
Le travail consiste principalement à revenir sur des situations réelles et concrètes
vécues par le client, soit parce
qu’elles lui posent problème ou
font question, soit parce qu’il
voudrait imaginer d’autres
scenarii possibles plus satisfaisants pour lui.
Au cours de cet échange, le
manager peut aussi bien mettre le doigt sur des questions
de fond, de contenu, que de
forme ou de processus. Cela
peut tenir à sa personne
même, ou à sa relation avec
une ou des personnes de l’entreprise, voire à l’organisation
de l’entreprise.
Le coach doit connaître suffisamment le monde de l’entreprise pour comprendre très rapidement le contexte qui lui est
décrit, même s’il ne connaît pas
le métier exact de son client.
Il doit surtout être présent
avec toute sa personne, à
l’écoute de son client.
Car c’est dans la qualité de la
relation qui se noue entre eux
que se trouve la ressource
principale du processus qui va
permettre au client de percevoir de nouvelles solutions, de
nouveaux regards sur son
potentiel et sur lui-même.
A tout moment, l’un comme
l’autre sont libres d’interrompre
le travail en cours pour exprimer leur sentiment sur la façon
dont celui-ci se déroule pour
faire part d’une remarque ou
d’un malaise sur tel ou tel sujet.
Le coach est particulièrement
en éveil sur cet aspect et n’hésite pas à demander régulièrement au cours de la séance à
son client si tout va bien, si la
façon dont ils procèdent
ensemble est ok pour lui.
Le temps qui s’écoule entre
deux séances (deux ou trois
semaines) fait partie du processus de maturation des
questions abordées pendant
les séances. C’est pour cela
qu’un accompagnement de
coaching s’étale sur trois à six
mois.
Lorsqu’arrive la dernière
séance prévue par le contrat,
le coach et le manager font le
bilan du travail effectué
ensemble.
Le manager essaie de se
replacer dans sa situation de
départ et d’évaluer ce qui a
bougé pour lui depuis cette
date.
A-t-il l’impression d’avoir progressé ? Est-ce bien là où il
l’attendait ? A quel moment at-il senti que son regard bougeait ? Que va-t-il conserver
de ce travail ? Espérait-il
quelque chose qui ne s’est pas
passé comme il le souhaitait ?
Et quel est son sentiment sur
cela ? etc…
le manager et son entreprise,
en vue d’une meilleure performance.
C’est aussi pour lui un moment
« entre parenthèse », une
opportunité pour souffler, et
pourquoi pas de réfléchir au
sens de sa vie professionnelle.
Auteur
Jérôme Brochier
Coach certifié par l’Académie
du Coaching (Paris)
Ancien dirigeant de la société
de plasturgie CAPI à Brignais
(69)
Prendre du recul
sur soi-même ?
Pour le manager confronté au
quotidien toujours prégnant,
prendre la décision de travailler régulièrement avec un
« étranger » pendant deux
heures n’est pas chose facile.
C’est accepter le regard d’un
autre sur soi, c’est accorder
une priorité à sa propre personne plutôt qu’à la montagne
de problèmes qui s’accumulent tout autour.
Mais cet « arrêt sur l’image » à
un moment donné de sa vie
professionnelle, ce tour d’hélicoptère pour s’observer soimême d’un peu plus haut avec
l’aide d’un autre, n’est pas seulement un investissement pour
n°67 • Mai 2010 Plastilien
45
E P O Q U E
Yvon MOUGIN
E P I Q U E
• CAP Entreprise •
Epoque épique ...
« Nous vivons une époque épique et nous n’avons plus rien d’épique.»
Léo FERRE
Bienvenue dans un monde de
risques. Nous qui voulons
aujourd’hui le risque zéro
parce que nous pensons que
c’est inadmissible que des
accidents de la vie nous arrivent nous exagérons un peu
(parfois). Bien entendu que
l’accident est inadmissible.
Nous vivons dans le risque permanent sans que nous en
ayons conscience aujourd'hui
et ce que nous refusons surtout
ce sont les erreurs des autres,
ceux quoi font des métiers à
risques. Les chauffeurs de
camions, les chirurgiens, les
pompiers, les entrepreneurs. Il
n’y a pas de risque zéro nous le
savons mais nous voulons un
minimum ce qui à mon humble
avis est une erreur.
Nous devons toujours viser le
meilleur compromis entre
risque à cours terme et risque
à long terme.
Les entreprises qui disparaissent sont souvent des sociétés qui se sont installées dans
une routine confortable. On y
produit la même chose depuis
des décennies, on n’accepte
plus (parce qu’en général on
gagne bien sa vie (je parle de
l’entreprise et de son profit))
46
Plastilien Mai 2010 • n°67
ide
Suite du « Petit gudes
de survie à l’usage idus
div
entreprises et des in é
aussi » Résum
…
des chapitres 7 et 8
de prendre des risques pour
faire des choses difficiles. On
y vit confortablement (je parle
des salariés) sans stress et
sans surprise, et on se bat uniquement pour préserver ses
conditions de travail.
Les entreprises qui durent
sont souvent celles qui, par
nature ou par culture, acceptent de produire des moutons,
comme on dit, à cinq pattes,
c'est-à-dire de prendre des
affaires à risques.
C’est dangereux me dites-vous ?
Oui, c’est vrai, les affaires à
risques sont risquées. Il ne
s’agit pas de relever le défi du
siècle chaque semaine et de
mettre l’entreprise sur le flanc
à chaque nouvelle affaire,
mais il s’agit seulement quelquefois de s’engager à fabriquer quelque chose que l’on
n’est pas certain de savoir
faire totalement.
Vive l’innovation
Nous entendons ou lisons partout que l’innovation est la
planche de salut de notre économie. Comme nos coûts de
main-d’œuvre sont plus chers
© Andres Rodriguez- Fotolia.com
Vive les risques
que la plupart des pays émergents, nous devons apporter
un peu plus de valeur ajoutée
qu’eux. Une de ces valeurs
ajoutées peut être apportée
via l’innovation : produire des
objets et des services nouveaux, auxquels personne
avant vous n’a pensé.
Cela nous le savons depuis
belle lurette, cependant l’innovation a un peu de mal à pénétrer dans les mentalités communes et surtout dans celle
des PME et des TPE qui pensent que cela ne les concerne
pas. Il est certain que dans
Vous cherchez
un système performant
de broyage ?
cinq ans, nous ne vivrons pas comme aujourd'hui. Il est certain que les produits vont évoluer, que les habitudes des
consommateurs vont changer, que le monde bougera encore
et encore. Il est donc quasiment certain que les activités des
entreprises seront différentes. A nous de ne pas prendre de
retard, à nous de ne pas nous laisser distancer par la concurrence.
Aujourd'hui que l’innovation est revenue à l’avant de la scène
économique, il me semble que nous la prenons encore par le
mauvais bout. Ou plutôt que nous ne prenons pas en compte
tous les bouts qui la constituent.
Chaque fois que l’on cherche des meilleures pratiques pour
innover dans les entreprises, on nous répond « créativité.
C’est bien et il faut commencer par là bien entendu. Cependant, il semblerait que la difficulté à innover ne réside pas
dans cette phase primordiale et nécessaire, certes, mais non
suffisante.
L’innovation doit permettre de produire des idées certes mais
aussi de produire des idées qui soient « fabricables » par l’entreprise et qui utilisent ses savoir-faire particuliers.
Nous avons la solution !
Et puis, l’innovation ne concerne pas forcément uniquement
les produits. Si vous êtes sous-traitant, vous pouvez travailler
sur de l’innovation relative aux procédés de production. Il est
possible également d’innover dans les relations avec les
clients. Tout le monde songe à la vente sur le net qui est une
opportunité bien entendu, mais on peut imaginer aussi d’autres façons de vendre ses produits.
Il convient d’accepter l’idée qu’une innovation bien conçue
ne provoque pas nécessairement une rupture avec les produits et avec l’activité de l’entreprise. Un nouveau produit, un
nouveau procédé, une nouvelle méthode de vente peut s’intégrer gentiment dans le métier traditionnel.
Il convient donc de proposer des idées d’innovation qui
entrent dans les savoir-faire de nos entreprises et qui peuvent entrer sur le marché existant ou sur un marché proche
de celui de l’entreprise. Cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner toute idée nouvelle révolutionnaire, mais je suis certain qu’il existe tout un tas de pistes intéressantes à explorer
dans des contrées proches de celles que l’on pratique tous
les jours.
Contact
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Mail : [email protected]
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n°67 • Mai 2010 Plastilien
47
I N N O V A T I O N
Un super-adhésif
pour un assemblage
polyamide / aluminium
L’utilisation d’un silicone liquide pour l’assemblage étanche d’un carter d’huile en
polyamide et d’un bloc moteur en aluminium se traduit par une diminution de 20 à 25 %
du coût d’une carte. Par rapport à leurs homologues en métal, les cartes d’huiles en
matière plastique offrent des avantages en termes de poids et de coût. Ces avantages
sont encore plus évidents dans les véhicules à moteur, lorsque l’on remplace le joint
rigide par un joint adhésif approprié. Le fait d’utiliser moins de vis pour l’assemblage
se traduit par une économie de 20 à 25 % sur le coût de revient d’un carter.
de ces deux matériaux permettrait également de remplacer les joints rigides couvreculasses et des séparateurs
d’huile.
S'affranchir
des contraintes
géométriques
Les deux entreprises chimiques BASF et Wacker ont
réussi à développer un système bi-composant parfaitement adapté : l’adhérence est
tellement forte entre le silicone liquide Elastosil 76540
A/B de WACKER et l’Ultramid
A3HG7 Q17, un polyamide 66
GF35 spécial de BASF, que l’intégrité du joint de carter
d’huile est garantie dans
toutes les conditions d’essais
habituelles. La combinaison
Inpro Innovationsgesellschaft
mbH à Berlin a procédé à des
essais comportant notamment
une immersion prolongée
dans de l’huile et dans des gaz
de carter (un condensat présent dans le carter moteur des
motorisations à essence),
ainsi que des chocs thermiques sur une plage comprise entre – 40 et +150 °C.
blage avec une pièce en l’aluminium.
Cet adhésif de la gamme Elastosil est un élastomère silicone bi-composant RTV
(Room Temperature Vulcanizing), réticulant à température
ambiante, particulièrement
adapté pour éviter durablement toute fuite entre le carter
d’huile en Ultramid et le bloc
moteur en aluminium.
De plus, il permet de s’affranchir des contraintes géométriques au niveau de l’interface carter / bloc moteur
puisque aucune force ne
s’exerce en compression
lorsque l’on utilise un joint réticulable in-situ.
Ces tests ont prouvé qu’aucune autre combinaison adhésif / matière plastique ne présentait un tel degré
d’adhérence lors d’un assem-
n°67 • Mai 2010 Plastilien
49
I N N O V A T I O N
Vers la simulation
du procédé d’infusion
pour de grandes pièces
en composite
Actuellement, les pièces aéronautiques en composite sont
fabriquées principalement par
un procédé de dépose de
bandes pré-imprégnées en
raison de la grande rigidité, de
la résistance et du comportement en fatigue des résines
durcies et des matériaux à
teneur en fibres élevée. Néanmoins, les inconvénients de
cette technologie sont le coût
élevé des matériaux, les
contraintes géométriques de
mise en forme, la complexité,
le coût et le temps de fabrication, et la durée de vie réduite
des matériaux.
En conséquence, des technologies alternatives basées sur
le procédé LCM (Liquid Composites Molding) de fibres
sèches font leur apparition.
En effet, le but à long terme
est de développer des technologies d’infusion pouvant
concurrencer les pièces composites pré-imprégnées. Toutefois, les procédés de fabrication ne sont pas encore
entièrement industrialisés et
reposent aujourd’hui sur des
prototypages coûteux du fait
du manque d’outils de simulation validés.
50
Plastilien Mai 2010 • n°67
Vers une chaîne complète de simulation...
L’objectif scientifique du
consortium INFUCOMP est de
bâtir une chaîne complète de
simulation spécifique à la
fabrication de grandes pièces
composites pour l’aérospatiale utilisant le procédé d’infusion de résines liquides LRI
(Liquid Resin Infusion) et
dédiée aux solutions requises
par l’industrie aérospatiale
européenne. Cette simulation
minimisera le recours aux procédés "d’essais-erreurs",
longs et coûteux et permettra
la fabrication de pièces de
haute qualité, plus rapidement
et à un coût moindre.
Ce projet d’un montant de 5
millions d’euros sur 4 ans va
contribuer positivement à un
usage plus répandu des composites textiles dans le secteur aéronautique, à une
réduction des coûts, à une
amélioration des performances, à une augmentation
des charges utiles et à une
réduction des émissions de
carburant. Bien que la
recherche projetée porte sur
les applications aérospatiales,
ces résultats pourront être
adaptés à d’autres secteurs.
Une solution
de prototypage
virtuel de A à Z
L’approche technique utilisée
pour la réalisation du projet
INFUCOMP a pour but d’obtenir une solution de prototypage virtuel de A à Z, de la
conception de la préforme à la
fabrication LRI, et d’optimiser
le processus pour prédire les
déformations de la pièce finale
et ses performances mécaniques. Un intérêt plus poussé
sera porté au procédé d’infusion.
avec des partenaires leaders
de l’industrie et de la
recherche dans les domaines
de l’aérospatiale et de l’aéronautique. La solution complète
de simulation développée au
cours du consortium INFUCOMP s’achèvera avec l’intégration d’un outil logiciel d’estimation des coûts de
fabrication fourni par l’Université de Patras.
" Le projet INFUCOMP
est un élément essentiel
Ce projet couvrira toutes les
méthodes communes de type
LRI d’usage répandu, actuellement utilisées dans l’industrie
aérospatiale, et débouchera
sur des technologies autorisant la fabrication économique de structures composites à hautes performances,
intégrées et de grande taille.
d’un ensemble de solutions
pour le développement de
matériaux composites
intégrés, et représente une
opportunité unique de
faire évoluer la simulation
dans le domaine des matériaux composites et de
développer de nouveaux
outils en collaboration
Pour permettre d’atteindre ces
objectifs, le programme de
recherche européen Framework VII soutient financièrement les 14 partenaires du
projet. Le consortium sera
dirigé par ESI, pionnier des
solutions de prototypage et de
fabrication virtuelles, de pair
avec des partenaires leaders de la recherche et de
l’industrie aérospatiale ", a
déclaré le Dr. Anthony
Pickett, directeur scientifique d’ESI GmbH.
I N N O V A T I O N
Le polyamide s’attaque
aux deux roues
Pour la moto la plus sportive et la plus puissante de BMW, le groupe allemand Mahle a
conçu et fabrique un système d’admission d’air à filtre intégré avec un polyamide de
BASF d’une extrême stabilité dimensionnelle.
Dans l’industrie automobile
européenne, les collecteurs
d’admission d’air en polyamide
sont désormais relativement
courants.
Ce n’était pas le cas dans le
secteur de la moto où ces composants se différencient
notamment par la longueur
réduite des tubulures et un
encombrement restreint.
Les usines de Stuttgart et
Öhringen du groupe allemand
Mahle ont franchi le pas en
mettant au point et en fabriquant un système d’admission
d’air à filtre intégré en Ultramid
B3WGM24 HP, un grade de
polyamide BASF dimensionnellement stable.
Cette « boîte à air » dotée de
conduits d’admission dont la
longueur s’ajuste par électronique et qui combine légèreté
Moto S1000RR de BMW
et efficacité, est destinée à la
moto la plus sportive et la plus
puissante de BMW, la nouvelle
S 1000 RR.
Composée de 3 éléments moulés par injection, cette boîte à
air est constituée d’une partie
supérieure et d’une partie inférieure soudées l’une à l’autre.
La commande destinée à faire
varier la longueur du conduit,
ce qui permet d’optimiser la
courbe de couple sur une large
plage de régimes, est fixée à la
partie inférieure avant l’étape
de soudage. « Comme la précision dimensionnelle des éléments du boîtier joue sur
l’exactitude du réglage des
tubulures d’admission, il est
essentiel que les pièces en
matière plastique ne subissent
aucune déformation », explique
Nicole Berg, planificatrice de
production chez Mahle.
face de soudure. En outre, la
teneur minérale de la résine
contribue à réduire considérablement le bruit.
Les caractéristiques de soudage du matériau revêtent également une grande importance,
car le peu de place disponible
n’offre qu’une très petite sur-
Source :
Techniques de l’ingénieur
http://www.techniques-ingenieurs.fr
n°67 • Mai 2010 Plastilien
51
T E C H N O L O G I E
Maël MOGUEDET
• Pôle Européen de la Plasturgie •
La technologie LPKFTM
LDS
où comment la plasturgie permet à l’électronique
d’accéder à la troisième dimension
Afin de rester compétitif et faire face à la concurrence grandissante des pays low
cost, l’amélioration des performances des produits via l’intégration de fonctions
« intelligentes » est aujourd’hui une problématique que rencontre une majorité d’entreprises françaises. En effet, beaucoup de produits conçus sur la base des technologies
standards deviennent des structures dites « commodity » sur lesquels les acteurs
français et européens ne peuvent répondre à armes égales face à leurs concurrents
asiatiques. Ainsi le salut de l’industrie française ne peut être envisagé qu’au travers
du développement de nouvelles technologies telles que la mécatronique (association
de fonctions mécaniques, informatiques et électroniques).
Qu’est-ce qu’un MID ?
Un MID (Molded Interconnect
Devices – Composant Moulé
Interconnecté) est défini
comme étant un substrat thermoplastique injecté avec à sa
surface des pistes conductrices, intégrant ainsi à la fois
des fonctions mécaniques et
électriques. Une très grande
variété de procédés permet
d’ajouter ces pistes.
L’objectif des technologies
MID est d’obtenir des fonctions électriques et mécaniques dans un seul et même
support, afin de remplacer les
circuits imprimés PCB (Printed
Circuit Board) classiques,
généralement plats. Les MID
peuvent présenter des pistes
seules, comme dans le cas
d’antennes ou switchs, ou
intégrer des composants électroniques reportés par soudure. Les principaux intérêts
sont alors :
52
Plastilien Mai 2010 • n°67
• Couplage des fonctions électriques et mécaniques
• Elimination des étapes d’assemblage secondaires /
réduction du nombre d’éléments à assembler
• Réduction de la taille du produit final
• Réduction du poids
• Augmentation de la qualité
et de la fiabilité du produit final
• Réduction du coût de production du produit final
• Conceptions complexes 3D
jusqu’alors impossibles à réaliser en PCB
• Réduction des temps de
développement et mise sur le
marché
• Recyclabilité du substrat
thermoplastique
La technologie
LPKF-LDSTM
Le procédé ayant montré le
plus de potentiel ces dernières
années est le LPKF-LDSTM
(Laser Direct Structuring –
Structuration Directe par
Laser), breveté par la société
allemande LPKF. Il se décompose en quatre étapes principales (Cf Figure 1 ci-contre) :
plus de l’activation, le laser
crée des microrugosités dans
lesquelles le cuivre pourra
s’ancrer mécaniquement pendant la phase métallisation
1. Injection-moulage : les
pièces qui devront être actives
par laser sont produites par
injection standard de thermoplastiques dopés, disponibles
commercialement.
Les
matières compatibles LPKFLDS sont présentées dans le
tableau 1
3. Métallisation par cuivre
chimique (« electroless ») :
Cette étape commence par un
nettoyage de la surface.
Ensuite, la piste se construit
progressivement par dépôt de
cuivre chimique dans des
bains (épaisseur max environ
8 microns). Si le design l’accepte, une croissance électrolytique permet d’augmenter
cette épaisseur de cuivre.
2. Activation laser : le thermoplastique activable par
laser est chargé avec un additif de type organométallique
(de palladium ou de cuivre) :
au passage d’une certaine
longueur d’onde laser, la liaison organométallique va être
rompue, permettant ainsi une
activation physico-chimique
de la surface, créant ainsi des
sites catalytiques d’une réaction de cuivre chimique. En
Cette couche de cuivre peut
être protégée par des dépôts
supplémentaires de nickel et
d’or pour éviter l’oxydation et
la passivation de la piste. Pour
des applications spécifiques,
d’autres métaux peuvent être
déposés : étain, argent, palladium,…
T E C H N O L O G I E
1
2
3
4
Illustrations des étapes du procédé LPKF-LDS TM
1 : injection
2 : activation laser
3 : métallisation
4 : report et soudure de composants
Liste des grades commerciaux disponibles,
compatibles LPKF-LDS TM
BASF
Ultramid® T 4381 LDS (PA 6/6T)
Ultradur® B4300GM24 LDS High Speed (PBT)
LANXESS
Pocan® DP7102 LDS (PBT)
Pocan® DPT7140 LDS (PET/PBT)
TICONA
Vectra® E820i LDS (LCP)
Vectra® E840i LDS (LCP)
RTP Co.
RTP 2599 X 113384 C (PC/ABS)
RTP 2599 X 113384 D (PC/ABS)
RTP 399 X 113385 B (PC)
RTP 3499-3 X 113393 A (LCP)
RTP 4099 X 117359 D (PPA)
DSM Engineering
Plastics
Xantar® RC 3710 (PC/ABS)
Xantar® RC 3711 (PC/ABS)
Xantar® RC 3712 (PC/ABS)
Xantar® RC 3720 (PC/ABS)
Mitsubishi Engineering Lupilon MTB1000R 8920F (PC)
Plastics Corporation
EVONIK INDUSTRIES
Vestodur® X9423 (PBT)
WAH HONG Industrial
Corp.
TPJF231F (PC/ABS)
SABIC Innovative
Plastics
NX07354P (PC/ABS)
UX08325 (PPA)
Schéma de principe de l’activation laser
4. Assemblage/report et soudures de composants : la stabilité en température de certains thermoplastiques (LCP,
PA 6/6T or PBT/PET) permet
de supporter une soudure de
composants, et rend ainsi
compatible les pièces avec la
plupart des technologies SMT
(« Surface Mount Technologies ») utilisés en électronique
traditionnelle.
Les avantages de cette technologie sont la versatilité (un seul
process pour prototypage et
production), la diversité des
designs et la réalisation de
pistes jusqu’à 50 microns avec
possibilité de créer des vias.
Les inconvénients restent l’investissement de départ (laser et
licence sur les matières), l’utilisation de bains chimiques, et la
limitation des géométries par la
nécessité du parcours du laser.
Les systèmes
disponibles : Le LPFK
MicroLine3D et LPFK
Fusion3D
LPKF MicroLine3D est un système laser mis au point spécia-
n°67 • Mai 2010 Plastilien
53
T E C H N O L O G I E
Données techniques du LPKF Microline 3D
Surface activable
160 mm x 160 mm x 24 mm
Précision
de positionnement
±25 µm, avec compensation de la dérive
le système de vision
Vitesse maximale
de passage laser
4 m/s
Format des données
d’entrée
HPGL, DXF, 3D-DXF, IGES, STEP
Longueur d’onde du laser
1064 nm
Fréquence de pulsation
du laser
20 kHz –100 kHz
Dimensions de la machine 1,95 m x 1,05 m x 1,6 m
(longueur, largeur, hauteur)
Poids de la machine
750 kg
PLATEAU ROTATIF
Le LPKF Microline 3D
lement pour la production de
grands volumes de dispositifs
MID. A partir de données FAO,
le système inscrit les configurations d’interconnexion sur
un composant moulé. Il est
équipé :
- D’un plateau rotatif à deux
postes pour diminuer le temps
de cycle (manipulation des
pièces sur un poste pendant
que l’autre active);
- D’un système de rotation sur
le plateau, pour tourner les
pièces et ainsi activer sur des
surfaces courbes 3D;
- D’un système de contrôle en
ligne, qui gère les données
process, les affectations
machine, le repérage sur
la pièce ainsi que le suivi
du routage laser.
Le système laser MicroLine3D
convient également pour la gravure en 3D de couches métalliques, le découpage de circuits
imprimés flexibles et rigides
ainsi que pour la gravure de circuits ultra fins en cuivre stratifié
ou en résines. Il peut également
créer des marquages et des
gravures au laser résistants à
54
Plastilien Mai 2010 • n°67
l’abrasion. Les données techniques du système sont décrites
dans le tableau ci-contre.
Plus récemment, LPKF a développé le LPFK Fusion3D pour la
production de masse de composants MID. Conçu pour
fonctionner 24 sur 24, 7 jours
sur 7, le LPKF Fusion3D est
entièrement équipé pour la
gravure par laser de MID.
Le système permet la
gravure
de
composants
1
Diamètre
500 mm
Nombre de logements
de supports activables
/ Positions
2
Dimensions maximales
du logement
160 mm x 160 mm
Temps de cycle pour
rotation de 180°
Diamètre
<1s
500 mm
CONDITIONS DE
FONCTIONNEMENT
Alimentation électrique
Refroidissement
Température ambiante
3 x 400 V + N + PE, 50/60 Hz, 2,5 kVA
air
20 °C ± 2 °C
EVACUATION
Débit
Refroidissement
320 m3/h, max. succion 21000 PA
Filtres
Filtres à charbon actif
Filtres fins de classe F8
électroniques tridimensionnels complexes, sur plusieurs
faces
simultanément,
avec
quatre
têtes laser. Cela
réduit le temps de gravure par laser et élimine le
temps nécessaire pour faire
tourner les composants.
Le procédé assure ainsi une
rapidité, une précision et une
répétabilité de la gravure
accrues, grâce notamment à :
- L’installation et le passage à
un autre composant par un
robot de transfert,
- La distribution automatique
des données de traitement à
chaque tête individuelle par le
logiciel de la machine,
- La suppression du mécanisme de montage sur un gabarit et des mouvements de la
pièce au cours des gravures.
Une technologie
mature et fiable
De nombreux observateurs
industriels pensent que les
MID sont arrivés à maturité, et
en particulier grâce à la technologie LPKF-LDSTM. Selon
l’association 3D-MID (Erlangen-Allemagne), le marché est
en croissance de 20% par an,
avec un marché total estimé à
56M€en 2008 contre 10,7M€
en 2004 (données Nexus).
T E C H N O L O G I E
3
Fax: +33-1-43397621
Email: [email protected]
Web: http://www.lpkf.fr
• Auteur
Maël MOGUEDET,
Responsable Ligne
Programme Plastronique
Pole Européen de Plasturgie,
Bellignat
[email protected]
2
4
Photo 1: Secteur de la santé
Switch en LCP pour une prothèse
auditive (Source Siemens)
Photo 2 : Secteur automobile
Volant multifonction
(Source : TRW)
Photo 3 : Secteur des télécommunications – Antenne GSM (Source :
Motorola)
Photo 4 : Secteur industrie
capteur de pression
(Source : Harting Mitronics)
Comme l’illustrent les applications industrielles des figures
1, 2, 3 et 4, l’intégration de systèmes électroniques plus complexes, plus petits et plus
légers est un challenge pour
l’ensemble des secteurs de
marchés.
Vis à vis du contexte européen
& international, l’Allemagne
est aujourd’hui le leader dans
les domaines de la mécatronique et la technologie LPKFLDS en est une brique de base.
technologies en production
notamment pour réaliser les
antennes des solutions mobiles.
L’assemblage des systèmes est
une composante importante
dans leur coût final.
Le Japon, les Etats-Unis et la
Chine ont également développé
les technologies MID et sont
actuellement très proches de
rattraper les précurseurs allemands dans ce domaine. Les
acteurs des télécom implantés
en Chine et dans les pays émergeants d’Asie, utilisent déjà ces
Contact
• LPKF France S.A.R.L.
Dipl.-Ing. Michel Mezri Sandid
Directeur Général
Créteil Parc
16 Rue Paul Séjourné
94000 Créteil
France
Tél.: +33-1-41941967
Retrouvez toutes les informations du PEP sur :
www.poleplasturgie.com
Découvrez notre portail de
veille plasturgie :
www.plasturgienet.com
Vous avez une question technique
sur les matières, les process, les applications…?
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Service mis en place par Allizé-Plasturgie avec le soutien
de la Communauté de Communes d’Oyonnax.
0820.48.24.48
n°67 • Mai 2010 Plastilien
55
M A T E R I A U T E C H
Samir FODIL
• Materiautech •
Le Polyamide 6
(PA 6)
Le polyamide 6, représenté par l’abréviation PA 6, est un polymère aliphatique thermoplastique semi-cristallin de la famille des polyamides. Il est utilisé dans de nombreux
secteurs d’activités comme l’automobile, l’électroménager, l’industrie ou bien encore
les sports et loisirs. Le PA 6 est généralement polymérisé à partir d’un monomère
amide cyclique appelé caprolactame. En effet, l’ouverture du cycle du Ɛ-caprolactame
fournit le PA 6 plus connu sous l’appellation nylon.
Le chiffre 6 correspond au
nombre d’atomes de carbones
dans le motif répété n fois.
Cela permet d’obtenir un PA 6
ayant de bonnes propriétés
mécaniques, un bon comportement à la chaleur et au froid,
aux produits chimiques et aux
hydrocarbures. Il possède
également de bonnes propriétés d’isolation électrique. C’est
un matériau qui présente toutefois quelques inconvénients
comme l’absorption à l’eau,
une stabilité dimensionnelle
faible et nécessite un étuvage
avant transformation. C’est un
matériau qui peut être recyclé.
Le symbole que l’on retrouve
généralement sur les produits
commercialisés est
Propriétés mécaniques
Le PA 6 possède de bonnes
propriétés mécaniques avec
un module d’élasticité en traction compris entre 1000 et 3500
MPa, un allongement entre 50
et 200 %, une contrainte à la
rupture en traction d’environ
80 MPa et une résistance au
choc Charpy de l’ordre de
4 kJ/m2. Ces propriétés dépendent du taux d’humidité dans
le matériau.
Il présente également une
bonne résistance à la fatigue,
à l’usure et à un faible coefficient de frottement.
Propriétés thermiques
La température de fusion du
PA 6 est de l’ordre de 215 –
225°C et sa température de
transition vitreuse est d’environ 50 – 60°C.
56
Plastilien Mai 2010 • n°67
Son coefficient de dilatation
linéaire est de l’ordre de 0,7 à
1,4.10-4 mm/°C.
Le PA 6 possède une température de fléchissement sous
charge entre 150 à 190°C.
Sa température d’usage en
continu est comprise entre
105° et 180°C.
Propriétés chimiques
Le PA 6 présente en général
une bonne résistance aux produits chimiques tels que les
hydrocarbures aliphatiques,
les carburants, les peintures,
les cétones ou les éthers. Il
possède d’excellentes propriétés barrières aux gaz
comme l’oxygène d’où son utilisation dans le secteur de
l’emballage alimentaire.
Toutefois, le PA 6 présente
quelques inconvénients. En
effet, il peut gonfler en présence d’hydrocarbures aromatiques. Sa résistance est faible
vis-à-vis des radiations gamma
et des UV et possède une très
faible résistance en présence
d’acides minéraux forts, de solvants polaires et chlorés.
M A T E R I A U T E C H
Echantillon GEM® de la Matériautech® en polyamide 6 moulé
par injection
Propriétés électriques
Le PA 6 peut être utilisé comme
isolant du fait de ses bonnes
propriétés d’isolation électrique.
N
O
U
VE
A
U
Sa rigidité diélectrique est comprise entre 10 et 35 kV/mm, sa
résistance à l’arc est de l’ordre
de 125 à 140 secondes et sa
résistivité électrique est comprise entre 1012 et 1015 Ω.cm.
Ces propriétés peuvent être
toutefois altérées en fonction
de la teneur en humidité dans
le matériau.
facilement transformé par des
technologies de transformation standard :
- Injection (Un étuvage est
nécessaire et il est recommandé des buses à obturation
en raison de la grande fluidité
des polyamides à l’état fondu) ;
- Injection-soufflage ;
- Extrusion de tubes, profilés,
film et feuilles ;
- Extrusion-soufflage ;
- Thermoformage ;
- Rotomoulage.
Le PA 6 est également utilisé
pour le revêtement de pièces
métalliques par projection
électrostatique, par trempage
ou par poudrage.
Mise en œuvre
Applications
Comme la plupart des thermoplastiques, le PA 6 peut être
Grâce à ses nombreuses propriétés, on retrouve le PA 6 dans
différents domaines d’activités :
- Automobile (poignée de
porte, carter moteur, grille
radiateur, ventilateur,…);
- Electrique / Electronique
(connecteur, contacteur,
porte-fusible, gainage de
câbles et fils,…);
- Biens de consommation ;
- Electroménager ;
- Industrie ;
- Emballage alimentaire.
-…
Noms commerciaux
Le polyamide 6 est fabriqué
par de nombreux producteurs
de matières plastiques, en
voici quelques exemples :
Aquamid®, Durethan®, Grilon®, Latamid®, Novamid®,
Radilon®, Technyl®, Ultramid®, Zytel®,…
Système RotoPaq
Profils thermiques pour le rotomoulage
Système embarqué pour mesurer la température lors
des cycles de chauffe et de refroidissement dans les
phases de transformation de la matière
• Précision ± 0,3°C
• Dix voies de mesure max.
• Lecture et analyse en direct
par transmission radio
• Protection thermique
• Léger et compact
• Optimisation des procédés
de rotomoulage
Mesurexpo 2010 • Hall 7.1 Stand E1
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n°67 • Mai 2010 Plastilien
57
Pour plus d’informations : 04 74 73 42 33 ou [email protected]
R E P O R T A G E
Stéphane CORTINOVIS
•R3M CORTINOVIS •
Quand R3M devient
R3M CORTINOVIS
Le 1er septembre 2009, Stéphane Cortinovis rachète le fond de commerce de Maurice
Mandrillon, R3M. Après avoir travaillé pendant 17 ans dans la société familiale Joseph
Cortinovis SA, Stéphane Cortinovis prend un nouveau départ.
Implantés au cœur de la Plastics Vallée, à Veyziat, les Etablissements R3M Cortinovis
sont fabricants de moules
métalliques pour des pièces
en thermoplastiques, extrusion
soufflage, thermodurcissable,
zamak, bi-matières, surmoulage insert, Lsr ainsi que toutes
les opérations se rattachant à
la mécanique générale.
R3M Cortinovis devient dès
lors un acteur de premier plan
dans la fabrication d’outillages
de précision pour l’injection.
de moulage, assure compétence et savoir-faire permettant ainsi à la société de proposer des prestations de
qualités à des prix compétitifs.
Afin de répondre aux
contraintes techniques, R3M
Cortinovis a investi dans des
technologies de pointes et
dans un parc machines à commandes numériques.
Conscient de l’importance de
faire partie d’un réseau, Stéphane Cortinovis a intégré
depuis le début de l’année
Allizé-Plasturgie Rhône-Alpes.
Entreprise : R3M Cortinovis
Dirigeant : Stéphane Cortinovis
Adresse : 90 bis Impasse POLLET – 01100 Veyziat
T. 04 74 73 07 40
Activité : Mouliste
Effectif : 8 salariés
Site web : www.r3m.fr
La société est en mesure d’effectuer les essais d’outillage
jusqu’à la production.
L’entreprise travaille principalement pour les marchés de la
cosmétique, du médical, de la
connectique, de l’automobile
et de l’emballage.
R3M Cortinovis a fait le choix
de se diversifier en proposant
également des prestations de
service comme la modification, la réparation et la mise au
point d’outillage, la réception
d’outillage Low Cost ainsi que
l’entretien et la maintenance
des outillages.
Une équipe dynamique forte
de 8 personnes rodée aux
méthodes et aux techniques
n°67 • Mai 2010 Plastilien
59
E C O N O M I E
Sylvie DOMENECH
• Fédération de la Plasturgie •
L’approvisionnement en
électricité de l’industrie
de la Plasturgie
Cette synthèse a été réalisée à partir d’une enquête auprès de 87 entreprises
de plasturgie interrogées entre 15 février et le 15 mars 2010.
Structure du marché
de la Plasturgie selon
le type de contrat
souscrit
- 9,5 % ont choisi un fournisseur alternatif (Vattenfall –
Electrabel – Vialis – Snet).
une hausse du prix unitaire du
kWh de leur contrat. La hausse
est en moyenne de 10 %.
93 % des entreprises de plasturgie interrogées ont un
contrat soumis à un tarif réglementé1 et 63 % des entreprises
sont au tarif vert.
Evolution à la hausse
du coût de l’électricité dans l’industrie
de la plasturgie
Abonnement
64 % des entreprises ont
déclaré une hausse du coût
de leur abonnement. 60 % des
hausses déclarées ont eu lieu
sur la période 2009 comparée
à 2008. La hausse moyenne du
coût de l’abonnement constatée par les entreprises est
estimée à 7 %.
les pouvoirs publics.
Les prix des tarifs réglementés
de l’électricité sont fixés par
les pouvoirs publics par
arrêté. Le dernier arrêt est en
date du 13 août 20092.
Les hausses moyennes au
13/08/2009 sont de :
- 1,9 % pour le tarif bleu (+ 2 %
au 12/08/20083),
- 4 % pour le tarif jaune (+ 6 %
au 12/08/2008),
- 5 % pour le tarif vert (+ 8 %
au 12/08/2008).
Ces évolutions moyennes sont
relativement supérieures à
l’évolution globale évaluée par
Ces augmentations moyennes
ne permettent pas d’apprécier
des disparités qui semblent
Tarif vert
63,1 %
TARTAM
19,0 %
Tarif de marché
7,1 %
Tarif bleu
1,2 %
Structure de l’évolution du prix au kWh
Source : Fédération de la Plasturgie
Sur l’ensemble des fournisseurs déclarés :
- 81 % des entreprises ont
pour fournisseur EDF,
- 9,5 % sont chez un fournisseur historique (Energies
Strasbourg – Enalp – Energies
Services Bitche),
60
Plastilien Mai 2010 • n°67
Evolution des prix de l’électricité pour les entreprises ayant
un contrat avec un tarif réglementé (hors Tartam)
Prix au kWh
Sur la période 2009/2008, 81 %
des entreprises ont constaté
Amplitude des hausses observées
45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
% des répondants
Tarif jaune
9,5 %
42 %
33 %
4,10%
16 %
de +1% à
+ 5%
9%
de +5% à
+ 10%
de +10%
Source : Fédération de la Plasturgie (43 réponses)
à + 15%
de +15%
à + 30%
E C O N O M I E
Les hausses déclarées sont de
+15 % - +58 % et +65 %. EDF est
le fournisseur de l’ensemble de
ces entreprises.
Structure de l’évolution du prix de l’abonnement
40%
35%
30%
% des répondants
Amplitude des évolutions observées
25%
20%
15%
19 %
22 %
32%
8%
0%
de -14%
à 0%
8%
11 %
10%
5%
4,10%
de +3%
à + 5%
de +1%
à +2%
de +5%
à + 10%
de 30%
à + 35%
de +10%
à + 20%
Source : Fédération de la Plasturgie (37 réponses)
Evolution des prix de l’électricité pour les entreprises ayant
un contrat au Tartam
Prix au kWh
* Les entreprises au Tartam
ont enregistré une hausse du
prix unitaire du kWh de 6 %.
Ces augmentations sont comprises entre +3 et + 12 % et ont
été relevées par 87 % des
répondants (Ces chiffres sont
donnés à titre indicatif compte
tenu du faible nombre de 17
réponses pour les entreprises
au Tartam).
A noter que selon les données
officielles le prix de vente
moyen du Tartam n’a pas augmenté en août 2009 après avoir
cru de 8 % le 12 août 2008.
des hausses est située entre
+8 et +10 %. Elles concernent
60 % des répondants.
Parmi les entreprises de plasturgie au tarif Tartam :
- 6 le sont avec EDF,
- 2 avec le fournisseur historique Energies Strasbourg,
- 8 avec des opérateurs privés
(Alpiq – Vattenfall – Hew (fililale de Vatttenfall) – Electrabel
– Vialis – SNET).
Evolution des prix de l’électricité pour les entreprises ayant
un contrat au prix de marché
Abonnement
3 entreprises sur les 6 répondants ont enregistré une
hausse de leur abonnement.
Parmi les entreprises enregistrant une baisse de leur
consommation, 22 % des
entreprises ont demandé un
ajustement de leur contrat de
fourniture d’électricité. En
réponse à cette demande, les
entreprises déclarent :
- pour moitié avoir obtenu un
ajustement de la puissance
souscrite,
- pour environ 30 % être satisfaites de la solution proposée
- pour 20 % n’être pas du tout
satisfaites.
Structure de l’évolution de la consommation d’électricité 2008/2009
Amplitude des évolutions observées
25%
20%
15%
10%
16 %
Abonnement
Dans le même temps, le prix
moyen de l’abonnement des
entreprises au Tartam s’est
accru de 9 % sur la période
2009 / 2008. La quasi-totalité
Prix au kWh
L’ensemble des répondants
indique une hausse du prix unitaire du kWh sur 2009/2008.
Ces hausses sont hétérogènes
avec +5 %, +10 % et +17 % pour
deux autres entreprises (Ces
chiffres sont donnés à titre
indicatif compte tenu du faible
nombre de 6 réponses pour les
entreprises au prix de marché).
% des répondants
relativement marquées en
fonction des options été – hiver
/heures creuses, pleines, de
pointe et des puissances souscrites.
Evolution de la consommation
d’électricité en 2009
Conséquence de la contraction de l’activité, la consommation d’électricité est en baisse
dans 84 % des entreprises en
2009. Cette baisse est estimée
à - 8 % comparée à 2008. A
noter que celle-ci est moins
marquée que la baisse de la
production enregistrée sur la
même période dans l’industrie
de la Plasturgie (-10 % en
volume).
22 %
16%
23 %
5%
9%
0%
-4 0%
à -25 %
-25%
à -15 %
4,10%
-15%
à -11 %
-10%
à -6 %
-5%
à0%
10 %
3%
à6%
6%
10%
à 15 %
3%
30%
à 40 %
Source : Fédération de la Plasturgie (72 réponses)
n°67 • Mai 2010 Plastilien
61
E C O N O M I E
Structure du poids de la consommation dans les chiffres d’affaires
de 0 à 2 %
de 2 à 5 %
47%
45%
8%
de 5 à 8 %
Source : Fédération de la Plasturgie (72 réponses)
Poids de la consommation
d’électricité / CAHT en 2009
2,8 % en moyenne avec une
valeur médiane 4 à 2,3 %, un
minimum de 0,4 % et un maximum de 8%.
Appréciation des relations avec
le fournisseur d’électricité
30 % des entreprises, soit 25
répondants, déclarent avoir
rencontré des difficultés avec
leur fournisseur d’électricité
en 2009 (un tiers si l’on inclut
celles qui n’ont pas reçu de
réponse positive à leur souhait
d’ajustement de leur contrat
de fourniture d’électricité).
Les problèmes exprimés portent pour :
- 55 % sur la qualité des relations commerciales,
- 10 % sur des demandes de
dépôts de garantie,
- 14 % sur la lisibilité des factures,
- 21 % autres (essentiellement
ruptures d’approvisionnement).
Les entreprises dénoncent
notamment :
- l’absence de négociation
commerciale (avec des « rela-
tions commerciales nulles »
l’injonction à « aller voir la
concurrence si pas satisfait »),
- l’absence d’écoute (pas de
référent, difficile d’avoir un
contact...),
- un « SAV » incompétent,
- le manque de transparence
dans les modes de facturation
et dans l’évolution des coûts
(peu ou pas d’explications ou
« réponses toutes faites sur les
investissements nécessaires
pour le parc nucléaire »).
1
: On dénombre 4 types de tarifs réglementés : les Tarifs bleus (puissance souscrite inférieure à 36 kVA)- les Tarifs jaunes (36 kVA <P<250 kVA) – les Tarifs verts (puissance
souscrite supérieure à 250 kVA) et le TARTAM (Tarif réglementé destiné aux entreprises ayant précédemment souscrit une offre au prix de marché). Ces tarifs sont fixés
chaque année par arrêté ministériel.
2 : Pour accéder au texte : http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20090814&numTexte=1&pageDeb
ut=13487&pageFin=13506#
http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20090822&numTexte=20&pageDe
but=13781&pageFin=13781
3 : Pour accéder au texte : http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20080814&numTexte=12&pageDe
but=12882&pageFin=12882
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Plastilien Mai 2010 • n°67
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E C O N O M I E
Sylvie DOMENECH
• Fédération de la Plasturgie •
Plasturgie Tendance
20%
10%
0%
-10%
-20%
-30%
-40%
janv 09
A l’opposé, après 2 mois légèrement positifs à un an d’intervalle, le secteur des éléments
pour la construction est de
nouveau en recul : ‐15 % par
rapport à janvier 2009 lequel
était déjà en baisse de 12 %
par rapport à 2008. Ces difficultés tiennent pour partie à
des conditions climatiques
particulièrement dégradées.
Evolution des livraisons de la Plasturgie
(à un an d’intervalle)
fév 09 mars 09 avr 09 mai 09
Demi- produits
Produits divers
jui 09
juil 09 aout 09 sept 09
Emballage
Pièces techniques
oct 09 nov 09
déc 09 janv 10
Construction
Total Plasturgie
Dans l’emballage, le mois de
janvier a été relativement stable avec une production en
volume inférieure de 0,6 %
celle de janvier 2009.
Source : Fédération de la Plasturgie selon INSEE à partir de données brutes en volume
Relative atonie de la Plasturgie en janvier et février 2010,
mais poursuite de la croissance pour le secteur des
pièces techniques.
80%
73
Sur le mois de février 2010, il
semble que l’activité du secteur des éléments pour la
construction soit demeurée
peu dynamique par rapport à
février 2009.
70%
60%
Pour le troisième mois consécutif, le secteur des pièces
techniques connaît une évolution plus favorable que les
autres secteurs de la Plasturgie (+21 % et +2 % pour l’ensemble des secteurs en janvier
2010 par rapport à janvier 2009).
Ce début d’année contraste
bien évidemment avec la situation de l’année dernière où la
contraction de l’activité avait
été de 32 % pour les pièces
techniques et de 21 % pour la
moyenne de la Plasturgie par
rapport à janvier 2008.
De même, le secteur des
demi‐produits s’inscrit en baisse
par rapport à l’année précédente. La diminution est cependant plus modérée : ‐2,8 % par
rapport à janvier 2009.
50%
40%
25
25
30%
20%
10%
13
11
11
22
17 18
4
2 2
0%
Procédure
garde
de sauve
ent
Redressem e
judiciair
2010
Janv-Fev
n
Liquidatio
Judiciaire
9
200
Janv-Fev
Radiation
Janv-Fev
2008
Source : Fédération de la Plasturgie selon l’Observatoire de la Plasturgie
Pour les autres secteurs, on
devrait de nouveau enregistrer des hausses à un an d’intervalle, même si la production
a peu évolué comparée à janvier 2010.
Le taux d’utilisation des capacités de production est stable
par rapport à janvier. Il est
évalué à 75 % (78 % pour les
biens de consommations
n°67 • Mai 2010 Plastilien
63
E C O N O M I E
divers et 72 % pour les
plaques, feuilles, tubes et profilés).
Evolution
de la conjoncture
en Europe
A noter que l’industrie de la
Plasturgie est confrontée à
des hausses du coût des principales matières plastiques.
Au cours du dernier trimestre
2009, l’Allemagne, l’Espagne,
l’Italie et le Royaume‐Uni ont,
à l’instar de la France, enregistré une baisse de leur production à un mois d’intervalle.
Cette tendance impacte la
rentabilité d’entreprises qui
demeurent fragilisées par la
crise et ce d’autant que la
répercussion sur les prix de
vente reste difficile.
En revanche, la production de
produits plastiques au
Royaume‐Uni s’est établie à
un niveau inférieur à celui de
janvier 2009 (‐4 %).
Selon une enquête menée par
EuPC, la Confédération Européenne de la Plasturgie, les
premières estimations relatives
au 1er trimestre 2010 indiquent :
‐ une situation économique
qui reste globalement tendue
même si l’activité sur le 1er tri-
mestre 2010 devrait être plus
favorable que celle du 4ème trimestre 2009,
‐ une évolution des exportations plus favorable pour les
emballages industriels et l’automobile,
‐ des revenus plutôt baissiers,
‐ des matières plastiques à la
hausse.
Contact
Sylvie DOMENECH
Responsable Economie
T. 01 44 01 16 12
[email protected]
Consommation d'énergie (kWh)
Pour plus d’informations, se
reporter à la note de conjoncture, jointe en annexe, sur
l’évolution des cours des
matières plastiques.
En janvier 2010, l’ensemble
des pays ont bénéficié d’une
reprise de la production par
rapport au mois de décembre.
La hausse a été plus marquée
en France et en Italie (respectivement +17 et +18 %) que
dans les 3 autres pays (+13 %
pour l’Espagne, + 10 % pour
l’Allemagne et +7 % pour le
Royaume‐Uni).
Comparée à son niveau de
janvier 2009, la production est
également en hausse de 11 %
en Italie, de 7 % en Allemagne,
de 6 % en Espagne et de 4 %
en France.
64
Plastilien Mai 2010 • n°67
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4,0
3,816
3,0
2,0
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Sylvie DOMENECH
• Fédération de la Plasturgie •
Evolution des cours
des matières plastiques
1er trimestre 2010 / 2009
2010, un premier
trimestre marqué
par les hausses des
principales matières
plastiques
A fin mars 2010, les augmentations par rapport à décembre
2009 sont estimées entre +12 %
et +21 % pour les polyoléfines
et le polystyrène. Seul le PVC
a enregistré une évolution plus
modérée avec une progression de 5 %.
Pour les polyoléfines, les
fortes hausses observées
tiennent pour partie à la faiblesse des importations et à
une offre des producteurs
européens ajustée au plus
près de la demande. Le niveau
de l’offre a notamment été
impacté par l’annonce de
forces majeures et de fermetures de sites.
Une tendance déjà
haussière en 2009
Comparée à leur niveau de
janvier 2009, les cours des
principales
commodités
étaient en décembre 2009 en
hausse de :
- 33 à 34 % pour les PEHD
- 42 % pour le PEBD
- 28 à 32 % pour le PP
- 32 % pour le PS
- 13 % pour le PVC
Si l’on n’est pas revenu au
point haut d’août 2008, les PE
ont enregistré des hausses
comprises entre 8 et 10 % à un
mois d’intervalle en début
d’année (février – mars) et au
cours de l’été (juillet – septembre). En revanche, ils sont
restés relativement stables
sur le dernier trimestre 2009.
de l’été 2008 et en dépit de l’effondrement des cours des
matières à l’automne, les
cours des commodités en 2009
ont été en moyenne inférieurs
de l’ordre de 25 % à leur
L’évolution a été relativement
similaire pour le PP et le PVC
qui n’avaient toutefois pas
enregistré de hausses importantes en début d’année.
Evolution 2010/2009
des matières
techniques
Enfin, le PS a augmenté assez
fortement en avril, en juillet et
en août avant de connaître
également une accalmie.
Compte tenu des très fortes
hausses intervenues au cours
Selon Icis Pricing, par rapport
à décembre 2009, l’évolution
des cours des matières techniques à fin mars 2010 est la
suivante :
- PC : +4 %
- ABS : +14 %
Evolution des cours en Europe (base 100 : déc.2003)
230
210
190
170
Sur le 1 er trimestre 2010, les
cours des matières sont supérieurs à leur niveau de 2009
sur la même période. L’écart
est estimé entre 29 % et 55 %
selon les matières.
150
130
110
Pour le mois d’avril 2010, les tensions restent globalement vives
tant sur les prix que sur les
capacités d’approvisionnement.
de
c
2
fé 00
vr 3
.
av -04
r.ju 04
in
ao -04
ût
oc -04
t
dé .-0 4
c
fé .-0
vr 4
.av 05
r.ju 05
in
ao -05
ût
oc -05
t
dé .-0 5
c
fé .-0
vr 5
.av 06
r.ju 06
i
ao n-0
ût 6
oc -06
t
dé .-0 6
c
fé .-06
vr
.
av -07
r.ju 07
i
ao n-0
ût 7
oc -07
t
dé .-0 7
c
fé .-0
vr 7
.av 08
r.ju 08
in
ao -08
ût
oc -08
t
dé .-0 8
c
fé . - 0
vr 8
.av 09
r.ju 09
in
ao -09
ût
oc -09
t
dé .-0 9
c
fé .-09
vr
.-1
0
90
PEHD Inj
PEHD-S
PEBD
Source : Fédération de la Plasturgie selon IcisPricing
66
Plastilien Mai 2010 • n°67
PEBDL
PPH
PPC
PS
PVC
E C O N O M I E
42 %. Le cours moyen du baril
sur 2009 s’établit à 61,4 $ le
baril, soit une contraction de
36 % par rapport à 2008.
Evolution des cours des plastiques techniques
140
130
120
Evolution des cours
des monomères
(prix spots $/t)
110
100
Au cours du mois de janvier,
les hausses ont été particulièrement importantes pour le
benzène, le styrène et l’éthylène (+15 à 20 % par rapport au
mois de décembre). En
revanche, le naphta a connu
une hausse nettement moins
forte de +6 % sur cette même
période. A l’exception du propylène (+7 %), l’orientation
était à la baisse ou à la stabilité sur le mois de février.
90
80
70
dé
c
fé 200
vr 5
20
0
av 6
r.0
ju 6
in
-0
ao 6
ût
-0
oc 6
t.dé 0 6
c.
fé -06
vr
.0
av 7
r.0
ju 7
in
-0
ao 7
ût
-0
oc 7
t.dé 0 7
c.
fé 07
vr
.- 0
av 8
r.0
ju 8
in
-0
ao 8
ût
-0
oc 8
t.dé 0 8
c.
fé 08
vr
.- 0
av 9
r.0
ju 9
in
-0
ao 9
ût
-0
oc 9
t.dé 0 9
c.
fé 09
vr
.- 1
0
60
PC transparent
ABS naturel
PA 6 naturel
PA 66 naturel
Source : Fédération de la Plasturgie selon IcisPricing
- PA6 (naturel) : + 15 %
- PA 66 (naturel) : stable (+ 5 %
selon l’indice PIE1)
Sur l’ensemble de l’année
2009, les cours du PC sont inférieurs de 12 % à leur moyenne
sur 2008. Sur le 1 er trimestre
2010, ils se situent au même
niveau qu’en 2009.
Entre avril 2009 et mars 2010,
les cours de l’ABS se sont
accrus de près de 29 %. La
moyenne des cours sur 2009
était inférieure de 9 % à celle
de 2008. Toutefois, on notera
que l’indice de l’ABS est à son
plus haut niveau depuis
décembre 2005.
Après 9 mois au cours desquels
les cours du PA 66 ont été orientés à la baisse puis stables, ils se
sont fortement appréciés en
octobre 2009 (+15 %) puis se sont
stabilisés sur les derniers mois
de l’année et le début 2010. La
tendance actuelle est à un
regain de tension sur les prix et
sur l’approvisionnement.
1
: PIE : Plastics Information Europe
Les cours du PA 6 ont été sur
2009 inférieurs de 33 % à leur
moyenne de 2008 en dépit d’une
progression de 23 % des cours
entre avril et décembre 2009.
Début 2010, la tendance est très
nettement haussière avec des
approvisionnements tendus.
Evolution du cours
du Brent
Sur les 2 premiers mois de
2010, les cours sont à 74,9 $ le
baril en moyenne, soit une
hausse de 73 % par rapport à
2009 sur la même période. La
valeur du baril sur le début de
l’année est néanmoins proche
de celle observée sur le dernier trimestre 2009.
Au cours de l’année 2009, les
cours du pétrole se sont
accrus régulièrement passant
de 43,3 $ le baril en Janvier à
74,5 $ le baril en décembre
2009 soit une progression de
Suivant l’évolution du brent et
du naphta, les principaux
monomères ont vu leurs cours
progresser régulièrement en
2009.
Entre janvier et décembre 2009
selon l’indice PIE, les cours
spots ont progressé de :
- 85 % pour l’éthylène
- 113 % pour le propylène
- 196 % pour le benzène
- 69 % pour le styrène
- 94 % pour le naphta.
Cours du BRENT daté ($/dl)
160
140
120
100
80
60
40
20
0
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Source : Fédération de la Plasturgie selon Reuters - DGEC
n°67 • Mai 2010 Plastilien
67
E C O N O M I E
Sur l’ensemble de l’année 2009,
ils sont à un niveau inférieur à
celui de 2008 (de 30 à 40 %
selon les monomères).
Evolution des cours
en Asie2
En 2009, les grandes tendances
ont été similaires en Asie avec
une année 2009 au cours de
laquelle on a constaté un renchérissement du coût des
matières avec au global un
cours annuel moyen inférieur à
2008.
En janvier, les prix spots des
polyoléfines en Asie ont augmenté de 7 à 11 % par rapport
à décembre. La progression a
été respectivement de 12 % et
de 8 % pour le PS et le PVC. Le
mois de février a été plutôt stable ou baissier.
La comparaison des prix spots
sur l’année 2009 révèle un
avantage prix pour l’Asie de
l’ordre de :
- 9 à 11 % pour le PEHD et le PS
- 4 % pour le PEBD
- 5 à 6 % pour le PP
- 17 % pour le PVC
Evolution des cours
aux Etats Unis3
Comparés à leur niveau de janvier 2009, les cours des principales commodités étaient en
décembre 2009 en hausse de :
- 33 à 34 % pour les PEHD et le
PEBD
- 76 à 80 % pour le PP
- 36 % pour le PS
- 23 % pour le PVC
du polystyrène étaient en
moyenne inférieurs de 30 % à
2008.
En 2009, la comparaison des
prix de contrat en $ en Europe
et aux Etats‐Unis montre un
avantage prix pour ces derniers de l’ordre de 16 % pour le
PEHD et de 5 % pour le PEBD
et le PP. En revanche, la
moyenne des cours est semblable pour le PS.
2 : Source : Fédération de la
Plasturgie selon IcisPricing – A
noter que les cotations des prix
spots en $ pour l’Europe sont
des prix DDP (Deliver y Duty
Paid) tandis que les cotations
pour l’Asie sont CFR (Cost and
Freignt).
3
: Source : Fédération de la
Plasturgie selon IcisPricing – A
noter que les cotations des prix
de contrat en Europe comme
aux USA sont DDP
Contact
Pour plus d’informations ou
pour recevoir le dossier de
conjoncture complet :
[email protected]‐plasturgie.fr
Sur l’ensemble de l’année 2009,
les cours des polyoléfines et
Améliorer vos compétences qhf zefji ef
dhzfhushd
Améliorer votre performance industrielle de vos
produits et de vos procédés
! "# $ Directeur d'entreprise: Responsable de bureau d'études:
Responsable Qualité:
(
%
&
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Responsable de production: ! "# $
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www.akeoplus.com
Une synergie
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$,-+$
2.-/034565470(0
118 2.-(9/*.:(0(0
8 2(9955(:(/22(456(0(0
12 68
Plastilien Mai 2010 • n°67
LA PLASTURGIE
Créateurs du futur
Mercuriales prix matières
Source : Fédération de la Plasturgie selon ICISLOR
Évolution des cours du PEBD
(indice base 100 décembre 2003)
Évolution des cours du PEHD
(indice base 100 décembre 2003)
180
180
168
168
170
159
157
160
130
128
127
123
122
120
129
126
146
146
140
130
115
117
110
110
123
133
129
115
117
mai09
juin09
156
145
144
140
140
162
151
144
150
127
120
158
160
164
155
147
147
146
149
156
142
131
127
127
149
154
144
140
164
154
160
148
150
134
133
100
100
90
mars09
avr.09
mai09
juin09
juil.09
août- sept.09
09
oct.09
nov.09
PEHD Inj
déc.- janv.- févr.- mars09
10
10
10
mars- avr.09
09
PEHD-S
juil.09
août- sept.- oct.09
09
09
nov.- déc.- janv.- févr.- mars09
09
10
10
10
PEBD
Évolution des cours du Polypropylène
(indice base 100 décembre 2003)
PEBDL
Évolution des cours du Polystyrène
(indice base 100 décembre 2003)
180
180
167
170
167
170
160
150
160
134
145
134
130
111
116
107
100
111
107
108
110
110
138
135
120
116
120
124
111
136
125
131
111
140
136
140
142
135
160
150
140
143
128
130
140
142
137
140
154
148
150
163
160
160
120
173
167
170
100
107
mars- avr.-09 mai-09 juin-09 juil.-09 août09
09
sept.- oct.-09 nov.09
09
déc.09
janv.10
févr.- mars10
10
90
80
PP homopolymère
mars09
PP copolymère
avr.- mai-09 juin-09 juil.-09 août09
09
sept.- oct.-09 nov.09
09
déc.09
janv.10
févr.- mars10
10
Évolution des cours du Polycarbonate
(indice trimestriel base 100 4ème trimestre 2003)
Évolution des cours du PVC
(indice base 100 décembre 2003)
150
113
139
140
112
137
135
131
131
128
130
135
130
112
111
123
110
120
109
110
108
110
100
108
108
108
103
100
112
107
100
106
105
90
mars- avr.09
09
mai09
juin09
juil.09
août- sept.- oct.09
09
09
nov.- déc.- janv.- févr.- mars09
09
10
10
10
1er trim 2009
Évolution des cours du PA 6
(indice base 100 janvier 2004)
2e trim. 2009
3e trim. 2009
4e trim. 2009
1er trim 2010
Évolution des cours du PA 6.6
(indice base 100 janvier 2004)
120
160
115
107
110
104
105
100
95
95
85
77
80
75
70
95
95
95
101 101
104
90
90
80
95
104
71
74
82
76
92
84
92
91
91
91
85
151
140
151
151
151
151
145
150
135
135
130
126
126
126
126
126
115
120
110
115
115
115
115
110
103
79
100
103
96
96
96
96
96
90
65
mars- avr-09 mai-09 juin-09 juil-09 août09
09
sept- oct-09 nov-09 déc-09 janv- févr-10 mars09
10
10
mars09
avr-09 mai-09 juin-09
juil-09 août-09 sept-09 oct-09 nov-09 déc-09 janv-10 févr-10
Série1
PA 6 chargé 30% fibres de verre
mars10
Série2
PA 6 non chargé
n°67 • Mai 2010 Plastilien
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ZI de Courtanne 2
F- 43620 SAINT-PAL-DE-MONS
Tél. : +33 (0)4 71 75 14 50
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Journée co-organisée CFP et ARDI
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Dijon, 23 novembre
Innovations matériaux et procédés au service de ce secteur.
Les journées techniques du Pôle
Européen de Plasturgie
Le PEP organise une Journée Technique en lien avec chacune des
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prioritaires de R&D et d’expertise.
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du PEP : Tél. : 04 74 81 92 60
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les matériaux polymères - Allizé Plastilien est édité par : Cediplast Communication - Plastilien - 39, rue de la Cité - 69441 LYON cedex 03 - Tél. : 04 72 68 28 28 - Fax : 04 72 36 00 80 • Directeur de la publication : Anne de Lan...

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