Il avait tout prévu

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Il avait tout prévu
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L’ÉVÉNEMENT
Zidane, tout au bout de sa route
RETRAITE. Depuis l’été dernier, c’était plus que dans l’air, mais c’est finalement dans la soirée du mardi 25 avril, sur Canal +, et le lendemain, lors d’une conférence de presse, que ZZ a mis fin au suspense.
Il se retirera définitivement après le Mondial, à trente-quatre ans. Sa décision suscite une très vive émotion au sein du Real Madrid. Cinq saisons d’une si belle aventure ne s’effacent pas d’un coup de trait.
L
e 3 août 2005, en même
temps que Zinédine Zidane
avait annoncé en
mondovision son retour en
équipe de France après une
saison passée dans la peau d’un
retraité malheureux, il nous avait
confié son intention d’arrêter sa
carrière. « C’est ma dernière année au
plus haut niveau », nous avait-il
révélé, tout en nous précisant que
cette information n’était pas publiable
pour l’instant, nous invitant ainsi au
secret de la pire espèce quand on est
journaliste et qu’on possède une telle
bombe entre les mains. « Je m’en
chargerai personnellement, le moment
venu », avait-il ajouté, avant de
refermer la parenthèse. Pour atténuer
la déception, il nous avait livré clés en
main la véritable raison qui l’avait
poussé à revenir tenter un dernier
coup d’archet avec les Bleus et qui
ville, est vanné. Il est capable de
quelques éclairs et fulgurances
comme à certains moments de la
saison 2005-06, mais il n’est plus en
mesure de porter à lui seul, sur ses
épaules, tout le poids, toute la charge
d’un événement ainsi que d’en
assurer le service après-vente sur le
terrain.
Et c’est en actionnant ses canaux
d’information habituels (son site et
Canal +, prioritairement parlant) que
le Français le plus célèbre de la
planète a, en début de semaine,
dévoilé ce qui était devenu davantage
qu’une simple rumeur. Néanmoins,
l’homme aux pattes de velours et aux
semelles de vent n’a pas pu
verrouiller la confidentialité de son
ultime volonté comme il avait si bien
camouflé son retour chez les Bleus,
l’été dernier. Et la raison en est toute
simple : comme il en a convenu, il ne
Par X AV I ER R I V OI R E, à Ma d r i d
D
eux cents reporters, plus sans doute,
sont amassés dans la salle aseptisée de
la Ciudad Deportiva du Real Madrid. Les
27 °C qui frappent les terrains d’entraînement se réverbèrent à l’intérieur du
complexe. Dans cette étuve, où les médias en tout
genre, du journal japonais à la télévision du MoyenOrient, se battent pour voir le héros retraité, chaque
place et chaque espace compte. Comme si tous ces
envoyés d’un jour prenaient, soudain, conscience de
l’importance du lieu, du moment, du personnage. Di Stefano, Pelé, Maradona, Platini partis depuis longtemps, il leur reste, pour quelques instants, Zidane. En
chair, en clair. Purement vrai.
Avant de se diriger vers les micros, un peu plus tôt, il
s’est échauffé, seul, trottinant, puis poussant des
sprints en diagonale, haut de survêtement, un bandage
sous le genou droit (un coup sur le péroné), stigmate
de ce corps de bientôt trente-quatre printemps qui le
pousse à se retirer : « Chaque jour est pire, j’affronte
des problèmes que je n’avais pas avant », at-il avancé
pour partager ses maux physiques. Aux observateurs
placés sur un long balcon, il lance un signe furtif,
presque intimidé par la symbolique du geste. Au loin,
les monts pelés, séchés par la chaleur de la Castille, se
taisent. Des centaines de fidèles viennent d’assister à
la séance d’entraînement du jour depuis les gradins
ombragés. Une foule nombreuse, respectueuse, quasi
religieuse. Le pays entier parle d’ailleurs de la retraite
du génie.
Il avait tout prévu
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pouvait pas laisser le Real Madrid
dans l’expectative et se contenter de
faire durer le suspense jusqu’à la
mi-juillet. Il l’a admis tout au long de
ses interviews, son club ne méritait
pas ça.
Autrement dit, il était obligé d’ouvrir
son cœur auprès de gens qui
n’auraient aucun scrupule, eux, à
devancer l’annonce. La fuite, comme
prévu, a bien eu lieu, obligeant
l’intéressé à prendre les devants et à
anticiper la nuée médiatique d’une
bonne quinzaine de jours.
Cette annonce, qui a pris parfois des
allures de faire-part ou de rubrique
nécrologique tant on a parlé ces
jours-ci d’un Zidane à l’imparfait alors
qu’il lui reste une sixième
participation à une phase finale
internationale à honorer, est-elle de
nature à susciter les plus grands
projets comme certains, lui compris,
se l’imaginent ? On se le demande.
C’est un futur retraité, ne l’oublions
pas, qui va poser le pied en
Allemagne, en juin prochain, et si l’on
ne doute pas de ses motivations
profondes, de sa sincérité intrinsèque,
on s’interroge malgré tout sur ses
possibilités de mener à bien cet
ultime objectif. « Là-bas, je serai
soulagé d’avoir annoncé ma décision
et très, très motivé », soutient-il,
comme pour s’en persuader.
Mais le regard des autres surtout, et
un peu le sien aussi, aura pris une
autre dimension, quelques rides et
une perspective différente de ses
participations précédentes. Teintée de
nostalgie, qu’il le veuille ou non. Or
celle-ci n’a jamais fait bon ménage
avec l’ambition...
PATR IC K DE SSA ULT
UNE MARÉE DE NOSTALGIE
SUR MADRID
En ce mercredi, entre les demi-finales de Ligue des
champions, où deux clubs espagnols sont impliqués
(Villarreal, Barcelone), le quotidien As titre sur le
départ du Français. Enfin, traits fins, tout de blanc
vêtu, l’homme, barbe courte prolongeant le cheveu
minuscule, entre, sous les flashes. La planète écoute.
Cinquante minutes d’échange s’ouvrent : « Je quitte le
football, mais j’aimerais continuer à être impliqué au
Real Madrid, par-dessus tout avec les enfants. » Son
regard de gamin de la Castellane tourne dans la salle.
La môme vit encore en lui. Celui qui courait sur ce
petit terrain bitumé du nord de Marseille, près de la
fontaine où échouait parfois le cuir battu et mordu,
parle du jeu qui lui a tout donné, de la famille, essentielle.
Une date presque comme une autre. A priori, ce
26 avril 2006 ne portait rien de particulier. Or, depuis
une semaine, les rumeurs bruissaient, se propageaient
le long des larges
avenues... La ville
savait. En ce milieu
Né le : 23 juin 1972, à Marseille
(Bouches-du-Rhône). 1,87 m ; 81 kg.
de semaine printaPoste : milieu. Clubs : US Saint-Henri
nier, le génie allait
Marseille (1982), SO Septèmes-les-Vallons
(1983-1987), Cannes (1987-1992),
présenter sa révéBordeaux (1992-1996), Juventus Turin
rence. Un crépus(1996-2001) et Real Madrid (depuis juillet
cule du dieu,
2001). Palmarès : Coupe du monde 1998 ;
Championnat d’Europe des nations 2000 ;
tombé avant même
Coupe intercontinentale des clubs 1996 et
la fin de saison. La
2002 ; Supercoupe d’Europe 1996 et 2002 ;
Ligue des champions 2002 ; Championnat
veille de l’annonce,
d’Italie 1997 et 1998 ; Championnat
la cité commentait
d’Espagne 2003 ; Supercoupe d’Italie 1997 ;
déjà le départ.
Supercoupe d’Espagne 2001 et 2003 ;
Ballon d’Or France Football 1998.
Chaque socio renBilan en équipe de France : 99 sélections
contré portait le
A, 28 buts. Première sélection et premiers
deuil en lui, et
buts : 17 août 1994, France - République
tchèque (2-2, 85e et 87e). Bilan en Coupe
l’exprimait. Même
d’Europe : 14 participations (9 LC et 5 C3),
les non-initiés mar108 matches, 18 buts (1991-2006). Bilan
en L1 : 200 matches, 34 buts (1989-1996).
chai ent su r le
Bilan en Serie A : 151 matches, 24 buts
regret, voire la mé(1996-2001). Bilan en Liga : 152 matches,
lancolie. « Ça me !
35 buts (2001-2006).
Zinédine Zidane
Photo Nicolas LUTTIAU
l’avait saisi en pleine nuit, à 3 heures
du matin, au terme d’une discussion,
non pas mystique comme il l’avait
d’abord laissé entendre, mais avec
son frère, comme il l’avouera ensuite
(FF du 9 août 2005). Il lui restait alors
un bel objectif à atteindre : qualifier la
France pour le Mondial 2006, ce qui
était loin d’être bouclé à l’époque, et,
au cas où ses vœux s’exauceraient,
finir en beauté en Allemagne une
carrière sublime.
On veut dire par là qu’il ne s’est pas
réveillé un de ces beaux matins avec
dans l’idée de tout plaquer, mais qu’il
avait bel et bien déjà tout prévu, tout
programmé, il y a plusieurs mois de
cela. Ce n’est par conséquent pas une
troisième saison décevante d’affilée
avec les Galactiques madrilènes qui a
éteint le feu qui, naguère encore,
couvait en lui. Définitivement, non.
Son nouvel échec face à Barcelone
dans le Championnat d’Espagne et
son élimination en huitièmes de finale
de Ligue des champions, par les
Anglais d’Arsenal, n’ont fait que
conforter une décision réfléchie et
déjà prise en son for intérieur. C’était
cette fois bien trop grave, bien trop
sérieux, pour qu’il joue à cache-cache
avec une envie doublée d’une
évidence qui ne l’a plus lâché.
On l’a compris, quand ZZ a effleuré
ces dernières heures le pourquoi du
comment de son départ (« Mon corps
ne répond plus », a-t-il admis), il n’a
pas dit autre chose que ce que Michel
Platini, en 1987, avait alors reconnu :
« Je m’en vais parce que je n’ai plus
d’essence dans le moteur. »
C’est tout simple et on le sentait venir.
Physiquement, à bientôt
trente-quatre ans, le Marseillais, qui
n’aura jamais porté les couleurs de sa
« En Allemagne,
je serai soulagé d’avoir
annoncé ma décision
et très, très motivé. »
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
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L’ÉVÉNEMENT
PELÉ a tiré sa révérence le
28 août 1977 lors de la
finale du Championnat
nord-américain (NASL) avec
une victoire à la clef du
Cosmos New York sur les
Seattle Sounders (2-1). Il
avait 36 ans.
UNE DERNIÈRE SAISON
DURE À VIVRE
Franz BECKENBAUER a
disputé le dernier match,
sous le maillot du Cosmos
New York, le lendemain de
ses 38 ans, à l’occasion d’un
match de Championnat
NASL, au stade Olympique
de Montréal, face au Manic
local (0-1, le 12-9-1983).
A 37 ans, Johan CRUYFF
prend sa retraite de joueur
au terme de la rencontre
disputée au De Kuip avec
Feyenoord : il inscrit l’un des
deux buts de la victoire (2-1)
sur le PEC Zwolle
(13-5-1984).
A près de 32 ans, Michel
PLATINI quitte le football de
compétition le 17 mai 1987
à Turin, au stadio Comunale,
sur une victoire (3-2) de
« sa » Juve face à Brescia.
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ANNONCE. Zinédine Zidane a trouvé le bon tempo pour
expliquer sa décision et commencé à évoquer son avenir.
evant plus de trente caméras et une cinD
quantaine de micros, Zinédine Zidane a
tenu à s’exprimer en castillan d’un bout à l’autre
de sa conférence de presse, par respect envers le
club « pour lequel il avait toujours rêvé de
jouer » et où il va continuer de travailler, auprès
des enfants. Souvent drôle, paraissant soulagé, le
meneur de jeu des Bleus a quitté la scène avec
habileté et élégance.
« Zinédine, la question se pose désormais : de
quoi sera faite votre retraite ?
En Ligue des
champions, au match
retour à Bernabeu, face
à Lyon (1-1). Pouvait-on
alors imaginer que
Zizou terminerait sa
carrière après le
Mondial 2006 ?
L’une des dernières partitions de
Zinédine Zidane fut pourtant jouée au
Bernabeu, le dimanche 23 avril dernier. Le Real accueillait Malaga. Les
titans aux pieds fragiles, hôtes des
petits Andalous agiles, furent sauvés par... ZZ, levé du
banc à l’heure du jeu, il inscrivit le penalty égalisateur
et les siens s’imposèrent in extremis (2-1). « Il est
entré et il a changé le match ! Alfonso, socio depuis
quarante ans, ne pouvait contenir son émotion quatre
jours après la prestation. Zidane est un joueur
constructif placé dans une équipe de mécontents et de
fainéants où son talent est gaspillé. C’est à cause de
tous ceux qui sont autour de lui qu’il s’en va. » Voix
haute et mains en l’air, en cet après-midi baigné de
lumière, il entendait parler au nom de l’aficion de ces
millions d’Espagnols amoureux du foot et déçus : « Les
socios savent bien que Zizou peut donner son meilleur
sur une mi-temps, mais ils sont tristes de le voir partir.
Il fait toujours la différence sur le terrain, il est resté
l’idole. Au milieu de ces stars de ciné, de cette équipemarketing, lui a accompli sa mission footballistique. »
L’une des rencontres références restera pour Alfonso
le duel contre l’Atletico Madrid, à la mi-octobre 2005.
Une victoire sur territoire ennemi, 3-0. Zidane avait
alors tenu sa place, son rang, mais il souffrait. Une
pubalgie lancinante qui, ajoutée aux autres divers tracas (dont des adducteurs froissés, le droit, en particulier), aura contrarié son ultime campagne...
Cette dernière saison restera mitigée. L’enfant de la
Son final
Trois matches de Championnat d’Espagne, trois matches amicaux
et les trois du premier tour de la Coupe du monde avec l’équipe de France,
c’est le programme de Zinédine Zidane jusqu’à sa retraite. Peuvent s’ajouter
les huitièmes, quarts, demies et finale du Mondial, mais tout dépend du
parcours des Bleus en Allemagne. A ce moment-là, chaque rencontre
pourrait être la dernière.
I LIGA
J MERCR. 3 MAI 2006
Santander - Real Madrid (36e j.)
J DIM. 7 MAI 2006
Real Madrid - Villarreal (37e j.)
J DIM. 14 MAI 2006
FC Séville - Real Madrid (38ej.)
C’est à 37 ans que Diego
MARADONA a disputé, et
gagné 2-1, son dernier
match officiel avec Boca
Juniors sur le terrain de
River Plate, le 25-10-97.
« Je voulais finir ici »
I ÉQUIPE DE FRANCE
Préparation au Mondial
J SAM. 27 MAI, à Saint-Denis
France - Mexique (A)
J MERCR. 31 MAI, à Lens
France - Danemark (A)
J MERCR. 7 JUIN, à Saint-Etienne
France - Chine (A)
Premier tour du Mondial
J MARDI 13 JUIN, à Stuttgart
France - Suisse
J DIM. 18 JUIN, à Leipzig
France - Corée du Sud
J VENDR. 23 JUIN, à Cologne
France - Togo
Huitièmes de finale*
J LUNDI 26 JUIN, à Cologne
ou MARDI 27 JUIN, à Hanovre
Quarts de finale*
J VENDR. 30 JUIN, à Hambourg
ou SAM. 1er JUILLET, à Francfort
Demi-finales*
J MARDI 4 JUILLET, à Dortmund
ou MERCR. 5 JUILLET, à Munich
Match pour la 3e place*
J SAM. 8 JUILLET, à Stuttgart
Finale*
J DIM. 9 JUILLET, à Berlin
* Si la France se qualifie.
Match à élimination directe.
Castellane, devenu footballeur le plus cher au monde,
l’avoue sans honte. « A chaque blessure, il semble
avoir besoin de plus en plus de temps pour récupérer,
ou en tout cas pour recharger les batteries », dit Guillem Balague, qui suit quotidiennement le Real et la
Liga pour les Anglais de Sky TV. Même sur courant
alternatif, le talent de l’ex-Juventino est demeuré
indispensable au club de la capitale. Après une
absence de trois semaines due à ses adducteurs,
l’ancien Girondin est revenu sous la tunique blanche,
le 2 octobre 2005, le Real infligeant alors à Majorque
un net 4-0. Zizou aura ensuite enchaîné en tricolore
– contre la Suisse puis Chypre, où il sera buteur –
avant de repartir en repos forcé à la fin de ce même
mois d’octobre à cause de sa récurrente pubalgie.
Désormais, en cette fin d’exercice, c’est la cheville
droite qui titille le grand Bleu. Aux coups sur le corps
s’ajoute l’inéluctable vieillissement. « Les aficinonados voient qu’il n’y a plus grand-chose dans le moteur
de Zizou, dit Balague, mais ils sont en même temps
conscients d’être des privilégiés. C’était une sorte
d’immense merci qu’ils lui lançaient quand ils lui ont
offert une standing ovation pour son entrée face à
Malaga. »
Si les fans interrogés dans le centre sont, tous, pris par
le regret, les habitués de la Ciudad Deportiva sont,
pour certains, plus sévères. Carlo Bianchi, journaliste
indépendant évoluant dans le cercle Real, explique :
« Je ne ressens pas de grande émotion dans la ville
autour de cette retraite, même s’il est vrai que Zizou
est très respecté. C’est un fait qu’il n’est jamais tombé
de son piédestal, jamais ! Je pense que les fans sont
inquiets pour d’autres raisons : la triste situation sportive et administrative de leur club et le manque de projet sportif. Ce mercredi aura été important pour le
Real à cause de la réunion du conseil d’administration
(voir par ailleurs), pas vraiment à cause de la retraite
de Zidane. »
7 MAI, LE JOUR
DES ADIEUX
Au bout de son quinquennat en merengue, Zinédine,
champion d’Espagne 2002-03 et vainqueur de la Ligue
des champions 2002 après une volée d’anthologie, en
finale, face au Bayer Leverkusen, entend les critiques
(« Il disparaît lors des rencontres à l’extérieur, il n’a
pas une personnalité de leader », glisse ainsi une
Il faut d’abord savoir que je pensais à cette
retraite depuis longtemps. Lorsque j’avais renouvelé mon contrat (en janvier 2004), je ne souhaitais prolonger que de un an, mais les dirigeants
avaient alors insisté pour que je m’engage sur
deux ans (jusqu’en juin 2007 plutôt que 2006).
Maintenant, je sais que j’aurai le temps de planifier l’après-foot ! Je vais d’abord rester vivre à
Madrid, mais j’aimerais aussi passer du temps
dans mon pays d’origine, l’Algérie. Avec les dirigeants du Real, l’idée est que je reste impliqué
dans ce club, mais pas pour travailler avec
l’équipe première. Je veux donner un mieux-être
aux gens, j’ai envie d’apprendre aux enfants,
c’est ce qui me fait vivre. Avant tout ça, il me
reste trois matches avec le Real (à Santander,
contre Villarreal à domicile et, enfin, contre le
FC Séville en déplacement) pour finir deuxième
de Liga. Ensuite, il y aura la Coupe du monde
avec les Bleus, où j’entends aller au bout.
Comment jugez-vous vos deux dernières saisons
madrilènes ?
SA SUCCESSION,
UN ENJEU POLITIQUE ?
Encore une révolution au Real
’annonce de la retraite
L
sportive de Zinédine Zidane,
la pierre angulaire du projet
Pour être franc, cela fait trois ans que nous ne
jouons pas comme nous devrions le faire. Je
parle pour moi, mais la vérité est que le jeu pratiqué depuis deux ans ne me plaît pas. Le fait que
nous, Real, n’ayons rien gagné était, en tout cas à
mes yeux, insuffisant. Je suis un compétiteur. En
plus, sur un plan physique, chaque jour devenait
plus compliqué et ça m’ennuyait.
Quels sont les souvenirs les plus marquants que
vous garderez de vos cinq ans au Real ?
Je ne sais pas... Une chose est sûre : je garderai
en tête tous les bons moments. Un instant restera particulier pour les gens, à l’intérieur
comme à l’extérieur du club : la Ligue des champions 2002 (remportée 2-1, à Glasgow, face au
Bayer Leverkusen). C’était le seul titre qui me
manquait, et je l’ai gagné sous ce maillot blanc...
J’ai débuté en France (à l’AS Cannes), j’ai joué à
la Juventus Turin et au Real Madrid, les deux
plus grands clubs au monde. Je ne dis pas cela
parce que j’y ai joué, mais parce que c’est la
vérité. Il y a d’autres grandes équipes, mais il est
difficile de faire mieux que ces deux-là. C’est
aussi pour cela que je voulais finir ici.
Vous avouez une certaine lassitude physique,
quel sera votre degré d’engagement à la Coupe du
monde ?
Je peux vous assurer que ma motivation est
énorme. Je sais que je peux tout à fait jouer sept
matches (finale du 9 juillet incluse). La seule
chose que je veuille, c’est d’éviter les pépins physiques pour donner le meilleur à la sélection. »
X . R.
universel de Florentino Pérez, en
est la plus belle des preuves :
une révolution va bien avoir lieu
au Real Madrid. Beaucoup de
joueurs vont quitter le club. Mais
qui pour les remplacer ? Qui
pour prendre la place de
Zidane ? Difficile à dire tant que
demeure une si forte inconnue
sur l’identité du capitaine du
navire. Car, au Real, le poids du
président est toujours essentiel à
l’heure de marquer un style.
Ironie du sort, c’est mercredi
soir, quelques heures après la
conférence de presse de Zidane,
que se réunissait le conseil
d’administration du Real Madrid.
Fernando Martin, le président qui
a succédé à Pérez,
démissionnaire, le 27 février
dernier, est devenu minoritaire et
plusieurs dirigeants ont exigé la
convocation d’élections, histoire
de clarifier une situation
préjudiciable au Real Madrid.
Fernando Martin a essayé de
sauver la face en déclarant que
c’était sa décision et qu’il l’avait
prise pour « que le Real sorte de
la crise ». Luis Gomez
Montejano, en sa qualité de
doyen des dirigeants, a été
nommé président intérimaire. A
la fin de la saison, après le
Photo AFP
Dernier match officiel
d’Alfredo DI STEFANO à
40 ans : le 30 avril 1966, au
Sarria de Barcelone, dans les
rangs de l’Espanyol, battu
0-2 ce jour-là par l’Atletico
Madrid.
! fait de la peine, lançait Rachel, mûrie
au soleil, quarantaine fièrement plantée au volant de son taxi blanc. Je ne
connais rien au foot, mais je comprends mieux le jeu lorsque je vois
Zidane jouer. » Pour dire « il joue
juste », la Madrilène créa alors un
néologisme footballistique : « C’est un
joueur exact », avant de poursuivre
dans un souffle enflammé : « C’est
une personne humble, discrète, éduquée. A Madrid, son nom n’a jamais
été lié à un scandale ou à une
rumeur... Ce n’est pas le cas de certains de ses coéquipiers ! Il est précieux, au sens noble du terme. »
Plus tard, entre la place d’Espagne et
la Puerta del Sol, deux des bornes de
la capitale, Ramon confirmait la tristesse des aficionados devant le départ
de Zizou : « C’est le seul qui vaille la
peine d’être suivi dans l’équipe
d’aujourd’hui ! Il est un exemple total.
Je le compare à un autre de nos
modèles : Miguel Indurain, car ils
sont tous deux humbles et inspirent
la jeunesse. » Ramon, qui a élevé ses
deux fils dans le culte merengue,
croyait connaître la raison du départ :
« Quand tu as tout gagné, tu ne peux
plus que tout perdre. » Contre cette
marée nostalgique, Zizou déclare qu’il
aura bien le temps, après, de penser
aux souvenirs, qu’il reste footballeur.
Photo Richard MARTIN
LA RETRAITE
DES GÉANTS
Passation de pouvoirs
entre Fernando Martin
(assis) et Luis Gomez
Montejano.
14 mai, une nouvelle réunion
convoquera officiellement des
élections à la présidence.
Celles-ci devraient avoir lieu en
juillet prochain. Les socios sont
des électeurs exigeants et ont
toujours envie de rêver avec de
grands noms. Ils voteront donc
pour le candidat qui sera capable
de présenter le programme le
plus ambitieux. Et, pour cela, il
faudra savoir remplacer Zizou.
Aujourd’hui, un seul nom
assurerait la victoire : Thierry
Henry.
Co rr e s p o n d anc e
FR ÉD ÉRI C HE RM EL
source proche du club). Zizou a accepté ces propos et,
d’une certaine façon, a devancé ses détracteurs en se
retirant. « Je voulais gagner beaucoup plus au Real.
Mais on ne peut changer ce qui a été. C’est aussi pour
ça que je voulais arrêter. Pour que ça ne se renouvelle
pas. » Il parle de la défaite sans prononcer le mot. « Je
pars avec le bon : le titre espagnol, la Ligue des champions, mais aussi la Supercoupe d’Europe et la Coupe
intercontinentale, la première de l’histoire du Real ! »
Il lâche que le départ de Claude Makelele, il y a trois
ans, l’a attristé, il ajoute que « le temps est pour lui
venu ».
Alors que la presse applaudit à tout rompre l’ancien
Bordelais qui s’échappe, Balague le soutient : « Quand
vous êtes tout en haut, c’est très dur de partir au bon
moment. Hierro est parti deux ans trop tard, Raul a du
mal à reconnaître qu’il n’est plus le même. C’est l’un
des signes de la grandeur de Zizou de savoir s’arrêter
maintenant. » André Fontenelle, rédacteur en chef du
magazine brésilien Veja, débarqué à Madrid pour
l’occasion, est affirmatif : « Cette annonce est couverte
partout au Brésil. La retraite de Zidane est plus triste
que celle de Paolo Rossi ou la mise à l’écart d’Ademir
Da Guia. Zizou, c’est ce que j’appelle la beauté nécessaire. Il allie toujours le geste efficace et esthétique.
La France de 1982 à 1986, c’est le quatuor du milieu,
mais celle de 1998, pour nous, Brésiliens, c’est lui seul :
Zidane. » Et un fil bleu se tisse, un rêve se tresse...
Zizou s’avoue affamé par les sept matches que la sélection devrait jouer en Allemagne, jusqu’à la finale mondiale du 7 juillet, « pour la gagner ».
En attendant, les adieux au Bernabeu sont inscrits :
l’adios aux socios se déroulera contre Villarreal, le
dimanche 7 mai. En attendant ce baisser de rideau,
dans l’espace commercial ancré dans le stade, l’Area
Real Madrid, la préposée au flocage des maillots
avoue : « Moi, le foot, je n’y connais pas grand-chose...
Les maillots de Zidane ? Oui, ils continuent à partir.
Mais vous savez qu’il prend sa retraite ? »
Une pile de numéros 5 attend d’être imprimée sur le
dos vierge des étoffes. Une troupe de lycéens s’est
assise sur les marches menant à la boutique. Au-dessus de ces adolescents, une image grandeur nature.
Balle au pied, œil levé, tunique flottant sous le vent de
sa foulée, Zinédine paraît immense et éternel. Vers le
but, le grand Zidane pour toujours s’enfuyant.
X. R . , à M a dr i d
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
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À L’AFFICHE
EN VEDETTE
EXPLIQUEZ-VOUS
Ramé, retour vers le futur
Le capitaine girondin est le dernier joueur de l’effectif bordelais à avoir disputé la Ligue des
champions. Qu’il pourrait retrouver la saison prochaine en cas de succès face au Mans, dimanche.
Photo Didier FÈVRE
U
lrich Ramé est
prudent. Pas du
genre à suivre
machinalement la
direction du vent.
Trop d’expérience pour ça. Des
déceptions, sans doute. Le Nantais porte le scapulaire des Girondins depuis neuf ans. Plus de
250 parties de Championnat,
sept participations européennes.
De quoi nourrir un enthousiasme
légitime lorsque la deuxième
place finale semble acquise.
« Peut-être que la Ligue des
champions trotte dans certaines
têtes, que certains y pensent et
s’y voient déjà. Mais ce n’est pas
la bonne solution. » La vérité du
28 avril est-elle la même que
celle du 24 février ? « A l’époque,
il nous restait beaucoup de
matches, mesure le capitaine. De
plus, on revient de très loin par
rapport à la saison dernière, où
nous avions frôlé la relégation. Il
fallait prendre du recul. »
Ulrich Ramé est observateur. Le
joueur le plus ancien de l’effectif
bordelais (Laslandes est arrivé
aussi en 1997 mais a joué à Sunderland, Cologne, Bastia et Nice
entre 2001 et 2004). « L’équipe
de 1999 arrivait à maturité au
moment du titre et avait mis deux
saisons pour progresser, se
construire et trouver l’équilibre
entre l’attaque et la défense. »
Ricardo a critiqué l’état de la
pelouse de Chaban-Delmas. Une
langue de bois stylisée pour ne
pas répondre aux questions qui
fâchent. Bordeaux ne fait-il pas
un triste dauphin de Lyon ? « Il
faut du réalisme, nuance Ramé.
Mais la répétition des critiques a
agacé. On a réalisé de très bons
matches, comme notre première
mi-temps face à Lille (2-3). Notre
jeu a parfois été spectaculaire.
On a marqué des buts, comme à
Sochaux (3-0). »
Certes, Bordeaux a joué sur ses
qualités, preuve d’intelligence.
Mais, surtout, Bordeaux a ennuyé
tout le monde, sur beaucoup de
pelouses en bien meilleur état
que la sienne. Meilleure défense
mais huitième attaque de L1, la
formation de Ricardo est encore
étriquée. Dix victoires sur dixsept sur le score de 1-0. Deux
meilleurs buteurs, Marouane
Chamakh et Jean-Claude Darcheville, à six réalisations en
Championnat. Le contraste avec
le football offensif pratiqué sous
Elie Baup au tournant du siècle
est saisissant. « Gagner par la
plus petite marge, oui, mais on a
souvent eu la deuxième ou la
troisième occasion, même sans
les concrétiser », dit Ramé.
Mais voilà, Bordeaux est bel et
bien second et retrouvera la
Ligue des champions à
l’automne prochain. Les Girondins n’ont pas excité les foules,
certes, mais, après tout, personne n’a fait mieux. Dépositaire
d’une autre époque, Ramé pose
un regard lucide sur la saison
bordelaise. « Le jeu que nous
pratiquons n’est pas en rapport
avec une histoire de moyens
financiers. Tout ça est une affaire
d’état d’esprit. » Le dernier rempart bordelais ne s’étend pas sur
ses souvenirs de C1. « Rien n’est
arrêté ni définitif. Nous devons
encore prendre six points pour
être sûrs de notre qualification
directe. » Prudent, dit-on.
« Nous devons encore
prendre six points pour
être sûrs de notre
qualification. »
MI C KA ËL C A RO N
LA QUESTION
CHIFFRES
Lors de quelle saison, et pour la dernière fois, tous les promus ont-ils
réussi à se maintenir dans l’élite ?
Photo MAO
C
’était il y a six ans. A
l’issue de la saison
1999-2000, Sa i nt Etienne (6e ), Sedan (7e) et
Troyes (14e), montés de l’étage
inférieur en début d’exercice,
s’étaient tous maintenus en
Ligue 1. Depuis, chaque année,
au moins un des promus a été
relégué. En cinquante-neuf saisons, depuis l’après-guerre,
dix-se pt f ois seul eme nt
l’ensemble des nouveaux pensionnaires ont sauvé leur peau à
Comme en 1999-2000,
Troyes est bien parti pour
rester en L1.
l’issue de l’exercice suivant. A
signaler que, sur les vingt-neuf
clubs promus depuis 1995-96,
dix-sept sont restés en Ligue 1
(58,62 %) et douze sont redescendus illico en L2. A trois journées de la fin, Le Mans (9e), qui
se déplace à Bordeaux ce
week-end, Nancy (13e), qui se
rend à Strasbourg, et Troyes
(17e), qui reçoit Toulouse, sont
bien partis pour conserver
ensemble leur place parmi
l’élite. FR AN C IS M AG OI S
9
Comme le nombre de joueurs qui ont
participé à toutes les rencontres de
Ligue 1 depuis l’ouverture du
Championnat : Cool et Kahlenberg
(Auxerre), F. Thomas (Le Mans),
Coupet (Lyon), Borbiconi (Metz), Rozehnal
(Paris-SG), Pitau (Sochaux), Le Crom et Nivet
(Troyes). A signaler que, sur ces neuf assidus,
seul le défenseur messin Stéphane Borbiconi a
disputé l’intégralité des trente-cinq premières
rencontres de la saison.
À SUIVRE CE WEEK-END
J En Coupe de France, Marseille et le Paris-SG sont appelés à disputer
une finale explosive, ce samedi, à Saint-Denis. J En Ligue 1, les Girondins
de Bordeaux peuvent assurer dès ce week-end la deuxième place, synonyme de qualification directe en Ligue des champions, s’ils battent Le
Mans et que Lille ne s’impose pas à Lens. J En Ligue 2, confrontation
décisive pour la montée parmi l’élite avec le sommet Sedan-Valenciennes,
ce vendredi. J En Angleterre, un nul suffit à Chelsea contre Manchester
United, ce samedi à Stamford Bridge, pour remporter son deuxième Championnat d’affilée. J En Belgique, Anderlecht peut être sacré dès l’avant-
10
dernière journée si, ce samedi, il l’emporte sur le terrain de La Gantoise et
que le Standard de Liège ne gagne pas à Roulers. J En Espagne, le FC
Barcelone s’empare du titre à condition qu’il batte Cadix, ce samedi, au
Camp Nou, et que, le lendemain, Valence ne l’emporte pas contre Alavés.
J En Italie, la Juve tentera, en gagnant ce dimanche à Sienne, de freiner
le retour du Milan AC, revenu à trois points, à trois journées de la fin. J Au
Portugal, après le sacre du FC Porto, c’est l’autre place directe pour la
phase finale de C1 qui est à la portée du Sporting Portugal s’il réussit
contre Rio Ave un meilleur résultat que Benfica devant Setubal.
Sikora : « Lens
n’est pas jaloux
de Lille »
Entre Lens et Lille, samedi, à
Bollaert, le derby du Nord aura
un petit goût d’Europe. Mais
Lens course l’UEFA, et Lille la
Ligue des champions. Alors
jaloux, l’ambitieux Racing, du
voisin qui a un peu pris le
dessus sur lui ces derniers
temps ? Réponse de
l’entraîneur adjoint, figure du
club.
ric, ce derby a une
teneur particulière
dans la mesure où il y a un
gros enjeu pour les deux
clubs...
C’est en effet un derby que les
deux clubs n’ont pas eu
l’habitude de jouer à ce niveau
depuis longtemps car la
troisième place est en jeu, même
si Lille a cinq points d’avance.
Nous, nous avons trois matches
à jouer, et si nous voulons
espérer disputer la Ligue des
champions, il faut les gagner.
Celui-là est d’une importance
capitale car si on ne parvient pas
à battre Lille, tout espoir sera
perdu.
Dans ce contexte, comment
jugez-vous votre adversaire ?
Il reste sur un bon match, face à
Bordeaux (3-2), et nous, nous
n’avons pas eu trop de réussite à
Saint-Etienne (0-2). On connaît
Lille, c’est une équipe qui défend
bien, qui est agressive, qui va
presser haut, donc il faudra être
prêt dès le début du match pour
ne pas se mettre en difficulté en
prenant un but d’entrée. Mais
nous avons des arguments, et on
peut s’attendre à un bon derby,
qui se jouera à peu de chose.
Pas de jalousie, alors que le
LOSC vous devance au
classement depuis deux ans ?
Non, nous ne sommes pas jaloux
du LOSC, car ce qu’il fait est
cohérent et mérité. Il y a toujours
eu du respect pour Lille chez
nous. Nous, on construit plus en
dents de scie. C’est la différence
entre les deux équipes. Le LOSC
est beaucoup plus régulier et
s’articule autour d’un groupe de
qualité égale. Quand ils sortent
un joueur, on ne voit pas la
différence, c’est pour ça que
Claude Puel peut faire tourner
son effectif. Maintenant,
j’observe que Lens et Lille sont
en L1, Valenciennes le sera
peut-être et Boulogne est
candidat à la L2. Cela montre au
moins que le foot dans le Nord
vit bien.
Toutefois, un derby étant un
derby, comment les joueurs
vont-ils l’appréhender ?
Il y a du respect, de l’amitié,
parfois, entre les gens des deux
clubs. Mais pendant une heure
et demie, il faut tout donner pour
ses couleurs. Dans un derby, on
veut toujours montrer qu’on est
supérieur au voisin, même si ces
matches sont moins engagés
qu’avant car aujourd’hui il y a la
télé et que l’arbitrage est moins
laxiste. »
«E
H.W.
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
12
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Noir
Jaune
Noir
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COUPE DE FRANCE FINALE
PAULETA-RIBÉRY, LES INCONTOURNABLES
FAITES DU FOOT
PSG-OM, c’est Pauleta contre Ribéry,
le meilleur buteur contre le meilleur
puncheur du pays. PSG-OM, c’est Guy
Lacombe contre Jean Fernandez, deux
entraîneurs au profil de bâtisseur
similaires. PSG-OM, c’est aussi Pierre
Blayau contre Pape Diouf, deux
présidents délégués forcés de mettre
leurs antagonismes en sourdine pour
l’occasion. PSG-OM, c’est encore la
possibilité pour l’une des deux
équipes de décrocher une place en
Coupe de l’UEFA la saison prochaine,
ce qui serait un moindre mal compte
tenu de leurs objectifs initiaux.
PSG-OM, c’est peut-être enfin le
match de l’année. Encore faut-il que
les deux équipes y mettent du leur.
Et que leurs supporters se mettent au
diapason. Classée à hauts risques,
cette finale monopolisera un service
d’ordre sans précédent, avec près
d’un agent de sécurité (CRS,
gendarmes, etc.) réquisitionné pour
vingt spectateurs. On espère pourtant
ne pas les voir. On préfère imaginer
leurs uniformes noyés sous les
drapeaux de fans pacifiques et
enthousiastes. Utopique ? Peut-être.
Mais on l’espère quand même. Parce
que les deux clubs nous doivent bien
ça. Et parce qu’il ne saurait y avoir
plus beau théâtre que le Stade de
France pour ébaucher un début de
réconciliation entre ces deux ennemis
héréditaires.
L. C.
12
Pedro Miguel
Pauleta
ADDICTION. Le Paris-SG et l’OM se retrouvent samedi soir
pour la première fois de leur histoire ensemble en finale de la
Coupe de France. Ils doivent tous les deux un gros morceau
de leur ticket pour le Stade de France à leurs hommes
providentiels respectifs : Pedro Pauleta et Franck Ribéry.
« Je suis venu ici pour gagner des titres ! »
répète-t-il encore.
uteurs, animateurs, passeurs, lea- Pour l’heure, le palmarès du Portugais, dans le
ders... Pedro Pauleta et Franck club de la capitale, se conjugue au singulier avec
Ribéry sont les incontournables de la Coupe 2004, et force est de constater que le
cette finale de Coupe de France his- compte n’y est pas quant au retour sur investistorique entre le PSG et l’OM, qui sement de ce joueur envers son club. « L’objectif
n’aurait sans doute jamais eu lieu sans leurs de départ cette saison était la Ligue des chamcontributions respectives. Equipes en recons- pions, a-t-il tenu à rappeler, mardi, au centre
truction, capables toutes deux du meilleur d’entraînement de Saint-Germain-en-Laye. Mais
comme du pire, l’OM et le PSG se sont appuyés une finale de Coupe de France, ça compte dans
toute la saison, ou presque, sur un élément ma carrière. Une finale, c’est fait pour être
essentiel de cohérence, leur meilleur joueur : gagné. La Coupe de France, c’est un titre. » Pau11 buts et 8 passes décisives pour Ribéry en leta sait de quoi il parle. Il a déjà joué deux
49 matches ; 27 buts pour Pauleta. Les chiffres finales en France, la Coupe 2004, donc, contre
parlent sans doute un peu plus du côté du Pari- Châteauroux (1-0), et auparavant la Coupe de la
sien, mais l’impression parfois énorme laissée Ligue 2002 avec Bordeaux, contre Lorient (3-0).
par le feu follet marseillais ne laisse pas de Les deux fois il avait été décisif (but contre Châdoutes. Ces deux-là, qui de plus sont capables teauroux, doublé contre Lorient).
pour l’un d’encaisser un nombre de coups Aujourd’hui, cela fait trois ans que le natif des
incroyable (Ribéry), pour l’autre de surmonter Açores espère – juste – un titre de champion...
les blessures ou de secouer ses partenaires (Pau- de France qui ne vient pas. « Ce titre de chamleta), ont autorisé deux équipes encore fragiles à pion n’est pas possible cette année. Si on finit
s’inventer un petit destin. Reste maintenant au quatrièmes et qu’on gagne la Coupe, ce sera une
PSG et à l’OM, propulsés au Stade de France par bonne saison. Pour Paris, jouer l’Europe, c’est
leurs duettistes, à les aider à leur tour à mar- important. » D’ailleurs, Pedro semble avoir fait
– à mots couverts – son deuil d’être champion
quer, un peu, l’histoire.
PARIS DOIT TANT À PAULETA. Où en serait le avec le PSG. La vie mouvementée de ce club
PSG sans lui ? Pedro Pauleta n’aime pas trop se n’est pas propice à une telle consécration.
la jouer. « Pour moi, le football, c’est l’équipe et « Lyon a de grosses qualités », murmure, cirle staff technique. Une équipe, c’est onze conspect, l’attaquant parisien, qui sait aussi que
joueurs. Je sais que je suis important. Les coé- de toute façon il n’a pour sa part rien à se reproquipiers ont besoin de moi, mais j’ai besoin d’eux cher.
aussi ! Sans les autres, je ne peux pas marquer Discret dans la vie, efficace sur le terrain, l’interde buts. » Pourtant, au PSG, personne n’est vrai- national lusitanien a encore porté son équipe à
ment dupe. Alors qu’il s’apprête à disputer bout de bras cette saison, par ses buts, ses
samedi sa seconde finale de Coupe de France passes, son implication, son état d’esprit. Pauavec le PSG, personne au sein du club parisien leta est unique, cumulant, chose assez rare, les
n’ignore que c’est bien au Portugais, buteur ou rôles de meilleur joueur et d’âme de l’équipe.
passeur lors de chaque tour de l’épreuve, et déci- Indispensable à Guy Lacombe comme à ses présif en quarts contre Lille (2-1) puis en demi- décesseurs, Pauleta est la colonne vertébrale de
finales à Nantes (2-1), que Paris doit sa place au son équipe. L’entraîneur parisien le sait bien et
Stade de France. Deux reprises de volée déci- connaît le danger que peut représenter une telle
sives. « Le but le plus difficile a été celui contre dépendance. « Nous travaillons sur ce sujet pour
Nantes. Je suis dos au but, je ne vois pas Lan- l’an prochain », confiait-il récemment. Paris
dreau, mais je sens que je suis bien sur ce songe à épauler Pauleta, mais le Portugais seracoup ! » Il n’y a pas de fausse modestie chez cet t-il encore à Paris dans quelques semaines ?
homme qui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Cet « Pour le moment, il me reste un an de contrat et
on va voir plus tard. Je suis
hiver, quand les résultats
bien ici », a-t-il confié cette
prenaient une mauvaise
semaine. Mais l’intéressé
tournure, il n’avait pas
s’empresse d’ajouter qu’il
hésité à dire ses quatre
se verrait bien jouer,
vérités dans le vestiaire I COUPE DE FRANCE
« pourquoi pas », la Ligue
(FF, 6 décembre 2005 : « Je « Le 9 mai 1975, à Marseille (quarts aller),
des champions l’année proveux des joueurs qui assu- Marseille - Paris-SG
2-2
chaine. Pauleta veut-il
ment leurs responsabili- « Le 13 mai 1975, à Paris (quarts retour),
2-0
jeter le trouble dans
tés, ou alors ils n’ont rien PARIS-SG - Marseille
« Le 30 mars 1982, à Marseille (8es aller),
l’esprit de ses dirigeants
à f a i r e i c i . . . » ) . Marseille - PARIS-SG
0-1
quant à son avenir ? Malin,
Aujourd’hui, alors que le « Le 6 avril 1982, à Paris (8es retour),
3-1
il revient vite à l’essentiel,
PSG a retrouvé en 2006 PARIS-SG - Marseille
pour l’instant : cette Coupe
une certaine cohérence « Le 28 avril 1991, à Paris (8es de finale),
Paris-SG - MARSEILLE
0-2
de France où il croisera le
sportive et qu’un état « Le 11 avril 1995, à Paris (demi-finales),
chemin d’un autre « indisd’esprit neuf semble s’être PARIS-SG - Marseille
2-0
pensable », son alter ego
installé dans l’équipe, il ne « Le 10 février 2002, à Paris (8es de finale),
- Marseille
1-1
quasiment si l’on considère
pense qu’à aligner une PARIS-SG
(Paris-SG vainqueur 7 t.a.b. à 6)
que ces deux-là changent à
seconde Coupe de France, « Le 25 janvier 2003, à Paris (16es de finale),
eux seuls radicalement la
après celle de 2004, sur un PARIS-SG - Marseille
a.p. 2-1
face de leurs équipes respalmarès plus maigre que « Le 24 janvier 2004, à Marseille, (16es de finale),
a.p. 1-2
pectives : Franck Ribéry.
ce qu’il avait espéré en Marseille - PARIS-SG
D’un côté, la jeunesse ; de
signant à Paris il y a trois I COUPE DE LA LIGUE
l’autre, l’expérience. Qui
ans. Car le Portugais n’a « Le 10 novembre 2004, à Marseille (16es de finale),
2-3
peut l’emporter ? « L’expépas oublié la raison pour Marseille - PARIS-SG
: 10 matches, 7 victoires pour Paris-SG,
rience, assure le Portugais.
laquelle il a accepté l’offre BILAN
1 victoire pour Marseille, 2 nuls, 18 buts marqués par
Ribéry est un grand joueur,
de Francis Graille en 2003. le PSG et 10 buts marqués par l’OM.
Né le : 28 avril 1973, à
Ponta del Gada (POR).
1,80 m ; 78 kg. Poste :
attaquant. Clubs : Uniao
Micaelense (1994-95),
Estoril (1995-96),
Salamanque (1996-1998),
Deportivo La Corogne
(1998-2000), Bordeaux
(2000-2003) et Paris-SG
(depuis 2003). Palmarès :
Championnat d’Espagne
2000 ; Coupe de France
2004 ; Coupe de la Ligue
2002 ; meilleur buteur de
L1 2002 (22 buts).
Bilan en équipe du
Portugal : 80 sélections A,
43 buts (1997-2006). Bilan
en Coupe d’Europe :
5 participations (1 LC et
4 C3), 30 matches, 13 buts
(1999-2004). Bilan en
Liga : 92 matches, 33 buts
(1997-2000). Bilan en L1 :
204 matches, 117 buts.
Premier match et
premiers buts en L1 :
6 septembre 2000,
Nantes-Bordeaux (0-5, 24e,
43e et 63e).
Par M ARC B E AU GÉ, CH R ISTO PH E
MI C HEL et H É L ÈN E F OX ON E T
B
Les 10 confrontations
en Coupes nationales
Franck Ribéry
Photos Bernard PAPON - Marc FRANCOTTE
C’était le 5 mars dernier. PSG-OM,
29e journée du Championnat. D’un
côté, une équipe parisienne totalement
anesthésiée. De l’autre, la réserve du
club phocéen, farouchement décidée à
préserver son but inviolé. Match
pourri, 0-0. La honte. Et le Conseil de
l’éthique qui se saisit du dossier.
Et des relations entre les deux clubs
qui n’en finissent plus de se
détériorer. Et les insultes qui pleuvent
sur les forums Internet de
supporters... Et puis, comme un clin
d’œil du destin, voilà que la Coupe de
France, cette Grande Dame que l’on ne
croyait plus capable de réunir pareils
courtisans, offrira samedi soir, au
Stade de France, la possibilité aux
deux clubs et à leurs supporters – les
vrais – de se racheter de leur
précédent rendez-vous manqué.
PSG-OM, imaginez ! C’est comme si
une force supérieure planant
au-dessus du football hexagonal avait
décidé de compenser le peu d’intérêt
suscité par la Ligue 1, trop dominée
par Lyon pour être vraiment excitante,
par la programmation de ce sommet
totalement inédit à ce niveau. Quel
autre match que ce « clasico »
pourrait drainer autant de passions ?
Né le : 1er avril 1983, à
Boulogne-sur-Mer
(Pas-de-Calais). 1,70 m ;
62 kg. Poste : milieu.
Clubs : Boulogne-sur-Mer
(2001-02), Alès (2002-03),
Brest (2003-04), Metz
(2004-janvier 2005),
Galatasaray Istanbul
(janvier-juin 2005) et
Marseille (depuis juillet
2005). Palmarès : Coupe
de Turquie 2005.
International Espoirs. Bilan
en Coupe d’Europe :
1 participation (1 C3),
7 matches, 1 but
(2005-06). Bilan en L1
turque : 14 matches
(2005). Bilan en L1 :
52 matches, 6 buts.
Premier match en L1 :
7 août 2004, Metz-Nantes
(1-0). Premier but en L1 :
6 novembre 2004,
Toulouse-Metz (1-1, 82e).
Pedro Miguel Pauleta
et Franck Ribéry, deux
hommes en quête de
sacre au Stade de France.
même s’il est encore jeune. Il fait vraiment de
bonnes choses, il fait un peu la différence. Je n’ai
jamais eu de problèmes avec un joueur de Marseille. J’espère qu’il va dribbler tout le monde et
que c’est le PSG qui va gagner. » Et de rappeler,
dans un sourire : « Contre l’OM, j’en suis a sept
ou huit buts, à peu près, je crois. J’ai toujours
marqué de beaux buts contre Barthez... »
« J’AI TOUJOURS
MARQUÉ DE BEAUX
BUTS CONTRE
BARTHEZ » Pauleta
Quant au contexte un peu particulier de cette
rencontre entre les deux meilleurs ennemis du
foot français, le buteur entend dépassionner les
débats et revenir à l’essentiel pour lui, le foot.
« OM-PSG, c’est une belle finale. Marseille est
une belle équipe, on forme aussi une belle
équipe ! Nous avons mérité d’être là. Il y aura
plus d’activité autour de moi, un peu plus
d’agressivité, mais j’espère que tous les joueurs
se respecteront sur le terrain. C’est une affiche
inédite, c’est une finale qui sera donc forcément
différente. »
D’un calme olympien, la confrontation qui va
l’opposer aux Marseillais, qu’il a préparée en
soufflant quelques jours aux Açores au lendemain de la confrontation contre Nantes (rappelons qu’il était très incertain avant ce match), ne
l’inquiète pas plus que ça. « Oui, l’attaque de
Marseille est très forte. A ce stade de la saison,
c’est même une très bonne attaque, mais je la
place au même niveau que Paris. Pour moi, il n’y
a pas de favori dans une finale. Contre Château-
roux en 2004, le match avait été difficile contre
cette équipe de Ligue 2. L’ambiance avait été
superbe. » On lui rappelle quand même la triste
fin de match, les sifflets contre Fred Déhu, le
tour d’honneur tronqué. « L’histoire avec Déhu
et les supporters, c’était triste, convient-il. Une
finale, ça doit être une fête... » C’est sans doute
le message qu’il a essayé de faire passer mardi
en discutant quelques instants avec des représentants des supporters du PSG d’Auteuil.
Quelques mots pour leur demander d’être derrière l’équipe du début à la fin. Ensuite, Pedro
Pauleta s’en est allé sous les ovations des supporters présents. Comme toujours...
MARSEILLE ET LA SECOUSSE RIBÉRY. A Marseille, aussi, Pauleta est une star... des discussions tactiques. Les Olympiens refusent naturellement d’en faire une montagne, mais ils se
préparent, fourbissent leurs armes. « Bien
prendre Pauleta sera une des clés du match,
estime Jean Fernandez. S’il est en forme physiquement, il est très difficile à contrer car très
intelligent dans ses déplacements avant tout. Il
me fait penser à Rudi Völler dans ses mouvements dans la surface. » La demi-finale du PSG,
contre le FC Nantes (2-1), est évidemment restée dans les mémoires. Pauleta ne devait pas
jouer, on ne l’a pas vu pendant une grande partie
du match, mais c’est lui, alors que tout semblait
bloqué, qui envoya les Parisiens au Stade de
France. « Le PSG a du mal à marquer lorsque
Pauleta n’est pas là. Je pense que le danger peut
aussi venir de Kalou, de Rothen, mais Pauleta
représente 90 % de la force de frappe parisienne », estime Maoulida. Pagis brosse un portrait sensiblement indentique du Portugais,
insiste d’abord sur « son opportunisme » et sa
capacité à « exploiter tous les ballons qu’il
reçoit ». L’ancien Strasbourgeois sait pourtant
que l’attaquant parisien ne vit pas en autarcie.
« Ce n’est pas un joueur qui peut faire la différence en dribblant, il a besoin qu’on lui donne
des ballons. Si on coupe les liaisons... », sourit-il.
Mais Marseille, pour s’imposer lors de la première visite de son histoire au Stade de France,
devra surtout compter sur ses propres forces, à
commencer par celles de Fransk Ribéry. Depuis
le début de la saison, l’international Espoirs a
prouvé qu’il pouvait, lui, à la différence de Pauleta, prospérer seul. Prendre la balle, dribbler et
marquer. Son registre est différent de celui du
Portugais. Sa mainmise sur le jeu de son équipe
semble encore supérieure à celle du Parisien.
Sans fausse modestie, l’intéressé s’éloigne de
cette affirmation. Il dit : « Je sais que je suis un
joueur important de l’équipe, mais sans mes coéquipiers je ne suis rien. » « Franck Ribéry est
LES 24 FINALES DU PARIS-SG ET DE MARSEILLE
1924
« 13 avril 1924 à Paris,
MARSEILLE - Sète : 3-2 (a.p.)
1926
« 9 mai 1926, à Colombes,
MARSEILLE - Valentigney : 4-1
(OM : 16 finales, 10 victoires ; PSG : 8 finales, 6 victoires)
1927
1934
« 6 mai 1927, à Colombes,
MARSEILLE - Quevilly : 3-0
essentiel dans la conduite du jeu », estime Touafilou Maoulida, alors que Mickaël Pagis affirme
sans hésiter que l’ancien Messin est « l’accélérateur de [l’]équipe ». « Ribéry est avant tout un
passeur, et c’est ce qui explique son influence
sur le jeu, développe Jean Fernandez. Il était
meilleur passeur de National puis ensuite de
Ligue 1 avec Metz ; il est resté le même, sauf qu’à
Marseille il est plus exposé médiatiquement. Ce
qui le met logiquement aux portes de l’équipe de
France. »
Franck Ribéry a montré, en début de saison,
qu’un joueur excentré pouvait aussi être central.
A droite parfois, plus souvent à gauche, la recrue
faisait la différence, provoquait, initiait les
actions olympiennes. Le trophée de meilleur
joueur de Ligue 1 récompensa même ses performances en octobre et novembre. Aujourd’hui,
comme pour mieux souligner son importance, !
« 6 mai 1934, à Colombes,
MARSEILLE - Sète : 1-2
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
1935
« 5 mai 1935, à Colombes,
MARSEILLE - Rennes : 3-0
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
!
13
14
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
COUPE DE FRANCE FINALE
! Jean Fernandez offre à son joueur une place
dans l’axe du milieu de terrain. « Ribéry est
quelqu’un de talentueux. Quand on le croit
capable de jouer seulement attaquant, il se
révèle un excellent milieu car il peut courir pendant 90 minutes, explique l’entraîneur, qui
l’avait déjà sous ses ordres à Metz. Il a un gros
volume de jeu et la capacité pour s’imposer
comme un milieu moderne d’aujourd’hui. En
soutien des attaquants, il peut attaquer et
défendre, c’est très intéressant. » « C’est vrai
que je touche plus de ballons, que je vois mieux
le jeu quand je suis dans l’axe. J’ai plus de
liberté, et ça me plaît », confirme l’intéressé.
Marseillais depuis le mercato, Maoulida et Pagis
bénéficient pleinement du travail de l’ancien
joueur de Galatasaray. Tous les deux défendent
ce glissement de Ribéry au milieu de terrain. « Il
a plus de possibilités que dans un couloir,
affirme Maoulida. Sur le côté, les adversaires
pouvaient le coincer, ils étaient parvenus à
connaître son jeu ; aujourd’hui, il a plus
d’espaces, il part de loin et peut prendre le jeu à
son compte. Il est à son meilleur poste en soutien des attaquants, il provoque, il s’affirme, il
marque, c’est une pièce maîtresse qui apporte le
plus offensivement et de l’équilibre dans notre
équipe. » « C’était devenu difficile pour lui car
les adversaires avaient appris à le connaître et
pouvaient se mettre à deux pour le bloquer,
raconte de son côté Pagis. Il fallait alors qu’il
réussisse un exploit ; il a eu une baisse de
régime, mais, depuis qu’il a retrouvé sa vélocité
et sa vitesse, il en fait profiter tout le groupe. »
FERNANDEZ-LACOMBE, FLAMMES PARALLÈLES
neur n’est jamais l’acteur déterminant d’un
match. »
Quelques années plus tard, à l’été 2002, leurs
chemins se sont de nouveau croisés, à Sochaux.
« C’était un crève-cœur pour lui de quitter
Sochaux. On s’est tout de suite mis en relation
afin que je puisse prendre la suite dans les meilleures conditions. Il n’y avait aucune ambiguïté
entre nous. J’ai vite vu que la succession serait
difficile car Jeannot était très aimé dans le club.
Personne ne comprenait bien les raisons de son
départ. Heureusement que j’ai eu un groupe
intelligent, qui a su m’accepter, accepter l’idée
de progression. » Fernandez : « A Sochaux, il y a
eu une continuité de travail, ce qui a permis au
club d’obtenir cette progression, l’accession à la
L1, l’Intertoto, les deux finales de Coupe de la
Ligue. »
Les tempéraments sont différents. L’un, le
« Marseillais », admet ne pas pouvoir travailler
dans le conflit, se définit comme un affectif ;
l’autre, le « Parisien », est connu pour ses
colères aussi violentes que passagères. Les deux
techniciens sont restés en contact, les coups de
fil permettant l’échange, la confrontation
d’idées, d’expériences. « C’était le cas avant que
Guy ne rejoigne le PSG, lorsqu’il était plus disponible. Désormais, c’est plus compliqué, chacun a
un tel travail dans son coin. » Samedi dernier,
Jean Fernandez était au Stade de France pour la
finale de la Coupe de la Ligue, le lendemain à
Monaco, qui recevait Lyon. « Parce qu’on
apprend toujours d’un match, d’un échange avec
un confrère. » Une boulimie que partage Guy
En creux, Mickaël Pagis souligne les limites d’un
tel mode de fonctionnement. Car, quand Ribéry
ne joue pas, ou mal, Marseille est hésitant, balbutiant. Cette saison, l’OM a disputé trois
matches de Championnat sans son joueur, elle
ne s’est imposée qu’une seule fois. Et si Ribéry,
samedi soir, n’est pas dans un bon jour, la
lumière sera certainement plus longue à venir.
Sur le sujet, Jean Fernandez commente : « Ce
n’est pas spécifique à Marseille, une équipe est
souvent tributaire des performances d’un joueur.
Toutes proportions gardées, que devient le Barça
sans Ronaldinho et Eto’o ? » A son insu, l’entraîneur marseillais pointe là une sacrée différence.
Alors que les stars barcelonaises peuvent s’épauler les unes les autres, alors que Ronaldinho peut
s’appuyer sur Eto’o, et inversement, Ribéry
semble seul dans sa tâche. C’est là que le bât
peut blesser. « Mais je crois que depuis l’arrivée
de Maoulida et de Pagis, pendant le mercato, la
situation a vraiment changé, contredit l’intéressé. Ils apportent de la vitesse, de la percussion et le danger vient désormais de plusieurs
endroits. Mais je profite, moi aussi, de leur bon
travail. Ça ne marche pas que dans un sens. Je le
répète : sans ses coéquipiers, un joueur n’est
rien. Ils m’aident sur le terrain et ils m’aident,
également, en dehors. Les conseils de joueurs
expérimentés, comme Déhu et Lamouchi, me
permettent de rester les pieds sur terre. Cela
aussi est essentiel... » Et Lamouchi de souligner
ce qui n’est plus vraiment une évidence. « Au
PSG Pauleta porte l’équipe. A l’OM Ribéry est
déterminant, et c’est en partie grâce à lui que
nous sommes là. Mais ce match ne se résumera
pas au duel Pauleta-Ribéry... » Qui prend les
paris ?
M. B é, C . M . , e t H . F.
1938
« 8 mai 1938, à Paris,
MARSEILLE - Metz : 2-1 (a.p.)
14
Jean Fernandez à propos de Guy Lacombe : « En tant que joueur, il avait déjà une vraie
réflexion sur le jeu, marquée par l’enseignement de Coco Suaudeau. »
Lacombe : « Il y a toujours cette part de
recherche, cette quête du détail qui est le seul
champ d’intervention de l’entraîneur. Jeannot,
comme moi, ne laissera rien au hasard et, à
l’arrivée, c’est peut-être un détail que ni lui ni
moi n’avait prévu qui fera la différence. Et on
apprendra encore quelque chose. » Au jeu des
différences, Jean Fernandez en avance une :
« Guy est sans doute plus pointu que moi
lorsqu’il s’agit de pointer les forces et faiblesses
d’un adversaire. Il décortique beaucoup quand
moi je suis avant tout attentif aux forces et fai-
Photo Jean-Louis FEL
« MAIS JE PROFITE
MOI AUSSI DU BON
TRAVAIL DES
AUTRES » Ribéry
Photo Richard MARTIN
L’AFFECTIF ET LE COLÉRIQUE
Guy Lacombe à propos de Jean Fernandez : « Jeannot est comme moi : il n’est bien que sur un terrain. »
CONNEXIONS. Après Cannes et
Sochaux, c’est au Stade de
France, samedi, que les routes
de Jean Fernandez et Guy
Lacombe vont à nouveau se
croiser. Adversaires d’un soir,
ils partagent cette passion
dévorante du terrain et du jeu.
T
ous les deux n’ont qu’un souhait, un
rêve ? : qu’il ne soit question que de
jeu samedi soir. Le jeu comme passion quasi exclusive, finalité d’un travail de fourmi entamé depuis tant
d’années. « Cela fait plus de vingt ans que je fais
ce métier, et jamais je n’en ai envisagé d’autre »,
assure Jean Fernandez. « Jeannot est comme
moi : il n’est bien que sur un terrain », lui répond
Guy Lacombe. Superposés, leurs parcours laissent apparaître de nombreux points d’intersec-
tion. D’abord, Cannes, point final de leur carrière de joueur et coup d’envoi de leur deuxième
vie. Devenu entraîneur tout juste passé la trentaine, après une année à la tête d’un centre de
formation cannois encore embryonnaire, Jean
Fernandez recrute le champion olympique
formé à Nantes. « En tant que joueur, il avait
déjà une vraie réflexion sur le jeu, marquée par
ses années nantaises et l’enseignement de Coco
Suaudeau. Quand il a fallu mettre en place
l’équipe qui allait développer la formation à
Cannes, j’ai soutenu le choix de Guy », après une
proposition d’Alain Moizan. « Je l’ai eu comme
coach, mais nous avons le même âge (NDLR :
Fernandez est né en octobre 1954, Lacombe en
juin 1955). Jeannot a débuté très jeune dans la
carrière. Il est resté peu de temps éducateur car
les dirigeants ont très vite vu ce qu’il pouvait
apporter à un groupe pro. »
Lacombe restera, lui, six ans à la tête du centre
de formation, jouant un rôle essentiel dans
l’éclosion de talents comme Zidane, Vieira,
Micoud, Luccin, Frey... avant d’avoir également
1940
« 5 mai 1940, à Paris,
MARSEILLE - RC Paris : 1-2
1943
« 9 mai 1943, à Colombes,
MARSEILLE - ASP Girondins : 2-2 (a.p.)
« 22 mai 1943, à Colombes,
MARSEILLE - ASP Girondins : 4-0
sa chance à la tête de l’équipe première, son premier et meilleur laboratoire de jeu. « On bâtissait les structures du centre, j’allais voir des
matches pour lui. » Mais, après quelques mois,
Jean Fernandez rejoint Nice, puis ce sera la première expérience marseillaise. « L’AS Cannes
peut être fière en voyant aujourd’hui le parcours
de Jeannot, d’Arsène (Wenger) ou le mien.
Entraîner là-bas n’était pas facile : il faut avoir la
passion pour la transmettre aux jeunes. » Les
deux hommes ont cette carte de visite d’entraîneur éducateur. « Même si je suis resté peu de
temps à la formation, c’est quelque chose que j’ai
toujours en moi, y compris à Marseille où j’ai
davantage de joueurs expérimentés. Que ce soit
à l’OM ou au PSG, il y a cette exigence de résultat à court terme, mais Guy comme moi avons
toujours ce souci de voir évoluer, progresser le
joueur. » En écho, Guy Lacombe précise : « Il
faut toujours cerner les individus, s’adapter pour
en tirer le maximum car ce sont toujours les
joueurs qui créent les choses. Jeannot comme
moi avons cette humilité d’affirmer que l’entraî1954
« 23 mai 1954, à Colombes,
MARSEILLE - Nice : 1-2
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
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blesses de mon équipe. » Sourire en face :
« Peut-être. J’essaye de garder un équilibre car il
peut être dangereux de s’apercevoir après coup
qu’on n’avait pas l’équipe assez forte pour jouer
sur le point faible adverse. »
La passion partagée du terrain ne signifie pas
pour autant une vie hors du monde imperméable
à l’environnement forcément difficile de clubs
comme Paris et Marseille. Procès des comptes
de l’OM, feuilleton du rachat du PSG : la réalité
fait brutalement irruption, perturbe, influe sur
les hommes. « Aussi bien pour le PSG que pour
l’OM une victoire en Coupe sera un sourire au
terme de saisons compliquées », admet
Lacombe. Ni l’un ni l’autre ne veulent voir cette
finale comme un bras de fer, comme l’illustration d’un duel tactique. Ou comme une revanche
du piteux ersatz PSG-OM du 5 mars dernier, qui
les avait empêchés de se croiser une nouvelle
fois tous les deux. « C’est un clin d’œil du destin.
Comme quoi c’était écrit que les deux clubs
devaient vivre l’un contre l’autre une vraie fête
du football », se félicite Guy Lacombe.
Et Jean Fernandez de souligner l’incertitude du
rendez-vous. « Il n’y aura pas de recette miracle.
Les deux clubs se connaissent parfaitement. La
différence ne se fera pas sur une organisation
particulière, un coup tactique. Sur un match
comme celui-là, les entraîneurs sont plus en
retrait. Ce seront les joueurs clés qui feront la
différence. Il y en a trois ou quatre de notre côté,
autant côté parisien. Qu’un Ribéry soit moins
bien alors qu’un Pauleta est au mieux, et cela
peut basculer d’un côté. Et réciproquement.
C’est la fraîcheur qui fera la différence. »
PATR I CK SO WDEN
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18/04/06
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Page 1
COUPE DE FRANCE FINALE
BLAYAU-DIOUF, LE MARIAGE DE RAISON
APAISEMENT. Après une saison de polémiques, les présidents du PSG et de l’OM ont opéré à une réconciliation publique.
Au nom des intérêts supérieurs de leur club, et pour que la finale de la Coupe ne soit émaillée d’aucun incident.
1969
« 18 mai 1969, à Colombes,
MARSEILLE - Bordeaux : 2-0
16
Photo Pierre LABLATINIÈRE
P
etit vent de panique, mercredi matin au
70, le restaurant du Parc des Princes.
Après s’être entraînés sur la pelouse de
leur stade, les joueurs parisiens, qui avaient, en
principe, quartier libre l’après-midi, ont en effet
choisi inopinément de déjeuner ensemble sur
place. Le personnel du restaurant n’avait pas
prévu cette trentaine de repas supplémentaires.
Tandis qu’à l’extérieur la file des supporters parisiens qui attendaient de pouvoir acheter les dernières places mises en vente s’allongeait, Letizi,
Rothen, Cissé, Yepes et consorts alternaient
verres de Coca et coups de fil dans la bonne
humeur sous le regard bienveillant de leur président. Désormais placée sous le signe de la
détente entre les deux clubs, la préparation de la
finale de la Coupe de France se conjugue manifestement de la même façon pour le groupe parisien. L’exemple vient d’en haut : mardi, en fin
d’après-midi, Pierre Blayau et Pape Diouf se sont
rendus Place Beauvau pour rencontrer le
ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, en présence du ministre des Sports, Jean-François
Lamour, des préfets, des responsables de la
police, de la SNCF et de la RATP. Et, mercredi,
ils ont été reçus par le président de la FFF, JeanPierre Escalettes. Autant dire qu’ils ont aussi été
mis devant leurs responsabilités personnelles
par toutes les personnes qui travaillent
d’arrache-pied pour éviter tout dérapage samedi.
Le message a été reçu. « Dans la relation parfois
tendue entre l’OM et le PSG, cette finale de
Coupe et la série de discussions qui l’aura précédée doivent intervenir comme une réconciliation, assure le président du PSG. Elle est sincère.
Parce qu’au-delà du contentieux qui a pu exister
entre Pape Diouf et moi il est important que cet
événement qu’est la finale de la Coupe soit
réussi et se déroule sans incident. Cela vaut le
coup d’oublier le passé pour que ce rendez-vous
mais aussi les prochains soient de même
nature. » Pape Diouf confirme : « Pour qu’il y ait
une pacification entre les deux clubs, il était
indispensable qu’à leur tête il y ait des dirigeants
qui acceptent de se parler, qui acceptent de
régler les problèmes. Nos relations se sont donc
très clairement réchauffées. La réunion avec
Sarko a permis de dépassionner un peu tout ça.
Et, avant même cela, nous avions la volonté
d’enterrer la hache de guerre. Parce que c’est
vrai que ce qui s’est passé a dérivé vers une polémique entre lui et moi. Ce n’est pas que moi
j’aime ça la polémique, mais quand je sens que
les intérêts du club sont en cause, et que j’ai le
sentiment que leur défense passe par une polémique, je ne l’évite pas non plus. »
A l’origine, le transfert de Lorik Cana, du PSG à
l’OM, l’été dernier. Désaccord sur le prix. Tensions. Noms d’oiseau publiés dans la presse.
Blayau a la rancune tenace. Mi-octobre, lors de
Marseille-PSG en Ligue 1, il se refuse à serrer la
main de Pape Diouf, tandis que son équipe se
plaint d’une odeur d’ammoniaque dans le vestiaire. Pour le retour, le 5 mars dernier, l’OM
accuse le PSG de ne pas lui avoir délivré le
nombre de places prévu pour ses supporters et
annonce la venue d’une équipe B au Parc des
Princes. La polémique enfle. Jusqu’au dernier
A en croire les présidents du PSG et de l’OM, leur réconciliation est « sincère ».
moment les présidents refusent de se parler. Le
résultat (0-0) ridiculise les Parisiens. Les deux
clubs sont privés d’un point de pénalité et les
deux présidents d’accès au terrain pendant cinq
matches par le Conseil national de l’éthique,
présidé par Dominique Rocheteau. En appel, le
point est rendu aux deux clubs par la FFF. Reste
le différend entre les deux présidents, toujours
suspendus de terrain.
tion est forte, plus les clubs sont forts. Mais la
rivalité doit rester sur le terrain sportif. »
Même son de cloche chez le Parisien. Même s’il
insiste sur la portée forcément limitée des pouvoirs d’un club de football en matière d’ordre
public. « D’accord pour bien contrôler nos supporters dans l’enceinte du stade et vérifier à qui
nous vendons des places, mais la responsabilité
d’un club s’arrête là où les supporters deviennent des délinquants. » Pape Diouf le rejoint en
cela : « Je suis optimiste pour la finale. Nos supporters, nous arrivons à les canaliser, car ils sont
organisés en association. On les a vus, on sait ce
qu’on s’est dit. Ils ont plutôt dans l’esprit d’aller
faire la fête à Paris et de voir leur équipe gagner.
Maintenant, il y a tous les supporters isolés sur
lesquels on n’a pas de prise. Et il y a aussi surtout
le fait que le match ait lieu à Paris. Tous les supporters du PSG n’auront pas de place. Quelle va
être leur attitude dans une hypothèse de
défaite ? Je sais que tout sera fait pour prévenir,
mais je redoute les éléments marginaux. Il y a
des éléments incontrôlables. »
En toute hypothèse, Pierre Blayau vivra une
finale particulière. Elle sonnera comme la fin de
DIOUF : « UNE PRISE DE
CONSCIENCE GÉNÉRALE A EU LIEU »
« Ce match du 5 mars était en lui-même porteur
de tant d’événements et d’éléments malsains
que ce qui s’est passé était difficile à éviter, analyse Pape Diouf. Mais il faut avoir l’intelligence
de dépasser cela. C’est peut-être un mal pour un
bien, puisque, aujourd’hui, toutes les parties
concernées se sont mobilisées, que ce soit les
pouvoirs publics, les dirigeants des deux clubs,
les supporters. Une prise de conscience générale
a eu lieu. Maintenant, pour ma part, je pense
qu’il est bon qu’il y ait une rivalité sportive entre
les deux clubs. Parce que c’est la rivalité qui
nourrit la compétition, et que, plus la compéti1972
« 4 juin 1972, à Paris,
MARSEILLE - Bastia : 2-1
1976
« 12 juin 1976, à Paris,
MARSEILLE - Lyon : 2-0
sa courte aventure avec le club parisien, désormais vendu par Canal + à des fonds d’investissement. « Des adieux pas longtemps après le bonjour », résume-t-il un an après sa prise de
fonctions.
A ce titre, le président parisien attache sans
doute beaucoup plus d’importance que son
homologue marseillais au fait de pouvoir fouler
la pelouse du Stade de France avant le coup
d’envoi. « Pour un président de club, présenter
ses joueurs le soir d’une finale de Coupe, c’est un
plaisir immense. Si jamais les appels de conciliation devant le CNOSF que nous avons présentés
n’aboutissaient pas, j’en serais peiné (NDLR : ils
seront étudiés ce vendredi). Ce serait même une
immense blessure. Je serais privé d’un rêve de
gosse. J’ai cinquante-cinq ans, j’ai donc dû voir
48 finales de Coupe de France. Et même si je
serai l’un des premiers présidents du PSG à rester proche du club et que je milite pour la continuité, je ne sais pas si j’aurai de nouveau un jour
l’occasion de vivre une finale comme président
d’un club. »
1982
« 15 mai 1982, à Paris,
PARIS-SG - Saint-Etienne : 2-2 (6 t.a.b. à 5)
JEA N - PHI L I PP E BO U CH AR D
et JE A N- M I CH EL B R OC HE N
1983
« 11 juin 1983, à Paris,
PARIS-SG - Nantes : 3-2
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
18
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
COUPE DE FRANCE FINALE
INTOX. A la veille du grand choc, le milieu international parisien
désigne l’OM comme prétendant numéro un à la victoire, mais dit
aussi que le PSG « va créer la surprise ». Il revient également sur sa
première saison à Paris et évoque le Mondial allemand qui se profile.
« Vikash, comment vous sentez-vous, à quelques
jours de la finale de la Coupe de France, le seul
trophée français que vous n’avez jamais gagné ?
Très bien. Cette Coupe me tient à cœur, c’est
vrai, mais pas seulement parce que je ne l’ai
jamais remportée. Après la victoire à Nantes
(1-2), en demi-finales, j’ai vu la joie du vestiaire,
dont celle de Fabrice Pancrate, qui rêve d’inscrire un premier trophée à son palmarès. Et ça
m’a donné encore plus envie d’aller au bout. En
plus, c’est PSG-OM, une affiche colossale pour
les supporters.
« JE NE VOUDRAIS PAS TERMINER
LA SAISON SANS RIEN GAGNER »
Qu’est-ce que la Coupe de France représente pour
vous ?
C’est le trophée le plus populaire. Culturellement, il est vraiment ancré dans l’inconscient de
tous les amoureux du football. C’est la différence
avec la Coupe de la Ligue, qui, elle, n’appartient
qu’au monde professionnel. Ce qui fait le charme
de la Coupe de France, c’est de voir des petites
équipes battre des plus grandes, de pouvoir
s’enthousiasmer devant les folles épopées d’une
ou deux équipes amateurs, etc. Cette Coupe de
France a longtemps été prisée, avant, ces dernières années, de perdre un peu de son importance. Mais j’ai l’impression que, avec le Championnat sans suspense qu’on vient de vivre à
cause de l’écrasante domination de Lyon, elle a
retrouvé cette année un nouvel éclat. En Coupe,
on a eu deux belles demi-finales et, à l’arrivée, on
se retrouve avec une affiche inédite et spectaculaire en finale. C’est comme si tout le piment de
la saison s’était reporté sur ce match-là.
Quels souvenirs gardez-vous des anciennes
finales de Coupe de France ?
Je me rappelle du but de José Touré avec
Nantes, contre le PSG de Baratelli (2-3, 1983).
Un but d’anthologie, après une série de jongles,
qui n’avait pourtant pas empêché son équipe de
perdre. Je me souviens aussi de ce lob du plat du
1985
« 8 juin 1985, à Paris,
PARIS-SG - Monaco : 0-1
18
pied de Giresse sur Joseph-Antoine Bell, au bout
de la prolongation d’un Bordeaux-Marseille (2-1,
1986). Sur l’action, on a l’impression que le
temps est suspendu, que le ballon ne redescend
jamais. Moi, jusqu’à cette saison, je crois que je
n’avais jamais été au-delà des huitièmes de
finale. C’est la première fois que le parcours est
bon. Et je suis en finale.
Finirez-vous votre carrière au
PSG ?
Vous voilà donc tout près de baliser votre passage
au PSG d’un trophée significatif, comme vous
l’aviez fait à Lyon et à Bordeaux.
Il me reste un an de contrat.
Et j’ai toujours dit que ce
contrat n’était pas le dernier
et que j’espérais finir ma carrière à Paris.
C’est vrai que depuis que j’ai commencé à gagner
à Lyon, en 2001 (Coupe de la Ligue), je gagne
tous les ans quelque chose. Même la saison dernière, au Milan AC, j’ai remporté la Supercoupe
d’Italie (l’équivalent du Trophée des champions
en France), contre la Lazio Rome. Et puis j’ai été
champion d’Europe pendant une mi-temps, à
Istanbul (il rit). Donc, oui, j’ai envie de continuer à gagner avec le PSG. Je ne voudrais pas
que ma première saison ici se termine par un
trou dans mon palmarès.
Dans quel état d’esprit êtesvous, à six semaines du début
de la Coupe du monde ?
Quel regard portez-vous sur votre fin de carrière
pour le moins atypique, avec tous ces titres, ces
transferts à Milan puis au PSG et ce retour en
équipe de France, à trente ans ?
C’est sûr que le jour où j’ai signé mon premier
contrat à Lyon, j’étais loin d’imaginer tout ce qui
allait suivre. En fait, plus j’ai avancé dans ma carrière, plus j’ai vécu des choses meilleures. La saison dernière, j’étais à Milan, dans le plus grand
club au monde. Aujourd’hui, je suis à Paris et je
m’apprête à disputer une finale de Coupe de
France et à faire la Coupe du monde. C’est
exceptionnel et il peut encore m’arriver mieux,
comme aller en finale du Mondial ou devenir
champion de France avec le PSG, la saison prochaine.
Objectivement, que pensez-vous de votre saison,
de ce décalage entre vos performances toujours
satisfaisantes avec les Bleus et vos prestations
parfois tout juste passables avec le PSG ?
Je n’ai pas encore envie de me défendre et
d’expliquer le pourquoi du comment. Le PSG est
en finale de la Coupe de France. La fin peut être
heureuse, c’est le plus important.
Pour la première fois de votre longue carrière,
vous avez été confronté à un changement
d’entraîneur en cours de saison (Guy Lacombe à
la place de Laurent Fournier).
Là encore, je n’ai pas d’avis à donner sur le changement d’entraîneur. Je suis un joueur du PSG
et, quoi qu’il se passe dans ce club, je reste un
joueur du PSG. Ce que je ressens, et je ressens
beaucoup de choses, je n’ai ni le besoin, ni
l’envie de l’étaler publiquement.
D’autres ont pourtant émis des avis au moment
du remplacement de Fournier...
Pas moi. C’est ma position.
Globalement, quel bilan tirez-vous de la saison du
PSG ?
On s’attendait forcément à mieux en L1, mais le
foot se joue sur des détails. Tous les ans, il y a des
clubs qui montent et qui descendent, d’autres
1986
« 30 avril 1986, à Paris,
MARSEILLE - Bordeaux : 1-2 (a.p.)
Photo Pierre LAHALLE
E
n ce début de semaine, le PSG prépare sa finale de la Coupe de France
sur sa pelouse d’entraînement du
Camp des Loges, à Saint-Germainen-Laye. Les séances sont longues,
intenses. Comme tous ses partenaires, Vikash
Dhorasoo sort du vestiaire complètement lessivé.
Envie de sieste. Dehors, pourtant, les micros se
tendent et les sollicitations affluent. Il les
repousse. Pas envie de parler. Pas tout de suite.
L’international parisien nous donne plutôt rendez-vous en fin d’après-midi, sur une terrasse de
café posée près de son domicile, au cœur d’un
arrondissement chic de l’ouest parisien.
Quelques heures plus tard, l’ancien Milanais est
fidèle au rendez-vous. Il commande un Coca,
avant de s’épancher sur ce sommet du Stade de
France, qui pourrait, en cas de victoire, donner
un relief plus éclatant à la saison du PSG et compléter sa jolie collection personnelle de titres et
de trophées.
rai pas faire mieux. Mais ça
n’a pas été facile de quitter ce
club, surtout quand, à
quelques heures de signer ton
contrat avec le PSG, Adriano
Galliani, le vice-président, te
dit une dernière fois qu’il est
prêt à t’augmenter et à prolonger ton bail pour que tu
restes ! Mais j’avais décidé de
partir. Après, il faut être un
grand garçon et assumer ses
choix.
qui atteignent leurs objectifs et d’autres pas.
C’est la loi du foot, un sport où rien ne s’écrit à
l’avance. En début de saison, on est toujours
nombreux à vouloir truster les plus belles récompenses, mais il n’y a que trois prix à distribuer. A
l’arrivée, pourtant, le PSG peut quand même en
gagner un. Ce n’est donc pas si
mal que ça.
Ils ont déjà
Le PSG et l’OM semblent se présenter en finale au meilleur de
leur forme.
(Faussement affirmatif.) Les
Marseillais sont largement favoris de cette finale. Ils sont dans
une meilleure passe que nous.
On est outsiders, mais on va
créer la surprise.
Eux disent qu’ils jouent à l’extérieur !
Avec 30 000 supporters marseil-
1987
« 10 juin 1987, à Paris,
MARSEILLE - Bordeaux : 0-2
lais au Stade de France ? Ils jouent à Paris, mais
pas à l’extérieur.
Vous-même semblez actuellement traverser une
meilleure période qu’à une certaine époque,
comme en témoigne notamment cette passe
décisive offerte à Pauleta contre Nantes. Exact ?
gagné
la Coupe de France
I PARIS-SG
Joueurs : Kalou (Auxerre, 2005), Lionel
Letizi (PSG, 2004), Modeste M’Bami (PSG,
2004), Bernard Mendy (PSG, 2004) et Pedro
Miguel Pauleta (PSG, 2004).
I MARSEILLE
Joueurs : Habib Beye (Strasbourg, 2001),
Lorik Cana (PSG, 2004), Frédéric Déhu (PSG,
2004) et Sabri Lamouchi (Auxerre, 1996).
Staff technique : Jean Fernandez
(Marseille, 1976) et Albert Emon (Monaco,
1980).
1989
« 19 juin 1989, à Paris,
MARSEILLE - Monaco : 4-3
C’est vrai que cette passe était
belle. Mais je ne crois pas aux
chiffres. C’est sûr qu’un mec qui
plante 25 buts, ça se remarque,
mais moi, je préfère m’attarder
sur l’influence du joueur sur le jeu
de son équipe. Personnellement,
je suis plutôt un gars de l’avantdernière passe, ce qui fait que je
n’apparais pas toujours dans les
classements chiffrés. Je suis
pourtant sûr de mon influence
sur le jeu. Pour en revenir à cette
passe à Pauleta, c’est vrai que je
1991
« 8 juin 1991, à Paris,
MARSEILLE - Monaco : 0-1
On m’a déjà donné tout à
l’heure, au Camp des Loges,
ma figurine Panini de sélectionné. (Il rit.) Panini a déjà
sorti un album pour commencer à le vendre avant la compétition et je suis dedans, ça
fait plaisir. Une Coupe du
monde, c’est quand même un
événement exceptionnel.
Mais ce sont surtout mes amis
qui m’en parlent. Ils me
disent : “ Tu te rends pas
compte, c’est un truc de fou,
tu vas être vu dans tous les
recoins de la planète. Sur l’île
Maurice, ta famille va pouvoir
te regarder. ” C’est vrai que
j’ai déjà fait les Jeux Olympiques, ce qui est déjà fabuleux pour un sportif, même si
les footballeurs y sont un peu
« La Coupe de France est le
à part. Mais là, une Coupe du
trophée le plus populaire.
Il est culturellement ancré
monde, c’est le top, tu ne peux
dans l’inconscient de tous
pas faire mieux. En plus, la
les amoureux du football. »
France a les moyens d’y réussir un truc formidable. On n’y
l’aime bien parce que je suis allé la chercher et va pas juste pour prendre l’air. On a quand même
parce je suis allé le trouver, lui, Pauleta. Il a vu des chances de faire un bon parcours. Je ne suis
que je l’avais vu. C’est ma chance. Dans tous les pas certain qu’une équipe d’Amérique du Sud ait
clubs où je suis passé, j’ai toujours joué avec de déjà gagné une Coupe du monde en Europe
(NDLR : seul le Brésil y est parvenu, en Suède,
grands attaquants.
en 1958). Cela augmente nos chances.
« J’AI DÉJÀ MA FIGURINE PANINI
DE SÉLECTIONNÉ AU MONDIAL »
Est-ce important, pour vous, de représenter votre
pays ?
Avez-vous regretté d’être parti du Milan AC ?
Oui, je suis fier d’être français. La Coupe du
monde, pour moi, ce sont aussi des trucs improbables, comme le Portugal qui joue l’Angola, les
Etats-Unis qui affrontent l’Iran ou la main de
Maradona qui abat l’Angleterre quatre ans après
la guerre des Malouines. En plus, c’était la main
de Dieu, paraît-il, et rien que de savoir que c’est
Dieu qui a rétabli l’équilibre de l’histoire entre
l’Argentine et l’Angleterre, je trouve ça surréaliste. Pour moi l’athée, c’est vraiment ça la
Coupe du monde »
Disons que je me suis aperçu que c’était plus dur
que prévu de le quitter. Mais je me dis aussi
qu’en restant à Milan j’aurais peut-être regretté
encore plus de ne pas être venu à Paris. De toute
façon, je savais que je ne serais jamais devenu un
titulaire indiscutable du Milan. J’y ai disputé
vingt matches la saison dernière et j’en aurais
peut-être joué trente cette année, mais ça aurait
changé quoi à ma vie, d’en faire dix de plus ?
L’an dernier, j’y ai tellement vécu de choses
extraordinaires que je me suis dit que je ne pour1993
« 12 juin 1993, à Paris,
PARIS-SG - Nantes : 3-0
LA UR ENT C AM PISTR ON
1995
« 13 mai 1995, à Paris,
PARIS-SG - Strasbourg : 1-0
PUISSANCE. Débarqué à l’OM en janvier 2005, le Nigérian est cette saison un pion
essentiel de sa formation. A vingt et un ans, son ascension semble irrésistible.
-t-il vu défiler, en quelques fractions de
A
seconde, les images de sa vie ? A-t-il vu son
père, sa mère, ses frères et ses sœurs ? La
semaine dernière, en demi-finales de la Coupe
de France, Olivier Monterrubio, apeuré, s’est
écarté devant la frappe du Nigérian. Réflexe de
survie. L’image a fait le tour de France et le
mythe Taiwo s’est encore étoffé de dithyrambes
aussi musclées que ses mollets : tireur de coups
francs exceptionnels, frappeur haut de gamme,
lourd et soudain, digne successeur de Roberto
Carlos, même... On aime mettre les joueurs dans
des cases et le latéral gauche nigérian a incontestablement trouvé la sienne. « Avant de venir à
Marseille, je n’avais jamais travaillé ma frappe
de balle, c’est naturel », explique-t-il, entretenant sans le vouloir cette réductrice légende.
Car la vérité préfère la nuance. Car la vérité ne
tient jamais sur une étiquette.
« On parle trop de sa frappe de balle, regrette
Jean Fernandez. On oublie souvent que c’est un
joueur qui a une très grande intelligence de
jeu. » « C’est surtout un super défenseur, poursuit Wilson Oruma, coéquipier et compatriote.
Très fort physiquement et sur coup franc, il est
bon mais il peut encore progresser. Je crois que
Jean Fernandez lui a demandé de ne pas toujours tirer en force et d’utiliser davantage sa
tête. L’important, c’est de cadrer. De toute
façon, on ne peut pas être footballeur si on ne
sait que tirer des coups francs. »
Son histoire est celle de l’Africain pressé. Joueur
fin et facile à un poste qui revient généralement
à ceux qui ne font pas carrière, il est pourtant
remarqué dès ses premiers matches. Immédiatement convoité. « Je suis originaire de Lagos,
raconte Taye Taiwo. Après avoir joué dans plusieurs petits clubs de quartier, je suis rentré à la
Nigerdock Soccer Academy. A dix-sept ans, j’ai
effectué des essais à Anderlecht et au FC Bruges,
sans succès. Ensuite, j’ai joué pendant six mois
au Maccabi Tel-Aviv, en Israël. Mais là-bas, je ne
me suis jamais vraiment adapté. »
SUPERVISÉ PAR CHELSEA,
CONVOITÉ PAR L’INTER
De retour au pays, le gamin reprend une progression linéaire. En 2003, il quitte le Gabros International pour Lobi Stars. C’est le plus gros transfert de l’histoire du Championnat nigérian. Il
découvre, dans la foulée, la sélection nationale.
« On jouait contre l’Afrique du Sud, à Johannesburg, se souvient-il. Ma toute première sélection.
C’est à ce moment-là que j’ai reçu un appel de
Pape Diouf, qui m’a expliqué que Marseille
s’intéressait à moi. »
« On m’avait dit beaucoup de bien de lui, complète le président olympien. Nous lui avons fait
passer un essai, qui a été concluant, et il a signé
en janvier 2005 pour 200 000 /. » La belle
affaire. Quelques semaines plus tard, le Nigérian
est désigné troisième meilleur joueur du Mondial 20 ans aux Pays-Bas où le Nigéria atteint la
finale. Le PSV flaire le bon coup, propose un
échange avec le Coréen Lee. « Si le père Hiddink, qui n’est pas né de la dernière pluie, le veut
vraiment c’est qu’il doit y avoir un truc. Le
simple fait qu’il le propose m’amène à dire
non », rigole alors Pape Diouf. Par sécurité, le
contrat du joueur est revalorisé et prolongé
jusqu’en 2008.
1998
2003
« 2 mai 1998, à Saint-Denis,
PARIS-SG - Lens : 2-1
Sous contrat jusqu’en 2008, Taiwo devrait
encore progresser et enchanter le public
olympien quelque temps.
Taiwo devait faire ses classes au centre de formation marseillais, son talent accélère irrésistiblement le processus. Koji Nakata est dépassé,
Philippe Troussier limogé et Jean Fernandez lui
offre, dès son arrivée, une place de titulaire. Le
Nigérian marque contre Berne en Coupe Intertoto, récidive contre Heerenveen quelques
semaines plus tard en Coupe de l’UEFA. « Ce
soir-là, raconte Fernandez, c’est lui qui a décidé
de tirer le penalty. Normalement, il n’est que le
troisième tireur derrière Lamouchi et Niang,
mais il a pris ses responsabilités. Les joueurs
néerlandais ont essayé de le déstabiliser, mais
rien n’y a fait. Il n’a vraiment peur de rien. Je n’ai
pas hésité une seconde à le titulariser. Il a vraiment toutes les qualités requises pour jouer au
poste de latéral gauche. Il est rapide, puissant, il
a une bonne qualité de passe. Il doit encore progresser dans son placement, mais cela va venir
naturellement avec l’expérience. »
On sait que Chelsea le supervise régulièrement.
On dit que l’Inter veut absolument l’associer à
son compatriote Martins. « J’aime le football italien, confiait récemment Taiwo. Mais avant de
partir, je dois progresser et améliorer mon placement et penser d’abord à défendre. » « Il ira très
loin, pronostique encore Wilson Oruma. Il est
très travailleur. A son âge, je faisais un peu
n’importe quoi. Je viens du sud du Nigeria et, làbas, les gens aiment beaucoup s’amuser. Lui, il
vient de Lagos. Là-bas, les gens sont humbles et
travailleurs. Après les matches, il rentre chez lui
et se repose. Ce n’est pas un fêtard. Dans le vestiaire, il est également discret et très gentil. »
Taiwo apprend le français mais préfère, pour le
moment, s’exprimer en anglais. Ses mots sont
doux et rares. Il parle musique, cite très souvent
Dieu. « Je suis musulman pratiquant. Cela
m’aide beaucoup », confie-t-il. Wilson Oruma
raconte : « En sélection, on prie tous ensemble
avant et pendant les matches. Moi, je suis chrétien. Mais ce sont uniquement les mots qui changent. Nous avons le même dieu et nous sommes
attachés aux mêmes valeurs. C’est vraiment un
type adorable. Tout le monde au club l’aime. »
« Lorsque je lui ai demandé quelles étaient ses
ambitions, il m’a répondu : “ Bien jouer et devenir président de l’OM ” ! » racontait Pape Diouf,
il y a quelques mois de cela. Ce samedi, contre
Paris, Taye Taiwo veut commencer son ascension.
MAR C B EA U GÉ , à Ma r se i ll e
2004
« 31 mai 2003, à Saint-Denis,
PARIS-SG - Auxerre : 1-2
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Photo Patrick BOUTROUX
DHORASOO : « MARSEILLE EST FAVORI »
C’EST TAIWO LA FOUDRE !
« 29 mai 2004, à Saint-Denis,
PARIS-SG - Châteauroux : 1-0
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
19
20
PROGRAMME
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
COUPE DE FRANCE
Ré ali s é p a r FR AN C IS M AG O IS
MARSEILLE - PARIS-SG
Finale, samedi 29 avril 2006, 20 h 45, à Saint-Denis (Stade de France). Arbitre : M. Duhamel.
Une explication tant attendue...
Fabien Barthez
Cédric Carrasso
Habib Beye
Alain Cantareil
Palmarès
Ligue des chaampions en 1993
Championnat en 1937, 1948,
1971, 1972, 1989, 1990, 1991 et 1992
Coupe de Frannce en 1924, 1926,
1927, 1935, 1938,
938 1943
1943, 1969
1969,
1972, 1976 et 1989
Championnat de France de L2 en 1995
I TRENTE-DEUXIÈMES DE FINALE
« Le 8 janvier 2006, à Marseille,
MARSEILLE - Le Havre (L2) : 4-0 (0-0).
Spectateurs : 15 000. Arbitre : M. Auriac.
Buts : Maoulida (55e), Oruma (60e), Ribéry
(64e s.p., 80e). Avertissements : Blondel
(63e), Ducrocq (80e) pour Le Havre.
Marseille : Carrasso - Ferreira (cap.), André
Luis, César, Bonnissel - Nasri, Cana
(Cantareil, 66e), Oruma - Maoulida
(M. N’Diaye, 77e), Gimenez (Delfim, 46e),
Ribéry. Entr. : Fernandez.
I SEIZIÈMES DE FINALE
« Le 1er février 2006, à Marseille,
MARSEILLE - Metz : 2-0 (1-0).
Spectateurs : 7 908. Arbitre : M. Derrien.
But : Pagis (8e), Gimenez (90e + 1).
Avertissements : Proment (34e), Ouaddah
(38e), Mihoubi (81e) pour Metz.
Marseille : Carrasso - Ferreira, Déhu (cap.),
André Luis, Cantareil - Lamouchi (Deruda,
46e), Cana, Delfim (Beye, 77e) - Maoulida
(Gimenez, 88e), Ribéry - Pagis.
Entr. : Fernandez.
I HUITIÈMES DE FINALE
« Le 22 mars 2006, à Marseille,
MARSEILLE - Sochaux : 2-0 (0-0).
Spectateurs : 14 515. Arbitre : M. Chapron.
But : Maoulida (76e, 84e). Avertissements :
Déhu (18e), Cana (80e) pour Marseille ; Tosic
(42e), Miranda (50e), Ménez (60e) pour
Sochaux.
Marseille : Carrasso - Beye (Ferreira, 81e),
Déhu (cap.), Civelli, Taiwo - Cana, Nasri
(Oruma, 68e), Lamouchi - Maoulida (Niang,
86e), Pagis, Ribéry. Entr. : Fernandez.
I QUARTS DE FINALE
« Le 11 avril 2006, à Lyon,
Lyon - MARSEILLE : 1-2 (1-1).
Spectateurs : 38 885. Arbitre : M. Layec.
Buts : Fred (22e) pour Lyon ; Maoulida (17e),
Niang (65e) pour Marseille. Avertissements :
Abidal (41e), Juninho (52e), Malouda (61e)
pour Lyon ; Taiwo (60e) pour Marseille.
Expulsion : Taiwo (90e + 3) pour Marseille.
Marseille : Barthez (cap.) - Beye, Déhu,
Civelli, Taiwo - Lamouchi, Cana - Maoulida
(Ferreira, 90e + 1), Ribéry - Pagis (Nasri,
74e), Niang. Entr. : Fernandez.
I DEMI-FINALES
« Le 20 avril 2006, à Marseille,
MARSEILLE - Rennes : 3-0 (3-0).
Spectateurs : 57 000. Arbitre : M. Piccirillo.
Buts : Ribéry (1re), Taiwo (19e), Niang (45e).
Avertissements : Cana (59e) pour Marseille ;
Bourillon (57e) pour Rennes.
Marseille : Barthez (cap.) - Beye, Déhu,
Civelli, Taiwo - Lamouchi, Cana (Oruma,
72e), Ribéry (Nasri, 83e) - Maoulida, Niang
(Gimenez, 89e) - Pagis. Entr. : Fernandez.
Age : 24 ans. Poste : gardien.
Taille : 1,92 m. Poids : 88 kg.
Age : 28 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,82 m. Poids : 79 kg.
Age : 22 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,78 m. Poids : 70 kg.
Renato Civelli
Frédéric Déhu
Demetrius Ferreira
Abdoulaye Meïté
Son bilan
Le règlement
Age : 22 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,91 m. Poids : 87 kg.
Age : 33 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,86 m. Poids : 78 kg.
Age : 32 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,75 m. Poids : 74 kg.
Age : 25 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,85 m. Poids : 82 kg.
Comme l’année dernière, le
vainqueur de la Coupe de France
empochera 1,83 M/. Le
finaliste, lui, touchera 1,22 M/.
Taye Taiwo
Lorik Cana
Sabri Lamouchi
Samir Nasri
Les arbitres
Age : 21 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,83 m. Poids : 77 kg.
Age : 22 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,85 m. Poids : 70 kg.
Age : 34 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,75 m. Poids : 72 kg.
Age : 18 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,77 m. Poids : 75 kg.
Wilson Oruma
Franck Ribéry
Christian Gimenez
Toifilou Maoulida
Age : 29 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,74 m. Poids : 70 kg.
Age : 23 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,70 m. Poids : 62 kg.
Age : 31 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,82 m. Poids : 76 kg.
Age : 26 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,84 m. Poids : 75 kg.
Mamadou Niang
Mickaël Pagis
Jean Fernandez
Al-Nasr Riyad (septembre 1995-février
1996), Al-Chabab Riyad (ARS, février
1996-juin 1997), Al-Wahda La Mecque
(ARS, juillet-décembre 1997), Al-Nasr Riyad
(janvier-juin 1998), Etoile Sportive du Sahel
(TUN, 1998-99), Sochaux (septembre
1999-2002), Metz (2002-2005) et Marseille
(depuis 2005). Palmarès d’entraîneur :
Coupe d’Asie des clubs 1998 ; Championnat
du Golfe 1996 ; Championnat d’Arabie
saoudite 1994 ; Coupe d’Arabie saoudite
1997 ; Championnat de France de L2 2001.
Bilan en L1 : 336 matches dirigés. Premier
match dirigé en L1 : 18 juillet 1987,
Cannes-Auxerre (0-0).
Age : 32 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,81 m. Poids : 82 kg.
L’ENTRAÎNEUR
Né le : 8 octobre 1954,
à Mostaganem (ALG).
Parcours de joueur
(milieu) : Portignanes
(1966-1972), Béziers
(1972-1975), Marseille
(1975-1980), Bordeaux
(1980-1982) et Cannes (1982-1984).
Palmarès de joueur : Coupe de France
1976. International olympique. Bilan en L1 :
209 matches, 1 but (1975-1982). Parcours
d’entraîneur : Cannes (centre de formation,
1984-85 ; entraîneur, 1985-1990), Nice
(juillet-décembre 1990), Marseille (adjoint,
janvier 1991-juillet 1992 ; entraîneur,
juillet-novembre 1992 ; superviseur,
novembre 1992-juin 1993), Al-Nasr Riyad
(ARS, 1993-94), Lille (1994-août 1995),
Age : 26 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,78 m. Poids : 80 kg.
20
1918 : Olympique Pantin.
1919 : CASG Paris.
1920 : CA Paris.
1921 : Red Star.
1922 : Red Star.
1923 : Red Star.
1924 : Marseille
1925 : CASG Paris.
1926 : Marseille.
1927 : Marseille.
1928 : Red Star.
1929 : SO Montpellier.
1930 : Sète.
1931 : Club Français.
1932 : Cannes.
1933 : Excelsior Roubaix.
1934 : Sète.
1935 : Marseille.
1936 : RC Paris.
1937 : Sochaux.
1938 : Marseille.
1939 : RC Paris.
1940 : RC Paris.
1941 : Girondins ASP.
1942 : Red Star.
1943 : Marseille.
1944 : Nancy-Lorraine.
1945 : RC Paris.
1946 : Lille.
1947 : Lille.
1948 : Lille.
1949 : RC Paris.
1950 : Reims.
1951 : Strasbourg.
1952 : Nice.
1953 : Lille.
1954 : Nice.
1955 : Lille.
1956 : Sedan.
1957 : Toulouse FC.
1958 : Reims.
1959 : Le Havre.
1960 : Monaco.
1961 : Sedan.
1962 : Saint-Etienne.
1963 : Monaco.
1964 : Lyon.
1965 : Rennes.
1966 : Strasbourg.
1967 : Lyon.
1968 : Saint-Etienne.
1969 : Marseille.
1970 : Saint-Etienne.
1971 : Rennes.
1972 : Marseille.
1973 : Lyon.
1974 : Saint-Etienne.
1975 : Saint-Etienne.
1976 : Marseille.
1977 : Saint-Etienne.
1978 : Nancy.
1979 : Nantes.
1980 : Monaco.
1981 : Bastia.
1982 : Paris-SG.
1983 : Paris-SG.
1984 : Metz.
1985 : Monaco.
1986 : Bordeaux.
1987 : Bordeaux.
1988 : Metz.
1989 : Marseille.
1990 : Montpellier Hérault.
1991 : Monaco.
1992 : non disputée.
1993 : Paris-SG.
1994 : Auxerre.
1995 : Paris-SG.
1996 : Auxerre.
1997 : Nice.
1998 : Paris-SG.
1999 : Nantes.
2000 : Nantes.
2001 : Strasbourg.
2002 : Lorient.
2003 : Auxerre.
2004 : Paris-SG.
2005 : Auxerre.
Les gains
Photos L’ÉQUIPE
5 matches, 5 victoires, 13 buts marqués
et 1 but encaissé. 23 joueurs utilisés :
Cana, Maoulida et Ribéry (5 matches), Beye,
Déhu, Ferreira, Lamouchi, Nasri et Pagis (4),
Carrasso, Civelli, Gimenez, Niang, Oruma et
Taiwo (3), André Luis, Barthez, Cantareil et
Delfim (2), Bonnissel, César, Deruda et
M. N’Diaye (1). 7 buteurs : Maoulida
(4 buts), Ribéry (3), Niang (2), Gimenez,
Oruma, Pagis et Taiwo (1).
Le palmarès
Inauguré le 28 janvier 1998 avec
la rencontre France-Espagne
(1-0), le Stade de France a
accueilli sa première finale de la
Coupe de France, entre Paris-SG
et Lens, le 3 mai suivant (2-1).
Depuis maintenant huit ans, le
SdF a succédé au Parc des
Princes pour l’organisation des
rencontres de l’équipe de France,
ainsi que pour la finale des
Coupes nationales. Il a, la
semaine dernière, accueilli la
finale de la Coupe de la Ligue,
remportée par Nancy, vainqueur
de Nice (2-1).
En cas d’égalité à la fin du
temps réglementaire, une
prolongation de deux périodes
de quinze minutes chacune sera
jouée. Si l’égalité subsiste à
l’issue de la prolongation, les
deux clubs se départageront par
l’épreuve des tirs au but.
Photo LA PROVENCE/PHOTOPQR
Son parcours
Age : 34 ans. Poste : gardien.
Taille : 1,83 m. Poids : 75 kg.
Le stade
Le staff technique
Entraîneurs adjoints : Albert Emon,
Georges Gacon (préparation physique) et
Laurent Spinosi (gardiens).
LAURENT DUHAMEL
(Ligue Normandie).
Age : 37 ans. Né le : 10 octobre
1968, à Rouen (Seine-Maritime).
Taille : 1,73 m. Poids : 76 kg.
Arbitre international. En exercice
depuis 1993. Profession :
directeur du centre régional de la
jeunesse et des sports. Arbitres
assistants : Stéphane Duhamel
(Ligue Normandie) et Bruno Faye
(Ligue Aquitaine). Quatrième
arbitre : Tony Chapron (Ligue
Rhône-Alpes).
La dernière finale
« Le 4 juin 2005, à Saint-Denis
(Stade de France - Paris 2012),
Sedan (L2) - AUXERRE : 1-2
(0-1). Spectateurs : 77 617.
Arbitre : M. Derrien. Buts : Noro
(64e) pour Sedan ; Benjani (37e),
Kalou (90e + 3) pour Auxerre.
Avertissements : Radet (31e),
Kalou (90e + 3) pour Auxerre.
Sedan : Regnault - Ducourtioux,
Charpenet (cap.), Hénin, Njanka
(Budak, 90e), Belhadj - Noro,
Neumann, Mokaké (Sabin, 59e) Citony, Gagnier. Entr. : Romano.
Auxerre : Cool - Radet (Sagna,
61e), Kaboul, Mignot, Jaurès Violeau, Cheyrou - Lachuer (cap.)
(Kalou, 72e), Mathis, Akalé Benjani. Entr. : Roux.
Jérôme Alonzo
Lionel Letizi
Sylvain Armand
Bernard Mendy
Palmarèss
Age : 33 ans. Poste : gardien.
Taille : 1,86 m. Poids : 83 kg.
Age : 32 ans. Poste : gardien.
Taille : 1,87 m. Poids : 86 kg.
Age : 25 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,82 m. Poids : 82 kg.
Age : 24 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,80 m. Poids : 77 kg.
Paulo César
Stéphane Pichot
David Rozehnal
Mario Yepes
Age : 27 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,76 m. Poids : 75 kg.
Age : 29 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,78 m. Poids : 75 kg.
Age : 25 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,93 m. Poids : 77 kg.
Age : 30 ans. Poste : défenseur.
Taille : 1,86 m. Poids : 83 kg.
Edouard Cissé
Vikash Dhorasoo
Christophe Landrin
Modeste M’Bami
Age : 28 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,87 m. Poids : 76 kg.
Age : 32 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,68 m. Poids : 63 kg.
Age : 28 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,75 m. Poids : 68 kg.
Age : 23 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,72 m. Poids : 67 kg.
Cristian Rodriguez
Jérôme Rothen
Carlos Bueno
Bonaventure Kalou
Age : 20 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,75 m. Poids : 72 kg.
Age : 28 ans. Poste : milieu.
Taille : 1,77 m. Poids : 74 kg.
Age : 25 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,78 m. Poids : 72 kg.
Age : 28 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,82 m. Poids : 80 kg.
Fabrice Pancrate
Pedro Miguel Pauleta
Guy Lacombe
Guingamp (février 1999-2002), Sochaux
(2002-2005) et Paris-SG (depuis décembre
2005). Palmarès d’entraîneur : Coupe de
la Ligue 2004 ; Gambardella 1995. Bilan en
L1 : 282 matches dirigés. Premier match
dirigé en L1 : 21 octobre 1995,
Gueugnon-Cannes (1-1).
Age : 25 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,85 m. Poids : 80 kg.
Age : 33 ans. Poste : attaquant.
Taille : 1,80 m. Poids : 78 kg.
L’ENTRAÎNEUR
Né le : 13 juin 1955,
à Villefranchede-Rouergue (Aveyron).
Parcours de joueur
(milieu) :
Villefranche-de-Rouergue
(1970-1975), Albi
(1975-76), Nantes (1976-1979), Lens
(1979-1981), Tours (1981-1983), Toulouse
(1983-1985), Rennes (1985-novembre
1986), Lille (décembre 1986-1987) et
Cannes (1987-1989). Palmarès de joueur :
Tournoi olympique 1984 ; Championnat de
France 1977. Bilan en L1 : 354 matches,
45 buts (1977-1989). Parcours
d’entraîneur : Cannes (centre de formation,
1989-octobre 1995 ; entraîneur, octobre
1995-1997), Toulouse (1998-janvier 1999),
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Le staff technique
Entraîneurs adjoints : Eric Blahic, Cyril
Moine (préparation physique), Christian Mas
(gardiens) et Alain Blachon (chargé des
blessés).
Coupe des Cooupes en 1996
Championnatt de France
en 1986 et 19994
Coupe de Fraance en 1982, 1983, 1993,
1995, 1998 et 2004
Coupe de la Ligue en 1995 et 1998
Trophées des champions en 1995
et 1998
Championnat de France de L2 en 1971
Son parcours
I TRENTE-DEUXIÈMES DE FINALE
« Le 7 janvier 2006, à Lens,
Vermelles (DH) - PARIS-SG : 0-4 (0-1).
Spectateurs : 15 311. Arbitre : M. Cailleux.
Buts : Pauleta (8e), Armand (51e), Bueno
(73e), Rodriguez (83e). Avertissements :
Hayart (62e) pour Vermelles ; M’Bami (33e),
Dhorasso (81e) pour le Paris-SG.
Paris-SG : Alonzo - Pichot, Rozehnal,
Yepes, Armand - M’Bami, Dhorasoo
(Semak, 46e) - Pancrate (Dja Djedje, 81e),
Rothen - Rodriguez, Pauleta (cap.) (Bueno,
46e). Entr. : Lacombe.
I SEIZIÈMES DE FINALE
« Le 1er février 2006, à Paris,
PARIS-SG - Auxerre : 1-0 (0-0).
Spectateurs : 16 301. Arbitre : M. Bré. But :
Grichting (75e c.s.c.).
Paris-SG : Alonzo - Mendy, Rozehnal,
Yepes, Armand - Cissé, Landrin - Pancrate,
Rodriguez (Paulo César, 87e), Semak
(Haddad, 46e) - Pauleta (cap.).
Entr. : Lacombe.
I HUITIÈMES DE FINALE
« Le 14 mars 2006, à Lyon
(stade de Gerland),
Lyon Duchère (CFA) - PARIS-SG : 0-3
(0-1). Spectateurs : 9 000. Arbitre :
M. Ledentu. Buts : Bueno (30e), Pauleta
(74e, 76e). Avertissements : S. Cherif (51e),
Damiani (65e) pour Lyon Duchère.
Paris-SG : Letizi (cap.) - Pichot, Rozenhal,
Armand, Paulo César - M’Bami, Cissé
(Dramé, 82e) - Pancrate, Dhorasoo,
Rodriguez (Rothen, 78e) - Bueno (Pauleta,
73e). Entr. : Lacombe.
I QUARTS DE FINALE
« Le 11 avril 2006, à Paris,
PARIS-SG - Lille : 2-1 (1-1). Spectateurs :
21 345. Arbitre : M. Colombo. Buts : Kalou
(40e), Pauleta (57e) pour Paris-SG ; Tavlaridis
(31e) pour Lille. Avertissements : Kalou (26e),
Pancrate (59e), Cissé (76e), Pauleta (90e)
pour Paris-SG ; Tavlaridis (38e), Bodmer
(87e) pour Lille.
Paris-SG : Letizi - Mendy, Rozehnal,
Armand, Paulo César - Cissé, M’Bami Dhorasoo, Kalou (Pichot, 87e), Pancrate Pauleta (cap.) (Bueno, 90e + 1).
Entr. : Lacombe.
I DEMI-FINALES
« Le 20 avril 2006, à Nantes,
Nantes - PARIS-SG : 1-2 (0-0).
Spectateurs : 35 968. Arbitre : M. Ledentu.
Buts : Cetto (72e) pour Nantes ; Pancrate
(68e), Pauleta (86e) pour Paris-SG.
Avertissements : M. Diallo (46e), Faé (69e)
pour Nantes ; Pauleta (56e), Mendy (75e)
pour Paris-SG.
Paris-SG : Letizi - Paulo César (Mendy,
62e), Rozehnal, Yepes, Armand - M’Bami,
Cissé - Pancrate, Dhorasoo (Landrin,
90e + 1), Rothen - Pauleta (cap.).
Entr. : Lacombe.
Son bilan
5 matches, 5 victoires, 12 buts marqués
et 2 buts encaissés. 22 joueurs utilisés :
Armand, Pancrate, Pauleta et Rozehnal
(5 matches), Cissé, Dhorasoo, M’Bami,
Paulo César (4), Bueno, Letizi, Mendy,
Pichot, Rodriguez, Rothen et Yepes (3),
Alonzo, Landrin et Semak (2), Dja Djedje,
Dramé, Haddad et Kalou (1). 6 buteurs :
Pauleta (5 buts), Bueno (2), Armand, Kalou,
Pancrate et Rodriguez (1). 1 c.s.c. :
Grichting (Auxerre).
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
21
22
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
LIGUE 1 VOYAGE CHEZ LE CHAMPION
Les Verts veulent jouer un tour à Lyon
P
our tous les clubs de l’élite du
football français, un voyage
chez le désormais quintuple
champion de France est un
événement, suscitant l’espoir
quasiment insensé, vu la domination lyonnaise dans l’Hexagone, de réussir un
exploit. Pour l’AS Saint-Etienne, c’est
encore différent. Aller à Gerland, c’est
avant tout aller défier l’ennemi héréditaire, avec la vieille image jaunie qui ressort deux fois l’an de la cité ouvrière qui
affronte la ville bourgeoise... L’économie a
beau aller de l’avant et Saint-Etienne tenter d’oublier ses puits de charbon et ses
terrils, au profit du design, la parabole
reste d’actualité, au moins dans l’esprit des
supporters. Cet antagonisme entre deux
villes, profondément ancré, touche en
revanche moins les joueurs. Il est vrai que
dans la Loire, mis à part Loïc Perrin
– absent dimanche pour cause de blessure –, il n’y a pas de Stéphanois pur sucre
dans l’effectif. Même constat en ce qui
concerne les Gones sur les bords de
Saône : « Si nous gagnons, ce serait surtout
une belle fête pour nos supporters »,
reconnaît d’ailleurs Jérémie Janot.
Quitte à jouer avec les images, Elie Baup a
choisi depuis plusieurs semaines de comparer la fin de saison de son groupe au
Tour de France. « Nous n’avons face à nous
que des étapes de montagne, avec des
équipes qui jouent les cinq premières
places du Championnat. Parmi tous ces
sommets qui sont autant de grands cols,
nous avons plutôt bien passé le cap face à
Auxerre, Bordeaux ou Lens. Mais Lyon,
c’est plus que ça. C’est l’Himalaya... » Et
l’on ne grimpe évidemment pas sur la cime
de l’Everest le postérieur tranquillement
posé sur sa selle : « Attention, un match
reste un match », précise néanmoins le
technicien stéphanois.
Baup aurait tout aussi bien pu s’appuyer
sur le souvenir du dernier séjour stéphanois en terre lyonnaise et jouer au fabuliste, style le Lièvre et la Tortue. Ce jour-là,
personne ne donnait cher des chances
vertes au coup d’envoi ; quand, à la
49e minute de la partie, Pierre-Alain Frau
réussissait le troisième but de son équipe,
il n’y avait plus personne, même au sein
des plus acharnés des ultras stéphanois,
pour accorder un iota de chance à Sablé et
consorts. Pourtant, tour à tour, Feindouno
et Compan trompaient la vigilance de Cou-
22
« NE PAS AVOIR DE COMPLEXE
D’INFÉRIORITÉ »
D’ailleurs, depuis le retour des Verts en
Ligue 1, les rencontres sont plus équilibrées que ne le laisserait supposer l’état
des lieux d’avant-match : « On fait bonne
figure, on a toujours été à la hauteur,
même si l’on ne gagne pas. J’espère que ce
sera encore le cas. L’an dernier, cela avait
été un grand match et tout le monde s’était
régalé », se souvient avec délectation Jérémie Janot. Alors, ne comptez pas sur le
gardien et sur ses partenaires pour se présenter en victimes expiatoires : « On sera
dans un état d’esprit où il y a trois points
en jeu et on va tout faire pour en prendre
au moins un. Il ne faut surtout pas avoir de
complexe d’infériorité. On les connaît,
bien sûr, on connaît leur force, leur talent,
mais en sachant qu’il faudra être à 100 %
ou plus ; si on se dévalorise dès le départ,
on n’y arrivera jamais. » Elie Baup ne
cache pas plus la différence de niveau
entre les deux formations, même s’il tient
à la placer sur un terrain bien particulier :
« Les qualités de l’OL, ce n’est pas la peine
d’en parler. Sa force principale, c’est
d’avoir un budget impressionnant, cinq ou
six fois supérieur au nôtre. Mais cela reste
des joueurs avec deux bras et deux
jambes. »
Pour l’entraîneur, ce derby tombe presque
à pic pour intéresser une fin d’exercice
sans enjeu : « La mobilisation de fin de saison, elle est toute trouvée ! Avoir le derby
placé à ce moment, c’est un gage de motivation, alors que l’on est dans le ventre
mou. » En revanche, Baup regrette de
devoir disputer cette rencontre après une
coupure de deux semaines : « Quel que soit
le match suivant, c’est trop long, d’autant
que depuis quelque temps on a cette régularité d’un match par semaine. C’est un
bon rythme pour nous par rapport à notre
potentiel. La preuve, on restait sur quatre
résultats positifs. Et eux, ils ont joué pendant ce temps ! » Tandis que les Lyonnais
se la jouaient dilettante au pied du rocher
monégasque (1-2), les Stéphanois se sont
contentés d’un match amical, gagné 1-0,
face à Toulouse. Pour cette opposition,
Janot avait été laissé au repos, ce qui lui a
donné le temps de réfléchir aux frappes de
Junhino : « A priori, on n’a toujours pas
trouvé le vaccin ! Mais je ne me prends pas
la tête. Il va y avoir des coups de pied arrêtés, il va les tirer. A nous – et à moi en particulier – d’être attentifs. » Ce n’est pas
parce que l’OL va célébrer à domicile son
cinquième titre de champion que les Stéphanois veulent applaudir et regarder. Ils
rêveraient plutôt de placer une ou deux
fusées vertes au milieu du feu d’artifice.
Co rr esp o n d an ce
JEA N - YV ES DUP A I N
L’an dernier, le
combat entre Juninho
et Zokora était
intense. Tour à tour,
l’OL et l’ASSE avaient
pris l’ascendant. Et
c’est sur le fil que
Lyon avait gagné 3-2.
Un bilan équilibré
Buts mar
15
nuls
10
0
victoires
Saint-Etienne
SSaint-Et
aaint-Et
i t-Etienn
-Eti
ienne
iienn
enne
nn
Saint
aint-E
t-Et
Etttienne
15 Lyon
victoires
Chhiffres établis sur la base des 40 Lyon - Saint-Etienne
deepuis 1945-46.
La dernière confrontation
I 27e JOURNÉE 2004-05
« Le 26 février 2005, à Lyon,
LYON - Saint-Etienne : 3-2 (1-0). Spectateurs : 38 915.
Arbitre : M. Sars. Buts : Wiltord (45e + 2), Malouda (47e),
Frau (49e) pour Lyon ; Feindouno (56e), Compan (90e) pour
Saint-Etienne. Avertissements : Diarra (45e) pour Lyon ;
Ilunga (9e), Yahia (66e), Compan (85e) pour Saint-Etienne.
Lyon : Coupet - Diatta, Cris, Abidal, Berthod - Diarra
(Clément, 88e), Juninho - Govou (cap.), Wiltord
(Bergougnoux, 72e), Malouda - Frau (Nilmar, 80e). Entr. :
Le Guen.
Saint-Etienne : Janot - Diawara, Camara, Hognon, Ilunga
(Yahia, 52e) - Sablé (cap.), Zokora, Hellebuyck Feindouno, Piquionne (Mendy, 73e), Marin (Compan, 52e).
Entr. : Baup.
LE PRÉCÉDENT
L’ŒIL SUR L’OL
1984-85. LYON - SAINT-ETIENNE : 1-5
Une humiliation pour Herbin
est des anniversaires dont on se souvient plus que d’autres.
IjourslJean-Luc
Ribar n’est ainsi pas près d’oublier ses vingt ans. Deux
plus tôt, le 24 février 1985, il avait participé à l’euphorie stéphanoise à Gerland quand les Verts, entraînés alors par Henri Kasperczak, s’étaient imposés 5 buts à 1 sur la pelouse lyonnaise. Un
match de Division 2 à l’époque, certes, mais malgré tout inoubliable : « Nous avions une grosse envie de remonter avec un
groupe homogène, tandis que l’OL vivait une période de transition », raconte Ribar. Sur le terrain, la différence avait été manifeste : « Nous étions simplement meilleurs qu’eux, mais nous
avions quand même réalisé une énorme performance en jouant à
dix contre onze la majeure partie de la seconde mi-temps , se souvient-il.
Didier Gilles et Roger Milla avaient effectivement été remplacés
sur blessure avant la pause sifflée par M. Robert Wurtz et, à
l’époque, seuls deux changements étaient autorisés. Dès la
reprise, alors que les Verts menaient déjà 1-0 sur un but de JeanFrançois Daniel, Jean-Luc Ribar doublait la mise, avant que Gilles
Peycelon ne se blesse à son tour : seul, le Stéphanois s’occasionnait une entorse du genou avec rupture des ligaments croisés. En
infériorité numérique, l’AS Saint-Etienne n’en poursuivait pas
moins sa domination et son festival. Patrice Ferri, sur coup franc,
enfonçait le clou, Carlos Diarte faisait oublier Roger Milla et JeanLuc Ribar réussissait un doublé : « Moi, j’avais réussi deux buts ce
jour-là, un du gauche et un de la tête... Preuve que je devais être en
superbe forme pour marquer de la tête avec ma petite taille »,
s’amuse-t-il plus de vingt ans plus tard. L’honneur lyonnais était
sauvé à l’ultime minute du temps réglementaire par Laurent Fournier, mais cela n’empêchait pas une cuisante défaite et l’humiliation des Gones par leurs voisins stéphanois.
Le coup était d’autant plus rude pour l’OL qu’en son sein évoluaient d’anciens Verts, Francis Lacuesta, absent du terrain ce
jour-là, mais aussi Jean-François Larios qui, durant 90 minutes, fut
la cible des lazzis des supporters pour un jeu jugé trop dur. Surtout, sur le banc lyonnais, l’entraîneur n’était autre que Robert
Herbin : « Le fait qu’Herbin ait été à Lyon n’avait rien ajouté à
notre motivation. La seule motivation, la vraie, c’était de jouer le
derby. C’est un match très particulier, plus pour l’environnement
que pour les joueurs eux-mêmes, parce que, c’était déjà vrai à
l’époque et ça l’est encore plus aujourd’hui, il n’y a quasiment plus
de joueurs du cru. »
J. - Y. D.
Le Stéphanois
Jean-Luc Ribart,
auteur de deux
buts en début de
seconde
mi-temps, fut ce
jour-là l’un des
artisans de la
victoire
stéphanoise à
Lyon (1-5).
LA FIGURE
Carteron le nostalgique
«J
e me souviens en particulier d’un match de
Coupe de France à
Gerland, alors que je jouais à
Saint-Etienne, qui s’est terminé
aux tirs au but. Quand je suis aller
tirer mon penalty, les sifflets
m’avaient accompagné du rond
central à la surface... » Après avoir
disputé deux derbys sous le maillot lyonnais, Patrice Carteron jouait
pour l’occasion son premier en
vert, avec un accueil difficile des
deux côtés : « Le plus difficile,
c’est qu’à un moment j’étais à la
fois haï à Lyon, parce que j’avais
signé à Saint-Etienne, et à SaintEtienne, parce que j’avais joué à
Ly on . » P a t r i c e C a r t e r o n ,
aujourd’hui à l’AS Cannes, a heureusement gardé en mémoire des
épisodes plus agréables, qui resteront comme des moments forts
dans sa carrière quand il aura
définitivement tourné la page :
« Je garde surtout à l’esprit les
deux derbys de la saison dernière.
Je pense que le match aller à
Geoffroy-Guichard (2-3) a été le
match de la saison pour les téléspectateurs et j’ai eu la chance d’y
participer. » En revanche, il n’était
pas dans l’équipe stéphanoise lors
Hognon : « Leur
domination s’accentue »
du match retour, quand, après
avoir été menés 3-0, les hommes
d’Elie Baup sont revenus à 3-2.
« Sans la blessure de Compan,
nous aurions pu égaliser », estime
même Carteron, qui préfère retenir l’état d’esprit qui avait prévalu
lors de la rencontre : « Au niveau
de la passion, c’était superbe de
montrer que c’était du football
avant tout. La priorité, c’est quand
même le spectacle. » Sauf que
l’engouement suscité chaque saison par l’événement exacerbe
l’aversion réciproque entre supporters des deux clubs : « C’est
très, très fort. J’ai connu des derbys en Bretagne, mais ça n’a rien
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Photo Didier FÈVRE
Saain
S
iint
nnt
nt-Etienne
t
pet et la domination des visiteurs laissait
entrevoir une possible égalisation. Las,
Lilian Compan se blessait en toute fin de
match, alors que Baup avait déjà effectué
ses trois changements. La tâche était dès
lors trop rude et le lièvre conservait un
mince avantage sur la ligne.
Photos Bernard PAPON
Lyo
Lyon
yyon
on
on
PRATIQUE
I Les Stéphanois sont verts ou
ne sont pas. S’ils utilisent en
quelques occasions une tenue où
le blanc se mêle au vert, lors de
certains déplacements, Julien
Sablé et ses partenaires seront
bien tout de vert vêtus
dimanche soir à Gerland :
maillot, culotte et bas seront au
couleur de l’espérance. Ce fut
déjà le cas cette saison à
Strasbourg, ce qui avait plutôt
porté bonheur aux hommes
d’Elie Baup (victoire 1-0).
I Le voyage des Stéphanois
chez le voisin lyonnais est le plus
court de la saison, à peine 60
kilomètres, d’où une logistique
inédite qui s’apparente plus à un
match à domicile. Après
l’entraînement de samedi matin
sur les installations du centre de
formation de L’Etrat, qui se
déroulera à huis clos comme
chaque veille de match, les
Foréziens partiront pour une
mise au... vert dans un hôtel de
la ville. Le déplacement se fera
en bus dimanche à 18 heures,
après une sieste et une collation.
Seuls les joueurs et
l’encadrement technique
prendront place dans le bus.
I Les repas d’avant-match ne
brilleront pas par leur originalité.
Au petit déjeuner, les Stéphanois
dégusteront céréales, fruits et
pain d’épice, avec café et lait. Au
dîner du samedi soir, ils auront
le choix entre viande grillée et
poisson, crudités, pâtes et
yaourt... Le déjeuner de
dimanche y ressemblera, tandis
que pain d’épice, fruits secs, jus
d’orange et café seront sur la
table à l’heure de la collation.
I Ce sont environ
2 000 supporters qui se
déplaceront à Lyon soutenir leur
équipe favorite, ce qui devrait
remplir intégralement le parcage
visiteurs. On peut imaginer qu’en
raison de la proximité des villes
certains auront profité de leurs
relations dans la capitale des
Gaules pour acquérir un billet par
leurs propres moyens : mais les
places étant rares et chères, ce
nombre devrait être limité.
es points faibles de Lyon,
«L
ce seraient des points
forts pour nous... » La formule
Photo L’ÉQUIPE
MOTIVATION. Au fil des années, la passion suscitée par
le derby du Rhône reste unique. Cette année, l’OL profitera de
l’événement pour célébrer à Gerland son cinquième titre de
champion d’affilée, record de Saint-Etienne battu. Rien ne
ferait plus plaisir aux Verts que de... gâcher la fête.
à voir. Ici, on sent que ce match
revêt une importance cruciale et, à
mon arrivée à Lyon, j’avais été très
surpris de cette animosité. » Heureusement, cette antipathie ne
franchit pas les portes des vestiaires : « Non, il n’y a pas de haine
aujourd’hui entre joueurs, même
si cela a pu être le cas à une
époque. Au contraire, il y a beaucoup de respect sur le terrain. »
Alors, dimanche, Patrice Carteron
sera devant son téléviseur pour ne
pas rater l’événement, un brin
nostalgique : « Eh oui, je serai
chez moi et je supporterai... SaintEtienne ! »
J. - Y. D.
est de Vincent Hognon,
défenseur central si
indispensable aux Verts que son
absence pour blessure en début
d’année a sans doute coûté
aussi cher à Elie Baup que celles
des six internationaux africains
réunis. L’ancien Nancéien, qui
vient de prolonger son bail en
vert, observe le voisin lyonnais
d’un œil lucide : « C’est une très
belle équipe, bien sûr. Ils
dominent le Championnat depuis
plusieurs années et on a même
l’impression que cette
domination s’accentue d’année
en année, d’autant que les
grosses équipes supposées
rivaliser avec eux passent
souvent à côté. C’est surtout
pour ça que l’écart se creuse. »
A l’échelle continentale, pourtant,
il manque encore un petit
quelque chose aux Gones pour
atteindre le firmament : « C’est
leur unique lacune. Pour l’instant,
il leur manque de passer un
nouveau cap au niveau
européen, et c’est tout. » Et
comme tout le monde il pointe le
problème offensif : « Les
attaquants restent les joueurs les
plus chers sur le marché. Avoir
un Chevtchenko ou un Trezeguet
chez soi, ce n’est pas simple,
pas facile, surtout en France. Et
pourtant, ça pourrait
effectivement les aider à franchir
un cap. » Le Stéphanois n’efface
pas pour autant d’un trait de
plume les qualités de Fred : « Ils
l’ont quand même acheté
15 millions d’euros, je crois. Il
faut lui laisser un peu de temps.
Il en est déjà à 8 ou 9 buts pour
cette première saison, et on
verra bien la saison prochaine ce
qu’il donnera. Il peut encore
progresser. Mais c’est sûr qu’ils
n’ont pas pour l’instant
l’équivalent d’Inzaghi ou
d’Henry. » Conscient de l’écart
existant veut croire à un possible
exploit des Stéphanois : « On ne
va pas chercher à s’adapter à
eux. L’important, c’est de jouer
avec nos armes, avec nos
valeurs et, sur un match, sait-on
jamais. D’ailleurs, à
Geoffroy-Guichard (0-0), c’était
plutôt équilibré et, l’an dernier
chez eux, on a vu que tout
restait possible, même si nous
avions perdu... »
J. - Y. D.
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Bleu
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Jaune
23
Bleu
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Rouge
Bleu
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Noir
A Saint-Etienne,
Caïazzo temporise
Le patron des Verts assure
qu’il veut absolument
conserver son entraîneur et en
profite pour mettre un terme à
la rumeur Santini. « Une
énormité », selon lui.
ardi, l’hypothèse du
départ d’Elie Baup a
entraîné un fourmillement de
réactions sur les forums de
supporters des Verts. Entre
autres commentaires, certains
dénonçaient une manipulation
destinée à déstabiliser leur
équipe quelques jours avant le
derby face à Lyon, tandis que
d’autres critiquaient le manque
de stabilité qu’induirait un
changement technique. Mais le
président de Saint-Etienne refuse
de suivre cet emballement.
« Vous voulez connaître mon
sentiment profond ? Je pense
qu’il va rester, affirme Bernard
Caïazzo, qui cherche
probablement à tempérer les
propos tenus dans nos colonnes
la semaine dernière et qui ont
agité l’environnement stéphanois.
En tout cas, je ne suis pas
favorable à son départ. Avec Elie,
j’ai presque un rapport de
fraternité : entre nous, il ne peut
pas y avoir de problème et il n’y
en aura jamais. Quant aux
histoires de contrat... S’il n’avait
plus envie de rester, il pourrait
recouvrer sa liberté, contrat ou
pas contrat. Mais, ici, on
recherche la stabilité. C’est
pourquoi je proposerai lors du
prochain conseil d’administration
du club que l’on prolonge son
contrat, car il s’agit d’une
question qui doit être réglée de
manière collégiale. » Mais ce
sujet n’aurait-il pas pu être
abordé plus tôt, de façon à éviter
une telle situation ? « Quand
vous avez des rapports affectifs
avec les gens, tout roule,
rétorque Bernard Caïazzo. On est
fin avril et la question a été
évoquée depuis une dizaine de
jours. Et puis, il lui restait une
saison de contrat. J’ajoute que
nous n’avons pas encore réfléchi
à son éventuel remplacement.
Mais, quand je lis dans les
journaux que Jacques Santini
pourrait venir, je réponds qu’il ne
s’agit pas seulement d’une
mauvaise information, c’est une
énormité ! Ce n’est pas dans
l’esprit des dirigeants. » Si ces
derniers, qui sont sur la piste de
l’Auxerrois Benoît Cheyrou et du
Sochalien Ilan, excluent le
recrutement de l’ancien
sélectionneur des Bleus, on peut
imaginer qu’ils creusent d’autres
pistes et qu’ils n’officialiseront
pas le départ d’Elie Baup tant
qu’ils ne lui auront pas trouvé un
successeur. Car l’actuel coach
des Verts, notamment déçu par
un recrutement qu’il aurait
parfois plus subi qu’imposé, ne
semble pas parti pour rester.
« Mon cas personnel, je
n’en parlerai pas pour
l’instant. Je laisse les
autres parler à ma place. »
ORIGINES. L’entraîneur de Saint-Etienne, qui pourrait
quitter les Verts, est l’une des priorités du TFC. Ce serait
pour lui l’occasion d’un retour aux sources.
aux sollicitations de Toulouse, à la recherche d’un
entraîneur pourvu d’une forte expérience de la Ligue 1
et qui ne fasse pas de vagues. Clin d’œil du destin, une
rencontre amicale a opposé Saint-Etienne au TFC, la
semaine dernière. Les deux parties en ont-elles profité
pour se rapprocher, pour nouer des contacts ?
IL FIGURE SUR LA « SHORT LIST »
DES DIRIGEANTS DU TFC
« C’était un concours de circonstances, un match
conclu depuis un bon moment, rétorque Hugues
Henry, le directeur général du club toulousain. On n’a
pas vraiment besoin d’attendre ce type d’occasion
pour pouvoir discuter. Pour en venir à Elie Baup, il correspond aux critères définis par le club, mais ce n’est
pas le seul. Au niveau où on en est aujourd’hui, c’est
plus que prématuré de parler de sa venue à Toulouse.
On est en train de constituer une “ short list ”, dont il
fera partie, après le refus de Raynald Denoueix. Ce
dernier n’a pas pu se rendre disponible, mais il correspondait bien à ce qu’on veut construire à Toulouse. On
forme une équipe de dirigeants très réduite et on
cherche quelqu’un qui puisse faire franchir des paliers
au club et qui corresponde à son état d’esprit. »
En tout cas, il est sûr qu’Elie Baup, qui a déjà fréquenté le club de la Ville rose, de 1984 à 1991, au poste
de responsable adjoint du centre de formation, ne
reviendrait que si de solides garanties lui étaient
offertes, notamment en ce qui concerne sa marge de
manœuvre face à un président qui se comporte en vrai
boss. Il voudrait aussi être sûr qu’Erick Mombaerts,
destiné à devenir directeur général adjoint en charge
des questions sportives et conseiller du président,
n’empiétera pas sur son domaine technique, surtout
que les relations entre les deux hommes sont mauvaises. Il souhaiterait également être accompagné de
son staff actuel, ce qui pose la question d’Alain Casanova, qui occupe depuis de longues saisons le poste
d’adjoint au TFC. Ces points sont essentiels aux yeux
de celui qui avait déjà été approché à l’été 2004 par les
dirigeants toulousains, lesquels n’avaient jamais voulu
confirmer ces contacts. Deux ans après, l’histoire se
répète, mais elle pourrait cette fois-ci avoir une autre
fin, même si Baup est aussi courtisé par Auxerre.
Cependant, sur ce point comme sur les autres, celui
dont il se murmure qu’il pourrait amener son ami
Fabien Barthez dans ses bagages n’a pas voulu s’exprimer. « Pour l’instant, dit-il, ce qui m’intéresse, c’est
qu’on compte 46 points et qu’en en possédait 53 en fin
de saison dernière, martèle Baup, très apprécié par
l’attaquant toulousain Daniel Moreira. Il nous reste
donc trois matches pour nous rapprocher de ce total et
pour confirmer une forme de régularité. Quant à mon
cas personnel, je n’en parlerai pas pour l’instant. Je
laisse les autres parler à ma place. Quand le moment
sera venu, je m’exprimerai par rapport à ce qui a été
dit. » Il pourrait briser le silence après le derby face à
Lyon disputé ce dimanche, ce qui lui permettrait de
prendre la main quelques jours avant le conseil
d’administration du club, convoqué le 6 mai. Cela lui
laisse le temps de soupeser les avantages et les inconvénients d’un club toulousain qui le ramènerait vers
ses racines, mais qui ne constituerait sans doute pas
pour lui une grande progression sur le plan sportif.
FR AN ÇO IS V ER DEN E T
et V I NC ENT VI L LA
Photo Jean-Louis FEL
M
24
18:01 Uhr
Seite 1
V. V.
I Le défenseur ghanéen
John Mensah s’est engagé
pour trois saisons avec le
Stade Rennais, où il était
prêté depuis janvier par le
club italien du Chievo Vérone.
I Yoann Gourcuff est en
pourparlers avec le Stade
Rennais pour prolonger. Sous
contrat jusqu’en juin 2007, le
milieu de terrain breton est
convoité par plusieurs clubs
européens (Arsenal,
AC Milan, Juventus Turin).
I Prêté en début de saison
par le LOSC au FC Lorient
(L2), Johan Audel, milieu
gauche ou attaquant,
retrouvera son club d’origine
en juillet prochain. Claude
Puel estime que l’année
passée en Bretagne lui a
permis d’acquérir de
l’expérience et souhaite le
récupérer dans son effectif.
SIGNATURE
Clerc et Wiltord
premières recrues lyonnaises ?
Libre en juin et suivi par plusieurs clubs (Marseille, Monaco, AC Milan),
François Clerc s’est mis d’accord avec Jean-Michel Aulas sur un nouveau
contrat de quatre ans. Ayant obtenu que son salaire soit multiplié par
cinq, le latéral droit devrait rapidement signer. Pour parvenir à conserver
son autre joueur en fin de contrat, l’état-major rhodanien devra offrir les
trois années espérées par Sylvain Wiltord, visiblement vexé par la première négociation. « En me faisant une telle proposition, je considère que
l’OL m’a manqué de respect, et je m’en suis trouvé blessé. Je cours pour
ce club depuis deux ans, et j’aime être récompensé de mon travail.
Depuis, les choses ont évolué, mais je n’ai encore rien décidé », a déclaré
l’attaquant international, cible de Saint-Etienne, du PSG et de l’OM, et qui
aimerait être fixé sur son avenir avant la Coupe du monde.
I Florian Lucchini, le
troisième gardien de
l’AC Ajaccio, va quitter le
club corse à la fin du
Championnat. Il s’est engagé
pour cinq ans avec le club
japonais de Jubilo Iwata.
I En fin de contrat avec
Amiens, l’attaquant Philippe
Celdran a indiqué à ses
dirigeants qu’il souhaitait
poursuivre sa carrière dans
un club ambitieux la saison
prochaine.
UNE-DEUX
Tafforeau : « Thuilot m’a manqué de respect »
L’intervention dans nos colonnes, mardi
dernier, de Xavier Thuilot, président
délégué du LOSC, semble avoir signé la
fin de l’aventure de Grégory Tafforeau
dans le Nord. L’avenir du capitaine lillois
est bien incertain.
« Grégory, comment envisagez-vous
votre avenir après les commentaires
de Xavier Thuilot sur votre envie de
signer “ un bon contrat ” ?
J’ai été très surpris et consterné. Cela fait cinq ans
que je suis à Lille, où je suis arrivé pour zéro euro en
provenance de Caen. Je suis capitaine depuis une
saison et demie. Je ne pense pas être un joueur à problème. Je ne vois vraiment pas pourquoi monsieur
Thuilot a dit cela. Je ne peux pas le croire. Il m’a manqué de respect.
Peut-on parler de divorce, aujourd’hui, entre vous
et le LOSC alors qu’il vous reste une année de
contrat ?
Ce n’est pas impossible. Je sais que plusieurs clubs
français et étrangers me suivent. Mais je ne ferme pas
la porte à une prolongation à Lille. J’ai décliné une
offre de Lille, il y a quelques semaines. Mais si je l’ai
fait, c’est non seulement parce que financièrement
elle ne me satisfaisait pas, mais aussi parce que cette
offre est arrivée quelques jours à peine après le mercato d’hiver, lorsque Monaco m’avait contacté. Pourquoi le LOSC a attendu cet intérêt de l’AS Monaco
pour me proposer quelque chose ?
I Ederson (20 ans), prêté
depuis deux ans par le club
brésilien de Juventude, va
signer un contrat de quatre
ans avec l’OGC Nice. Les
dirigeants azuréens devraient
prolonger, par ailleurs, les
contrats d’Olivier Echouafni,
de Jacques Abardonado et de
Rod Fanni.
L’AS Monaco serait toujours intéressée par vos services pour la saison
prochaine.
Monaco reste ma priorité. Mais, pour le
moment, je n’ai pas encore d’offre, ni
d’eux, ni de quiconque. La seule proposition émane pour le moment du LOSC.
Mais c’était plus une offre de circonstance, même si la durée me convenait.
Pourtant, il semble que le LOSC ne soit
pas prêt à vous accorder un bon de sortie en juin,
et ce même si vous ne prolongez pas.
Monsieur Thuilot a l’air de le penser. Il veut peut-être
me conserver, mais il ne faut pas qu’il oublie que je
suis dans mon année de stabilité. Or, si je le souhaite,
je peux racheter mon contrat moyennant l’équivalent
de mes salaires de ma dernière année. Ce n’est pas
une menace mais le LOSC, et notamment son président délégué, ferait mieux d’arrêter de dire n’importe
quoi.
A quelle fin de saison vous attendez-vous ?
Je vais continuer à donner le maximum sur le terrain,
comme toujours, pour aider Lille à accrocher une nouvelle qualification en Ligue des champions. Après, je
reste ouvert à tout. Je peux très bien rester et prolonger ou partir si un club me fait une offre intéressante.
A vingt-neuf ans, j’ai peut-être le droit d’y penser,
d’autant que je pense avoir encore quatre ou cinq ans
de foot dans les jambes. »
Photo Patrick BOUTROUX
Toulouse sur la piste Baup
A
22.02.2006
Jaune
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Noir
LIGUE 1 TRANSFERTS
vant même la fin du chapitre portant sur
la saison 2005-06, Toulouse a tourné une
page de son histoire récente. Responsable de l’équipe première du TFC
depuis l’été 2001, Erick Mombaerts a
d’ores et déjà annoncé qu’il n’officierait plus au poste
d’entraîneur lors du prochain exercice. Le patron du
club haut-garonnais, Olivier Sadran, s’est donc mis en
quête de dénicher un remplaçant susceptible de donner un nouvel élan à une équipe qui n’a jamais su
décoller au classement depuis le mois d’août. Raynald
Denoueix figurait en pole position sur la liste de ses
préférences, mais l’ancien coach de Nantes et de la
Real Sociedad a décliné l’invitation qui lui était faite.
Son refus ouvre aujourd’hui la voie à Elie Baup, dont le
nom est aujourd’hui chouchouté par les dirigeants toulousains. Ces derniers ont, en effet, été appâtés par la
situation du technicien de Saint-Etienne, qui ne
semble plus vraiment en phase avec ses dirigeants,
surtout depuis un échec subi à domicile devant Strasbourg (0-2, 31e journée), le 19 mars dernier.
Au lendemain de ce match, Roland Romeyer, le viceprésident du club, s’est rendu dans le vestiaire des
joueurs, a jeté au sol le maillot des Verts, puis a sauté
dessus, avant de lancer à l’assistance : « Voilà ce que
vous avez fait hier soir : vous l’avez piétiné. » Au vu
d’un tel climat, un départ de Baup un an avant la fin de
son engagement n’apparaîtrait pas vraiment surprenant. Il peut d’ailleurs se libérer aisément de sa dernière saison de contrat et répondre, s’il le souhaite,
Rouge
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Co rr esp o n d an ce MA R C BEN O I S T
I Nice a démenti tout
contact avec Lionel Letizi, le
gardien du PSG. Les Niçois
sont plus que satisfaits de
leurs trois gardiens, à savoir
Damien Grégorini, Hugo
Lloris et Jérémy Moreau. Ce
dernier, titulaire en équipe
réserve, est en passe de
prolonger son contrat niçois.
COMPLICATION
Penneteau à Nantes, ça coince
La succession de Mickaël Landreau, qui disputera l’un de ses derniers
matches avec Nantes dimanche, n’est pas encore assurée. Après s’être
écarté de la piste Carlos Idriss Kameni (Espanyol Barcelone), pour cause
d’indemnité de transfert trop élevée, le FC Nantes pensait avoir trouvé
l’homme idoine en Nicolas Penneteau. Les dirigeants de la maison jaune,
l’intéressé et son représentant officiel s’étaient, semble-t-il, entendus.
Mais la négociation s’est compliquée dès lors que les clubs ont dû se
mettre d’accord. Après avoir fixé un transfert de l’ordre de 1,2 M/, Bastia
a en effet considérablement rehaussé ses exigences financières. Du
coup, Nantes a dépêché sur l’île de Beauté un tandem d’agents. Mais,
pour l’heure, les discussions sont dans l’impasse. Selon certaines
sources proches du dossier, le groupe Dassault, éclairé sur la publicité
donnée, dans un passé récent, à des « affaires » de transferts en Corse,
se serait inquiété de se retrouver mêlé à un éventuel deal nébuleux. Reste
que Nantes n’a pas tout a fait abandonné la piste de l’ancien international
Espoirs, vingt-cinq ans, et attend de voir si Bastia baisse ses prétentions.
I En principe, l’AS Nancy
Lorraine souhaite conserver
l’ensemble de son effectif la
saison prochaine. Certains
joueurs seraient néanmoins
déjà sollicités, comme
Eli Kroupi, auquel
s’intéresseraient Lorient et
Montpellier (L2).
I Le FC Nantes, où ni Imed
Mhadhbi, ni Aurélien Capoue
ne se sont véritablement
imposés sur le côté gauche,
convoite Nenad Milijas.
L’international Espoirs
serbo-monténégrin (22 ans)
évolue actuellement à l’Etoile
Rouge de Belgrade.
I Jean-Claude Plessis, le
président sochalien, et
Jacques Crevoisier se sont
rencontrés, lundi, afin
d’évoquer les modalités d’une
collaboration à temps complet
la saison prochaine. Sochaux
entend, en effet, pourvoir un
poste de manager sportif et
compte sur ce Franc-Comtois.
Jacques Crevoisier n’a pas
encore pris sa décision.
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FRANCE FOOTBALL/N° 3133/VENDREDI 28 AVRIL 2006
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PP in FF ETO
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Une semaine après leur victoire en
Coupe de la Ligue contre Nice (2-1),
les Nancéiens doivent oublier champagne et cotillons. Ils se déplacent
dimanche à Strasbourg, en Championnat. Pour Pascal Berenguer,
milieu récupérateur de l’équipe, la
motivation viendra « naturellement ».
« Après plusieurs jours de fête,
êtes-vous prêts à disputer une
rencontre de haut niveau ?
Effectivement, nous avons vécu des moments inoubliables, fantastiques. Samedi soir, après le match,
nous avons fait la fête tous ensemble. Dimanche, le
retour à Nancy a également été extraordinaire, très
émouvant. Le coach nous a dispensés d’entraînement
lundi et mardi, et je pense que tout le monde en a profité pour récupérer. Mercredi, nous avons repris dans
une atmosphère assez tranquille et j’ai senti tout le
monde remotivé.
Ne risquez-vous pas de payer quelques excès
contre Strasbourg ?
Nous verrons bien, mais je crois que personne n’a été
complètement déraisonnable. Il n’y a pas eu tant
d’excès que cela. Je pense simplement que l’on va
jouer libéré désormais. Pendant plusieurs semaines,
entre la demi-finale et la finale, nous avons vécu avec
G Lilian Laslandes a subi,
mardi, une arthroscopie à la
clinique de Bordeaux-Nord,
pour l’ablation d’un ménisque.
L’attaquant bordelais est
rentré chez lui dans la soirée.
Il devrait reprendre
l’entraînement dans dix jours.
Marouane Chamakh souffre
aussi d’un syndrome méniscal
au genou droit.
G Le défenseur de l’AC
Ajaccio Nenad Dzodic a été
opéré avec succès de l’épaule,
mardi, à Montpellier. Antonio
Carlos sera, lui, opéré chez
lui, au Brésil, du même mal.
Ils devraient être
opérationnels tous les deux
pour la reprise de la saison
2006-07.
Photos Jean-Louis FEL
ÉQUIPE DE FRANCE
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une certaine pression. Personne ne
voulait prendre de carton et risquer de
manquer la finale. Personne ne
voulait, non plus, se blesser. Nous
voulions tous aussi nous montrer pour
être titulaires contre Nice. Les
supporters nous sollicitaient en plus
constamment, ils nous demandaient
de ramener la coupe, ils insistaient.
La situation n’était pas idéale. Cela
s’est ressenti dans les résultats, nous
n’avons pas gagné un seul de nos neuf derniers
matches de Championnat.
Vous n’avez plus rien à jouer lors de ces trois
derniers matches de Championnat. Où allez-vous
trouver la motivation ?
Au haut niveau, la motivation vient naturellement.
Mais, pour s’assurer que nous serons mobilisés, le
président Rousselot nous a fixé des objectifs. Nous
toucherons des primes spéciales en fonction de nos
résultats. C’est très intéressant. Et puis, surtout, nous
savons que ces derniers matches conditionnent la
saison prochaine. On ne peut pas laisser filer, cela
entamerait notre confiance. Il faut garder l’esprit qui
nous anime en ce moment et bien préparer la saison
qui vient. »
MA R C B EA U G É
G Aruna, attaquant lensois,
ne participera pas au derby
face à Lille en raison d’une
douleur musculaire. Il avait
déjà manqué le match amical
contre Strasbourg, le
week-end dernier.
G Les Girondins sont partis
en stage à Lacanau depuis
jeudi afin de préparer la
rencontre contre Le Mans
(dimanche, 16 h 30), capital
dans la course à la
qualification directe en Ligue
des champions.
G L’infirmerie stéphanoise se
vide enfin. Seul Didier
Zokora, grippé, est resté aux
soins. Le reste de l’effectif
stéphanois était sur les
terrains du centre de
formation de L’Etrat. Si
Abdou Kamara a écourté la
séance, Damien Perquis,
Hérita Ilunga, Pascal
Feindouno et Loïc Perrin ont
réintégré l’entraînement
collectif.
G Le Sochalien Dagano,
blessé au genou et forfait face
à Bordeaux (0-3), a repris la
course et devrait être
opérationnel à Metz,
dimanche. Ilan, qui souffre
pour sa part d’un étirement
d’un tendon de la cheville,
espère rejoindre le groupe
vendredi.
G Avec 19 825 spectateurs
pour la venue d’Ajaccio,
Troyes a battu son record
d’affluence au stade de
l’Aube, jusque-là enregistré
lors de la réception de
Marseille, le 5 février
(18 860).
G Le gardien de but du FC
Metz et de la sélection
togolaise, Kossi Agassa,
devrait terminer la saison
dans le but messin. La
doublure de Grégory Wimbée,
revenu blessé de la Coupe
d’Afrique des nations, avait
laissé, un temps, sa place de
numéro 2 à Christophe
Marichez.
G Lassé de la conduite de
Branko Boskovic, qui aurait
refusé de disputer une
rencontre avec la réserve
troyenne, Jean-Marc Furlan a
décidé de se passer des
services du
Serbo-Monténégrin, prêté par
le PSG pour les derniers
matches de la saison.
G Fin de saison compromise
pour Georges Ba. L’attaquant
troyen souffre d’un lumbago
qui lui interdit tout effort
physique depuis plus d’une
semaine.
G Coup dur pour Créteil.
Blessé face à Istres (0-1), lors
de la 34e journée, le latéral
gauche Rémi Ribault a passé
un examen qui a révélé une
rupture du ligament latéral
interne de la cheville gauche.
Sa saison est terminée.
G Dans le cadre de
l’assemblée générale de
l’UNECATEF, le 8 mai
prochain, se déroulera le
premier groupe de travail des
entraîneurs préparateurs
physiques de football (L1 et
L2). Deux représentants du
syndicat des entraîneurs et un
de la DTN participeront à
cette réflexion sur la mise en
place de véritables statuts de
ces professionnels bénéficiant
depuis peu d’un diplôme
spécifique.
G Le président de Lorient,
Alain Le Roch, a adressé un
courrier de mécontentement
au président de la LFP,
Frédéric Thiriez, pour se
plaindre du décalage du
match face à Amiens au
1er mai, « quatre jours avant
Valenciennes-Lorient, un
rendez-vous entre deux
postulants à la montée en L1.
L’équité sportive n’est pas
respectée ».
G C’est un match très
particulier qui va se dérouler
ce vendredi au stade
Lesdiguières, à Grenoble. En
effet, le GF 38 recevra Brest,
qui compte dans ses rangs
des anciens Grenoblois : le
défenseur Bertin Tokéné et
l’attaquant Robert Malm,
mais surtout l’entraîneur
Thierry Goudet, qui avait
commencé la saison en
Dauphiné avant de partir
diriger l’équipe finistérienne
le mois dernier.
G Vingt joueurs, le staff
technique au complet et
quelques dirigeants de Reims
s’envoleront, le mardi 9 mai, à
destination de Madrid pour
disputer en soirée un match
amical contre les Galactiques
dans le cadre de
l’inauguration de la Ciudad
Madrid, qui portera désormais
le nom d’Alfredo Di Stefano.
G Hors course pour
l’accession en L1, hors de
danger quant à son avenir en
L2, le Havre déroule
désormais le tapis rouge à sa
jeune garde. Depuis peu,
l’entraîneur du HAC, Thierry
Uvenard, accorde sa confiance
à deux grands espoirs du
club : le milieu de terrain
Benjamin Laurant,
international des 19 ans entré
en jeu à trois reprises ces
dernières semaines, et
l’attaquant Matthias Le Piller
(18 ans en juin prochain),
titularisé vendredi dernier,
face à Gueugnon (2-1).
G Souffrant du mollet gauche,
le gardien de but de Sedan
Patrick Regnault est
incertain pour le choc de la
36e journée face à
Valenciennes.
G Après avoir consulté un
spécialiste, l’attaquant
d’Amiens Bertrand Fayolle va
subir un traitement lourd à
base d’ondes de choc et ne se
fera pas opérer des tendons
d’Achille.
SANCTION
Match perdu pour Bastia
La décision de la Ligue ne faisait aucun doute. La sanction est tombée, en
début de semaine. A la suite des incidents intervenus à la 80e minute de
la rencontre face à Caen, vendredi dernier, Bastia a donc perdu le match
sur tapis vert. Des supporters du Sporting avaient en effet envahi la
pelouse alors que le club normand menait 0-2 afin de manifester leur
mécontentement. Le choc de la 35e journée avait alors dû être arrêté par
l’arbitre, M. Vileo. L’opération montée semblait déjà compromise, elle est
devenue quasi impossible avec la perte de ces trois points. Par ailleurs, le
terrain de Furiani a été suspendu jusqu’à nouvel ordre. Bernard Casoni et
ses joueurs devront donc disputer la fin de Championnat (deux matches,
face au Havre et Châteauroux) au stade des Costières de Nîmes. Du coup,
les réunions se sont succédé cette semaine au Sporting. Il pourrait rapidement y avoir un certain nombre de changements au sein de l’équipe
dirigeante du club insulaire.
SPONSOR
Le maillot de l’OL
bon pour Accor
L’Olympique Lyonnais a annoncé,
mardi, la signature d’un contrat de
45 M/ sur cinq ans avec le
groupe Accor, dont les filiales
Novotel (à domicile et en Ligue des
champions) et Ticket Restaurant
(à l’extérieur) deviennent parrains
maillot. Renault Trucks et LG ont
accepté de céder leur place, à un
an de la fin de leur contrat.
Cumulé à l’apport d’Umbro, la
tunique olympienne, qui va être
modifiée pour la prochaine saison,
sera désormais valorisée à 15 M/
par saison. « Avec ces chiffres,
nous nous rapprochons des très
grands clubs européens », a commenté Jean-Michel Aulas. « Il y a
possibilité de réfléchir avec Accor
pour intégrer un hôtel dans le nouveau stade », a insisté le président
de l’OL, qui a bon espoir « que le
choix du site et de la maquette
retenus intervienne d’ici au
1er juin. Le dossier avance, en tout
cas. Mais il y a toujours deux, et
même trois hypothèses concernant le site. »
G Contrarié par une gêne à la
cuisse droite depuis le quart
de finale de la Coupe de
France face à Rennes (5-3,
a.p.), le défenseur de
Montpellier Frédéric Mendy
n’a pas joué face à Clermont
(1-0), la semaine dernière. Il
est encore incertain pour la
rencontre face à Gueugnon,
ce vendredi soir.
G Absent des terrains depuis
un mois en raison de
problèmes aux adducteurs,
Tristan Lahaye est sur le
chemin de la guérison. Le
latéral droit de Sète court de
nouveau et devrait revenir
pour les deux derniers
matches du Championnat.
G Sorti sur blessure lors d’un
match avec l’équipe réserve
de Laval, le week-end dernier,
le défenseur Jérémy De
Magalhaes peut tirer un trait
sur sa saison et le début de la
suivante. Il doit se faire
opérer, dans les jours à venir,
d’une rupture des ligaments
croisés du genou gauche.
G Remis d’une élongation à
la cuisse gauche, le milieu de
terrain de Montpellier Nicolas
Godemèche a repris
l’entraînement depuis une
semaine.
G « Un plan de carrière »,
selon l’expression de
Jean-François Domergue, est
prévu pour le jeune gardien
de Montpellier Geoffrey
Jourdren (20 ans). Membre
de l’équipe de France des
19 ans, champion d’Europe
l’été dernier, Jourdren, sous
contrat espoir pour un an,
devrait être la doublure de
Laurent Pionnier l’an
prochain.
G L’entraîneur de
Montpellier, Jean-François
Domergue, devrait rencontrer
ses joueurs dans les jours
prochains pour annoncer à
quelques uns leur placement
sur le marché des transferts.
France Football vous invite à venir
interviewer Samuel Eto’o.
POUR PARTICIPER, C’EST FACILE. Posez deux questions à Samuel Eto’o.
Les meilleures d’entre elles seront sélectionnées par la rédaction et leurs
auteurs rencontreront, dans quelques jours, le buteur du FC Barcelone.
pics united/presse sports
Berenguer : « On ne peut pas laisser filer »
Charles Itandje s’est empêtré dans ses filets. Annoncé, mardi dans la
presse, avec les Bleus pour le stage à Tignes (du 22 au 26 mai), en qualité
de quatrième gardien, le Lensois confirmait dans un premier temps cette
présélection. « Le sélectionneur a fait son choix afin de m’offrir cette quatrième place, déclarait Charles Itandje. Il faut aller doucement, car je ne
vois pas un des deux grands (Barthez et Coupet) se désister. J’ai toujours
cru et je croirai en mes chances d’aller en Allemagne tant que la liste définitive des 23 ne sera pas publiée (le 15 mai). L’équipe de France est mon
objectif numéro 1. Je vais donc aller là-bas tête baissée. » Mais le lendemain, Raymond Domenech se disait surpris de cette déclaration, précisant qu’« il n’y a strictement eu aucune décision de prise à ce sujet-là ».
« Je vois des informations qui circulent, de gens qui parlent à tort et à travers, insistait le sélectionneur de l’équipe de France. Or, c’est moi qui
déciderai si on en prend 23, 25, 30, 46 joueurs, mais je le déciderai en
temps voulu. Nous en sommes au stade de la réflexion. » Averti vraisemblablement de la mise au point du patron des Bleus, Itandje tentait mercredi de s’extraire de ce sac de nœuds en démentant.
Bleu
Page 1
FA C E A U X L E C T E U R S
UNE-DEUX
Itandje, le sac de nœuds
19:21
Jaune
FRANCE FORUM
G Victime d’une rupture des
ligaments du genou lors du
match de CFA face à Quevilly,
Adailton, défenseur central
du Stade Rennais, va se faire
opérer dans les prochains
jours et sera absent des
terrains au moins six mois.
Erik Edman, victime d’une
fracture de l’astragale, vient
quant à lui de reprendre
doucement l’entraînement. Il
pourrait être remis à temps
pour la Coupe du monde.
G Par précaution, le
capitaine lillois, Stéphane
Dumont, a été mis au repos
complet jusqu’à la fin de la
saison, afin de ménager son
genou droit. Opérée en juillet
dernier après une entorse,
son articulation n’a cessé de
lui occasionner des ennuis
(inflammation, gêne, douleur)
après chaque reprise de
compétition.
G Plus de peur que de mal, a
priori, pour Anthony
Réveillère, qui avait préféré
ne pas reprendre le match à
Monaco, dimanche dernier, à
cause d’une petite « pointe »
ressentie derrière la cuisse
gauche. Après deux jours de
repos, Réveillère a en effet
repris le chemin de
l’entraînement dans la
semaine.
G Victime d’une rupture du
ligament croisé antérieur du
genou droit, jeudi dernier,
Camel Meriem a été opéré,
mercredi, par le Pr Jaeger à
Strasbourg. Il devrait être
absent des terrains durant six
mois.
G En préparation à la Coupe
du monde, qui aura lieu en
Allemagne à partir du 9 juin,
le Portugal affrontera le
Luxembourg, le 3 juin, à Metz
en match amical.
26/04/06
POUR
PARTICIPER
PAR MAIL
[email protected]
Après vos deux questions, merci d’indiquer dans
l’ordre : nom, prénom, adresse, profession, âge,
numéros de téléphone (domicile, bureau, portable) et si vous êtes abonné à France Football.
ATTENTION posez vos questions avant le vendredi 5 mai minuit.
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
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Rouge
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LIGUE DES CHAMPIONS
BARCELONE-ARSENAL, BATAILLE ROYALE À SAINT-DENIS
Personne n’a battu Arsenal et le Barça cette saison en Europe. Entre deux équipes tournées vers l’attaque, mais capables aussi de bien défendre comme elles l’ont prouvé cette semaine, il faudra pourtant que l’une ou l’autre finisse par plier. Rendez-vous le 17 mai.
E
toujours des possibilités à son
rival, il est sans doute moins
vulnérable qu’il ne l’a souvent
été (aucun but encaissé en
quarts et en demies).
Arsenal n’existe pas non plus
qu’au travers d’Henry, même
si son capitaine est, de loin,
le mieux armé pour finaliser
ses actions et décider du sort
d’un match avec une palette
de coups, il est vrai,
différente de celle de
Ronaldinho. Ses autres
joueurs clés ? Lehmann, qui
réussit sa meilleure saison et
a été décisif à chaque tour.
Le cœur de son milieu
– Fabregas, Gilberto Silva,
Ljungberg –, essentiel pour
passer des phases défensives
aux phases offensives, et
inversement. Mais aussi Kolo
Touré, le vrai patron de cette
nouvelle défense, et
accessoirement buteur de la
demi-finale aller.
videmment, il ne
viendrait à personne
l’idée de dire ou d’écrire
que la finale de la Ligue des
champions qui opposera, le
17 mai au Stade de France, le
FC Barcelone à Arsenal sera
un rendez-vous de pauvres, de
« sans-gloire », de « petits » du
foot européen. Pourtant, à y
regarder de plus près, il
s’agira bien d’un match entre
un club n’ayant remporté
qu’une fois la coupe aux
grandes oreilles (1992), contre
un autre n’ayant jamais atteint
la prestigieuse finale, ce qui
en faisait presque une
curiosité dans un football
anglais déjà représenté à ce
niveau par Liverpool,
DE PREMIER ORDRE
J. - M. B R.
34
Les entraîneurs
Photo Jérôme PREVOST
Manchester United, Aston Villa,
Notthingham Forest et Leeds.
Une victoire (et quatre finales)
à zéro pour le Barça face aux
Gunners, c’est évidemment
très loin du palmarès
d’avant-match présenté par
les finalistes de la saison
passée, à Istanbul. Milan
AC-Liverpool, dix victoires en
Ligue des champions, six pour
le Milan, quatre (avant la
cinquième donc) pour les
Reds, quatorze finales déjà à
eux deux avant la quinzième,
c’était un vrai rendez-vous de
spécialistes, comme si cette
épreuve à nulle autre pareille,
dont la première finale eut lieu
à Paris il y a cinquante ans
tout juste, avait du mal à se
donner aux inconnus. C’est
situer l’événement pour ces
deux finalistes 2006 : le Barça,
qui peut par un triomphe
signifier définitivement la fin
de l’ère galactique de l’ennemi
Real Madrid, déjà
symboliquement marquée par
l’annonce de la future retraite
de Zidane ; Arsenal, qui va
bientôt changer d’époque en
disant adieu à son vieil
Highbury, rêve d’accéder enfin,
l’année où il s’y attendait le
moins, à la marche supérieure
d’où l’observent encore les
narquois Liverpool et
Manchester United. Mais,
au-delà de ces considérations
domestiques et historiques,
Barcelone-Arsenal sera surtout
le rendez-vous parisien de
quelques merveilleux
footballeurs, tous déjà
concurrents pour le prochain
Ballon d’Or France Football :
Ronaldinho, Eto’o et Thierry
Henry, et avec eux, il faut
l’espérer en tout cas, la
promesse d’une belle
opposition de style. Et surtout
d’un spectacle de premier
ordre, même si on ne
marquera pas forcément six
buts comme à Istanbul en
2005 : Barcelone et Arsenal se
sont tous les deux qualifiés
grâce à un 0-0. Mais avec ou
sans but, cette finale royale
doit être tout sauf un triste
match de pauvres.
Six ans après le
Real-Valence de mai
2000, le Stade de France
accueillera, le mercredi
17 mai 2006, la finale de
la Ligue des champions
Barcelone-Arsenal.
Leur parcours
C’est la première fois depuis
1993 et Marseille-Milan AC
(1-0) que deux équipes
arrivent invaincues en finale.
Autrement dit ? Même si elles
ont souffert cette semaine,
l’une comme l’autre peuvent
légitimement estimer qu’elles
sont aussi les deux meilleures
de la compétition cette
saison. Pour Arsenal, cette
septième campagne
consécutive en Ligue des
champions aura ressemblé en
effet, jusqu’ici, à un
sans-faute : une première
phase parfaitement contrôlée
(5 victoires, 1 nul et
seulement deux buts
encaissés, le dernier contre
Ajax, le 27 septembre), puis
une seconde, étonnamment
bien négociée, où il a su
hisser son niveau de jeu
contre le Real Madrid en
huitièmes (1-0, 0-0), le vrai
tournant de son parcours,
puis face à la Juventus en
quarts (2-0, 0-0), avant de
s’adapter à Villarreal en
demies (1-0, 0-0). Une
certitude ? A l’image de
Liverpool, la saison passée,
jamais favori, Arsenal a su
enfin forcer son destin, rester
fidèle à ses principes, tout en
adaptant son style aux
exigences de la Coupe
d’Europe et en rendant ainsi
son jeu plus complet, plus
compact et plus efficace
encore grâce à une grosse
qualité défensive.
Pour Barcelone, favori objectif
depuis septembre dernier au
regard de sa qualité de jeu,
de son potentiel offensif et du
spectacle qu’il offre, l’affaire
n’aura pas fait un pli et sa
maîtrise technique n’aura
jamais été non plus
sérieusement remise en
question. Le club catalan,
grâce à la qualité de son jeu
et à la richesse de son banc,
a ainsi survolé le premier tour
(5 victoires, 1 nul, 16 buts
pour et 2 contre), avant de
prendre sa revanche sur
Chelsea en huitièmes (2-1,
1-1), de dominer son sujet
contre Benfica en quarts (0-0,
2-0) et d’écarter de sa route
son concurrent le plus
menaçant, Milan, en demies
(1-0, 0-0).
Leur style de jeu
Depuis le Milan-Barcelone
(4-0) de 1994 et, à un degré
moindre, le Real
Madrid-Leverkusen (2-1) de
2002, jamais une finale de
Ligue des champions n’aura
réuni deux équipes au
tempérament aussi offensif
que celles-ci, aussi bien
outillées techniquement et
habiles dans le jeu de passes,
et, donc, jamais elle n’aura
contenu autant de promesses.
Le Barça, autant par tradition
que par philosophie, est
naturellement porté vers le
jeu d’attaque, et Frank
Rijkaard reste viscéralement
attaché au 4-3-3 et à des
théorèmes qu’il a assimilés,
tout gamin, aux Pays-Bas. Ses
caractéristiques majeures ?
Une anticipation permanente,
une possession de balle qui
tourne souvent autour des
60 % (sauf mercredi dernier,
49 % seulement contre Milan
au Camp Nou), un bloc
équipe qui se déplace
toujours bien ensemble, un
pressing redoutable et une
aptitude à jouer très haut ;
beaucoup de mouvement, de
dynamisme, de préparation et
d’intelligence collective, donc,
mais aussi une redoutable
capacité d’accélération dans
les vingt-cinq derniers mètres,
où Barcelone a peu d’égal
actuellement.
Arsenal évolue dans un
registre assez semblable, du
moins dans l’esprit, et, dans
un grand jour, il a les moyens
de mettre du rythme et de la
vitesse, de prendre les
espaces, d’enchaîner à une
touche de balle ou de jaillir à
la récupération comme
personne. A la veille de sa
demi-finale retour à Villarreal,
Arsène Wenger résumait ainsi
le jeu de son équipe. « Elle
essaie toujours d’aller de
l’avant, dès qu’elle a repris le
ballon, et de jouer pour
marquer. Et quand elle l’a
perdu, elle cherche tout
simplement à le reprendre à
nouveau. En tout cas, quand
elle est bien, tout le monde
peut faire la différence. » Son
organisation en 4-1-4-1,
qu’elle a adoptée en Ligue
des champions depuis les
huitièmes de finale et où
Gilberto Silva tient un rôle
essentiel devant la défense,
lui offre en tout cas un
équilibre très intéressant, qui
lui permet à la fois d’être à
l’aise dans la conservation du
ballon et de pouvoir jouer en
contre, si elle est battue dans
la maîtrise ou si elle a moins
de jambes que son adversaire,
comme mardi dernier.
Les individualités
Si le duel à distance que se
livreront Ronaldinho et Henry
au Stade de France s’annonce
déjà comme l’une des
attractions majeures de la
finale 2006, la confrontation
entre Arsenal et Barcelone ne
se résumera pas à ce seul
face-à-face. Individuellement ?
Personne, ainsi, n’est aussi
bien armé que le Barça
aujourd’hui dans le secteur
offensif, avec un trio
d’attaque
Messi-Eto’o-Ronaldinho sans
équivalent en Europe et deux
plaques tournantes au milieu
comme Deco et Xavi (ou
Iniesta) capables de créer le
déséquilibre. Il possède
également une charnière
centrale Marquez-Puyol et un
gardien, Valdes, comme le
club n’en avait pas eus depuis
longtemps, plus Edmilson, qui
protège bien l’axe, peut
éventuellement faire de
l’individuelle, comme face à
Kakà, et assure une bonne
première relance. En clair ?
Si le jeu du Barça est un jeu
à risques, parce qu’il laisse
parfois des espaces derrière
ses défenseurs et offre
Après avoir perdu deux
finales européennes, la
première en Coupe des
Coupes avec Monaco, en 1992
(0-2 contre le Werder Brême),
la seconde en Coupe de
l’UEFA avec Arsenal, en 2000
(0-0, 1 t.a.b. à 4, contre
Galatasaray), une troisième
chance s’offre cette fois à
Arsène Wenger.
Mardi soir, celui-ci ne l’a pas
caché : « Quand j’ai vu Jens
(Lehmann) arrêter ce penalty
à la dernière minute, je me
suis dit que c’était peut-être
enfin notre année. »
Sous-entendu, peut-être aussi
la sienne. Il a, du reste,
ajouté : « D’une certaine
manière, c’est aussi la
récompense de neuf années
et demie de travail au club.
Et quand vous avez sorti le
Real, la Juve et Villarreal,
vous pouvez tout à fait
espérer aller au bout. »
Frank Rijkaard, qui n’a pas le
même profil de carrière que
son futur adversaire et
n’appartient pas à la même
génération, possède, lui,
davantage de repères et
d’affinités avec les finales de
C1. Il en a déjà gagné trois
comme joueur, deux avec
Milan, en 1989 et 1990, et une
avec Ajax, en 1995, lors du
dernier match de sa carrière,
et une victoire dans trois
semaines lui permettrait donc
d’entrer à son tour dans le
cercle très fermé des
surdoués qui ont remporté le
trophée à la fois sur le terrain
et sur le banc (Miguel Munoz,
Giovanni Trapattoni, Johan
Cruyff et Carlo Ancelotti).
« Ce ne sont plus les mêmes
sensations, dit-il, que lorsque
j’étais joueur, mais le premier
objectif qu’on s’était fixé
ensemble – la finale – est
atteint. Et en finale, sur un
match, il n’y a jamais de
favori... »
Les clés du match
Parmi tous les paramètres à
prendre en compte pour le
17 mai, et les interrogations
que soulève cette finale, trois,
au moins, viennent
immédiatement à l’esprit.
1. Quelle sera la fraîcheur
physique des deux équipes,
dont le jeu à base
d’explosivité, de vitesse et de
courses, est aussi très
exigeant ? Le Barça,
quasiment assuré d’un
nouveau titre, pourrait donc
très vite faire tourner son
effectif et retrouver à temps
Xavi et Messi. Arsenal, lui, va
devoir enchaîner trois
matches en six jours, du
1er au 7 mai, et tout faire
pour aller chercher la
quatrième place en
Championnat, synonyme de
Ligue des champions la saison
prochaine. Wenger, qui a une
petite chance de récupérer
Ashley Cole, assure toutefois :
« Vous verrez une tout autre
équipe d’Arsenal en finale,
bien plus fraîche qu’à
Villarreal. »
2. Qui s’assurera de la
maîtrise du ballon et sortira
vainqueur de la bataille du
milieu, dans l’axe comme
dans les couloirs ?
Connaissant le profil des deux
finalistes, leur qualité de
passes et leur faculté de
transpercer d’une transversale
tout le dispositif adverse,
celui qui perdra le moins de
ballons dans les zones à
risques aura toutes les
chances, en effet, de pouvoir
ensuite créer le déséquilibre
et la supériorité numérique,
mais aussi d’utiliser les
espaces et les intervalles. On
imagine mal, toutefois,
Arsenal asphyxier le Barça
comme il l’a fait avec le Real
et, surtout, la Juve.
3. La meilleure attaque de la
Ligue des champions cette
saison (le Barça, avec 22 buts
marqués) prendra-t-elle le
dessus sur la meilleure
défense (Arsenal, avec 2 buts
encaissés) ? Si les deux
équipes ont, a priori, le
pouvoir de s’annihiler et de se
rendre coup pour coup dans
chaque ligne, la stratégie
utilisée par Arsenal, plus ou
moins patiente et prudente,
risque d’être déterminante.
En clair : si le discours du
Barça, lui, est connu
d’avance, Arsenal aura-t-il ou
non intérêt à vouloir aspirer
son rival pour mieux le
contrer ?
PATR I C K UR B IN I,
à V i l lar r ea l e t B ar c elo n e
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
FC BARCELONE ARSENAL FC
Son palmarès
Son palmarès
Fondé en 1899.
2 Supercoupes
d’Europe (1992 et
1997). 1 Ligue des
champions (1992).
4 Coupes des
Coupes (1979,
1982, 1989 et
1997). 3 Coupes de l’UEFA (1958, 1960 et
1966). 17 Championnats d’Espagne (1929,
1945, 1948, 1949, 1952, 1953, 1959,
1960, 1974, 1985, 1991, 1992, 1993,
1994, 1998, 1999 et 2005). 24 Coupes
d’Espagne (1910, 1912, 1913, 1920, 1922,
1925, 1926, 1928, 1942, 1951, 1952,
1953, 1957, 1959, 1963, 1968, 1971,
1978, 1981, 1983, 1988, 1990, 1997 et
1998). 2 Coupes de la Ligue espagnole
(1983 et 1986). 6 Supercoupes d’Espagne
(1983, 1991, 1992, 1994, 1996 et 2005).
Fondé en 1886.
1 Coupe des Coupes
(1994). 1 Coupe de
l’UEFA (1970).
13 Championnats
d’Angleterre (1931,
1933, 1934, 1935,
1938, 1948, 1953,
1971, 1989, 1991, 1998, 2002 et 2004).
10 Coupes d’Angleterre (1930, 1936, 1950,
1971, 1979, 1993, 1998, 2002, 2003 et
2005).
2 Coupes de la League (1987 et 1993).
Son parcours
PHASE DE POULES
1er du groupe C devant le Werder Brême
(ALL), l’Udinese (ITA) et le Panathinaïkos
Athènes (GRE).
J 1re JOURNÉE
Werder B. (ALL) - Barcelone
0-2
J 2e JOURNÉE
FC Barcelone - Udinese (ITA)
4-1
J 3e JOURNÉE
Panathin. (GRE) - Barcelone
0-0
J 4e JOURNÉE
Barcelone - Panathin. (GRE)
5-0
J 5e JOURNÉE
Barcelone - Werder B.(ALL)
3-1
J 6e JOURNÉE
Udinese (ITA) - FC Barcelone
0-2
HUITIÈMES DE FINALE
J ALLER
Chelsea (ANG) - FC Barcelone
1-2
J RETOUR
FC Barcelone - Chelsea (ANG)
1-1
QUARTS DE FINALE
J ALLER
Benfica L. (POR) - Barcelone
0-0
J RETOUR
Barcelone - Benfica L. (POR)
2-0
DEMI-FINALES
J ALLER
Milan AC (ITA) - FC Barcelone
0-1
J RETOUR
FC Barcelone - Milan AC (ITA)
0-0
SON BILAN : 12 matches, 8 victoires,
4 nuls, 22 buts marqués, 4 buts encaissés.
22 joueurs utilisés : Van Bronckhorst
(12 matches), Puyol, Ronaldinho et Valdes
(11), Deco, Eto’o, Iniesta et Oleguer (10),
Belletti et Larsson (9), Edmilson et Van
Bommel (8), Giuly, Marquez et Motta (7),
Messi (6), Ezquerro, Gabri et Xavi (4),
Jorquera, Maxi Lopez et Sylvinho (1).
10 buteurs : Ronaldinho (7 buts), Eto’o (5),
Deco (2), Ezquerro, Iniesta, Gabri, Giuly,
Larsson, Messi et Van Bommel (1). 1 c.s.c. :
Terry (Chelsea).
Entraîneur : F. Rijkaard (HOL).
Précédents
Les quatre clubs espagnols en finale de
Coupe et Ligue des champions. 10
victoires : Real Madrid (1956, 1957, 1958,
1959, 1960, 1966, 1998, 2000 et 2002) et
FC Barcelone (1992). 9 finales perdues :
FC Barcelone (1961, 1986 et 1994), Real
Madrid (1962, 1964 et 1981), Valence CF
(2000 et 2001) et Atletico Madrid (1974).
Son parcours
PHASE DE POULES
1er du groupe B devant l’Ajax Amsterdam
(HOL), le FC Thoune (SUI) et le Sparta
Prague (RTC).
J 1re JOURNÉE
Arsenal - FC Thoune (SUI)
2-1
J 2e JOURNÉE
Ajax (HOL) - Arsenal
1-2
J 3e JOURNÉE
Sparta Prague (RTC) - Arsenal
0-2
J 4e JOURNÉE
Arsenal - Sparta Prague (RTC)
3-0
J 5e JOURNÉE
FC Thoune (SUI) - Arsenal
0-1
J 6e JOURNÉE
Arsenal - Ajax (HOL)
0-0
HUITIÈMES DE FINALE
J ALLER
Real Madrid (ESP) - Arsenal
0-1
J RETOUR
Arsenal - Real Madrid (ESP)
0-0
QUARTS DE FINALE
J ALLER
Arsenal - Juventus Turin (ITA)
2-0
J RETOUR
Juventus Turin (ITA) - Arsenal
0-0
DEMI-FINALES
J ALLER
Arsenal - Villarreal (ESP)
1-0
J RETOUR
Villarreal (ESP) - Arsenal
0-0
SON BILAN : 12 matches, 8 victoires,
4 nuls, 14 buts marqués, 2 buts encaissés.
25 joueurs utilisés : Fabregas
(12 matches), Flamini, Pires, Reyes et K.
Touré (11), Eboué et Henry (10), Gilberto
Silva et A. Hleb (9), Ljungberg (8), Lehmann,
Senderos et Van Persie (7), Lauren (6),
Almunia et Campbell (5), Owusu-Abeyie,
Bergkamp et Clichy (4), Cygan (3), A. Cole,
Diaby et A. Song (2), Gilbert et Larsson (1).
8 buteurs : Henry (5 buts), Pires et Van
Persie (2), Bergkamp, Fabregas, Gilberto
Silva, Ljungberg et K. Touré (1).
Entraîneur : A. Wenger (FRA).
Précédents
Les cinq clubs anglais en finale de Coupe et
Ligue des champions
10 victoires : Liverpool FC (1977, 1978,
1981, 1984 et 2005), Manchester United
(1968 et 1999), Nottingham Forest (1979 et
1980) et Aston Villa (1982). 2 finales
perdues : Leeds United (1975) et Liverpool
FC (1985).
Les quatre finales jouées en France
« Le 13 juin 1956, à Paris
(Parc des Princes),
REAL MADRID (ESP) - Reims (FRA) : 4-3
(2-2). Buts : Di Stefano (14e), Rial (30e, 79e),
Marquitos (67e) pour le Real Madrid ;
Leblond (6e), Templin (10e), Hidalgo (62e)
pour Reims.
« Le 28 mai 1975, à Paris
(Parc des Princes),
BAYERN MUNICH (ALL) - Leeds United
(ANG) : 2-0 (0-0). Buts : Roth (71e),
G. Müller (83e).
« Le 27 mai 1981, à Paris
(Parc des Princes),
LIVERPOOL FC (ANG) - Real Madrid
(ESP) : 1-0 (0-0). But : A. Kennedy (82e).
« Le 24 mai 2000, à Saint-Denis
(Stade de France),
REAL MADRID (ESP) - Valence CF (ESP) :
3-0 (1-0). Spectateurs : 80 000. Arbitre :
M. Braschi (ITA). Buts : Morientes (39e),
McManaman (70e), Raul (76e).
Avertissements : Michel Salgado (36e),
Roberto Carlos (60e) pour le Real Madrid ;
Gerardo (38e), Canizares (63e), Farinos (82e),
Pellegrino (90e) pour le Valence CF.
Real Madrid : Casillas - Michel Salgado
(Hierro, 86e), Ivan Campo, Helguera,
Karanka, Roberto Carlos - McManaman,
Redondo (cap.), Raul - Morientes (Savio,
73e), Anelka (Sanchis, 81e). Entr. :
Del Bosque.
Valence CF : Canizares - Angloma, Djukic,
Pellegrino, Gerardo (A. Ilie, 70e) - Mendieta
(cap.), Farinos, Gerard, Kily Gonzales Claudio Lopez, Angulo. Entr. : Cuper.
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
35
36
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
LIGUE DES CHAMPIONS
« Le 26 avril 2006,
à Barcelone (Camp Nou),
FC BARCELONE (ESP) Milan AC (ITA) : 0-0.
Spectateurs : 98 000. Arbitre :
M. Merk (ALL).
Avertissements : Edmilson
(90e) pour Barcelone ;
Costacurta (44e) pour Milan.
Barcelone : Valdes - Belletti,
Marquez, Puyol (cap.), Van
Bronckhorst - Edmilson - Giuly
(Larsson, 69e), Iniesta, Deco,
Ronaldinho - Eto’o (Van
Bommel, 89e). Entr. : Rijkaard.
Milan : Dida - Stam,
Costacurta (cap.) (Cafu, 64e),
Kaladze, Serginho - Gattuso
(Rui Costa, 68e), Pirlo, Seedorf
- Kakà - Chevtchenko,
F. Inzaghi (Gilardino, 79e).
Entr. : Ancelotti.
Match aller : Milan AC FC Barcelone, 0-1.
STAT
Comme le
nombre de fois
où Arsenal s’est
qualifié pour une
finale de Coupe
d’Europe. Si mardi soir,
face à Villarreal (0-0), les
Gunners ont décroché leur
premier ticket pour ce
stade de la compétition en
Ligue des champions, ils
ont, en revanche, déjà
disputé cinq finales
européennes dans
les autres Coupes
d’Europe : deux en Coupe
de l’UEFA (vainqueurs en
1970 face à Anderlecht et
finalistes en 2000 contre
Galatasaray) et trois en
Coupe des Coupes (lauréat
en 1994 face à Parme,
battus en 1980 par
Valence et 1995 par
Saragosse).
6
36
Lyon
y (FRA)
( )
Milan AC (ITA)
( )
01
03
Benfica Lisbonne (POR)
( )0 0
FC Barcelone (ESP)
( )0 2
20
Arsenal (ANG)
Juventus Turin (ITA) 0 0
Inter Milan (ITA)
( )
Villarreal (ESP)
( )
dont un immense poster
ornait le mur de sa chambre.
Aujourd’hui, c’est Guardiola
qui est devenu un fan de son
successeur, assurant : « La
force du Barça, c’est d’aligner
au poste de milieu défensif un
petit joueur blanc, quand les
autres formations placent
désormais deux Blacks
puissants... » Récemment
convoqué par Luis Aragones,
le sélectionneur espagnol, en
compagnie d’une trentaine de
collègues, Andres Iniesta n’est
cependant pas sûr d’être du
voyage en Allemagne cet été.
Ce qui plongerait dans une
grande tristesse ses
admirateurs, à commencer
VI NCE NT M ACHE NA UD,
à B ar c elo n e
KIOSQUE
Zidane qui
raccroche ne
vaut qu’un appel à la
une de Marca. Non,
pour le grand
quotidien sportif
espagnol, l’info du
jour, c’est bien ce
penalty manqué à la
dernière minute par
Riquelme. Celui-là
même qui avait
annoncé qu’il
marquerait face aux
Gunners et qui avait
travaillé les tirs au
but toute la matinée
de la veille. « Adieu,
football cruel » ;
« Maudits
penalties », titre
Marca. Ainsi
Villarreal sort-il de
la compétition.
AR
20
11
FC Barcelone
( )
(ESP)
Arsenall (ANG))
AR
Villarreall (ESP) 0 0
Arsenall ((ANG)) 1 0
1. Chevtchenko (Milan AC), 9.
2. RONALDINHO
(FC Barcelone), 7.
3. Trezeguet (Juventus), 6.
4. HENRY (Arsenal), ETO’O
(FC Barcelone), Kakà (Milan AC),
Adriano (Inter Milan), Micoud
(Werder), 5.
9. Anastasiou (Ajax), Cruz (Inter
Milan), Juninho (Lyon), Inzaghi
(Milan AC), Lövenkrands
(Rangers), Iaquinta (Udinese), 4.
15. Makaay (Bayern), Alex
(Fenerbahçe), Del Piero,
Ibrahimovic (Juventus), Carew
(Lyon), Kobiachvili (Schalke),
Di Natale (Udinese), Klose
(Werder), 3.
23. De Jong, Sneijder (Ajax),
PIRES, VAN PERSIE (Arsenal),
DECO (FC Barcelone), Miccoli,
Simao (Benfica), Deisler,
Demichelis (Bayern), Borbely,
Kozak (Artmedia Bratislava),
Balaban, Portillo (Club Bruges),
Crespo, Lampard, Ricardo
Carvalho (Chelsea), Farfan (PSV
Eindhoven), Appiah (Fenerbahçe),
Nedved (Juventus), Cissé, Luis
Garcia (Liverpool), Diarra, Fred,
Tiago, Wiltord (Lyon), Guti, Raul
(Real Madrid), Kafes, Rivaldo
(Olympiakos), Pepe (FC Porto),
Kuranyi, Lincoln (Schalke), Kincl
(Rapid Vienne), Arruabarrena,
Forlan, Riquelme (Villarreal),
Borowski, Valdez (Werder), 2.
61. Boukhari, Huntelaar, Rosales,
Rosenberg (Ajax), Kompany
(Anderlecht), BERGKAMP,
FABREGAS, GILBERTO SILVA,
LJUNGBERG, TOURÉ (Arsenal),
EZQUERRO, INIESTA, GABRI,
GIULY, LARSSON, MESSI,
VAN BOMMEL (FC Barcelone),
Ballack, Guerrero, Ismaël, Karimi,
Pizarro (Bayern), Beto, Geovanni,
Luisao, Manuel Fernandes
(Benfica), Petras (Artmedia
Bratislava), Verheyen,
Yulu-Matondo (Club Bruges),
J. Cole, Drogba (Chelsea), Cocu,
par Guardiola, qui a dit :
« L’Espagne serait-elle assez
forte pour se passer d’un tel
bijou ? » Pour l’heure, Iniesta
prend bien garde d’exiger
quoi que ce soit et se
contente de ses bonheurs de
jeune homme béni des dieux,
amoureux d’une jolie
journaliste qui lui prépare des
tartines chocolatées, et
tellement heureux mercredi
soir qu’il assurait en quittant
les vestiaires, les yeux pleins
d’étoiles : « J’ai vécu
tellement d’émotions que je
ne suis pas près de
m’endormir. »
Finale
Mercredi 17 mai
à Saint-Denis
(Stade de France)
FC Barcelonee (ESP) 1 0
Milan ACC (ITA) 0 0
BUTEURS
Iniesta, le jeune
Catalan, devance
Clarence Seedorf.
Barcelone a trouvé
le successeur
de Guardiola.
Demi-finales
AR
ÉCLAIRAGE
Le but refusé à Chevtchenko
l ne restait qu’une vingtaine de minutes à jouer et rien n’était vraiment
Iprofondeur,
décidé. Le suspense était entier quand, sur un long ballon aérien en
Andreï Chevtchenko a nettement pris le dessus sur Carles
Puyol, et son coup de tête rageur a projeté le ballon derrière la ligne de
but de Valdes, plongeant le stade dans un silence de cathédrale pendant
deux secondes. Logiquement, ç’aurait pu ou ç’aurait dû faire 0-1 pour
Milan, sauf que Markus Merk, l’arbitre allemand de la rencontre par ailleurs très correct, a sifflé une faute de l’attaquant ukrainien. Qui doit
encore se demander laquelle. Carlo Ancelotti, son entraîneur, aussi : « Je
ne comprends pas comment l’arbitre peut refuser ce but car Cheva saute
de façon tout à fait régulière dans son duel avec Puyol. Si on avait marqué
sur cette action, la face du match aurait été singulièrement modifiée et
nous aurions pu nous qualifier... » Avec une belle honnêteté, mâtinée
d’un petit sourire en coin, le capitaine catalan a d’ailleurs admis sans trop
se faire prier : « C’est vrai que Chevtchenko me touche, mais très, très
peu toutefois. En réalité, c’est surtout moi qui glisse tout seul... » Une glissade bienvenue pour le Barça !
V. M .
Vennegoor of Hesselink (PSV
Eindhoven), Fabio Luciano,
Marcio Nobre (Fenerbahçe),
Emerson, Mutu (Juventus),
Acimovic (Lille), Morientes,
Sinama-Pongolle (Liverpool),
Benzema, Cris, Govou (Lyon),
Beckham, Helguera, Sergio
Ramos, Soldado, Woodgate (Real
Madrid), Giggs, Scholes, Van
Nistelrooy (Manchester Utd),
Pirlo, Seedorf (Milan AC), Figo,
Martins, Pizarro, Stankovic (Inter
Milan), Babangida, Bulut
(Olympiakos), Charalambides,
Gonzalez, Mantzios, Morris
(Panathinaïkos), Matusovic,
Petras (Sparta Prague), Diego,
Hugo Almeida, Lisandro Lopez,
Lucho Gonzalez, McCarthy
(FC Porto), Kyrgiakos,
McCormack, Namouchi, Prso,
Thompson (Rangers), Braaten,
Helstad, Skelbrel, Storflor, Strand
(Rosenborg), Arzu, Dani, Oliveira
(Betis Séville), Hamit Altintop,
Larsen, Poulsen, Sand (Schalke),
Hofman (Rapid Vienne), Adriano,
Ferreira, Hodzic, Lustrinelli
(Thoune), Candela, Felipe
(Udinese), Guayre, Senna
(Villarreal), Baumann, Frings,
Schulz (Werder), 1.
A partir de la phase de groupes.
En capitales, les buteurs dont les
équipes sont toujours en course.
RÈGLEMENT
Jusqu’aux demi-finales, l’épreuve
se déroule par matches
aller-retour avec élimination
directe. La finale se dispute sur
un seul match, avec prolongation
en cas d’égalité à la fin du
temps réglementaire et séance
de tirs au but en cas de nouvelle
égalité au terme des cent vingt
minutes de jeu.
IMAGE
ANTICIPATION ?
Le garçon se fait appeler
Jimmy Jump et,
manifestement, il n’en est
pas à sa première tentative
sur les stades du pays. Juste
avant le coup d’envoi de la
seconde mi-temps de
Villarreal-Arsenal, ce
supporter espagnol aux
couleurs de l’équipe
d’Argentine a traversé ainsi
tout le terrain et s’est dirigé
droit vers le rond central et
Thierry Henry pour donner à
celui-ci un maillot du FC
Barcelone, floqué à son nom.
Le capitaine d’Arsenal a pris
cette intrusion et ce clin
d’œil avec le sourire
(jouera-t-il ou non pour le
Barça la saison prochaine ?),
et le trublion barbu a été vite
neutralisé. L’histoire ne dit
pas maintenant qui a
récupéré le maillot et si
Jimmy a vu juste...
Photo Matt DUNHAM/AP/SIPA
FC BARCELONE MILAN AC : 0-0
ela fait six
matches
consécutifs
que je suis
titulaire et
je commence, maintenant, à
prendre confiance en moi »,
avouait-il avant ce rendez-vous
crucial. Andres Iniesta ne
parle pas pour ne rien dire.
Face à Milan, mercredi soir, le
milieu de terrain de poche du
Barça s’est comporté en patron
XXL. Et en digne successeur
de son pote Xavi, l’habituel
taulier de l’entrejeu. Le tout
jeune Iniesta, qui fêtera ses
vingt-deux ans le 11 mai
prochain, n’est donc pas ce
que l’on peut considérer
comme l’une des vedettes de
cette équipe barcelonaise. Le
bonhomme au teint blafard (il
a des problèmes de mélanine,
comme sa maman) est
pourtant un sacré joueur, aussi
utile et efficace que brillant.
Un joueur au registre complet.
Capable mercredi d’étouffer
proprement Pirlo, qu’il n’a
jamais lâché de son œil vif, de
tacler, de récupérer
inlassablement, d’intercepter
avec beaucoup d’intelligence,
comme de garder le ballon ou
de le transmettre avec lucidité.
Lorsqu’il ne se décide pas
d’accélérer pour remonter le
terrain, d’une foulée véloce en
dépit de ses courtes jambes, en
déchirant le rideau adverse. Le
tout en affichant un calme,
une simplicité et une subtilité
remarquables. Bref, un
footballeur trop méconnu,
parfait symbole de cette
formation catalane dont le jeu
plaisant et également d’une
solidité défensive moins
soupçonnable à première vue
tant elle excelle à se déployer
à une vitesse phénoménale
vers l’avant. Pourtant, si l’on
ne parle pas souvent de lui,
même si ça devrait venir
rapidement, il ne faut pas
oublier que le garnement, natif
de Fuentealvilla dans la
province d’Albacete, et formé
dans les rangs du FC
Barcelone, qu’il a rejoint à
l’âge de treize ans, a participé
à vingt-neuf matches de Liga
cette saison, dont quinze en
tant que titulaire et à six
(remplaçant à trois reprises)
en Ligue des champions.
Mieux, la saison dernière, il
n’avait raté qu’un match de
Championnat, sans en débuter
un seul ! Ceux qui le
connaissent le dépeignent
comme attachant et modeste,
pas du genre à verser dans
l’esbroufe. Au contraire. Ce
jeune homme, qui poursuit ses
études pour devenir professeur
d’éducation physique, sait ce
qu’il veut. Enfant, alors que
son père était un ardent
supporter du Real, il a bravé
l’autorité paternelle, ne
voulant signer qu’au Barça, son
idole s’appelant Pep Guardiola,
Quarts de finale
LEHMANN : « DE L’ENFER AU PARADIS »
M
ardi soir à Villarreal, Jens Lehmann a
non seulement porté son invincibilité
à 745 minutes en Ligue des champions et battu le record d’Edwin van der Sar
(658 minutes avec Ajax lors de la saison
1995-96), mais il a surtout repoussé un penalty
de Riquelme à la 89e minute et qualifié ainsi
Arsenal pour la finale du 17 mai. Arsène Wenger
confesse : « Il le mérite,
car c’est à la fois un
grand gardien, un vrai
compétiteur et un personnage fantastique. »
Robert Pires ajoute : « Le
fait d’avoir été désigné
récemment numéro 1
avec l’équipe d’Allemagne pour la Coupe du
monde l’a complètement
libéré. » A trente-six ans,
le gardien allemand est
aujourd’ hui sur u n
nuage...
« Jens, comment vivezvous l’instant présent ?
Je lui ai dit quelque chose, oui, que je ne vous
répéterai pas. Peut-être que ç’a joué. Je n’en sais
rien. Il faudrait lui demander. Peut-être aussi
qu’il a pris un peu trop de temps pour tirer. Mais
bon... Il a vingt-huit ans, il lui reste encore du
temps devant lui pour jouer trois ou quatre
finales. Moi, non. Surtout, si je veux en gagner
une.
Photo Bruno FABLET
« Le 25 avril 2006,
à Villarreal
(stade El Madrigal),
Villarreal (ESP) - ARSENAL
(ANG) : 0-0. Spectateurs :
23 000. Arbitre : M. Ivanov
(RUS).
Villarreal : Barbosa - Javi
Venta, Pena, Quique Alvarez
(cap.), Arruabarrena (Roger,
82e) - Senna, Josico (José
Mari, 63e), Sorin - Riquelme
- Franco, Forlan. Entr. :
Pellegrini.
Arsenal : Lehmann - Eboué,
Touré, Campbell, Flamini
(Clichy, 9e) - Gilberto Silva Hleb, Fabregas, Ljungberg,
Reyes (Pires, 69e) - Henry
(cap.). Entr. : Wenger.
Match aller :
Arsenal - Villarreal, 1-0.
INIESTA, LE PETIT GÉANT BLANC
«C
Photos Bruno FABLET
VILLARREAL ARSENAL : 0-0
Comme l’un des
moments les plus
« C’est l’un des moments les plus agréables de ma carrière. »
agréables de ma carrière. J’aime rendre les gens heureux autour de Vous avez le sentiment qu’Arsenal a encore failli
moi, et, à la fin du match, quand tous les joueurs passer à côté d’un grand bonheur ?
de l’équipe sont accourus vers moi puis ensuite, A ce niveau-là, ça se joue toujours à très peu de
dans le vestiaire, j’étais aux anges... Il y avait choses. En football, vous êtes parfois tout près de
beaucoup d’émotion dans tous les regards. Main- l’enfer et, l’instant qui suit, vous êtes au paradis.
tenant, pour que cela devienne un grand C’est exactement ce qui nous est arrivé.
moment, pour le club et pour moi, il faut qu’on Vous sentez depuis quelques mois que c’est peutaille au bout. Une finale, vous l’attendez, vous être l’année d’Arsenal ?
l’espérez, mais une finale, ça ne se joue pas, ça se C’est ce qu’on espère tous et c’est ce que le
gagne.
coach pense... Il faut simplement continuer à
Lorsque Riquelme a tiré son penalty, à quoi avez- jouer comme on le fait, à travailler dur ensemble
pour provoquer à nouveau la réussite et, d’abord,
vous pensé ?
Depuis quelques jours, je m’étais préparé à une bien se reconcentrer pour nos trois derniers
telle situation en revoyant certaines images et je matches de Championnat. Derrière, on aura dix
m’étais dit : “ Si c’est lui qui le frappe, je pars sur jours pour bien préparer cette finale.
ma gauche. ” Comme une intuition. Je ne sais Après tout ce qui a été dit sur vous, notamment la
pas, sa façon de bouger, son gabarit... Heureuse- saison dernière où vous aviez perdu votre place
ment, d’ailleurs, que je suis resté sur ma pre- durant onze matches, cette finale et ce record
mière idée et que je n’ai pas suivi les conseils de d’invincibilité constituent-ils une revanche ?
Thierry Henry (NDLR : le capitaine d’Arsenal Disons que je suis ressorti plus fort de cette
raconte : “ Quand c’est chaud, je sais que période et que je suis simplement dans la contiRiquelme aime bien les tirer au milieu. J’ai nuité de la fin de la saison dernière. Quand je
simplement dit alors à Jens : si tu veux rester, suis arrivé à Arsenal en 2003, mon ambition était
tu restes. Maintenant, si tu veux partir, tu pars. de gagner des titres et de m’imposer. Je n’avais
C’est toi qui vois. ”) Mais dans ces cas-là, il y a aucune garantie. Finalement, cela ne s’est pas si
toujours une part de chance.
mal passé... »
Vous avez cherché à déconcentrer le numéro 10
argentin ?
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
PA TR I CK U R BI N I ,
à V i l lar r ea l
FRANCE FOOTBALL/N° 3133 bis/VENDREDI 28 AVRIL 2006
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
37
Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
ÉTRANGER FORUM
I Convoité par une bonne
demi-douzaine de clubs
anglais, espagnols et français
(PSG, OM), Dimitar Berbatov
est sur le point de signer à
Tottenham. L’attaquant de
Leverkusen pourrait s’engager
pour trois ans chez les Spurs,
qui ont fait savoir être prêts à
débourser les 15 M/
demandés par le club
allemand.
I Lauréat de la Coupe des
clubs d’Océanie puis du
Championnat d’Australie avec
le Sydney FC, l’Allemand
Pierre Littbarski a finalement
prolongé d’un an son contrat
à la tête du club de
Nouvelle-Galles du Sud.
I Opéré quatre fois des
ligaments croisés du genou,
Jens Nowotny devrait
pourtant faire partie des
23 Allemands pour la
prochaine Coupe du monde. Il
a passé cette semaine avec
succès les tests physiques
concoctés par Klinsmann.
I Lundi, le sélectionneur du
Costa Rica, Alexandre
Guimaraes, a donné une liste
de 28 joueurs présélectionnés
pour la Coupe du monde.
Parmi eux, on retrouve bien
évidemment l’idole locale,
Paulo Wanchope.
UNE-DEUX
Dabo : « Cannavaro m’a scandalisé ! »
I Défenseur d’Everton et de
l’équipe d’Angleterre
(26 capes) dans les années 60
et 70, Brian Labone est
décédé lundi à l’âge de
66 ans. Celui-ci avait participé
à la Coupe du monde au
Mexique voilà trente-six ans.
RÉCOMPENSE
Gerrard élu par ses pairs
L’association anglaise des joueurs (PFA) a rendu son verdict : Steven Gerrard vient d’être élu joueur de l’année par ses collègues de Premier League. Le milieu de terrain de Liverpool succède au palmarès à John Terry
(Chelsea). En 2001, Gerrard, qui a aujourd’hui vingt-cinq ans, avait déjà
été primé comme « jeune joueur de l’année ». La palme en question est,
cette fois, revenue à Wayne Rooney. Les joueurs anglais ont dans la foulée constitué leur équipe de l’année : Given (Newcastle) - Chimbonda
(Wigan), Terry (Chelsea), Carragher (Liverpool), Gallas (Chelsea) - Cristiano Ronaldo (MU), Gerrard (Liverpool), Lampard (Chelsea), J. Cole (Chelsea) - Henry (Arsenal), Rooney (MU). On notera la présence dans ce prestigieux onze de deux Français, l’international William Gallas et le
surprenant Pascal Chimbonda, pour sa première saison dans le Championnat anglais et qui déclare rêver tout haut des Bleus.
sans le moindre carton. Nos supporters
sont en ébullition. Des pétitions commencent à circuler : elles demandent
que Cannavaro ne soit plus capitaine
de l’équipe d’Italie !
Revenons à votre expulsion.
C’est vrai que j’ai envoyé l’arbitre au
diable. Mais, après mon expulsion, Del
Piero l’a insulté à son tour et Paparesta
a fait, là, semblant de ne pas entendre.
Symptomatique : pendant tout le
match, il y a eu deux poids, deux
mesures. (Une pause.) Dommage, ce carton rouge : à
onze contre onze, on l’emportait à coup sûr.
La commission de discipline vous a infligé trois
matches : votre Championnat est d’ores et déjà
terminé.
La Lazio a fait appel et j’espère jouer au moins la dernière journée, à l’Olimpico, face à Parme. Histoire de
clore sur le terrain une super-saison du club. On a fait
une seconde partie de Championnat exceptionnelle et
l’on est bien placés pour la Coupe UEFA. Avec un peu
plus de réussite, on aurait même pu lutter pour une
place en Ligue des champions. Exceptionnel pour un
groupe profondément chamboulé que beaucoup ne
voyaient se battre que pour le maintien.
Serez-vous encore à la Lazio la saison prochaine ?
Je dois prendre une décision dans les prochaines
semaines. La Lazio m’a fait une proposition et j’ai
parlé avec le président Lotito. Disons que soit je reste
ici, soit je tente l’aventure dans un nouveau Championnat, l’Angleterre en premier lieu (NDLR : on parle
notamment de Manchester City). »
RO BER TO NO TAR I AN NI
I Le Bayern Munich tient à
tout prix à recruter l’ancien
Marseillais Daniel van
Buyten, actuellement sous
contrat à Hambourg. Les
dirigeants de l’actuel
deuxième de la Bundesliga
ont fixé le prix : 20 M/ !
I Le week-end dernier, lors
des demi-finales de la Cup,
les quatre pièces maîtresses
de la sélection australienne
se sont retrouvées au tapis :
Mark Schwarzer
(Middlesbrough) a été opéré
en urgence d’une fracture à la
pommette gauche, Harry
Kewell (Liverpool) souffre à
nouveau de pubalgie, tandis
que Tim Cahill (Everton) a le
genou droit en compote. Mark
Viduka (Middlesbrough), en
délicatesse avec sa cuisse,
n’est, lui, même pas rentré
sur le terrain.
I Présent avec Arsenal en
finale de la Ligue des
champions le 17 mai
prochain, Jens Lehmann ne
prendra pas part au stage de
l’Allemagne du 16 au 22 mai
en Sardaigne.
I L’arrière droit argentin de
Getafe, Mariano Pernia, une
des meilleures frappes de la
Liga, a obtenu mardi la
nationalité espagnole. Du
coup, il devient sélectionnable
par Luis Aragones, qui
envisage très sérieusement de
l’inclure dans sa liste des 23.
Une perspective qui ravit
Pernia, qui rêve déjà d’une
finale entre l’Espagne et
l’Argentine.
I Sous contrat au Borussia
Dortmund depuis 1998, le
Brésilien Dédé a prolongé
cette semaine dans la Ruhr
jusqu’en 2011.
I Mauro Lustrinelli a inscrit
lundi, pour le Sparta Prague,
le but le plus rapide de
l’histoire du Championnat
tchèque en marquant dès la
11e seconde, face au FK
Jablonec (3-0). Profitant d’un
mauvais dégagement de la
défense adverse, l’attaquant
suisse a envoyé des 16 mètres
une belle frappe croisée dans
la lucarne. Lustrinelli a fait
mieux que le milieu de
terrain du Banik Ostrava
Frantisek Metelka, qui avait
marqué le 19 mars 2005 dès
la 18e seconde du match.
I Les Néerlandais
d’Hambourg sur le billard :
Rafael van der Vaart a été
opéré d’une cheville, Nigel de
Jong du genou. Tous deux
font partie des joueurs
susceptibles de participer au
Mondial avec les Pays-Bas :
l’entourage de Van der Vaart
est optimiste, celui de De
Jong un peu moins.
I La valse des entraîneurs
continue en Bulgarie. Le
dernier limogé en date est
Ivan Kioutchoukov, coach du
Naftex Bourgas, lanterne
rouge de L1 bulgare et
demi-finaliste surprise de la
Coupe. Il a été remplacé par
Gueorgui Vassilev.
ANGLETERRE
Photo Christopher LEE/GETTY/AFP
Samedi, la Lazio a accroché la Juve à
Turin, ne concédant le nul 1-1 que
dans les dernières minutes, et après
avoir joué près d’une heure en infériorité numérique à la suite de l’expulsion
d’Ousmane Dabo. Ce dernier
s’explique.
« Ousmane, on vous a vu péter les
plombs au stadio delle Alpi. Le but
annulé en est-il l’unique raison ?
J’étais très en colère. Pour ne pas dire
plus. Ce but refusé à la 34e minute,
c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. A l’origine de tout, la faute de Fabio Cannavaro, une vingtaine de minutes plus tôt, sur Gaby Mudingayi. J’ai vu
tout de suite que c’était très grave. Comme l’a d’ailleurs confirmé le diagnostic : fracture du tibia, saison
terminée. Et Cannavaro ne prend même pas un carton
jaune ! Ensuite, je marque un beau but sur le 1-0 pour
nous et voilà que l’arbitre l’annule pour un hors-jeu de
position d’un coéquipier que l’on peut ne pas siffler.
Alors, j’explose... La plupart du temps, les arbitres,
dans ce genre de phases tendues, font semblant de
ne pas entendre et laissent couler. Ce que M. Paparesta aurait pu faire, en tenant compte de notre état
d’esprit après la blessure de Mudingayi.
Vous semblez être vraiment remonté par cette
faute de Cannavaro ?
Ça m’a scandalisé, oui ! Faire une telle faute dans
notre camp, alors qu’il n’y a aucun danger pour son
équipe. Et je tiens à souligner que Cannavaro n’en est
pas à son coup d’essai. Lors de la première manche,
à Rome, le Bianconero nous a pété Behrami et, la saison dernière, il avait cassé deux côtes à Muzzi. Ce qui
est incroyable, c’est que Fabio s’en est toujours tiré
Photo Pierre LABLATINÈRE
I Le report du match de
Championnat entre le
FC Séville et Barcelone,
dimanche dernier, à la suite
d’un fort orage, pourrait avoir
comme conséquence le report
de la fin de la Liga,
contrariant ainsi les plans du
sélectionneur, Luis Aragones.
Les deux clubs étant toujours
en course sur le front
européen (Séville jouait jeudi
sa demi-finale face à
Schalke 04), aucune date
n’était disponible pour ce
match en retard. Un bel
imbroglio en perspective, un
tel report étant contraire aux
dispositions prises par la
FIFA.
I Jeudi dernier, Francesco
Totti disputait son premier
match amical (contre la Cisco
de Rome, Serie C2) depuis sa
blessure au péroné, le
19 février. Rétabli en un
temps record, le capitaine de
la Roma devrait renouer avec
la compétition à l’occasion de
la venue de Trévise, le 7 mai
prochain, en Championnat. Si
tout se passe sans accroc,
Totti sera bien du voyage en
Allemagne avec la Squadra
Azzurra pour le Mondial.
I Roy Makaay jusqu’en 2008
au Bayern. L’attaquant
néerlandais a prolongé d’une
saison supplémentaire son
bail avec le club munichois.
« Tout est allé très vite et je
suis très content de la
tournure prise par les
événements », a déclaré lundi
Makaay, à la sortie de
l’entraînement.
PROGRAMME
Angleterre
E xpr es s
West Ham Utd - Liverpool FC
1-2
Fulham - Wigan
1-0
Aston Villa - Manchester City
0-1
« West Ham Utd - Liverpool FC : 1-2
(0-1). Spectateurs : 34 852. Arbitre :
M. Webb. Buts : Reo-Coker (46e) pour West
Ham ; Cissé (19e, 54e) pour Liverpool.
Expulsion : Mullins (82e) pour West Ham ;
Luis Garcia (82e) pour Liverpool.
West Ham : Walker - Scaloni, Ferdinand,
Collins (Fletcher, 46e), Ward - Etherington,
Benayoun (Harewood, 77e), Mullins,
Reo-Coker - Zamora, Sheringham. Entr. :
Pardew.
Liverpool : Dudek - Finnan (Hyypiä, 63e),
Carragher, Kromkamp, Traoré - Cissé,
Hamann, Sissoko, Warnock - Fowler (Luis
Garcia, 80e), Morientes (Riise, 85e). Entr. :
Benitez.
« Fulham - Wigan : 1-0 (1-0).
Spectateurs : 17 149. Arbitre : M. Styles.
But : Malbranque (45e).
Fulham : Niemi - Rosenior, Pearce, Knight,
Bridge - Malbranque, Diop, Elliott
(Christanval, 85e), Boa Morte - McBride,
Helguson (Radzinski, 72e). Entr. : Coleman.
Wigan : Pollitt - Chimbonda, Jackson,
Henchoz, Baines - Teale (Connolly, 87e),
Kavanagh, Bullard, McCulloch - Roberts,
Camara. Entr. : Jewell.
« Aston Villa - Manchester City : 0-1
(0-0). Spectateurs : 26 422. Arbitre :
M. Foy. But : Vassell (71e).
Aston Villa : Sörensen - Mellberg, Cahill,
Ridgewell (Phillips, 76e), Hughes - McCann,
Barry, Samuel, Milner - Angel, Baros
(Agbonlahor, 58e). Entr. : O’Leary.
Manchester City : James - Sommeil,
Richards, Dunne, Distin - Sinclair, Reyna,
Barton, Riera (Musampa, 90e) - Samaras
(Sibierski, 46e), Vassell (Jihai, 87e). Entr. :
Pearce.
C l as s e me n t
1. Chelsea FC, 88 pts ; 2. Manchester
United, 79 pts ; 3. Liverpool FC, 76 pts ;
4. Tottenham Hotspur, 62 pts ; 5. Arsenal,
58 pts ; 6. Blackburn Rovers, Newcastle
United, 54 pts ; 8. Bolton Wanderers,
52 pts ; 9. Wigan, 51 pts ; 10. West Ham,
49 pts ; 11. Charlton Athletic, 47 pts ;
12. Everton, 46 pts ; 13. Manchester City,
Middlesbrough, 43 pts ; 15. Fulham, 42 pts ;
16. Aston Villa, 39 pts ; 17. Portsmouth,
35 pts ; 18. Birmingham City, 33 pts ;
19. West Bromwich, 29 pts ;
20. Sunderland, 12 pts.
Les matches Manchester
Utd-Middlesbrough et Blackburn
Rovers-Chelsea FC ont été reportés en
raison des demi-finales de la Cup jouées
aux mêmes dates que la 36e journée.
B u te u r s
1. Henry (Arsenal), 23.
2. Van Nistelrooy (Manchester Utd), 21.
R en de z- vou s
Coup double pour Cissé
Le West Ham-Liverpool de mercredi n’était pas qu’un match décalé de la
36e journée de Premier League. Cette rencontre représentait une belle
répétition avant la finale de la Cup entre les deux clubs, le 13 mai à Cardiff. Et l’on souhaite à Djibril Cissé de rééditer sa performance de l’autre
soir : l’attaquant français (ici félicité par Fowler et Hamann) a inscrit les
deux buts de la victoire des Reds à Upton Park (2-1).
Votre nouveau rendez-vous sur
I 37e ET AVANT-DERNIÈRE JOURNÉE
J SAMEDI 29 AVRIL
Birmingham City - Newcastle Utd
Charlton Athletic - Blackburn Rovers
Chelsea FC - Manchester Utd
Liverpool FC - Aston Villa
Manchester City - Fulham
Middlesbrough - Everton
Wigan - Portsmouth
J DIMANCHE 30 AVRIL
Tottenham Hotspur - Bolton Wanderers
J LUNDI 1er MAI
Sunderland - Arsenal
West Bromwich Albion - West Ham Utd
I MATCHES EN RETARD
J LUNDI 1er MAI
Manchester Utd - Middlesbrough
J MARDI 2 MAI
Blackburn Rovers - Chelsea FC
Belgique
CHAMPIONNAT
Tour complet des équipes qualifiées
pour l’événement foot de l’année.
Tous les jours, après chaque édition.
R en de z- vou s
I 33e ET AVANT-DERNIÈRE JOURNÉE
J DIMANCHE 30 AVRIL
FC Bruxelles - FC Lierse
Excelsior Mouscron - Saint-Trond
Racing Genk - SK Beveren
Germinal B. Anvers - Club Bruges
Cercle Bruges - SC Lokeren
La Louvière - Charleroi SC
Zulte-Waregem - Westerlo
La Gantoise - RSC Anderlecht
Roulers - Standard de Liège
C l as s e me n t
En route vers l’Allemagne avec L’ÉQUIPE TV.
Disponible sur
, le Câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr
Ecosse
CHAMPIONNAT
I 36e JOURNÉE/MATCHES DÉCALÉS
1. RSC Anderlecht, 66 pts ; 2. Standard de
Liège, 64 pts ; 3. Club Bruges, 60 pts ;
4. La Gantoise, 57 pts ; 5. Racing Genk,
54 pts ; 6. Zulte-Waregem, 49 pts ; 7. SC
Lokeren, 47 pts ; 8. Charleroi SC, 44 pts ;
9. Germinal B. Anvers, 43 pts ;
10. Westerlo, Roulers, FC Bruxelles, 40 pts ;
13. Excelsior Mouscron, Saint-Trond,
34 pts ; 15. CS Bruges, 32 pts ; 16. SK
Beveren, 30 pts ; 17. FC Lierse, 29 pts ;
18. La Louvière, 25 pts.
ÉTRANGER
10. FC Tokyo, Oita Trinita, Omiya Ardija,
Ventforet Kofu, 11 pts ; 14. Nagoya
Grampus Eight, 9 pts ; 15. Avispa Fukuoka,
8 pts ; 16. Kyoto Purple Sanga, 6 pts ;
17. Cerezo Osaka, 5 pts ; 18. Sanfrecce
Hiroshima, 4 pts.
CHAMPIONNAT
R en de z- vou s
2e PHASE
I 36e JOURNÉE
POULE POUR LE TITRE
J SAMEDI 29 AVRIL
Kilmarnock - Glasgow Rangers
Aberdeen - Hibernian
J DIMANCHE 30 AVRIL
Heart of Midlothian - Celtic Glasgow
Luxembourg
CHAMPIONNAT
C l as s e me n t
1. Celtic Glasgow, 87 pts ; 2. Heart of
Midlothian, 68 pts ; 3. Glasgow Rangers,
64 pts ; 4. Hibernian, 56 pts ; 5. Kilmarnock,
52 pts ; 6. Aberdeen, 50 pts.
POULE MAINTIEN/RELÉGATION
J SAMEDI 29 AVRIL
Dundee Utd - Falkirk
Motherwell - Dunfermline Athletic
Livingston - Inverness
C l as s e me n t
1. Inverness CT, 49 pts ; 2. Motherwell,
45 pts ; 3. Dundee Utd, 32 pts ; 4. Falkirk,
Dunfermline, 27 pts ; 6. Livingston, 18 pts.
Espagne
0-0
3-1
9-0
2-0
C l as s e me n t
1. F91 Dudelange, 55 pts ; 2. Jeunesse
d’Esch, 47 pts ; 3. Etzella Ettelbruck,
43 pts ; 4. CS Grevenmacher, 39 pts.
POULE PROMOTION/RELÉGATION
POULE A
I 23e JOURNÉE
Witz 71 - Racing
Rumelange - Hespérange
I 24e JOURNÉE
Witz 71 - Rumelange
Hespérange - Racing
1-1
1-1
3-1
2-0
1. FC Wiltz 71, 38 pts ; 2. RFCU
Luxembourg, 35 pts ; 3. Swift Hespérange,
30 pts ; 4. US Rumelange, 13 pts.
POULE B
I 23e JOURNÉE
Avenir - Rosport
1-4
Pétange - Kaerjeng
3-0
e
I 24 JOURNÉE
Rosport - Kaerjeng
0-0
Pétange - Avenir
1-0
R en de z- vou s
I 35e JOURNÉE
J SAMEDI 29 AVRIL
Betis Séville - Athletic Bilbao
Deportivo La Corogne - Celta Vigo
FC Barcelone - Cadix
J DIMANCHE 30 AVRIL
Valence CF - Deportivo Alavés
Real Saragosse - Espanyol Barcelone
Real Sociedad - FC Séville
Getafe - Villarreal
Malaga - Racing Santander
Atletico Madrid - Real Majorque
Osasuna Pampelune - Real Madrid
C l as s e me n t
1. CS Pétange, 38 pts ; 2. UN Kaerjeng,
35 pts ; 3. Victoria Rosport, 27 pts ; 4.
Avenir Beggen, 5 pts.
Pays-Bas
C l as s e me n t
1. FC Barcelone, 73 pts ; 2. Valence CF,
65 pts ; 3. Real Madrid, 63 pts ; 4. Osasuna,
62 pts ; 5. Celta Vigo, 57 pts ; 6. FC Séville,
53 pts ; 7. Deportivo La Corogne, 52 pts ;
8. Atletico Madrid, Getafe, 50 pts ;
10. Villarreal, 49 pts ; 11. Real Saragosse,
42 pts ; 12. Real Sociedad, 38 pts ;
13. Espanyol Barcelone, Betis Séville,
37 pts ; 15. Athletic Bilbao, 35 pts ;
16. Racing Santander, Real Majorque,
34 pts ; 18. Deportivo Alavés, 33 pts ;
19. Cadix CF, 32 pts ; 20. Malaga, 24 pts.
En cas d’égalité de points à la fin du
Championnat, les équipes sont départagées à
la différence de buts particulière.
Hongrie
COUPE
I DEMI-FINALES ALLER
Debrecen (D1) - FC Fehervar (D1)
0-1
Kip. Honved (D1) - Vasas Budapest (D1) 1-3
Les matches retour se disputeront mardi 2 et
mercredi 3 mai.
Italie
CHAMPIONNAT
R en de z- vou s
I 36e JOURNÉE
J DIMANCHE 30 AVRIL
Cagliari - Parme
Chievo Vérone - AS Roma
Empoli - Inter Milan
Lazio Rome - Lecce
Milan AC - Livourne
Palerme - Fiorentina
Reggina - Messina
Sampdoria Gênes - Udinese
Sienne - Juventus
Trévise - Ascoli
C l as s e me n t
1. Juventus, 82 pts ; 2. Milan AC, 79 pts ;
3. Inter Milan, 74 pts ; 4. Fiorentina, 68 pts ;
5. AS Roma, 65 pts ; 6. Lazio Rome, 53 pts ;
7. Chievo, 52 pts ; 8. Livourne, 47 pts ;
9. Palerme, 46 pts ; 10. Parme, 45 pts ;
11. Sampdoria, Ascoli, Udinese, Empoli,
39 pts ; 15. Reggina, 38 pts ; 16. Sienne,
37 pts ; 17. Cagliari, 35 pts ; 18. Messina,
31 pts ; 19. Lecce, 25 pts ; 20. Trévise, 17 pts.
Japon
CHAMPIONNAT
QUALIFICATION LIGUE DES CHAMPIONS
I FINALE ALLER
J 26 AVRIL 2006
« Ajax Amsterdam - FC Groningue : 2-0
(1-0). Buts : Rosenberg (9e), Charisteas
(68e).
Le match retour aura lieu le mercredi 3 mai.
QUALIFICATION COUPE DE L’UEFA
I DEMI-FINALES RETOUR
J 26 AVRIL 2006
« FC Utrecht - FC TWENTE : 1-3 (0-0).
Buts : Rossini (73e) pour Utrecht ; Touma
(68e), N’Kufo (82e), Gerritsen (84e) pour
Twente. Expulsion : Braafheid (70e) pour
Utrecht. (A l’aller : 0-2.)
« SC HEERENVEEN - Roda JC : 1-0 (1-0).
But : Lachambre (28e).
(A l’aller : 0-0.)
La finale aller aura lieu le mercredi 3 mai, le
vainqueur sera qualifié pour la Coupe de
l’UEFA.
QUALIFICATION INTERTOTO
I FINALE ALLER
J 26 AVRIL 2006
« Vitesse Arnhem - NEC Nimègue : 0-0.
La finale retour aura lieu le mercredi 3 mai,
le vainqueur sera qualifié pour la Coupe
Intertoto.
BARRAGES PROMOTION/RELÉGATION
I QUARTS DE FINALE RETOUR
J 24 AVRIL 2006
« NAC Breda (D1) - TOP Oss (D2) : 2-2
(0-0). Buts : Diba (55e), Stam (58e) pour
Breda ; Rook (74e), Van der Sloot (83e) pour
TOP Oss. (A l’aller : 0-0.)
« FC Volendam (D2) - Helmond Sport
(D2) : 2-3 (1-1). Buts : Wijker (22e, 89e)
pour Volendam ; Calabro (30e), Bridji (48e),
Braber (74e) pour Helmond. (A l’aller : 1-0.)
« VVV Venlo (D2) - DE GRAAFSCHAP
(D2) : 2-4 (0-2). Buts : Jans (64e), Soltani
(73e) pour Venlo ; De Visscher (3e, 14e, 50e),
Te Boekhorst (80e) pour De Graafschap.
Expulsion : Fleuren (35e) pour Venlo.
(A l’aller : 1-1.)
« WILLEM II (D1) - FC Zwolle (D2) : 6-2
(3-1). Buts : Reuser (35e, 44e, 79e), Kerekes
(37e), Keenan (75e), Hadouir (86e) pour
Willem ; Kolk (27e), Esajas (59e) pour Zwolle.
(A l’aller : 4-2.)
R en de z- vou s
CHAMPIONNAT
e
2-0
1-0
2-1
0-0
1-2
2-2
1-1
1-0
0-2
C l as s e me n t
1. Kawasaki Frontale, Urawa Red Diamonds,
Gamba Osaka, 20 pts ; 4. Kashima Antlers,
19 pts ; 5. Shimizu S-Pulse, 16 pts ; 6.
Yokohama F-Marinos, Albirex Niigata, JEF
Utd Chiba, 13 pts ; 9. Jubilo Iwata, 12 pts ;
Portugal
CHAMPIONNAT
I MATCH DÉCALÉ
J 24 AVRIL 2006
« Academica Coimbra - Sporting Braga :
0-3 (0-1). Buts : Frechaut (21e), Joao
Tomas (56e, 72e).
C l as s e me n t
C l as s e me n t
CHAMPIONNAT
I 9 JOURNÉE
Fukuoka - Niigata
Ventforet Kofu - Yokohama
Shimizu - Urawa
JEF Utd Chiba - Iwata
Kyoto - Kashima
Omiya Ardija - Oita Trinita
Hiroshima - Cerezo Osaka
Gamba Osaka - FC Tokyo
Nagoya Grampus - Kawasaki
POULE POUR LE TITRE
I 23e JOURNÉE
Dudelange - Grevenmacher
Jeunesse - Etzella
I 24e JOURNÉE
Dudelange - Jeunesse
Etzella - Grevenmacher
(89e) pour Plock. Avertissements : Pekovic,
Jelen, Obajdin pour Plock.
Zaglebie Lubin : Liberda - Mierzejewski,
Stasiak, Arboleda, R. Klos (Bartczak, 83e) Lobodzinski, Szczypkowski, Jackiewicz,
Iwanski, Plizga (Piszczek 21e) - Chalbinski.
Entr. : Smuda.
Wisla Plock : Gubiec - Zivkovic, Belada,
Magdon, Kazimierczak - Gevorgyan (Peszko,
62e), Rachwal, Romuzga, Obajdin (Pekovic,
82e), Sedlacek (Truszczynski, 90e) - Jelen.
Entr. : Czaplar.
I QUARTS DE FINALE
MATCHES DE BARRAGE
J VENDREDI 28 AVRIL
Helmond Sport (D2) - FC Volendam (D2)
TOP Oss (D2) - NAC Breda (D1)
I DEMI-FINALES ALLER
J VENDREDI 5 MAI
De Graafschap (D2) - Willem II (D1)
Le match retour aura lieu le lundi 8 mai.
Pologne
COUPE
I FINALE ALLER
« Le 26 avril 2006, à Lubin,
Zaglebie Lubin (D1) - Wisla Plock (D1) :
2-3 (0-1). Spectateurs : 7 500. Arbitre :
M. Pacuda. Buts : Jackiewicz (63e), Arboleda
(77e) pour Lubin ; Jelen (1re, 56e), Bealda
1. FC Porto, 75 pts ; 2. Sporting Portugal,
66 pts ; 3. Benfica Lisbonne, 64 pts ;
4. Sporting Braga, 57 pts ; 5. Boavista
Porto, 49 pts ; 6. Nacional Madeira, 48 pts ;
7. Vitoria Setubal, 45 pts ; 8. Maritimo
Funchal, 42 pts ; 9. Uniao Leiria, 41 pts ;
10. Estr. Amadora, 39 pts ; 11. Belenenses,
P. Ferreira, 38 pts ; 13. Academica Coimbra,
37 pts ; 14. Gil Vicente, Naval, 36 pts ;
16. Vitoria Guimaraes, Rio Ave, 34 pts ;
18. Penafiel, 15 pts.
R en de z- vou s
I 33e ET AVANT-DERNIÈRE JOURNÉE
J DIMANCHE 30 AVRIL
Nacional Madeira - Boavista Porto
Benfica - Vitoria Setubal
Maritimo Funchal - Paços Ferreira
Belenenses - Academica Coimbra
Sporting Braga - Gil Vicente
Rio Ave - Sporting Portugal
Naval - Uniao Leiria
Estrela Amadora - Penafiel
FC Porto - Vitoria Guimaraes
Roumanie
COUPE
I DEMI-FINALES RETOUR
N. Bucarest (D1) - Constanta (D1) 4-1 (0-1)
P. Ploiesti (D2) - R. Bucarest (D1) 3-3 (1-4)
Entre parenthèses, le résultat du match
aller, la finale se jouera le mercredi 10 mai
à Bucarest.
Suisse
CHAMPIONNAT
2e PHASE
I MATCH EN RETARD/30e JOURNÉE
J 26 AVRIL 2006
« Neuchâtel Xamax - FC Zurich : 0-1
(0-0). But : Alphonse (85e).
La rencontre Young Boys Berne-FC Bâle
(28e j.), prévue ce jour, a été reportée au
mercredi 8 mai.
C l as s e me n t
1. FC Bâle, 69 pts ; 2. FC Zurich, 66 pts ;
3. Grasshopper Zurich, 51 pts ; 4. Young
Boys Berne, 50 pts ; 5. FC Thoune, 46 pts ;
6. Saint-Gall, 34 pts ; 7. FC Schaffhouse,
Yverdon, 31 pts ; 9. FC Aarau, 30 pts ;
10. Neuchâtel Xamax, 27 pts.
R en de z- vou s
I 33e JOURNÉE
J SAMEDI 29 AVRIL
FC Bâle - FC Thoune
FC Schaffhouse - FC Yverdon Sport
Young Boys Berne - Saint-Gall
J DIMANCHE 30 AVRIL
Neuchâtel Xamax - FC Aarau
FC Zurich - Grasshopper Zurich
ARCHIVES
Amicaux
« Le 26 avril 2006, à Racagua,
Chili - Nouvelle-Zélande : 4-1 (2-1).
Spectateurs : 8 000. Arbitre : M. Osorio
(CHL). Buts : Sauzo (36e), Christie
(39e c.s.c.), Roco (61e), Rubio (67e) pour le
Chili ; Smeltz (14e) pour la Nouvelle-Zélande.
Chili : C. Bravo (cap.) - Jara, Zenteno, Roco,
Cereceda (J. Contreras, 56e) - Itarra,
Sanhueza, M. Fernandez, Valdivia - Sauzo
(Rubio, 64e), Lorca. Entr. : Acosta.
Nouvelle-Zélande : Moss - Old, Hay (cap.),
Bunce (Pritchett, 76e) Lochhead - Christie,
Brown (Bouckenooghe, 63e), De Gregorio,
Hickey (Banks, 72e) - Bertos (Urlovic, 72e),
Smeltz-. Entr. : Herbert.
Féminines
moins de 19 ans
ÉLIMINATOIRES EURO 2006
I TOUR ÉLITE
GROUPE 1
(EN NORVÈGE)
Norvège - France
1-3
Pologne - Serbie-et-Monténégro
2-0
« Le 25 avril 2006, à Sarpsborg,
Norvège - France : 1-3 (0-2). Buts :
Thorsnes (66e) pour la Norvège ; Pizzala
(17e), Delie (27e, 57e) pour la France.
C l as s e me n t
1. France, 3 pts ; 2. Pologne, 3 pts ;
3. Norvège, 0 pt ; 4. Serbie-Monténégro,
0 pt.
France - Serbie-Monténégro et Norvège Pologne se jouaient ce jeudi 27 avril. Le
premier du groupe sera qualifié pour la
phase finale en Suisse, du 11 au 23 juillet
2006.
R en de z- vou s
J SAMEDI 29 AVRIL
Pologne - France
Serbie-et-Monténégro - Norvège
C l as s e me n t fi n a l
1. GOIAS (BRE), 11 pts ; 2. NEWELL’S OLD
BOYS (ARG), 8 pts ; 3. Union Espanola
(CHL), 8 pts ; 4. The Strongest La Paz (BOL),
6 pts.
GROUPE 4
Tigres UANL (MEX) - Universidad (CHL) 1-0
Corinthians (BRE) - Deportivo Cali (COL) 3-0
C l as s e me n t fi n a l
LIGUE DES CHAMPIONS
2-0
1-0
1-0
1-1
0-0
2-0
6-0
3-1
C l as s e me n t fi n a l
1. VELEZ SARSFIELD (ARG), 16 pts ; 2. LDU
QUITO (EQU), 10 pts ; 3. Rocha FC
Maldonado (URU), 5 pts ; 4. Universitario
Lima (PER), 2 pts.
GROUPE 6
Pumas UNAM (MEX) - Nacional (URU) 1-1
Internacional (BRE) - UA Maracaibo (VEN) 4-0
COUPE DE LA CAF
C l as s e me n t fi n a l
I HUITIÈMES DE FINALE ALLER
J 21, 22 ET 23 AVRIL 2006
Espérance (TUN) - Al-Ittihad (EGY)
1-0
Town. Rollers (BOT) - InterClube (AGO) 1-1
Hussein-D. (ALG) - AS Douanes (SEN) 2-0
Lobi Stars (NGA) - Khouribga (MAR)
1-1
Arsenal (GHA) - Petro Atletico (AGO)
0-0
USJF Ravinala (MAD) - Moro Utd (TAN) 1-2
AS Bamako (MAL) - El-Mereikh (SOU) 3-0
H. Al-Hodoud (EGY) - Iwuanyanwu (NGA) 0-0
Matches retour du 5 au 7 mai.
Copa Libertadores
I PHASE DE POULES
J 18, 19 ET 20 AVRIL 2006
GROUPE 1
Chivas (MEX) - Cienciano (CHL)
Sao Paulo (BRE) - Caracas FC (VEN)
1. INTERNACIONAL PORTO ALEGRE (BRE),
14 pts ; 2. Nac. Montevideo (URU), 9 pts ;
3. UA Maracaibo (VEN), 8 pts ; 4. Pumas
UNAM (MEX), 1 pt.
GROUPE 8
Paulista FC (BRE) - El Nacional (EQU)
0-0
River Plate (ARG) - Libertad (PAR)
1-0
C l as s e me n t fi n a l
1. LIB. ASUNCION (PAR), 11 pts ; 2. RIVER
PLATE (ARG), 9 pts ; 3. El Nacional Quito
(EQU), 6 pts ; 4. Paulista FC (BRE), 6 pts.
Coupe
de l’UEFA
0-0
2-0
C l as s e me n t fi n a l
1. SAO PAULO FC (BRE), 12 pts ; 2. CHIVAS
GUADALAJARA (MEX), 12 pts ; 3. Caracas
FC (VEN), 5 pts ; 4. Cienciano (CHL), 4 pts.
Les demi-finales retour, Middlesbrough Steaua Bucarest (0-1) et FC Séville Schalke 04 (0-0), se disputaient ce jeudi
27 avril, en dehors de nos délais de
fabrication. Les comptes rendus seront
publiés dans notre édition de mardi
prochain.
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Bleu
Rouge
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
2-0
0-0
1. CORINTHIANS (BRE), 13 pts ; 2. TIGRES
UANL (MEX), 10 pts ; 3. Universidad Catolica
(CHL), 10 pts ; 4. Deportivo Cali (COL), 1 pt.
GROUPE 5
Universitario (PER) - Rocha FC (URU)
1-1
Velez Sarsfield (ARG) - LDU Quito (EQU) 2-2
Coupes d’Afrique
I HUITIÈMES DE FINALE ALLER
J 21, 22 ET 23 AVRIL 2006
Orlando Pirates (AFS) - Al-Hilal (SOU)
Port Autonome (SEN) - ASEC (CIV)
Hearts of Oak (GHA) - ES Sahel (TUN)
CS Sfaxien (TUN) - FAR Rabat (MAR)
Renacimiento (GEQ) - Al-Ahly (EGY)
Enyimba (NGA) - St Eloi (RDC)
Ash. Kotoko (GHA) - USCAFOOT (MAD)
JS Kabylie (ALG) - R. Casablanca (MAR)
Matches retour du 5 au 7 mai.
GROUPE 3
Old Boys (ARG) - The Strongest (BOL)
Goias (BRE) - Union Espanola (CHL)
JEAN-MICHEL
38
39