Rêgles de typographie

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Rêgles de typographie
Rêgles de typographie
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Majuscule et minuscule
Généralités
Bas de casse
En typographie, la casse est une boîte plate divisée en compartiments et servant à ranger les caractères. Le bas
de cette boîte contenait les caractères minuscules tandis que dans la partie supérieure étaient rangés les
caractères majuscules. Cet emplacement a servi, dans la profession, à désigner les divers types de caractères.
Par "bas de casse" ou "bas-de-casse" il faut entendre les minuscules.
Capitale
Capitale et position du mot
Le mot qui commence une phrase s'écrit avec une majuscule. Lorsque c'est possible (selon le clavier) les
majuscules doivent être accentuées.
Je suis inquiet de n'avoir pas de vos nouvelles.
Écrivez-moi, je vous en prie instamment.
Une citation qui ne s'inscrit pas dans le cours du texte commence par une majuscule. Cette règle est valable
même si la citation n'est pas précédée par un deux-points, et même si elle n'est pas entre guillemets.
Il hurlait : "Vive la Sociale!".
Il hurlait : Vive la Sociale!
Il poussa le cri révolutionnaire Vive la Sociale!
Si la citation s'inscrit dans le cours du texte elle ne prend pas de majuscule.
On entendait partout des "vive la Sociale" retentissants.
On place, traditionnellement dans la poésie, une majuscule à la première lettre de chaque vers, même si la
ponctuation ne l'exige pas.
À quinze ans, un jeun' de mon âge
Vint me dire un jour : Aime-moi!
Ce fut là tout notre mariage
À peu près comme dans les bois.
Les énumérations ne commencent pas nécessairement par une majuscule même après un retour à ligne.
Chaque dossier comporte :
- une carte géographique;
- une feuille d'explications;
- une chemise contenant;
- les autorisations,
- un badge personnel;
- les titres de transport.
Notez : si un point seul est toujours suivi d'une majuscule, il n'en va pas de même pour les autres ponctuations
fortes que sont le point d'interrogation et le point d'exclamation.
Capitale, noms propres et allégories
La majuscule caractérise le nom propre, tous les noms propres doivent s'écrire avec une majuscule. Mais à
côté des noms propres qui ne posent aucun problème on trouve parfois des noms communs qui deviennent
nom propre par occasion. Un des phénomènes les plus productifs est l'allégorie (expression d'une idée par un
signe, une image, un objet doté d'attributs symboliques).
Les noms communs employés comme allégorie, symbole ou personnification s'écrivent avec une majuscule.
la Justice poursuivant le Crime
la Liberté éclairant le monde
le tombeau du Soldat inconnu
etc.
Il en est de même pour les noms d'animaux, de plantes, d'objets, etc., lorsqu'ils sont personnifiés dans les
fables ou les contes.
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le Chêne et le Roseau
la Cigale et la Fourmi
le Loup et l'Agneau
etc.
Les symboles contenus dans les devises doivent s'écrire, eux aussi, en majuscules (Sa devise était : Liberté,
Égalité, Fraternité.).
Capitale et noms d'institutions
Les noms des organismes et institutions d'État à caractère unique (dont la compétence s'étend à tout le pays)
sont des noms propres. Le premier nom du libellé s'écrit en majuscule ainsi que l'adjectif s'il le précède.
les Archives nationales
la Chambre des communes
le Conseil d'État
le Conseil des ministres
la Cour de cassation
l'Institut Pasteur (de Paris)
le Quai d'Orsay
etc.
Si les organismes n'ont pas un caractère unique, national - si un certain nombre du même type existent dans la
nation -, ils s'écrivent avec une minuscule.
les archives municipales (comparez avec les Archives nationales)
la caisse régionale de sécurité sociale
le conseil général
le conseil régional
la mairie de Toulouse
etc.
Capitale et termes historiques et géographiques
La majuscule et les noms propres géographiques forment un sujet complexe aux nombreuses exceptions. Les
règles et conventions ci-dessous ne considèrent que les cas les plus fréquents.
1. Nom géographique seul : majuscule (qu'il soit nom propre par nature ou par occasion : la France, les
Détroits).
2. Nom commun géographique (baie, cap, golfe, etc.) précisé par un adjectif ou un nom propre : le nom
commun est en minuscule l'adjectif ou le nom propre en majuscule (la baie des Anges, le cap Vert, le golfe du
Lion).
Exceptions : le Bassin parisien, le Massif central.
3. Nom commun géographique composé avec un nom propre ou un adjectif : s'ils servent de dénomination à
un autre nom commun ils prennent tous deux la majuscule (les îles du Cap-Vert mais le cap Vert. Le massif du
Mont-Blanc mais le mont Blanc).
4. Nom propre accompagné d'un adjectif qui précise et distingue son acception (topographie, langue,
orientation, etc.) : l'adjectif s'écrit en minuscule (l'Asie centrale, la Gaule cisalpine, etc.).
5. Nom propre accompagné d'un adjectif qui définit une région, une contrée ou un ensemble (physique,
économique ou humain) : les deux mots s'écrivent en majuscule. Ils sont souvent liés par un trait d'union.
(Comparez : la basse Seine = le cours inférieur du fleuve, la Basse-Seine = le complexe économique.
Les termes historiques obéissent à des règles, a priori plus simples :
On écrit avec une majuscule les noms de certaines époques historiques qui évoquent un ensemble, un contenu
déterminé d'histoire ou de civilisation.
le Tertiaire, la Renaissance, le Néolithique, l'Antiquité, l'Occupation, le Moyen Age, la Belle Époque, le Siècle
d'Or, etc.
Mais on écrit en minuscule les dénominations qui situent une époque.
l'âge d'or, l'âge du bronze, l'âge de la pierre polie, taillée, l'ère quaternaire, l'ère chrétienne, les grandes
invasions, l'époque hellénistique, etc.
Capitale et noms de peuples et de pays
Les noms de pays sont des noms propres et s'écrivent avec une majuscule (la France, l'Espagne). Il peut y avoir
hésitation pour des dénominations qui ne comportent pas le nom propre (la confédération helvétique ou la
Confédération helvétique) ou pour des mots composés (le royaume-uni ou le Royaume-Uni).
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Lorsque la dénomination comporte les mots "empire, union, confédération, république, royaume,
principauté...", l'usage applique la règle suivante : ces mots s'écrivent en minuscule s'ils sont précisés par un
nom propre (la république du Mexique), ils s'écrivent avec une majuscule s'ils sont précisés par un adjectif de
nationalité :
la République mexicaine
l'Empire britannique mais l'empire des Indes
la République centrafricaine
la République française
etc.
Remarque : l'usage fait une exception pour "les États-Unis, la République fédérale d'Allemagne, le RoyaumeUni".
Les noms de peuples employés substantivement prennent une majuscule :
les Français, les Américains, les Chinois, les Russes, les Espagnols, un Toulousain, un Parisien, etc.
Dans cet emploi substantivé les noms de peuples composés prennent une majuscule à tous leurs composants :
les Nord-Africains, les Anglo-Saxons, etc.
Il ne faut pas confondre avec les noms précisés par un adjectif, ou un nom de peuple utilisé comme adjectif :
les Basques espagnols, les Canadiens français, les Noirs sénégalais, les Indiens sioux, etc.
Les noms de peuples s'écrivent avec une minuscule lorsqu'ils s'appliquent à la langue, au costume, à la
coutume, au mobilier, etc. (Un Allemand parlant bien le français).
Ils s'écrivent avec une minuscule s'ils ont valeur d'adjectif (le style français) mais on met habituellement une
majuscule pour les attributs (les Français sont des Européens).
Capitale, monuments et lieux
Le mot "église" s'écrit avec une minuscule lorsqu'il désigne un lieu de culte ou un monument.
l'église Notre-Dame de Lourdes
les chants d'église
l'église paroissiale
fréquenter l'église
etc.
Les points cardinaux "nord, sud, est, ouest" et les mots décrivant des directions, des orientations
géographiques ou des régions "midi, centre, occident, couchant, levant, etc.", s'écrivent avec une majuscule
lorsque, employés sans complément de lieu, ils désignent une région, un pays ou, par métonymie, leurs
habitants :
le Nord de la France
le Sud Algérien
la côte du Levant
les départements de l'Ouest
etc.
Il en va de même, bien évidemment, pour ceux qui ont une fonction de nom propre (la mer du Nord, la gare de
l'Est).
Lorsqu'ils sont employés en tant que nom mais qu'ils désignent une direction, une orientation (la plupart du
temps en position de complément), ils s'écrivent en minuscule.
le vent d'est
avancer vers le sud
l'aube à l'orient
en direction du nord-est
etc.
Ils s'écrivent également en minuscule lorsqu'ils ont un emploi adjectival (à l'exception des noms ayant une
fonction de nom propre : le pôle Nord, le pôle Sud).
l'axe nord-sud
le pacifique sud
l'union centrale
la frontière nord
etc.
Les noms communs d'espèce tels "rue, boulevard, place, avenue, pont, etc." s'écrivent en minuscule. Les
verbes, les adjectifs ou les noms qui suivent (qui individualisent telle rue, telle place, etc.) prennent une
majuscule.
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la rue Blanche
la rue Plongeante
l'avenue de la Porte
l'avenue de la Gare
l'avenue La Motte-Picquet (ici le mot "La" fait intégralement parti du nom propre)
l'impasse de l'adjudant-Merlin
la rue du Général-Foix
le lycée Blaise-Pascal
Comme on peut l'observer sur les derniers exemples ci-dessus tous les éléments, sauf l'article et la préposition,
sont liés par des traits d'union. C'est un usage qui vient directement de l'administration des postes et qui tend à
se généraliser.
On ne met pas la préposition "de" immédiatement devant un nom propre de personne (l'avenue La MottePicquet).
Lorsque le nom commun (rue, place, parc, jardin, etc.) désigne le lieu à lui seul, il prend la majuscule.
Les Boulevards
Le Jardin des plantes
le Bois de Boulogne
etc.
Capitale, arts, sciences et techniques
Les noms de sociétés, de compagnies, de clubs, de firmes, d'associations (commerciales, industrielles,
sportives, etc.) s'écrivent avec une majuscule au premier nom de la raison sociale ou du titre, aux adjectifs s'ils
sont placés avant, et aux noms propres intégrés à la dénomination.
la Compagnie Air France
la Société des Gens de lettres
la Fédération française de rugby
l'Ordre des médecins
l'Automobile Club de France
etc.
Les noms des sociétés ou d'organismes étrangers suivent les mêmes règles
Banco di Roma
le Foreign Office
l'United Press
etc.
Les noms des fonctions, charges, titres civils, administratifs ou religieux s'écrivent, normalement, sans
majuscule.
le cardinal, le député, le doyen, l'empereur, le ministre (mais le Premier ministre), le chancelier, le directeur, le
sénateur, le président de la République (on trouve parfois dans les textes officiels "le Président de la
République), le prince, le roi, le préfet, le recteur, le souverain pontife, etc.
Lorsque, dans un texte particulier, le titre prend la place du nom du personnage qui le portait et sert à
désigner, sans confusion possible, le personnage historique, on peut alors l'écrire avec une majuscule.
l'Empereur = Napoléon Ier
le Cardinal = Richelieu
etc.
Certains titres qui ne s'appliquent qu'à un seul individu sont assimilables à des noms propres et s'écrivent
habituellement avec une majuscule.
le Führer
le Duce
le Caudillo
Les noms des dynasties prennent une majuscule et seuls les noms français ou francisés prennent la marque du
pluriel (Les Capétiens mais Les Romanov).
Lorsque les noms dynastiques sont employés adjectivement l'usage est flottant. Parfois en majuscule s'ils sont
précédés d'un nom de peuple (Les Francs Mérovingiens) parfois en minuscule (Les Perses sassanides).
Dans l'emploi ordinaire d'adjectif ils s'écrivent avec une minuscule (Les rois mérovingiens, l'empire carolingien).
Dans les dénominations des styles artistiques le qualificatif prend une majuscule lorsqu'il désigne une époque
:
une chaise Directoire
un buffet Empire
une lampe Art nouveau
Il ne prend pas de majuscule lorsqu'il représente une école artistique :
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une église baroque
une cathédrale gothique
une chapelle romane
un salon rococo
Initiale
Capitale et position du mot
Le mot qui commence une phrase s'écrit avec une majuscule. Lorsque c'est possible (selon le clavier) les
majuscules doivent être accentuées.
Je suis inquiet de n'avoir pas de vos nouvelles.
Écrivez-moi, je vous en prie instamment.
Une citation qui ne s'inscrit pas dans le cours du texte commence par une majuscule. Cette règle est valable
même si la citation n'est pas précédée par un deux-points, et même si elle n'est pas entre guillemets.
Il hurlait : "Vive la Sociale!".
Il hurlait : Vive la Sociale!
Il poussa le cri révolutionnaire Vive la Sociale!
Si la citation s'inscrit dans le cours du texte elle ne prend pas de majuscule.
On entendait partout des "vive la Sociale" retentissants.
On place, traditionnellement dans la poésie, une majuscule à la première lettre de chaque vers, même si la
ponctuation ne l'exige pas.
À quinze ans, un jeun' de mon âge
Vint me dire un jour : Aime-moi!
Ce fut là tout notre mariage
À peu près comme dans les bois.
Les énumérations ne commencent pas nécessairement par une majuscule même après un retour à ligne.
Chaque dossier comporte :
- une carte géographique;
- une feuille d'explications;
- une chemise contenant;
- les autorisations,
- un badge personnel;
- les titres de transport.
Notez : si un point seul est toujours suivi d'une majuscule, il n'en va pas de même pour les autres ponctuations
fortes que sont le point d'interrogation et le point d'exclamation.
SOCIETE CIVILE
Nom de firme, de société, de club et d'association
Les noms de sociétés, de compagnies, de clubs, de firmes, d'associations (commerciales, industrielles,
sportives, etc.), s'écrivent avec une majuscule au premier nom de la raison sociale ou du titre, aux adjectifs s'ils
sont placés avant, et aux noms propres intégrés à la dénomination :
- la Compagnie Air France;
- la Société des Gens de lettres;
- la Fédération française de rugby;
- l'Ordre des médecins;
- l'Automobile Club de France;
- etc.
Les noms des sociétés ou d'organismes étrangers suivent les mêmes règles :
- Banco di Roma;
- le Foreign Office;
- l'United Press;
- etc.
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Enseigne commerciale
Si la dénomination est reproduite intégralement, le premier mot, les noms et les adjectifs importants des
enseignes commerciales s'écrivent avec une majuscule. Le tout est habituellement écrit en italique.
L'auberge Au Cheval Blanc.
Les grands magasins Au Bon Marché.
Etc.
Si la dénomination n'est reproduite que partiellement, l'enseigne s'écrit dans le style du texte et les mots
conservés sont reliés par des traits d'union.
Je vais au Bon-Marché.
L'auberge du Cheval-Blanc.
Etc.
Si l'enseigne comporte un nom commun (paix, voyageur...), les deux méthodes sont possibles mais les traités
de typographie recommandent la seconde méthode.
Le café de la Paix.
L'hôtel des Voyageurs.
Le café Américain.
Etc.
Marque déposée
De nombreux produits ou appareils tirent leurs noms de marques choisies par l'inventeur et légalement
déposées. (Frigidaire en lieu et place de réfrigérateur.)
Les marques déposées restent, en principe, invariables et prennent une majuscule.
Il faut donc, normalement, écrire :
deux Rustine
des fermetures Éclair
trois Frigidaire
etc.
La même règle s'applique aux types et séries de fabrication :
trois Espace
des Mirage III E
etc.
De nombreux noms qui à l'origine étaient des marques déposées sont passés dans l'usage courant (comme des
noms communs), ils s'écrivent sans majuscule et prennent, si nécessaire, la marque du pluriel : des
camemberts, des diesels, du nylon, etc. Ces noms communs retrouvent leur valeur de noms propres s'ils sont
précédés du nom d'espèce : des moteurs Diesel, de la fibre Nylon, etc.
Titre ou Dénomination
Noms de véhicules et de navires
L'usage typographique, en ce qui concerne les noms propres des véhicules (bateaux, train, avion, etc.), se
rapproche des titres d'œuvres ou de journaux. L'usage marque par un changement de style, souvent l'italique,
l'exacte dénomination du véhicule.
On écrit en majuscule :
- le premier mot seulement des noms en forme de proposition formant phrase (Le Tigre des mers, Le Vent nous
pousse) ;
- l'article si celui-ci fait partie de l'appellation et n'est pas traduit (La Belle Poule mais la Ville d'Oran) ;
- les principaux noms et les adjectifs placés avant (le Vieux Charles, le Joyeux Luron, Le Mousse triste).
Lorsque l'article ne fait pas partie de l'appellation, les circulaires ministérielles recommandent d'accorder celuici avec le genre du nom français (la Ville d'Alger, la France, la Normandie). Il faut toutefois admettre
l'appellation usuelle pour des navires célèbres : le France, le Normandie. En cas de doute (noms étrangers et
noms de villes) on emploiera de préférence l'article masculin (le Toulouse, le Lusitania, le Pourquoi pas ?).
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Doctrines et écoles de pensée
Les noms des doctrines et des écoles doivent normalement s'écrire avec une minuscule.
Religion : l'animisme, le bouddhisme, le catholicisme, l'hindouisme, le luthéranisme, les anglicans, les israélites,
les musulmans, etc.
Philosophie : le cartésianisme, l'existentialisme, le matérialisme, le positivisme, le structuralisme, etc.
Politique : le communisme, le fascisme, le gaullisme, l'anarchisme, le marxisme, les trotskistes, etc.
Littérature : le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, les romantiques, les surréalistes, les parnassiens, etc.
Art : le cubisme, l’expressionnisme, le classicisme, les dadaïstes, le fauvisme, les impressionnistes, etc.
Toutefois, certains groupes s'écrivent avec une majuscule car ils correspondent à de véritables noms propres :
"le Bauhaus, la Pléiade, l'Encyclopédie, le Cénacle, les Nabis", etc. Il en va de même pour les partis politiques
dont on donne l'appellation exacte. (Le Parti communiste français. Le Rassemblement pour la République.)
Noms de pays
Les noms de pays sont des noms propres et s'écrivent avec une majuscule (la France, l'Espagne). Il peut y avoir
hésitation pour des dénominations qui ne comportent pas le nom propre (la confédération helvétique ou la
Confédération helvétique) ou pour des mots composés (le royaume-uni ou le Royaume-Uni).
Lorsque la dénomination comporte les mots "empire, union, confédération, république, royaume,
principauté...", l'usage applique la règle suivante : ces mots s'écrivent en minuscule s'ils sont précisés par un
nom propre (la république du Mexique), ils s'écrivent avec une majuscule s'ils sont précisés par un adjectif de
nationalité :
la République mexicaine
l'Empire britannique (mais l'empire des Indes)
la République centrafricaine
la République française
etc.
L'usage fait une exception pour : les États-Unis, la République fédérale d'Allemagne, le Royaume-Uni.
Titres d'œuvres
Les titres réels, c'est-à-dire la dénomination complète choisie par l'auteur ou le fondateur, s'écrivent, en
principe, dans un style différent du corps du texte (il lit Les Chants de Maldoror). On place une majuscule au
moins au premier mot du titre.
L'article ne se met en majuscule et en italique que s'il fait partie du titre (le journal Le Monde). On ne met pas la
majuscule aux articles traduits, même si dans la langue d'origine ils font partie intégrante du titre, (le journal le
Times).
Les titres en forme de proposition - formant phrase (Autant en emporte le vent. Les dieux ont soif. À la
recherche du temps perdu) - ne prennent une majuscule qu'à leur premier mot, quel qu'il soit (article, nom,
"préposition, etc.). Les noms propres, bien entendu, conservent leur majuscule.
Les titres formés sur le procédé de la symétrie – termes en opposition ou en parallèle (La Belle et la Bête. Le
Rouge et le Noir. Paul et ses Amis.) – s'écrivent avec une majuscule au mot initial et aux termes en
comparaison.
Dans les autres formes de titres, on écrit en majuscule l'article initial, le premier substantif et les adjectifs qui le
précèdent (Les Liaisons dangereuses, Le Petit Chaperon rouge).
On ne met pas de majuscule :
- aux substantifs en apposition (Voltaire philosophe, André Breton, l'homme et l'œuvre) ;
- aux substantifs dans une locution de type adverbial (La Vie quotidienne au temps d'Henri IV. La paix à l'ombre
des missiles).
On écrit traditionnellement en style normal et article en minuscule : les noms des codes (le Code civil, le Code
Napoléon), les noms des livres sacrés (la Bible, le Coran, l'Évangile), les conventions, lois et décrets, les thèmes
artistiques lorsqu'ils ne constituent pas des titres réels (la Descente de croix, l'Adoration, la Crucifixion).
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Institutions
État, institutions et organismes
Les noms des organismes et institutions d'État à caractère unique (dont la compétence s'étend à tout le pays)
sont des noms propres. Le premier nom du libellé s'écrit en majuscule, ainsi que l'adjectif, s'il précède :
- les Archives nationales ;
- la Chambre des communes ;
- le Conseil d'État ;
- le Conseil des ministres ;
- la Cour de cassation ;
- l'Institut Pasteur (de Paris) ;
- le Quai d'Orsay ;
- etc.
Si les organismes n'ont pas un caractère unique, national - si un certain nombre du même type existent dans la
nation - ils s'écrivent avec une minuscule :
- les archives municipales (comparez avec les Archives nationales) ;
- la caisse régionale de sécurité sociale ;
- le conseil général ;
- le conseil régional ;
- la mairie de Toulouse ;
Noms de fêtes
Traditionnellement, les noms des fêtes chrétiennes prenaient la majuscule alors qu'on la refusait aux autres
(civiles, antiques, ou appartenant à une autre religion). Par analogie, aujourd'hui, les fêtes autres que
chrétiennes prennent souvent la majuscule. (L'Académie écrit : le Jour de l'An.)
L'usage est flottant, et on trouve des noms de fêtes sans majuscules. L'Académie elle-même écrit : "rompre le
carême".
Le code typographique conseille d'écrire les noms de fêtes avec une majuscule au nom caractéristique et à
l'adjectif qui, éventuellement, le précède :
la fête des Mères; la fête du Travail; le Jour de l'An; le Nouvel An; le Premier de l'An; le jour des Morts; le Mardi
gras; le mercredi des Cendres; la Mi-Carême; la Noël; le 11 Novembre; la Pentecôte; le 1er Mai; le 14 Juillet; la
Saint-Jean; la Saint-Valentin; le Vendredi saint; l'Ascension; la Toussaint; le jour des Rois; l'Épiphanie; etc.
Unités militaires
Les mots "armée, division, régiment..." s'écrivent sans majuscule et en toutes lettres. Les numéros d'unité
s'écrivent en chiffres arabes, mais on peut, s'il existe un risque de confusion, les écrire avec l'ordinal romain.
Dans les ouvrages spécialisés et les catalogues, les noms d'unité sont souvent abrégés.
Lorsque les unités sont individualisées par une dénomination propre, on écrit avec une majuscule les noms et
les adjectifs qui précèdent les nom (la Division Leclerc. L'Armée rouge. La Vieille Garde). Mais on écrit,
traditionnellement, sans majuscules la garde impériale et la garde nationale.
Figure littéraire
Allégories et symboles
Les noms communs employés comme allégorie, symbole ou personnification s'écrivent en majuscule.
La Justice poursuivant le Crime.
La Liberté éclairant le monde.
Le tombeau du Soldat inconnu.
Il en est de même pour les noms d'animaux, de plantes, d'objets, etc., lorsqu'ils sont personnifiés dans les
fables ou les contes.
Le Chêne et le Roseau.
La Cigale et la Fourmi.
Le Loup et l'Agneau.
Les symboles contenus dans les devises doivent s'écrire, eux aussi, en majuscules. (Sa devise était : Liberté,
Égalité, Fraternité.)
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Style artistique
Le qualificatif de style artistique prend une majuscule lorsqu'il désigne une époque :
une chaise Directoire
un buffet Empire
une lampe Art nouveau
Il ne prend pas de majuscule lorsqu'il représente une école artistique :
une église baroque
une cathédrale gothique
une chapelle romane
un salon rococo
Dieux et divinités
Le mot "dieu" est un nom commun et il s'écrit avec une minuscule quand il s'applique à une divinité païenne
ou qu'il est utilisé en dehors de l'invocation. (Les dieux du stade. Le profit est son dieu.) Lorsqu'il désigne le Dieu
unique dans le monothéisme, il prend une majuscule.
Les noms singuliers des divinités et des dieux prennent une majuscule lorsqu'ils désignent la divinité ellemême ou sa représentation directe.
Apollon. Un Christ du XIIe siècle. Jéhovah. Le Bon Dieu. Le Christ Roi. Vishnou. Odin. Le Tout-Puissant, etc.
Lorsque ces noms n'indiquent plus la divinité elle-même ils s'écrivent en minuscule.
Le dieu de la chance.
Les noms pluriels des divinités s'écrivent aussi en majuscule (les Muses, les Amazones, les Grâces, etc.), mais ils
gardent la minuscule s'ils font partie d'une catégorie non dénombrable d'êtres mythologiques ou légendaires
(les centaures, les sirènes, les farfadets, etc.).
Doctrines et écoles de pensée
Les noms des doctrines et des écoles doivent normalement s'écrire avec une minuscule.
Religion : l'animisme, le bouddhisme, le catholicisme, l'hindouisme, le luthéranisme, les anglicans, les israélites,
les musulmans, etc.
Philosophie : le cartésianisme, l'existentialisme, le matérialisme, le positivisme, le structuralisme, etc.
Politique : le communisme, le fascisme, le gaullisme, l'anarchisme, le marxisme, les trotskistes, etc.
Littérature : le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, les romantiques, les surréalistes, les parnassiens, etc.
Art : le cubisme, l’expressionnisme, le classicisme, les dadaïstes, le fauvisme, les impressionnistes, etc.
Toutefois, certains groupes s'écrivent avec une majuscule car ils correspondent à de véritables noms propres :
"le Bauhaus, la Pléiade, l'Encyclopédie, le Cénacle, les Nabis", etc. Il en va de même pour les partis politiques
dont on donne l'appellation exacte. (Le Parti communiste français. Le Rassemblement pour la République.)
SIGNES DE PONCTUATION
Majuscule et "âge"
Lorsqu'ils expriment une durée totale de vie, les nombres s'appliquant à des années s'écrivent en
chiffres arabes. (Il mourut à l'âge de 92 ans.)
Mais on écrit généralement en toutes lettres dans les autres cas. (Il venait d'atteindre sa quinzième
année.)
Le mot "âge", lorsqu'il s'applique à l'une des quatre périodes mythologiques (l'âge d'or, l'âge
d'argent, l'âge d'airain, l'âge de fer), ou à une époque historique (l'âge de la pierre, l'âge du bronze,
l'âge du fer), s'écrit en minuscule. Il y a de l'hésitation pour l'expression "moyen âge", selon
l'Académie, et "Moyen Âge" selon les règles typographiques.
On met une majuscule aux noms de certaines époques historiques qui évoquent une période
spécifique de civilisation.
L'Antiquité, le Siècle de Périclès, le Moyen Âge (voir ci-dessus), la Renaissance, le Siècle d'Or, etc.
10 | P a g e
Astres, constellations et planètes
Les noms de constellations, d'étoiles et de planètes prennent une majuscule. L'adjectif ne prend de majuscule
que s'il précède le nom.
La Grande Ourse.
La Voie lactée.
Les mots "soleil, terre, lune" s'écrivent avec une majuscule lorsqu'ils désignent l'astre, la planète, ou le
satellite lui-même.
Les Américains ont marché sur la Lune.
La distance moyenne de la Terre au Soleil est voisine de 150 millions de kilomètres.
Ils s'écrivent avec une minuscule dans les autres cas :
C'est un beau clair de lune.
Il contemple le coucher du soleil.
Époques historiques
On écrit avec une majuscule les noms de certaines époques historiques qui évoquent un ensemble, un contenu
déterminé d'histoire ou de civilisation :
le Tertiaire; la Renaissance; le Néolithique; l'Antiquité; l'Occupation; le Moyen Age; la Belle Époque; le Siècle
d'Or; etc.
Mais on écrit en minuscule les dénominations qui situent une époque :
l'âge d'or; l'âge du bronze; l'âge de la pierre polie; l'ère quaternaire; l'ère chrétienne; les grandes invasions;
l'époque hellénistique; etc.
Noms géographiques
Le chapitre de la majuscule et des noms propres géographiques forme un sujet complexe avec de nombreuses
exceptions. Les règles et conventions ci-dessous ne considèrent que les cas les plus fréquents.
1. Nom géographique seul : majuscule. Qu'il soit nom propre par nature ou par occasion. (la France, les
Détroits)
2. Nom commun géographique (baie, cap, golfe, etc.) précisé par un adjectif ou un nom propre : le nom
commun est en minuscule, l'adjectif ou le nom propre en majuscule. (la baie des Anges, le cap Vert, le golfe du
Lion)
Exceptions : le Bassin parisien, le Massif central.
3. Nom commun géographique composé avec un nom propre ou un adjectif : s'ils servent de dénomination à
un autre nom commun, ils prennent tous deux la majuscule. (les îles du Cap-Vert mais le cap Vert. Le massif du
Mont-Blanc mais le mont Blanc.)
4. Nom propre accompagné d'un adjectif qui précise et distingue son acception (topographie, langue,
orientation, etc.) : L'adjectif s'écrit en minuscule. (l'Asie centrale, la Gaule cisalpine)
5. Nom propre accompagné d'un adjectif qui définit une région, une contrée ou un ensemble (physique,
économique ou humain) : les deux mots s'écrivent en majuscule et sont souvent liés par un trait d'union.
(Comparez : la basse Seine = le cours inférieur du fleuve; la Basse-Seine = le complexe économique).
Points cardinaux
Les points cardinaux "nord, sud, est, ouest" et les mots décrivant des directions, des orientations
géographiques ou des régions "midi, centre, occident, couchant, levant, etc." s'écrivent avec une majuscule
lorsque, employés sans complément de lieu, ils désignent des régions, des pays ou, par métonymie, leurs
habitants :
le Nord de la France
le Sud Algérien
la côte du Levant
les départements de l'Ouest
etc.
Il en va de même, bien évidemment, pour ceux qui ont une fonction de nom propre. (La mer du Nord. La gare
de l'Est)
Lorsqu'ils sont employés en tant que noms mais qu'ils désignent une direction, une orientation (la plupart du
temps comme compléments), ils s'écrivent en minuscule:
11 | P a g e
le vent d'est
avancer vers le sud
l'aube à l'orient
en direction du nord-est
etc.
Ils s'écrivent également avec des minuscules lorsqu'ils ont un emploi adjectival (à l'exception des noms ayant
une fonction de nom propre le pôle Nord, le pôle Sud).
l'axe nord-sud
le pacifique sud
l'union centrale
la frontière nord
etc.
Noms de rues
Les noms communs d'espèce, tels : rue, boulevard, place, avenue, pont, etc. s'écrivent en minuscule. Les
verbes, les adjectifs ou les noms qui suivent (qui individualisent telle rue, telle place, etc.) prennent une
majuscule.
la rue Blanche
la rue Plongeante
l'avenue de la Porte
l'avenue de la Gare
l'avenue La Motte-Picquet (ici le mot "La" fait intégralement parti du nom propre)
l'avenue du Général-Merlin
la rue du Général-Foix
le lycée Blaise-Pascal
Comme on peut l'observer sur les derniers exemples ci-dessus tous les éléments, sauf l'article et la préposition,
sont liés par des traits d'union. C'est un usage qui vient directement de l'administration des postes et qui tend à
se généraliser.
On ne met pas la préposition "de" immédiatement devant un nom propre de personne. (l'avenue La MottePicquet)
Lorsque le nom commun (rue, place, parc, jardin, etc.) désigne le lieu à lui seul il prend la majuscule :
Les Boulevards
Le Jardin des plantes
le Bois de Boulogne
etc.
SIGNES DE PONTUATION
Apostrophe
L'apostrophe est le signe de l'élision. Il marque la chute d'une voyelle finale devant une voyelle ou un "h" muet.
Voir Élision.
Il faut noter les graphies suivantes :
- presqu'île;
- aujourd'hui.
L'Académie écrit "entr'" dans cinq verbes :
- s'entr'aimer;
- s'entr'apercevoir;
- s'entr'appeler;
- s'entr'avertir;
- s'entr'égorger.
De nombreux autres cas qui s'écrivaient avec apostrophe s'écrivent aujourd'hui avec un trait d'union : grandpère, grand-mère, grand-oncle, etc.
12 | P a g e
Astérisque
Ce signe représentant une étoile *, indique généralement un renvoi. On l'utilise souvent comme appel de note
dans les titres.
Le signe sert aussi de "masque" pour éviter de citer un personnage. Le nom propre que l'on désire taire ou dont
on ne désire indiquer que l'initiale est remplacé par trois astérisques :
J'ai vu, derrière la maison, la voiture de Mme L***.
La plupart des traités de typographie recommandent de ne pas remplacer les astérisques de discrétion par des
"X" majuscules. (...la voiture de Mme XXX.)
L'astérisque sert aussi pour signaler un "h" aspiré et rappeler que l'article ne s'élide pas. Enfin, rappelons que
l'astérisque est aussi un symbole mathématique (multiplication).CROCHETS
Usage des crochets
Les crochets se présentent comme des parenthèses dont les extrémités sont recourbées en équerre [ ]. En
principe, l'usage des crochets est réservé à la personne qui commente ou présente un texte dont elle n'est
pas l'auteur. (Il [le Premier ministre] est considéré comme le pire candidat par une partie de la droite.)
L'auteur peut se servir des crochets pour : indiquer un sous-titre, mettre un texte en réserve (commentaire
d'un dialogue de théâtre, par exemple), signaler un vers qui ne tient pas sur toute la ligne.
Les crochets servent d'autre part à isoler la notation phonétique des mots (hiatus [jatys]), et à encadrer les
références d'un texte officiel. Ils signalent, lorsqu'ils encadrent trois points de suspension [...] une coupure
dans le texte ou une partie manquante.
Parfois, les crochets servent à isoler une partie de texte lui-même placé entre parenthèses, mais il vaut mieux,
dans ce cas, utiliser les tirets.
Souvenez-vous que les crochets sont surtout utilisés pour signaler au lecteur tout ce qui n'est pas de l'auteur
lui-même.
Crochets et ponctuation
Les crochets peuvent encadrer un fragment de phrase ou une phrase entière.
1. Fragment de phrase : les crochets ne sont jamais précédés de la virgule, du point-virgule ou du deux-points.
Ils peuvent par contre être précédés par un point d'interrogation ou d'exclamation, par des points de
suspension et par le point abréviatif. Ceux-ci peuvent être inclus dans les crochets sans exclure la ponctuation
qui vient immédiatement après. Il travaille à son dernier livre [il faut l'espérer!].
2. Phrase entière : si le contenu entre crochets forme une phrase entière on met une majuscule à la première
lettre et la ponctuation finale se place à l'intérieur des crochets, sans redoublement. Dans ce cas, si la phrase
entre crochets vient après une phrase complète celle-ci garde sa ponctuation finale avant le crochet ouvrant.
Espace et crochets :
espace obligatoire - crochet ouvrant - pas d'espace
pas d'espace - crochet fermant - espace obligatoire.
Deux Points
Usage des deux-points
Le deux-points marque les parties d'un discours rapporté (citation, explication, réflexion de l'auteur, etc.). C'est
un signe d'énonciation. Il est souvent suivi de guillemets ouvrants. Dans ce cas, il marque le début d'un
discours direct. (Il a dit : "Non")
Le deux-points peut être le signe d'une conjonction ; il peut alors avantageusement remplacer des formules
figées comme "nous dirions, pour préciser, disons, etc.". (Une femme : une vraie femme)
Le deux-points peut exprimer la synthèse de ce qui précède. Il a la valeur d'une explication ou d'une cause. (Il
tourna la tête brusquement : la lumière de la lampe était trop forte.)
Le deux-points est souvent assez explicite pour éviter la formulation de la relation, il dispense
avantageusement des liens (donc, parce que, disons, par conséquent, etc.).
13 | P a g e
Deux-points et énumération
Les deux-points peuvent annoncer une énumération. Cette énumération peut être en ligne ou en colonne. En
principe, chaque élément de l'énumération doit être séparé par un point-virgule, le dernier se terminant par un
point.
Chaque dossier comporte :
- une carte géographique;
- une feuille d'explications;
- une chemise contenant;
- les autorisations,
- un badge personnel;
- les titres de transport.
Il faut noter que, malgré les retours à la ligne, les initiales ne sont pas en majuscules.
Si un élément de l'énumération se subdivise à son tour, chaque sous-élément se termine par une virgule, sauf
le dernier qui reprend le point-virgule.
Si la phrase se poursuit après l'énumération, le dernier élément de celle-ci s’achèvera sur une virgule et non
sur un point-virgule.
Deux-points et autres signes de ponctuation
Les deux-points peuvent être suivis de guillemets ouvrants. Ils marquent alors le début d'un discours direct et
ce discours, aussi court soit-il, doit commencer par une majuscule. (Il dit : "Non".)
Les deux-points peuvent être suivis d'un tiret qui annonce lui aussi le style direct, donc majuscule.
L'homme se mit à rire et dit :
- Croyez-vous que je ne sois venu que pour cela?
Il n'y a pas de majuscule après un simple deux-points (sans autre signe) sauf, bien entendu, si la partie entre les
deux-points prend elle-même la majuscule (maxime, allégorie, nom d'institution, etc.).
Voici sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité.
Il ne faut pas inclure un deux-points dans une séquence qui est introduite elle-même par un deux-points, sauf
s'il s'agit d'une citation (guillemets) comportant elle aussi des deux-points.
Espace et deux-points :
espace - deux-points - espace.
14 | P a g e
Point d'exclamation
Usage du point d'exclamation.
Le point d'exclamation exprime la surprise, la joie, la crainte, l'émerveillement, la colère, l'ordre, etc. Il a une
valeur affective que n'ont pas les autres signes de ponctuation, et son emploi est souvent facultatif : il dépend
avant tout de la volonté de l'auteur.
Le point d'exclamation souligne, régulièrement, les interjections (Ah ! le théâtre, il m'a nourri toute ma vie.) et
les phrases exclamatives (Ne bougez plus !).
En présence d'une locution interjective on prendra garde à ponctuer à la fin de la locution. Ne pas confondre :
Eh bien ! c'est décidé et Eh ! bien, bien, je ne m'attendais pas à ça.
Il faut également distinguer l'interjection "oh !" de l'introducteur particulier à l'apostrophe "ô" (surtout
littéraire). Il ne faut pas de point d'exclamation après "ô".
Le point d'exclamation souligne aussi l'injure, l'impératif qui a valeur d'apostrophe, la prière, l'acclamation, le
cri.
Point d'exclamation, espace, majuscule.
On ne met pas normalement de majuscule après les interjections "oh" et "ah" (Ah! si vous m'aviez écouté!),
mais il faut avouer que cette règle n'est pas toujours suivie. Par contre, après l'introducteur littéraire "ô"
l'usage ne place ni point d'exclamation ni majuscule (le point d'exclamation se place soit après le mot en
apostrophe (Ô muse! n'abandonne pas...), soit à la fin de la phrase (Ô le malheureux d'avoir fait une si
méchante action!).
Le point d'exclamation ne marque pas nécessairement la fin de la phrase. Il peut être placé au milieu d'une
phrase et n'est pas alors suivi d'une majuscule. (Mais non, regardez! c'est bien votre ami.).
Lorsqu'une phrase est constituée d'une suite d'exclamations le signe peut avoir la valeur d'une virgule
expressive (il n'est pas alors suivi d'une majuscule), ou d'une véritable fin de phrase (majuscule). Comparez les
deux exemples suivants:
Courez ! plus vite, courez ! courez donc !
Mon pauvre ami ! Quelle chute ! Quel déshonneur !
Quand le point d'exclamation termine une citation, on ne peut le faire suivre que de points de suspension.
Usage du point d'interrogation
Le point d'interrogation est la marque d'une interrogation directe (Partirez-vous ?). On n'utilise pas le point
d'interrogation dans une interrogation indirecte (sauf bien entendu si cette interrogation fait elle-même partie
d'une phrase interrogative. (Lui a-t-il demandé si elle vous accompagnait ?).
L'interrogation indirecte est introduite par une proposition (demander, penser, etc.). Elle peut être tournée en
interrogation directe par l'inversion verbe sujet ou par l'introducteur "est-ce que" :
Il vous demande si vous nous accompagnez. (pas de point d'interrogation).
Il vous demande : "Nous accompagnez-vous ?"
Il vous demande : "Est-ce que vous nous accompagnez ?"
Il ne faut pas coordonner les interrogations directes et les interrogations indirectes, cette rupture de
construction est préjudiciable à la compréhension.
On marque d'un point d'interrogation chaque question qui exige une réponse particulière. (Partirez-vous ?
seul ?)
Le point d'interrogation dépend du sens de la phrase et non de sa forme :
Vous voulez me voir ? Demande un point d'interrogation.
Venait-il me voir, je le recevais avec plaisir. N'en demande pas.
Guillements
Usage des guillemets
Les guillemets, du nom de l'imprimeur (Guillaume) qui les inventa, servent surtout à isoler une partie du texte
ou à signaler une citation. Ils sont parfois utilisés pour signaler le début d'un dialogue en colonnes mais cette
pratique est de plus en plus délaissée.
Ils isolent une partie du texte, fréquemment un seul mot, et, ce faisant, signalent une rupture (mot
approximatif, métonymie "poussée", etc.), ils appartiennent, dans ce cas, entièrement à l'auteur. Ils sont
parfois repris par l'expression "entre guillemets" qui se place alors entre parenthèses. (Il a bu, hier soir, deux
bouteilles à lui tout seul. Après cet "exploit" (entre guillemets), il a dormi du sommeil du juste).
15 | P a g e
Guillemets, espace et ponctuation
Lorsque les guillemets signalent une citation, on ouvre les guillemets avant le premier mot de la citation, on les
referme après le dernier mot.
Si la citation poursuit le fil du texte de l'auteur, si elle est "fondue" dans la phrase, les guillemets interviennent
sans autre ponctuation et n'encadrent que les mots cités. La ponctuation de la phrase globale garde tous ces
droits. (Il passe pour "un gros buveur", de l'aveu même de ses proches.)
Si la citation n'est pas fondue dans la phrase les guillemets sont précédés d'un deux-points et le premier mot
de la citation prend une majuscule : (Son ami lui cria : "Souviens-toi de la femme de Loth."). Si la citation
termine la phrase la ponctuation se place avant les guillemets.
Dans le cas, absolument nécessaire, ou une citation doit contenir une autre citation, il est possible d'utiliser les
guillemets français « », conjointement aux guillemets anglais "". (On peut lire dans le journal de ce matin : « les
chômeurs sont désabusés, Pierre, trente-cinq ans, avoue "je n'espère plus rien". ») Il faut, à la fin de la citation,
fermer autant de guillemets qu'on en a ouverts.
Guillemets anglais et français
Il existe deux séries de signes pour les guillemets. Les guillemets français « et », et les guillemets anglais “ et ”.
Sur le clavier de l'ordinateur, comme sur les machines à écrire, les guillemets anglais n'ont pas de sens
d'ouverture ou de fermeture, ils sont donc moins précis (" et ").
La série de signes représentant les guillemets permet de résoudre le problème des guillemets emboîtés. Dans
le cas, absolument nécessaire, où une citation doit contenir une autre citation, il est possible d'utiliser les
guillemets français conjointement aux guillemets anglais. (On peut lire dans le journal de ce matin : "les
chômeurs sont désabusés, Pierre, trente-cinq ans, avoue « je n'espère plus rien. »") Il faut, à la fin de la citation,
fermer autant de guillemets qu'on en a ouverts.
Parenthèses
Usage des parenthèses
Les parenthèses ( ) permettent de placer dans le cours du texte un commentaire, une réflexion, une analyse,
etc.
Il avait oublié ce moment de sa jeunesse (l'habitude émousse la mémoire!).
Les parenthèses apportent une information, une précision, une explication. Dans les pièces de théâtre ou les
scénarios ce processus est poussé à l'extrême avec les indications scéniques (TITUS : (il se tourne vers ses
compagnons, il crie) Avancez! Vous avez peur d'une ombre (Il avance d'un air décidé).
Les parenthèses isolent des mots précis tels que "bis, ter, sic, etc.". Elles signalent parfois une variante, en
particulier, sur le genre ou le nombre (le (ou les) élèves(s)).
Elles reprennent en toutes lettres les indications de nombre données en chiffres 3800 F (trois mille huit cents
francs). On se sert parfois d'une parenthèse fermante pour noter les membres d'une énumération 1), 2)... a),
b).
Certains auteurs se servent des parenthèses à la place de guillemets pour signaler une citation ou un discours
direct.
Parenthèses et ponctuation
Un membre de phrase entre parenthèses ne doit pas être précédé de la virgule, du point-virgule ou du deuxpoints. On n'écrira pas :
Le maire, (un homme jeune et entreprenant) proche de ses administrés, a fait un beau discours.
mais :
Le maire (un homme jeune et entreprenant), proche de ses administrés, a fait un beau discours.
Il peut être, au contraire, précédé par un point d'interrogation, d'exclamation, d'abréviation, ou des point de
suspension. Il se plongea dans une méditation profonde, la tête penchée...(un long silence)
Le point d'exclamation, le point abréviatif, les points de suspension peuvent être inclus dans la parenthèse et
n'excluent pas alors la ponctuation hors parenthèse Vous aurez besoin de divers objets (chaussures, vestes
chaudes, pantalons imperméables, etc.).
Si la parenthèse forme une phrase complète on met une majuscule et la ponctuation se place à l'intérieur de la
parenthèse.
Parenthèses et espace
espace - parenthèse ouvrante - pas d'espace
pas d'espace - parenthèse fermante - espace
16 | P a g e
Points de suspension
Les points de suspension marquent une interruption de la phrase, cette interruption peut même avoir lieu au
milieu d'un mot (Vous avez vraiment vu un fantô...). Elle peut être très riche en nuances : l'indécision,
l'hésitation, le respect des convenances, la réticence, etc. Les points de suspension peuvent marquer, souvent
en fin de texte, un inachèvement qui sollicite l'imagination du lecteur. (Des fleuves indolents, des horizons
tranquilles, des nuages d'argent...)
Les points de suspension vont toujours par trois. Ils se confondent avec le point final et le point abréviatif. Ils
peuvent accompagner la virgule (Il ne sait rien..., il ne voit rien...), le point-virgule, le point d'exclamation ou
d'interrogation (Il faut espérer qu'il en tire un profit, sinon ?...). Selon le sens, on place ses divers signes de
ponctuation avant ou après les points de suspension. Avant s'ils terminent la phrase, après si la suspension est
pensée comme pouvant se prolonger.
On ne met jamais de points de suspension après etc. Les points de suspension ne forcent la majuscule que s'ils
se confondent avec une ponctuation de fin de phrase.
Point final
L'emploi le plus fréquent du point est de marquer la fin d'une phrase. Il correspond à une pause forte qui
délimite un ensemble syntaxiquement cohérent. Dans la langue imagée les expressions "un point c'est tout" ou
"point à la ligne" illustrent parfaitement le rôle dévolu au point.
Une phrase s'achève toujours sur un point (dans une quelconque de ses formes point d'interrogation,
d'exclamation, etc.). Après un point simple la phrase suivante commence toujours par une majuscule.
On ne met habituellement pas de point après le titre d'une œuvre, après l'énoncé d'un chapitre, ou après le
nom de l'auteur.
On n'utilise pas de point pour séparer les tranches de trois chiffres, un espace suffit (10 256). Le point sert
parfois à séparer les éléments d'une date lorsque celle-ci est écrite entièrement en chiffres (le 29.9.1994).
Notez que l'année n'est pas suivie d'un point si la date est entre parenthèses ou si elle se trouve dans la
continuité de la phrase.
Point virgule
Usage du point-virgule
Le point-virgule marque une pause de moyenne durée. Le point-virgule se place, en principe, entre des
propositions indépendantes mais reliées par une même action et faisant partie d'une même idée (parfois
contradictoire). (Il est beau, gracieux, sublime ; il ne sera jamais touchant.)
Le point-virgule se place entre des propositions indépendantes mais associées dans un même contexte. (Il
tombe et se débat ; le fauve se jette sur lui ; la corde se détend et arrête son bond.) Mais il peut se placer entre
les diverses subordonnées, dépendant d'une même principale (Je suis content que tu sois venue ; que ton
sourire illumine ce moment ; que ton rire nous fasse oublier nos soucis.)
Ceci dit, l'emploi du point-virgule se rapproche souvent de celui d'une simple virgule. (Ce n'était pas une île
déserte ; pourtant je me sentais seul.) Tout est affaire de sensibilité, certains auteurs pensent même que c'est
un signe superflu.
Le point-virgule sépare habituellement les membres d'une énumération.
Point-virgule, espace et ponctuation
Le point-virgule suivant une partie de phrase dans un style autre que le corps du texte (italique, gras, etc.), ne
s'écrit lui-même dans ce style que s'il fait intégralement partie du tronçon.
Point-virgule et espace : "au choix" indique que vous avez le choix entre un espace ou pas d'espace.
au choix - point-virgule - espace obligatoire
17 | P a g e
Tiret
Usage du tiret
Il ne faut pas confondre le trait d'union, ou césure ( - ), et le tiret ( – ). Ce dernier peut être obtenu en
maintenant la touche ALT enfoncée et en tapant 0150 sur le pavé numérique.
Le tiret sert à distinguer les personnages dans un dialogue, ou à séparer les parties d'une énumération. Il est
également utilisé dans un titre ou un classement, entre le numéro ou la lettre et le titre lui-même.
Les tirets servent à encadrer une incise. Ils peuvent dans cet emploi réaliser une pause à l'intérieur même
d'une parenthèse.
Le tiret, lorsqu'il interrompt ainsi le cours de la phrase, peut permettre de longs développements, plus longs et
plus libres que ne le permet la parenthèse. Le passage entre tirets a sa ponctuation propre.
Je vais vous montrer – dit-il en s'adressant à ses visiteurs – le cadeau que j'ai offert hier à ma femme.
Tiret, espace et ponctuations
Lorsque le tiret introduit la réplique d'un personnage (dialogues de théâtre, scénarios...), il est séparé du nom
du personnage ou de l'indication scénique par un point :
JULIEN. – Voulez-vous vraiment partir ?
MICHEL, pensif. – Je ne sais plus...
Lorsque les tirets marquent une proposition incise, le second tiret ne se répète pas en fin de phrase.
Le rapport fait état des difficultés auxquelles se heurte le projet – conflits entre personnes, manque de moyens.
Le tiret peut suivre n'importe quel signe de ponctuation selon la recherche de clarté ou d'expressivité de
l'auteur (Je suis le ténébreux, – le veuf, – l'inconsolé). Si, à l'endroit où se place le tiret, la phrase demande une
virgule, celle-ci doit se placer après le second tiret. (Comme c'est un dimanche – ainsi le veut la coutume –,
l'ouvrier se repose.)
Espace et tiret :
espace – tiret – espace
Trait d'union et noms
La fonction principale du trait d'union est de constituer une unité à partir d'un groupe de mots (unité lexicale,
avec les mots).
Il sert à créer un nouveau nom (substantif) à partir de mots n'appartenant pas à la même catégorie
grammaticale (le pousse-café, un porte-bannière, l'après-midi, un sous-main).
Il permet de distinguer les homonymes (peut-être et peut être, après-demain et après demain).
Il s'utilise avec les "mots préfixes" (non, quasi, pré, pseudo, hyper, extra, ex, etc). Parmi la quarantaine de
préfixes usuels quelques-uns s'écrivent habituellement avec un trait d'union, d'autres sans trait d'union. Le
correcteur gère tous ces préfixes et vous propose dans le paramétrage grammatical des fonctions spécifiques.
Le trait d'union entre en composition avec des mots figés (ci-joint, ci-gît, ci-après, vis-à-vis, mort-né, dernierné), certaines locutions adverbiales (au-dessus, au-dedans, par-devant, par-dehors), les cardinaux plus petits
que cent et, suivant l'usage de l'administration des postes, avec les noms de rues. (Avenue du Maréchal-Foch)
Certains composés anglais, passés dans l'usage du français, s'écrivent avec un trait d'union (week-end, boyscout).
Enfin, il sert à former régulièrement des appositions de deuxième niveau (l'axe Paris-Bonn, la trilogie insécuritéimmigration-chômage), et chez certains auteurs des descriptions ironiques :
(la petite-femme-du-bout-de-la-rue-qui-nourrit-les-chats)
ou, plus sérieusement, des illustrations étymologiques (la co-naissance).
18 | P a g e
Trait d'union et groupe verbal
La fonction principale du trait d'union est de constituer une unité à partir d'un groupe de mots (unité
grammaticale, avec le verbe).
On place un trait d'union entre le verbe et les PRONOMS conjoints qui le suivent lorsque ceux-ci forment avec
lui un seul groupe phonétique (dit-il, irai-je). S'il existe un "t" analogique, celui-ci se place entre des traits
d'union (va-t-on, ira-t-il, convainc-t-elle).
Les PRONOMS personnels compléments se rattachent à l'impératif si celui-ci n'est pas négatif (crois-moi, allezvous-en, prends-le, dites-le-moi). Lorsque l'impératif est suivi d'un infinitif il faut prendre garde à ne pas
rattacher le pronom si celui-ci se rapporte à l'infinitif (Ose le dire = il ose le dire = dire le)
On considère comme un seul mot phonétique, par conséquent uni par un trait d'union :
- le pronom personnel et l'adjectif "même" : lui-même, nous-mêmes mais ceux mêmes, ici même.
- le pronom démonstratif ou un nom lui-même précédé d'un démonstratif et les adverbes "ci" et "là" : celle-là,
celui-ci, ces hommes-là, cette voiture-ci
Virgule
Usage de la virgule
La virgule représente une courte pause ou une séparation légère entre des éléments.
On met une virgule à :
- l'apostrophe ou vocatif : Pierre, tu te plains tout le temps.
- l'apposition et l'épithète détachée : Le lion, roi des forêts...
- une relative non déterminative : comparez "L'homme qui est venu hier (pas de virgule) et L'homme, qui
attendait son train, lisait.
- certaines propositions adverbiales : Il le fera, puisque vous l'exigez.
- l'incise : Je vous adresse, lui dit-il, les compliments de...
- la subordonnée placée avant la principale : Après avoir ouvert la porte, il entra.
La virgule s'emploie obligatoirement entre les mots, les syntagmes et les propositions qui sont coordonnées
sans conjonction (mais, or, et, etc.). On parle alors de juxtaposition.
- On monte, on descend, on crie, on s'agite en tous sens.
- Rien ne les retiendra, ils courent, ils courent, ils courent !
- Il regarde les maisons, les passants, les arbres, les voitures et ne reconnaît rien.
On ne met pas de virgule si les coordonnées sont simples. (Il ne put ni s'expliquer ni se défendre.)
On place généralement une virgule entre les éléments coordonnés par une autre conjonction que "et, ou, ni".
(Je me suis arrêté de fumer, car ma santé en pâtissait.)
On place parfois une virgule avant "et, ou, ni" si les éléments coordonnés ont un sujet différent (Le tigre bondit,
et sa patte fouette l'air), ou si la conjonction est répétée. (Il était riche, et beau, et généreux. On pouvait parfois
voir une lumière, ou une ombre vague, ou une forme de montagne.)
On place habituellement une virgule devant ",etc.".
On ne met pas de virgule :
- entre le sujet et le verbe : Pierre mange.
Lorsque les sujets forment une énumération on peut placer une virgule après le dernier terme si ce dernier
terme ne vient pas "remplacer" les autres.
Comparez :
La pluie, le vent, le verglas, devenaient ses ennemis.
Un souffle, une ombre, un rien donnait des craintes au fuyard.
La virgule se colle à la dernière lettre du mot précédant et est séparée du suivant par une espace.
19 | P a g e
Virgule et sens
La virgule peut signifier une conjonction (et, ou). Il faut courir, nager, respirer, vivre. Il n'aime pas le chocolat,
le café, les gâteaux.
Elle peut aussi signifier une disjonction (mais, en revanche, au contraire). Il te parle, tu n'écoutes pas.
La virgule peut signifier la relation logique et elle équivaut alors au deux-points. Il ne voulait pas sortir, je l'ai
jeté dehors.
La virgule égale "ou", elle introduit une relation d'équivalence (signe =). Le week-end, fin de semaine, en bon
français,...
La virgule peut avoir un effet de soustraction. Elle encadre une partie de phrase qui pourrait être supprimée
sans nuire au sens. Il m'a dit, mon cher ami, de vous prévenir. Le thym, comme le romarin, pousse en Provence.
Virgule et autres signes de ponctuation
La virgule se colle à la dernière lettre du mot précédant et est séparée du suivant par un espace.
En début et en fin de phrase, une des virgules qui peuvent encadrer un membre de phrase disparaît :
Il m'a dit, mon cher ami, de vous prévenir.
Mon cher ami, il m'a dit de vous prévenir.
Il m'a dit de vous prévenir, mon cher ami.
Dans une incise, une des virgules peut être absorbée par un signe plus fort. Le travail éloigne de nous trois
grands maux, disait Voltaire : l'ennui, le vice et le besoin.
La virgule se place souvent après des guillemets marquant une citation si celle-ci ne se termine pas par un point
d'exclamation ou d'interrogation. Il me dit : "Je ne vous oublierai pas", et s'éloigna sans un geste.
La virgule peut se placer juste avant ou juste après les points de suspension, selon le sens. C'est elle qui..., m'a
obligé. C'est elle,... qui m'a obligé.
Gestion des espaces
Espace typographique
En typographie, espace est un mot féminin. Les espaces dont dispose la typographie sont de deux sortes.
Les espaces-mots à valeur variable, ou espaces fortes, dont l'expansion permet la justification à la ligne. Les
espaces à valeur fixe qui sont toujours insécables. Les espaces à valeur fixes se divisent en trois :
1. le cadratin, blanc dont la largeur égale la force de corps du caractère utilisé ;
2. le demi-cadratin ;
3. le quart de cadratin, encore appelé espace fine.
La plupart du temps, le clavier ne permet pas une telle finesse et le choix se résume à pas d'espace ou espace.
Lorsque la règle typographique voudrait un quart de cadratin (avant le point-virgule, par exemple), il est
possible de coller le signe à la fin du mot ou de le séparer par une espace. Le paramétrage typographique
permet ce choix.
Alinéa
Une composition est dite en alinéa lorsque la première ligne du paragraphe avance d'un ou plusieurs espaces
par rapport aux autres lignes. (Voir le début du paragraphe ci-dessous).
Les textes sont généralement composés pour former des lignes justifiées, d'égale longueur, la dernière ligne
d'un alinéa formant le plus souvent une "ligne creuse" (n'occupant pas toute la justification). (Lexique des
règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale. Troisième édition. Imprimerie Nationale, novembre
1990).
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Cadratin
En composition typographique, le cadratin désigne une valeur d'espace. En typographie espace est un mot
féminin. Les espaces sont de deux sortes :
- les espaces-mots à valeur variable, ou espaces fortes, dont l'expansion permet la justification à la ligne.
- les espaces à valeur fixe, qui sont toujours insécables et qui se divisent ainsi :
le cadratin, blanc dont la largeur égale la force de corps du caractère utilisé;
le demi-cadratin;
le quart de cadratin, parfois appelé espace fine.
Espace et ponctuation
La liste ci-dessous résume les règles de disposition des espaces avant ou après les signes de ponctuation. "au
choix" indique que vous avez le choix entre un espace ou pas d'espace.
pas d'espace - virgule - espace
pas d'espace - point - espace
au choix - point-virgule - espace
au choix - point d'exclamation - espace
au choix - point d'interrogation - espace
espace - deux-points - espace
pas d'espace - trait d'union - pas d'espace
espace - parenthèse ouvrante - pas d'espace
pas d'espace - parenthèse fermante - espace
espace - crochet ouvrant - pas d'espace
pas d'espace - crochet fermant - espace
pas d'espace - apostrophe - pas d'espace
espace - tiret - espace
espace - guillemets ouvrants - au choix
au choix - guillemets fermants - espace
Titre honorifique / civilité
Décorations
Les noms des décorations ne s'abrègent jamais. Ils peuvent être remplacés par des symboles mais c'est un
procédé réservé à la typographie. Le grade dans l'ordre qui précède la décoration peut être indiqué par ses
seules initiales.
Officier = O.
Commandeur = C.
Grand officier = G. O.
Grand-croix = G. C.
La décoration suit immédiatement le nom de son titulaire et précède tout autre titre ou fonction.
Dynasties
Les noms des dynasties prennent une majuscule et seuls les noms français ou francisés prennent la marque du
pluriel. (Les Capétiens mais Les Romanov.)
Les numéros d'ordre des dynasties s'écrivent en chiffres romains.
Lorsque les noms dynastiques sont employés adjectivement, l'usage est flottant. Parfois en majuscule s'ils sont
précédés d'un nom de peuple (Les Francs Mérovingiens) parfois en minuscule. (Les Perses sassanides.)
Dans l'emploi ordinaire d'adjectif, ils s'écrivent avec une minuscule. (Les rois mérovingiens. L'empire
carolingien.)
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Fonctions et titres
Les noms des fonctions, charges, titres civils, administratifs ou religieux s'écrivent normalement sans majuscule
:
le cardinal; le député; le doyen; l'empereur; le ministre (mais le Premier ministre); le chancelier; le directeur; le
sénateur; le président de la République (on trouve parfois dans les textes officiels "le Président de la
République"); le prince; le roi; le préfet; le recteur; le souverain pontife; etc.
Lorsque, dans un texte particulier, le titre prend la place du nom du personnage qui le portait et sert à
désigner, sans confusion possible, le personnage historique, on peut alors l'écrire avec une majuscule.
l'Empereur = Napoléon Ier
le Cardinal = Richelieu
etc.
Certains titres qui ne s'appliquent qu'à un seul individu sont assimilables à des noms propres et s'écrivent
habituellement avec une majuscule :
le Führer
le Duce
le Caudillo.
Grades militaires
Les grades et fonctions militaires s'écrivent avec une minuscule : lieutenant, capitaine, amiral, colonel,
maréchal, etc.
Notez que le trait d'union n'est pas constant dans les mots composés :
avec trait d'union : adjudant-chef, brigadier-chef, caporal-chef, contre-amiral, lieutenant-colonel, quartiermaître, sergent-chef, sergent-major, sous-lieutenant, vice-amiral.
sans trait d'union : commissaire général, ingénieur général, maître principal, maréchal des logis, médecin
général, premier maître, second maître.
Madame, Mademoiselle, Monsieur
Ces trois termes suivent des règles d'emploi identiques. Les abréviations correspondantes sont les suivantes :
Monsieur = M.
Messieurs = MM.
Madame = Mme
Mesdames = Mmes
Mademoiselle = Mlle
Mesdemoiselles = Mlles
Ils ne s'abrègent que devant le nom, le prénom ou le titre des personnes. (M. Dupin. M. le préfet. MM. les
conseillers. Mme Dupin. Mlle Louise.)
Ils s'écrivent en entier et sans majuscule :
1. Lorsqu'ils sont employés seuls. (Je ne connais pas monsieur.)
2. Lorsqu'on s'adresse directement à la personne. (Je vous écoute madame. À vous monsieur le maire.)
Ils s'écrivent en entier avec une majuscule :
1. Lorsqu'ils constituent un titre honorifique historique. (Monsieur, frère du roi. La Grande Mademoiselle.
Madame mère.)
2. lorsqu'ils constituent le premier mot d'un ouvrage (Madame Bovary. Mademoiselle de Maupin.)
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Particule nobiliaire
La particule nobiliaire "de" est une préposition marquant l'origine et s'écrit en minuscule. (Henri de Calmont)
Cette règle ne s'applique pas lorsque, dans les intitulés commerciaux, il peut y avoir confusion avec la
préposition (la société De la Souche).
On ne conserve pas toujours la particule nobiliaire (c'est un Guize pour un de Guize). Mais on la conserve
ordinairement avec les noms d'une syllabe, les noms de deux syllabes lorsque la seconde est muette, et les
noms commençant par une voyelle ou un "h" muet. (La vie de de Gaulle. Le personnage de de Thou.)
Les particules étrangères s'écrivent, elles aussi, en minuscule. (Otto von Bismarck. Rembrandt van Rijn.)
Saint
Le mot saint s'écrit avec une minuscule :
1. quand il désigne le personnage lui-même : un grand saint, le saint, saint Nicolas, saint Pierre, saint Jacques;
2. quand il est employé en tant qu'adjectif : la sainte Bible, la sainte table, la sainte messe, le saint sacrement,
le Vendredi saint;
3. quand il fait partie des noms communs composés : du saint-paulin, un saint-émilion, des saint-honoré, des
saint-bernard;
Le mot saint s'écrit avec une majuscule :
1. lorsqu'il constitue avec le nom qui le suit un nom propre composé attribué à la personne, à la fête, au
monument, au lieu, etc.
l'église Saint-Louis
la rue Saint-Jacques
la fête de la Saint-Jean
l'hôpital Saint-Antoine
2. dans certaines expressions historiques ou religieuses : la Sainte-Alliance, le Saint-Siège, le Saint-Esprit, le
Saint-Office, le Saint-Empire, etc.
Attention aux graphies suivantes la Sainte Vierge, le saint-père.
Surnoms
Le surnom, le nom qui s'est imposé comme remplaçant le nom propre, s'écrit avec une majuscule. Prennent la
majuscule les noms (substantifs) et les adjectifs qui composent le surnom :
Pierrot le Fou
le Prince Noir
le Prince Charmant
le Vert Galant
le Tigre
le Roi-Soleil
l'Asie Mineure
la Côte d'Azur
la Ville Éternelle
etc.
Il ne faut pas considérer comme surnoms les dénominations poétiques et les périphrases :
le roi des oiseaux
le vainqueur de Rocroi
etc.
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Chiffres et nombres
Chiffres arabes
On écrit généralement en chiffres arabes :
- les numéros des articles des codes, lois, statuts, etc. (alinéa 12 de l'article 35...);
- la date (25 septembre 1995);
- le degré de température (il fait 18 degrés);
- la distance (ils sont à plus de 30 km);
- la durée (il a 3 minutes 12 secondes d'avance);
- l'échelle (on trouve maintenant des cartes au 1/25 000);
- l'heure (ils se lèvent à 9 heures);
- le format d'un livre (in-16);
- la longitude et la latitude (45° de latitude sud et 28°16' de longitude ouest);
- la mesure d'angle (un angle de 60 degrés);
- les nombres des opérations ou des comparaisons (il faut déduire les 12 abstentions);
- les numéros des corps militaires (la 2e division);
- le prix (ce livre coûte 28 euros);
- les numéros d'immeubles;
- les renseignements statistiques (3 hommes sur 10);
- les vitesses (200 kilomètres à l'heure);
- la puissance des machines (135 CV);
- les pourcentages, les alliages et les calibres des armes.
Chiffres romains
On écrit généralement en chiffres romains :
- les fascicules (les fascicules XX à XXIV...);
- les parties d'un volume (livres) (le livre XII...);
- les parties et les sections d'un ouvrage;
- les pièces justificatives et les documents;
- les planches (illustration);
- les appendices joints à un ouvrage;
- les évangiles;
- les tomes ou les volumes;
- les actes et scènes des pièces de théâtre;
- les années dans le calendrier républicain;
- les arrondissements d'une ville;
- les conciles;
- les dynasties et les régimes (la XXe dynastie. La IIIe république);
- les millénaires;
- les numéraux après un nom propre (Louis XIV);
- les siècles;
- les couplets, chants, et chapitres;
- les sonnets, les stances et les strophes.
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Date
Le quantième du mois et l'année s'écrivent en chiffres arabes. Le mois en toutes lettres. (le 27 septembre 1994)
Dans le calendrier républicain le quantième du mois s'écrit en chiffres arabes, le mois en lettres, et l'année en
chiffres romains. (le 3 Vendémiaire an II)
Les événements historiques indiqués par la date prennent une majuscule (Le 14 Juillet). Si la date n'a pas ce
rôle historique, le mois s'écrit en minuscule. (Le 14 juillet dernier).
Il ne faut pas abréger les noms des mois, sauf par manque évident de place (tableaux, petite justification...).
Lorsque cette abréviation est utilisée, elle peut prendre deux formes (le 10 déc. 1994 ou le 10.12.94). Dans le
second cas, les typographes conseillent de séparer les chiffres par des points.
On n'abrège les millésimes que si cette abréviation est consacrée par l'usage. (La guerre de 70. Les principes de
89...).
On conseille d'écrire en toutes lettres les expressions décrivant des époques. (La mode revient aux années
soixante.)
Séparation décimale
On se sert habituellement de la virgule pour séparer la partie décimale des unités. (2 658 257,891 23)
Lorsqu'un nombre comportant des décimales s'applique à un symbole ou à un nom, il doit être écrit au complet
et le symbole se place à la fin. Il est alors séparé du nombre par un espace.
La virgule est le signe de la division décimale. Il ne faut pas l'utiliser dans les divisions non décimales (heures et
minutes, degrés). On écrira dans ce cas, les divisions en toutes lettres ou en se servant des abréviations
usuelles. (Deux heures quinze minutes ou 2 h 15 mn. 28 degrés 12 minutes 8 secondes ou 28°12'8’’ ).
Fractions
Les fractions doivent normalement s'écrire sur deux lignes et êtres séparées par un trait :
1 3 22
3 5 7
Mais les règles typographiques autorisent l'écriture des chiffres sur une seule ligne. Ils sont alors séparés par
une barre oblique :
1/3, 3/5, 22/7, 1/25 000
Il ne faut pas faire suivre les fractions par les lettres abréviatives (e, me, ème). En dehors des mathématiques
ou de la comptabilité, il faut écrire les fractions en toutes lettres, dès que leur taille le permet :
Nous avons attendu trois quarts d'heure. Et non : Nous avons attendu 3/4 d'heure.
Numérotage
Il ne faut pas séparer les tranches de trois chiffres dans les millésimes, les matricules, le code postal, les articles
de code, de lois, etc.
Pour séparer la partie décimale des unités, on se sert, en principe, de la virgule.
Ordinal
L'ordinal marque le rang (le second carrefour). Mais dans certains cas, l'usage remplace l'ordinal par le cardinal
en chiffres romains.
Louis XI pour Louis le onzième.
Livre III pour livre troisième.
L'ordinal premier est rarement remplacé. On l'écrit en toutes lettres quand il qualifie, dans un titre, les termes
"acte, article, chant, chapitre, livre, scène, section, titre, volume", etc.".
Chapitre premier.
Première section.
On l'écrit, habituellement, en chiffres, lorsque le tout est cité en référence. (Vous trouverez l'information au
er
chapitre I )
Notez bien qu'on ne dit pas Philippe I (Philippe un), comme on dirait Philippe II (Philippe deux), mais Philippe
er
I , et il faut bien prendre garde à maintenir l'abréviation.
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Abréviations et symboles
Abréviations
Il faut distinguer deux types d'abréviations : les abréviations conventionnelles et les abréviations de
circonstance.
1. abréviations conventionnelles : elles sont fixées par l'usage et ne doivent pas être modifiées. Font partie des
re
e
e
abréviations conventionnelles : les chiffres, (1 , 2 , 3 ); les symboles, qui sont l'objet de prescriptions légales
(AFNOR) ; les abréviations courantes (Acad. = Académie, adj. = adjectif, av. = avant, etc.). CORDIAL possède un
dictionnaire spécifique pour ce type d'abréviations.
2. abréviations de circonstance : elles sont utilisées pour simplifier l'écriture. Ces abréviations doivent obéir à
la règle de fabrication des abréviations.
L'abréviation peut se faire de deux manières : par retranchement des lettres finales que l'on remplace par un
point ("astron." = astronomie, "circ." = circulaire); par retranchement des lettres du milieu, la fin du mot
e
r
s'écrivant dans un caractère plus petit (ou dans un même caractère), sans point abréviatif (M = maître, D =
lle
docteur M = mademoiselle, etc.).
NOTEZ : Le point abréviatif n'exclut pas l'emploi des signes de ponctuations mais il se confond avec le point
final ou les points de suspension. Après des guillemets fermants ou après une parenthèse fermante, le point
final de la phrase doit reprendre ses droits, car les guillemets ou la parenthèse l'ont séparé du point abréviatif.
AFNOR
L'Association française de normalisation est un organisme placé sous le contrôle de l'État. Cet organisme
détermine les normes applicables aux techniques, aux sciences et au commerce.
Cette normalisation se fait en accord avec l'Organisation internationale de normalisation (ISO).
Les normes sont classées ainsi :
- NF : Norme française;
- NF/EN : Norme française reproduisant intégralement une norme européenne;
- NF/ISO : norme française reproduisant intégralement une norme internationale.
Bibliographie
Les normes AFNOR préconisent l'ordre des éléments signalétiques d'une bibliographie.
1. Auteur : Nom, prénom, qualité, titres professionnels ou universitaires. Majuscules pour le nom, et prénom
entre parenthèses.
2. Œuvre : titre (la plupart du temps en italiques); Noms de l'auteur de la préface, traducteur, illustrateur, etc.;
indication de l'édition.
3. Éditeur : nom ou raison sociale, lieu et date de publication. On indiquera l'absence d'informations sur ce
sujet par les abréviations s.l. (sans lieu), s.d. (sans date) ou s.l.n.d. (sans lieu ni date).
4. Description : in-plano, in-4°, in-8°, etc. Nombre de pages, reliure, illustrations, cartes, etc.
5. Mentions annexes : prix, numéro de catalogue, rubrique, etc.
6. Commentaire, analyse, critique, etc.
Degrés et températures
Les degrés servent de notation à de nombreuses mesures scientifiques (angle, latitude, température, densité...)
Toutes ces mesures s'expriment en chiffres arabes.
Un angle de 28°.
Lisbonne se trouve à 38°43' de latitude Nord et 9°8' de longitude Ouest.
Une température de 12°.
Lorsque le nombre est un ordinal, le mot "degré" doit être écrit en toutes lettres.
Le 40e degré de latitude Sud.
Les températures peuvent se noter d'après plusieurs échelles. Il faut donc préciser l'échelle considérée. On
notera, par exemple :
La température est de 0°C (glace fondante dans l'échelle Celsius).
La température est de 32°F (glace fondante dans l'échelle Fahrenheit).
La température est de 80°R (ébullition de l'eau dans l'échelle Réaumur).
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Heure, minute et seconde
On écrit, habituellement, les heures, en chiffres. Les mots "heure, minute, seconde" doivent être, ou écrits en
toutes lettres, ou abrégés (il faut, bien entendu, unifier l'écriture) :
Il prendra le train de 23 heures 38 minutes ou ...le train de 23 h 38 mn ou encore ...le train de 23 h 38. Si le mot
minute est supprimé.
On écrit les heures en toutes lettres si les indications sont suivies des mots "quart, demi, trois quarts, midi,
minuit".
Il arrivera entre onze heures et midi.
Il partira à onze heures et quart.
Il était trois heures et demie.
etc.
Point abréviatif
Le point abréviatif marque la coupure à l'intérieur d'une abréviation. Le point ne s'utilise que si l'abréviation ne
se termine pas sur la dernière lettre du mot.
Monsieur = M.
et cetera = etc.
exemple = ex.
mais
manuscrits = mss
Saint = St
Monseigneur = Mgr
faubourg = fg
Le point abréviatif en fin de phrase se confond avec le point final et les points de suspension.
Il a acheté un V.T.T.
Il y avait des vélos de course, des vélos de ville, des V.T.T... (Notez bien, trois points seulement).
Le point abréviatif n'exclut pas les autres ponctuations point d'exclamation, deux-points, etc. (un V.T.T. ! ou un
V.T.T. :) sont des notations habituelles. De même après des guillemets, on place habituellement la ponctuation
normale de la phrase ...très joli V.T.T.".
Sigles
Les sigles sont des abréviations constituées d'initiales. Ils forment des abréviations particulières car les sigles
sont traités comme des mots.
Il existe deux types de sigles, selon que l'on donne aux lettres leur nom : une H.L.M., ou selon qu'on leur donne
leur valeur normale l'OTAN. Dans ce dernier cas on parle d'acronymes. On construit parfois des acronymes en
ne prenant que quelques lettres à la dénomination d'origine pour composer un mot aisément prononçable : le
Benelux = Belgique, Nederland, Luxembourg.
En principe, lorsque les lettres gardent leur nom, on devrait écrire les sigles avec des majuscules et faire suivre
chaque lettre d'un point abréviatif (H.L.M., S.O.S., U.R.S.S.).
Lorsqu'il s'agit d'acronymes, on supprime d'ordinaire les points. Si le sigle équivaut à un nom propre on ne
garde souvent la capitale qu'à la première lettre (l'Otan). Si le sigle équivaut à un nom commun, il est parfois
traité comme tel : minuscules et marque du pluriel (des ovnis).
L'usage actuel tend à traiter tous les sigles comme des acronymes.
Unités de mesure et symboles d'unités de mesure
On écrit en toutes lettres les unités de mesure non précédées d'un nombre (Il restait des tonnes de tomates). Si
le nombre qui les précède est écrit en toutes lettres, les unités s'écrivent elles aussi en toutes lettres (Il a
marché plus de cent kilomètres).
Les noms d'unités provenant de noms propres s'écrivent en minuscule (l'ampère, le joule).
Les symboles s'écrivent dans le caractère du texte et sans point final (vingt ampères = 20 A). Ils s'écrivent en
majuscule quand le nom vient d'un nom propre (20 A mais 20 kg). Les symboles ne prennent jamais la marque
du pluriel.
Le symbole se place à la droite du nombre et il ne doit pas être séparé par une ponctuation (même règle pour
les sous-multiples : 9 h 18 mn 45 s, pas de ponctuation).
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Autres règles
Accents
Le français comporte six voyelles. Les accents enrichissent ses six voyelles de douze phonèmes
supplémentaires. La lettre accentuée a sa valeur propre et toute confusion ou omission d'accent peut avoir des
conséquences insolites.
L'EXAMEN DE L'INTERNE pourrait bien être L'EXAMEN DE L'INTERNÉ.
Le PALAIS DES CONGRES est-il une poissonnerie ?
Le clavier de l'ordinateur permet d'accentuer certaines majuscules (À, É, Ç) mais l'habitude semble s'installer
de ne pas utiliser cette possibilité. Peu à peu, les majuscules accentuées sont abandonnées même dans
certaines éditions (sans parler des mémoires et thèses).
L'Académie Française dit : « En français, l'accent a pleine valeur orthographique ; son absence peut même
induire en erreur ».
Elle est suivie par tous les dictionnaires, par tous les livres scolaires, tous les spécialistes de la langue.
Le Lexique des Règles Typographiques de l'Imprimerie Nationale ([Typographie]) précise qu'en écriture
majuscule les voyelles doivent être accentuées si elles le sont en écriture minuscule. Tous les textes (de
qualité) imprimés le sont en suivant cette règle.
Synapse Développement recommande vivement de suivre ces RÈGLES afin d'éviter toutes confusions sur les
termes écrits en MAJUSCULES.
Appel de note
L'appel de note marque l'emplacement d'une note, d'un commentaire, d'une citation, etc., situé en dehors du
texte (fin de page, fin de chapitre, fin de volume).
Les signes normalement utilisés pour l'appel de notes sont les suivants :
- l'astérisque * : c'est le plus esthétique mais il est difficile de l'utiliser au-delà de trois. Il ne faut pas le placer
entre parenthèses;
- les chiffres en exposants 1 ou (1): il vaut mieux ne pas utiliser de parenthèses, en tout cas, jamais de
parenthèses sur la ligne (1);
- les chiffres de même hauteur (1) : très lisibles mais pouvant se confondre avec des formules mathématiques;
- les lettres en exposant a : signalent souvent, dans les travaux d'érudition, les variantes du texte;
- les lettres italiques entre parenthèses (a) : souvent employées dans les colonnes de chiffres des tableaux.
Césure des mots
La césure d'un mot se marque avec un tiret. Les mots simples sont coupés syllabe par syllabe (ta-ble, mai-son).
Pour les mots complexes, il faut tenir compte de l'étymologie (atmo-sphère).
Il faut éviter :
- des coupures sur plus de trois lignes successives;
- les coupures isolant une seule lettre;
- de couper le dernier mot d'une page impaire;
- de couper les sigles;
- de couper un appel de note.
On ne césure jamais sur :
- les abréviations et les titres;
- les initiales des prénoms et les particules;
- les nombres décimaux;
- après l' apostrophe.
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Citations
Il existe plusieurs moyens de marquer une citation : les caractères plus petits, l'italique, les guillemets. Le plus
utilisé est l'encadrement de toute la partie citée par des guillemets.
Si une citation est fondue dans la phrase, les guillemets encadrent le ou les mots qui appartiennent à la
citation. Si la citation finit la phrase, le point final est placé à l'extérieur des guillemets. Lorsque la citation
possède un signe de fin différent de celui de la phrase qui la contient, il faut choisir entre les deux
ponctuations, et selon le sens, placer la ponctuation choisie à l'intérieur ou à l'extérieur des guillemets.
Lorsque la citation est une phrase complète (elle est, la plupart du temps, introduite par un deux-points), il faut
une majuscule. (Cet aphorisme : "Si tu veux que la chaîne tienne, mords-la", Julien le répétait dès son plus jeune
âge.).
Dialogues
En principe les dialogues doivent s'ouvrir par des guillemets et les changements de personnages doivent se
marquer par un tiret.
En règle générale, on fait débuter le dialogue en alinéa et on renvoie en alinéa précédé d'un tiret, chaque
réplique.
"Comment va la baronne ? lui dis-je.
- La petite baronne ? Je n'en sais rien.
- Comment donc?
- Je l'ai vu hier pour la dernière fois."
Lorsque les répliques sont très courtes, elles sont parfois écrites à la suite (sur la même ligne). Les guillemets et
le tiret restent obligatoires : "Partons! - Jamais!".
Les pièces de théâtre, les livres entièrement constitués de dialogues, ou les scénarios, utilisent un procédé
différent. Le nom du personnage est centré, souvent en majuscule, et les répliques se passent alors du tiret.
Énumération
Les énumérations commencent, en principe, par un deux-points. Une énumération peut être en ligne ou en
colonne. Habituellement, chaque élément de l'énumération (signalé ou non par un tiret, introduit ou non par
un chiffre ou une lettre), doit être séparé par un point-virgule, le dernier se terminant par un point.
Chaque dossier comporte :
- une carte géographique;
- une feuille d'explications;
- une chemise contenant;
- les autorisations,
- un badge personnel;
- les titres de transport.
Il faut noter que, malgré les retours à la ligne, les initiales ne sont pas en majuscules.
Si un élément de l'énumération se subdivise à son tour, chaque sous-élément se termine par une virgule sauf le
dernier qui reprend le point-virgule.
Si la phrase se poursuit après l'énumération, le dernier élément de celle-ci s'achèvera sur une virgule et non sur
un point-virgule.
Mots étrangers
En principe, il faut écrire en italique les mots, les expressions ou les citations d'une langue étrangère.
Si ce mot ou ces expressions sont traduits, il convient de les écrire en caractère normal mais entre parenthèses
ou entre guillemets. Les guillemets sont obligatoires si l'expression en langue étrangère forme une citation.
De très nombreux termes étrangers sont passés dans l'usage français et ne s'écrivent pas en italique :
conquistador, condottiere, match, etc.
Les noms de sociétés et organismes étrangers ne s'écrivent pas en italique.
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Pluriel des noms propres
Les noms propres représentent des personnes, des lieux géographiques, des marques déposées ou des titres
d'œuvres. L'invariabilité est la règle (des Picasso, les Bossuet, etc.), mais ils prennent le pluriel dans des cas bien
précis.
1. les noms de personnes qui prennent la marque du pluriel :
- les noms de familles royales, français ou francisés; (les Bourbons. Les Capets. Les Stuarts, etc.)
- les noms propres employés "génériquement" à la place d'un nom commun (antonomase); (Ce sont des
Harpagons = Harpagons pour avares.)
- les noms propres qui désignent des œuvres d'art. (Des Cupidons.)
2. les noms géographiques qui prennent la marque du pluriel :
- les noms désignant plusieurs pays, fleuves, etc. de même nom; (Les Guyanes. Les Amériques. Les Espagnes,
etc.)
- les noms employés "génériquement" à la place d'un nom commun (antonomase). (De modernes Babylones.)
En dehors de ces cas particuliers tous les autres noms propres sont invariables : titres d'œuvres ou de
journaux, marques déposées, noms de famille non francisés (les Romanov), noms composés homonymes (Il
existe plusieurs Saint-Sauveur).
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