Dossier pédagogique - Musée des beaux

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Dossier pédagogique - Musée des beaux
Présentation aux enseignants
mercredi 13 février 2013, 16h
Les inconnus dans la maison
Laurent Pariente (né en 1962 à Oran)
Sans titre
2007
Exposition présentée du 1er février au 14 avril 2013
Ouverture en continu le mardi de 10h à 18h,
du mercredi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
(sauf lundis et jours fériés)
Informations pratiques
Musée des beaux-arts
20 quai Emile Zola
35000 Rennes
02 23 62 17 45
www.mbar.org
Ouverture en continu le mardi de 10h à 12h,
du mercredi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
(sauf lundis et jours fériés)
La gratuité est accordée aux groupes scolaires accompagnés et aux enseignants préparant une visite
dont la date a été préalablement fixée.
Seuls les groupes ayant réservé seront admis dans l'enceinte du musée.
Afin de faciliter l'enregistrement des groupes, merci de présenter le carton de confirmation à l'accueil du
musée.
Pour tous les groupes, réservation obligatoire au 02 23 62 17 41
lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 8h45 - 11h45 / 13h30 - 16h30
Permanence des conseillers-relais :
Mercredi, 14h - 17h : Yannick Louis (histoire-géographie)
Mercredi, 15h - 18h : Marie Rousseau (arts plastiques)
Téléphone : 02 23 62 17 54
Nous rappelons que :
> Les élèves sont sous la responsabilité des enseignants et des accompagnateurs.
Aucun élève ne doit être laissé seul, en particulier pour les groupes sans animation qui circulent
librement dans l'ensemble du musée.
En cas d'incident, l'établissement scolaire sera tenu pour responsable.
> Il est demandé aux établissements scolaires de prévoir un nombre suffisant d'adultes pour encadrer
les élèves.
> L'effectif du groupe ne doit en aucun cas être supérieur à 30 élèves.
> Il est interdit de manger et de boire dans les salles.
> Seul l'usage de crayons papier est autorisé : les stylos à bille ou à encre, les feutres, les compas et
les paires de ciseaux sont prohibés.
> Il est interdit de crier.
> Il est interdit de courir.
> Il est interdit de s'approcher à moins de 1 mètre des œuvres, et à plus forte raison de les toucher.
> Les photos sont autorisées, mais sans flash.
En cas de non-respect de ces règles élémentaires de conduite, le personnel du musée est autorisé à
demander le départ immédiat du groupe.
Merci de votre compréhension
Musée des beaux-arts de Rennes
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Musée des beaux-arts de Rennes
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Perspective plastique
« Allons au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau » : Charles Baudelaire
* Les inconnus dans la maison ?
Le titre de l’exposition fait référence à un roman de Georges Simenon paru en 1940
qui a été adapté au cinéma en 1942 par Henri Decoin avec Raimu et en 1997 par
Georges Lautner rebaptisé « L’inconnu dans la maison » avec Jean-Paul Belmondo et
Christiana Réali.
Le synopsis introduit l’histoire d’un homme : Hector Loursat (rebaptisé
Jacques dans l’adaptation cinématographique de 1997), avocat de formation, vit
coupé du monde depuis dix-huit ans, après le départ de sa femme. Suite au
retentissement de coups de feu à l’étage de son hôtel particulier, il va « émerger » de
sa somnolence et découvrir le cadavre du «Gros Louis », un repris de justice. Son
enquête va le mener à une bande constituée de la jeunesse dorée de Moulins dont fait partie sa fille Nicole.
Les thèmes principaux sont l’individu et le repli sur soi, le rapport au fait divers comme « climax » ou
paroxysme d’un retour à la vie, mais surtout un regard neuf porté sur la redécouverte d’éléments connus.
Le terme « inconnu » vient du latin incognitus et se définit comme une chose qui n’est pas connue, dont nous
n’avons pu faire l’expérience.
La « maison » vient du grec domus et désigne la construction mais également le lieu où nous revenons, où
nous restons, auquel nous sommes attachés ou rattachés, que nous connaissons, qui nous est propre. Un
espace conférant à l’intime, au personnel, au privé, à la propriété.
L’association de ces deux termes paraît donc antinomique, et crée un oxymore, car l’ouverture de la maison à
l’étranger doit être vérifiée par le propriétaire. L’inconnu doit pour cela devenir connu.
La maison constitue un lieu fermé, privé, rarement visité, rarement visible, c'est pourquoi, avoir accès à la
scène qui se déroule à l’intérieur qualifie le spectateur d’intrus, d’indésirable. Voir à l’intérieur, comme, par
exemple, dans la Maison des locataires de Robert Doisneau en 1962, questionne le rapport entre espace privé
et espace public car la façade de l’immeuble s’efface pour donner à voir l’intérieur, le quotidien, le privé.
La maison, ici, est signifiée par le musée des beaux-arts, lieu de conservation, de collection et de monstration.
Il devient ainsi une interface permettant l’entrée des « inconnus », c’est-à-dire des œuvres n’appartenant pas
en grande majorité à la collection.
Musée des beaux-arts de Rennes
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* L’exposition au musée :
La modernité se définit par l'apparition d’un art autonome associé à un certain nomadisme des œuvres, à une
démystification du musée, des galeries, du White cube. Le rapport que les œuvres entretiennent avec leurs
lieux d'exposition renvoie à une vision ou à une pratique sociale de l’art.
Cette exposition, née sous l’impulsion de la directrice du musée, Anne Dary, est la première édition des
Inconnus dans la maison. Elle s’articule autour de la volonté d’ouvrir les Beaux-arts à l’art contemporain, à « la
vie », à l’art en train de se faire. Selon Robert Filliou, « L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que
l’art ».
La volonté ici est de présenter des œuvres d’artistes vivants afin de les faire entrer dans le musée. La
monstration n’est donc plus uniquement l’œuvre en tant qu’objet mais le « créateur » afin d’établir des liens
introduisant la question du processus artistique.
Les œuvres, très récentes, proviennent à la fois de la collection du musée (acquisitions récentes ou dépôts de
l’Etat), de prêts extérieurs ou de commande à un artiste. Elles mêlent à la fois des installations, des sculptures,
des projections vidéographiques, des réalisations monumentales dont la durée de présentation est intimement
liée à la durée de l’exposition, des peintures, des dessins.
L’exposition a pour dessein de représenter l’unité de la vie, et s’anime pour ce faire, d’une volonté totalisante à
travers l’union des arts selon le paradigme wagnérien du Gesamtkunstwerk, l’œuvre d’art totale. Il s’établit ainsi
des résonances (au sens d’Adorno) entre les arts par l’association avec le spectateur ou l’auditeur dans le
processus de réalisation.
Marie Rousseau, conseillère-relais
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De nombreuses problématiques s’établissent entre les œuvres :
L’image et le mouvement :
BARBARA KRUGER, Sans titre, 1986.
LAURENT PARIENTE, Sans titre, 2007/ Sans titre, 2007.
MARKUS RAETZ, 11 Kriecher, 1981.
Le détournement, la transfiguration du banal et du quotidien :
MOHAMED BOUROUISSA, Legend, 2009.
JOHN CORNU, La mort dans l’âme, 2012.
DIDIER MARCEL, Bricks, 2012.
LILIAN BOURGEAT, Pupitres, 2011.
L’emprisonnement et l’échappée :
MOHAMED BOUROUISSA, Temps mort, 2009.
JOHN CORNU, Sans titre (Fleury-Mérogis), 2012.
Le monumental, l’agrandissement, le rapport d’échelle :
LILIAN BOURGEAT, Pupitres, 2011.
BALTHASAR BURKHARD, Namibie, 2000.
MORGANE TSCHIEMBER, Iron Maiden, 2007/ Iron Maiden, 2007.
GUILLAUME PINARD, Pierre (d’après Pierre Bourgogne, Les dons de l’automne, 1884), 2013.
LOÏC RAGUENES, Chenonceau Rennes, 2013.
L’éphémère :
GUILLAUME PINARD, Pierre (d’après Pierre Bourgogne, Les dons de l’automne, 1884), 2013.
LOÏC RAGUENES, Chenonceau Rennes, 2013.
Musée des beaux-arts de Rennes
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La mémoire, le Memento Mori, le rappel à l’homme de la caducité de toute chose :
CHRISTIAN BOLTANSKI, Les Ombres, 1984.
PATRICK NEU, Crâne, 2008.
Le monde industriel :
JEAN DEWASNE, Europe Clash, 1970.
MORGANE TSCHIEMBER, Iron Maiden, 2007/ Iron Maiden, 2007.
La décomposition, la fragmentation :
MORGANE TSCHIEMBER, Iron Maiden, 2007/ Iron Maiden, 2007.
LOÏC RAGUENES, Chenonceau Rennes, 2013.
ALLAN WEXLER, Drywall Drawing, 2011.
Musée des beaux-arts de Rennes
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Propositions d’exploitations pédagogiques en Arts plastiques
Niveau
concerné
Niveau 6e
Niveau 5e
Niveau 4e
Niveau 3e
Programme
L’Objet et l’œuvre
Images, Œuvre et Fiction
Fonction de l’objet
La construction
et la transformation
des images
Images, Œuvre et
Réalité
L’Espace, l’œuvre
et le Spectateur
Les images et leurs
relations au temps
et à l’espace
L’expérience sensible
de l’espace
L’objet symbolique
Effacement
Vanité
Présenter les objets
de notre quotidien
symboles de vanité
Notions
abordées
objet, mémoire, vie,
mort, ostentatoire…
pérennité, éphémère,
temps, passage,
visibilité, temporaire,
image, disparition …
série, langage, histoire,
liens entre les images,
découpage, animation,
rupture…
rapport d’échelle,
espace, lieu,
émergence, visibilité,
sculpture, séparation,
limite…
Histoire
des arts
CHRISTIAN
BOLTANSKI,
Les Ombres, 1984.
GUILLAUME PINARD,
Pierre (d’après Pierre
Bourgogne, Les dons de
l’automne, 1884), 2013.
BARBARA KRUGER,
Sans titre, 1986.
LILIAN BOURGEAT,
Pupitres, 2011.
LAURENT PARIENTE,
Sans titre, 2007/
Sans titre, 2007.
BALTHASAR
BURKHARD, Namibie,
2000.
MARKUS RAETZ,
11 Kriecher, 1981.
MORGANE
TSCHIEMBER,
Iron Maiden, 2007/
Iron Maiden, 2007.
MEMENTO MORI Mosaïque
polychrome de
Pompéi, 1er siècle «
Omnia mors adequat
» (« La mort aplanit
tout»)
LOÏC RAGUENES,
Chenonceau Rennes,
2013.
ERNEST PIGNONERNEST, série Les
Expulsés 1977
HANS HOLBEIN LE
JEUNE,
Les Ambassadeurs,
1533
Musée des beaux-arts de Rennes
Dossier : Marie Rousseau, conseiller-relais, MBAR, février 2013
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Maquette
: Carole Marsac - Mise en ligne : Nadège Mingot, MBAR
Retour
à la case départ
L’espace de
présentation de l’œuvre
Incitation
PATRICK NEU,
Crâne, 2008.
Image éphémère
Image et durée
dans l’image fixe
EADWEARD
MUYBRIDGE Homme
montant des escaliers
(1884-1885)
Monumental
GUILLAUME PINARD,
Pierre (d’après Pierre
Bourgogne, Les dons de
l’automne, 1884), 2013.
ETIENNE-JULES
MAREY Pélican volant,
photographié par
LOÏC RAGUENES,
Marey vers 1882.
Chenonceau Rennes,
2013.
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