L`ESPACE - Marie-Lise Benech, Master spécialiste en Sophrologie

Commentaires

Transcription

L`ESPACE - Marie-Lise Benech, Master spécialiste en Sophrologie
L’ESPACE
Journal de l’A.U.S.C.
• Les 7 sens du moine tibétain ...
« NOUS AVONS CINQ
SENS, PLUS L’ÉMERVEILLEMENT ET L’APTITUDE AU BONHEUR. »
Par un moine tibétain.
Magazine le Monde de l’intelligence - n°17 - Décembre-janvier 2010 - page 27n°48 - Toucher pour apprendre- Nous sommes plus efficaces en sollicitant plusieurs
sens. On a ainsi découvert
que l’intégration multisensorielle favorise l’apprentissage. Dans une étude menée
avec des enfants de 5ans,
ceux qui ont touché les cubes
et les triangles développent
de meilleures connaissances
géométriques que leurs camarades les ayant seulement
observés. Le toucher permet
de mieux se familiariser et
de mieux mémoriser les
formes. L’appréhension
tactile de lettres en 3D faciliterait aussi l’apprentissage
de la lecture. L.Pinet et
E.Gentaz, Revue française
de pédagogie, 2008.
La Visualisation… Faut-il
lui faire la peau ! HELP !
AU SECOURS ! SOS ! Je
n’en peux plus de cette association sempiternelle de la
visualisation comme seule
sensation
reconnue
« persona grata » de la
sophrologie. Non, non, mille
fois non. D’abord, nous
savons bien quand même
que nous ne sommes pas
tous des visuels, il y a aussi
les auditifs et nous avons 5
sens. Si nous parlions plutôt
de sensorialisation comme
dans notre École
de Carcassonne.
Puisque nous découvrons nos systèmes en les touchant dans la
RDC2, pourquoi
pas les palper
dès la RDC1 ? En
plus du contact
avec les espaces d’interaction, nous mémorisons d’avantage notre schéma corporel. D’ailleurs, nous
avons vérifié que les vivances sont plus fortes pour
certains d’entre nous. Martine Brisson-Voisin nous
avait ouvert cette porte, lors
d’une de nos rencontres, en
nous faisant connaître des
exercices de Claude Labescat pour les personnes
âgées.
Quand on propose à nos
élèves de laisser venir à
nous une sensation venant
d’un organe sensoriel en
énumérant simplement la
vue, l’ouïe, le goût, le toucher, l’odorat. Les parfums
du muguet, des roses des
jardins de l’enfance nous
entêtent. Et le goût du chocolat sur la langue et l’odeur
du riz au lait que la maman
faisait cuire avec de la cannelle. Quand on sait que les
organes
de
l’odorat et du
toucher
sont
ceux qui persistent le plus
longtemps malgré le vieillissement. Engrangeons ces sensations bienfaisantes pour notre futur.
Avez-vous expérimenté ces
vivances ? Et encore, je ne
parle pas des sensations
intéroceptives et kinesthésiques qui viennent, même si
on ne les évoque pas. C’est
la grâce du phénomène.
Dans les sentiments positifs,
pourquoi ne pas rajouter
une capacité qu’on aimerait
développer. L’émerveillement, la douceur, la légèreté
ou l’humour, par exemple.
Nous sommes tous des moines tibétains...
Marie-Lise BENECH
• 50 ans de Sophrologie nous contemplent ...
Ça y est ! Enfin,! Deux ans
que nous attendons ….
Quelle chance d’être contem-
porains du Pr A.Caycedo! Et
d’y aller peut-être! Copie de
la page de garde de la Revue
Officielle de la Fondation
Alfonso Caycedo, année XIV
4ème trimestre 2008 n° 55.
Association
Universelle
de
Sophrologie
Caycédienne
Mai 2010
N° 4
Sommaire :
• Les 7 sens du moine tibétain ...
• 5ème Congrès Mondial de Sophrologie Caycedienne,
• L’Épreuve, un cheminement de
Nicole Soues ...
• De l’accompagnement à la
vie ...d’Évelyne Bonnevay
• J’ai lu pour vous un ouvrage en
quête de sens de Thierry Janssen
•
Désirs envoyé par Nadia Courchay
• Bientôt un an, à mes élèves,et
futurs élèves de Marie-Lise Benech
•
Compte-rendu de notre10ème
rencontre, bonjour à Martine
Brisson-Voisin
• Rendez-vous à Montpellier et
Palavas, ne bronzez pas idiots !
Dans ce numéro :
L’Épreuve, un chemine- 2
ment...
&
de Nicole Soues
3
De l’accompagnement à 4
la vie jusqu’au dernier &
souffle
5
d’Evelyne Bonnevay
J’ai lu pour vous un
ouvrage en quête de
sens
De Thierry Janssen
6
Désirs envoyé par
Nadia Courchay
7
Bientot un an à Palavas, à mes élèves et
futurs élèves
7
Compte-rendu de notre
10ème rencontre.
Bonjour à Martine
Brisson-Voisin
8
Rendez-vous à Palavas
et Montpellier, ne bronzez pas idiots !
8
Page 2
ASSOCIATION UNIVERSELLE DE SOPHROLOGIE CAYCÉDIENNE
• L’Épreuve, un cheminement ...
Je vais essayer en quelques lignes de raconter des passages de mon histoire lors de
l’épreuve de mon cancer du sein, l’année de
mes 53 ans. A l’annonce du diagnostic, je
ne l’ai pas cru, j’ai attendu un certain temps
avant d’accepter de passer à l’acte chirurgical et au traitement. A ce jour, dix ans
après, je me dis que je n’ai pas été prudente, ce n’est pas une chose à faire. Durant la période qui a précédé mon opération, j’ai réfléchi, je me suis interrogée. J’ai
frappé à toutes les portes, certaines se sont
ouvertes et d’autres m’ont ouvert l’esprit,
allant du rationnel à l’irrationnel. Ce dernier, à ce jour ne me paraît plus tellement
étranger, d’ailleurs la médecine elle-même
semblerait le prendre en considération (du
moins en partie). J’éprouvais cependant le
besoin de trouver la cause et pourquoi j’en
étais arrivée là. J’ai trouvé des vérités que
j’ai faites miennes. Par exemple, concernant
la cause, un des éléments déclencheurs a été
une situation que je n’ai pas pu et pas su
gérer, lors d’une trop forte émotion. J’ai
ressenti dans mon corps une grande agitation, comme une
révolution dans
mon
système
biologique, avec
en fonds des
peurs
et
un
grand sentiment
d’abandon
;
comme si on
avait brisé une
de mes valeurs
fondamentales,
de mes idées
reçues ? Les
choses n’étaient
plus celles auxquelles
je
croyais.
Peutê tr e
d ’av oi r
beaucoup donné,
j’attendais autant de l’autre ?
Une
nonacceptation,
probablement
sur un terrain miné par un stress chronique,
donc affaibli, a provoqué en moi, l’effet
d’une bombe qui a explosé dans tout mon
Être. Et là, l’avertissement a été rude. Je
cite une phrase de Silvaneschi : «Il faut
recevoir la maladie comme une lettre, elle
est toujours destinée à nous révéler quelque chose». Cette phrase m’a aidée, réconfortée et confortée dans mon désir de
transformer l’épreuve en Expérience de
Vie. Et là, tout change. Ce passage de
«révéler quelque chose» est très stimulant
pour aider à découvrir sa propre vérité.
C’est comme chercher un trésor au fond de
soi. J’avais trouvé la cause, maintenant je
voulais trouver où se situait ma défaillance
et son pourquoi ? J’ai fait le bilan de ma
vie, mariée depuis 33 ans à l’époque, deux
garçons, la famille n’avait pas spécialement
de problèmes. J’avais deux passions, ma
famille et mon travail avec un métier qui me
paraissait plutôt un loisir tellement il était
agréable. J’étais une hyperactive, impatiente, et je me sentais responsable de beaucoup de choses, j’avais besoin d’être présente partout ; je me croyais presque indispensable. Pendant l’épreuve, j’ai eu des
prises de conscience multiples dont j’évoque quelques exemples:
-Bien qu’étant dans une période de non
faire, tout se faisait. -Le membre de ma
famille à l’origine du déclenchement du
processus n’était pas entièrement responsable, pourtant, (sans le lui dire), je lui en ai
voulu consciemment et inconsciemment,
pendant longtemps. -La responsabilité de
l’épreuve de ma maladie m’incombait en
grande partie. -Si la médecine traditionnelle, malgré tous ses efforts ne pouvait pas
tout pour moi, il fallait que je me prenne à
la fois « par la main et en mains ». Afin
d’essayer de modifier ce terrain émotionnel
intense pour retrouver la santé, et après
avoir constaté l’influence de l’émotion sur
mon physique, je ne pouvais plus vivre
comme avant et je voulais en savoir plus sur
ma façon de fonctionner. Donc, après mon
opération et la fin de mon traitement, je n’ai
eu qu’une hâte : «CHANGER». Du moins
tout faire pour essayer de changer. C’est
une phrase de Paul Amar qui m’a interpellée «Si quelqu’un me guérit et me retire
mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au
niveau de conscience que j’aurais atteint
si j’avais moi-même résolu ce que ce mal
devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse
dans le même état de conscience après
m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil
de ma croissance que peut être la maladie » Mais essayer de changer n’est pas une
chose simple, aussi afin d’avoir une forte
motivation, je me suis adressée une sorte de
télégramme. A l’attention de Nicole : Pense
à toi STOP Effectue d’urgence changement
dans ta façon de vivre STOP Évite le superflu
STOP Va à l’essentiel STOP et surtout, avance
STOP signature: Quelqu’un qui t’aime et te
veut du bien.
L’important pour moi résidait dans le fait de
mieux me connaître; d’aller à la découverte
de
-mon corps physique -mon corps mental
-mon corps émotionnel. Afin de mieux me
respecter et de m’aimer d’avantage. Le panel
des techniques du travail sur soi est vaste.
Lequel choisir ? J’ai fait confiance à ce qui se
présentait à moi et qui m’attirait. (Car par
nature, je ne crois pas au hasard). Me voila
donc partie pour une Grande Aventure, afin
d’essayer de me découvrir. Que de joies...
Avec mes premières rencontres, la découverte
de l’expression corporelle libre m’a fait approfondir la liberté d’expression. Un stage sur
la voix s’est présenté, (j’ai pris). Des difficultés ont surgi (problèmes de mémoire, pour
réciter, vocaliser, chanter devant les autres).Mais j’ai eu droit au cadeau que je m’étais fait parce que j’avais OSE. Le son qui
vient des profondeurs de mon Être.
Je suis Un avec le
Tout. Mon étonnement est grand ! Estce bien moi ? Je
rejoins Gitta Mallasz
lorsqu’elle écrit «le
Nouveau
Élève,
l’ancien retient».
Cette période m’a
fait connaître le
Merveilleux, la Présence à mon Moi.
J’étais comme une
enfant devant ses
cadeaux, j’avais un
tel senti de beauté,
que tout le reste me
paraissait dérisoire.
J’avais envie de
mettre en moi du
Nouveau et du Beau.
C’était si bon. J’ai
donc été comme un
papillon à essayer plusieurs techniques. Et je
me suis arrêtée à LA SOPHROLOGIE. Pendant dix huit mois environ, j’ai pris des cours
en tant qu’élève et là, j’ai fait connaissance
avec: -mes tensions (mâchoires, nuque, trapèzes, dos) -La Respiration (à l’envers) -les
Sensations -la Visualisation.
J’éprouvais de grandes difficultés à me
concentrer. (flashs parasitaires quasi permanents) Et puis durant certains exercices, j’ai
vécu de très beaux moments comme par exemple, entre veille et sommeil, (dans le niveau
sophroliminal ), «le niveau Isocay» : le CADEAU : La rencontre et la présentation de la
Nicole Adulte à la Nicole Enfant, le ressenti de
la Profondeur de l’Être, on ne peut rien dire,
juste sentir couler des larmes de joie et de
bonheur. . .
Page 3
ASSOCIATION UNIVERSELLE DE SOPHROLOGIE CAYCÉDIENNE
• L’Épreuve, un cheminement … (suite)
Mes premiers pas vers un chemin inconnu à
la découverte du Nouveau. Le Tout en Un
Lorsque je prends conscience de l’importance de la considération de l’Être dans sa
globalité
avec
les
différents
c o r p s
(p h ys iq ue ,
mental,
émotionnel
et plus encore). Je me
demande
comment
j’ai pu vivre
à côté de
moi sans les
voi r…san s
les
écouter…sans
les entendre… Sans
les remercier
pour
tout ce qu’ils m’ont donné. Je crois qu’il est
possible de comparer le corps à un Temple
où l’on peut trouver à tous les niveaux, le
Sens du Sacré. Après avoir été convaincue
des bienfaits de la Sophrologie, j’ai entrepris une formation de sophrologue, non
pour transmettre, mais pour aller
plus loin dans ma relation avec
moi-même. Je me suis inscrite à
l’École de Sophrologie caycédienne du Languedoc-Roussillon,
dont la directrice est le docteur
Martine Orlewski, pour laquelle
j’ai beaucoup de reconnaissance
car elle m’a toujours respectée
dans mes émotions, notamment à la
suite de certains « petits exercices ».
Je ne peux pas détailler ces deux
années qui ont été pleines d’expériences positives. Mais en faisant la
synthèse de cette période, ce qui
m’a le plus étonnée en pratiquant
ces fameux « petits exercices »
anodins, ce sont « des miracles »
que je vivais. Miracles dont on
n’ose pas parler de peur d’être
prise pour une originale. Mais
aujourd’hui, j’ose dire que lors des
rencontres avec mes consoeurs et
confrères sophrologues où chacun
peut, ( et selon moi) doit, se permettre d’exprimer ses expériences,
j’ai compris qu’il ne s’agissait pas
de miracles mais les résultats
d’une méthode bien structurée par
son fondateur, le professeur Alfonso Caycédo, neuropsychiatre qui
créa la sophrologie en 1960, en
s’inspirant de différentes techniques et pensées orientales et occidentales, dont il a effectué une synthèse afin
d’aider l’Être Humain à se prendre en
charge. J’ai terminé mon cursus de deux
années complémentaires (toujours pour
mon bénéfice personnel) chez le professeur
A.Caycédo, en Andorre, afin d’obtenir mon
Master. Un an après, je me suis demandée :
ressenti comme un renouvellement en moi,
une seconde naissance pour me lancer dans
ce que j’appelle aujourd’hui «un projet de
vie» avec tout le positif que cela comporte
(la nouveauté, la créativité, la relation à
l’autre…) Aussi, j’ai créé mon association
« La Source » et désormais, j’essaie de
transmettre au mieux la Méthode du Professeur A.Caycedo, avec ma réalité objective.
Fait le 1er mai 2010, à St Georges d’Orques,
Nicole Soues
Nicole Soues, sophrologue, master spécialiste en sophrologie caycédienne, vous invite à essayer de franchir le pas en sophrologie. Les cours se passent à Saint Georges
d’Orques, soit dans une salle municipale,
soit au siège de l’association :
« Est-ce juste que tu gardes cela pour toi ?
Et, bien non, je n’étais plus en accord avec
moi-même. Car durant ces quatre années de
formation, une évolution s’est faite, j’ai pris
confiance en « la Conscience illimitée » et
je me suis sentie prête à transmettre cet
« LA SOURCE » 444 route de Murviel les
Montpellier, 34680 Saint Georges d’Orques. Tél 04 67 75 28 02 & 06 14 01 74 16.
Courriel: [email protected]
Cours collectifs sur rendez-vous ou tous les
mardis.
Horaires : 10H00 -12H 00
15H 00-18H 30.
Et tous les jeudis.
Horaires :10H00 et 12H15 (Hors
vacances scolaires) la séance
dure une heure quinze.
Première séance offerte.
J’AI FAIT UN REVE…
Il pourrait se réaliser grâce à
vous tous qui me lisez. Je me suis
vue « nomade de la sophrologie »,
allant d’un groupe à un autre,
(groupes d’amis, d’entreprises,
d’associations,) composés de trois
à cinq personnes, présenter la
Sophrologie Caycédienne. Sachez
que cette méthode peut se pratiquer à tout moment et en tous
lieux : dans les salles d’attente,
en voiture, chez soi, dans les
transports en commun, les files
d’attente. Aussi, je suis à votre
disposition pour animer des séances pendant un mois ou deux, à
raison d’une séance d’une heure
par semaine. Si les participants
souhaitent continuer, ils pourront
le faire avec d’autres sophrologues dont les coordonnées seront
communiquées, soit avec moi.
ALORS…Si l’Esprit
vous tente… Essayez !
acquis afin d’aider les autres, en essayant
de leur donner la graine de l’Espoir. J’ai
nomade
Page 4
ASSOCIATION UNIVERSELLE DE SOPHROLOGIE CAYCÉDIENNE
• Témoignage d’Evelyne Bonnevay ...
DE L’ACCOMPAGNEMENT A LA VIE
JUSQU’AU DERNIER SOUFFLE
TEMOIGNAGE DE L’ACTION DE LA
SOPHROLOGIE CAYCEDIENNE
La sophrologie est plus qu’une méthode,
qu’un outil, c’est une façon d’être, de penser, de fonctionner, un autre regard sur soi,
sur le sens de soi et l’existence, orienté par
un nouveau processus, un « mouvement » de
la conscience. Pratiquer la sophrologie
c’est acquérir un nouvel état en contact
avec ses capacités, ses ressources, ses valeurs. C’est constamment découvrir une
ouverture toujours plus grande de la conscience.
Je l’expérimente au quotidien et j’en suis
chaque fois surprise et émerveillée.
L’accompagnement de cette personne, que
je nommerai Alain, durant les derniers mois
de sa vie, en est encore la preuve. Je tiens à
témoigner de cette expérience pour rendre
hommage tant à Alain qu’à cette pratique.
Alain arriva à mon cabinet un matin de
janvier. Le rendez-vous avait été pris par
son épouse, conseillée par un médecin alors
qu'elle désespérait de l’abattement et de
l’inquiétant manque de combativité et d’envie de son mari.
J’installai ma présence dans la concentration et le bien-être.
Je l’accueillis, et l’écoutai dans la douceur,
le calme et l’apaisement.
Après un premier cancer guéri 25 ans
auparavant, on découvre à Alain un cancer
de la vessie. Cet intellectuel accompli,
curieux de tout, authentique, sensible, simple et humble, militant actif et combatif,
défenseur des libertés, des droits de
l’homme et de l’égalité, peintre et écrivain,
réagit mal, très mal. Il se sent atteint dans
sa virilité, son intimité, et diminué dans sa
dignité par cette nouvelle attaque de la
maladie et ses conséquences.
Cet homme de lettres, athée et cartésien
farouchement opposé aux dogmes et religions, admirateur des philosophes, de Rabelais et traducteur de Lucrèce, avoue n’avoir aucune image de son schéma corporel,
et que le seul langage de son corps qu’il
connaisse et entende est la traduction des
signes de sa sensualité.
Je ne sais pas ce qu’il attend de moi, il ne
le sait pas non plus, car la sophrologie il la
découvre. Son médecin lui a conseillé de
faire quelques séances pour supporter l’épreuve, alors il « obéit », passive victime de
sa maladie, de sa colère et de son émotivité
exacerbée. Cependant, lorsque je lui parle
de cette perception, de cette conscience de
soi, de son corps, de la forme et du mouvement, de la présence de la peau, des muscles, des cellules et des organes vitaux,
j’éveille sa curiosité. Lorsque je lui parle de
phénoménologie, j’attise son intérêt.
La dignité de son désespoir, la pudique
mais profonde expression de la détresse de
savoir que son corps ne fonctionnera plus
de la même façon, de penser qu’il ne pourra plus avant longtemps participer à des
vendanges ou retourner à Istanbul , sa noblesse malgré son désarroi d’envisager de
ne plus être et de ne plus pouvoir, m’émeuvent particulièrement et renforcent mon
respect et mon humilité.
L’alliance est faite. Et pourtant, face à une
telle présence, une interrogation et une
forme de peur et de doute apparaissent :
comment vais-je pouvoir aider une telle
personnalité ? que vais-je pouvoir apprendre et apporter à cet homme d’exception ?
Ma présence pourra-t-elle être à la hauteur
de la sienne ?
A travers les symptômes, j’entends sa peur
et sa souffrance de la perte du contrôle de
son existence.
L’essentiel est de l’orienter et l’accompagner dans cette reconquête, vers la force de
la vie, vers une envie de vivre et une nouvelle façon de se projeter positivement sans
la contrainte de
temps.
Je lui demande simplement comment il
est lorsqu’il se sent
bien. Il répond que
son bien-être se traduit par un désir
d’activité, de la gaieté et du dynamisme.
Pour retrouver cet
état, regagner une
forme de maîtrise de
son corps, se sentir
vivant, lui est indispensable. Mais à ce
jour, il a perdu la
confiance en sa capacité à être productif.
J’en fais un de mes
objectifs.
Alain vient chaque
semaine, pendant 10
mois. Même pendant
sa période de chimiothérapie, il ne manque aucune séance.
Seules, son hospitalisation et sa convalescence suite à son opération de la vessie
l’obligent à interrompre nos rendez-vous.
Au fil des semaines, je l’ai accompagné à la
rencontre de ses valeurs, au travers des
RDC1 et 2, de futurisations, d’évocations
de lieux-ressources, de SRS.
Avec la RDC1, il a découvert une nouvelle
perception de son corps : « mon corps est
un organe, pas un outil, et je suis cet organe. ». Il se sentit vivant, apprécia à nouveau la vie en lui : « il y a ici un autre
monde et je l’ai contacté en moi ».Cette
forme d’activation du corps par la relaxation dynamique lui donnait la sensation de
mobiliser une énergie permettant une plus
grande maîtrise de lui-même, et de réveiller
son pouvoir de décision. Il se perçut en
mouvement, ce qui lui procura un sentiment
d’adhésion à la vie et de participation à
l’univers. Cette sensation de faire partie et
de fonctionner avec l’univers lui permit de
relativiser « des états que l’on pourrait
croire uniques et indépassables », ce qui lui
apporta une certaine forme de sérénité.
L’équilibre qu’il trouvait entre sa propre
existence et son appartenance au monde
entraîna l’exclusion de toute « tentative de
révolte métaphysique » et lui amena du
plaisir malgré la conscience d’être un être
éphémère. La RDC1 occasionna également
un changement dans son rapport au temps :
« prendre le temps sans impatience ». Il
reconnut avoir manqué de disponibilité à
lui-même, avoir été toujours pressé d’arriver à la fin de quelque chose. Il découvrait
et acceptait que son temps lui appartenait et
qu’ il pouvait l’apprécier.
La RDC2 révéla sa difficulté à se contempler. Cette proposition singulière lui demandait un effort de concentration pour se
voir et avoir une conscience objective de luimême. Il en déduisit
qu’il lui était difficile
d’examiner spontanément les choses sous
un angle inhabituel.
Aussi il en appréciait
l’occasion. Cette démarche volontaire
entraîna une sensation
de mobilisation de la
conscience, se traduisant par la présence
d’une « espèce d’œil
intérieur », un sur-moi
observateur et explorateur révélant une
conscience positive de
lui-même. Il perçut
son corps comme une
architecture qu’il
considéra de l’extérieur comme une
forme, et de l’intérieur peuplée d’organes. Il trouvait à cette
pratique une similitude avec la sculpture,
car la contemplation le ramenait à une
perception de lui-même, de sa réalité physique, dans l’espace. Il ressentit son 3ème
système comme un bloc de marbre vivant
grâce aux battements de son cœur et aux
mouvements réguliers de sa respiration et
exprima le paradoxe que lui évoquait cette
sensation de roc, de solidité du siège de la
vie et la fragilité de l’existence. Chaque
SAV fut un moment privilégié. Dans le ravissement de la surprise et de l’étonnement
du « phénomène » il se « revisitait » corps ,
esprit, valeurs, et m’en faisait la confidence.
Par les questions des analyses vivantielles,
je le guidais vers une perception agréable
du corps, mais aussi vers l’expression et le
développement de ses valeurs.
Page 5
ASSOCIATION UNIVERSELLE DE SOPHROLOGIE CAYCÉDIENNE
• Témoignage d’Évelyne Bonnevay … (suite)
Ainsi, je l’aidais à projeter sa vivance à son
existence. Lorsqu’il mettait des mots sur le
« phénomène », il prenait conscience que ce
qu’il retenait de l’expérience avait du sens,
et qu’il y avait sûrement un lien entre ce
qu’il venait de vivre et son être, sa vie.
Alors, éclairé par mon questionnement, il
ramenait, étonné, ce sens à son existence,
avec toujours une référence à l’art, à des
auteurs, des poètes, des œuvres littéraires
ou des sculptures, comme pour se rassurer
car ses propres croyances ou non croyances
avaient été ébranlées.
Il apprécia de se retrouver, en harmonie,
corps esprit valeurs, et petit à petit put exprimer une conscience positive de lui-même.
Cet accompagnement s’effectua également
au-delà des protocoles de sophrologie. Il
s’accomplit dans une confiance mutuelle, un
respect, et une forme de complicité dans
des échanges très riches, que j’orientais
toujours à travers ses valeurs profondes : la
liberté et le plaisir, vers un « nouveau regard » sur les choses, sur l’existence, voire
l’âme, sur les objets et leur histoire, sur
notre appartenance à un tout, vers un regard plus positif, vers la vie.
Je conduisais la forme d’introspection que
je lui proposais, très attentive à la stimulation de sa curiosité intellectuelle, afin d’éveiller et maintenir « l’envie de… ». Je lui
demandai de trouver dans son environnement et dans son existence tous les éléments
positifs qui pouvaient lui apporter des objectifs, des projets, afin de réinstaller et
stimuler le sentiment de vie. Ainsi je l’incitai à quelques petits exercices quotidiens
dans l’esprit de « la programmation de la
journée Isocay, » que je lui proposai d’ailleurs en insistant sur son orientation fondamentale vers le plaisir et une attention particulière pour tout ce qui était important
pour lui, tout ce qu’il aimait. J’étais extrêmement vigilante à ne pas lui conseiller un
comportement mais à demeurer dans une
intention d’ouverture de la conscience, vers
ce « nouveau regard ».
Je le guidai dans une nouvelle perception
de son traitement, qu’il rejetait entre autre
car entravant sa liberté et aggravant son
impatience. Il parvint à envisager cette
période de « mise entre parenthèses »
comme un temps à utiliser pour préparer la
concrétisation de projets, de souhaits, de
désirs, d’envies. Il redevenait actif positivement, retrouvait des buts, certains centres
d’intérêt, une partie de sa capacité à être
productif, et demeurait dans cette notion de
plaisir, valeur si importante pour cet épicurien.
Je l’escortais chaque fois un peu plus loin
avec des futurisations (programmation
future, et SAP ) dans de possibles promenades nourries de souvenirs .
Il traversa ainsi les étapes de sa chimiothérapie préopératoire, affaibli certes, mais
volontaire. Il recommençait à sortir chaque
matin pour les petites courses du quotidien,
et venait à pied à nos rendez-vous.
Puis vint le temps de son hospitalisation. Je
fus informée du bon déroulement de la situation. Après presque 3 mois d’interruption, Alain reprit le chemin de mon cabinet.
Il était pâle et amaigri mais impatient de
reprendre son apprentissage. Il souhaitait
refaire la RDC2 depuis le début à cause de
sa difficulté à la contemplation et terminer
les exercices par une SRS, qu’il affectionnait particulièrement.
Malheureusement, au bout de quelques
semaines, les douleurs d’une cruralgie
affaiblirent à nouveau sa volonté et son
moral. Il me fit part de sa sensation de «
finitude ». Il baissait les bras. Je gérais ses
émotions par le biais de « programmation
de journée Isocay », d’une adaptation de la
« tridimensionnalité d’un objet » (sans la
marche phronique) et leurs SAV. Je lui
proposais de lister des objectifs immédiats
et découvrais avec lui sa capacité à les
ramener à la réalité afin de les atteindre.
Je stimulais ainsi l’ouverture de sa conscience à la vie et surtout de SA vie.
Les quelques séances qui suivirent, consacrées à la contemplation des 2ème 3ème et
4ème systèmes lui permirent d’exprimer le
« renforcement de sa notion d’unité du
corps », et sa conviction « qu’aucun organe
n’était secondaire ».
Puis lors d’un rendez-vous, sa respiration
que j’entendais anormalement depuis la
salle d’attente m’inquiéta à juste titre. Il
m’annonça avec énormément d’émotion que
le scanner passé suite à sa cruralgie, avait
révélé une généralisation de la maladie
avec des métastases sur des organes vitaux.
Il exprima son « ras le bol », sa peur de
l’évolution du mal, son découragement, sa
fatigue, sa détermination à ne plus subir
aucun traitement, et sa volonté de s’éteindre
rapidement dans son sommeil afin de ne pas
souffrir et conserver sa dignité.
J’étais sous le choc.
Encore surprise de l’ouverture et du mouvement de ma conscience, je ne sais toujours pas quelles ressources ni quelles
capacités me permirent de faire face et de
trouver l’intention et surtout l’orientation
de la séance. Je me souviens d’avoir été
surprise et étonnée des propos que je tenais,
de m’entendre dire que jusqu’au dernier
instant de vie, il y a ce souffle peuplé de la
présence de nos valeurs, des êtres, des objets, des lieux que l’on aime, que nous
sommes tous destinés à partir un jour, mais
que personne ne sait jamais quand, que les
personnes malades ont conscience de la
limite du temps alors que les personnes en
bonne santé négligent trop souvent l’importance de chaque minute de l’existence, que
l’on doit vivre ce temps avec l’essentiel,
avec tout ce qui est important pour nous,
que le temps ne doit plus être laissé seul,
qu’il ne faut pas le laisser s’échapper vide
de sens.
Je l’accompagnai dans l’exploration des
émotions qui le submergeaient. Il décrivit sa
peur comme une obscure masse informe
glauque et gluante en mouvement, chargée
d'un « imaginaire morbide ». Puis il me dit
que sa respiration se transformait en musique et que l’obscure tâche dansait et ne
l’agressait plus. Elle semblait diminuer
même et les pensées morbides disparaître,
remplacées par le son. Alors, je lui suggérai de rester avec la musique. Sa respiration se fit moins forte, il était moins essoufflé, paraissait moins angoissé, plus calme.
Je l’escortai dans ce rythme. Je l’invitai
enfin à se concentrer sur les valeurs de son
existence, et à donner du sens au temps qui
restait. Il évoqua ainsi son enfance, les
paysages qu’il aimait et dans lesquels il
avait grandi, ses études, sa profession, sa
vie d’époux, de père, et d’ami. Il ramena
toutes ses valeurs à une seule : l’amour.
L’amour pour ses proches, l’amour qui lui
avait permis de savoir et de transmettre,
l’amour de la nature, des arbres, des
océans, de l’espace et de la liberté, l’amour
de l’art, de la peinture, de la musique, l’amour de l’autre, l’amour du jour, de la
pluie, du vent, des nuages et du soleil, l’amour des chats, des oiseaux et des chevaux,
l’amour de la vie, mais surtout « la solitude où l’amour se laisse rêver ». Il trouva
un sens à son futur immédiat. Il aimait et
pourrait encore aimer jusqu’au dernier
instant de vie. A la fin de la séance il put
affirmer : « je peux vivre à peu près correctement ».
Il prit rendez-vous pour la semaine suivante. Mais, je savais que je ne le reverrais
plus. Effectivement, dans les jours qui suivirent son épouse annula la séance. Il était
alité. Il ne souffrait pas mais était très affaibli. Puis, rapidement, elle m’apprit son
décès. Il avait mis de la musique, s’était
assis dans son fauteuil, face à sa fenêtre
par laquelle il pouvait voir les sommets des
arbres et le ciel nuageux, et avait fermé les
yeux.
Évelyne BONNEVAY
Mars 2010
J.E SOPHROLOGIE Évelyne Bonnevay
Sophrologue, master spécialiste en sophrologie caycédienne, praticienne d’EMDR,
Relation d’aide, Relaxation, PBA (psychoBio-Acupressure), DMS (désensibilisation
multisensorielle) vous accueille sur rendezvous du lundi au vendredi et samedi matin,
en séance individuelle ou par petits groupes
au 46 rue des rêves (quartier des arceaux)
Immeuble les mimosas 34000 Montpellier
Contacts : 06 71 37 61 50
Courriel : [email protected]
site : WWW.je-sophrologie.com
Page 6
ASSOCIATION UNIVERSELLE DE SOPHROLOGIE CAYCÉDIENNE
• J’ai lu pour vous un ouvrage en quête de sens ...
« La maladie a-t-elle un sens ? »
Enquête au-delà des croyances Thierry Janssen - édition Arthème
Fayard – 2008.
Page 181- S’égarer- Des cancers du sein Autre symbolique troublante : celle du sein,
observée dans les nombreux cas de cancer
mammaire que j’ai rencontrés au cours de
mes consultations. Attentif à ne pas influencer les patientes avec mes propres informations, j’ai pris l’habitude d’entamer notre
premier entretien en leur demandant quel
est le problème qui leur pèse le plus dans
leur existence. De manière absolument
étonnante, la majorité d’entre elles me
confient alors des souffrances émotionnelles
en rapport avec la préoccupation de nourrir
les autres ou le besoin d’alimenter un projet
qui leur tient particulièrement à cœur.
« je n’en pouvais plus de materner, me dit
Ava, une chirurgienne dévouée à ses patients et partagée entre le rôle de mère et
celui d’épouse. Non contente d’être la mère
de mes enfants, je suis aussi une mère pour
mon mari et pour mes patients. Je vais finir
par y laisser ma peau. Mon cancer me fait
voir ce qui est important pour moi. Je ne
veux plus nourrir tout ce monde. Je veux
vivre ma vie de femme. Je veux être libre.»……
« L’évènement le plus pénible que j’ai eu à
vivre est la mise en faillite de l’entreprise
que je dirigeais, me raconta Marie, une
femme d’affaires redoutée sur la place de
Paris. Je m’étais tellement investie dans
cette aventure. Mon entreprise était pour
moi comme un bébé. Quelques mois après
cet échec, je suis tombée malade. Aujourd’hui, je m’en veux d’avoir sacrifié mes enfants à ma carrière. Le côté positif de tout
cela, c’est que mon fils et ma fille se débrouillent tout seuls dans la vie. Je ne peux
pas en dire autant de mon mari. Il compte
tellement sur moi. Avant mon cancer, c’est
moi qui faisait vivre notre famille. C’est moi
qui ait toujours fait vivre tout le monde.
Cela a commencé dans le ventre de ma
mère. J’avais un frère jumeau que j’ai nourri à la suite d’un syndrome transfuseurtransfusé (une anomalie du placenta qui
aboutit à une diminution de l’alimentation
sanguine d’un des jumeaux au profit de
l’autre). Par la suite, j’ai continué à protéger ce frère jumeau. Je me suis battue pour
réussir dans la vie. J’en ai fait profiter mon
père, mon frère et mon époux. J’ai toujours
donné. Je n’ai jamais demandé. Je suis
épuisée. » …. Des témoignages comme ceux
d’Ava, de Bernadette… Sont-ils le fruit
d’une coïncidence ? Trahissent-ils l’existence d’un lien psychosomatique non encore
élucidé par la science ? Ou, plus simplement, sont-ils le résultat d’une reconstruction du passé destinée à évacuer une problématique non résolue et à permettre la redé-
finition d’un rôle assumé trop longtemps au
prix d’une trop grande souffrance ? Les
travaux de Linda Hunt, anthropologue à
l’université du Michigan, vont dans le sens
de cette dernière hypothèse. Page n° 201des émotions comme médicaments- « J’ai
décidé d’être heureux parce que c’est bon
pour la santé », écrivait Voltaire. Des enquêtes prospectives, réalisées sur des périodes de vingt ou trente ans, indiquent qu’une
attitude optimiste permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Plusieurs études confirment ces conclusions :l’optimisme
améliore la qualité des défenses immunitaires, favorise la survie après un infarctus, et
d’une manière générale, réduit le nombre
de jours de maladie chez ceux qui la cultive
au quotidien. L’effet protecteur des émotions agréables semble même se manifester
dans des situations comme un cancer ou une
infection par le virus du sida. Ainsi, une
étude réalisée à l’université de Westminster,
à Londres, a montré que des patients séropositifs capables de conserver un bon moral
maintenaient plus longtemps leur immunité
cellulaire et, de ce fait, connaissaient une
progression plus lente de la maladie. Le
même genre d’étude effectué à l’université
de l’Iowa a montré que des femmes atteintes
d’un cancer de l’ovaire avaient des cellules
NK (naturel killer) plus actives lorsqu’elles
parvenaient à faire face positivement à leur
maladie. Et une
étude réalisée au
National Cancer
Institute de Bethseda, près de
Washington, a
conclu que des
patientes
soignées pour un
cancer du sein
avaient
elles
aussi, des cellules NK plus
combatives lorsqu’elles réussissaient à garder
un moral positif.
Page
203-Cet
espoir qui fait
vivre- Il n’existe
sans doute pas
de
sentiments
plus
néfastes
pour la santé
que celui de
l’impuissance et
du
désespoir.
..Au début, j’avais besoin de croire qu’une issue favorable
était possible, raconte Wilson, un homme de
vingt sept ans traité pour un cancer des
poumons avec de nombreuses métastases.
Cela m’a aidé à supporter l’opération et les
différents traitements qui m’étaient imposés.
M’imaginer guéri me donnait une force
incroyable. Puis, j’ai dû accepter une réalité moins réjouissante, car les métastases qui
dévorent mon corps ne me laissent plus
vraiment envisager une guérison complète
et défini ive de la maladie. Je ne me fais pas
beaucoup d’illusions. Pourtant, j’ai encore
besoin de croire. Je ne peux pas m’empêcher d’espérer. Certes, mon espérance s’est
transformée. Cependant, elle m’est indispensable pour affronter les difficultés rencontrées au quotidien. Aujourd’hui, j’espère
que tout ce que je vis a un sens. J’espère
que toute cette souffrance servira à quelque
chose. Je ne crois pas en Dieu. Je n’attends
pas une autre vie après celle-ci. J’aimerais
simplement encore apprendre ce qu’est la
vie. Tant que je suis en vie.» « J’ai toujours
pensé que les êtres humains s’inventaient
des raisons d’espérer, car cela les aide à
vivre, confie Lydie, une femme de cinquante-six ans atteinte de sclérose en latérale amyotrophique – une maladie neurologique qui évolue vers la paralysie de tous
les muscles et finit par empêcher de respirer. Lorsque j’ai appris le diagnostic de ma
maladie, j’ai consulté un thérapeute qui m’a
assuré que celle-ci était en rapport avec un
« problème de verticalité », une impossibilité à tenir debout dans la vie. Pendant un
temps, cette explication un peu simpliste
m’a convenu. Elle m’a permis d’espérer
exercer une influence sur la progression de
la maladie. Le thérapeute avait été
formel : si je parvenais à régler mes
difficultés existentielles, j’arriverais à
stabiliser les dégâts. Il faut croire que
je ne suis pas allée suffisamment loin
dans mon travail psychologique car,
six mois plus tard, ma situation s’est
nettement aggravée. En fait, je refuse
de porter une quelconque culpabilité
dans cette détérioration. Quoi qu’en
pense ce thérapeute. D’ailleurs, je ne
crois plus en ses théories. Curieusement, moi qui n’avais jamais envisagé
l’existence d’une divinité, j’ai commencé à lire la Bible, puis le Coran,
et quelques livres sur le bouddhisme.
Une partie de moi refuse de croire à
toutes ces fables, que je considère
comme des pansements posés sur la
souffrance humaine. Et pourtant, si je
suis tout à fait honnête avec moimême, je dois bien avouer qu’une
autre partie de moi a envie d’y croire.
J’en suis là.» « En attendant… Les
années passées à accompagner des
personnes souffrant dans leur corps
m’ont appris qu’il n’y avait pas de vie
sans espoir. Peu importe la raison
d’espérer que chacun imagine, pourvu que
l’on puisse échapper au doute, à la peur et
au chaos. Pourvu que l’on puisse agir, na
pas subir. Pourvu que l’on puisse continuer
à avancer, à se porter, à supporter.
lu par Marie-Lise Benech.
Page 7
ASSOCIATION UNIVERSELLE DE SOPHROLOGIE CAYCÉDIENNE
• Désirs ...
Envoyé par Nadia Courchay, sophrologue,
élève de ma « promotion » à l’École de
Carcassonne, directeur, Bernard Barel, à
l’Artec, de Lattes. en 2004, et amie fidèle.
DESIRS
Allez tranquillement parmi
le vacarme et la hâte, et
souvenez-vous de la paix
qui peut exister dans le
silence. Sans aliénation,
vivez autant que possible
en bons termes avec toutes
personnes. Dites doucement et clairement votre
vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont
eux aussi leur histoire.
Évitez les individus
bruyants et agressifs, ils
sont une vexation pour l’esprit. Ne vous
comparez avec personne : vous risqueriez
de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours
plus grand et plus petit que vous. Jouissez
de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressé à votre
carrière, si modeste soit-elle ; c’est une
véritable possession dans les prospérités
changeantes du temps. Soyez prudents dans
vos affaires ; car le monde est plein de
fourberies. Mais ne soyez
pas aveugle en ce qui
concerne la vertu qui
existe ; plusieurs individus
recherchent les grands
idéaux ; et partout la vie
est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout
n’affectez pas l’amitié. Non
plus, ne soyez cynique en
amour, car il est en face de
toute stérilité et de tout
désenchantement aussi
éternel que l’herbe. Prenez
avec bonté le conseil des
années, en renonçant avec
grâce à votre jeunesse.
Fortifiez une puissance
d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez avec
vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà
d’une discipline saine, soyez doux avec
vous-même. Vous êtes un enfant de l’uni-
vers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il
vous soit clair ou non, l’univers se déroule
sans doute comme il le devrait. Soyez en
paix avec Dieu, quelle que soit votre
conception de lui, et quels que soient vos
travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre
âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes
fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est
pourtant beau. Prenez attention. Tâchez
d’être heureux.
Trouvé dans une église de Baltimore en
1692. Auteur inconnu.
La traduction est mauvaise, je vous l’accorde…
Vous vous souvenez du célèbre « La vie est
une histoire pleine de bruit et de fureur et
qui ne signifie rien » de W. Shakespeare ? ll
était mort depuis presque 90 ans, si la date
est bonne. Mais ça ne prouve rien. Néanmoins on comprend que ces siècles n’étaient
point sans stress, même si le mot a été inventé dans les années 50.
Marie-Lise Benech
• Bientôt un an, à tous mes élèves et futurs élèves ...
Un an bientôt à nous entraîner ensemble
avec cette méthode. Avons-nous rempli nos
objectifs ? Celui de vous rendre autonomes ? Oui, vous êtes tous capables de vous
entraîner seuls. De savoir vous relaxer en
toutes circonstances ? Oui. D’avoir acquis
comme un réflexe conditionné, cette capacité à ressentir
du Bien-Être.
Oui.
Mais
entre
nous,
quel bilan pour
chacun d’entre
nous ? Adultes
comme
enfants ! Que des
progrès !!!!
Nous
avons
parfois maigri, nous nous sommes souvent
affirmés, sentis plus forts. Désormais, nous
prenons plus facilement des décisions importantes. La qualité de notre sommeil est
supérieure. Nous résistons au stress et nous
gérons nos émotions. Nous relativisons
d’avantage les événements quotidiens. Notre relation aux autres s’améliore. Nous
répartissons bien notre emploi du temps
entre travail et loisirs. Nous profitons à
100% de l’instant présent. En tous cas, nous
avons tous changé plus ou moins profondément.
C’est bien une école du Bonheur !
Vous avez du mal à y croire ? C’est normal.
Moi, cela m’étonne encore ! Quand j’écoute
vos témoignages, je prends conscience que
ce sont vous, les élèves qui en parlaient le
mieux. La Sophrologie n’est pas réservée à
une élite comme les sportifs de haut niveau. Nous y avons tous droit !
Rejoignez-nous ! Où ?A la Maison du
Temps Libre de Palavas, rive droite, rue des
lamparos, salle n° 4, parmi 3 groupes d’adultes, Quand ? Dès septembre
2010, tous les mardis, pour des
séances d’une heure, de 17H 00
à
20H
00.
(Enfants pendant
les
v ac an ce s
scolaires). Tél :
09 65 19 21 31 et
06 74 43 89 83
courriel: [email protected]
Comment ? Dans la joie et la
bonne humeur, avec des postures simples et agréables
basées sur la respiration et le
Positif. J’en profite pour
adresser toute ma gratitude à
tous mes groupes et à chacun
de vous en particulier. L’alliance, pour mois, c’est aussi
apprendre les uns des autres en aller-retour
permanents. J’en donne l’exemple de ce
texte qui est arrivé à point nommé dans ma
vie.. Voici les vœux de Christelle, (qui fût
mon élève cet hiver, mais je suis également
la sienne) qui vont effectivement « plus
loin » que ceux de la RDC2. « Que je sois
bien portant, heureux et en paix. Qu’il ne
m’arrive aucun mal. Que je ne rencontre ni
difficultés ni problèmes. Puissé-je toujours
connaître le succès. Que je sois également
patient, courageux, compréhensif et déterminé à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans
la vie. Et le texte continue en souhaitant le
meilleur à ses parents, les membres de sa
famille, ses amis, toutes les personnes qui nous sont indifférentes
et il ajoute même à tous ses ennemis et enfin tous les êtres vivants. »*
Nous avons encore tous les mois
de mai et juin pour nous entraîner
avec la RDC4.
Passez un bon été ! A la rentrée
prochaine ! Mais d’ici là :
Venez découvrir gratuitement la
Sophrologie caycédienne
*PORTES OUVERTES *
à la Maison du Temps Libre de
Palavas, dans le groupe de 19 H
15, tous les mardis de mai à juin,
(sauf le 22 juin 2010.)
* Méditer au quotidien - Le vénérable Hénépola Gunaratana - Édition Marabout 1991 - traduit en français en 1995.
Association
Universelle
de
Sophrologie
Caycédienne
Remerciements, pour leur aimable collaboration, à :
Évelyne Bonnevay, Christelle Bosco, Martine Brisson-Voisin,
Nadia Courchay, Colette Frapreau, Catherine Griffon, Danielle
Larjaud, et Marion qui m’apporte son aide précieuse auprès de
ma mère et qui a été reçue à ses concours, Martine Perceau,
Laurence Seguin, Nicole Soues, Valérie, et Jacky Plot de la
« pour se sentir plus vivant » Maison du temps Libre de Palavas, et mes nouvelles et belles
Siège de l’Association
rencontres comme Fabienne Fournier, analyste jungienne,
25 rue Louis Lépine Parc Méditerranée
Dany Savarin, enseignante diplômée en Qi Gong à Palavas, et
BP 80047
- 34470 PÉROLS
mon comvignon (néologisme, cum, avec, et vinéa, de
Téléphone : 09 65 19 21 31
vinum, vin) ma douce mère qui va avoir 98 ans en juin,
Mobile :
06 74 43 89 83
Messagerie : [email protected] mes enfants Pierre et Coralie, ma chienne et tous mes
chats...
Communiquons sur le Web !
En espérant n’avoir oublié personne ….
[email protected]
• Compte rendu de notre 10ème Rencontre ...
Pour notre 10ème Rencontre, nous nous
sommes réunies le samedi 27 mars à la
Maison du Temps libre de Palavas, de
14H 30 à 19H 00. Étaient présentes :
Mireille Aissani, Marie-Lise Benech, Évelyne Bonnevay, Laurence Lamboley, Martine Perceau et Nicole Soues. Pendant la
première partie de l’après-midi, comme le
thème de ce journal est sur le cancer, nous
avons inauguré la réunion en vous faisant
profiter d’une de mes belles rencontres de
cette année. Nous avons invité Fabienne
Fournier, responsable de « l’Escale », de
la Ligue contre le cancer. Elle nous a
exposé leur action, gratuite, auprès de
toutes les personnes ayant été soignées
pour un cancer. Cela se passe à Montpellier, impasse Lonjon, la petite rue près du
cinéma Gaumont. C’est un lieu d’accueil
agréable et chaleureux comme elle, avec
de nombreux ateliers. L’Escale Beauté,
Épanouissement, Conseil et Café Détente.
Nous en avons déjà parlé dans notre précédent journal. C’est un endroit qu’il faut
connaître pour le signaler à toutes les
personnes concernées. Évelyne Bonnevay
et Nicole Soues nous ont apporté chacune
un article. Toutes deux apportant, leur
expérience, professionnelle pour Évelyne
et personnelle pour Nicole. Nous avons
comme d’habitude échangé
nos
c o nn ai s sa nces, notamment sur les
formations
acquises par
certaines
d’entre nous.
Ce qui a permis de renseigner
celles
qui voulaient
suivre une de
ces
formations.
Nous
avons également fait un
travail commun sur la meilleure première
séance. Si tant est que cela soit possible,
une vraie gageure ! Et, pour clore cette
séance, j’ai eu la joie de vous guider avec
une sophronisation VIPHI expérimentale
pour sophrologues aguerris. Merci
encore à Martine BRISSON-VOISIN,
de nous avoir accueillis si longtemps
chez elle. Nous espérons la voir à
la Maison du Temps Libre, à
Palavas, à notre 11ème Rencontre, le samedi 16 octobre
2010, à 14H 30.
A.P.S.C Martine Brisson-Voisin
Sophrologue, Master spécialiste
en Sophrologie caycédienne,
Prévention-Education
Maître
praticien en PNL, Spécialisation
pour la prévention des effets de
l’avancée en âge. Vous reçoit sur
rendez-vous (Hors vacances
scolaires) 8 rue Thérèse 34090
Montpellier tous les mardis et les
jeudis soirs à partir de 18 H et
les mercredis toute la journée. Et
à la Maison pour Tous Frédéric
Chopin. Groupe seniors : tous les
lundis de 15H à 16H 30.
Contacts : Tél : 06 83 96 32 51
Courriel : [email protected]
• RDV à Palavas et Montpellier… Ne bronzez pas idiots !
Mardi 22 juin 2010 à 19H 15. A la place
de mon dernier cours de Sophrologie
caycédienne,
à la Maison
du
Temps
Libre
de
Palavas,
pour
l’été
tout nouveau
et avec ce
mot d’ordre
« Il n’y a pas
que la Sophrologie
dans la vie ». Mes élèves et moi-même
nous vous invitons à un atelier de Découverte animé par Fabienne Fournier,
« Atelier de rêves et Écriture créative »
Venez avec un de vos rêves écrits ! Mais
si,vous rêvez…mais vous n’avez pas pris
l’habitude de vous en souvenir ;
c’est facile, il suffit d’y penser le
soir , de poser un crayon et
un papier près de votre lit,
et de l’écrire dès que vous
vous réveillez.
« Prendre soin de son
corps comme on prend soin
de son jardin »
Vers une médecine plus
chaleureuse, généreuse et plus humaine!
Rencontrons-nous le mardi 18 mai 2010
à 19 heures Hôtel Holiday inn
(anciennement Métropole) rue du Clos
René 34000 Montpellier. Avec les
conseils de nos spécialistes: Claire
Lhernould - une nutrition plus saine
,Yves Decors
- une meilleure gestion
de son stress(
homéopathie,
acupuncture
et phytothérap i e )- Hé l è ne
Pourquier Une activité
physique
régulière et apprendre à respirer, Brigitte Massines - les solutions comfort+
et la lingerie bien-être. Carrefour de
Santé La Populaire