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Notice sur l`
NOTICE
hUR
L'HISTOIRE DU BEAUJOLOIS
DE PIERRE LOUVET.
C'est avec raison, à mon avis, que M. delà Roche laCarelto,
dans son Histoire du Beaujolais (I), combat l'opinion de ceux
qui attribuent au jésuite Jean de Bussières le livre intitulé
Mémoires concernans ce qu'il y a de plus remarquable dans
Villefranche (in-40 , 1671); mais il est complètement dans l'erreur en contestant à Louvet l'Histoire manuscrite du .8 ra ujolois.
Pierre Louvet, dit-il, donna au public, en 1674, un ouvrage
fort médiocre, intitulé : La France dans sa splendeur. Un diapitre y est consacré au Beaujolais. Or ici tout diffère de ce que
nous lisons dans le manuscrit qu'on lui attribue, et qui fut écrit
en 1667. La généalogie deBeauju est complt5tement différente
dans les deux ouvrages les noms, les dates, les alliances ne sont plus les mêmes et peut-on croire que les idées de l'auteur se
fussent modifiées à ce point en sept ans (2). n
de
Je crains bien que M. la Roche la Carclle n'ait pas pris la
(1) Tonie I, p. 352.
(2) Toute, J. p. 10_
Document
III II Il 11111 001 lOI 110 11H
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H
M
peine de voir par lui-même La France dans sa splendeur ce
n'est pas un chapitre, mais deux des petites pages de ce livre
que Louveta consacrées ait,, premiers seigneurs de Beaujeu, et il
n'y a guère que des, noins dans ce résuiiié, où j'ai cherché vainementles différences signalées ici entre l'ouvrage imprimé et le
manuscrit. Au reste, ces différences existassent-elles réellement,
que cela ne prouverait rien, car il est presque certain que Louvet
n'avait pas achevé son histoire des sires de Beaujeu lorsqu'on
acofnniencé à , jmpriSr les deux volumésde ta France d4zs a
spldczrdoil liierhiiu ce urtJaé du il ri(1673.
Si M. de la Roche la Carelle avait comparé attentivement le
manuscrit avec le livre imprimé, il aurâlt, au contraire, acquis
la certitude que les deux ouvrages étaient (lu même auteur. En
effet, la préface de La France dans sa splendeur est presque
littéralement copiée sur celle du 2° volume de l'Histoire du
Beaujollois.
Mais nous avons d'autres preuves plus concluantes encore
l Dans cotte même préface (lu 2° volume de l'Histoire du
Jfeavjolois, l'auteur nous apprend qu'il a « convié par une lettre
circulaire les trois ordres (le la proyinc& à agréer son dessein. »
Or nous posdons un extnplaire de betw curieuse pièce, qui
forme 8 pages in-4 », et qui est adressée à messieurs (lu clergé,
de la hôblessé et du tiers cstat de Reaujollèis.'» 'Elle èst dàtd de
Villeîraiichb, le 14° joui' d'août 1669 et signéen Pierre
Louvdt, docteur médecin et historiographe, n Les deux derniers
mots ontété ajoutés -à la plume, et sont prohablenient dela
main de l'autetir, ce quepermetfrait de reconnaître le manuscrit
..
origihal de son livre, &il existe encore. -
2° Louvet a publié, en guise de prospectus de son livre, une
Histoire de Villefraneh'e (in-S, .Lyon, 1671), dont la préface
cdrbmehce ainsi; ç Xyafit eu dessein de faire l'histoire-générale
du pays de Beaujolois, danla seconde Partie , de l'estai e/torographique d'icel-uy, j'ai fait mention de toutes lesvilles, -il!ages
bourgs et autres lieux qui le composent et parce que Villefranche en est la capitaÏe....., j'ai esté bien aise.....d'ébaucher
mon histoire par le particulier récit de cette ville.4.Or Itt
r
seconde partie de notre manuscrit est intitulée: « De lestaI eho-
rographique du pays de Feaujolois. - Chapitre premier. Des
villes, bourgs, villages et paroisses du Beaujollois. n Et cet état
commence par l'histoire de Villefranche, littéralement conforme
au livre imprimé, ce qui a bien pu échapper à M. de la Roche
la Carelle.
vient de voir que la circulaire de Louvet était de 1!369. En
présence de cette date authentique, il me parait difficile d'admettre qu'il ait commencé son travail en 1667, comme ledit
M: de la Roche la Carelle; cependant la chose n'est pas impossible. En tout cas, il ne l'avait pas terminé en 1671, puisqu'il
nous apprend dans la préface de son Histoire de Villefranche,
publiée cette année, que c'était la première ébauche de sou livre.
Nous voyons, en effet, à l'article d'Avenas, qu'il avisité le célèbre
autel antique de l'église du lieu le :2 aoftt1071. Or cet article
est dans le commencement du premier volume de son manuscrit,
de
un peu après celui Villefranche, et la généalogie des sires de
Beaujeu est dans le second.
C'est, sans doute, à sa circulaire que Louvet dut le titre d'historiographe de son Altesse royale souveraine (le Dombes, qu'il
prend dans son Histoire de Villefranche, et qu'il put déjà ajouter à la main à quelques exemplaires de cette même circulaire,
comme on vient de le voir.
Anne-Marie-Louise d'Orléans, plus connue sous le nom de
Mademoiselle de Montpertsicr, possédait le Beaujolais et la
Dombes mais elle tenait d'une manière toute particulière à ce
dernier pays, à cause de sa prétendue indépendance de la couronne de France, indépendance qui avait donné lieu à la création
du parlement de Dombes siégeant à Lyon, faute d'une localité
de quelque importance dans la souveraineté. Guichenon ayant
publié, en 1650, son Histoire deBresse et de Bugey, assez pauvre
livre en somme, quoiqu'il ait de la réputation, Mademoiselle
chargea cet auteur d'écrire l'histoire de la Dombes. Guichenon
se mit à la besogne, et termina son travail en 1662 ; malheureusement il y émit des opinions favorables aux prétçntions de
la maison de Savoie, dont il était, lui, Guichenou, l'historieFA
il
graphe'. en titre (I), et qui revendiquait un droit de suzeraineté
sur la Dombes. MadSoiselle, très-mécontente de cela, fit donner
à l'ahteur 3,000 livres pour son manuscrit (dont il garda toutefois une copie), et défendit de l'imprimer. Lorsqu'elle connut le projet de Louvet, qui lui adressa sans
doute sa circulaire aussitôt qu'elle eut paru, jugeant l'occasion
plus favorable, à cause de la nationalité de l'auteur, elle lui
donna aussi la mission d'écrire l'histoire de Dombes. Lui-même
nous apprend, dans laPréface de son second volume, qu'il n'avait
pas eu d'abord l'idée de s'occuper de cc pays. ' En ce temps-là,
je n'avais aucune pensée pour la Dombes, que je regardais comme
un pays estranger et tout à fait hors de la monarchie et du
royaume de France. «
Comme on peut le voir par la phrase qui précède, et qui était
parfaitement du goût de Mademoiselle de Montpensier, il entra
si bien dans les vues de cette princesse, qu'elle songea à l'impression du livre avant même qu'il fût terminé. Nous possédons,
en effet, le devis fourni à cette époque par l'imprimeur en ! titre
de Soit Jean Molin, établi à Lyon, en réponse à la demonde du secrétaire de la princesse. Voici cette curieuse pièce,
qui n'est pas sans intérêt aujourd'hui pour -l'histoire de lirnpri_
merle et des lettres
Méihoire de l'imprimeur de Son Altesse royale Madame;
pour l'impression de l'Histoire de Dombes, composée par le sieur
Louvet, historiographe de France, sçavoir pour le nombre de
cinq cens, caractère de gros-romain péur le corps du livre, et
pour les Preuves, du caractère de saint-augustin. Pour la qualité de papier, j'y mettray quatre cent cinquante feuilles de pàpiel' raisin couronne fine, du prix (le trois livres cinq à trois
livres dix sols, cl pour les principaux présens (si l'on trouve A
propos) j'y nicttray cinquante feuilles de beau grand papier, du
(1) Cl prend le titre d'historiographe do Fiance, de Savoie et de bombes;
sur le manuscrit orignal de son Histoire de Dombes, en deux vol. in_fôt. qui,
est è la Bibliothèque nationale mais toutes ses affections étaient pour Ja
Savoie;-
prit de quatre livres dix sols ou environ. Et pour la faoli de
chaque feuille, qui est ledit nombre de cinq cens, cinq livreb;
qui fera en Mût, tant papier que façoh, le Prix et somme de huiet
livres dix sols Je ne marque pas le volume, parte que, selon la'
quantité de la matière qu'il y aura, il n'importe à l'imprimeur de
le faire in-folio ou in-quarto. Si l'on le fait in-folio, l'on y mettra
le nombre de quarante-huit lignes, et de cinquante-six, cmquanteliuii'à soixante lettres du iflesme caractère gros-romain,
et le saint-augustin de la même largeur et longueur comme le
gros-romain ; pour le volume in-quarto, la quantité de trente
lignes, et de quarante-trois à quarante-cinq lettres dudit grosromain, et le saint-augustin de la mesme justification , largeur
et longueur.
t Il vous plaira, 'Monseign1cur, .d ? avoir la bonté 4g faire exécuter les lettres duditimprimeur de Son Altesse royale Madame,
pour son establissement, et luy procurer une demeure couve-.
nable k sa professièn, ainsi qu'il est porté par ses dites lettres,
que vous aurez la bonté d'en prendre lecture. Espérant cette
grace de vous, Monseigneur, je prendray la liberté de vous offrir
les très-humbles services de celui qui est vostre très humble et
fidelle sujet. - J. M'olin. »
La pièce n'est pas datée, mais elle doit être dd fort peù postérieure aux lettres patentes qui avaient permis à Jean Molin de
s'établir à Trévoux. Or ces lettres sont du
mai 1671 (1).
fl
• (I) Déjà, dès 1603, l'aïeul de cette princesse, Henri, due de Montpensier,
avait accordé un privilége analogue à Claude Morillon, natif.de Villefranche,
et imprimeur libraire A Lyon de 1600 A 1620 mais ce dernierne parait pas
en avoir profité, coron ne commit rien qui ait été imprimé à Trévoux avant
1672, et môme il est fort douteux que Jean Molin y soit venu aloi-s.. Il continua probablement à exercer à Lyon, où son fils André exerça également
avec le titre d'imprimeur de Son Altesse jusqu'en 1697. A cette époque, on
lui donna pour remplaçant un nommé Pierre le Rouge, qui vint eu effet s'étalilir à Trévoux, malgré l'opposition des imprimeurs de Lyon. Ces renseignements m'ont été fournis par M: Guigue, de Trévoux, gin s'occupe décrire l'histoire de cette ville, et qui possédé de très-curieux documents sur
son imprimerie.
-
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L'est probablement pour stimuler ses amis que Liuvet fit imprimer. àion compte , , à Lyon, en 1671 (i), son:liistoire de
Villefranche, petit oluS lut 8 0 de 104 pages dédié aux échevins de cette ville; mais cc livre fut assez , mal accueilli par ces
derniers ,si l'on en juge par les observations critiquesqiic'l'auleur anonyme des blânoires concernans cd qu'il y a de plus remarquable dans Villefranche a mis'n tête du sien; qui fut
imprimé la même initiée par le premïetlmjrimeur de Villefranche, en unvolurne in-4o de 187 pages. Cc dernierourage'; qui
semble avoir été eutrepris à la demande ou du moins:avcc l'agrément des magistrats municipaux, est signé ii la :89e page:
\T ostre très-humble et très-obéissant serviteur. L. l. S. » ce
qui ne peut en aucune sorte convenir au nom de Jean de Bussières, sans parler des autres impossibilités relèvées par M. de
la Roche la Carelle. Quoi qu'il en soit., lés critiques • de l'anonyme furent sans doute pour beaucoup dans la non publication
du manuscrit de Louvet; peut-être aussi doit-oit attribuer cette
circonstance au peu dé place qu'y occupe là Dombes. Au reste,
Louvet avoue lui-nième n'avoir guère qu'amplifié n uufgctum,
ait t sujet d'une femrnùe artiflciue, nommée Catherine la Maschart , appelante d'un arrêt du parlement de Bombes'au privé
conseil du roy ....... . ouvrage fort judicieux,: d'une savante
C'est sans doute le livre cité dans là Bibliothèque
du père Lelàng, sous le no36,053, avec ce titre : Mémoire
pour la défense de la souveraineté de Dombes, contre Catherine
Carrel. n Je n'ai jamais pu le voir.
Louvet étant mort vers 1680, on perdit alors de vue son lisre,
sur lequel il n'avait pas cru nécessaire d'inscrire son nom et
dont le manuscrit-type, en deux volumes in-folio magnifiqueruent écrits, fut acquis par M. de La Valette, et se trouve aujourd'lmui à la Bibliothèque nationale (2).
(I) La Préface est dat& du J or mai'- (2) Voyez ce que j'ai lit à ce sujet dans fila Notice sur loEiWiwhqtic
la Idotte, puliliée enpreniièic édition par la Revue dit Lyolubis (octobre
çt novembre 1853), cl réimprimée en 1854 avec des additions.
Lorsque le duc du Maine succéda à Mademoiselle de Montpensier, en 1693, un de ses premiers soins fut de s'occuper des
intérêts moraux de ses sujets. Parmi d'aùtrès questipns adresnom, an président de son Parlement de
sées de Paris, en son nom
DdmhS, on trouve hi suivante, qui n'est pas sans intérêt pour
nous ' Demander si M. Louvet, médecin, a fini l'ouvrage qu'il
a commencé, il y a longtemps, de l'histoire de Dombes et de
Beaujùlois 11 demeuroit à Beaujeu. Savoir s'il a remis au trésor
de Villefranche les titres qu'il en avoit tirés? » A quoi le inagistrat interpellé fit répondre Il n'est pas à la connaissance de
M. Cachet (i) ni d'autre personne de considération de la province
que M. Louvet ait travaillé à l'histoire de Dombes. n
En présence de cet oubli singulier de la mission littéraire confiée
à Louvet, et cela dans le pays même qu'ale concernait, on ne sera
pas surpris que le petit-fils de M. de La Valetteaitignoré le nom de
l'auteur de l'llistoire du Beavjollois dont il avait hérité. C'est ce
que nous voyons dans quelques notes de lui que nous possédons.
Le lSbaoust 1740, portel'une de ces notes, j'ens'oyay à Paris
ces deux volumes , à M. le procureur général, avec• deux pièces Ou cahyers imprimez, l'un sur le. parlement de bonibes (2) et l'autre intitulé Dessein ou projet de cette histoire,
par Cuichenon (3). - En 1745 ou 46, il m'a rendu les deux
Volumes manuscrits , mais il a gardé par mégarde les deux
eahfers imprimez. Je me souviens même avoir vu depuis chez
luy, entre ses mains j le Projet de Guichenou, qui n'est pas
finy, c'est-à-dire dont il n'y n que le premier eahyer ; le reste
manque.Redemander ces deux pièces à M. . son fils, actuellement procureur général. —'Le 14° may 1747 M. l'ancien
procureur-général m'a renvoyé par la poste les deux cahyers
mentionnez cy'4eus. - Le cahyer de 62 pages (4) est de l'au(I) C'est le père du Cachet dc C'a n ' en» s. qui
Cs[
lui-même lute,,, d'une
histoire de ce pays.
(2) C'est le mémoire dont parle Louvet.
(3) Je ho do,,iiais pas cette piède.
(4) Lelong donne 71 pages à ce Mémoire, sans doute et' comptant ls
pièces liminaires non col ies..
--
A
-
le
leur de l'Histoire (manuscrite) de Ilcaujollois que j'ay, qui Ca in-
séré mot à mot dans le deuxième volume, au comniencen6nt.
Ici tient en note, de la même main, mais d'une époque postéHeure : Louvet, advocat à Villefranche. « Tout imparfait
qu'est ce dernier renseignement, on voit que le propriétaire
du manuscrit de Louvet était sur la trace du véritable auteur
de ce livre seulement il avait tort d'attribuer: à cet auteur te
Mémoire qui se trouve transcrit presque mot à mot en tête du
second volume. Louvet nous apprend lui-même que ce Mémoire
était d'une autre personne.
On lit sur une autre note : M. Clapeyronm'a fait voit une
lettre de Samuel Cuicheion, par laquelle il parait que c'est luy
qui a composé l'Histoire de Bombes, in-folio, et qu'il avait envoyé Son manuscrit à Mademoiselle de Montpensier pour savoir
s'il le ferait imprimer on non. - La lettre est de 1662 , adressée à M Deschamps, baron de Juis. - Ni.. Clapeyron a aussy,
ou un de ses amis, l'original des Annales de Bombes, par le
mêmeGuiehenon; il m'a promis de me les faire avoir, ainsy
qu'un extrait des Actes capitulaires-de Saint-Jean. Ce 29 mars
1744. - NOTA. Vérifié que les Annales de Dombes, dont il est
parlé cy-dessus, ne sont point du sieur Cuiehenon. - L'Histoire de Fi eaujollois est, dit-on, d'un nommé Louvet. n
Enfin, une dernière note, datée du 2 décembre 1658, porte:
s'-Une personne qui a beaucoup de biens et de relations en Beaujollois, m'a dit qu'on croyait cette histoire manuscrite (dont il a
une copie) , d'un nommé M. de la Cande, que Mademoiselle de
Montpensier avait envoyé pour faire l'inventaire des titres de
Dombès et du Beaujollois, et pour prendre toutes les connaissances y relatives. »
Les Annales de Dombes* dont il est parlé dans l'avant-dernière
note, sont probablement l'ouvrage d'Aubret, rédigé dans le
commencement du XVIlle siècle. Quoique écrit dans une forme
peu attrayante, ce livre est beaucoup plus intéressant que ceux
de Cuiehenon et de Louvet. Aubret était un véritable érudit j qui
avait étudié tous les documents relatifs à nos pays, et. qui a
fourni de nombreuses notes pour l'édition bénédictine du Lios-
7
/
li
sarium. medioe et in/imS iatinitatis de Ducange. Son livre
quelque un peu long, mériterait vraiment d'être publié, surtout si on pouvait retrouver les Preuves dont il était., accompagné. Malheureusement. il est bien it craindre qu'elles soient
perdues à tout jamais, comme celles de Cuichenori et de Louvet.
Ce qu'il y a de certain , c'est que j'ai fait de vaines recherches
depuis plusieurs années pour les retrouver les unes et les
autres.
Mais je m'aperçois que je m'écarte de mon sujet : je me bête
d'y revenir, ou pourmieux dire de clore nia lettre par le sontmaire de ce que contient le livre de Louyet. Le titre exact est
Histoire (le .Reaujotois et ilè Dombes. La première partie est
intitulée « Quel Estat e'estoit anciennement que le Beaujolois
et depuis quel temps ce pays a commencé d'être connu. « On
y trouve à la fois des détails historiques et statistiques. Il y
a, par exemple, un chapitre relatif aux mines du Beaujolais,
un autre relatif aux rivières, etc. La seconde partie est intitu16e:» De l'état chorographique du pays de Beaujolois. » Elle
renferme la description de toutes les localités de ce pays. li y a
particulièrement sur les fiefs des renseignements très intéressants, qu'on ne trouve que là (1). Ces deux parties, qui sont les
plus considérables du livre, occupent tout le premier volume
qui est de beaucoup leplus gros des deux.
La troisième partie n traite du pays de Beaujolois au delà dc ta
Saône, -,à la part du royaume de . Bourgogne , dit vulgairement
lasouveraineté de Dombes.(2). »
La quatrième parue donne la généalogie des sires de Beaujeu de la Ire race.
La cinquième, celle des sires de Beaujeu (le la 2e race, issue
des comtes de Forez.
(I) M. de, la Roche la Capelle te'' o donné quotte partie.
) Le Cate(ogne de le L'ibUorhèqne lyonnaise de M. Geste attribue
Lo,,vCL nn Histoire de, bonibes de quatre-vingt resuncu in-foi. (n° 15019)
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j'ignore si c'est un extrait ddt ,,ehé dit grand livre de Louves, .Ini du reste
se trouve aussi complet dans la bibliotitôque de il. Coste, sous leu- 11620.
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:Ja"sixièhcclle des 'sires , de Beaujeu4 la 3°'race ç issue.
ils dues- fàe Boiirbod. Elle est, onduite.jisquà-ptAnne—Marie.
IMiiïse dOrlèùis' danie de Beaiijed et ,souveraine de,Uornb&s,:.':
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ddni l'éloge ierminéJé:livre, coWiniecéla
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