Germain Muller Enfin… - Musées de Strasbourg

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Germain Muller Enfin… - Musées de Strasbourg
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
MUSÉE ALSACIEN — 23-25, quai Saint-Nicolas
Germain Muller
Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
Du 30 janvier au 1er juin 2015
Germain Muller en 1957 © Archives Germain Muller / Mario Hirlé
Service éducatif des musées, 2015
Palais Rohan — 2, place du château — 67076 Strasbourg cedex — http://www.musees.strasbourg.eu
Réservations le matin 03 88 88 50 50 — Renseignements l’après-midi 03 88 52 50 04 — FAX 03 88 52 50 41
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
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sommaire
1. Germain Muller et le Barabli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p. 3
2. Le rire dans l’œuvre de Germain Muller :
quelques pistes pour les visites-accueillies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p. 8
3. Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p. 10
4. Autour de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p. 13
5. informations pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p. 16
6. Annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p. 17
I. Fiches descriptives
II. Sélection d’extraits vidéo des spectacles du Barabli
III. Fiches-découverte
André Wenger (1927-1991),
Programme de la revue Mer
s’Kanakefollik, 1985
© Archives Germain Muller /
Mario Hirlé © Famille Wenger
Germain Muller en 1957
© Archives Germain Muller /
Mario Hirlé
André Wenger (1927-1991),
« D’Ayedolle », sérigraphie,
1981
© Archives Germain Muller /
Mario Hirlé © Famille Wenger
Portrait de Germain Muller,
1964
© Archives Germain Muller /
Mario Hirlé
André Wenger (1927-1991),
Programme de la revue
O Strossburi un Ke End, 1988
© Archives Germain Muller /
Mario Hirlé © Famille Wenger
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
1. Germain Muller et le Barabli
Germain Muller
Auteur, acteur, metteur en scène, homme politique… Germain Muller (1923 1994) est une figure majeure du XXe siècle alsacien, que Strasbourg célèbre
cette saison. Autour du mythique cabaret satirique du Barabli, les Musées de la
Ville de Strasbourg, à travers le Musée Alsacien, le Musée Historique et le Musée
Tomi Ungerer - Centre international de l’illustration, ont choisi de mettre en valeur
l’impact de son œuvre artistique sur l‘identité alsacienne de l’après-guerre et sa
résonnance contemporaine.
Découvrir ou redécouvrir les textes de Germain Muller, c’est être frappé par leur
qualité, leur impertinence et leur persistante pertinence. C’est embarquer sur
une nef des fous navigant du rire aux larmes, de la farce à l’audace. C’est aussi
s’immerger dans l’univers d’un spectacle à la fois populaire et d’une qualité
exceptionnelle qui a marqué plusieurs générations et a fait émerger de brillants
successeurs. C’est enfin, dans un établissement comme le Musée Alsacien,
« miroir tendu aux autres et à soi-même », toucher au cœur de l’identité régionale, d’une manière ludique, ouverte et conviviale.
On peut accorder deux superlatifs à Germain Muller en affirmant qu’il est en
Alsace le plus grand auteur dramatique et le plus grand acteur de l’après-guerre.
Il y a, de fait, un lien entre ces superlatifs. Dans la situation particulière de
l’Alsace au lendemain de la guerre, Germain Muller se donne une scène, celle du
théâtre dialectal, pour dire une histoire ambiguë dans laquelle s’inscrit sa propre
biographie.
Germain Muller est né à Strasbourg le 11 juillet 1923. Son père Louis était
inspecteur des monuments historiques, sa mère Augustine postière et fille d’un
instituteur. Par ses origines, Germain Muller est à la fois Haut-Rhinois et BasRhinois, « un de ces croisements qui donnent, comme on le sait, les meilleurs
résultats », selon les mots de Raymond Matzen.
Passionné de littérature et admirateur de Charles Trenet, il intervient, dès l’âge
de 14 ans, dans des radio-crochets, avec des chansons et sketchs originaux. Au
même âge (en trichant sur son date de naissance !) il entre au Conservatoire
d’Art Dramatique de Strasbourg.
Évacué avec sa famille en Dordogne en septembre 1939, il y monte son premier
spectacle en tant que metteur en scène, une pièce intitulée « Ah ! Les beaux
jours ! ». En 1940, après l’armistice, il revient avec sa famille en Alsace annexée
par les Nazis. C’est pour Germain Muller, comme pour ses contemporains, le
début d’une période profondément marquante. Il choisit de suivre des cours à la
Theater-Akademie de Karlsruhe, puis est engagé comme acteur professionnel à
Würzburg. Enrôlé de force dans la Wehrmacht en 1943, il parvient à s’évader et
se réfugie en Suisse. Il monte une troupe de comédiens et fait la rencontre du
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Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
célèbre cabarettiste suisse Alfred Rasser, qui jouera un rôle capital dans l’émergence de son œuvre.
En 1944, il s’engage dans la 1ère Armée et rentre en Alsace avec les troupes du
Général de Lattre de Tassigny. Un temps journaliste de presse au ministère de la
Guerre, il entre avec son ami Raymond Vogel à Radio Strasbourg, où il rencontre
Dinah Faust, qui deviendra sa femme et la mère de ses trois enfants. C’est à
cette période aussi qu’il rencontre le jeune musicien compositeur Mario Hirlé
avec lequel il écrit son premier « tube » « Steckelburjer swing ». Autre fait
marquant en cette année 1945, Germain organise avec Raymond la première
tournée en Alsace d’Édith Piaf et des Compagnons de la Chanson.
En novembre 1946, Germain Muller et Raymond Vogel créent à Strasbourg le
cabaret satirique « De Barabli », directement inspiré du cabaret « Kaktus »
d’Alfred Rasser. Le Barabli, réunira pendant 46 ans, plus de 50 000 spectateurs
chaque année, dans toute l’Alsace, et parfois aussi en Suisse et en Allemagne.
Germain Muller a élargi son activité à de nombreux domaines culturels, à la radio
et à la télévision. Il a également connu une carrière politique, adjoint au maire en
charge de la politique culturelle de 1959 à 1989, successivement sous la municipalité de Pierre Pflimlin et celle de Marcel Rudloff. Totalement investi et
passionnément engagé, il porte le théâtre, l’orchestre municipal, les concerts,
l’école de danse, l’animation culturelle populaire, puis le tourisme.
Ami et complice du maire Pierre Pflimlin, Germain Muller a largement contribué à
éveiller les énergies et les vocations, à ébranler le conservatisme ambiant dans
le domaine culturel et plus particulièrement dans le spectacle vivant.
Il est entre autres à l’initiative de la création de l’Opéra National du Rhin, du
Palais de la Musique et des Congrès, du Théâtre du Maillon à Hautepierre, de
l’école de Danse municipale, mais aussi de l’achat de l’exceptionnel tableau de
Nicolas de Largillière « La Belle Strasbourgeoise » (Musée des Beaux-Arts).
Parallèlement à son activité au sein de l’équipe municipale, il continue d’écrire
et de jouer au Barabli.
Après avoir créé une ultime revue en 1992, il fait une attaque cérébrale après la
première représentation à Colmar. La dernière revue du Barabli se poursuivra et
se terminera sans la présence de Germain sur scène. Il décède le 10 octobre
1994 et repose à présent au cimetière de Cronenbourg, où un parapluie rouge,
en référence au Barabli, protège toujours sa pierre tombale.
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DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
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Le cabaret De Barabli
En 1946, au moment de la création du cabaret satirique avec Raymond Vogel se
pose la question du nom à donner à ce projet. Barabli a été choisi, sur proposition de l’épouse de Raymond Vogel, en référence au test « test d’authenticité
alsacienne » que menait l’abbé Wetterlé dans les camps de prisonniers allemands en Alsace après la Première Guerre mondiale, afin de ne libérer que les
Alsaciens. Quand on leur montrait un parapluie et qu’on leur posait la question
« Was ist das ? » seuls les prisonniers alsaciens répondaient « e Barabli », tandis
que les prisonniers allemands répondaient « e Schirm ».
D’abord installé à l’Aubette, le Barabli se produit à partir de 1950 au Théâtre du
Cercle (place Broglie à Strasbourg) et dans toute l’Alsace. Satires de mœurs et
non critiques de personnalités, caustiques mais jamais cruelles, ses revues
réunissent un public fidèle, autour d’une conscience collective renouvelée, une
catharsis des tabous, des consciences troublées et des douleurs identitaires de
l’Alsace.
Entouré au départ de Raymond Vogel, Dinah Faust, Robert Breysach, René
Wieber, Alfred Litzelmann, Félice Haeuser, Simone Muller, Germain Muller dirige,
avec exigence et générosité, une troupe qui s’enrichit au fil du temps de jeunes
talents. Le propre du cabaret rhénan est de mêler texte, chant et danse, dans
une mise en scène théâtrale. C’est pourquoi, indissociables des textes de
Germain, sont les musiques de Mario Hirlé, les costumes d’Inès Wagner, les
décors et illustrations de Richard Schall et André Wenger, les chorégraphies de
Roland April et Jean Garcia. Indispensables furent aussi les contributions de sa
maman Augustine et de sa cousine Rose-Marie Wilhelm dans la gestion administrative du Barabli.
Les débuts en 1946 sont fulgurants. La première revue Steckelburri schwingt
comporte des sketchs forts et engagés, dont la qualité et la pertinence fascinent
encore : « Le Corridor », sur les apatrides, et « Puppen die sich entpuppen », sur
la collaboration. Un an après, « La Chambre civique » constitue une satire impitoyable contre les sanctions arbitraires infligées par les tribunaux d’épuration qui
va droit au cœur de la plupart des Alsaciens bouleversés par les incompréhensions dont ils se sentent victimes à la Libération.
« Enfin… redde m’r nimm devun ! », unique pièce de théâtre et chef-d’œuvre de
Germain Muller est écrit en 1949.
Malgré sa vocation de cabaret, le Barabli, par ses thèmes sulfureux et anticonformistes, n’est pas à l’abri de menaces et de demandes d’interdictions, sous
prétexte de trouble à l’ordre public. Cela ne fait que renforcer l’attachement du
public, qui se reconnaît dans le Barabli, et prend énormément de plaisir à passer
du rire aux larmes dans sa langue maternelle, l’alsacien, que Germain Muller
contribue à réhabiliter, luttant contre les méfaits de la propagande d’après-guerre
« C’est chic de parler français ! ».
Porte-parole d’une région aux nombreuses blessures non cicatrisées et d’une
volonté de renouveau, Germain Muller varie les sujets au gré de l’actualité,
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locale, nationale et internationale : 45 revues se succèdent presque annuellement entre 1946 et 1988, date à laquelle Germain décide, à l’occasion du
Bimillénaire de Strasbourg, qu’il est temps de raccrocher le Barabli. Finalement,
il se laisse convaincre de monter une nouvelle revue en 1992, qui sera sa
dernière.
Auteur dramatique, acteur, poète, chansonnier, humoriste et aussi homme politique, Germain Muller est un esprit subtil et impertinent, un artiste provocateur
et engagé. En 1963, sort d’Letschte (les derniers), l’une des chansons préférées
du public, reprise maintes et maintes fois. Sous les dehors d’un chant du cygne,
il s’agit de l’expression poignante d’une révolte, d’un appel à la mobilisation pour
la sauvegarde et la transmission de la langue alsacienne, à laquelle Germain
Muller a su donner un écho remarquable dans la culture populaire de son temps.
La pièce de théâtre Enfin... redde m’r nimm devun !
Au lendemain de la guerre et des règlements de compte de l’épuration, le fossé
s’est creusé entre ceux qui ont accepté, en 1940, de revenir en Alsace annexée
et ceux qui sont restés dans « La France de l’intérieur » jusqu’à la Libération. En
1949, alors que les Alsaciens sont encore sous le choc des événements,
Germain Muller âgé d’à peine 26 ans, écrit en deux semaines « Enfin… redde m’r
nimm devun ! » (Enfin… n’en parlons plus !). Ce sera sa seule pièce de théâtre
(il travaillera aussi sur des adaptations).
Cette tragi-comédie en deux parties et onze tableaux a été présentée pour la
première fois le 19 mars 1949 sur la scène de l’Aubette. Par la suite, elle a été
jouée plus de deux cents fois au théâtre du cercle des officiers. La pièce a également été enregistrée pour la télévision en 1974 et diffusée à de multiples
reprises.
Autour des pérégrinations de la famille Meyer, il évoque le comportement des
Alsaciens face aux différentes situations rencontrées au cours de la dernière
guerre, et les divers comportements qui en ont résulté. Germain Muller fait
revivre aux Alsaciens les scènes traumatiques du passé avec le projet revendiqué d’en apaiser les souffrances. La représentation des événements sur la
scène du théâtre contribue à la réconciliation des Alsaciens et au dépassement
des drames de la guerre. Le public y projette le souvenir de son propre passé.
Ce chef-d’œuvre de justesse, sans complaisance mais sans stigmatisation,
donne un coup d’arrêt au refoulement des traumatismes subis par les Alsaciens
entre 1939 et 1945.
André Wenger
André Wenger (1927-1991) est l’un des plus talentueux dessinateurs d’humour
de l’Alsace au XXe siècle. L’artiste, « tendre croqueur » selon l’heureuse formule
de Daniel Riot, s’est fait connaître par ses figures tour à tour facétieuses ou grin-
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cheuses de petites Alsaciennes et de petits Alsaciens qui ont renouvelé les
schémas du genre. Profondément ancré dans la vie régionale, il a caricaturé
pendant de longues années l’actualité et les figures politiques pour la rubrique
hebdomadaire des Chuchotements des Dernières Nouvelles d’Alsace. Il fut aussi
l’un des illustrateurs de la célèbre revue du Barabli dont il réalisa des décors,
des affiches et des couvertures de programmes entre 1969 et 1988.
C’est cet aspect de son œuvre que le Musée Tomi Ungerer présente en écho à
l’exposition sur Germain Muller au Musée Alsacien et au Musée Historique.
« Une fois le rideau tombé, la vedette du Barabli, c’était lui. C’était lui, en tous
cas, qui faisait rire le Barabli. » disait Germain Muller à propos d’André Wenger.
De son côté, le dessinateur fit du créateur du Barabli l’un de ses modèles
préférés pour incarner la communication visuelle du cabaret. Qu’il le représente
allumant sa cigarette à la flèche de la cathédrale ou jouant le personnage de
« Lackmeyer », le héros que le tricentenaire du rattachement de Strasbourg à la
France lui avait inspiré, il a su magistralement en restituer l’expressivité et la
gouaille.
« Ses caricatures ne maltraitent pas ses victimes, on y retrouve même une
bonhomie douillette. » (Tomi Ungerer). En effet, même si le dessin d’André
Wenger, de par son acuité graphique et sa portée satirique, emprunte à de
grands dessinateurs français, tout à la fois à Poulbot et à Dubout, il garde une
rondeur toute alsacienne, dans la lignée de Braunagel et de Schneider.
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2. Le rire dans l’œuvre de Germain Muller :
quelques outils pour les visites accueillies
Nous remercions Audrey Simeon, professeur de français au lycée Koeberlé de
Sélestat, de son aide précieuse et gracieuse pour l’élaboration du volet pédagogique du présent dossier.
Le Barabli est un jalon marquant du cabaret satirique rhénan dont les racines
lointaines sont peut-être à rechercher dans la Nef des Fous de Sébastien Brant
écrite à l’extrême fin du XVe siècle ou dans les œuvres satiriques et polémiques
de son contemporain, Thomas Murner. Cependant, pour s’en tenir à une filiation
récente, il convient de citer la première comédie dialectale, le Pfingstmontag
d’Arnold, parue en 1816. Ce n’est cependant qu’après la date charnière de
1870 que se situe l’apparition du théâtre alsacien dont Gustave Stoskopf et sa
pièce majeure, d’r Herr Maire sont la tête de file. Si la voie du spectacle dialectal
était en partie déjà tracée, encore fallait-il que Germain Muller trouve la formule
qui corresponde le mieux aux attentes d’une région qui se remettait à grand mal
des blessures de la guerre. C’est en constatant le succès remporté auprès du
public alsacien par les spectacles du cabaret le Kaktus, fondé en 1943 à Bâle
par Alfred Rasser, que Germain Muller et Raymond Vogel vont créer dès 1946 le
cabaret satirique du Barabli. Composée en moyenne d’une quinzaine de
séquences par revue (chansons, danses empruntant beaucoup au music-hall
américain mais aussi à la musique en vogue à cette époque, sketchs, monologues appelés « conférences »…) la formule permettait à Germain Muller de
toucher à la plupart des sujets d’actualité – régionaux, européens ou même internationaux - et « d’user de la satire comme une des beaux-arts du rire comme
thérapie collective. »
Afin de mieux comprendre les ressorts du rire dans l’œuvre de Germain Muller
qui use plus de l’humour que de l’ironie et pratique autant l’autodérision que la
dérision, sont proposées ci-dessous quelques définitions qui donneront des
outils d’analyse pour les activités proposées.
Les formes simples du comique :
Comique de gestes
Comique de mots (jeu de mots, langage familier, insultes)
Comique de caractère
Comique de situation, de répétition.
Quelques ressorts du comique :
Caricature : exagération comique
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Parodie: imitation satirique ou burlesque d'un sujet sérieux dont elle exagère
les caractéristiques de manière à faire rire.
Humour noir : forme d’humour basée sur l’absurde, la cruauté ou sur un aspect
macabre, lié à la maladie ou la mort.
Burlesque : comique extravagant et déroutant (bouffon, loufoque)/ Repose sur le
décalage entre le registre d’un sujet et son traitement.
Gags : situation burlesque créant la surprise et visant à faire rire (tarte à la
crème, course poursuite, chutes...)
Quiproquo : malentendu, lorsqu’on prend une personne ou une chose pour une
autre.
Dérision : rire des autres
Auto-dérision : rire de soi-même
À noter : l'ironie diffère de l'humour car l'ironie vise à attaquer, fustiger une cible
(une personne, une institution, une situation). L'ironie repose sur la moquerie
alors que l’humour est le fait de rire des autres tout en s'incluant dans ce qui
est dit. L’humour ne repose pas nécessairement sur un discours critique.
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3. Bibliographie et vidéographie
sur Germain Muller et Le Barabli
Dinah FAUST, Ronald HIRLE, Le Barabli : histoire d’un cabaret bilingue 1946-1992,
Éd. Hirlé, Strasbourg, 2007
Ronald HIRLE, Qui étiez-vous, M. Germain Muller ?, Éd. Du Signe, Strasbourg,
2014
Bernard JENNY, Germain : en Alsace, le contraire est toujours vrai,
Éd. Do Betzinger, Colmar, 1997
GERMAIN MULLER ET LE BARABLI Double DVD comprenant 1. Enfin... redde m’r
nimm devun (FR3 1974) 2. Les Alsaciens et le Barabli, documentaire de
F. Benoist et P. Muller (FR3 2000), Éd. Ina, Paris, 2014
Daniel RIOT, André Wenger : tendre croqueur, Éd. Koufra, 1991
Malou SCHNEIDER (dir), 42 Johr Barabli : histoire d’un cabaret alsacien,
Éd. Oberlin/Musées de Strasbourg, 1988
sur le Rire
. Essais
Laurent JÉZÉQUEL, Liberté de croire, liberté de penser : essai et anthologie,
Éd. Gallimard, col. Gallimard Education,1999
Résumé : L’auteur a sélectionné des pages d’œuvres théâtrales, romanesques
ou satiriques, textes législatifs et religieux, tous ces textes sont présentés sur
cinq temps : légiférer, débattre, en rire, différencier, braver. En même temps, il
s’agit d’une réflexion sur la laïcité ; seules, les démocraties garantissent la
liberté de croire ou pas. Ailleurs, c’est l’intolérance religieuse qui règne.
Stavroula KEFALLONITIS, Stéphane MUZELLE, La fête du Rire
dans : Nouvelle revue pédagogique lycée 019, 03/2006, p.59-60
Résumé : L’étude et la traduction d’un récit de la fête du dieu du Rire, extrait du
livre III des Métamorphoses d’Apulée, permettent d’aborder une partie du
programme de latin de la classe de 2e consacrée au comique et au rire.
Milan KUNDERA, François KÉREL, Le livre du rire et de l’oubli, Éd. Gallimard,
col. Folio, 1989
Résumé : Ce livre est une collection d’histoires dans lesquelles l’auteur analyse
en permanence les rapports humains et psychologiques entre ses personnages.
Kundera parle aussi beaucoup de lui-même, de sa propre histoire, de l’histoire
de Prague. Enfin, ce livre est la base de toute une réflexion sur le rire ou «les»
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rires, ainsi que sur l’oubli, et donc le rapport de l’homme avec son passé.
Jean ORIZET, La nouvelle poésie comique, Éd. Librairie Saint-Germain-des-Prés,
col. Poésie, 1972
Résumé : Anthologie sur les différents aspects du rire en poésie. Les poètes
précurseurs : Prévert, Queneau, Tardieu. Du comique au calembour : Alphonse
Allais. Les nouveaux poètes comiques. Choix de poèmes de : Roland Bacri, Serge
Baudot, Daniel Boulanger, Yves Cabrol, René Cazajous, Gaston Chaissac.
Jean-Michel RIBES. Tome 1 Rire (le) de résistance de Diogène à Charlie Hebdo
Tome 2 Rire (le) de résistance de Plaute à Reiser, Paris, Beaux-Arts, 2010
Résumé : Le directeur du théâtre du Rond-Point convoque des auteurs et des
humoristes qui depuis l’Antiquité s’opposent aux dogmes, tyrannies et censures
par la seule force du rire. À sa demande, ils commentent des traits d’humour et
d’esprit ainsi que des caricatures d’écrivains et artistes qui, à travers les siècles,
se sont, eux aussi, opposés à toutes les hégémonies de leur temps par un rire
en éclats.
Gilbert ROZON, Le rire, Éd. Milan, col. Les essentiels Milan, 1998
Résumé : Le rire est universel mais qu’est-ce qui fait rire ? quelles sont les différentes formes d’humour ? quel pouvoir le rire donne-t-il aux médias ? quels sont
les rapports du rire et de l’inconscient ? la physiologie du rire.
Marc RUGGIERI, Philippe-Jean CATINCHI, Le rire de Rabelais
dans : Monde. Dossiers et Documents littéraires 053 A, 10/2006, p.1-4,
Chronologie.
Résumé : Dossier sur la vie et l’œuvre de François Rabelais au 15e siècle :
Rabelais et la culture de la Renaissance, ses réflexions sur le génie humain sous
couvert de bouffonnerie, son attachement à la culture populaire, à la liberté de
penser, de rire et de parler.
Elisabeth TARDIF, Hélène LOTTHÉ-COVO, Le rire et les lettres
dans : Monde. Dossiers et Documents littéraires 048, 07/2005, p.1-8
Résumé : Dossier sur le rire en littérature, philosophie, bande dessinée et au
cinéma, de Démocrite à René Goscinny en passant par Rabelais, Molière, Allais,
Jarry, Daumier, Daninos, Marcel Aymé, Courteline et Desproges. L’utilisation de
la caricature en politique. L’humour noir. Chronologie.
Noélie VIALLET, Faites l’humour, pas la guerre
dans : Phosphore 322, 04/2008, p.46-51
Bibliographie, webographie.
Résumé : Dossier sur l’humour, une manière de vie et un état d’esprit dont il faut
connaître les mécanismes. S’amuser, plaire, dédramatiser.... Décodage avec des
témoignages et des conseils pour bien l’utiliser.
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. Romans
Milan KUNDERA, Risibles amours, Éd. Gallimard, col.Folio, 2003
Résumé : Recueil de sept nouvelles qui relatent des situations banales et à
partir desquelles l’auteur met en relief des faiblesses de l’homme qui peuvent
l’entraîner dans des situations prêtant à rire...
Raymond QUENEAU, Les Fleurs bleues, Éd. Gallimard, collection Folio, 1969
. Littérature jeunesse
Daniel PENNAC, Au bonheur des ogres, La Fée Carabine, La petite marchande de
prose, Éd. Gallimard, collection Folio, respectivement n°1972, n°2043, n°2342,
1997
. Bandes dessinées
Alexis DORMAL et Dominique ROQUES, Pico Bogue, Éd. Dargaud, 2008 à 2014
Bill WATTERSON, Calvin et Hobbes, Éd. Warner Books, 1985 à 1995
. Albums
Voir aussi les albums des caricaturistes de Charlie Hebdo : Cabu, Wolinski,
Charb…
sur les différences culturelles
. Littérature jeunesse
Azouz BEGAG, La force du berger, Éd. La joie de lire, col. Hibouk, 2012
Gil BEN AYCH, L’essuie-mains des pieds, Éd. École des Loisirs, col. Medium
Gil BEN AYCH, Le voyage de Mémé, Éd. École des Loisirs, col. Neuf, 2011
François GRARD, Un éléphant dans la neige, Éd. Actes Sud Junior, col. D’une
seule voix, 2009
Vincent KARLE, Un clandestin aux paradis, Éd. Actes Sud Junior, col. D’une
Seule Voix, 2009
Mariana CHIESA MATEOS, Les Migrants, Éd. Le Sorbier, col. Les Ethniques,
2010
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DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
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4. Autour de l’exposition
Visites accueillies au Musée Alsacien
De 9 à 10 ans
Niveau : CM1 – CM2
Dans les coulisses du cabaret alsacien
De 11 à 14 ans
Niveau : de la 6e à la 3e
L’Alsace à la sauce aigre-douce du cabaret
De 15 à 20 ans et +
Niveau : de la seconde aux post bac
Le rire comme révélateur de la société
Réservation indispensable du lundi au vendredi
de 8h30 à 12h30 au 03 88 88 50 50
Présentation le 18 mars de 16h à 18h pour tous les niveaux
Inscription indispensable du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30
au 03 88 88 50 50
Contact : [email protected]
Tout public
Horaires : de 10h à 18h
Jours de fermeture annuels : Vendredi saint (3 avril) et 1er mai
Trois musées de la Ville de Strasbourg sont concernés par l’exposition Germain
Muller :
- Musée Alsacien (fermé le mardi) et Musée Historique de la Ville de
Strasbourg (fermé le lundi), du 30 janvier au 1er juin
- Musée Tomi Ungerer – Centre International de l’Illustration (fermé le mardi),
du 6 mars au 5 juillet
Au Musée Alsacien et au Musée Historique de la Ville de Strasbourg
VISITES COMMENTÉES
Vendredis 13 et 20 février, 13 et 20 mars, 10 et 24 avril, 22 et 29 mai à
12h30
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DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
Durée : 30 min.
Rendez-vous au Musée Alsacien
Au Musée Tomi Ungerer
VISITES COMMENTÉES
Dimanches 15 mars, 12 avril et 10 mai à 15h
Au Musée Alsacien
VISITE « VOIR LES MUSÉES AUTREMENT »
Samedi 25 avril à 10h
« Autour de Germain Muller »
Pour les malvoyants et non-voyants
ATELIERS DU REGARD 6 / 9 ANS
Samedis 21 février et 14 mars de 14h30 à 16h30
« Barabli bla bla »
COURTES SÉANCES DE CABARET
« Autour de Germain » par les comédiens de l’école de cabaret CACTUS
- au Musée Alsacien,
Dimanches 1er février, 1er mars, 5 avril et 3 mai de 15h à 17h
- au Musée Tomi Ungerer,
Dimanches 7 juin et 5 juillet de 15h à 17h
- aux Musée Alsacien, Musée Historique de la Ville de Strasbourg et Musée
Tomi Ungerer,
Samedi 16 mai, lors de la Nuit des musées
À l’Auditorium des Musées
Mercredi 25 février à 19h
Tout le Cabaret Alsacien (enfin presque tout !) de Gabriel Goubet, 2014, 52’
Gabriel Goubet nous emmène dans l’univers du cabaret satirique alsacien,
toujours plus loin vers l’origine du genre, le Barabli de Germain Muller. Il
dévoile les facettes de cet art particulier, révélateur des contradictions d’une
région qui aime se moquer d’elle-même.
Mardis 7 avril, 5 mai, 2 juin à 19h
Les écrans du mardi – Germain Muller
L’Ina présente une redécouverte de ses archives, à travers trois séances
présentant des documents peu connus sur Germain Muller.
Mardi 14 avril à 19h
Les Culottes rouges d’Alex Joffe, 1962, 1h24
14
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
Antoine Rossi, parvient à s’enfuir avec le veule Fendard d’un camp de prisonniers en Allemagne. Dans l’une de ses rares prestations sur grand écran,
Germain Muller joue le commandant du stalag.
Prix des places : 10 €, tarif réduit : 6,50 €
Mercredi 6 mai à 19h
André Wenger, illustrateur du Barabli, par Thérèse Willer, conservatrice du
Musée Tomi Ungerer
Mardi 19 mai à 19h
Les Alsaciens et le Barabli de Félix Benoist et Patrice Muller, 2000, 2h
Après-guerre, dans une Alsace en proie au doute et à la division, Germain
Muller fonde le Barabli. Rapidement les numéros et les chansons du cabaret
résonnent en écho de ce que vivent les Alsaciens.
Prix des places : 10 €, tarif réduit : 6,50 €
15
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
5. Informations pratiques
Musée Alsacien
23-25, quai Saint-Nicolas, Strasbourg
Tél. : +33 (0)3 88 52 50 01
Tram : Porte de l’Hôpital.
Parking : Austerlitz
Horaires
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h00 à 18h00
Des horaires spécifiques sont réservés aux groupes accueillis par le Service
éducatif des musées ou par les guides de l’Office du Tourisme de Strasbourg.
Accueil des groupes
Pour toute visite de groupe de plus de 10 personnes, la réservation est obligatoire au 03 88 88 50 50 (du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30).
Tarifs
Tarif normal : 6,50 €, réduit : 3,50 €.
Gratuité :
moins de 18 ans
carte Culture
carte Atout Voir
carte Museums Pass Musées
carte Édu’Pass
visiteurs en situation de handicap
étudiants en art et en histoire de l’art
personnes en recherche d’emploi
bénéficiaires de l’aide sociale
agents de la CUS munis de leur badge
pendant la nuit des musées et les journées du Patrimoine
Gratuité pour tous :
le 1er dimanche de chaque mois
Pass 1 jour : 12 €, tarif réduit 6 €, (accès à tous les Musées de la Ville de
Strasbourg et à leurs expositions temporaires),
Pass 3 jours : 18 €, tarif réduit : 12€, (accès à tous les Musées de la Ville de
Strasbourg et à leurs expositions temporaires),
Museums Pass Musées – 1 an, 250 musées : Plus d’informations sur
www.museumspass.com
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6. Annexes n° I
MUSÉE ALSACIEN — 23-25, quai Saint-Nicolas
Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
Niveau : du CM1 au CM2 — de 9 à 10 ans
DANS LES COULISSES
DU CABARET ALSACIEN
Durée : 1h30
Objectifs
– Tirer plaisir de la visite du musée ;
– Distinguer les collections permanentes d’une exposition temporaire ;
– Apprendre à mieux connaître l’histoire récente de l’Alsace ;
– Faire la différence entre une pièce théâtrale et un spectacle
Pour
de
cabaret satirique ;
un m
eilleu
– Découvrir les coulisses d’un cabaret satirique.
r
confo
r t de
la
visite
accu
eillie
Déroulement
,
chois
–
Un premier moment sera consacré à un tour d’horizon du Musée
ir de
préfé
Alsacien ainsi qu’à l’histoire récente de l’Alsace. Une fois le contexte
renc
e le
historique rapidement esquissé, le médiateur précisera, à l’aide
crén
eau
d’une
sélection de supports visuels intégrés dans une présentation
hora
ire
de 9
narrative, le personnage de Germain Muller et quelques-unes des
hà1
0h30
facettes
majeures de son cabaret satirique, le Barabli.
.
– Le groupe est réparti ensuite en équipes dans le parcours du musée,
chaque équipe ayant la mission de regarder une vidéo.
Ont été sélectionnées les œuvres suivantes :
. Le costume alsacien
. La spécificité alsacienne
. D’Conscrits von Runzebach
. Documentaire sur la préparation de la troupe du Barabli avant d’entrer en
Service éducatif des musées, 2015
Palais Rohan — 2, place du château — 67076 Strasbourg cedex — http://www.musees.strasbourg.eu
Réservations le matin 03 88 88 50 50 — Renseignements l’après-midi 03 88 52 50 04 — FAX 03 88 52 50 41
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Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
DANS LES COULISSES DU CABARET ALSACIEN
scène.
– Tout le groupe est ensuite rassemblé devant la vitrine présentant une loge
d’habillage du Barabli et réfléchit sur les différents métiers qui interviennent
dans les coulisses du cabaret et sur scène. Une fois leur liste établie, les
jeunes visiteurs tirent au sort (jeu de cartes) et se voient désigner un rôle.
Les métiers du cabaret
Métiers de la scène
. Acteur
. Danseur
. Chanteur
. Présentateur
Métiers en coulisses
. Maquilleur
. Costumier
. Eclairagiste
. Scénariste
Public
Accessoires et costumes ainsi qu’une vraie scène avec rideaux et décors
scéniques accompagneront les vocations… Quant aux spectateurs, ils
prendront place sur d’authentiques chaises du Barabli.
Le spectacle peut commencer !
Pour préparer la visite
– Pour l’exposition en cours, consulter le dossier « Germain Muller. Enfin…
redde m’r devun ! Enfin… parlons en !” téléchargeable sur le site des Musées
de la Ville de Strasbourg.
– Certains ouvrages cités dans la bibliographie du dossier d’aide à la visite de
l’exposition sont en prêt au Service éducatif ainsi que le DVD Germain Muller
et le Barabli, édité par l’Ina.
– Consulter le site de l’Ina pour découvrir un florilège de sketchs du Barabli :
http://sites.ina.fr/germain-muller.
– Pour toute information concernant la visite accueillie :
[email protected]
Pour prolonger la visite :
– Atelier d’écriture à partir de la visite.
– Découvrir les coulisses de salles de spectacle...
18
MUSÉE ALSACIEN — 23-25, quai Saint-Nicolas
Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
Niveau : de la 6ème à la 3ème — de 11 à 14 ans
L’ALSACE À LA SAUCE
AIGRE-DOUCE DU CABARET
DURÉE 1h30
Une visite accueillie ludique qui donne aux jeunes l’opportunité de découvrir les
multiples facettes du Barabli et quelques-uns des messages - toujours d’une
grande actualité - qui y sont véhiculés.
Pour
Objectifs
un m
eilleu
Découvrir et aimer le musée, faire la distinction entre collections
r
confo
r t de
permanentes
et exposition temporaire ;
la
visite
Prospecter quelques-unes des facettes du spectacle vivant ;
accu
eillie
Aborder les ressorts du rire et leur mise en pratique dans la satire
,
chois
ir de
sociale.
préfé
renc
e le
Déroulement de la visite
crén
eau
hora
– Le médiateur expose les grandes lignes de l’activité ainsi que
ire
de 9
hà1
l’objectif final de celle-ci : la production par chaque groupe d’une courte
0h30
.
saynète.
– Sont évoqués ensuite le contexte particulier de la création du Barabli et
la personnalité, haute en couleurs, de son initiateur, Germain Muller.
– Le cadre de l’activité étant posé, le groupe est divisé en plusieurs équipes au
moyen d’un tirage au sort (1 carte par équipe). Chaque équipe se voit confier
la mission d’analyser une vidéo dans le parcours de l’exposition et doit s’en
inspirer afin de produire en fin de visite une petite saynète.
Les vidéos proposées sont les suivantes (cf. annexes II) :
. La spécificité alsacienne (6 mn) ;
Service éducatif des musées, 2015
Palais Rohan — 2, place du château — 67076 Strasbourg cedex — http://www.musees.strasbourg.eu
Réservations le matin 03 88 88 50 50 — Renseignements l’après-midi 03 88 52 50 04 — FAX 03 88 52 50 41
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Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
L’ALSACE À LA SAUCE AIGRE-DOUCE DU CABARET
. Le costume alsacien (2 mn 46) ;
. Enfin... redde m’r nimm devun ! (Enfin... n’en parlons plus !) (4 mn 13) ;
. De Lackmaier (4 mn 49) ;
ou
. La cité Rotterdam (5 mn 41).
Chaque équipe a comme mission d’analyser - à l’aide d’une fiche-découverte
(cf. annexes III) - la séquence attribuée et de préparer une saynète. Cette
dernière peut prendre la forme d’un sujet d’actualité traité sous forme
satirique (critique de certaines facettes de la société, par exemple les
différences culturelles, l’individualisme, la consommation à outrance...) ou
plus simplement une reprise de la séquence étudiée.
– Chaque équipe présente enfin aux autres, sur une véritable scène, la saynète
de sa composition. Quelques costumes et accessoires (maquillage) sont mis
à la disposition des élèves et introduisent une note ludique dans l’activité.
– Selon l’effectif du groupe, une mise en commun est envisageable sous forme
d’échanges.
Pour préparer la visite
– Encourager les jeunes visiteurs à se documenter sur l’histoire récente de
l’Alsace.
– Consulter le dossier « Germain Muller. Enfin... redde m’r devun ! Enfin...
parlons en ! »,téléchargeable sur le site des Musées de la Ville de
Strasbourg.
– Certains ouvrages cités dans la bibliographie du dossier d’aide à la visite de
l’exposition sont en prêt au Service éducatif ainsi que le DVD Germain Muller
et le Barabli, édité par l’INA.
– Consulter le site de l’INA pour décourvrir un florilège de sketchs du Barabli :
http://sites.ina.fr/germain-muller
– Pour toute information sur la visite accueillie : [email protected]
Pour prolonger la visite
– Atelier d’écriture et de mise en scène à partir d’un des thèmes abordés
pendant la visite : la satire de mœurs transposée à notre époque avec
création d’une chanson ou de couplets sous une forme contemporaine.
– Lien avec un groupement de textes sur la satire des mœurs chez des auteurs
comme Fabrice Melquiot et Joël Pommerat (cf. programmation de la Filature à
Mulhouse. Pommerat y est auteur associé) ou alors Le Moche de Marius von
Mayenburg.
– Les liens entre le Barabli et les comédies-ballet au XVIIe siècle notamment Le
Bourgeois Gentilhomme (la satire sociale contenue dans la pièce de Molière).
– Sorties spectacles en Alsace :
Théâtre d’humour du Kafteur, rue Thiergarten
La Choucrouterie, 20 rue Saint-Louis
Théâtre de Soultz-sous-Forêts
La Revue scoute
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MUSÉE ALSACIEN — 23-25, quai Saint-Nicolas
Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
Niveau : de la 2nde aux post-bac — de 15 à 20 ans et plus
LE RIRE COMME RÉVÉLATEUR
DE LA SOCIÉTÉ
Durée : 1h30
Une visite accueillie qui donne aux jeunes l’opportunité de s’interroger sur les
ressorts de la satire dans le cabaret de Germain Muller.
Objectifs
– Identifier les visées humoristiques de Germain Muller, la place du Barabli en
Alsace et son champ de liberté dans les années 1960 ;
– Savoir définir l’autodérision, la caricature, le grotesque et leur intérêt dans un
discours sur la société ;
– Mettre en valeur l’universalité et l’intemporalité de certains
Pour
sujets, tout en montrant l’aspect suranné de certaines formes
un m
eilleu
de sketchs ;
r
confo
r t de
–
Trouver des parallèles avec des humoristes actuels ;
la
visite
– Montrer le lien entre le Barabli et les cabarets alsaciens actuels.
accu
eillie
,
chois
ir de
Déroulement de la visite
préfé
– Le médiateur expose les grandes lignes de l’activité ainsi que son
renc
e le
crén
objectif
final : la production par chaque groupe d’une courte saynète.
eau
hora
ire
de 9
hà1
– Sont évoqués ensuite le contexte particulier de la création du Barabli
0h30
.
et la personnalité, haute en couleurs, de son initiateur, Germain Muller.
Ensemble, animateur et jeunes visiteurs essaient de réfléchir à la satire
sociale et ses limites.
– Le cadre de l’activité étant posé, le groupe est divisé en plusieurs équipes au
moyen d’un tirage au sort (1 carte-vidéo par équipe). Chaque équipe se voit
confier, à l’aide d’une fiche-découverte (cf. annexes III), l’analyse d’une vidéo
Service éducatif des musées, 2015
Palais Rohan — 2, place du château — 67076 Strasbourg cedex — http://www.musees.strasbourg.eu
Réservations le matin 03 88 88 50 50 — Renseignements l’après-midi 03 88 52 50 04 — FAX 03 88 52 50 41
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Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
LE RIRE COMME RÉVÉLATEUR DE LA SOCIÉTÉ
et s’en inspire pour produire en fin de visite une petite saynète.
Les vidéos proposées sont les suivantes : (voir annexes II)
La spécificité alsacienne (6 mn) ;
D’conscrits vun Runzebach (3 mn 51) ;
Le Corridor (2 mn 18) ;
Puppen die sich entpuppen (Une poupée parmi d’autres) ;
Enfin… redde m’r nimm devun ! (Enfin… n’en parlons plus !) (4 mn 13).
La création finale des jeunes visiteurs peut prendre la forme d’un sujet
d’actualité présenté sous forme satirique (critique de certaines facettes de la
société, comme par exemple l’individualisme, la consommation à outrance,
l’usage du numérique et de la téléphonie mobile...) mais aussi, plus
simplement, une reprise de la séquence étudiée. Les jeunes ne doivent pas
hésiter à puiser dans le répertoire contemporain, le slam ou le rap par
exemple, qui peuvent remplacer très avantageusement la récitation de
certains monologues.
– Chaque équipe présente ensuite aux autres, sur une véritable scène, la
saynète de sa composition. Quelques costumes et accessoires (maquillage)
sont mis à la disposition des élèves et introduisent une note ludique dans
l’activité.
– Selon l’effectif du groupe, une mise en commun est envisageable, qui peut
prendre la forme d’un échange entre “spectateurs” et “acteurs”.
Pour préparer la visite
– Encourager les jeunes visiteurs à se documenter sur l’histoire récente de
l’Alsace.
– Consulter le dossier « Germain Muller. Enfin… redde m’r devun ! Enfin…
parlons en !”, téléchargeable sur le site des Musées de la Ville de
Strasbourg.
– Certains ouvrages cités dans la bibliographie du dossier d’aide à la visite de
l’exposition sont en prêt au Service éducatif ainsi que le DVD Germain Muller
et le Barabli, édité par l’Ina.
– Consulter le site de l’Ina pour décourvrir un florilège de sketchs du Barabli :
http://sites.ina.fr/germain-muller.
– Pour toute information sur la visite accueillie, contacter
[email protected]
Pour prolonger la visite
– Atelier d’écriture et de mise en scène à partir d’un des thèmes abordés
pendant la visite : la satire de mœurs transposée à notre époque avec
création d’une chanson ou de couplets sous une forme contemporaine.
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Fiche descriptive de la visite avec un médiateur
LE RIRE COMME RÉVÉLATEUR DE LA SOCIÉTÉ
– À voir en ligne :
Les sources d’inspiration artistique de Germain Muller :
. Comédie musicale anglo-saxonne
. La chanson réaliste français...
– En seconde, mise en relation de Plaute et Molière avec le Barabli pour les
liens entre Antiquité, théâtre classique et théâtre du XXe siècle à travers une
réflexion sur la satire et la critique des moeurs. Parallèles également entre le
Barabli et les comédies-ballet au XVIIe siècle notamment Le Bourgeois
Gentilhomme (la satire sociale contenue dans la pièce de Molière).
– En première, lien avec un groupement de textes sur la satire des mœurs chez
des auteurs comme Beaumarchais (Le Mariage de Figaro), Marivaux (L’île des
esclaves et La colonie) (parallèle avec L’Assemblée des femmes, Aristophane).
Pour le théâtre contemporain, Joël Pommerat (Les marchands, Ma chambre
froide, La réunification des deux Corées) Yasmina Réza (Le Dieu du carnage,
Arts). Réflexion sur liens entre théâtre et musique dans Le Mariage de Figaro
de Beaumarchais.
– Ouverture cinématographique avec le film Tournée de Mathieu Amalric dont le
thème porte sur l’effeuillage burlesque (une troupe d’effeuilleuses
américaines viennent en France avec leur manager pour proposer leurs
numéros. Certains comportent une dimension à la fois critique et
humoristique). Film inspiré du Journal de tournée de Colette.
– Sorties spectacles en Alsace :
. Théâtre d’humour du Kafteur, rue Thiergarten
. La Choucrouterie, 20 rue Saint-Louis
. Théâtre alsacien de Soultz-sous-Forêts
. Compagnie Mémoires Vives
. Huguette Dreikaus... et autres humoristes de one-man-show
. La Revue scoute
. Slams (Grand Corps Malade...)
23
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
6. Annexes n° II
Sélection d’extraits vidéo des spectales du Barabli
Extraits INA
1) La spécificité alsacienne
sketch de la revue Halb’Zitt (1984-1985) avec Germain Muller et Dinah Faust
Revue intégrale du Barabli – cabaret satirique alsacien, duo Germain MullerDinah Faust La spécificité alsacienne
Réalisateur Alfred Elter (1985)
Durée : 6 mn 38
Description de l’extrait
« Nous n’avons pas d’accent, nous avons une intonation ! » : réplique culte de
ce sketch du Barabli où Germain Muller incarne un député alsacien révolté par
une émission de télévision qu’il juge néfaste à l’image de l’Alsace.
En quelques minutes, Germain dissèque implacablement, avec un humour ravageur, les rapports entre les Alsaciens et Paris. Le sentiment d’incompréhension
et d’ostracisme d’une province issue d’une tradition germanique qu’elle
assume difficilement se heurte à la condescendance et à l’esprit jacobin.
Quelle est la spécificité de l’Alsace ? Réponse à la fin de l’extrait…
2) D’Conscrits vun Runzebach
sketch de la revue Paradochse (1952), repris pour le spectacle E Bescht of vum
Barabli (1994) avec Dédé Flick, Thierry Wintzner, Christian Hahn et Michel
Pierrat
E Bescht of vum Barabli
Réalisateur Alfred Elter (1994)
Durée : 3 mn 51
Description de l’extrait
Écrit en réaction à la guerre d’Indochine, ce sketch s’appuie sur la tradition des
conscrits, ces jeunes hommes tirés au sort pour partir au service militaire (qui
durait 7 à 8 ans), entre 1798 et 1872. Après cette date, les Alsaciens sont
soumis à la conscription obligatoire dans tout le reste de l’empire allemand.
En costume de fête, dont un chapeau abondamment décoré et un tablier
brodé, ils paradent dans les rues avant de quitter leur famille, et souvent aussi
25
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
leur bien-aimée. « Bons pour le service », mais aussi « Bons pour les filles »,
c’est en héros à la virilité « garantie » qu’ils reviendront, s’ils reviennent…
3) Je suis du Corridor
reprise par Germain Muller du monologue de la revue Steckelburri schwingt
(1946), pour la télévision
Tempo, Germain Muller – Le corridor
1997
Durée 2 mn 18
Description de l’extrait
Le monologue Le Corridor a été composé par Germain Muller en 1946, comme
un manifeste à fleur d’une peau alsacienne aux plaies encore ouvertes.
D’abord interprété par Raymond Vogel, le co-fondateur du Barabli, Igor
Raskorowitz, ce Heimatlos, cet apatride, peut prendre les traits de n’importe
quel homme, ici ou ailleurs, jadis ou aujourd’hui, en mal de papiers ou d’identité.
Cette œuvre saisissante de beauté et de justesse, incarne les débuts fulgurants du Barabli, des sketchs forts et engagés, comme La Chambre civique, qui
traite des tribunaux d’épuration en 1949 (voir la vidéo au Musée Historique de
la Ville de Strasbourg) ! Le spectre de la censure planait alors sur chaque
revue, mais n’a jamais frappé…
4) « Vivre deux fois – Le Barabli », Préparation de la troupe du
Barabli
1974
Durée 2 mn
Plongée dans les loges, où l’on aperçoit Dinah Faust, Christiane Charel,
Charles Falck (qui fut gardien au Musée Alsacien !), Mario Hirlé, Michel Pierrat
et Germain Muller
5) Le costume alsacien
« Revue intégrale du Barabli - cabaret satirique alsacien », Franz’le Mit’rand
2e partie,
Réalisateur Alfred Elter (1983)
Durée 2 mn 47
Parodie de l’émission Midi première avec Dinah Faust qui joue la présentatrice
26
DOSSIER DE PRÉPARATION À LA VISITE
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
TV Danièle Gilbert, René Wieber, Elisabeth Best et Anne Wenger
Description de l’extrait
Ce sketch de 1983 sur le costume alsacien croustille particulièrement dans un
musée d’arts et traditions populaires tel que le Musée Alsacien ! Germain
Muller s’y amuse de la surinterprétation symbolique des traditions et de l’appétence pour le folklore de médias nationaux en quête d’exotisme provincial.
6) Puppen die sich entpuppen
sketch initialement créé en 1946 pour la revue Steckelburri schwingt, joué par
Dinah Faust. Elle l’interprète ici en 1966 pour un disque édité à l’occasion des
20 ans du Barabli.
20 jahr Barabli, Puppen die sich entpuppen
Date d’enregistrement : 01/01/1966
Description de l’extrait
Une charmante poupée en costume traditionnel germanique, pimpante et
pomponnée. Remontez son mécanisme et vous entendrez l’ignoble ritournelle
de la lâcheté ordinaire…
Glaçant, poétique et puissant : c’est tout le génie de Germain Muller qui s’exprime, cette fois-ci en allemand. Pour écrire et jouer cela en 1946, il fallait de
l’audace !
7) Enfin... redde m’r nimm devun !
extrait de la pièce de théâtre écrite et jouée en 1949, reprise ici pour la télévision en 1974, avec Germain Muller, Dinah Faust, Christiane Charel, Christian
Hahn.
« Revue intégrale du Barabli – cabaret satirique alsacien », Enfin... redde m’r
nimm devun !
Réalisateur Alfred Elter (1974)
Durée 4 mn 13
Description de l’extrait
Enfin… redde m’r nimm devun ! Enfin n’en parlons plus, est l’unique pièce de
théâtre originale écrite par Germain Muller, en 1949. À peine âgé de 26 ans, il
ne lui aurait fallu que deux semaines pour créer cette tragi-comédie en deux
parties et onze tableaux ! Ce qui l’anime, c’est la volonté de crever l’abcès du
comportement des Alsaciens pendant la seconde guerre mondiale, et de les
27
Dossier De préparation à La visite
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
réconcilier avec eux-mêmes et leur histoire. Le spectateur d’aujourd’hui est
frappé par son caractère à la fois tendre et sans complaisance.
Si la pièce, récit du parcours erratique d’une famille alsacienne entre deux
nations, a pour colonne vertébrale la succession des Noëls de guerre, c’est
que cette fête possède une place particulière en Alsace. Moment privilégié de
réunion et de transmission, elle touche au cœur de son identité, alliance indissociable de deux cultures.
8) La Cité Rotterdam
sketch de la revue Lumamba Spring, 1960-1961, avec Germain Muller et
Robert Breisach
Description de l’extrait
Germain MULLER endosse le rôle d'un représentant du gouvernement rendant
visite à Monsieur Désiré (Robert BREYSACH), habitant de la nouvelle cité
"Rotterdam" à Strasbourg. Le nouveau bâtiment est tourné en ridicule.
9) De Lackmaier
sketch de la revue D'Ayedolle
1981, avec Dinah Faus, Germain Muller et Elisabeth Best
Description de l’extrait
Le 30 septembre 1681, la ville de Strasbourg est encerclée par 30000 soldats
de Louis XIV et est sur le point de devenir ville royale. Lackmaier est obligé de
se conformer à la culture française. Il est ainsi renommé Meyer du Lac et doit
porter la perruque encouragé par sa fille Catherine qui a étudié au pensionnat
des Demoiselles de Saint-Cyr et parle ainsi parfaitement français contrairement
à son père qui n'en parle pas un mot
28
Dossier De préparation à La visite
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
29
6. Annexes n° III
Quelques définitions
La satire
C’est une forme de critique qui utilise la moquerie,
l’humour (lié au comique).
Elle implique un jugement de la part de l’auteur qui
critique quelque chose ou quelqu’un.
À vos crayons !
Pour votre spectacle, imaginez décors,
mises en scènes, caricatures...
L’Alsace à la sauce
aigre-douce du
cabaret
Le cabaret
Le Barabli, créé à Strasbourg en 1946, présentait
comme tout cabaret une succession de spectacles
courts de genres différents : danses, chansons
sketchs comiques et parfois grinçants, spectacles de
music-hall, monologues… Sa particularité cependant
était de faire de la satire sociale et politique, d’où son
appellation de cabaret satirique. Le cabaret rhénan est
toujours très actif en Alsace : il est représenté par des
compagnies comme la Choucrouterie, la Revue
Scoute, Les Mémoires Vives, etc.
Le théâtre qui puise ses sources dans la tradition
antique, vise à raconter une histoire fictive dans
laquelle le spectateur est plongé et à laquelle il peut
s’identifier et éprouver des émotions qui lui permettront de se libérer (catharsis).
Exposition-parcours
Germain Muller
Enfin… redde m’r devun !
Enfin… parlons-en !
30 janvier au 1er juin
Musée Alsacien
1. Le Barabli
côté spectateurs
.............................................................
......................
.............................................................
* Date de la représentation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.............................................................
* Langue
· français
· alsacien
· bilingue
b) Le spectacle
S’agit-il d’un extrait de :
* pièce de théâtre ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.............................................................
* revue de cabaret satirique ?
· sketch ?
· chanson ?
· numéro de music-hall ?
· ballet ?
·…
.............................................................
* Cette séquence a-t-elle été traitée sur le mode
comique ou dramatique ? Justifiez le choix de Germain
Muller . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
a) Généralités
* Intitulé de la séquence étudiée :
* À quelle période historique cette séquence fait-elle
référence ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
* Germain Muller veut-il :
· se moquer des autres (dérision)
si oui, de qui se moque-t-il ?
· des autres
· de la société
· des autorités
· du pouvoir
· ...
· se moquer de soi-même (autodérision)
· les Alsaciens
· l’Alsace
· ...
c) Fonctions du rire
* Le cas échéant, citez les éléments comiques :
· comique de situation (relation entre les
personnages)
· comique de langage (accent...)
· comique de geste
2. Le Barabli
côté acteurs
En vous inspirant de l’extrait étudié ci-dessus
a) préparez-vous à rejouer devant vos camarades
cette même séquence
ou
b) imaginez sous forme courte (5 mn) une séquence
inspiré d’un sujet contemporain. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples, et vos idées seront bien sûr
les bienvenues.
· Un étranger qui arrive en Alsace en ne sachant
pas qu’on parle également le dialecte dans
cette région…
· Un présentateur de la télévision présente sur
un ton condescendant une ville / une région /
un pays à partir de traits forts culturels…
· Un visiteur d’immeuble à « développement
durable » est obligé, pour en repartir, de pédaler
pour actionner l’ascenseur...
· Un personnage d’aujourd’hui confronté à une
culture différente que la sienne se laisse petit
à petit gagner par elle...
À noter ! N’hésitez pas à grossir le trait afin de souligner les ressorts essentiels du comique ou du satirique ou du tragique.
Dossier De préparation à La visite
Germain Muller, Enfin… redde m’r devun ! Enfin… parlons-en !
Quelques définitions
La satire
C’est une forme de critique qui utilise la moquerie,
l’humour (lié au comique).
Elle implique un jugement de la part de l’auteur qui
critique quelque chose ou quelqu’un.
30
À vos crayons !
Pour votre spectacle, imaginez décors,
mises en scènes, caricatures...
Le rire comme
révélateur de
la société
Le cabaret
Le Barabli, créé à Strasbourg en 1946, présentait
comme tout cabaret une succession de spectacles
courts de genres différents : danses, chansons
sketchs comiques et parfois grinçants, spectacles de
music-hall, monologues… Sa particularité cependant
était de faire de la satire sociale et politique, d’où son
appellation de cabaret satirique. Le cabaret rhénan est
toujours très actif en Alsace : il est représenté par des
compagnies comme la Choucrouterie, la Revue
Scoute, Les Mémoires Vives, etc.
Le théâtre qui puise ses sources dans la tradition
antique, vise à raconter une histoire fictive dans
laquelle le spectateur est plongé et à laquelle il peut
s’identifier et éprouver des émotions qui lui permettront de se libérer (catharsis).
Exposition-parcours
Germain Muller
Enfin… redde m’r devun !
Enfin… parlons-en !
30 janvier au 1er juin
Musée Alsacien
1. Le Barabli
côté spectateurs
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a) Généralités
* Intitulé de la séquence étudiée :
2. Le Barabli
côté acteurs
* Cette séquence a-t-elle été abordée sur le mode comique ou dramatique ? Justifiez le choix de Germain
Muller. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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* Date de la représentation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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* Langue
français
alsacien
bilingue
b) Le spectacle
S’agit-il d’un extrait de :
* pièce de théâtre ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.............................................................
* revue de cabaret satirique ?
· sketch ?
· chanson ?
· numéro de music-hall ?
· ballet ?
·…
* À quelle période historique cette séquence fait-elle
référence ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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* Quel est le sujet traité ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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* Dans la séquence étudiée, la mise en scène est-elle
très développée ? Le propos en est-il affecté ? . . . . . . . . .
En vous inspirant de l’extrait étudié ci-dessus
a) rejouez devant vos camarades cette même séquence
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* Quelle est la cible de sa critique
les autres
la société
les autorités
le pouvoir
les Alsaciens
l’Alsace...
Que veut dénoncer Germain Muller ? Utilise-t-il l’autodérision ou la dérision ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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c) Fonctions du rire
* Le cas échéant, citez les éléments comiques :
· comique de situation (relation entre les
personnages)
· comique de langage (accent...)
· comique de geste
ou
b) transposez à notre époque sous forme courte (5 mn)
le sujet de la séquence étudiée. Vous trouverez
ci-dessous quelques pistes :
· l’intégration à tout prix
· l’individualisme de la société contemporaine
· l’absurdité de l’administration face aux
sans-papiers
· la bonne conscience...
À noter ! N’hésitez pas à grossir le trait afin de souligner les ressorts essentiels du comique, du satirique
ou du tragique.