La ville - Boulogne

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La ville - Boulogne
La ville
Commémoration
Voyage au camp de Mauthausen
Un indispensable devoir de mémoire
Afin d’entretenir le devoir de mémoire, la ville organise chaque année un voyage dans les
camps de déportation et convie les adolescents volontaires, accompagnés de leurs
professeurs et d’anciens déportés, à y participer. Le 20 mars prochain, 85 élèves des lycées
Étienne-Jules-Marey, Jacques-Prévert, Notre-Dame de Boulogne, sept professeurs et des élus,
participeront à la visite du camp de Mauthausen, en Autriche.
La récente cérémonie nationale célébrée au
Panthéon en l’honneur des Justes de France,
voulue par le président de la République, participe au devoir impérieux de mémoire nécessaire pour transmettre aux jeunes générations l’héritage de ceux qui ont su se dresser
contre la barbarie nazie.
Boulogne-Billancourt organise régulièrement
une visite pour les lycéens boulonnais, en
alternance dans trois camps de déportation :
Struthof en France, Auschwitz en Pologne et
Mauthausen en Autriche. Cette année, c’est
Mauthausen. «Ce camp est connu pour avoir
renfermé beaucoup de républicains espagnols
et de résistants français. Mais sa particularité
réside surtout dans le fait que c’était une carrière
qui comprenait un “escalier de la mort” : les
déportés devaient gravir 156 marches en transportant de lourdes pierres et parfois, lorsqu’ils
arrivaient au sommet, les SS les poussaient dans
le vide. Rares étaient les survivants. Ce lieu a
d’ailleurs été surnommé “le mur des parachutistes” », nous dévoile le secrétaire général de
la FNDIRP (Fédération nationale des déportés internés résistants et patriotes), Robert
Créange, à l’initiative de ce projet pédagogique.
Le jour du départ a été fixé au mardi 20 mars
à 4h et demie du matin devant la mairie pour
un retour prévu le soir même, aux alentours
de 21h.«Ce voyage est très fatigant et éprouvant. Les jeunes sont littéralement assommés
quand ils rentrent. Mais ils sont tous très motivés. J’ai plaisir à travailler avec eux : très réceptifs, ils possèdent une qualité d’écoute remarquable », nous confie Robert Créange. « De
plus, nous avons la chance d’être accompagnés
cette année par trois anciens déportés du camp
de Mauthausen. Ils ont tous plus de 80 ans et viennent de province pour l’occasion. Il faut profiter de la richesse de leurs témoignages tant que
cela sera possible. Ils transmettent à tous et surtout aux jeunes un message indispensable. Pour
ne jamais oublier ». Et cela ne laisse aucun
lycéen indifférent. Pour Lucie et Serge, du
lycée Jacques-Prévert, qui ont tous deux participé à la visite du camp de Struthof en mai
Visite des lycéens boulonnais au camp d’Auschwitz
en mars 2005.
Moment de recueillement en présence
de Robert Créange, tête baissée, d’anciens déportés
et des élèves.
2003, «ces récits poignants s’avèrent vraiment
indispensables. Il faut continuer à organiser ces
visites et à évoquer cette sombre période de l’histoire afin de ne pas commettre les mêmes erreurs».
«Ces témoignages nous font prendre conscience
des enjeux de nos décisions et de l’importance
de la tolérance », rajoute Ingrid, du même
lycée, qui a participé au voyage à Auschwitz
en mars 2005.
Le ministère de l’Éducation nationale organise
chaque année, avec le soutien des différentes
inspections académiques, le concours national de la résistance et de la déportation. Le
thème, cette année, était : « le travail dans
l’univers concentrationnaire nazi». Les élèves
des classes de troisième, première et terminale qui ont participé à ce concours et rendu
leurs travaux, individuels ou collectifs, vont
pouvoir bénéficier de cette visite pédagogique, entièrement prise en charge par la ville.
Seule une petite participation de deux euros
par élève est demandée, afin que chacun puisse
contribuer à l’achat de gerbes de fleurs en
souvenir des victimes.
Aujourd’hui, le succès de l’opération est tel que
le lycée Jacques-Prévert a dû faire face à un
nombre trop élevé de demandes et procéder
à une sélection sur lettre de motivation. Sur
les 90 élèves qui souhaitaient participer à la
visite, seulement la moitié partiront le 20
mars. Ce qui n’est pas sans satisfaire Robert
Créange : « C’est bon signe, cela prouve que
notre travail porte ses fruits».
Marie Kouassi-Dehais
Boulogne~Billancourt
Information
mars 2007
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La ville
Europe
25 mars, les 50 ans du Traité de Rome
Quand l’Europe du sud
« habite » Boulogne-Billancourt
La ville à l’heure européenne
Côté ville, l’Europe se retrouve présente de différentes façons (étudiants
Erasmus, journées musicales des Rencontres européennes...). Côté habitants, BBI a choisi de rencontrer des Européens du sud installés ici depuis
plusieurs années. Des Boulonnais d’origines italienne, portugaise et espagnole.
Mars 2007, l’Union européenne fête les 50 ans du Traité de Rome et le Conservatoire national
de Boulogne-Billancourt présente ses deuxièmes Rencontres européennes en invitant des
musiciens espagnols, italiens et portugais. Une occasion de rencontrer des Méditerranéens
installés en ville et de revenir sur la construction européenne. Tour d’horizon.
Boulogne-Billancourt et l’Europe, c’est
73,4 % de « oui» au traité constitutionnel,
750 Européens inscrits sur les listes électorales,
des centaines d’entreprises dont l’Europe est
le premier partenaire, des rencontres Europe
dans les établissements scolaires... En ville,
l’Europe n’est pas qu’un mot ! Á l’image des
deuxièmes « Rencontres européennes » qui
se tiennent du 9 au 24 mars au conservatoire
national de région de Boulogne-Billancourt :
« Ces dernières années nous collaborons avec
plusieurs conservatoires européens (Varsovie,
Barcelone ...) de même niveau que le nôtre,
confie Alain Jacquon, directeur du conservatoire. Nous comparons nos pédagogies, nos différents répertoires. En Europe, il existe près de
30 cursus d’enseignement supérieur de musique
et pour nous en organisant ce genre de rencontres
musicales, c’est aussi une façon de construire
l’Europe de la musique. »
L’Europe pour un monde
plus serein
L’importance des 50 ans du traité de Rome ?
Selon Agnès Bauche, secrétaire générale du
Mouvement européen 92, maire adjointe territoriale de Boulogne-Billancourt, « Le Traité
de Rome est le premier acte européen entièrement positif. Ce traité est le fait de nations libres
qui ont décidé de s’associer, sans précédent funeste
à réparer. Cet anniversaire rend hommage à des
visionnaires qui, avec sagesse et patience, ont
œuvré pour leurs descendants. » Enfin, sur l’Europe actuelle, celle de l’après-référendum du
Italie
Onofrio et Annie, l’Italie ravissante
Le 25 mars 1957, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent à Rome
deux traités : le premier crée la Communauté économique européenne (CEE), le second la Communauté
européenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom).
29 mai 2005, Agnès Bauche conclut : « L’Europe peut permettre au monde de se développer
plus sereinement. Elle établit des solidarités
entre les peuples par des intégrations économiques et des concessions démocratiques. Pour
que cela marche – 27 pays, 23 langues officielles
et 90 000 pages de droit communautaire – il y
a des contraintes, des solidarités et des complexités qui doivent nous pousser à l’humilité
Mouvement européen. Le groupe local du Mouvement européen à Boulogne-Billancourt
compte aujourd’hui une centaine de membres, parmi lesquels des élus de tous les groupes
politiques représentés au sein du conseil municipal, tous au service de la promotion d’une Europe
forte, politique et sociale. www.mouvement-europeen.org.
Adresse de correspondance : 16, rue de l’Ouest.
24 mars, finale du concours « L’Europe en questions » à l’espace Landowski.
Samedi 24 mars, à l’espace Landowski aura lieu la finale du concours « L’Europe en questions ».
Ce concours organisé par le Mouvement européen en collaboration avec le ministère des
Affaires étrangères et le soutien du conseil général avait évidemment pour thème... l’Europe !
Les lycées et collèges finalistes s’affronteront ce 24 mars à partir de 10h.
Venez nombreux les encourager ! Espace Landowski, entrée libre.
Boulogne~Billancourt
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Information
mars 2007
et à l’esprit d’équipe. Sinon, l’Europe stagne, et
se replie sur ce qui reste le plus simple à mettre
en œuvre : les échanges commerciaux.» Deuxièmes Rencontres européennes
• Du 9 au 24 mars, le Conservatoire national
de région de Boulogne-Billancourt organise
les deuxièmes Rencontres européennes.
Avec des musiciens des écoles espagnoles,
italiennes et portugaises qui viendront
participer à des concerts, spectacles
ou rencontres. Pour en savoir plus,
voir BBsortir (p. 15-19).
• Une semaine européenne en mai, pour
célébrer la fête de l’Europe comme il
se doit. Un certain nombre de manifestations
sont d’ores et déjà prévues à BoulogneBillancourt dont la Semaine européenne
réalisée en collaboration avec le centre
commercial Les Passages, les cinémas Pathé,
Monoprix, les enfants des écoles et les
anciens combattants. Au programme : la nuit
du cinéma européen du 8 au 9 mai, etc.
Lui, c’est Onofrio, il est sicilien et vient de
Palerme. Elle, c’est Annie, elle est francocanadienne. Tous les deux sont nés voyageurs et ont passé une bonne partie de leur
vie à vivre de pays en pays en exerçant des
métiers liés à l’hôtellerie, avant de se marier
et de devenir parents de trois garçons, des
jumeaux de 15 ans, Valentino et Alessandro et Mattéo, 5 ans et demi. Il y a dix ans,
ils ont finalement décidé de se « poser » à
Boulogne-Billancourt. Depuis, leur restaurant « A Tavola » – à table, en français – ne
désemplit plus, midi et soir. « J’aime l’humeur, la joie de vivre et la façon de prendre la
vie des Italiens. Pour moi, Onofrio est un véritable soleil, il correspond à l’humeur italienne », confie Annie. Européens convaincus, leurs enfants sont parfaitement bilingues
et apprécient de passer leurs vacances auprès
de la famille italienne. De son côté, Onofrio
regarde quotidiennement les chaînes de
télévision italienne grâce à sa parabole. Si
les enfants possèdent la double nationalité
franco-italienne, Onofrio a choisi de garder
la nationalité italienne. Pour ce fin cuisinier, toujours rieur comme les Italiens, une
chose est sûre, ses spaghettis et autres spécialités sont réputées bien au-delà de la
ville. Particularité d’Onofrio ? La première
fois qu’il a habité Paris, c’était rue de Rome.
Aujourd’hui, il réside rue d’Aguesseau, la
rue des anciennes blanchisseries boulonnaises, fief des premiers Italiens arrivés en
ville. En fait, chez Onofrio, tout est histoire de symboles !
Espagne
Rosa-Ana et Eduardo,
la chaleur espagnole
Portugal
Anne-Sophie, la fougue portugaise
En terminale STG au lycée Jacques-Prévert,
Anne-Sophie, 17 ans et demi, est née à Sèvres
de parents portugais. Étudiante enjouée, « Mes
parents ont toujours voulu que je parle les deux
langues à la maison », raconte Anne-Sophie.
Et visiblement, son cœur bat très fort pour
la Lusitanie. « Généralement, les jeunes Portugais sont très attachés à leur pays. Souvent,
ils affichent des drapeaux dans leur appartement, des autocollants sur leurs voitures. »
Impossible pour elle de ne pas passer son été
au Portugal, pays où elle s’amuse follement.
« J’y retrouve toute ma famille, nous faisons la
fête et croisons fréquemment des Portugais de
France! » À l’instar des Espagnols ou des Italiens, Anne-Sophie évoque la joie de vivre
méditerranéenne,la solidarité et l’esprit de
famille. « Tous les dimanches, nous nous retrouvons autour d’une grande table avec la famille
qui réside, comme nous, en France. » Ce même
tempo revient, récurrent. Tout comme la
religion : « Chez nous, la religion reste importante. Si vous faites attention, vous constaterez
que nous employons souvent des dictons avec
Dieu dedans. »
« Mes parents sont arrivés en 1967, je suis né à
Paris et j’habite à Boulogne-Billancourt depuis
près de 25 ans. À 18 ans, l’âge où il faut se déterminer, j’ai choisi de garder la nationalité espagnole », raconte Eduardo Lopez, 35 ans, professeur d’éducation physique et sportive à
l’école Saint-François d’Assise. De père andalou, c’est depuis son plus jeune âge qu’Eduardo
rend visite à sa famille en Espagne. C’est làbas qu’il a rencontré son épouse, Rosa-Ana,
originaire d’un village de la province du Leon.
Mariés depuis 1997, Rosa-Ana s’est très bien
intégrée à Boulogne-Billancourt. « Nous avons
beaucoup d’amis français et je me plais dans
cette ville... La preuve : je n’ai jamais voulu
repartir en Espagne ! »
Damien, 5 ans et Simon, 3 ans, leurs deux
enfants sont déjà bilingues. « Nous leur
parlons les deux langues, confie Eduardo.
Nous partons tous les étés en Espagne ; la
mentalité y est différente. Les Espagnols prennent davantage le temps de vivre, ils sont plus
ouverts et la famille reste importante. En
France, il y a beaucoup d’indifférence, c’est
dommage. » Enfin, Eduardo rajoute : « Les
Espagnoles sont d’excellentes cuisinières ».
D’ailleurs chez les Lopez, famille et amis
apprécient particulièrement de venir déguster les tortillas de Rosa-Ana !
Sabine Dusch
Boulogne~Billancourt
Information
mars 2007
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Cinéma
La bonne santé des
écrans boulonnais
En 2006, les cinémas Pathé et Landowski ont battu leur record de fréquentation avec,
respectivement, 719 000 et 27 000 billets vendus. Un résultat obtenu grâce à une
À Ambroise-Paré
le BUBS est opérationnel
Premier coup de bistouri dans l’une des
cinq nouvelles salles d’opérations entièrement
équipées à neuf.
Les instruments sales en transit dans la zone
verte, en attente de lavage et de stérilisation.
Après l’IRM installée l’an dernier, le
nouveau Bâtiment des urgences, du
bloc opératoire et de la stérilisation
(BUBS) est ouvert depuis un mois.
Sur 4 000 m2 et trois niveaux, il abrite
l’unité d’hospitalisation de courte
durée des urgences, cinq salles d’opération, une salle de réveil de 14 places
et la stérilisation.
Que personne ne s’y méprenne, l’accueil des
urgences reste au même endroit. Comme son
nom l’indique, le Bâtiment des urgences, du
bloc opératoire et de la stérilisation (BUBS)
réunit différents secteurs sous une seule dénomination. D’abord une nouvelle zone d’hospitalisation d’urgences vers laquelle sont
dirigés les patients, soit nécessitant une observation, soit en attente de lit libre dans les
étages, après être passés par l’accueil. Cette plateforme de soins, agencée à l’américaine,
comme dans la série télévisée Urgences, est
dotée d’un poste central avec une vision transversale à 360° permettant une surveillance
globale. Elle est équipée de 11 box ouverts
pouvant être doublés, et de huit chambres
individuelles fermées, l’une d’elles étant réservée aux patients relevant de psychiatrie. « Nous
sommes le 1er centre d’urgences des Hauts-deSeine avec 56 000 passages annuel y compris la
pédiatrie, dont 35 000 adultes, rappelle MarieLaure Loffredo, directrice de l’hôpital. Cette
modernisation nous permet aujourd’hui de pouvoir répondre à des états de crise sanitaire de
type canicule, grippe aviaire ou crue centennale de la Seine. »
Cinq salles d’opération
à la pointe de la technologie
Le coup d’envoi a été donné le 1er février par
le professeur Bernard Nordlinger dans l’une
des nouvelles salles d’opérations équipées de
matériel à la pointe de la technologie. Christine Ruda, cadre supérieur de santé, qui commente la visite, ne cache pas sa satisfaction.
« Tout est neuf, les tables d’opérations, les chariots, l’éclairage opératoire qui est doté d’un
rayon laser permettant de situer très précisément la zone d’intervention... et cet espace qui
permet aux chirurgiens de travailler enfin dans
le confort. » Une salle de réveil de 14 places,
commune aux services de chirurgies orthopédique, digestive, vasculaire, ophtalmologique et dermatologique vient compléter le plateau technique.
Stérilisation et codes de couleur
L’unité de stérilisation est divisée en deux
zones régies par un code couleurs, bleu pour
le propre, vert pour le sale. Ce service, qui
prend en charge les instruments à stériliser de
Boulogne~Billancourt
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Information
mars 2007
tous les services de l’hôpital Ambroise Paré,
entièrement équipé à neuf, est conçu pour
répondre aux normes de sécurité en vigueur.
Les instruments transitent désormais par un
monte-charge directement relié aux blocs
opératoires. « Nous disposons maintenant de
450 m2, et nous traitons 1 500 à 2 000 m3 de
matériel – la valeur d’une piscine de 50 m de
long, 10 m de large et 2 m de profondeur – précise le docteur Thierry Cohen, responsable
de l’unité de stérilisation. Le circuit de stérilisation suit le principe de la marche en avant,
aucune porte ne peut être ouverte pour revenir
en arrière. Les instruments sales entrent d’un
côté, pour le lavage, le conditionnement et la
stérilisation en autoclave à 134°C pendant vingt
minutes, et ressortent prêts à être redistribués dans
le bloc opératoire via un monte-charge spécifique. »
Le service est composé d’un pharmacien, de
14 agents, d’un infirmier de bloc opératoire,
d’un cadre et d’un interne en pharmacie.
Et Marie-Laure Loffredo de conclure, « Nous
attendons maintenant la nouvelle réanimation
médico-chirurgicale, qui sera construite prochainement dans le prolongement de l’aile B au
1er étage et un bâtiment des laboratoires regroupant la biologie de l’hôpital. À très court terme,
nous allons aussi implanter un petit chalet
“Espace rencontre et information” lieu démédicalisé à l’entrée de l’hôpital, pour apporter
soutien et écoute aux proches ou aux malades car
la relation d’aide, l’information et la prévention
sont également très importantes.»
Amélia Vilar Del Peso
politique de programmation ciblée qui colle au plus près des goûts du public.
Cinéma Pathé
une sélection peaufinée
Avec 719 000 billets vendus en 2006,
le cinéma Pathé a battu le record d’entrées depuis son ouverture en 2002.
« C’est un peu grâce aux films français
comme Les Bronzés, Prête-moi ta main,
Fauteuils d’orchestre, Camping, Ne
le dis à personne... ou aux films étrangers en version originale. Les films d’Almodovar et ceux de Woody Allen, notamment, sont très appréciés des Boulonnais
qui représentent 65 à 70 % de notre clientèle. D’année en année, nous avons peaufiné notre sélection pour satisfaire notre
public », raconte Éliane Duverne, directrice du cinéma Pathé. Ainsi le mois
dernier, la sélection de La Vie des autres,
le film allemand sorti le 14 février,
s’est faite au détriment d’autres films.
Manuel Chapellut
Un choix indispensable compte-tenu Éliane Duverne,
dirige le cinéma Landowski.
du nombre limité des salles. Néanmoins, directrice du cinéma Pathé.
pour compenser cette restriction, le
multiplex programme une semaine par an des Enfin, toujours pour satisfaire et fidéliser les
films qui n’ont pas été diffusés au moment de clients, le cinéma Pathé a installé des bornes
leur sortie en salle ou qui ne sont pas restés long- de retrait automatique dans son hall d’actemps à l’affiche. « On ne sait jamais combien de cueil. Ces bornes permettent de retirer des
temps on va garder un film. Parfois c’est le bouche billets réservés sur Internet et acceptent égaà oreille qui fait son succès comme pour le film Je lement les chèques cinéma vendus auprès
vous trouve très beau. Quand on a peu de salles, des comités d’entreprise. Ce système de retrait
il faut faire le bon choix, choisir des films qui tou- automatique réduit la file d’attente aux caisses
chent tout le monde », poursuit Éliane Duverne. d’au moins 15 %.
Carte « 5 places » et carte Pass
Pour fidéliser ses clients, le cinéma Pathé a mis
en place un certain nombre de cartes promotionnelles. Tout d’abord une carte de cinq
places valable deux mois qui ramène le prix
du ticket d’entrée à 7,10 € au lieu de 9,90 €.
Ensuite, la carte Pass, une carte d’abonnement annuel nominative avec photo. Son coût
revient à 19,80 € par mois et donne un accès
illimité dans les salles Pathé, Gaumont, MK2
et certaines salles indépendantes. Nouveauté
2007, le ticket complémentaire. Mis en place
pour remercier les spectateurs et les inciter à
revenir au cinéma, le ticket complémentaire
donne droit à une entrée à prix réduit à des
périodes plus calmes.
Cinéma Landowski
fréquentation en hausse
Malgré la proximité du cinéma Pathé, le
cinéma Landowski, labellisé « Art et essai » et
« Recherche et découverte », a enregistré 27 000
entrées en 2006. Un chiffre important quand
on sait que sur le plan national, la fréquentation des salles indépendantes est à peine de
10 000 entrées par écran. « Lorsque j’ai repris
la programmation, en 2002, la fréquentation du
cinéma Landowski n’atteignait pas les 14 000
entrées. Aujourd’hui, elle a presque doublé »,
explique Manuel Chapellut, directeur du
cinéma. Cette bonne santé est avant tout la
conséquence d’une politique de programma-
tion de qualité à tendance culturelle,
en adéquation avec la demande du
public et les sorties nationales. Des
opérations ponctuelles attirent également un large public comme le festival « Télérama-AFCAE » (Association
française des cinémas d’art et d’essai)
et le « Printemps du cinéma ». Enfin,
deux autres dispositifs – « École et
cinéma », mis en place par le ministère de l’Éducation nationale, et
« Lycéens et apprentis au cinéma »,
en partenariat avec l’ACRIF (Association des cinéma de recherche d’Ilede-France) – attirent un nouveau
public et favorisent la projection de
plusieurs films en matinée.
Nouveauté 2007 : la carte Pass
À compter de ce mois-ci, le cinéma
Landowski accepte la carte Pass.
« Cette disposition va nous permettre
d’attirer un nouveau public et de le sensibiliser à un autre cinéma. Et, j’espère,
d’atteindre les 30 000 entrées annuelles », poursuit Manuel Chapellut. Mise en place à la
suite d’un décret du ministère de la Culture
pour faire face aux conséquences de l’implantation des multiplex, cette disposition
va permettre aux cinémas indépendants situés
à proximité de récupérer, avec la création de
cette carte, le public qu’ils avaient perdu. Une
innovation qui devrait combler les cinéphiles
boulonnais.
Gioconda Leroy
Comment se procurer les cartes
promotionnelles ?
• La carte Pass s’obtient par correspondance
après avoir rempli un formulaire disponible
à l’accueil du cinéma Pathé. On peut aussi
l’obtenir par Internet sur
www.cinemasgaumontpathe.com
Cette carte nominative est valable un an
au prix de 19,80 € par mois.
• La carte « cinq places » est disponible
au guichet du cinéma Pathé.
Valable deux mois, elle coûte 35,50 €.
Boulogne~Billancourt
Information
mars 2007
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La ville
Découverte
L’importance des studios
de Boulogne-Billancourt,
dans le monde de l’image
Plein feu sur les studios
de Boulogne-Billancourt
En direct avec Louis
La SFP compte les sites de Bry-sur-Marne,
Boulogne-Billancourt, Saint-Ouen et
les Studios 130. En quoi les studios
de Boulogne-Billancourt sont-ils
exceptionnels ?
Ils sont d’un modernisme absolu au niveau
technique, ils sont spacieux, bien placés,
à deux pas de Paris. Le site de BoulogneBillancourt a le grand avantage de pouvoir
recevoir plusieurs émissions simultanément.
Les invités apprécient le confort des
installations, l’accueil et le restaurant VIP
« Les loges » apportent un plus. Ces murs
sont chargés d’histoire, et ce passé est un
rêve qui vaut de l’or.
Dès 1908 les studios Eclipse s’installent à Boulogne... le monde du cinéma prend place. Mais il faut
attendre l’arrivée des studios Billancourt en 1923 pour que la ville devienne la capitale du cinéma. En
créant cet espace de choix, le producteur-réalisateur Henri Diamant-Berger fait de Boulogne-Billancourt
« l’Hollywood français » jusqu’en 1960, date où les scènes commencent à se tourner en extérieur.
À Boulogne-Billancourt,
le cinéma s’axe sur deux
espaces de grande importance : le grand studio de
Billancourt, rue du Pointdu-Jour et les studios de
Boulogne ouverts en 1941,
avenue Jean-Baptiste-Clément. Plus de 700 films ont
été tournés dans les studios
de Billancourt : Le Diable au
corps de Claude Autant-Lara,
qui lance Gérard Philipe et
confirme Micheline Presle,
film qui fit scandale en son
temps mais reste un grand
classique. Juliette ou la clé
des songes, en 1950, de Marcel
Carné, avec en décor de Trauner, une forêt entière reconstituée en studio dont le coût ruine le producteur. Le Blé en herbe, d’après Colette, avec
Edwige Feuillère... avant de laisser la main
aux Studios de Boulogne.
Installé dans un triangle d’or formé par la rue
de Silly, l’avenue Jean-Baptiste-Clément et la
rue de Paris, ce nouveau studio s’appelle «Le
Petit monde illustré ». Aujourd’hui, les « studios de Boulogne », qui existent encore grâce
à l’intervention de Jean-Pierre Fourcade qui a
refusé leur démolition à son arrivée en 1995,
travaillent pour la télévision. Ils ont fait peau
neuve en 1999 et offrent 6 500 m2 d’espace,
avec quatre « plateaux » différents. Ils sont la
propriété de la SFP (Société française de production), acteur majeur du marché de la prestation audiovisuelle et cinématographique
dans l’Hexagone. Privatisée en 2001, la SFP
est reprise par le groupe Euro Media Télévision associé au groupe Bolloré.
Sésame ouvre-toi
Après avoir montré patte blanche rue de Silly,
la porte des studios s’ouvre et donne accès à
un grand hall empli de mystère, bétonné, très
La façade des studios de Boulogne-Billancourt,
rue de Silly.
très haut de plafond. Accueilli par quelques
affiches de cinéma de films de référence, l’atmosphère mythique inspire le respect. Tous
les grands du monde du cinéma ont franchi
ce seuil. Comme par magie, le temps d’un
soupir, défilent dans l’esprit mille et mille
images de tous ces films qui ont fait rêver,
pleurer ou rire. Très vite, le regard est attiré
par les flèches indiquant la « loge des artistes »
ou l’« entrée des studios ».
Silence on tourne
Lorsqu’une émission est programmée, la première journée, suivant les instructions du
client, les studios s’occupent de « plafonner ».
En clair, installer les spots, monter « les ponts »,
orchestrer le positionnement des lumières.
Le lendemain, le producteur est là pour réceptionner le décor de l’émission toujours fabriqué à l’extérieur. Il faut le monter. Le jour
suivant, c’est au tour du directeur de la photo
de faire le « pré-light ». Il ajuste les lumières
Boulogne~Billancourt
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Information
mars 2007
avec le décor, pose « les gélatines » devant les projecteurs
pour corriger ou colorer la
lumière, mémorise et préorganise. Il travaille avec des
« doublures-lumières » qui
prennent la position des
futurs invités pour l’ajustement de l’éclairage. Arrivent
ensuite le « car-régie », le réalisateur et les « moyens techniques » avec la connectique
informatique, les caméras et
les magnétoscopes. Le cinquième jour, avant-dernier
jour de préparation, la répétition générale ne doit rien
laisser au hasard pour le jour
de vérité du lendemain... Les
invités arrivent, passent au
maquillage, à l’habillage, on leur pose les
micros-cravates et résonne « silence, on tourne ».
Pour une heure trente d’émission, il peut y
avoir trois à quatre heures d’enregistrement...
Comment s’orchestrent
les émissions actuellement ?
Aujourd’hui, seuls les décors des émissions
permanentes restent en fixe : Qui veut
gagner des millions, Le Grand concours,
Envoyé spécial, Thé ou café et l’émission
du dimanche de Laurence Ferrari sont
les émissions tournées en permanence
à Boulogne-Billancourt. À côté de ces
opérations, il y a des programmes
occasionnels. Beaucoup de jeux se servent
de ces plateaux, dont la nouvelle chaîne JET
née dernièrement, mais ces prochains mois,
les grilles de réservations sont ouvertes
aux débats politiques !
Quel est votre point fort ?
Nous sommes un des seuls studios en
France à proposer des services HF (Haute
fréquence), des caméras sans fil qui envoient
directement aux « cars-régies ».
La SFP assure à ses clients, producteurs,
diffuseurs, institutionnels, etc., une prestation
globale ou sur-mesure.
Les codes de couleurs
Le vert et le bleu sont souvent bannis autant
par la maquilleuse que par les ingénieurs de
la vision. Le vert donne aux invités un teint
terne, voire gris. Cette couleur correspond
aussi à une absence de signal en vidéo numérique professionnelle, il ne faut donc pas
d’équivoque. Pour des raisons sémantiques
le bleu et le rouge sont souvent utilisés pour
l’information. Associés, le bleu et le rouge
rappellent les couleurs du drapeau français.
Le bleu apporte un côté institutionnel, rassurant
et posé, il n’agresse pas le regard, il ne fatigue
pas les yeux. Le rouge apporte ce qu’il faut
de dynamique, il réveille, il capte l’attention.
Un peu, beaucoup, passionnément...
Finalement, la télévision et le cinéma sont
deux mondes de l’image, des fabricants à la
fois de rêves et de réel. Dans un monde comme
Deniel
un des managers du groupe Euro Media.
Le cinéma a été inventé
par les frères Lumière...
Le hall d’entrée du bâtiment. L’unique régie fixe des studios occupe 150 m2.
L’impressionnant plateau de Dimanche +.
dans l’autre, hier comme aujourd’hui, on parle
de décors, de lumières, et de scénarios. Le 28
décembre 1895 sonne l’heure de la première
représentation publique et payante d’une
séance de cinéma par les frères Lumière au
Grand-Café à Paris, elle dure 25 minutes.
Sont projetés dix-sept films muets d’une
minute chacun, dont : L’Arrivée d’un train à la
Ciotat, L’Arroseur arrosé (initialement appelé
Le Jardinier), Le Déjeuner de bébé... le ToutParis est emballé. Suite à cette projection,
Georges Méliès, inventeur du film fiction avec
scénario, veut acquérir l’invention... mais, le
père, Antoine Lumière, portraitiste et photographe de renom, répond à la place de ses
fils : « Non, cette invention n’est pas à vendre et
d’ailleurs, mon cher ami, vous pouvez m’en
remercier car pour vous elle serait la ruine. Elle
peut être exploitée quelque temps comme une
curiosité scientifique, mais en dehors de cela,
elle n’a aucun avenir commercial... »
Ghyslaine Moreau
Et pourtant, en 1888, sept ans avant
les frères Lumière, M. Le Prince a filmé
l’animation du pont Alexandre III à Paris
en deux séquences. Voilà, sans doute, le
premier film jamais créé. Enthousiasmé par
son invention, il part, cette même année,
à Paris la présenter aux scientifiques de
l’époque. M. Le Prince prend le train à
Dijon vers Paris avec sa caméra et son film.
On l’a vu monter dans le train, il n’en est
jamais descendu ! À ce jour, personne ne
sait ce qu’est devenu cet inventeur français
disparu. Sa caméra a été retrouvée il y a
seulement quelques années !
Boulogne~Billancourt
Information
mars 2007
55
La Coupe du Monde de Rugby des moins de
19 ans, Afrique du Sud - Corée, en avril 2003.
L’élite du rugby mondial
à Boulogne-Billancourt
Pendant la Coupe du Monde de Rugby qui se déroulera en France du 7 septembre au
20 octobre 2007, plusieurs équipes viendront s’entraîner à Boulogne-Billancourt. La ville
mettra à leur disposition le terrain de rugby, la piscine et une salle de musculation.
Offensifs, opiniâtres, les rugbymen irlandais
jouent les trublions depuis deux ans dans le
tournoi des six nations. Et ce, malgré leur
récente défaite face au XV tricolore. Un bon
présage pour les diables verts à l’approche de
la Coupe du Monde de Rugby 2007 qui se
déroulera en France en septembre et en octobre
prochains. Une bonne nouvelle aussi pour la
ville. Début février, le conseil municipal a
validé la convention qui prévoit la mise à disposition de différents équipements sportifs
tout au long de la compétition afin que plusieurs équipes puissent venir s’entraîner à
Boulogne-Billancourt. Pendant les phases qualificatives, les internationaux irlandais prendront leur quartier au stade du Saut-du-Loup
à deux reprises pendant trois jours, une fois
avant le match qu’ils joueront contre les Français le 21 septembre et une fois avant la rencontre contre les Argentins programmée neuf
jours plus tard. Ils auront accès à la piscine
municipale pour les séances de récupération,
à une salle de musculation pour la préparation
physique, et au gymnase Paul-Souriau en cas
de fortes intempéries. Avec un peu de chance,
les passionnés pourront croiser des pointures
comme le capitaine Brian O’Driscoll, l’un des
meilleurs défenseurs du monde, ou le jeune
buteur Ronan O’Gara, qui a battu le record
de points inscrits par un international irlandais en 2006. Pour la ville, ces deux séjours
ne seront qu’une mise en jambe. Pendant les
phases finales, du 30 septembre au 21 octobre,
Boulogne-Billancourt accueillera une équipe
en configuration dite « camp de base », c’està-dire pour la totalité des entraînements jusqu’à la finale. À ce niveau de la compétition,
sauf surprise, les joueurs qui fouleront la
pelouse du terrain de l’ACBB devraient faire
partie de l’élite du rugby mondial. «À chaque
fois, nous verrons avec les coachs s’il est possible d’organiser des rencontres avec des jeunes
ou des rugbymen boulonnais, d’ouvrir un entraînement au public, explique Jean-Michel Cohen,
maire adjoint chargé des Sports, qui suit le
projet depuis un peu plus d’un an. La Coupe
du Monde de Rugby 2007 est une formidable
occasion de fédérer l’ensemble des actions menées
à Boulogne-Billancourt dans le domaine du rugby
mais aussi de valoriser la ville, notamment grâce
à l’engouement médiatique que pourraient susciter les équipes que nous recevrons.»
Des équipements de qualité
La ville a fait connaître son intention d’accueillir une ou plusieurs délégations pratiquement dès que la France a été choisie pour
organiser la compétition. Les responsables de
la Fédération française de rugby et du Comité
d’organisation de la Coupe du Monde de Rugby
2007 ont étudié le dossier avec attention. Ils
ont visité les installations, rencontré à plusieurs reprises les responsables de la direction
des Sports. « Des délégations de plusieurs grandes
équipes comme le Pays de Galles, l’Irlande, l’Angleterre, L’Écosse, sont venues sur place, explique
Jean-Michel Cohen. Elles ont apprécié la qualité du terrain de rugby et du complexe piscinesalle de musculation. » Le fait que le stade du
Saut-du-Loup soit situé un peu à l’écart, dans
un endroit calme, tout en étant à proximité
du Stade de France et du Parc des Princes, a fini
de séduire les entraîneurs et les instances sportives qui ont aussi apprécié que BoulogneBillancourt ait l’habitude depuis de nombreuses
années de recevoir des équipes de stature internationale. « En 2003, nous avons accueilli pendant 16 jours l’équipe d’Afrique du Sud pour la
Coupe du Monde de Rugby des moins de 19 ans
et organisé deux matchs de la compétition, rappelle Jean-Michel Cohen. Nous mettons régulièrement le terrain de l’ACBB à la disposition
de grandes équipes de rugby. » Les All Blacks,
les Australiens, les Sud-Africains, les Anglais,
les Gallois : tous se sont entraînés au moins
une fois au stade du Saut-du-Loup avant une
tournée européenne, un match amical ou
encore une rencontre du tournoi des six
nations... Les responsables de la direction des
Sports sont rôdés. Ils savent s’adapter, répondre
aux demandes de dernière minute des coachs
et des joueurs. Pendant la compétition, une
ou deux personnes seront chargées de faire le
lien entre la fédération, l’équipe et la municipalité pour que tout se passe au mieux et que
Boulogne-Billancourt reste un endroit où les
meilleures équipes de rugby aiment venir se préparer aux grands rendez-vous.
Nicolas Reynaud
Boulogne~Billancourt
Information
mars 2007
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Ludovic, senior 1ère année, 18 ans,
est classé 50.
Brèves sports
Une compétition régionale d’escalade
La section tennis de table
en pleine forme
Des effectifs rajeunis en constante augmentation depuis quatre ans, des équipes qui font
parler d’elles aux niveaux régional et national : la section tennis de table de l’ACBB se porte
bien et attire de plus en plus de Boulonnais.
La vitesse de jeu s’accroît petit à petit. Matthieu, 15 ans, travaille son coup droit. L’objectif : faire preuve de régularité et tenir le
plus longtemps possible l’échange. En face
de lui, Jonathan, 18 ans, qui joue en équipe
senior. Une à deux fois par semaine, il vient
« relancer » les jeunes espoirs pour leur permettre de progresser plus rapidement, de
changer de rythme. Pendant une heure et
demi, il va aider Matthieu à travailler les
coups, les déplacements, mais aussi des effets
courants en tennis de table comme le top
spin, qui consiste à lifter très fort la balle...
Ils sont plusieurs comme lui à participer activement à la formation d’une nouvelle génération de joueurs. « Il y a une véritable entraide,
une solidarité qui reflète bien la dynamique à
l’œuvre au sein du club, explique Emmanuel
Lopez, président de la section tennis de table
de l’ACBB. Les meilleurs jouent avec ceux qui
sont un peu plus faibles. Il y a ce souci que tout
le monde progresse. » Cet esprit associatif, cette
convivialité, a contribué à attirer de nouveaux
adhérents et surtout à les convaincre de rester.
En quatre ans, le club a pratiquement doublé
ses effectifs et compte désormais plus de 350
membres. Chacun progresse à son rythme,
selon ses objectifs. « L’avantage du tennis de
table, c’est qu’on peut le pratiquer facilement
en loisir. Même si à
partir d’un certain
niveau les joueurs
se préparent physiquement, font
régulièrement de
la course à pied,
des séances de
musculation, il
n’y a pas besoin
d’être un athlète
pour commencer »,
note le président du
club qui tient à souligner que tout le monde
peut trouver sa place au
sein de la section. Tout n’est
pas axé autour des 180 licenciés qui
font de la compétition et s’entraînent pour
beaucoup plusieurs fois par semaine. Les
adhérents qui ont une pratique loisirs, ont
eux aussi droit à un entraînement dirigé pour
progresser et maîtriser les subtilités du jeu.
Des effectifs rajeunis
« La raquette qu’on utilise en tennis de table
permet de faire des effets, de varier les coups,
explique Emmanuel Lopez. Beaucoup de gens
viennent en pensant savoir jouer parce qu’ils
Boulogne~Billancourt
58
Information
mars 2007
Pongiste
taquinent la balle en
depuis un an
et grand espoir
vacances ou avec des
du tennis de
amis. Très vite, ils
table, Benjamin,
s’aperçoivent que
9 ans, est déjà
le tennis de table,
classé 85.
ce n’est pas le
ping pong. C’est
un sport technique, qui requiert
de la maîtrise, de
l’habileté, même
s’il reste très accessible. » Les conseils
prodigués par les trois
entraîneurs qu’emploie
le club – un à temps plein
et deux à temps partiel –, par
les animateurs bénévoles ou les
joueurs plus expérimentés sont donc bienvenus pour maîtriser les subtilités du jeu. Les
adultes en profitent mais aussi les jeunes, de
plus en plus nombreux. Pratiquement la
moitié des adhérents ont moins de 16 ans
contre un tiers il y a quelques années. Depuis
quatre ans, au mois de mai, le club organise
plusieurs journées portes ouvertes pour faire
découvrir le tennis de table. « On attire quarante à cinquante personnes à chaque fois,
explique Emmanuel Lopez. On propose à ceux
qui sont intéressés de venir jouer gratuitement
jusqu’à la fin de saison. À l’arrivée près d’un
quart d’entre eux s’inscrivent à la rentrée. »
Cette politique active de recrutement a permis
de rajeunir mais aussi de féminiser les effectifs. Il y a deux ans, la section comptait à peine
plus de 30 joueuses. Aujourd’hui, elles sont
70. « Nous avons réussi à faire venir beaucoup
de joueuses très jeunes qui ont moins de 12 ans,
explique Emmanuel Lopez. La féminisation
du club reste une de nos priorités. »
Des équipes en forme
Dans les tranches d’âge supérieures, l’arrivée
de nouvelles joueuses a permis de reconstruire des équipes pour la compétition. La
progression des effectifs a aussi eu des effets
bénéfiques chez les messieurs puisque le club
comptabilise 11 équipes masculines cette
année. « Nous sommes parmi les trois clubs
français qui ont le plus d’équipes engagées dans
les championnats de France, note Emmanuel
Lopez qui souligne au passage la dimension
collective du tennis de table. Ce n’est pas un
sport individuel comme le tennis. Quatre vingt
pour cent des compétitions se jouent en équipe.
Les joueurs se coachent, s’encouragent. Pour
gagner, il faut de bons joueurs, mais aussi une
bonne cohésion du groupe. » Depuis que le club
s’est relancé, les résultats sont au rendez vous.
La meilleure des quatre équipes féminines
joue cette année la montée en pré-nationale,
premier échelon au dessus des championnats
régionaux. «Notre équipe phare, l’équipe senior
hommes, est quasiment sûre d’accéder à la nationale 1, la première division non professionnelle.
Chez les messieurs, aucune équipe du club n’avait
été aussi haut depuis les années 70, poursuit
le président pour qui ces performances traduisent la nouvelle dynamique à l’œuvre au
sein du club. Tout le monde est derrière l’ascension de la section. Lors du dernier match de
notre équipe fanion, 120 personnes étaient dans
les tribunes pour encourager les joueurs. » Fait
plutôt rare à ce niveau : sur les six pongistes
de l’équipe, trois fréquentent la section depuis
qu’ils ont une dizaine d’années. Preuve que
le travail de formation paye et doit continuer.
« On aimerait vraiment qu’il y ait une relève,
note Emmanuel Lopez. Pour cela, il faut mettre
plus de moyens, investir dans la formation pour
pouvoir proposer aux meilleurs jeunes des entraînements individuels afin qu’ils puissent passer
un cap. » En attendant que cela soit possible,
les meilleurs jeunes jouent en équipe avec
les seniors pour pouvoir se frotter à des joueurs
plus expérimentés en championnat. « Mise
en place il y a deux ou trois ans, la mixité (des
âges et des niveaux) a été quelque peu discutée
au départ par certains adultes, note Cyril, un
des entraîneurs de la section. Il n’empêche ;
ceux qui ont joué le jeu se régalent aujourd’hui. »
La grande majorité des jeunes espoirs ont
atteint le niveau senior et peuvent rivaliser
avec leurs aînés. De quoi laisser espérer de
belles performances dans les années à venir.
Nicolas Reynaud
«120 candidats ont participé dimanche 28 janvier à une
compétition régionale d’escalade (juniors et seniors,
filles et garçons) rue de Clamart, raconte Patrice Cheval,
à l’origine de la création du club boulonnais Agrippine.
Comme notre club est affilié à la Fédération française
nationale de la montagne et de l’escalade et que
nous disposons d’une structure murale de 480 mètres
s’élevant sur 12 mètres, notre salle se prête aux
compétitions. » L’objectif de cette épreuve ? Sélectionner
de futurs champions. Cette manifestation organisée en
collaboration avec
le comité régional
d’Île-de-France de la
Fédération française
de la montagne
et d’escalade a pour
but de qualifier
des lauréats pour
les championnats
de France et
interrégionaux. La ville
continue de soutenir
Agrippine qui depuis
des années fait vivre
ce sport à BoulogneBillancourt et reçoit
quelque 400 adeptes
âgés de 8 à 70 ans.
Signe de bonne santé !
Natation
L’ACBB section natation a remporté le 3e Meeting national
interclubs des maîtres (plus de 25 ans) les 27 et 28
janvier derniers à la piscine Léo-Lagrange à Compiègne.
Ce championnat a réunit 470 nageurs et 47 clubs. L’ACBB,
club le plus représentatif au niveau national, avec ses cinq
équipes de dix nageurs, s’est qualifié pour le championnat
de France par équipe – avec 900 points d’avance, ce qui
est vraiment exceptionnel – pour la deuxième année
consécutive, devant le RC France et le CN Marseille.
Prochain rendez-vous aux championnats de France Open
des maîtres à Angers, du 15 au 18 mars.
Escrime
Le championnat d’escrime d’Île-de-France aura lieu au
gymnase Paul-Souriau, 30, rue de Seine le dimanche
25 mars de 8h à 18h30. Organisé par l’ACBB section
escrime, il réunira, sur 12 pistes électriques, l’élite des
jeunes escrimeurs de 11-12 ans de la ligue d’escrime
de Versailles. 120 escrimeurs représenteront des clubs
prestigieux comme ceux de Levallois et Saint-Gratien,
formateurs et pourvoyeurs de champions olympiques
et champions du monde.
Pour plus de renseignements
Basket-ball
Contacter le club par mail [email protected],
par téléphone au 01 46 04 27 95,
ou aller directement à la salle, 165 rue
du Vieux-Pont-de-Sèvres (sous la piscine),
du lundi au vendredi (17h-22h)
ou le week-end (10h-13h).
Prochain match de l’équipe masculine senior
en nationale 2, le samedi 24 mars à partir de
17h00 (entrée libre).
Excellent parcours pour Val-de-Seine Basket qui a disputé
pour la première fois la finale en championnat de France
contre le « leader » actuel du championnat, l’AAS Sarcelles,
le 10 février dernier, au gymnase des Postillons à Sèvres.
Même si Sarcelles s’est imposé 76-70, les joueurs du club
sont passés tout près de l’exploit, et l’ambiance dans les
tribunes bondées (de supporters) était vraiment explosive.
Ce match s’est déroulé dans un esprit bon enfant et les
joueurs ont pu se retrouver et échanger autour d’un verre
de l’amitié après la rencontre.
Boulogne~Billancourt
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