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PROCES-VERBAL
62ème Réunion Plénière
du Comité Consultatif
International du Coton
Gdansk, Pologne
Septembre 2003
PROCES-VERBAL DE LA
62ème REUNION PLENIERE
“Le monde du coton:
développements et remèdes”
CCIC
Washington DC E.U.
© Comité Consultatif International du Coton, 2003
Prix : US$50.00
PREFACE
Sur l’invitation du gouvernement de Pologne, la 62ème Réunion Plénière du Comité
consultatif international du coton s’est tenue à Gdansk du 7 au 12 septembre 2003.
Le Comité consultatif international du coton (CCIC) est une association de gouvernements ayant un intérêt dans la production, l’exportation, l’importation et la consommation de coton. C’est une organisation créée dans le but d’encourager la coopération
pour la solution des problèmes relatifs au coton qui présentent un caractère international.
Les fonctions du Comité consultatif international du coton, telles que les définit le
Règlement statutaire, sont les suivantes :
• Observer et suivre de près l’évolution de la situation mondiale dans la mesure où
elle intéresse le coton.
• Réunir et publier des statistiques complètes, officielles et à jour sur la production,
le commerce, la consommation, les stocks et les prix du coton dans le monde.
• Proposer, s’il en est besoin, aux Etats-membres du CCIC, toutes mesures que ce
dernier juge appropriées et réalisables pour renforcer la collaboration internationale
afin de développer et de maintenir une économie mondiale du coton qui repose sur
des bases saines.
• Etre le forum international pour toutes discussions relatives aux prix du coton.
GOUVERNEMENTS MEMBRES
Afrique du Sud
Allemagne
Argentine
Australie
Belgique
Bénin
Brésil
Burkina Faso
Cameroun
Chine (Taiwan)
Colombie
Corée, Rép. de
Côte d’Ivoire
Egypte
Paraguay
Pays-Bas
Philippines
Pologne
Royaume-Uni
Russie
Soudan
Suisse
Syrie
Tanzanie
Tchad
Togo
Turquie
Zimbabwe
Espagne
Etats-Unis d’Amérique
France
Finlande
Grèce
Inde
Iran
Israël
Italie
Mali
Nigéria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Bureau du Secrétariat
1629 K Street, NW Suite 702
Washington, DC, Etats-Unis d’Amérique
Téléphone: (202)463-6660
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Télécopie: (202)463-6950
Internet: http:www.icac.org
TABLE DES MATIERES
DECLARATION DE LA 62ème REUNION PLENIERE
7
PROCES-VERBAL
Inauguration
Pièces jointes
Rapport du Président de la Commission Permanente
Rapport du Directeur exécutif
10
11
13
Séances Plénières
Première Séance Plénière
Deuxième Séance Plénière
Troisième Séance Plénière
15
17
20
Séances Ouvertes
Première Séance Ouverte
Deuxième Séance Ouverte
Troisième Séance Ouverte
22
24
25
Atelier
La filière cotonnière mondiale sans quotas—
Perspectives après 2005
Séance de Clôture
Comité de Direction
Première Réunion
Deuxième Réunion
Pièces jointes
Document de travail I: Election du bureau de la
Commission permanente
Document de travail II: Proposition de modification
du règlement
Document de travail V: Invitations de l’Inde
et du Royaume-Uni
Troisième Réunion
Pièce jointe
Rapport du Président du Comité de recherche en matière
de production cotonnière
27
27
28
28
31
31
31
32
32
LISTE DES DOCUMENTS ET DES DOCUMENTS DE TRAVAIL
34
REPRESENTANTS
34
Les Rapports de la Réunion, qui font parties intégrantes des enregistrements de la Réunion sont publiés
séparément. Les Procès-verbaux en Anglais et Espagnol sont également publiés séparément.
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
7
DÉCLARATION DE LA 62ÈME RÉUNION PLÉNIÈRE
« Le monde du coton : évolution et solutions »
Le Comité consultatif international du coton s’est réuni à Gdansk en Pologne du 7 au 12 septembre 2003 à l’occasion de sa 62ème
réunion plénière depuis 1939. Des représentants de 42 gouvernements et 5 organisations internationales ont participé à la
réunion.
1. D’après le secrétariat, les prix du coton en termes réels se situaient à un plancher historique en 2001, ce qui a entraîné une baisse
de la production et une augmentation de la consommation de coton lors de la campagne 2002/03. En conséquence, les stocks de
fin de campagne ont chuté à leur niveau le plus bas depuis 1994/95 et les prix moyens du coton ont augmenté d’environ un tiers.
Les prix du coton n’en restent pas moins inférieurs au niveau moyen des années 70, 80 et 90.
2. Selon le secrétariat la consommation mondiale de coton a augmenté pour la quatrième année consécutive en 2002 pour
atteindre le niveau record de 20,6 millions de tonnes, ce qui représente un accroissement cumulé sur quatre années de 2 millions
de tonnes, soit environ 10%. Néanmoins, la part du coton dans la consommation mondiale de fibres a diminué du fait d’une
croissance plus rapide de la consommation des fibres concurrentes. Une étude commune des secrétariats de la FAO et du CCIC
indique que la part du coton dans la consommation au détail de fibres s’est accrue ou est restée stable au cours de la dernière
décennie dans quelques pays seulement, notamment les Etats-Unis. La baisse la plus importante de la part du coton dans le
marché du détail s’est produite dans les pays en développement asiatiques qui sont responsables de plus de la moitié de la
consommation industrielle de coton mais qui ne représentent qu’un quart de la demande mondiale finale.
3. Le secrétariat a indiqué que le commerce mondial de coton a augmenté de 14% entre 2000/01 et 2002/03 pour atteindre le niveau
record de 6,6 millions de tonnes. L’essentiel de la croissance des échanges commerciaux découle d’une croissance des importations de la part des pays producteurs de coton. Le secrétariat a également fait savoir que le coton produit à partir de variétés
génétiquement modifiées entre dans la filière textile mondiale en quantités croissantes et représentait 34% des exportations
mondiales de coton en 2002/03. Le secrétariat a déclaré qu’il n’y avait pas de différences de prix entre les fibres et les textiles
produits à partir de coton génétiquement modifié et les fibres et textiles produits à partir de coton conventionnel.
4. Le Comité appuie fermement une issue heureuse aux pourparlers sur l’agriculture et d’autres sujets qui se déroulent à l’heure
actuelle sous l’égide de l’OMC. Une majorité écrasante de gouvernements membres ont réaffirmé les impacts négatifs qu’ont les
subventions et certaines autres mesures gouvernementales sur la production et le commerce affectant les producteurs de coton,
surtout dans les pays en développement et dans les pays les moins développés et ont exhorté les gouvernements à éliminer
toutes les mesures et subventions affectant le coton. Le Comité a également convenu que l’opinion ci-dessus devait être
communiquée à l’OMC. Il a par ailleurs été reconnu que les problèmes affectant tous les producteurs de coton méritent reconnaissance et attention immédiate.
5. Le Comité a enjoint tous les gouvernements à rechercher des méthodes permettant de diminuer les barrières tarifaires et non
tarifaires sur les textiles et les articles de confection fabriqués à partir du coton afin d’étendre le commerce des produits en coton.
6. La filière cotonnière se doit de relever le défi stratégique que représente l’encouragement de la consommation du coton. La
demande mondiale de coton augmente pour atteindre des niveaux record. Néanmoins, la consommation par habitant se situe au
niveau qu’elle avait atteint pendant les années soixante. Le Comité a reçu des rapports d’experts en matière de technologie des
fibres sur les méthodes permettant d’améliorer les performances des tissus en utilisant du coton et des fibres complémentaires
afin d’accroître la satisfaction des consommateurs. Il a également été indiqué au Comité que la consommation par habitant de
coton augmente dans les pays disposant de programmes nationaux visant à apporter aux consommateurs du pays des informations positives sur le coton.
7. On a informé le Comité sur une étude démontrant que les consommateurs choisissent presque systématiquement des produits
en coton lorsqu’ils sont informés sur la teneur en fibre. Un représentant du Forum international pour la promotion du coton
(FIPC) a toutefois indiqué que seuls 59 pays sur les 166 ayant participé à l’enquête disposaient de lois exigeant que la teneur en
fibre soit indiquée sur les étiquettes des produits vendus au détail. De nombreux consommateurs n’étaient par conséquent pas
à même d’identifier facilement la teneur en fibre des produits mis en vente dans leur pays, ce qui fait obstacle aux efforts visant
à encourager la demande de coton au niveau du détail. Les experts en matière de promotion de la demande s’accordent à dire que
les étiquettes indiquant la teneur en fibre constituent une étape fondamentale dans les efforts pour accroître la demande de
coton. Il a été convenu qu’il serait bon d’encourager les pays à exiger que l’on appose une étiquette indiquant la teneur en fibre
sur les produits vendus au détail.
8. Parmi les éléments d’une stratégie visant à renforcer la position concurrentielle du secteur figurent les améliorations de la
qualité du coton et des mesures de la qualité. Le Comité a entendu des exposés sur la mesure de la teneur en fibres courtes, le
8
SEPTEMBRE 2003
collage et les neps, ainsi que des informations concrètes sur le coût et la logistique de la création de programmes nationaux
d’évaluation de la qualité à l’aide d’instruments. On a informé le Comité que les programmes d’évaluation de la qualité à l’aide
d‘instruments étaient plus performants que les méthodes classiques de classement manuel.
9. On a indiqué au Comité que le non-respect des contrats afférents au commerce international de coton pose un problème de
taille. De par le passé, le CCIC a donné son aval au concept de respect des contrats et à l’application des décisions d’arbitrales
valides. Cette année, le Comité a également reçu des informations quant à la façon d’éviter les contentieux dans le commerce
international de coton en minimisant les controverses sur la qualité. Le Comité a donné pour instruction au secrétariat de
constituer un Panel d’experts sur les tests du coton avec des instruments et d’étudier comment il convenait au mieux de rédiger
un Accord international sur le classement du coton à base d’instruments afin de s’assurer que les résultats des mesures soient
homogènes pour tous les laboratoires de classement, ce qui contribuerait à réduire le nombre de contentieux dans le commerce
international du coton.
10. Le Comité de recherche sur la production cotonnière a organisé un séminaire technique sur les effets que les progrès réalisés
en matière de transformation industrielle ont sur la demande d’un coton de qualité. Selon les chercheurs, l’adoption des technologies recommandées accompagnées du développement de variétés à haut rendement contribue à l’amélioration significative du
rendement et de la qualité du coton, et il a été indiqué que le classement du coton à l’aide d’instruments permettait d’augmenter
les prix. Il a toutefois été déclaré que le collage et les impuretés continuent à poser de graves problèmes dans le secteur du coton.
Des systèmes de classement permettant de quantifier le collage et les impuretés doivent être introduits afin que les primes et les
décotes sur le marché puissent inciter à l’élimination de ces problèmes. Les chercheurs ont suggéré que les sélectionneurs de
coton devraient développer des variétés permettant de satisfaire aux besoins des systèmes de filature à bout libéré ou compacts.
En 2004, le Comité organisera un séminaire technique sur « Comment améliorer les rendements et diminuer la consommation de
pesticides. »
11. La troisième conférence mondiale sur la recherche cotonnière s’est tenue au Cap, en Afrique du Sud, du 9 au 13 mars 2003. 350
délégués en provenance de 38 pays et organisations internationales y ont assisté. La section d’information technique du
secrétariat a aidé à l’organisation de la conférence. On y a exposé oralement 164 articles de recherche, alors que 83 articles ont été
présentés sous forme de posters. Le Comité a décidé que la quatrième conférence mondiale de recherche cotonnière aura lieu aux
Etats-Unis en 2007.
12. Le Comité a entendu le rapport du Panel consultatif du secteur privé. Le PCSP a identifié des méthodes permettant potentiellement
de rendre le travail du secrétariat plus efficace et a considéré qu’il serait bon que l’on tire parti des ressources ainsi économisées
pour accroître les efforts en matière d’éducation. Le PCSP a remercié le Comité d’avoir soutenu les efforts visant à faciliter la
promotion nationale de la consommation du coton et a lancé un appel pour que l’on mette d’avantage l’accent sur la promotion
du coton. Le PCSP a recommandé certaines modifications à l’ordre du jour des réunions plénières. Le PCSP a pris note du fait que
le génie génétique était en train de transformer l’industrie cotonnière en diminuant les applications d’intrants et en faisant baisser
les coûts de production. Le PCSP a exhorté les gouvernements à œuvrer en direction de l’approbation des variétés de coton
issues du génie génétique. Le Comité a donné pour instruction au secrétariat de réinstaurer son Panel d’experts en matière de
biotechnologie du coton afin de se mettre à jour sur les progrès scientifiques réalisés depuis son dernier rapport en 2000. Le PCSP
a encouragé les gouvernements à garantir que les décisions d’arbitres internationaux compétents soient exécutoires dans leurs
pays. Le PCSP a enjoint les gouvernements à appuyer une issue heureuse aux pourparlers sur l’agriculture et d’autres sujets sous
l’égide de l’Organisation mondiale du commerce afin de diminuer les distorsions au commerce mondial du coton causées par
certaines mesures gouvernementales.
13. Le Comité a reçu un rapport sur les activités du Forum international pour la promotion du coton et a convenu que le travail du
FIPC est important et devrait continuer à l’avenir. Le Comité a indiqué que les pays membres devraient redoubler d’efforts pour
stimuler la demande interne de coton. Le Comité a encouragé les organisations cotonnières nationales à se joindre au FIPC.
14. Le CCIC a exprimé sa reconnaissance à l’endroit du Fonds commun des produits de base qui a appuyé le développement du
secteur et a reconnu les avantages qu’apportent à la filière cotonnière les projets financés par le Fonds commun des produits de
base. Depuis que le Fonds est devenu opérationnel à part entière en 1991 il a approuvé douze projets sur le coton pour un total
de plus de 21 millions de dollars en dons et en prêts.
15. Le Comité a donné instruction à la Commission permanente et au secrétariat de développer des plans stratégiques sur la base
des principales questions débattues lors de cette réunion plénière. Ces plans stratégiques seront étudiés sur une base annuelle
et serviront à donner forme au programme de travail du CCIC.
16. Le Comité a remercié le gouvernement et le peuple polonais pour leur hospitalité et leur générosité lorsqu’ils ont accueilli la
62ème réunion plénière. Le Comité a accepté avec grand plaisir l’invitation du gouvernement de l’Inde à accueillir la 63ème
réunion plénière à Mumbai en 2004 et celle du gouvernement du Royaume-Uni à accueillir la 64ème réunion plénière à Liverpool
en 2005.
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
9
ANNEXE I
OFFRE ET UTILISATION DE COTON
12 septembre 2003
Campagnes commençant au 1er août
1999
2000
2003
Proj.
2004
Proj.
STOCKS, AU 1ER AOUT
TOTAL MONDIAL
CHINE (CONTINENTALE)
ETATS-UNIS
EXPORTATEURS NETS
IMPORTATEURS NETS 1/
10.697
5.023
0.858
2.752
7.945
10.095
3.812
0.852
2.763
7.332
9.665
2.987
0.000
3.094
6.571
10.616
2.730
1.622
3.836
6.780
8.79
1.87
1.18
3.13
5.65
7.80
1.37
1.01
2.73
5.08
PRODUCTION
TOTAL MONDIAL
CHINE (CONTINENTALE)
ETATS-UNIS
INDE
PAKISTAN
OUZBEKISTAN
TURQUIE
AUTRES
19.090
3.829
3.694
2.652
1.911
1.128
0.791
5.084
19.461
4.420
3.742
2.380
1.816
0.975
0.880
5.248
21.509
5.320
4.420
2.686
1.802
1.055
0.922
5.303
19.257
4.920
3.747
2.312
1.736
1.033
0.900
4.609
20.23
5.40
3.70
2.68
1.79
0.94
0.93
4.79
21.93
6.19
3.91
2.77
1.79
0.99
0.94
5.34
CONSOMMATION
TOTAL MONDIAL
CHINE (CONTINENTALE)
INDE
UE, EUR. CENTR. & TURQUIE
ASIE DE L'EST ET AUSTRALIE
PAKISTAN
ETATS-UNIS
BRESIL
CEI
AUTRES
19.646
4.700
2.939
2.427
2.094
1.698
2.230
0.852
0.561
2.146
19.890
5.200
2.924
2.363
2.075
1.764
1.929
0.873
0.657
2.105
20.202
5.600
2.910
2.441
2.127
1.883
1.676
0.830
0.669
2.065
20.861
6.300
2.882
2.398
2.055
2.034
1.606
0.760
0.667
2.159
21.21
6.70
2.91
2.34
2.02
2.09
1.45
0.78
0.69
2.24
21.59
6.97
2.95
2.33
2.00
2.14
1.37
0.81
0.72
2.30
EXPORTATIONS
TOTAL MONDIAL
ETATS-UNIS
OUZBEKISTAN
ZONE CFA
AUSTRALIE
GRECE
SYRIE
CHINE (CONTINENTALE)
6.107
1.470
0.893
0.771
0.696
0.310
0.252
0.370
5.855
1.472
0.800
0.755
0.849
0.244
0.212
0.097
6.469
2.395
0.810
0.756
0.662
0.290
0.180
0.074
6.670
2.591
0.809
0.841
0.595
0.275
0.125
0.164
6.46
2.44
0.69
1.02
0.35
0.27
0.19
0.10
6.59
2.40
0.71
0.99
0.42
0.30
0.16
0.10
IMPORTATIONS
TOTAL MONDIAL
ASIE DE L'EST & AUSTRALIE
UE, EUR. CENTR. & TURQUIE
CEI
AMERIQUE DU SUD
CHINE (CONTINENTALE)
6.057
2.052
1.652
0.316
0.525
0.030
5.759
1.995
1.453
0.412
0.316
0.052
6.166
2.148
1.602
0.412
0.242
0.098
6.449
2.018
1.368
0.412
0.332
0.685
6.46
1.90
1.25
0.41
0.26
0.90
6.59
1.93
1.32
0.41
0.30
0.90
DESEQUILIBRE DU COMMERCE 2/
AJUSTEMENT DES STOCKS 3/
-0.050
0.004
-0.096
0.094
-0.303
-0.054
-0.222
-0.004
0.00
0.00
0.00
0.00
STOCKS DE CLOTURE
TOTAL MONDIAL
CHINE (CONTINENTALE)
ETATS-UNIS
EXPORTATEURS NETS
IMPORTATEURS NETS 1/
10.095
3.812
0.852
2.763
7.332
9.665
2.987
1.307
3.094
6.571
10.616
2.730
1.622
3.836
6.780
8.786
1.871
1.181
3.132
5.654
7.80
1.37
1.01
2.73
5.08
8.15
1.39
1.16
3.00
5.15
0.40
52.80
0.45
57.20
0.54
41.80
0.511
55.70
0.50
64*
0.52
61*
STOCKS DE CLOTURE/UTILISATION 4/
INDICE COTLOOK A 5/
1
2001
2002
Est.
En millions de tonnes métriques
Comprend le Brésil, la Chine (continentale), la Colombie, l'Inde, le Mexique, le Pakistan, la Turquie et les importateurs traditionnels. 2 Inclusion
des bourres et de déchets, changements du poids lors du transit, différences dans les périodes sur lesquelles porte la communication des données,
et marges d'erreur expliquent les différences entre exportations et importations mondiales. 3 Différence entre les stocks calculés et stocks réels;
montants pour les saisons à venir sont anticipés. 4 Stocks de report mondiaux sauf la Chine (continentale) moins exportations nettes de la
Chine, quantité divisée par la consommation mondiale sauf la Chine. 5 Cents US la livre. Les projections de 2003/04 et 2004/2005 sont basées
sur le commerce net de la Chine (continentale) et le ratio des stocks de clôture à la consommation en dehors de la Chine (continentale).
* Intervalles de confiance à 95% s'étendent à 12 cents la livre, au-dessus et au-dessous de chaque point estimé.
10
SEPTEMBRE 2003
Inauguration
Lundi 8 septembre 2003, 9h30
Sous la présidence de M. Andrzej Szejna
Le SECRETAIRE GENERAL présente
Monsieur Andrzej Szejna, sous-secrétaire d’Etat
au Ministère de l’économie, du travail et de la
politique sociale du gouvernement de la
Pologne, comme président de la séance
d’inauguration.
Le PRESIDENT souhaite la bienvenue aux
délégués. Il invite Mme Jolanta SzymanekDeresz, Chef de la Chancellerie du Président, à
lire une déclaration au nom du Président
Aleksander Kwansniewski.
Lisant la lettre du Président Kwansniewski,
Mme Szymanek-Deresz souhaite la bienvenue
à tous les participants et déclare que c’est un
grand honneur pour la Pologne d’accueillir la
62ème Réunion plénière. Elle fait remarquer que
la Pologne est une plaque tournante de la
production textile et du commerce cotonnier
et que cette tradition remonte à plus de deux
siècles. Le Président félicite la bonne
organisation du CCIC, son suivi des
technologies, son approche axée sur la qualité
et sa capacité à répondre aux défis futurs lancés
par une économie mondiale en progrès. Elle
invite les visiteurs à découvrir la Pologne, qui
deviendra membre de l’Union européenne dans
quelques mois. Les remarques du Président
Kwansniewski sont une déclaration de la
réunion.
Le PRESIDENT présente ensuite ses remarques
inaugurales. Il remercie le CCIC pour
l’organisation de la 62ème Réunion plénière en
Pologne. Il fait remarquer que la longue histoire
de la Pologne a parfois été marquée par des
conditions défavorables, mais que la position
centrale de son pays en Europe a toujours
constitué un avantage pour le développement
des échanges commerciaux. Malgré les
événements tragiques qui ont jalonné l’histoire
du pays, la population a réussi à conserver son
identité et ses traditions industrielles. Les
transformations démocratiques dans les
années 80 et 90 ont permis de trouver des
solutions pacifiques et la Pologne est à présent
membre de grandes organisations
internationales et elle deviendra membre de
l’Union européenne l’année prochaine.
M. Szejna fait observer que l’industrie légère, y
compris le secteur textile, doit faire l’objet
d’une attention particulière de la part du
gouvernement. La filière cotonnière polonaise
s’est développée il y a deux siècles et elle a
connu une forte croissance au tournant des
19 ème et 20 ème siècles. L’industrie textile
reposait principalement sur les capitaux privés
jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale où elle a
été nationalisée. Toutefois, l’industrie textile
a été reprivatisée en 1989. Par conséquent, les
nouveaux propriétaires sont confrontés à la
concurrence au niveau de la production et de
commercialisation de produits textiles et ils
doivent également développer de nouvelles
sources d’approvisionnement des matières
brutes. Depuis 1999, la Pologne bénéficie d’un
accès libre (exempt de droits) aux marchés de
l’UE.
M. Szejna déclare que l’industrie textile est une
source essentielle de revenus pour le pays et
joue un rôle important dans l’économie
nationale, en offrant des dizaines de milliers
d’emplois. Le processus de restructuration de
l’industrie textile se poursuit pour répondre à
la concurrence et le gouvernement met en place un plan de redressement. Il fait remarquer
que le secteur des vêtements et des produits
textiles en Pologne bénéficie du soutien de sept
instituts scientifiques de recherche sur des
domaines allant des matières brutes à la
production textile. Il termine en déclarant que
l’établissement de règles claires de marché libre et l’exercice d’une concurrence honnête
dans tous les secteurs économiques sont des
éléments importants d’un marché global ouvert.
Il invite les pays à s’unir pour trouver des
solutions à des problèmes communs afin de
mettre en place une économie cotonnière
équilibrée et compétitive. Les remarques de M.
Szejna sont une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT accueille M. Artur Gacek, viceprésident de la Gdynia Cotton Association, et
l’invite à présenter l’allocution principale. M.
Gacek déclare que la qualité et le prix du coton
constituent des facteurs clés pour les pays
consommateurs. Les importateurs ont besoin
de matières brutes de bonne qualité et à bas
prix pour satisfaire leurs clients. Les matériaux
doivent être de haute qualité et capables de
faire concurrence aux autres produits sur les
marchés mondiaux. Il affirme que tous les
segments de l’industrie doivent observer des
règles saines et honnêtes sur le marché libre et
que la demande devrait déterminer l’offre. Il
dit que les mesures gouvernementales, y
compris les subventions, les quotas et les
barrières, ne constituent pas des remèdes et
que tout type de d’aide financière vient
perturber l’évolution naturelle du marché et
sert uniquement les intérêts d’un petit segment
par rapport au secteur dans son ensemble.
M. Gacek soulève la question de savoir
comment la filière cotonnière pourrait mieux
répondre aux défis de la concurrence exercée
par les fibres chimiques et encourager le
renforcement de la consommation de coton. Il
mentionne que la Gdynia Cotton Association a
fait breveter un emblème pour le coton pur qui
sera apposé sur les produits cotonniers polonais.
Toutefois, il ajoute que le coton a réellement
besoin d’une bonne coordination des
programmes nationaux de promotion et d’une
promotion à l’échelle internationale.
Concernant le rôle des négociants du secteur
cotonnier, M. Gacek déclare que tous les acteurs
de la filière sont désireux d’éviter les différends
et de trouver des solutions à l’amiable aux
problèmes. Toutefois, il n’est pas toujours
possible d’éviter les conflits et des organes
d’arbitrage s’avèrent donc nécessaires. Il déclare
qu’une procédure cherchant à unifier les règles
commerciales est à l’essai en Europe. Il ajoute
que les associations cotonnières pourraient
jouer un rôle plus actif en ce qui concerne
l’information sur la conclusion d’accords et
l’évitement des différends dans le cadre des
contrats. C’est la raison pour laquelle la Gdynia
Cotton Association accorde une grande
importance au respect des contrats et encourage
la standardisation des systèmes de classification
du coton.
M. Gacek remercie toutes les personnes, les
institutions et les sociétés qui ont participé à
l’organisation de la réunion plénière. Il exprime sa gratitude aux sponsors de la réunion pour
leur soutien et il souhaite la bienvenue en
Pologne aux participants. Les remarques de M.
Gacek sont une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le Président de la
Commission permanente, Son Excellence
l’ambassadeur Ajai Malhotra, à présenter son
rapport. Au nom du CCIC, M. Malhotra
remercie le gouvernement de la Pologne pour
l’organisation de la 62ème Réunion plénière. Il
dit que les préparatifs ont été excellents et que
l’accueil chaleureux réservé aux participants
est apprécié par tous. Il fait remarquer que la
Pologne a rejoint le CCIC en 1991. Il ajoute
que la Gdynia Cotton Association est un
membre important du Comité pour la
coopération internationale entre les
associations cotonnières (CCIAC) et la
principale association cotonnière pour le
commerce en Europe centrale. Il poursuit en
disant que l’industrie textile polonaise
consomme environ 60 000 tonnes de coton
par an, soit le plus haut niveau d’Europe
centrale, et que les participants à la réunion
félicitent la Pologne pour son engagement actif
dans le travail du CCIC.
M. Malhotra exprime sa gratitude aux autres
représentants de la Commission permanente
pour le soutien reçu au cours de l’année écoulée.
Il avalise la nomination de Mme Chigozie ObiNnadozie du Nigéria en qualité de Présidente
pour l’année à venir, celle de M. Luc Devolder
de la Belgique en qualité de premier viceprésident et celle de M. Bakhtiyar Ibragimov
de l’Ouzbékistan en qualité de second viceprésident.
Il présente les activités de la Commission per-
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
11
manente au cours de l’année écoulée. Dans le
domaine de la promotion du coton, il fait
remarquer que la Commission permanente a
décidé de soutenir le travail du Forum
international pour la promotion du coton en
consacrant une partie du budget du plan d’action
pour l’engagement d’un consultant qualifié qui
assumera une fonction de secrétaire auprès du
FIPC.
volonté globale d’étendre les services
pédagogiques à l’industrie. Il remercie la Gdynia
Cotton Association et le gouvernement de la
Pologne de leur hospitalité. Il remercie
également les membres du PCSP pour leurs
services et souligne le travail productif de la
Commission permanente au cours de l’année
écoulée. Le Rapport du Directeur exécutif figure ci-joint.
M. Malhotra fait remarquer que la Commission
permanente a reçu des rapports sur les systèmes
d’évaluation de la qualité par instruments, le
coton modifié génétiquement, les mesures
gouvernementales affectant le coton, le
développement durable et la concurrence avec
les fibres chimiques. Il remercie le Secrétariat
pour son travail. Il mentionne également une
réunion avec des membres du Panel consultatif
du secteur privé et remercie le Panel pour ses
services. Par ailleurs, il fait observer que la
Commission permanente suit le budget du
Secrétariat et qu’à ce sujet, il tient à remercier
M. James Johnson des Etats-Unis pour son rôle
en qualité de Président du Sous-comité sur le
budget. Il avalise une recommandation de la
Commission permanente visant à réduire la
période avant la discontinuité de l’envoi des
publications et des autres services du CCIC
lorsque les pays présentent des arriérés dans le
paiement de leur cotisation au Secrétariat. Le
Rapport du Président de la Commission permanente figure ci-joint.
Le Président passe la parole au délégué du Brésil
qui s’exprime au nom de toutes les délégations
en réponse au discours de bienvenue de la
Pologne. Le délégué fait observer que les
préparatifs ont été remarquables et l’hospitalité
de la Pologne est exceptionnelle. Il déclare que
la ville de Gdansk est magnifique et que
l’hospitalité polonaise est très appréciée.
Le PRESIDENT invite le Secrétaire général à
présenter le Rapport du Directeur exécutif. Le
SECRETAIRE GENERAL cite certains défis
de la filière cotonnière et fait remarquer que
l’apport d’une réponse constructive au
problème des mesures gouvernementales qui
distordent la production et le commerce est
peut-être le plus urgent. Il déclare que la mission
du CCIC consiste à aider les gouvernements à
promouvoir une industrie cotonnière mondiale
rentable et saine. Le CCIC atteint cet objectif
en développant la prise de conscience sur les
enjeux critiques de la filière, en diffusant les
informations statistiques et scientifiques et en
facilitant la coopération pour résoudre les
problèmes communs. Il rappelle que le CCIC a
été créée en 1939 lors d’une réunion
internationale sur le coton et que le Comité est
une source d’informations scientifiques et
statistiques sur les tendances du marché pour
les gouvernements et la filière cotonnière
mondiale. Le Comité est également un
catalyseur pour la coopération internationale.
Au nom du Comité consultatif international du
coton, je souhaite avant tout féliciter le
gouvernement polonais pour l’organisation de
la 62ème Réunion plénière du CCIC à Gdansk.
Les préparatifs ont été remarquables et nous
sommes tous touchés par l’accueil chaleureux
qui nous a été réservé dans cette magnifique
ville historique de Gdansk.
Le SECRETAIRE GENERAL décrit l’ordre du
jour de la réunion plénière, y compris les
discussions sur les mesures gouvernementales,
le renforcement de la demande, les bonnes
pratiques commerciales et le séminaire
technique. Il reprend le travail réalisé par le
Secrétariat au cours de l’année écoulée et fait
part des efforts menés pour organiser des ateliers
et des séminaires sur divers sujets dans une
Le PRESIDENT remercie les délégués de leur
présence à la réunion en Pologne et clôture la
séance d’inauguration à 10h30.
PIECES JOINTES
Rapport du Président de la
Commission permanente
Ajai Malhotra
Inde
La Pologne a rejoint le Comité en 1991 lors de
la réunion plénière organisée en Turquie,
quelques années seulement après la dissolution
du CAEM. La Gdynia Cotton Association,
principale association pour le commerce du
coton en Europe centrale, est un membre
important du Comité pour la coopération
internationale entre les associations
cotonnières (CICCA). L’industrie textile
polonaise, avec une consommation d’environ
60 000 tonnes de coton par an, détient le
niveau le plus élevé en Europe centrale, et nous
apprécions la participation active de la Pologne
dans le travail du CCIC.
Depuis la 61ème Réunion plénière au Caire, en
Egypte, il revient au Président de dresser un
compte rendu des activités de la Commission
permanente. C’est avec plaisir que je vous informe que cette dernière a eu une année des
plus productives. La Commission permanente
s’est réunie à sept reprises entre décembre 2002
et juillet 2003 pour discuter de la liste
ambitieuse des thèmes décidée par le Comité
en 2002. Je tiens à remercier les autres
représentants de la Commission permanente
pour leur soutien, en particulier Mme Chigozie
Obi-Nnadozie du Nigeria, en sa qualité de
première vice-présidente, et M. Luc Devolder
de Belgique, en sa qualité de second viceprésident. J’approuve entièrement les
nominations de Mme Obi-Nnadozie au poste
de Présidente de la Commission permanente
pour l’année à venir, de M. Devolder en tant
que premier vice-président et de M. Bakhtiyar
Ibragimov de l’Ouzbékistan en tant que second
vice-président. Je souhaite également remercier
tous les membres de la Commission permanente à Washington pour leur participation et leurs
contributions.
Promotion du coton
La décision de la Commission permanente
d’appuyer l’engagement d’un consultant pour
soutenir le travail du Forum international pour
la promotion du coton (FIPC) constitue une
avancée remarquable qui servira les intérêts
stratégiques de la filière cotonnière. Cette
décision fait suite aux instructions de la 61ème
Réunion plénière sur la meilleure manière de
soutenir le travail du FIPC.
Un coordinateur du FIPC a présenté lors de la
464ème réunion de la Commission permanente un rapport selon lequel, depuis le milieu des
années 80, la quasi-totalité de la hausse de la
demande globale au détail de fibres revenait au
polyester. Le coton se doit donc de rester
compétitif face aux fibres chimiques. La demande de coton au niveau des consommateurs
a connu une croissance rapide aux Etats-Unis,
mais celle-ci a en grande partie stagné dans le
reste du monde au cours des années 80 et 90.
L’expérience américaine montre que la demande des consommateurs peut être renforcée par
la recherche et la promotion.
Comme le savent les délégués, le FIPC est une
organisation composée d’organismes du secteur
privé de la filière cotonnière de 15 pays. La
mission du FIPC est de renforcer la
consommation au détail de coton en agissant
en tant que centre d’échange d’informations
sur la promotion du coton, de faciliter la
création d’organismes nationaux représentatifs
de la filière cotonnière sous l’égide du secteur
privé, et de diffuser des informations pertinentes sur le coton aux consommateurs en
utilisant les ressources nationales. Lors de sa
465ème réunion, la Commission permanente
a approuvé la proposition du recrutement d’un
consultant pour soutenir le travail du FIPC.
Les fonds nécessaires au financement du
consultant proviennent du secteur privé par
l’intermédiaire du plan d’action commercial
du Secrétariat et des cotisations des membres
du FIPC. Cette décision est conforme au rôle
de catalyseur du CCIC.
Lors de sa 466ème réunion, la Commission
permanente a approuvé les termes de référence
de l’engagement d’un consultant pour
12
SEPTEMBRE 2003
encourager la promotion du coton. Il est par
ailleurs prometteur de noter que le Secrétariat,
en consultation avec les coordinateurs du FIPC,
a été en mesure de sélectionner et d’engager en
juin dernier, un consultant très qualifié. M.
Jeffrey Silberman sera un soutien constant pour
le FIPC dans sa mission de promotion des
activités de la filière cotonnière par des efforts
de renforcement de la demande. J’ai toute
confiance en la contribution importante de M.
Silberman au travail du FIPC.
années, à savoir Bollgard II de Monsanto et
VIP de Syngenta. Selon le Secrétariat, ces
nouvelles technologies renforceront
l’efficacité des variétés de coton génétiquement
modifié et contribueront à éviter le
développement d’une résistance des insectes à
la toxine produite dans la première génération
des variétés de coton Bt.
Systèmes d’évaluation de la
qualité du coton
Lors de sa 466ème réunion, la Commission
permanente a reçu un rapport provisoire du
Secrétariat sur les mesures gouvernementales.
Un autre rapport a été présenté dans le cadre
de la 469ème réunion. Selon le Secrétariat, huit
pays ont offert un soutien direct des revenus et
des prix aux producteurs de coton lors de la
campagne 2002/03, ce qui représente
approximativement 4 milliards USD. Quatorze
pays avaient offert une aide semblable pendant
la campagne précédente. La réduction du
soutien s’explique par la baisse de la production
et le relèvement des prix en 2002/03.
Toutefois, les programmes de soutien qui
distordent la production et le commerce du
coton sont malheureusement toujours en
vigueur. Cette situation doit être rectifiée
d’autant plus qu’elle affecte négativement
beaucoup de producteurs de coton,
particulièrement dans les pays en voie de
développement. Dans ce contexte, les
négociations sur l’agriculture menées sous
l’égide de l’Organisation mondiale du commerce
sont d’une grande importance pour la filière
cotonnière et nous espérons qu’elles aboutiront
à des conclusions utiles. Le Secrétariat a
également attiré l’attention sur les entraves au
commerce du textile et des vêtements en coton
dans un rapport très pertinent sur la situation
globale des mesures gouvernementales affectant
la filière cotonnière.
Au cours de l’année écoulée, la Commission
permanente a porté une attention toute
particulière aux préoccupations majeures de la
filière cotonnière. Elle a pu compter sur les
rapports d’information très utiles du Secrétariat.
Je tiens à remercier les membres du Secrétariat
pour leur professionnalisme et leurs capacités
à servir les intérêts des gouvernements et de la
filière cotonnière.
L’un des acquis de la 61ème Réunion plénière a
été la reconnaissance de la supériorité des
systèmes d’évaluation de la qualité par
instruments aux méthodes traditionnelles de
classement manuel. A terme, tous les pays
producteurs devront mettre en œuvre de tels
systèmes pour répondre aux exigences des
filateurs. Lors de la 463ème réunion de la
Commission permanente, un représentant de
l’USDA a rendu compte des coûts, de la
logistique, de la formation du personnel et
d’autres questions d’ordre pratique sur
l’installation et l’utilisation de systèmes
d’évaluation de la qualité par instruments. Les
laboratoires d’évaluation de la qualité existent
partout dans le monde. Cependant, l’utilisation
d’un système national donnant des résultats
uniformes pour un nombre important
d’échantillons provenant d’une aire
géographique étendue requiert l’intégration de
tels laboratoires dans un système de classement
global. Les coûts liés au fonctionnement du
système de classement du coton de l’USDA sont
couverts par les producteurs grâce à un droit
fixé à la bale. Avec les progrès de la technologie,
le classement manuel perdra progressivement
de son importance au profit de
l’instrumentation pour garantir la
compétitivité du coton.
Coton génétiquement modifié
Lors de la 465ème réunion de la Commission
permanente, le Secrétariat a présenté un
rapport sur les variétés de coton génétiquement
modifié. Ces dernières représentent d’ores et
déjà plus de 20 % de la superficie cotonnière
mondiale. On a planté des cultures
transgéniques sur 59 millions d’hectares
pendant la campagne 2002/03, soit une hausse
de 12 % par rapport à 2001/02. Deux nouvelles
technologies
transgéniques
seront
commercialisées au cours des prochaines
Mesures gouvernementales
affectant le coton
Panel consultatif du
secteur privé
Les membres du Panel consultatif du secteur
privé (PCSP) ont participé à la 467ème réunion
de la Commission permanente. Je tiens à
remercier personnellement les membres du
PCSP pour leur support et leur enthousiasme à
veiller à la pertinence du travail du CCIC pour
le secteur privé. Les membres du PCSP
travaillent à leurs frais et leur impact sur le
programme de travail du Secrétariat et l’ordre
du jour des réunions plénières est spécifique et
substantiel. Dans le cadre de cette réunion à
Washington en mai, le PCSP a recommandé
l’arrêt de certaines publications du Secrétariat.
D’autres seront abrégées et leur contenu sera
revu. Les économies de temps ainsi obtenues
permettront de mettre sur pied un plus grand
nombre de programmes éducatifs. Le Panel a
également suggéré de réduire la durée des
réunions plénières. Le PCSP a donné son
approbation à l’ajout de réunions optionnelles
lors de la réunion plénière et a proposé de les
transformer en séances plénières. Le PCSP a
fortement conseillé à la Commission permanente de concentrer ses efforts sur
l’approbation des variétés de coton
génétiquement modifié, de veiller à l’exécution
des sentences arbitrales valables et de faciliter
la mise en œuvre de systèmes de classement du
coton par instruments basés sur des standards
universels. Le Panel a supporté les efforts des
gouvernements au sein de l’OMC afin de réduire
les mesures gouvernementales qui distordent la
production et le commerce du coton à l’échelle
mondiale.
Développement durable
Lors de la 468ème réunion de la Commission
permanente à New York City en juin, un
représentant du système des Nations Unies a
fait un exposé sur la contribution des produits
de base au développement durable. Selon ce
rapport, une attention particulière est portée
au sein des Nations Unies à la conservation de
l’eau et à l’amélioration de l’efficacité de
l’utilisation d’eau douce par l’agriculture.
Certains spécialistes estiment que la pénurie
d’eau constituera la plus grande entrave au
développement durable.
Fibres concurrentes au coton
Lors de la 469ème réunion de la Commission
permanente, le Secrétariat a présenté des
rapports très utiles sur les efforts des fabricants
de fibres chimiques pour reproduire les
propriétés techniques du coton et promouvoir
les produits à base de fibres chimiques. Le
Secrétariat a souligné l’absence d’une
organisation représentative de l’industrie
mondiale des fibres chimiques et a mis l’accent
sur le fait que chaque fabricant assure la
promotion de ses fibres. Les données disponibles montrent que le cumul des budgets destinés
à la promotion des fibres chimiques représente
un montant nettement supérieur à celui
consacré au renforcement de la demande de
coton. Je conseille vivement aux
gouvernements de consulter les rapports du
Secrétariat afin de mesurer les grands défis de
compétitivité auxquels fait face la filière
cotonnière mondiale.
Budget du CCIC
L’une des principales fonctions de la
Commission permanente consiste à surveiller
le budget du Secrétariat et à approuver la
répartition des cotisations chaque année. A cet
effet, je tiens à remercier M. James Johnson
des Etats-Unis, Président du Sous-comité sur le
budget au cours de l’année écoulée, ainsi que les
membres de la Commission permanente qui ont
fait partie de ce Sous-comité. Leur travail
consciencieux a facilité notre tâche.
La question des arrières de paiement des quotesparts est une préoccupation importante pour
la Commission permanente. Comme l’a montré
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
le Secrétariat, treize pays membres étaient
redevables de plus de 500 000 USD à la clôture
de la dernière année budgétaire, ce qui a entraîné
l’épuisement du fonds de roulement. Afin de
trouver une issue à cette situation
problématique, la question a fait l’objet des
discussions lors de deux réunions de la
Commission permanente. J’avalise la suggestion
de la Commission permanente qui encourage le
Secrétariat à jouer la carte de la transparence
en ce qui concerne les arriérés en fournissant la
liste des pays en retard de paiement à chaque
réunion de la Commission permanente et à
chaque réunion plénière. Je suis également
d’accord avec la recommandation de la
Commission permanente sur la réduction de la
période d’arriérés, de 18 à 12 mois, avant de
discontinuer l’envoi des publications et des
autres services du CCIC. J’espère que ces
démarches aideront à redresser la situation et
je souhaiterais rappeler à tous les pays membres
l’importance du paiement des cotisations dans
les délais afin de permettre au CCIC de
fonctionner sainement.
CCIC - Adhésion
Au fil des années, le CCIC a montré ses capacités
à attirer l’attention sur les problèmes, à diffuser
l’information et à agir en tant que catalyseur
pour la coopération. Toutefois, le Comité est
confronté à un défi stratégique important, à
savoir encourager l’adhésion d’un plus grand
nombre de pays. Un pays s’est retiré du Comité au moment de la clôture du dernier exercice
financier. Il est cependant encourageant de
noter que plusieurs pays songent à rejoindre le
Comité pour la première fois. Je conseille
vivement aux participants qui représentent des
pays non membres de plaider en faveur de
l’adhésion au CCIC auprès de leur
gouvernement.
Le Secrétariat du CCIC
Pour conclure, je voudrais exprimer ma
gratitude à Mr. Terry Townsend, directeur
exécutif du Comité consultatif international
du coton, ainsi qu’à tout le personnel du CCIC.
Ils ont accompli un énorme travail pendant
l’année écoulée. Leur compétence et leur
professionnalisme satisfait entièrement la
Commission permanente et je les remercie pour
leurs efforts.
Rapport du Directeur
exécutif
Terry P. Townsend
Changement structurel
en cours
La filière cotonnière mondiale est confrontée
à de nombreux défis. On peut citer la tendance
à la baisse des prix, le déclin de la consommation
par habitant en dehors des Etats-Unis, les
perfectionnements des équipements textiles qui
requièrent une meilleure qualité de coton, les
préoccupations environnementales, les
ressources limitées et les distorsions de la
production et du commerce générées par les
mesures gouvernementales. Il incombe au CCIC
de faciliter la mise en place de changements
constructifs pour faire face aux enjeux de la
filière. La mission du CCIC consiste à aider les
gouvernements à promouvoir une industrie
cotonnière mondiale rentable et saine. Pour
atteindre cet objectif, le CCIC doit développer
la prise de conscience des enjeux critiques de la
filière, diffuser l’information statistique et
scientifique et faciliter la coopération pour
résoudre les problèmes communs. Créé en 1939
lors d’une réunion internationale sur le coton,
le CCIC est, depuis plus de 60 ans, une source
d’informations statistiques et techniques sur les
tendances de marché pour les gouvernements
et la filière cotonnière mondiale. Le Comité
est aussi un catalyseur pour la coopération
internationale.
L’industrie cotonnière mondiale traverse une
longue période de chute des prix moyens. Les
variations annuelles de la production cotonnière
sont déterminées par les coûts de production
marginaux qui sont tombés à 50 cents la livre
de fibre, voire moins, grâce au développement
de nouvelles zones cotonnières et aux progrès
de la technologie qui contribuent à
l’augmentation des rendements et à la réduction
des coûts. En conséquence, la production
mondiale augmente à chaque niveau de prix,
entraînant des prix moyens inférieurs à ceux
des années 70, 80 et 90. Cette décennie, les
prix moyens se situeront très souvent entre 50
et 60 cents USD la livre, soit entre 10 et 20
cents de moins que la moyenne des trente
dernières années.
Le déclin de la consommation par habitant
constitue un autre défi de l’industrie cotonnière.
La demande du coton au stade du détail est en
hausse, mais uniquement parce que les prix du
coton sont au-dessous de la moyenne, ce qui a
ralenti la substitution du polyester au coton.
Malheureusement, la demande fondamentale
ou sous-jacente de coton liée aux revenus
croissants et aux changements des préférences
des consommateurs en faveur du coton ne se
renforce pas à l’échelle mondiale.
L’industrie cotonnière est en train de changer
pour répondre aux défis lancés par la diminution
des prix moyens et la chute de la consommation
par habitant. L’ordre du jour de cette 62ème
Réunion plénière a pour objectif d’aider les
industries cotonnières nationales à faire face à
l’évolution actuelle grâce à des remèdes
constructifs.
Influence des mesures
gouvernementales
Même si tous les défis sont importants, celui
qui consiste à développer une approche
13
constructive au problème de distorsions de la
production cotonnière causées par les mesures
gouvernementales est probablement le plus
prégnant cette année. Les mesures
gouvernementales qui protègent les producteurs
contre les fluctuations des prix de marché ont
entraîné la hausse des niveaux de production et
la chute des prix pour tous les producteurs. Le
soutien direct des revenus et des prix offert à la
filière cotonnière lors de la campagne 2001/02
s’élevait à 5,8 milliards USD à l’échelle
mondiale, ce qui équivaut à plus du quart de la
valeur de la production mondiale de coton. Le
soutien gouvernemental à la production
cotonnière est estimé à 3,8 milliards USD cette
campagne, ce qui représente environ un sixième
de la valeur de la production mondiale.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC)
est le forum où se négocient les réductions des
mesures gouvernementales qui distordent la
production et le commerce du coton. Il ne sera
pas facile de parvenir à un accord sur ce sujet.
De nombreux pays apportent leur soutien à
quelque 160 produits de base agricoles, en plus
du coton. Le problème du soutien agricole est
rendu plus ardu par l’existence d’organisations
de commerce d’Etat, l’utilisation de crédits et
de garanties de crédit à l’exportation,
l’application de droits tarifaires et de
contingents tarifaires sur les produits agricoles,
l’aide alimentaire, et bien d’autres contraintes
du secteur agricoles. En outre, nombre de pays
imposent des droits tarifaires sur les textiles et
les vêtements, et les contingents fixés dans le
cadre de l’Accord multifibres (AMF) sont
encore en phase d’élimination. Par conséquent,
les négociations portant sur la réduction des
mesures gouvernementales pour le coton
passent par des compromis complexes et les
réductions des subventions et des droits
tarifaires qui distordent le commerce ne seront
consenties que dans le cadre des pourparlers sur
l’agriculture de l’OMC.
Le CCIC a un rôle à jouer dans le processus de
l’OMC. Les rapports du Secrétariat informent
les gouvernements sur la nature et la portée
des distorsions causées par les mesures
gouvernementales. Les discussions menées dans
le cadre du travail du CCIC contribuent à
accroître la visibilité et soulignent la nécessité
de réduire les mesures gouvernementales qui
distordent la production et le commerce. Le
CCIC a depuis longtemps clairement affirmé le
besoin d’une évolution substantielle vers la
libéralisation du commerce agricole. Les
déclarations des pays présentées lors de la
deuxième Réunion plénière et les débats de la
troisième Réunion plénière ouvriront de
nouvelles opportunités pour partager les
informations et encourager une issue positive
aux négociations agricoles de l’OMC.
Renforcement de la demande
Les enjeux liés à l’amélioration de la demande
14
recevront une attention particulière au cours
de cette réunion plénière. Ce thème est
essentiel au succès stratégique à long terme de
la filière cotonnière. En outre, l’expérience
américaine démontre de manière empirique qu’il
est possible de sensibiliser le consommateur au
contenu des fibres, de renforcer les besoins de
celui-ci pour des fibres naturelles de qualité et
d’orienter les changements techniques et les
tendances de la mode favorable à une utilisation
accrue du coton.
Le rôle du Secrétariat dans ce domaine consiste à fournir des informations objectives sur la
consommation industrielle et finale du coton,
mais aussi de faciliter le travail des organismes
nationaux de la filière cotonnière par la
diffusion aux consommateurs de données pertinentes sur le coton. Le Secrétariat présentera
un rapport sur les perspectives de l’utilisation
industrielle du coton lors de la première séance
plénière. Est également au programme de la
première séance ouverte un rapport sur la part
qu’occupe le coton dans l’utilisation industrielle
mondiale des fibres sur la base d’une étude
réalisée en collaboration avec l’Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) au cours de l’année écoulée.
L’étude de la demande de fibres au stade du
détail basée sur les données du commerce net
des produits textiles et d’habillement en coton,
revêt une grande importance pour comprendre
les changements structurels de la demande de
coton. Je tiens à remercier la Division des
produits de base et du commerce de la FAO
pour sa contribution à ce projet.
Je me réjouis aussi particulièrement du parcours
du Forum international pour la promotion du
coton (FIPC) et de l’engagement d’un
consultant pour seconder ce dernier dans son
travail. Le FIPC incarne une nouvelle approche
des efforts visant à augmenter la demande par
le biais de programmes nationaux financés au
niveau national et menés par le secteur privé,
qui mettent l’accent sur la diffusion
d’informations pertinentes sur la valeur du
coton aux consommateurs nationaux. Le CCIC
a contribué à la création du FIPC
conformément à son rôle de promotion de la
coopération dans la filière cotonnière. J’ai
grand espoir qu’en servant de centre d’échange
de techniques qui ont fait leur preuve pour
renforcer la demande de coton et qu’en offrant
des exemples concrets de programmes qui
peuvent être facilement reproduits de manière
rentable, le FIPC puisse jouer un rôle décisif
dans le développement d’autres programmes
de renforcement de la demande à l’échelle
nationale. Je remercie les organisations qui,
grâce à leur vision et leur engagement envers la
filière cotonnière, ont souhaité rejoindre les
rangs du FIPC pour promouvoir le
renforcement de la demande.
La première séance ouverte traitera de
l’utilisation des mélanges de coton pour
SEPTEMBRE 2003
améliorer la performance des produits. Cette
séance sera d’un grand intérêt pour les filateurs.
Elle informera des progrès récents de la
technologie des fibres afin d’améliorer la performance du coton dans les mélanges et sur les
catégories d’utilisations finales appropriées
pour ces mélanges. Un représentant du FIPC
exposera la nécessité de l’étiquetage du contenu
en fibres. En effet, lorsque le consommateur
est informé du contenu en fibres, il choisit
généralement les produits à base de coton. Les
données empiriques sont légion. Dès lors,
l’étiquetage du contenu en fibres sur les produits
vendus au détail est une composante
primordiale pour tout programme de
renforcement de la demande de coton.
L’amélioration de la qualité et des méthodes
d’évaluation de la qualité du coton s’inscrit dans
le cadre d’une stratégie globale de renforcement
de la compétitivité de la filière. La deuxième
séance ouverte étudiera les nouvelles possibilités
d’évaluation de la qualité du coton. A cette
occasion, des présentations sur les techniques
de mesure de la teneur en fibres courtes, du
collage et des neps sont prévues, ainsi que des
informations concrètes sur les coûts et la
logistique nécessaires à la mise de place de
programmes nationaux d’évaluation par des
instruments. Comme il a été remarqué lors de
la précédente réunion plénière, les programmes
d’évaluation de la qualité avec de tels
instruments sont supérieurs aux méthodes
traditionnelles de classement manuel. De plus,
les exigences des filateurs poussent les
producteurs à établir ces systèmes en fonction
de mesures objectives représentatives des
qualités intrinsèques de filabilité du coton.
L’objectif de la deuxième séance ouverte est
d’aider les pays à adopter des programmes
d’évaluation de la qualité par des instruments
en vue d’améliorer la compétitivité du coton.
Bonnes pratiques
commerciales
Les gouvernements ont pour rôle principal de
garantir la primauté du droit et le CCIC a
approuvé les concepts du respect des contrats
et de l’application des sentences arbitrales
valables. Les manquements aux contrats
constituent un problème de taille dans la filière
cotonnière. Des rapports provenant de membres
du Comité pour la coopération internationale
entre les associations cotonnières (CICCA)
montrent que plus de la moitié des sentences
arbitrales internationales rendues en relation
avec le commerce cotonnier ne sont pas
respectées. Le Secrétariat travaille depuis plus
d’un an avec la Commission des Nations Unies
pour le droit commercial international
(CNUDCI) et le Centre international de
recherches pour le règlement des conflits afin
de mesurer la portée de ce problème pour le
coton, d’en déterminer les causes et d’identifier
des situations dans lesquelles les sentences
arbitrales internationales ne sont pas
exécutoires en vertu des lois de certains pays.
M. Neal Gillen est le représentant du CCIC
auprès de la CNUDCI et son travail est
grandement apprécié.
La troisième séance ouverte traitera du
problème du non-respect des contrats sous un
nouvel angle, non pas celui du règlement des
conflits par l’arbitrage, mais celui de la
réduction des contentieux en minimisant les
controverses sur la qualité. Des associations
membres du CICCA et des représentants de
l’industrie textile et du négoce feront un exposé
de leurs points de vue. Avec à la deuxième séance
ouverte portant sur l’évaluation de la qualité
du coton, cette troisième séance ouverte peut
fournir
des
informations
sur
le
perfectionnement des techniques de mesure et
la fixation de paramètres spécifiques de qualité
du coton dans les contrats afin d’accroître
l’efficacité du négoce du coton.
Séminaire technique
La réunion du Comité sur la recherche en
matière de production cotonnière, qui se
déroulera pendant la quatrième séance ouverte,
abordera le thème « L’effet des progrès en
matière de traitement sur la demande de coton
de qualité ». Dix orateurs décriront les efforts
menés dans leur pays pour améliorer la qualité
du coton, notamment dans les domaines de la
culture, des nouvelles techniques de classement,
des méthodes de traitement du coton collant,
de la sélection des balles de coton qui
constitueront le mélange pour une qualité
optimale, des mesures prises pour encourager
la réduction de la contamination, du lien entre
la qualité du coton et les neps dans les filés et
des nouvelles technologies utilisées dans la
filature du coton.
Le Secrétariat met l’accent
sur les séminaires
Le Secrétariat est engagé dans une longue liste
de projets. Il fournit des rapports statistiques
hebdomadaires, mensuels et annuels sur la
situation cotonnière mondiale, des rapports
mensuels sur l’offre et la demande de coton
extra-fin, ainsi que des rapports annuels sur les
mesures gouvernementales, les changements de
l’offre et de la demande de coton, la structure
du commerce et l’évolution du commerce
électronique. Il publie également des rapports
techniques trimestriels sur les recherches
cotonnières et des rapports annuels sur les coûts
de production, les pratiques de production et
les recherches actuelles sur le coton. L’année
dernière, le Secrétariat a fourni des informations
techniques sur la biotechnologie du coton et
publiera cette année un manuel sur le commerce
du coton.
Le Panel consultatif du secteur privé (PCSP)
s’est réuni avec le Secrétariat et la Commission
permanente en mai à Washington. Le PCSP a
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
passé en revue l’ensemble des publications du
Secrétariat pour évaluer leur utilité, leur impact
et leur intérêt pour le secteur privé. Grâce aux
recommandations du PCSP, le Secrétariat peut
améliorer certaines publications et arrêter
celles de moindre intérêt. L’économie de temps
ainsi obtenue permettra de se concentrer sur
l’organisation d’un plus grand nombre de
séminaires et d’ateliers en coopération avec
les agences de coordination et les délégués de la
Commission permanente. Je tiens à remercier
le Président du PCSP, M. Andrew Macdonald,
et tous les membres du Panel pour leur soutien
et leur aide. Comme l’a fait remarquer le
Président de la Commission permanente, les
membres du PCSP travaillent, à leurs propres
frais, à garantir la pertinence du travail du CCIC
pour le secteur privé et leurs contributions sont
grandement appréciées.
Voici quelques exemples de la nouvelle
orientation prise vers les séminaires et les
ateliers. Le Secrétariat a travaillé avec l’agence
de coordination au Burkina Faso pour organiser
un atelier sur la gestion des risques liés aux prix
en février et avec le délégué russe de la
Commission permanente pour accueillir un
séminaire sur le développement des
opportunités pour le commerce des textiles de
coton en juin à Washington. Le Secrétariat s’est
également joint à l’agence de coordination en
Ouzbékistan pour contribuer à la préparation
de la conférence internationale sur le coton à
Tachkent en novembre.
Le Secrétariat a participé à l’organisation des
réunions régionales du réseau technique. Il a
contribué à l’organisation et au bon
déroulement de la troisième Conférence
mondiale sur les recherches cotonnières
(WCRC-3), qui s’est tenue au Cap, en Afrique
du Sud, en mars 2003. Environ 300 chercheurs
originaires de 40 pays ont répondu à
l’invitation. La réunion a permis de sensibiliser
les participants aux derniers résultats des
recherches et d’encourager une des normes plus
élevées pour le transfert de la technologie
appliquée au coton. Il y a lieu de souligner la
qualité exceptionnelle des présentations sur la
lutte intégrée des ravageurs, le coton
génétiquement modifié, ainsi que l’amélioration
des normes de classement et des méthodes de
vulgarisation. Les organisateurs locaux ont
travaillé assidûment pour garantir le succès de
la WCRC-3.
Le Secrétariat a participé à un projet financé
par le Fonds commun pour les produits de base
(CFC) pour élaborer un dictionnaire sur le
coton. Il a également supervisé les projets du
CFC sur la lutte contre le ver de la capsule en
Asie et en Afrique, un projet de gestion des
risques liés aux prix en Afrique de l’Est et du
Sud et un projet d’émission de certificats
d’entreposage en Afrique de l’Est et du Sud. Au
total, le Fonds commun a approuvé dix projets
sur le coton d’une valeur de plus de 20 millions
USD en dons et emprunts. Le travail réalisé
par le CFC sous la direction de Rolf Boehnke
est très apprécié.
Réunions plénières
L’objectif de la réunion plénière est de se
rencontrer et de progresser au travers d’accords
de coopération et d’amélioration. Les réunions
sont également un lieu d’échange sur les
perspectives de l’offre, de l’utilisation et des
prix du coton, sur l’évolution des mesures
gouvernementales qui affectent la filière
cotonnière et de rapports des pays et des
organisations. Le Comité d’organisation en
consultation avec le Secrétariat et la
Commission permanente ont orienté l’ordre
du jour de cette 62ème Réunion sur les principaux
enjeux auxquels sont confrontés tous les
segments de la filière mondiale. Je souhaite
rendre hommage au travail accompli par les
membres de la Gdynia Cotton Association
(GCA) et le gouvernement polonais pour
organiser cette réunion et je les remercie
chaleureusement pour leur hospitalité.
15
Nouveaux membres
Je souhaite la bienvenue aux délégués des pays
non membres qui participent à cette réunion
en tant qu’observateurs. Tous les participants
aux réunions plénières du CCIC sont les
bienvenus et j’espère que vous rejoindrez
bientôt les rangs du Comité. L’adhésion au CCIC
est importante pour tous les pays qui produisent,
consomment ou commercialisent du coton. Elle
offre comme avantage tangible un meilleur
accès aux données statistiques et techniques du
Secrétariat. L’adhésion au CCIC représente une
source de financement accrue pour la recherche
sur le coton grâce au Fonds commun pour les
produits de base. Plus important encore,
l’adhésion permet à chaque filière cotonnière,
y compris les industries textiles cotonnières,
de participer pleinement aux discussions de la
fraternité des pays cotonniers sur les enjeux de
portée et de signification internationales sur le
coton.
Commission permanente
La Commission permanente a fonctionné très
efficacement tout au long de l’année écoulée.
La Commission permanente a étudié
sérieusement la question du budget du Secrétariat
et elle a relevé le besoin pour tous les membres
de verser leur contribution financière dans les
délais fixés. Sa décision de soutenir le travail du
FIPC en consacrant une partie des fonds du
plan d’action à l’engagement d’un consultant
pour la promotion du coton est une avancée
stratégique significative pour la filière
cotonnière. La Commission permanente et ses
représentants, M. Ajai Malhotra, Mme Chigozie
Obi-Nnadozie, M. Luc Devolder et M. James
Johnson méritent largement d’être félicités
pour leur travail au cours de l’année écoulée.
Je remercie les pays membres de me donner le
privilège de les servir en tant que directeur
exécutif et je me réjouis d’avance du succès de
la 62ème Réunion plénière.
Première Séance Plénière
Lundi 8 septembre 2003, 11h15
Sous la présidence de M. Andrzej Szejna
Le PRESIDENT invite M. Zbigniew Polanski
de la Banque nationale de Pologne à présenter
les perspectives de l’économie mondiale. M.
Polanski dit que la forte croissance de
l’économie a été accompagnée d’un taux
d’inflation faible pendant les années 90. Il note
que les développements économiques récents
les plus importants sont le renforcement marqué de la productivité combiné à la bulle des
marchés boursiers aux Etats-Unis ainsi que la
crise financière dans les économies émergentes
et en transition dans la deuxième partie de la
décennie. Ces deux développements ont
entraîné une performance économique
défaillante pour la période 2001-2003 et un
ralentissement du PIB global, de 4,7 % en 2000
à 2,3 % en 2001 et 3 % en 2002. La performance économique des économies industrielles
a eu une influence majeure sur la croissance
globale, avec une croissance du PIB inférieure
à 1 % en 2001 et de 1,8 % en 2002.
Inversement, la croissance du PIB dans les pays
en développement a été de 3,9 % en 2001 et de
4,6 % en 2002. Elle a été de 5 % et de 4 % en
2001 et 2002, respectivement, dans les pays
en transition. Il fait également remarquer que
si l’inflation constituait une source de
préoccupation il y a dix ans, elle est à présent
à environ 4 %, contre 30 % au début des
années 90. Il déclare que le processus de
globalisation, qui s’est mis en place ces vingt
dernières années, entraîne des conséquences
sérieuses telles que l’augmentation du déficit de
la balance courante des Etats-Unis et des surplus
assez importants de la balance des paiements
en Asie. Ce processus intervient également dans
un contexte marqué par l’incertitude et le risque
faisant suite aux attaques terroristes du 11
septembre 2001, des préoccupations
géopolitiques récentes et des inquiétudes quant
à la stabilité financière. En ce qui concerne les
risques à plus long terme, il mentionne les
16
énormes importants des finances publiques,
notamment aux Etats-Unis, et les déséquilibres
de la balance courante qui pourraient donner le
jour à des mouvements incontrôlables des taux
de change. M. Polanski affirme qu’une reprise
globale est en cours, bien que de nombreuses
inconnues demeurent en ce qui concerne sa
survenance et sa force. Il mentionne que le
FMI estime une croissance du PIB global de
3,2 % en 2003 et de 4,1 % en 2004 mais qu’il
existe des risques considérables dans le scénario
du FMI en ce qui concrene les préoccupations
d’ordre géopolitique, le rôle de l’économie
américaine en tant que moteur de la reprise
mondiale, les bulles spéculatives sur les marchés
de l’immobilier dans certains pays et la
vulnérabilité de certaines économies
émergentes.
En ce qui concerne l’économie polonaise, M.
Polanski déclare que le PIB de la Pologne en
1995 était supérieur à celui de la fin des
années 80, conséquence des réformes orientées
vers l’ouverture de marché, faisant ainsi de la
Pologne le pays post-communiste le plus
florissant en termes de croissance économique.
L’économie polonaise, fait-il observer, pourrait
être caractérisée comme une petite économie
ouverte typique. La Pologne représente un
demi-point de pourcentage du PIB mondial, ne
subit virtuellement aucune restriction en
matière de mobilité des capitaux et bénéficie
d’un mécanisme de taux de change à flottement
libre. Au cours des deux dernières années,
l’économie polonaise a suivi la tendance de la
performance économique globale qui a ralenti
sur cette période et la croissance du PIB
polonais a chuté de 4 % en 2000 à 1 % en
2001 puis à 1,4 % en 2002. Néanmoins, la
reprise en 2003 devrait entraîner une croissance
de l’économie polonaise à environ 3 % cette
année et de plus de 4 % en 2004. Pour conclure,
M. Polanski cite les grands défis futurs de
l’économie polonaise, à savoir l’entrée dans
l’Union européenne en mai 2004, la réduction
du déficit des finances publiques et l’adoption
rapide de l’euro. La présentation de M.
Polanski est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite M. Gerald Estur,
statisticien du Secrétariat, à présenter les
perspectives de l’offre et de la demande de
coton. M. Estur déclare que les bas prix en
2001 ont entraîné une chute de la production
et une consommation record pendant la
campagne 2002/03. L’utilisation industrielle de
coton a atteint 21 millions de tonnes,
dépassant la production de 1,8 million de
tonnes. Au 31 juillet 2003, Les stocks de clôture
mondiaux sont tombés à 8,7 millions de tonnes,
soit le niveau le plus bas en huit ans. Après une
hausse pendant sept campagnes consécutives,
les stocks de clôture en dehors de la Chine
(continentale) ont diminué. Les importations
nettes de la Chine (continentale) ont grimpé
en flèche à plus de 500 000 tonnes. Par
SEPTEMBRE 2003
conséquent, la moyenne des prix internationaux
du coton est remontée à 56 cents la livre, soit
une hausse de 14 cents par rapport à la
campagne 2001/02. Toutefois, les prix sont
demeurés au-dessous de la moyenne de 70 cents
la livre de la campagne 1973/74 pour la
cinquième campagne consécutive. Le
relèvement des prix va doper la production
mondiale de coton cette campagne. Cependant,
cette hausse et la croissance relativement lente de l’économie devraient réduire le taux de
croissance de la consommation mondiale. M.
Estur ajoute que la superficie cotonnière
mondiale est estimée à 33 millions d’hectares
en 2003/04 et que les variétés transgéniques
représentent 20 % des surfaces consacrées au
coton en 2002/03, en forte hausse par rapport
aux 2 % de la campagne 1996/97. Les variétés
de coton transgénique ont représenté environ
29 % de la production mondiale en 2002/03.
La superficie consacrée au coton transgénique
devrait atteindre 40 % de la surface totale en
2007/08, ce qui représente 50 % environ de la
production mondiale, laquelle devrait atteindre
22,6 millions de tonnes. Il déclare par ailleurs
que les rendements ont stagné en dessous de
600 kilogrammes par hectare au cours des
années 90, mais que le rendement mondial a
atteint un record de 642 kilogrammes par
hectare en 2001/02. Toutefois, à l’exclusion
de la Chine (continentale) et du Brésil, le
rendement en 2002/03 ne présente pas
d’amélioration par rapport au rendement
moyen des années 90. La combinaison de la
superficie et du rendement donne une
production cotonnière estimée à 20,6 millions
de tonnes en 2003/04, soit une hausse de 7 %
par rapport à la dernière campagne. En 2003/
04, la croissance économique relativement lente dans les pays industriels et la hausse des prix
se répercuteront sur la consommation
mondiale de coton. L’industrie textile
florissante en Chine (continentale) a été le
moteur de la hausse de l’utilisation industrielle
mondiale de coton. Entre les campagnes 1998/
99 et 2002/03, la consommation industrielle
de coton en Chine (continentale) a augmenté
d’environ 2 millions de tonnes. Toutefois, le
taux de croissance de la consommation
industrielle de coton en Chine (continentale)
devrait baisser de 13 % en 2002/03 à 5 % cette
campagne. Pour conclure, M. Estur dit que les
paramètres fondamentaux de marché suggèrent
une moyenne de l’Indice A de Cotlook à
60 cents la livre en 2003/04, soit une hausse de
quatre cents par rapport à la moyenne de la
dernière campagne. Il ajoute que les premières
estimations pour la campagne 2004/05
donnent une production mondiale record de
21,8 millions de tonnes, dépassant la
consommation de 200 000 tonnes environ,
alors que les importations nettes de la Chine
(continentale) devraient gagner 100 000
tonnes. Par conséquent, la moyenne de l’Indice
A de Cotlook pour la campagne 2004/05 devrait
être de 59 cents la livre. The Outlook for Cotton
Supply in 2003/04 est un document de la
réunion.
Le PRESIDENT invite M. Andrei Guitchounts,
économiste du Secrétariat, à présenter les
perspectives pour les échanges commerciaux
du coton. M. Guitchounts déclare que le
commerce mondial du coton se développe
depuis la campagne 2000/01, grâce à
l’augmentation de la consommation mondiale
de coton et la croissance des importations. Au
cours des deux dernières campagnes, les
échanges commerciaux mondiaux ont gagné
13 %, atteignant un record estimé à
6,5 millions de tonnes en 2002/03. Malgré un
faible déclin prévu cette campagne, le
commerce mondial devrait poursuivre sa
tendance à la hausse au cours des prochaines
campagnes car les grands pays producteurs, qui
connaissent une hausse de la consommation
industrielle de coton, seront encore plus
dépendant des importations. Au cours des deux
dernières campagnes, les hausses les plus
significatives de l’utilisation industrielle de
coton sont intervenues en Chine
(continentale), en Turquie, au Pakistan et en
Inde. Les importations de ces quatre pays ont
augmenté de pratiquement un million de tonnes
sur cette même période. La Chine
(continentale), la Turquie, le Pakistan et l’Inde
ont réalisé 15 % des importations mondiales
en 2001/02 et ce niveau devrait s’élever à 28 %
cette campagne. M. Guitchounts déclare que
des volumes accrus de coton modifié
génétiquement (MG) sont vendus sur le marché textile mondial, à cause de l’augmentation
des exportations par les Etats-Unis, l’Australie
et la Chine (continentale). En 2002/03, le
coton MG a été principalement produit aux
Etats-Unis (77 %), en Afrique du Sud (74 %),
en Chine (continentale) (51 %), en Australie
(30 %) et au Mexique (38 %). Suivant la part
de la production du coton MG dans les pays
exportateurs, le Secrétariat estime que le coton
transgénique a représenté 34 % des
exportations mondiales en 2002/03. Environ
58 % de toutes les exportations de coton MG
étaient destinées à l’Asie et à l’Océanie. Selon
la production intérieure et les importations de
coton MG, on estime que ce type de coton
représente 31 % de l’utilisation industrielle en
Asie et en Océanie. En considérant que l’Asie
et l’Océanie réalisent plus de 65 % des
exportations mondiales de produits textiles en
coton, la part du coton MG dans les échanges
textiles sur les grands marchés européens
pourrait atteindre 30 %. Selon les estimations
de la production intérieure et de l’importation
de produits textiles, la part du coton MG dans
la consommation au niveau de l’utilisation
finale devrait représenter 56 % aux Etats-Unis.
Pour terminer, M. Guitchounts fait observer
qu’en dépit de la hausse de la part du coton MG
dans le commerce mondial, il n’existe pas
d’écart de prix entre la fibre de coton MG et
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
celle de coton traditionnel ou entre les produits
textiles contenant du coton transgénique ou
traditionnel. Dans la pratique, les marchés
n’identifient pas le contenu du coton MG, mais
évaluent plutôt ses propriétés en fonction des
caractéristiques liées à la qualité. World Cotton
17
Trade 2003/04 est un document de la réunion.
Le PRESIDENT ajourne la séance à 12h15.
Deuxième Séance Plénière
Lundi 8 septembre 2003, 16h00
Sous la présidence de M. Miroslaw Lewinski
Le PRESIDENT déclare la séance ouverte et
invite les délégués à présenter leurs déclarations.
Le PRESIDENT donne la parole au délégué du
ROYAUME-UNI. Le délégué souligne que la
réalisation la plus importante du Royaume-Uni
concerne l’établissement de règles
commerciales et de services d’arbitrage par
l’intermédiaire de la Liverpool Cotton
Association. Il attire l’attention des délégués
sur le document de travail V et dit espérer que
l’invitation du gouvernement du Royaume-Uni
pour l’organisation de la Réunion plénière en
2005 sera acceptée par le Comité de direction.
Ses remarques et le rapport du Royaume-Uni
sont des déclarations de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de l’INDE à
s’exprimer. Le délégué souligne l’importance
du coton pour l’économie de son pays. Le
délégué dit que le rendement, la production et
la consommation du coton devraient augmenter
cette campagne, après le recul enregistré en
2002/03. Il indique que les exportations et les
importations de coton interviennent sur un
marché totalement libre. Il décrit les initiatives
prises par le gouvernement de l’Inde pour
améliorer la qualité, la productivité et la
production tout en tenant compte des intérêts
des producteurs et ceux de l’industrie. Il
présente l’invitation du gouvernement de l’Inde
qui propose de revoir la 63ème Réunion plénière
du CCIC à Mumbai en 2004. Le rapport de
l’Inde est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué de
l’Union européenne (UE) qui profite de
l’occasion pour clarifier sa position devant le
CCIC sur les subventions accordées dans le
secteur cotonnier. Le délégué déclare que l’UE
s’est engagée à soumettre des propositions de
réforme de son secteur cotonnier
conformément à la réforme générale de la
Politique agricole commune. L’UE reconnaît
que le coton est un produit stratégique dans le
cadre des efforts menés en matière de
développement et de réduction de la pauvreté
dans les pays moins industrialisés. L’UE
proposera la diminution des subventions qui
distordent le commerce du coton et elle
encourage les autres pays producteurs de coton
à prendre une action similaire. L’UE est prête
à envisager la mise en œuvre de mesures visant
à résoudre les difficultés actuelles. Le délégué
explique que quatre autres facteurs doivent être
pris en considération pour garantir la rentabilité
et la durabilité du secteur cotonnier dans les
pays en développement. La position de l’Union
européenne est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de
l’OUZBEKISTAN à s’exprimer. Le délégué
décrit les changements structurels en cours dans
le secteur cotonnier de son pays. Le système
de commercialisation est en phase de
libéralisation et des normes de classification
modernes ont été adoptées. L’Ouzbékistan a
élaboré une stratégie pour développer
localement le traitement du coton et les
exportations de produits à valeur ajoutée.
L’amélioration de la gestion et l’introduction
de nouvelles technologies sont constatées dans
le secteur de l’égrenage. Le délégué déclare que
le coton ouzbek est confronté à la compétition
exercée par les fibres synthétiques et que son
pays apprécie les efforts menés dans le cadre
de la réunion plénière pour aborder cet enjeu.
Il reconnaît que le coton Bt est la prochaine
étape de l’évolution du secteur cotonnier, mais
il souligne l’importance de disposer d’un cadre
réglementaire commun. Le délégué conclut en
exprimant sa confiance dans le succès de la
réunion plénière afin de garantir l’avenir de la
filière cotonnière. Le rapport de l’Ouzbékistan
est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué de
la TURQUIE. Le délégué présente sur un
support visuel les points principaux du rapport
de la Turquie. Celui-ci dit que la production
devrait atteindre 925 000 tonnes cette
campagne, grâce à la hausse prévue dans la
région du GAP, alors que la consommation
devrait augmenter légèrement à 1 270 000
tonnes. Le délégué déclare que la Turquie
demeure l’un des plus grands importateurs de
coton dans le monde et met en exergue les
conséquences de l’appréciation de la livre
turque. Il informe les délégués de la
réglementation qui sera introduite pour lutter
contre la contamination et d’un projet de
réforme des coopératives visant à mettre un
terme à leur dépendance vis-à-vis du
gouvernement tout en garantissant une
meilleure gestion, une plus grande efficacité et
une rentabilité accrue. Le rapport de la Turquie
est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT cède la parole au délégué de
l’AFRIQUE DU SUD, qui commence en
déclarant que pour cette réunion, son pays est
représenté conjointement par le gouvernement
et l’industrie cotonnière. Il félicite le
gouvernement de la Pologne pour le succès de
sa transition politique et économique. Il
remercie le Comité d’organisation et la
Commission permanente pour leur travail. Le
délégué déclare que l’établissement d’un
environnement de marché libre, sérieux et
honnête pour la production et la
commercialisation du coton ainsi que la
satisfaction des besoins du client représentent
deux des grands objectifs de la réunion plénière.
Il mentionne l’élaboration d’une stratégie
nationale pour l’industrie cotonnière en Afrique
du Sud et souligne que le succès de cette stratégie
dépend des prix du coton non distordus par les
subventions accordées aux agriculteurs dans
d’autres pays. Le délégué espère que Cancun va
initier l’élimination rapide de toutes les mesures
qui distordent le marché. Le rapport de
l’Afrique du sud est une déclaration de la
réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué du PARAGUAY à s’exprimer. Le délégué dit que le secteur
cotonnier a un impact économique et social
considérable dans son pays, étant donné
qu’environ 25 % de la population tire
directement ou indirectement profit de la
production. Il donne les caractéristiques principales de la production et de la structure de la
filière cotonnière dans son pays. Il déclare que
la production devrait augmenter à
72 000 tonnes. Le délégué affirme que le Paraguay est favorable au libre-échange et s’oppose
à toute forme de mesure ou de pratique directe
ou indirecte du gouvernement qui distorde les
marchés, le commerce et la production du
coton. Le rapport du Paraguay est une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué de
la FEDERATION DE RUSSIE. Le délégué dit
que la Russie consomme 320 000 tonnes de
coton importé d’Asie centrale. Le secteur
textile
présente
des
possibilités
d’investissement attractives. Il informe les
délégués du projet visant revigorer la production
cotonnière dans le Sud de la Fédération, avec
pour objectif de produire 350 000 tonnes, après
des recherches plus approfondies. Le délégué
explique la transition de la méthode actuelle de
classification traditionnelle du coton vers un
système moderne d’évaluation de la qualité
mondialement accepté. Il termine en
remerciant le gouvernement de la Pologne de
son hospitalité et le Comité d’organisation de
ses efforts. Le rapport de la Russie est une
18
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de
l’ALLEMAGNE à s’exprimer. Le délégué dit
partager la position exprimée dans la
déclaration du délégué de l’UE. Il déclare que
les importations de coton ont été stables
en 2002, une année difficile pour l’industrie
textile allemande. La production de filés, de
tissus et de vêtements a diminué et la situation
ne devrait pas s’améliorer en 2003. Le délégué
termine en disant que l’Allemagne est partisane
du libre marché et de la libéralisation du
commerce. L’Allemagne soutient la volonté
d’établir un environnement équitable dans
l’industrie textile avec comme objectif une
réduction générale des subventions à l’échelle
internationale, plutôt que la fixation de règles
spécifiques au secteur. Le rapport de
l’Allemagne est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT donne la parole au délégué du
SOUDAN. Le délégué remercie le gouvernement
de la Pologne de son hospitalité et de sa
générosité. Il dit que la modernisation du secteur
cotonnier est en cours, soutenue par la
restauration de l’infrastructure d’irrigation,
l’amélioration de l’approvisionnement en
intrants, la privatisation de certaines fonctions
et la diminution des droits de douane et des
taxes. Par conséquent, la production a
augmenté en 2002/03 et devrait augmenter
fortement cette campagne. Le délégué
mentionne les efforts menés pour améliorer la
qualité et réduire les coûts de production. Il
termine en souhaitant que la réunion plénière
soit un succès pour toutes les personnes
présentes. Le rapport du Soudan est une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le représentant du Fonds
commun pour les produits de base (FCPB) à
prendre la parole. Le représentant mentionne
l’étroite collaboration entre son organisation
et le CCIC en ce qui concerne le soutien au
secteur cotonnier. Le Fonds donne la priorité
aux projets d’aide aux petits producteurs de
coton pour leur permettre d’obtenir des revenus
raisonnables pour leur production de coton. Le
délégué souligne l’importance que revêt le
coton pour les pays en développement et cite
deux exemples de projets en cours. Les
remarques du représentant du FCPB sont une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué du
PAKISTAN. Le délégué dit que la production
de coton a atteint 1,8 million de tonnes et la
consommation s’est élevée à 2 millions de
tonnes en 2002/03. La production devrait
passer à 1,9 million de tonnes cette campagne
et à 2,5 millions de tonnes en 2010, grâce aux
efforts menés pour renforcer la productivité
et améliorer la qualité. Il affirme que le Pakistan
est favorable au libre-échange et espère que les
négociations menées sous l’égide de l’OMC à
Cancun vont entraîner l’élimination des
SEPTEMBRE 2003
subventions. Il demande à ce que la prochaine
réunion plénière soit organisée à une date
n’interférant pas avec le ramadan. Le rapport
du Pakistan est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT remercie les délégués d’avoir
respecté la limite de temps de 5 minutes et
ajoute que les six délégués ayant demandé la
parole pourront s’exprimer en priorité lors de
la prochaine séance.
Le PRESIDENT ajourne la séance à 17h00.
Mardi 9 septembre 2003, 15h45
Sous la présidence de M. Miroslaw Lewinski
Le PRESIDENT déclare la séance ouverte et
passe la parole au délégué du NIGERIA. Le
délégué explique la nouvelle approche adoptée
par le gouvernement du Nigéria pour augmenter
la production du coton, améliorer la qualité et
renforcer l’efficacité de la commercialisation.
Cette approche vise à maximiser les bénéficies
de toutes les parties concernées et les revenus
provenant des échanges avec l’étranger. Il dit
que ces efforts d’assainissement donnent des
résultats positifs. Il suggère la participation du
FCPB dans la construction de laboratoires dans
la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Le délégué
termine en remerciant le gouvernement de la
POLOGNE de l’organisation de la réunion
plénière. Le rapport du Nigéria est une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué du
ZIMBABWE. Le délégué dit que l’industrie
cotonnière est peut-être le seul secteur viable
de l’économie de son pays. Il explique que la
production du coton, qui est désormais
essentiellement une culture pluviale, a subi les
conséquences de la sécheresse au cours des
dernières campagnes. L’approvisionnement en
intrants des petits producteurs a soutenu la
production, mais la réforme agraire n’apporte
pas les résultats escomptés jusqu’à présent et
l’industrie textile nationale doit faire face à de
nombreux écueils. Toutefois, la production
devrait se redresser la prochaine campagne et
pourrait atteindre 500 000 tonnes de cotongraine à moyen terme. Le rapport du Zimbabwe
est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de la CHINE
(TAIWAN) à s’exprimer. Le délégué dit que le
volume des importations de coton a augmenté
de pratiquement 40 % en 2002. Les Etats-Unis
demeurent leur premier fournisseur. Il explique
que l’industrie textile est confrontée à de
nouveaux défis et se dirige vers l’intégration,
la haute technologie, l’innovation et les
produits à forte valeur ajoutée. L’industrie
cotonnière de Taiwan investit également à
l’étranger, notamment dans la partie
méridionale du continent africain. Le délégué
termine en exprimant sa confiance dans
l’avenir de la compétitivité de la filière textile
de son pays. Le rapport de la Chine (Taiwan)
est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au représentant
du CIRAD (Centre de coopération
internationale en recherche agronomique pour
le développement) qui remercie le
gouvernement de la POLOGNE et le CCIC de
lui permettre de présenter son organisation à
la réunion plénière. Il explique que les
recherches cotonnières menées par le CIRAD
se concentrent sur l’amélioration de la qualité
dans les pays en développement. La
présentation du CIRAD est une déclaration de
la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de la SUISSE
à prendre la parole. Le délégué explique que
son pays participe activement au commerce
international du coton et est un important
fournisseur de machines textiles. La Suisse
accorde également un intérêt particulier au
coton organique et le délégué invite tous les
participants à assister à la réunion optionnelle
du 10 septembre. Il dit que son pays s’intéresse
spécialement à l’impact des subventions qui
distordent le commerce dans les pays moins
développés. Il se dit favorable à l’intention de
l’UE de réformer la Politique agricole
commune. La Suisse soutient par des moyens
techniques et financiers l’initiative de l’Afrique
centrale et occidentale pour le coton dans le
cadre de l’OMC. Les remarques de la Suisse
sont une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT donne la parole à la
représentante du FIPC (Forum international
pour la promotion du coton) qui souligne que
la concurrence exercée par les fibres chimiques
constitue la plus grande menace pour la filière
cotonnière. Le FIPC compte 17 membres actifs
provenant de 14 pays. Il joue un rôle de
catalyseur et est un centre d’échange
d’informations pour encourager et faciliter les
programmes de développement du marché du
coton au niveau national. La représentante fait
un compte rendu du travail du FIPC au cours de
l’année écoulée. Elle informe les délégués du
recrutement d’un directeur exécutif à temps
partiel et invite les gouvernements membres
et les organisations présentes à rejoindre le FIPC
et à le soutenir dans ses activités. Les remarques
de la représentante du FIPC sont une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué de
l’AUSTRALIE. Le délégué demande à ses
collègues de se référer à la déclaration qui a été
distribuée. Il dit que les producteurs de coton
en Australie, qui ne bénéficient pas de
subventions à l’exportation ni de soutien
intérieur, comptent sur leur avantage
comparatif pour faire face à la concurrence
internationale. Dès lors, les efforts de
l’Australie dans le cadre des négociations
commerciales de l’OMC visent le renforcement
marqué de l’accès aux marchés, l’élimination
des subventions à l’exportation et des
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
réductions significatives du soutien intérieur qui
distordent le commerce. L’Australie soutient
le Groupe de travail sur les mesures
gouvernementales et suit l’évolution du
différend créé par les subventions des EtatsUnis pour le coton upland soumis à l’OMC par
le Brésil. Les remarques de l’Australie sont une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au représentant
de la FAO (Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture). Le délégué met
en exergue le travail réalisé par la Division des
produits et du commerce international. Il fait
état des progrès accomplis depuis la 61 ème
Réunion plénière. Il informe les délégués de la
consommation mondiale des fibres grâce à une
étude réalisée en collaboration avec le CCIC,
du soutien de la FAO lors de la troisième
Conférence sur le coton en Chine et de la
préparation des documents généraux dans le
cadre des négociations de Doha pour le
développement à Cancun. Il termine en
félicitant la bonne collaboration entre la FAO
et le CCIC. Les remarques du représentant de
la FAO sont une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de la COTE
D’IVOIRE à s’exprimer. Le délégué mentionne
que la délégation de son pays compte neuf
membres, signe de l’importance attachée au
coton et au travail du CCIC. Il met en évidence
la structure libérale de la filière cotonnière dans
son pays. Malgré sa performance, le secteur
cotonnier doit actuellement faire face à deux
écueils de taille, à savoir les conséquences du
malaise civil en 2002/03 et les subventions. Il
compte sur la solidarité des gouvernements
membres du CCIC pour trouver une solution
appropriée à la survie des producteurs de coton
africains. Le délégué termine en remerciant le
gouvernement de la POLOGNE de son
hospitalité. Le rapport de la Côte d’Ivoire est
une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT donne la parole au délégué de
l’OUGANDA qui tient à souligner la beauté de
la Pologne. Le délégué dit que le coton a un
fort potentiel de développement en Ouganda,
grâce à ses terres et de sa population. Il invite
les investisseurs internationaux des secteurs de
la filature intermédiaire et de la haute
technologie à se rendre en Ouganda. Il souligne
la qualité du coton produit dans son pays et
ajoute que de plus amples informations sur le
secteur cotonnier figurent dans le rapport de
son pays, qui est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué de
l’ESPAGNE qui remercie le gouvernement
polonais et le Comité d’organisation pour les
préparatifs de la réunion plénière. Il dit que les
canicules pourraient avoir des conséquences sur
la production cotonnière cette campagne. Le
délégué affirme que la production de coton de
l’Espagne ne peut pas augmenter et qu’aucun
produit de remplacement n’est disponible. Il
déclare que l’Espagne soutient entièrement la
déclaration de l’UE et que le marché est
totalement libre dans la zone euro. Les
remarques du délégué de l’Espagne sont une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué des
ETATS-UNIS qui dit qu’un rapport détaillé a
été distribué. Il attire l’attention des délégués
sur la liste de sites Web qui fournissent un large
éventail de renseignements. Il souligne les
efforts menés par la filière cotonnière
américaine pour créer une demande pour le
coton à l’échelle internationale. Cotton
Incorporated assure la promotion du coton
depuis plus de 35 ans et la quasi totalité de la
hausse de la consommation mondiale de coton
a eu lieu aux Etats-Unis depuis 1990. Il informe les délégués du partenariat entre Cotton
Council International et le secteur cotonnier
en Inde. Le délégué souhaite que d’autres
membres du CCIC viennent rejoindre le FIPC.
Le rapport des Etats-Unis et les remarques de
son délégué sont des déclarations de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de la
TANZANIE à s’exprimer. Le délégué déclare
que la production avait augmenté en 2001/02
pour la seconde campagne consécutive, avant
de baisser de 16 % en 2002/03 à cause de la
sécheresse. Il cite les défis auxquels est confronté le secteur cotonnier, lesquels sont
détaillés dans le rapport de la Tanzanie. Grâce
aux mesures d’encouragement des prix, la
production devrait atteindre 75 000 tonnes
cette campagne. Le rapport de la Tanzanie est
une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT donne la parole au délégué de
l’EGYPTE qui remercie la population et le
gouvernement de la Pologne pour leur
hospitalité. Il remercie également les
participants, les membres du Secrétariat du
CCIC, les interprètes et les organisateurs. Il
souligne que la production et la
commercialisation du coton en Egypte
dépendent des forces de l’offre et de la demande. Il explique la politique cotonnière de
l’Egypte et cite les points forts de la
campagne 2002/03 et les perspectives pour la
campagne en cours. Le rapport de l’Egypte est
une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de la
FRANCE à s’exprimer. Le délégué soutient la
déclaration de l’UE en insistant sur l’accès aux
marchés et les subventions à l’exportation. La
France avalise également l’initiative du Bénin,
du Burkina Faso, du Tchad et du Mali. La France
et l’UE ont proposé l’élimination totale de
l’aide à l’exportation offerte aux pays d’Afrique
sub-saharienne. La France souhaite également
la suppression des droits de douane pour toutes
les importations de produits de base provenant
des pays moins industrialisés. Le délégué
remercie le Comité d’organisation, le
gouvernement de la Pologne, le Secrétariat du
19
CCIC et les interprètes. Les remarques du
délégué de la France sont une déclaration de la
réunion.
Le PRESIDENT remercie les délégués de leurs
aimables commentaires envers la POLOGNE
et ajourne la séance à 17h00.
Mercredi 10 septembre 2003, 11h00
Sous la présidence de M. Miroslaw Lewinski
Le PRESIDENT déclare la séance ouverte et
invite le délégué de l’ITALIE à s’exprimer. Le
délégué remercie le gouvernement de la Pologne
de sa généreuse hospitalité. Il dit que l’Italie
accorde une grande importance au rôle du CCIC
en tant que forum international pour toutes les
questions liées au coton et est reconnaissant du
travail statistique fourni par le Comité. L’Italie
est particulièrement sensible à l’initiative
sectorielle de certains pays africains et, en sa
qualité de président du Conseil de l’UE, elle
s’efforce de trouver des solutions acceptables
dans le cadre de l’OMC pour toutes les parties
concernées. Il explique que l’UE, en tant
qu’importatrice nette de coton, bénéficie de
relations économiques et commerciales
privilégiées avec les pays de l’ACP. Les
remarques du délégué de l’Italie sont une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué de
la BELGIQUE qui renvoie les délégués à la
déclaration de son pays. Il exprime son soutien
envers la position de l’UE par rapport aux
négociations sur le commerce mondial et
l’initiative africaine en faveur du coton. Il
conclut en soulignant l’importance de trouver
une solution satisfaisante à long terme au
problème des arriérés de paiement de manière
à préserver l’efficacité reconnue du CCIC. Les
remarques du délégué et le rapport de la Belgique
sont des déclarations de la réunion.
Le PRESIDENT donne la parole au délégué de
la POLOGNE. Le délégué dit que les
importations et la consommation de coton ont
diminué en 2002 et il en explique la raison.
L’Asie centrale demeure le premier fournisseur
de coton de la Pologne. Le délégué décrit les
avancées de la privatisation de l’industrie
textile. Il indique que le secteur cotonnier
polonais ne bénéficie pas du soutien du
gouvernement et qu’il n’existe pas d’obstacles
au commerce des produits cotonniers. Le
rapport de la Pologne est une déclaration de la
réunion.
Le PRESIDENT invite le délégué de la GRECE
à s’exprimer. Le délégué dit que la superficie
cotonnière est pratiquement inchangée cette
campagne, à savoir 360 000 hectares cultivés
par environ 100 000 agriculteurs. La politique
nationale cherche à limiter les terres agricoles
consacrées au coton à cause des ressources
hydriques qui se raréfient et des préoccupations
environnementales. Le coton a été de très
20
SEPTEMBRE 2003
bonne qualité la dernière campagne et un tiers
de la production est consommé dans le pays.
L’objectif à long terme est de stabiliser la
production cotonnière au niveau actuel. Le
rapport de la Grèce est une déclaration de la
réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué du
BURKINA FASO qui met en exergue
l’importance du coton pour l’économie de son
pays. A l’instar de nombreux pays africains, le
coton joue un rôle stratégique pour le
développement économique et la réduction de
la pauvreté. Toutefois, ces efforts sont
compromis par les subventions accordées aux
producteurs de coton dans certains pays
industriels. C’est la raison pour laquelle le
Burkina Faso et trois autres pays d’Afrique
centrale et occidentale ont lancé une initiative
pour trouver des solutions appropriées. Le
délégué remercie toutes les organisations et les
gouvernements qui soutiennent cette initiative
qui recherche une plus grande justice dans le
commerce international. Le rapport du Burkina
Faso est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole au délégué du
ROYAUME-UNI. Le délégué déclare être
d’accord avec pratiquement toutes les
propositions du PCSP. Toutefois, il suggère
d’inclure un résumé d’une page dans les rapports
des pays et de n’utiliser qu’une seule séance
pour les présentations avec une limite de temps
de deux minutes par intervenant.
Le PRESIDENT remercie tous les délégués pour
avoir présenté leur déclaration de manière
disciplinée. Il dit que 32 déclarations ont été
présentées au total, dont 27 par des
gouvernements membres et 5 par des
organisations internationales.
Le PRESIDENT ajourne la séance à 11h30.
Le Secrétariat a également reçu des rapports
de la délégation de la République de Corée et
de celle du Togo. Ces rapports figurent dans le
document Statements of the Meeting.
Troisième Séance Plénière
Mardi 9 septembre 2003, 11h00
Sous la présidence de M. Tomasz Ostaszewicz
Le PRESIDENT invite M. Carlos Valderrama,
économiste en chef du Secrétariat, à présenter
un rapport sur les mesures gouvernementales
affectant le coton. M. Valderrama déclare que
le soutien direct des revenus et des prix accordé
à la filière cotonnière à l’échelle internationale
a représenté 5,8 milliards USD en 2001/02 et
a chuté à 3,8 milliards USD en 2002/03. Quatre
pays, à savoir les Etats-Unis, la Chine
(continentale), et l’Espagne et la Grèce pour
l’Union européenne, représentent 89 % des
subventions mondiales directes offertes
en 2001/02 et 97 % en 2002/03. Ces six
dernières années, les bas prix ont été causés
par plusieurs facteurs. Il cite les nouvelles
technologies au service de la production
cotonnière, les nouvelles zones de production
du coton, les taux de change dans certains pays
qui ont compensé en partie les chutes de prix
et les subventions du gouvernement. Il
mentionne que le Secrétariat a élaboré un
scénario pour mesurer l’impact des subventions
sur les prix du coton. Cette simulation repose
sur un marché mondial du coton sans
subventions. Le Secrétariat a ainsi comparé les
prix moyens simulés pour la campagne avec
les prix moyens réels de la campagne. Selon
cet exercice, la production globale simulée dans
un monde sans subventions serait inférieure au
niveau de production réel. Dans un monde sans
subvention, l’exercice de simulation suggère un
Indice A de Cotlook sensiblement supérieur aux
prix réels actuels. En 2002/03, la différence
entre les prix réels et les prix simulés était de
8 cents la livre. Pour terminer, M. Valderrama
fait observer que l’exercice ne prenait pas en
considération les subventions à l’exportation
qui distordent également le marché cotonnier.
Le rapport de M. Valderrama est un document
de la réunion.
Le PRESIDENT accueille M. Jean-Pierre
Lapalme, conseiller à la Division des textiles
de l’OMC, qui présente un rapport sur les
dernières réalisations de l’OMC. M. Lapalme
évoque trois aspects des activités menées par
l’OMC. Il mentionne la mise en œuvre de
l’Accord sur les textiles et les vêtements
(ATV), l’Accord sur l’agriculture (AA) et les
initiatives des membres de l’OMC relativement
aux subventions pour le coton. M. Lapalme
fait observer que la Conférence ministérielle
de Cancun, au Mexique, est sur le point de
commencer et qu’en dépit de la poursuite des
négociations par les gouvernements, plusieurs
échéances n’ont pas été respectées. Un projet
de texte ministériel provisoire a été rédigé, mais
le fonds des modalités pour le secteur de
l’agriculture et ce que l’on nomme les questions
de Singapour doivent encore être discutés. A
son avis, la tâche de la conférence de Cancun
est impressionnante, mais pas impossible. En
ce qui concerne l’ATV, il affirme que trois
raisons laissent présager l’élimination
complète des quotas comme prévue.
Premièrement, les pays où des quotas sont
toujours appliqués en ont d’ores et déjà éliminé
20 %, ce qui représente plus de 51 % des
produits concernés. Ensuite, dans le cadre de
l’ATV, la libéralisation des restrictions restantes est intervenue par des majorations des
coefficients annuels de croissance des quotas.
Enfin, les Etats-Unis, le Canada et l’Union
européenne ont clairement répété leur
engagement à respecter pleinement leurs
obligations en vertu de l’ATV. Il dit que même
si l’ATV n’est pas une préoccupation en tant
que telle à Cancun, plusieurs questions en cours
de négociation comme l’accès aux marchés et
le traitement différencié et spécial des pays en
développement influencent directement
l’avenir du commerce dans le secteur des
produits textiles et des vêtements. Relativement
à l’AA, M. Lapalme dit que l’échéance du
15 mars 2003 n’a pas été respectée pour la
rédaction de l’accord sur les modalités en vertu
de cet accord. Il ajoute que la version provisoire
la plus récente envisage une réduction
progressive et l’élimination définitive des
subventions à l’exportation, ainsi qu’une
diminution substantielles des mesures de soutien
intérieur. Dans le domaine des initiatives
cotonnières, M. Lapalme déclare que la
proposition sur le coton avancée par quatre
pays d’Afrique occidentale devrait être débattue
à Cancun. Les auteurs de cette proposition
appellent à l’élimination de l’ensemble des
subventions pour 2006 et à l’établissement d’un
mécanisme de compensation financière pour
les pays moins avancés. Ces quatre pays ont
déclaré que certains gouvernements membres
de l’OMC continuent d’appliquer des
subventions pour la production et les
exportations du coton qui distordent les prix
sur le marché mondial. Pour terminer, M.
Lapalme dit que les consultations entre le Brésil
et les Etats-Unis constituent une autre question
liée aux subventions sur le coton. Cependant,
les débats sont confidentiels et ne peuvent être
discutés publiquement. Le rapport d’un panel
établi en mai 2003 sera rendu public en
novembre. La présentation de M. Lapalme est
une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT ouvre la discussion. Le délégué
de l’AUSTRALIE fait remarquer que la décision
d’orienter les débats au sein du CCIC vers les
subventions remonte à la 60ème Réunion plénière
au Zimbabwe et que de nombreux progrès ont
été réalisés depuis lors. Le délégué propose de
discuter du projet de résolution des quatre pays
d’Afrique occidentale qui sera présenté à la
Conférence ministérielle de Cancun. Il ajoute
que l’Australie a une position officielle à ce
sujet.
Le délégué de l’AFRIQUE DU SUD dit que la
proposition des quatre pays d’Afrique
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
occidentale revêt la plus haute importance et
il demande le soutien des pays membres.
En réponse à une question du délégué de la
FRANCE, M. Valderrama dit que le soutien total des revenus et des prix ne comprenait pas
les subventions à l’exportation. Il ajoute que
les pays offrant une telle aide utilisent des
mécanismes très variés qui sont modifiés de
temps à autre et que tous les pays n’ont pas
recours à des mécanismes tels que les paiements
compensatoirs.
Le délégué de la GRECE dit que sa délégation
soutient les discussions techniques au sein du
CCIC, mais pas les préoccupations d’ordre
politique. Il appuie la déclaration de l’Union
européenne, tout en précisant que les mesures
gouvernementales ne devraient pas faire partie
de l’ordre du jour de la réunion, compte tenu de
leur nature politique. Il affirme également que
la production de l’UE représente entre 1 % et
2 % de la production mondiale et n’a donc pas
d’incidence sur les prix internationaux. Il ajoute
que l’UE est un grand importateur de coton et
un petit exportateur et que le coût élevé de la
main-d’œuvre en Grèce a des conséquences
considérables sur le coût de production du coton.
Les remarques du délégué de la Grèce sont une
déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT déclare que les gouvernements
membres avaient décidé de l’organisation d’une
séance sur les mesures gouvernementales lors
de la 62ème Réunion plénière et ne peuvent donc
pas appuyer la suggestion du délégué de la Grèce.
Le délégué de l’AFRIQUE DU SUD demande
une discussion sur la proposition de l’Australie
et cite deux éléments importants relatifs aux
aspects économiques des subventions dans le
secteur cotonnier. L’un concerne l’avantage
concurrentiel économique, à savoir qu’un
agriculteur produit ce dans quoi il est le plus
efficace. L’autre renvoie au PIB africain par
habitant qui s’élève à environ 400 USD. Il
ajoute que le Mali, l’un des pays à l’origine de
la proposition présentée à Cancun, a un PIB
par habitant de 200 USD. Il dit que les
gouvernements membres ont décidé d’aborder
la question les subventions lors de la réunion au
Zimbabwe et qu’il convient de poursuivre dans
cette voie. Il ajoute que la Grèce devrait
expliquer dans le cadre de cette discussion, la
raison pour laquelle les producteurs reçoivent
des subventions.
Le délégué de l’INDE trouve illogique de ne
pas encourager le débat sur les subventions,
étant donné que les pays se sont accordés à
dire, lors des négociations sur l’agriculture
menées sous l’égide de l’OMC, que les
subventions distordent les prix cotonniers .
Etant donné que les discussions menées au sein
du CCIC ne sont pas des négociations, les
opinions du CCIC devraient être envoyées à
l’OMC.
Le délégué des ETATS-UNIS félicite les
initiatives visant à évoluer vers un
environnement commercial de libre marché et
se dit partager l’avis de la délégation
australienne en ce qui concerne la finalisation
d’une vaste assise de réformes avant d’envisager
une proposition spécifique au secteur ou aux
produits de base. Il espère que l’enthousiasme
exprimé à Gdansk pour appuyer la proposition
des pays d’Afrique occidentale sera renouvelé
à Cancun. Le délégué fait observer que les EtatsUnis avaient avancé une proposition l’année
précédente qui allait au-delà des principes de
l’initiative des pays d’Afrique de l’Ouest, mais
qu’elle avait reçu peu de soutien et de
nombreuses critiques. Maintenant que la
proposition africaine est étudiée par les
négociateurs à Cancun, le CCIC devrait avancer
en se concentrant sur la création d’une demande pour le coton, un facteur à long terme qui
touche tous les producteurs. Le délégué est favorable aux initiatives menées au sein du CCIC
en ce qui concerne la création de la demande,
en particulier par le FIPC et le PCSP, et dit que
l’industrie cotonnière américaine est
préoccupée par la concurrence exercée par les
fibres synthétiques. Il ajoute que la part du coton
sur le marché mondial est en baisse, car
l’industrie des fibres synthétiques consacre des
dizaines de millions de dollars pour la recherche
et des centaines de millions pour les campagnes
publicitaires. Il termine en disant que les EtatsUnis sont le seul pays à disposer d’un
programme de développement du coton. Les
remarques du délégué des Etats-Unis sont une
déclaration de la réunion.
Le délégué de l’ALLEMAGNE est d’accord
avec la déclaration de l’Union européenne et il
espère que la Conférence ministérielle de
Cancun permettra de trouver une réponse
satisfaisante aux enjeux du commerce agricole.
Il dit que les pays doivent être réalistes, que les
initiatives sectorielles pourraient mettre en
péril les solutions générales et globales et qu’une
solution durable passe par une solution politique.
Les remarques du délégué de l’Allemagne sont
une déclaration de la réunion.
Le délégué de la SUISSE appuie l’idée de débattre
de la proposition des pays d’Afrique
occidentale. Il dit que le coton joue un rôle
essentiel dans les économies de nombre de pays
en développement, certains n’ayant pas de
produits de remplacement pour l’exportation.
Il est ainsi possible de montrer les dommages
causés à ces pays par les subventions octroyées
dans d’autres pays. Il ajoute que les négociations
de Doha sous l’égide de l’OMC ont pour
objectif de réduire les subventions. Il dit qu’il
est urgent de trouver une solution aux
distorsions du marché cotonnier, de manière à
garantir la survie du secteur cotonnier en
Afrique. Les remarques du délégué de la Suisse
sont une déclaration de la réunion.
Le délégué du PAKISTAN fait remarquer que
son pays est le quatrième producteur de coton
21
et que les producteurs pakistanais ne reçoivent
aucune subvention, mais qu’ils doivent faire
face à un marché international totalement
distordu. Ces distorsions entravent le processus
de modernisation des secteurs de l’agriculture,
des produits textiles et des vêtements tout en
augmentant les niveaux de pauvreté. Il demande l’élimination des distorsions sur le marché
cotonnier. Les remarques du délégué du Pakistan
sont une déclaration de la réunion.
Le délégué de l’ESPAGNE est d’accord avec les
commentaires du délégué de l’ALLEMAGNE
et ajoute que la production cotonnière
n’augmente pas dans son pays à cause de la
réglementation en vigueur.
Le délégué de l’OUGANDA est favorable à la
proposition des pays d’Afrique occidentale. Il
affirme que tous les pays se rendent compte
des préjudices causés aux producteurs africains
par les subventions. Il ajoute que les pays
industriels ont fixé les règles du commerce
mondial et imposé leur version du libre-échange,
mais qu’ils n’éprouvent pas de compassion
envers l’Afrique pour les dommages subis. Il
partage l’opinion de la délégation australienne.
Le délégué du BRESIL est d’accord avec les
remarques de l’Australie. Il dit que des progrès
importants ont été réalisés en ce qui concerne
la sensibilisation des gouvernements au
problème des subventions depuis la réunion
plénière au Zimbabwe, au cours de laquelle la
délégation brésilienne avait également joué un
rôle pour atteindre un consensus. Il dit respecter
la position de la Grèce et affirme que si les
subventions créent une surproduction à
l’échelle internationale et des prix plus bas,
personne ne sort gagnant. Il déclare que le
Brésil ne s’oppose pas aux subventions en tant
que telles, mais plutôt aux mesures
gouvernementales à l’origine des distorsions
du marché. Le délégué est d’accord avec les
commentaires de la délégation américaine en
ce qui concerne le recours à la promotion
cotonnière pour renforcer la consommation
et compenser la surproduction. Le délégué
recommande aux Etats-Unis de développer
davantage leurs programmes de promotion
pour maintenir un équilibre entre l’offre et la
demande. Les remarques du délégué du Brésil
sont une déclaration de la réunion.
Le délégué du PARAGUAY note que le CCIC
est le forum approprié pour aborder le problème
des subventions. Il ajoute que ces subventions
n’ont pas seulement une portée politique,
puisqu’elles distordent clairement les marchés.
Les subventions se traduisent par la dépression
des prix, la baisse des revenus et
l’appauvrissement des agriculteurs. Les
remarques du délégué du Paraguay sont une
déclaration de la réunion.
Le délégué de l’AFRIQUE DU SUD fait observer
que les négociations sur le commerce se limitent
à un seul produit pour de nombreux pays. Il dit
22
SEPTEMBRE 2003
qu’un grand nombre de pays ne disposent pas
de cultures de remplacement et c’est la raison
pour laquelle des propositions spécifiques aux
produits de base telles que la proposition des
pays d’Afrique occidentale doivent faire l’objet
des débats.
Le délégué de la TURQUIE dit que le CCIC
débat du problème des mesures
gouvernementales depuis plus de 20 ans et
devrait continuer dans cette voie. Il est favorable à l’idée d’une promotion générique
mondiale pour le coton et dit que les décisions
de cette réunion plénière doivent être envoyées
à l’OMC, comme par le passé.
Le délégué du SOUDAN salue l’initiative de
l’Afrique du Sud et soutient la proposition des
pays d’Afrique occidentale.
Le délégué du TOGO dit que les subventions
doivent trouver leur placer dans le programme
du CCIC et que si l’Australie a une proposition,
il convient qu’elle puisse la présenter. Il appuie
la proposition des pays d’Afrique occidentale
et dit que les autres produits ne peuvent être
discutés au sein du CCIC, lequel ne traite que du
coton. Il est d’accord avec la proposition de la
délégation de l’Inde pour l’envoi de la
déclaration du CCIC à Cancun.
Le délégué de l’AUSTRALIE fait remarquer
que sa délégation n’a pas de proposition à
présenter et qu’il faisait uniquement référence
à celle des pays d’Afrique occidentale.
Le PRESIDENT remercie tous les participants
et fait observer que conformément aux accords
conclus dans le cadre de l’OMC, un monde sans
quotas sur les produits textiles devrait exister à
partir de 2005. Il lit un paragraphe de la
Déclaration de la 61ème Réunion plénière portant
sur les mesures gouvernementales. Etant donné
que ce paragraphe résume la discussion de la
séance, il demande au Secrétaire général de
l’inclure dans le projet de résolution qui sera
discuté par le Comité de rédaction.
Le Président ajourne la séance à 12h30.
Le Secrétariat a reçu un document intitulé
« Joint Proposal by Benin, Burkina Faso, Chad
and Mali of 16 May 2003 », qui figurera dans
les Statements of the Meeting.
Première Séance Ouverte
Lundi 8 septembre 2003, 13h45
Sous la présidence de M. Ryszard Kozlowski
Le PRESIDENT ouvre la séance en disant que
les mélanges et la coexistence avec les fibres
synthétiques sont l’avenir de la fibre de coton.
Il affirme que la population mondiale étant en
train de doubler, 20 millions de tonnes de fibres
hydrophiles supplémentaires s’avèreront
nécessaires. Il fait remarquer que la fibre
cellulosique produite à partir de matériaux
naturels pourrait compléter la fibre de coton
et qu’une nouvelle fibre cellulosique pourrait
voir le jour dans les 50 prochaines années. Il
ajoute que la fibre de coton est une pionnière
des nouvelles technologies, mais qu’un système
plus objectif de mesure des propriétés de la fibre
devrait être élaboré avec une attention
particulière pour le coton transgénique.
Parallèlement, un système plus efficace de
transfert de la technologie pour la production
de fibre devrait être mis en place.
Le PRESIDENT invite M. Carlos Valderrama
à présenter un rapport du Secrétariat sur la demande de fibres textiles et la part du coton sur
le marché des fibres. M. Valderrama dit que le
maintien de la forte demande de produits
cotonniers et la forte reprise de la demande de
fibres chimiques ont entraîné une hausse de 5 %
de la consommation mondiale des fibres textiles au niveau de l’utilisation finale en 2002. La
consommation mondiale des fibres textiles est
à présent estimée à 52 millions de tonnes. Il
indique que la consommation mondiale de coton
a augmenté de 3 % en 2002, une tendance à la
hausse maintenue pour la quatrième campagne
consécutive. Toutefois, la demande mondiale
des fibres autres que le coton a retrouvé de sa
vigueur, augmentant de 6 % en 2002. Par
conséquent, la part du coton sur le marché des
fibres, qui avait augmenté d’un demi-point de
pourcentage à 40,5 % en 2001, est tombée à
39,7 % en 2002. M. Valderrama fait remarquer
que la demande de coton a augmenté dans toutes
les régions au cours des quatre dernières années,
les hausses les plus importantes étant
intervenues dans les pays en développement.
Il ajoute que les Etats-Unis sont le seul pays
industriel où la part du coton sur le marché des
fibres a augmenté pendant la dernière décennie.
Il dit que la croissance économique rapide en
Europe centrale et de l’Est et dans l’ancienne
URSS depuis 1998 a provoqué la hausse des taux
de la consommation des fibres textiles. Le
coton ayant connu une croissance plus rapide
que celle des autres fibres, sa part sur le marché
des fibres est passée de 23 % à 27 % en 2002.
Inversement, M. Valderrama fait observer qu’en
Chine (continentale), le plus grand
consommateur de coton au niveau de
l’utilisation industrielle, la consommation
finale de coton a diminué ces dix dernières
années, alors que d’autres pays d’Asie ont réussi
à maintenir le niveau de celle-ci tout en
augmentant la consommation industrielle. Il
prévoit une consommation globale de coton
de 22 millions de tonnes en 2005 et de
23,6 millions de tonnes en 2010, mais la part
du coton sur le marché des fibres pourrait encore
baisser et tomber à 38 % en 2010. La
publication World Textile Demand est un
document de la réunion.
Le PRESIDENT demande la quantité de coton
qui serait nécessaire si au cours des dix
prochaines années, la consommation de coton
au niveau de l’utilisation finale dans le monde
augmentait à un niveau identique au niveau
actuel aux Etats-Unis.
M. Valderrama répond que la consommation
mondiale de coton est de 3,4 kilogrammes par
habitant, alors que la consommation par
habitant aux Etats-Unis est supérieure à
16 kilogrammes. La production mondiale
devrait quadrupler si la consommation mondiale
atteint le niveau des Etats-Unis.
Le PRESIDENT passe la parole à M. V.
Zywietin de l’Institut central de recherche
scientifique pour l’industrie légère en Russie
qui présente un rapport sur le renforcement de
la compétitivité des produits cotonniers grâce
à des mélanges à base de fibre de lin et de fibres
chimiques. M. Zhyvetin dit que la part du coton
sur le marché des fibres pourrait augmenter en
utilisant des nouvelles technologies de
mélanges avec d’autres fibres telles que le lin
qui améliorent les propriétés des produits textiles pour ce qui est de la mode, du confort, de
l’écologie, de l’hygiène, des progrès
antifongiques et de la santé de l’homme. Il fait
remarquer que le consommateur moderne veut
des textiles présentant des caractéristiques
avancées pour des usages spécialisés allant des
produits ménagers aux utilisations
occasionnelles. Cette demande pourrait être
satisfaite par l’introduction de nouveaux
mélanges réunissant la fibre de coton et les
fibres chimiques, ce qui pourrait augmenter la
part du coton sur le marché des fibres. M.
Zhyvetin décrit certains avantages pour la santé
liés au port de vêtements en lin, notamment
sur le plan de la température corporelle, la
gestion de l’humidité lors de fortes
températures et le système immunitaire. Il dit
que les mélanges de coton, de lin et de fibres
chimiques pourraient donner le jour à une
production de textiles avec des propriétés
naturelles et des caractéristiques techniques
améliorées, ce que recherchent les
consommateurs. Il cite la légèreté, la résistance,
la solidité à la cassure, le faible rétrécissement
et d’autres qualités désirables pour des usages
spécialisés. La présentation de M. Zhyvetin
est une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT demande si les cosmonautes
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
russes utilisent les mélanges à base de coton et
de lin lors des voyages dans l’espace extraatmosphérique.
M. Zhyvetin confirme que les cosmonautes
russes et américains portent des vêtements en
coton et en lin et d’autres matières composées
de ces fibres à bord des vaisseaux spatiaux pour
leur confort et leur qualité antistatique
notamment.
Le PRESIDENT invite Mme Urania Kechagia
de l’Institut pour le coton et les plantes
industrielles en Grèce à présenter un rapport
sur les catégories d’utilisations finales
appropriées pour les mélanges de coton. Mme
Kechagia dit que l’utilisation des fibres
synthétiques s’est développée pour la première
fois en 1931 et que ces fibres ont changé de
façon permanente la consommation mondiale
des fibres. Leur part sur le marché des fibres va
continuer à augmenter car de nouvelles fibres
synthétiques très performantes et des tissus de
meilleure qualité destinés à des usages spécifiques
sont constamment mis au point, sans oublier
les textiles industriels et intelligents qui jouent
un rôle important dans ce domaine. Elle fait
remarquer que l’industrie cotonnière doit investir dans la recherche et le développement
de nouvelles technologies pour atteindre cet
objectif et ajoute que l’innovation constitue
un facteur de concurrence essentiel pour les
filés et les tissus en coton. Mme Kechagia dit
qu’il est possible d’adapter la fibre synthétique
pour répondre aux nouvelles idées, aux
nouveaux concepts, aux nouvelles technologies
et aux demandes du client. Cependant, des
mélanges de coton appropriés pourraient être
utilisés pour de nombreuses catégories de
produits pour former la base des vêtements,
des tissus d’ameublement et des nouveaux
produits textiles. Elle fait remarquer que le
coton mélangé à un ensemble de fibres, y
compris les fibres naturelles, dans différentes
combinaisons peut être transformé en un
éventail illimité de tissus, des plus simples aux
plus somptueux. Mme Kechagia cite plusieurs
secteurs où la demande croissante des
consommateurs pourrait être satisfaite grâce à
l’introduction de tissus contenant du coton,
tels que les revêtements de sol, les non-tissés,
les produits à usage médical, ainsi que les textiles industriels, intelligents et de luxe. Elle termine en disant que l’amélioration de la
technologie et les produits à base de coton
mélangé pourraient satisfaire les préférences
des consommateurs pour des tissus alliant le
confort des fibres naturelles à la performance
et à la facilité d’entretien des fibres
synthétiques, tout en renforçant la demande de
coton. La présentation de Mme Kechagia est
une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole à M. Mark
Messura, vice-président de Cotton
Incorporated, aux Etats-Unis, qui présente un
rapport sur l’importance de l’étiquetage de la
teneur en fibres. M. Messura dit que Cotton
Incorporated a mené des recherches pour
soutenir le travail du Forum international pour
la promotion du coton (FIPC). Lors de la
réunion au Caire l’année passée, les membres
du FIPC ont identifié le besoin de disposer
d’informations de base sur les prescriptions de
l’étiquetage de la teneur en fibres dans différents
pays. Il fait observer qu’en l’absence d’un tel
étiquetage sur les vêtements, il s’avère
pratiquement impossible pour les
consommateurs d’identifier ou de chercher des
vêtements en coton. Il ajoute que les
consommateurs doivent pouvoir identifier
aisément les produits en coton si nous voulons
réussir à créer une demande pour le coton grâce
à des actions de promotion. M. Messura dit que
la douceur de fibres synthétiques telles que
Sensura ou Supplex a été améliorée, ce qui dupe
souvent les consommateurs qui « achètent avec
leurs mains », en touchant le tissu au lieu de
lire l’étiquette, et qui pensent acheter des
produits en coton. Il indique que plus de la moitié
des consommateurs aux Etats-Unis vérifient la
teneur en fibres sur l’étiquette avant d’acheter
un vêtement, les consommateurs plus âgés étant
davantage enclins à procéder de la sorte. Sur la
base d’un échantillon initial de 166 pays,
M. Messura dit que Cotton Incorporated a pu
recueillir des informations détaillées sur 73 pays
et des renseignements généraux sur 76 autres
pays. Il indique que 59 pays sur les 166
disposent bel et bien de lois sur l’étiquetage de
la teneur en fibres, que l’étiquetage de la teneur
en fibres est obligatoire sur les vêtements dans
49 pays et que 47 pays exigent un tel étiquetage
sur les tissus d’ameublement. M. Messura
conclut en disant qu’il existe des lois sur
l’étiquetage de la teneur en fibres dans la plupart
des grands marchés de consommation et que
l’existence de ces lois constitue l’étape
préalable nécessaire pour permettre aux
consommateurs d’identifier les produits en
coton et pour établir des programmes de
promotion auprès de la clientèle. Il fait
remarquer que l’avenir du coton dépend de la
capacité à influencer les décisions prises par la
clientèle dans les boutiques et sur les marchés
de consommation du monde entier. Il ajoute
que choisir le coton parmi les autres fibres
commence par le simple fait de pouvoir
identifier le coton en lisant la teneur en fibres
sur l’étiquette des produits. La présentation de
M. Messura est une déclaration de la réunion.
Le SECRETAIRE GENERAL demande si les
recherches de Cotton Incorporated
comprennent des informations sur l’application
des lois relatives à l’étiquetage de la teneur en
fibres.
M. Messura répond que l’étude réalisée pour le
FIPC ne couvrait pas la question de
l’application des lois. Toutefois, les pays
pourraient s’y intéresser après avoir adopté
23
des lois sur l’étiquetage.
M. Silberman du FIPC demande de quelle
manière les délégués et les observateurs
pourraient contribuer au changement des lois
sur l’étiquetage dans leur propre pays.
M. Messura répond qu’il n’existe pas une
solution unique pour tous les pays, mais il espère
que les délégués vont réfléchir à la meilleure
manière d’encourager les lois sur l’étiquetage
dans leur pays. Il ajoute que les informations
présentées en ce jour les aideront dans cette
tâche.
Le délégué de l’INDE dit qu’il est possible de
mettre en place des prescriptions en matière
d’étiquetage. Toutefois, la difficulté dans son
pays réside dans l’existence de plus de
18 langues.
Le délégué de la TURQUIE demande à connaître
les expériences américaines à ce sujet avec
l’assurance que la teneur véritable en fibres figure sur l’étiquette.
M. Messura confirme l’exactitude du contenu
des étiquettes aux Etats-Unis en expliquant que
des organisations de consommateurs les
contrôlent. Il ajoute que si les étiquettes ne
reflètent pas la teneur en fibres, les sociétés
sont passibles d’amendes. Il fait remarquer que
les producteurs font parfois la promotion des
fibres à l’aide d’étiquettes volantes en utilisant
des noms différents, tels que le tissu microfibre,
et si les consommateurs ne contrôlent pas les
étiquettes, ils pourraient ignorer qu’il s’agit en
réalité de polyester.
Le délégué du TOGO demande si l’étude a
identifié les lois sur l’étiquetage comportant
des prescriptions sur la teneur en coton
transgénique.
M. Messura répond que l’étude n’a pas abordé
cette question.
Le délégué de l’AFRIQUE DU SUD demande à
M. Valderrama de préciser si la référence
exprimée en pourcentage des parts des fibres
textiles sur le marché porte sur le même groupe
de produits universellement.
M. Valderrama dit que l’univers des textiles
comprend des fibres naturelles telles que le coton
et la laine, ainsi que les fibres chimiques, le
polyester et la cellulose. Il fait remarquer que
certains analystes étudient la soie, le lin et
l’oléfine, mais que la part de ces fibres est faible.
Le délégué de l’ALLEMAGNE dit qu’il existe
des prescriptions en matière d’étiquetage dans
l’UE et que la législation existante est appliquée
dans les états membres pour protéger et
informer le consommateur, et non pour
promouvoir les fibres textiles. Il souligne la
neutralité de son pays en ce qui concerne la
promotion du coton et il considère qu’il est
dangereux d’utiliser l’étiquetage comme un
instrument de promotion du coton. Il dit que
certaines prescriptions demandant un apport
24
SEPTEMBRE 2003
d’informations supplémentaires pourraient
poser problème. Il cite les origines, la traçabilité
des produits et la teneur en coton transgénique.
Le délégué de l’AUSTRALIE demande à M.
Messura si les consommateurs sont plus enclins
avec l’âge à contrôler les étiquettes pour
connaître la teneur en fibres.
M. Messura répond que les consommateurs sont
en effet plus enclins avec l’âge à consulter les
étiquettes pour la teneur en fibres en raison de
l’expérience acquise.
Le délégué de la POLOGNE fait remarquer que
l’étiquetage est associé à la sécurité du
consommateur dans son pays et ne constitue
pas un moyen de promotion. Il ajoute que ce
sujet mérite une discussion plus approfondie.
Toutefois, il prône la prudence en ce qui
concerne l’établissement d’un trop grand nombre de prescriptions en matière d’étiquetage. Il
cite la teneur en coton transgénique à titre
d’exemple. Il dit que l’ensemble compliqué de
prescriptions existant sous l’ancienne loi a été
éliminé dans la nouvelle loi en Pologne.
existe une corrélation directe entre les revenus
par habitant et la consommation de coton, ainsi
qu’entre l’éducation et la consommation de
coton.
Le délégué de la CHINE (TAIWAN) suggère
que le CCIC et le FIPC fournissent des mesures
d’encouragement aux pays pour l’introduction
de l’étiquetage de la teneur en fibres et la
standardisation des étiquettes.
Le PRESIDENT dit qu’en dépit des efforts des
fibres synthétiques pour imiter les fibres
naturelles, il existera toujours une demande
pour ces dernières. Il ajoute que les mélanges
de fibres et les nouvelles technologies
constitueront autant de possibilités
d’augmenter la part des fibres naturelles sur le
marché. Il mentionne les produits à base de
nouveaux mélanges de fibres à titre d’exemple
des technologies innovatrices.
Le délégué de l’EGYPTE fait remarquer qu’il
Le PRESIDENT ajourne la réunion à 15h30.
Deuxième Séance Ouverte
Mardi 9 septembre 2003, 9h00
Sous la présidence de Mme Iwona Frydrych
LA PRESIDENTE déclare la séance ouverte et
dit que le classement du coton a fortement
évolué au cours des 20 dernières années, passant
du classement manuel à un système par
instruments. Elle déclare que nous sommes
entrés dans le nouveau millénaire armés de
systèmes entièrement automatiques qui offrent
non seulement des mesures précises des
paramètres, mais également une analyse
statistique complexe. Les instruments modernes
permettent d’évaluer les propriétés physiques
et mécaniques d’un écheveau ou d’une fibre
seule, ainsi que des paramètres de valeur
intrinsèque tels que la maturité, le degré de
collage et la couleur. La PRESIDENTE fait
observer que l’amélioration des systèmes
d’évaluation de la qualité de la fibre va de pair
avec les progrès dans le domaine des
technologies de filature qui s’accélèrent et qui
requièrent une détermination plus précise de la
qualité de la fibre.
La PRESIDENTE passe la parole à M. JeanPaul Gourlot du CIRAD, France, qui fait une
présentation intitulée « Stickiness and Seedcoat Fragments : Measurements and
Consequences » (Collage et fragments du
tégument de la graine : Mesures et
conséquences). M. Gourlot dit que le collage
est causé par le miellat, mais que tous les types
de miellat n’entraînent pas le collage. Le miellat
sécrété par la mouche blanche et les pucerons
est la première cause de collage du coton. Une
solution consiste à empêcher les insectes de se
multiplier au-delà du point où ils pourraient
provoquer le collage. Toutefois, il est possible
de traiter le collage lorsqu’il survient. Il cite le
mélange de coton collant avec du coton non
collant, les ajustements au niveau de l’humidité
lors de la filature et la sélection de machines de
filature moins sensibles au collage. M. Gourlot
dit que le problème des fragments du tégument
de la graine provient de l’égrenage et qu’il est
très difficile d’éliminer les fragments du
tégument séminal de la fibre. Il existe un
éventail de méthodes visuelles, mécaniques et
optiques permettant d’identifier les fragments
du tégument de la graine dans la fibre et les
filés. Certaines variétés de coton ont tendance
à produire davantage de fragments du tégument
de la graine que d’autres. M. Gourlot dit que les
sélectionneurs du CIRAD ont réussi à mettre
au point des variétés de coton produisant un
nombre limité de fragments du tégument de la
graine. La présentation de M. Gourlot est une
déclaration de la réunion.
En réponse à une question posée par le délégué
du BRESIL, M. Gourlot fait remarquer que les
fragments du tégument de la graine proviennent
de l’égrenage et peuvent être réduits grâce à
l’amélioration des opérations d’égrenage. Il dit
que certaines variétés de coton sont davantage
responsables de la production de fragments du
tégument de la graine que l’égrenage.
Le délégué de l’INDE demande s’il existe une
différence au niveau des fragments du tégument
de la graine lorsqu’une même variété est traitée
dans une égreneuse à rouleaux ou à scies. M.
Gourlot dit ignorer l’existence d’une telle
différence.
En réponse à une question du délégué de
l’EGYPTE, M. Gourlot dit qu’il existe au moins
10 sources différentes de collage, mais que le
miellat de la mouche blanche et des pucerons
sont très préoccupants pour l’industrie de la
filature par rapport à d’autres sources.
Le délégué du SOUDAN demande s’il est possible
de classer les variétés de coton selon le degré
de collage et il souhaite connaître la différence
entre le miellat sécrété par la mouche blanche
et les pucerons et les autres sucres. M. Gourlot
répond qu’il est possible de classer le coton
suivant un degré de collage faible, moyen et
élevé, mais que cette classification serait une
source supplémentaire de contestations. Il
ajoute que les sucres sécrétés par les insectes
sont différents des autres sucres présents dans
le coton collant.
La PRESIDENTE résume les rapports de la
première réunion optionnelle sur les nouvelles
technologies pour l’évaluation de la qualité du
coton. Deux exposés, des sociétés Lintronics
Ltd. et Uster Technologies, Inc., ont été
présentés lors de cette réunion. Mme Frydrych
dit que l’adoption des systèmes HVI a un impact
global sur le classement du coton. Lintronics
Ltd. a mis au point une machine portant le
nom de FiberLab. Il s’agit d’une combinaison
des méthodes d’évaluation reposant sur le
système HVI et le Fiber Contamination Tester.
Les données provenant du FiberLab sont
résumées dans un logiciel de base tournant sous
Windows.
Mme
Frydrych
tient
particulièrement à mentionner que les données
sur le collage enregistrées à l’aide de FiberLab
pourraient permettre d’établir un système de
classement du collage à l’échelle commerciale
sur la base d’une série de tests réalisés en 2002
et 2003, et d’autres prévus en 2004.
La présentation de Uster Technologies, Inc.
souligne l’importance du conditionnement des
échantillons, notamment la teneur en humidité
de l’échantillon. Les données de la société
montrent qu’une augmentation de 1,2 % de la
longueur de la fibre va de pair avec une
augmentation de 1 % de l’humidité de la fibre.
Selon Mme Frydrych, la société cherche à
corriger les qualités de la fibre pour lui conférer
un taux d’humidité fixe afin de réduire la
variation interlaboratoire des résultats. Elle
mentionne également deux autres exposés de
Premier Polytronics Pvt. Ltd. et de Shaffner
Technologies, Inc., qui n’ont pas été présentés,
mais qui sont disponibles. Premier Polytronics
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Pvt. Ltd. a mis au point aQura, une machine
permettant de mesurer les neps et la teneur en
fibres courtes. Premier ART dit détenir la
dernière génération des méthodes optiques et
être en mesure d’offrir une mesure parfaite de
la longueur et de la résistance. Shaffner
Technologies, Inc avance l’idée de procéder au
classement du coton dans chaque exploitation
d’égrenage depuis 2000. L’exposé mentionne
également l’IsoTester, une version améliorée
du Rapid Tester, qui est la méthode la plus
appropriée pour mesurer la teneur en fibres
courtes. Le résumé de la première réunion
optionnelle présenté par Mme Frydrych est
une déclaration de la réunion.
M. Joâo Luiz Pessa de l’Association des
producteurs de coton brésiliens évoque le
classement du coton au Brésil. Il fait remarquer
que la pratique traditionnelle de l’achat et de la
vente de coton en fonction de types déterminés
a des répercussions sérieuses. Le classement doit
reposer sur des qualités testées à l’aide de
machines. M. Pessa dit que le gouvernement du
Brésil a éliminé les normes brésiliennes pour
les remplacer par les normes universelles des
Etats-Unis. Les classeurs brésiliens doivent
désormais être plus précis et adapter les
spécifications en matière de qualité aux normes
universelles. Toutefois, des boîtes types comparables aux normes universelles ont été
publiées pour guider les acheteurs et les vendeurs
pendant la période de transition. M. Pessa
ajoute que la méthode traditionnelle du
classement manuel, les normes universelles et
le classement à l’aide des systèmes HVI ne
devraient pas se mélanger. Il suggère aux
agriculteurs du monde entier de suivre l’exemple
du Brésil et de prendre les mesures nécessaires
pour uniformiser les systèmes de classement à
l’échelle mondiale. La présentation de M. Pessa
est une déclaration de la réunion.
Le délégué de la RUSSIE demande à M. Pessa si
le Brésil a été en mesure d’utiliser les normes
de couleur HVI pour le coton brésilien. M. Pessa
répond que le Brésil ne rencontre aucun
problème pour appliquer les couleurs HVI au
coton brésilien.
Le délégué du BURKINA FASO fait observer
que la plupart des pays d’Afrique occidentale
ont un rendement à l’égrenage de 42 %, et non
de 39 %, comme le mentionnait M. Pessa. Ce
dernier répond que ce pourcentage élevé dans
les pays africains pourrait être lié à la récolte
manuelle et ajoute que si le coton est récolté de
la sorte au Brésil, le rendement à l’égrenage
pourrait également dépasser 39 %.
Le délégué de l’EGYPTE mentionne le
colorimètre utilisé aux Etats-Unis et l’adoption
des couleurs HVI, à cause de leur absence de
concordance. Mais M. Pessa n’est pas favorable au double contrôle des couleurs, visuel et
par le système HVI, ce qui n’est peut-être pas
dans l’intérêt des agriculteurs au bout du compte.
En réponse aux questions posées par le délégué
du PARAGUAY et le représentant du CIRADCA, M. Pessa dit que le processus de transition
au Brésil a été harmonieux. Le Brésil dispose
de 14 systèmes HVI appartenant à des
associations d’agriculteurs, à la bourse des
marchandises de Sao Paulo et à des entreprises
privées, en nombre suffisant pour classer toute
la production de coton brésilienne à l’aide du
système HVI en sept mois.
Le délégué du SOUDAN demande le prix du
classement HVI à l’aide de machines par
rapport au classement manuel. M. Pessa dit
qu’il faut 15 cents USD en moyenne pour tester
un échantillon de coton sur HVI, ce qui équivaut
pratiquement au prix du classement manuel.
Toutefois, c’est l’investissement initial pour
acquérir l’équipement HVI qui constitue le nœud
du problème.
Mme Norma McDill de l’USDA décrit le
système de classement du coton aux Etats-Unis,
ainsi que les efforts menés pour garantir
l’exactitude et la précision du classement. Elle
dit que l’ensemble du coton américain est testé
suivant la méthode HVI en utilisant les mêmes
procédures dans tous les bureaux de classement
du pays. Mme McDill fait observer que
l’évaluation précise des composants liés à la
25
qualité dépend d’un étalonnage des systèmes
HVI régulier et correct. L’instrument doit passer
par des évaluations strictes de la performance
à l’aide de cotons dont la valeur a été établie.
Mme McDill explique comment les cotons
étalonnés présentant une uniformité élevée
intrinsèque à la bale et les caractéristiques
souhaitées sont sélectionnés après des tests
rigoureux menés dans un grand nombre de
laboratoires. On estime qu’environ 1 % du
coton classé dans chaque bureau de classement
est sélectionné au hasard pour subir une autre
série de tests pour s’assurer de la qualité. Ces
échantillons, que l’on nomme « échantillons
témoins », sont confiés le lendemain au service
d’assurance de la qualité pour d’autres tests.
Aux Etats-Unis, le classement HVI est réalisé
à une température de 21 degrés centigrades
(fourchette de 0,6 degré) et une humidité
relative de 65 % (fourchette de 2 %). Mme
McDill fait remarquer qu’un nombre important
d’instruments aux Etats-Unis a été rassemblé
dans des laboratoires d’évaluation efficaces
faisant partie d’un système de classement au
profit de la filière cotonnière. La présentation
de Mme McDill est une déclaration de la
réunion.
Le délégué de l’EGYPTE fait remarquer qu’il
n’existe pas de relation entre les boîtes standard et les données des systèmes HVI. Le délégué
du BRESIL est du même avis, mais Mme McDill
ne partage pas leur point de vue.
Le délégué du SOUDAN et celui de l’INDE
attirent l’attention sur la fourchette élevée du
taux d’humidité, entre 6,75 % et 8,25 %,
comme vient de le mentionner Mme McDill.
Cette dernière reconnaît qu’il s’agit d’une
fourchette importante.
La PRESIDENTE fait remarquer que le
classement du coton a connu une transition
significative et que les sociétés qui fabriquent
les instruments d’évaluation de la qualité
cherchent actuellement les moyens de
minimiser ou d’éliminer les effets humains et
atmosphériques sur les machines et d’améliorer
la fiabilité des données. Elle ajourne la séance à
10h35.
Troisième Séance Ouverte
Mardi 9 septembre 2003, 13h45
Sous la présidence de M. Jerzy Kotwas
Le PRESIDENT retrace l’histoire et décrit la
mission du CICCA. Il présente le travail réalisé
depuis 1975 dans le domaine du respect des
contrats et des bonnes pratiques commerciales,
ainsi que le rôle du CCIC et des associations
cotonnières individuelles à ce sujet. Les
remarques de M. Kotwas sont une déclaration
de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole à M. Andrzej
Drozdz de la Gdynia Cotton Association, qui
présente un rapport sur le collage et les corps
étrangers. M. Drozdz décrit les origines des corps
étrangers dans le coton et mentionne la récolte
manuelle à titre d’exemple. Il explique que les
fibres de polyester et les fragments de feuilles
sont les problèmes les plus importants pour les
filateurs polonais. Il mentionne les
répercussions négatives du collage sur la qualité
des filés de coton et estime que 15 % du coton
importé par la Pologne au cours des deux
dernières années présentait des corps étrangers
et que 12 % du coton était collant. Il suggère
aux producteurs de coton d’essayer de réduire
les corps étrangers dans le coton et d’équiper
les filatures modernes de machines
perfectionnées interceptant les corps étrangers,
tout en introduisant des méthodes de contrôle
minutieux de la qualité. M. Drozdz propose la
conclusion d’un accord international sur les
instruments de test pour évaluer le degré de
collage et contribuer à la résolution des
différends découlant de ce problème. La
présentation de M. Drozdz est une déclaration
26
de la réunion.
Le PRESIDENT invite M. Atsushi Hamai de la
Japan Spinner’s Association à présenter le
rapport intitulé « Problems Caused by
Insufficient Knowledge About Cotton Quality:
A Spinner ’s Perspective » (Problèmes
découlant d’une connaissance insuffisante de
la qualité du coton : le point de vue d’un filateur).
M. Hamai dit que les consommateurs achètent
un vêtement après avoir regardé la couleur et
le modèle. Il affirme que la préférence va aux
matières agréables au toucher, confortables à
porter, résistantes et qui ne se déforment pas.
Par ailleurs, les consommateurs comparent la
qualité et le prix. Il fait part d’un ensemble de
remarques et de griefs des clients, notamment
le travail de couture approximatif, la perte de
couleur et le rétrécissement. Lorsque le coton
est la source de ces inconvénients, les filés sont
également affectés. M. Hamai dit que la qualité
des filés dépend fortement de la qualité du
coton. Pour que les filateurs puissent produire
un produit satisfaisant répondant aux exigences
des consommateurs, en plus de posséder
d’autres qualités souhaitables en matière de
grade, de longueur de la fibre et de résistance, le
niveau de contamination du coton doit être
inexistant et le nombre de neps peu élevé. Il
indique que la qualité des filés passe également
par l’efficacité des opérations d’égrenage à
haute vitesse. Afin de limiter les coûts de
production, il est de plus en plus nécessaire de
renforcer la filabilité du coton. M. Hamai
déclare que la contamination par des corps
étrangers, les neps et les fragments de cotongraine, un large éventail de micronaire et le
collage, sont très préoccupants pour les
égreneurs car ces paramètres affectent la qualité
et l’efficacité des opérations. Il demande aux
producteurs de coton de tenir compte de ces
préoccupations et d’améliorer la filabilité du
coton. Il encourage les producteurs de coton
des différents pays à mettre en place un système
unique de classement unifié reposant sur les
normes cotonnières universelles des Etats-Unis.
M. Hamai fait l’éloge de l’utilisation accrue du
classement HVI dans nombre de pays, mais il
suggère que le matériel HVI serve également à
mesurer les neps, le degré de collage et les
fragments de coton-graine pour refléter la
véritable valeur de filature du coton. La
présentation de M. Hamai est une déclaration
de la réunion.
Le PRESIDENT passe la parole à M. Nick
Earlam de Plexus Cotton, Royaume-Uni, qui
présente le rapport « Problems Caused by
Insufficient Knowledge about Cotton Quality:
A Merchant’s Perspective » (Problèmes
découlant d’une connaissance insuffisante de
la qualité du coton : le point de vue d’un
négociant). M. Earlam dit que le coton est un
produit agricole dépendant de nombreux
facteurs qui échappent au contrôle des
producteurs. Il ajoute que les filatures devraient
SEPTEMBRE 2003
comprendre qu’il y a de la diversité dans la
qualité du coton. Il fait remarquer que l’industrie
de la filature a adopté le système HVI depuis
son invention et que les Etats-Unis ont mis en
place le classement HVI qui est certifié par le
gouvernement. Il affirme qu’un grand nombre
de pays n’a pas encore choisi cette méthode de
classement et que les attentes des filateurs pour
leur matière brute sont supérieures à ce que le
marché peut offrir. M. Earlam déclare que le
classement HVI sera de toute évidence adopté
à l’unisson au bout du compte en tant que
système de classement standard universel, à
condition de reconnaître que les différentes
variétés de coton possèdent différentes
caractéristiques imputables au système HVI. Il
mentionne les préoccupations liées aux
différences dans les mesures suivant les
machines. Cependant, un accord international
sur le HVI est nécessaire et le CCIC pourrait
jouer un rôle à cet égard pour veiller à la
continuité des bonnes pratiques commerciales.
La présentation de M. Earlam est une
déclaration de la réunion.
l’arbitrage est un privilège supplémentaire, qui
peut être nié, ou un droit prescrit, dans les lois
nationales par exemple, et s’intéressait à la
manière dont il se traduit dans la loi
internationale. Certains soulèvent la question
de savoir si le refus de l’arbitrage contribue à la
résolution des problèmes ou en génère
davantage. Les bonnes pratiques commerciales
ne devraient pas servir uniquement à limiter
les participants au revenu du coton, mais
devraient également encourager ceux-ci à les
mettre en pratique. Le résumé de la deuxième
réunion optionnelle par M. Roskwitalski est
une déclaration de la réunion.
Le PRESIDENT invite M. Zbigniew
Roskwitalski de la Gdynia Cotton Association
à présenter un rapport sur les discussions de la
deuxième réunion optionnelle sur le rôle des
organes d’arbitrage en ce qui concerne
l’encouragement des bonnes pratiques
commerciales. M. Roskwitalski dit que M.
Robert Williams, le secrétaire du CICCA, a
présenté à cette occasion des informations sur
les circonstances à l’origine de la formation du
CICCA. Le CICCA publie à présent sur son site
Web (www.cicca.info) la liste des pays en défaut
par rapport à leurs obligations et prend d’autres
mesures pour que ces pays ne puissent pas
bénéficier des services offerts par les organismes
locaux d’arbitrage, d’évaluation et de
formation. M. Roskwitalski dit que M. Neal
Gillen de l’American Cotton Shippers
Association (ACSA) a présenté lors de cette
séance les activités de son association et les
modifications apportées au règlement de
l’ACSA pour exiger de tous les membres qu’ils
acceptent les procédures d’arbitrage avec les
pays membres et non membres, qu’un contrat
doive faire ou non l’objet d’un arbitrage. M.
Roskwitalski mentionne une seconde
présentation de M. Williams lors de la séance
portant sur les décisions récentes selon
lesquelles l’arbitrage, les évaluations et les autres
services de la LCA sont désormais réservés aux
sociétés travaillant uniquement avec des
entreprises de bonne réputation, ou en d’autres
termes des sociétés qui ne figurent pas sur la
liste de la LCA. Cette liste comprend également
des pays en défaut signalés par le CICCA. Il
ajoute que cette mesure figure désormais dans
le règlement de la LCA et qu’une Commission
d’enquête préliminaire a été créée afin de
déterminer si des sociétés membres travaillent
avec des entreprises en défaut. Il mentionne
un débat qui posait la question de savoir si
M. Hamai est d’accord avec la proposition de
M. Earlam.
Le SECRETAIRE GENERAL demande à M.
Earlam d’expliquer le rôle du CCIC dans
l’élaboration d’un accord international sur le
HVI.
M. Earlam explique que le CCIC devrait d’abord
lancer la discussion entre les producteurs et les
consommateurs sur la possibilité d’un accord
international. Un accord devrait ensuite être
formulé.
Le délégué du BRESIL demande à M. Hamai
d’expliquer la procédure d’évaluation du degré
de collage du coton par instruments et de
préciser la marge de tolérance des filatures.
M. Hamai met en exergue les difficultés liées à
l’évaluation du collage balle par balle et leurs
causes.
Le délégué du SOUDAN demande à M. Hamai
d’indiquer un seuil pour le coton collant.
M. Hamai répond qu’il est très difficile de fixer
un seuil pour le collage.
Le délégué du PAKISTAN appuie la proposition
sur un accord international sur le HVI.
Toutefois, il cite la difficulté liée à l’étalonnage
des machines HVI à l’échelle mondiale.
Le délégué de l’AUSTRALIE dit qu’avant
d’envisager un accord international sur le HVI,
il convient de mener des recherches sur la
manière d’obtenir des mesures cohérentes à
l’aide du HVI. Il propose de discuter de la
différentiation des mesures de la finesse et de
la maturité par le HVI.
M. Hamai affirme qu’il existe une corrélation
entre la finesse et la maturité et ajoute que les
mesures du micronaire sont excessivement
importantes.
Le délégué du BRESIL avance une proposition
sur l’adoption d’une norme de classement HVI
universelle.
La délégation brésilienne reconnaît qu’une
grande disparité subsiste entre les résultats des
instruments HVI à l’échelle mondiale.
Cependant, la filière cotonnière, du producteur
à l’industrie, ne peut plus attendre que des
machines parfaites soient élaborées. Nous
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
suggérons que le CCIC examine la possibilité
d’un parrainage ou d’une coordination pour
l’introduction d’un système standard universel
pour les données HVI, avec des tolérances
initiales pour certains paramètres, afin de
renforcer la répétitivité.
Nous pensons qu’une telle approche pourrait
être adoptée à l’heure actuelle. En effet,
l’environnement textile moderne permet de
mélanger plus de 100 balles à la fois, les faibles
variations étant ainsi confondues. Il se peut
que par le passé, au temps des cardes à
alimentation manuelle et ultérieurement des
convoyeurs n’acceptant que huit balles par
mélange, davantage de précision fussent
nécessaires. En fait, on entend souvent que de
nos jours la variation dans un ensemble de
balles donné sur la base d’échantillons tirés et
de données provenant du classement HVI peut
être inférieure à la variation des paramètres
dans une seule balle.
Par conséquent, notre délégation propose la
création d’un panel d’experts du CCIC sur
l’évaluation du classement HVI. Ce panel
tentera de déterminer les disparités
internationales, la raison de leur existence et
la manière de les corriger et il fera des
suggestions sur la fixation d’un niveau initial
de tolérances acceptables entre les machines.
La présidence du panel pourrait être confiée à
la LCA, l’organisme d’arbitrage principal pour
le coton.
Le délégué des ETATS-UNIS dit que le
classement HVI présente des avantages pour
les producteurs et les consommateurs et que le
CCIC est le forum approprié pour discuter d’un
accord sur le HVI.
Le délégué de l’INDE dit qu’il existe des
différences importantes entre les mesures du
HVI et que les machines devraient être
27
étalonnées en premier lieu afin d’assurer
l’uniformisation. Il dit avoir des réserves en ce
qui concerne les rapports présentés lors de la
deuxième réunion optionnelle sur les mesures
prises suite à l’établissement des listes de pays
en défaut.
Le PRESIDENT résume la séance et souligne
l’importance du rôle pédagogique des
associations nationales cotonnières pour
encourager les bonnes pratiques commerciales
et trouver une solution à l’amiable aux
différends.
Les représentants des négociants et des filateurs
ont réclamé une uniformisation des méthodes
d’évaluation et le PRESIDENT a fait remarqué
que le CCIC devrait considérer la 62ème
Réunion Plénière à Gdansk comme la réunion
fondatrice d’un accord international sur le HVI.
Le PRESIDENT ajourne la réunion à 15h00.
Atelier
Vendredi 12 septembre 2003, 9h30
Modérateur : M. Sebahattin Ganzafer, Turquie
Dans le cadre de la Réunion plénière, le Secrétariat a organisé un atelier de travail sur « The World Cotton Sector Without Quotas – Prospects After
2005 » (La filière cotonnière mondiale sans quotas – Perspectives après 2005). M. Herwig Strolz de l’ITMF a présenté un rapport sur les
perspectives du commerce mondial des textiles après 2005 et M. Alexander Belov de Quetta Corporation en Russie a présenté un rapport sur les
perspectives du commerce des textiles en coton en Europe centrale et dans les pays de la CEI. Ces deux rapports figurent dans les Statements of the
Meeting.
Séance de Clôture
Vendredi 12 septembre 2003, 11h00
Sous la présidence de M. Andrzej Szejna
plénière, à savoir la semaine du 28 novembre
2004, sous réserve de confirmation.
Le PRESIDENT déclare la séance ouverte et
passe la parole au délégué de l’Inde, qui présente
l’invitation de son gouvernement pour
l’organisation de la 63ème Réunion plénière.
Le délégué de la COLOMBIE remercie le
gouvernement et la population de la Pologne
et la ville de Gdansk de leur chaleureuse
hospitalité. Il félicite le Comité d’organisation
de l’excellente organisation de la réunion. Il
informe les délégués de sa retraite après de
nombreuses années à la tête de la délégation
colombienne. Il remercie tous ses amis de la
communauté cotonnière internationale pour
avoir partagé leur expérience avec lui toutes
ces années.
Le délégué de l’INDE dit que ce serait un
honneur pour son gouvernement d’accueillir la
63ème Réunion plénière à Mumbai en novembre
2004. Il ajoute que son gouvernement s’engage
à rendre cette réunion aussi réussie et productive
que possible. Au nom du gouvernement de
l’Inde, il invite très chaleureusement tous les
participants pour la réunion de l’année
prochaine.
Le PRESIDENT remercie le gouvernement de
l’Inde de son aimable invitation. Il transmet
les salutations du vice-premier ministre de la
République de Pologne et les excuses de ce
dernier qui est dans l’impossibilité d’assister à
cette séance de clôture.
Le SECRETAIRE GENERAL informe les
délégués de la date cible de la 63ème Réunion
Le délégué de l’EGYPTE exprime sa gratitude
à la population et au gouvernement de la
Pologne pour leur hospitalité et leur amitié. Il
remercie le Comité d’organisation, le directeur
exécutif du CCIC, le Secrétariat du CCIC, les
délégués, les représentants des organisations
internationales, les observateurs, les
interprètes, les sponsors et tous les participants
ayant contribué au succès de la réunion. Il dit
attendre avec plaisir la prochaine réunion en
Inde.
Le délégué du SOUDAN remercie le
gouvernement de la Pologne de son hospitalité.
Il exprime ses remerciements au Président et
aux délégués de la Commission permanente,
aux membres du Secrétariat et aux interprètes
pour leur travail efficace. Il remercie le
gouvernement de l’Inde et celui du RoyaumeUni de leurs invitations pour les prochaines
réunions plénières.
Le délégué de la TURQUIE se joint aux autres
délégués pour féliciter le gouvernement de la
Pologne et les polonais de leur chaleureuse
hospitalité et de leur générosité. Il fait l’éloge
du travail efficace du Secrétariat et des
traductions excellentes des interprètes. Il
complimente le distingué délégué de la Colombie
pour sa contribution importante au travail du
comité toutes ces années et lui souhaite une
agréable retraite.
Le PRESIDENT remercie les délégués pour leurs
commentaires.
Le délégué de l’INDE intervient pour exprimer
sa gratitude envers le gouvernement de la
28
SEPTEMBRE 2003
Pologne pour son hospitalité et ajoute qu’il
attend avec impatience d’accueillir tous les
délégués et les observateurs à Mumbai l’année
prochaine.
Le délégué de l’ALLEMAGNE se joint aux
autres délégués et exprime son admiration, sa
gratitude et son plaisir pour l’opportunité qui
lui a été donnée de mieux connaître la Pologne,
un pays voisin qui deviendra prochainement
membre de l’Union européenne.
Le délégué de la GRECE témoigne sa gratitude
au gouvernement de la Pologne pour son
hospitalité. Il remercie toutes les personnes
qui ont durement travaillé pour contribuer au
succès de la réunion plénière, et notamment le
Secrétaire général.
Le délégué de la SYRIE félicite le gouvernement
de la Pologne, les organisateurs et le directeur
exécutif de la bonne organisation et du succès
de la réunion. Il remercie le gouvernement de
l’Inde pour son invitation.
Le délégué du NIGERIA se joint aux autres
délégations pour remercier le gouvernement et
la population de la Pologne, mais également le
Secrétariat pour l’organisation réussie de la
réunion plénière. Il dit attendre avec impatience
une autre réunion plénière aussi réussie en Inde
l’année prochaine. Il souhaite un bon voyage
de retour à tous les délégués.
Le délégué de l’ISRAEL exprime ses
remerciements à toutes les personnes qui ont
participé à l’organisation d’une réunion aussi
réussie et se dit personnellement touché par
l’opportunité qui lui a été donnée de découvrir
la Pologne.
Le délégué de la COTE D’IVOIRE manifeste
sa gratitude au pays hôte et au Comité
d’organisation. Il remercie le Secrétaire général
et son équipe pour leur travail. Il félicite les
autres délégations pour l’esprit de collaboration
qui a dominé les débats et dit que le CCIC s’est
renforcé. Il souhaite un bon voyage de retour
aux autres délégués.
La déléguée de l’AFRIQUE DU SUD se joint
aux autres délégués pour remercier le
gouvernement de la Pologne et le Comité
d’organisation. Elle dit que le large éventail de
questions débattues contribuera à atteindre
l’objectif commun d’une industrie cotonnière
durable et rentable, en dépit des divergences et
des différends. Elle réaffirme l’engagement de
l’Afrique du Sud envers la mission du Comité et
fait l’éloge de Cotton South Africa pour sa
contribution au sein du CCIC et son soutien
envers le gouvernement de son pays.
Le délégué de la POLOGNE remercie tous les
délégués pour les aimables commentaires sur
l’organisation de la 62ème Réunion plénière. Il
remercie toutes les personnes et tous les
organismes qui ont soutenu la réunion,
particulièrement la Gdynia Cotton Association
et son directeur exécutif.
Le délégué de l’ESPAGNE exprime ses
remerciements au Secrétaire général et à ceux
et celles qui ont contribué à l’organisation de
cette excellente réunion. Il fait l’éloge du
gouvernement de la Pologne pour son
hospitalité.
Le délégué du BURKINA FASO se joint aux
autres délégations et remercie le gouvernement
de la Pologne et tous les organisateurs de la
réunion. Il félicite le Secrétaire général et les
membres du Secrétariat du CCIC pour leur
excellent travail et remercie le gouvernement
de l’Inde et celui du Royaume-Uni de leurs
aimables invitations pour l’organisation des
prochaines réunions plénières.
Le PRESIDENT remercie les délégués de leurs
aimables remarques et ajourne la réunion à
11h30.
Comité de Direction
Première Réunion
Lundi 8 septembre 2003, 9h00
Sous la présidence de M. Ajai Malhotra
Le PRESIDENT remercie les délégués de leur
soutien envers le CCIC. Il remercie le
gouvernement de la Pologne de l’organisation
de la 62ème Réunion plénière. Il fait remarquer
que le Comité de direction est un comité de
gestion et que la participation à ses réunions
est réservée aux délégués officiels.
L’adoption de l’ordre du jour est le premier
point de la réunion. Le PRESIDENT note que
les délégués ont reçu un exemplaire de l’ordre
du jour proposé et demande s’il y a des
objections ou des propositions de modification.
En l’absence de commentaires, il conclut que
l’ordre du jour est adopté.
Le second point de la réunion est l’adhésion du
Bénin au CCIC. Le SECRETAIRE GENERAL
dit qu’il a reçu une lettre de l’Ambassadeur du
Bénin aux Etats-Unis au mois d’août. Dans sa
lettre, l’ambassadeur affirme que le coton est
important pour l’économie du Bénin, que le
pays souhaite devenir membre du CCIC et qu’il
s’engage à remplir les obligations découlant de
son adhésion. Le Bénin respecte les conditions
énoncées dans le Règlement du Comité en
matière d’adhésion. Selon le barème des quotes-
parts approuvé pour l’exercice budgétaire en
cours, la contribution financière du Bénin pour
2003-04 s’élève à 21 000 USD.
Le SECRETAIRE GENERAL dit que le Bénin
est un important pays producteur et
exportateur de coton. La production cotonnière
au Bénin est passée de 10 000 tonnes au début
des années 80 à plus de 200 000 tonnes à l’heure
actuelle. Il affirme que l’adhésion du Bénin va
renforcer le statut du CCIC en tant que forum
de discussion des questions internationales sur
le coton. Il ajoute que l’adhésion au CCIC
offrira des avantages tangibles au gouvernement
et à l’industrie cotonnière du Bénin. Il demande la confirmation de l’adhésion du Bénin au
CCIC et l’acceptation de la quote-part initiale
de 21 000 USD.
Le PRESIDENT demande s’il y a des objections
à la confirmation de l’adhésion du
gouvernement du Bénin au CCIC. En l’absence
d’objections, il conclut que l’adhésion du Bénin
est confirmée. Il souhaite la bienvenue au Bénin
en tant que nouveau membre du CCIC.
Le PRESIDENT fait remarquer que plus de 20
sociétés et organisations régionales ont
parrainé et soutenu la 62ème Réunion plénière.
Il tient particulièrement à remercier Cottonex
Anstalt, Rieter AG et Textilimpex Ltd.
(sponsors de la catégorie Or) et il conseille
vivement à tous les participants de la réunion
de se rendre dans la section des stands
d’exposition pendant la semaine.
En l’absence d’autres points, le PRESIDENT
ajourne la séance à 9h20.
Deuxième Réunion
Mercredi 10 septembre 2003, 9h00
Sous la présidence de M. Ajai Malhotra
Le PRESIDENT rappelle aux délégués que le
Panel consultatif du secteur privé (PCSP) a été
formé en 1999 après trois années de discussions
au sein du CCIC. Il dit que le PCSP se compose
de représentants des trois principaux segments
de la filière cotonnière, à savoir les producteurs,
les négociants et les filateurs, des pays
développés et en développement. Les membres
du Panel offrent leurs services à leurs propres
frais et on compte parmi ceux-ci certaines des
personnes les plus respectées du secteur privé
de l’industrie cotonnière des pays membres.
Le PRESIDENT passe la parole à M. Andrew
Macdonald, le directeur de Santista Têxtil S.A.,
Brésil, qui présente, en sa qualité de Président
du PCSP, le rapport du Panel au Comité de
direction.
M. Macdonald présente le rapport, qui est une
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
déclaration de la réunion. Les recommandations
suivantes du PCSP sont formulées comme des
questions au Comité de direction, auquel il est
demandé d’étudier de près ces propositions :
•
•
•
•
•
Pourrait-on éliminer le séminaire technique
de la réunion plénière et organiser un
nouveau séminaire technique indépendant
qui se déroulerait une ou deux fois par an ?
Ou bien, pourrait-on organiser le séminaire
technique dans le cadre d’une série de
réunions optionnelles, qui s’avèrent
populaires auprès d’un plus large public, au
lieu d’avoir lieu en parallèle aux séances
plénières ?
Pourrait-on établir une distinction claire
entre les présentations sur des sujets précis
qui s’appliquent à certains pays uniquement
et qui seraient idéales pour les réunions
optionnelles et celles en relation avec les
gouvernements qui devraient faire partie
des séances plénières ?
Les rapports des pays pourraient-ils
uniquement être présentés par écrit pour
gagner du temps ? Une allocution de cinq
minutes pour chacun des 42 pays représente
trois heures et demie d’un temps précieux.
Pourrait-on décider qu’un seul pays
remercie, au nom de toutes les délégations,
le pays hôte lors des séances d’ouverture et
de clôture ? Cette procédure permettrait
un gain de temps considérable.
La réunion plénière pourrait-elle être
réduite à quatre jours ? Tous les délégués
pourraient partir plus tôt et le CCIC, les
délégués et leur gouvernement ou leurs
organisations respectifs réaliseraient des
économies.
M. Macdonald dit que le PCSP s’est réuni à
Washington en mai 2003 et a discuté des
publications du CCIC. Les personnes présentes
ont reconnu la bonne présentation et
l’exactitude des publications du CCIC. Des
suggestions ont été avancées pour réduire le
nombre de publications. Le Secrétariat a calculé un gain d’un mois de travail d’une personne
si les propositions avancées étaient mises en
œuvre. Le Panel a fait des recommandations
pour utiliser le temps et l’argent économisés
de la façon suivante :
•
Améliorer la présentation des publications
•
Etroite collaboration avec le consultant en
promotion cotonnière
•
Mise à jour du site Web du CCIC
•
Prise de contact avec des producteurs et
des associations textiles ne faisant pas
partie de la base de données actuelle du CCIC
pour les sensibiliser au travail du Comité
•
Commercialisation d’offres groupées de
publications
•
Distribution des documents de la réunion
plénière sur CD-Rom pour réduire les coûts
d’impression et de transport
En ce qui concerne la promotion des
publications du CCIC, le Panel s’oppose à l’idée
des publicités payantes, étant donné que le
CCIC, qui dépend de l’aide financière des
gouvernements, ne devrait pas donner
l’impression d’une compétition avec les
publications du secteur privé. Les publications
du CCIC devraient porter sur les données ayant
une influence sur le modèle de prévision des
prix du CCIC.
Le Panel exprime sa reconnaissance au CCIC
pour le recrutement d’un consultant afin de
coordonner les efforts en matière de promotion
du coton et l’en félicite. Le PCSP estime que si
la promotion du coton reçoit une plus grande
attention au sein du CCIC, c’est la filière
cotonnière mondiale qui va en retirer les
bénéfices. Le Forum international pour la
promotion du coton (FIPC) est investi d’une
tâche formidable et le panel demande aux
délégués de faire pression auprès de leur
gouvernement afin de soutenir le travail du
Forum et de devenir membre de celui-ci.
Le Panel demande instamment aux délégués
d’encourager leur gouvernement à promouvoir
l’utilisation du coton modifié génétiquement
conformément aux bonnes pratiques de
gestion, de manière à garantir une bonne gestion
environnementale.
Le PCSP recommande de rétablir le Panel
d’experts en matière de biotechnologie du
coton, qui s’était réuni il y a quatre ans, pour
préparer une évaluation de la situation actuelle.
Le Panel conseille vivement aux
gouvernements de veiller à ce que les sentences
arbitrales valables soient exécutoires dans leur
pays en vertu de la Convention de New York.
Le Panel estime que cette condition est
essentielle pour que la filière maintienne et
augmente la part du coton sur le marché
mondial des fibres.
Le Panel prie également les gouvernements
d’adopter le système de classement du coton
reposant sur des normes universelles, en
parallèle à l’introduction d’instruments
d’évaluation à l’échelle internationale. Il
conviendrait de standardiser les nouvelles
mesures du collage, des neps et de la fibre courte,
compte tenu de l’importance de ces valeurs
pour les filateurs.
Les gouvernements sont priés d’introduire une
législation relative aux bonnes pratiques en
matière d’hygiène pour le coton, en particulier
en ce qui concerne la contamination du coton
par des corps étrangers.
29
Le Panel demande aux gouvernements de
soutenir l’infrastructure telle que la recherche,
les communications et les ressources hydriques
de l’industrie cotonnière locale. La grande
disparité entre les rendements cotonniers est
une source de préoccupation importante du
Panel, qui recommande aux délégués de charger
le Secrétariat d’étudier les rendements
mondiaux pour disposer d’une meilleure
compréhension de la différence fondamentale
entre les pays et des raisons de cette disparité.
Enfin, le Panel demande aux délégués de
soutenir l’issue positive des négociations
menées sous l’égide de l’OMC afin de réduire
les distorsions causées par les mesures
gouvernementales sur le coton.
Il n’y a pas de commentaires ou de questions
de la part des personnes présentes.
Le PRESIDENT remercie M. Macdonald et le
PCSP pour leur travail. Le PRESIDENT fait
remarquer que la Commission permanente a
reçu ce rapport en mai et a d’ores et déjà mis
en œuvre certaines suggestions du PCSP.
Le PRESIDENT laisse la parole aux délégués.
Le délégué de l’AUSTRALIE remercie le PCSP
de son travail et appuie les recommandations
proposées.
En l’absence d’autres questions, le PRESIDENT
passe au point suivant de la réunion.
Le PRESIDENT invite le Secrétaire général à
lire le document de travail I, intitulé « Election
des représentants de la Commission permanente ». Le SECRETAIRE GENERAL dit que la
Commission permanente a désigné
Mme Chigozie Obi-Nnadozie du Nigéria en
qualité de Présidente de la Commission permanente, M. Luc Devolder de la Belgique en tant
que premier vice-président et M. Bakhtiyar
Ibragimov de l’Ouzbékistan en tant que second
vice-président. Le document de travail I figure
ci-joint.
Le PRESIDENT dit qu’il existe un consensus
pour accepter les recommandations du
document de travail I et il félicite les nouveaux
représentants de la Commission permanente.
Le PRESIDENT demande au Secrétaire général
de présenter le document de travail II intitulé
« Proposition de modification du règlement ».
Le SECRETAIRE GENERAL explique que le
problème des arriérés de paiement est une source
de préoccupation sérieuse. Il dit que le Souscomité sur le budget s’est réuni à deux reprises
en 2003 pour avancer des propositions sur la
meilleure manière d’encourager les pays à
respecter les délais dans le paiement de leur
quote-part au Comité. Il ajoute que la
Commission permanente a étudié les suggestions
du Sous-comité sur le budget lors de deux
réunions et est favorable à plusieurs
propositions ne nécessitant pas de modification
du règlement et des règles du Comité. Par
ailleurs, la Commission permanente a décidé
30
de présenter au Comité consultatif une
proposition impliquant l’approbation d’une
modification du règlement. Cette suggestion
vise la réduction de la période d’arriérés de
paiement avant la discontinuité de l’envoi des
publications et des autres services du CCIC de
18 mois à 12 mois. Le SECRETAIRE GENERAL fait observer que le document de travail
II énonce clairement la modification du
règlement. Il demande l’approbation de la
recommandation de la Commission permanente. Le document de travail II figure ci-joint.
Le délégué de la GRECE explique que certains
pays ne sont pas en mesure de payer leur quotepart en temps opportun à cause de difficultés
d’ordre bureaucratique, et non par manque de
volonté ou à cause d’un intérêt moindre envers
le Comité. Il estime que la réduction de la période
d’arriérés avant la discontinuité des services
n’est pas une solution constructive. Il fait
remarquer qu’une recommandation du Souscomité sur le budget, qui n’a pas été proposée
par la Commission permanente, visait la
création d’une catégorie Observateur pour les
pays présentant un retard de plus de deux ans
dans le paiement de leurs quotes-parts. Il pense
que cette suggestion devait être étudiée de
manière plus approfondie.
Le délégué de la BELGIQUE dit que la réduction
des services ne constitue pas forcément une
mesure efficace pour encourager les pays à
régler leur quote-part, notamment parce que
de nombreuses publications sont disponibles sur
Internet et ailleurs.
Le délégué du PARAGUAY dit que le sujet est
délicat. Il se joint au délégué de la Grèce pour
dire que les entraves bureaucratiques et les
budgets serrés sont souvent la cause des retards
de paiement des quotes-parts. Il affirme que la
recommandation à l’étude n’est pas la solution.
Le délégué de la TURQUIE demande au
Secrétaire général de répondre à la suggestion
du délégué de la Grèce.
Le SECRETAIRE GENERAL répond que la
suggestion du Sous-comité sur le budget visant
à créer une nouvelle catégorie de membres pour
les pays présentant un retard de paiement de
plus de deux ans a été longuement étudiée par
la Commission permanente. Il explique que
certains pays pourraient conclure à la
commodité de cette nouvelle catégorie
d’observateurs, ce qui pourrait augmenter le
nombre de pays avec des arriérés de paiement.
C’est la raison pour laquelle cette suggestion
n’a pas été encouragée.
Le délégué de l’AFRIQUE DU SUD dit que la
prise de conscience du problème des arriérés
est nécessaire, mais qu’il convient également
d’instaurer une certaine discipline dans le
soutien envers le Secrétariat. Il pense que la
proposition aborde de manière équilibrée ces
préoccupations.
SEPTEMBRE 2003
Le PRESIDENT estime que la création d’une
forme intermédiaire d’adhésion ne serait pas
constructive et que la proposition de la
Commission permanente visait uniquement un
renforcement minime de la discipline en
matière de budget. Il ajoute que la Commission
permanente souhaite de toute évidence que tous
les membres continuent de faire partie du Comité et n’essaie pas de se débarrasser de certains
membres.
Le délégué de la GRECE met en exergue son
expérience des obstacles bureaucratiques pour
garantir le paiement de ses quotes-parts au
CCIC et ajoute que son ministre a demandé le
paiement immédiat de sa quote-part il y a
quelques jours.
Le délégué du BRESIL est d’accord avec le
délégué de la Belgique pour dire que la
discontinuité des publications ne serait pas une
mesure suffisante pour encourager les pays à
régler leur quote-part en temps impartis. Il insiste pour qu’une autre solution soit trouvée à
cet égard. Il pense que la pression des autres
gouvernements pourrait être efficace.
Le PRESIDENT fait remarquer l’absence de
consensus pour la proposition contenue dans
le document de travail I et suggère que cette
question soit réétudiée par la Commission permanente.
Le délégué de l’INDE dit que l’objet de la
proposition n’était pas de suspendre l’adhésion
des pays, mais d’encourager davantage de discipline dans le paiement des quotes-parts. Il
estime qu’un an constitue une période de temps
suffisante pour payer sa quote-part au Comité.
Il suggère que les délégués des pays présentant
des arriérés de paiement ne puissent pas faire
partie de la Commission permanente.
Le délégué du TOGO est favorable au maintien
de la période actuelle de 18 mois avant la
suspension des services du CCIC aux pays
présentant des arriérés de paiement.
Le PRESIDENT dit qu’il n’est pas nécessaire
d’arriver à une conclusion finale sur cette
question maintenant. Il ajoute qu’il n’existe
pas de consensus pour adopter le document de
travail II et il demande à la Commission permanente de réétudier cette question.
Le PRESIDENT attire l’attention des délégués
sur le document de travail IV intitulé « Quotesparts non perçues de gouvernements membres
du CCIC ». Il dit que ce document de travail est
explicite et qu’aucune action du Comité
consultatif n’est necessaire. Il prie tous les pays
de payer leur quote-part au Comité en temps
opportun.
Le PRESIDENT demande au Secrétaire général
de présenter le document de travail V,
« Invitations de l’Inde et du Royaume-Uni ».
Le SECRETAIRE GENERAL dit que le
Secrétariat a reçu les invitations officielles du
gouvernement de l’Inde et de celui du RoyaumeUni pour l’organisation des 63 ème et 64 ème
réunions plénières du Comité, respectivement.
Il déclare que le gouvernement de l’Inde propose
d’organiser la 63ème Réunion plénière à Mumbai
à une date qui permettra à tous les délégués
d’être présents. Il dit que le gouvernement du
Royaume-Uni propose d’organiser la 64ème
Réunion plénière en septembre 2005. Il fait
remarquer que les deux lieux de réunion sont
excellents et permettraient de maintenir une
alternance entre les pays producteurs et les pays
consommateurs et entre les continents. Il demande au Comité consultatif d’accepter les
invitations.
Le PRESIDENT mentionne qu’un autre pays
avait auparavant prévu d’accueillir la 63ème
Réunion plénière, mais qu’il a été contraint de
reporter son invitation. En réponse à un appel
aux invitations envoyé par le directeur général
à tous les pays membres, l’Inde a prestement
proposé d’accueillir la réunion de 2004.
Le délégué de l’EGYPTE insiste pour que la
prochaine réunion soit organisée pendant la
dernière semaine de novembre ou avant la
deuxième semaine d’octobre.
Le PRESIDENT dit que l’Inde choisira une date
qui conviendre à tous les participants.
Le délégué de l’INDE dit que ce serait un
privilège pour son pays d’organiser la 63ème
Réunion plénière et que la date de la réunion ne
viendra pas interférer avec les pratiques
religieuses des participants. Il ajoute qu’il serait
très indiqué d’organiser la réunion juste un mois
avant janvier 2005 lorsqu’un terme sera mis à
tous les contingents grevant les textiles et les
vêtements en vertu de l’arrangement
multifibres.
Le délégué du BRESIL remercie l’Inde et le
Royaume-Uni de leur invitation et prie les pays
de les accepter avec beaucoup de plaisir.
Le délégué du SOUDAN remercie le délégué de
l’Inde et celui du Royaume-Uni de leur
hospitalité et apprécie leur bonne volonté à
choisir une date n’entrant pas en conflit avec
les pratiques religieuses.
Le PRESIDENT déclare qu’il existe un
consensus pour accepter les invitations de
l’Inde et du Royaume-Uni pour l’organisation
des 63ème et 64ème réunions plénières. Il confirme que la 63ème Réunion plénière sera organisée
à un moment n’interférant pas avec les principales pratiques religieuses.
Le délégué de l’INDE remercie le Comité
consultatif d’avoir accepté l’invitation de son
gouvernement pour l’organisation de la 63ème
réunion. Il s’engage à faire de la réunion de
2004 un grand succès.
Le PRESIDENT dit qu’il n’y a plus d’autres
points à l’ordre du jour de la réunion. La réunion
est ajournée à 10h15.
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
PIECES JOINTES
lors de sa 468ème réunion, le 6 juin 2003.
Document de travail I
En conséquence, la liste des représentants pour
l’année prochaine proposée à la Réunion
plénière par le Comité permanent est la
suivante :
Election du Bureau de la
Commission Permanente
Mme Chigozie Obi-Nnadozie du Nigéria au poste de président
Recommandation du Comité
permanent
Le comité de nomination s’est réuni le 5 mai
2003 dans les bureaux du Secrétariat afin de
proposer une liste des représentants au Comité
permanent pour l’année prochaine. Etaient
présents : les délégués de Belgique, Chine
(Taiwan), Italie, Espagne et le directeur
exécutif. Mr. Luc Devolder de Belgique a été
élu président du Comité de nomination.
Les procédures spécifient que, dans la mesure
du possible, le premier vice-président sera
désigné pour succéder au président sortant et
que le second vice-président sera désigné pour
succéder au premier vice-président. L’actuel
premier vice-président du Comité permanent,
Mlle. Chigozie Obi-Nnadozie du Nigéria sera
en mesure d’occuper le poste de président
l’année prochaine et l’actuel second viceprésident, Mr. Luc Devolder de Belgique, pourra
servir comme premier vice-président. En
conséquence, Il y a eu consensus pour nommer
Mlle. Chigozie Obi-Nnadozie présidente et Mr.
Luc Devolder premier vice-président du Comité permanent pour l’année prochaine.
Les procédures stipulent que l’élection des
délégués doit prendre en compte :
1. Une rotation géographique aussi large que
possible,
2. Une représentation convenable des pays
importateurs et exportateurs et,
3. La compétence, l’intérêt et la participation
au travail du Comité.
En tenant compte de ces facteurs, le Comité de
nomination a reconnu que Mr. Bakhtiyar
Ibragimov, Conseiller, Affaires économiques et
commerciales, Ambassade de la République
d’Ouzbékistan, devrait être nommé second
vice-président. Mr. Ibragimov participe
activement aux réunions du Comité permanent
et représente un pays producteur. Aucun délégué
d’Ouzbékistan n’a encore servi comme
représentant au Comité permanent.
Par suite, le Président a trouvé qu’il y avait
consensus pour nommer Mlle. Chigozie ObiNnadozie du Nigéria présidente, Mr. Luc
Devolder de Belgique premier vice-président,
et Mr. Bakhtiyar Ibragimov d’Ouzbékistan
second vice-président du Comité permanent
pour l’année 2003-2004.
Le Comité permanent a accepté les
recommandations du Comité de nomination
M. Luc Devolder de Belgique au poste de
premier vice-président
M. Bakhtiyar Ibragimov d’Ouzbékistan au poste de second vice-président
Document de travail II
Proposition de
Modification du Règlement
Recommandation de la
Commission permanente
Au moment de la clôture de l’exercice fiscal
2002-03, 13 membres actuels du CCIC étaient
redevables d’un montant total d’environ
510 000 USD, soit 35 % du budget du
Secrétariat. En vertu de décisions antérieures
de la Commission permanente, le cumul du
Fonds de réserve et du Fonds de roulement
devait représenter approximativement un tiers
du budget du Secrétariat, ce qui signifie que le
montant des arriérés équivalait à l’ensemble
des fonds détenus par le Secrétariat à la fin de
l’année budgétaire. En outre, 12 anciens
membres ont laissé des arriérés pour un
montant total de 647 000 USD.
Le Sous-comité du budget s’est réuni à Washington le 27 mars et le 28 mai 2003 afin de
proposer des mesures visant à encourager les
pays membres à payer les cotisations dans les
délais. Par ailleurs, la Commission permanente
a discuté de ce sujet lors de ses 466ème et 469ème
réunions. Il a été décidé de présenter la liste des
pays ayant des arriérés de paiement de leur
contribution à chaque réunion des membres de
la Commission permanente à Washington et à
chaque réunion plénière. Le Sous-comité du
budget encourage également le Secrétariat à
contacter le secteur privé dans les pays dont la
contribution est impayée afin de solliciter son
assistance pour encourager l’action
gouvernementale. Il a également été suggéré
que le Secrétariat travaille avec les
gouvernements qui ont établi des liens
diplomatiques solides avec les pays présentant
des arriérés pour encourager le soutien offert
au CCIC. La mise en œuvre de ces suggestions
n’implique pas de changements du règlement
en vigueur.
Le Sous-comité du budget a avancé une
suggestion supplémentaire qui nécessite
l’approbation du Comité consultatif avant sa
31
mise en œuvre. La Commission permanente
s’est déclarée en faveur de cette suggestion lors
de sa 469ème réunion. En conséquence, cette
suggestion est présentée au comité consultatif
pour approbation finale lors de la deuxième
réunion du Comité de direction de la 62ème
Réunion plénière avant mise en application.
Selon cette suggestion, la période d’arriérés
avant l’arrêt de l’envoi des publications et des
autres services fournis par le CCIC serait réduite
à 12 mois, contre 18 mois auparavant. En cas
d’approbation, l’article II de la Section 4f du
Règlement serait amendé comme suit (les
modifications proposées apparaissent en gras):
Article II, Section 4f. Si un Etat membre a un
retard de douze (six) mois dans le paiement de
sa quote-part, sauf s’il s’agit d’un montant
minime n’excédant pas 15% de sa quote-part
annuelle courante, le Directeur exécutif
notifiera le gouvernement concerné qu’à moins
du paiement dans les six (douze) mois suivant
la date de la notification, il ne lui sera plus
fourni de documents et autres services à
l’expiration de ces six mois. Si le versement
n’est toujours pas reçu après une nouvelle
période de six (douze) mois, tous les droits de
ce membre seront suspendus jusqu’à ce qu’il
ait payé intégralement sa quote-part.
Document de travail V
Invitations de l’Inde et du
Royaume-Uni
Recommandation du
Secrétariat
Le Secrétariat a reçu les invitations officielles
des gouvernements de l’Inde et du RoyaumeUni pour l’organisation des 63 ème et 64 ème
réunions plénières du Comité, respectivement.
Le gouvernement de l’Inde propose d’accueillir
à Mumbai, la 63ème Réunion plénière en 2004
pendant la première semaine de novembre.
L’Inde est le troisième producteur de coton et
le deuxième producteur de textiles de coton du
monde. L’Inde a organisé la 22ème Réunion
plénière à Bangalore en 1963, la 32ème Réunion
plénière à Washington, DC en 1973 et la 52ème
Réunion plénière à New Delhi en 1993. Chaque
réunion a été couronnée de succès et
l’invitation de l’Inde pour la 63ème Réunion
plénière recevra l’appui favorable des
représentants du gouvernement et du secteur
privé en Inde. La tenue de la réunion plénière
en Inde en 2004 permettra de maintenir une
alternance entre les pays producteurs et les pays
consommateurs de coton et entre les
continents.
Le gouvernement du Royaume-Uni propose
d’organiser la 64 ème Réunion plénière à
32
SEPTEMBRE 2003
Liverpool, en Angleterre, du dimanche 25
septembre au jeudi 29 septembre 2005. En
2005, le Dîner annuel sur le coton de Liverpool
est prévu le vendredi 30 septembre. La tenue
d’une réunion plénière parallèlement au dîner
de Liverpool devrait permettre d’économiser
sur les coûts de transport et d’organisation,
favorisant une participation accrue à ces deux
événements. Le Royaume-Uni a accueilli les
17ème et 33ème Réunions plénières à Londres en
1958 et 1974, respectivement, et la 51 ème
Réunion plénière à Liverpool en 1992. Ces
réunions ont remporté un vif succès.
Liverpool est le cœur historique du commerce
mondial du coton et demeure un centre
important pour le commerce du coton et les
services connexes. La Liverpool Cotton
Association (LCA) agit en qualité de Secrétariat
auprès du Comité pour la coopération entre les
associations cotonnières (CICCA). La LCA
compte parmi ses membres la plupart des
entreprises les plus actives dans le commerce
mondial du coton. L’organisation de la réunion
plénière au Royaume-Uni en 2005 permettra
de maintenir l’alternance entre les pays
importateurs et les pays exportateurs de coton.
Le Secrétariat recommande que les invitations
des gouvernements de l’Inde et du RoyaumeUni pour l’organisation des 63 ème et 64 ème
réunions plénières, respectivement, soient
acceptées.
Troisième Réunion
Vendredi 12 septembre 2003, 9h00
Sous la présidence de M. Ajai Malhotra
Le PRESIDENT demande à M. Jadeusz
Jackowski de présenter un résumé du rapport
du Comité de recherche en matière de
production cotonnière rédigé dans le cadre du
séminaire technique qui s’est tenu la veille.
M. Jackowski dit que neuf exposés ont été reçus
sur des sujets portant sur les nouvelles exigences
pour la qualité du coton découlant des dernières
innovations de la technologie de la filature. Il
cite également un rapport de la réunion
optionnelle sur les nouvelles technologies au
service de la filature du coton. En outre, le
Comité a revu les sujets proposés pour le
séminaire technique de l’année prochaine et a
choisi « Comment accroître les rendements et
réduire l’utilisation des pesticides ? ». Le Comité a également décidé que la quatrième
Conférence mondiale sur les recherches
cotonnières se déroulerait aux Etats-Unis en
2007. Le Rapport du Président de la Réunion
du comité de recherche en matière de
production cotonnière figure ci-joint.
Le PRESIDENT remercie M. Jackowski pour
son rapport et félicite le Comité de recherche
en matière de production cotonnière pour son
travail. Il déclare qu’il y a un consensus pour
accepter le rapport.
Le PRESIDENT dit que le Groupe de rédaction
s’est réuni la veille pour préparer la version
provisoire de la Déclaration de la réunion
plénière. Il remercie M. Eugene Brock de
l’Afrique du Sud qui a présidé le Groupe de
rédaction. Le PRESIDENT demande au
Secrétaire général de lire la version provisoire
de la Déclaration.
Les délégués font remarquer deux erreurs
grammaticales à corriger. Le délégué de
l’Espagne émet une réserve sur une phrase du
quatrième paragraphe, à savoir « Le Comité
est d’accord pour communiquer les opinions
ci-dessus à l’OMC ». Le délégué rappelle que
tous les pays n’étaient pas d’accord pour
communiquer les opinions à l’OMC. Toutefois,
le PRESIDENT répond que cette question a
été débattue lors de la réunion du Groupe de
rédaction et décide que la formulation
employée est correcte. En l’absence d’autres
remarques sur la Déclaration, le PRESIDENT
conclut que la Déclaration est adoptée telle
quelle avec la correction des erreurs
grammaticales.
Le PRESIDENT ajourne la réunion du Comité
de direction à 9h20.
PIECE JOINTE
Rapport du Président du
Comité de recherche en
matière de production
cotonnière
Tadeusz Jackowski
M. le Président, mesdames et messieurs, j’ai eu
l’honneur de présider la quatrième séance
ouverte, le séminaire technique et la réunion
du Comité de recherche en matière de
production cotonnière du CCIC. Neuf exposés
et un rapport de la cinquième réunion
optionnelle intitulée « Nouvelles technologies
au service du secteur de la filature du coton »
ont été présentés dans le cadre de cette
quatrième séance ouverte.
Ces dix dernières années, le Brésil a connu des
changements considérables de sa production
cotonnière. On peut citer la diminution
significative des terres agricoles consacrées au
coton, des modifications importantes des zones
de production du Nord aux régions centrales du
pays, le doublement des rendements moyens,
l’amélioration de la longueur et de la résistance
de la fibre et la mise en place d’un système
d’évaluation de la qualité par instruments. La
région du Cerrado est devenue la première zone
de production du coton au Brésil. Selon le Dr
Robson Vieira du Ministère de l’agriculture, le
succès du système de production brésilien résulte
de la mise au point de meilleures variétés de
coton et de l’adoption par les agriculteurs de la
technologie de production recommandée pour
la gestion des ressources hydrauliques et des
engrais et pour la lutte contre les ravageurs et
les maladies.
Les progrès réalisés dans le domaine des
techniques de traitement ont changé les
priorités des sélectionneurs en ce qui concerne
la qualité de la fibre. Telle est la conclusion de
l’exposé présenté par le Dr Lloyd May de
l’université de Géorgie, aux Etats-Unis.
L’accroissement du rendement étant un objectif
des agriculteurs, les sélectionneurs sont limités
par l’association négative entre de nombreuses
caractéristiques de la qualité de la fibre et le
rendement. Les sélectionneurs se heurtent
également à leur incapacité à évaluer
correctement les qualités de filature du matériel
de sélection végétale. Les techniques du génie
génétique pourraient améliorer la qualité du
coton par l’introduction de propriétés
inexistantes dans la fibre, mais une telle
approche ne semble pas apporter des bénéfices
suffisants aux fournisseurs de biotechnologie.
Le Dr May fait remarquer que les sélectionneurs
doivent adapter leurs objectifs de sélection
végétale pour répondre aux besoins de
l’industrie de la filature à fibres libérées.
A la suite de cette présentation, l’hybridation
interspécifique a fait l’objet des discussions. Il
a été mentionné que l’hybridation
interspécifique entre les espèces hirsutum et
barbadense ne donne pas les résultats escomptés,
étant donné que la population isolée produit
des plantes pures en fin de compte, identiques à
l’un des parents. Il n’est tout simplement pas
possible de conserver le potentiel de rendement
du cotonnier hirsutum et d’obtenir la qualité de
la fibre de l’espèce barbadense dans un
génotype.
Le Dr Ibad Badar Siddiqui du Comité central
pour le coton au Pakistan a fait une
présentation sur les efforts menés dans son
pays pour produire du coton de qualité et lutter
contre la contamination. Le gouvernement du
Pakistan a promulgué l’Ordonnance sur la
standardisation du coton en 2002 pour
promouvoir le contrôle de la qualité du coton à
l’échelle nationale. Le gouvernement prend des
mesures pour mettre en œuvre un système de
classement du coton, pour produire du coton
non contaminé et pour élaborer des mesures de
contrôle de la qualité pour l’exportation et
l’utilisation intérieure. La contamination du
coton se produit principalement pendant le
transport du champ à l’usine. Au cours des trois
dernières années, le gouvernement fédéral, en
collaboration avec les gouvernements
provinciaux et le secteur privé, a lancé une
campagne pour encourager les producteurs de
coton et les égreneurs à produire du coton non
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
contaminé. Le Dr Siddiqui mentionne un projet
qui a permis de réduire significativement la
contamination du coton après une campagne
dynamique. Les gouvernements provinciaux ont
amendé la Loi sur le contrôle du coton pour
éliminer l’utilisation du jute, du polypropylène
et d’autres fibres lors de la récolte et du
traitement du coton-graine.
Le classement du coton permet l’utilisation
optimale des propriétés de la fibre. Selon M.
Hein Schroder de Cotton South Africa, le
système d’évaluation de la qualité du coton par
instruments a renforcé la valeur du coton
produit en Afrique du Sud. Il a comparé le
pourcentage de différents grades de coton
produits avant l’adoption du classement HVI
des campagnes 1981/82 à 1987/88 et le
pourcentage obtenu pour les mêmes grades
produits après l’adoption du classement HVI
des campagnes 1988/89 à 2001/02. Il montre
une augmentation de la proportion des grades
de meilleure qualité, alors que certains grades
avec un niveau de résistance faible ont disparu
de la production. Il insiste pour que les filateurs
utilisent les techniques de classement par
instruments, sans lesquelles ils mettraient en
péril leur position concurrentielle sur le marché.
Selon le Dr Elfadel Babiker du Soudan, le
problème du collage devient plus complexe
pendant la filature pour trois raisons ; la nature
hygroscopique, le bas point de fusion et la
distribution inégale des particules de miellat.
Le projet du CCIC et du FCPB, mené en France
et au Soudan, a permis d’arriver à la conclusion
suivant laquelle le coton présentant un faible
degré de collage pouvait être mélangé à du coton
non collant et filé sans le moindre problème.
Selon le Dr Babiker, l’humidité relative joue
un rôle essentiel lors de la filature du coton
collant. La meilleure solution consiste à lutter
contre la mouche blanche dans le champ, de
manière à prévenir le problème du collage.
En réponse à une question posée par le délégué
de l’Egypte, le Dr Babiker dit que les variétés
de coton réagissent différemment au problème
du collage. Certaines variétés, dont la faible
densité crée un couvert clair, sont moins sensibles au problème du collage en raison de la
pression moindre exercée par les ravageurs.
Le coton est mélangé à d’autres fibres naturelles
et des fibres synthétiques pour améliorer les
propriétés des filés. Les mélanges doivent être
homogènes, à l’exception de ceux destinés à
des usages spécifiques, ce qui détermine les
propriétés physiques et mécaniques du filé.
M. Vladimir Bajzik de l’université technique
de Liberec, en République tchèque, dit que la
disposition des fibres dans la coupe transversale
du filé, l’homogénéité axiale et la variation du
nombre de fibres dans une section du filé sont
les principaux indicateurs de l’uniformité d’un
33
mélange. M. Bajzik fait remarquer qu’il est fort
possible d’évaluer localement l’uniformité d’un
mélange grâce aux équations mathématiques,
mais qu’il est impossible d’établir des équations
universelles.
Le délégué de la Grèce mentionne le problème
de la filature du coton comportant des indices
différents au niveau du micronaire. Il fait
remarquer que des cotons présentant des indices
faibles et élevés du micronaire peuvent être
mélangés et probablement filés sans problème.
Les ennuis commencent au moment de la
teinture à cause de la coloration différente liée
à un indice micronaire faible ou élevé.
La contamination du coton est une source de
préoccupation sérieuse. Selon l’ITMF, près
d’un quart de la production mondiale de coton
est modérément ou sérieusement contaminé.
M. B. K. Patodia de GTN Textiles Ltd., en
Inde, fait part de ses expériences personnelles
et souligne le besoin de classer et de quantifier
la contamination du coton. Depuis trois ans, le
groupe GTN analyse des balles de coton produit
en Inde et à l’étranger et a mis au point un
système d’indexation suivant le degré de
contamination du coton. GTN demande à ses
fournisseurs de lui livrer du coton moins contaminé et leur verse des primes en récompense.
M. Patodia dit que les mêmes variétés de coton
produites dans des régions différentes peuvent
être contaminées différemment. Il cite
également les efforts du gouvernement de l’Inde
pour lutter contre la contamination grâce aux
Missions technologiques.
Le délégué du Pakistan dit que les agriculteurs
doivent être récompensés s’ils produisent du
coton non contaminé, ou moins contaminé,
condition sine qua non à la résolution de ce
problème.
Le Dr Malgorzata Matusiak de l’Institut de
l’architecture du textile, en Pologne,
mentionne deux facteurs essentiels qui
déterminent la nepposité du filé de coton. L’état
de la matière première et les conditions de
traitement concourent principalement à la
formation de neps suivant le degré de finesse
de la fibre, la maturité, la longueur et la ténuité,
et peuvent également influencer la capacité
des fibres à s’enchevêtrer et à former des neps.
Toutefois, la taille et la répartition des neps et
des particules de déchets dans les produits
intermédiaires déterminent la présence ou
l’absence de défauts visibles à la surface du filé.
Elle termine en disant que des améliorations
peuvent être apportées pour diminuer le nombre de neps et de défauts.
Le Dr Tadeusz Jackowski de l’université
technique de Lodz, en Pologne, présente le
procédé de la filature compacte. Il établit une
comparaison entre les filés compacts étirés
produits par la filature à anneaux et les filés
*****
issus de la filature à rotor. Le rétrécissement du
ruban sorti de l’étireuse, avant sa
transformation en filé, présente de nombreux
avantages. Le système de la filature compacte
réduit le nombre de cassures, les torsions plus
faibles permettent une meilleure coloration, la
résistance du filé est renforcée et l’émission de
poussières diminue. Le Dr Jackowski mentionne
également la pilosité réduite, une sollicitation
plus grande lors du tissage, une meilleure texture,
un aspect plus brillant et une plus grande
résistance à l’abrasion.
M. Heiner Eberli de Rieter Machine Works
Ltd., en Suisse, présente un rapport de la
réunion optionnelle sur les nouvelles
technologies au service du secteur de la filature
du coton et dit que la filature compacte Elite®
présente les avantages suivants : diminution de
la pilosité, renforcement de la résistance et de
l’extensibilité, diminution du duvet de fibres,
absence de flambage et réduction de l’encollage.
Toutefois, le Président fait observer que
l’équipement de la filature compacte est
onéreux. Il ajoute que si le prix de ce type de
système était réduit, il pourrait devenir
populaire.
Le problème du collage est étudié en relation
avec l’élaboration d’un système de filature
moins sensible au collage. Une fois de plus, il
est rappelé que le collage est lié à la production
et que les efforts doivent se concentrer au
niveau du champ pour que le collage ne
survienne pas.
Le Comité de recherche en matière de
production cotonnière du CCIC a reçu un
rapport vidéo sur la troisième Conférence
mondiale sur les recherches cotonnières, qui
s’est déroulée au Cap, en Afrique du Sud, en
mars 2003. Cette conférence a réuni
350 chercheurs de 38 pays. Sur les quatre jours
de la conférence, 164 exposés ont été présentés
oralement et 83 sur support papier (posters),
en plus des neuf exposés de la réunion plénière.
Le procès-verbal de la conférence sera disponible à la fin de cette année. La quatrième
Conférence mondiale sur les recherches
cotonnières sera organisée aux Etats-Unis
en 2007.
Le Comité de recherche en matière de
production cotonnière du CCIC a étudié les
propositions du Secrétariat du CCIC concernant
le séminaire technique de 2004. De nombreux
pays ont participé à la discussion et il a été
décidé que le séminaire technique en 2004 serait
le suivant : « Comment accroître les
rendements et réduire l’utilisation des
pesticides ? ». Le Comité a décidé que
seulement cinq ou six exposés seraient
présentés et que davantage de temps serait
consacré aux discussions sur les différents
aspects de la recherche en matière de
production.
34
SEPTEMBRE 2003
DOCUMENTS
1.
Agenda
8.
Le commerce mondial du coton - Septembre 2003
2.
Rapport du Président de la Commission Permanente
9.
THE ICAC RECORDER, Juin 2003
3.
Rapport du Directeur exécutif
4.
COTON: Examen de la situation mondiale
Juillet-Août 2003
10. Projets de recherche cotonnière en cours
Septembre 2003
11. Séminaire sur l’expansion du commerce des textiles
de coton - Juin 2003
5.
COTON: Statistiques mondiales - Août 2003
6.
Les perspectives de l’offre de coton en 2003/04
12. Politiques en matières de production et de commerce
affectant l’industrie du coton - Septembre 2003
7.
La demande textile mondiale - Septembre 2003
13. Répertoire
DOCUMENTS DE TRAVAIL
I.
Election du bureau de la Commission permanente
II. Proposition de modification du règlement
III. Thème du Séminaire technique de 2004
IV. Pays membres ayant des arriérés de cotisations
V.
Invitations de l’Inde et du Royaume-Uni
REPRESENTANTS
Président
M. Andrzej Szejna
Premier vice président
M. Ajai Malhotra
Vice président
M. Miroslaw Lewinski
Président du Comité
de recherche en matière
de production cotonnière
M. Tadeusz Jackowski
Délégués des pays membres
Afrique du Sud
Dr. Eugene Brock
Cotton SA
P.O. Box 912232
Silverton, Pretoria
Afrique du Sud
Tel. (27-12) 804-1462
Fax: (27-12) 804-8647
Email: [email protected]
Ms. Liako Moahloli
Senior Manager
Government of South Africa
Private Bag X250
Pretoria 0001
Afrique du Sud
Tel. (27-12) 319-7324
Fax: (27-12) 319-7254
Email: [email protected]
Mr. Hennie Bruwer
CEO
Cotton South Africa
P O. Box 912232
Silverton, Pretoria
Afrique du Sud
Tel. (27-12) 804-1462
Fax: (27-12) 804-8647
Email: [email protected]
Mr. Phineas Gumede
Representative Small Scale Farmers
Cotton SA
P.O. Box 912232
Silverton, Pretoria 0001
Afrique du Sud
Tel. (27-82) 762-6201
Fax: (27-35) 572-1121
Email: [email protected]
Dr. Deon Joubert
Director
Agricultural Research Council
Institute for Industrial Crops
Private Bag X82075
Rustenburg 0300
Afrique du Sud
Tel. (27-14) 536-3150
Fax: (27-14) 536 -3113
Email: [email protected]
Mr. Hein Schroder
Cotton South Africa
P O Box 912232
Silverton, Pretoria
Afrique du Sud
Email: [email protected]
Mr. Heinrich Schultz
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
CEO
South African Cotton Producers’
Organization
P.O. Box 912232
Silverton, Pretoria 0001
Afrique du Sud
Tel. (27-12) 804-1462
Fax: (27-12) 804-4349
Email: [email protected]
Mr.Massoud Shaker
General Manager
Department of Agriculture
Limpolo Province
Private Bag X948
Polowane, Limpopo
Afrique du Sud
Tel. (27-15) 295-7090
Fax: (27-15) 295-5259
Email: [email protected]
Mr. Leonard Venter
Chairperson
Cotton SA
P.O. Box 912232
Silverton, Pretoria 0127
Afrique du Sud
Tel. (27-12) 804-1462
Fax: (27-12) 804-8616
Allemagne
Mr. Josef Schraven
Head of Division
Federal Ministry of Economics and Labor
Schrnharst str. 34-37
Berlin 10115
Allemagne
Tel. (49-30) 2014-7498
Fax: (49-30) 2014-5422
Email: [email protected]
Mr. Rainer Hammer
Managing Partner
Otto Stadlander GmbH
Marcullaee 3
Bremen 28359
Allemagne
Tel. (49-421) 20420
Fax: (49-421) 2042-200
Email: [email protected]
Mr. Jan B. Wellman
Executive Director
Bremer Baumwollboerse
Wachtstr. 17-24
Bremen 28195
Allemagne
Tel. (49-421) 339-700
Fax: (49-421) 339-7033
Email: [email protected]
Australie
Mr. Roland Pittar
Acting General Manager
Australian Government
Department of Agriculture Fisheries and
Forestry
Crops, Wine & Horticulture
GPO Box 858
Edmund Barton Building, Barton
Canberra, ACT 2601
Australie
Tel. (61-2) 6272-5497
Fax: (61-2) 6272-4246
Email: [email protected]
Ms. Christine Campbell
Chairman
Australian Cotton Industry Council
Level 7, 17, Bridge Street
Sydney 2000
Australie
Tel. (61-2) 9325-9000
Fax: (61-2) 9325-9059
Email: [email protected]
Ms. Brooke Lewis
Communications Manager
Cotton Australia
Level 2, 490 Crown St.
Surry Hills 2010
Australie
Tel. (61-2) 9360-8500
Fax: (61-2) 9360-8555
Email: [email protected]
Mr. Philip Russell
CEO
Cotton Australia Ltd
Level 2, 490 Carlin Street
Surrey Hills NSW 2010
Australie
Tel. (61-21) 936-08500
Fax: (61-21) 9360-8434
Email: [email protected]
Mr. Ralph Schulzé
Executive Director
Cotton Research & Development Corporation
P.O. Box 282
2 Lloyd Street
Narrabri NSW 2390
Australie
Tel. (61-2) 6792-4088
Fax: (61-2) 3792-4400
Email: [email protected]
Mr. Michael Tietge
Assistant Secretary
Australian Government
Department of Foreign Affairs
R.G. Casey Building, Barton
Canberra 0221
Australie
Tel. (61-2) 6261-3465
Fax: (61-2) 6261-2927
Email: [email protected]
35
Fax: (48-22) 828-5711
Email: [email protected]
Brésil
Mr. Andrew Macdonald
Consultant
Santista Textil SA
Cotton Division
AV Maria Coelho Aguiar 215 Bloco A 2º
Andar
Jardim Sao Luis
Santo Amaro, Sao Paulo 05804-900
Brésil
Tel. (55-11) 3748-0021
Fax: (55-11) 3748-0787
Email: [email protected]
Mr. Alderi Araujo
Research and Development Manager
Embrapa
C.P. 174
Campina Grande 58-107-720
Brésil
Tel. (55-83) 315-4300
Fax: (55-83) 315-4367
Email: [email protected]
Mr. Sergio Nogueira
Director
AMPA
Associaçao Matogrossense dos
Productores de Algodao
Rua B, Esquina com Rua 2
Edificio Famato, CPA
Cuiaba MT 78050-970
Brésil
Tel. (55-65) 644-1800
Fax: (55-65) 644-1800
Email: [email protected]
Mr. Joao Luiz Ribas Pessa
Vice President
ABRAPA
Brazilian Cotton Growers Association
SBN Quadra 01, Bloco F, Sala 401, 4 andar
Ed. Palacio da Agricultura
Brasilia 70040-908
Brésil
Tel. (55-61) 425-2762
Fax: (55-61) 425-2762
Email: [email protected]
Belgique
Mr. José Mário Schreiner
Agriculture Secretary State of Goiás
Agribusiness Secretary
Rua 256 Quadra 117, nº 52 Sector Leste Universitário
Goiânia, Goiás 74610-200
Brésil
Tel. (55-62) 209-1347
Fax: (55-62) 209-1337
Email: [email protected]
Mr. Alphonse Creusen
Counselor
Embassy of Belgium
Warsaw
Pologne
Tel. (48-22) 828-0876
Mr. Paulo Kenji Shimohira
President
AGOPA
State of Goias Cotton Growers Association
Av. 87, no. 662, Sector Sul
36
Ed. Palacio da Agricultura
Goiania 74-093-300
Brésil
Tel. (55-61) 425-2762
Fax: (55-61) 425-2762
Email: [email protected]
Mr. Edeon Vaz Ferreira
Director
AMPA
Associaçao Matogrossense dos
Productores de Algodao
Rua B, Esquina com Rua 2
Edificio Famato, CPA
Cuiaba MT 78050-970
Brésil
Tel. (55-65) 644-1800
Fax: (55-65) 644-1800
Burkina Faso
Mr. Hado Zoungrana
Regional Manager
SOFITEX
BP 147
Bobo Dioulasso
Burkina Faso
Tel. (226) 342142
Fax: (226) 342142
Email: [email protected]
Mr. Zephrrin Agustin Zagre
Directeur Commercial
SOFITEX
BP 147
Bobo Dioulasso
Burkina Faso
Tel. (226) 972475
Fax: (226) 972475
Email: [email protected]
Chine (Taiwan)
Mr. Hsin-Hua Wu
Director
Economic Division
Taipei Economic Division and Cultural Rep.
Office
4301 Connecticut Ave. NW, Suite 420
Washington DC 20008
Etats-Unis
Tel. (202) 686-6400
Fax: (202) 363-6294
Email: [email protected]
Mr. Chi-Ming Hsu
Assistant
Economic Division
Taipei Economic and Cultural Rep. Office
4301 Connecticut Ave. NW, Suite 420
Washington DC 20008
Etats-Unis
Tel. (202) 686-6400
Fax: (202) 363-6294
Email: [email protected]
Mr. Ta-Sheng Kuan
Section Chief
SEPTEMBRE 2003
Ministry of Foreign Affairs
Department of International Organization
2, Kaitakelan Boulevard
Taipei 1000
Taiwan
Tel. (886-2) 2348-2521
Fax: (886-2) 2361-7694
Email: [email protected]
Mr. Hsiang-Sang Liu
Senior Specialist
Ministry of Economic Affairs
International Cooperation Department
15, Fu Chou Street
Taipei 100
Taiwan
Tel. (886-2) 239-32316
Fax: (886-2) 232-13275
Email: [email protected]
Mr. Su Mor Shih
Vice General Manager
Elan Textile Co. Ltd
4th Floor, Reinsurance Building
53 Naaking E. Road Sect. 2
Taipei 10408
Taiwan
Tel. (886-2) 253-17181
Fax: (886-2) 266-30921
Mr. Chih-Chen Yi
Section Chief
Ministry of Foreign Affairs
Department of International Organization
2, Kaitakelan Boulevard
Taipei 1000
Taiwan
Tel. (886-2) 2348-2521
Fax: (886-2) 2361-7694
Email: [email protected]
Mr. Ta Yu
Researcher
China Textile Institute
No. 6, Chen-Tian Road
Tu-Chen City
Taiwan
Tel. (886-2) 226-70321
Fax: (886-2) 2267-4163
Email: [email protected]
Mr. Jorge Hernán Olarte
Manager
DIAGONAL
Calle 52 # 47-42
Edificio Coltejer, piso 10, oficina 1001
Medellín
Colombie
Tel. (57-4) 251-2067
Email: [email protected]
Mr. Juan Esteban Restrepo
President
DIAGONAL
Calle 52 # 47-42
Edificio Coltejer, piso 10, Ofc. 1001
Medellín
Colombie
Fax: (57-4) 521-9191
Email: [email protected]
Mrs. Alicia Ximena Rodríguez
Farmer
COALCESAR, LTDA.
Calle 90 #18-35, Ofc. 308
Bogotá
Colombie
Tel. (57-1) 616-8527
Fax: (57-1) 616-6890
Email: [email protected]
Mr. Mario Rodríguez
Manager
COALCESAR, LTDA.
Calle 90 #18-35, Ofc. 308
Bogotá
Colombie
Tel. (57-1) 616-8527
Fax: (57-1) 616-6890
Email: [email protected]
Mr. Mario Alejandro Rodríguez
Farmer
COALCESAR, LTDA.
Calle 90 #18-35, Ofc. 308
Bogotá
Colombie
Tel. (57-1) 616-8527
Fax: (57-1) 616-6890
Email: [email protected]
Colombie
Mr. Francisco Dávila
CEO
CONALGODON
Calle 87 # 20-27, Ofic. 502
Bogotá
Colombie
Tel. (57-1) 616-4243
Fax: (57-1) 621-1209
Email: [email protected]
Mr. Jorge Castillo
CONALGODON
Calle 87 # 20-27, Ofic. 502
Bogotá
Colombie
Tel. (57-1) 616-4243
Fax: (57-1) 621-1209
Corée
Mr. Jun-Kyou Lee
Chairman of Raw Materials Committee
Spinners & Weavers Association of Korea
43-8 Kwanchul-dong
Chongro-ku
Seoul
Corée, Rep. de
Tel. (82-2) 735-5741
Fax: (82-2) 735-5748
Mr. Soon-Joo Hong
Deputy General Manager
Spinners & Weavers Association of Korea
43-8 Kwanchul-dong
Chongro-ku
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Seoul
Corée, Rep. de
Tel. (82-2) 735-5741
Fax: (82-2) 735-5748
Côte d’Ivoire
Mr. Idrissa Traore
Directeur de la Cooperation Agricole
Internationale
Ministère d’Etat
Mininstère de l’Agriculture
BP U 84
Abijan
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Mrs. Marcelline Kassibra Boni
Ministère d’Etat
Mininstère de l’Agriculture
BP U 84
Abijan
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Mr. Alidou Kone
Représentant
CIDT
BP U 84
Abijan
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Abijan
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Mr. Atekebrai Abel Vangah
Directeur des Productions Vegetales
Ministère d’Etat
Mininstère de l’Agriculture
BP U 84
Abijan
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Egypte
Mr. Nabil El Marsafawy
Chairman
Trade Holding Co.
25, El Horrefa St
Alexandria
Egypte
Tel. (20-3) 393-4154
Fax: (20-3) 391-9811
Mr. Emad Eldin Aboul Ela
Member of Board of Directors
Cotton & Textile, Garments Holding Co.
7, El Taher St. Abdin
Cairo
Egypte
Tel. (20-2) 390-8517
Fax: (20-2) 390-5146
Mr. Vameike Meite
Secrétaire
URECOSCI
BP U 84
Abijan
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Mr. Ahmed Elbosaty
Export Manager
Modern Nile Cotton Co.
68 Gameat Al Dowal Al Arabia, Str
Giza Cairo 12311
Egypte
Tel. (20-2) 336-1516
Fax: (20-2) 336-1481
Email: [email protected]
Mr. Nicolas N’Guetta
Executive Secretary
Inter Coton
BP U 84
16 BP 1045
Abidjan 84
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Mr. Shafik Gomaa
President & Managing Director
Societe Misr pour l’Exportation du Coton
7, IBN Khalkan Street, Loran
Alexandria
Egypte
Tel. (20-3) 483-2444
Fax: (20-3) 585-1577
Email: [email protected]
Mr. Kouname Signo
Président
Inter Coton
BP U 84
16 BP 1045
Abidjan 84
Côte d’Ivoire
Tel. (225) 2021-4482
Fax: (225) 2021-4618
Mr. Mohamed Sherif Mohamed Farag
Commercial Counselor
Embassy of the Arab Rep. of Egypt
3c, Alzacka Str
Warsaw 03-972
Pologne
Tel. (48-22)616-1368
Fax: (48-22) 616-1370
Email: [email protected]
Mr. Seydou Soro
Directeur
URECOSCI
BP U 84
Mr. Mohamed Ahmed Raafat
Director
Cotton Research Institute
9, Gamma St
37
Giza, Cairo
Egypte
Tel. (20-2) 572-5035
Fax: (20-2) 572-5035
Email: [email protected]
Mr. El Sayed Erfan Rashed
Chairman
CATGO
66 El Horia Ave
Alexandria
Egypte
Tel. (20-3) 486-2589
Fax: (20-3) 484-7032
Email: [email protected]
Mr. Wael Samir Shoaeb
Second Commercial Secretary
Embassy of Egypt
Economic & Commercial Office
2232 Massachusetts Ave. NW
Washington DC 20008
Etats-Unis
Tel. (202) 265-9111
Fax: (202) 328-4517
Email: [email protected]
Espagne
Mr. Ciriaco Vázquez Hombrados
Ministry of Agriculture
Avda. Ciudad de Barcelona 6
Madrid
Espagne
Tel. (34-91) 347-6911
Fax: (34-91) 347-6982
Email: [email protected]
Etats-Unis
Mr. Larry Blum
Director
US Department of Agriculture
FAS/Cotton, Oilseeds, Tobacco and Seeds
Div.
1400 Independence Ave. SW, Stop 1050
Washington DC 20250
Etats-Unis
Tel. (202) 720-9517
Fax: (202) 690-1171
Email: [email protected]
Mr. Neal P Gillen
Executive Vice President
American Cotton Shippers Association
1725 K Street, NW, Suite 1404
Washington DC 20006
Etats-Unis
Tel. (202) 296-7116
Fax: (202) 659-5322
Email: [email protected]
Mr. James Johnson
Director
US Department of Agriculture
FAS/Cotton, Oilseeds, Tobacco and Seeds
Div.
1400 Independence Ave. SW, Stop 1050
38
Washington DC 20250
Etats-Unis
Tel. (202) 720-9517
Fax: (202) 690-1171
Email: [email protected]
Ms. Norma McDill
Deputy Administrator
USDA
Agricultural Marketing Service
14th & Independence Ave. SW
Washington DC 20250
Etats-Unis
Tel. (202) 720-2145
Fax: (202) 690-1718
Email: [email protected]
Mr. Mark Messura
Vice President
Cotton Incorporated
Strategic Planning Department
6399 Weston Parkway
Cary NC 7513
Etats-Unis
Tel. (919) 678-2323
Fax: (919) 678-2231
Email: [email protected]
Mr. Wayne P. Molstad
Counselor
Embassy of the USA
Warsaw
Pologne
Mr. Joseph J. O’Neill
Senior Executive Vice President
Board of Trade of NYC
New York
Etats-Unis
Mr. Charles L. Rush
Attaché
Embassy of the USA
Warsaw
Pologne
Mr. Allen Terhaar
Executive Director
Cotton Council International
1521 New Hampshire Ave. NW
Washington DC 20036
Etats-Unis
Tel. (202) 745-7805
Fax: (202) 483-4040
Email: [email protected]
Mr. Phillip Wakelyn
Senior Scientist
National Cotton Council
1521 New Hampshire
Washington DC 20036
Etats-Unis
Tel. (202) 745-7805
Fax: (202) 483-4040
Email: [email protected]
Mr. Robert S. Weil
President
American Cotton Shippers Association
SEPTEMBRE 2003
Weil Brothers Cotton Inc.
P.O. Box 20100
Montgomery AL 36120
Etats-Unis
Tel. (334) 244-1800
Fax: (334) 832-9345
France
Mr. Alexandre Matinez
Desk Officer - European Union External
Relations Unit
Ministry of Agriculture, Food, Fishery and
Rural Issues
Economic and International Policy
Directorate
MAAPAR/DPEI/SRI/SDAE/BREUE
3, rue Barbet de Jouy
Paris 75349
France
Tel. (33-1) 4955-45 13
Fax: (33-1) 4551-47 84
Email:
[email protected]
Grèce
Mr. Thomas Notos
Head of the Section Cotton and Sugarbeets
Directorate of Arable Crops and Industrial
Plants
22, Menandrou St.
Athens 10522
Grèce
Tel. (30-210) 212-5131
Fax: (30-210) 524-5195
Email: [email protected]
Mr. John Accas
Managing Director
ACCAS Group of Companies
26, Komninon Str
Thessaloniki 54624
Grèce
Tel. (30-23) 1036-6861
Fax: (30-23) 1036-6886
Email: [email protected]
Mrs. Urania Kechagia
Director
Nagref
Cotton and Industrial Plants Institute
57400 Sindos, Thessaloniki
Grèce
Tel. (30-2310) 796512
Fax: (30-2310) 796513
Email: [email protected]
Inde
Mr. Shri Atul Chaturvedi
Joint Secretary
Office of the Textile Commissioner
48, New Marine Lines, New CGD Bldg
Mumbai, Churchgate 400 020
Inde
Tel. (91-22) 2200-4510
Fax: (91-22) 2200-4693
Email: [email protected]
Mr. Subodh Kumar Bansal
Textile Commissioner
Office of the Textile Commissioner
48, New Marine Lines, New CGD Bldg
Mumbai, Churchgate, 400 020
Inde
Tel. (91-22) 2200-4510
Fax: (91-22) 2200-4693
Email: [email protected]
Mr. H.C. Gautam
Additional Commissioner
Ministry of Agriculture
Agriculture and Cooperation Department
Room no. 247-C, Krishi Bhavan
New Delhi
Inde
Tel. (91-11) 233-86849
Mr. K.C. Jain
Assistant Director General
Indian Council of Agricultural Research
Krishi Bhavan Dr.
Rajendra Prasad Road
New Delhi 110001
Inde
Tel. (91-11) 233-84323
Email: [email protected]
Mr. Kishorilal F. Jhunjhunwala
President
East India Cotton Association
Cotton Exchange, 9th Floor
175 Kalbadevi Road
Mumbai 700-002
Inde
Tel. (91-22) 2240-4876
Fax: (91-22) 2240-5578
Email: [email protected]
Mr. Suresh Kotak
Former President
East India Cotton Association
Navsari Building no. 240
D.n. Road
Mumbai 400 001
Inde
Tel. (91-22) 207-3331
Fax: (91-22) 207-2267
Email: [email protected]
Mr. Ajai Malhotra
Ambassador
Embassy of India
11, Uruguay Street
Bucharest
Roumanie
Tel. (40-1) 222-5451
Fax: (40-1) 223-2681
Email: [email protected]
Mr. Vishwa Nath Mathur
Chairman-Cum-Managing Director
The Cotton Corporation of India, Ltd
Kapas Bhavan, Plot no. 3, A. Sector 10
Navi Mumbai 400 614
Inde
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Tel. (91-22) 757-6044
Fax: (91-22) 757-6030
Email: [email protected]
Mr. Damodaran K. Nair
Secretary General
Indian Cotton Mills’ Federation
Federation House, Tansen Marg
New Delhi 11001
Inde
Tel. (91-11) 2335-7246
Fax: (91-11) 2335-7245
Email: [email protected]
Mr. P.D. Patodia
Vice Chairman & Managing Director
Prime Textiles Ltd
603-604 Raheja Chambers
213 Nariam Point
Mumbai 400 021
Inde
Tel. (91-22) 2288-1001
Fax: (91-22) 2288-1002
Email: [email protected]
Israel
Mr. Jacob Kliger
C.E.O
The Israel Cotton Production Marketing
Board Ltd
P.O. Box 384
Herzlia B 46103
Israel
Tel. (972-9) 950-9493
Fax: (972-9) 950-9159
Email: [email protected]
Mr. Joseph Dloomy
Director
Merhav
37, Havazelet St.
Herzliya 594
Israel
Tel. (972-9) 951-5140
Fax: (972-9) 951-8788
Email: [email protected]
Mr. Chanoch Holzman
Risk Management Consultant
The Israel Cotton Production Marketing
Board Ltd
P.O. Box 384
Herzlia B
Isarel
Email: [email protected]
Mr. Mehahem Yogev
The Israel Cotton Production Marketing
Board Ltd
P.O. Box 384
Herzlia B 46103
Israel
Tel. (972-9) 950-9493
Fax: (972-9) 950-9159
Email: [email protected]
Italie
Mr. Romano Bonadei
Representative
FILARTEX SpA
Via Firenze, 13
S. Pancrazio (bs)
Italie
Email: [email protected]
Mr. Cesare Maria Garzia
Deputy Director General
Ministry of Productive Activities
Commercial Policy
Via alle America, 341
Rome 00144
Italie
Tel. (39-06) 59931
Fax: (39-06) 596-4751
Nigéria
Mr. Johnson Areoye Orobowale
Chief Commercial Officer
Federal Ministry of Commerce
Old Secretariat Area 1,
P.M.B. 88
Garki, Abuja
Nigéria
Tel. (234-9) 234-2770
Fax: (234-9) 234-1351
Ouganda
Mr. Richard Parwot
Chairman
Cotton Development Organisation
Cotton House, Plot 15 Clement Hill Road
P.O. Box 7018 Kampala
Uganda
Kampala
Ouganda
Tel. (256-41) 236-394
[email protected]
Mr. Sam Okello Ocero
Chairman
Uganda Ginners & Cotton Exporters Assoc.
P.O.Box 7018
Kampala
Ouganda
Tel. (256-71) 785390
Fax: (256-41) 347148
Email: [email protected]
Mr. Thakore Patel
Executive Committee Member
Uganda Ginners & Cotton Exporters
Association
P.O. Box.7018
Kampala
Ouganda
Tel. (256-71) 507682
Fax: (256-31) 263020
Email: [email protected]
Dr. Lastus Serunjogi
Cotton Breeder
39
National Agricultural Research Organisation
Serere Agricultural, Animal Production
Research Institute
Soroti, Uganda
Kampala
Ouganda
Tel. (256-77) 602-553
Fax: (256-77) 250-553
Email: [email protected]
Ouzbékistan
Mr. Nasriddin Najimov
First Deputy Chairman
Agency for Foreign Economic Relations
1, Taras Shevchenko
Tashkent 700029
Ouzbékistan
Tel. (998-71) 138-5001
Fax: (998-71) 138-5057
Mr. Alisher Gulyamov
Head of Department
Agency for Foreign Economic Relations
1, Taras Shevchenko
Tashkent 700029
Ouzbékistan
Tel. (998-71) 138-5107
Fax: (998-71) 138-5057
Email: [email protected]
Mr. Bakhtiyar Ibragimov
First Secretary
Embassy of Uzbekistan
Trade & Economic Affairs
1746 Massachusetts Ave, NW
Washington DC 20036
Etats-Unis
Tel. (202) 530-7299
Fax: (202) 293-6804
Email: [email protected]
Pakistan
Mr. Mohammad H. Hanif
Agricultural Development Commissioner
Ministry of Food, Agriculture and Livestock
Agriculture Development Commissioner
Room No. 1010, 10th Floor
Islamabad
Pakistan
Tel. (92-51)920-1278
Mr. Syed Masood Alam Rizvi
Chairman
Trading Corporation of Pakistan (Pvt) Ltd
4th & 5th Floor
Finance & Trade Center
Shares Faisal
Karachi 75530
Pakistan
Tel. (92-21) 920-2722
Fax: (92-21) 920-2722
Email: [email protected]
Mr. Akbarali Hashwani
Chairman
Karachi Cotton Association
The Cotton Exchange, II
40
Chundrigar Road
Karachi, Sindh 74000
Pakistan
Tel. (92-21) 241-0336
Fax: (92-21) 241-3035
Email: [email protected]
Mr. Ibad Badar Siddiqui
Vice President
Pakistan Central Cotton Committee
Karachi
Pakistan
Tel. (92-21) 920-5941
Email: [email protected]
Paraguay
Mr. Félix Stiegwardt
CADELPA
Paraguayan Cotton Chamber
S.E. Estigarribia, 4744
Asunción 600739
Paraguay
Tel. (595-21) 600-739
Fax: (595-21) 663-017
Email: [email protected]
Pays-Bas
Mr. Wouter J. Lok
Economic Counselor
Royal Netherlands Embassy
Economic Department
ul. Chocimska 6
Warsaw 00-791
Pologne
Tel. (48-22) 646-6562
Fax: (48-22) 646-5384
Email: [email protected]
Mr. Daniel Velema
Assistant to the Economic Counselor
Royal Netherlands Embassy
Economic Department
ul. Chocimska 6
Warsaw 00-791
Pologne
Tel. (48-22) 646-6562
Fax: (48-22) 646-5384
Email: [email protected]
Pologne
Mrs. Iwona Frydrych
Deputy Director
Institute of Textile Architerture
Technical University of Lodz
Piotrkowska 276
Lodz 90-924
Pologne
Tel. (48-42) 631-3321
Fax: (48-42) 631-3320
Email: [email protected]
Mr. Wojciech Fulek
Deputy Mayor of Sopot
Cityhall of Sopot
SEPTEMBRE 2003
Soport
Pologne
Fax: (48-22) 693-4032
Email: [email protected]
Mr. Artur Gacek
President
Polontex S.A.
ul. Rejtana 25/35
Czestochowa
Pologne
Tel. (48-34) 369-2000
Fax: (48-34) 363-2851
Email: [email protected]
Mr. Tomasz Ostaszewicz
Ministry of Economy, Labor and Social
Policy
Pl. Trzech Kryzy 3/5
Warsaw 00-507
Pologne
Tel. (48-22) 693-5013
Fax: (48-22) 693-4001
Email: [email protected]
Mr. Ignacy Jozkowicz
President
Spinning Mill Zawiercie S.A.
Obroncow Poczty
Zawierecie 42-400
Pologne
Tel. (48-32) 672-3151
Fax: (48-32) 672-3169
Email: [email protected]
Mr. Zbigniew Rostkwitalski
Executive Vice President
Gdynia Cotton Association
7, Derdowskiego St
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Mr. Zbigniew Kaniewski
Deputy Chairman
Parlamentary Committee on Economy
Wiejska 4/6/8
Warsaw 00-902
Pologne
Tel. (48-22) 694-1795
Fax: (48-22) 694-1795
Mr. Andrzej Szejna
Undersecretary of State
Ministry of Economy, Labor and Social
Policy
Pl. Trzech Kryzy 3/5
Warsaw
Pologne
Tel. (48-22) 693-5863
Fax: (48-22) 693-4002
Mr. Jerzy Kotwas
President
Textilimpex-Globe Ltd.
Traugutta 25
P.O. Box 320
Lodz 90-950
Pologne
Tel. (48-42) 636-5265
Fax: (48-42) 633-1883
Email: [email protected],pl
Mr. Ryszard Kozlowski
Director
Institute of Natural Fibers
ul. Wajska Polskiego 71B
Poznan
Pologne
Mr. Andrzej Krasnodebski
Ministry of Economy, Labor and Social
Policy
Pl. Trzech Kryzy 3/5
Warsaw 00-507
Pologne
Tel. (48-22) 693-5013
Fax: (48-22) 693-4001
Email: [email protected]
Mr. Miroslaw Lewinski
Deputy Director
Ministry of Economy, Labor and Social
Policy
Department of Industrial Policy
Pl. Trzech Krzyzy 3/5
Warsaw 00-507
Pologne
Tel. (48-22) 693-5792
Ms. Jolanta Szymanek-Deresz
Chief of the Chancellery of the President
Gorverment of Poland
ul. Wiejska 10
Warsaw 00-902
Pologne
Tel. (48-22) 695-2050
Fax: (48-22) 695-2978
Email: [email protected]
Mr. Wieslaw T. Wodyk
Head of the Economic Office Commercial
Counselor
Embassy of Poland
1503 21st. St. NW
Washington DC 20036
Etats-Unis
Tel. (202) 467-693
Fax: (202) 466-4005
Email: [email protected]
Royaume-Uni
Mr. Dave Harrison
Government Office for the North West
Cunard Building
Pier Head, Water Street
Liverpool L3 IQB
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 224-6367
Fax: (44-151) 224-6452
Email: [email protected]
Mr. Ray Butler
Editor and Managing Director
Cotton Outlook
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
458 New Chester Road
Rock Ferry
Birkenhead
Merseyside CH42 2AE
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 644-6400
Fax: (44-151) 644-8550
Email: [email protected]
Mr. Nicholas P.F. Earlam
President
The Liverpool Cotton Association Ltd
620 Cotton Exchange Building
Edmun Street
Liverpool L3 9LH
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 236-6041
Fax: (44-151) 255-0174
Email: [email protected]
Mr. Derek Russell
Senior Cotton Scientist
Natural Resources Scientist
Sustainable Agricultural Group
Central Avenue
Chatham Maritime
Kent ME4 4TB
Royaume-Uni
Fax: (44-1634) 880-088
Fax: (44-1634) 880-066
Email: [email protected]
Mr. Philip J.M. Stern
Former President
The Liverpool Cotton Association Ltd
620 Cotton Exchange Building
Edmund Street
Liverpool L3 9LH
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 236-6041
Fax: (44-151) 255-0174
Email: [email protected]
Mr. Robert M. Williams
Director General
The Liverpool Cotton Association Ltd
620 Cotton Exchange Building
Edmund Street
Liverpool L3 9LH
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 236-6041
Fax: (44-151) 255-0174
Email: [email protected]
Russie
Mrs. Natalya P. Dormidontova
Chief of Section
Ministry of Economic Development and
Trade
Ovchinnijovskaya nab., 18/1
Moscow 113324
Fédération de Russie
Mr. Kyrill V. Sergeyev
Deputy Director
Central Research Institute for Cotton
Industry
12, Ordjohnikidze Str.
Moscow 117071
Fédération de Russie
Soudan
Mr. Abdin Mohamed Ali
Director General
The Sudan Cotton Company Ltd.
P.O. Box 1672
Khartoum
Soudan
Tel. (249-11) 775-755
Fax: (249-11) 770-703
Email: [email protected]
Mr. Hassan Numan Ali
Assistant Director General
The Sudan Cotton Company Ltd.
P.O. Box 1672
Khartoum
Soudan
Tel. (249-11) 775-755
Fax: (249-11) 770-703
Email: [email protected]
Mr. Elfadil Abdel Rahman Babiker
National Coordinator of Cotton Research
Agricultural Research Corporation
P.O. Box 1672
Khartoum
Soudan
Tel. (249-11) 775-755
Fax: (249-11) 770-703
Suisse
Mr. Daniel Birchmeier
Senior Programme Officer
State Secretariat for Economic Affairs
Trade and Celan Technology Co-operation
Effingstr 1
Bern 3003
Suisse
Tel. (41-31) 324-0914
Fax: (41-31) 322-8630
Email: [email protected]
Mr. Stefan Kloetzli
Counselor
Embassy of Switzerland
Aleje Ujazdowskie 27
Warsaw 00-540
Pologne
Tel. (48-22) 628-0481
Fax: (48-22) 621-0548
Email: [email protected]
Mr. Jens Soth
Project Manager
HELVETAS
Swiss Association for International
Cooperation
St. Moritzstrasse 15
Zurich 8042
Suisse
Tel. (41-1) 368-6536
Email: [email protected]
41
Syrie
Mr. Mohamed Masalati
Vice Director
Cotton Marketing Organization
Marketing Department
P.O. Box 729
Aleppo
Syrie
Tel. (963-21) 223-9495
Fax: (963-21) 221-5697
Email: [email protected].sy
Mr. Tayser Almashhour
Ginning Mill Manager
Cotton Marketing Organization
Marketing Department
P.O. Box 729
Aleppo
Syrie
Tel. (963-21) 223-9495
Fax: (963-21) 221-5697
Email: [email protected]
Tanzanie
Dr. Joe Kabissa
Director General
Tanzania Cotton Lints and Seed Board
P.O. Box 9161
Dar Es Salaam
Tanzanie
Tel. (255-22) 212-2564
Fax: (255-22) 211-2894
Email: [email protected]
Mrs. Octavina Ramadhani
Agricultural Research Institute
P.O. Box 1433
Mwanza
Tanzanie
Togo
Mr. Lare Sambiani Leini
Secretaire General
Ministry of Agriculture, Livestock and
Fishery
BP 341
Lome
Togo
Tel. (228) 221-5563
Fax: (228) 221-5563
Mr. Ewovor Kossi Messan
Directeur General Adjoint
Societe Togolaise du Coton
SOTOCO
BP 3553
Lome
Togo
Tel. (228) 221-0539
Fax: (228) 222-4953
Email: [email protected]
Mr. Bilesah N’Sai
Directeur Commercial
Societe Togolaise du Coton
SOTOCO
42
BP 3553
Lome
Togo
Tel. (228) 221-0539
Fax: (228) 222-4953
Email: [email protected]
Turquie
Dr. Sebahattin Gazanfer
Board Member
Aegean Textiles and Raw Materials
Exporters’ Union
1375 Sok No 25/3 Alsancak
Izmir 35 210
Turquie
Tel. (90-312) 417 37 45
Fax: (90-312) 417 70 43
Email: [email protected]
Mr. Ufuk Celik
Deputy Directors for Foreign Sales
S.S. Taris Pamuk T.S.K.B.
1492 S. N:14 Alsancak
Izmir 35230
Turquie
Tel. (90-232) 463-4267
Fax: (90-232) 463-6555
Mr. Musa Demir
Foreign Trade Expert
Undersecretariat of Foreing Trade
General Directorate of Exports
Ankara 06510
Turquie
Tel. (90-312) 212-8800
Fax: (90-312) 212-8757
Ms. Esra Ergun
Deputy Foreign Trade Expert
Undersecretariat of Foreing Trade
General Directorate of Exports
Ankara 06510
Turquie
Tel. (90-312) 212-8800
Fax: (90-312) 212-8757
Mr. Ramiz Eronat
Vice President
Izmir Mercantile Exchange
Gazi Bulvari no. 2
Konak
Izmir
Turquie
Tel. (90-232) 481-1036
Fax: (90-232) 484-2954
Email: [email protected]
Mr. Seref Iyiuyarlar
Member of Board
Izmir Mercantile Exchange
Gazi Bulvari no. 2
Konak
Izmir
Turquie
Tel. (90-232) 481-1036
Fax: (90-232) 484-2954
Email: [email protected]
SEPTEMBRE 2003
Mr. Basri Ozcoban
Member of Board of Directors
S.S. Taris Pamuk T.S.K.B.
1492 S. N:14 Alsancak
Izmir 35230
Turquie
Tel. (90-232) 463-4267
Fax: (90-232) 463-6555
Mr. Ayhan Ozer
Director General
S.S. Taris Pamuk T.S.K.B.
1492 S. N:14 Alsancak
Izmir 35230
Turquie
Tel. (90-232) 463-4267
Fax: (90-232) 463-6555
Zimbabwe
Mr. Pascal Mpunzwana
General Manager
The Cotton Company of Zimbabwe
Operations Department
1 Lytton Road, Workington
Box 2697
Harare
Zimbabwe
Tel. (263) 71-7432
Fax: (263) 71-7432
Email: [email protected]
Mr. Rob Jarvis
General Manager
Quton Seed Company
100 Prince Edward Street
Milton Park
Harare
Zimbabwe
Tel. (563-4) 707-636
Fax: (263-4) 707-636
Email: [email protected]
Observateurs des pays
members
Allemagne
Mr. Ulrich Eickhoff
Trutzschler GmbH & Co. KG
Duvenstrasse 82-98
Monchengladbach D-41199
Allemagne
Tel. (49-2166) 60-73394
Fax: (49-2166) 60-7514
Mr. Torsten Gudegast
BRECOT
Baumwollhandelsagentur GmbH
Wachstrasse 17
Bremen D-28195
Allemagne
Tel. (49-421) 339-277
Fax: (49-421) 339-2795
Mr. Martin Kaiser
Cotton Consultant
Comenius Str. 33
Leimen D-69181
Allemagne
Tel. (49-62) 248-2297
Fax: (49-62) 244-688
Email: [email protected]
Mr. Karl-Ernst Kober
Trader
Reinhart GmbH
P.O. Box 10234
Bremen 28195
Allemagne
Tel. (49-421) 596-8613
Fax: (49-421) 543-211
Email: [email protected]
Mr. Jens Lukaczik
President
Cargo Control Germany, GmbH
Baumwollborse 17-24
Bremen 28195
Allemagne
Tel. (49-421) 338-855
Fax: (49-421) 338-8588
Email: [email protected]
Mr. Jens D. Lukaczik
General Director
Cargo Control Group
Wachtstr. 17-24
Bremen 28195
Allemagne
Email: [email protected]
Mr. Arne Thielemann
Area Sales Manager Eastern Europe
Rieter Ingalstadt Spinneimachinebau AG
Friedrich-Ebert St. 84
Ingolstad 85055
Allemagne
Tel. (49-841) 9536-492
Fax: (49-841) 9536-850
Email: [email protected]
Mr. Bernd Tollner
Director
Otton Stadtlander GmbH
Marcusallee 3
Bremen 28359
Allemagne
Tel. (49-421) 2042-0
Fax: (49-421) 2042-200
Email: [email protected]
Brésil
Mr. Robson de Macedo Vieira
Ministry of Agriculture
Rua Eng. Hildebrando de Gois, 150
Ribeira Natal – RN 59010-700
Brésil
Email: [email protected]
Egypte
Mr. Mohamed Alsayed Darwish
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Journalist
Alalam Alyuom Newspaper
Alexandria
Egypte
Tel. (20-3) 1012-10300
Fax: (20-3) 480-9975
Email: [email protected]
Dr Heinz Burgstaller
Team Leader
GTZ-Cotton Sector Promotion Program
4d, El Gezira Street
Zamalek Cairo 11211
Egypte
Tel. (20-2) 336-5416
Fax: (20-2) 336-5415)
Email: [email protected]
Mr. Omar Elhitamy
Managing Director
Delta International for Development &
Investment
10 Nicola Damian St.
Tanta
Egypte
Tel. (20-40) 333-3331
Email: [email protected]
Mr. Mohamed Montasser
Executive Managing Director
Talaat Harb Cotton Company
12 Kamel El-Kelany Street
Bab Sharki
Alexandria
Egypte
Tel. (20-3) 495-0607
Fax: (20-3) 495-0606
Etats-Unis
Mr. Phillip Burnett
CEO & President
The Seam, LLC
6055 Primacy Parkway
Suite 160
Memphis TN 38119
Etats-Unis
Tel. (901) 374-0374
Fax: (901) 684-1998
Email: [email protected]
Mr. Brent Crossland
Certified Fiber Max Cotton
311 Poplar View Lane West
Collierville TN 38017
Etats-Unis
Tel. (901) 853-4188
Fax: (901) 853-4436
Email:
[email protected]
Mr. Roger Fermon
President
Continental Eagle Corporation
International Sales Department
201 Gin Shop Hill Road
Prattville AL 36067
Etats-Unis
Tel. (334) 365-8811
Fax: (334) 361-7626
Email: [email protected]
Mr. Hossein M. Ghorashi
CEO
USTER Technologies Inc.
456 Troy Circle
Knoxville TN 37950
Etats-Unis
Tel. (865)588-9716
Fax: (865)588-5894
Email: [email protected]
Mr. Ed Jernigan
Chairman and CEO
Globecot
3322 West End Ave. Suite 550
Nashville TN 37203
Etats-Unis
Tel. (615) 724-2225
Fax: (615) 279-5606
Dr. O. Lloyd May
Assistant Professor
University of Georgia
P.O. Box 748
Tifton GA 31793
Etats-Unis
Tel. (229) 386-3360
Fax: (229) 386-7293
Email: [email protected]
Mr. David Mrozinski
Vice President
Continental Eagle Corporation
International Sales Department
201 Gin Shop Hill Road
Prattville AL 36067
Etats-Unis
Tel. (334) 365-8811
Fax: (334) 361-7627
Email: [email protected]
Ms. Emily Ostroman
Program Associate
Cotton Council International
1521 New Hampshire Ave. NW
Washington DC 20036
Etats-Unis
Tel. (202) 745-7805
Fax: (202) 483-4040
Email: [email protected]
Mr. Sam Smith
International Sales
Lummus Corporation
P.O. Box 4259
Savannah GA 31407
Etats-Unis
Tel. (912) 447-9000
Fax: (912) 447-9295
Email: [email protected]
Mr. William Spencer
Editor
Cotton International
65 Germantown Court # 202
Cordova TN 38018
Etats-Unis
43
Tel. (901) 756-8822
Fax: (901) 756-8879
Email: [email protected]
Mr. Nicoll Thomson
International Sales
Lummus Corporation
P.O. Box 4259
Savannah GA 31407
Etats-Unis
Tel. (912) 447-9000
Fax: (912) 447-9295
Email: [email protected]
Mr. Frank Weathersby
President
Affinity Trading Llc
467 Abalone Ct., # 502
Fort Walton FL 32548
Etats-Unis
Tel. (850) 362-1088
Fax: (850) 244-0788
Email: [email protected]
France
Mr. Christophe Baranicka
Trader
COPACO
11, Rue de Monceau
Paris 75008
France
Tel. (33-1) 5393-1600
Fax: (33-1) 5393-1650
Mr. Thierry Devilder
General Manager
DEVCOT, S.A.
19 Rue Eugene Jacquet
Lille 59800
France
Tel. (33-3) 2065-8789
Fax: (33-3) 2006-3880
Email: [email protected]
Mr. Didier Mercier
Directeur Général
COPACO
11, Rue de Monceau
Paris 75008
France
Tel. (33-1) 5393-1600
Fax: (33-1) 5393-1650
Mr. Tarek Naboulsi
Président
Tarcot
77, Rue Nationale
Lille 59000
France
Tel. (33-328) 36 45 85
Fax: (33-328) 57 25 95
Email: [email protected]
Inde
Mr. Bharat Desai
Reliance Industries Ltd
44
Maker Chamber VI, 4th floor
Nariman Point
Mumbai, Maharastra 400-021
Inde
Tel. (91-22) 310-15248
Fax: (91-22) 228-52213
Email: [email protected]
Mr. Vinay Kotak
Executive Director
Kotak & Co. Ltd
Navsari Building, First Floor
240 Dr. Dn.N. Road, Fort
Mumbai 400 001
Inde
Tel. (91-22) 2207-3331
Fax: (91-22) 2207-2264
Email: [email protected]
Mr. Dhiren Sheth
Director
C.A. Galiakotwala & Co. Pvt. Ltd.
66, Maker Ghambers III
Nariman Point
Mumbai 400 021
Inde
Tel. (91-22) 284-3758
Fax: (91-22) 204-8804
Email: [email protected]
Israel
Mr. Uzi Mor
President
Lintronics Ltd
28 Haplada St.
Arad 89113
Israel
Tel. (972-8) 930-0593
Fax: (972-8) 997-1553
Email: [email protected]
Pologne
Mr. Maciej Adamczyk
Cotton Trader
Piasta Kolodzieja 15/7 bl. 117
Lodz 92-413
Pologne
Tel. (48-42) 630-0126
Email: [email protected],pl
Mr. Krzysztof Alksnin
President
ZWOLTEX S.A.
ul. Szadkowska 64/66
Zdunska Wola 90-220
Pologne
Tel. (48-43) 823-3559
Fax: (48-43) 823-9095
Email: [email protected]
Mr. Krysztof Bartoszak
Wdawnictwo Targowe
Aktualnosci
ul. Dabrowskiego 23/4
Poznan 60-840
Pologne
SEPTEMBRE 2003
Tel. (48-61) 664-7014
Fax: (48-61) 848-4403
Email: [email protected]
Ms. Teresa Bialecka-Krawczyk
Director
City Hall of Lodz
ul. Piotrkowska 104
Lodz 90-926
Pologne
Tel. (48-42) 638-4905
Fax: (48-42) 638-4485
Email: [email protected]
Mr. Jaroslaw Bokina
Honorary Member
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Mr. Boleslaw Borzycki
Lingua Care International
ul. Wladyslawa IV 23/19
Gdynia 81-353
Pologne
Tel. (48-58) 620-6287
Fax: (48-58) 661-6829
Email: [email protected]
Mr. Maciej Buczkowski
Cityhall of Gdansk
Nowe Ogrody 8/12
Gdansk 80-803
Pologne
Mr. Zbigniew Cekus
AGRICONT
Correspondent of Wakefield Inspections
Services
Kolataja 6/44
Piotrkow Trybunalski 97-300
Pologne
Tel. (48-605) 421-829
Email: [email protected]
Mr. Marek Dominiak
TEXIM M. Dominiak Spolka Jawna
Al. Kosciuszki 80/82
Lodz 90-437
Pologne
Tel. (48-42) 636-2642
Fax: (48-42) 637-1004
Email: [email protected]
Mr. Andrzej Drozdz
Chief Cotton Expert
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7577
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Mr. Stanislaw Dybilas
President
TEXTILIMPEX, Co. Ltd.
25, Traugutta St.
P.O. Box 320
Lodz 90-950
Pologne
Tel. (48-42) 636-1819
Fax: (48-42) 636-1638
Email: [email protected]
Mr. Wojtek Dziezyc
Gdansk, Pologne
Ms. Anna Fotyga
Deputy Mayor for Economic Policy
City Hall of Gdansk
ul. Nowe Ogrody 8/12
Gdansk 80-803
Pologne
Tel. (48-58) 323-6323
Fax: (48-58) 323-6622
Email: [email protected]
Ms. Krystyna Fularczyk
Gdansk, Pologne
Mr. Wojciech Fulek
Deputy Mayor of the City of Sopot
Cityhall of Sopot
Sopot
Pologne
Tel. (48-58) 521-37-50
Fax: (48-58) 551-0133
Mr. Jerzy Garczynski
Director
Polish Federation of Apparel and Textiles
ul. Kielecka 7
Gdynia 81-303
Pologne
Tel. (48-58) 620-9501
Fax: (48-58) 621-6923
Email: [email protected]
Mr. Jacek Godzisz
Director
ANDROPOL, S.A.
ul. Krakowska 83
Andropol 34-120
Pologne
Tel. (48-33) 875-6472
Fax: (48-33) 875-6540
Email: [email protected]
Mr. Bogdan Gorniak
Gigatex
ul. Gontyny 56
Lodz 91-493
Pologne
Tel. (48-42) 616-8191
Fax: (48-42) 616-8187
Mr. Zygmunt Gorniak
Former Director
Gdynia Cotton Association
7, Derdowskiego St
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Mr. Tomek Gorszko
Gdansk, Pologne
Mrs. Krystyna Gozdawa
Deputy
Office of the Governor of the Pomeranian
Region
Department of the Regional Development
Okopowa 21/27
Gdansk 80-810
Pologne
Tel. (48-58) 307-7330
Fax: (48-58) 301-5962
Mrs. Iwona Grajewska
Marketing Director
Pomeranian Special Economic Zone Ltd
ul. Wladyslawa IV no. 9
Sopot 81-703
Pologne
Tel. (48-58) 555-9719
Fax: (48-58) 555-9711
Email: [email protected]
Mr. Romuald Groth
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Ms. Maryla Groth
Gdansk, Pologne
Mr. Tadeusz Jackowski
Chair
Technical University of Lodz
Department of Spinning Technology and
Yarns Structure
ul. Zeromskiego 116
Lodz 90-534
Pologne
Tel. (48-42) 631-3335
Fax: (48-42) 631-3332
Email: [email protected]
Mr. Jacek Jakubiak
President
Cotton House
ul. Sterlinga 27/29
Lodz 90-212
Pologne
Tel. (48-42) 630-6380
Fax: (48-42) 630-6386
Email: [email protected]
Mr. Antoni Jaszczak
European Integration Office
Governor’s Office of the Pomeranian
Region
Gdansk
Pologne
Mr. Norbert Jeszke
Manager
Polcargo Ltd
ul. Wladyslawa IV 13 B
Gdansk 80-547
Pologne
Tel. (48-58) 621-6671
Fax: (48-58) 621-6819
Email: [email protected]
Mr. Jerzy Junka
Hold Trade Agency
Radwanska 16
Lodz 90-453
Pologne
Tel. (48-42) 636-0580
Fax: (48-42) 636-0720
Email: [email protected]
Mr. Andrzej Kasprzak
Managing Director
Cotton Industry Works Alba
ul. Pabianicka 184/186
Lodz 93-402
Pologne
Tel. (48-42) 684-6382
Fax: (48-42) 684-6967
Email: [email protected]
Mr. Wieslaw Koc
Biuro Handlowe Wieslaw Koc
ul. Ptasia 5
Lodz 93-571
Pologne
Tel. (48-42) 636-8431
Fax: (48-42) 636-6107
Email: [email protected]
Ms. Mariola Kokoszko-Kedzierska
Marketing Manager
Port of Gdansk Authority S.A.
ul. Zamknieta 18
Gdansk 80-955
Pologne
Tel. (48-58) 343-9663
Fax: (48-58) 343-9549
Email: [email protected]
Mr. Michal Konwicki
Director
Polish Chamber of Commerce
Office for Statutes and Self-Government
Matters
ul. Trebacka 4
Warsaw 00-074
Pologne
Tel. (48-22) 826-0016
Fax: (48-22) 827-7345
Email: [email protected]
Mr. Dariusz Kordala
Zwoltex SA
Pologne
Mr. Edward Koska
Vice President
Venta Tex Ltd.
Al. Kosciuszki 123
Lodz 62-419
Pologne
45
Tel. (48-42) 636-2574
Fax: (48-42) 636-2783
Email: [email protected]
Mr. Mateusz Kujawa
Gdansk, Pologne
Mr. Jerzy Mackiewicz
Counselor Economic Promotion Programs
Secretary of the Chapter of the Economic
Award
Chancellery of the President
ul. Wiejska 10
Warsaw 00-902
Pologne
Tel. (48-22) 695-2490
Fax: (48-22) 695-2204
Mr. Ryszard Makowiecki
President of the Panel of Arbitrators
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Mr. Leszek Markiewvicz
Bielvaw S.A.
ul. Piastowska 19
Bielawa 58-260
Pologne
Tel. (48-74) 834-4271
Fax: (48-74) 834-4447
Email: [email protected]
Ms. Agnieszka Martynowska
Gdansk, Pologne
Mr. Zdzislaw Marzec
Editor
Wiadomosci Wlokno- Odziez-Skora
Pl. Komuny Paryskief 5a
skr. Poczt 211
Lodz 90-950
Pologne
Tel. (48-42) 632-2315
Fax: (48-42) 630-6487
Email: [email protected]
Mr. Malgorzata Matusiak
Institute of Textile Architecture
ul. Piotrkowska 276
Skr. Poczt 414
Lodz 90-950
Pologne
Tel. (48-42) 682-5921
Fax: (48-42) 684-2300
Email: [email protected]
Ms. Grazyna Miklaszewicz
Wima S.A.
Al. Marszalka Pilsudskiego 135
Lodz 92-318
Pologne
Tel. (48-42) 674-1837
Fax: (48-42) 674-0909
Email: [email protected]
46
Ms. Karolina Morawiec
Gdansk, Pologne
Mr. Andrezej Narkiewicz
President
Berk Ltd.
ul. Traugutta 21/23
Lodz 90-113
Pologne
Tel. (48-42) 632-3211
Fax: (48-42) 632-3214
Email: [email protected]
Mrs. Mieczyslawa Niemiec
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Ms. Joanna Niewielska
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Mrs. Stanishlaw Irene Nowak
Financial Director
TEXTILIMPEX, Co. Ltd.
25, Traugutta St.
P.O. Box 320
Lodz 90-950
Pologne
Tel. (48-42) 636-1819
Fax: (48-42) 636-1638
Email: [email protected]
Ms. Renata Olech
Polish Agency for Enterprise Development
Al. Jerozolimskie 125-127
Warsaw 02-017
Pologne
Tel. (48-22) 699-7026
Fax: (48-22) 699-7046
Email: [email protected]
Mr. Roman Olszewski
Lawyer’s Office Attorney
ul. Swietojanska 120/1
Gdynia 81-388
Pologne
Tel. (48-58) 661-4543
Fax: (48-58) 621-0362
Email: [email protected]
Mr. Krzysztof Owczarek
President
WZPB, WIMA, S.A.
Al. Marszalka Pilsudskiego 135
Lodz 92-318
Pologne
Tel. (48-42) 674-1843
Fax: (48-42) 674-4372
Email: [email protected]
SEPTEMBRE 2003
Mr. Wieslaw Pacholski
Chairman
Light Industry Employers Federation
ul. Traugutta 25
Lodz 90-113
Pologne
Tel. (48-42) 637-7780
Fax: (48-42) 637-7780
Ms. Kasia Pagacz
Gdansk, Pologne
Ms. Ola Pagacz
Gdansk, Pologne
Mr. Andrzej Pastuszek
Deputy Director
Office of the Governor of the Pomeranian
Region
Department of the Regional Development
Okopowa 21/27
Gdansk 80-810
Pologne
Tel. (48-58) 307-7330
Fax: (48-58) 301-5962
Mr. Waldemar Pietrzek
Treasurer of the City of Gdnask
City Hall of Gdansk
ul. Nowe Ogrody 8/12
Gdansk 80-803
Pologne
Tel. (48-58) 323-6323
Fax: (48-58) 323-6622
Mr. Zbigniew Polanski
National Bank of Poland
Macroeconomic and Structural Analysis
Department
ul. Swietokrzyska 11/21
Warsaw 00-919
Pologne
Tel. (48-22) 653-2852
Fax: (48-22) 653-2475
Email: [email protected]@mail.nbp.pl
Mrs. Gabriela Preiss
Cityhall of Gdansk
Nowe Ogrody 8/12
Gdansk 80-803
Pologne
Mrs. Mieczyslawa Raczynska
Chief of the Laboratory
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Mr. Jacek Rutkowski
Technical University of Lodz
Department of Spinning Technology and
Yarns Structure
ul. Zeromskiego 116
Lodz 90-534
Pologne
Tel. (48-42) 631-3335
Fax: (48-42) 631-3332
Email: [email protected]
Mr. Jan Ryszard Kurylczyk
Cabinet of Voivode of the Pomeranian
Region
ul. Okopowa 21/37
Gdansk 80-810
Pologne
Tel. (48-58) 301-4928
Fax: (48-58) 301-1417
Email: [email protected]
Mr. Pawel Sala
Cotton House
ul. Sterlinga 27/29
Lodz 90-212
Pologne
Tel. (48-42) 630-6380
Fax: (48-42) 630-6386
Email: [email protected]
Mr. Alois Schonberger
Member of the Board
Cottonex Anstalt
ul. Pulawaska 17
Europlex Building
Warsaw 02-515
Pologne
Tel. (48-22) 852-8300
Fax: (48-22) 852-8310
Email: [email protected]
Mrs. Diloram Schonberger
President
Cottonex Anstalt
ul. Pulawaska 17
Europlex Building
Warsaw 02-515
Pologne
Tel. (48-22) 852-8300
Fax: (48-22) 852-8310
Email: [email protected]
Mr. Jerzy Sobieraj
Director
Texim M. Dominiak Spolka Jawna
Al. Kosciuszki 80/82
Lodz 90-437
Pologne
Tel. (48-42) 636-2642
Fax: (48-42) 637-1004
Email: [email protected]
Ms. Hania Sobocinska
Gdansk, Pologne
Mr. Barnaba Swiecicki
Gdansk, Pologne
Ms. Katarzyna Swiecicka
Gdynia Cotton Association
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Mr. Marej Szwaj
Director
Verico Experts Sp. z.o.o.
ul. Grodnienska 35
Gdynia 81-533
Pologne
Tel. (48-58) 664-7050
Fax: (48-58) 668-3314
Email: [email protected]
Mr. Ryszard Toczek
Head of the City Development Office
Cityhall of Gdynia
Al. Marszalka Pilsudskiego 52/54
Gdynia 81-382
Pologne
Tel. (48-58) 668-8011
Fax: (48-58) 621-6764
Email: [email protected]
Mr. Wojciech Topinñski
President
ANDROPOL, S.A.
ul. Krakowska 83
Andrychow 34-120
Pologne
Tel. (48-33) 875-6512
Fax: (48-33) 875-6540
Email: [email protected]
Mr. Tadeusz Wawrzyniak
President
Polish Federation of Apparel and Textiles
ul. Kielecka 7
Gdynia 81-303
Pologne
Tel. (48-58) 620-9501
Fax: (48-58) 621-6923
Email: [email protected]
Ms. Marian Wojcicki
Martex M. Wojcicki
ul. Nowowolska 60
Pabianice 95-200
Pologne
Tel. (48-42) 215-0260
Fax: (48-42) 213-7103
Email: [email protected]
Mrs. Alicja Wolkanis
Ministry of Economy, Labor and Social
Policy
Department of the Industrial Policy
Plac Trzech Krzyzy 3/5
Warsaw 00-507
Pologne
Tel. (48-22) 693-5635
Fax: (48-22) 693-4032
Email: [email protected]
Mr. Marian Zajac
Zwoltex S.A.
ul. Szadkowska 64/66
Zdunska Wola 98-220
Pologne
Tel. (48-43) 823-3559
Fax: (48-43) 823-9095
Email: [email protected]
Mr. Jerzy Zakrzewski
Editor
Przeglad Wlokienniczy & Technik
Wlokiennieczy
Pl. Komuny Paryskief 5a
Skr. Poczt 211
Lodz 90-950
Pologne
Tel. (48-42) 632-3130
Fax: (48-42) 630-6487
Email: [email protected]
Mr. Krzysztof Zareba
Ministry of Economy, Labor and Social
Policy
Department of the Industrial Policy
Plac Trzech Krzyzy 3/5
Warsaw 00-507
Pologne
Tel. (48-22) 693+5485
Fax: (48-22) 693-4032
Email: [email protected]
Mr. Stanislaw Zareba
President
Zamatex Ltd.
ul. Emerytalna 8/10
Lodz 93-481
Pologne
Tel. (48-42) 637-7499
Fax: (48-42) 637-7610
Email: [email protected]
Mrs. Anna Zbierska
Cityhall of Gdansk
Nowe Ogrody 8/12
Gdansk 80-803
Pologne
Mr. Cezary Zieba
Managing Director
SGS Polska Sp. z.o.o.
ul. Bema 83
Warsaw 01-233
Pologne
Tel. (48-58) 661-0710
Fax: (48-58) 661-5152
Email: [email protected]
Mr. Andrzej Zielinski
KLM Ex
Pologne
Mrs. Malgorzata Zimmiewska
Institute of Natural Fibers
ul. Wojska Polskiego 71 b
Poznan 60-630
Pologne
Tel. (48-61) 845-5853
Fax: (48-61) 841-7830
Email: [email protected]
Ms. Beata Ziolkowska
Gdansk, Poland
Mr. Wlodzimierz Ziolkowski
Member of the Board
Gdynia Cotton Association
47
ul. Derdowskiego 7
Gdynia 81-963
Pologne
Tel. (48-58) 620-7598
Fax: (48-58) 620-7597
Email: [email protected]
Royaume-Uni
Mr. Jonathan Dickinson
Bauman, Hinde & Co., Ltd
Gordon House
Leicester Street
Southport PR9 OER
Royaume-Uni
Tel. (44-1704) 543-737
Fax: (44-1704) 536-031
Email: [email protected]
Mrs. Galina Fisher
Cotton Outlook
Cotton House
458 New Chester Road
Rock Ferry
Birkenhead
Merseyside CH42 2AE
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 644-6400
Fax: (44-151) 644-8550
Mr. Peter Salcedo
Plexus Cotton Limited
2, Ivy Street
Birkenhead
Wirral CH41 5EF
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 650-8857
Fax: (44-151) 650-8888
Email: [email protected]
Mr. Peter Randal Wakefield
Managing Director
Wakefield Inspection Services Ltd
6th Floor, Cotton House
Cotton Exchange Building
Old Hill Street
Liverpool L3 9LQ
Royaume-Uni
Tel. (44-151) 236-0752
Fax: (44-151) 263-0144
Email: [email protected]
Russie
Mr. Alexander Belov
President
Quetta Corporation Ltd
3 Rd Pakovaya Str. 41-A
Moscow
Fédération de Russie
Tel. (7-95) 363-3676
Email: [email protected]
Mr. Oleg Selivanov
General Manager
Quetta Corporation Ltd
41-A, 3 Parkowaya Street
Moscow 105425
48
Fédération de Russie
Tel. (7-95) 363-3670
Fax: (7-95) 363-3676
Prof. Vladimirovicz Zywietin
Central Scientific Research Institute of
Light Industry
Moscow
Fédération de Russie
Tel. (7-95) 237-3545
Fax: (7-95) 237-1255
Suisse
Mr. Jürg Bischofberger
Head
Rieter Machine Works Ltd.
Business Unit Opening/Carding
Klosterstr 20
Winterthur 8406
Suisse
Tel. (41-52) 208-7211
Fax: (41-52) 208-8061
Email: [email protected]
Mr. Martin Boesch
Vice President
Rieter Machine Works Ltd.
Sales Support Easter Europe
Klosterstr 20
Winterthur 8406
Suisse
Tel. (41-52) 208-7213
Fax: (41-52) 208-8024
Email: [email protected]
Mr. Heiner Eberli
Head
Rieter Machine Works Ltd.
Marketing Rieter Spun Yarn System
Klosterstr 20
Winterthur 8406
Suisse
Tel. (41-52) 208-7211
Fax: (41-52) 208-8061
Email: [email protected]
Mr. Marino Hadzopoulos
Trader
Jecot SA
2, Rue Sigismond - Thalberg
Geneva 1201
Suisse
Tel. (41-22) 738-0644
Fax: (42-11) 741-0629
Email: [email protected]
Mr. Laurent Peyre
Director
DCI - Cotton Distributors Incorporated
5 Chemin de Contigny
Lausanne 1000 3 cour
Suisse
Tel. (41-21) 612-6565
Fax: (41-21) 612-6566
Email: [email protected]
Mr. Paul Jurg Reinhart
Paul Reinhart AG
SEPTEMBRE 2003
Technikumstrasse 82
Winterthur 8401
Suisse
Tel. (41-52) 264-8231
Email: [email protected]
Zurich 8039
Suisse
Tel. (41-1) 283-6380
Fax: (41-1) 283-6389
Email: [email protected]
Organisations internationales
World Trade Organization
Mr. Jean-Pierre Lapalme
Counselor
WTO
Textile Division
Rue de Lausanne 154
Centre William
Geneva CH-1211
Suisse
Tel. (41-22) 739-5111
Fax: (41-22) 731-4206
Email: [email protected]
Common Fund for Commodities
Mr. Sietse Van Der Werff
First Project Manager
CFC
Stadhonaerskade 55
Amsterdam 1072 AB
Pays-Bas
Tel. (31-20) 575-4953
Fax: (31-20) 676-0231
Email: [email protected]
Centre de Coopération Internationale
en Recherche Agronomique pour le
Développement
Mr. Jean-Paul Gourlot
Technologist
CIRAD
Cotton Technology Laboratory
Rue J.F. Breton
Montpellier 34398
France
Tel. (33-46) 761-5875
Fax: (33-46) 761-5667
Email: [email protected]
European Union
Mr. Henny Gerner
Policy Adviser
Delegation of the European Commission in
Belgium
Agriculture, Trade and Commodities
200, Rue de la Loi
Office G-12 05/09
Brussels 1049
Belgique
Tel. (32-229) 866-18
Fax: (32-229) 929-08
Email: [email protected]
Observateurs des pays non
membres
Angola
Mrs. Maria Fernanda Pomba de Amaral da
Guerra
Agronomist
DNAPE-MINARER
Av. Comandante Gika, no. 42
Luanda
Angola
Tel. (244-2) 323-493
Fax: (244-2) 320-552
Mr. Fernando Paulo Sito
Head of Research Department
I.I.A.
Avenida Deolinda Rodrigues Km. 5
Luanda, CXP 2104
Angola
Tel. (244-91) 212-490
Fax: (244-2) 431-185
Email: [email protected]
Burundi
Food and Agriculture Organization of
the United Nations
Mr. David Hallam
Chief
FAO
Raw Materials, Tropical and Horticultural
Products Service
Commodities and Trade Division
Viale delle Terme di Caracalla
Rome 00100
Italie
Tel. (39-6) 570-53152
Fax: (39-6) 570-53152
Mr. Gerard Ruzagiriza
Directeur General
Compagnie de Gerance du Coton
COGERCO
Bldv du 1er Novembre
BP 2571, Bujumbura
Burundi
Tel. (257) 222-025
Fax: (225) 224-370
Email: [email protected]
International Textile Manufacturers
Federation
Mr. Herwig Strolz
Director General
ITMF
P.O. Box
Am Schanzengraben 29
Mr. Zhongxing Wang
Shandong Swan Cotton Industry
Machinery Stock Co, LTD
No.400, 10th District
East Luokou Village, Tianqiao Distric,
Jinan, Shandong 100032
P.R.C.
Chine (continentale)
PROCES-VERBAL DE LA 62 E REUNION PLENIERE
Tel. (86-10) 880-86754
Fax: (86-10) 880-86617
Email:
[email protected];[email protected]
Japon
Mr. Atsushi Hamai
Manager
Toyobo Co. Ltd
Textile Technology & Sypply Ope. Dept.
2-8 Dojima Hama 2 - Chome
Kita-Ku
Osaka 530-8230
Japon
Tel. (81-6) 6348-3642
Fax: (81-6) 6348-3642
Email: [email protected]
Mr. Ken-ichi Yamaoka
President
Toyo Cotton Japan Co.
Mengyo Kaikan Building, 2-5-8
Bingomachi, Chuo-Ku
Osaka 541-0051
Japon
Tel. (81-6) 6231-8431
Fax: (81-6) 6229-1599
Lettonie
Mr. Andris Egle
Head of Cotton Department
Tilts Baltija Ltd
8, Spilves Street
Riga, LV 1055
Lettonie
Tel. (371-2) 472-247
Fax: (371-2) 472-222
Email: [email protected]
Mr. Pavel Lihachevs
Director
Cargo Control Group
Birztalu 4
Riga 1015
Lettonie
Tel. (371-2) 735-3714
Fax: (371-2) 735-1515
Email: [email protected]
Mr. Bahtijar Rustamov
Caistor International Ltd
Rencenu 29b
Riga
Lettonie
Tel. (371-2) 940-3098
Fax: (371-2) 750-5158
Email: [email protected]
Ms. Nella Tarasevitch
Caistor International Ltd
Rencenu 29b
Riga
Lettonie
Tel. (371-2) 940-3098
Fax: (317-2) 750-5158
49
Email: [email protected]
Liechtenstein
Mr. Nadira Guliamova
Cottonex-Anstalt
Austrasse 42
Vaduz 9490
Liechtenstein
Tel. (41-75) 232-5702
Fax: (41-75) 232-3211
Email: [email protected]
Mr. Zuhra Tursunova
Cottonex-Anstalt
Austrasse 42
Vaduz 9490
Liechtenstein
Tel. (41-75) 232-5702
Fax: (41-75) 232-3211
Email: [email protected]
République tchèque
Mr. Vladimir Bajzik
Scientific Assistant
Technical University Liberec
Faculty of Textile Sciences
Dept. of Textile Materials
Halkova Street no. 6
Liberec 46117
République tchèque
Tel. (420-48) 25441
Mr. Vladimir Kovacic
Technical University of Liberec
Faculty of Textile Sciences
Halkova 6
Liberec 461 17
République tchèque
Interprètes
Mr. Fayed Ateya
Arabic Interpreter
9496 Harrowhill Lane
Burke, VA 22015-1539, USA
Ms. Nina Behrens
Arabic Interpreter
47492 Sharpskins Island
Sterling, VA 20165, USA
Tel. (703)421-4087
Email: [email protected]
Mr. Vladimir Goldgor
Russian Interpreter
5500 Friendship Blvd.
Suite 923N
Chevy Chase, MD 20815, USA
Tel. (301)718-1734
Fax (301)718-0114
Email: [email protected]
Mr. Michael Gordon
French Interpreter
3308 Rowland Pl.
Washington DC 20008
Tel. (202)363-9290
Email: [email protected]
Ms. María Cristina Quesada
Spanish Interpreter
Calle Tequeteque
Res. Monterrey, Apt. 19A
Colinas de la California
Caracas, Venezuela
Tel. (58 2)256-3776
Email: [email protected]
Ms. Laetitia Rice
French Interpreter
10008 Carter Road
Bethesda, MD 20817, USA
Tel. (301)365-6681
Fax (301)365-4312
Email: [email protected]
Mrs. Esther Tato-López
Spanish Interpreter
3100 S. Manchester St.
Apt. 438
Falls Church, VA 22044, USA
Tel. (703)379-9151
Email: [email protected]
Mr. A. Zacharczew
Russian Interpreter
Skrivanek Centrum Tlumaczen Sp. 200
ul. 27 Grudnia 7/13, 61-737
Poland
Secrétariat du CCIC
Mr. Federico Arriola
Directeur Administratif
Dr. M. Rafiq Chaudhry
Chef de la section de l’information technique
(TIS)
Mr. Gérald Estur
Statisticien
Mr. Andrei Guitchounts
Economiste
Ms. Carmen Leon
Assistante bilingue
Mr. John Mulligan
Directeur, Technologie de l’information
Ms. Caroline Taco
Assistante bilingue
Dr. Terry Townsend
Directeur Exécutif
Mr. Carlos Valderrama
Chef économiste
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