Dans l`Egypte ancienne, les chats étaient des animaux sacrés et

Commentaires

Transcription

Dans l`Egypte ancienne, les chats étaient des animaux sacrés et
Mythe et magie, in Les Chats, Tout un monde, documentaire, traduction de Josette Gonthier, Nathan (p.46)
Dans l'Egypte ancienne, les chats étaient des animaux sacrés et, pendant des siècles, ils sont
restés liés au surnaturel.
En orient, ils étaient associés à la fois au culte de Bouddha et de Mahomet.
En occident, les chrétiens du Moyen Age les considéraient comme des envoyés du diable.
Selon les superstitions, ils portent chance ou malchance.
Dans les contes populaires, ils ont des rôles de magiciens puissants, parfois bienfaisants. (Voir
le Chat Botté)
Chat, in Dictionnaire des symboles p. 214 à 216
Le symbolisme du chat est très hétérogène, oscillant entre les tendances bénéfiques et
maléfiques ; ce qui peut s'expliquer simplement par l'attitude à la fois douce et sournoise de
l'animal…
Dans la tradition musulmane, le chat (qatt) est… plutôt favorable, sauf s'il est noir…
Le chat est doué de baraka. Un chat parfaitement noir possède des qualités magiques. On
donne sa chair à manger pour être délivré de la magie… Il possède 7 vies. Les Djin
apparaissent souvent sous la forme de chats.
En perse, quand on tourmente un chat noir, on risque d'avoir affaire, sous cette apparence, à
son propre hemzâd (génie né en même temps que l'homme pour lui tenir compagnie) et de se
nuire ainsi à soi-même.
Suivant d'autres, un chat noir est un Djin malfaisant qu'il faut saluer quand il entre de nuit
dans une chambre.
Dans beaucoup de traditions, le chat noir symbolise l'obscurité et la mort.
Chat in Dictionnaire culturel en langue française sous la direction d'Alain Rey, Le Robert (p.1446)
… Même quand le chat est perçu de manière positive, on lui attribuait cependant, surtout s'il
est de couleur noire, des pouvoirs néfastes ; il était souvent associé au malheur et à la mort.
Plus généralement l'animal, noir ou non, peut être la figure de la cruauté ou de l'hypocrisie.
Au Moyen Âge, le chat fut considéré en Europe comme un auxiliaire des sorcières ; les
croyances populaires ont longtemps conservé ce thème, passé en littérature notamment dans le
monde anglo-saxon et allemand.
"Ce chat était un animal remarquablement fort et beau, entièrement noir, et d'une sagacité
merveilleuse. En parlant de son intelligence, ma femme, qui au fond n'était pas peu pénétrée
de superstition, faisait de fréquentes allusions à l'ancienne croyance populaire qui regardait
tous les chats noirs comme des sorcières déguisées".
Le chat noir, in Nouvelles histoires extraordinaires, Edgar Poe
Chat in Dictionnaire culturel en langue française sous la direction d'Alain Rey, Le Robert (p.1447)
• Les superstitions liées au chat l'ont voué à être l'un des grands motifs de la littérature
fantastique, illustrée au 20ème siècle par Poe (The black cat) ou Hoffmann, dont le chat Murr
deviendra lui-même plus tard le narrateur d'une histoire de chat ("Le chat assassiné", dans les
Derniers Contes de Canterbury de Jean Ray)
• Le chat du Cheshire de Lewis Carroll est le roi de l'ambiguïté et manifeste la vanité des
apparences : il disparaît à volonté, laissant flotter une ombre de sourire. Il s'oppose au chien
rationnel et revendique la folie :
"- Tu n'y peux rien, dit le chat. Nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle.
… tu vois un chien grogner quand il est en colère et remuer la queue quand il est content.
Moi, je grogne quand je suis content et je remue la queue quand je suis en colère. - Donc je
suis fou.
- J'appelle ça ronronner, dit Alice.
- Appelle-le comme tu veux dit le chat.
In Les Aventures d'Alice au pays des Merveilles, Chapitre 6, Lewis Carroll
• Avec un aspect aimable mais toujours lié au merveilleux, le chat exerce l'intelligence qu'on
lui prête pour aider l'homme (Le chat botté de Perrault, dont le ton dissimule le comportement
fort peu moral) ou devient le porte-parole de l'écrivain, relatant avec humour ce qu'il observe
de la vie des hommes, ignorant leurs conventions et s'en moquant avec philosophie (Je suis un
chat, Natsume Sôseki)
Descriptions de chats
Nonoche, In "Les vrilles de la vigne", Colette, pp. 118/119, Le livre de poche
L'ombre des pigeons tournoie, énorme, sur le mur tiède de la maison et éveille, d'un coup
d'éventail, Nonoche qui dormait dans sa corbeille…
Son poil a senti passer l'ombre d'un oiseau ! Elle ne sait pas bien ce qui arrive. Ella a ouvert
trop vite ses yeux japonais, d'un vert qui met l'eau sous la langue?
Elle a l'air bête comme une jeune fille très jolie, et ses tâches de chatte portugaise semblent
plus en désordre que jamais : un rond orange sur la joue, un bandeau noir sur la tempe, trois
points noirs au coin de la bouche, près du nez blanc fleuri de rose… Elle baisse les yeux et la
mémoire de toutes choses lui remonte au visage dans un sourire triangulaire : contre elle, noyé
en elle, roulé en escargot, sommeille son fils…
Elle s'écarte, creuse le ventre avant de se lever, pour que son fils ne s'éveille pas. Puis elle
bombe un dos de dromadaire, s'assied et bâille, en montrant les stries fines d'un palais trois
fois tâché de noir.
En dépit de nombreuses maternités, Nonoche conserve un air enfantin qui trompe sur son âge.
Sa beauté solide restera longtemps jeune, et rien dans sa démarche, dans sa taille svelte et
plate, ne révèle qu'elle fut, en quatre portées, dix-huit fois mères. Assise, elle gonfle un jabot
éclatant, coloré d'orange, de noir et de blanc, comme un plumage d'oiseau rare.
L'extrémité de son poil court et fourni brille, s'irise au soleil comme fait l'hermine. Ses
oreilles, un peu longues, ajoutent à l'étonnement gracieux de ses yeux inclinés et ses pattes
minces, armées de brèves griffes en cimeterres, savent fondre confiantes dans la main amie…
In La ronde et autres faits divers, JM Le Clézio, p.112
Je les connaissais bien, tous, comme si j'avais su leurs noms : le chat borgne, aux oreilles
déchirées par les combats, le chat roux, le chat noir aux yeux bleu ciel, le chat blanc et noir
aux pattes toujours sales, la chatte grise aux yeux dorés, et tous ses enfants, le chat à la queue
coupée, le chat tigré au nez cassé, le chat qui ressemblait à un petit tigre, le chat angora, la
chatte blanche aux trois petits blancs comme elle, affamés, tous, apeurés, aux pupilles
agrandies, au poil tâché ou hérissé, et tous ceux qui s'en allaient vers la mort, les yeux
larmoyants, le nez coulant, si maigres qu'on voyait leurs côtes à travers leur fourrure et les
vertèbres de leur dos.
In Harry Potter à l'école des Sorciers, JK Rowling, Folio Junior, p.10
… Lorsqu'il s'engagea dans l'allée du numéro 4 de sa rue, la première chose qu'il vit - et qui
n'améliora pas son humeur - ce fut le chat tigré qu'il avait déjà remarqué le matin même. A
présent, l'animal était assis sur le mur de son jardin. Il était sûr qu'il s'agissait bien du même
chat. Il reconnaissait les dessins de son pelage autour des yeux.
- Allez, ouste ! s'exclama Mr Dursley.
Le chat ne bougea pas. Il se contenta de le regarder d'un air sévère. Mr Dursley se demanda si
c'était un comportement normal pour un chat…
Tandis que Mr Dursley se laissait emporter dans un sommeil quelque peu agité, le chat sur le
mur, lui, ne montrait aucun signe de somnolence. Il restait assis, immobile comme une statue,
fixant de ses yeux grands ouverts, le coin de Privet Drive.
In Le roman de Renard
… il aperçut une forme souple et tigrée qu'il connaissait bien : c'étai Tybert, le chat sauvage.
Il s'amusait à tourner sur lui-même pour attraper sa queue…
Tybert miaula longuement. Il était de taille plus petite que Renard et celui-ci n'aurait pas
hésité à entamer une lutte avec cet ennemi de toujours s'il ne s'était senti si las et affaibli par le
jeûne.
De plus, Tybert avait des dents aiguës et tranchantes et de grandes griffes fort pointues. En
somme, il était à respecter…
In Amandine Malabul, La sorcière a des ennuis, Jill Murphy, Folio Cadet (p. 17)
… Un faible miaulement, à ses pieds, lui rappela la présence de Petitpas, le chat tigré, qui était
venu se frotter contre ses chevilles. Elle se pencha et prit dans ses bras le chaton qui ronronna
en s'enroulant autour de sa nuque, comme une étole de fourrure.
In "La guerre des Clans" - Livre 1, Erin Hunter, Pocket Jeunesse Littérature (pp. 15, 48, 96)
… Dans l'obscurité, il y eut un frémissement, et de tous côtés surgirent des ombres agiles qui
se glissèrent furtivement sur les pierres. Des griffes nues étincelèrent au clair de lune. Des
yeux méfiants jetèrent des éclairs ambrés. Puis, comme si elles obéissaient à un signal muet,
les bêtes attaquèrent. Les rochers fourmillèrent soudain de chats qui se battaient en poussant
des cris aigus.
Au centre de ce tourbillon de fourrure, de griffes, un énorme animal moucheté au pelage
sombre plaqua au sol un matou brun olivâtre avant de relever la tête, triomphal…
… Rusty fut soulagé d'apercevoir la robe ardoise de Nuage Gris au milieu de l'assistance.
L'apprenti était flanqué d'une jeune reine écaille-de-tortue, à la queue délicatement enroulée
autour de ses petites pattes blanches. Tapi derrière eux, se trouvait un matou cendré dont les
rayures noires rappelaient des ombres sur le sol d'une forêt au clair de lune…
… Quand il vit son assaillante pour la première fois, Nuage de Feu resta stupéfait. La chatte
avait un museau large, presque plat, et des yeux ronds au reflet orange. Ses longs poils gris
foncé étaient collés par la crasse en touffes hirsutes. Elle avait les oreilles déchiquetées et le
museau couturé de nombreuses cicatrices…
LE CHAT
de Charles Beaudelaire (Les fleurs du Mal)
in "Chat… c'est de la culture !" sur site : pageperso.aol.fr/yomyom92/accueil.html
Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.
LI
Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujour riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longue phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !
II
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée un fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,
Je vois en étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.
LXVI
LES CHATS
Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin ;
Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
RESEAU CENTRE SUR UN SYMBOLE : Le nombre 7
In "Des pistes d'activités pour une lecture littéraire des contes", sur site www.etab.accaen.fr/circocaensud/Litterature/Litterature1/contes2.htm
- Recherche de titres contenant ce nombre :
• Les sept corbeaux, Flammarion ;
• Le loup et les sept chevreaux, Nathan ;
• La belle au bois dormant et ses sept marraines, Mango ;
• Les sept coqs de l'aube, Syros ;
• Les sept frères chinois, Deflandre ;
• Blanche neige et les sept nains, Hachette ;
• Sept souris dans le noir, Milan.
- Repérage des contes dans lesquels les sept personnages ont chacun un rôle déterminant (le
nombre 7 se justifie) et ceux dans lesquels ils n'en ont pas (le nombre 7 ne se justifie pas).
- Débat sur la présence de ce nombre à Les 7 jours de la semaine (aisément trouvé par les
enfants).
- Lecture (par les enfants ou l'enseignant) de :
• Les 7 premiers jours, Grandir ;
• Extraits de récits contenant le nombre 7 : La création du monde, Mythes et légendes,
Hachette ;
• La bête à sept têtes, Contes d'Auvergne, Gallimard ;
• La prise de Jericho, Contes et légendes de la Bible T1, Nathan (7 prêtres, 7 fois le
tour, 7 trompettes...).
Il s'agit d'aborder avec les élèves la notion de :
Lorsqu'une idée est présente aussi souvent dans le conte, c'est qu'elle veut dire quelque chose.
Il y a très très longtemps, les hommes se fiaient aux cycles naturels (saisons, place du soleil,
des étoiles, de la lune, dans le ciel). Pour le nombre 7 si souvent utilisé, les Historiens
pensent que c'est le cycle de la lune qui a fixé ce nombre (environ 7 jours par quartier, depuis
on a affiné ! )
Pourquoi ce nombre est-il souvent présent alors "qu'il ne sert à rien" ? On nous l'a tellement
répété depuis toujours, il est dans notre tête !
Le nombre 7
In Les nombres et leurs mystères, André Warusfel, p.119
…Nous nous contenterons de donner une liste, bien incomplète des usages du nombre 7.
Celui-ci a toujours été considéré spécialement comme un symbole de la virginité et de la
Transcendance.
- C'est un nombre premier d'une part,
- et d'autre part, le polygone régulier à 7 côtés est le premier polygone régulier non
constructible avec une règle et un compas.
- Enfin, le nombre 7 est le seul des nombres de 1 à 10 qui ne soit ni un multiple, ni un
diviseur d'un nombre de 1 à 10
Citons donc, pêle-mêle : Il y a 7 jours de la semaine, branches au chandeliers de Jérusalem,
péchés capitaux,… sacrements,… jours de la création… notes de la gamme… couleurs de
l'arc-en-ciel… arts (depuis la découverte du cinéma), merveilles du monde, étoiles de la
Grande Ourse… lieues dans une enjambée, fils et filles de l'ogre, femmes de Barbebleue,…etc