Le Hibou - Les dessins de Patrick

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Le Hibou - Les dessins de Patrick
Le Hibou
Consacré à la déesse Athéna (ou Minerve chez les romain), déesse de la guerre et de la sagesse,
entre autres. Cet animal est reconnu pour sa grande sagesse et sa vigilance. A la nuit tombée,
son vol présageait une heureuse nouvelle. Son silence le rendait de bon augure, son apparition
n'était funeste que lorsqu'il chantait. Pourtant Minerve prit cet oiseau sous sa protection parce
qu'il l'avertissait la nuit de tout ce qui se passait.
C'est en tant que symbole de clairvoyance qu'elle constitue l'attribut traditionnel des
devineresses et des devins.
En Égypte, il exprime le froid, la nuit, et également la mort. Mais paradoxalement, le hibou
est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance.
« J'ai parcouru la moitié de la terre et je me suis enrichie de plus d'expérience que tout autre
oiseau », dit l'hirondelle au hibou.
« Comment est-il possible que l'on vénère ta sagesse, alors que tu vis la nuit et ne quittes pas
tes falaises ? »
« C'est les yeux fermés que je vois le mieux et mes pensées voyagent bien plus loin que tes
ailes ! », lui répondit le hibou.
Le hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible qui était
censé dévorer sa mère. Il symbolisait le yang, et même l’excès de yang. Il se manifestait au
solstice d’été, s’identifiait au tambour et à la foudre. Il était aussi en rapport avec la forge. Il
était l’emblème de Houang-ti, le Souverain jaune et le premier fondeur. Excès de yang, le hibou
provoquait la sécheresse. Les enfants nés le jour du hibou (solstice) étaient de caractère violent,
peut-être parricides. Le bouillon de hibou, distribué aux vassaux à la même date, était-il rite
d’épreuve, de purification, de communion ? Ou tout à la fois ? Quoi qu’il en soit, le hibou était
toujours considéré comme un animal féroce et néfaste.
Le hibou est l’un des plus anciens symboles de la Chine, il remonte aux époques dites
mythiques. D’après certains auteurs, il se confondrait avec le Dragon-Flambeau, emblème de
la seconde dynastie, celle des Yin. Il est l’emblème de la foudre. Il figure sur les étendards
royaux. Il est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices ; dans les temps archaïques, il
présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques. Inutile de dire
qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de clouer sur la porte de sa grange un hibou !
L'aigle et le hibou ->
-Le hibou dit à l’aigle un jour :
Vainement au soleil tu vas faire ta cour,
Lorsqu’il s’éloigne, à ta paupière
Laisse-t-il un peu de lumière ?
Pas la moindre, et ton oeil fatigué de clarté
Se ferme dans la nuit, voilé d’obscurité.
Et mes deux yeux sont des étoiles,
Qui me montrent l’oiseau sur la branche endormi :
Le crépuscule est mon ami ;
Aux déserts du chaos je me fraye une route,
J’illumine son front par les ombres noirci.
- Oui, répondit l’aigle, mais aussi,
Quand il fait jour, tu n’y vois goutte.
Excentriques de tous les temps,
Qui faites l’impossible en raison comme en style,
Pour vous un seul prodige est toujours difficile,
C’est d’avoir un peu de bon sens.
Chateaubriand, Le génie du christianisme ? (Si une personne peut confirmer la source, merci
d'avance)

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