Jeux de hasard: La mafia du PMUC dénoncée par

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Jeux de hasard: La mafia du PMUC dénoncée par
Jeux de hasard: La mafia du PMUC dénoncée par ses propres employés
Écrit par cameroon-infos
Mercredi, 13 Mars 2013 08:28
Ils étaient environ 300 à manifester hier, mardi 12 mars 2013, devant la représentation du Pari
mutuel urbain camerounais (Pmuc) à Yaoundé. Se présentant comme employés dans cette
entreprise depuis plusieurs années, ils formulent plusieurs revendications : un salaire de base,
l’affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (non affiliés jusqu’ici, ils affirment être
l’objet de retenues s’élevant à environ 10 mille Fcfa chaque mois).
Morceaux choisis des
messages portés sur des pancartes qu’ils brandissent: « C’est quoi cette sous-France ? »; «
Monsieur 4%, c’est moi » ; « Esclavage dans notre pays ».
De fait, les manifestants, vêtus aux couleurs du Pmuc, sont des commissionnaires, qui
s’occupent au quotidien à commercialiser les tickets de jeu. « Je travaille dans cette société
depuis 20 ans. Mais je n’ai jamais eu d’avancement, encore moins un changement dans mon
traitement financier. Je n’ai pas de salaire de base. Je me contente comme tous mes
camarades des 4% du chiffre vendu. C’est cela mon salaire. Nous n’en voulons plus, car trop
c’est trop ! », dénonce un des grévistes qui requiert l’anonymat par peur de représailles.
Plusieurs autres griefs sont relevés. Notamment, les résiliations abusives de contrat de travail,
le refus systématique des permissions d’absence, la rétention injustifiée des taxes sur le
salaire de catéchiste payé après les décomptes. « Nous sommes affectés sans qu’on tienne
compte de nos lieux d’habitation. Et lorsque vous n’avez rien vendu, vous n’avez aucune
gratification pour le transport. Il y a des mois où un commissionnaire se retrouve à la fin du
mois avec un salaire de 20.000 Fcfa le mois. De cette somme, l’entreprise retient les frais
d’assurance, de quoi, on ne sait et l’impôt libératoire. De surcroît, lorsque vous demandez une
permission d’absence au motif que votre enfant est malade, on vous rétorque qu’il faut choisir
entre le travail et l’enfant », corrobore une gréviste en furie.
Selon ces manifestants, plusieurs préavis auraient été servis aux responsables de l’entreprise
sans qu’aucune solution ne soit envisagée. « Hier, nous avons voulu engager ce mot d’ordre
de grève. Mais le sous-préfet nous a dit qu’il viendra nous aider à trouver une solution à ce
problème. Il n’est finalement pas venu. C’est pour cela que nous avons décidé d’observer un
arrêt de travail ce jour. Le représentant du préfet est venu nous dire d’arrêter la grève parce
qu’il va personnellement s’occuper de notre dossier mais nous l’avons refoulé », explique un
autre manifestant.
Parieurs en vadrouille
Des policiers affectés sur les lieux pour contenir les manifestants veillent au grain. La direction
du Pari mutuel urbain camerounais a renforcé la sécurité autour de son immeuble. Des vigiles
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Écrit par cameroon-infos
Mercredi, 13 Mars 2013 08:28
filtrent les entrées et les sorties. Ce mouvement d’humeur a eu pour effet, la fermeture de tous
les kiosques de vente des tickets de Pmuc de la ville de Yaoundé. Les parieurs ainsi
abandonnés à eux-mêmes ont pu économiser leurs mises. Mais certains, plus que jamais
déterminés à parier, n’ont pas hésité de recourir à l’unique guichet opérationnel situé dans
l’enceinte de la représentation de cette structure à Yaoundé, pour tenter leur chance.
« Ce sont des chefs de familles. Nous les soutenons dans leur mouvement de revendication. Il
faut que les autorité camerounaises en collaboration avec les dirigeants de l’entreprise trouvent
des solutions à ce problème », souhaite Théodore Nyobé Tjega, un parieur venu valider sa
combinaison au siège. Dans les bureaux du Pmuc situés en face de la Communauté urbaine
de Yaoundé, c’est un silence radio qui accueille le reporter du Messager. Aucun responsable
de la structure ne veut se prononcer sur le sujet. « Il ne veut pas vous recevoir, qui que vous
soyez », se contente de balancer la secrétaire du directeur général adjoint de cette société,
face à la sollicitation des journalistes. «Il s’agit d’une affaire dont je n’ai pas été mandaté pour
communiquer. Je vous comprends mais je suis désolé de ne pas me prononcer sur le sujet »,
se débine Jean Baptiste Etogo Ebogo, le responsable de la communication de l’entreprise.
Alors que nous quittions les lieux peu après 16 heures, les manifestants occupaient encore
leurs positions en face de cette entreprise.
Joseph Flavien KANKEU
Chute libre ?
La grève d’humeur engagée hier, mardi 12 mars 2013 devant le siège du Pari mutuel urbain
camerounais (Pmuc) est un signal fort. Un développement qui présage des lendemains plutôt
difficiles pour cette entreprise. Comme l’ont laissé croire les manifestants, les chiffres de vente
auraient considérablement baissé, avec la venue du Pari foot. « Plusieurs de nos clients ont
opté pour ce jeu dont les acteurs sur le terrain sont bien connus. C’est pourquoi nous ne
vendons presque plus rien. Par conséquent, on n’arrive plus à joindre les deux bouts dans ces
conditions », explique un commissionnaire. C’est dire que la satisfaction des doléances de ces
derniers n’est pas pour demain. Car tous s’accordent à dire que le Pmuc est en chute libre.
J.F.K
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