football

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football
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS
AUTOMOBILE
LE RÊVE BRISÉ
DES FRANÇAISES
LOEB, LE GESTE
D’UN GRAND
(Pages 22 et 23 et notre éditorial, page 2)
(Pages 10 et 11)
CARDIFF. – Effondré hier au volant de sa Citroën Xsara WRC
après le décès de Michael Park (copilote de Markko Märtin
chez Peugeot), Sébastien Loeb n’a pas voulu devenir
champion du monde dans ces circonstances tragiques.
Il a préféré perdre le Rallye de Grande-Bretagne
pour repousser son sacre à plus tard.
(Photo Jérôme Prévost)
ROLAND-GARROS. – Battues à la nuit tombante, lors du double décisif
de la finale de la Fed Cup, par la paire Elena Dementieva - Dinara Safina
(6-4, 1-6, 6-3), Amélie Mauresmo et Mary Pierce n’ont pu empêcher les Russes
de garder leur trophée.
(Photo Richard Martin)
T 00105 - 919 - F: 0,95 E
Lundi 19 septembre 2005
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
*60 ANNÉE - N 18 713 - 0,95 e
o
France
métropolitaine
3:HIKKLA=ZUU^Z[:[email protected]@[email protected]@a;
REVOILA LES VERTS
Belle victoire de Saint-Étienne sur Paris (3-0), hier soir à Geoffroy-Guichard, lors du dernier match de la 7e journée de Ligue 1.
Les Verts sont désormais troisièmes au classement général, derrière les Lyonnais et les surprenants Manceaux. (Pages 2 à 4)
BASKET
LES BLEUS
JOUERONT
FACE
À LA SERBIE
(Pages 16 et 17)
SPÉCIAL FOOT
MONACO
DANS LE ROUGE
(Page 5)
ENTRETIEN
DU LUNDI
BLANCO :
« LE RUGBY
EST À UN
CARREFOUR »
(Page 18)
CYCLISME
SAINT-ÉTIENNE. – Frédéric Mendy (à droite) exulte alors qu’il vient d’ouvrir la marque. Frédéric Piquionne, qui inscrira le deuxième but des Verts en seconde période, court le féliciter, tandis que
Jérôme Alonzo, le gardien du Paris-SG, est en plein désarroi. Le symbole d’une rencontre où les Stéphanois auront constamment pris le dessus sur les Parisiens.
(Photo Didier Fèvre)
HERAS,
L’HOMME
DE LA VUELTA
(Pages 12 et 13)
Tous les lundis, à 19h00...
Match Retour.
Vincent Couëffé, Vincent Duluc et leurs invités reviennent sur toute l’actualité football du week-end.
Les experts de l’info sportive sont sur L’ÉQUIPE TV.
Disponible sur
, le Câble et par ADSL.
L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,15 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
(Page 8)
Bleu
Rouge
LE REAL PERD
SES NERFS
Jaune
Bleu
Jaune
(Page 7)
Noir
Noir
BORDEAUX,
LA COLÈRE
DE JEMMALI
2
L’HUMEUR
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (7 journée) – SAINT-ÉTIENNE - PARIS-SG : 3-0
e
Un duo de choc
LES JOUEURS. – Auteurs d’une passe et d’un but chacun, Piquionne et Feindouno
ont battu les Parisiens quasiment à eux seuls.
SAINT-ÉTIENNE –
de notre envoyé spécial
SAINT-ÉTIENNE
JANOT (5,5) : impeccable dans son
jeu au pied (gauche) et décisif en fin
de match. Toujours invincible.
F. DIAWARA (6) : sollicité dans la
largeur en début de partie, il s’est
appliqué à apporter offensivement. Si
sa technique ne le lui a pas toujours
permis, il a réussi le décalage pour
Feindouno sur le deuxième but. Persévérant.
Z. CAMARA (6,5) : il s’est servi de sa
puissance athlétique et physique
pour livrer un match plein. Costaud.
HOGNON (6,5) : toujours aussi sûr
dans son placement, il l’a aussi été
dans son jeu de tête. Avec cette dernière, il a même failli marquer (61e).
ILUNGA (6) : une entame poussive.
Puis, Landrin et Mendy l’ont abandonné dans son couloir gauche.
SABLÉ (6,5) : à cherché à jouer dans
la profondeur et en première intention. Cela lui a permis d’accélérer le
jeu et d’être l’auteur de l’avant-dernière passe sur le premier but. Valeureux.
ZOKORA (7) : après avoir semblé un
peu emprunté, notamment dans ses
transmissions de balle, il a recouvré
son volume de jeu. Incontournable.
HELLEBUYCK (7) : il a récupéré ses
jambes et porté le danger sur ses tirs
puissants. Percutant.
P. FEINDOUNO (8) : quand il a
envie, il emmène à lui tout seul son
équipe. Ce fut le cas, hier, où il a
notamment réussi sa troisième passe
décisive et son premier but de la saison (79e). Indispensable. Remplacé
par SAKHO (87e).
PIQUIONNE (7,5) : après des mauvais choix en début de match, il s’est
offert sa première passe et inscrit, du
gauche, son quatrième but dans ce
championnat (53e). Décisif. Remplacé
par L. PERRIN (84e)
F. MENDY (6) : la concurrence de
Tiéné, qui lui avait chipé sa place à
Nice (1-0, la semaine passée), lui a
fait du bien. La preuve : il a ouvert le
score du gauche (37e). Remplacé par
TIENE (73e), auteur du… corner sur
le but de Feindouno.
PARIS-SG
ALONZO (5,5) : l’ancien Stéphanois
a profité de la blessure au dos de Letizi
à l’échauffement pour rejouer dans le
Chaudron. Sans grande réussite puisqu’il a pris trois buts sans pouvoir rien
faire. Deux interventions ont permis
d’éviter une addition plus lourde.
B. MENDY (4,5) : ses lacunes techniques l’ont empêché de mener ses
actions au bout. Malheureux sur le
premier but, qu’il dévie de l’épaule
gauche, et trop court sur le second.
Peu maître de lui.
ROZENHAL (4) : après une première
période sans éclat, il s’est laissé surprendre dans son dos sur le but de
Piquionne dès l’entame de la
seconde. Décevant.
YEPES (6) : quelle qualité dans ses
jaillissements et ses tacles ! Même si
l’un d’eux, sur Hellebuyck, aurait pu
lui valoir un penalty (82e).
ATEBA (4) : en l’absence de Armand,
suspendu, il a tenté de fermer son
couloir gauche. Il n’y est plus parvenu
en seconde période. Insuffisant. Remplacé par DRAME (67e)
LANDRIN (3,5) : tout juste est-il à
créditer d’un tir sur Janot avant la
pause. Pour le reste, il a connu beaucoup de déchet technique.
M’BAMI (4,5) : ce n’est pas parce
qu’il a encore changé de coiffure
qu’on ne l’a pas reconnu. Car, s’il a
gardé sa solidité dans les duels, il ne
pèse plus autant sur le jeu. Remplacé
par SEMAK (77e).
E. CISSÉ (4,5) : pour son retour après
deux matches de suspension, il a allié
justesse technique et puissance physique avant de sortir du match et de se
voir devancer de la tête sur le but de
Feindouno.
DHORASOO (5) : placé à la tête du
milieu en losange, il a d’entrée pris la
direction du jeu parisien, quand ses
équipiers ne s’entêtaient pas à sauter
l’entre jeu. Ne doit pas toujours
s’amuser dans cette équipe.
PANCRATE (4) : titulaire pour la première fois de la saison en raison du
forfait de Kalou, il a perdu son premier
duel avec Janot et n’a guère brillé.
Logiquement sorti pour DJA DJEDJE
(57e).
PAULETA (5) : le Portuais n’a décidément plus rien à voir avec le buteur
Bordelais qu’il était. Désormais
altruiste, il a beaucoup décroché et
oeuvré pour le collectif. Au détriment
de son efficacité.
BERNARD LIONS
L’ÉDITO
L’HONNEUR
DU RALLYE
Q
Les Nordistes, à dix contre onze durant toute une mi-temps, ont arraché
un point, pas volé, à Strasbourg.
0-1 : Aruna (42e)
1-1 : Pagis (62e)
STRASBOURG –
EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR
HIER, ILS ONT DIT
Sébastien LOEB (rallye, sur sa pénalité volontaire après le décès de
Michael Park) : « Dans le sport, on se bat à la régulière. Marcus (Grönholm) a
pris la décision de se retirer. Je ne veux pas être champion du monde sur une
décision comme ça. »
Jean-Pierre NICOLAS (directeur de Peugeot Sport, l’équipe de Park) :
« C’est l’accident le plus grave en rallye. Un choc latéral, c’est terrible. Nous
n’allions pas continuer dans un rallye où il vient de nous arriver ça, où on vient
de perdre quelqu’un qu’on aime. »
Patrice HAGELAUER (tennis, sur la défaite de la France en Fed Cup) :
« Ça s’est joué au début du troisième set du double. Amélie Mauresmo a raté
quelques points importants, des points qu’il ne fallait pas rater. C’est sans
doute parce qu’elle ne joue pas assez de doubles, elle doit s’en mordre
les doigts. Il lui a manqué un peu de confiance. »
Jérôme THION (rugby, Biarriz, sur les incidents du match Stade Français Biarritz Olympique) : « Il va y avoir la Coupe du monde en France, on a une
image à véhiculer, et avec trois ou quatre bagarres générales sur le terrain, ce
n’est pas une bonne image qu’on donne du rugby. C’est un sport de combat,
on doit avoir une certaine agressivité mais on a parfois dépassé les limites. »
Dominique MÉLIAND (directeur du team Suzuki) : « C’est notre cinquième victoire au Bol d’Or. On a des pilotes qui en veulent, une mécanique
fabuleuse. C’est la compétition, et on essaye de ne pas trop partager. »
« EN DIRECT DE L’ÉQUIPE », SUR RTL, TOUS LES DIMANCHES DE 19 H 30 À 20 H 30.
LA QUESTION D’HIER
La Ligue nationale de rugby doit-elle prendre
des sanctions à la suite des violences
lors de Biarritz - Stade Français ?
OUI ............................................................................................. 75 %
NON ........................................................................................... 25 %
(nombre de votants : 25 525)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS
de notre envoyé spécial
TOUT COMPTE FAIT, la distribution
des points entre les deux Racing de la
L 1 n’a rien de déplacé. On peut estimer que les Lensois, à égalité de personnel, ont mené leur barque avec
maîtrise durant quarante-cinq
minutes. Période faste qui leur fit
prendre les devants. Ensuite, après
l’expulsion d’Alou Diarra, Strasbourg a
repris logiquement l’affaire en mains
mais sans rompre la résistance nordiste dans une fin de partie échevelée.
Il y avait donc à la fois de la satisfaction
et des regrets dans les deux camps.
Lens se maintient dans le haut du classement, Strasbourg n’arrive pas à
s’extirper du fond. Au moins a-t-on vu
deux formations intéressées par le jeu
en avant, ce qui n’arrive pas toutes les
fins de semaine dans notre Championnat.
Les Alsaciens furent les premiers en
action mais Pagis joua de malchance
en touchant le poteau après un centre
de Boka sur lequel Le Pen s’était jeté
(9e). Le capitaine alsacien fut plus
maladroit ensuite en dévissant un intérieur du pied gauche (17e). Strasbourg
avait commencé de manière intelligente, pressant les Lensois très haut,
mais il ne garda pas longtemps cette
ligne.
Jérôme Leroy, en meneur axial,
commença à organiser le jeu des Nordistes, et c’est le poteau qui sauvait
Cassard sur un coup franc d’AssouEkotto prolongé par Thomert (25e).
L’assise lensoise était manifeste, la
roublardise aussi avec une accumulation de petites fautes au milieu du terrain pour couper les actions alsaciennes. Cela finit par énerver
Strasbourg. Assou-Ekotto plaçait un
coup franc au-dessus (34e). À force de
maltraiter la défense bleue sur les
balles arrêtées, Lens fut récompensé.
Mal organisée sur un coup franc de
Demont, l’arrière-garde strasbourgeoise laissa Aruna ajuster sa tête en
toute tranquillité au deuxième poteau
(42e).
Dix résistants lensois
Réduit à dix, Lens fut moins fringant
après le repos. Mais pas amorphe pour
autant. Avec deux lignes de quatre
joueurs derrière Aruna, les Nordistes
laissèrent venir en guettant la faute.
Deux fois, le deuxième but ne fut pas
loin. Le Pen déviait sur le poteau droit
de Cassard un nouveau coup franc
d’Assou-Ekotto (56e). Surtout, Aruna
manquait la cage vide sur une remontée tonitruante de Thomert (63e).
Le reste appartint à Strasbourg, qui mit
cependant un bon quart d’heure avant
de bousculer son adversaire. Les Alsa-
ciens gagnèrent soudain tous les
duels, poussant sans relâche. L’égalisation fut superbe : un décalage de
Le Pen vers Boka, un centre idéal et une
tête piquée de Pagis impossible à
négocier pour Itandje (62e).
Dans leur course haletante pour remporter leur première victoire, les
hommes de Duguépéroux ne furent
pas vernis. Arrache volait un ballon à
Assou-Ekotto mais sa frappe croisée
frôlait le poteau d’Itandje (75e). Un peu
cuit, Pagis manquait son contrôle
(83e). Johansen, enfin, échouait dans
sa volée après un centre de Pagis et
une remise de Diané (88e).
Les Lensois n’ont plus perdu depuis la
première journée (0-2 à Nantes). Leur
maturité manque encore à des Strasbourgeois en progrès depuis leur visite
à Graz (2-0), mais dont l’inefficacité
offensive représente le chantier du
moment.
JEAN-MARC BUTTERLIN
Sidi Keita en patron
STRASBOURG
CASSARD (5) : impuissant sur le but, sauvé deux
fois par ses poteaux.
DEROFF (5,5) : bien placé dans l’ensemble et actif
dans le jeu vers l’avant.
HAGGUI (6) : souverain dans le jeu aérien. Une
bonne lecture du jeu.
KANTÉ (5,5) : s’est beaucoup battu. Efficace dans
les duels et le jeu long.
BOKA (7,5) : de jolis renversements, il a beaucoup
lutté et soutenu Le Pen à gauche avec brio.
P. FARNERUD (5) : propre, agressif pour commencer, des imprécisions pour suivre. Remplacé par
JOHANSEN (81e).
Si. KEITA (7,5) : quel match encore ! Les Lensois ne
l’ont pourtant pas ménagé. Il a été de tous les combats, se muant en patron du jeu.
LACOUR (5,5) : actif sur le flanc droit mais en
manque de réussite à l’approche de la surface.
LE PEN (5,5) : une grosse activité même si tous ses
centres n’ont pas été parfaits. Remplacé par
ARRACHE (71e) qui manqua le K.-O. d’un cheveu
(75e).
PAGIS (6) : toujours à la recherche du jeu à une
touche. Récompensé par un joli but de la tête. Mais il
aurait pu faire la différence en d’autres occasions.
A. FARNERUD (4,5) : il a bien bougé mais sans
peser. Remplacé par DIANE (54e) qui apporta de la
percussion.
LENS
ITANDJE (5,5) : attentif sur une reprise de Pagis
avec l’aide du poteau (9e)
BARUL (5,5) : il a lutté comme arrière droit puis au
milieu après l’expulsion de Diarra.
HILTON (6) : il a apporté sa sérénité dans les
moments chauds. Peu de déchets.
A. COULIBALY (5,5) : quelques maladresses dans la
relance mais âpre dans les duels.
PAGE 2
Boka :
« Pas chanceux »
« STRASBOURG NE SORT PAS
du fond du classement. Que
vous a-t-il manqué ?
– Surtout de concrétiser nos occasions. C’est un peu pareil à chaque
fois. Nous ne sommes pas chanceux.
Pourtant, il y avait des possibilités.
Il n’y a rien à reprocher à l’équipe,
l’état d’esprit était très bon, chacun a
lutté et donné tout ce qu’il avait. Si
on garde cette mentalité, je suis certain que ça va venir.
– L’équipe est-elle en proie au
doute ?
– Je ne l’ai pas ressenti. Rien n’est
facile dans notre situation mais je ne
crois pas que nous ayons abordé la
rencontre en manquant de
confiance. On a tenté des choses, on
s’est procuré des occasions. Il faut
regarder ce point de manière positive. Nous prenons un but bête sur un
coup franc juste avant le repos parce
que nous n’avons pas respecté les
consignes. Mais, après, toute
l’équipe a fait preuve de solidarité.
On était bien en place dans toutes les
lignes et on s’est battu jusqu’au
bout. C’est ce qu’il faut retenir.
– Cela suffira-t-il à retrouver
du jus avec un match tous les
trois jours, Coupe de l’UEFA
comprise ?
– Il sera important de bien respecter
les périodes de repos et de bien travailler le reste du temps. Personnellement, je suis assez content de mon
match mais ce n’est rien à côté des
points qui nous manquent. Nous en
avons quatre pour l’instant, mais
d’autres suivront si nous savons
conserver l’esprit qui est revenu
cette semaine. » – J.-M. B.
BOBIC À L’ESSAI À STRASBOURG ? – Sans club depuis la fin de la saison 2004-2005, Fredi Bobic, l’attaquant international allemand, pourrait bien
effectuer un essai de quelques jours à Strasbourg. Bobic a évolué les deux
dernières saisons au Hertha Berlin. Trente-quatre fois international, il a encore
fait partie de la délégation allemande lors de l’Euro 2004 au Portugal. Libre,
Bobic est encore ambitieux. Il ne compterait pas comme joker si les choses
avançaient avant le 30 septembre. Mais on n’en est pas encore là. – J.-M. B.
ASSOU-EKOTTO (5) : de très bonnes choses en
contre, mais des placements douteux défensivement.
A. DIARRA (4,5) : parfois en retard face à Sidi Keita
qu’il rudoya à deux reprises, ce qui lui valut une
expulsion à quelques secondes du repos.
Se. KEITA (6) : un gros labeur. Il a ratissé de nombreux ballons devant sa défense.
DEMONT (4,5) : milieu puis arrière droit, il a souffert
de l’activité de Le Pen et Boka.
J. LEROY (6,5) : dans l’axe puis sur le flanc droit, il a
apporté sa science dans la construction des offensives.
THOMERT (5,5) : une première période transparente, une seconde impressionnante. Remplacé par
JUSSI (82e).
ARUNA (5) : rien avant son but de la tête. Plus bouillant ensuite, mais une balle de 2-1 manquée (63e).
Remplacé par GILLET (72e) pour tenir la baraque. –
J.-M. B.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Lens ne craque pas
Bleu
Bleu
Jaune
STRASBOURG - LENS : 1-1
Jaune
Noir
U’ELLES sont douces, finalement, les larmes des
vaincus quand, au soir d’un dimanche de sport,
elles ne coulent que sur l’amertume d’une défaite.
Qu’elles sont vite séchées, aussi, quand elles n’ont
eu que le jeu pour enjeu. Et qu’elles sont peu de
chose, dans la vie comme dans le sport, en regard
d’une mort qui survient et d’une vie qui s’en va.
La mort, donc, guettait hier au coin du bois, au pays
de Galles. Elle attendait au tournant Michael Park,
jovial Anglais de trente-neuf ans et copilote de
rallye. Comme tous ceux qui s’adonnent à des sports
à risque, il connaissait l’existence de cette
compagne, discrète au point de se faire oublier dans
l’étroitesse d’un habitacle.
Avait-on oublié sa présence sous l’effet rassurant
des dispositifs de sécurité et sous l’effet lénifiant
des statistiques salvatrices ? La mort, en tout cas,
est venue rappeler, au Rallye de Grande-Bretagne,
que ce genre de passion absolue pouvait toujours se
payer au prix fort.
Il suffit de voir, alors, le visage défait et le regard
incrédule de ceux qui restent pour comprendre à
quel point cette passagère clandestine, dont ils
refusent l’évocation faute de pouvoir exercer leur
art, est en réalité leur compagne de chaque instant.
Michael Park, au demeurant, exerçait ce métier
méconnu et pourtant décisif de copilote. Celui qui, à
cette place que l’on dit être celle du mort, donne le
rythme, dicte la partition au maestro du volant. Et,
par là même, remet sa vie entre ses mains. On peut
penser ce que l’on veut de cette façon de faire du
sport mais, pour le courage, la confiance et
l’abnégation qu’elle requiert, on ne peut que
s’incliner.
Le métier de copilote est propre au rallye et sans
doute est-il unique en son genre. Tout comme l’état
d’esprit qui règne dans cette discipline. Après
l’accident de l’équipage Märtin-Park, chacun a fait ce
qu’il croyait devoir faire. Les organisateurs ont
définitivement interrompu leur épreuve ; Marcus
Grönholm, pilote de l’autre Peugeot, a coupé le
contact ; et Sébastien Loeb, le rival de Citroën, qui
avait course gagnée et titre mondial en poche, s’est
fait volontairement pénaliser pour ne pas vaincre
dans ces conditions.
Ces gestes-là honorent leurs auteurs comme la
mémoire de Michael Park.
Noir
SAINT-ÉTIENNE. –
Après avoir ouvert
le score à la
37e minute,
l’attaquant
stéphanois
Frédéric Mendy (à
dr.) a entraîné
dans sa danse (de
g. à dr.) Pascal
Feindouno,
Fousseiny
Diawara, Didier
Zokora et Frédéric
Piquionne, auteur
de la passe
décisive. Ce
dernier s’est
ensuite chargé
d’aggraver le
score avec la
complicité d’un
Feindouno
très efficace.
(Photo Didier Fèvre)
3
FOOTBALL LIGUE 1 (7 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SAINT-ÉTIENNE - PARIS-SG : 3-0
Saint-Etienne accélère
Enfin efficaces, les Verts ont livré leur meilleur match de la saison, et pris la troisième place de L 1 au PSG.
Saint-Étienne a continué
à étirer une invincibilité à
domicile qui dure
maintenant depuis près
d’un an. Mais, au-delà de
cette statistique, les
Verts ont frappé les
esprits par la rage qu’ils
ont déployée pour
prendre le dessus sur le
PSG. Un Paris qui glisse à
la quatrième place et
dont la pauvreté du jeu
laisse poindre quelques
doutes sur ses capacités
réelles à jouer les
premiers rôles dans ce
Championnat.
1-0 : F. Mendy (37e)
2-0 : Piquionne (53e)
3-0 : Feindouno (79e)
SAINT-ÉTIENNE –
de notre envoyé spécial
Peu après la reprise, Hellebuyck put
cette fois se faufiler jusqu’à la surface,
où il hérita d’un beau travail de
Piquionne côté droit. Mais son tir se
heurta à nouveau à Alonzo, à sa jambe
gauche cette fois, dans un style très
« alonzien » (49e). Cette occasion eut
tendance à creuser le rapport de forces
qui s’était dessiné peu avant la mitemps, avec des Verts globalement
plus sûrs de leurs idées et plus déterminés à chercher la faille. Et à la trouver :
côté droit, Diawara lança Feindouno,
qui centra vers Piquionne au deuxième
poteau. Rozehnal fut beaucoup trop
court sur ce coup et Piquionne, du
gauche, put finir le travail sans s’affoler et rejoindre De Melo, Carew et Pauleta dans le gotha des buteurs après
sept journées (2-0, 53e).
SAMEDI
Bordeaux - Lyon............. 1-1
Le Mans - Sochaux ......... 2-1
Lille - Nice....................... 4-0
Nancy - Metz .................. 1-1
Nantes - Toulouse .......... 2-0
HIER
Monaco - Rennes ........... 0-2
Auxerre - AC Ajaccio ...... 2-0
Marseille - Troyes .......... 2-1
Strasbourg - Lens .......... 1-1
Saint-Étienne - PSG ....... 3-0
1. Lyon
2. Le Mans
3. Saint-Étienne
4. Paris-SG
5. Lens
6. Lille
7. Bordeaux
8. Nantes
9. AC Ajaccio
10. Auxerre
11. Troyes
12. Rennes
13. Marseille
Nice
15. Monaco
16. Sochaux
17. Toulouse
18. Nancy
19. Strasbourg
20. Metz
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
17 7 5 2 0 10
14 7 4 2 1 10
13 7 3 4 0 7
13 7 4 1 2 10
12 7 3 3 1 13
12 7 3 3 1 11
12 7 3 3 1 6
11 7 3 2 2 8
10 7 2 4 1 7
10 7 3 1 3 6
9 7 2 3 2 6
9 7 3 0 4 8
8 7 2 2 3 7
8 7 2 2 3 7
7 7 2 1 4 4
5 7 1 2 4 3
5 7 1 2 4 2
4 7 1 1 5 8
4 7 0 4 3 2
4 7 0 4 3 2
c.
—
4
3
1
7
5
5
3
4
6
12
6
17
10
10
8
6
9
7
5
9
Diff.
—
+6
+7
+6
+3
+8
+6
+3
+4
+1
-6
0
-9
-3
-3
-4
-3
-7
+1
-3
-7
JÉRÔME TOUBOUL
ILS ONT DIT
Fournier : « On avait parlé de suffisance… »
Laurent FOURNIER (entraîneur du PSG) :
« C’est forcément une mauvaise soirée car on en a
pris trois. On n’a pas montré grand-chose. Quand
on voit un joueur stéphanois gagner un duel contre
trois Parisiens, ça fait mal. Quand on ne gagne pas
un duel et qu’on se montre passif, on n’a pas
grand-chose à revendiquer. C’était une soirée
sans, on a mérité cette défaite. On avait parlé de
suffisance après notre victoire face à Strasbourg
(1-0), j’avais dit non. Mais là, je vous dis oui. Maintenant, la saison est longue, il faut faire avec les
absences et se montrer solidaires quand on a du
mal avec l’effectif. Ce n’est pas le vrai visage que
Paris doit montrer : je suis déçu par rapport aux
supporters qui avaient effectué le déplacement et
pour nous-mêmes. » – B. Li.
Elie BAUP (entraîneur de Saint-Étienne) :
« J’avais dit avant le match que je signais tout de
suite pour 3-1 et on gagne 3-0. Il ne faut pas courir
après l’invincibilité de Janot à domicile. Il ne faut
pas que ça nous inhibe dans notre efficacité offensive. Ce n’est pas le cas, il faut continuer à essayer
de rentrer sur le terrain pour faire le mieux possible
et engranger des points car nous n’avons pas
d’autre objectif que le maintien. Après, on verra. »
Julien SABLÉ (capitaine de Saint-Étienne) :
« On avait eu du mal ces derniers temps à domicile, on a mis un quart d’heure pour entrer dans ce
match et on s’est ensuite libéré. Il y a eu une bonne
maîtrise de notre part. Je suis content pour nos
attaquants. Nous voilà maintenant troisième à
égalité, ça serait bien de l’être à la fin, mais il ne
faut pas tomber dans l’euphorie, garder l’humilité.
Ce succès est un tout et résulte de notre état
d’esprit, de notre travail et de notre talent. »
Frédéric MENDY (attaquant de SaintÉtienne) : « Sur mon but, Frédéric Piquionne reçoit
un long ballon, il l’amortit de la poitrine et me le
remet, j’ai pris la balle comme elle est venue. C’est
ce genre d’action que nous avons travaillé à
l’entraînement. Est-ce que je redoute la concurrence de Tiéné ? On s’attend à tout dans le football, je dois accepter la concurrence, je n’ai pas le
choix. Elle ne me fait pas peur, elle me motive.
Après, c’est à l’entraîneur de décider. »
Vikash DHORASOO (Paris-SG) : « La défaite
est lourde et difficile à accepter. Le but après une
telle défaite, c’est de se relever. Nous avons la
chance de pouvoir rejouer très vite à domicile, c’est
ça le plus important. La défaite est déjà passée. »
Modeste M’BAMI (Paris-SG) : « Nous
rejouons dès mercredi. Il faudra se reconcentrer
vite fait, il faut défendre, c’est tout ! Tout le monde
doit défendre, il n’y a pas le feu. Les absences de
joueurs de qualité ont pesé ce soir, on aurait peutêtre pu plus garder le ballon. Sans eux, on n’a pas
pu exploiter les côtés, écarter le jeu car nous
n’avions pas de joueurs de couloir. » – B. Li.
UN SUPPORTER DU PSG INTERPELLÉ. – Un
supporter du Paris-SG, confondu par la vidéo surveillance du stade Geoffroy-Guichard, a été interpellé pour jet de fumigènes. Il passera en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de
Saint-Étienne aujourd’hui.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Le jeu des Verts
plus spontané
Un but sept minutes avant la mitemps, un autre huit minutes après…
En deux temps, les Verts venaient de
briser les espérances parisiennes. À
2-0 pour l’ASSE, on ne vit pratiquement plus le PSG. D’un banc qui manquait hier singulièrement d’expérience
et de volume, Fournier sortit deux
jeunes pour tenter de rafraîchir son
onze. Dja Djedje remplaça Pancrate
(57e) et Drame, qui suppléa Ateba
(67e), connut sa première apparition
en L1.
En cette deuxième période, le match
ne fit qu’étirer les traits d’une supériorité stéphanoise devenue manifeste.
Paris dégagea même une impression
d’asphyxie et d’idées à l’envers quand
B. Mendy concéda un corner sur un
ballon qu’Alonzo ne demandait qu’à
saisir. Corner que tira Sablé, côté droit,
et sur lequel Hognon plaça une tête
croisée que détourna le gardien parisien (61e).
Incapable d’inverser le rapport de
forces, le PSG, en deuxième mi-temps,
n’eut qu’une réelle opportunité de
croire à un but, lorsque Landrin vit son
tir détourné par le dos d’Ilunga puis
détourné par Janot d’une claquette
sous sa barre (83e). Egaré dans une
pauvreté abyssale, le jeu parisien avait
déjà mesuré un peu plus ce qui le séparait, hier, de celui des Verts, plus libéré,
plus spontané, plus frais. Plus efficace.
Sur un corner qu’avait tiré cette fois
Tiéné sur le côté droit, Feindouno avait
pris le dessus sur Cissé pour inscrire un
troisième but stéphanois (3-0, 79e).
Les ultras du Chaudron pouvaient
brandir leurs milliers d’écharpes avec
ferveur. Ce matin, leurs Verts sont troisièmes du Championnat.
Bleu
Rouge
que Landrin ne soit devancé par Z.
Camara (18e).
Sans verser dans le génie, le jeu des
Verts s’avéra un peu plus varié que
celui du PSG. Saint-Étienne prit un
semblant d’ascendant sur quelques
séquences à une touche et chercha
plus souvent à renverser le jeu même si
la précision lui fit parfois défaut. Ce ne
fut pas le cas d’un centre de Feindouno
depuis le flanc droit. Mais la tête de
Piquionne, qui s’imposa entre Yepes et
Rozehnal, finit au-dessus (14e).
Pour le reste, les Verts peinèrent
presque autant que le PSG à peser
dans la surface adverse et trouvèrent
en Hellebuyck un homme capable de
tenter de loin. Si son deuxième essai
fut trop enlevé (23e), le premier, puissant et rasant, avait contraint Alonzo à
un arrêt en deux temps (10e).
Jaune
Bleu
Jaune
SAINT-ÉTIENNE. – Jérôme Alonzo, Frédéric Piquionne, Bernard Mendy et Mario Yepes (de
gauche à droite) le suivent des yeux mais il n’y a déjà plus rien à faire. Dévié au premier
poteau par Feindouno (absent sur la photo), le ballon va rentrer pour la troisième fois de
la soirée dans le but parisien.
(Photo Didier Fèvre)
Noir
Noir
LES MANCEAUX ont dû se régaler
devant leur télé. La nette victoire de
Saint-Étienne, hier soir, sur le PSG, fait
aujourd’hui du MUC un incroyable
dauphin de Lyon. Statut qu’a perdu
Paris, hier, au fil d’un match qu’il a plus
ou moins contrôlé au début, avant de
se noyer dans une deuxième période
qui aura autant traduit la qualité du jeu
stéphanois que révélé l’insignifiance
dans laquelle celui du PSG peut parfois
se perdre cette saison.
Surclassés par les Verts, les Parisiens
n’ont inscrit que quatre points sur
douze possibles lors des quatre dernières journées. Surtout, ils ont un peu
plus aiguisé, à Geoffroy-Guichard, des
doutes que leur victoire sans panache
face à Strasbourg (1-0), huit jours plus
tôt, n’avaient guère estompés. Avant
de recevoir Lille, mercredi, trois jours
avant d’aller… au Mans, le PSG se
retrouve face à des interrogations que
son entame de saison (trois victoires
en trois matches) semblait pouvoir lui
épargner à pareille époque.
Ce résultat de Saint-Étienne est le premier succès des Verts sur un cador de la
L1 depuis leur retour dans l’élite, la saison passée, si on met de côté leur victoire sur l’OM (2-0), le 6 mars dernier,
sur un terrain très enneigé. Il hisse clairement les Stéphanois dans la caste de
ceux qui, cette saison, vont se battre
pour une Europe qui ne sera plus forcément celle de l’Intertoto…
Et alors que Letizi, qui a souffert d’un
blocage au dos lors de l’échauffement,
a laissé sa place au dernier moment à
Alonzo, Janot, lui, a franchi hier la
barre des 1 500 minutes sans prendre
un but dans le Chaudron (il compte
1 501 minutes d’invincibilité à domicile). La fois où le gardien stéphanois a
peut-être le plus craint pour son record
se situa à la troisième minute quand il
eut à sortir dans les pieds de Pancrate,
lancé par Pauleta. Ce fut l’une des
rares fois, en première période, où
l’une des équipes parvint à trouver de
la profondeur. Derrière son duo d’attaquants, Dhorasoo fut un meneur de jeu
qui eut peu de jeu à mener tant le PSG
parut souvent soucieux d’esquiver la
bataille du milieu pour s’en remettre à
des longs ballons. Ce fut une tentation
à laquelle céda aussi Saint-Étienne en
première mi-temps. Les Verts ne
durent pas le regretter car leur premier
but naquit d’une longue ouverture de
Sablé, que Piquionne, dans la surface,
dévia de la poitrine vers F. Mendy, dont
le tir fut dévié par l’épaule gauche de
son homonyme parisien, Bernard,
avant de tromper Alonzo (1-0, 37e).
Cette ouverture du score ne fut pas le
fruit d’une étouffante domination
verte. À vrai dire, jusqu’à ce but, les
Parisiens avaient beaucoup moins subi
le jeu qu’eux-mêmes l’imaginaient
avant le match. Peut-être cela découlait-il d’une peur des Verts de se faire
piéger en contre. Mais si les hommes
de Baup ne pressèrent pas particulièrement haut, ils restèrent appliqués dans
la récupération, ne laissant au PSG
qu’une miette d’occasion sur une
action partie de Dhorasoo, côté droit,
relayée par Pauleta dans l’axe avant
4
FOOTBALL
1-1
NANTESe
2-0
Smicer (7 )
LE MANSe
2-1
Hautcœur (29 )
De Melo (69e)
LILLE
TOULOUSE
4-0
SOCHAUXe
NICE
1-1
Andre Luiz Silva (1re)
METZ
Renouard (74e)
HIER
MONACO
0-2
AUXERRE
e
2-0
RENNESe
Pts
2-1
Ribéry (22 )
Lamouchi (35e)
STRASBOURG
e
1-1
SAINT-ÉTIENNE
e
3-0
N.
P.
p.
c.
EXTERIEUR
MATCHES
diff.
J.
G.
BUTS
N.
P.
p.
MATCHES
c.
J.
G.
BUTS
N.
P.
p.
c.
1. Lyon
17
7
5
2
0
10
4
+6
3
3
0
0
4
1
4
2
2
0
6
3
2. Le Mans
14
7
4
2
1
10
3
+7
4
3
0
1
8
3
3
1
2
0
2
0
3. Saint-Étienne
13
7
3
4
0
7
1
+6
4
2
2
0
5
0
3
1
2
0
2
1
4. Paris-SG
13
7
4
1
2
10
7
+3
4
3
0
1
8
3
3
1
1
1
2
4
5. Lens
12
7
3
3
1
13
5
+8
3
2
1
0
10
1
4
1
2
1
3
4
6. Lille
12
7
3
3
1
11
5
+6
4
2
1
1
6
2
3
1
2
0
5
3
7. Bordeaux
12
7
3
3
1
6
3
+3
3
2
1
0
3
1
4
1
2
1
3
2
8. Nantes
11
7
3
2
2
8
4
+4
4
2
1
1
4
2
3
1
1
1
4
2
9. AC Ajaccio
10
7
2
4
1
7
6
+1
3
1
2
0
4
3
4
1
2
1
3
3
10
10. Auxerre
10
7
3
1
3
6
12
-6
3
2
0
1
3
2
4
1
1
2
3
11. Troyes
9
7
2
3
2
6
6
0
3
1
2
0
2
1
4
1
1
2
4
5
AC AJACCIO
12. Rennes
9
7
3
0
4
8
17
-9
3
2
0
1
6
6
4
1
0
3
2
11
13. Marseille
8
7
2
2
3
7
10
-3
4
1
2
1
4
5
3
1
0
2
3
5
Nice
8
7
2
2
3
7
10
-3
4
0
2
2
3
5
3
2
0
1
4
5
15. Monaco
7
7
2
1
4
4
8
-4
3
0
1
2
0
4
4
2
0
2
4
4
16. Sochaux
5
7
1
2
4
3
6
-3
4
0
1
3
0
3
3
1
1
1
3
3
17. Toulouse
5
7
1
2
4
2
9
-7
3
0
1
2
1
5
4
1
1
2
1
4
18. Nancy
4
7
1
1
5
8
7
+1
4
1
1
2
8
4
3
0
0
3
0
3
TROYES
e
Grax (55 s.p.)
Pagis (62 )
G.
BUTS
Källström (36 )
Y. Gourcuff (59e)
Akalé (75 )
Luyindula (85e)
MARSEILLE
e
DOMICILE
MATCHES
J.
Makoun
Acimovic (77e)
Odemwingie (80e)
Gygax (84e)
NANCY
Jaune
TOTAL
CLASSEMENT
Ilan (62 )
(5e)
Noir
À l’Est, rien de brillant
LYONe
Wiltord (64 )
M. Diallo (17 , 32e)
Rouge
LIGUE 1 (7e journée)
SAMEDI
BORDEAUX
e
Bleu
LENS
Aruna (42e)
PARIS-SG
F. Mendy (37 )
Piquionne (53e)
P. Feindouno (79e)
19. Strasbourg
4
7
0
4
3
2
5
-3
4
0
3
1
2
3
3
0
1
2
0
2
20. Metz
4
7
0
4
3
2
9
-7
3
0
2
1
0
2
4
0
2
2
2
7
BUTEURS
1. De Melo (+ 1) (Le Mans) ; Carew (Lyon), Pauleta (Paris-SG) ; Piquionne (+ 1) (SaintÉtienne), 4 buts.
5. Cousin (Lens) ; Makoun (+ 1), Odemwingie (+ 1) (Lille) ; Kroupi (Nancy) ; M. Diallo (+ 2)
(Nantes) ; Ilan (+ 1) (Sochaux) ; Dallet (Troyes), 3 buts.
12. Rocchi, Lucas, Saïfi (AC Ajaccio) ; Pieroni (Auxerre) ; Chamakh (Bordeaux) ; Hautcoeur
(+ 1), Lucau (Le Mans) ; Aruna (+ 1), Jussiê, Thomert (Lens) ; Debuchy, Gygax (+ 1) (Lille) ;
Fred, Wiltord (+ 1) (Lyon) ; Lamouchi (+ 1) (Marseille) ; Faé (Nantes) ; Bagayoko, S. Traoré
(Nice) ; É. Cissé, Kalou (Paris-SG) ; Y. Hadji, Källström (+ 1) (Rennes) ; Grax (+ 1) (Troyes),
2 buts.
35. Edson (AC Ajaccio) ; Akalé (+1), Diaby, Luyindula (+ 1), Violeau (Auxerre) ; Br. Cheyrou,
Ducasse, Faubert, Smicer (+ 1) (Bordeaux) ; Is. Bangoura, F. Thomas (Le Mans) ; Demont, A.
Diarra, Hilton, Se. Keita (Lens) ; Acimovic (+ 1) (Lille) ; Caçapa, M. Diarra (Lyon) ; C. Gimenez,
Niang, Oruma, Ribéry (+ 1), Taiwo (Marseille) ; Ahn, Renouard (+ 1) (Metz) ; Chevanton, Gigliotti, Kapo, Squillaci (Monaco) ; André Luiz Silva (+ 1), Diakhaté, Puygrenier, Zerka (Nancy) ; Bamogo, Glombard, Yapi (Nantes) ; B. Koné, Vahirua (Nice) ; Landrin, Rothen (Paris-SG) ; Frei, Y. Gourcuff (+ 1), Monterrubio, Utaka (Rennes) ; P. Feindouno (+ 1), Hellebuyck, F. Mendy (+ 1)
(Saint-Étienne) ; D. Moreira, Santos (Toulouse) ; Le Pen, Pagis (+ 1) (Strasbourg) ; Nivet
(Troyes), 1 but.
Ont marqué contre leur camp : Rochat (Rennes, pour Nancy) ; Rozehnal (Paris-SG, pour Nice).
PASSEURS
1. Jussiê, J. Leroy (Lens) ; Matsui (+ 1) (Le Mans) ; Govou (Lyon) ; Kalou (Paris-SG) ; P. Feindouno (+ 1) (Saint-Étienne), 3 passes.
7. Kahlenberg (+ 1) (Auxerre) ; Darcheville (Bordeaux) ; Fanchone (+1) (Le Mans) ; Juninho,
Réveillère(+ 1) (Lyon) ; Taiwo (+ 1) (Marseille) ; B. Gavanon (Nancy) ; Dhorasoo (Paris-SG), 2
passes.
15. Andre Luiz, Chafni, Jabi, Lucas, Rocchi, Saïfi (AC Ajaccio) ; Poyet (+ 1) (Auxerre) ; Faubert
(Bordeaux) ; Bonnart, Lucau, Périatambée (Le Mans) ; Assou-Ekotto, Cousin, Demont (+ 1), Thomert (Lens) ; Dernis, Fauvergue (+ 1), Odemwingie, Tafforeau (Lille) ; Ben Arfa, F. Malouda
(Lyon) ; Niang, Oruma (Marseille) ; Mom. N’Diaye (+ 1), Obraniak (Metz) ; So. Camara (Monaco) ; Kim, Kroupi(+ 1), Sarkisian (Nancy) ; Cetto, Dimitrijevic, Mhadhbi (+ 1) (Nantes) ; Balmont
(Nice) ; B. Mendy, Rothen (Paris-SG) ; É. Didot, Edman (+ 1), Gourcuff, Källström (Rennes) ;
Monterrubio, Utaka (Rennes) ; F. Diawara, Piquionne(+ 1), Tiéné (+ 1) (Saint-Étienne) ;
Dagano(+ 1), Isabey (Sochaux) ; Boka(+ 1) (Strasbourg) ; Ebondo (Toulouse) ; Dujeux, Jaziri,
Tourenne (Troyes), 1 passe.
AUXERRE - AC AJACCIO : 2-0 (0-0)
MONACO - RENNES : 0-2 (0-1)
SAINT-ÉTIENNE - PARIS-SG : 3-0 (1-0)
EN DIRECT DES VESTIAIRES
Temps frais. Pelouse en bon état. 4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Colombo.
Temps couvert. Pelouse médiocre. 6 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Ledentu.
Jaurès
4
Temps frais. Pelouse en bon état. 27 771 spectateurs. Arbitre : M. Sars.
MONACO - RENNES (0-2)
Bölöni : « On a relevé
la tête »
Evra
5,5
Remplacements. – 57e : Pancrate par DJA
DJEDJE ; 67e : Ateba par DRAME ; 77e :
M’Bami par SEMAK.
Non utilisés : Letizi (g.), Badiane.
Entraîneur : L. Fournier.
LES BUTS
1-0 : F. MENDY (37e, passe de Piquionne). – Longue ouverture de Sablé. Dans la surface parisienne, au niveau du point de penalty, Piquionne, de la poitrine, remet derrière lui pour F. Mendy.
Ce dernier, lancé, reprend en force du gauche. Sa frappe, déviée par l’épaule de B. Mendy, trompe
Alonzo.
2-0 : PIQUIONNE (53e, passe de P. Feindouno). – Côté droit, Feindouno déborde, passe à Diawara qui lui remet, et, arrivé près de la ligne de sortie de but, centre fort devant le but. Piquionne
reprend du bout du pied gauche à bout portant devant Alonzo, impuissant.
3-0 : P. FEINDOUNO (79e, passe de Tiéné). – Corner pour Saint-Étienne côté droit, tiré rentrant
par Tiéné. Au premier poteau, Feindouno, à la lutte avec Cissé et Semak, dévie d’une tête décroisée. Le ballon se loge dans le petit filet opposé d’Alonzo.
LES CARTONS
6 AVERTISSEMENTS. – Monaco : Zikos (54e, contestation), Bernardi (69e, tacle irrégulier sur
Gourcuff), Maoulida (77e, tacle irrégulier sur Faty) ; Rennes : Jeunechamp (27e, tacle irrégulier
sur Zikos), Perrier-Doumbé (31e, jeu dur sur Evra), Edman (55e, gain de temps).
2 EXPULSIONS. – Monaco : Zikos (54e, nouvelle contestation), Squillaci (66e, tacle par-derrière
sur Utaka).
MARSEILLE - TROYES : 2-1 (2-0)
LES CARTONS
3 AVERTISSEMENTS. – Saint-Étienne : F. Mendy (38e, maillot enlevé), Zokora (49e, main volontaire) ; Paris-SG : Dhorasoo (74e, tacle en retard sur Sablé).
STRASBOURG - LENS : 1-1 (0-1)
Temps frais et pluvieux. Pelouse grasse. 48 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Kalt.
Cesar
6
Cana
6
Caarrasso
arrass Déhu
p 6
6,5 cap.,
Lamouchi
7,5
Meïté
5,5
D. Ferreira
4,5
Niang
5
Grax
5,5
Nivet
5,5
Gimenez
4
Danic
5
Ribéry
6,5
Remplacements. – 77e : Niang par NASRI ;
88e : Gimenez par KOKE.
Non utilisés : Quesnel (g.), Delfim, Oruma.
Entraîneur : J. Fernandez.
Amzine
6
Temps frais. Excellente pelouse. 18 321 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel.
Boka
7,5
Dujeux
5,5
Boucansaud
an
5,5
Tourenne
Le Cro
room
rom
cap., 6
5
Kouassi
4
Boskovic
5
Ib. Faye
4,5
Kant
né
5
Caassard
assar
5
Remplacements. – 52e : Danic par JAZIRI ;
76e : Ib. Faye par MATUIDI ; 85e : Dujeux par
DALLET.
Non utilisés : Westberg (g.), Yamissi.
Entraîneur : J.-M. Furlan.
Demont
4,5
Barul
5,5
A. Diarra
4,5
Aruna J. Leroy
5 cap., 6,5
Se. Keita
6
Hilton
il
6
Le Pen
5,5
Si. Keita
7,5
Haggui
gg P. Farnerud
5
6
Deroff
5,5
A. Farnerud
4,5
Pagis
cap., 6
Lacour
5,5
Remplacements. – 54e : A. Farnerud par
DIANE ; 71e : Le Pen par ARRACHE ; 81e :
P. Farnerud par JOHANSEN.
Non utilisés : Puydebois (g.), Bellaïd.
Entraîneur : J. Duguépéroux.
Thomert
5,5
Itandddjje
je
5,55
A. Coulibaly
5,5
Assou-Ekotto
5
Remplacements. – 72e : Aruna par GILLET ;
82e : Thomert par JUSSI.
Non utilisés : Chabbert (g.), Cousin, Carrière.
Entraîneur : F. Gillot.
LES BUTS
LES BUTS
1-0 : RIBÉRY (22e). – Sur un coup franc puissant de Taiwo mal repoussé par la défense
troyenne, Niang récupère dans la surface, face au but, mais un tacle par-derrière de Kouassi le
déséquilibre. Le ballon file jusqu’à Ribéry, qui élimine Le Crom, résiste à la charge d’Ib. Faye et
marque du droit.
2-0 : LAMOUCHI (35e, passe de Taiwo). – Une longue transversale de Taiwo rebondit dans la
surface troyenne, lobe Faye et parvient jusqu’à Lamouchi, décalé côté droit. À la retombée du ballon, ce dernier reprend sans contrôle du cou-de-pied droit et trouve la lucarne gauche de Le Crom.
2-1 : GRAX (55e s.p.). – Au duel avec Taiwo, dos au but, Grax s’écroule dans la surface marseillaise. Il transforme lui-même le penalty d’une frappe de l’intérieur du droit au ras du poteau droit
de Carrasso.
0-1 : ARUNA (42e, passe de Demont). – Lens bénéficie d’un coup franc excentré côté droit
pour une faute de Lacour sur Thomert. Du droit, Demont adresse un centre aérien dans la surface
où Aruna échappe au marquage strasbourgeois pour tromper Cassard de la tête.
1-1 : PAGIS (62e, passe de Boka). – Dans le camp lensois, Le Pen sert Boka côté gauche. Sans
contrôle, celui-ci décoche un centre enroulé du gauche pour Pagis qui, esseulé au second poteau,
égalise de la tête.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – Marseille : Lamouchi (80e, tacle irrégulier sur Boskovic) ; Troyes :
Kouassi (66e, tacle irrégulier sur Niang).
Spectacle sans intérêt.
Spectacle médiocre.
Spectacle moyen.
Remplacements. – 74e : F. Mendy par TIÉNÉ ; 84e : Piquionne par L. PERRIN ; 87e :
P. Feindouno par SAKHO.
Non utilisés : Viviani (g.), Perquis.
Entraîneur : E. Baup.
LES CARTONS
7 AVERTISSEMENTS. – Strasbourg : Boka (33e, tacle irrégulier sur Thomert), Si. Keita (72e, antijeu) ; Lens : A. Diarra (17e, jeu dangereux sur Si. Keita et 45e + 2, croc-en-jambe sur Si. Keita),
Thomert (50e, tacle à retardement sur Si. Keita), Assou-Ekotto (70e, main volontaire), Chabbert
(77e, contestation depuis le banc).
1 EXPULSION. – Lens : A. Diarra (45e + 2, second avertissement).
Spectacle agréable.
Spectacle très agréable.
Spectacle exceptionnel.
CCoool
5,5
ti
6
Radet
5
Remplacements. – 67e : Lachuer par
AKALE ; 72e : Pieroni par POYET.
Non utilisés : Hamel (g.), Berson, M. Coulibaly.
Entraîneur : J. Santini.
LES BUTS
1-0 : AKALÉ (75e, passe de Kahlenberg). – Coup franc légèrement sur la gauche consécutif à
une main volontaire de Saïfi. Kahlenberg le tire et dépose le ballon sur la tête d’Akalé, aux six
mètres dos au but. L’attaquant auxerrois prend le meilleur sur Danjou et marque de l’arrière du
crâne sur la gauche de Porato.
2-0 : LUYINDULA (85e, passe de Poyet). – Kahlenberg récupère le ballon dans sa moitié de
terrain. Il lance Poyet côté droit qui déborde et adresse un centre à ras de terre qui passe devant
Laurenti et Danjou. Luyindula, placé aux six mètres côté gauche, marque de l’intérieur du gauche.
LES CARTONS
5 AVERTISSEMENTS. – Auxerre : Kahlenberg (77e, antijeu), Poyet (87e, tacle irrégulier sur
Saïfi) ; AC Ajaccio : K. Diawara (44e, contestation), Saïfi (75e, main volontaire), Edson (81e,
contestation).
PROCHAINES JOURNÉES
8e JOURNÉE
9e JOURNÉE
MERCREDI 21 SEPTEMBRE
SAMEDI 24 SEPTEMBRE
18 H 15
Toulouse - Marseille (Canal +)
20 H 30
AC Ajaccio - Strasbourg
Metz - Auxerre
Nice - Le Mans
Rennes - Bordeaux
Saint-Étienne - Nancy
Sochaux - Nantes
Troyes - Monaco
(Ces sept matches sur Foot +)
20 H 45
Paris-SG - Lille (Canal +)
JEUDI 22 SEPTEMBRE
17 H 15
Monaco - Nice (Canal +)
20 HEURES
Auxerre - Sochaux
Bordeaux - AC Ajaccio
Le Mans - Paris-SG
Lille - Saint-Étienne
Marseille - Metz
Nancy - Troyes
Strasbourg - Toulouse
(Ces sept matches sur Foot +)
DIMANCHE 25 SEPTEMBRE
18 HEURES
Nantes - Lyon (Canal + Sport)
20 H 45
Lens - Rennes (Canal +)
20 H 45
Lyon - Lens (Canal + Sport)
AGENDA
DEMAIN
20 HEURES
Niort (N) - Sedan (L 2)
Caen (L 2) - Valenciennes (L 2)
VENDREDI 23 SEPTEMBRE
COUPE DE LA LIGUE (1er tour*)
20 HEURES
Angers (N) - Laval (L 2)
Montpellier (L 2) - Créteil (L 2)
Clermont (L 2) - Istres (L 2)
Reims (L 2) - Le Havre (L 2)
Guingamp (L 2) - Sète (L 2)
Dijon (L 2) - Bastia (L 2)
Gueugnon (L 2) - Amiens (L 2)
Châteauroux (L 2) - Brest (L 2)
LIGUE 2 (9e journée)
Voir page 9.
SAMEDI 24 SEPTEMBRE
(*) Lorient (L 2) et Grenoble (L 2),
exempts, entreront directement en seizièmes de finale.
NATIONAL (1re journée, match en
retard)
Voir page 9.
MERCREDI 21 SEPTEMBRE
LIGUE 1 (8e journée)
Voir ci-contre.
JEUDI 22 SEPTEMBRE
LIGUE 1
(8e journée, match décalé)
Voir ci-contre.
COUPE DE LA LIGUE
(1er tour, matches décalés)
Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté.
Remplacements. – 46e : K. Diawara par
SAÏFI (note : 4,5) et Rocchi par CHAFNI
(note : 4,5) ; 69e : André Luiz par ANTONIO
CARLOS.
Non utilisés : Trévisan (g.), Lucas.
Entraîneur : R. Courbis.
LIGUE 1 (9e journée)
Voir ci-contre.
NATIONAL (10e journée)
Voir page 9.
COUPE DU MONDE 2007 FEMMES
(qualifications)
15 HEURES
France - Pays-Bas, à Angers (Canal +)
DIMANCHE 25 SEPTEMBRE
LIGUE 1 (9e journée, suite)
Voir ci-contre.
LIGUE 2
(9e journée, matches décalés)
Voir page 9.
NATIONAL
(10e journée, match décalé)
Voir page 9.
LUNDI 26 SEPTEMBRE
LIGUE 2
(9e journée, match décalé)
Voir page 9.
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PAGE 4
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Jacky DUGUÉPÉROUX (entraîneur de Strasbourg) : « C’est une mauvaise
affaire au plan comptable mais on a retrouvé une équipe ce soir. Elle est revenue au score après avoir été menée contre le cours du jeu. En face, il y avait des
Lensois expérimentés et truqueurs. J’espère que la leçon va servir. Je retiens
néanmoins des points positifs même si je suis fâché que les consignes n’aient
pas été respectées sur le but que nous encaissons. C’est encore l’efficacité qui
nous a fait défaut. Il va falloir qu’elle revienne le plus vite possible. »
Francis GILLOT (entraîneur de Lens) : « L’expulsion de Diarra, justifiée à
mes yeux, a tout changé. En première mi-temps, nous avions le match en
main. On aurait même pu marquer un but de plus. Puis, à dix contre onze, les
joueurs sont allés au bout d’eux-mêmes. Nous récoltons peut-être les fruits de
notre campagne européenne. Je félicite tout le groupe d’avoir résisté à une
belle équipe de Strasbourg. » – J.-M. B.
Pancrate
Rozehnal
z
Hognon
n
4
4
6,5
Dhorasoo M’Bami
Jaanot
Ja
not
Alonzo
Alonz
zo
Piquionne
Zokora
5
5,5
5,5
,
7,5
7
4,5
Z. Camara
m
Pauleta
Yepes
6,5
cap., 5
Sablé
6
E. Cissé
cap., 6,5 P. Feindouno
4,5
8
Ateba
F. Diawara
4
6
0-1 : KÄLLSTRÖM (36e). – Gourcuff tire un coup franc rentrant côté gauche que Warmuz parvient à repousser des deux poings. Le ballon rebondit dans les pieds d’Adailton et parvient à
Källström, qui marque à bout portant d’un tir puissant de l’intérieur du droit.
0-2 : Y. GOURCUFF (59e, passe d’Edman). – Utaka trompe Givet en laissant passer entre ses
jambes un centre d’Edman venu de la gauche. Seul au second poteau, Gourcuff contrôle et bat
Roma d’une frappe en force du droit.
Taiwo
6
STRASBOURG - LENS (1-1)
Landrin
3,5
LES BUTS
MARSEILLE - TROYES (2-1)
Jean FERNANDEZ (entraîneur de Marseille) : « Nous avons effectué une
bonne première mi-temps récompensée de deux buts. Ensuite, on a été victimes d’une erreur d’arbitrage qui nous a mis la pression. J’ai revu l’action, il
n’y avait absolument pas penalty pour Troyes et c’était déjà le cas contre Ajaccio (1-1). De plus il y en avait un pour nous, mais visiblement, il est difficile de
siffler un penalty pour Marseille. Une première victoire à domicile, c’est positif.
On a produit du jeu et on dispose d’un effectif qui nous permet une rotation. »
Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Troyes) : « Il est dommage que nous
n’ayons pas pu concrétiser notre réaction de la seconde période. Nous avons
d’abord été victimes de l’emprise marseillaise, mais à 2-1, nous avons montré
notre capacité à poser le jeu. Je ne pense pas que les joueurs aient subi une
pression particulière en jouant ici. Une défaite, dans un Championnat à trois
points, ce n’est pas grave. » – D. Ro.
Remplacements. – 78e : Källström par
E. DIDOT ; 82e : Utaka par FREI ; 90e + 1 :
Faty par ROCHAT.
Non utilisés : C. N’Diaye (g.), Monterrubio.
Entraîneur : L. Bölöni.
Hellebuyck
7
Mignot
n
6
Bleu
Jacques SANTINI (entraîneur d’Auxerre) : « C’est une victoire totalement
méritée. Nous avons été dans la lancée de notre deuxième mi-temps contre
Sofia, et encore une fois les joueurs du banc ont débloqué l’incertitude du
score. Ajaccio était invaincu, c’est un bon collectif qui nous a gênés. Mais
grâce à notre agressivité retrouvée nous n’avons pas été mis en danger. On
avance, sur notre chemin cahoteux. »
Rolland COURBIS (entraîneur d’Ajaccio) : « On peut avoir le regret de ne
pas avoir été suffisamment bons pour ramener un point contre un Auxerre
moyen. Maintenant nous avons trois jours pour préparer un match qui est sans
doute plus important pour nous puisque nous recevrons Strasbourg, qui
devrait être un compagnon de route dans la lutte pour le maintien. Nous avons
pris cinq points en quatre déplacements, ça reste un bon bilan. Mais j’ai déjà
vu l’AJA nettement meilleure. Et nous avons été encore plus moyens qu’eux. »
– R. D.
Remplacements. – 62e : Adebayor par
CHEVANTON et Gigliotti par MAOULIDA ; 76e :
Gerard par CUBILIER.
Non utilisés : Biancarelli (g.), Meriem.
Entraîneur : P. Correa.
B. Mendy
4,5
F. Mendy
6
Jaune
Rouge
Jaune
AUXERRE - AC AJACCIO (2-0)
Ilunga
6
Noir
Bleu
Noir
Didier Deschamps n’est pas venu en salle de conférence et n’a pas souhaité
s’exprimer.
Gaël GIVET (capitaine de Monaco) : « On avait pourtant assez bien débuté la rencontre en se créant des occasions mais on n’a pas réussi à les concrétiser. On a fini par perdre la sérénité, d’autant que ce coup de pied arrêté et le but
rennais viennent nous couper les jambes. Ensuite, on s’énerve, on se crispe et
on prend des cartons… Il faudra garder les intentions que nous avons mises
malgré tout ce soir et s’appuyer dessus pour se serrer les coudes et essayer de
remonter la pente. »
Laszlo BÖLÖNI (entraîneur de Rennes) : « Pour notre part, on a relevé la
tête ce soir et le premier but a été une bouffée d’oxygène qui nous a permis de
prendre le pas sur une équipe monégasque qui avait bien débuté. Notre deuxième but a plié le match, d’autant que Monaco continuait à subir. Je suis
satisfait de cette victoire, on en avait besoin. J’aimerais que les dispositions
que nous avons démontrées cette semaine continuent, même si je souhaiterais mon équipe encore plus sereine. Monaco ? C’est vrai que c’est une mauvaise défaite pour eux mais je suis persuadé qu’il y a la qualité à tous les
niveaux chez eux pour trouver des solutions. Ils traversent une période difficile, ils vont avoir de meilleures journées. » – E. Ba.
Perrier-Doumbé
Y. Gourcuff
5
6
Zikos
Jeunechamp
5
cap., 6
Ouaddou
d
Givet
5,5
cap.,
p 4,5
Isaksso
sakssson
on
Warmuz
Wa
Warmuz
armu
Faty
Adebayor Gigliotti Utaka
5,5
,
5
5,5
3
5
5,5
Squillaci
Adailton
4,5
5
Källström
Bernardi
6
5,5
Edman
Maicon
Briand
Gérard
6
5
5,5
4
Sorlin
4,5
Jabi
Rocchi
Kahlenberg
6
5
5,5
Laurenti
Be. Cheyrou
5,5
6,5
Luyindula
5,5
Edson
D
Porrato
rraaat
K. Diawara 4 Rodrigo Danjou
5
5,5
,55
cap., 5
4,5
Pieroni
4,5
Violeau
Collin
6
6
Lachuer
Andre Luiz
Robin
cap., 6
3,5
5
5
FOOTBALL
LIGUE 1 (7e journée)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
MONACO - RENNES : 0-2
Cette fois, c’est grave
À nouveau battus à domicile, où ils n’ont pas marqué un but cette saison, les Monégasques s’enfoncent.
0-1 : Källström (36e)
0-2 : Y. Gourcuff (59e)
MONACO –
de notre envoyé spécial
LE PRINCE ALBERT n’a pas voulu
voir ça. Il a quitté le stade dix minutes
avant la fin. Le président Pastor est
lui aussi parti rapidement sans passer par les vestiaires, comme à son
habitude. Et, pour la deuxième fois
de suite en Championnat après la
rencontre à Lyon (1-2), Didier Deschamps a refusé de s’exprimer. Peu
ménagé par le public, qui l’a poursuivi au vestiaire aux cris de « Deschamps, démission ! », il a même été
raccompagné jusqu’au parking par
deux policiers. Ça va mal à Monaco.
Ça va même très mal. Hier, l’ASM a
subi sa 2e défaite de la saison à domicile, où elle n’a toujours pas gagné et
toujours pas marqué en Championnat. Elle est ce matin 15e au classement de la Ligue 1. L’auteur du
méfait ? Une équipe de Rennes pourtant très peu à l’aise à l’extérieur, privée de plusieurs joueurs majeurs
(Didot, Frei, Monterrubio sur le
banc ; Hadji en tribune) et qui n’a
même pas eu à livrer un match
exceptionnel. « Ce n’était pas une
rencontre de haut niveau, concède
Bölöni. On a senti deux équipes blessées. On a eu le bonheur de marquer
ce but sur coup franc qui nous a fait
un bien énorme et a terriblement
handicapé notre adversaire. » Un
adversaire monégasque qui a pêché
avant tout de deux façons : par son
incroyable maladresse, personnifiée
par Emmanuel Adebayor, et par sa
façon de perdre complètement les
pédales quand les choses ont mal
tourné. Car la première demi-heure
de l’ASM avait été plutôt convaincante. Monaco jouait correctement
et aurait dû mener 2 ou 3 à 0 si le
Togolais, plusieurs fois en position
idéale, avait été réaliste. « Je m’en
veux, dit Adebayor. J’aurais dû marquer. J’ai essayé mais rien ne voulait
rentrer. Les sifflets n’ont rien arrangé. Je vis des moments très difficiles. » Des sifflets nourris pour
l’avant-centre, qui allaient bientôt
s’adresser à toute l’équipe quand,
d’un coup franc de Gourcuff repoussé par Warmuz dans les pieds
d’Adailton et repris par Källström,
Rennes prit l’avantage (36e).
MONACO. – Quatrième défaite en sept journées de
Championnat : Monaco est 15e du classement. Gaël Givet
et Gerard (à l’arrière-plan à droite) expriment, chacun
à sa manière, le désarroi de l’équipe de la principauté.
(Photo Bruno Fablet)
PATRICE EVRA réfute le terme de « crise » mais
concède que la situation est plus qu’alarmante.
« Le mal est profond »
Givet :
« Ça ne pouvait pas
plus mal se passer »
À partir de ce moment-là, on ne vit
plus la même équipe de Monaco.
Moins de liant dans le jeu, moins
d’opportunités, même si Adebayor
en rata encore une immanquable, et
surtout une nervosité extrême. Zikos
fut ainsi renvoyé aux vestiaires pour
des paroles déplacées (54e) et Squillaci l’imita quelques minutes plus
tard pour un tacle par derrière. Dans
l’intervalle, Rennes avait enfoncé le
clou, Gourcuff se trouvant à point
nommé pour parachever une offensive bretonne (59e). « C’est une
énorme déception, confie Guillaume
Warmuz. On misait énormément sur
ce match pour se lancer et enfin remporter un succès à domicile. On a eu
la place pour marquer mais on n’y est
pas parvenus et eux ont réussi à marquer dès leur première vraie offensive. Ensuite, il y a eu ces cartons, qui
me paraissent un peu sévères. À 0-2
et à 9 contre 11, c’était plié. »
« Franchement, ça ne pouvait pas
plus mal se passer, ajoute Gaël
Givet, le capitaine. On abandonne
trois nouveaux points sur notre terrain et on perd deux joueurs. La
situation devient vraiment très difficile mais on continue à y croire. On
est obligés d’y croire. Dans notre
situation, ce n’est pas plus mal de
rejouer dès mercredi (à Troyes, sans
Zikos, Squillaci et Maicon, suspendus). S’il avait fallu passer une
semaine comme ça, ç’aurait été très
pénible. » Un match à Troyes puis un
autre, le derby contre Nice, samedi
au stade Louis-II, pour se refaire une
santé et pour évacuer la crise. Car, si
personne n’ose employer le mot,
c’est bien de ça qu’il s’agit
aujourd’hui. Monaco livre un début
de saison exécrable, avec quatre
défaites déjà en sept rencontres, et
rien dans la façon de jouer de
l’équipe ne laisse espérer de véritables améliorations. Or ce n’est
Gourcuff à point nommé
MONACO
LIVRE
PRESSE
+10,8%
du résultat opérationnel courant(1) de Lagardère Media.
Objectif de croissance du résultat opérationnel
courant(1) 2005 revu à la hausse entre +5% et +9%.
Rouge
ISAKSSON (5,5) : deux interventions
décisives d’entrée de jeu dans les pieds
d’Adebayor. Le reste a été plus tranquille.
PERRIER-DOUMBÉ (5) : parfois
dépassé par le duo Sorlin-Evra, avant
de se ressaisir.
OUADDOU (5,5) : il a rassuré sa
défense par les nombreux ballons qu’il
a dégagés de la tête ou du pied.
ADAILTON (5) : il était présent dans
l’action du premier but, à l’inverse des
défenseurs monégasques. Parfois
moins à l’aise dans son rôle de défenseur.
EDMAN (6) : c’est du solide. Presque
2 0 0 5
Bleu
DISTRIBUTION SERVICES
AUDIOVISUEL
LA QUESTION DU JOUR
Didier Deschamps terminera-t-il
la saison avec l’AS Monaco ?
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre
6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS
au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS).
Quelques marques de Lagardère Media en 2005
Supplique
pour être enterré
DANS LES DEUX CIMETIÈRES de
la ville de Sète dorment deux grands
poètes. Paul Valéry fait face à la mer,
la mer toujours recommencée.
Georges Brassens, à l’ombre d’un
pin parasol, rêve pour l’éternité de
petits bonheurs posthumes. Un jour
d’été, passant en estivant des deux
côtés du mont Saint-Clair et allant
d’une tombe à l’autre rendre hommage aux deux maîtres, on s’était
pris à croire que ce port de « Cette »,
ainsi qu’on l’écrivait à l’époque de
Domergue, Cazal et Villaplane,
n’était peuplé que de bardes et
d’aèdes. Même dans le domaine
bien prosaïque du football, les écrits
d’Héraultais comme Jacques Ferran,
Roger Chabaud ou Emmanuel
Gambardella laissaient penser à
leurs lecteurs qu’en cette partie du
rivage méditerranéen prospérait joliment l’amour des mots. Pour évoquer le simple rebond d’un ballon, ils
semblaient avoir trempé leur plume
– ce n’était pas l’âge de l’ordinateur,
celui de leurs chroniques – « dans
l’encre bleue du golfe du Lion »
décrite par Brassens.
Au soir du match Gueugnon-Sète,
vendredi, le président des Dauphins,
un pur Sétois du nom d’Émile Anfosso, s’en est pris à son entraîneur sans
faire dans la poésie. Dénué de
litotes, d’anaphores et de prolepses,
dépourvu d’oxymores, de périphrases, encore moins d’anacoluthes, le sens du discours était on ne
peut plus clair : il fallait comprendre
exactement ce qui était entendu, à
savoir que le président estimait qu’il
pourrait faire aussi bien que son
entraîneur. Il faut dire qu’il a pour
profession directeur de l’office HLM
de la ville, ce qui montre son degré
d’expertise dans le domaine de la
construction et de la gestion d’une
équipe de football. Adepte, sans
doute, du cumul des mandats, il s’est
dit prêt à aller sur le banc, à intervenir sur la composition de l’équipe,
sur la tactique des remplacements
et le contenu des entraînements.
Prêt, peut-être, à s’autolimoger le
jour où...
CHRONIQUE
On crut déceler cependant un artifice
poétique à la manière des dadaïstes
quand le président-entraîneur ajouta, en codicille amusant à cet
aimable déglinguage, que l’entraîneur n’était pas sur la sellette. À cet
instant de la lecture, rassurés, nous
avons cru comprendre qu’il s’agissait bien d’une plaisanterie, une
sorte de fable à propos des malheurs
de l’entraîneur, à la façon de maître
Georges chantant Corne d’aurochs.
Avec juste un peu moins de talent
mais, comme chacun le sait : « la virtuosité est une affaire de balourds ».
On se dit aussi, pour chanter encore
avec Brassens, que cette tempête de
vestiaire ne devait pas nous faire
oublier qu’ici « Neptune ne se prend
jamais trop au sérieux ». À Sète,
n’est-ce pas, « Quand un bateau fait
naufrage, le capitaine crie : “Je suis
le maître à bord ! Sauve qui peut ! Le
>
G R O U P E
331 M€
415 M€
400 M€
350 M€
300 M€
vin et le pastis d’abord !” ». Vérification faite, hélas, la charge n’avait
rien d’une polémique de théâtre,
d’un canular à la Dahan – ce qui nous
étonnait un peu, venant d’un directeur d’office HLM. Personne n’eut le
temps de donner à la présidentielle
personne le conseil du père Georges :
« mieux vaut toujours remettre une
salve à demain ».
Non, à l’évidence, le banc sétois aura
bientôt des allures de cimetière car,
là où ils en sont, avant même l’arrivée de l’automne, l’entraîneur et le
président « ne seront plus d’accord
que sur un seul point : la rupture ».
Et, dans les cafés de Sète, on doit
débattre pour savoir qui va jouer les
fossoyeurs de l’ancestrale équipe
cerclée de vert et de blanc. Ainsi va
donc la vie banale des clubs de bas
de tableau, de Sète, de Guingamp ou
du diable vauvert. Apparemment,
« les vrais enterrements (d’entraîneurs) viennent de commencer » et
la saison des limogeages arrive bien
tôt cette année. À cet instant où
reviennent tant de refrains du bon
Sétois, surgit le souvenir du premier
jour du Championnat, quand Frédéric Thiriez avait interdit à Joël Muller,
le président du syndicat des entraîneurs, de porter un tee-shirt revendiquant du respect pour l’entraîneur,
l’homme et sa fonction. Le message
n’avait pas, paraît-il, sa place dans
un stade. Les présidents, eux, ont
plus de droits. Faut-il croire, comme
dans la chanson, qu’ils ont « de plus
nobles façons » ?
250 M€
150 M€
100 M€
50 M€
S1 2004
S1 2005
Résultat opérationnel courant(1) au 30 juin
>
+39,1%
+8,1%
200 M€
L AG A R D E R E
177 M€
6152 M€ 267 M€
Chiffre d’affaires
Résultat net(2)
M E D I A
195 M€
190 M€
170 M€
150 M€
130 M€
(3)
110 M€
+10,1%
+2,8 %
90 M€
70 M€
50 M€
S1 2004
S1 2005
Résultat opérationnel courant (1) au 30 juin
3734 M€ 142 M€
Chiffre d’affaires
Résultat net(2)(4)
Leader dans le domaine des médias (livre, presse, distribution et audiovisuel), le groupe Lagardère est également présent dans
les hautes technologies grâce à une participation de 15,09% dans EADS. Le groupe a réalisé en 2004 un chiffre d'affaires de 12 296 M€
et emploie près de 47 300 personnes dans plus de 40 pays. Le groupe Lagardère est coté au Premier Marché de la Bourse de Paris.
1
Résultat opérationnel courant ou
RESOP
: avant contribution des sociétés mises en équivalence - 2 Part du Groupe - 3 A données comparables - 4 Lagardère Media et Hors-Pôles
© Lagardère: F. Froument / S. Tétu - Rapho
Jaune
Rouge
RENNES
jamais mis en difficulté sur son côté
gauche malgré les incursions de Maicon. Décisif pour le 2e but.
FATY (5,5) : on l’a vu rayonnant pour
sortir certains ballons et très fébrile en
d’autres occasions.
JEUNECHAMP (6) : toujours la même
grinta, la même combativité en un
match ou elle fut déterminante.
KÄLLSTRÖM (6) : beaucoup d’activité pour remonter les ballons ou les distribuer. Plus un but de renard.
Y. GOURCUFF (6) : beaucoup de
bonnes choses et encore à point nommé pour inscrire le deuxième but.
UTAKA (5,5) : peu d’occasions de briller mais un travail ingrat aux prises
avec la défense monégasque.
BRIAND (5,5) : comme Gourcuff, mais
en étant moins décisif, il a été d’une
grande utilité pour son replacement et
sa faculté à porter rapidement le danger. – J.-P. Riv.
S E M E S T R I E L S
Jaune
moments perturbé les défenseurs rennais mais ses remises n’ont pas trouvé
preneur.
ADEBAYOR (3) : son incroyable maladresse en position favorable lui a valu
les sifflets et une perte de confiance.
R É S U L T A T S
JEAN-PIERRE RIVAIS
groupe, à condition qu’on assume nos
responsabilités.
– Ce n’est pas le cas actuellement ?
– Il faut que tout le monde y mette du
sien. Les anciens, les nouveaux. Qu’on
enraye enfin cette dégringolade. Dès
mercredi à Troyes et puis samedi face à
Nice. On a quatre jours pour repartir.
– Le groupe a-t-il les moyens de
rebondir ?
– Attendez : combien d’entraîneurs
aimeraient disposer de l’effectif qui est
aujourd’hui en place à Monaco ? Il ne
faut pas dire qu’on n’a pas les moyens
de réussir quelque chose. Ce n’est pas
vrai.
– Vous comprenez donc la réaction du public, qui vous a
conspués ?
– Bien sûr que je comprends. Le public
n’a pas tort. Il paye sa place et il a le
droit de protester. Il faut accepter sa
réaction. Moi, à sa place, je pense que
je ferais la même chose devant ce
qu’on propose à nos supporters.
– Et quand ces sifflets visent
Deschamps, qu’une partie du
public réclame sa démission ?
– On est solidaires de l’entraîneur. On
est tous embarqués dans le même
bateau et il n’a pas plus de responsabilités que nous dans ce qui arrive. On a
confiance en lui comme lui a confiance
en nous. On va se redresser tous
ensemble. » – J.-P. Riv.
Noir
Bleu
Noir
WARMUZ (5) : lâché par ses défenseurs dans l’action du premier but, il a
été impuissant face au but de Gourcuff.
MAICON (5) : encore plus à l’aise pour
provoquer balle au pied que pour
défendre. Toujours des oublis dans les
replacements.
SQUILLACI (4,5) : absent dans
l’action du premier but, il a paru fébrile,
avant d’être expulsé pour un tacle parderrière (66e).
GIVET (4,5) : toujours combatif mais
lui aussi a abandonné Warmuz quand il
encaissa le premier but. Trompé par la
feinte d’Utaka dans l’action du deuxième.
EVRA (5,5) : très en jambe dans ses
interventions défensives ou pour porter
le danger mais coupable dans l’action
du second but.
ZIKOS (5) : des ballons récupérés mais
une inhabituelle propension à les
perdre. Une nervosité qui lui a valu un
carton rouge (54e).
BERNARDI (5,5) : beaucoup d’activité et d’efforts pour redynamiser
l’ensemble mais sans réussite.
GERARD (4) : sur le côté droit, il n’a
jamais pesé sur le jeu de son équipe. À
la limite du transparent avant d’être
remplacé par CUBILIER (76e).
SORLIN (4,5) : des combinaisons avec
Evra mais une incapacité à peser sur le
jeu des Monégasques. On attend plus.
GIGLIOTTI (5) : sa vivacité a par
qu’en obtenant des résultats que les
joueurs monégasques éteindront le
feu qui continue de couver en coulisses, malgré les belles déclarations
d’intentions des uns et des autres.
« DANS QUEL ÉTAT D’ESPRIT
êtes-vous ?
– Je suis abasourdi, anéanti par ce qui
nous arrive. On fait trente minutes de
qualité, sans doute la meilleure première mi-temps depuis le début du
Championnat. On a les occasions qu’il
faut pour ouvrir le score et pour faire le
break et c’est Rennes, venu pour
défendre, qui marque sur sa première
occasion.
– Ce n’était pas le soir d’Adebayor…
– Il y a des moments comme ça. Il
n’a pas eu de réussite mais c’est
difficile pour lui de jouer sous les sifflets. Dès qu’il touchait le ballon, ça
déclenchait la bronca. C’est terrible. Le
public du Louis-II est intraitable. Ces
dernières années, il s’en prenait à Nonda, auteur pourtant de 26 buts en une
saison.
– Monaco quinzième du classement, ça vous inspire quoi ?
– Moi, le classement, je ne le regarde
pas. Je sais simplement qu’on a des
points à prendre.
– Est-ce la crise à Monaco ?
– Je ne vais pas employer ce genre de
terme mais il est clair que le mal est
profond. Contre Rennes, on a tenté des
choses, on n’a pas été ridicules mais on
n’a pas fait mieux que précédemment.
Un sursaut s’impose. C’est dans la difficulté que naissent les équipes. Moi, je
continue à avoir confiance dans ce
Pour consulter le communiqué de presse et l’ensemble des informations financières concernant Lagardère : www.lagardere.com
Accueil des actionnaires • Tél. : 01 40 69 20 73 • 121, avenue de Malakoff - 75116 Paris
DIDIER BRAUN
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
6
FOOTBALL LIGUE 1 (7 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
MARSEILLE - TROYES : 2-1
Marseille reprend des couleurs
L’OM a remporté sa première victoire à domicile en L 1 depuis le 12 mars et confirmé son succès à Sochaux (1-0).
1-0 : Ribéry (22e)
2-0 : Lamouchi (35e)
2-1 : Grax (55e s.p.)
MARSEILLE –
de notre envoyé spécial
SIX POINTS en deux journées de
suite, Marseille n’était plus habitué à
un tel festin depuis des lustres, avec un
compteur longtemps bloqué à la victoire contre Lens (2-1), le 12 mars dernier. Un festin facilité aussi par la faible
qualité de l’opposition, d’abord à
Sochaux, puis hier contre Troyes,
l’équipe de Jean-Marc Furlan n’ayant
pas justifié au Stade-Vélodrome les
compliments récoltés depuis le début
de saison. L’entraîneur troyen relevait
pourtant hier ce qu’il estimait avoir été
une bonne prestation de ses joueurs :
« Je suis satisfait du comportement de
l’ESTAC. Il est dommage d’avoir
encaissé ce premier but suite à un coup
franc repoussé par une forêt de
jambes. Mais nous avons fourni une
bonne opposition à Marseille. »
Un seul tir cadré (Boskovic, 42e
minute) dans toute la rencontre, une
plus grande possession du ballon en
seconde période, mais sans la faire
fructifier autrement que sur un penalty
douteux (55e), Troyes n’aura pas
exagérément posé de problèmes à un
OM qui a mieux réussi sa première
période que sa seconde. La faute à
l’arbitre, selon Jean Fernandez : « Déjà
contre Ajaccio, nous avions été victimes d’un penalty inexistant, cela a
été encore le cas et l’arbitre nous en a
refusé un de valable. Troyes est de ce
fait revenu à 2-1 et mes joueurs étaient
partagés sur la conduite à tenir, ce qui
explique que nous ayons été moins à
l’aise en seconde période. »
Un turnover
avisé
La première mi-temps aura été celle
d’une mainmise marseillaise manifeste dans le jeu. L’OM jouait plus haut
cette fois, en bloc, et pendant les
quarante-cinq premières minutes, on
était loin du cauchemar technique et
tactique de jeudi dernier à Anvers
(0-0), en ne tutoyant pas quand même
l’excellence. Mais le coaching de Fernandez aura été payant par rapport au
déplacement en Belgique. Ferreira,
Taiwo, Ribéry et Niang étaient cette
fois titulaires, aux dépens de Beye,
Nakata, Oruma et Mendoza.
Le premier acteur à se mettre véritablement en évidence fut M. Kalt,
l’arbitre, refusant contre l’évidence de
signifier un penalty pour une faute de
Kouassi sur Niang (15e). L’attaquant
marseillais avait bénéficié d’une passe
en profondeur avisée de Déhu, signe
que Marseille savait alors varier ses
effets entre débordements et percussions dans l’axe. Mais c’est suite à un
coup franc que l’OM ouvrait la marque.
Décalé, Taiwo frappait, le ballon était
contré par Faye. M. Kalt ignorait une
nouvelle faute de Kouassi sur Niang et
Ribéry pouvait aller marquer de près
(22e).
Troyes était soumis à un pressing dissuasif et une longue transversale de
Taiwo trompait Faye, ce qui permettait
à Lamouchi, décalé sur la droite,
d’effectuer une superbe volée du droit,
après un rebond, pour battre Le Crom
(35e). Cela rendait justice à la fois à la
timidité troyenne et à l’emprise marseillaise, évidente sur le plan physique
et tactique.
La suite des débats en seconde période
aura été notoirement plus faible.
Troyes bénéficia d’un penalty d’une
extrême générosité, Grax s’effondrant
dos au but sans véritable motif, au
contact avec Taiwo (54e). L’attaquant
troyen réduisait la marque, son équipe
évoluant alors plus haut afin de tenter
d’égaliser. En résumé, Troyes avait
l’essentiel de la possession du ballon
mais sans parvenir à en faire un usage
dommageable pour Carrasso, tandis
que Marseille gâchait toutes ses possibilités de contres. Niang (58e), Lamouchi (75e), Nasri (77e, 79e, 87e), Gimenez
(80e), Koke (89e) se voyaient offrir la
possibilité de prendre le large, mais
sous un déluge, la rencontre allait de
manière lancinante jusqu’à son terme
sans changement à la marque. Une
victoire donc bien arrosée pour Marseille, qui poursuit de ce fait sa remontée au classement, trouve quelques
nouvelles certitudes dans son jeu et
bénéficie d’un turn over avisé de Jean
Fernandez. La guérison n’est pas
encore là, mais la convalescence se
poursuit convenablement.
DOMINIQUE ROUSSEAU
SABRI LAMOUCHI, ravi d’avoir marqué au Vélodrome, souligne les progrès que l’OM doit encore accomplir.
« Un groupe se construit »
MARSEILLE –
de notre correspondante
MARSEILLE
CARRASSO (6,5) : très peu sollicité, il fut irréprochable.
D. FERREIRA (4,5) : un match sans relief alors
que l’opposition était très timide.
MEÏTÉ (5,5) : du travail sans éclat mais très propre
pour le nouveau papa.
DÉHU (6) : sur la voie de la forme, avec quelques
bons gestes défensifs, il a réaffirmé sa présence
dans un secteur en progrès. Auteur aussi de
bonnes relances longues.
CESAR (6) : un sans faute sur le plan défensif,
mais il ne prend pas encore beaucoup de risques.
TAIWO (6) : de nombreuses approximations dans
ses relances, mais encore un coup franc et un
centre qui amènent deux buts.
LAMOUCHI (7,5) : deux frappes somptueuses
dont un but, de bons placements, Lamouchi a
confirmé sa progression, due à une meilleure
forme physique.
CANA (6) : une nouvelle prestation un peu en
dents de scie, malgré sa bonne volonté.
RIBÉRY (6,5) : un but précieux, et des décalages
très intéressants. Un des rares à faire la différence
en dribble. Dommage qu’il soit parfois un peu
« perso ».
GIMENEZ (4) : lent et décevant, mais lui qui
semble être un joueur de surface a très peu l’occasion de s’exprimer dans ce registre.
NIANG (5) : trop peu efficace alors qu’il se met
souvent en position de conclure. Remplacé par
NASRI (77e), auteur d’une bonne rentrée avec
quelques bonnes frappes à son actif.
TROYES
LE CROM (5) : beaucoup de ballons relâchés en
début de rencontre, une belle parade pour contrer
Cana, moyen en somme.
DUJEUX (5,5) : du travail sérieux, même s’il a eu
parfois un peu de mal sur Ribéry.
BOUCANSAUD (5,5) : des interventions nettes
qui n’ont pu compenser les difficultés de son partenaire de l’axe. Une fin de match plus difficile.
KOUASSI (4) : il a eu beaucoup de peine à conte-
nir Niang. Un penalty aurait pu être sifflé contre lui
dès la fin du premier quart d’heure.
Ib. FAYE (4,5) : s’est fait lober sur le deuxième but
marseillais. A souffert dans son positionnement et
a finalement cédé sa place (76e).
AMZINE (6) : trop peu utilisé sur son couloir. S’est
un peu plus investi après la pause.
TOURENNE (6) : précieux abattage dans la récupération.
BOSKOVIC (5) : transparent en début de rencontre, a plus tenté ensuite. Mais peu de tirs
cadrés.
NIVET (5,5) : un peu décevant car pas mal de ballons sont passés dans ses pieds pour une exploitation réduite. Un peu plus présent en seconde mitemps.
GRAX (5,5) : il a transformé un penalty qu’il avait
lui même provoqué sur une faute peu évidente de
Taiwo. Cela rattrape un peu sa prestation assez
faiblarde.
DANIC (5) : comme anesthésié en première
période, il est sorti rapidement en seconde, remplacé par JAZIRI (52e).
HÉLÈNE FOXONET
AUXERRE - AC AJACCIO : 2-0
Auxerre s’aère
L’AJA a mis fin à sa série de trois défaites en L 1 en infligeant un premier revers
à des Corses inoffensifs.
1-0 : Akalé (75e)
2-0 : Luyindula (85e)
AUXERRE –
de notre envoyé spécial
EN UNE SEMAINE, le stade AbbéDeschamps a accueilli moins de
10 000 personnes pour deux rencontres dont la qualité technique
n’encombrera pas longtemps la
mémoire collective. Pourtant
l’AJ Auxerre a effectué un bon bout
de chemin durant ces deux parties.
Elle va beaucoup mieux qu’il y a huit
jours. Elle était même proche de
l’arrêt cardiaque, jeudi, à la mitemps de son premier tour de l’UEFA
contre le Levski Sofia. Que s’est-il
passé à cet instant dans le vestiaire
bourguignon ? À l’évidence, les
mots trouvés par Jacques Santini
pour piquer l’orgueil de sa troupe ont
été suivis d’effet.
Sur la hargne, Auxerre a rejoint puis
battu Sofia (2-1), avant d’infliger à
Ajaccio sa première défaite de la saison hier soir. « La deuxième mitemps contre Sofia a remis les pendules à l’heure dans nos têtes,
constate Benoît Cheyrou. On a compris qu’on pouvait faire quelque
chose ensemble. Il y a eu une réaction d’orgueil. On a compris qu’on
était tristes et qu’on devait se bouger
le c…, tout simplement. »
Une agressivité retrouvée, une prestation technique correcte et une
cohésion évidente ont suffi à stopper
la belle série ajaccienne. « On a fait
un match trop moyen pour espérer
autre chose », résumera Rolland
Courbis. Approximative balle au
pied, son équipe s’est contentée
d’exposer au public icaunais sa
science du travail défensif. Une
expertise démentie une seule fois en
première période, quand un unedeux Luyindula-Lachuer offrit à Pieroni un but presque fait (21e). Le
« presque » est d’importance,
puisque l’attaquant belge vrilla sa
reprise, dégagée par le front de Collin. Hormis une tête de Mignot sur
coup franc détournée par Porato
(35e), l’AJA ne revint plus fureter
dans la surface adverse.
Premier but
pour Luyindula
L’entame de la seconde période
accrédita temporairement l’idée
qu’Auxerre allait au devant de
grandes difficultés. Les deux chan-
Luyindula : « On a
retrouvé notre solidarité »
Parlons sport
Du lundi au samedi 20h00, Europe Sport,
Christian Jeanpierre, Denis Brogniart, Laurent Luyat.
Parlons-nous
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« AUXERRE OBTIENT enfin une victoire importante.
– Oui, elle était importante, parce qu’on restait sur de mauvais résultats en
Ligue 1 et qu’il fallait confirmer notre résultat de jeudi en Coupe de l’UEFA
(2-1 contre le Levski Sofia). C’est bon pour le moral. On a retrouvé notre solidarité.
Surtout défensivement. Pour une fois, on n’a pas pris de buts, c’est l’élément le
plus important de la soirée.
– Autre événement de la soirée, votre premier but officiel avec
Auxerre.
– Le premier but, c’est toujours le plus difficile à marquer. Je dois encore me faire à
la façon de jouer de l’équipe, c’est assez délicat. Mais je pense que ça vient petit à
petit, et que j’ai réussi un assez bon match sur le plan personnel. En plus, il y a ce
but. Un but rehausse toujours une performance individuelle. C’est une bonne soirée. Je prends du plaisir, et on en prend beaucoup plus quand on gagne.
– Avez-vous douté depuis votre arrivée ?
– Je ne perdais pas espoir. Ce n’était pas comme si j’avais eu dix occasions et que
j’en avais mis neuf à côté.
– À quoi attribuez-vous la mauvaise passe connue par Auxerre depuis
la déroute à Lens (0-7) ?
– À un petit manque de compréhension. On ne jouait pas tous en même temps. Il a
fallu qu’on en parle entre nous. Et quand on fait l’effort de parler, d’essayer de
rectifier, en général ça repart. Ce soir, tout le monde avait à l’esprit qu’il fallait
relever la tête. » – R. D.
gements dictés à la pause par
l’entraîneur corse densifièrent le
milieu ajaccien et les contres fusèrent. Malheureusement pour l’ACA,
l’arbitre refusa logiquement le but
qui concrétisait son renouveau, Danjou ayant poussé Cheyrou dans le
dos (52e).
Auxerre, sans flamber, lui infligea
une pression plus soutenue à mesure
que Jacques Santini intégrait ses
remplaçants. Porato, qui avait
bloqué une tête de Pieroni à la
66e minute, ne fut donc pas surpris
lorsqu’il vit Akalé s’élever au-dessus
de la mêlée sur un coup franc de
Kahlenberg (1-0, 75e). Ni quand
Poyet et Luyindula, lancés par le
Danois, déferlèrent vers son but dix
minutes plus tard pour le premier but
de Luyindula sous le maillot de l’AJA
(2-0, 85e). Fabien Cool eut l’occasion
d’effectuer un gros arrêt en détournant sur son poteau la tête d’Antonio
Carlos (88e).
Après trois journées passées les
portes grandes ouvertes (12 buts
encaissés), Auxerre tenait hier à fermer proprement la boutique.
RÉGIS DUPONT
Cheyrou
donne l’exemple
AUXERRE
COOL (5,5) : seulement sollicité au
pied, ou presque. Dévie sur le poteau
la meilleure occasion corse.
RADET (5) : solide mais pas aussi
clairvoyant qu’à ses meilleurs jours.
GRICHTING (6) : propre et rigoureux, le Suisse confirme être une
option intéressante dans l’axe.
MIGNOT (6) : impeccable et sobre.
JAURÈS (4) : une relance catastrophique en première période, correcte
ensuite.
LACHUER (6) : sa justesse technique donne du rythme. Remplacé
par AKALÉ (67e), buteur de la tête.
VIOLEAU (6) : il a retrouvé de
l’influence dans un collectif plus
compact.
Be. CHEYROU (6,5) : agressivité et
technique de haut vol : il a donné le
ton comme d’habitude.
KAHLENBERG (5,5) : le Danois est
encore irrégulier. Mais il est à l’origine des deux buts.
LUYINDULA (5,5) : un but enfin,
récompense d’un impact sur le jeu
qui croît.
PIERONI (4,5) : il n’a pas inscrit un
but qui semblait très largement à sa
portée. Remplacé par POYET (72e),
auteur d’une passe décisive.
AC AJACCIO
PORATO (5,5) : aucune faute. Il ne
peut rien sur les deux buts.
JABI (6) : quelques minutes floues,
puis une bonne maîtrise du dossier
Kahlenberg.
LAURENTI (5,5) : très solide, il a
coupé de nombreuses trajectoires.
DANJOU (5) : il a sereinement dirigé la manœuvre défensive.
COLLIN (6) : le prototype de l’esprit
ajaccien : du sérieux dans le placement.
ROBIN (5) : l’attitude fuyante de
Lachuer l’a perturbé.
RODRIGO (5) : point d’équilibre du
milieu corse, il a bien défendu mais
modestement orienté.
ROCCHI (5) : grosse activité, présence réelle dans les duels. Remplacé à la pause par CHAFNI (note :
4,5) qui a semé le désordre pendant
une poignée de minutes.
ANDRE LUIZ (3,5) : s’est contenté
d’une influence très limité sur le jeu
ajaccien. Sorti au profit d’ANTONIO
CARLOS (69e), auteur d’une tête
détournée sur le poteau par Cool
(88e).
EDSON (4) : peu servi, il n’a pas
semblé avoir une envie folle de se
révolter.
Ka. DIAWARA (4,5) : bon point
d’appui, il ne s’est jamais retourné
pour créer un quelconque danger.
Relayé au repos par SAÏFI (note :
4,5). – R. D.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
HÉLÈNE FOXONET
Ribéry, le déclencheur
Bleu
petit à petit, on est en train de récolter le
fruit de ce qui a été fait jusqu’à présent.
Pour vivre une saison positive, il faut
faire encore plus de sacrifices, travailler
beaucoup plus, gommer toutes nos
erreurs.
– Vous retenez tout de même des
choses positives ?
– Un groupe se construit mais au bout
de deux bons résultats ça ne suffit pas
pour s’emballer. Sur les trois dernières
rencontres, le coach a fait tourner, mais
le groupe entier se sent concerné, a
envie d’aller de l’avant, et ça, c’est
important. C’est cet état d’esprit qui
nous permettra de progresser. »
Jaune
Jaune
Rouge
pas eu de grosse incidence si ce n’est
qu’on prend encore un but. On a souffert, mais je crois que, pour qu’une
équipe avance, il faut qu’elle passe par
ces moments de souffrance commedans
cette deuxième mi-temps. Il faut souffrir
pour grandir.
– Ce doute en deuxième période
signifie-t-il que l’équipe est
encore fragile ?
– Évidemment. On ne va pas passer au
bout de deux matches au-dessus de nos
erreurs et de nos défaillances techniques pour se prendre pour un postulant au titre. On essaie de progresser
tout doucement. Ce qu’avait dit le coach
est en train de se vérifier, ce mois d’août
difficile, une équipe qui se met en place
Noir
Bleu
Noir
« QU’AVEZ-VOUS RESSENTI quand
vous avez marqué ce but
superbe ?
– Il m’a procuré une joie immense parce
que marquer au Stade-Vélodrome, ce
n’est pas la même chose, d’autant que
nous prenons les trois points à la fin. À
Rennes, j’étais content de marquer mais
on avait perdu (2-3, 4e journée). Là, on a
fait une entame de match parfaite, on a
réussi une très bonne première mitemps, on s’est créé des occasions, on en
a mis deux. Mais, en seconde période,
c’était totalement différent. Troyes est
sorti plus haut, ils nous ont mis la pres-
sion, on a commencé à douter, eux sentaient qu’ils avaient la possibilité de
faire quelque chose. Encore une fois, on
avait eu l’occasion de tuer le match et on
ne l’a pas fait. Ce qui explique qu’on ait
douté jusqu’au bout.
– À la fin du match, on a senti un
gros soulagement…
– L’OM n’avait pas gagné au Vélodrome depuis six mois (en L 1). Il y a eu
sans doute, à un moment donné, la peur
de gagner, la peur de jouer sereinement,
de mettre la balle au sol, de la faire tourner. On avait ça en tête quand M. Kalt a
sifflé le penalty. Entre parenthèses, il
m’a dit à la fin du match que la charge
était peut-être un peu légère. Bref, il a
joué avec nos nerfs mais, au final, il n’y a
MARSEILLE. – Blaise Kouassi (à droite) n’a pas été tendre avec les Marseillais. Mais le Troyen n’a pu empêcher
Franck Ribéry d’ouvrir le score.
(Photo Boris Horvat/AFP)
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
« Lyon est protégé »
DAVID JEMMALI, le défenseur bordelais, estime que l’OL bénéficie d’un traitement de faveur de la part des arbitres.
Samedi, àla fin dela rencontreface à Lyon (1-1),David Jemmali
a été l’un des joueurs bordelais les plus courroucés par les
décisions de Bruno Derrien et l’un des plus virulents à son
égard. Il a même été averti pour contestation à la 80e minute.
Comme tous ses coéquipiers, il reprochait à l’arbitre de ne pas
avoir vu Cris boxer le ballon (4e minute) et d’avoir jugé involontairesdeux autres fautes de main de Tiago (63e et 88e minutes).
Hier, si le ton était apaisé, le défenseur bordelais a malgré tout
renouvelé ses reproches. Il a même ouvertement déploré que
l’on fasse preuve de trop de mansuétude à l’égard des
Lyonnais.
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
« QUEL EST le sentiment qui
prédomine au lendemain de ce
match que Bordeaux n’a pas su
gagner, la colère ou la frustration ?
– La nuit a permis d’atténuer la
colère, mais la frustration et la
déception, elles, sont toujours là. On
méritait vraiment de gagner ce
match à l’issue de notre meilleure
prestation depuis le début de la saison. Les Lyonnais ont été beaucoup
plus réalistes que nous, c’est vrai.
Mais cela fait quelques années aussi
qu’ils ont pas mal de chance.
– En voulez-vous toujours à
M. Derrien de ne pas avoir sifflé
au moins un penalty en faveur
de Bordeaux ?
– On ne peut que lui en vouloir. Qui
ne lui en voudrait pas à lui et à ses
deux assistants ? Trois personnes
dans le stade n’ont pas vu la faute de
main de Cris en début de match et ce
sont les trois hommes en jaune. Mais
on ne peut rien y faire. Ce sont eux
qui ont le pouvoir de décision. Pour
moi, les trois fautes de main sont
flagrantes. La première peut changer
le cours du match. Si on avait transformé le penalty qui s’imposait, on
aurait pu compter deux buts
BORDEAUX. – « Vous
avez oublié de siffler
trois penalties ! »,
semble dire David
Jemmali, retenu par Rio
Mavuba, à Bruno
Derrien, l’arbitre de
Bordeaux-Lyon.
Le latéral bordelais a
du mal à comprendre
comment ce dernier
n’a pas vu la main
de Cris au début de
la rencontre.
(Photo Thierry David/
Sud Ouest/PQR)
d’avance (Smicer ayant ensuite
ouvert le score à la 7e minute). On
aurait alors été plus sereins face à
une équipe du calibre de Lyon.
« Aulas, il faut
qu’il se remette
un peu en question »
– Avez-vous le sentiment que
Lyon est une équipe protégée ?
– Complètement. Tout le monde
pense que Lyon est protégé, il n’y pas
que moi, et cela ne date pas d’hier.
On voit encore la réaction de JeanMichel Aulas, après le match, dans le
vestiaire, qui nous dit qu’il faut qu’on
arrête de pleurer et qu’on est à notre
place (*). Lui, même s’il mène 3 à 0,
et qu’on oublie de lui siffler un coup
franc à la 90e minute, il va ameuter
les journalistes. Il faut qu’il se
remette un peu en question et qu’il
analyse un peu mieux la situation.
– À ce sujet, les Bordelais ne
peuvent pas mettre leur demiéchec sur le seul dos de
l’arbitre. Vous avez aussi fait
preuve de beaucoup de maladresse sur le plan offensif ?
– Effectivement, nous avons péché
dans la finition. Nous n’avons pas
été capables d’inscrire ce deuxième
but qui nous aurait mis à l’abri. C’est
ce que l’on doit travailler, notre
efficacité devant le but. Mais je ne
suis pas inquiet. On a un très bon
bloc défensif, l’équipe est plus forte
que la saison dernière, et si on garde
cet état d’esprit et cette envie, tout
ira bien. »
ÉRIC CHAMPEL
(*) À l’issue du match, le président
lyonnais a notamment déclaré qu’il
« ne s’attendait pas à ce genre de
match de Bordeaux, qui a une image
de gentleman, mais dont l’attitude des
joueurs n’a pas été à la hauteur », et
estimé que l’arbitrage de M. Derrien
avait été « à sens unique » en faveur
des Bordelais. (Lire L’Équipe d’hier.)
RECTIFICATIF. – Une erreur
s’est glissée dans une déclaration de
Jean-Louis Triaud, hier, à l’issue du
match Bordeaux - Lyon (1-1). Ironiquement, il a comparé les membres
de l’International Board à des « vieillards séniles » et non à « des séniles
grabataires », comme écrit. – H. P.
LYON
3
lot mais il ne faut pas oublier Frau,
Pedretti et les autres qui ont joué avec la
CFA. Qui dit que ce ne seront pas eux qui
seront sur le terrain la prochaine fois ? »
Coupet :
« Psychologiquement,
c’est bon »
Chaque sortie médiatique, chaque discours rappelle l’existence d’une unité
olympienne. La volonté d’associer un
groupe dans les succès affleure derrière
tous les raisonnements des techniciens.
Ils connaissent la fragilité des plus ambitieux et leur goût très modéré des soirées en survêt’. Une chance : l’état
d’esprit actuel casse les envies d’indiscipline susceptibles d’égratigner ces
beaux idéaux.
« Et psychologiquement, c’est bon,
explique Grégory Coupet. On sait qu’on
peut s’appuyer sur un banc extraordinaire : c’est notre grande force. On a
tous le respect de ceux qui restent à la
maison. On se doit surtout d’être performants tous les week-ends vis-à-vis
d’eux. » Le gardien international, en
grande forme, colle sans effort à la ligne
de conduite locale. « On est conscients
que ceux qui se retrouvent sur le banc
sont tous internationaux, on est
conscients que ce n’est pas facile pour le
coach d’annoncer l’équipe, admet-il.
Alors il y a cette obligation pour ceux qui
sont sur le terrain de prouver qu’ils le
méritent. » Cinq victoires et deux nuls
en Championnat prouvent que le message passe bien pour l’instant. La belle
démonstration en Ligue des champions
contre le Real (3-0), mardi dernier, a
encore ajouté aux sourires de septembre. Lyon ressemble aujourd’hui aux
plus grands clubs européens, des clubs
où la vie comme remplaçant est souvent
plus facilement acceptée. Cette quasipremière en France peut ouvrir de nouvelles perspectives si tout fonctionne
bien. Mais il serait utile de conserver le
plus d’épreuves possibles sous peine
d’épuiser les patiences des moins utilisés. En attendant, Houllier n’a certainement pas à se plaindre de ce tropplein…
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HERVÉ PENOT
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
NICE
Gros coup dur pour Bisconti, qui a dû quitter le terrain en début de seconde mi-temps du match
Lille-Nice (4-0) suite à un choc avec Debuchy. Le milieu belge, trente-deux ans, souffre d’une
double fracture de la malléole externe de la cheville droite. Il sera opéré dans la journée à Liège par
le chirurgien du Standard, qui l’a déjà traité à deux reprises par le passé. Il sera indisponible trois
mois. Tous les autres Niçois ont participé au décrassage, y compris Vahirua, rétabli d’une lombalgie, et Scaramozzino, qui rejoindra Gillingham (D 3 anglaise) en ce début de semaine. – Ja. G.
BORDEAUX
Mavuba (léger coup sur un genou) a été ménagé. En convalescence après une déchirure à la
cuisse gauche, Henrique devrait reprendre la course cette semaine. – L. L.
NANTES
Signorino (coup au bas-ventre) n’est pas certain de jouer mercredi à Sochaux. Capoue (plaie
au niveau de la malléole du pied gauche), sorti à la demi-heure de jeu avec la réserve, a reçu
quatre points de suture. Il est en soins pour quinze jours. – Ph. C.
TOULOUSE
Mathieu, touché à l’adducteur droit samedi à Nantes (0-2), passera des examens aujourd’hui
pour déterminer la gravité de sa blessure, qui risque de le priver au moins de la rencontre
contre Marseille, mercredi. Bergougnoux devrait être titulaire. Ebondo, remis de son problème musculaire à une cuisse, postule à une place dans le groupe. – N. S.
GUINGAMP
Cadran assure l’intérim
Après l’éviction d’Yvon Pouliquen samedi, le président de
Guingamp (L 2), Noël Le Graët, a décidé, hier, de confier
provisoirement la responsabilité de l’équipe première à
Jacques Cadran, l’entraîneur de la réserve (leader du
groupe D de CFA), jusqu’au match du premier tour de la
Coupe de la Ligue contre Sète, prévu demain soir.
M. Le Graët a précisé qu’il déciderait aujourd’hui ou
demain de l’identité du prochain entraîneur du club.
Circulent notamment les noms de Gernot Rohr et
de Raynald Denoueix.
SÈTE : RÉUNION AUJOURD’HUI. – L’entraîneur de
Sète (L 2), Claude Calabuig, est resté placide après les
propos enflammés de son président Émile Anfosso (voir
L’Équipe d’hier), qui avait critiqué ses compétences en
matière de coaching après le match nul à Gueugnon
vendredi soir (3-3, 8e j.), le cinquième de la saison pour le
club héraultais (pour trois revers) : « J’ai une équipe en
progression, je suis persuadé à 90 % d’être sur la bonne
voie, et il faudrait pouvoir rester unis dans l’objectif du
maintien, qui me paraît très accessible. » Le président et
le staff technique ont convenu de s’expliquer aujourd’hui.
Dans l’apaisement ou le conflit ? – J. Ri.
LE MANS S’ASSOCIE AVEC SAO PAULO. – Le
président du Mans, Henri Legarda, annoncera aujourd’hui
un nouveau partenariat, non contractuel, avec le Sao
Paulo FC (D 1 brésilienne), à l’image de ce que le club
sarthois a déjà conclu avec Arsenal et la Juventus Turin
(prêts de La Vecchia et de Chiumento). « Ce n’est pas une
question d’argent, ni forcément de transferts de joueurs,
précise le dirigeant. Il s’agira davantage d’échanges
entre techniciens et de confrontations entre nos équipes
de jeunes. » – F. L. D.
M. LHERMITE REVIENT. – M. Lhermite n’était plus
désigné par la Direction nationale de l’arbitrage depuis la
rencontre Nice-Sochaux (1-2), le 13 août dernier. Après
plus d’un mois de pénitence, l’arbitre val-de-marnais va
retrouver les terrains. Il dirigera la rencontre de L 2 entre
Valenciennes et Brest, vendredi prochain. – R. R.
BASTIA : MATINGOU PROLONGE. – Le milieu
défensif international congolais de Bastia (L 2), Franck
Matingou, dont le contrat arrivait à expiration au mois
de juin 2006, s’est mis d’accord avec ses dirigeants pour
le prolonger d’une saison supplémentaire. – M. D. G.
L’EUROPE SOURIT AUX FILLES DE MONTPELLIER. –
L’équipe féminine du Montpellier Hérault disputera pour
la première fois de sa jeune histoire les quarts de finale
de la Coupe d’Europe (match aller le 8 octobre prochain ;
retour le 19), face à Bröndby (DAN). Les doubles
championnes de France en titre, entraînées cette saison
par Patrice Lair, ont terminé deuxièmes du mini-tournoi à
quatre équipes qui faisait office de deuxième tour, la
semaine passée à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault),
après deux succès (contre Saestum [HOL], 2-1, et
Neulengbach [AUT], 4-0) et un nul contre les
championnes d’Europe en titre, Potsdam (ALL), 0-0.
Rappelons qu’en foot féminin, c’est Toulouse, jusque-là,
qui est allé le plus loin au niveau européen
(demi-finaliste en 2002). – J. Ri.
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LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
PIERRE-ALAIN FRAU a frappé, samedi. C’était du côté de la plaine des jeux
de Gerland, devant 350 spectateurs. Son
but, le troisième de la rencontre contre
Gap (4-1), a suivi un premier de Benzema, autre pro (avec Pedretti et Ben Arfa,
notamment) laissé à la disposition de
l’équipe de CFA en ce week-end. Quasiment au même instant, à Bordeaux,
Gérard Houllier choisit un triple changement à l’heure de jeu : Wiltord, Fred et
Tiago, tous internationaux, renforcent
de leur présenceun onze lyonnais ballotté par Bordeaux (1-0). Malouda, Govou,
deux autres membres de la confrérie
bleue, et Clément, Espoir national,
cèdent alors leur strapontin. Deux
minutes plus tard, Wiltord claque une
belle reprise loin des doigts de Ramé et
égalise (1-1). L’OL poursuit son ascension programmée. Claudio Caçapa, le
capitaine, était pourtant laissé au repos,
tandis qu’Éric Abidal, autre titulaire
indiscutable, soigne toujours un retour
imminent.
Lyon a encore fait parler son banc. JeanMichel Aulas a pu aller au bout de sa
logique d’effectif : Gérard Houllier a
accepté cette idée-là, contrairement à
Paul Le Guen. Moins féru des bancs
extensibles et des inévitables problèmes
d’ego à gérer, le Breton avait même
expliqué à son président les méfaits
d’une équipe doublée.
En ce début de L 1, Houllier peut toutefois se réjouir de la puissance d’un OL
aux contours exceptionnels. Jamais ce
club n’avait connu tant de talents réunis
et rarement le Championnat français
n’avait enfanté une formation d’une
telle densité. « Ces trois changements
contre Bordeaux devaient servir d’électrochoc. Ça fait partie de la panoplie
d’un entraîneur, explique Patrice Bergues, l’entraîneur adjoint. C’est un pari
gagné grâce aux joueurs. C’est la preuve
que Lyon, c’est un groupe, pas une
équipe. C’est un groupe de vingt et un
joueurs, interchangeables. Ceux qui
étaient à Bordeaux ont bien fait le bou-
Bleu
Lyon s’est offert un effectif très riche et n’a pas à s’en plaindre.
Jaune
Rouge
Jaune
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Noir
Bleu
Noir
Le banc tient
ses promesses
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
« On a de grands talents »
FRÉDÉRIC HANTZ, l’entraîneur d’un promu manceau détonnant, se réjouit de la progression de ses joueurs.
Au Mans, tout baigne ! Au lendemaind’un nouveau succès sur
Sochaux (2-1), le quatrième de la saison, Frédéric Hantz a
convié sesjoueurs à la piscine afin de faciliter la récupération,à
base de balnéothérapie. L’entraîneur du MUC, déjà très heureux d’avoir été rejoint dans la Sarthe par sa femme et ses deux
jeunes fils, avait passé une courte nuit, d’abord consacrée à
visionnerle matchde la veille. Forcémentsatisfaitde la production de ses hommes et d’un classement prometteur (2e avant
les matches d’hier soir), l’entraîneur du promu savourait sereinement tout en se préparant à souffrir davantage dans les
semaines à venir.
LE MANS –
de notre envoyé spécial
« SAMEDI SOIR, VOUS DISIEZ
ne pas vous intéresser au classement. On est pourtant bien
obligé d’être admiratif…
– (Sourire.) Disons que, le lendemain, je regarde quand même où
l’on est. Mais c’est au mois d’avril
que je m’intéresse au classement. Je
suis davantage attentif aux points,
qui passent eux-mêmes après le jeu.
Le calcul est simple puisqu’on
possède quatorze points après sept
matches, soit le tiers de ce dont on
a besoin pour se maintenir. C’est une
moyenne exceptionnelle, et nous
avons un peu d’avance sur notre
tableau de marche.
– Parler de surprise n’est-il pas
sous-estimer le niveau de
votre équipe ?
– Bien sûr que c’est une surprise
d’être là quand tu es promu ! Mais,
par rapport à beaucoup d’autres,
nous avons un gros avantage qui va
bientôt disparaître : nous possédons
de nombreux automatismes. Nous
battons Sochaux grâce à cela,
notamment, puisque nous avons
débuté avec dix joueurs qui étaient
déjà au club la saison dernière. D’ici
un mois, nous n’aurons plus cette
avance.
« Surpris de ne pas
être mis davantage
en difficulté »
FRANCK LE DORZE
(*) Le Mans est monté avec 68 points
en 38 matches, mais Frédéric Hantz
fait uniquement référence à la période
où il fut entraîneur, soit 20 matches
et 43 points pris.
ESPANYOL BARCELONE - REAL MADRID : 1-0
LIVERPOOL - MANCHESTER UNITED : 0-0
Tous perdants
Pour la première fois depuis sept mois
en L 1, Lille a joué avec deux attaquants.
Et marqué quatre buts.
LILLE –
de notre envoyé spécial
DES APPLAUDISSEMENTS se
sont élevés, hier matin, dans la petite
salle de télévision du Domaine de
Luchin, le centre d’entraînement du
LOSC. Face aux images de Lille-Nice
(4-0), les joueurs saluèrent joyeusement le troisième but inscrit de la
tête en Championnat par le « petit »
Jean II Makoun. Grâce au ralenti, ils
virent mieux comment Milenko Acimovic avait effacé Sammy Traoré
pour marquer le deuxième but lillois.
« Il a réussi à couper la trajectoire du
défenseur, commentait Claude Puel.
On le fait à l’entraînement, alors
c’est bien de voir la réalisation de
cette action en match. On la préconise car, soit le défenseur laisse passer, soit il fait la faute et est expulsé. »
Il y eut également la puissante
frappe de Peter Odemwingie, auteur
de son troisième but en deux rencontres (après son doublé à Metz). La
conclusion du score revint à Daniel
Gygax, pas bien dans ses crampons
en Ligue des champions, à Benfica
(0-1), entré en fin de partie contre
l’OGCN, mais qui « n’a pas rechigné
à la tâche », souligne son entraîneur.
Car, pour ce dernier, que l’on joue dix
minutes ou une heure, un seul match
ou trois de rang, on doit « tout donner, y compris en CFA ».
Samedi, le LOSC a évolué, dès le
départ, avec deux attaquants : Peter
Odemwingie associé à l’international Espoir Nicolas Fauvergue (dont
c’était le premier match pro de la saison). Un petit événement, puisqu’il
faut remonter au 27 février pour
retrouver la trace du duo MoussilouOdemwingie, contre Rennes (0-0).
Puel a choisi cette formule pour
« contourner le gros bloc défensif »
des Niçois, mis à mal en tout début
de match, puis fragilisé peu avant
l’heure de jeu par la sortie de Roberto
Bisconti, souffrant d’une double
fracture de la cheville (55e), et
l’expulsion de Bill Tchato (59e).
« On a eu peu de temps pour travailler ce système à deux attaquants,
c’est une animation différente qui a
demandé beaucoup d’échanges
entre les joueurs avant le match,
pour ne pas faire les mêmes déplacements, témoignait l’entraîneur nor-
diste. C’était pas mal, avec des
joueurs de couloir (Acimovic à
gauche et Mathieu Debuchy à droite)
qui ont fait leur boulot offensif et
défensif. »
Comme face à Toulouse (0-0), Matt
Moussilou n’était même pas sur la
feuille de match. À Metz (2-0), son
apparition avait duré cinq minutes
seulement. À Lisbonne, il était cependant titulaire, et il devrait retrouver
son poste, mercredi, à Paris. Pourraitil, un jour, s’inscrire dans ce système à
deux attaquants, qui a bien fonctionné, si Puel venait à le renouveler ?
Quatre matches
sans encaisser un but
« Ça dépend de lui, répond son
entraîneur. Avec une pointe, on joue
vraiment pour lui, il n’a pas d’appels
à faire sur les côtés, il se disperse
moins. Mais Matt s’est un peu endormi. Il n’a pas le volume de jeu ni
l’agressivité de la saison dernière.
C’est un message que je lui ai adressé ces derniers temps en ne le mettant pas dans le groupe. S’il retrouve
ce qui faisait sa force la saison passée, s’il ne calcule pas et comprend
que celui qui donne reçoit, il jouera. »
Pendant ce temps-là, Odemwingie
s’est montré à son avantage. Qui
incarne mieux que lui le métissage
dans le football ? Né en Ouzbékistan, le Nigérian a reçu une formation
au CSKA Moscou, il joue pour le pays
de son père, et a rejoint le LOSC il y a
un an, en profitant du tremplin que
constitue la Belgique (il évoluait à La
Louvière). Il lui a fallu une année
pour s’acclimater à un niveau plus
relevé. « J’ai analysé mes erreurs,
progresser dans le placement. En
résumé, j’ai pris la mesure du Championnat français », dit-il.
La déception de Benfica n’a donc pas
empêché Lille de rebondir contre
Nice (avec sept nouveaux titulaires
pour apporter fraîcheur physique et
mentale). Il a intégré le haut du classement, sans concéder un seul but
lors des quatre dernières journées de
L 1 (avec sept défenseurs différents).
Il a trouvé l’équilibre. « On a acquis
un peu plus de certitudes, conclut
Puel, mais on ne peut pas affirmer
que nous sommes définitivement
lancés. »
JEAN-LUC GATELLIER
Le supposé sommet entre Liverpool et Manchester United a débouché sur un nul
sans saveur, qui fait surtout l’affaire du leader, Chelsea.
LIVERPOOL - MANCHESTER UNITED : 0-0
Troisième défaite en neuf jours pour les Madrilènes.
L’entraîneur, Luxemburgo, est déjà sous pression.
SAMEDI
ESPANYOL BARCELONE - REAL MADRID : 1-0 (0-0)
Temps doux. Pelouse correcte. 38 950 spectateurs. Arbitre : M. Rodriguez Santiago.
But : Jarque (68e). Avertissements. – Espanyol : David Garcia (49e), Costa (56e), Jonathan (79e) ; Real Madrid : Pablo Garcia (47e), Sergio Ramos (62e, 88e), Helguera (63e).
Expulsions. – Real Madrid : Sergio Ramos (88e), Baptista (90e+ 3).
ESPANYOL BARCELONE : Kameni – Armando Sa, Jarque, Lopo (cap.), David Garcia, Domi – Coro (Jonathan, 59e), Ito, Costa, De La Pena (Yague, 90e) – Luis Garcia
(Fredson, 80e). Entraîneur : M.A. Lotina.
REAL MADRID : Casillas – M. Salgado, Helguera, Sergio Ramos, Roberto Carlos – Beckham, Pablo Garcia (Guti, 58e) – Raul (cap.), Baptista – Robinho, Ronaldo.
Entraîneur : V. Luxemburgo.
BARCELONE –
De notre correspondant
MONTJUICH, MONTAGNE maudite. Il y a deux saisons, le Real y avait
perdu la Coupe d’Espagne contre
Saragosse (2-3 a.p.). L’an dernier, à la
même époque, l’équipe d’Antonio
Camacho s’était déjà inclinée face à
l’Espanyol Barcelone (0-1), après
avoir perdu son premier match européen contre Leverkusen (0-3). Hier,
cinq jours après sa défaite lyonnaise
sur le même score, une semaine
après son premier échec en Liga
contre le Celta Vigo à domicile (2-3),
le Real du Brésilien Vanderlei Luxemburgo a reçu une punition plus sévère
encore : 0-1 et deux expulsés ! Deux
de ses récentes recrues, Sergio
Ramos, le jeune défenseur central
averti deux fois (62e et 88e) et le Brésilien Baptista, auteur dans les arrêts
de jeu d’un tacle terrible sur Jonathan
(90e+ 3).
Le Real finit à neuf
L’an passé, Camacho avait démissionné de son poste une semaine après son
échec barcelonais. « Luxe », officiellement soutenu par ses dirigeants, jouera peut-être son poste lors des deux
prochains matches de Championnat,
mercredi face à l’Athletic Bilbao et le
week-end prochain contre Alaves, le
promu qui a tenu récemment en échec
le Barça (0-0).
Hier, le Real est tombé face à une
équipe de l’Espanyol, qui, sans être
géniale, a su rester ordonnée pendant
tout le match. Autrement dit, le Real de
Perez, celui des « Galactiques », est
devenu accessible à beaucoup
d’équipes, malgré le retour hier de
Ronaldo (suspendu face à l’OL). Celuici se procurait justement les deux premières occasions, bloquées par le brillant gardien camerounais Kameni (10e
et 31e). Un tir à ras du poteau signé
Raul (12e), une fusée de Roberto Carlos
qui frôlait le montant droit (19e) et une
dernière tête piquée de Ronaldo dans
le petit filet (39e) : le Real Madrid manquait le coche en première période
mais également à la reprise. Robinho,
son transfert vedette cette saison, servi par une talonnade de Ronaldo,
voyait son tir puissant frapper la
lucarne puis ressortir (51e).
Et le tournant du match intervenait
dix-sept minutes plus tard. Sur un coup
franc de De La Pena, Jarque reprenait
de la tête et trompait Casillas (68e). Sur
le coup, l’arbitre avait sifflé un penalty
avant de laisser l’avantage et de valider le but. Les Madrilènes protestaient
et sortaient du match au figuré, puis au
propre concernant Sergio Ramos et
Baptista. À la 87e, De La Pena manquait d’aggraver la marque en écrasant son tir sur la transversale (87e). La
seule bonne nouvelle de la soirée sera
venue de… Madrid, où le rival, l’Atletico, a fait chuter le FC Barcelone (1-2).
« La situation est récupérable et j’en ai
connu des pires que j’ai toujours surmontées. Il faut accepter la critique,
mais nous devons faire face, moi le
premier », concédait hier Luxemburgo. Il sera très attendu mercredi au
Santiago Bernabeu.
FRÉDÉRIC TRAÏNI
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 21 septembre : Villarreal - Celta Vigo, FC
Séville - Cadix, Saragosse-Osasuna,La Corogne - Betis Séville, FC Barcelone - Valence CF,
Real Sociedad - Atl. Madrid, Getafe-Majorque, Malaga-Alavés, Santander - Esp. Barcelone ; jeudi 22 septembre : Real Madrid - Athl. Bilbao.
PAGE 8
VALENCE CF
2-2
Villa (51e s.p.)
Miguel (80e)
LA COROGNE
Tristan (24e)
Sergio (83e)
MAJORQUE
5-2
Yordi (5e)
Arango (58e, 59e, 86e)
Choutos (90e+ 2)
REAL SOCIEDAD
Novo (20e)
Prieto (45e)
LIVERPOOL –
HIER
CADIX
1-1
Olli (45e+ 1)
CELTA VIGO
de notre envoyé spécial
VILLARREAL
José Mari (38e)
0-1
SANTANDER
Casquero (60e)
ATHL. BILBAO
1-2
Lacruz (90e)
ALAVÉS
OSASUNA
MALAGA
Edgar (86e)
Hidalgo (90e+ 3)
3-4
Nené (6e s.p., 13e,
66e s.p.)
GETAFE
Belenguer (8e)
Riki (26e, 38e)
Pernia (50e)
1-0
FC SÉVILLE
BETIS SÉVILLE
0-0
SARAGOSSE
ESP. BARCELONE
1-0
REAL MADRID
David Lopez (63e)
Jarque (68e)
ATL. MADRID
Fernando Torres (18e)
Kezman (46e)
2-1
Temps doux. Pelouseen trèsbon état.44 917 spectateurs.Arbitre: M. Styles. Avertissements. – Liverpool : Carragher (61e, tacle à retardement sur A. Smith), D. Traoré
(90e + 3, tacle dangereux sur Ronaldo). Manchester United : Scholes(16e, jeu dangereux sur Xabi Alonso), R. Keane (69e, tacle par-derrière sur Finnan).
LIVERPOOL : Reina – Finnan, Carragher, Hyypiä, Warnock (D. Traoré, 84e) – Sinama-Pongolle(Sissoko,71e), Gerrard(cap),XabiAlonso,Riise – LuisGarcia– Crouch
(D. Cissé, 79e). Entraîneur : R. Benitez.
MANCHESTER UNITED : Van der Sar – O’Shea, Ferdinand, Silvestre, Richardson
–CristianoRonaldo(Park, 90e + 3),Keane(cap)(Giggs, 89e), Scholes,A. Smith– Rooney (Fletcher, 89e), Van Nistelrooy. Entraîneur : A. Ferguson.
FC BARCELONE
Eto'o (6e)
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. Getafe ................ 7 3 2 1 0 7 4 +3
2. La Corogne ....... 7 3 2 1 0 4 2 +2
3. Celta Vigo ......... 6 3 2 0 1 5 3 +2
4. Osasuna ............ 6 3 2 0 1 3 2 +1
5. Esp. Barcelone . 6 3 2 0 1 3 3 0
6. Valence CF ....... 5 3 1 2 0 5 4 +1
7. Atl. Madrid ....... 4 3 1 1 1 2 2 0
8. Athl. Bilbao ....... 4 3 1 1 1 5 3 +2
9. Cadix ................. 4 3 1 1 1 3 3 0
10. FC Séville ......... 4 3 1 1 1 2 2 0
11. Betis Séville ...... 4 3 1 1 1 1 1 0
12. FC Barcelone . 4 3 1 1 1 3 2 +1
13. Majorque ........ 3 3 1 0 2 5 5 0
14. Saragosse ....... 3 3 0 3 0 2 2 0
15. Real Madrid ... 3 3 1 0 2 4 5 -1
16. Santander ....... 3 3 1 0 2 1 2 -1
17. Malaga ............ 3 3 1 0 2 3 5 -2
18. Real Sociedad . 3 3 1 0 2 4 9 -5
19. Villarreal ............ 2 3 0 2 1 3 4 -1
20. Alavés ................ 1 3 0 1 2 4 6 -2
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts
particulière.
BUTEURS. – 1. Nené (Alavés) ; Eto’o
(FC Barcelone) ; Riki (Getafe) ; Arango
(Majorque), 3 buts ; 5. Ronaldo (Real
Madrid) ; Barkero (Real Sociedad) ; Romeo
(Osasuna) ; Villa (Valence CF), 2 buts.
QU’ON SE RASSURE : notre Ligue 1
n’a pas l’exclusivité de l’ennui. En
Premier League, il est possible de
mettre face à face le champion
d’Europe (Liverpool) et l’un des clubs
les plus riches de la planète (Manchester United), d’avoir sur le terrain
des Gerrard, Van Nistelrooy et Rooney, et de bâiller pendant quatrevingt-dix minutes.
Hier, le spectacle fut essentiellement
confiné aux tribunes, où Anfield se
gaussait de son voisin, avec des
« USA, USA » ou « You’re not
english anymore » (vous n’êtes plus
anglais), allusion à la prise de
contrôle du milliardaire américain
Malcolm Glazer. Sur la pelouse, les
tacles sifflaient et la présence surprise de Roy Keane – annoncé forfait
pour trois semaines, en raison d’une
déchirure à la cuisse – n’arrangeait
rien. Après avoir essuyé ses crampons sur le visage de Sinama-Pongolle, le capitaine de MU était averti
pour un tacle très dur par-derrière sur
Finnan, son coéquipier en sélection
irlandaise (69e).
Il joua finalement l’arroseur arrosé :
les crampons de Luis Garcia s’écrasèrent sur son pied gauche. Keane est
out pour au moins deux mois avec
une fracture d’un métatarse.
La frustration de Cissé
Il était plus facile de recenser les fautes
que les occasions de but. L’approche
ultradéfensive des Reds laissait dubitatif. Manchester jouait alors sensiblement mieux, mais sans étincelle. Van
Nistelrooy trouva enfin un espace sur
un décalage de Ferdinand, mais son
lob retomba sur le haut du filet (44e).
Liverpool haussa le rythme après la
pause. Gerrard montra la voie, de la
tête (54e), puis de vingt mètres (67e),
avant de démarquer Luis Garcia (70e et
83e), lequel ne cadra pas ses frappes.
« Cissé, Cissé », réclamait Anfield qui
n’eut satisfaction qu’à la 79e minute.
Comme à Séville (2-1) mardi, Rafael
Benitez n’avait titularisé qu’un Français, Sinama-Pongolle et, dans son
système à une seule pointe, il avait
sacrifié l’ancien Auxerrois. Cissé ron-
geait sa frustration sur le banc. Mais
qu’aurait-il pu changer dans un match
à ce point fermé ?
C’est le troisième 0-0 de Liverpool en
quatre matches. Les Reds n’ont marqué qu’un but et sont à 12 points (avec
deux matches de retard) de Chelsea. Le
seul vrai vainqueur du week-end
compte également sept points
d’avance (et un match) sur MU. « L’an
passé, avant d’éliminer la Juventus et
Chelsea de la Ligue des champions,
puis de battre l’AC Milan en finale, on
avait aussi entamé la saison très doucement », avançait Gerrard, le capitaine de Liverpool. On se rassure
comme on peut.
JEAN-MICHEL ROUET
SAMEDI
CHARLTON
CHELSEA
0-2
Crespo (55e)
Robben (60e)
FULHAM
WEST HAM
1-2
Boa Morte (66e)
Harewood (46e)
Warner (52e c.s.c.)
PORTSMOUTH
BIRMINGHAM
1-1
Lua-Lua (4e)
Jarosik (6e)
SUNDERLAND
WEST BROMWICH
1-1
Breen (7e)
Gera (90e)
ASTON
TOTTENHAM
1-1
Milner (4e)
Rob. Keane (78e)
HIER
LIVERPOOL
0-0
BLACKBURN
0-3
MANCHESTER U.
NEWCASTLE
Shearer (62e)
Owen (66e)
N’Zogbia (86e)
WIGAN
1-1
H. Camara (68e)
MANCHESTER C.
MIDDLESBROUGH
17.
18.
19.
20.
YakubuAyegbeni (14e)
BOLTON
0-1
Speed (90e + 4 s.p.)
AUJOURD’HUI
ARSENAL
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Chelsea ............ 18 6 6 0 0 12 0 +12
Charlton ........... 12 5 4 0 1 8 3 +5
Manchester U. 11 5 3 2 0 6 1 +5
Bolton ............... 11 6 3 2 1 7 4 +3
Manchester C. . 11 6 3 2 1 7 5 +2
West Ham ....... 10 5 3 1 1 10 4 +6
Tottenham ....... 9 6 2 3 1 5 3 +2
Middlesbrough 8 6 2 2 2 6 7 -1
Wigan ............... 7 5 2 1 2 4 4 0
Arsenal ............. 6 4 2 0 2 7 4 +3
Liverpool .......... 6 4 1 3 0 1 0 +1
Aston Villa ....... 6 6 1 3 2 5 9 -4
Portsmouth ...... 5 6 1 2 3 5 8 -3
Newcastle ........ 5 6 1 2 3 4 7 -3
Birmingham .... 5 6 1 2 3 5 9 -4
Fulham ............. 5 6 1 2 3 5 9 -4
West Bromwich .... 5 6 1 2 3 6 11 -5
Blackburn ...... 5 6 1 2 3 3 8 -5
Everton ........... 3 4 1 0 3 1 4 -3
Sunderland .... 1 6 0 1 5 3 10 -7
EVERTON
(21 heures, TPS Star)
ARSENAL - EVERTON
AUJOURD’HUI, 20 HEURES
(21 HEURES, HEURE FRANÇAISE),
À LONDRES, HIGHBURY (TPS Star)
ARSENAL : Lehmann – Lauren, S. Campbell, K. Touré ou Senderos, As. Cole –
Ljungberg, Fabregas, Gilberto Silva,
Pires – Bergkamp, Reyes. Entraîneur :
A. Wenger.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
24 septembre : Birmingham-Liverpool,
Chelsea - Aston Villa, Everton-Wigan,
Manchester U. - Blackburn, Newcastle Manchester C., West Bromwich - Charlton, West Ham - Arsenal, Bolton-Portsmouth ; dimanche 25 septembre :
Middlesbrough - Sunderland ; lundi
26 septembre : Tottenham - Fulham.
MATCHES EN RETARD. – Mercredi
14 décembre : Everton – West Ham
(3e journée), Manchester U. - Wigan
(3e journée). Restent à fixer : Charlton Liverpool (3e journée) et Liverpool - Arsenal (4e journée).
BUTEURS. – 1. D. Bent (Charlton), 5 buts ; 2. Van Nistelrooy (Manchester U.) ; Horsfield
(West Bromwich) ; Harewood (West Ham), 4 buts ; 5. Henry (Arsenal) ; Drogba (Chelsea) ;
McBride (Fulham), 3 buts ; 8. P. Cygan (Arsenal) ; Heskey, Jarosik (Birmingham) ; Crespo,
Lampard (Chelsea) ; Barton, An. Cole (Manchester C.) ; Rooney (Manchester U.) ; Yakubu
Ayegbeni, Viduka (Middlesbrough) ; N’Zogbia (Newcastle) ; Lua-Lua (Portsmouth) ;
Defoe (Tottenham) ; Sheringham (West Ham), 2 buts.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ANGLETERRE (6e journée)
Bleu
Rouge
Lille
est d’attaque Le Real
n’y arrive pas
ESPAGNE (3e journée)
Licencié du PSG pour faute grave
en février dernier par « son ami »
Francis Graille, Vahid Halilhodzic, très
discret depuis, revient faire parler de
lui aux prud’hommes de
Saint-Germain-en-Laye, ce matin à
9 heures. Dans son dossier, le PSG a
énoncé les reproches à l’encontre de
son ancien entraîneur : de « l’échec
de sa politique sportive » à « ses
déclarations dans la presse ». Vahid
Halilhodzic conteste et demande près
de 8 millions d’euros pour rupture
abusive du contrat. Son avocat, Me
Jean-Jacques Bertrand, va appuyer
une partie de sa défense sur le fait
que le nom du successeur de son
client, Laurent Fournier, avait été
officialisé avant que soit engagée la
procédure de licenciement. – M. Ch.
MALDINI REJOINT ZOFF. – Hier,
Paolo Maldini a disputé contre la
Sampdoria (1-2), à Gênes, son
570e match de Serie A. Le défenseur
de l’AC Milan, titulaire, a joué toute
la partie et égalé le record de
présences en Première Division
italienne de Dino Zoff, l’ancien
gardien de la Juventus. – Y. Ri.
ZEBINA ENCORE BLESSÉ. –
Le défenseur latéral de la Juventus
Turin, Jonathan Zebina, titulaire hier
contre Ascoli (2-1), a été contraint
de sortir dès la 4e minute, victime
d’un coup au genou gauche. Selon
le service médical de la Juve, la
blessure ne serait toutefois pas
sérieuse. Zebina faisait, hier, son
retour après trois semaines
d’absence. Lilian Thuram, touché à
la cuisse droite, était, lui, encore
absent. – Y. Ri.
PREMIER BUT D’OWEN POUR
NEWCASTLE. – Michael Owen
a inscrit son premier but pour
Newcastle, victorieux hier à
Blackburn (3-0). Owen, Ballon d’Or
France Football 2001, a marqué
d’une tête piquée sur un centre du
jeune Français Charles N’Zogbia
(66e), auteur du troisième but.
MARC ROGER FEINTE LE JUGE. –
Convoqué par le juge Marc Tappolet
lundi dernier, Marc Roger ne s’est
pas présenté, a indiqué hier
le Journal du dimanche. L’ancien
patron du Servette Genève, déclaré
en faillite en début d’année, avait
été mis en examen pour « gestion
fautive, banqueroute frauduleuse et
escroquerie ». Incarcéré, il avait été
libéré sous caution en juin. Son
avocat, Me Alain Marti, a déclaré
que son client « avait peur de
revenir en Suisse ». – M. Ch.
FIFPRO : PIAT CANDIDAT. –
La FIFPRO, le syndicat international
des footballeurs professionnels, va
élire un nouveau président lors de
son congrès annuel, aujourd’hui et
demain à Londres. À la tête du
syndicat depuis 1992, l’Anglais
Gordon Taylor quitte son poste et
deux candidats sont en lice : le
président de l’Union nationale des
footballeurs professionnels français
(UNFP), Philippe Piat, et le président
du syndicat des joueurs espagnols
(AFE), Gerardo Movilla. Le Français
partira favori.
Jaune
Bleu
Jaune
LE MANS. –
Tulio De Melo,
quatre buts en
sept journées,
s’envole
au-dessus du
défenseur
sochalien Joao
Miranda.
Si les Manceaux
réalisent un
excellent début
de saison pour
leur retour en L 1,
ils le doivent
aussi, selon
Frédéric Hantz,
leur entraîneur, à
leurs qualités
individuelles.
(Photo
Jean-Marc Pochat)
Halilhodzic
aux prud’hommes
Noir
Noir
– Le classement du Mans
risque, en tout cas, d’accréditer de nouveau la thèse d’un
Championnat médiocre…
– C’est méchant pour nous !
Le Championnat n’a simplement
pas encore atteint sa plénitude.
À partir de la 12e journée, les choses
vont s’emballer, et une hiérarchie
s’installera.
– Le MUC pourra-t-il alors se
maintenir en haut ?
– On parviendra encore à surprendre si on continue à progresser.
Offensivement, nous devons mieux
gérer notre possession du ballon,
varier nos coups dans la largeur et
dans la profondeur. Et, défensivement, nous avons encore le flux et le
reflux à travailler, davantage avancer sur le second temps.
– Vous avez néanmoins progressé très rapidement après
votre initiale et unique défaite
contre Lyon (1-2)…
– J’avais prévenu que ce serait un
match référence, quel que soit le
résultat. On a beaucoup appris
contre Lyon, notamment dans la
notion de bloc, la capacité à être
toujours dans le présent et concentrés. Les joueurs ont retenu la leçon.
Ils apprennent vite. Et je suis aussi
surpris de ne pas être mis davantage
en difficulté par nos adversaires.
– Et, à vous voir jouer, vous
semblez presque plus à l’aise
en L 1 qu’en L 2, au moins tout
aussi efficaces.
– Mais notre moyenne de points
n’est pas meilleure qu’en L 2 (*) : on
ne peut donc pas dire que c’est plus
facile. (Rires.) Tout le mérite en
revient aux joueurs. Ils se sont mis
au niveau de la L 1, qui constitue toujours une quête du mieux. Ils ont pris
conscience de tout l’investissement
qu’il fallait avoir dans la préparation
et l’état d’esprit. Le plus important
n’est pas ce qu’ils font à l’entraînement, mais en dehors. C’est l’entraînement invisible : le sommeil,
l’alimentation… Mais je crois
surtout qu’il y a de grands talents au
Mans, et les gens vont rapidement
s’en rendre compte.
– Vous concernant, n’est-il pas
aussi satisfaisant de n’être plus
considéré uniquement comme
un entraîneur atypique, aux
méthodes décalées ?
– Je veux conserver ce côté jovial. Je
rappelle d’ailleurs la devise du club :
“Humilité, ambition, convivialité.”
Mais, à côté de cela, on bosse bien,
et il y a de la cohérence dans tout ce
que l’on fait. Dès le mardi, avec
l’ensemble du staff, on est déjà dans
le match suivant en effectuant un
gros travail. J’analyse ainsi beaucoup le jeu de l’adversaire. Et, s’il n’y
a pas de révolution chaque fois, il n’y
a jamais non plus de copier-coller
d’un match à l’autre, surtout quand
ça marche bien. C’est une remise en
question permanente.
– Vo u s a ll ez mai n te n a nt
enchaîner des déplacements
à Nice et Saint-Etienne, entrecoupés des réceptions du ParisSG et de Lille. Ne craignez-vous
pas de rentrer dans le rang ?
– Je préfère ne pas en parler. Pas par
superstition, mais pourquoi vouloir
se faire du mal ? On est déjà suffisamment maso quand on est entraîneur… On ne se pose donc pas la
question, et notre discours positif
du moment contient naturellement
des mises en garde. Car, pour nous,
toutes les équipes sont costaudes,
et chaque match est un nouveau
challenge. »
PARIS-SG
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
ÉQUITATION
ALLEMAGNE (5e journée)
ITALIE (3e journée)
SAMEDI
BAYERN MUNICH
HANOVRE
1-0
e
Demichelis (10 )
FC COLOGNE
M'GLADBACH
2-1
Podolski (12e)
Schlicke (30e)
Neuville (81e s.p.)
HAMBOURG
1-1 EINTR. FRANCFORT
Cha (90e)
Van Buyten (85e)
WOLFSBURG
Klimowicz
NUREMBERG
1-1
(16e)
Schroth
WERDER BRÊME
(88e)
BOR. DORTMUND
3-2
Klose (37e)
Klasnic (54e)
Micoud (78e)
Smolarek (8e, 69e)
MAYENCE
VfB STUTTGART
1-2
Noveski (77e)
Tomasson (76e)
Gomez (87e)
BIELEFELD
0-0
KAISERSLAUTERN
HIER
DUISBURG
LEVERKUSEN
1-3
Lavric (31e)
Juan (37e)
Berbatov (41e)
Athirson (89e)
SCHALKE 04
HERTHA BERLIN
0-0
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
15.
16.
17.
18.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Bayern Munich . 15 5 5 0 0 14 3 +11
Werder Brême . 13 5 4 1 0 16 6 +10
Hambourg ......... 11 5 3 2 0 10 3 +7
Schalke 04 ....... 9 5 2 3 0 6 4 +2
FC Cologne ....... 9 5 3 0 2 9 8 +1
Hertha Berlin .... 8 5 2 2 1 7 5 +2
Leverskusen ..... 7 5 2 1 2 11 10 +1
Kaiserslautern .. 7 5 2 1 2 10 12 -2
Hanovre .......... 6 5 1 3 1 6 5 +1
VfB Stuttgart 6 5 1 3 1 7 7 0
Wolfsburg ...... 6 5 1 3 1 6 8 -2
Borussia Dortmund . 5 5 1 2 2 8 9 -1
Bielefeld ......... 5 5 1 2 2 5 8 -3
M'Gladbach ... 5 5 1 2 2 5 8 -3
Eintracht Francfort 4 5 1 1 3 3 9 -6
Duisburg ........ 2 5 0 2 3 7 12 -5
Nuremberg .... 2 5 0 2 3 3 8 -5
Mayence ........ 0 5 0 0 5 2 10 -8
PROCHAINE JOURNÉE. – Demain :
M’Gladbach-Werder Brême ; Borussia
Dortmund-Bielefeld ; Eintracht FrancfortBayern Munich ; Hanovre-Wolfsburg.
Mercredi 21 septembre : LeverkusenFC Cologne ; Hertha Berlin-Duisburg ;
Kaiserslautern-Mayence ; NurembergSchalke 04 ; VfB Stuttgart-Hambourg.
e
LIGUE 2 (8 journée)
SAMEDI
1-0
EMPOLI
e
Corradi (17 )
INTER MILAN
LECCE
3-0
Martins (25e)
Stankovic (29e)
Cruz (84e)
HIER
JUVENTUS TURIN
ASCOLI
2-1
Del Piero (14e s.p.,
39e)
LAZIO ROME
Cariello (32e)
TRÉVISE
3-1
(20e)
T. Rocchi
Pandev (26e)
Oddo (87e s.p.)
CAGLIARI
Pinga
Donati (30e)
Muntari (28e)
Iaquinta (90e + 1 s.p.)
1-3
Cozza (11e)
SAMPDORIA
UDINESE
4-2
Fiore (39e)
Toni (43e, 89e)
Donadei (79e)
REGGINA
CHIEVO VÉRONE
Franceschini (19e, 64e)
Mandelli (77e)
VENDREDI
GUINGAMP
2-1
Boulebda (33e, 90e)
BASTIA
Watier (81e)
CLERMONT
4-0
Jau (13e)
André (14e, 66e)
Née (76e)
DIJON
0-0
LORIENT
CHÂTEAUROUX
1-1
VALENCIENNES
Burle (61e c.s.c.)
Savidan (38e)
LE HAVRE
LAVAL
4-0
e
e
K. Traoré (5 , 55 )
Lesage (35e)
Gauvin (46e)
BREST
AMIENS
0-1
Dia (24e)
GRENOBLE
0-0
GUEUGNON
3-3
Niflore (41e)
Marty (85e)
Correia (90e + 3)
MONTPELLIER
ISTRES
SÈTE
Raynier (9e)
Kharbouchi (38e, 58e)
0-0
REIMS
AUJOURD'HUI
20 H 30
CAEN
SEDAN
(Eurosport)
1. Créteil
2. Bastia
3. Lorient
4. Sedan
5. Valenciennes
6. Châteauroux
7. Le Havre
8. Amiens
9. Istres
10. Gueugnon
11. Grenoble
12. Brest
13. Guingamp
14. Reims
15. Montpellier
16. Clermont
17. Dijon
18. Laval
19. Caen
20. Sète
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
18 8 5 3 0 16
17 8 5 2 1 15
15 8 4 3 1 12
14 7 4 2 1 9
13 8 4 1 3 9
12 8 3 3 2 9
11 8 3 2 3 13
11 8 3 2 3 10
11 8 2 5 1 7
11 8 2 5 1 7
11 8 3 2 3 5
10 8 2 4 2 7
8 8 1 5 2 5
8 8 2 2 4 4
8 8 2 2 4 8
8 8 2 2 4 3
7 8 1 4 3 5
6 8 2 0 6 6
5 7 1 2 4 6
5 8 0 5 3 7
c.
—
5
6
6
6
9
7
11
8
6
7
8
8
6
6
12
12
7
13
9
11
Diff.
—
+11
+9
+6
+3
0
+2
+2
+2
+1
0
-3
-1
-1
-2
-4
-9
-2
-7
-3
-4
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
23 septembre, 20 h 30 : Guingamp Bastia (Eurosport), Amiens - Créteil, Clermont - Le Havre, Laval - Châteauroux,
Lorient - Grenoble, Reims - Dijon ;
dimanche 25 septembre, 19 heures :
Istres - Caen, Sedan - Gueugnon, Valenciennes - Brest ; lundi 26 septembre,
20 h 30 : Sète - Montpellier (Eurosport).
CAEN - SEDAN
Gilardino (18e)
PALERME
1-2
Terlizzi (20e)
Makinwa (56e)
AS ROME
0-0
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
- - - - - - - 1. Juventus Turin . 9 3 3 0 0 7 1 +6
2. Fiorentina ......... 7 3 2 1 0 8 5 +3
3. Lazio Rome ...... 7 3 2 1 0 5 2 +3
4. Palerme ............ 7 3 2 1 0 6 4 +2
5. Livourne ............ 7 3 2 1 0 3 1 +2
6. Inter Milan ....... 6 3 2 0 1 8 3 +5
7. Chievo ............... 6 3 2 0 1 4 2 +2
8. Sampdoria ........ 6 3 2 0 1 6 5 +1
9. Udinese ............. 6 3 2 0 1 4 4 0
10. AS Rome ........... 4 3 1 1 1 3 1 +2
11. AC Milan ........... 4 3 1 1 1 5 4 +1
12. Parme ................ 4 3 1 1 1 2 2 0
13. Sienne ............... 3 3 1 0 2 4 6 -2
14. Cagliari .............. 2 3 0 2 1 3 4 -1
Messine ............. 2 3 0 2 1 3 4 -1
16. Ascoli ................. 2 3 0 2 1 2 3 -1
17. Lecce ................. 1 3 0 1 2 1 5 -4
18. Reggina ............. 0 3 0 0 3 3 9 -6
19. Trévise ............... 0 3 0 0 3 1 7 -6
20. Empoli ............... 0 3 0 0 3 0 6 -6
BUTEURS. – 1. Toni (Fiorentina),
4 buts ; 2. Adriano, Cruz (Inter Milan) ;
Trezeguet (Juventus Turin) ; Terlizzi
(Palerme) ; Muntari (Udinese), 3 buts...
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
21 septembre : Ascoli-Sienne, Chievo
Vérone - Inter Milan, Empoli-Cagliari,
Lecce-Fiorentina, Messine-Livourne,
Milan AC - Lazio Rome, Palerme-Reggina,
AS Rome - Parme, Trévise-Sampdoria,
Udinese - Juventus Turin.
Beveren - FC Bruges ............................ 0-1
Roulers-Westerlo ............................... 0-2
GB Anvers- La Louvière ...................... 1-1
Genk-Waregem ................................. 3-1
Classement : 1. Standard Liège, 15 pts ;
2. Anderlecht, 14 ; 3. FC Bruges, 14 ;
4. Westerlo, 13 ; 5. Charleroi, 10 ;
6. Waregem, 10 ; 7. La Gantoise, 10 ;
8. Lokeren, 10 ; 9. Roulers, 7 ; 10. Genk,
7 ; 11. Beveren, 6 ; 12. FC Brussels, 6 ; 13.
Saint-Trond, 6 ; 14. Lierse, 5 ; 15.
GB Anvers, 4 ; 16. La Louvière, 4 ;
17. Mouscron, 3 ; 18. Cercle Bruges, 1.
PAYS-BAS (5e journée)
VENDREDI
ADO La Haye - Twente........................ 0-0
SAMEDI
Roosendaal - Sparta Rotterdam ........ 1-1
HéraclèsAlmelo - Waalwijk ............... 0-2
NEC Nimègue - NAC Breda ................ 1-1
HIER
AZAlkmaar - Ajax Amsterdam .......... 4-2
Utrecht - VitesseArnhem .................. 1-0
Feyenoord - Heerenveen .................... 5-1
Groningue - PSV Eindhoven .............. 1-0
RodaJC - Willem II .............................. 0-2
Classement : 1. AZ Alkmaar, 15 pts ;
2. Feyenoord, 15 ; 3. Waalwijk, 15 ; 4. PSV
Eindhoven, 10 ; 5. Héraclès Amelo, 10 ;
6. NAC Breda, 7 ; 7. Sparta Rotterdam, 7 ;
8. Ajax Amsterdam, 6 ; 9. Groningue, 6 ;
10. NEC Nimègue, 5 ; 11. Willem II, 4 ;
12. Twente, 4 ; 13. ADO La Haye, 4 ;
Utrecht, 4 ; 15. Heerenveen, 4 ;
16. Vitesse Arnhem, 4 ; 17. Roda JC, 3 ;
18. RBC Roosendaal, 2.
l’Étape : Destres (28 ) ; GFCO Ajaccio :
Santunione (83e). Expulsion. – GFCO
Ajaccio : Saladini (35e).
RAON-L’ÉTAPE : Lambay – S. Fall, Kébé,
Billoir – Sekour (Marcilly, 78e), Élie, Guerriero, Toraman, Violant (Michon, 87e) –
Destres (H. Benkajjane, 36e), Bottelin.
Entraîneur : F. Touileb et A. Poirot.
GFCO AJACCIO : Lombard – Ahou, Jaureguiberry, Santunione (Griscelli, 86e),
Saladini – Cavaglia, Colinet, Lux (Pasqualini, 71e), Beneforti – Ojong, Sidibé (Taulemesse, 71e). Entraîneur : B. Gentili.
CROIX DE SAVOIE LOUHANS-CUISEAUX : 1-2 (1-0)
850 spectateurs. Arbitre : M. Beaujeaud.
Buts. – CROIX DE SAVOIE : Peslier
(35es.p.) ; LOUHANS-CUISEAUX : Chavériat (74e), Prasitharath (90e). Avertissements. – Croix de Savoie : Bochu (52e) ;
Louhans-Cuiseaux : Chavériat (16e ),
Romao (44e), Bocandé (87e).
CROIX DE SAVOIE : Kokkinis – Leblanc,
Adam, Bassinat, Chalier – De La Loma,
Bochu, Gosselin (Chapdaniel, 60e), Camacho (Guimaraes, 77e) – Peslier (Chevalme,
86e), Ouattara. Entraîneur : P. Dupraz.
LOUHANS-CUISEAUX : Coffy – Gharibian, Mairet (Prasitharath, 73e), Cherfa,
Roux – Licata, Bocandé (Genot, 90e),
Romao, Bessat – Chavériat, Diallo (Guillou, 79e). Entraîneur : D. Garzitto.
MOULINS - ENTENTE SSG : 1-1
(0-1)
1 404 spectateurs. Arbitre : M. Husset.
Buts. – MOULINS : Sola (57e) ; ENTENTE
SSG : Aristouy (11e). Avertissements. –
Moulins : Moreno (60e), Sola (82e) ; Sannois-Saint-Gratien: Ciechelski (37e), Alo’o
Efoulou (59e).
MOULINS : Levet – F. Cohade (Bouaka,
46e), Maronne, Matsimona, Diompy –
Bouby, Sola, Cortambert, Guénot (Sagna,
52e) – Moreno, Perbet. Entraîneur :
A. Tihy.
ENTENTE SSG : Maté – Raboteur, Ciechelski, Behary, Carlier – Stephan, Mahamat, Gragnic, Planus (Quintin, 68e) –
Alo’o-Efoulou, Aristouy (Lempereur, 69e).
Entraîneur : D. Caignard.
TOULON - CHERBOURG : 1-1 (1-0)
6 200 spectateurs. Arbitre : M. Desiage.
Buts. – TOULON : Bilici (1re) ; CHERBOURG : Boche (85e). Avertissements. –
Toulon : Soulas (82e) ; Cherbourg :
Medard (18e). Expulsion. – Cherbourg :
Medard (33e).
TOULON : Pansier – M. Fall, Poggi (Monny-Bille, 69 e ), Zemzemi, Soulas –
Lemoigne, Mayuma, Le Pivert (Andreani,
61e), Arroub (Noto, 87e) – Mara, Bilici.
Entraîneur : J.-L. Garcia.
CHERBOURG : Deneuve – Perrigault,
Médard, Boche, Herauville – Tanguy,
Lopez, Binet (A. Ouattara, 82e), Carlos
Miranda – Dafiutua (Haguy, 46e), Moukouri (Gambillon, 88e). Entraîneur :
H. Renard.
ANGERS - NÎMES : 0-0
2 376 spectateurs. Arbitre : M. Auroux.
Avertissements. – Angers : Garny (57e) ;
Nîmes : Videira (79 e ). Expulsions.
– Nîmes : Oliveras (82e), Videira (88e).
ANGERS : Cappone – Kipré, Stassin, Sonnerat, Djellabi – Garny, Assous, Obbadi,
Vendenheim-Montpellier a été reporté.
Classement : 1. Juvisy, 12 points ;
2. Lyon, 10 ; 3. Toulouse, 9 ; 4. CNFE
Clairefontaine, 9 ; 5. Soyaux, 7 ; 6. Compiègne, 7 ; 7. Paris-SG, 6 ; 8. Hénin-Beaumont, 6 ; 9. Montpellier, 4 ; 10. La Rochesur-Yon, 3 ; 11. Saint-Memmie, 3 ;
12. Vendenheim, 2.
GROUPE A
VENDREDI
SAMEDI
Niort - Boulogne-sur-Mer ............ 2-1
Angers- Nîmes ............................ 0-0
SAMEDI
Épinal - Feignies .................................. 1-0
Schiltigheim- Wasquehal ................... 3-0
Compiègne- Roye .............................. 1-1
HIER
Libourne-Saint-Seurin- Tours ..... 2-0
Romorantin- Cannes ................... 1-4
Pau - Vannes ................................ 0-2
Raon-l’Étape- GFCOAjaccio ....... 3-0
Croix de Savoie - Louhans-C. ....... 1-2
Moulins - Entente SSG ................. 1-1
Toulon- Cherbourg...................... 1-1
Châtellerault- Bayonne .............. 3-3
Classement
1. Libourne-St-Seurin.. 18 9 5 3
2. Cannes.......... 18 9 5 3
3. Niort .............. 15 9 4 3
4. Vannes.......... 15 9 4 3
5. Raon-l'Étape. 14 9 3 5
6. Louhans-Cuiseaux . 14 9 4 2
7. Entente SSG. 13 9 3 4
8. Toulon........... 13 9 3 4
9. Angers .......... 12 9 3 3
10. Tours............. 12 9 3 3
11. Boulogne-s.-Mer .... 11 9 3 2
12. Bayonne ....... 11 9 2 5
13. Croix-de-Savoie ... 10 8 2 4
14. Nîmes............ 9 8 2 3
15. Moulins......... 9 8 2 3
16. Châtellerault. 8 9 1 5
17. Pau ................ 7 9 1 4
18. Cherbourg.... 7 8 1 4
19. Romorantin.. 7 9 1 4
20. GFCO Ajaccio .... 6 9 1 3
1
1
2
2
1
3
2
2
3
3
4
2
2
3
3
3
4
3
4
5
15
14
11
11
13
10
9
8
9
9
14
7
5
6
11
6
6
5
7
3
8
8
7
10
8
9
7
7
7
10
13
6
7
7
14
9
9
8
13
12
+7
+6
+4
+1
+5
+1
+2
+1
+2
-1
+1
+1
-2
-1
-3
-3
-3
-3
-6
-9
MATCHES EN RETARD.
– Demain, 20 heures : Moulins Savoie (1re journée). Reste à fixer :
Nîmes-Cherbourg (7e journée).
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
24 septembre, 18 heures :
Entente SSG - Croix-de-Savoie ;
19 h 30 : Vannes-Romorantin ;
Bayonne-Moulins ; Toulon-Angers ;
20 heures : Tours - Raon-l’Étape ;
Nîmes-Pau ; Cherbourg - Boulognesur-Mer ; Cannes-Châtellerault ;
Louhans-Cuiseaux - Libourne-SaintSeurin. Dimanche 25 septembre,
18 heures : GFCO Ajaccio-Niort.
Vaugeois – Rangdet (Clavier, 73e), Théréau. Entraîneur : S. Paille.
NÎMES : Duchesne – Oliveras, Pasqualetti, Kandé, Rabuel – Benhamou, Videira,
Canalès, Chavas (Liron, 82e) – Siankam
(Di Tommaso, 62e), Colloredo (Douniama,
70e). Entraîneur : R. Brouard.
CHÂTELLERAULT - BAYONNE : 3-3
(1-1)
1 195 spectateurs. Arbitre : M. Marty.
Buts. – CHÂTELLERAULT : Talmont (2e
c.s.c.), Paul (60 e ), Yenga (70 e ) ;
BAYONNE : Vareilles (34e), Ipharraguerre
(50e), Sartolou (56e). Avertissements. –
Châtellerault : Fresnel (26e), Freitas (76e) ;
Bayonne : Chakir (13e). Expulsion. –
Bayonne : Lestage (7e).
CHÂTELLERAULT : Colard – Chauveau,
Loosen, Champaux, Wargnier – Freitas,
Paul (Pallier, 68e), Fresnel (Zarhrab, 61e),
Tréguer – C. Ouattara, Kibuey (Yenga,
61e). Entraîneur : P.-Y. David.
BAYONNE : Ruffier – Estrade, Sergent,
Lalanne (Fauconnier, 61e), Laporte – Louit
(Da Rocha, 61e), Lestage, Chakir, Talmont
– Vareilles, Ipharraguerre (Sartolou, 55e).
Entraîneur : C. Sarramagna.
CFA 2, GROUPE D (4e journée,
match en retard). – SAMEDI, Clermont B - Bastia B : 2-0. À l’issue de ce
match, ClermontB est 1er avec 18 points et
Bastia B 11e avec 9 points.
COUPE DE FRANCE (3e tour). – Les
clubs de CFA 2 entraient en lice en Coupe
de France (au 3e tour) ce week-end. La
6e journée du CFA 2 aura donc lieu les
samedi 24 et dimanche 25 septembre.
SUISSE (Coupe, 32es de finale). –
SAMEDI, Orpund (D 4) - YOUNG BOYS
BERNE : 0-8 ; Bülach (D 4) - FC ZURICH :
0-8 ; Ascona (D 4) - SCHAFFHOUSE : 1-3.
HIER, Guin (D 3) - THOUNE, 0-1 ; Zoug 94
(D 3) - GRASSHOPPER ZURICH : 2-6 ; Cortaillod (D 4) - YVERDON : 0-2 ; Bex (D 3) NEUCHATEL XAMAX : 0-4 ; GC Biaschesi
(D 3) - SAINT-GALL : 1-5 ; Delémont (D 3) AARAU : 2-3. AUJOURD’HUI, Soleure
(D 3) - FC Bâle.
Matches concernant les équipes de Division 1.
LE WEEK-END EUROPÉEN
ESPAGNE
ATLETICO MADRID - FC BARCELONE : 2-1 (1-1)
Buts. – ATLETICO MADRID : Fernando
Torres (18e), Kezman (46e) ; FC BARCELONE : Eto’o (6e). Avertissements. – Ateltico Madrid : Petrov (40e), Fernando
Torres (53e) ; FC Barcelone : Deco (14e),
Ronaldinho (55e). Expulsion. – Atletico
Madrid : Pablo Ibanez (67e).
FC BARCELONE : Valdes – Oleguer,
Puyol (cap.), Edmilson, Van Bronckhorst –
Xavi, Marquez (Larsson, 57e), Deco (Van
Bommel,75e) – Giuly (Iniesta, 65e), Eto’o,
Ronaldinho. Entraîneur : F. Rijkaard.
ITALIE
JUVENTUS TURIN - ASCOLI : 2-1
(2-1)
Buts. – JUVENTUS TURIN : Del Piero (14e,
s.p., 39e) ; ASCOLI : Cariello (32e). Avertissements. – Juventus Turin : Camoranesi
(87e), Nedved (88e) ; Ascoli : Cristiano
(17e), Fini (87e).
JUVENTUS TURIN : Abbiati – Zebina
(Blasi, 4e), R. Kovac, F. Cannavaro, Zambrotta – Camoranesi, Emerson, Vieira,
Nedved – Trezeguet (Ibrahimovic, 46e),
Del Piero (cap.). Entraîneur : F. Capello.
SAMPDORIA - AC MILAN : 2-1 (1-1)
Buts. – SAMPDORIA : Bonazzoli (38e),
Tonetto (58e) ; AC MILAN : Gilardino
(18e). Avertissements. – Sampdoria :
Tonetto (53 e ), Diana (85e ), Flachi
(90e + 3) ; AC Milan : Seedorf (11e).
AC MILAN : Dida – Cafu (Vieri, 79e),
Stam, Maldini (cap.), Kaladze – Gattuso
(Serginho, 62e), Pirlo (Ambrosini, 73e),
Seedorf – Kakà – Chevtchenko, Gilardino.
Entraîneur : C. Ancelotti.
Derniers hier de la Coupe des Nations à Barcelone, les Français terminent
sixièmes de l’édition 2005 de la Super-Ligue, remportée par les États-Unis.
BARCELONE –
Classement final
de la Super-Ligue 2005
de notre envoyé spécial
À L’ENTRÉE DU PADDOCK, Gilles
Bertran de Balanda tape avec force et
franchise dans la main de Jean-Maurice Bonneau. D’un « Désolé », le
cavalier du Sud tente de réconforter
l’entraîneur de l’équipe de France
après ce piètre après-midi en Catalogne. Désolé, il y a de quoi l’être ! Les
Français ont terminé derniers, hier à
Barcelone, de la finale de la SuperLigue, dont ils finissent, au terme de
ses huit étapes, à une décevante 6e
place. Sur la piste qui accueillit les Jeux
Olympiques en 1992, maintenant
recouverte d’une pelouse, les Bleus
ont accumulé les fautes. Alors qu’ils
pouvaient encore espérer dans leurs
rêves les plus fous une victoire finale
dans cette épreuve, les Français, vainqueurs des deux premières éditions,
ont finalement évité de peu la relégation.
Comment expliquer qu’une équipe
excellente deuxième dans le très relevé concours d’Aix-la-Chapelle à la fin
du mois d’août soit tombée aussi bas
quelques semaines plus tard ? Florian
Angot, sa belle-sœur Eugénie, Gilles
Bertran de Balanda et Hervé Godignon
n’ont pas pu perdre subitement tout
leur savoir-faire ! Comme ses partenaires, Florian Angot, auteur d’un
sans-faute dans la première manche
hier après-midi, note que, sur leurs huit
passages, les Français ont commis
quatre fautes à la rivière. Puis le pilote
de First de Launay s’interroge : « N’at-on pas été trop bien en Grand Prix ? »
Vendredi, en effet, les cavaliers tricolores s’étaient particulièrement illustrés dans l’épreuve individuelle, Gilles
Bertran de Balanda et Florian Angot
finissant respectivement troisième et
quatrième. Sondé lui aussi à propos
des raisons de cet ultime échec, Hervé
Godignon explique que son jeune cheval de neuf ans, Obélix était « un peu
éprouvé, un peu las. C’est difficile à
son âge d’avoir une succession
d’efforts comme celle-là. »
Seul le chef d’équipe, Jean-Maurice
Bonneau, ne cherche pas d’excuse.
« Je ne m’explique pas cette dernière
place, lâche-t-il d’un air découragé. Je
veux éviter de me lancer dans des
explications en m’énervant. Il faut
rendre hommage à tous les cavaliers
qui ont participé à la Super-Ligue cette
année. Nous sommes venus à Barcelone avec la meilleure équipe du
moment. Je crois que c’est une saison
ratée. Je suis surtout très déçu, pour les
(après 8 épeuves)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
ÉTATS-UNIS
Allemagne
Grande-Bretagne
Suisse
Pays-Bas
France
Irlande
Belgique
55 pts
46
41
40
38,5
29
22
20,5
BARCELONE. – Sur « Oasis »,
McLain Ward a contribué
à la deuxième place
obtenue par les États-Unis
hier en finale.
(Photo AFP)
cavaliers. » La déception s’entend
dans la voix de l’entraîneur français.
Bonneau cherche parfois un peu ses
mots, hésite entre l’autodérision et la
résignation. « On a sauvé l’essentiel :
nous ne sommes pas relégués ! »,
clame-t-il, mi-amusé, mi-désabusé.
Une première
pour les États-Unis
Sixième (sur huit) de la Super-Ligue
2005, la France n’est effectivement
pas passée loin d’une catastrophe. Au
classement final, moins de neuf points
la séparent de la Belgique, dernière exaequo avec elle hier et rétrogradée en
seconde division. Il y a trois ans à
peine, les Belges étaient médaillés de
bronze par équipe des Mondiaux de
Jerez de la Frontera, en Espagne, remportés par... la France. Cette année,
entre le ratage des Championnats
d’Europe (7e) de San Patrignano, en
Italie, et les performances médiocres
et surtout très irrégulières en SuperLigue, la France du saut d’obstacles n’a
guère brillé. Or, dans moins d’un an
maintenant, se profile le rendez-vous
planétaire à Aix-La-Chapelle, en Allemagne. Mais Bonneau veut relativiser
la contre-performance de son équipe.
« On n’a pas enterré nos parents, ce
n’est que du sport. On a raté une saison. Je pense qu’on s’en remettra.
Maintenant, tout n’est pas à jeter.
Ceux qui font du haut niveau sauront
faire l’analyse de leurs propres parcours », espère-t-il.
Quand il s’agit de commenter la vic-
toire finale des États-Unis, deuxièmes
hier à égalité avec la Suisse, battus par
les Pays-Bas, le chef d’équipe français
retrouve un léger sourire. « Les Américains ont très bien mené leur saison
avec un lot de cavaliers très performants, très réguliers. Pour moi, l’un
des grands points positifs a été de
côtoyer tous les quinze jours George
Morris, leur chef d’équipe, qui est un
grand entraîneur. Et la présence des
États-Unis donne un côté plus universel à la Super-Ligue », apprécie-t-il.
Morris, hiératique, volontiers laconique, reconnaît qu’avant la victoire
des ses troupes à Aix-la-Chapelle en
août, il n’avait jamais cru en un possible succès final. Pourtant, il pouvait
légitimement se déclarer « très fier »
de son équipe, auteur d’un coup de
maître pour sa première participation
à la Super-Ligue.
AURÉLIEN BOUISSET
RÉSULTATS
1. Pays-Bas, 8 pts ;
2. États-Unis et Suisse, 12 ;
… 8. France (F. Angot, First de Launay HN ; Godignon, Obelix ; Bertran
de Balanda, Crocus Graverie ;
E. Angot, Cigale du Taillis), 40.
Retrouvez
les résultats
en page 20
AuxerreB - Mulhouse ......................... 2-1
NancyB - Beauvais ............................. 0-1
StrasbourgB - Calais ........................... 0-0
LensB - Metz B ................................... 1-0
Lesquin- Vauban-Strasbourg ............ 2-0
Lille B - Dunkerque .............................. 2-3
Classement : 1. Nancy B, 23 pts ; 2. Auxerre
B, 23 ; 3. Beauvais, 22 ; 4. Mulhouse, 20 ; 5.
Roye, 19 ; 6. Lesquin, 19 ; 7. Strasbourg B,
18 ; 8. Épinal, 17 ; 9. Lille B, 16 ; 10. Feignies,
16 ; 11. Compiègne, 15 ; 12. Metz B, 15 ; 13.
Calais, 14 ; 14. Schiltigheim, 14 ; 15. Lens B,
14 ; 16. Dunkerque, 13 ; 17. Vauban-Strasbourg, 13 ; 18. Wasquehal, 8.
GROUPE B
SAMEDI
Endoume-MontpellierB ......................... 2-5
Cassis-Carnoux-Jura-Sud ...................... 1-1
Agde-RacingCF92 ................................ 2-1
LyonB- Gap ............................................ 4-1
Martigues-NiceB ................................... 0-1
Lyon-la-Duchère-Besançon ................... 0-2
LePontet- Fréjus ..................................... 1-1
HIER
Monaco B - Saint-Priest ...................... 4-0
SochauxB - Bourg-Peronnas .............. 0-2
Classement : 1. Nice B, 23 pts ; 2. Jura-Sud,
20 ; 3. Le Pontet, 19 ; 4. Saint-Priest, 19 ; 5.
Martigues, 19 ; 6. Gap, 18 ; 7. Besançon, 17 ;
8. Cassis-Carnoux, 16 ; 9. Lyon B, 16 ; 10.
Bourg-Péronnas, 16 ; 11. Montpellier B, 15 ;
12. Fréjus, 15 ; 13. Agde, 14 ; 14. Monaco B,
14 ; 15. Sochaux B, 11 ; 16. Lyon-la-Duchère,
11 ; 17. Endoume, 10 ; 18. Racing CF 92, 7.
Arrêtons le gâchis
Cet homme veut développer son activité
mais il ne trouve pas de jardiniers qualifiés.
LAISSONS LEURS CHANCES AUX COMPÉTENCES
GROUPE C
VENDREDI
Aurillac - Brive .................................... 0-3
SAMEDI
Le Mans B - Orléans ............................ 1-0
Nantes B - Rodez ................................ 1-1
Luzenac - Andrézieux ......................... 2-0
Yzeure- Poitiers ................................. 1-0
Anglet- BordeauxB ............................ 3-3
Albi- Montluçon ................................ 3-0
HIER
Saint-ÉtienneB - Balma....................... 2-0
ToulouseB - Blois ................................ 5-1
Classement : 1. Nantes B, 21 pts ; 2. Rodez,
20 ; 3. Bordeaux B, 20 ; 4. Albi, 20 ; 5. Le
Mans B, 20 ; 6. Toulouse B, 19 ; 7. SaintÉtienne B, 19 ; 8. Orléans, 18 ; 9. Luzenac,
18 ; 10. Yzeure, 18 ; 11. Aurillac, 17 ; 12.
Blois, 15 ; 13. Brive, 14 ; 14. Andrézieux, 13 ;
15. Montluçon, 12 ; 16. Anglet, 12 ; 17. Poitiers, 10 ; 18. Balma, 10.
GROUPE D
SAMEDI
Bois-Guillaume- Paris-SG B ............... 4-1
Quevilly- GuingampB ........................ 1-1
Dieppe- Noisy-le-Sec .......................... 0-0
Mantes- Poissy ................................... 0-0
Mondeville- Rennes B......................... 2-4
Villemomble- AS Vitré ........................ 2-1
Pacy-sur-Eure- ParisFC....................... 1-1
Pontivy- Sénart-Moissy ...................... 0-2
HIER
Sainte-Geneviève-des-Bois- Rouen ... 2-3
Classement : 1. Guingamp B, 22 points ;
2. Paris-SG B, 20 ; 3. Rouen, 19 ; 4. Paris FC,
18 ; 5.Sénart-Moissy, 18 ; 6. Rennes B,18 ; 7.
Noisy-le-Sec, 17 ; 8. Villemomble, 16 ; 9.
Bois-Guillaume, 16 ; 10. Poissy, 16 ; 11.
Mondeville, 15 ; 12. Pontivy, 14 ; 13. Pacysur-Eure, 14 ; 14. AS Vitré, 13 ; 15. Quevilly,
13 ; 16. Mantes, 13 ; 17. Dieppe, 13 ;
18. Sainte-Geneviève-des-Bois, 12.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
www.adia.fr
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Saint-Memmie- Lyon .......................... 0-2
Paris-SG- Juvisy .................................. 0-4
Compiègne- Hénin-Beaumont ........... 1-0
CNFE Clairefontaine- Toulouse .......... 1-3
Cercle Bruges - StandardLiège ........... 0-3
Lierse-Charleroi ................................. 0-0
Saint-Trond- Lokeren ......................... 1-2
FC Brussels - Anderlecht ..................... 1-1
HIER
Belenenses-Guimaraes
Nacional Funchal - Sporting Portugal
Classement : 1. FC Porto, 9 pts ; 2. Braga, 9 ; 3. Sporting Portugal, 9 ; 4. Rio Ave,
9 ; 5. Nacional Funchal, 7 ; 6. V. Setubal,
7 ; 7. Belenenses, 6 ; 8. Boavista, 6 ; 9. Gil
Vicente, 6 ; 10. Paços Ferreira, 6 ; 11. Benfica, 4 ; 12. Naval, 4 ; 13. Estrala Amadora, 4 ; 14. Academia Coimbra, 2 ; Maritimo Funchal, 2 ; 16. Penafiel, 1 ; 17. U.
Leira, 1 ; 18. Guimaraes, 0.
Une dernière claque
Bleu
e
DIVISION 1 FEMMES (3e journée)
SAMEDI
VENDREDI
Mouscron- La Gantoise ...................... 1-2
SAMEDI
Rio Ave - Estrela Amadora ................. 2-1
Maritimo Funchal- Penafiel ............... 2-2
V. Setubal - Gil Vicente ........................ 1-0
Paços Ferreira- Acad. Coimbra .......... 2-1
Benfica- U. Leiria ................................ 4-0
Braga- FC Porto ................................. n.p.
AUJOURD’HUI
Jaune
Rouge
Jaune
Cannes tient le rythme
La Roche-sur-Yon- Soyaux ................. 2-2
HIER
BELGIQUE (6e journée)
CFA (7e journée)
NATIONAL (9e journée)
ROMORANTIN - CANNES : 1-4
(0-1)
800 spectateurs environ. Arbitre : M. Bien.
Buts. – ROMORANTIN : Perovic (75e) ;
CANNES : Ghilas (2e), Braizat (47e), Vigier
(57e ), Jovial (58e ). Avertissements.
– Romorantin : Graëchen (65e), Villatte
(82e) ; Cannes : Carteron (75e).
ROMORANTIN : Ardeois – Ravaux, Baudouin, Durpes, Da Cunha (Graëchen, 61e)
– Begovic (Saboureau, 69e), Dudoit, Villatte, Mocka (Samat, 62e) – Fabien, Perovic. Entraîneur : L. Lidon.
CANNES : Carrat – Djémé, Carteron,
Cerielo, Gathuessi – Touré (Louvion, 82e),
Kadir, Vigier, Braizat (Perrin, 85e) – Jovial
(Blayac, 78e), Ghilas. Entraîneur : G. Bernardet.
L I B O U R N E - S AI N T - S E U R I N TOURS : 2-0 (0-0)
960 spectateurs. Arbitre : M. Biton. Buts :
Behlow (57e), Dohin (60e). Avertissements. – Libourne-Saint-Seurin : Dohin
(86e) ; Tours : Lorthioir (82e).
LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Potel –
Astier, Douence (Berkouch, 80e), Kouassi,
Rambier – M. Ligoule, Ngoma (Lespiaucq,
90e) – Castant, Dohin, Behlow (Delchié,
64e) – Descamps. Entraîneur : D. Tholot.
TOURS : Raimbault – Pédemonte (Lorthioir, 67e), M. Rodriguez, Bertrand
(Maréval, 90e+ 1) – Himmer, Fleurival
(Tavares, 67e), Soumah, Gondouin – Doukantie, Collet, Stéphan. Entraîneur :
A. Falette.
NIORT - BOULOGNE-SUR-MER :
2-1 (0-0)
2 626 spectateurs. Arbitre : M. Grelier.
Buts. – NIORT : Barro (65e), Seidou (67e) ;
BOULOGNE-SUR-MER : El-Hajri (75e).
Avertissements. – Niort : Couturier (22e),
Ferrier (62e), Bouard (90e+ 4) ; Boulognesur-Mer : Thil (19e), Louiron (16e). Expulsion. – Boulogne-sur-Mer : Montanier
(88e).
NIORT : Ott – Biger, Couturier, Chapuis,
Ferrier – Nikiema (Jacuzzi, 62e), Fradin,
Jallet, Laloui (Seidou, 64e) – Rivière, Barro
(Bouard, 76e). Entraîneur : P. Hinschberger
BOULOGNE-SUR-MER : Menetrier –
Louiron (Lecointe, 60e), Tambouret, Puig,
Guignery (Hogard, 82e) – Diers, Benaissa,
Sankaré, Ducatel(Ehouman, 71e) – El-Hajri, Thil. Entraîneur : P. Montanier.
PAU - VANNES : 0-2 (0-1)
1 200 spectateurs environ. Arbitre :
M. Guillard. Buts : Eveno (15e s.p., 75e).
Avertissements. – Pau : Vigier (14e),
Niang (33e), Millereau (82e) ; Vannes :
Besnard (35e), Akloul (87e).
PAU : Griffoulière – Nida-Nida (Lacome,
19e), Bikoyoï, Vigier, Gardan – A. Niang,
Bernardet (Costa, 64e), N’Zif, Delaneuville
– Labarbe, Darchy (Millereau, 61e). Entraîneur : M. Lévy.
VANNES : Revel – Sorin, Poder, Bamba,
Akloul – Le Roux, Rjillo (Gomba, 67e),
Potier, Besnard (Guyader, 81e) – Do Marcolino (Forest, 67e), Eveno. Entraîneur :
S. Le Mignan.
RAON-L’ÉTAPE - GFCO AJACCIO :
3-0 (1-0)
600 spectateurs environ. Arbitre :
M. Moreira. Buts : Violant (6e), H. Benkajjane (75e, 90e). Avertissements. – Raon-
Hibernian- Celtic Glasgow ................. 0-1
Classement : 1. Heart of Midlothian,
21 pts ; 2. Celtic Glasgow, 16 ; 3. Glasgow
Rangers, 13 ; 4. Hibernian, 13 ; 5. Kirlmarnock, 13 ; 6. Motherwell, 10 ; 7. Aberdeen, 10 ; 8. Inverness, 8 ; 9. Dundee U.,
8 ; 10. Falkirk, 4 ; 11. Dunfermline, 2 ;
12. Livingston, 1.
Naval-Boavista ................................... 2-2
HIER
Noir
Bleu
Noir
AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE MICHEL-D’ORNANO (Eurosport)
CAEN : Planté – Hengbart, Ben Askar, Sorbon, Seube – Gouffran, Leca, Zubar (cap.)
ou Deroin, Florentin – Compan, Samson. Remplaçants : Branger (g.), Deroin ou
Zubar, Thiam, Lemaître, O. Bakari. Entraîneurs : P. Parizon et F. Dumas.
SEDAN : Regnault – Ciani, Hénin, Sartre, Ducourtioux – Neumann (cap.), L. Mendy,
Belhadj Marin – Boutabout, Gagnier.Remplaçants : Fabre (g.), Amalfitano,Mokake,
Abdou, Mahon. Entraîneur : S. Romano.
Arbitre : M. Fraise.
LIVOURNE
AC MILAN
2-1
Bonazzoli (38e)
Tonetto (58e)
SIENNE
(44e)
MESSINE
1-1
Suazo (41e)
FIORENTINA
VENDREDI
DundeeU. - Livingston ........................ 2-0
Dunfermline- Aberdeen...................... 0-2
Inverness- Heartof Midlothian .......... 0-1
Motherwell- Falkirk ............................ 5-0
GlasgowRangers- Kilmarnock ........... 3-0
HIER
PARME
SAUT D’OBSTACLES – SUPER-LIGUE – COUPE DES NATIONS
PORTUGAL (4e journée)
SAMEDI
Locatelli (22e)
CRÉTEIL
ÉCOSSE (7e journée)
10
TENNIS FED CUP (finale)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FRANCE - RUSSIE : 2-3
Un remake qui fait mal
Comme l’an dernier et malgré une Pierce revigorée, la France a perdu au dernier set du double décisif.
Après la défaite
de Mauresmo
contre Dementieva
(6-4, 4-6, 6-2), Pierce
a frôlé la catastrophe.
Menée 6-4, 4-1
par Myskina, elle opéra
un fantastique
rétablissement,
s’imposa 4-6, 6-4, 6-2
pour remettre les deux
équipes à égalité (2-2)
mais ne fut pas
suffisamment soutenue
par Mauresmo
dans le double décisif,
gagné par les Russes
(6-4, 1-6, 6-3).
nant tandem Pierce-Mauresmo avait
toutes les chances de remporter le
point décisif, estimait Evgueni Kafelnikov, présent dans les tribunes.
« Sur leur lancée, les Françaises sont
favorites », déclarait au micro de
France Télévisions l’ancien vainqueur de Roland-Garros, reconverti
aujourd’hui dans le golf et le poker.
Du côté russe, le capitaine Shamil
Tarpischev avait choisi la grande
Dinara Safina, la sœur de Marat
Safin, pour épauler Elena Dementieva, récente finaliste de l’US Open en
double.
Son choix fut le bon. À la présence
tranquille de Dementieva, Safina
ajouta son bouillonnant entrain et
une vista sans défaut qui lui permirent de contrer les velléités offen-
ALAIN DEFLASSIEUX
2005 :
2004 :
2003 :
2002 :
2001 :
2000 :
1999 :
1998 :
1997 :
1996 :
Russie
Russie
France
Slovaquie
Belgique
États-Unis
États-Unis
Espagne
France
États-Unis
ROLAND-GARROS. –
Elena Dementieva
– « super Russian woman »,
comme l’a si justement
surnommée le capitaine
français Georges Goven –
aura bien été l’héroïne
du week-end. La patrie
russe, reconnaissante,
lui doit l’essentiel
de la victoire
des « Tarpischev girls »
sur les Françaises.
(Photo Pierre Lablatinière)
Tarpischev, la bête
noire des Français
« Mon plus beau souvenir »
capitaine avait eu peur que tout
s’arrête trop tôt. « Je la voyais regarder ses chaussures, trafiquer ses cheveux et pendant ce temps-là, elle ne
jouait pas. Je lui ai dit que les gens
n’étaient pas venus pour voir ça. Je
l’ai touchée, elle s’est révoltée. » Et
comment !
Dementieva, « super
Russian woman »
Mal endimanchée après la défaite, à
14 h 55, de Mauresmo, la finale, à
17 h 25, lorsque Pierce asséna
l’ultime retour gagnant contre Myskina, allait donc, comme l’année dernière à Moscou, se décider lors de
l’ultime double. Pierce avait le couteau entre les dents, Mauresmo semblait avoir évacuer ses fantômes,
mais ça n’a pas suffi. Il était 19 h 57,
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la nuit était tombante, les épaules
aussi. Tout avait foutu le camp pour
de bon.
Capitaine maudit avec l’équipe de
Coupe Davis lors d’une triste rencontre contre l’Inde à Fréjus en 1993,
Georges Goven venait de recevoir
une nouvelle claque sur une chaise.
Pas vraiment comparable, mais pas
moins traumatisante. « Oui, je suis
affecté, assura-t-il. Au moins provisoirement. Je suis comme un boxeur
K.-O. Je suis triste pour mon équipe,
mais je considère que c’est une
défaite, pas un échec. Au début du
troisième set du double, j’y ai vraiment cru. »
Sur le court, une fois le rêve envolé, il
n’avait eu d’attentions que pour
Amélie Mauresmo et ses yeux pleins
de larmes. Devant la presse, il persista. « Amélie a été à la hauteur de
l’événement, c’est Dementieva qui a
été encore plus haut. Elle, c’est la
“super Russian woman”. Bien sûr,
on attendait un petit peu plus de
Mary et d’Amélie mais elles ont fait
leurs matches, avec du cœur et des
tripes. » Le capitaine ajouta tout de
même qu’il aurait « quelques petits
reproches » à faire aux filles lors du
débriefing, qui était prévu hier soir à
leur hôtel. « Mais rien de grave.
N’allez pas non plus me dire qu’il n’y
avait pas un bon esprit, une bonne
attitude dans le groupe », atténua-til, jurant qu’il n’avait en tout cas
jamais songé, hier, à parachuter dans
l’arène Nathalie Dechy à la place de
Pierce en simple. « Tout dépendait
de la forme de Mary ce matin (hier).
Comme elle était OK, il n’y a pas eu
débat. »
En revanche, il hésita clairement à
associer Dechy à l’une de ses deux
locomotives pour le double de clôture. « Franchement, j’ai hésité,
confirma-t-il. Mais “Nath” avait
pompé beaucoup d’énergie sur le
banc et ce n’était pas commode de la
lancer dans le bain. » L’affaire fut
classée aussitôt. Mais Pierce en rouvrit une autre, faisant remarquer que
« l’an dernier, comme cette année,
on perd en finale sur le double. Il faut
peut-être réfléchir là-dessus. »
Empoignant le micro et s’adressant à
la foule, Goven avait promis que
« tout ça, c’était comme une
musique qui va rester dans nos cœurs
très longtemps. » Certaines auront
plutôt envie d’oublier.
FRÉDÉRIC BERNÈS
« QUE GARDEREZ-VOUS de cet
incroyable week-end ?
– C’était ma troisième finale de Fed
Cup et j’ai finalement réussi à la
gagner ! J’ai tellement attendu ce
moment… Je ne l’oublierai jamais. Je
me sens comblée. C’est mon plus beau
souvenir.
– Vous sentez-vous dans la peau
d’une héroïne ?
– Ce n’est pas le succès personnel
d’Elena Dementieva. C’est le succès de
toute l’équipe. Une rencontre de Fed
Cup se gagne ou se perd ensemble. Ce
week-end, Nastya (Anastasia Myskina) a perdu ses deux matches mais,
sans sa victoire contre Venus Williams
en demi-finale, on ne serait pas là.
Pareil pour Dinara (Safina) : ce n’était
pas évident pour elle d’entrer pour le
double et elle a assumé. Chaque
joueuse a apporté sa pierre à l’édifice.
– Racontez-nous votre journée…
– Je ne croyais pas qu’on serait obligé
de disputer un double décisif. Nastya
menait quand même 6-4, 4-1, elle touchait presque la victoire. Mais en ten-
nis, tout est possible, on peut mener
5-0 et perdre. Quand Nastya a fini par
s’incliner, je n’avais plus le choix : il fallait que je me prépare à entrer sur le
terrain.
– Amélie Mauresmo a mis sa
défaite sur le compte du physique. Au troisième set, elle a
accusé le coup, pas vous…
– Moi aussi, j’étais fatiguée. Mais j’ai
continué à me montrer agressive, à
prendre des risques, à avancer. Je
pense avoir fait la différence quand j’ai
mené 3-0 au troisième set. Ce n’est pas
qu’Amélie n’y croyait plus, mais elle a
été ébranlée, et moi ça m’a mise en
confiance. C’est très important, dans
un troisième set, de marquer l’adversaire.
– Pensez-vous avoir “traumatisé” Amélie Mauresmo ? Et
qu’avez-vous pensé du public ?
– Je n’avais pas l’intention de “traumatiser” Amélie. C’est juste un match
de tennis, nous avons toutes les deux
donné le meilleur de nous-mêmes.
C’est un match qui s’est déroulé dans
un excellent esprit. Je n’ai jamais senti
Le groupe mondial de la Fed Cup 2005
Quarts de finale
(23 et 24 avril)
Demi-finales
(9 et 10 juillet)
Finale
(17 et 18 septembre)
Italie* - Russie, 1-4
États-Unis* - Belgique, 5-0
Russie* 4
États-Unis 1
Espagne* - Argentine, 3-2
Autriche* - France, 1-4
Espagne
France*
1
3
Russie 3
France* 2
En gras, les têtes de série. Le pays suivi d’un astérisque a joué à domicile.
ILS ONT DIT
Evgueni KAFELNIKOV (ancien
joueur russe) : « Je suis heureux pour
les filles parce que je ne m’attendais
pas à ce qu’elles gagnent après la victoire de Pierce. Tarpischev, c’est
comme un autre membre de l’équipe, il
est le cinquième gars en Coupe Davis
et la cinquième fille en Fed Cup. Il est là
depuis de nombreuses générations et
il est devenu chaque année plus fort
pour que tout se concrétise au bon
moment. »
Tatiana GOLOVIN (équipe de
France) : « C’était un week-end plein
d’émotions, c’était hyper serré jusqu’à
la fin. Il faut dire un grand bravo aux
filles, elles se sont battues jusqu’au
bout. C’est vraiment dommage de
perdre, surtout sur ce central de
Roland… Le public a été fabuleux. Personnellement, je n’avais jamais vu
ça ! »
que le public était contre moi. Il encourageait Amélie, mais moi, quand je
levais les yeux, c’était sensationnel, je
voyais ces quinze mille personnes
manifester leur soutien à leur joueuse,
mais dans une ambiance vraiment
amicale.
– Avant le match, vous aviez
évoqué le fameux “trac” de
Mauresmo. Pensez-vous que
cela ait été un facteur déterminant ?
– Non, Amélie a su surmonter son
trac. À mon avis, elle l’avait plus, hier
(samedi), face à Myskina, que contre
moi. Elle était plus concentrée sur le
match et je pense que nous avons
montré toutes les deux notre meilleur
tennis. En tout cas, je pense avoir joué
un de mes meilleurs matches de
l’année.
– Vous avez une forme physique
impeccable. À quoi cela est-il
dû ?
– Quand vous jouez pour votre pays,
c’est sensationnel, ça multiplie vos
forces. Alors, évidemment, c’était très
dur pour moi d’effectuer cette transition entre le dur et la terre battue en si
peu de temps, mais quand je joue pour
mon pays, je me sens pousser des ailes.
Je voulais absolument gagner cette
Fed Cup, et, même en demi-finale de
l’US Open, j’y pensais.
– Après une victoire aussi
extraordinaire, il ne vous reste
plus qu’à remporter un tournoi
du Grand Chelem…
– Oui. (Elle sourit.) Et j’espère que ce
sera Roland-Garros… » – D. B. et
V. C.
« Roland » ouvert le dimanche
Alors que l’équipe de France de Fed Cup était attendue en salle de presse,
hier, après la remise du trophée, c’est Christian Bîmes qui a surgi derrière les
micros, oubliant les impératifs de l’actualité et les règles élémentaires de la
galanterie. Le président de la Fédération française a tenu à féliciter, dans un
premier temps, l’équipe russe. Mais après quelques formalités d’usage,
M. Bîmes a solennellement annoncé que les prochains Internationaux de
France dureraient quinze jours : « Le tournoi de Roland-Garros 2006 aura lieu
du dimanche 28 mai 2006 au 11 juin, la journée Benny-Berthet étant avancée
d’un jour. Nous jouerons donc le premier tour sur trois jours. Le dimanche,
douze matches seront lancés sur les trois courts principaux (Chatrier, Lenglen
et court no1), ce qui offrira d’excellentes retombées médiatiques puisque l’on
sait que le dimanche, les écarts d’audience à la télévision sont importants.
C’est un jour de plus de bonheur car Roland-Garros, c’est le bonheur ! (sic) »
Le président de la FFT a terminé son speech en annonçant que, dès 2006
également, les vainqueurs homme et femme toucheraient un chèque d’un
montant identique. « Mais ça n’ira pas plus loin que les gains des deux
vainqueurs, car je reste persuadé qu’il y a un petit décalage entre les hommes
et les femmes… » Un constat très pertinent, tout autant que le couplet météo
de rigueur : « Il est impératif que tous les tournois du Grand Chelem se
dotent d’un toit amovible car la pluie peut perturber les finales. Nous sommes
en discussion avancée avec la Mairie et le ministère pour que Roland-Garros
soit doté d’un nouveau central. Peut-être pas demain, mais après-demain… »
Il n’y avait donc aucun caractère d’urgence à prendre la parole. – R. L.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
9/09/05 16:27:57
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ELENA DEMENTIEVA était aux anges après avoir
remporté sa première finale de Fed Cup.
Dementieva b. Mauresmo,
6-4, 4-6, 6-2 en 2 h 42’
Comme la veille face à Myskina, Mauresmo est au cœur d’une rude bagarre
dès les premiers jeux. Le premier
moment important survient sous la
forme d’un incident d’arbitrage
à 3 partout sur une balle de Dementieva que Mauresmo juge dehors mais
que l’arbitre donne bonne. La Française s’énerve et perd son service pour
la quatrième fois sur quatre. Dementieva en profite ensuite pour remporter
sa mise en jeu et mener 5-3, avant de
conclure 6-4 en une heure et trois
minutes. Un premier set de beau tennis
mais où Mauresmo ne sert pas très
bien, surtout en deuxième balle.
La Française profite ensuite d’un
moment de flottement de Dementieva
pour mener 3-0 et balle de 4-0 au deuxième set. Dementieva recolle à 4 partout et obtient une balle de 5-4. Un
retour dans le filet l’empêche de breaker, Mauresmo prend l’initiative et
égalise à une manche partout (6-4 en
54 minutes). Comme Mary Pierce la
veille contre Dementieva, Mauresmo
ne fait rien en début de troisième set
alors que Dementieva brouille le jeu
par quelques amorties habiles. Elle
mène 3-0 avec double break et reste
suffisamment lucide pour conserver
son avance. Mauresmo accuse le coup
physiquement et termine le match sur
quatre fautes directes.
Pierce b. Myskina,
4-6, 6-4, 6-2 en 1 h 52’
Pierce semble avoir oublié sa fatigue
de la veille et attaque le match tambour battant. À 3-2, elle obtient quatre
balles de break que Myskina sauve joliment. Mais à 3-3, c’est Pierce qui faiblit
soudain. Elle accumule les fautes et
Myskina s’envole vers la victoire.
Lorsque Myskina obtient un double
break pour mener 4-1 au deuxième set,
on ne croit plus aux chances de Pierce.
Mais le bras de Myskina se met à trembler et elle donne deux jeux à son
adversaire. La Française n’en
demande pas tant. Alors qu’elle n’est
plus menée que 4-3, on la voit remettre
la gomme. La pauvre Myskina ne
touche quasiment plus une balle.
Pierce gagne le deuxième set 6-4 et
s’envole irrésistiblement vers la victoire au troisième dans une ambiance
de feu. Elle quitte le court central en
courant afin de se préparer pour le
double décisif.
Dementieva-Safina
b. Mauresmo-Pierce,
6-4, 1-6, 6-3 en 1 h 47’
Le court est déjà partiellement dans
l’ombre quand commence le double
dans lequel Mary Pierce rempile.
L’entame est tendue, marquée par
trois pertes de service. Mais Dinara
Safina se met très vite dans le coup.
C’est elle la plus efficace au filet. Servant à 4-4, Mary Pierce perd son service blanc, Safina gagne le sien blanc :
6-4. D’entrée, Pierce cède son service
dans le deuxième set. La mésaventure
semble la réveiller. Elle lâche tous ses
coups et entraîne Mauresmo dans son
sillage. Les Françaises emballent le set
6-1. L’ombre s’étend sur tout le stade.
Safina perd son service d’entrée, mais
Mauresmo lâche le sien aussitôt.
Les Russes sont plus solides. Au filet,
Amélie Mauresmo manque quelques
volées. À 3-4, Pierce perd une dernière
fois son service. Toujours aussi solide,
Safina ne cède qu’un point sur le sien.
La Russie a gagné.
Bleu
LE FILM DE LA JOURNÉE
Jaune
Rouge
Jaune
À partir de ce moment, et jusqu’à la
fin de la journée, elle retrouva
l’usage de sa tête, de ses jambes et
surtout de son bras. Avec toujours
son petit sourire au coin des lèvres,
on la vit proprement balayer du court
l’instable Myskina. De 4-1 contre elle
au deuxième set jusqu’au moment
de sa victoire, Pierce ne céda plus
que deux jeux à son adversaire.
Jusqu’à ce que la Française n’opère
ce sensationnel renversement de
situation, le public de Roland-Garros
n’avait pas encore eu l’occasion
d’exploser. Pour lui, c’est au moment
où Pierce amorça sa remontée que la
finale commença pour de bon. Après
l’avoir portée jusqu’à la victoire, il
entonna une vibrante Marseillaise
en attendant le double décisif. Et jusqu’au bout du dernier match il électrisa le court Philippe-Chatrier… en
vain, malheureusement.
Pour jouer ce dernier double, le capitaine Goven avait décidé, et on le
comprenait, d’aligner ses deux
joueuses de simples. L’impression-
comme on pouvait le craindre après
sa défaite du samedi, lançait de
grands SOS contre une Myskina enfin
d’équerre. Menée 6-4, 4-1, double
break, on se disait qu’il n’y aurait plus
d’après. Mais d’un coup, allez comprendre, la finaliste cette saison de
Roland-Garros et de l’Open des
États-Unis retrouva du combustible
et… tout bascula. Le droit au rêve
n’était pas mort. Abracadabrant.
« Il n’a pas manqué grand chose pour
que Myskina gagne, rappela l’aînée
de la bande qui avait envie hier soir
de relativiser. Deux jeux… Je savais
que si je perdais, c’en était fini pour
nous. Alors, je n’ai pas voulu me
rendre comme ça, je me suis bagarrée
et Georges a trouvé quelques mots
qui m’ont fait “clic” dans la tête. » Le
Français, et en Fed Cup, avant la victoire d’hier, il avait déjà triomphé
des Françaises l’année dernière en
finale… dans le double décisif.
Le week-end prochain, Tarpischev
sera une nouvelle fois assis sur la
chaise de capitaine pour la demifinale de Coupe Davis entre la Russie
et la Croatie. Qui dit mieux ?
LES DIX DERNIERS VAINQUEURS
SIMPLEMENT ÉVIDENT
1
dent de la Fédération russe, a une
nouvelle fois fait la nique aux Français. Car c’est bien lui qui était sur la
chaise de capitaine en 2002 lorsque
la France perdit la finale de la Coupe
Davis face à la Russie à Paris dans le
dernier match, lui qui était encore à
la tête de l’équipe russe en juillet dernier à Moscou lorsque ses joueurs
s’imposèrent de nouveau 3-2 aux
RÉSULTATS
Le baroud plein de panache de Mary Pierce n’a pas suffi. L’équipe de France
a gâché son grand rêve. Dur, dur…
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consciente de ne pas avoir tenu sa
place dans cette deuxième et dernière journée de finale.
Côté russe, Elena Dementieva remporta donc trois points sur trois,
comme Anastasia Myskina lors de la
finale de l’année dernière. Et l’air de
rien, Tarpischev, l’énigmatique capitaine de Fed Cup et de Coupe Davis,
qui porte aussi la casquette de prési-
FRANCE - RUSSIE : 2-3
SAMEDI. – Dementieva (RUS)
b. Pierce, 7-6 (7-1), 2-6, 6-1 ;
Mauresmo b. Myskina (RUS), 6-4,
6-2.
HIER. – Dementieva b. Mauresmo,
6-4, 4-6, 6-2 ; Pierce b. Myskina,4-6,
6-4, 6-2 ; Dementieva-Safina (RUS)
b. Mauresmo-Pierce, 6-4, 1-6, 6-3.
Tout ça pour ça
IL A FAIT JOUR ce dimanche sur
Roland-Garros. Et il a aussi fait nuit.
De l’un à l’autre, l’équipe de France a
cru ne jamais devoir mourir et s’est
finalement éteinte dans la pénombre
en applaudissant poliment les
Russes. « C’est sûr que c’est dur à
avaler, admit Mary Pierce, la plus philosophe au pays des femmes vaincues malgré ses trois grandes finales
perdues cette année. Mais je suis
fière de nous. Je suis fière d’Amélie,
elle s’est battue jusqu’au bout.
Cruel ? Non. Logique ? Non plus.
C’est juste la vie. » Ça en fait partie
en tout cas.
La douleur aurait très bien pu ne pas
attendre la tombée de la nuit. Les guiboles lourdes, la frappe moins nocive
que d’ordinaire, Mary Pierce, rôtie
sives des Françaises. Dans un match
débridé où les breaks succédaient
aux breaks, il aurait fallu que Mary
Pierce, éblouissante, fût épaulée
plus efficacement par Amélie Mauresmo qui se chercha durant tout le
premier set, donna la bonne mesure
de son talent au deuxième mais
s’éteignit au troisième. Mauresmo
prit la défaite de plein fouet,
Noir
Bleu
Noir
LE RIDEAU DE LA FINALE est tombé en même temps que la nuit sur le
court Philippe-Chatrier. Le public,
assommé par plus de huit heures de
tennis et de suspense, est resté sans
réaction. Il avait porté les joueuses
françaises jusqu’au bout du double
décisif perdu en trois sets et ne savait
plus comment réagir devant le formidable succès des Russes, emmenées
par une Elena Dementieva intraitable, qui avait reçu pour l’ultime
match le soutien exemplaire de la
jeune Dinara Safina.
Cette rencontre, que l’on prévoyait
acharnée entre les deux nations qui
s’impliquent le plus dans la Fed Cup,
avait tenu toutes ses promesses avec
son cocktail de joies, de frustrations
et de suspense propre aux grands
affrontements. Le cadre grandiose
du court Philippe-Chatrier, plein à
craquer sous le doux soleil de septembre, avait ajouté une dimension
supplémentaire à cette finale qui,
depuis deux ans, se jouait devant les
tribunes vides de stades moscovites
surdimensionnées.
Les joueuses de l’équipe de France et
tout le staff se faisaient une fête de
recevoir les Russes à Roland-Garros.
Fête il y a eu, puisque Mary Pierce et
Amélie Mauresmo ont donné ce
qu’elles avaient à donner pour que
l’événement se termine en feu d’artifice, mais leur volonté n’a pas suffi.
Les deux Françaises ont trouvé en
face d’elles une Elena Dementieva
plus décidée et plus flamboyante
que jamais, contre laquelle elles se
sont cassé les dents, ce qui les a obligées à entamer une course folle
après le score à partir du tout premier
match, exercice usant au possible.
Maintenant, pour se consoler d’une
défaite d’autant plus amère qu’elle
se décida au dernier set du dernier
match de la rencontre, les Françaises
pouvaient tirer une légitime satisfaction d’avoir obtenu la possibilité de
jouer le double décisif.
Car sur le coup de 16 h 45, hier aprèsmidi, alors que Mauresmo avait
bataillé pendant deux heures et quarante-deux minutes avant de s’incliner face à Dementieva, Pierce était
en train de rendre les armes contre
Anastasia Myskina. La Russe, quasiment inexistante la veille contre
Mauresmo, au point de déclarer
qu’elle venait de jouer le plus mauvais match de sa carrière, avait
retrouvé la vaillance et l’efficacité
qui avaient fait d’elle la championne
de Roland-Garros 2004.
Elle malmenait la pauvre Mary Pierce
à laquelle Georges Goven avait
renouvelé sa confiance malgré son
inquiétante défaillance physique de
la veille. Myskina menait 6-4, 4-1 et
semblait devoir apporter le point
décisif à son équipe qui menait deux
victoires à une. Il suffit alors de
quelques hésitations de la Russe au
moment de conclure pour que
Pierce, piquée dans son orgueil,
redevienne la joueuse qui s’était
qualifiée pour la finale de l’US Open
une semaine auparavant et pour
celle de Roland-Garros trois mois et
demi plus tôt.
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS FED CUP (finale) – FRANCE - RUSSIE : 2-3
Mauresmo
n’avait pas les armes
La numéro 1 française a perdu son simple et le double décisif. Autopsie d’un double échec.
ELLE A ÉTÉ BATTUE
PAR PLUS FORTE QU’ELLE
moment où elle s’inclina contre
Dementieva et celui d’entrer sur le
court en double, avec Pierce qui
venait de battre Myskina. « Pour
moi, ce n’était pas fini. Il fallait deux
points, peu importe lesquels. J’ai fait
tout un travail de récup car j’étais
assez fatiguée après le simple. J’ai
regardé le match de Mary. Il fallait
aller chercher le dernier point…
Mais nous sommes rentrées trop
tard dans la partie. J’assume entièrement mes responsabilités dans ce
double et dans cette rencontre. D’ailleurs,j’ai eu un coup de mou, à 2-2,
au troisième set. C’est sûr mais, à
chaud, je suis incapable de dire
pourquoi…»
« La première explication s’appelle
Dementieva », déclara Amélie Mauresmo à l’attaque du douloureux
exercice qui consistait, hier soir, à
tenter d’analyser ses défaites en
simple et en double. « Elena a réussi
un grand week-end. Elle a porté son
équipe et, si Safina a été capable de
tenir si bien en double, c’est aussi
parce que Dementieva était solide
à ses côtés. » Pour Loïc Courteau,
entraîneur de l’équipe de France et
d’Amélie Mauresmo, Dementieva
a su, en agressant sans arrêt sa
joueuse, la placer sur le reculoir, et
l’empêcher de se libérer : « Petit à
petit, Amélie s’est placée trop loin de
la ligne et elle a subi la domination
de la Russe. » Georges Goven a vu
des choses positives chez Mauresmo, et d’autres qui l’étaient moins :
« Elle est parfois retombée dans ses
errements », a-t-il avoué du bout
des lèvres.
ELLE VA ESSAYER
QUAND MÊME
DE RESTER POSITIVE
ELLE A MANQUÉ TROP
D’OCCASIONS, EN SIMPLE
COMME EN DOUBLE
frappes, son coup droit est bon mais,
dans le cas contraire, il perd son efficacité. C’est un problème d’intention
de sa part », estime Xavier Moreau,
son préparateur physique.
REMISE DE SES
ÉMOTIONS EN SIMPLE,
ELLE N’A PAS RÉUSSI
À SE TRANSCENDER
EN DOUBLE
« La déception a été de courte
durée », dira Mauresmo en évoquant ce qui se passa entre le
DOMINIQUE BONNOT
Florent SERRA
24 ans,
né le 28 fév. 1981
à Bordeaux
1,80 m ; 77 kg
Droitier, revers
à deux mains
Classement ATP :
68e (meilleur classement)
Palmarès : 1 titre (Bucarest 2005) ;
2 victoires en tournois Challenger
(Mexico, Rimini)
avant de reprendre aussitôt l’engagement d’Andreev pour conclure le set.
Le second fut une formalité (6-3, 6-2 en
en 1 h 36’).
Classé au-delà de la 200e place au
début de l’année, 68e à l’entame du
tournoi, le Bordelais (24 ans) s’étonnait à peine du joli coup qu’il venait de
réaliser. « En fait, je ne réalise pas trop
encore, rigolait-il. Mais si on m’avait
dit ça au début de l’année, je ne
l’aurais pas cru. » Il est devenu en tout
cas troisième Français vainqueur cette
année sur le circuit principal après Gasquet à Nottingham et Monfils à Sopot.
Et dire qu’à un point près…
JOSÉ BARROSO
RÉSULTAT
Dotation : 323 250 Finale : Serra b. Andreev (RUS), 6-3,
6-4.
NADAL PUISSANCE DIX. – La course-poursuite continue entre Rafael
Nadal et Roger Federer au tableau d’honneur 2005. L’Espagnol a remporté
hier à Pékin son dixième titre de l’année, égalant le numéro 1 mondial qui
avait fait de même la semaine dernière à l’US Open – c’est la première fois
depuis 1981 que deux joueurs remportent dix titres en une saison. Opposé en
finale à Guillermo Coria, Nadal a cédé le premier set avant de dérouler (5-7,
6-1, 6-2), profitant de la fatigue manifeste de l’Argentin. C’est la troisième
fois cette année que le champion de Roland-Garros domine Coria en finale,
après celles de Monte-Carlo et de Rome.
AGENDA
Les têtes de série et Français(es) engagé(e)s cette semaine.
COUPE DAVIS (23-25 septembre). – Demi-finales : Slovaquie-Argentine (à Bratislava, indoor) ; Croatie-Russie (à Split, indoor).
PÉKIN (CHN, WTA Tour, dur, 585 000 $, 19-25 septembre). – Sharapova (1) ; Davenport (2) ; V. Williams (3) ; S. Williams (4) ; Molik (5) ; Jankovic (6) ; Golovin(7) ; Pennetta
(8). Tenante du titre : S. Williams (USA).
CALCUTTA (IND, WTA Tour, indoor, 170 000 $, 19-25 septembre). – Myskina (1) ;
Likhovtseva (2) ; Mirza (3) ; Camerin (4) ; Serra Zanetti (5) ; Pous Tio (6) ; Sprem (7) ;
Fujiwara (8). Nouveau tournoi au calendrier.
PORTOROZ (SLV, WTA Tour, dur, 140 000 $, 19-25 septembre). – Farina (1) ; Medina
Garrigues (2) ; Peschke (3) ; Koukalova (4) ; Bartoli (5) ; Srebotnik (6) ; Benesova (7) ;
Vinci (8) ; … Pin, Beltrame. Nouveau tournoi au calendrier.
CHAMPIONNAT WBA DES MOUCHE
Asloum en espion
Le Français assiste, aujourd’hui à Tokyo, au combat Parra-Sakata. Il défiera le
vainqueur le 5 décembre à Bercy.
JAMAIS PEUT-ÊTRE auparavant
un boxeur français n’a voyagé si loin
pour observer son futur adversaire.
En effet, Brahim Asloum est arrivé,
hier matin à Tokyo afin de suivre le
championnat WBA des mouche
entre le Vénézuélien Lorenzo Parra
et le Japonais Takefumi Sakata,
aujourd’hui au Korakuen Hall, petite
salle située dans le gigantesque
complexe Dome, en plein centre de
Tokyo. « Je tenais à être là, avoue
Asloum, car on n’a pas la même
impression devant une cassette
qu’au bord du ring. » Quel que soit le
vainqueur, le Français est quasi
assuré de le défier, le 5 décembre
prochain au palais omnisports de
Paris-Bercy.
« J’ai déjà entamé les négociations
avec Juan Santana, le manager de
Parra, et nous sommes déjà
d’accord, affirme le promoteur
Michel Acariès. Et, même si Sakata
gagne, il viendra à Bercy, même si les
Japonais n’ont pas l’habitude de
défendre leur titre à l’étranger. En
effet, j’entretiens de bonnes relations avec ses managers, la famille
Akinera, avec qui j’avais travaillé du
temps de l’Ouzbek Orzubek Nazarov, champion WBA des légers, dans
les années 1990. »
Quatrième défense
en Asie
Aujourd’hui, l’invaincu Parra
(27 ans, 1,63 m, 25 victoires dont
17 avant la limite) part légèrement
favori pour battre de nouveau Sakata. En juin 2004, déjà à Tokyo, le
Vénézuélien s’était difficilement
imposé aux points (117-111,
115-113, 114-114), le Japonais
déplorant une fracture de la
mâchoire.
Depuis, Sakata, classé numéro trois
WBA, derrière Asloum et le Thaïlan-
dais Kaowichit, a remporté deux victoires face à des inconnus, tandis
que Parra a conservé deux fois son
titre aux points aux dépens du SudCoréen Yo Sam Choi, en septembre
2004 à Séoul, et du Japonais Nakanuma, en janvier passé à Tokyo.
Pro depuis mars 1999, Parra détrônait l’invaincu champion WBA des
mouche, l’Américain Eric Morel, en
décembre 2003 à Porto Rico. Depuis,
il a donc conservé trois fois son titre
en Asie. Quant à Sakata (25 ans,
1,71 m, 24 victoires dont 10 avant la
limite, 1 nul, 2 défaites), pro depuis
décembre 1998, il a disputé tous ses
combats à Tokyo.
« J’ai vu la cassette de Parra lorsqu’il
devient champion contre Morel,
remarque Asloum. Il est très fort,
plus ou moins complet. Mais je vais
beaucoup obser ver les deux
boxeurs, car le Japonais peut le
battre. Si Sakata gagne, ce sera plus
compliqué pour le faire venir à Bercy.
Mais si je devais l’affronter au Japon,
ça me dérangerait pas. »
Accompagné à Tokyo par son entraîneur Louis Acariès, Asloum a assisté
à la pesée, hier après-midi. Et, dès
demain, il rentre en France.
« J’ai déjà repris l’entraînement avec
un préparateur physique, précise
l’e x -c ha m pi on de F ra n c e e t
d’Europe, et d’ici une semaine je
mettrai les gants contre un sparringpartner. Pour le 5 décembre, je ne
pense pas aller me préparer à l’étranger, mais c’est Louis qui décidera. »
ANDRÉ-ARNAUD FOURNY
AUJOURD’HUI
À 18 heures (11 heures, heure française),KorakuenHall à Tokyo.Championnat WBAdes mouche(12x3) :
Parra (VEN)-Sakata (JAP).
CHAMPIONNAT DU MONDE DES SUPER-PLUME
La fête gâchée
Johnson tombé dans le coma peu avant,
la victoire aux points de Barrera devant Peden n’avait plus la même saveur.
EN SURCLASSANT aux points l’Australien Robbie Peden, l’Américain
Marco Antonio Barrera est devenu le
véritable champion du monde des
super-plume, samedi soir, au casinohôtel MGM Grand de Las Vegas. Mais,
lorsque les deux hommes sont montés
sur le ring, l’organisateur Oscar De La
Hoya et les 10 215 spectateurs
n’avaient pas le cœur à la fête. Lors du
combat précédent, l’Américain
Leavander Johnson, qui défendait son
titre IBF des légers face au Mexicain
Jesus Chavez, est tombé dans le coma.
Durant près de onze rounds, Johnson
(35 ans) encaissa beaucoup de coups,
mais sans jamais aller au tapis, avant
d’être arrêté par l’arbitre. Alors qu’il
regagnait son vestiaire, il chancela,
mais ne perdit connaissance que dans
l’ambulance le transportant à l’hôpital. Opéré d’un hématome au cerveau,
il était toujours dans un état critique,
hier.
En juin dernier, Johnson s’était emparé
du titre IBF vacant en battant l’Italien
Stefano Zoff par arrêt de l’arbitre.
Il s’agit du quatrième drame survenant
cette année sur les rings de Las Vegas.
Deux boxeurs étaient déjà tombés
dans le coma, avant de récupérer, tandis que le Mexicain Martin Sanchez,
mis K.-O. par le super-léger russe
Rustam Nugaev, le 2 juillet dernier, est
décédé.
Peut-être à cause de cette nouvelle
tragédie, ou de son amitié pour Peden
qui lui avait servi de sparring-partner
pour quatre combats, Barrera s’est largement imposé aux points (118-109,
118-108, 118-108), mais sans jamais
envoyer son adversaire au tapis. Au
dernier round seulement, un crochet
du gauche à la mâchoire ébranla
l’Australien.
Amis pour la vie
« J’étais trop habile, trop rapide pour
lui, commente le nouveau champion
du monde unifié des super-plume. Je
l’ai surclassé. Mais nous restons amis
pour toujours. »
S’attendant à voir Barrera, monté sur
le ring avec la ceinture WBC, travailler
au corps, Peden évolua avec une garde
basse. Dès lors, le Mexicain visa le
visage du champion IBF. Au quatrième
round, un choc de têtes provoqua une
coupure au-dessus de l’œil gauche de
Barrera. Mais, grâce à ses directs du
gauche et parfois à son travail au corps
et à des séries, il mena en permanence,
tandis que l’Australien n’osa pas
prendre de risques, provoquant des
sifflets des spectateurs en fin de
combat. Au dixième round, Barrera se
vit sanctionner d’un point pour coup
bas.
« Je suis déçu de ma performance,
reconnaît Perden (31 ans, 25 victoires
dont 14 avant la limite, 3 défaites),
mais j’ai affronté une légende. Je me
sentais lent et avec un temps de
retard. » Barrera (31 ans, 61 victoires
dont 42 avant la limite, 4 défaites)
pourrait maintenant affronter le
Panaméen Vicente Mosquera, champion WBA de la catégorie, ou le vainqueur du duel entre le Mexicain Erik
Morales et le Philippin Manny Pacquiao (prévu seulement le 21 janvier
prochain). Barrera compte deux victoires et une défaite, à chaque fois de
justesse, contre Morales, tandis que
Pacquiao est le dernier vainqueur de
Barrera, en novembre 2003.– A.-A. F.
CHAVEZ ABANDONNE. – Sous les sifflets des 7 893 spectateurs, samedi
soir à Phoenix (Arizona), le prestigieux Julio Cesar Chavez (43 ans, 66,200 kg)
a abandonné à l’appel du sixième round face au modeste Grover Wiley
(68,300 kg), vendeur de voitures dans le Nebraska, médusé de sa victoire.
L’ex-multiple champion (105 victoires, 1 nul, 6 défaites) a prétexté une
fracture de la main droite. Néanmoins, il ne compte pas se retirer des rings.
S’il est rétabli, il affrontera l’Américain Jesse James Leija en décembre à San
Antonio (Texas). Quant à Wiley (30 ans, 30 victoires dont 14 avant la limite,
1 nul, 6 défaites), il s’est vu proposer de combattre le fils de Chavez,
l’invaincu Julio Cesar junior (19 ans, 63,500 kg, 22 victoires dont 17 avant la
limite), le 12 novembre à Las Vegas.
THOMAS EN COQ.– Jérôme Thomas disputera en poids coq le tournoi
d’Ostrava (République tchèque), du 29 septembre au 2 octobre, car il n’y aura
ni mi-mouche, ni mouche dans cette compétition. Les autres Français seront le
plume Djelkhir, le léger Sow, le super-léger Adriani Vastine, le welter Noël, le
moyen Diambang, le mi-lourd Dovi et le super-lourd Samoudi. Par ailleurs, le
mi-mouche Redouane Asloum effectuera sa rentrée face à l’Algérie, le
9 octobre à Alger. Les autres Français retenus : le mouche Takoucht, le coq
Ziouti, le plume Hallab (qui disputera le Mondial en coq), le léger Dangnoko,
le welter Chiguer, le moyen Bouhénia et le mi-lourd Piquet.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Préparateur physique de Mauresmo
dant l’effort plus difficile encore. »
Pour Courteau, Dementieva s’est
montrée supérieure à Mauresmo
physiquement, ce qui a facilité sa
suprématie mentale : « En trois
jours, elle n’a jamais baissé de
niveau ! Force est de constater
qu’Amélie, aujourd’hui, accuse trop
de hauts et de bas… »
ET DIRE QUE tout aurait pu s’arrêter
là, dès le premier tour. Lundi dernier,
tout juste débarqué à Bucarest, Florent
Serra affronte le modeste Roumain
Victor Crivoi, 318e à l’ATP et présent
dans le grand tableau grâce à une wild
card. Mené 6-3, 5-4, le Bordelais passe
à trois reprises à un point de la défaite.
Une mésaventure dont il est coutumier : en six ans de carrière pro, il
affiche tout juste 17 matches sur le
grand circuit (6 victoires, 11 défaites)
et son meilleur résultat est... un deuxième tour.
Mais Serra est un guerrier quand il n’a
plus rien à perdre. Il sauve ces trois
balles de match, enlève le tie-break qui
suit et finit par dominer l’obscur régional de l’étape. « J’ai eu beaucoup de
chance lors de ce premier tour, racontait-il hier. Depuis, le miraculé ne s’est
plus arrêté. Après avoir écarté Volandri
au deuxième tour (1-6, 6-4, 6-3), il a
successivement surclassé Paul-Henri
Mathieu en quart (6-3, 6-1) puis Andreï
Pavel en demie (6-7, 6-2, 6-3).
Hier, pour sa première « grande »
finale, Serra n’a pas tremblé. Opposé à
un autre spécialiste de la terre battue
en la personne d’Igor Andreev, le Français avait préparé son coup. « Je savais
qu’il ne fallait pas le laisser faire le jeu.
Avec Jérôme (Potier, son coach), on
s’était dit que je devais être agressif. Je
suis rentré dans le court, j’ai lâché les
coups, et ça a souri. » Parti tambour
battant, il prit deux fois le service du
Russe pour se détacher rapidement
3-0. Pendant 45 minutes, la pluie interrompit alors la partie. Revenu sur le
court, il rendit un de ses deux breaks
Bleu
ELLE A ÉTÉ UN PEU
COURTE PHYSIQUEMENT
et de l’équipe de France, Xavier
Moreau souligne qu’à force de
reculer sous la pression de Dementieva la numéro 1 française, pourtant
affûtée, a dû parcourir beaucoup
plus de terrain, et c’est ainsi qu’elle a
fini par épuiser ses forces : « Et, en
plus, sa frustration de ne pas concrétiser les occasions l’a tendue, ren-
Le Bordelais, qui n’avait jamais gagné deux matches
consécutifs sur le grand circuit, en a aligné cinq pour
enlever son premier titre.
Jaune
Rouge
Jaune
BOXE
ROLAND-GARROS. – Il y avait longtemps qu’Amélie Mauresmo rêvait de cette finale à Roland-Garros. Mais, en
dépit du réconfort de son capitaine, Georges Goven (à gauche), et de Nathalie Dechy (à droite), le rêve s’est
inexorablement transformé en cauchemar hier pour la Française.
(Photo Richard Martin)
Serra s’est libéré
Noir
Bleu
Noir
« J’ai des regrets au niveau du
premier set, déclara Mauresmo à
chaud. J’ai eu des occasions de faire
la différence, mais je ne suis pas arrivée à concrétiser ces opportunités.
C’était rageant. Frustrant. Au
troisième set, j’ai la possibilité de
revenir de 0-3 à 3-2, balle de 3-3,
mais je perds 6-2 ! Il est évident
qu’aujourd’hui je n’avais pas les
armes. J’ai donné le meilleur, mais
ce n’était pas suffisant. »
Pour Courteau, le diagnostic est
clair : « Amélie n’a pas réussi à élever
le niveau de son jeu. Son coup droit
n’était pas assez long. L’explication
est technique : quand elle le frappe
en arrière, avec sa prise fermée à
trois doigts, ça ne peut pas marcher.
Amélie a les moyens de changer
cette technique (en avançant), mais
elle n’y est pas parvenue aujourd’hui
(hier). »
« Lorsqu’elle s’engage dans ses
« Il y a eu des moments extraordinaires dans tout ce week-end, ditelle en pensant au public en premier
lieu. On gardera ces souvenirs-là,
une fois que la défaite sera digérée.
Je sais déjà que je repartirai en Fed
Cup, l’année prochaine. Je suis
déçue, c’est un peu dur… Je vais voir
ce que j’aurais pu faire mieux, ou différemment. J’ai deux semaines
avant le prochain tournoi. Je vais me
remettre au boulot. Je fais un métier,
où on se prend des claques, c’est normal. Est-ce que je vais repartir dans
deux jours ? Deux semaines ou deux
mois ? Heureusement, je suis
capable de me regarder dans la glace
et de me dire que j’ai tout donné. »
« Il faut continuer à bosser ! »
estime Courteau, qui envisage
d’avoir davantage recours à la vidéo
pour la part technique du boulot.
À Georges Goven, le mot de la fin :
« Amélie doit absolument continuer
à croire qu’elle est une attaquante. »
Dispose-t-elle réellement des
moyens pour le prouver à l’occasion
d’un grand match ? Hier, tout le
« clan » Mauresmo cherchait à s’en
persuader, mais personne n’en était
absolument certain.
BUCAREST (ATP, terre battue)
12
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CYCLISME TOUR D’ESPAGNE
Comme une habitude
L’épreuve espagnole a été sans surprise : Heras a gagné, Petacchi s’est baladé et une partie du peloton a terminé épuisée.
MADRID –
de notre envoyé spécial
À L’ORIGINE, il y a donc très peu
de temps, l’entrée en vigueur du Pro
Tour était censée bouleverser les
données traditionnelles du
cyclisme. La petite reine, vieillissante, devait laisser place au vélo
du XXIe siècle. Les penseurs avaient,
semble-t-il, planché longuement.
Le slogan était prêt : les meilleurs
coureurs au sein des meilleures
équip es da ns les m eilleures
épreuves. En décembre dernier, ça
sonnait bien. Dix mois plus tard, le
Tour d’Espagne s’est terminé, hier,
dans les rues de Madrid, comme
d’habitude, à l’endroit même où va
se dérouler le Championnat du
monde sur route dans une semaine.
Hier encore, cette 60e édition de la
Vuelta, estampillée Pro Tour, s’est
achevée par la victoire de l’Espagnol Roberto Heras, chef de file de
Liberty Seguros, vainqueur pour la
quatrième fois (2000, 2003, 2004 et
2005) de cette ronde espagnole.
Heras est devenu ainsi le recordman
absolu de victoires, laissant au
Suisse Tony Rominger ses trois succès. Heras n’a pas volé son
triomphe, ce Tour d’Espagne aura
sans nul doute été son meilleur.
Fatigué, mal en point sans savoir
vraiment pourquoi, de son propre
aveu, le coureur de Bejar n’avait été
que l’ombre de lui-même sur le Tour
de France en juillet dernier. En ce
mois de septembre, il a survolé
l’épreuve en dépit d’une belle
empoignade avec le Russe Denis
Menchov, vainqueur du premier
contre-la-montre à Grenade et du
chrono de Lloret del Mar. Le coureur
de Rabobank s’est battu mais il
n’avait personne pour véritablement l’épauler.
Soixante-treize
abandons
dant trente-six jours. Hormis cette
lutte pour la première place, qui n’a
finalement concerné que les seuls
Heras et Menchov, la bataille pour
l’accession au podium aura retenu
l’attention. Carlos Sastre a terminé
troisième mais Francisco Mancebo,
quatrième du Tour et de cette Vuel-
ta, a tout tenté pour faire durer le
suspense. Là encore, comme souvent, ces affaires n’ont concerné que
les coureurs espagnols. La représentation étrangère était pourtant
imposante au départ de Grenade
mais elle manquait manifestement
de pointures.
On excepte évidemment Alessandro
Petacchi, grand favori du Mondial
de Madrid, qui s’est fait un plaisir de
sprinter victorieusement à cinq
reprises, dont la dernière fois hier
après-midi sur la grande avenue de
la capitale espagnole. Enfin,
puisque quatre équipes françaises
étaient représentées sur ce dernier
grand Tour de la saison, il faut bien
avouer que le bilan pourrait s’avérer
mitigé, même si au cours de la première semaine, tout le monde a
salué la belle présence en course des
coureurs de l’Hexagone et de ses
équipes. D’abord, parce que Leonar-
do Bertagnolli de Cofidis, a remporté la deuxième étape. Ensuite, parce
que Bradley McGee, de La Française
des Jeux, a porté le maillot « de
oro » pendant trois jours et que Thor
Hushovd, du Crédit Agricole, s’est
également adjugé son étape. On a
également pu voir Eric Leblacher
(clavicule cassée), Christophe Le
Mevel et surtout Christophe Kern,
de Bouygues Telecom, qui a réalisé
une prestation plus qu’honorable
avant de s’en aller, épuisé, à trois
jours de l’arrivée.
Car, à cette époque de l’année, Pro
Tour ou pas, la fatigue se fait ressentir. Sur les 198 engagés, seuls 125
sont parvenus au but. Mais, tout
comme la victoire de Roberto Heras,
ce n’est pas non plus une surprise.
MANUEL MARTINEZ
CLASSEMENTS
21e
et dernière étape, MadridMadrid :
1. Petacchi (ITA, Fassa Bortolo), les
136,5 km en 3 h 34’41’’ (moy. :
38,149 km/h.) ;
2. Zabel (ALL, T-Mobile) ;
3. Haussler (ALL, Gerolsteiner) ;
4. Sanc hez (ES P, Euskalte l) ;
5. Casper (Cofidis) ;
… 9. Coyot (Cof) ; 19. Duclos-Lassalle (Cof), t.m.t. ; 32. Heras (ESP,
Liberty Seguros), à 4’’ ; 33. Menchov
(RUS, Rabobank) ; 36. Sastre (ESP,
CSC), t.m.t.
Classement final : 1. Heras (ESP,
Liberty Seguros), 82 h 22’55’’ ;
2. Menchov (RUS, Rabobank),
à 4’36’’ ; 3. Sastre (ESP, CSC),
à 4’54’’ ; 4. Mancebo (ESP, Îles
Baléares - Caisse d’Épargne), à
5’58’’ ; 5. C. Garcia Quesada (ESP,
Communautéde Valence), à 8’6’’ ; …
64. Vogondy (Crédit Agricole), à
2 h 4’51’’ ; 89. Petacchi (ITA, Fassa
Bortolo), à 2 h 48’10’’.
Ils sont
le symbole
parfait
de ce Tour
d’Espagne,
une course
réduite
à un duel
entre ses deux
principaux
acteurs,
Roberto Heras
(à droite) et le
Russe Denis
Menchov,
(ici, mercredi
dernier, lors
de l’étape El
Espinar - La
Granja de San
Ildefonso)
qui tourna
très vite
à l’avantage
du premier.
(Photo Luis
Tedjedo/AP).
UCI Pro Tour (individuel)
1. DI LUCA (Liquigas-Bianchi) (+25)
2. Ullrich (T-Mobile)
3. Armstrong (Discovery Channel)
4. Vinokourov (T-Mobile)
5. Leipheimer (Gerolsteiner)
6. Julich (CSC)
7. Hincapie (Dsc)
8. Petacchi (Fassa Bortolo) (+17)
(+2)
9. Rebellin (Gerolsteiner)
(+1)
10. Boonen (Quick Step)
209
140
139
136
131
130
129
128
126
121
Pour avoir joué aux plus fins, l’Australien et son équipe se sont fait souffler la victoire
par le Belge Eeckhout.
ISBERGUES –
de notre envoyée spéciale
UNE CENTAINE DE MÈTRES après
la ligne, Frédéric Amorison essaie
d’être discret mais la colère déborde et
rougit son visage. Échappé depuis la
mi-course, en compagnie de six autres
coureurs et sans cesse à l’attaque dans
le final, malgré le retour de sept
hommes, il a reçu l’ordre de couper son
effort au moment du sprint final, alors
qu’il était seul en tête, avec quelques
longueurs d’avance. Depuis le siège de
sa voiture, le directeur sportif de
l’équipe Davitamon-Lotto, Herman
Frison, a tranché et lui a crié dans
l’oreillette : « Tu t’arrêtes. C’est tout
pour Robbie ! »
Seulement, derrière Amorison, Robbie
McEwen, un des plus grands sprinteurs
du moment, favori pour les Champion-
nats du monde à Madrid, dimanche
prochain, n’a pas gagné. Philippe Gilbert, le jeune Belge de la Française des
Jeux – qui a assuré, hier, grâce à sa
8e place, sa victoire au classement
général de la Coupe de France –, était
dans la bataille et il raconte : « À
200 mètres de la ligne, Amorison a
complètement arrêté de pédaler. Ça a
désorganisé le sprint et moi qui ne
frotte pas extrêmement bien – je n’ose
pas le faire, j’ai peur de tomber –, j’ai
fait un écart et j’ai gêné McEwen. Il me
l’a reproché mais je ne l’ai pas fait
exprès ! Ce qui est sûr, c’est que ça l’a
freiné. »
Le coureur belge de Chocolat Jacques
Nico Eeckhout, déjà vainqueur cette
saison d’une étape des Trois Jours de
La Panne et d’À Travers la Flandre, en a
profité : « C’était une arrivée pour moi.
Un petit groupe et un sprint où ça ne
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1. GILBERT (BEL, Française des Jeux) 162
2. Turpin (AG2R Prévoyance)
108
3. Fédrigo (Bouygues Télécom)
65
4. Valentin (Auber 93)
60
5. Gadret (Jartazi)
53
6. Plouhinec (Bretagne Jean Floc’h) 51
7. McGee (AUS, Fdj)
50
8. Brochard (Btl)
50
9. Casper (Cofidis)
50
10. Jégou (Fdj)
50
Retrouvez les résultats en page 20
Prochaine manche : Paris - Bourges, le 6 octobre.
20.15
Eurosport 135 min
Rediff. demain à 9 h
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Pic et pic et polémiques
« ZIDANE A-T-IL UN AVENIR en
équipe de France ? » La question
détonne dans l’euphorie générée par
le retour providentiel du meneur de jeu
en sélection. Ce débat sur l’âge du
capitaine inaugure la rentrée de
Soyons sport ! Pour sa deuxième saison, le magazine hebdo de France 4
entend faire des étincelles sur la TNT,
comme le confirme le second thème
explosif de l’émission : « Cyclisme, on
nous cache tout, on nous dit rien. »
Récompensé par l’Ithème (*) du magazine sportif 2005, le rendez-vous animé par Patrick Montel et Frédérique
Bangué a un peu dégraissé son effectif
à la trêve. « L’émission était un peu
trop fourre-tout », explique Montel. La
chaîne a donc allégé sa formule, le
nombre de débats passant de trois à
deux, les couverts étant limités à neuf.
Pour « muscler [s]a table », Montel a
recruté « deux grandes gueules » à
l’intersaison : Francis Lalanne et JeanClaude Perrin. La place d’honneur est
toujours réservée à une personnalité
hors sport (ce soir, le comédien François Berléand), tandis qu’un grand
témoin est convié à alimenter chaque
débat : Alain Giresse évoquera le cas
Zidane et Claude Droussent, directeur
des rédactions de L’Équipe, reviendra
Ce soir 19: 00
MAGAZINE
> MATCH RETOUR
Retour sur l'actualité foot du week-end avec Vincent Couëffé et Vincent Duluc
> FOOTBALL
W 9 prend la route
JOCELYN LERMUSIEAUX
(*) Prix allant aux meilleurs programmes
des chaînes du câble, du satellite et de
la TNT.
6. L’édition du matin. 10. L’édition de la
journée. 18.30 La grande édition. 19.
Match retour. 22.30 L’édition de la nuit.
NÉGLIGÉ PAR LA TÉLÉVISION FRANÇAISE malgré les succès de Sébastien Loeb,
le Championnat du monde des rallyes (WRC) compte un nouveau partenaire médiatique inattendu : W 9. La chaîne de la TNT, filiale de M 6 originellement dédiée au
triptyque « musique-action-détente », lance ce soir le magazine Rallye WRC, à
quatre manches de la fin de la saison. « Le rallye est très spectaculaire, estime Pierre
Robert, directeur adjoint de la chaîne en charge des programmes. Et cette discipline
intéresse de plus en plus de monde. » Le pari de W 9 est que, parmi ce petit monde,
se trouve sa cible : les 19-34 ans. « Le magazine s’adresse aux passionnés mais aussi
aux jeunes qui aiment l’adrénaline », précise Pierre Robert. Il privilégiera ainsi les
images de la course, dans un esprit proche du direct, avec des séquences sans commentaire. Novice dans le domaine sportif, W 9 profitera des compétences du service
des sports de M 6, qui traite déjà du rallye dans son émissiondominicale Turbo Sport.
Elle enverra, en sus, une équipe de tournage lors des courses européennes pour
dévoiler les coulisses de l’épreuve, notamment chez Citroën. L’écurie de Loeb,
explique Pierre Robert, lui donnera « un coup de main amical ».
FRANÇOIS-GUILLAUME LEMOUTON
PAGE 12
sur la situation du cyclisme. L’émission
s’achèvera sur un « bloc-notes » :
« Cette nouvelle rubrique sera un peu
dans l’esprit des fameuses “couvertures auxquelles vous avez échappé”
de Charlie-Hebdo, précise Montel. Ça
nous permettra de survoler d’autres
débats piochés dans l’actualité du
week-end. » À vos couteaux.
L’ÉQUIPE TV
W 9. 23 h 50. Mag. Rallye WRC. 50’.
23.50
Rallye WRC.
Retour sur le rallye de Grande-Bretagne.
19.45
Rediff. demain à 10 h 45
Sport + 105 min
MAGAZINE
19.00
Eurosport 105 min
22.45
Championnat d’Argentine. 7 e journée.
River Plate - Vélez Sarsfield.
Sport + 90 min
Match retour
RTL 9 105 min
Eurosport 60 min
15.45
Euro F. 1 er tour. Poule 2.
Italie-Turquie. À Pula (CRO).
MAGAZINE
Coupe de France 2005
FRANCE 4. 20 h 50. Mag. Soyons sport ! 95’.
20.45
FOOTBALL
15.00
« Eurogoals »
France 4 30 min
« Space Jam », de J. Pytka (1996).
Avec Michael Jordan.
13.15
Euro H. 1 er tour. Groupe B.
Croatie-Turquie. À Podgorica (SEM).
20.20
FILM
12.30
« Athletix »
BASKET
DOMINIQUE ISSARTEL
« Plus près des artistes »
Invité : Tony Estanguet.
Rediff. à 14 h
Championnat du monde. MX 2.
GP d’Irlande.
MAGAZINE
MAGAZINE
Sport + 105 min
Ligue des champions. 1 re journée. Groupe C.
Werder Brême (ALL) - FC Barcelone (ESP).
MOTO
Les Davitamon-Lotto avaient pourtant
tout fait pour contrôler les opérations,
envoyant très vite deux hommes dans
la bonne échappée, Amorison donc, et
Christophe Brandt. Avec eux, cinq
autres coureurs : Bak et Breschel (CSC),
Eeckhout (Chocolat Jacques), Renders
(MrBookmaker) et le jeune Français de
Bouygues Telecom Mathieu Claude,
qui allait réussir la performance de
tenir jusqu’au bout, malgré une crevaison juste avant l’ascension du dernier
08.15
Euro H. 1 er tour. Groupe A.
Allemagne-Russie. À Vrsac (SEM).
FOOTBALL
Nazon lâche
au ravito
tout de suite contre-attaqué car je pensais qu’ils étaient cuits. Mais Amorison
est venu avec moi et quand ça s’est
regroupé, il attaquait encore. » Il
semble même qu’il aurait pu l’emporter si son directeur sportif ne lui avait
pas demandé de couper son effort au
profit de McEwen. Ce dernier s’envolera donc jeudi pour Madrid sans le surplus de confiance qu’aurait pu lui amener un troisième succès, après ceux
dans Paris-Bruxelles et le Grand Prix de
Fourmies. Hier, il aura juste eu la satisfaction d’être le seul des prétendants
au maillot arc-en-ciel à se mêler à la
bagarre. Le Norvégien Thor Hushovd,
un moment intercalé, était un peu
juste et Jean-Patrick Nazon a abandonné au ravitaillement, sans doute
fatigué après avoir disputé le Tour de la
Somme, vendredi et samedi.
mont. Vainqueur en 2003 de deux
épreuves de la Coupe du monde
Espoirs (Côte Picarde et Paris-Tours), il
a comblé seul une minute de retard,
hier, pour se classer sixième, le meilleur résultat de sa première année chez
les professionnels.
Après la côte d’Estrée-Blanche, la dernière difficulté, il restait encore 45 kilomètres à couvrir et les hommes de tête
possédaient un peu plus de deux
minutes d’avance sur un peloton scindé en trois parties. « La course était
incontrôlable, raconte Cédric Vasseur,
ça accélérait, ça ralentissait. » Le coureur de Cofidis, neuvième, sera d’ailleurs à l’origine du retour sur les échappés d’un petit groupe composé de
Gilbert, McEwen, Van Dijk (MrBookmaker), Bru (Kaiku) et Sijmens (Landbouwkrediet). « Quand on est revenu
sur eux, explique Philippe Gilbert, j’ai
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
Championnat d’Espagne. 3 e journée.
Espanyol Barcelone - Real Madrid.
BASKET
frotte pas trop, c’est là que je suis
fort. » McEwen, retardé, était fataliste : « C’est comme si Gilbert s’était
arrêté net devant moi et j’ai eu du mal à
m’extirper de là. Mais bon, je ne suis
pas mécontent de ma course, même si
j’ai eu des crampes dans le final. »
1. Eeckout (BEL, Chocolat Jacques),
les 200 km en 4 h 30’30’’ (moy. :
44,362 km/h) ;
2. Van Dijk (HOL, MrBookmaker) ;
3. McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) ; 4. Breschel (DAN, CSC) ; 5. Renders (BEL, Mrb) ; 6. Claude (Bouygues Telecom) ;… 8. Gilbert (BEL,
Française des Jeux) ; 9. Vasseur
(Cofidis), t.m.t. ;… 20. Hushovd
(Crédit Agricole, à 16’’ ; 21. Pichot
(Btl), m.t.
PETACCHI ET BETTINI, ÉVIDEMMENT. – On pouvait s’y attendre : la
Squadra Azzurra pour le Championnat du monde de Madrid, dimanche
prochain sera conduite par Alessandro Petacchi et Paolo Bettini, sous la haute
protection de Ballan, Bennati, Bernucci, Bramati, Lombardi, Paolini, Pozzato,
Tosatto et Velo, le commissaire italien, Franco Ballerini, se proposant de
désigner les deux réservistes sur place, après une ultime reconnaissance du
circuit madrilène. Un circuit singulier, « plus rigoureux qu’on ne le pense »,
selon le sélectionneur transalpin, lequel se refuse à penser que la course au
titre se terminera « fatalement par un sprint ». Bruseghin et Pinotti ont par
ailleurs été retenus pour l’épreuve chronométrée
WESEMANN AVEC LA SUISSE À MADRID. – Stefan Wesemann courra les
Championnats du monde le 25 septembre sous les couleurs de l’équipe
nationale suisse. Lundi, l’Allemand, originaire de l’ancienne RDA, sera en effet
en possession de son passeport suisse. Marié à une Suissesse, le vainqueur du
Tour des Flandres 2004 vit en Suisse depuis dix ans.
SUTHERLAND SUSPENDU. – Rory Sutherland, vingt-trois ans, sélectionné
par l’Australie pour le Mondial de Madrid, a été suspendu, hier, avec effet
immédiat, par son équipe Rabobank pour prise d’un produit interdit. Dans un
communiqué, l’équipe néerlandaise évoque un contrôle subi le mois dernier
lors du Tour d’Allemagne et indique que le coureur a demandé une
contre-expertise. « Tant que les résultats de celle-ci ne seront pas connus,
Sutherland et son équipe ne feront aucun commentaire », précise le texte,
ajoutant que le produit en cause n’a aucun rapport avec l’EPO ou une
transfusion sanguine. Sutherland avait appris lundi dernier qu’il était retenu
pour Madrid dans l’équipe d’Australie en compagnie de McEwen, Cooke,
Davis, Evans, Hayman, McGee, Rogers et Vogels.
NATURINO - SAPORE DI MARE RECRUTE. – Léonardo Giordano,
champion du monde des moins de vingt-trois ans à Vérone en 1999 courra
l’an prochain pour l’équipe italienne évoluant en Continental Pro
Naturino - Sapore di Mare, qui a déjà recruté le Hollandais Cohnen, le
Tchèque Mares et l’Ukrainien Pidgornyv.
INFOSPORT
6. Journal tous les quarts d’heure.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À 8 et à
38 de chaque heure, chronique sportive. 6.40 et 7.40 France Inter. 6.45
RTL. Le Journal des sports. 7.40
Europe 1. Sports. 16. RMC. DKP. 18.
RMC. Luis attaque. 18.52 RTL Mégasport. 19. Sud Radio. Sud Radio Sports.
19.30 RMC. Global Sport. 19.55
Europe 1. Europe Foot. 20. RMC.
Coach Courbis. 20. RTL. On refait le
match. 21. RMC. Le meilleur de DKP.
21. Europe 1. Europe Sport. 22. RMC.
Le meilleur de Luis attaque.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
McEwen pris au piège
CLASSEMENT
Bleu
Rouge
GRAND PRIX D’ISBERGUES
Jaune
Bleu
Jaune
… 25. Moncoutié (Cofidis), 70 ; 73. Moreau
(Crédit Agricole), 28 ; 80. Brochard
(Bouygues Telecom), 25 ; etc.
Prochaine épreuve : Championnat de Zurich,
dimanche 2 octobre (le Championnat du monde,
dimanche 25 septembre à Madrid, accorde 50,
40 et 35 points aux trois premiers).
Noir
Noir
« Avec l’équipe du Tour, les choses
auraient certainement été différentes », admettait Menchov. Lui
non plus, il y a deux mois, n’avait pas
laissé un souvenir impérissable sur
la Grande Boucle.
Cette Vuelta 2005 s’est jouée sur les
hauteurs de Pajares par la tactique
mise en place par l’équipe Liberty
Seguros, à une semaine de l’arrivée.
Avant cette journée-phare, on pen-
sait que Heras, le genou gauche
marqué par quinze points de suture
après une chute à Burgos, avait fait
basculer la course dans les Asturies.
Il quitte l’épreuve avec deux étapes
à son actif, Valdelinares et Pajares.
Et, depuis qu’il dispute la Vuelta, il
aura porté la tunique de leader pen-
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME TOUR D’ESPAGNE
HANDBALL
DIVISION 1 HOMMES
« Ici, je suis plus fort » Le vrai Bosquet
Meilleur buteur, Dunkerque leader, le retour au pays
de Sébastien Bosquet est spectaculaire.
ROBERTO HERAS, vainqueur pour la quatrième fois, reconnaît tout devoir à la ronde espagnole.
Hier soir, Roberto Heras a dignement fêté sa quatrième victoire
sur le Tour d’Espagne, dans un
grand hôtel madrilène. La cérémonie était déjà prévue depuis
quelques jours. Peu avant, sur le
Paseo de Castellana, à l’issue de
la dernière étape, le leader de
Liberty Seguros a défilé en compagnie de ses coéquipiers. Avec
le sourire conquérant de celui qui
venait de devenir le recordman
absolu des victoires sur la ronde
espagnole.
MADRID –
de notre envoyé spécial
Mieux que Rominger
MADRID. – Roberto Heras pouvait afficher sa satisfaction et oser enfin un de ses rares sourires en recevant son
trophée, hier à Madrid. L’Espagnol a dominé une épreuve qui est désormais la sienne (il se l’est attribuée
quatre fois) et qui, dit-il, « lui a tout donné ».
(Photo Jean-Christian Biville)
Vuelta sans elle. D’ailleurs, s’il fallait
que je garde une image de cette édition 2005, ça serait lorsque je suis à
terre à Burgos et que toute l’équipe
m’attend. Rien que pour ce sacrifice,
je devais tout essayer pour renverser
ce Tour d’Espagne.
porter une cinquième Vuelta ?
– L’objectif me plaît bien. Mais je
crois qu’on est vraiment trop loin de
l’échéance. Savourons déjà ce qui
est acquis.
– Que pensez-vous de l’arrivée
d’Alexandre Vinokourov à vos
côtés la saison prochaine ?
– Il va falloir l’accueillir comme il se
doit et favoriser son intégration. Ça
va être un excellent coéquipier… »
MANUEL MARTINEZ
SOLEIL EN AOÛT, SURCLASSEMENT EN SEPTEMBRE.
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Date du test : août 2004
Euro NCAP est un organisme indépendant
Date du test : novembre 2002
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LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
A G E N T S
L E
R E S E AU
R E N AU LT
PA R T I C I PA N T S
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
– Comment expliquez-vous
votre supériorité sur la Vuelta
alors que vous êtes méconnaissable sur le Tour ?
– Je ne le sais pas moi-même. J’ai
Tour, pense vous faire disputer
le Giro l’an prochain. Cette idée
vous plaît ?
– J’ai déjà couru le Giro, en 1999, et
j’avais terminé à la cinquième place
tout en remportant une étape.
J’avais bien aimé. Je garde un très
bon souvenir. Je sais que les étapes
de montagne sont exigeantes et les
chronos pas très longs. Mais je ne
connais pas encore mon programme
pour l’an prochain. Je vais avoir le
temps d’en parler avec mon directeur sportif cet hiver.
– Vous pensez être capable de
revenir l’an prochain pour rem-
(17 réalisations sur 17 tentatives !),
le petit ailier tunisien, Anouar Ayed
a réalisé une nouvelle performance
de choix vendredi face à Créteil en
signant un dix sur dix au tir.
L’EFFET RICHARDSON. – Il ne
se dément pas si l’on a vu avec
quel enthousiasme samedi à
Dunkerque, les supporters nordistes
ont raccompagné leur idole
jusqu’aux vestiaires. Après
Dunkerque donc où Chambéry a
joué à guichets fermés, c’est
maintenant au tour de Créteil – qui
accueille mercredi le club
savoyard – de mettre les petits
plats dans les grands. Pour
l’occasion, en effet, la tribune C,
d’ordinaire fermée pour un match
normal, sera ouverte. C’est dire si
l’on attend du monde avec la venue
de Richardson.
CRÉTEIL ET LA MALÉDICTION
TOULOUSAINE. – Sébastien
Quintallet blessé d’entrée
(pincement vertébral), Petrea
expulsé après un quart d’heure de
jeu, Créteil a, de nouveau, baissé
pavillon en Haute-Garonne (28-23).
« Depuis que Toulouse évolue en
D 1, reconnaît Jean-Luc Le Gall,
l’entraîneur cristolien, nous ne nous
y sommes imposés que deux fois.
Pour autant, les événements du
début de match n’ont eu aucune
incidence sur le résultat final. On est
passés à côté de notre match et on a
été en dessous de tout. » Clair, non ?
Bleu
Rouge
« J’aimerai aussi
m’imposer
à l’étranger »
toujours préparé le Tour avec le
même sérieux mais les forces me
manquent. Je travaille aussi fort à
l’approche de la Vuelta et, en
revanche, tout se passe pour le
mieux. Mais cette victoire ici ne me
fait pas oublier que j’ai loupé mon
Tour. Ce n’est pas le succès de la
compensation. En Espagne, je me
sens à l’aise et mentalement plus fort
que sur d’autres courses. La Vuelta
est la course qui m’a tout donné. Ce
qui n’empêche pas que j’aimerai
aussi m’imposer à l’étranger.
– Justement, votre directeur
sportif, après votre échec du
ENTORSE POUR CAZAL. – Les
premiers pas du Réunionnais à
Dunkerque sont délicats. Entré en
début de deuxième période face à
Chambéry, Patrick Cazal a
rapidement quitté le terrain après
un choc avec Fernandez Roura, le
capitaine savoyard. Victime d’une
entorse sur le cou-de-pied, l’ancien
joueur d’Essen ne sera pas mercredi
sur le terrain face à Istres. « C’est
une grosse entorse, explique
l’intéressé, et je ne veux pas
prendre de risques. Même pour
samedi prochain à Créteil, le délai
de récupération me paraît court. »
« PREMIÈRE » POUR TRISTANT.
– Dunkerque, unique leader avec
six points et deux victoires après
deux journées, Denis Tristant peut
savourer après une saison
2004-2005 très éprouvante et
difficile. « C’est la première fois
dans ma carrière, s’amuse-t-il, que
j’occupe la pole-position. » D’un
trait d’humour, il a, néanmoins, très
vite la décence de ne pas
s’emballer : « Je détiens un triste
record avec l’ACBB puisque je suis
le seul entraîneur à avoir perdu les
treize matches aller du
Championnat il y a quelques
saisons. Donc, je relativise, n’est-ce
pas, sur les aléas du métier. »
AYED REÇU DIX SUR DIX. –
Détenteur du record de buts
marqués en un match la saison
dernière contre Saint-Raphaël
Jaune
Bleu
Jaune
bien calé dans ma roue et il avait l’air
d’être invulnérable.
– Et, le lendemain, lors de
l’étape de Pajares, vous avez
fait basculer la course…
– Ça restera un moment inoubliable. Tactiquement, je crois qu’il
n’y a rien à dire. Mes coéquipiers ont
réalisé un immense numéro. Je n’ai
été que l’acteur principal de cette
grande journée. Tout s’est passé
comme dans un film. On a piégé le
leader de l’épreuve parce que tout
était calculé ce jour-là. J’ai une
équipe extraordinaire et je sais que je
n’aurai pas gagné ma quatrième
HIER, ROBERTO HERAS a doublement
battu le Suisse Tony Rominger, triple vainqueur sur la Vuelta dans les années 90.
Non seulementil a égalé son record de victoires d’affilée(3), mais il en a ajouté une à
son palmarès.
2005 : Roberto HERAS (ESP)
2004 : Roberto HERAS (ESP)
2003 : Roberto HERAS (ESP)
2002 : Aitor GONZALEZ (ESP)
2001 : Angel CASERO (ESP)
2000 : Roberto HERAS (ESP)
1999 : Jan Ullrich (ALL)
1998 : Abraham OLANO (ESP)
1997 : Alex ZÜLLE (SUI)
1996 : Alex ZÜLLE (SUI)
1995 : Laurent JALABERT
1994 : Tony ROMINGER (SUI)
1993 : Tony ROMINGER (SUI)
1992 : Tony ROMINGER (SUI)
ans à Montpellier sans garder des
repères, sans s’instruire d’un certain
savoir faire. Ces principes-là sont
bien ancrés dans mon esprit. Et puis,
je veux montrer que j’ai un rôle à
tenir. » Que Flensburg, l’une des
grosses cylindrées de la Bundesliga,
aurait pu lui offrir au bout d’un essai
d’une petite semaine en fin de saison
dernière. « Mais on m’a dit là-bas
que ne connaissant pas le Championnat allemand et ne parlant ni
anglais, ni allemand, j’aurai du mal à
m’y adapter. » C’est au pays, « un
retour que je ne considère surtout
pas comme une marche arrière »,
que Sébastien Bosquet compte relever le défi. « L’esprit, la motivation et
la qualité du groupe forment des
garanties mais je sais aussi que nous
n’en sommes qu’au début. »
Après Istres, Créteil puis Nîmes, soit
début octobre au terme d’un premier
acte forcément révélateur, Dunkerque et Bosquet en sauront un peu
plus sur le rang qu’ils seront
capables de défendre. – L. M.
Noir
Noir
« QUE VOUS PROCURE le fait
d’être le premier coureur à
remporter quatre fois la Vuelta ? »
– J’éprouve forcément une
immense fierté. Aucun coureur ne
peut dire qu’il ne se sent pas orgueilleux lorsqu’il gagne, ne serait-ce
qu’une seule fois, une épreuve de
trois semaines.
– Rien n’a été simple pourtant…
– Le Tour d’Espagne, comme le Giro
et encore moins le Tour de France, ce
n’est jamais simple a remporter. J’ai
connu des moments difficiles, des
moments de doute mais je crois,
finalement, que j’ai passé la dernière
semaine la plus tranquille depuis que
je dispute la Vuelta. Au départ, je
pensais que tout allait être plus difficile. Ce Tour d’Espagne n’était pas
forcément dessiné pour un grimpeur.
Je suis simplement avec l’idée de
bien faire mais pas avec cette fixation de devenir le premier coureur de
l’histoire à remporter quatre fois
cette épreuve.
– Il y a un moment où vous
avez douté ?
– Après ma chute dans l’étape de
Burgos (15 points de suture au
genou gauche), le 8 septembre, j’ai
vraiment souffert. J’ai vécu quelques
moments difficiles dans les jours qui
ont suivi. Le pire de tout, ç’a été
l’étape des lacs de Covadonga.
C’était supposé être l’étape-reine.
J’avais l’impression d’avoir plutôt
bien récupéré. Mon genou me faisait
moins souffrir mais je n’arrivais pas à
lâcher Denis Menchov. Je le voyais
Roberto HERAS
Espagne
Trente et un ans, né le 21 février 1974
à Bejar (ESP).
1,72 m ; 59 kg.
Professionnel depuis 1997.
Ses équipes : Kelme (1997-2000),
US Postal (2001-2003), Liberty Seguros (depuis 2004).
Ses victoires : Tour d’Espagne
2000, 2003, 2004 et 2005 ; 10 étapes
du Tour d’Espagne (2 en 2000, 2002,
et 2005 ; 1 en 1997, 1998, 2003 et
2004) ; 1 étape du Tour d’Italie
(1999) ; Tour de Catalogne 2002 ;
Bicicleta Vasca 2004 ; 1 étape de la
Bicicleta Vasca (2000) ; 1 étape du
Tour de Catalogne (1999) ; Grand Prix
Primavera (1998 et 1999) ; Subida a
Naranco (1997).
Ses principales places d’honneur : Tour d’Espagne (2e en 2002, 3e
en 1999, 4e en 2001, 5e en 1997 et 6e
en 1998) ; Tour de France (5e en 2000,
9e en 2002) ; Tour d’Italie (5e en
1999) ; 2e du Tour de Catalogne 2003.
Classement UCI Pro Tour (au 18
septembre 2005 : 15e (96 points)
LE CONTRASTE est saisissant entre
le joueur fébrile, contracté de la saison dernière à Montpellier et
l’athlète libéré, aujourd’hui, de Dunkerque. Sébastien Bosquet (26 ans)
ne s’arrête pas à l’état des lieux :
« Même s’il existe une part d’échec
dans mon aventure à Montpellier,
j’ai le sentiment d’en sortir grandi.
Au niveau du jeu, de l’investissement et, surtout, par rapport à moimême, j’ai retenu beaucoup de
leçons. »
Qui expliqueraient donc son tonitruant début de saison. Meilleur
buteur du Championnat après deux
journées (18 réalisations dont 11/17
samedi devant Chambéry, battu
29-27), leader unique de l’épreuve,
son rôle est, évidemment, déterminant dans le début de saison réussi
de Dunkerque. « Il a soif de
revanche, glisse son entraîneur
Denis Tristant, envie d’effacer les
mauvaises impressions. »
L’arrière avoue savoir comment s’y
prendre… « On ne passe pas deux
14
ATHLÉTISME
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
DÉCASTAR DE TALENCE
Barber stoppée dans son élan
Blessée à la cuisse, la vice-championne du monde n’a pu améliorer son record de France de l’heptathlon (6 675 pts contre 6 889).
TALENCE –
de notre envoyé spécial
AUX CHAMPIONNATS du monde à
Helsinki, sitôt la ligne d’arrivée franchie, Eunice Barber avait tenté d’évacuer sa déception en arpentant la piste
à l’envers. Hier à Talence, l’épreuve
finale (800 m) du Décastar l’a couchée
pour de très longues minutes sur le
synthétique. Mais plus inquiétant, sa
cuisse droite enserrée dans un large
bandage la faisait grimacer. Elle qui, la
veille au soir, clamait sa volonté de
mordre à pleine dents ses trois dernières épreuves, histoire de chatouiller
son record de France (6 689 pts),
devait mettre un bémol sur ses ambitions. « J’étais sur la table de massage
ce matin quand soudain j’ai eu une
crampe aux ischios, explique-t-elle. Le
kiné l’a fait disparaître mais quand j’ai
attaqué l’échauffement de la longueur, j’ai senti un point de contracture. » Soucieuse de ne pas aggraver le
mal, la médaillée de bronze à la longueur des Mondiaux d’Helsinki assura
alors ses points (1 079 pts) sur un seul
saut (6,72 m ; v.f. : 3,2 m/s).
Bien évidemment, à cet instant, les
priorités changeaient. Foin de record,
l’essentiel était d’aller au bout sans
trop de dégâts. Sur une seule jambe,
elle balançait son javelot à 47,66 m.
Mais c’est sur le 800 m que l’affaire se
compliqua et qu’elle dut abandonner à
sa grande rivale la Suédoise Carolina
Klüft la première place au Challenge
Mondial IAAF des épreuves combinées
(20 399 pts contre 20 388 pts). « J’ai
essayé de ne pas trop solliciter le
muscle douloureux, dit-elle. J’ai couru
sur les pointes des pieds. Ce qui me
chagrine c’est que c’est exactement
sur le côté où j’ai eu tous mes problèmes. »
Est-ce à dire que la championne est
repartie vers de nouvelles galères ? Il
est un peu tôt pour le dire. Par chance,
Barber va pouvoir prendre à présent de
vraies vacances. Ce dont elle le plus
besoin. « Derrière, elle n’a aucune
obligation de précipiter son retour, fait
remarquer Souad Rochdi, son agent.
La saison en salle n’a jamais été pour
elle un objectif. »
Si dès hier soir, Eunice a informé Bob
Kersee, son entraîneur américain, elle
attendra quelques semaines avant de
prendre des décisions sur sa programmation d’entraînement. Comme à
l’accoutumée, elle devrait consulter
Claude Monot qui la coachait, ici à
Talence. Le technicien français a particulièrement apprécié l’attitude de son
élève au cours de l’été : « Elle a une
rigueur qui me plaît, avoue-t-il. Sans
que ce soit toujours génial, elle est très
appliquée. »
Vice-championne du monde à Helsinki
derrière Carolina Klüft, détentrice de la
meilleure performance mondiale de la
saison (6 689 pts), le tout agrémenté
d’une médaille de bronze mondiale à
la longueur, Barber peut marquer
d’une pierre blanche cette année
2005. Plus que jamais, elle peut songer
à son grand challenge : entrer dans le
club très fermé des femmes à plus de
7 000 points (*).
Barber a l’habitude de dire que chaque
expérience est riche d’enseignements.
A Helsinki, elle était parvenue à surmonter sa peur panique du poids née
de sa cruelle désillusion d’Edmonton
en 2001 (trois fois zéro). À Talence, elle
a peut-être fini d’exorciser ce vieux
démon en réalisant sa meilleure série
dans un heptathlon (13,13 m ;
13,46 m ; 13,65 m). Certes, elle est
7007 points
en trois heptathlons cette année
100 m haies : 12”62 (1182 points),
le 4 juin à Arles.
Hauteur : 1,91 m (1119 pts),
le 4 juin, à Arles et le 6 août, à Helsinki.
Poids : 13,65 m (771 pts),
le 18 septembre, à Talence.
200 m : 24”01 (980 pts),
le 6 août, à Helsinki.
Longueur : 6,78 m (1 099 pts),
le 5 juin, à Arles.
Javelot : 53,07 m (920 pts),
le 5 juin, à Arles.
800 m : 2’11”94 (936 pts),
le 7 août, à Helsinki.
encore un peu loin des 14,50 m qu’elle
réalise parfois à l’entraînement. Au
soir des Mondiaux, Bob Kersee, son
entraîneur américain, avait d’ailleurs
été catégorique : « Eunice doit lancer à
14-15 m pour remplir ses objectifs et
tenir la dragée haute à Klüft. »
Il faudra attendre 2006 pour constater
si progrès il y a. Mais à l’heure des
bilans, un total virtuel s’appuyant sur
du réel, c’est-à-dire en mettant bout à
bout ses meilleures performances
réussies en heptathlon cette saison (à
Arles, Helsinki et Talence) montre que
son rêve n’est pas utopie. 12’’62 au
100 m haies ; 1,91 m à la hauteur ;
13,65 m au poids ; 24’’01 au 200 m ;
6,78 m à la longueur ; 53,07 m au javelot et 2’11’’94 au 800 m font 7 007
points, soit le record d’Europe égalé de
Larisa Nikitina.
RÉSULTATS
Décathlon : 1. Sebrle (RTC),
8 326 pts ; 5. Barras, 8 060 pts.
6. Bourguignon, 8 026 pts...
Heptathlon : 1. Barber,
6 6 75 pts… 6. Collonvillé,
6 174 pts...
HERVÉ GARCIA
TALENCE. – C’est au matin de la deuxième journée qu’Eunice Barber a d’abord ressenti une crampe aux ischios,
devenue contracture au fil des épreuves. Sur 800 m, la souffrance était au paroxysme. (Photo Michel Deschamps)
(*) Jacky Joyner-Kersee (USA, 7 291 pts),
Larisa Nikitina (RUS, 7 007 pts) et Carolina Klüft (SUE, 7 001 pts) ont dépassé
7 000 pts.
Sebrle
à l’énergie
COMME IL l’espérait, Roman Sebrle, le
recordman du monde du décathlon
(9 028 points), s’est de nouveau imposé
à Talence. En tête à l’issue de la première
journée, le Tchèque a dû toutefois
batailler ferme pour repousser les
assauts d’Aleksandr Pogolerov (5e aux
Mondiaux). « À partir du moment où je
n’étais pas au mieux de ma forme, je
savais qu’il me fallait faire preuve de
régularité. Mais ce n’est qu’après la
perche que j’ai su que j’allais gagner. »
Ce total (8 326 pts) lui a également
offert la tête du Challenge mondial IAAF
des épreuves combinées devant l’Américain Bryan Clay, champion du monde à
Helsinki. « Mais cette première place ne
vaudra jamais le titre mondial », lâchait
le major du Dukla de Prague, toujours
dépité d’avoir dû laisser filer la seule
couronne qui lui manque. Septième au
Challenge mondial, le Français Romain
Barras (7e à Helsinki et 5e hier avec
8 060 pts) a montré sa grande régularité. « Moi qui suis un fou de stats, je suis
fier de faire mieux que Christian Plaziat
en alignant cinq décathlons à plus de
8 000 points au cours d’une même saison, commentait-il. Mais je dois aller
plus loin. Ma force, c’est que j’ai dix disciplines à améliorer ! Alors, cet hiver je
vais bosser ma technique et faire de la
musculation. »
Jean-Yves Cochand, le patron des
épreuves combinées qui entraîne
Barras, se félicitait de voir Rudy Bourguignon (6e avec 8 026 pts) passer lui aussi
les 8 000 points. « C’est le treizième
Français, se réjouissait-il. Et derrière, il y
en a d’autres qui poussent. » – H. G.
Retrouvez
les résultats
en page 20
MEETING DE YOKOHAMA
Gatlin et Liu encore en piste
UGO VIANNEY
CHRONOS RECORDS À NEWCASTLE. – On attendait l’Éthiopien
Dejene Berhanu ou le Sud-Africain Hendrick Ramaala, hier lors de
l’épreuve de la Great North Run, c’est finalement l’Érythréen
Zersenay Tadesse qui s’est imposé dans un superbe temps, 59’05’’.
Ni le tenant du titre ni le double vainqueur de l’épreuve n’ont pu
rivaliser avec celui qui détient désormais le meilleur chrono jamais
réussi dans cette course. Malgré la distance s’apparentant à un
semi-marathon, la dénivellation déclinante ne permet pas
d’homologuer comme record du monde le temps de celui qui est
aussi médaillé olympique (bronze) du 10 000 m. Le record est
d’ailleurs en cours de ratification après que le jeune Kenyan de
dix-huit ans, Samuel Wanjiru, a couru en 59’16’’ le semi-marathon
de Rotterdam il y a huit jours.
CHAMPIONNATS DE FRANCE BATEAUX LONGS
Double doublé
Enfin l’économie
simple et claire !
Bastien Ripoll et Franck Solforosi ont emmené par deux fois
leurs équipages sur la plus haute marche du podium.
À PEINE REMISES les médailles du
quatre barré, Bastien Ripoll descend
du podium et enfile ses chaussures. Le
Toulousain, international dans le huit,
ne prend pas le temps de savourer ce
titre avec ses copains de l’Aviron toulousain. À croire qu’il doit attraper au
vol l’avion qui doit le conduire à l’université d’Oxford où il va tenter dans
quelques mois de devenir le premier
Français à disputer Oxford-Cambridge… Non, plus prosaïquement,
Bastien Ripoll fait partie des rameurs
qualifiés pour deux finales dans ces
Championnats de France bateaux
longs et il n’a pas de temps à perdre
pour rejoindre ses camarades du
quatre de couple.
Dans un bateau emmené cette fois par
le champion de France de skiff Cédric
Berrest, Ripoll n’aura pas de peine a
rééditer son succès sur le bassin de
Mantes-la-Jolie. Lui, le pointu, s’est
surtout escrimé à éviter les fautes techniques dans un style, le couple, qui
n’est pas le sien.
Doubler dans un Championnat de
France bateaux longs ressort de l’ordinaire, mais il est plus difficile de gagner
par deux fois. Ainsi, Bénédicte LuzuyDorfman s’est contentée d’arrêter sur
vingt et un le compteur de ses titres
nationaux. Le deux de couple poids
légers lui a souri avec Caroline FreslonBette, mais elle s’est contentée de la
deuxième place en quatre sans barreur
pour son club d’Aiguebelette.
Ceux qui en revanche ont frappé fort
sont les rameurs de l’AUN Lyon. Avec à
la nage le récent champion du monde
Franck Solforosi, Franck Bussière,
Arnaud Pornin et François Marty se
sont imposés dans les deux quatre
sans barreur, le « poids légers »
(devant le SN Compiègne de JeanChristophe Bette) et le « toutes catégories » .
Verdun mieux que
les footballeurs
« On en avait parlé en début d’année,
raconte Solforosi, et comme Bussière
est sensé arrêter l’an prochain, on
s’était dit que c’était le moment ou
jamais. » Tout heureux d’avoir pu porter son jeune fils Tom (neuf mois) sur le
podium, Bussière envisage du coup de
remettre ça l’an prochain...
Aucune grande surprise n’est à signaler à l’heure du palmarès. Tous les
bateaux victorieux comptaient au
moins un athlète sélectionné lors des
récents Championnats du monde.
Voire un champion olympique comme
ce fut le cas avec Adrien Hardy et le
deux de couple de Chalon-sur-Saône
(quatrième titre en cinq ans) ou avec la
Bélarusse Ekaterina Karsten dans le
quatre de couple de Gravelines.
Le titre suprême, celui du huit, est revenu pour la cinquième année consécutive au CN Verdun. « Mieux que Lyon
en foot !», se réjouit le barreur Emmanuel Bunoz. Une fois de plus et malgré
la poussée du CNA Rouen, l’entraîneur
Philippe Cabut a réalisé l’amalgame
parfait entre les anciens Leclerc,
Vergnes et Schulte, l’expérimenté
Valla et la jeune garde Cadot, Mathis,
Rondeau et Chardin. Comme le
deuxième huit de Verdun s’est classé
quatrième de la finale, il y a tout lieu de
penser que cette hégémonie est loin
d’arriver à son terme.
Plus
de 16 pages
d’informations
pratiques
et utiles
MARC VENTOUILLAC
RÉSULTATS
HOMMES
Deux barré : 1. CA Lyon (De Lagarde-Jacquiot ; b. : Cunnac), 7’34’’37.
Deux de couple : 1. Chalon-sur-Saône (Hardy-Chouraqui), 7’2’’27.
Quatresansbarreur:1. AUN Lyon(Solforosi-Bussière-Pornin-Marty),6’33’’96 ; 2.
Compiègne (Bette-Corbier-Vatan-Laronze), 6’36’’36.
Quatre barré : 1. Toulouse (Ripoll-Vidalinc-Perrot-Saitta ; b. : Billig), 6’46’’80.
Quatre de couple : 1. Toulouse (Berrest-Meurillon-Ripoll-Colard), 6’26’’43.
Huit : 1. Verdun (Cadot-Valla-Leclerc-Mathis-Rondeau-Chardin-Vergnes-Schulte ;
b. : Bunoz), 5’58’’90.
Poids légers . Deux de couple : 1. Villefranche sur Saône (Fr. et Fa. Dufour),
6’50’’32.
Quatre sans barreur : 1. AUN Lyon (Solforosi-Bussière-Pornin-Marty), 6’44’’35.
FEMMES
Deux de couple : 1. Cahors (Balmary-Delhon), 7’56’’58.
Quatre sans barreuse : 1. Reims (Foulon-Rossit-Delas-Valiavanos), 7’43’’96.
Quatre de couple : 1. Gravelines (Laurent-Karsten-Buniet-Gourdin), 7’6’’13.
Poids légers. Deux de couple : 1. Aiguebelette (Freslon-Dorfman), 8’0’’91.
UN RENDEZ-VOUS
PAGE 14
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
AVIRON
à la perche, imitant Serguei Bubka qui
a battu deux de ses trente cinq
records du monde à Yokohama en
1991 et 1992.
Les conditions annoncées au Japon
(25 oC à 30 oC, forte humidité) laisse
augurer de belles performances en
sprint. Fatigués à Shanghai après leur
transhumance depuis l’Europe, la
plupart des athlètes ont récupéré du
décalage horaire et auront très envie
de briller pour cette classique (18e
édition) de la fin de saison où l’on
attend pas mal de monde puisque ce
19 septembre est jour férié dans
l’archipel.
Bleu
Rouge
Un avis partagé par Liu Xiang, champion olympique du 110 m haies dont
la saison est loin d’être finie. Après
Yokohama, il s’alignera aux Jeux
nationaux du 16 au 22 octobre en
Chine avant de conclure la saison à
Macao du 29 octobre au 6 novembre
pour les Jeux d’Asie de l’Est.
Parmi les galériens du Tartan présents à Shanghai le week-end dernier, plusieurs d’entre eux comme
Kenenisa Bekele ou Chandra Sturrup
ont regagné leurs pénates. Mais, le
plateau présent ce soir à Yokohama
reste très alléchant avec également
Dwight Phillips, Ivan Tikhon, Allyson
Felix, Olga Kuzenkova, Nadezhda
Ostapchuk, Bershawn Jackson. Sans
oublier l’infatiguable Yelena Isinbaeva qui devrait une nouvelle fois tenter
de battre le record du monde de saut
Jaune
Bleu
Jaune
DÉBUTÉE EN ASIE, le 7 mai dernier,
par le meeting d’Osaka, au Japon, la
saison d’athlétisme en plein air se termine donc en Asie, à Yokohama, toujours au Japon, dès ce soir puis à Daegu en Corée du Sud, vendredi
prochain. « On commence tous à être
un peu fatigués. J’ai hâte de pouvoir
être à la maison, dormir tard, sortir,
manger des glaces et du pop-corn,
avoir une vraie vie de mec de 23 ans,
quoi », rigole Justin Gatlin, qui était
du voyage à Osaka et prendra part
aux deux dernières levées de la saison
après s’être imposé (10’’01) samedi
soir à Shanghai. « Dans une saison
comme celle-là, avec des Championnats du monde précédés de sélections pour ces Championnats, une
Golden League et de plus en plus de
meetings en Asie où il y a du public et
des marchés pour nos sponsors, il
devient difficile de gérer nos pics de
forme. Mais bon, nous ne faisons pas
le pire métier sur Terre », poursuit le
double champion du monde du 100 m
et 200 m.
NOUVEAU !
Noir
Noir
La saison d’athlétisme n’est pas finie. Clôture du bal cette semaine.
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SERVEURS, ROUTEURS
ET COMMUTATEURS.
COMPLEXES A INSTALLER.
SIMPLES A IMPORTER.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
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Bleu
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16
BASKET CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (1
er
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
tour, 3e journée)
FRANCE - SLOVÉNIE : 58-68
Dans la gueule du loup
La France a touché ses limites face à la Slovénie et disputera un barrage terrible demain contre la Serbie à domicile.
BELGRADE –
de notre envoyé spécial
Tirs
1/1
2/5
4/8
2/4
1/12
0/3
3/6
8/17
0/1
1/1
22/58
3pts
1/1
0/1
2/5
0/2
0/1
0/2
0/4
1/1
4/17
Lf
2/2
2/2
2/2
2/2
0/11
2/2
10/21
Ro-Rd
0-1
0-3
0-2
1-0
1-1
0-1
2-7
1-6
0-5
1-3
6-33
Pd
2
1
1
1
3
8
SLOVÉNIE
Quarts de finale
(demain)
Demi-finales
(jeudi)
à Belgrade, 20 h 30
Russie
Grèce
Israël
Serbie-Monténégro
France
à Vrsac, 18 heures
18 heures
Lituanie
20 h 30
21 heures
(vendredi)
Slovénie
Allemagne
Turquie
à Podgorica, 18 heures
Croatie
Italie
(dimanche)
17 h 30
(jeudi)
à Novi Sad, 20 h 30
Finale
(samedi)
18 heures
21 heures
(vendredi)
Espagne
21 heures
3e place
(dimanche,
18 heures)
Les six premiers sont qualifiés pour le Mondial 2006 au Japon.
GROUPE A
(à Vrsac)
ARNAUD LECOMTE
GROUPE C
(à Belgrade)
VENDREDI
VENDREDI
Allemagne - Italie ........ 82-84 a.p.
Russie - Ukraine .................. 86-74
Slovénie-Bosnie ................. 74-65
France-Grèce .................... 50-64
SAMEDI
SAMEDI
Italie - Russie ...................... 61-87
Ukraine - Allemagne ........... 58-84
France-Bosnie .................. 79-62
Grèce-Slovénie ................... 56-68
HIER
HIER
Italie - Ukraine .................... 99-62
Russie - Allemagne ............. 50-51
France-Slovénie ................ 58-68
Grèce-Bosnie ..................... 67-50
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Russie (+ 25) ......... 5 3 2
2. Allemagne (– 1) ..... 5 3 2
3. Italie (– 24)......... 5 3 2
4. Ukraine ............... 3 3 0
BELGRADE. – En
crise dans
l’exercice des
lancers francs,
Boris Diaw, le
joueur français le
plus actif lors du
premier tour,
attaque ici le
cercle sous la
menace de
Primoz Brezec,
pivot slovène des
Charlotte
Bobcats.
(Photo
Nicolas Luttiau)
P.
—
1
1
1
3
p.
—
223
217
244
194
c.
—
186
192
231
269
GROUPE B
(à Podgorica)
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Slovénie ................... 6 3 3
2. Grèce ....................... 5 3 2
3. France ...................... 4 3 1
4. Bosnie-H. ................. 3 3 0
P.
—
0
1
2
3
p.
—
210
187
187
177
c.
—
179
168
194
220
GROUPE D
(à Novi Sad)
VENDREDI
VENDREDI
Croatie - Bulgarie ................ 88-74
Lituanie - Turquie ................ 87-75
Israël - Lettonie .................. 74-65
Espagne - Serbie-Mont. ..... 89-70
SAMEDI
SAMEDI
Lituanie - Croatie ................ 85-67
Bulgarie - Turquie ........ 89-94 a.p.
Espagne - Lettonie... 114-109 a.p.
Serbie-Mont. - Israël .......... 93-77
HIER
HIER
Lituanie - Bulgarie............... 92-79
Croatie - Turquie ................. 80-67
Israël - Espagne ................. 85-77
Serbie-Mont. - Lettonie...... 82-67
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Lituanie .................... 6 3 3
2. Croatie ..................... 5 3 2
3. Turquie .................... 4 3 1
4. Bulgarie ................... 3 3 0
P.
—
0
1
2
3
p.
—
264
235
236
242
c.
—
221
226
256
274
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Espagne (+ 11) ..... 5 3 2
2. Serbie-M. (– 3) ...... 5 3 2
3. Israël (– 8)............... 5 3 2
4. Lettonie ................... 3 3 0
P.
—
1
1
1
3
p.
—
280
245
236
241
c.
—
264
233
235
270
68
Min Pts
28 8
32 18
- 29 9
30 12
- 34 9
12 6
20 3
5 1
- 10 2
200 68
Jurak
Lakovic
Capin
Becirovic
Nesterovic
Joksimovic
Nachbar
Lorbek
Milic
Maravic
Slokar
Brezec
TOTAL
Entraîneur : Pipan
Tirs
2/7
4/9
2/7
6/11
4/12
2/4
1/3
1/3
22/56
3pts
3/5
0/3
1/4
1/2
5/14
Lf Ro-Rd
4/6 2-4
7/10 1-3
- 5/10 0-1
- 1-9
- - 0-5
1/2 2-3
1/1 2-4
1/4 1-0
- 0/2 1-1
19/35 12-33
Pd
2
3
2
3
1
11
FRANCE-SLOVÉNIE : 58-68 (15-12 ; 17-18 ; 12-23 ; 14-15)
Environ 5 000 spectateurs. Arbitres : MM. Dovidavicius (LIT), Ziemblicki (POL) et Dolinek
(RTC).
Plus gros écarts. – France : + 5 (23-18, 15e) ; Slovénie : + 16 (46-62, 35e et 48-64,
36e).
FRANCE. – Fautes : 28. Éliminés : F. Pietrus (36e) et Rigaudeau (38e). Contres : 3. Balles
perdues : 13. Interceptions : 10.
SLOVÉNIE. – Fautes : 22. Contres : 0. Balles perdues : 15. Interceptions : 5.
LE POINT
La stat
at
at
L’abom
minable
ligne de
statistiques
tiquess
de Boriis Diaaw-Riffiod hi
hier
hie
er ssur
ur laa ligne
des lanccers francs
(0 sur 6 avant la pause
pause, 0 sur 5 ens
ensuite)
ensuite).
Le meilleur joueur français du premier
tour n’avait jamais connu une telle
gabegie, rarissime au niveau
professionnel. En préparation avec
les Bleus, l’ailier des Phoenix Suns avait
tourné à un assez moyen 21 sur 33
(63,7 %). En NBA, la saison dernière,
l’ancien Palois a produit un bon 57 sur
77 (74 %) pour 113 sur 170 (66 %)
en carrière.
Dans vos kiosque
s
dès le 17 septemb
re
L’ADVERSAIRE
ILS ONT DIT
Un trident NBA
à l’intérieur
Rigaudeau :
« Trop de baisses
de régime »
IL SERAIT BEAU l’exploit : vaincre
la Serbie-Monténégro, équipe de la
décennie (trois titres européens en
1995, 1997 et 2001 et deux titres
mondiaux en 1998 et 2002), ébranlée à l’Euro 2003 (6e), ridiculisée aux
Jeux Olympiques l’an passé (11e) et
en appel devant tout un peuple.
Elle serait belle l’histoire. Mais en
l’état actuel du jeu français, elle
paraît bien improbable, quand bien
même la formation de Zeljko Obradovic n’a pas paru très sûre de son
basket lors du premier tour (deux victoires et une défaite de 19 points
face à l’Espagne).
La France a le droit de rêver, mais les
Serbo-Monténégrins empruntent
désormais l’une des lignes droites les
plus importantes de leur histoire. Au
bout, Dejan Bodiroga, Zeljko Rebraca et Dejan Tomasevic, trois figures
historiques de la sélection, raccro-
cheront. Et pour tout le pays, ce ne
peut être que dimanche soir, après la
finale... Pour accomplir l’impensable
exploit, la France devra relever mille
et un défi. Le plus lourd est celui du
jeu intérieur. Avec son trident NBA,
Rebraca, Milicic, Krstic, la Serbie est
dure et taillée pour le combat. Mais
le danger offensif vient souvent des
couloirs extérieurs et notamment du
tandem de meneurs arrières, JaricRakocevic, capables de coups de
booster fulgurants et première arme
d’attaque depuis le début de l’Euro.
Et puis, il reste des tueurs de sangfroid, discrets jusque-là.
Vlado Scepanovic, shooteur et héros
de la finale en 2001, Vladimir Radmanovic, capable de dégainer en
série et son Altesse, Dejan Bodiroga,
peu utilisé lors de ce premier tour,
mais toujours capable de fouetter les
rêves français demain soir. – D. L.
Bergeaud :
« Condamnés à l’exploit »
Claude BERGEAUD : « Ce n’est pas tout à fait comme prévu. On imaginait terminer deuxième et prendre la Lettonie en barrage. C’est la Serbie. Nous
sommes condamnés à l’exploit, dans une salle où les Serbes, après un début
difficile, sont en train de revenir. Ils sont de plus en plus souverains. La crainte,
c’est leur force à l’intérieur, la taille mais aussi le poids. On prend du lourd. On
espère avoir un peu de chance et un équilibre sur un point (l’arbitrage) mais ça
à Novi Sad, je n’y crois pas trop… Mais l’équipe de France n’a pas dans l’idée
de lâcher. Elle va se battre avec tout le monde, en espérant que Mickaël Pietrus
sera sur pieds. » – Ar. L.
Antoine RIGAUDEAU : « La Slovénie a fait son match pendant quarante minutes. Nous, on a encore trop
de baisses de régime, de trous. Pendant deux ou trois minutes, on va
perdre un ballon, faire une mauvaise
défense, abandonner un panier qui
donne confiance à l’adversaire. Je
pense que le résultat reflète l’agressivité, l’engagement physique que la
Slovénie a pu mettre tout au long du
match. Nous, on a du mal à
comprendre quand il faut être plus
rugueux collectivement aux deux
extrémités, et tant que l’on n’arrivera
pas à instaurer ça quarante minutes,
on aura du mal. Ceci dit, être nerveux,
c’est aussi bien quelque part. Il faut
l’être un peu à ce niveau-là, être un peu
truqueur aussi, être un peu malin. Mais
ça, c’est de l’expérience de groupe à
vivre ensemble et notre groupe est installé depuis très peu de temps. La Serbie, on sait qu’au niveau des intérieurs,
c’est hyper costaud. On aura encore
besoin d’un très gros combat physique, plus que d’habitude. Ça va être
très difficile. Mais on va jouer, on va
jouer au basket. On va se reposer, analyser un peu tout ça… sans trop analyser non plus parce qu’on n’a pas besoin
de se farcir la tête. » – J.-L. T.
Sacha GIFFA : « On n’a pas assez
répondu physiquement en deuxième mitemps et c’est là qu’ils ont pris feu. Et
puis, on a raté trop de lancers francs.
C’est ça qui nous a enfoncés, qui nous a
tués. On provoquait les actions et derrière on n’était pas payés. Maintenant,
on n’a rien à perdre. La pression sera sur
la Serbie. Elle est chez elle. Nous, on va
jouer notre va-tout. » – D. L.
La Slovénie
et des habitués
en quarts
GROUPE A : L’ALLEMAGNE SE
PLACE. – La dernière surprise de
cette phase de poules est venue de
Vrsac où l’Allemagne, longtemps
menée par la Russie, s’est finalement imposée sur le fil grâce à un tir
primé de Nowitzki à trente
secondes du buzzer (51-50).
Ce résultat a le mérite d’inverser
deux matches de barrages puisque,
grâce à ce succès, les Allemands
défieront les Turcs et non plus les
Croates, désormais sur la route des
Italiens. Ceux-ci, lourdement
défaits la veille, n’ont fait qu’une
bouchée de pauvres Ukrainiens qui,
comme la Bosnie, la Bulgarie et la
Lettonie, rendent une copie
blanche. Righetti (19 pts en 16 min)
et Calabria (20 pts) ont été les leaders offensifs d’une Squadra qui
n’aura été accrochée que deux
quarts-temps.
GROUPE B : LA TURQUIE
ENCORE BATTUE. – Avec la Slovénie, la Lituanie est la deuxième
équipe à terminer sa poule invaincue. Le match d’hier face à la Bulgarie, déjà éliminée, n’a été qu’une
formalité pour des Baltes avec un
cinq majeur parfait (tous au-dessus
de 11 points) et un départ canon
(16-0). Dans l’autre rencontre,
Croates et Turcs se battaient pour
affronter soit l’Allemagne, soit l’Italie en barrages. Très décevants
depuis le début du tournoi, les
Turcs, malgré un bon Peker (23 pts)
ont encore déjoué (67-80) face à
une bonne triplette Vujcic-PlaninicGiricek. Les hommes de Tanjevic se
dirigent donc vers un barrage très
chaud face aux Allemands mardi à
Vrsac.
GROUPE D : LE POINT-AVERAGE A TRANCHÉ. – En position
très favorable avant la dernière
journée, les Espagnols ont un peu
joué avec le feu. Défaits par de courageux Israéliens (77-85), Les
joueurs de Pesquera ne doivent
finalement leur première place qu’à
un point-average positif par rapport
à la Serbie et à l’Israël. Grâce à leur
doublette intérieure Reyes-Garbajosa, les Espagnols ont limité la
casse et joueront leur quart de
finale vendredi contre le vainqueur
d’Allemagne-Turquie. La victoire
des Israéliens ne change rien au
classement pour eux puisqu’ils ne
font pas mieux qu’une troisième
place et affronteront la Grèce mardi
en barrages. Faciles contre les Lettons (82-67), les Serbes de Rakocevic (19 pts) assurent le deuxième
rang du groupe et devront passer
par les barrages eux aussi (mardi
face à la France à Novi Sad).
La Lettonie aura montré de belles
choses face à l’Espagne et Israël
notamment, mais rentre à la maison
avec trois défaites dans la besace.
– N. R.
RÉSULTATS
GRÈCE - BOSNIE-HERZÉGOVINE : 67-50
(15-16 ; 18-13 ; 10-12 ; 24-9)
GRÈCE : 29 pan. sur 56 tirs (dont 8/23 à 3
points) ; 1 l.f. sur 6. Rebonds : 37 (Diamantidis,
6). Passes décisives : 20 (Diamantidis, 6). Balles
perdues : 18. Fautes : 14.
Cinq de départ : Diamantidis (5), Papadopoulos (10), Kakiouzis (4), Fostsis (15), Hadzivrettas (5) ; puis Papaloukas (9), Zisis (5), Tsartsaris (12), Spanoulis, Dikoudis, Bourousis (2),
Vassilopoulos. Entraîneur : P. Giannakis.
BOSNIE-HERZÉGOVINE : 17 pan. sur 45 tirs
(dont 7/21 à 3 points) ; 9 l.f. sur 16. Rebonds :
32 (Hukic, Domercant, 6). Passes décisives : 8.
Balles perdues : 19. Fautes : 16.
Cinq de départ : D. Mrsic (3), Hukic (13),
Domercant (9), K. Bajramovic (10), Ovcina (4)
puis Teletovic (7), Leric (1), Kovacevic (3),
Radojevic, Tuljkovic, Princ. Entraîneur : M. Bajramovic.
PAGE 16
ITALIE - UKRAINE : 99 - 62
(29-18 ; 17-23 ; 22-10 ; 31-11)
ITALIE : Calabria (20), Basile (6), Galanda,
Soragna (7), Chiacig (9) ; puis Marconato (12),
Righetti (19), Bulleri (14), Mordente (5), Gigli
(7), Mancinelli. Entraîneur : C. Recalcati.
UKRAINE : Butskyy, Kobzystyy (3), R. Kryvych
(10), Lishchuk (13), Pecherov (8) ; puis Lebediev (2), I. Kryvych (9), Koval, Rayevskyy (2),
Gurtovyy (7), Medvedenko (8). Entraîneur : G.
Zaschuk.
RUSSIE - ALLEMAGNE : 50-51
(10-8 ; 16-8 ; 12-18 ; 12-17)
RUSSIE : Holden (13), Khryapa (12), Morgunov (4), Kirilenko (12), Monya (3) puis Likholitov, Samoylenko (1), Pachoutine (5), Savrasenko. Entraîneur : S. Babkov.
ALLEMAGNE : Roller, Greene (7), Nowitzki
(24), Wucherer (2), Femerling (2) puis Schultze
(3), Arigbabu (4), Garret (5), Pesic, Demirel,
Nikagbatse (4). Entraîneur : D. Bauermann.
LITUANIE - BULGARIE : 92 - 79
(30-19 ; 19-23 ; 20-12 ; 23-25)
LITUANIE : Ginevicius (11), M. Zukauskas
(12), D. Lavrinovic (14), Siskauskas (12), Javtokas (15) ; puis Lukauskis, Gustas, Serapinas,
Silinskis (2), K. Lavrinovic (7), Jasaitis (17), Jankunas (2). Entraîneur : A. Sireika.
BULGARIE : Banev (5), Bozov, Davidov, Angelov (10), Stoykov (8) ; puis D. Ivanov (6), K. Ivanov, Videnov (34), Georgiev (8), Mladenov (5),
Dimitrov (3). Entraîneur : R. Barchovski.
CROATIE - TURQUIE : 80-67
(17-23 ; 21-18 ; 29-5 ; 13-21)
CROATIE : Kasun (10), Vujcic (20), Planinic
(14), Giricek (16), Mamic (3) puis Ukic (1), M.
Popovic (7), Prkacin (2), Zizic, Tomas, Bagaric
(7). Entraîneur : N. Spahija.
TURQUIE : Kurtoglu (5), Turkoglu (7), Peker
(23), Arslan (7), Gonlum (5) puis Tunceri (5),
Turkçan (2), Akyol (2), Erogan (5), Solak, Okur
(6), . Entraîneur : B. Tanjevic.
ESPAGNE - ISRAËL : 77 - 85
(16-17 ; 12-16 ; 31-32 ; 18-20)
ESPAGNE : Navarro (9), Calderon (6), Reyes
(20), Gimenez (7), Garbajosa (21) ; puis Fernandez, Cabezas (6), Vidal (4), De Miguel (2),
Vasquez (2). Entraîneur : M. Pesquera.
ISRAËL : Burstein (19), Tapiro (7), Kozikaro
(7), Green (11), Halperin (5) ; puis Hagag (9),
Nissim, Watson (2), Marckovich (2), Shelef
(15), Mizrahi (8). Entraîneur : Z. Sherf.
LETTONIE - SERBIE-MONTÉNÉGRO :
67-82 (19-31 ; 12-16 ; 19-20 ; 17-15)
LETTONIE : Helmanis (7), Skele (6), Stelmahers (10), S. Valters (4), Grafs (7) puis Vitols (5),
Blums, K. Valters (12), Timermanis (8), Skirmants (4), Cipruss (2), Janicenoks (2). Entraîneur : K. Muizmieks.
SERBIE-MONTÉNÉGRO : Radmanovic (9),
Rakocevic (19), Jaric (12), Rebraca (6), Gurovic
(8) puis Bodiroga (12), Milicic (4), Avdalovic
(3), Scepanovic, Krstic (4), Milojevic (5). Entraîneur : Obradovic.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Fauthoux
Gelabale
Rigaudeau
Julian
M. Pietrus
Parker
Diarra
F. Pietrus
Schmitt
Diaw
Weis
Giffa
TOTAL
Entraîneur : Bergeaud
Pts
3
6
12
6
2
0
8
16
0
5
58
Barrages
Bleu
Rouge
58
Min
2
35
16
13
28
14
25
35
21
11
200
La troisième place obtenue finalement grâce à une bonne deuxième
mi-temps samedi contre la Bosnie
sanctionne une équipe au rendement offensif très insuffisant
(40,8 % aux tirs, 20,4 % à trois
points, 48,4 % aux lancers francs).
Certes, la Grèce et la Slovénie étaient
bien les deux clients annoncés. Mais
ces deux matches à moins de soixante points en attaque suffisent à
traduire l’inconsistance générale
d’une équipe qui, selon Claude Bergeaud, n’a pas les moyens de faire
beaucoup mieux : « Je crois que le
basket français est à sa place. Nos
deux adversaires du premier tour
nous étaient supérieurs, sur le plan
du basket et dans le volume physique. Les deux fois, nous avons craqué sous pression. Notre faible rendement offensif s’explique par des
méformes (Parker) ou des absences
(Mickaël Pietrus, forfait hier) sur certains postes. Du coup, certains
joueurs prennent des responsabilités
auxquelles ils ne sont pas habitués. »
Hier face à une Slovénie, qui s’est
qualifiée pour la première fois de sa
jeune histoire pour les quarts de
l’Euro en faisant valoir sa cohérence
et un arsenal offensif très riche, les
Bleus ont craqué physiquement
après la pause. « On n’a pas pu
répondre et on a baissé de pied au
rebond, qui est la clé du basket et la
clé de cette équipe de France. »
Jusque-là, les Bleus avaient pourtant
produits un jeu collectif très propre,
s’appuyant donc sur un rebond
solide pour développer du jeu de
transition et faire la course en tête
(23-18, 15e ; 32-28, 19e).
Le tableau final (tous les matches à Belgrade à partir des quarts de finale)
Jaune
Bleu
Jaune
FRANCE
Bergeaud :
« Le basket français
à sa place »
Mamoutou Diarra et Sacha Giffa
s’étaient même impeccablement
fondus dans le paysage défensif, où
Frédéric Weis montrait qu’il n’était
pas là simplement pour augmenter
la taille moyenne de l’effectif.
En revanche, Boris Diaw, impeccable
par ailleurs, avait débuté un long calvaire sur la ligne de réparation.
Hélas, la dépanneuse n’arriva jamais
et peu à peu, les Français, très sévèrement sanctionnés par les fautes,
perdirent de l’huile sous leur panneau puis coulèrent leur moteur.
Au retour des vestiaires, ils tiraient
encore leur langue, ce qui eut pour
conséquence de scléroser totalement leur jeu d’attaque sur lequel le
repli adverse veillait avec une grande
attention.
Un 9-0 se chargea alors de lancer la
marche slovène (36-41, 26e). Deux
bêtises – une faute technique infligée à Cyril Julian puis un manque de
vigilance sur la remise en jeu suivante transformée par Nesterovic –
corsèrent l’addition au gong du troisième quart-temps (44-53).
Et en dépit d’une défense de zone
très mobile avec un cinq de petite
taille, la France bascula (46-62, 35e)
dans le précipice, au fond duquel
grouille un nid de vipères serbes.
Noir
Noir
POUR LA FRANCE, le Japon apparaît
ce matin comme une île impossible.
Le Mondial 2006, qui se déroulera
dans l’archipel asiatique, reste en
effet plus que jamais le bout du
monde, avant le barrage couperet
qui opposera demain (20 h 30) les
Bleus, troisièmes de leur groupe du
premier tour, à la Serbie-et-Montenegro, deuxième de sa poule, en
terre hostile, à Novi Sad, où sont installés depuis jeudi Dejan Bodiroga et
ses aigles.
Cette première étape éliminatoire
sur la route du Mondial, qui s’offrira
sportivement aux six premiers de
l’Euro avant l’attribution en
novembre de deux wild-cards au
Vieux Continent, est classée hors
catégorie. On n’ose pas évoquer la
ou les suivantes (Lituanie en quarts)
tant la France a étalé d’insuffisances
depuis son entrée dans l’épreuve
– deux nettes défaites, un succès
contre la Bosnie.
L’entraîneur des Bleus, Claude
Bergeaud, semblait d’ailleurs tenir
un discours d’éliminé hier à la conférence d’après match. « Nous
n’avons pas la possibilité de présenter un basket de haut niveau face aux
nations qui nous sont opposées »,
constatait-il, le ton chargé d’impuissance. Avant de rectifier : « Pour
l’instant, on est éliminés du premier
tour. Notre mission était de faire un
ou deux. La motivation des joueurs
n’est pas un problème. Il y a une
union et on n’abdique pas. Il faut
continuer à lutter et produire un
match. » En somme, jouer à la roulette russe avec les Serbes.
Première de son groupe du premier
tour en 2001 et 2003 et qualifiée
directement pour les quarts de
finale, la France affronte pour la première fois de l’ère contemporaine un
barrage donnant accès au top 8, passage obligé pour remplir sa mission
première, qui est de décrocher une
place au Japon sur le terrain.
Cette perspective fait froid dans le
dos car le mur serbe de Novi Sad
semble en béton armé. La France s’y
était d’ailleurs cogné lourdement il y
a un peu plus de deux semaines
(– 25, 72-97 lors du tournoi d’Istanbul).
Même avec tous ses atouts, ceux qui
ont fait le voyage de Belgrade et ceux
qui l’ont manqué, l’équipe de France
serait dans l’obligation de relever un
énorme challenge.
Les Bleus de l’heure, qui ne peuvent
compter sur la magie d’un Tony
Parker totalement hors sujet en
attaque (4,7 pts à 7 sur 34 aux tirs en
trois matches) et traînent d’endémiques handicaps (fixation intérieure, adresse lointaine, adresse
aux lancers francs), sont donc jetés
dans la gueule du loup, dans une
sorte de défi à l’impossible.
17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BASKET CHAMPIONNAT d’EUROPE (1
er tour, 3e journée)
Parker mis en échec
La vitesse de « TP » n’est pas au rendez-vous. Le manque d’ancrage intérieur des Bleus complique tout.
BELGRADE –
de notre envoyé spécial
est habitué à servir une stricte hiérarchie offensive où Tim Duncan est la
première option. Avec les Bleus, pas
d’intérieur dominant sur lequel les
défenses sont contraintes de se focaliser. Ces dernières savent que TP va
BELGRADE. –
Tony Parker
baisse
la tête devant
le coach
Claude
Bergeaud.
Le meneur
des Spurs est
très loin
de son
meilleur
niveau depuis
le début
de l’Euro.
(Photo Nicolas
Luttiau)
driver et, de plus en plus, l’attendent.
L’autre aspect, contesté par le joueur
mais souligné par son coach, tient à
la gestion des espaces. Les raquettes
européennes sont très encombrées
par la multitude des aides défensives
qui réduisent à la fois les espaces
près de l’arceau et les options de
passes, soit pour un pivot en mouvement, soit pour un transfert vers
l’extérieur. Parker nous assurait à
Limoges que cela ne le dérangeait
pas et qu’il ne ressentait pas la
nécessité d’adapter ses pénétrations. Bergeaud suggérait qu’en
échec sur ses lay-ups, il aurait gagné
à limiter sa percussion, à se bloquer
un peu moins près du cercle pour
s’ouvrir plus d’options de passes. Il a
sans doute raison, mais avec un Parker en pleine possession de ses
moyens, ce débat là n’existerait pas.
De même, avec une défense qui parviendrait à créer assez de relances
pour ouvrir un jeu de courses, mais
ce n’est pas trop le cas non plus…
JEAN-LUC THOMAS
BELGRADE –
de notre envoyé spécial
HIER, IL SEMBLAIT porter l’équipe de
France sur ses épaules. Tour à tour magicien, pour en incarner les belles promesses, éphémères et si fugaces depuis
le début de l’Euro, et portefaix, quand il
se désolait sur la ligne de réparation,
défaillant, fragile, incapable de rentrer
le moindre lancer franc en onze tentatives ! « Je ne sais pas ce qui s’est passé,
avouait-il, désarmé. C’est mon pire
match aux lancers francs. Ça n’a rien à
voir avec le collectif, l’équipe, le stress.
C’est quelque chose que je dois travailler
seul. » D’autant que le mal est profond
puisque depuis le début de l’Euro, Boris
compile un misérable 4 sur 22 sur la
ligne !
Une errance qui fait tache. Mais Boris
reste le plus respectable du commando
français. Meilleur marqueur (15 pts),
meilleur passeur (4,3), deuxième rebon-
Tous les jours, Boris Diaw-Riffiod nous offre son regard sur
l’Euro, les Bleus et sa vie de basketteur en général. Décalé… ou pas. Drôle ou grave, selon l’humeur du jour.
L’anticonformiste
DAVID LORIOT
VITESSE – GP DU JAPON
Il faudra patienter
MOTEGI –
de notre envoyé spécial
IL RÊVAIT d’un triomphe absolu, d’un
septième titre mondial assorti d’une
victoire dans le fief de Honda, l’ennemi
juré. Valentino Rossi devra patienter.
En s’accrochant avec Marco Melandri
dans le 13e tour, le prodige italien n’a
certes pas hypothéqué ses chances au
Championnat, il en a seulement
repoussé l’échéance. Son avance au
classement – il comptait 132 points
d’avance sur Max Biaggi en arrivant à
Motegi – lui autorisait un faux pas et
ce résultat blanc, le premier d’une saison où il n’avait encore jamais quitté le
podium, devrait demeurer un simple
incident de parcours. Alors que cinq
épreuves restent à disputer, Mad Max,
deuxième hier, est désormais le seul à
pouvoir arithmétiquement lui contester le titre après les chutes de Melandri
et de Gibernau.
Au terme d’un GP à surprises, la seule
petite inquiétude, hier, pour le clan
Yamaha, concernait la réclamation
déposée par Honda. Elle ne dura pas
longtemps car la direction de course,
après avoir visionné les images de
l’accrochage, lava définitivement Rossi de tout soupçon : « Réclamation non
fondée », estimèrent les instances.
Avant de chuter, le pilote Yamaha
avait effectué une magnifique chevauchée. Mal placé sur la grille de départ
(11e position), il s’était immédiatement jeté dans la bataille, dépassant
sept pilotes en à peine quatre tours.
« Je savais depuis les essais que ce
serait une course difficile. Pour une
fois, je suis bien parti. Tout s’est bien
passé durant les premiers tours. Puis
MX 3 : DEMARIA
VICE-CHAMPION DU MONDE.
– Malgré une fin de saison
impressionnante avec notamment
trois doublés lors des dernières
épreuves du Championnat du monde
MX 3, Yves Demaria n’a pu combler
entièrement le terrain perdu en
début d’année suite à sa blessure au
pied. Le champion sortant échoue à
seize points de son équipier
Breugelmans, dans une finale
marquée par une très faible
participation puisque seuls
18 pilotes avaient fait le
déplacement en Bulgarie. – P. H.
Retrouvez
les résultats
en page 20
j’ai commencé à avoir des petits soucis
avec le pneu avant juste au moment où
j’arrivais derrière les trois hommes de
tête. » Ce trio composé de Melandri,
Capirossi et Biaggi était en train
d’offrir un superbe spectacle et les
quelque 70 000 spectateurs se mirent
à rugir de plaisir en voyant Rossi revenir en trombe pour se mêler à la lutte.
Gibernau à terre
Sentant le danger se préciser derrière
eux, Capi et Biaggi, en vieux briscards,
se débarrassèrent très vite de leur
jeune compatriote. Il était temps !
Dans le tour suivant, Rossi était déjà
dans les pots d’échappement du pilote
Gresini. Au freinage du virage no10, un
droite très serré, le pilote Yamaha vint
percuter la Honda qu’il entraîna dans
sa chute. « À ce moment, je savais
exactement quelle était la situation,
raconta ensuite Rossi. J’étais conscient
qu’il aurait été risqué d’essayer de
doubler Marco et j’espérais bien que
Loris passe Max dans les derniers
tours. Je savais aussi que je pouvais
être champion avec une quatrième
place et j’avais donc décidé d’attendre.
Marco a alors commis une petite faute
et je me suis retrouvé tout de suite derrière lui pour la première fois de la
course dans ce virage. Nous avons pris
des trajectoires complètement différentes. Il s’est placé à l’extérieur pour
pouvoir ensuite prendre la corde afin
d’avoir une bonne accélération en sortie et moi, je suis venu à l’intérieur pour
sortir plus large. Sur les cinquante premiers mètres du freinage, nous étions
exactement à la même vitesse, il n’y
avait donc aucun risque, mais Marco a
freiné beaucoup plus fort que moi et je
n’ai pu l’éviter. Je n’étais même pas en
train d’essayer de le passer. La première chose que j’ai faite, c’est d’aller
voir si tout allait bien pour lui et pour
m’excuser, Marco m’a répondu : “Ça
peut arriver”. »
Si Rossi s’en tira sans une égratignure,
Melandri eut moins de chance. Sous le
choc, son repose-pied traversa sa
botte et pénétra profondément dans le
pied. Il fut évacué par hélicoptère vers
l’hôpital le plus proche où on lui posa
des points de suture et sa participation
au GP de Malaisie, dimanche prochain,
paraît bien incertaine.
Deux tours plus tôt, Sete Gibernau
avait également chuté laissant comme
son coéquipier ses derniers et minces
espoirs de titre dans le gravier.
Cette succession d’incidents profita à
Loris Capirossi qui n’eut aucune peine
à se débarrasser de Max Biaggi pour
aller renouer avec un succès qu’il
n’avait plus connu depuis le GP de
Catalogne 2003. Auteur de la pole, le
petit Italien offrit donc à Ducati sa première victoire de la saison, la première
d’une machine européenne en territoire japonais dans la catégorie reine.
« C’est un jour fantastique pour nous.
Cette victoire au Japon a une saveur
particulière pour Ducati. Quand j’ai
passé Max, j’ai su que ce serait MA
course », confia un Capi aux anges.
Les acteurs du Championnat n’auront
pas le temps de souffler puisqu’ils vont
enchaîner dès le week-end prochain
avec le GP de Malaisie où Rossi va se
retrouver cette fois en terrain favorable. Avec la ferme volonté d’en finir
enfin avec ce titre mondial.
PIERRE-HENRI POTHERAT
JACQUE DE RETOUR. – Olivier Jacque va assurer un nouvel intérim chez
Kawasaki après que Alex Hofmann s’est fracturé l’astragale du pied gauche en
chutant à Motegi. Après la Chine et l’Allemagne, O.J. remplacera l’Allemand en
Malaisie et au Qatar, et peut-être aussi en Australie.
CLASSEMENTS
MotoGP : 1. Capirossi (ITA, Ducati), les 24 t. en 43’30’’499 ; 2. Biaggi
(ITA, Honda), à 1’’479 ; 3. Tamada
(JAP, Honda), à 16’’227 ; etc.
250 : 1. H. Aoyama (JAP, Honda),
les 23 t. en 43’52’’454 ; 2. Pedrosa
(ESP, Honda), à 5’’313 ; 3. Stoner
(AUS, Aprilia), à 7’’781 ; … 5. De
Puniet (Aprilia), à 10’’763 ; … 10.
Guintoli (Aprilia), à 38’’122 ; … 21.
Gines (Aprilia), à 1’37’’552.
125 : 1. Kallio (FIN, KTM), les 15 t.
en 30’10’’854 ; 2. Lüthi (SUI, Honda),
à 0’’111 ; 3. Faubel (ESP, Aprilia), à
1’’517 ; … 11. Di Meglio (Honda), à
14’’546 ; … 20. Masbou (Honda), à
27’’548.
CHAMPIONNAT
DU MONDE 2005
MotoGP (après 12 GP) : 1. Rossi,
261 points ; 2. Biaggi, 149 ; 3. Edwards,
133 ; … 17. Jacque (Kawasaki), 25.
250 (après 11 GP) : 1. Pedrosa,
226 pts ; 2. Stoner, 163 ; 3. Dovizioso,
144 ; … 6. De Puniet, 108 ; … 11.
Guintoli, 55 ; etc.
125(après11GP):1.Lüthi,164pts ;2.
Kallio, 161 ; 3. Talmacsi, 120 ; … 11. Di
Meglio, 59 ; … 18. Masbou, 20 ; etc.
Rossi cham
mpionn
LE SON POP-ROCK
rtl2.fr
RTL2 / photo DR
Rossi a repoussé l’heure de son sacre en chutant à la mi-course
d’un GP remporté par Capirossi sur Ducati.
en Malaisie sii…
Pour être titré, dim
mannche prochain,
à Sepang, Rossi deevra compter un
minimum de 100 pointss d’avance sur
Max Biaggi, son unique challenger
désormais. Avec 112 points d’avance sur
son compatriote après le GP du Japon,
il ne devra donc pas abandonner plus de
12 points à son rival en Malaisie, ce qui
se traduit par les cas de figure suivants :
• Biaggi ne termine pas dans
les quatre premiers
• Biaggi 4e et lui 15e au pire
• Biaggi 3e et lui 12e au pire
• Biaggi 2e et lui 9e au pire
• Biaggi 1er et lui 4e au pire
ENDURANCE – BOL D’OR
Suzuki intouchable
LE SERT A REMPORTÉ son cinquième Bol d’Or d’affilée,
hier, à l’issue d’une course maîtrisée de bout en bout
devant son meilleur ennemi, l’équipage du GMT 94. Ce
dernier, qui s’était adjugé les 24 Heures du Mans en avril
dernier pour 20 petites secondes, a cette fois-ci dû se
contenter de glisser sa Yamaha R 1 entre les Suzuki
GSX-R 1 000 n° 1 et n° 2 sur le podium final.
Vainqueurs avec plus de quatre tours d’avance sur leurs
poursuivants, Matthieu Lagrive, Vincent Philippe et le
Japonais Keiichi Kitagawa ont traversé l’épreuve sans
encombre, mis à part deux crevaisons lentes vite oubliées.
Derrière, le team val-de-marnais a certes été retardé par un
choix de gomme hasardeux puis un stop and go (vitesse
excessive dans les stands) mais, à la régulière, il lui fut
ensuite simplement impossible de suivre la cadence infernale imprimée par les leaders. Ces derniers, un mois après
avoir remporté le titre mondial, ponctuent donc la saison
avec panache. « On avait pris une claque au Mans et ça ne
fait jamais plaisir, souligne Dominique Méliand, emblématique patron du SERT. Alors il s’agissait de mettre les
choses au point en ne commettant aucune erreur cette
fois-ci. » Du côté du GMT 94, qui courait après sa première
victoire au Bol d’Or, les visages trahissaient une grosse
déception à l’arrivée mais Christophe Guyot, le teammanager, positivait tout de même. « Il y a aussi la satisfaction de s’être montrés compétitifs, se justifie-t-il. Le duel
annoncé a eu lieu, même s’il s’est malheureusement joué à
distance. » – F. Ro.
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LA CHINE, LE LIBAN ET LE
QATAR AU MONDIAL. – La Chine,
le Liban et le Qatar se sont qualifiés
pour le Mondial 2006 en terminant
aux trois premières places du
Championnat d’Asie à Doha. La
Chine a remporté le titre en prenant
le meilleur en finale sur le Liban
(77-61), avec un Yao Ming dominant
(24 points). Dans le match pour la
troisième place, le Qatar a pris le
meilleur à domicile devant la Corée
du Sud (89-77).
Bleu
Rouge
« UN TATOUAGE ? POURQUOI FAIRE ? Suivre la mode ? Je
suis plutôt anticonformiste (rire)… Non, ce n’est vraiment pas
mon truc. Je n’ai pas non plus beaucoup de routines, de gris-gris
d’avant-match. Se réfugier dans la musique, oui bien sûr, ça se
fait. On a quelques morceaux avec Tony (Parker), mais je ne suis
pas comme Mike (Pietrus), qui fait trente-six mille trucs avant
d’aller sur le terrain. En NBA, il y a aussi des gars qui sont impressionnants de ce côté-là : j’ai été scotché par les chaussettes de
Jason Terry (transféré des Hawks à Dallas en 2004-2005). Il en
enfile quatre ou cinq paires les unes sur les autres : un malade ! Et
puis, il y a les superstitions plus classiques liées aux chaussures.
Le type qui fait un mauvais match ne veut plus jouer avec les
mêmes godasses. C’est la poubelle, direct. Non, j’exagère, pas la
poubelle, il les donne à des fans, des jeunes. Et quand les chaussures vont bien, elles font, allez, au moins deux semaines…
Je n’ai pas non plus de grosses routines d’échauffement, je n’en ai
jamais vraiment ressenti le besoin. Sauf pour des choses un peu
plus indispensables comme le geste d’avant le lancer franc. Moi,
c’est compter les six secondes et effectuer deux dribbles avant de
tirer, sur le premier lancer comme le deuxième. C’est à Atlanta
qu’ils m’ont demandé de faire ça. Pour que cela marche, il faut s’y
tenir. Et tant que ça marche, on continue. Ceux que j’ai ratés, c’est
parce que je n’ai pas respecté mon habitude. » – J.-L. T.
deur (5,3), le futur joueur des Phoenix
Suns fut, encore hier, le plus cohérent, le
plus performant, le plus frondeur des
Bleus. Lui, le timide, le réservé, l’attaquant ultime, qui ne prenait le tir que
quand la maison brûlait, s’est mué en
exécuteur, en nervi, en attaquant
féroce. Actions d’éclat, attaques tranchantes, directes, provocations offensives, un contre un : Boris avait le jeu
français au creux de ses mains. Et il le
rendait souvent si léger et si beau, à
l’image de cette contre-attaque en deuxième mi-temps, trot aérien, passe dans
le dos moelleuse pour un dunk de Florent Pietrus.
Prisonnier, cloîtré à Atlanta la saison
dernière (4,8 pts et 2,6 rbds en 18 min),
Diaw est à Belgrade un peintre qui tente
de donner de la couleur, de la vie au
tableau offensif si fade des Bleus. « J’ai
toujours dit que j’essaierais d’être là
quand on aurait besoin de points, de
rebonds, de passes. Mais là, on a apparemment aussi besoin de créativité, de
rythme, alors j’essaie de donner ça aussi. Parfois la balle bouge bien et parfois
on a beaucoup de mal. On savait que le
premier tour allait être difficile, on savait
que la Grèce et la Slovénie jouaient bien,
mais on espérait accrocher l’un des
deux », stigmatisait-il.
Catalogué deuxième lame de luxe en
attaque, Boris en est aujourd’hui à donner le ton, à propulser, à régenter, quand
Tony Parker, la star, est stoppé net. Boris
partage la chambre de Tony. Et voir
« TP » errer ainsi ne le réjouit pas.
« Tony a énormément confiance en lui. Il
y a des moments où ça ne va pas. C’est le
basket. Ça va revenir », positive-t-il.
Mardi, la France défiera la Serbie,
double championne du monde en titre,
sur ses terres. Un exploit ou l’avion...
Visiblement, hier soir, les Bleus avaient
un peu baissé la tête. Boris, dans un lapsus, découvrait la faille. « Il reste encore
un match », lâchait-il au détour d’une
réponse. Avant de se reprendre un peu
plus tard, avec la conviction du
moment : « J’espère que ce ne sera pas
le dernier… »
Jaune
Bleu
Jaune
MOTO
dominée, aucune faveur à attendre
et là, la frustration est maximale.
Mais c’est aux joueurs de s’adapter à
l’arbitrage, pas l’inverse.
LES ASPECTS STRATEGIQUES.–
Ils sont de deux ordres. En NBA, Tony
UN HOMME DANS LE MATCH. – Meilleur Français
depuis le début de l’Euro, Boris Diaw a vécu
une soirée contrastée.
Noir
Noir
CELA NE S’ARRANGE PAS. Après
trois productions aux antipodes de
son talent, Tony Parker a terminé son
dimanche belgradois à 14 points et
4 passes en trois matches, assortis à
un épouvantable 7 sur 34 aux tirs
(dont 0/7 à 3 pts). Le meneur des
Bleus, qui s’arrache néanmoins en
défense, produit des stats insignifiantes, à l’opposé de ce qu’il a montré durant la préparation (16,8 pts à
51%, 16/37 à 3 pts et 6 passes décisives), qui était d’ailleurs strictement
dans les standards de sa saison NBA
mais apparaît aujourd’hui assez illusoire. « Je ne veux pas chercher
d’excuses, je ne joue pas à mon
niveau, a-t-il à nouveau reconnu
hier. Cela fait trois mauvais
matches. »
Claude Bergeaud lui, a mis en avant
l’état « de son genou et un coup au
mollet » , ajoutant : « Le mental est
émoussé car il est en pleine frustration parce qu’il ne concrétise pas. Et
puis, c’est vrai qu’en NBA, il a fini par
être protégé. Ici, il attaque souvent
et il n’est pas trop protégé. Mais on
ne va pas le renvoyer en France !
« Évidemment, même si le check up
ne lasse pas d’inquiéter.
SON ETAT PHYSIQUE.– À l’évidence, Tony Parker manque de fraîcheur après une saison de 103
matches officiels NBA (80, plus 23 de
play-offs) terminée le 21 juin, et un
été chargé en représentations
diverses (Paris 2012, voyage en
Chine, entre autres…). Il n’est pas
blessé au sens vraiment traumatique
du terme, a été ménagé durant la
préparation où il est arrivé en ayant,
comme il dit « les genoux qui sifflent » . Mais, effet pervers, il n’a pu
retrouver le rythme de la compétition et pas pu peaufiner la relation
avec ses partenaires pour enrichir les
alternatives à sa mise en échec. Entre
blessures (Masingue, Julian) et arrivée tardive de Weis, le travail de relations avec ses pivots a même été
réduit au minimum.
LA PROTECTION ARBITRALE.–
Son premier pas, un des plus rapides
du monde, ses actions vers le cercle,
son dribble renversé lui valent plus
de marchers et de fautes offensives
que de lancers-francs, c’est vrai.
Mais ce n’est pas nouveau, ce débat-
là avait déjà été soulevé il y a deux
ans en Suède. Sauf que, lorsque
votre équipe domine, les arbitres
finissent par siffler dans la dynamique, le momentum qui vous est
favorable. Lorsque votre équipe est
Diaw, beau et fragile
18
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PROLONGATIONS
ENTRETIEN DU LUNDI
« OFFRIR UNE AUTRE IMAGE »
SERGE BLANCO, président de la LNR, est conscient de la mauvaise publicité faite par le match Biarritz - Stade Français.
Samedi après-midi, à l’issue de la rencontre Biarritz Stade Français (7-14), Serge Blanco était dans le vestiaire du BO. Ce n’était pas une surprise. Tout le rugby
français sait que le président de la Ligue nationale est
le premier supporter de Biarritz. À chaud, il n’avait pas
souhaité commenter les bagarres générales et l’état
d’esprit détestable qui avaient gâché le premier choc
de la saison. Par peur que ces propos soient mal interprétés. Dimanche matin, il est revenu sur ces incidents
mais aussi sur la somme de problèmes qui accompagne le début de ce Top 14.
BIARRITZ –
de notre envoyé spécial
« SAMEDI, VOUS N’AVIEZ PAS
souhaité vous exprimer. Avec
un peu de recul, que vous inspirent les bagarres et les mauvais gestes qui ont émaillé ce
premier grand rendez-vous de
la saison ?
– Il y a eu un choc. Malheureusement
dans la forme, ça n’a pas été celui
que l’on attendait. En termes
d’image, c’est dommageable. Qu’on
mette de la virilité dans les plaquages, dans l’engagement, c’est
très bien. Mais là, ce n’est pas acceptable. On a un nouveau public, il y a
un véritable engouement autour de
notre sport. On se doit d’offrir un
autre spectacle et il va falloir qu’on
soit plus sévère.
– Quand on considère la qualité des effectifs de Biarritz et du
Stade Français, on était en
droit d’attendre autre chose
– Oui. C’était pourtant bien parti.
Trop peut-être, avec cet essai de
Biarritz (Martin-Aramburru à la
3e minute), ce ballon pris en touche à
l’alignement parisien. Le résultat,
c’est qu’il y a eu ces bagarres qui
n’ont pas lieu d’être et qui tuent le
match. Sportivement, Biarritz a été
bien plus pénalisé par la sortie
''
Serge BLANCO a quarante-sept ans. Il est né le 31 août 1958 à
Caracas, au Venezuela.
Il est marié et père de deux garçons : Sébastien, vingt-trois ans, et
Stéphane, dix-sept ans.
Il a débuté en première au Biarritz Olympique à dix-sept ans.
Surnommé « le Pelé du rugby », il connaît sa première sélection en
équipe de France le 8 novembre 1980 contre l’Afrique du Sud à
Pretoria (défaite 37-15), et sa dernière le 19 octobre 1991 contre
l’Angleterre, au Parc des Princes, en quart de finale de la Coupe du
monde (défaite 19-10).
Il compte 93 sélections en équipe de France (3e joueur français
le plus capé derrière Philippe Sella, 111 et Fabien Pelous, 101), dont
81 à l’arrière et 12 à l’aile.
Il a inscrit 38 essais (record français, devant Saint-André, 32, et Sella,
30) et marqués 233 points pour les Bleus.
Il a été 17 fois capitaine du quinze de France et compte deux Grands
Chelems (1981 et 1987) à son palmarès.
Serge Blanco a réalisé toute sa carrière au Biarritz Olympique et n’a
gagné aucun titre avec son club. Le Biarritz Olympique a perdu la
finale du Championnat en 1992 au Parc des Princes contre Toulon
(19-10).
Il a été élu pour la première fois président de la Ligue nationale de
rugby en 1998. Le 30 mars 2005, il a été plébiscité en étant reconduit
par 98,52 % des voix (67 sur 68) par les membres de l’assemblée
générale de la Ligue.
(Photo Richard Martin)
calendrier cohérent. Le test, ça sera
la saison 2008. L’après Coupe du
monde. Le rugby professionnel aura
alors dix ans en France. Et l’on saura
si l’on a gagné notre pari.
– La Coupe du monde
(7 septembre - 30 octobre),
c’est dans deux ans, et l’on voit
s’amonceler les points d’interrogations concernant son
organisation, l’indemnisation
des clubs qui seront privés de
ressources pendant quatre
mois. Vous êtes optimiste ?
– Oui. Par rapport au travail fourni
par la Ligue. Nous avons fait précisément évaluer le manque à gagner lié
à la Coupe du monde. En ce qui
concerne, le seul paiement des
salaires des joueurs pendant ces
mois d’inactivité : la facture s’élève à
onze millions d’euros. Il y aura aussi
des pertes en termes de partenariat.
On me dit que la FFR pourrait payer
cinq millions d’euros. Mais je n’ai eu
pour l’instant aucune proposition
officielle.
– Le fossé
risque d’être
grand entre ce
que vous
attendez, et ce
que la FFR peut
donner. At-elle des solutions ?
– Bien sûr qu’il y
a des solutions. Si
la FFR le veut, il y
en a. Mais
aujourd’hui, ce qu’elle nous propose, c’est de travailler pour pouvoir
gagner l’argent qu’elle nous doit, en
vendant par exemple des packages
''
Coupe du monde à nos partenaires.
Donc forcément à notre détriment.
On doit réfléchir à d’autres moyens
de travailler en commun. Cette solution, on n’en veut pas. Cette Coupe
du monde, on la
désire. On veut la
gagner et on fera
tout pour cela.
C’est un enjeu
majeur mais qui
présente des dangers. Il faut réaliser qu’il y aura
une vie pour le
rugby français
après la Coupe du
monde.
– Quand vous parlez de danger, vous évoquez la difficulté
voire l’impossibilité de bâtir un
calendrier cohérent durant les
On doit
travailler
mieux encore.
Le rugby a
franchi un cap
mais ce n’est
pas arrivé
''
saisons qui précèdent et qui
suivent la Coupe du monde.
– Oui. D’abord parce que sept
semaines de compétition, c’est une
hérésie. On pourrait ramener la
Coupe du monde à cinq semaines. Si
l’on mobilise des squads de
trente joueurs, c’est pour pouvoir
jouer tous les quatre jours, non ? Et
puis si les choses restent en l’état,
entre juin 2007 et juin 2008, l’équipe
de France disputera dix-huit
matches. Deux tests en NouvelleZélande en juin 2007 puis trois
matches de préparation (deux fois
contre l’Angleterre, et une fois
contre le Pays de Galles) en août.
Ajoutez-y les six matches de la
Coupe du monde si les Bleus vont au
moins en demi-finales, cinq matches
du Tournoi des Six Nations et deux
tests en Australie pour finir vous arri-
vez à ce total démentiel qui n’existe
dans aucun autre sport.
– Lorsque l’on constate les
divergences de point de vue
entre le sélectionneur Bernard
Laporte et les entraîneurs des
grands clubs. Quand on compte
la somme des problèmes à
régler entre la Ligue et la Fédération, on est très loin du grand
élan consensuel qui devrait
porter le rugby français à deux
ans de l’échéance.
– C’est aux entraîneurs de régler
leurs problèmes entre eux. Moi je
défends les clubs. On va faire le
maximum pour aider l’équipe de
France, mais on ne va pas se faire
hara-kiri non plus. »
Entretien réalisé
par ARNAUD DAVID
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LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
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REPÈRES
Bleu
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Jaune
Rouge
Jaune
d’Harinordoquy que le Stade Français par celle de Marchois. Mais je
crois qu’il faut remettre ce match
dans son contexte. D’un côté, il y
avait une équipe de Biarritz qui avait
oublié la finale et de l’autre, une
équipe du Stade Français qui avait
emmagasiné beaucoup d’amertume. Ce qui a abouti à ce début de
match électrique, à ce climat lourd. À
l’arrivée, la victoire des Parisiens est
méritée mais ce que l’on retient ce
sont ces trente secondes de bagarre.
– On a parfois le sentiment
que le rugby traîne de vieux
réflexes culturels et qu’il n’a
pas pris conscience que son
succès auprès du grand public
lui imposait aussi des changements de comportement.
– Il est clair que ce que l’on a vu
samedi choque ce nouveau public. Il
faut que les gens comprennent que
le rugby, ce n’est pas que cela. Mais
que c’est aussi cela. Le rugby est un
sport collectif de combat. Et il arrive
parfois que cela dégénère. Que l’on
joue en quatrième série ou au plus
haut niveau international, c’est iné-
Noir
Bleu
Noir
Il faut que les gens
comprennent que
le rugby, ce n’est
pas que cela. Mais
que c’est aussi cela
vitable, il ne faut pas se leurrer. Il faut
simplement faire attention à ce que
ça n’arrive pas trop souvent.
– Les Anglais viennent d’adopter un barème de sanctions très
dissuasif pour lutter contre les
gestes de violence. Faut-il
suivre cet exemple ?
– Ce large éventail des sanctions, il
existe en France. On a aussi des sanctions de six mois, un an.
– On les utilise peut-être
moins…
– Mais à la base, les maîtres du jeu
ce sont les arbitres. Souvent l’arbitre
ne fait qu’avertir. On ne doit pas
excuser les joueurs. Il faut leur taper
sur les doigts. Mais c’est à l’arbitre
de sévir en premier. Il ne doit pas se
priver de sortir les cartons. Mais il
doit aussi être aidé par ses assesseurs qui doivent intervenir à bon
escient. Il faut amener les joueurs
devant la commission de discipline.
C’est facile aujourd’hui de sanctionner. D’autant qu’avec la vidéo, on ne
peut plus cacher grand-chose.
– La Ligue va-t-elle saisir la
commission de discipline ?
– J’attends de lire ce qu’il y a dans le
rapport de l’arbitre M. Rosich.
– Quel jugement portez-vous
sur sa prestation ?
– Je ne souhaite pas la commenter.
– Après un début de Top 14 en
demi-teinte, on espérait que ce Biarritz Stade Français lancerait
enfin la saison. Or, on
attend toujours le
match de référence.
– Effectivement, il n’y a pas
eu de gros matches mais de
bons petits matches. On
recherche toujours la rencontre idéale, avec du combat
devant, des envolées derrière. Mais
ça ne se programme pas. Une partie
du public présent au stade Aguiléra
samedi s’est régalé de l’âpreté du
combat. En revanche, le match n’a
eu que 11 sur 20 pour les spectateurs
de Canal + alors que Toulouse-Narbonne (64-22) qui a été décrié par les
puristes comme un match à sens
unique, a séduit notre nouvelle clientèle qui lui a donné une note élevée
(14,68). Le rugby est à un carrefour.
– Avez vous une explication à
ces matches tendus ?
– Les saisons précédentes, les
grosses cylindrées programmaient
une montée en puissance progressive. Avec quatorze clubs, vingt-six
matches au lieu de trente, il y a eu
une prise de conscience que le
moindre retard à l’allumage, le
moindre faux pas pouvait se payer
cher et que les occasions de le rattraper seraient limitées. D’où cette tension qui pour l’instant empêche les
équipes de se libérer.
– Il y a une semaine, on
s’inquiétait du gouffre existant entre les meilleurs et les
équipes de bas de tableau.
– Je ne crois pas que ce soit un vrai
problème. Les gros écarts au score,
c’est une des spécificités du rugby.
Comment expliquer que Bayonne
aille perdre de trente points à Montpellier (33-0) ce week-end. Que Brive
en passe trente-quatre à Pau
(34-10). Ce sont a priori des équipes
qui tirent dans la même catégorie. Le
fait d’évoquer un Championnat à
deux vitesses, n’est pas la seule
explication. C’est vrai, les grosses
écuries ont des bancs plus fournis.
C’est vrai, il y a des équipes qui n’ont
pas les moyens de faire l’effort
chaque week-end en déplacement
mais qui le match suivant relève la
tête. Comme Toulon qui prend soixante points à Clermont et qui est
tout prêt de gagner contre Toulouse
(15-18). Respectons-les et arrêtons
de nous autoflageller.
– Comment cela ?
– Parce que lorsque Clermont met
soixante points à Toulon (64-12),
c’est aussi parce que Clermont joue
bien. Il faut aussi souligner le positif
et que les entraîneurs arrêtent de
parler d’impasse.
– Beaucoup craignent que la
course au titre se limite à un
match Toulouse, Biarritz, Stade
Français.
– À tort. Je suis sûr que la lutte pour
accéder aux demi-finales sera
encore plus disputée que l’an passé.
Ça n’est que la cinquième journée,
mais tout le monde va connaître un
passage à vide. Il y aura six ou sept
candidats pour les quatre places. Les
trois que vous citez mais aussi Bourgoin, Perpignan, Clermont. Peutêtre Castres ou Agen. Une équipe sur
deux qui fait la course pour les demifinales, c’est une belle proportion.
– Mais deux équipes sur quatorze condamnées à la relégation, n’est-ce pas trop ? Et
n’est-ce pas une des raisons de
ces matches étriqués ?
– Je ne sais pas. Au football, il y a
trois descentes sur vingt clubs. La
proportion est légèrement supérieure. Je défendrai toujours le principe des descentes et des montées.
Une ligue fermée, c’est du cirque. La
défaite n’a plus d’importance. On
dit : on fera mieux la saison prochaine. On n’est pas dans la vérité du
sport. On perd l’enjeu, la tension,
l’émotion. Le sport, ce sont des émotions partout, à tous les niveaux :
l’individu, l’équipe, le club, la ville.
Tu gagnes et tu emmènes tout le
monde vers le haut. Quand j’étais
joueur, j’avais besoin de sentir la
fébrilité, la peur liée à l’enjeu que
l’on partage. J’aimais aussi le sentiment de force que la victoire me donnait après. Pour moi, les franchises,
c’est le grand barnum. Ça lasse. Le
Super 12 a beaucoup perdu en intérêt auprès du public. C’est un laboratoire intéressant pour les équipes
nationales de la Nouvelle-Zélande,
de l’Afrique du Sud et de l’Australie,
mais ça ne fait plus rêver.
– La semaine passée a été marquée par l’annonce du contrôle
positif du Briviste Nicolas
Couttet. Où l’on a d’abord parlé de cannabis. Puis, plus grave
d’éphédrine… Le problème du
dopage dans le rugby, vous
l’acceptez comme une
fatalité ?
– Il ne faut pas se faire d’illusions, il
y aura toujours des individus qui
commettront des fautes. Il y aura
toujours des tricheurs. Ça fait partie
de la vie. Ça me chagrine que Nicolas
ait commis une erreur. C’est un garçon que j’ai côtoyé à Biarritz et que
j’aime beaucoup. Mais ça ne l’excuse
pas. C’est un joueur professionnel et
ce qu’il a fait est inacceptable. Il est
parfaitement averti. Toute initiative
personnelle en termes de médication, doit être bannie. Il y a les médecins de club. La sanction est normale.
Il faut que les tricheurs sachent qu’ils
seront traqués.
– Depuis le début de la saison,
le Top 14 a gagné près de 25 %
de spectateurs en plus…
– C’est bien. Mais il faut qu’on travaille mieux encore. Le rugby a franchi un cap mais ce n’est pas arrivé.
On a besoin de trouver notre véritable place par rapport à nos partenaires. Il faut qu’on installe définitivement nos compétitions dans un
19
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RUGBY TOP 14
EXPRESS
La thèse de la vengeance
Même s’ils attendaient ce match à Biarritz depuis trois mois, les Parisiens réfutent la préméditation.
BIARRITZ –
de notre envoyé spécial
« POUR BIARRITZ, c’est une longue
histoire d’amour qui commence avec
le Stade Français », a lâché Jacques
Delmas, le coentraîneur du BO, d’un
ton ironique et dépité après un match
marqué par de nombreux incidents
sanctionnés de deux cartons jaunes
(August et Blin, 4e) et deux cartons
rouges (Haridornoquy et Marchois,
8e). On préfère imaginer que la FFR et
la LNR, par le biais des désignations
d’arbitre et de la médiatisation qui précédera la rencontre retour, le 4 mars, à
Paris, dissuaderont les deux équipes
d’effectuer une nouvelle mise aux
poings.
Pour mieux tenter de comprendre le
climat houleux et conflictuel, il faut
remonter au 23 avril dernier, date de la
demi-finale de Coupe d’Europe au Parc
des Princes, puis au 11 juin, date de la
finale du Top 16. À chacun de ces
matches, le club battu (Biarritz, puis
Paris) est sorti convaincu d’avoir été
dominé par un adversaire qui avait
transgressé les règles de conduite.
Dans les coulisses du Parc des Princes,
les Biarrots s’étaient promis d’être
beaucoup moins « gentils » avec les
Parisiens. Le début de la finale du
Championnat, symbolisé par la première touche sur laquelle Jérôme
Thion assena un coup de poing à David
Auradou, provoquant ainsi une
bagarre générale ponctuée par un carton jaune à chacun des deux joueurs,
lança un match très engagé que les
joueurs de la capitale perdirent (37-34,
après prolongation).
Samedi, à Aguiléra, le Stade Français
n’avait pas oublié et a réglé ses
comptes d’une manière qui a marqué
les esprits des spectateurs et téléspectateurs. « On avait le sentiment
d’avoir été agressés au Stade de
France et on ne voulait pas que cela se
reproduise », confie ainsi Pierre Rabadan à l’évocation des deux bagarres
générales qui ont rapidement électrisé
le match.
Dominici :
« Un défi physique
acharné »
Tous ces comportements excessifs,
grossis par la retransmission télévisée
en direct, ont rappelé que malgré la
notion de spectacle qu’il véhicule de
plus en plus, le rugby pro reste avant
tout un sport de combat. Et qu’il peut
engendrer des débordements cou-
pables, dès lors que le fil ténu qui
sépare l’agressivité de l’agression est
rompu.
On imagine à quel point les Biarrots
ont eu un réveil difficile hier matin. On
se figure cependant moins à quel point
les Parisiens ont peu goûté d’être mis
en accusation par les Basques. « J’ai lu
L’Équipe et je trouve quand même
hypocrite que ces mecs pleurent dans
la presse, trois mois après nous avoir
agressés au Stade de France en juin,
confiait hier après-midi Mike James. Ils
ont la mémoire courte. Comme on dit
en anglais : “Nice guys finished last”
(les mecs gentils finissent derniers). Et
au bout d’un moment sur un terrain, on
ne plus être des “nice guys” ».
Christophe Dominici, capitaine samedi, lui, a été tiré de son sommeil par un
coup de téléphone de son père, journal
en main : « Il m’a lu L’Équipe et, franchement, je suis très déçu, agacé. On
nous accuse d’être les méchants, les
voyous. Je redis que ce n’était pas violent, mais très viril. J’admets qu’il y a
eu des débordements mais je peux
assurer qu’il n’y avait aucune préméditation, que personne n’a eu le sentiment d’être en insécurité sur le terrain.
Tu pouvais tomber au sol dans un
regroupement sans avoir peur de
prendre un coup de pied dans la tête de
la part d’un Biarrot ou d’un Parisien.
L’arbitre a sorti les cartons rouges pour
calmer les esprits, pas pour sanctionner un geste odieux. Des coups de
poing, oui, il y en a eu. Plus que d’habitude. Beaucoup plus que d’habitude
même, pour une telle affiche. Mais,
encore une fois, c’est un haut niveau
de compétition, un défi physique
acharné, qui exige parfois de la virulence extrême. Je comprends que certains gestes aient choqué, nous nous
excusons auprès de toutes celles et
ceux qui ont été heurtés dans les tri-
bunes ou devant leur téléviseur ; on
n’en tire aucune fierté. Mais quand des
compétiteurs s’affrontent à ce niveau,
il y a parfois une telle tension que cela
pète. »
Samedi soir, deux heures après le
match, « Domi » devisait amicalement sur le parking d’Aguilera avec
Serge Betsen et Nicolas Brusque. Au
même instant, au premier étage la tribune, Mike James conversait avec Olivier Olibeau, à qui il avait asséné un
violent coup de poing sur le terrain. « Il
y avait un malaise mais on s’est parlés,
souligne le Parisien. Olivier, c’est un
chic type, on a joué quatre ans
ensemble à Perpignan. On est potes.
Mais le rugby, cela peut être aussi ça. À
un instant précis, tu défends ton camp.
Et plus tard, on est embêtés et c’est
mon cas par rapport à lui, aux téléspectateurs ».
« Il y aura toujours un contentieux
entre Toulouse, Biarritz, Paris et même
Bourgoin, c’est la compétition qui veut
ça, conclut Dominici. L’essentiel c’est
qu’après le match, le dialogue
reprenne. » Entre Biarritz et Paris, la
ligne sera-t-elle rapidement rétablie ?
HAMID IMAKHOUKHENE
5e journée
L’équipe type
Lafforgue
(Agen)
Dominici
Marty (Stade Français) Canale
(Perpignan)
(Clermont)
Arbo
(Montpellier)
(o) N. Laharrague
(m) M. Forest
(Perpignan) Sowerby (Bourgoin)
Galtier
(Stade Français)
(Montpellier)
Bonvoisin
Smit
(Brive)
(Toulon)
Capdevielle
Cabello
Crenca
(Brive)
(Bourgoin)
(Agen)
Nyanga
(Toulouse)
Meilleurs réalisateurs (points)
76 Teulet (Castres)
69 S. Jones (Clermont)
68 Rosalen (Narbonne)
Affluence moyenne (estimation)
8 620 (saison dernière : 7 334)
Le nombre d’essais
26 soit 3,7 par match
(saison dernière : 4,3)
Meilleurs marqueurs d’essais
4 Canale (Clermont)
4
JÉRÔME THION, deuxième-ligne de Biarritz et des Bleus, a été choqué par la violence
du match contre Paris.
Biarritz- StadeFrançais ........ 7-14
Perpignan- Clermont ......... 34-25
Narbonne- Bourgoin .......... 15-29
Agen- Castres ..................... 40-16
Montpellier- Bayonne .......... 33-0
Brive - Pau ........................... 34-10
Bonus : Agen (1), Biarritz (1), Brive (1),
Perpignan (1), Toulon (1)
« C’est l’escalade »
Il a beau avoir une réputation de joueur
rude, Jérôme Thion (vingt-sept ans) était
écœuré, samedi, à l’issue de Biarritz Stade Français (7-14). « C’est lamentable », confiait-il dans nos colonnes hier.
Le deuxième-ligne des Bleus (17 sélections) enfonce le clou et a très peur de ce
que pourrait être le match retour entre les
deux clubs le 4 mars prochain.
« VINGT-QUATRE HEURES après ce
match Biarritz - Stade Français, quelle
analyse faites-vous des incidents de la
première mi-temps ?
– Je pensais que le contentieux de la finale du
Top 16 (succès biarrot, 37-34, après prolongation) était réglé et… (On le coupe.)
– Vous confirmez donc qu’il existait un
contentieux entre les deux équipes ?
– Oui. On s’était fait marcher dessus en demifinale de la Coupe d’Europe (victoire de Paris,
20-17, après prolongation) et, en finale du
Championnat de France, on avait décidé d’être
plus agressifs qu’eux. Il y avait eu un geste,
c’est vrai, qui avait déclenché une bagarre ("Il
parle d’un coup de poing de sa part sur David
Auradou"). Alors, là, je pensais que le contentieux serait soldé. Mais pas du tout…
– Pensez-vous, comme votre entraîneur, Patrice Lagisquet*, que les Parisiens avaient prémédité de relever la
première mêlée ?
– (Il ricane.) Bien sûr qu’ils ont décidé de relever la première mêlée. Mais Toulon-Bègles (un
huitième de finale aller-retour très violent en
1991), c’est fini ! Samedi, c’était un match à
l’ancienne. Mais les matches à l’ancienne, c’est
dépassé.
– Samedi, l’arbitre a rapidement pris
ses responsabilités en sortant deux car-
« Caucau »
le récidiviste
Pelous a rejoué
Rupeni Caucaunibuca, l’ailier fidjien d’Agen
et meilleur marqueur du dernier Championnat,
a été expulsé samedi soir. Pas une première.
AGEN –
de notre correspondant
LA STAR FIDJIENNE d’Agen Rupeni
Caucaunibuca, meilleur marqueur du
dernier Top 16 (16 essais) a « pété les
plombs » samedi soir à Armandie, face
à Castres. Expulsé à la 31e minute du
match par M. Gastou, l’arbitre, pour
s’être violemment essuyé les crampons sur le visage du deuxième-ligne
tarnais Lionel Nallet, hors de toute
action de jeu, il a laissé ses coéquipiers
à quatorze durant plus d’une mitemps. Alors mené au score (9-7),
Agen s’est malgré tout imposé 40-16,
empochant son premier point de
bonus offensif de la saison.
« Ce carton rouge, c’est la seule ombre
au tableau de la soirée, regrette le
manager général Christian Lanta. Sur
l’action, il est retenu sans ballon. Ce
n’est pas la première fois cette saison
mais, cette fois, il a eu le tort de se faire
justice. Un mauvais réflexe. »
Un geste que le Fidjien paya au prix
juste. Sur son rapport arbitral, JeanChristophe Gastou a mentionné « brutalité ». Caucaunibuca, qui manquera
automatiquement le prochain dépla-
tons pour Blin et August, les talonneurs,
dès la première bagarre…
– Le seul arbitre français qui pourrait diriger
un tel match, c’est Joël Jutge. Il prend les
bonnes décisions et tout le monde le respecte.
Là, l’arbitre (David Rosich) a voulu calmer le
jeu, mais les deux cartons jaunes n’ont rien
dégonflé du tout ; ils ont au contraire excité
tout le monde. Évidemment qu’il est difficile de
savoir ce qui se passe sous une mêlée, mais
nous étions dans nos 22 mètres et n’avions
aucun intérêt à la relever. Il fallait regarder les
Parisiens. Après, sur la seconde bagarre, qui
part d’un coup de tête malencontreux, mais
pas méchant, d’Arnaud Marchois, avant que
Parisse s’en prenne à Harinordoquy, on se
retrouve avec le carton rouge d’Imanol (Harinordoquy) qui n’y est pas pour grand-chose…
– Avez-vous revu les images des
bagarres générales ?
– Oui. Et on était au-delà de l’agressivité. On
cement à Clermont, encourt deux
ou trois matches de suspension. La
commission de discipline de la Ligue
nationale de rugby statuera cette
semaine sur le cas des quatre expulsés
de cette cinquième journée, le Parisien
Marchois, le Biarrot Harinordoquy, le
Bayonnais Lamour et donc l’Agenais.
Ce dernier avait déjà « disjoncté »,
(carton rouge pour coup de poing) l’an
passé à Auch, à l’occasion de la huitième journée du Top 16 (défaite agenaise 33-26). On se souvient aussi de
son terrible direct décoché à la face du
flanker tricolore Olivier Magne, à la
64e minute de France-Fidji (61-18), à
Brisbane, durant la Coupe du monde
2003. « Je préfère ne retenir que les
seize essais qu’il a plantés la saison
dernière, qui en ont fait le meilleur
marqueur du Championnat. C’est un
joueur talentueux et imprévisible, un
homme très attachant », glisse encore
Christian Lanta, pour sa défense.
Réputé fantasque et ingérable, il s’est
parfaitement intégré à sa nouvelle vie
agenaise. Il lui reste à se maîtriser sur
le terrain...
CHRISTIAN DELBREL
Trois mois et demi après son
opération au genou droit (rupture
du ligament latéral interne, le
22 mai en finale de la Coupe
d’Europe contre le Stade Français),
Fabien Pelous a renoué avec la
compétition, hier à Auch, où les
Espoirs toulousains ouvraient leur
Championnat. Un retour gagnant
(victoire 22-12) pour le capitaine
du Stade et des Bleus (31 ans,
101 sélections), qui a joué
« pratiquement une heure sans
aucune mauvaise sensation et
plutôt bien dans le rythme ». De là
à le voir revenir lors de la
réception de Perpignan vendredi
soir, pour la 6e journée du Top 14,
il n’y a qu’un pas. « Mais pas
d’urgence non plus », indique
Pelous qui sera « à disposition des
entraîneurs pour l’USAP s’ils font
appel » à lui. – J. L.
BABY A ÉTÉ OPERÉ. – Le
trois-quarts toulousain Benoît
Baby (22 ans, 3 sélections, 1,76 m,
80 kg) a été opéré samedi à
Toulouse du ligament croisé
antérieur du genou gauche.
« L’opération s’est bien déroulée
même si aujourd’hui (hier) c’est
douloureux, commente le
toulousain. La semaine a été
difficile et, maintenant, il faut que
je relève la tête. La rééducation va
être longue et dure. Dans un
premier temps, je resterai à
Toulouse. Après, j’irai peut-être à
Capbreton. » Son indisponibilité
est de six mois au minimum. Le
était dans l’animosité. C’est dommage d’en
arriver là, surtout dans un match télévisé sur
Canal +, à 15 heures, avec des gamins qui le
regardent. Après ça, les parents vont dire : “On
ne veut pas que nos fils jouent au rugby.”
– Vous dites que le contentieux n’est
pas réglé. Craignez-vous donc que le
match retour ressemble aux jeux du
cirque ?
– Oui, car ce n’est plus un contentieux, c’est un
dépôt en banque… C’est l’escalade et on se
demande ce qui pourra bien se passer quand on
se rencontrera à nouveau. »
ARNAUD REQUENNA
PRO D 2 (4e journée)
SAMEDI
Auch - Montauban .............. 18-22
Racing-Métro 92 - Mont-de-Marsan ................................ 30-15
St. Bordelais- Tarbes .......... 32-31
Aurillac- Tyrosse................. 31-22
Colomiers- Lyon OU .............. 15-3
Béziers- Albi ........................ 25-28
La Rochelle- Oyonnax .......... 34-5
Dax - Paysd’Aix ..................... 22-6
Bonus : Auch (1), Béziers (1), RacingMétro 92 (1), Stade Bordelais (1),
Tarbes (2)
(*) « Je ne pensais pas qu’une équipe puisse rentrer sur le terrain en ayant comme unique ambition de relever la première mêlée et de multiplier
les agressions, jusqu’à ce que cela nous détruise
totalement », déclarait Patrice Lagisquet dans
L’Équipe d’hier.
11 janvier 2004, Baby s’était déjà
rompu un ligament croisé
antérieur, celui du genou droit.
– B. Ma.
PAS DE TOULOUSE POUR
JULIEN LAHARRAGUE. – Titularisé
lors des cinq premiers matches de
la saison, l’arrière de l’USAP, Julien
Laharrague, ne sera pas du
déplacement à Toulouse vendredi.
Raison de son absence : le club lui
a octroyé une semaine de
vacances, jusqu’à lundi prochain.
Exempté d’entraînement collectif,
le joueur va pouvoir souffler après
avoir été aligné lors du premier
match du Top 14 contre Agen, au
mépris de la convention collective
accordant huit semaines de repos
total aux internationaux ayant
disputé la tournée en Afrique du
Sud et en Australie. – V. C.
JUTGE ET BERDOS
POURRAIENT ARBITRER
TOULOUSE ET PARIS. – Sur
proposition de la Commission
centrale des arbitres, la FFR, dont
dépend la désignation des arbitres
du Top 14 et de la Pro D 2, va
bientôt demander au comité
directeur de la Ligue nationale
(LNR) l’autorisation pour Joël Jutge
et Christophe Berdos d’arbitrer
respectivement Toulouse et Paris.
À l’instar de tous leurs collègues
arbitres, les deux sifflets
professionnels du rugby français
ne peuvent aujourd’hui arbitrer les
clubs affiliés au même comité
territorial qu’eux. Joël Jutge
(Midi-Pyrénées) ne dirige ainsi
jamais Toulouse, pas plus que
Christophe Berdos (Île-de-France)
n’arbitre le Stade Français.
AGENDA
VENDREDI 23 SEPTEMBRE
TOP 14 (6e journée). – Toulouse Perpignan (20 h 30, en direct sur Canal +
Sport).
LIGUE CELTIQUE (4e journée).
– Munster - Llanelli.
SAMEDI 24 SEPTEMBRE
TOP 14 (6e journée, suite). –
Clermont-Agen (17 h 30, en direct sur
Canal + Sport), Bourgoin-Toulon,
Bayonne-Narbonne, Stade FrançaisBrive, Pau-Montpellier (18 h 30), CastresBiarritz (21 heures, en direct sur Canal +).
PRO D 2 (5e journée). – Aurillac-Dax,
Montauban - Racing-Métro 92, Lyon OU-
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Stade Bordelais, Oyonnax-Albi, TyrosseAuch, Mont-de-Marsan - Béziers, TarbesLa Rochelle, Pays d’Aix-Colomiers
(18 h 30).
CHAMPIONNAT D’ANGLETERRE
(3e journée). – Gloucester-Northampton, London Irish-Bristol.
LIGUE CELTIQUE (4e journée).
– Connacht-Borders, Newport-Ulster,
Glasgow-Cardiff, Édimbourg - NeathSwansea.
DIMANCHE 25 SEPTEMBRE
CHAMPIONNAT D’ANGLETERRE
(3e journée, suite). – Leeds-Leicester,
Newcastle-Bath, Wasps-Worcester,
Saracens-Sale.
Classement
Pts J. G. N.
— ———
1. Tarbes .......... 15 4 3 0
2. Montauban... 14 4 3 0
3. Dax ............... 13 4 3 0
4. La Rochelle.. 13 4 3 0
5. Albi ............... 13 4 3 0
6. Racing-Mét. 92. 13 4 3 0
7. Oyonnax....... 12 4 3 0
8. St. Bordelais . 10 4 2 0
9. Pays d'Aix .... 9 4 2 0
10. Colomiers..... 9 4 2 0
11. Aurillac ......... 8 4 2 0
12. Mt-de-Marsan . 8 4 2 0
13. Béziers ......... 6 4 1 0
14. Lyon OU....... 3 4 0 0
15. Auch ............. 3 4 0 0
16. Tyrosse ........ 2 4 0 0
P. p.
— —
1 124
1 102
1 101
1 105
1 103
1 79
1 83
2 94
2 77
2 68
2 79
2 71
3 75
4 43
4 67
4 74
c.
—
70
62
54
72
102
85
70
110
80
86
101
94
85
70
97
107
B.
—
3
2
1
1
1
1
0
2
1
1
0
0
2
3
3
2
TROPHÉE CANAL + – « L’ÉQUIPE » – PROVALE
DU JOUEUR DU MOIS
Labit premier
récompensé
Chr
Chris
Christian
hhris
ristian
ristian
isstian
iist
sttian
i Lab
LLa
Labit
abbit
bit
bi
18 sélections
LES TÉLESPECTATEURS de
Canal +, les internautes de la Ligue
nationale de rugby et les lecteurs de
L’Équipe ont élu Christian Labit pour le
trophée Canal + – L’Équipe – Provale
du mois d’août. Le trophée lui sera
remis par une représentant de Provale
(le syndicat des joueurs) avant le coup
d’envoi du match Narbonne-Pau,
le 1er octobre prochain.
Le troisième-ligne de Narbonne a reçu
50 % des voix et devance le troisquarts centre de Bourgoin Guillaume
Boussès (34 %) et l’ailier du Stade
Français Julien Arias (16 %). Les amateurs de rugby ont souhaité rendre
hommage au retour de l’Audois dans
sa terre natale. Après huit années à
Toulouse, Christian Labit, 18 sélections, a donné de l’assise au pack de
Narbonne. Son expérience, sa puissance de pénétration et sa science du
poste de no 8 ont permis aux Audois de
réaliser un début de saison prometteur
en battant le Stade Français (26-20) et
Clermont (34-28) à domicile (même
s’ils ont trébuché contre Bourgoin,
29-15, samedi). Double champion de
France et d’Europe avec le Stade
Toulousain, « Christiang » (comme
l’appelaient les supporters toulousains, dont il était l’idole) montre qu’à
trente-quatre ans il pouvait être le
leader attendu par le Racing. – B. Ma.
Le podium d’août
Boussès
Labit
Arias
Bourgoin
34 %
Narbonne
50 %
St. Français
16 %
VOLLEY-BALL
DÉCÈS DE GOLAS. – L’international
polonais, Arkadiusz Golas (24 ans),
est décédé vendredi dans un
accident de la route survenu dans la
région de Klagenfurt, en Autriche.
Le central de 2,01 m, qui jouait la
saison passée à Ostroleka dans son
pays d’origine, effectuait alors le
voyage entre la Pologne et son
nouveau club italien de Macerata.
LES KENYANNES CHAMPIONNES
D’AFRIQUE. – Le Kenya a remporté
le Championnat d’Afrique des
nations femmes en battant le
Nigeria (3-1) en finale, samedi à
Abula (Nigeria). Le Kenya devrait,
grâce à ce succès, bénéficier de la
wild-card pour la Grand Champions
Cup, qui aura lieu en novembre au
Japon. Trois autres sélections ont
déjà leur billet pour la
traditionnelle compétition des
années post-olympiques : le Japon,
organisateur, la Chine, championne
d’Asie, et les États-Unis, champions
d’Amérique du Nord et Centrale
(NORCECA). S’y ajouteront les
championnes d’Europe et
d’Amérique du Sud.
PARACHUTISME
ROBIN DUBUISSON SE TUE
À GAP. – Robin Dubuisson (30 ans),
spécialiste en freestyle, s’est tué
samedi soir sur le site de Gap, où il
s’entraînait en vue de la prochaine
Coupe du monde de parachutisme
dans les disciplines artistiques.
L’accident s’est produit à
l’atterrissage sur un virage bas.
Samedi également, en Belgique, un
autre crash a malheureusement
coûté la vie à Adrien Nicolas,
l’ancien vidéo-man de Patrick
De Gaillardon, après un
déclenchement intempestif de son
système de sécurité. D. Roq.
Retrouvez
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
BIARRITZ. – À de nombreuses reprises, lors de ce Biarritz - Stade Français, les esprits se sont échauffés. Comme ici lorsque Benoît August
(en bas) et Mathieu Blin (maillot bleu), les deux talonneurs jadis partenaires à Paris, s’accrochent au sol. Les retrouvailles entre les deux
finalistes du dernier Championnat ont été violentes samedi.
(Photo Stéphane Mantey)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
— — — — — — — —
1. Toulouse ............ 23 5 5 0 0 184 70 +114
2. Bourgoin ............ 19 5 4 0 1 122 60 +62
3. Perpignan .......... 17 5 4 0 1 115 93 +22
4. Biarritz................ 16 5 3 0 2 124 66 +58
5. Stade Français. 16 5 3 0 2 114 76 +38
6. Clermont ............ 14 5 3 0 2 174 119 +55
7. Castres................ 13 5 3 0 2 120 94 +26
8. Agen .................... 13 5 3 0 2 121 125 -4
9. Brive.................... 12 5 2 1 2 86 101 -15
10. Narbonne ........... 8 5 2 0 3 103 177 -74
11. Bayonne ............ 7 5 1 1 3 84 131 -47
12. Montpellier ........ 5 5 1 0 4 87 104 -17
13. Toulon................. 2 5 0 0 5 49 149 -100
14. Pau ...................... 0 5 0 0 5 69 187 -118
PEIRSOL, NAGEUR US
DE L’ANNÉE. – Le dossiste Aaron
Peirsol, triple champion olympique,
a été élu pour la première fois de
sa carrière nageur américain de
l’année, samedi à Greensboro
(Caroline du Nord), lors de la
Convention US des sports
aquatiques. Cette récompense vient
clore une superbe année qui a vu
Peirsol remporter huit courses
d’affilée, dont trois meédailles d’or
mondiales à Montréal en juillet
(100 m et 200 m dos, 4 × 100 m), et
établir deux records du monde
(100 m et 200 m dos). « C’est une
agréable surprise, a déclaré le
Californien, qui affiche désormais
sept titres mondiaux. Je crois que
j’étais celui qui ne pensait pas
obtenir cette récompense. Il y a eu
beaucoup de très belles courses
cette année, comme le 100 m
papillon de Ian Crocker ou encore
celles du brasseur Brendan Hansen
(tous deux champions du monde).
Et Michael Phelps a quand même
nagé huit épreuves et gagné six
médailles aux Mondiaux ! Combien
de fois un nageur a-t-il remporté six
médailles aux Championnats du
monde ? Je ne veux pas
sous-estimer mes performances,
mais des records du monde sont
battus chaque année. Je suis
néanmoins très content. »
HOFF COMME PHELPS. – Le
phénomène américain, Katie Hoff
(16 ans), championne du monde des
200 m et 400 m 4 nages ainsi qu’au
sein du relais 4 × 200 m en juillet à
Montréal, s’est engagée dans la
voie du professionnalisme en
signant avec l’agence Octagon, qui
s’occupe déjà de la star US Michael
Phelps. Comme son aîné
– désormais étudiant à l’université
du Michigan –, Hoff vient du club
de Baltimore. En choisissant le
professionnalisme, la demoiselle,
qui aura le même agent que Phelps,
Peter Carlisle, renonce
momentanément au « College ».
« On m’a dit que la camaraderie
que l’on trouve au sein de la
natation en College est incroyable
mais je pense que j’ai déjà vécu
quelque chose de similaire au sein
du relais américain, a déclaré Hoff
au Baltimore Sun. Je pense que je
ne pouvais pas laisser passer une
telle opportunité pour préparer les
Jeux de 2008. »
MONDIAUX 2010 (petit bassin).
– Six villes ont posé leur
candidature pour organiser les
dixièmes Championnats du monde
en petit bassin en 2010 : Berlin
(ALL), Doha (QAT), Dubai (EAU),
Durban (AFS), Istanbul (TUR) et
Singapour. La décision sera prise
lors de la prochaine édition de la
compétition, en avril 2006 à
Shanghai (CHN). Rappelons que
l’édition 2008 aura lieu à
Manchester (GBR).
Bleu
VENDREDI
Toulon - Toulouse ................ 15-18
SAMEDI
NATATION
Jaune
Rouge
Jaune
5e journée
COUPE DU MONDE : DE LE RUE
EN FORME. – Le Français Xavier
De Le Rue a parfaitement entamé,
samedi au Chili, la Coupe du monde
2005-2006 en s’adjugeant la
première épreuve de la saison. Il
disputait la nuit dernière la seconde
épreuve, toujours sur cette même
piste chilienne. Samedi, le Pyrénéen
a dominé toutes les manches de ce
boardercross inaugural. Dans la
finale, à laquelle participait un
autre Français, Sylvain Duclos,
troisième, De Le Rue a devancé le
champion du monde en titre
américain, Seth Wescott. Blessé une
partie de la saison dernière à une
clavicule, une blessure qui le priva
des Mondiaux, De Le Rue avait
toutefois remporté en mars 2005
son troisième globe de cristal
d’affilée de la spécialité. Sauf pépin
physique, le Français, vingt-six ans,
sera plus que jamais l’un des favoris
pour le titre aux Jeux de Turin, où
le bordercross célébrera son grand
baptême sur les pistes olympiques.
Chez les femmes, l’Américaine
Lindsey Jacobellis a remporté son
premier succès de la saison au Chili
en devançant la Canadienne Maelle
Ricker et la Française Marie Laissus.
Noir
Bleu
Noir
Clerc (Toulouse)
Jauzion (Toulouse)
Lafforgue (Agen)
Le chiffre
Le nombre de cartons rouges
distribués lors de cette journée.
SNOWBOARD
20
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RÉSULTATS
MEETING DÉCASTAR (Talence, 17 et
18 septembre). – HOMMES. Décathlon : 1.
Sebrle (RTC), 8 326 pts (100 m : 11’’09 [v.f. :
1,2 m/s] ; Longueur : 7,60 m [v.f. : 2,4 m/s] ;
Poids : 15,65 m ; Hauteur : 2,04 m ; 400 m :
49’’03 ; 110 m haies : 14’’47 [v.f. : 0,8 m/s] ;
Disque : 45,15 m ; Perche : 4,80 m ; Javelot :
66, 05 m ; 1 500 m : 4’47’’76) ; 2. Pogorelov
(RUS), 8 247 pts ; 3. Ranhu (EST),
8 124 pts ; 4. Drozdov (RUS), 8 080 pts ; 5.
Barras, 8 060 pts (100 m : 11’’06 [v.f. :
3,2 m/s] ; longueur : 7,22 m [v.f. : 2 m/s] ;
Poids : 14,29 m ; Hauteur : 1,95 m ; 400 m :
50’’25 ; 110 m haies : 14’’31 [v.f. : 0,8 m/s] ;
Disque : 43,54 m ; Perche : 4,70 m ; Javelot :
62,09 m ; 1 500 m : 4’24’’65) ; 6. Bourguignon, 8 026 pts ; 7. Zsivoczky (HON),
8 000 pts ; 8. Dvorak (RTC), 7 996 pts ; 9.
Pahapill (EST), 7 994 pts ; 10. Gourmet
(BEL), 7 960 pts ; 11. Ojaniemi (FIN),
7 815 pts ; 12. Terek (USA), 7 589 pts ; 13.
Lambese, 7 571 pts ; 14. Smith (JAM),
7 336 pts.
Abandons : Choffart, El-Fassi et Moulay.
FEMMES. Heptathlon. 1. Barber, 6 675 pts
(100 m haies : 12’’96 [v.f. : 1,6 m/s] ; Hauteur : 1,87 m ; Poids : 13,65 m ; 200 m :
24’’08 [v.d. : 1,2 m/s] ; Longueur : 6,72 m
[v.f. : 3,2 m/s] ; Javelot : 47,66 m ; 800 m :
2’18’’79) ; 2. Sotherton (GBR), 6 278 pts ; 3.
Blonska (UKR), 6 278 pts ; 4. Dobrynska
(UKR), 6 235 pts ; 5. Miller (USA), 6 178 pts ;
6. Collonvillé, 6 174 pts (100 m haies :
13’’82 [v.f. : 1,6 m/s] ; Hauteur : 1,81 m ;
Poids : 12,58 m ; 200 m : 25’’25 ; Longueur :
6,31 m ; Javelot : 44,99 m ; 800 m :
2’14’’05) ; 7. Ruckstuhl (HOL), 6 129 pts ; 8.
Wisse (HOL), 5 916 pts ; 9. Constantin,
5 587 pts ; 9. Yepimashko (BLR), 5 125 pts.
GREAT NORTH RUN (Newcastle [ANG],
18 septembre). – HOMMES : 1. Tadesse
(ERY), les 21,1 km en 59’’05 ; 2. Berhanu
(ETH), 60’’44 ; 3. Ramaala (AFS), 62’’25.
FEMMES : 1. Tulu (ETH), 67’’33 ; 2. Kidane
(ETH), 68’’09
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BEACH-VOLLEY
CIRCUIT MONDIAL FEMMES (Bali
[IDN], 14-18 septembre). – Finale. RibeiroAntunes (BRE) - Adriana Behar-Shelda (BRE),
2-0 (21-19, 27-25). 3e place : Koutroumanidou-Tsiartsiani (GRE) - Ana Paula-Barros
(BRE), 2-1 (21-17, 17-21, 15-13).
Prochaine étape : Open de Salvador (BRE),
18-22 octobre.
BOXE
RÉUNION DE LAS VEGAS (USA, 17 septembre). – Welters (12 × 3) : Mosley (USA)
b. J.L. Cruz (MEX) aux points (96-94, 97-93,
98-92). Championnat IBF des légers
(12 × 3) : Jesus Chavez (MEX, challenger)
b. Johnson (USA, champion), arrêt de l’arbitre
au 11e round. Championnat du monde des
super-plume (12 × 3) : Barrera (MEX,
champion WBC) b. Peden (AUS, champion
IBF) aux points (118-109, 118-108, 118-108).
RÉUNION DE PHOENIX (USA, 17 septembre). – Super-légers (6 × 3) : Chavez
junior (MEX) b. Alarcon (USA), K.-O. au
2e round. Welters (10 × 3) : Whiley (USA)
b. Chavez (MEX), abandon à l’appel du
6e round.
CYCLISME
TOUR D’ESPAGNE (Pro Tour,
27 août-18 septembre). – 21e et dernière
étape, Madrid-Madrid : 1. Petacchi (ITA,
Fassa Bortolo), les 136,5 km en 3 h 34’41’’
(moy. : 38,149 km/h.) ; 2. Zabel (ALL,
T-Mobile) ; 3. Haussler (ALL, Gerolsteiner) ;
4. Sanchez (ESP, Euskaltel) ; 5. Casper (Cofidis) ; 6. Steegmans (BEL, Davitamon - Lotto) ; 7. De Groot (HOL, Rabobank) ; 8. Barry
(CAN, Discovery Channel) ; 9. Coyot (Cof) ;
10. Haselbacher (AUT, Gst) ;… 19. DuclosLassalle (Cof) t.m.t. ;… 32. Heras (ESP,
Liberty Seguros), à 4’’ ; 33. Menchov (RUS,
Rabobank) ; 36. Sastre (ESP, CSC), t.m.t.
Classement final : 1. Heras (ESP, Liberty
Seguros), 82 h 22’55’’ ; 2. Menchov (RUS,
Rabobank), à 4’36’’ ; 3. Sastre (ESP, CSC), à
4’54’’ ; 4. Mancebo (ESP, Iles Baléares-Caisse
d’Épargne), à 5’58’’ ; 5. C. Garcia Quesada
(ESP, Communauté de Valence), à 8’6’’ ;
6. R. Plaza (ESP, Cv), à 11’36’’ ; 7. Sevilla
(ESP, T-Mobile), à 13’22’’ ; 8. Danielson (USA,
Discovery Channel), à 16’38’’ ; 9. Ardila (COL,
Davitamon-Lotto), à 18’15’’ ; 10. Mercado
(ESP, Quick Step), à 18’31’’ ; 11. Sanchez
(ESP, Euskaltel), à 20’12’’ ; 12. Scarponi (ITA,
Lst), à 31’44’’ ; 13. D. Blanco (ESP, Cv), à
34’57’’ ; 14. Moerenhout (HOL, Dvl), à 35’3’’ ;
15. Jufre (ESP, Relax Fuenlabrada), à 35’33’’ ;
16. Aerts (BEL, Dvl), à 36’18’’ ; 17. Atienza
(ESP, Cof), à 36’23’’ ; 18. U. Osa (ESP, Iba), à
37’14’’ ; 19. Serrano (ESP, Lst), à 38’37’’ ;
20. Lastras (ESP, Iba), à 40’45’’ ; 21. Botcharov (RUS, Crédit Agricole), à 42’14’’ ; 22. Laiseka (ESP, Eus), à 47’46’’ ; 23. Calvente (ESP,
CSC), à 50’35’’ ; 24. Szmyd (POL, Lampre), à
50’50’’ ; 25. Devolder (BEL, Dsc), m.t. ;
ÉQUITATION
SAUT D’OBSTACLES – SUPER-LIGUE
(Barcelone [ESP], 16-18 septembre).– Coupe
des nations (en deux manches) : 1. PaysBas (Dubbeldam, Nassau ; Smolders, Oliver ;
Thijssen, Nairobi ; G. Schröder, Milano), 8 pts
(4 pts en 1re manche+ 4 pts en seconde
manche) ; 2. États-Unis (Welles, Armani ;
Hough, Casadora ; Ward, Oasis ; Kraut,
Anthem), 12 (8 + 4) et Suisse (Fuchs, La
Toya III ; Liebherr, No Mercy ; McNaught, Riot
Gun ; Schwizer,Unique X), 12 (4 + 8) ; 4.
Allemagne (Pollmann-Schweckhorst, Daylight ; Aufrecht, Ingmar ; Bitter,Stakkato ;
Engemann, Aboyeur W), 20 (16 + 4) et
Irlande (Breen,World Cruise ; O’Connor,Echo
Beach ; Carey, Killossery ; Twomey, Anastasia
III), 20 (8 + 12) ; 6. Grande-Bretagne (M.
Whitaker, Mozart des Hayettes ; E. Whitaker,
Locarno 62 ; Gredley, Omelli ; R. Whitaker,
Nicolette II), 24 (12 + 12) ; 7. Espagne(*)
(Latham, Champeix ; Alvarez,Le rêve du
Nabab ; Torres,Danceur de Caveire ; Munoz
Escassi, Majestic), 28 (20 + 8) ; 8. Belgique
(Demeersman, Clinton ; Van Dijck, Goliath ;
Cleeren,Andiamo Z ; Philippaerts, Parco), 40
(16 + 24) et France (F. Angot, First de Launay HN ; Godignon, Obelix ; Bertran de Balanda, Crocus Graverie ; E. Angot, Cigale du Taillis), 40 (20 + 20).
PAGE 20
GOLF
LUMBER CLASSIC (Farmington, Pennsylvanie, Mystic Rock Course, circuit américain
hommes, 4 400 000 $, 15-18 septembre). –
Troisième tour (par 216) : 1. Gore, 204
( 6 5 + 7 2 + 6 7) ; 2 . Ri d i n g s , 2 0 6
(68 + 71 + 67), Franco (PAR), 206
(69 + 69 + 68), Pampling (AUS), 206
(70 + 67 + 69), Pettersson (SUE), 206
(66 + 70 + 70) et Barlow, 206
(70 + 66 + 70 ) ; 7. DiMar co, 2 0 7
(70 + 70 + 67), Leonard, 207
(73 + 64 + 7 0) et Beck ma n, 2 0 7
(69 + 65 + 73) ; … 21. Mickelson, 211
(73 + 71 + 67) ; 36. V. Singh (FIJ), 213
(72 + 68 + 73) ; 66. Hamilton, 219
(73 + 71 + 75) ; etc.
Tous américains sauf mention.
CHAMPIONNAT DU MONDE DE
MATCH-PLAY (Wentworth [ANG], Virginia
Water Golf Club, circuit européen hommes,
3 621 555 , 15-18 septembre). – Finale :
M. Campbell (NZL) b. McGinley (IRL), 2 et 1.
Michael Campbell remporte son premier
Championnat du monde de match-play. Le
Kiwi (vainqueur de l’US Open cette année)
aura compté jusqu’à 3 trous d’avance avant de
voir McGinley revenir et lui coller aux basques
jusqu’au 32e trou. Finalement, deux bogeys au
33 et au 34 auront été fatals à l’Irlandais.
OPEN DE TULSA (Oklahoma, Cedar Ridge
Country Club, circuit américain femmes,
1 000 000 $, 16-18 septembre). – Deuxième
tour (par 142) : 1. A. Sörenstam (SUE), 135
(68 + 67) ; 2. Hjorth (SUE), 136 (64 + 72)
et Ellis (AUS), 136 (67 + 69) ; 4. Icher, 137
(67 + 70) ; 5. Davies (ANG), 140 (70 + 70),
Lindley, 140 (70 + 70) et Creamer, 140
(69 + 71) ; 8. Pettersen (NOR), 141
(73 + 68), Hetherington (AUS), 141
(68 + 73) et Steinhauer, 141 (71 + 70) ;
… 47. Meunier-Lebouc, 147 (72 + 75) ;
etc.
Toutes américaines sauf mention.
Deuxième tour décousu pour Karine Icher,
mais encore sous le par (cinq birdies, quatre
bogeys, – 1). Avant le dernier tour qui se
jouait la nuit dernière (l’Open se dispute en
trois tours), la Française pointait à deux petits
coups d’Annika Sörenstam. Une belle occasion
– et un beau challenge face à la numéro 1
mondiale – pour Icher, déjà plusieurs fois
placée cette année, de remporter son premier
tournoi LPGA.
HANDBALL
DIVISION 2 HOMMES. –
journée.
VENDREDI : Cesson-Wittelsheim, 33-30 ;
Nancy-Belfort, 25-22. SAMEDI : Ajaccio- Billère, 24-23 ; Saint-Raphaël - Porte Normande,
23-24 ; Pays d’Aix - Villeurbanne, 25-21 ;
Metz - Villeneuve d’Ascq, 26-25 ; Aurillac Livry-Gargan, 31-20. HIER : Nantes-Conflans,
28-27.
Classement : 1. Aurillac, 3 pts ; 2. Aix,
3 pts ; 3. Cesson, 3 pts ; Nancy, 3 pts ; 5.
Ajaccio, 3 pts ; Metz, 3 pts ; Nantes, 3 pts ;
Porte Normande, 3 pts ; 9. Billère, 1 pts ;
Conflans, 1 pts ; Saint-Raphaël, 1 pts ; Villeneuve-d'A., 1 pts ; 13. Belfort, 1 pts ; Wittelsheim, 1 pts ; 15. Villeurbanne, 1 pts ; 16.
Livry-Gargan, 1 pts.
1re
Prochaine journée. – Samedi 24 septembre : Billère-Nantes ; Belfort-Ajaccio ;
Conflans - Saint-Raphaël ; Villeneuve d’Ascq Cesson ; Villeurbanne-Aurillac ; Livry-Gargan Metz. Dimanche 25 septembre : Wittelsheim-Nancy ; Porte Normande - Pays d’Aix.
DIVISION 1 FEMMES. – 2e journée.
SAMEDI : Mérignac - Le Havre, 23-25 ; DijonAngoulême, 31-15 ; Toulon-Yutz, 23-20 ;
Bègles-Besançon, 17-24 ; Fleury-les-Aubrais Mios, 24-20. HIER : Metz-Nîmes, 32-22.
Classement : 1. Dijon, 6 pts ; 2. Havre,
6 pts ; 3. Fleury-les-Aubrais, 6 pts ; 4. Metz,
4 pts ; 5. Besançon, 4 pts ; 6. Mérignac,
4 pts ; 7. Yutz, 4 pts ; 8. Bègles, 4 pts ; 9.
Toulon, 4 pts ; 10. Mios, 2 pts ; 11. Nîmes,
2 pts ; 12. Angoulème, 2 pts.
Prochaine journée. – Samedi 24 septembre : Mérignac-Dijon ; Yutz - Le Havre ;
Angoulême-Bègles ; Mios-Metz. Dimanche
25 septembre : Nîmes-Toulon ; Besançon Fleury-les-Aubrais.
HOCKEY
SUR GLACE
LIGUE MAGNUS (17 septembre). –
2e journée : Grenoble - Amiens, 4-1 ; Dijon Rouen, 4-6 ; Caen - Anglet, 3-2 ; Épinal - Gap,
6-2 ; Morzine-Avoriaz - Villard-de-Lans, 0-5 ;
Chamonix - Briançon, 1-6 ; Mont-Blanc Angers, 2-4.
Classement : 1. Rouen, 4 points (+ 11) ;
2. Grenoble, 4 (+ 10) ; 3. Briançon, 4 (+ 9) ;
4. Villard-de-Lans, 4 (+ 7) ; 5. Angers, 4
(+ 4) ; 6. Epinal, 2 (+ 1) ; 7. Dijon, 2 (0) ; 8.
Amiens, 2 (– 1) ; 9. Caen, 2 (– 1) ; 10. Anglet,
0 (– 3) ; 11. Mont-Blanc, 0 (– 6) ; 12. Morzine-Avoriaz, 0 (– 7) ; 13. Gap, 0 (– 11) ; 14.
Chamonix, 0 (– 14).
Prochaine journée. – Mardi 20 septembre :
Gap - Mont-Blanc (20 heures) ; Rouen - Caen
(20 heures) ; Amiens - Épinal (20 heures) ;
Villard-de-Lans - Grenoble (20 h 30) ; Chamonix - Dijon (20 h 30) ; Anglet - Morzine-Avoriaz (20 h 30).
GRENOBLE - AMIENS, 4-1 (0-0, 1-1,
3-0)
3 500 spectateurs. Arbitre. M. Bachelet. Pénalités. – Grenoble : 37’ (6 × 2’ + 5’ + 20’
[Mills]) ; Amiens : 49’ (7 × 2’ + 5’ + 10’
+ 20’ [Mindjimba]). Buts. – GRENOBLE :
34’02’’, Russel (Jonsson) ; 44’20’’, Russel
(Hecquefeuille, Jonsson) sup. num. ; 48’58’’,
Russel, inf. num. ; 52’44’’, Favarin (Meunier).
AMIENS : 36’00’’, L. Sadoun (Pulscak).
DIJON - ROUEN : 4-6 (2-1, 1-3, 1-2)
814 spectateurs. Arbitre : M. Bocquet. Pénalités. – Dijon : 22’ (11 × 2’) ; Rouen : 16’
(8 × 2’). Buts. – DIJON : 2’28’’, Brodin (Palov,
Tekel) ; 13’36’’, Poznik (Tekel, Dugas) inf.
num. ; 35’37’’, Amsellem (Thomas) ; 40’33’’,
Tekel (Palov, Gueguen) sup. num. ROUEN :
3’36’’, Mallette (Mikel, Fortier) ; 24’07’’, Fortier (Thinel, Malette) ; 28’31’’, Salomaa
(Coqueux, P.-E. Bellemare) ; 37’54’’, Thinel
(Coqueux, Fortier) sup. num. ; 41’24’’, Malette
(Fortier) ; 57’36’’, Malette (Thinel, Mikel) sup.
num.
MOTEGI.– De l’inédit lors du Grand prix du Japon. Capirossi (au centre), parti en pole, offre la
première victoire de la saison à Ducati, devant Biaggi (à gauche) et Tamada. C’est également
le premier podium de la saison sans Valentino Rossi : l’Italien a chuté dès le 13e tour, et voit
retardé d’une semaine au moins son sacre annoncé.
(Photo AFP)
CAEN - ANGLET : 3-2 (1-2, 2-0, 0-0)
1 200 spectateurs. Pénalités.- Caen : 26’
(13x2’) ; Anglet : 30’ (10x2’ + 10’). Buts.CAEN : 14’20’’, Määttä (Cesnek) ; 27’11’’, Brodin (Raux) ; 35’43’’, Määttä (Boldron, Cesnek). ANGLET : 2’59’’, Decok (Patard) ; 7’21’’,
Decok (Patard).
ÉPINAL - GAP : 6-2 (2-0, 2-1, 2-1)
1 100 spectateurs. Arbitre : M. Bergamelli.
Pénalités. – Épinal : 12’ (6 × 2’) ; Gap : 24’
(7 × 2’ + 10’). Buts. – ÉPINAL : 6’24’’, Mazerolle sup num. ; 12’30’’, Plch (Ablad, Maurice) ; 25’21’’, Simko (Trebaticky, Sejna) sup
num. ; 36’07’’, Kotasek (Papelier, Trebaticky) ; 40’57’’, Simko (Sejna, Petrik) inf num. ;
52’24’’, Papelier (Ilic). GAP : 38’35’’, Sarka
(McGee, Rambousek) sup num. ; 53’37’’,
Ravoire (Nahirniak, Odot Andersson).
MORZINE-AVORIAZ - VILLARD-DELANS : 0-5 (0-1, 0-1, 0-3)
450 spectateurs. Arbitre : M. Mendlowictz.
Pénalités. – Morzine-Avoriaz : 20’ (10 × 2’) ;
Villard-de-Lans : 24’ (12 × 2’). Buts. – VILLARD-DE-LANS : 11’39’’, Chalons (Pereira,
Negro) ; 32’59’’, Metro (Tardif) sup. num. ;
45’20’’, Metro (Goncalves) sup. num. ; 45’35’’,
M. Rozenthal (Deschaume, Connoly) ; 55’08’’,
Goncalves (Metro) inf. num.
CHAMONIX - BRIANÇON : 1-6 (0-2,
1-2, 0-2)
413 spectateurs. Arbitre : M. Avavian. Pénalités. – Chamonix : 16’ (8 × 2’) ; Briançon : 18’
(9 × 2’). Buts. – CHAMONIX : 37’05’’, Audibert. BRIANÇON : 10’57’’, M. Perez (Rouillard)
sup. num. ; 16’59’’, Hubacek (Filip, Terglav)
sup num. ; 21’23’’, Hubacek (Filip, Terglav) ;
27’44’’, Millar (Lyness, Dahlin) ; 42’32’’, Blanchard ; 49’16’’, Lyness inf. num.
MONT-BLANC - ANGERS : 2-4 (0-2,
1-1, 1-1)
422 spectateurs. Arbitre : M. Durand. Pénalités. – 14’ (7 × 2’) ; Angers : 26’ (13 × 2’).
Buts. – MONT-BLANC : 34’26’’, Carry (Kangas)
sup. num. ; 53’47’’, Kangas (Hrehorcak) sup.
num. ANGERS : 6’18’’, Jokinen (J. Bellemare) ; 14’16’’, Bellemare (Jokinen,
Lacroix) ; 29’41’’, Rodrigue (J. Bellemare,
Jokinen) sup num. ; 40’17’’, J. Bellemare
(Lacroix).
MOTO
VITESSE – GRAND PRIX DU JAPON
(Motegi, 15-17 septembre). – Douzième
(MotoGP) et onzièmes manches (125 et
250) du Championnat du monde 2005.
MotoGP : 1. Capirossi (ITA, Ducati), les
24 tours (115,224 km) en 43’30’’499 (moy. :
158,899 km/h) ; 2. Biaggi (ITA, Honda),
à 1’’479 ; 3. Tamada (JAP, Honda), à
16’’227 ; 4. Checa (ESP, Ducati), à 22’’148 ;
5. Hopkins (USA, Suzuki), à 33’’212 ; 6.
Edwards (USA, Yamaha), à 34’’915 ; 7. Hayden (USA, Honda), à 45’’894 ; 8. Roberts
(USA, Suzuki), à 56’’498 ; 9. Elias (ESP,
Yamaha), à 1’12’’037 ; 10. Xaus (ESP, Yamaha), à 1’34’’927 ; 11. Battaini (Blata), à 1 t.
Meilleur tour : Capirossi, 1’47’’968 (moy.
160,080 km/h).
Abandons : Matsudo (JAP, Moriwaki), chute
1er tour ; Hofmann (ALL, Kawasaki) et Rolfo
(ITA, Ducati), accrochage 3e t. ; Ukawa (JAP,
Honda), moteur 4e t. ; Nakano (JAP, Kawasaki), moteur 9e t. ; Gibernau (ESP, Honda),
chute 12e t. ; Rossi (ITA, Yamaha) et Melandri
(ITA, Honda), accrochage 13e t. ; Barros (BRE,
Honda), chute 13e t.
Grille de départ. – 1re ligne : Capirossi
(P.P : 1’46’’363) ; Hopkins ; Melandri. 2e :
Tamada ; Biaggi (ITA, Honda) ; Hayden. 3e :
Gibernau ; Roberts ; Checa. 4e : Barros ; Rossi ; Hofmann. 5e : Edwards ; Nakano ; Ukawa.
6e : Rolfo ; Elias ; Matsudo. 7e : Xaus ; Battaini ; Ellison.
Championnat du monde (après 12 GP) :
1. Rossi, 261 points ; 2. Biaggi, 149 ;
3. Edwards, 133 ; 4. Melandri, 126 ; 5. Hayden, 121 ; 6. Capirossi, 117 ; 7. Gibernau,
115 ; 8. Barros, 114 ; 9. Checa, 72 ; 10. Nakano, 69 ; … 17. Jacque (Kawasaki), 25, etc.
250 : 1. H. Aoyama (JAP, Honda), les 23 t.
(110,423 km) en 43’52’’454 (moy. :
151,008 km/h) ; 2. Pedrosa (ESP, Honda),
à 5’’313 ; 3. Stoner (AUS, Aprilia), à 7’’781 ;
4. Takahashi (JAP, Honda), à 10’’222 ; 5.De
Puniet (Aprilia), à 10’’763 ; 6. Dovizioso (ITA,
Honda), à 19’’199 ; 7. De Angelis (SAN, Aprilia), à 19’’199 ; 8. Barbera (ESP, Honda),
à 24’’665 ; 9. Debon (ESP, Honda), à 37’’683 ;
10. Guintoli (Aprilia), à 38’’122 ; … 21.
Gines (Aprilia), à 1’37’’552.
Meilleur tour : Pedrosa, 1’53’’199 (moy. :
152,683 km/h).
Principaux abandons : Vincent (Fantic),
chute 1er tour ; Locatelli (ITA, Aprilia), chute
1er t. ; Porto (Aprilia), chute 11e t. Déclassé :
Lorenzo (ESP, Honda), accrochage avec
De Angelis 23e t.
Grille de départ. 1re : H. Aoyama (P.P :
1’51’’843) ; Lorenzo ; S. Aoyama ; De Angelis.
2e : Dovizioso ; Takahashi ; Pedrosa ;
De Puniet (Aprilia). 3 e : Guintoli
(11e temps) ; …8e : Vincent (31e). 9e :
Gines (32e).
Championnat du monde (après 11 GP) :
1. Pedrosa, 226 pts ; 2. Stoner, 163 ; 3. Dovizioso, 144 ; 4. H. Aoyama, 123 ; 5. De Angelis,
109 ; 6. De Puniet, 108 ; 7. Porto, 105 ;
8. Lorenzo ; 9. Barbera, 67 ; 10. Corsi, 59 ;
11. Guintoli, 55 ; … 23. Leblanc, 6 ; …
25. Nigon, 3 ; 26. Marchand, 3 ; etc.
Devant son public, l’aîné des frères Aoyama
signe sa première victoire en Grand Prix.
La course fut surtout marquée par le duel qui
opposa De Angelis à Pedrosa. Dans le dernier
tour, Lorenzo joua toutefois les trouble-fête,
percutant le pilote italien pour offrir sur un plateau la 2e place à Pedrosa. Confronté à une
Aprilia en petite forme, De Puniet ne put rivaliser avec les hommes de tête, mais bénéficia
de l’accrochage du dernier tour pour récupérer
la 5e place. Dixième, Guintoli demeure leader
du trophée récompensant le meilleur privé.
125 : 1. Kallio (FIN, KTM), les 15 t.
(72,015 km/h) en 30’10’’854 (moy.
143,166 km/h) ; 2. Lüthi (SUI, Honda),
à 0’’111 ; 3. Faubel (ESP, Aprilia), à 1’’517 ;
4. Koyama (JAP, Honda), à 2’’349 ; 5. Pasini
(ITA, Aprilia), à 2’’406 ; 6. Poggiali (SAN, Gilera), à 2’’616 ; 7. Gadea (ESP, Aprilia),
à 2’’761 ; 8. P. Nieto (ESP, Derbi), à 2’’961 ;
9. Bautista (ESP, Honda), à 3’’720 ; 10. Lai
(ITA, Honda), à 9’’936 ; 11. Di Meglio (Honda), à 14’’546 ; … 20. Masbou (Honda),
à 27’’548 ; etc.
Meilleur tour : Tunez (ESP, Aprilia), 1’59’’018
(moy. : 145,218 km/h)
Principaux abandons : Simoncelli (ITA, Aprilia), chute 10e t. ; Talmacsi (HON, KTM), chute
14e t.
Grille de départ. – 1re : Talmacsi (P.P. :
1’58’’653) ; Koyama ; Pasini ; Simoncelli. 2e :
Kallio ; Faubel ; Lüthi ; Poggiali. 3e : Di
Meglio (12e) ; … 6e : Masbou (21e).
Championnat du monde (après 11 GP) :
1. Lüthi, 164 pts ; 2. Kallio, 161 ; 3. Talmacsi,
120 ; 4. Simoncelli, 117 ; 5. Pasini, 111 ;
6. Lai, 104 ; 7. Simon, 97 ; 8. Poggiali, 82 ;
9. Faubel, 66 ; 10. Koyama, 65 ; 11. Di
Meglio, 59 ; … 18. Masbou, 20 ; etc.
Duel intense entre Kallio et Lüthi, dont la chute
à 6 tours de la fin entraîna l’arrêt du GP après
que Gadea percuta de plein fouet la moto du
jeune Suisse. Durement touché à l’épaule et à
la cheville, Lüthi fut sauvé par le règlement
(classement établi en prenant en compte le
tour précédant l’interruption de la course).
Deuxième derrière son rival finlandais, il
conservait ainsi sa place de leader au Championnat.
Prochaine épreuve : GP de Malaisie (Sepang,
23-25 septembre).
ENDURANCE – BOL D’OR (Magny-Cours,
15-18 septembre). – Classement final :
1. Philippe-Kitagawa-Lagrive (JAP, Suzuki
GSX-R 1000 SERT), 806 tours (moy :
147,9 km/h) ; 2. Gimbert-Costes-D. Checa
(ESP, Yamaha R 1 GMT 94), à 4 t. ; 3. Dietrich-Four-Ribalta (ESP, Suzuki GSX-R 1000
SERT), à 6 t. ; 4.Da Costa-Cogan-Moreira
(Kawasaki ZX-10 R Fuchs ART), à 9 t. ;
5. Donischal-Bonhuil-Giabbani (Honda
CBR 1000 National Motos), à 15 t. ; 6. FouloiMétro-Cabana (ESP, Suzuki GSX-R 1000
Junior Team), à 40 t. ; 7. Hogan-Wylie-Miinin
(GBR-GBR-SUI, Yamaha R 1 Phase One
Junior), à 46 t. ; 8. Baker-Cuzin-Giles (GBR,
Yamaha R 1 Decibels Endurance 33), à 46 t. ;
9. Haquin-Guerouah-Labussière (Kawasaki
ZX-10 R 3 D Endurance Moto Center), à 48 t. ;
10. Baratin-Thuret-Chéron (Suzuki
GSX-R 1000 JLC Moto Ulteamatum), à 50 t. ;
etc.
RUGBY
CHAMPIONNAT D’ANGLETERRE.– VENDREDI : Sale - London Irish, 29-3. SAMEDI :
Worcester - Saracens, 25-24 ; Northampton Newcastle, 9-16 ; Leicester - Bath, 40-26.
HIER : Leeds - Wasps, 23-47 ; Bristol - Gloucester, 9-41.
Classement : 1. Leicester, 12 pts ; 2. Wasps,
11 ; 3. Gloucester, 11 ; 4. Sale, 10 ; 5. Worcester, 10 ; 6. Bristol, 8 ; 7. Saracens, 7 ; 8.
Newcastle, 6 ; 9. London Irish, 6 ; 10. Northampton, 5 ; 11. Bath, 1 ; 12. Leeds, 0.
Aux Wasps, Raphaël Ibañez était remplaçant… et a marqué deux essais lors de son
entrée en jeu. Il a ainsi permis aux Londoniens
d’inscrire le point de bonus offensif à Leeds. À
Gloucester, Ludovic Mercier a inscrit 21 des
41 points des Cherry and White et Patrice Collazo, qui était titulaire, a écopé d’un carton
jaune tout comme Olivier Azam, qui était lui
remplaçant.
LIGUE CELTIQUE (3e journée). – VENDREDI : Leinster (IRL) - Newport (GAL),
33-14 ; Ulster (IRL) - Édimbourg (ECO),
30-23. SAMEDI : Llanelli (GAL) - Connacht
(IRL), 25-17 ; Glasgow (ECO) - Munster (IRL),
32-10. HIER : Borders (ECO) - Neath-Swansea (GAL), 16-6.
Classement : 1. Ulster, 12 pts ; 2. Édimbourg, 10 ; 3. Llanelli, 10 ; 4. Cardiff, 10 ;
5. Leinster, 9 ; 6. Munster, 9 ; 7. Newport, 9 ;
8. Neath-Swansea, 8 ; 9. Glasgow, 7 ; 10. Borders, 5 ; 11. Connacht, 4.
SNOWBOARD
COUPE DU MONDE HOMMES (Valle
Nevado [CHL], 14-18 septembre). – Boardercross : 1. X. De Le Rue ; 2. Wescott (USA) ;
3. Duclos ; 4. Anderson (CAN) ; 5. Valery ;
6. Pozzolini (ITA) ; 7. Grundelius (SUE) ;
8. Grüner (AUT) ; 9. Nantermod (SUI) ; 10.
Ligocki (POL) ;… 12. P.-H. De Le Rue ;
14. Vaultier ; 22. Sachot.
Coupe du monde de boardercross (après
une épreuve) : voir ci-dessus.
COUPE DU MONDE FEMMES (Valle
Nevado [CHL], 14-18 septembre). – Boardercross : 1. Jacobellis (USA) ; 2. Ricker (CAN) ;
3. Laissus ; 4. Francon (SUI) ; 5. Frieden
(SUI) ; 6. D. Krings (AUT) ; 7. Anthonioz ;
8. Nobs (SUI) ; 9. Maltais (CAN) ; 10. Pomagalski ;… 12. Fleury ; 26. Wicky.
Coupe du monde de boardercross (après
une épreuve) : voir ci-dessus.
En raison du décalage horaire, vous trouverez
les résultats du deuxième boardercross dans
notre édition de mardi.
SQUASH
OPEN DE SAINT LOUIS (USA, 17-20 septembre). – 1er tour : Lincou (no 1 mondial)White (ECO, no 10), 3-0 (11-6, 11-9, 11-10
[2-0]) ; Anjema (HOL, no 33)-Beachill (ANG,
no 2), 3-0.
En quart de finale, Lincou affrontait la nuit
dernière l’Anglais James Willstrop (no 8).
TENNIS
PÉKIN (CHN, ATP, dur, 500 000 $,12-18
septembre). – Finale : Nadal (ESP) b. Coria
(ARG), 5-7, 6-1, 6-2.
ORLÉANS (ATP Challenger, Greenset,
63 750 , 12-18 septembre). – Finale :
Saulnier b. Mahut, 6-3, 6-4.
BALI (IDN, WTA Tour, dur, 225 000 $,
12-18 septembre). – Finale : Davenport
(USA) b. Schiavone (ITA), 6-2, 6-4.
OPEN DE BORDEAUX (ITF, terre battue,
75 000 $, 12-18 septembre). – Finale :
Foretz b. Skavronskaïa (RUS), 6-1, 6-2.
TENNIS
DE TABLE
OPEN PRO TOUR DE CHINE (Shenzhen,
15-18 septembre). – HOMMES. Simple.
Demi-finales : Wang Liqin (CHN, no 1)-Chen
Qi (CHN, no 7), 4-2 (10-12, 11-9, 11-6, 9-11,
11-7, 11-7) ; Wang Hao (CHN, no 4)-Ma Long
(CHN, no 129), 4-0 (19-17, 11-4, 15-13,
14-12). Finale : Wang Liqin-Wang Hao, 4-1
(11-9, 11-8, 11-9, 9-11, 12-10). Double.
Finale : Chen Qi-Wang Liqin (CHN) - Liu
Guozheng-Ma Long, 4-2 (11-5, 11-5, 6-11,
8-11, 11-6, 11-5). FEMMES. Simple. Demifinales : Guo Yue (CHN, no 5)-Zhang Yining
(CHN, no 1), 4-3 (11-8, 8-11, 11-9, 7-11,
11-13, 13-11, 11-4) ; Li Xiao Xia (CHN,
no 21)-Lin Ling (HKG, no 15), 4-1 (15-13,
11-7, 11-13, 11-2, 13-11). Double. Finale :
Guo Yue-Zhang Yining (CHN) - Sun Bei-BeiWang Yue-Gu (SIN), 4-1 (11-8, 11-8, 11-6,
9-11, 11-4).
VOLLEY-BALL
CHAMPIONNATS D’EUROPE FEMMES
(CRO, 17-25 septembre). – 2e journée.
HIER. – Poule 1 (Zagreb) : Azerbaïdjan Roumanie, 3-1 (26-24, 23-25, 25-17, 25-19) ;
Croatie - Serbie-et-Monténégro, (16-25,
25-19, 25-23, 25-16) ; Pologne - Allemagne,
3-2 (25-22, 23-25, 19-25, 28-26, 15-13) .
Classement : 1. Pologne, 4 pts ; 2. Serbie-etMonténégro, Azerbaïdjan, Roumanie, Croatie,
3 ; 4. Allemagne, 2.
Poule 2 (Pula) : Italie - Bulgarie, 3-0 (25-23,
25-14, 25-20) ; Russie - Espagne, 3-1 (25-11,
25-23, 22-25, 25-18) ; Turquie - Pays-Bas,
1-3 (22-25, 30-28, 21-25, 23-25).
Classement : 1. Italie, Russie, 4 pts ; 3. Bulgarie, Pays-Bas, 3 ; 5. Turquie, Espagne, 2.
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LU
Tirage du dimanche 18 septembre 2005: 504 063 emplaires
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
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à votre entreprise !
TRANSAT 6.50 (La Rochelle - Salvador de
Bahia avec escale à Lanzarote, Canaries,
4 250 milles, départ le 17 septembre). Positions hier à 17 heures : 1. Douguet
(E.Leclerc-Bouygues-Telecom), à 1101,7
milles de l’arrivée ; 2. Pella (ESP, Open-SeaTeam-Work), à 1,9 mille du leader ; 3. Le Blevec (Point-Mariage), à 2,7 m. ; 4. Gallay (FDIGroupe), à 2,8 m. ; 5. Gladu (Armor-Lux), à
4,9 m. ; …8. Mallard (Crédit-Agricole), à
11,5 m. ; 9. Ducrot (Région-Nord-Pas-deCalais), à 15,4 m. ; …21. Claquin (VecteurPlus), à 27,9 m. ; 22. De Lamotte (Set-Mécénat-Chirurgie-Cardiaque), à 28,2 M. ;
…43. Hardy (Brossard), à 42,3 m. ; etc.
Corentin Douguet était en tête au dernier
pointage d’hier. Les leaders filaient bon train
au portant sous un vent de nord-nord-est de
15 à 18 nœuds, propice à la vitesse mais aussi
aux excès de risques. La première avarie
importante était survenue dans la nuit de
samedi à dimanche, le 6.50 de l’Irlandais Cian
McCarthy, The Tom Crean, démâtant à 2 h 45
du matin. Un bateau affrété par ses proches
devait partir à sa rencontre. Plusieurs casses
de safran étaient par ailleurs à noter, notamment sur le bateau de Hardy, Brossard. Nicolas Bunous (Groupe-SCE), revenu à La
Rochelle peu après le départ sur avarie de
pilote automatique, avait pu reprendre la mer
samedi vers 21 heures.
TOUR DE BRETAGNE (Saint-Malo Lorient, 18-24 septembre). Première étape,
Saint-Malo - Saint-Quay-Portrieux, 34
milles. Classement : 1. Beyou-Riou (DeltaDore) ; 2. Tripon-Drouglazet (Gedimat) ; 3.
Chabagny-Mahé (Lebre-FMI) ; 4. CaudrelierCammas (Bostik) ; 5. Tabarly-Bérenger
(Thales) ; etc.
Organisée tous les deux ans depuis dix ans,
cette classique du circuit Figaro Bénéteau a
lieu pour la première fois en septembre, mois
des grandes marées en Bretagne. Les spécialistes de la classe se sont adjoint des noms
prestigieux, comme Vincent Riou avec Jérémie Beyou – vainqueurs hier de la première
étape sur Delra-Dore –ou Franck Cammas
avec Charles Caudrelier. Six villes étapes sont
à l’affiche : St-Malo, St-Quay-Portrieux, Perros-Guirec, Camaret, Port-la-Forêt et Lorient.
AUJOURD’HUI
Deuxième étape : Saint-Quay-Portrieux Perros-Guirec, 48 milles.
CHAMPIONNAT DU MONDE DE MATCH
RACING (Calpe [ESP], 13-17 septembre) ;
1. Spithill (AUS) ; 2. Baird (USA) ; 3. Cian
(ITA) ; 4. Richard ; 5. Williams (GBR) ; 6.
Presti ; 7. Col ; etc.
L’équipe de France a réalisé un tir groupé
mais n’a pu obtenir de podium. Mathieu
Richard aurait eu la possibilité de briguer la
troisième place mais la petite finale, qui aurait
dû l’opposer à l’Italien Paolo Cian, fut annulée
à cause d’orages, puis faute de vent. Le mondial 2006 aura lieu à Pornichet.
Parcours des vainqueurs : Dubbeldam, 4 pts
en 1remanche-0 pt en 2e manche ; Smolders,
0-4 ; Thijssen, 4-8 ; G. Schröder, 0-0.
Parcours des Français : F. Angot, 0 pt en 1re
manche - 8 pts en 2e manche ; Godignon,
12-8 ; Bertran de Balanda, 12-4 ; E. Angot,
8-8.
(*) Non sélectionnée dans la Super-Ligue,
l’Espagne était engagée en tant que nationhôte.
SUPER-LIGUE (classement final) : 1. EtatsUnis, 55 points ; 2. Allemagne, 46 ; 3. GrandeBretagne, 41 ; 4. Suisse, 40 ; 5. Pays-Bas,
38,5 ; 6. France, 29 ; 7. Irlande, 22 ; 8. Belgique, 20,5.
Bleu
CHAMPIONNATS DE FRANCE BATEAUX
LONGS (Mantes-la-Jolie, 17-18 septembre).
– Finales (temps beau, vent défavorable, bassin moyennement agité).
HOMMES. Deux barré : 1. CA Lyon
(De Lagarde-Jacquiot ; b. : Cunnac),
7’34’’37 ; 2. SN Bergerac (Despres-Sartelet ;
b. : Despres), 7’35’’98 ; 3. SN Compiègne
(V. et X. Durupt ; b. : Guelton), 7’43’’40. Deux
de couple : 1. CA Chalon-sur-Saône (HardyChouraqui), 7’2’’27 ; 2. NA Angers (BahainDecodts), 7’5’’03 ; 3. A Strasbourg (Podpovitny-Czeslak), 7’6’’26. Quatre sans barreur :
1. AUN Lyon (Solforosi-Bussière-Pornin-Marty), 6’33’’96 ; 2. SN Compiègne (Bette-Corbier-Vatan-Laronze), 6’36’’36 ; 3. CA Nantes
(De Wilde-Peron-Vervueren-Raineau),
6’39’’22. Quatre barré : 1. A Toulouse
(Ripoll-Vidalinc-Perrot-Saitta ; b. : Billig),
6’46’’80 ; 2. SN Pont-à-Mousson (Pierson-Peltier-Blin-Peudecoeur ; b. : Soignon), 6’47’’74 ;
3. A Grenoble (Bandiera-Gallet-Bernard-Chatain ; b. : Bouges), 6’50’’37. Quatre de
couple : 1. A Toulouse (Perrest-MeurillonRipoll-Colard), 6’26’’43 ; 2. ACL Aiguebelette
(Genix Chausse-Good-Chevalier-Dorfman),
6’29’’51 ; 3. COMA Argenteuil (BeignonDeblock-Mathieu-Di Girolamo), 6’30’’60 ;
4. USA Gravelines (Loorius-Charlemagne-Ianakiev-Touron), 6’32’’07. Huit : 1. CN Verdun I
(Cadot-Valla-Leclerc-Mathis-Rondeau-Chardin-Vergnes-Schulte ; b. : Bunoz), 5’58’’90 ;
2. CNA Rouen (M. Millot-Neveu-LarchevequeWeiss-Pimont-Bourdeau-Gazan-V. Millot ; b. :
Lepilleur), 6’2’’67 ; 3. CN Annecy (Tilliet-Perrillat-Duhautois-Greffioz-Combe-MelmouxChopy-Aujouanet ; b. : Spinelli), 6’7’’65.
Poids légers. Deux de couple : 1. AUN Villefranche-sur-Saône (Fr. et Fa. Dufour),
6’50’’32 ; 2. AC Soustons (Guilhem-Tabourier), 6’54’’51 ; 3. AUN Lille (Pollez-Menet),
6’57’’79 ; 4. CN Le Creusot (Moreau-Marquis),
BATEAUX
26. Pereiro (ESP, Phonak), à 51’54’’ ; 27. Horrach (ESP, Iba), à 52’44’’ ; 28. Pena (COL,
Pho), à 54’14’’ ; 29. Pasamontes (ESP, Ref), à
1 h 1’14’’ ; 30. Cuesta (ESP, Saunier Duval), à
1 h 5’23’’ ;… 40. Beloki (ESP, Lst), à
1 h 27’19’’ ; 51. Simoni (ITA, Lam), à
1 h 42’7’’ ; 63. Zabel (ALL, Tmo), à 2 h 3’7’’ ;
64. Vogondy (C.A.), à 2 h 4’51’’ ;
67. Le Mével (C.A.), à 2 h 10’54’’ ; 75. Charteau (Bouygues Telecom), à 2 h 28’52’’ ;
82. Roy (Française des Jeux), à 2 h 38’14’’ ;
89. Petacchi (ITA, Fassa Bortolo), à
2 h 48’10’’ ; 102. Voeckler (Btl), à 3 h 7’48’’ ;
113. Coyot (Cof), à 3 h 26’28’’ ; 119. DuclosLassalle (Cof), à 3 h 32’36’’ ; 123. Finot
(Fdj), à 3 h 50’45’’ ; 125.Casper (Cof), à
4 h 0’42’’ ; 126. Vaugrenard (Fdj), à
4 h 4’9’’ ; 127. Gène (Btl), à 4 h 16’57’’.
Classement par points (maillot bleu) :
Petacchi (ITA, Fassa Bortolo).
Classement de la montagne (maillot
mauve) : J. Rodriguez (ESP, Saunier Duval)
Classement par équipes : Communauté de
Valence (ESP).
TOUR DE POLOGNE (Pro Tour,
12-18 septembre). – 7e étape, Jelenia
Gora-Karpacz : 1. Kirchen (LUX, Fassa
Bortolo), les 61 km en 1 h 39’ ; 2. Di Luca
(ITA, Liquigas-Bianchi), à 2’’ ; 3. Lokvist (SUE,
Française des Jeux), à 4’’ ; 4. J. Hernandez
(ESP, Liberty Seguros-Würth), à 7’’ ; 5. Bertogliati (SUI, Saunier Duval-Prodir), à 9’’ ;…
8. Weening (HOL, Rabobank), m.t. ;
14. Bichot (Fdj), à 22’’ ; 15. Brochard
(Bouygues Telecom), 16. Syl. Chavanel
(Cofidis), t.m.t. ; 18. Rous (Btl), à 28’’.
8e et dernière étape, Jelenia Gora-Karpacz (c.l.m. ind) : 1. T. Dekker (HOL,
Rabobank) les 19 km en 30’54’ ; 2. Julich
(USA, CSC), à 7’’ ; 3. Lövkvist (SUE, Française
des Jeux), à 8’’ ; 4. Brajkovic (SLV, Discovery
Channel), à 15’’ ; 5. Weening (HOL, Rab), à
25’’ ; 6. Kirchen (LUX, Fassa Bortolo),
7. Di Luca (ITA, Liquigas-Bianchi), à 31’’ ;…
21. Syl. Chavanel (Cofidis), à 1’28’’ ; 25.
Rous (Bouygues Telecom), à 12’37’ ; 27.
Brochard (Btl), à 1’57’’
Classement final : 1. Kirchen (LUX, Fassa
Bortolo), en 32’11’58’’ ; 2. Weening (HOL,
Rabobank), à 5’’ ; 3. Th. Dekker (HOL, Rab), à
11’’ ; 4. Lövkvist (SUE, Française des Jeux), à
18’’ ; 5. Di Luca (ITA, Liquigas), à 34’’ ;
6. Boogerd (HOL, Rab), à 1’4’’ ; 7. Hruska
(RTC, Liberty Seguros), à 2’14’’ ; 8. Rutkiewicz (POL, Intel-Action), à 2’43’’ ;
9. Syl. Chavanel (Cofidis), à 2’52’’ ; 10.
Rubiera (ESP, Discovery Channel), à 3’3’’ ;…
19.Rous (Bouygues Telecom), à 8’1’’ ;
23. Brochard (Btl), à 9’32’’ ; 33. Hinault
(Crédit Agricole), à 22’52’’ ; 34. Moinard
(Cof), à 23’7’’ ; 38. Sprick (Btl), à 26’42’’ ;
46. Jegou (Fdj), à 33’27’’ ; 59. Monnier
(Cof), à 47’57’’66 ; Bichot (Fdj), à 1 h 2’31’’.
Classement UCI – Pro Tour (par équipes) :
1. CSC (DAN), 338 points ; 2. Rabobank
(HOL), 314 ; 3. Davitamin-Lotto (BEL), 303 ;
4. Phonak (SUI), 301 ; 5. Saunier Duval-Prodir
(ESP), 287 ; 6. Liberty Seguros (ESP), 279 ;
7. Discovery channel (USA), 255 ; 8. Gerolsteiner (ALL), 251 ; 9. T. Mobile (ALL), 237 ;
10. Crédit Agricole, 234 ;… 13. Cofidis,
224 ; 17. Bouygues Telecom, 169 ; 20.
Française des Jeux, 119.
GRAND PRIX D’ISBERGUES (1.1,
13e manche de la Coupe de France, 18 septembre). – 1. Eeckout (BEL, Chocolat
Jacques), les 200 km en 4 h 30’30’’ (moy. :
44,362 km/h) ; 2. Van Dijk (HOL, M. Bookmaker) ; 3. McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) ;
4. Breschel (DAN, CSC) ; 5. Renders (BEL,
Mrb) ; 6. Claude (Bouygues Telecom) ;
7. Bru (ESP, Kaiku) ; 8. Gilbert (BEL, Française des Jeux) ; 9. Vasseur (Cofidis) ;
10. Brandt (BEL, Dvl) ; 11. Sijmens (BEL,
Landbouwkrediet), t.m.t. ; 12. Amorison (BEL,
Dvl), à 2’’ ; 13. Bak (DAN, CSC), à 6’’ ; 14.
Renshaw (AUS, Fdj), à 16’’ ; 15. Abakoumov
(BEL, Jartazi) ;… 20. Hushovd (Crédit Agricole) ; 21. Pichot (Btl) ; 24. Bonnet (Auber
93) ; 28. Labbe (Aub) ; 38. Delpech (Bretagne-Jean Floch) ; 40. Agnolutto (Agritubel) ; 42. Martias (Btl) ; 45. Gérard (Fdj) ;
46. Dion (Ragt-Semences) ; 47. Delage
(Fdj) ; 48. Pivois (Bjf) ; 50. Buffaz (Agr) ;
51. Dupont (Rag) ; 59. Renier (Btl) ; 64.
Gadret (Jar) ; 65. McGee (Fdj) ; 71. Duret
(Bjf) ; 72. Dulac (Rag) ; 74. Talabardon
(CA) ; 75. Turpin (AG2R-Prévoyance), t.m.t. ;
78. Thébault (Bjf), à 27’’ ; 79. Mondory
(Ag2) ; 80. Guilbert (Bjf) ; 81. Le Boulanger
(Rag) ; 83. Casar (Fdj) ; 88. Pétilleau (Bjf) ;
89. Bonnaire (Btl) ; 90. Rinero (Rag), t.m.t. ;
91. Lefèvre (Btl), à 1’48’’ ; 92. N. Portal
(Ag2), à 3’9’’ ; 94. Méderel (Aub), m.t.
– 98 classés.
65 abandons dont : J.-P. Nazon (Ag2) ;
Moncoutié (Cof) ; Moreau (CA) ; Guesdon
(Fdj).
Coupe de France 2005 (après
13 manches) : 1. Gilbert (BEL, Française des
Jeux), 162 points ; 2. Turpin
(AG2R-Prévoyance), 108 ; 3. Fedrigo (Bouygues Telecom), 65 ; 4. Valentin (Auber 93),
60 ; 5. Gadret (Jartazi), 53 ; 6. Plouhinec
(Bretagne-Jean Floch’), 51 ; 7. McGee (AUS,
Fdj), 50 ; 8. Brochard (Btl), 50 ; 9. Casper
(Cofidis), 50 ; 10. Jegou (Fdj), 50.
Classement des jeunes : 1. Gilbert (BEL,
Française des Jeux), 162 points ; 2. Valentin
(Auber 93), 60 ; 3. Mondory
(AG2R-Prévoyance), 47 ; 4. Renshaw (AUS,
Fdj), 44 ; 5. Coutouly (Agritubel), 35 ; 6. Roy
(Fdj), 26 ; 7. Duret (Bretagne-Jean Floch),
25 ; 8. Pineau (Bouygues Telecom), 25 ;
9. Dumoulin (Ag2), 24 ; 10. Brouzes (Aub),
21.
Par équipes : 1. Française des Jeux,
110 points ; 2. Auber 93, 75 ; 3. Crédit
Agricole, 74 ; 4. AG2R-Prévoyance, 72 ;
5. Bretagne-Jean Floch, 71 ; 6. Bouygues
Telecom, 64 ; 7. Agritubel, 64 ; 8. Cofidis, 59 ;
9. Ragt-Semences, 52.
Prochaine épreuve : Paris-Bourges
(6 octobre).
Jaune
Rouge
Jaune
DTM (Eurospeedway Lausitz, 16-18 septembre). – 9e manche du Championnat de
Tourisme allemand 2005. Course : 1. Ekström (SUE, Audi A4), les 48 tours en
1 h 03’44’’903 ; 2. Paffett (GBR, Mercedes
Classe C), à 0’’401 ; 3. Kristensen (DAN, Audi
A4), à 3’’062 ; 4. Aiello (Opel Vectra), à
4’’756 ; 5. Reuter (ALL, Opel Vectra), à
6’’082 : … 8. Alesi (Mercedes Classe C), à
23’’299 ; 12. Häkkinen (FIN, Mercedes Classe
C), à 34’’762, etc.
Championnat 2005 (après 9 manches) : 1.
AVIRON
7’0’’42. Quatre sans barreur : 1. AUN Lyon
(Solforosi-Bussière-Pornin-Marty), 6’44’’35 ;
2. A Grenoble (Fournerie-Bandiera-PenelonChatain), 6’46’’46 ; 3. CA Thonon (HafenerDubouloz-Moutton-Pfaifer), 6’50’’47.
FEMMES. Deux de couple : 1. A Cahors
(Balmary-Delhon), 7’56’’58 ; 2. USA Gravelines (Buniet-Gourdin), 7’59’’19 ; 3. A Grenoble (Hamon-Aufradet), 8’3’’77. Quatre
sans barreuse : 1. R Reims I (Foulon-RossitDelas-Valiavanos), 7’43’’96 ; 2. ACL Aiguebelette (Rubaud-Laffez-Dorfman-Freslon),
7’48’’39 ; 3. A Meyzieu (Dubouloz-Pegaz
Fiornet-Boitelle-Compagnon), 7’59’’65.
Quatre de couple : 1. USA Gravelines
(Laurent-Karsten-Buniet-Gourdin), 7’6’’13 ;
2. R Reims (Foulon-Rossit-Delas-Valiavanos),
7’10’’17 ; 3. SN Pont-à-Mousson (Simon-Fornalik-Jullien-Massemin), 7’13’’80.
Poids légers. Deux de couple : 1. ACL
Aiguebelette (Freslon-Dorfman), 8’0’’91 ;
2. CN Talloires (Sarda-Pawlik), 8’6’’49 ;
3. CA Nantes (Olvera-Touminet), 8’14’’35.
Noir
Bleu
Noir
RALLYE DE GRANDE-BRETAGNE (Swansea-Cardiff, 16-18 septembre). – Douzième
manche du Championnat du monde des
rallyes 2005. Classement final : 1. SolbergMills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC 2005),
2 h 45’57’’8 ; 2. Duval-Smeets (BEL, Citroën
Xsara WRC), à 1’17’’4 ; 3. Loeb-Elena (MON,
Citroën Xsara WRC), à 1’17’’9 ; 4. RovanperäPietiläinen (F IN, Mitsubishi Lancer
WRC 2005), à 1’29’’4 ; 5. Stohl-Minor (ALL,
Kronos Citroën Xsara WRC), à 2’35’’0 ; 6.
Kresta-Tomanek (RTC, Ford Focus WRC
RS 04), à 3’17’’3 ; 7. McRae-Grist (Skoda
Fabia WRC05), à 3’30’’4 ; 8. Higgins-Thomas
(GBR, Ford Focus WRC RS 03), à 3’40’’9 ; 9.
Meeke-Patterson (GBR-SUE, Subaru Impreza
WRC 2004), à 3’42’’1 ; 10. H. Solberg-Menkerud (NOR, Ford Focus WRC RS 04), à 4’20’’5 ;
… 12. Warmbold-Orr (ALL, Ford Focus WRC
RS 04), à 5’28’’8 ; 13. Schwarz-Wicha (ALL,
Skoda Fabia WRC 05), à 9’13’’4 ; 14. GalliD’amore (ITA, Mitsubishi Lancer WRC 05), à
9’40’’9, etc.
Leaders : Grönholm, ES 1 ; Loeb, ES 2 à
ES 15.
Vainqueurs de spéciales : Loeb, 9 ; Grönholm, 4 ; Rovanperä et Higgins, 1.
Principaux abandons : Grönholm-Rautiainen
(FIN, Peugeot 307 WRC), se retire après
ES 15.
LE FILM DES SPÉCIALES
ES 14 – Resolfen 1 (29,38 km) : 1. Grönholm, 14’41’’9 ; 2. Solberg, à 3’’3 ; 3. Loeb, à
5’’9 ; 4. Galli, à 11’’5 ; 5. Duval, à 12’’2 ; 6.
Atkinson, à 13’’6 ; 7. Märtin, à 14’’9 ; 8. Stohl,
à 21’’7 ; 9. Rovanperä, à 23’’5 ; 10. Kresta, à
23’’6 ; 11. McRae, à 25’’0 ; … 17. Bernardi, à
56’’1, etc.
Première spéciale de la journée : Grönholm
grappille quelques secondes à Solberg, 2e.
Mais le Norvégien est tout de même très loin
pour espérer lui prendre sa place, alors que
trois spéciales restent à courir.
ES 15 – Margam 1 (27,42 km) : 1. Loeb,
15’15’’2 ; 2. Duval, à 0’’à ; 3. Solberg, à 0’’ ; 4.
Grönholm, à 0’’ ; 5. Rovanperä, à 0’’ ; 6. Stohl,
à 0’’0 ; 7. McRae, à 1’’9 ; 8. Kresta, à 3’’8 ; 9.
Meeke, à 4’’1 ; 10. Higgins, à 5’’2 ; … 17.
Bernardi, à 1’30’’5, etc.
Sortie de route violente de Märtin, dont la
Peugeot heurte un arbre, côté droit. Le copilote de l’Estonien, Michael Park est tué sur le
coup. Les derniers concurrents qui devaient
s’élancer sont crédités d’un temps forfaitaire.
Les organisateurs du rallye décident d’arrêter
la course. Les deux dernières spéciales sont
annulées.
Championnat du monde 2005 (après
12 épreuves). Pilotes : 1. Loeb, 99 points ;
2. Solberg, 65 ; 3. Grönholm, 61 ; 4. Märtin,
53 ; 5. Gardemeister, 47 ; 6. Rovanperä, 26 ;
7. Duval, 24 ; 8. Stohl, 16 ; 9. Kresta, 16 ; 10.
Sainz, 11, etc. Constructeurs : 1. Citroën,
137 ; 2. Peugeot, 117 ; 3. Ford, 76 ; 4. Subaru, 72 ; 5. Mitsubishi, 53 ; 6. Skoda, 13.
Prochaine épreuve : Rallye du Japon,
30 septembre-2 octobre.
Ekström, 69 ; 2. Paffett, 68 ; 3. Kristensen,
47 ; 4. Häkkinen, 22 ; 5. Alesi, 20 ; … 12.
Aiello, 9, etc.
Prochaine épreuve : Istanbul, 2 octobre.
L’écart en course comme au Championnat est
très serré entre Ekström et Paffett. À l’occasion de cette manche, Laurent Aiello a annoncé qu’il mettrait fin à sa carrière automobile à
l’issue de la saison 2005.
F 3 EUROSERIES (EuroSpeedway Lausitz,
16-18 septembre). – 9e manche du Championnat 2005. Course 2 : 1. Hamilton (GBR,
Dallara-Mercedes), les 24 tours en
30’54’’350 ; 2. Di Resta (GBR, Dallara-Mercedes), à 5’’804 ; 3. Sutil (ALL, Dallara-Mercedes), à 11’’177 ; 4. Di Grassi (BRE, DallaraMercedes), à 15’’575 ; 5. Moreau
(Dallara-Opel), à 19’’091 ; 6. Perera (DallaraOpel), à 23’’590 ; … 10. Duval (DallaraOpel), à 39’’675, etc.
Championnat 2005 (après 9 manches) : 1.
Hamilton, 150 (champion) ; 2. Sutil, 94 ; 3. Di
Grassi, 60 ; 4. Perera, 59…6.Duval, 47 ; …
8. Moreau, 40, etc.
Prochaine épreuve : Hockenheim, 23 octobre.
Assuré du titre, Hamilton reste abonné à la
victoire. Son équipier chez ASM, Sutil, occupe
désormais la place de vice-champion.
BTCC (Silverstone, 16-18 septembre). –
8e manche du Championnat de Tourisme
britannique 2005. Course 1 : 1. Chilton
(GBR, Honda Civic), 25’26’’083 ; 2. Pickford
(GBR, Seat Toledo), à 1’’505 ; 3. PLato (GBR,
Seat Toledo), à 3’’378 ; 4. Muller (Vauxhall
Astra), à 6’’631, etc. Course 2 : 1. Plato,
22’46’’155 ; 2. Hines (GBR, Seat Toledo), à
0’’663 ; 3. Smith (GBR, Vauxhall Astra), à
0’’809 ; 4. Eaves (GBR, Honda Integra), à
3’’084, etc. Course 3 : 1. Howell (GBR, Onda
Integra), 27’16’’356 ; 2. Collard (GBR, MG ZS),
à 1’’687 ; 3. Chilton, à 1’’974 ; 4. Eaves, à
2’’616 ; 5. Muller, à 4’’165 ; 6. Plato, à 4’’535 ;
7. Neal, à 6’’509, etc.
Championnat 2005 (après 8 manches) :
1. Neal, 291 ; 2. Muller, 261 ; 3. Eaves, 238 ;
4. Plato, 182, etc.
Prochaine épreuve : Brands Hatch, 1er octobre.
L’ultime manche, avec ses trois courses,
dévoilera le champion : Neal ou Muller vraisemblablement.
GT FIA (Istanbul, 15-18 septembre). –
8e manche du Championnat 2005. 1. Bartels-Scheider (ALL, Maserati MC 12), les 59
tours en 2 h 0’2’’986 ; 2. Babini-Biagi (ITA,
Maserati MC 12), à 10’’960 ; 3. BertoliniWendlinger (ITA-AUT, Maserati MC 12), à
26’’987 ; 4. Deletraz-Piccini (SUI-ITA, Ferrari
575 Maranello), à 56’’4712 ; … 7. CollardSugden (GBR, Porsche 996 GT 3), à 1 tour
(1er GT 2), etc.
Championnat 2005 (après 8 manches).
GT 1 : 1. Wendlinger, 63 ; 2. Bertolini, 63 ;
3. Scheider, 56, etc. GT 2 : Lieb (ALL), 74 ; 2.
Rockenfeller (ALL), 74 ; 3. Collard, 46, etc.
Prochaine épreuve : Zhuhai (CHI), 23 octobre.
WTCC (Istanbul, 16-18 septembre). –
8e manche du Championnat européen de
Tourisme 2005. Course 1 : 1. Giovanardi
(ITA, Alfa Romeo 156), les 10 tours en
21’12’’294 ; 2. Thompson (GBR, Alfa Romeo
156), à 2’’794 ; 3. Priaulx (GBR, BMW 320i), à
6’’134 ; 4. Garcia (ESP, BMW 320i), à 6’’893 ;
5. Rydell (SUE, Seat Toledo), à 8’’018 ; …
9. D. Müller (ALL, BMW 320i), à 20’’198, etc.
Course 2 : 1. Tarquini (ITA, Alfa Romeo 156),
21’07’’765 ; 2. Farfus Jr (BRE, Alfa Romeo
156), à 0’’263 ; 3. Zanardi (ITA, BMW 320i), à
1’’103…5. D. Müller (ALL, BMW 320i), à
5’’423 ; 6. Giovanardi (ITA, Alfa Romeo 156), à
9’’364 ; … 9. Priaulx, à 13’’907, etc.
Championnat 2005 (après 8 manches) : 1.
Priaulx, 74 ; 2. D. Müller, 73 ; 3. Giovanardi,
70 ; 4. Tarquini, 55, etc.
Prochaine épreuve : Valence (ESP),
30 septembre-2 octobre.
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ATHLÉTISME
21
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LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
PAGE 21
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NUMÉRO HO
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Noir
ANNIVERSAIRE
DE LA COUPE
D’EUROPE
22
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTOMOBILE RALLYE DE GRANDE-BRETAGNE
Entre honneur et douleur
Le monde des rallyes a réagi avec grandeur d’âme, hier, après la mort en course de Michael Park, copilote de Markko Märtin chez Peugeot.
La sortie de route de la
Peugeot 307 WRC de
Märtin-Park, hier matin
dans l’ES 15, a précipité
l’arrêt du Rallye de
Grande-Bretagne et le
retrait de l’autre Peugeot
de Grönholm-Rautiainen.
Cette conjonction brutale
d’événements offrait
d’un coup le titre
mondial 2005 à Sébastien
Loeb et Daniel Elena,
vainqueurs. Mais
l’équipage de la Citroën
Xsara se fit ensuite
volontairement pénaliser
pour ne finir que
troisième, refusant l’idée
d’un succès dans de telles
conditions.
CARDIFF –
de notre envoyé spécial
CE DEVAIT ÊTRE un jour de fête. Un
dimanche très british de fin de saison
où le soleil permet d’aller aux courses
sans son imper. La matinée radieuse,
bien qu’un peu fraîche, devait servir de
prélude champêtre au couronnement
d’un nouveau prince de Galles. Fort
d’une confortable avance de 44’’7 sur
Petter Solberg, son premier poursuivant, Sébastien Loeb avait un tapis
rouge déroulé sous les roues de sa
Xsara. En route vers son neuvième
succès de l’année, il s’apprêtait à
devenir le premier pilote français à
gagner le Rallye de Grande-Bretagne.
Quant au renouvellement de son titre
mondial, il dépendait de la faculté de
Marcus Grönholm, le malchanceux de
la première étape, d’échapper à un
nouveau caprice de sa mécanique. Au
prix d’un bel effort, le Finlandais était
parvenu à refaire une bonne partie de
son handicap. Il avait hissé sa 307 au
troisième rang mais, compte tenu des
écarts, n’avait dès lors plus rien à
espérer de mieux.
Pour le sport, le pilote Peugeot s’offrit
un sprint gagnant dans Resolfen, la
première de la double paire d’épreuves
spéciales de cette ultime étape, où le
trio des leaders ne brouilla les cartes
qu’en apparence. En une trentaine de
kilomètres, Solberg, 2e, et Loeb, 3e,
avaient concédé moins d’une demidouzaine de secondes. « Avec la
voiture dont je dispose cette fois-ci, je
ne pourrai pas refaire le coup de Margam de l’an dernier », avait prévenu le
Norvégien de Subaru qui avait fait
douter le Français de l’existence des
fantômes dans le parc du château
éponyme en lui arrachant in extremis
la victoire sur un coup de bluff. Les
choses semblaient donc devoir en
rester là.
décision unanime de ne pas repartir en
signe de deuil.
La direction de course respecta cette
requête relayée par les constructeurs
mais, prisonnière de la procédure, dut
se résoudre à un comportement aussi
froid que technique.
1. Figer le classement à l’arrivée de
l’ES 15.
2. Fixer l’arrivée anticipée au CH 15 A
(le contrôle horaire d’entrée du parc de
regroupement de Felindre).
3. Imposer le retour des voitures à Cardiff, ville du terme officiel du rallye.
Dans ces conditions, Marcus Grönholm étant exclu, Sébastien Loeb allait
non seulement être déclaré vainqueur,
mais aussi champion du monde. Une
situation que le Français ne put ni ne
voulut accepter. « C’est un sport où
l’on se bat à la régulière, justifiait Seb.
Cette situation n’est pas très simple à
gérer pour les officiels, mais tout ça
c’est n’importe quoi ! Le plus important, c’est quand même ce qui vient
d’arriver à Michael, non ? Marcus et
Peugeot ont décidé de se retirer dans
des circonstances très pénibles. Il faut
respecter ce choix. Moi, je ne veux pas
gagner le Championnat comme ça. Je
ne suis pas du tout d’humeur à gagner.
J’étais prêt à faire comme Grönholm, à
m’arrêter moi aussi, mais c’était plus
compliqué pour l’équipe. En tout cas,
je n’ai pas envie de gagner parce que
cela ne me paraît pas normal, donc je
préfère ne pas gagner… »
Un cri du cœur. Un état d’esprit. Une
volonté que l’état major de Citroën respecta avec dignité. « Sébastien et
Daniel ne souhaitent pas gagner dans
ces conditions, annonça Guy Fréque-
lin. L’équipage a donc pointé avec
deux minutes d’avance au contrôle
horaire de sortie de parc à Felindre
pour se rendre en liaison à Cardiff pour
ne pas gagner ce rallye. Nous respectons ce choix. Nous l’acceptons et
avons pris cette décision après que la
demande des constructeurs de ne pas
pénaliser Grönholm a été refusée par
le collège des commissaires. » Pénalisé de deux minutes pleines, Sébastien
Loeb et Daniel Elena rétrogradaient
donc volontairement au troisième
rang, laissant la victoire à Petter Sol-
berg. « Je n’ai pas de calcul à faire :
mon ami “Beef” est mort aujourd’hui
et c’est la seule chose à laquelle je
pense », marmonna tristement le Norvégien, qui n’a toutefois pas jugé bon
de rétrocéder ces lauriers amers à
François Duval, deuxième par défaut.
Dans quinze jours au Rallye du Japon, il
suffira d’une place sur le podium à
Sébastien Loeb pour rééditer son titre
mondial. Hier au Pays de Galles, le
champion avait un crêpe noir autour
du cœur.
Les témoins racontent
À 9 H 18 HIER, Markko Märtin et Michael Park s’élançaient dans la spéciale de
Margam, 15e chrono du rallye. Classés sixièmes, les deux hommes avaient encore
l’espoir de revenir sur Harri Rovanperä, qui les devançait de 21’’9. Mais leur course
s’arrêta contre un arbre, peu après le 2e kilomètre, à la fin d’une partie en sous-bois.
« Nous sommes la deuxième voiture arrivée sur place, après Rovanperä, témoignait
François Duval. On nous a fait ralentir puis nous sommes arrivés sur les lieux de
l’accident, dans un virage à gauche assez rapide, qui referme. En course, on doit
passer à plus de 110 km/h. Ç’avait bien tapé, la voiture était cintrée. Je ne me suis pas
approché car je n’aime pas ça. » « Je vois bien où cela s’est passé, ajoutait Sébastien
Loeb. C’est juste à la sortie d’une forêt. L’un des endroits les plus dangereux de la
spéciale. En plus, le sol était hyper gras, glissant. » Selon le témoignage de François
Duval, les traces semblaient montrer une longue dérive, jusqu’à ce choc violent au
niveau de la portière de droite, fatal à Park. « On se sent en sécurité dans ces voitures, expliquait le Belge. On peut se permettre de faire des tonneaux, de taper
devant ou derrière, mais le choc latéral ne pardonne pas. » – J. B.
Loeb : « Je ne suis pas
d’humeur à gagner »
À 9 h 19, Markko Märtin, 6e au classement provisoire, se présentait sous les
ordres du starter de cette 15e spéciale.
Au volant de la deuxième Peugeot,
l’Estonien était le dixième à s’élancer.
Un peu après le deuxième kilomètre,
dans un virage à gauche à la sortie d’un
passage en sous-bois et pour une
raison encore inconnue, il perdit le
contrôle de sa 307. L’auto se fracassa
avec une violence inouïe, côté droit,
contre le tronc d’un grand pin. Le pire
venait de se produire.
Groggy, le pilote parvint à alerter les
secours. Ils furent inutiles. Son coéquipier avait subi le choc de plein fouet.
Michael Park fut retiré sans vie de la
carcasse broyée. La neutralisation de
l’épreuve rappela les concurrents en
procession vers le parc d’assistance de
Felindre. Son équipe qui avait décidé
de se retirer de la course demanda à
Marcus Grönholm de rentrer directement, sans se présenter au contrôle.
Informés du drame lorsqu’ils rejoignirent la zone de regroupement, les
autres équipages, abattus, prirent la
Des copilotes
exposés
CARDIFF. – À l’issue du
Rallye de Grande-Bretagne,
pilotes et copilotes – de
gauche à droite : François
Duval, Petter Solberg, Phil
Mills (au premier plan),
Armin Schwarz, Janne
Tuohino, Xavi Pons (masqué
par Mills, au second plan),
Guido d’Amore, Sébastien
Loeb, Gigi Galli (masqué par
Tuohino) et Carlos Del
Barrio (au dernier plan) –
ont observé une minute de
silence à la mémoire de
Michael Park.
(Photo Jérôme Prévost)
Une protection à améliorer
Pour renforcer la solidité de la structure d’origine, toutes les voitures de rallyes —ici la Peugeot 307 WRC—
sont construites autour d’un «arceau-cage», un ensemble de tubes soudés qui réduit la déformation de
l’habitacle en cas de choc ou de tonneaux et protège l’équipage.
Les plus récentes sorties de route en ont démontré
l’efficacité, mais c’est en cas de choc latéral violent,
contre un arbre par exemple, que pilote
et copilote restent les plus
dangereusement exposés.
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Rubrique : LES SERVICES 쑺 L'EQUIPE CARRIERES
PAGE 22
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LUNDI 19 SEPTEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Pour passer l’homologation, cette
armature doit résister à 10 tonnes de
charge verticale sans se déformer de
plus de 50 mm au niveau de l’arceau
principal placé derrière les sièges et à
5 tonnes à l’avant, au niveau du parebrise. À hauteur des portes, le croisillon de tubes de l’arceau est renforcé
par quatre goussets soudés pour
augmenter la résistance à un choc
latéral. Lors de l’impact de la 307
(environ 1,4 tonne), projetée à plus
de 110 km/h contre un gros arbre, ce
croisillon n’a pas été suffisant pour
assurer une protection efficace à
Michael Park.
« Le choc latéral est malheureuse-
diverses. On peut imaginer renforcer
les panneaux des portières avec des
matériaux plus résistants, capables
de mieux absorber les chocs. On
pourrait aussi augmenter l’épaisseur
des tubes de l’arceau, voire remplacer le croisillon par une superposition
de deux ou trois gros tubes cintrés,
comme c’est le cas pour certaines formules de circuit aux États-Unis. Le
fait de pouvoir légèrement décaler
les deux sièges longitudinalement
permettrait par ailleurs de mieux
recentrer les deux membres de l’équipage dans l’habitacle.
En tout cas, nul doute que l’on peut
améliorer considérablement la sécurité. Le seul dispositif inadapté en
compétition, pour le moment, est
l’airbag. Les capteurs sont en effet
encore incapables de faire la différence entre un impact dangereux et
une simple touchette sans gravité.
Dans ce dernier cas, leur déclenchement intempestif aurait évidemment
l’effet inverse de celui recherché. » – J.-P. R.
Bleu
« Le choc latéral
est le plus terrible »
ment ce qu’il y a de plus terrible, que
ce soit en course ou sur la route,
expliquait Jean-Pierre Nicolas,
l’ancien pilote devenu directeur de
Peugeot Sport. Il n’y a pas lieu pour
autant de remettre en cause les WRC
ou les rallyes. Il y aura toujours des
progrès à faire au niveau de la sécurité et il est indéniable que la FIA (la
Fédération internationale de l’automobile) en fait régulièrement, en
imposant de nouvelles mesures pour
protéger les participants. Mais les
gens qui font de la compétition automobile savent tous qu’ils s’exposent
à des risques et admettent cette
notion de risque en pratiquant
ce sport. »
Dans les groupes de travail de la commission technique, la question est
régulièrement examinée. « Il n’y a
pas une réunion où l’on n’examine
pas tel ou tel aspect lié à la sécurité,
indique Xavier Mestelan-Pinon, le
responsable technique de Citroën
Sport. La question va forcément être
réétudiée. Les solutions sont
Jaune
Rouge
Jaune
AU BORD DES ROUTES et chemins
empruntés par les spéciales, on
trouve ici et là quelques rails, mais
aucun de ces dégagements gazonnés
et autres bacs à sable entourant les
circuits. En rallye, la sécurité de
l’équipage est, pour l’essentiel, assurée par la voiture elle-même. Aussi un
cahier des charges technique draconien impose-t-il la mise en place d’un
important dispositif, systématiquement vérifié avant chaque rallye.
Sièges baquets en carbone-Kevlar,
harnais à six points de fixation, pour
bien maintenir le pilote et son coéquipier, réservoirs de sécurité pour le
carburant, clapets de remplissage
anti-retour, coupe-circuits intérieur
et extérieur, extincteur font notamment partie du paquetage des World
Rally Cars, littéralement bâties
autour d’un arceau-cage soudé à la
coque et censé résister aux impacts
les plus violents (voir notre infogra-
phie). Ce treillis métallique pesant
environ 40 kg est constitué d’une
quarantaine de mètres de tube
d’acier de 40 mm de diamètre, coupés, cintrés, assemblés par soudure
avec une extrême précision.
LA DERNIÈRE VICTIME en Championnat du monde des rallyes était jusqu’à hier Rodger Freeth, copilote de
« Possum » Bourne, tué dans l’accident
de leur Subaru au Rallye d’Australie
1993. Les copilotes ont d’ailleurs payé
un lourd tribut à la discipline. Au Tour de
Corse 1986, Sergio Cresto trouvait la
mort dans l’accident où son pilote, Henri Toivonen, perdait lui aussi la vie. La
même année, Michel Wyder était tué
dans la sortie de route de la Ford RS 200
de Marc Surer, au Rallye d’Essen. Cette
série d’accidents, un an après la mort du
pilote Attilio Bettega (Tour de Corse
1985) et le décès de trois spectateurs
fauchés par la Ford de Santos au Rallye
du Portugal 1986, provoqua la disparition des surpuissantes Groupe B de
l’époque. Malgré de spectaculaires sorties de route, le destin avait, depuis,
épargné le Mondial des rallyes.
C’est toutefois à la suite d’accidents
sérieux que Risto Mannisenmäki, copilote de Mäkinen (Tour de Corse 2001),
et Daniel Grataloup, copilote de François Delecour (Australie 2001 et 2002),
mirent fin à leur carrière. Le rallye a,
hélas, connu d’autres drames : aux
États-Unis (décès de Mark Lovell et
Roger Freeman dans l’Oregon Rally
2003) et en France. Thierry Renaud,
copilote de Philippe Bugalski, disparaissait au Rallye Grasse-Alpin 1995. Au
Rallye du Mont-Blanc 1999, l’espoir
Mark Champeau se tuait en reconnaissance. Un an plus tard, au Rallye de
l’Yonne, l’accident de la Subaru de Marco Massarotto faisait quatre morts parmi le public – en plus du pilote – et sept
blessés graves. L’an dernier, un pilote
(Jacky Deborde au Rallye des Côtes
d’Armor) et deux copilotes amateurs
(Anne Gal au Rallye du Mont-Blanc et
Catherine Delmotte au Rallye du Touquet) étaient encore victimes d’accidents mortels. Heureusement, parmi les
spectateurs, la discipline n’a plus connu
d’année terrible comme en 1999, avec
huit décès en quatre épreuves (Rallyes
du Forez, du Muguet, du Val d’Agoût et
de Corte). – S. B.
Noir
Bleu
Noir
Le treillis métallique de l’arceau de sécurité soudé à la coque des WRC ne constitue pas une protection à toute épreuve. Explications…
de notre envoyé spécial
1. Solberg-Mills (NOR-GBR, Subaru
Impreza WRC 2005), 2 h 45’57’’8 ;
2. Duval-Smeets (BEL, Citroën Xsara
WRC), à 1’17’’4 ;
3. Loeb-Elena (MON, Citroën Xsara
WRC), à 1’17’’9 ; etc.
CHAMPIONNAT DU MONDE
2005.–Pilotes : 1.Loeb,99 points ;
2. Solberg, 65 ; 3. Grönholm, 61 ; etc.
Constructeurs : 1. Citroën, 137 ;
2. Peugeot, 117 ; 3. Ford, 76 ; etc.
JEAN-PAUL RENVOIZÉ
Une sécurité toujours perfectible
CARDIFF –
CLASSEMENT FINAL
23
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AUTOMOBILE RALLYE DE GRANDE-BRETAGNE
Peugeot sous le choc
Le décès de Michael Park, l’équipier de Markko Märtin, a frappé avec une terrible violence toute l’équipe française.
CARDIFF –
de notre envoyé spécial
CARDIFF. – Ciel noir, hier,
sur le parc d’assistance
de Felindre : après
l’accident fatal à Michael
Park, l’équipe Peugeot
retirait de la course
l’autre 307 WRC, celle
de Grönholm-Rautiainen
(sous la bâche), et
procédait au démontage
des installations dans
une ambiance sombre.
(Photo Jérôme Prévost)
ET MAINTENANT ? – Une réunion
aura lieu cet après-midi à Vélizy, au
siège de Peugeot Sport, au sujet de la
fin de saison. Si Markko Märtin, placé
hier en observation à l’hôpital de Cardiff, en ressortit en fin d’après-midi, il
est peu probable que, moralement très
choqué, il soit dans deux semaines au
départ du Rallye du Japon qu’il devrait,
en plus, accepter de disputer avec un
nouvel équipier. Désormais précédé de
20 points par Citroën au Championnat
des constructeurs alors que quatre
épreuves restent à courir, Peugeot se
trouve, avec la disparition de Michael
Park, dans une situation fort inconfortable à laquelle Jean-Pierre Nicolas
devra trouver la meilleure issue, en
plein accord avec Frédéric SaintGeours, directeur général de la
marque.
« Six points,
ce n’est rien… »
Carte sans fil pour PC portable
DIDIER BRAILLON
(*) Coordinateur de Peugeot Sport.
Park, copilote exemplaire
Michael Park, l’équipier de Markko Märtin, était apprécié
pour sa bonne humeur et son professionnalisme.
CARDIFF –
« QUAND QUELQU’UN MEURT, on
dit toujours qu’on vient de perdre le meilleur. Mais là, je peux vous assurer que
c’est vrai. » Des hommages comme celui
de Jean-Pierre Nicolas, le patron de Peugeot Sport, il y en eut beaucoup hier à
Cardiff, à quelques dizaines de kilomètres de la maison familiale de Michael
Park, située dans la forêt de Dean, à la
frontière entre son Angleterre natale et
ces pistes galloises sur lesquelles le copilote de Markko Märtin a trouvé la mort
brutalement, hier, à trente-neuf ans.
« Beef » (le bœuf), sobriquet donné par
des amis d’enfance pour ironiser au
second degré sur sa frêle silhouette,
avait intégré Peugeot depuis quelques
mois seulement. Mais il y faisait déjà
l’unanimité. « Il était tellement gentil !
Et il s’entendait avec tout le monde »,
témoigne Annick Peuvergne, attachée
de presse de l’équipe française et
ancienne copilote.
Park était aussi « un bon client » pour les
journalistes, qui se dirigeaient volontiers
vers la portière de droite de la Peugeot 307 pour recueillir les impressions
d’un homme disponible au possible, sincère, passionné et passionnant.Pour certains, « Beef » était le sourire et le bouteen-train de Markko Märtin, homme plus
introverti et nonchalant. Leurs routes se
croisèrent en 2000. Park, ancien copilote
en Championnat de Grande-Bretagne
puis ouvreur de Richard Burns, s’assit à la
droite de l’Estonien pour un programme
partiel en Mondial. Au Sanremo, l’équipage croisa le fer avec une autre Toyota
Corolla WRC, pilotée par un certain
Sébastien Loeb. « Ça avait créé des liens
entre nous, se souvient Daniel Elena, qui
partagea bien des pointages avec Park.
C’était un mec cool, qui avait toujours le
mot pour rire. Un amoureux de la vie.
Nous étions devenus copains. Nous nous
appelions entre les rallyes et nous faisions des paris sur des matches de rug-
Michael Park était le copilote de Markko Märtin depuis 2000,
chez Subaru, Ford, puis Peugeot cette année.
(Photo AP)
by. » Passionné aussi de cricket et de
chasse, qu’il pratiquait parfois avec Phil
Mills, le copilote de Petter Solberg,
Michael Park était un bon vivant et un
professionnel reconnu. « On le voyait
rarement sans le sourire et c’est l’image
que je garderai de lui », se souvenait hier
Malcolm Wilson, le patron de Ford où la
paire Märtin-Park évolua de 2002 à
2004, obtenant ses cinq victoires mondiales.
Marié, père de deux enfants âgés respectivement de neuf et douze ans, Michael
Park était conscient du risque inhérent à
son métier. Un très violent accident en
Argentine l’an dernier n’avait pas entamé sa passion et son enthousiasme. « Ça
ne l’avait pas marqué, il considérait ça
comme une sortie de route ordinaire
puisqu’il n’avait pas été blessé, confie
Elena, fervent militant, comme Park, du
retour des noms et des nationalités des
copilotes sur les portières des voitures.
Mais entre ne rien avoir et le pire, la
marge est infime dans ce sport. » Dans le
dossier de presse de Peugeot présentant
ce Rallye de Grande-Bretagne, Michael
Park raconte qu’il avait découvert ce
sport sur cette épreuve, gamin, lorsqu’il
Michael PARK
Grande-Bretagne
Trente-neuf, né le 22 juin 1966 à
Hereford.
Marié, père de deux enfants.
Copilote de Markko Märtin depuis
2000.
Ancien copilote de David Higgins,
Mark Higgins et Abdullah Bakhashab.
Débuts en rallye : 1987.
Premier rallye mondial : RAC
1994.
83 rallyes mondiaux disputés.
5 victoires (Acropole et Finlande
2003, Mexique, Corse et Catalogne
2004).
dormait dans la voiture au milieu des
forêts glaciales. Park disait : « Le spectacle était fantastique et m’a inoculé à
jamais le virus du rallye. » Onze ans
après son premier RAC – en tant que
copilote d’une… Peugeot – c’est au
même endroit qu’il a perdu la vie. Et le
rallye un de ses acteurs les plus attachants.
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ILS ONT DIT
Sébastien LOEB (Citroën) : « Je préfère ne pas gagner. Ça
n’a pas été une situation facile à vivre. Mais tout ça (les discussions sur le classement du rallye), c’est n’importe quoi. Le plus
importantet le plus grave,c’est ce qui est arrivé à Michael Park. »
Daniel ELENA (copilote de Sébastien Loeb) : « On ne pouvait pas imaginer être champions dans ces circonstances.
Qu’est-ce qu’on en a à faire d’être champions quand il se passe
des choses comme celles-là ? On préférerait que “Beef” soit
avec sa femme et ses enfants ce dimanche soir. On arrive à
oublier cette notion de risque mais des fois il y a des rappels à
l’ordre. Nous ne sommes pas des robots. Nous sommes
joueurs et ce qui vient d’arriver fait partie du jeu. Ça fait mal,
mais il faut repartir. Les premiers kilomètres de la prochaine
spéciale seront durs… Mais on repartira ! »
François DUVAL (Citroën) : « C’est un sport à risques, il
faut juste faire en sorte que ce genre de choses arrive le moins
possible. C’est dommage, on est là pour s’amuser mais ce
n’est pas du circuit. Quand nous sortons de la route, des arbres
ou des poteaux nous attendent. On le sait quand on prend le
départ d’un rallye. »
Guy FRÉQUELIN (directeur de Citroën Sport) : « On sait
tous que c’est un métier dangereux mais ce n’est que lorsque
ça arrive qu’on réalise. On n’y pense pas mais quand la réalité
se rappelle à nous, c’est terrible. »
Jost CAPITO (directeur de Ford Team RS) : « Lorsqu’il évoluait chez Ford, “Beef” était l’ami de nous tous. C’était un
grand professionnel, mais il n’a jamais perdu de vue le fait
qu’en dépit de l’intensité et de la pression de son travail, le
rallye restait une passion. Il évoluait au sommet de sa profession, mais a toujours maintenu des liens étroits avec beaucoup
d’amis et collègues amateurs, qui lui avaient transmis le virus
du rallye. »
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de Marcus Grönholm, restée sous sa
bâche à Felindre et donc absente du
pointage final au Millen- nium Stadium
de Cardiff. Elle l’aurait, en d’autres circonstances, terminé à la troisième
place, un résultat bien plus important
pour le titre des constructeurs qu’il ne
l’aurait été pour celui des pilotes.
« De toute façon, articule doucement
Jean-Pierre Nicolas en matière de
sombre conclusion, tout le monde chez
nous est tellement effondré que personne n’aurait eu à cœur de faire continuer Marcus, et lui ne le voulait pas non
plus. On a perdu six points mais, contre
une vie, qu’est-ce que c’est ? Six
points, ce n’est rien. »
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Épouvantable, aussi, l’obligation de
prévenir du drame sa famille, ce dont
s’était chargé Paul Turner, le manager
de l’équipage de la Peugeot 307 WRC
no 8. « Tous les gens qui montent dans
des voitures de course connaissent les
risques, mais ils n’y pensent pas, ils
l’oublient, précise tristement sur ce
sujet Jean-Pierre Nicolas. Ils savent
quand même que ça peut arriver, leurs
familles savent aussi que ça peut
arriver, mais tout le monde pense que
ça n’arrivera pas, où que ça arrivera aux
autres, ou même pas du tout, c’est ce
sport qui est comme ça. Par l’intermédiaire de Paul Turner, nous avons prévenu la famille de Michael Park, il l’a
appelée tout de suite en disant qu’il y
avait un accident grave, qu’il était à
l’hôpital… Alors la famille s’attendait
déjà à l’issue… Elle connaissait les
risques, elle était préparée. »
Sportivement arrêté au terme de cette
funeste ES 15, alors que deux spéciales
restaient théoriquement à courir, le
Rallye de Grande-Bretagne se conclut
bien entendu sans la Peugeot 307 WRC
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Noir
« A PRIORI, ça va très mal… A priori,
c’est fini… » Directeur de Peugeot
Sport, le robuste Jean-Pierre Nicolas
pleure. Il a épanché dans un souffle son
angoisse insoutenable et puis il s’en
retourne sous l’auvent du motor-home,
portable coincé dans sa main droite
crispée. Il est 9 h 41 ce dimanche au
parc d’assistance de Felindre, désert de
pierraille grise éclairé par un froid
soleil, et les visages se sont depuis
longtemps durcis.
À une dizaine de kilomètres plus à l’est,
au début de la spéciale de Margam, la
307 WRC de Markko Märtin et de
Michael Park a frappé un arbre par le
côté droit. Il était alors 9 h 20 et maintenant Karine Vassant, ingénieur-système de l’équipage, commence à craquer. Elle ne sait pas vraiment, mais
elle pressent.
Depuis que le pilote estonien a téléphoné à la base pour avertir de l’accident,
premier contact fort inquiétant intervenu à 9 h 26 exactement, tout le monde
savait que Michael Park était gravement touché. « Coéquipier inconscient, les secours découpent la voiture
pour essayer de le dégager », avait
d’ailleurs confirmé par radio la direction de course. « Il nous est arrivé ce qui
peut arriver malheureusement en sport
automobile », témoignera un peu plus
tard Jean-Pierre Nicolas, quand il eut
assez d’informations et qu’il fut, malgré sa profonde affliction, capable de
s’exprimer. « Ca fait partie des risques
de la course, on se dit toujours que ça
ne nous arrivera pas… Et puis un jour
ça arrive, voilà… Là, on a eu un accident avec Markko Märtin et son coéquipier a été mortellement blessé. On a
compris tout de suite que c’était grave.
Markko a immédiatement appelé Vincent Laverne (*) pour dire qu’il était
sorti de la route, qu’il s’était mis dans
un arbre du côté coéquipier, qu’il fallait
envoyer d’urgence l’hélico… Plus ça
allait et plus on appelait Markko, et
plus il nous répondait que Michael Park
était dans la voiture et qu’il ne parlait
pas, qu’il n’était pas conscient… Markko était en pleurs à côté de la voiture,
on savait ici que c’était très grave.
Quand l’hélico de secours de l’organisateur est arrivé avec l’équipe médicale, on a été tenu régulièrement informé de ce qui se passait et puis… à
9 h 47, on nous a appris que c’était fini,
qu’il n’y avait plus rien à faire… Donc
on est tous sous le coup de l’émotion
parce que c’est une horreur... »
Les yeux rougis, la voix cassée, l’ancien
pilote de rallye devenu patron d’écurie
a tout dit d’un trait, presque sans respirer. Comme pour se vider. À l’entrée du
parc, que les voitures ont rejoint pour
un regroupement devant précéder le
pointage puis l’assistance, la terrible
nouvelle circule parmi les concurrents.
Marcus Grönholm et Timo Rautiainen
n’en font pas partie. Ils sont venus se
réfugier dans l’enclos Peugeot Sport,
un mécanicien part chercher leur 307
WRC et la ramène. Elle disparaît aussitôt sous une bâche et personne n’y
touche. À 10 h 22, soutenu par un bras
amical, bouteille d’eau tenue à bout de
bras par le goulot, démarche lente et
claudicante, Markko Märtin revient à
Felindre.
Parti sur un scooter l’attendre dans la
zone d’atterrissage des hélicos, Alex
Beraha, le kiné de l’équipe française,
arrive et rapporte son casque intégral
argenté. Sous le mur de toile de la tente
technique, le pilote est effondré sur une
chaise, l’œil éteint, la peau encore plus
blanche que de coutume. Il reste plusieurs minutes sans bouger un muscle,
puis il se relève péniblement et s’en va.
« Markko est incapable de parler des
circonstances de l’accident, confie peu
après Jean-Pierre Nicolas, toujours
sévèrement affecté. Il est en état de
choc, il ne peut pas expliquer quoi que
ce soit. Comme il n’était pas très bien
quand il est arrivé ici, on a préféré le
renvoyer à l’hôpital pour le faire
soigner… il vient de partir… Il n’est
pas blessé, mais il a peut-être des
contusions et il ne sait pas trop où il est,
donc nous n’avons aucune information
supplémentaire sur les circonstances
de l’accident, sauf qu’il est sorti de la
route, qu’il a pris un arbre du côté coéquipier, et tout le monde sait bien qu’en
sport automobile le choc latéral, il n’y a
rien de pire. Quand on prend un obstacle sur le côté, à vingt centimètres
près ça peut-être fatal, là, ça l’a été… Il
a dû taper en plein dans le coéquipier… Michael Park est un garçon que
tout le monde adorait… Et voilà, c’est
la vie… C’est épouvantable. »
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