L`informatique : plus que jamais un eldorado

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L`informatique : plus que jamais un eldorado
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Talents
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Décembre 2008
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80
L’informatique :
plus que jamais un eldorado
>
L’informatique : plus que jam
Sommaire
p 4 à 6
De quoi séduire les jeunes...
p 7 à 10
Des opportunités à saisir
p 11
Pour l’innovation
p 12
Actualités
2
Talents des Mines
le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - décembre 2008 - n°80
e jamais un eldorado
80
Edito
>
L’informatique n’en est
qu’à ses débuts
Que l’informatique soit aujourd’hui l’un des secteurs d’avenir les plus porteurs, un secteur qui
restera déterminant pour les entreprises comme pour les citoyens, ne fait absolument aucun doute.
L’innovation de nos entreprises passe, et passera longtemps encore, par le développement de nouveaux
usages des technologies de l’information.
Que l’on songe par exemple à leur rôle majeur dans la fabrication des produits : elles constituent l’outil
indispensable pour optimiser les délais, développer des axes d’amélioration, et finalement atteindre
une meilleure qualité au meilleur prix. Que l’on songe aussi aux nouveaux usages au sein de l’entreprise,
à l’instar des messageries, qui ne servent plus seulement à échanger des messages, mais à organiser les
collaborations, à traiter les dossiers en temps réel. Que l’on songe encore à l’impact de l’informatique
sur le marketing et la publicité ; si Internet capture tant de budgets de communication, n’est-ce pas en
raison de son audience ? Que l’on songe enfin aux multiples applications de l’informatique embarquée,
à commencer par sa présence massive dans les avions et les voitures.
Pas étonnant dès lors que l’informatique soit l’un des deux secteurs dans lesquels la R&D est la plus
importante. Tout ce qui tourne autour de son développement capture aujourd’hui 30% de la R&D dans
le monde. Or la corrélation entre investissement dans les technologies de l’information et croissance
du PIB est démontrée, le cas de la Corée le prouve avec éloquence.
Le développement de la vie numérique est inéluctable. Elle n’existe dans la société que depuis 40 ans
et n’en est qu’à ses débuts.
Compte tenu de ces vastes perspectives, les compétences disponibles ne sont pas suffisantes. Les
écoles forment certes des ingénieurs de qualité, mais les entreprises et leurs partenaires que sont
les SSII réclament davantage encore de talents. Un groupe comme Sanofi-Aventis emploie 3 000
informaticiens dans le monde et continue d’offrir à des jeunes des parcours variés.
L’informatique a besoin de compétences, mais surtout généralistes : des gens qui remplissent au mieux
leur fonction d’interface, capables de réfléchir, pour un problème donné, au meilleur compromis
possible entre le spécialiste informatique et le métier concerné. Ce sont des choix clés : il est si facile de
se tromper quand on ne se parle pas ! L’ingénieur en informatique doit donc se plonger dans les réalités
-langage, histoire, contexte- du métier particulier dont il sert le développement. Et bien connaître la
technologie, mesurer les chances et les risques de chaque solution pour mettre en œuvre celle qui va
vraiment faire la différence.
Moi qui ne suis pas à l’origine informaticien mais financier, arrivé à l’informatique par les opérations
après avoir dirigé un centre de profit, je peux témoigner n’avoir jamais connu une telle variété ni une
telle richesse d’activités que dans ce métier, tel qu’il s’exerce aujourd’hui.
Bruno Ménard,
Président du CIGREF *
Vice-Président Systèmes d’information de Sanofi-Aventis
* Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises
3
>De quoi séduire l
L’informatique : plus que jamais un eldorado
Le nouvel âge de l’informatique
Confronté à une demande immense et peinant à recruter, le métier se
concentre sur l’innovation pour automatiser les tâches courantes de
développement. Il se rapproche ainsi de la recherche et devient de plus en
plus passionnant.
fonctionnement de l’entreprise et de réduire
ses coûts devient encore plus impérieuse
en période de vaches maigres. Troisième, et
importante, source d’activité : les projets
métiers ; leur variété croissante, grâce à
l’informatique embarquée, les rend de moins
en moins sensibles à la conjoncture. Une
activité constante enfin, l’infogérance, c’està-dire la gestion externalisée auprès de SSII.
4
Projet élève : calcul d’itinéraires routiers.
Qu’est-ce qui rend les informaticiens si confiants
en l’avenir de leur spécialité ? N’a-t-elle pas
connu il y a quelques années, avec l’éclatement
de la bulle Internet, une correction, y compris en
termes d’emplois ? « Nous ne sommes plus dans
le même schéma, répond Narendra Jussien,
responsable du département informatique
de l’Ecole des Mines de Nantes. L’activité a
cessé d’être cyclique. » Sa certitude se fonde
sur une analyse des quatre grandes sources
d’activité de l’informatique.
Ces observations amènent toutes la même
conclusion : dans le domaine professionnel
comme dans celui des loisirs, en fait dans
tous les aspects de la vie en société, les
besoins en applications informatiques vont
connaître une croissance exponentielle. Et
en face, quelle sera l’offre de compétences ?
L’analyse de la situation dans les grands pays
montre que le nombre total d’informaticiens
va être stationnaire, au mieux très
légèrement croissant. Il ne faut pas oublier
en effet que les pionniers arrivent à l’âge de
la retraite, ce qui renforce encore les besoins
de recrutement.
« Élever le niveau d’abstraction »
On imagine mal la première se tarir
puisqu’elle est liée à la réglementation et à ses
changements. Modifie-t-on la présentation
des plaques d’immatriculation ? Permet-on
à de nouveaux intermédiaires financiers de
commercialiser le livret A ? L’informatique
est aussitôt mobilisée. La seconde est la
rationalisation des systèmes d’information.
Une activité anticyclique, assure Narendra
Jussien, car la nécessité d’optimiser le
Talents des Mines
L’informatique paraît donc durablement à
l’abri du chômage, qui d’ailleurs ne l’a jamais
sévèrement frappée : dans le creux de la
vague qui a suivi le tournant de l’an 2000,
on a seulement vu le temps de recherche
d’emploi augmenter de deux à trois mois
en un an. Aujourd’hui, l’informatique est le
premier secteur pour le recrutement et le taux
de chômage y tourne autour de 1,7% ; autant
le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - décembre 2008 - n°80
e les jeunes
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Guillaume Rochart (Option Génie des Systèmes Informatiques - 2002)
Ingénieur de recherche au e-lab – Bouygues S.A.
S avo ir re s t er à l a p o in t e de l a n o u v e a u t é
«Une fois diplômé, j’ai poursuivi ma formation avec une
thèse sur la programmation par contraintes à l’Ecole des
Mines et à l’Université de Nantes, durant trois années. Je
suis ensuite entré chez Bouygues S.A., où j’avais effectué
mon stage de fin d’études, lequel m’avait laissé de bons
souvenirs. Au sein du e-lab, le laboratoire de recherche,
je m’intéresse à deux domaines. Le premier est celui
de l’optimisation, très lié à ma thèse. Nous créons des
dire qu’il n’existe pas. Le poids économique
du secteur donne une idée de ses besoins :
avec 42 milliards d’euros de chiffre d’affaires,
le logiciel et les services informatiques
égalent le BTP ou la pharmacie. Mais
ils ne représentent qu’une partie des
informaticiens, puisqu’il faut compter en
outre ceux qui exercent leur métier dans
les entreprises utilisatrices, notamment les
grands groupes industriels et financiers.
En fait, l’informatique a très vite renoué avec
la pénurie d’ingénieurs : 40 % des acteurs
interrogés depuis le début de l’année affirment
n’avoir pas réussi à recruter comme ils le
voulaient. Si, comme il est à craindre, la situation
s’aggrave, quelle sera la solution ? «Non pas
former plus d’ingénieurs, cela ne suffira pas,
mais améliorer la technologie pour faire en
sorte qu’un informaticien produise davantage,
explique Jean Bézivin, en délégation à l’Ecole
des Mines de Nantes et responsable scientifique
de l’équipe AtlanMod. Autrement dit, élever
le niveau d’abstraction de l’informatique pour
qu’une grosse partie des applications soient
fournies par des non informaticiens. »
logiciels destinés à optimiser les nombreux processus mis
en œuvre au sein du groupe, par exemple les plannings des
call centers. L’autre champ de recherche, plus proche de
mes connaissances acquises en GSI, est celui des nouvelles
technologies. Il s’agit ici de développer les applications qui
équiperont bientôt les mobiles, comme les plate-formes
de vidéo à la demande. Il faut savoir rester à la pointe de
la nouveauté, mais aussi questionner en permanence
ses savoirs et ses compétences. Ma mission présente un
formidable attrait : on ne cesse jamais d’apprendre ! »
Les atouts de la région nantaise
Nantes peut se prévaloir, à deux titres au moins, d’une position privilégiée dans
l’informatique.
En premier lieu, la métropole atlantique se trouve au cœur d’une région qui, entre Le Mans et
Niort, a vu se multiplier les implantations de banques, mutuelles et autres services financiers.
Autrement dit, des grands comptes pour qui l’informatique est stratégique. « Or il s’agit
souvent de systèmes informatiques créés il y a une quarantaine d’années, tant bien que mal
adaptés au coup par coup, et qui ont un urgent besoin de modernisation », explique Narendra
Jussien. Plonger dans les codes dont les auteurs ont disparu, en extraire les « règles métier »
pour refaire un système neuf, c’est la mission d’informaticiens pointus, mission qui réclame
souvent des synergies entre un tissu de PME et des laboratoires de recherche.
En second lieu, la région nantaise est très impliquée dans le phénomène des logiciels libres, qui
désormais intéresse les grandes entreprises. Mais ces logiciels ne sont pas utilisables en l’état : il faut les
adapter aux besoins spécifiques de l’utilisateur, et c’est là encore le rôle de PME informatiques
associées à des chercheurs. C’est aussi l’occasion de nouer des rapports d’un type nouveau
en un « cercle vertueux » dont se réjouit le responsable du département informatique de
l’Ecole : « Traditionnellement, l’activité des chercheurs débouchait sur une création industrielle,
ce qui avait paradoxalement pour inconvénient d’appauvrir le labo, explique-t-il. Désormais,
on voit de grandes entreprises poser des questions à des labos, lesquels amorcent une réponse
avant de passer le relais à des PME qui la finaliseront ». Nantes expérimente, parfois avec des
financements européens, ce nouveau modèle qui présente l’intérêt d’accroître la densité
de PME innovantes, mesure essentielle de la qualité du tissu industriel. « Le libre a un autre
mérite : restant très proche de la personne -le contributeur-, il permet à un étudiant de rendre
ses travaux visibles au niveau mondial », ajoute Narendra Jussien.
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>
L’informatique : plus que jamais un eldorado
Pascal Brunot (Option Génie
Informatique Pour l’Aide à la Décision - 2003)
Project Engineer Senior Schneider Electric Italie
D e s mé t h o de s
e x t r ê memen t s o lide s
« Ma tâche est de créer des passerelles entre deux mondes qui coexistent dans
l’univers de la production industrielle : celui des systèmes de contrôle et de
supervision, qui pilotent en temps réel les machines et le processus, et celui des
progiciels de gestion de l’entreprise, qui traitent les fonctions administratives
et financières. Les logiciels que nous fournissons ont pour but de faciliter la
communication entre ces deux parties d’un processus global afin de fluidifier leur
fonctionnement. J’ai débuté dans ce domaine chez OCRIM, entreprise italienne
de meunerie, et poursuis aujourd’hui avec un champ d’application plus large,
chez Schneider Electric Italie. Ce qui est motivant dans l’industrie, c’est de voir
très concrètement au quotidien le résultat de ses efforts au travers des produits
6
sortant des usines. Mais attention ! Il faut mettre en œuvre des méthodes de
conception, d’écriture, de test et de validation des logiciels extrêmement solides.
En effet, dans ce métier, la moindre erreur se traduit par l’arrêt de la chaîne de
pour manufacturer automatiquement les
programmes correspondants. Mais il faudra être
capable d’assurer la coordination, l’orchestration
de ces langages dédiés. »
Des gens « ultracompétents »
Cette évolution qui s’amorce déjà emporte
une conséquence : si les informaticiens
s’emploient à transférer une partie de leurs
compétences vers les non informaticiens,
ils vont en conserver la partie la plus
passionnante. En fait, la plus proche de
l’activité des laboratoires de recherche, à
l’image de ceux de Nantes, qui travaillent
notamment sur les moyens d’extraire et de
mettre des « morceaux » de code à disposition
des utilisateurs. Abandonnant les tâches
répétitives, automatisables et délocalisables,
ils se concentrent chaque jour davantage sur
les travaux les plus innovants, à forte valeur
ajoutée.
production. Mes responsabilités sont donc particulièrement exigeantes. »
Pierre Cointe, désormais à la tête du Lina
(Laboratoire d’Informatique de Nantes
Atlantique) après avoir longtemps dirigé le
département informatique de l’Ecole, confirme
cette nécessaire évolution conduisant à l’idée
de « l’ usine logicielle » : « Des outils opéreront
de plus en plus la transformation entre un mode
de pensée et un code exécutable, explique-til. C’est le retour aux langages dédiés capables
de formaliser un domaine particulier. Selon les
métiers, les utilisateurs disposeront de modèles
pour exprimer leurs différentes facettes. Ils
pourront ensuite utiliser des générateurs
Talents des Mines
L’informatique peut donc prétendre de
nouveau séduire les jeunes. Car, il faut bien
le reconnaître, ce n’est pas suffisamment le
cas. « La difficulté à les attirer s’observe dans
tous les pays développés, note Narendra
Jussien. Et pour cause : l’informatique est
partout, elle paraît banale et ne fait plus
rêver. » « Notre génération a vécu l’époque
passionnante des pionniers, confirme Jean
Bézivin, alors qu’aujourd’hui les jeunes en ont
une image rébarbative. Or c’est une image
fausse : non, on ne passe pas des nuits entières
sur un clavier à exécuter des tâches répétitives ;
il existe au contraire de nombreux secteurs
extrêmement innovants dans lesquels on peut
donner la pleine mesure de sa créativité.»
Pour Pierre Cointe, l’élévation du niveau de
celle-ci ne fait aucun doute : « Les langages de
programmation vont devenir de plus en plus
complexes, assure-t-il. On va avoir besoin de
gens ultracompétents.»
le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - décembre 2008 - n°80
80
>Des opportunités
Un domaine d’excellence
de l’Ecole
Le département informatique, en coopération avec le CNRS et
l’INRIA, est depuis longtemps en pointe dans le domaine des
sciences et technologies logicielles. Ses moyens viennent encore de
se renforcer.
Un mini Data Center pour
l’expérimentation des solutions
recherches proposées dans le
département informatique.
Permettre aux utilisateurs non spécialistes de
s’approprier facilement de nouveaux langages
informatiques, leur donner ainsi davantage
d’autonomie tandis que les informaticiens
se recentrent sur leur vrai métier d’expert :
cette évolution actuelle de la discipline
correspond parfaitement à l’orientation des
recherches menées à l’Ecole des Mines de
Nantes depuis la création du département,
en 1992. On sait en effet que dans le génie
logiciel, qui constitue avec l’aide à la décision
l’une de ses deux spécialités, elle excelle dans
ce qui s’appelait au départ les « technologies
objet », c’est-à-dire un ensemble de langages
de programmation et de modélisation
permettant d’identifier, d’extraire et
d’adapter des composants logiciels pour les
réutiliser facilement et au moindre coût dans
de nouvelles applications.
Au fil des ans, le principe est devenu de plus
en plus sophistiqué, ce dont le vocabulaire
porte témoignage : après les « objets », et
les « composants », le terme d’« aspects »
s’est imposé, et si la manifestation vedette
qui réunit chaque mois professionnels et
chercheurs à l’Ecole s’appelle toujours «Les
Jeudis de l’Objet», l’équipe concernée, naguère
OBASCO (OBjects, Aspects et Composants),
prend désormais le nom d’ASCOLA (ASpect
and COmponent LAnguages).
Benoît Salomon (Option Organisation et Management des
Technologies de l’Information - 2000)
Manager en organisation des systèmes d’information – Capgemini Consulting
D é v el o pper une v i s i o n l a rge de
l’ en t repri s e
« Je suis entré au cabinet de conseil Ernst & Young juste à la fin de mes études à l’Ecole
des Mines de Nantes. Je souhaitais m’orienter vers ce type d’activité car il implique une
grande variété de missions à prendre en charge et de clients avec qui traiter, et permet
donc de développer rapidement une vision riche et large de l’entreprise. C’était également
la possibilité de se pencher sur les projets plus en amont avec le management au lieu de
se cantonner à un seul de leurs aspects et de rester le nez dans la technique seule. Cette
démarche correspond d’ailleurs à l’esprit de ma formation, qui mêle la connaissance
des systèmes d’information et l’implication dans le management. Je recherchais une
activité dynamique et je n’ai pas été déçu : c’est comme si j’avais, au fil de mes missions,
occupé une vingtaine de postes différents. Mes responsabilités m’amènent aujourd’hui
à travailler davantage avec les dirigeants des sociétés qui nous consultent. Au-delà de la
connaissance des entreprises, j’affine désormais ma perception des enjeux à l’échelle de
secteurs d’activité entiers. Le plaisir de la découverte n’en est que mieux renouvelé. »
7
>à saisir...
L’informatique : plus que jamais un eldorado
Une formation à succès
Le département informatique de l’Ecole des Mines de Nantes
porte les deux options qui relèvent directement de son domaine
de recherche : GSI (génie des systèmes informatiques) et GIPAD
(génie informatique pour l’aide à la décision). Mais l’informatique
est également très présente dans trois autres des neuf options
nantaises : AII (automatique et informatique industrielle),
GOPL (gestion des opérations en production et logistique),
enfin OMTI (organisation et management des technologies de
l’information).
Le département forme deux grandes catégories d’ingénieurs :
des architectes logiciel, chez l’utilisateur final, en SSII mais aussi
dans des PME innovantes (rationalisation et optimisation grâce à
des outils informatiques). Environ 20 % des diplômés s’orientent
vers la recherche et font ensuite un doctorat.
Au-delà du département, toujours dans les STIC, l’option
OMTI forme, quant à elle, des ingénieurs qui accompagnent le
changement dans les entreprises à l’occasion de l’introduction
ou de la migration de systèmes
d’information ; ils possèdent
donc à la fois une bonne
connaissance des organisations et
la maîtrise du pilotage des projets
informatiques.
8
L’informatique à l’Ecole des Mines de Nantes, c’est aussi EMOOSE
(European Master in Object-Oriented and Software Engineering
technologies), un master of science créé en partenariat avec la
VUB (Vrije Universiteit Brussel) et associant également tout un
réseau de laboratoires européens (le réseau d’excellence AOSDEurope), sud-américains et australiens. Depuis 1999, il attire
chaque année des élèves français et étrangers passionnés par la
recherche dans le domaine du génie logiciel.
Dans le cadre de la formation des ingénieurs, études et
carrières internationales sont déjà l’un des attraits des options
informatiques. Des doubles diplômes y sont possibles aux ÉtatsUnis (Georgia Tech à Atlanta), en Colombie (Universidad de
los Andes à Bogota), au Canada (Polytechnique de Montréal),
en Chine (Jiao Tong à Shanghai), en Allemagne (Technische
Universität à Berlin) et bientôt en Australie.
Ce caractère international des carrières, souvent au contact
de la recherche, de même que l’accès rapide à des fonctions de
responsabilité à la fois passionnantes et rémunératrices font la
satisfaction des diplômés des options informatiques. Narendra
Jussien, qui reste en contact avec eux, est catégorique : « C’est
un choix que pas un ne regrette ! »
Dans cette voie de recherche, l’activité
du département vient de s’étoffer avec
la création de l’équipe AtlanMod (pour
«Atlantic Modeling»), commune à l’INRIA et
à l’Ecole des Mines de Nantes et dirigée par
le professeur Jean Bézivin en délégation de
l’Université de Nantes.
et l’évolution des systèmes logiciels. « Aux
débuts de l’informatique, on écrivait du
code proche de l’électronique, rappelle Jean
Bézivin. La tendance a toujours été de monter
en abstraction, de rapprocher le langage de
l’utilisateur. C’est ce que faisait la technologie
objet depuis les années 80 ; aujourd’hui, nous
montons une marche de plus. »
Des partenariats de qualité
Le domaine de recherche d’AtlanMod est
celui de l’ingénierie dirigée par les modèles,
qui représentent les différentes facettes d’un
système logiciel en cours de construction,
d’exécution ou de maintenance. L’hypothèse
de base est que le code exécutable classique
n’est souvent plus le bon niveau d’abstraction
pour la représentation de ces différentes
facettes ; il faut donc développer une « boîte
à outils » de modélisation contenant des
langages dédiés (Domain Specific Languages,
ou DSL) qui vont diriger le cycle complet de
développement. Ces recherches répondent
à un besoin industriel : disposer d’une
organisation régulière et homogène pour la
réalisation, le support de fonctionnement
Talents des Mines
L’autre grand domaine de recherche
du département informatique est la
programmation par « contraintes » pour la
construction de systèmes d’aide à la décision.
Progressant en réponse à des demandes
industrielles d’entreprises nationales ou
régionales, l’équipe Contraintes est le
plus souvent confrontée à des problèmes
d’optimisation et de rationalisation : emplois
du temps, logistique, organisation de la
production, planification de missions, etc. Par
là, elle apporte souvent une contribution au
développement durable. « Mettre au point
un outil informatique qui va piloter un moteur
pour optimiser son fonctionnement, c’est aussi
une façon de répondre aux préoccupations
environnementales », souligne Narendra
le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - décembre 2008 - n°80
80
Jérôme Connac (Option Génie des Systèmes Informatiques - 2002)
Cofondateur et directeur commercial de Limonetik
Vi v re m a pa s s i o n de l’ in f o rm at i q ue av e c dava n ta ge de libert é
«En 2006, après avoir occupé différents postes dans le secteur informatique, je me suis
associé à cinq autres ingénieurs pour monter Limonetik. Le domaine de notre start-up : les
paiements sur Internet. De nombreuses enseignes se limitent à la carte bleue et refusent
les cartes de fidélité ou de crédit à la consommation pour ces paiements, arguant des
difficultés techniques et des coûts nécessaires à la mise en place des outils adaptés.
Limonetik se positionne comme intermédiaire entre ces sociétés et leur fournit une
solution technique complète. Nous travaillons actuellement avec Cofidis ou encore Le
Printemps, et 2009 sera l’année du décollage pour Limonetik. Aujourd’hui, je me consacre
entièrement à la partie commerciale de notre activité. Mais mes compétences techniques
sont un atout majeur dans mes démarches : pouvoir parler le langage d’un directeur
marketing aussi bien que celui d’un DSI est perçu comme un gage de sérieux, rassure mes
interlocuteurs et me permet d’être plus efficace. De plus, être mon propre patron me fait
vivre ma passion de l’informatique avec davantage de liberté et me donne toute latitude
pour travailler comme je l’entends. »
Jussien, le responsable du département
informatique. Les projets que conduit l’équipe
lui permettent d’enrichir une bibliothèque
de programmation par contraintes baptisée
CHOCO, développée en partenariat avec
Amadeus SA et Bouygues.
Deux axes de recherche et trois équipes,
donc, mais dans tous les cas des questions
d’une telle complexité et des progrès qui
circulent et vieillissent si vite que travailler
seul dans son coin n’aurait aucun sens.
Ainsi, les équipes Contraintes et ASCOLA
font partie du Laboratoire Informatique de
Nantes Atlantique, nouvelle Unité Mixte
de Recherche (UMR) créée par le CNRS
en janvier 2008 et regroupant aussi neuf
autres équipes de l’Université de Nantes
et de Polytech sur deux axes privilégiés
des «Architectures Logicielles Distribuées»
et de l’ « Aide à la Décision ». ASCOLA et
AtlanMod sont également des équipes
INRIA rattachées au centre INRIA de Rennes
Bretagne Atlantique.
L’Ecole est également très présente
dans une autre unité mixte de recherche
dédiée à la robotique et l’automatique
embarquée : l’IRCCyN, Institut de Recherche
en Communications et Cybernétique de
Nantes.
Les promesses d’Atlanstic
L’IRCCyN et le LINA, associés à un troisième
laboratoire, l’IREENA (Institut de Recherche en
Électrotechnique et Électronique de Nantes
Atlantique), font partie de la fédération de
recherche Atlanstic. Les centres d’intérêt de
l’IREENA vont de la physique des matériaux
au traitement du signal en passant par
l’électromagnétisme théorique et le génie
électrique, ce qui fait dire à Narendra Jussien :
« Du silicium à l’utilisateur, l’ensemble des
compétences requises dans le domaine des
STIC sont réunies dans cette fédération. »
Atlanstic compte 400 chercheurs, dont plus
de 200 doctorants, soit l’équivalent de l’IRISA
de Rennes. Créant des synergies nouvelles en
recherche fondamentale et appliquée, elle
ambitionne naturellement de promouvoir
l’attractivité de la Région des Pays de la Loire
sur les enjeux scientifiques, technologiques
et sociétaux majeurs liés au STIC.
Les pionniers de l’alternance
Le département informatique innove dans la formation : pour la première fois, deux élèves
ingénieurs suivent depuis la rentrée leur dernière année sous la forme d’un contrat de
professionnalisation. Une expérience significative de l’entreprise, voire un atout face à des
diplômés au parcours plus classique. Tous deux élèves de l’option GSI (génie des systèmes
informatiques), ils partagent leur 4ème année entre formation à l’Ecole et travail en entreprise,
Steria pour l’un et Sogeti pour l’autre. Jusqu’en février, ils passent dans ces SSII un jour par
semaine en plus des cours. Au moment du stage qui débute ensuite, ils se retrouvent tout
naturellement à 100 % dans leur entreprise, comme leurs camarades.
« Mon emploi du temps est un peu plus chargé, car je dois rattraper une demi-journée de cours
par semaine », explique Loïc Duhaut, celui de Sogeti. « Un effort supplémentaire est à fournir,
confirme Martin Richard, adjoint-enseignement au responsable du département informatique,
car il n’est pas question d’abaisser notre niveau d’exigence. » Mais les deux précurseurs vivent
bien la situation : l’entreprise avait pris le temps d’étudier leur profil et d’expliquer la mission.
« Je développe un outil métier pour une compagnie d’assistance, explique Loïc, et j’utilise une
technologie assez nouvelle du langage Java, GWT». Incidemment, cela lui permet de gagner
1 500 euros brut par mois.
« Les élèves volontaires doivent bien réfléchir. S’ils choisissent de débuter ainsi leur parcours
professionnel, ils ne peuvent en même temps briguer un double-diplôme ou un master
complémentaire à la fois pour des questions de calendrier et de charge de travail, remarque
Martin Richard. En revanche, un élève peut se voir confier par l’entreprise qui l’accueille une
mission orientée recherche et poursuivre ensuite en thèse. » Si la formule cadre bien avec le
projet professionnel, elle peut donc constituer une excellente solution pour certains élèves.
Lancée à titre expérimental cette année, la formule est appelée à monter en puissance à la
rentrée prochaine.
9
>
L’informatique : plus que jamais un eldorado
Green IT : halte au gaspillage !
Sait-on qu’au train actuel l’énergie mondiale consommée par
Internet dans 25 ans égalera toute la production de 2008 ? Que les
data centers accaparent déjà 2 % de l’électricité mondiale ? Qu’un
avatar sur Second Life en consomme autant qu’un habitant du Brésil
ou que dix du Cameroun? Il est urgent d’arrêter ce gaspillage, et les
chercheurs en informatique entendent bien y contribuer. C’est par
exemple un des buts du projet SelfXL, porté par l’équipe ASCOLA et
labellisé par l’Agence Nationale de la Recherche. « Les ordinateurs
des data centers sont comme des voitures dont le moteur tournerait
toujours à 6 000 tours/minutes et ne disposeraient que d’une pédale
d’embrayage pour contrôler la vitesse. Nous sommes en train d’inventer
la pédale d’accélérateur, explique le coordinateur national du projet,
Jean-Marc Menaud. Via la virtualisation, nous mettons au point des
techniques de migration pour déplacer et regrouper sur une même
machine des calculs, permettant ainsi l’extinction des ordinateurs qui
ne servent pas ou plus. Non par des “solutions propriétaires”, mais bien
des solutions génériques transparentes et libres pour l’ensemble des
utilisateurs. »
Cette contribution de la recherche informatique au développement
durable, ce que l’on appelle le Green IT, prend d’autres formes, par
exemple mieux recycler les ordinateurs et accroître leur durée de vie.
On y parvient en améliorant leur conception, mais aussi en travaillant
sur les logiciels. Sans oublier l’aspect humain du développement
durable : il y a quelques années, un groupe d’élèves a développé un
logiciel de recensement pour pays en post-conflit pour ordinateur à
bas coût (OLPC) pour l’ONU.
« La vocation de cette fédération est de se
présenter comme un interlocuteur unique,
permettant d’afficher un pôle de compétences
et un « campus » visible internationalement et
suffisamment attractif pour participer à un
écosystème STIC Grand Ouest, ajoute Pierre
Cointe, directeur du LINA. Les réformes en
cours dans la recherche et l’enseignement
supérieur poussent à de tels regroupements. »
Dépasser le cadre régional est une nécessité
reconnue depuis longtemps par l’Ecole des
Mines de Nantes. À cet égard, l’axe NantesRennes s’impose pour faire de l’Ouest une
zone d’excellence en informatique. Cet axe
existe déjà, non seulement par la coopération
avec l’INRIA, mais aussi par le travail mené
en commun dans le cadre du pôle de
compétitivité à vocation mondiale «Images
et réseaux», qui associe Bretagne et Pays de
la Loire.
10
Jean-Sébastien Brunner (Option - Génie Informatique Pour l’Aide à la Décision - 2003)
Chef de projet technologies sémantiques - Thalès
Tr ac er le s c o n to ur s de l’ in f o rm at i q ue de dem a in
« Ma mission, d’abord chez IBM, puis aujourd’hui chez Thalès, consiste à enrichir les connaissances
manipulées par les programmes informatiques pour les rendre plus performants en rajoutant
des capacités de raisonnement logique. Ce travail sur les technologies sémantiques, hérité des
techniques d’« intelligence artificielle », qui doit permettre d’optimiser les processus d’extraction,
de traitement et d’échange de données, intéresse essentiellement les entreprises. C’est une
activité récente, mais basée sur des technologies et des standards informatiques en constant
renouvellement. Il faut en permanence se tenir au courant des dernières innovations dans le
secteur, les analyser, repérer celles qui sont stables et appelées à s’installer durablement dans
le paysage informatique. Tout va très vite, ce qui rend cette veille technologique d’autant plus
primordiale qu’elle a un impact direct sur les produits que nous mettons ensuite au point. En
participant ainsi à la sélection et à la définition des futurs standards, je contribue notamment à
tracer les contours de l’informatique de demain. »
Talents des Mines
le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - décembre 2008 - n°80
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>Pour l’innovation
Le goût du défi
Responsable de la R&D chez Caméon, une jeune PME nantaise, David
Jaillet a supervisé la création d’un récepteur radio révolutionnaire
en faisant ce qu’il aime le plus : jouer les touche-à-tout de
l’informatique.
basé sur une technologie complexe utilisant
essentiellement l’open source au service
d’une grande simplicité d’utilisation. Une
philosophie que l’entreprise va conserver
lors de sa diversification sur le créneau des
objets communicants.
Un potentiel énorme
Pour David Jaillet, l’informatique est une
histoire de famille. Son père étant ingénieur
chez Bull, il baigne dedans dès le plus jeune
âge et choisit rapidement d’en faire son
métier. « J’ai intégré l’Ecole des Mines de
Nantes parce que je voulais une formation
qui ne fasse pas de moi uniquement un
spécialiste de l’informatique, confie-t-il, mais
qui me permette aussi de devenir un ingénieur
polyvalent. » Grâce aux cours de l’option
Génie des Systèmes Informatiques (GSI),
l’architecture des logiciels et des systèmes
n’a bientôt plus de secrets pour lui. En 1999,
son stage de fin d’études chez MSI, spécialiste
de la cryptographie, se transforme, après la
remise de diplôme, en emploi d’ingénieur
développeur.
Davantage séduit par les petites structures,
qui offrent « un champ d’action beaucoup
plus large », et par la création d’entreprise,
il se lance ensuite à l’assaut de la biométrie
au sein de Caméon, une jeune PME nantaise.
« J’ai été le premier salarié », s’amuse-t-il. Il y
développe un logiciel de biométrie innovant,
Anticipant l’arrivée de la radio numérique
en septembre 2009, Caméon a mis au
point avec E-Steresys, société spécialement
créée à cette occasion, un récepteur d’un
tout nouveau genre : Diabolo. Le projet
regroupe notamment RTL, le diffuseur
TDF, le laboratoire de recherche Telecom
ParisTech ou encore le multiplexeur Allegro,
sous le patronage de l’Agence Nationale
de la Recherche (ANR). « Les stations
veulent profiter du passage au numérique
pour diffuser de nouveaux contenus en
complément du flux radio, explique David :
images, animations, interactivité… Pour
relever ce défi, j’ai dû identifier les différentes
briques technologiques correspondant aux
réponses à apporter, les assembler en un
système cohérent, concevoir une interface
tactile simple à utiliser et intégrer l’ensemble
dans une enveloppe attrayante. »
Diabolo donnera également accès au Webradios par le Wi-Fi, permettra la réception
de la TNT et sera capable d’intégrer de
nouveaux services. L’heure est maintenant
à la présentation du prototype aux radios
et aux industriels, ainsi qu’au dépôt de
brevets. « Le potentiel de cet appareil est
énorme, s’enthousiasme David. Avec sa
commercialisation à grande échelle, les
stations pourraient réellement offrir à leurs
auditeurs tous les nouveaux services qu’elles
ont conçus et qui n’existent nulle part ailleurs
dans le monde. C’est l’occasion pour la France
d’être vraiment précurseur. »
11
>Actualités
Création d’une chaire déchets
L’Ecole des Mines de Nantes s’est
intéressée, depuis sa création en 1990,
au secteur nucléaire qui est devenu un de
ses domaines d’excellence tant au niveau
de l’enseignement que de la recherche
grâce à son laboratoire SUBATECH UMR
(Ecole des Mines, CNRS/IN2P3, Université
de Nantes). En partenariat avec les
recuteurs-clés du secteur nucléaire,
l’Ecole enrichit ses compétences pour
former leurs futurs ingénieurs à travers
la création d’une première chaire consacrée aux déchets
nucléaires avec pour partenaires l’Andra, AREVA et EDF, et
d’une formation spécialisée sur la gestion des déchets nucléaires
«Advanced Nuclear Waste Management» (ANWM). L’Ecole
répond ainsi aux attentes croissantes du secteur nucléaire qui
recrute massivement des ingénieurs pour des métiers nécessitant
un savoir-faire industriel de très haut niveau scientifique et
technique, et une compréhension fine des interactions homme
organisation dans le cadre des enjeux de sûreté.
7 mars 2009 Journée portes ouvertes
Journée portes ouvertes des grandes
écoles de Nantes : l’Ecole de design, l’Ecole
des Mines, l’Ecole Supérieure du Bois,
l’ENITIAA, l’ICAM et Polytech’Nantes.
De 9h à 17h.
ça se passe à l’Ecole des Mines de Nantes
Les « jeudis de l’objet »
Depuis 1996, l’Ecole des Mines de Nantes anime un
cycle de conférences intitulées «Les Jeudis de l’Objet.»
Elles s’adressent à toute personne voulant s’initier, se
perfectionner, échanger, partager ses idées et expériences
autour de la technologie des objets, et plus généralement
des architectures logicielles. Les Jeudis de l’Objet ont lieu à
l’Ecole des Mines de Nantes une fois tous les deux mois, le
dernier jeudi du mois. Ils se déroulent sous forme d’exposés
(présentations de technologies, état de l’art) suivis de débats,
et s’appuient sur le retour d’expérience des participants.
L’accès est gratuit. Prochaine conférence le 29 janvier.
En savoir plus : http://www.emn.fr/x-info/jobjet/
Les « jeudis de l’optimisation »
Les Jeudis de l’Optimisation sont une déclinaison des Jeudis
de l’Objet, autour des technologies de l’optimisation, de
la recherche opérationnelle et de la programmation par
contraintes, et plus généralement des outils d’aide à la
décision. Ces conférences sont organisées tous les deux
mois par l’Ecole des Mines de Nantes. L’optimisation y est
abordée, par thématiques, à travers des applications et des
études de cas dans les domaines les plus variés, tels que :
les transports et l’entreposage, l’industrie manufacturière,
les activités financières et d’assurance, la production et la
distribution de l’énergie et de l’eau, les télécommunications,
la santé et l’action sociale, le commerce, la construction, la
gestion des déchets et l’action environnementale, la bioinformatique, la métérologie et autres activités scientifiques,
etc. Les conférences sont suivies d’un temps d’échanges et
de débats fondés sur le retour d’expérience des participants.
En savoir plus : http://www.emn.fr/x-info/joptim
Les rencontres du Nantes Java User Group
Le Nantes-JUG est une association d’utilisateurs Java qui
a pour but de réunir les acteurs du langage (professionnels,
communautés open source, institutions, étudiants,
enseignants...) afin d’échanger des idées et de discuter des
avancées technologiques de la plateforme Java. Le groupe se
réunit le deuxième jeudi de chaque mois pour discuter d’un
thème, d’une technologie ou d’un outil. La participation est
libre et gratuite.
En savoir plus sur les rencontres à venir : www.nantesjug.org/
Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.
Lettre d’information n°80 - Décembre 2008 - 4 numéros par an - Editeur : Ecole des Mines de Nantes
Service de la communication - 4, rue Alfred Kastler - La Chantrerie - B.P. 20722 - 44307 Nantes cedex 3
Tél. 02 51 85 81 92 - Fax 02 51 85 81 99 - e-mail : [email protected] - Directeur de la Publication :
Stéphane Cassereau - Responsable de la Publication : Nathalie Le Calvez - Rédaction : ADH,
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Talents des Mines
le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2008 - n°80
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