Apprentissage juin 2006 Sophie Lemoine

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Apprentissage juin 2006 Sophie Lemoine
Formation-Apprentissage
GROUPE DES ELUS COMMUNISTES
Conseil régional
Réunion des 14, 15 et 16 juin 2006
Intervention de Sophie Lemoine
Projet de décision modificative N°1 au budget 2006
Programme 322
Promouvoir les contrats d’apprentissage et faciliter leur déroulement
Monsieur le Président,
Cher-es collègues,
J’ai eu l’occasion de développer lors du débat sur la SREF, la conception que nous avons de
l’éducation et le rôle de la formation tout au long de la vie.
Il est de la responsabilité des élus que nous sommes de tout mettre en œuvre pour que chacun
et chacune ait accès à des formations de qualité.
Nous estimons que la mesure permettant aux jeunes d’entrer en apprentissage dès 14 ans est
en totale contradiction avec ces objectifs.
En effet, il est certain qu’elle touchera essentiellement des jeunes en échec scolaire, alors que
les raisons de l’échec sont souvent liées au déficit d’accès à la culture et aux connaissances.
En réduisant le temps scolaires et de connaissance générale pour ces jeunes, on ne fera
qu’accentuer ce déficit.
L’apprentissage est une voie qu’empruntent d’abord les élèves en échec.
Il est nécessaire de s’interroger sur cette problématique de société.
L’apprentissage, s’il était un moyen pour tous les élèves de comprendre les raisons
d’apprendre et de découvrir le monde « qui produit », pourrait devenir un complément innovant et
stimulant à la formation générale de tous.
Cela exigerait qu’il soit développé dans de bonnes conditions de moyens, d’objectifs, dans les
lycées professionnels notamment, et qu’il ne réponde pas uniquement aux besoins immédiats des
entreprises.
Le développement de l’apprentissage ne peut être considéré comme une priorité par la région.
Elle doit cependant tout mettre en oeuvre pour l’accompagner au mieux.
La proposition qui nous est faite de moduler les aides en fonction d’objectifs, pour favoriser
l’assiduité, la mixité, et l’implication des entreprises sur des formations longues avec un vrai tutorat,
peut y contribuer.
Concernant la mixité, il y va aussi bien de la reconnaissance de certains métiers, notamment
dans sphère des services à la personne, que de l’accès des filles à des métiers qualifiés, du bâtiment par
exemple
Il ne s’agit pas d’un encouragement à l’apprentissage pour les filles, mais cette idée de mixité
doit traverser l’ensemble de nos politiques y compris celle-ci.

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