Musée de l`Orangerie

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Musée de l`Orangerie
Dossier de presse
Musée de
l’Orangerie
Réouverture au public
le mercredi 17 mai 2006
Portes ouvertes du 17 au 21 mai 2006.
Ministère de la culture et de la communication
Direction des musées de France
Mission de la communication
6 rue des Pyramides, 75041 Paris Cedex 01
Téléphone : 01 40 15 36 00
Fax : 01 40 15 36 25
Email : [email protected]
Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris
www.musee-orangerie.fr
Anne Samson Communications
21 rue Léon Jost, 75017 Paris
Anne Samson : 01 40 36 84 42
Christelle de Bernède : 01 40 36 84 35
Email : [email protected]
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SOMMAIRE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE ........................................................................................................................3
I - LA RÉALISATION D’UN PROJET SCIENTIFIQUE ET ARCHITECTURAL AMBITIEUX....................5
UN PROJET D’ÉTABLISSEMENT DONNANT NAISSANCE AU CADRE ARCHITECTURAL ......................................................... 5
LES AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS DU MUSÉE ................................................................................................................ 7
ILLUSTRATIONS ............................................................................................................................................................. 9
LE MUR D’ENCEINTE DE CHARLES IX, DIT « ENCEINTE DES FOSSÉS JAUNES »............................................................ 11
LA RESTAURATION DE LA VERRIÈRE ET DE LA CHARPENTE MÉTALLIQUE ...................................................................... 12
II – DES COLLECTIONS PATRIMONIALES REVISITÉES...................................................................... 13
LES NYMPHÉAS DE CLAUDE MONET ........................................................................................................................... 13
LA COLLECTION JEAN WALTER ET PAUL GUILLAUME .................................................................................................. 16
III - UN PROGRAMME INÉDIT DE MANIFESTATIONS TEMPORAIRES ............................................. 19
ORANGERIE, 1934 : LES PEINTRES DE LA RÉALITÉ ..................................................................................................... 19
IV - UNE NOUVELLE OFFRE D’ÉDITIONS ET DE PRODUITS.............................................................. 20
LES ÉDITIONS ............................................................................................................................................................. 20
LA LIBRAIRIE BOUTIQUE DE LA RÉUNION DES MUSÉES NATIONAUX ............................................................................. 22
V – INFORMATIONS PRATIQUES............................................................................................................ 23
VI – PARTENAIRES MEDIAS .................................................................................................................... 24
ANNEXES .................................................................................................................................................... 28
FICHE TECHNIQUE DES TRAVAUX ................................................................................................................................ 28
CHRONOLOGIE ........................................................................................................................................................... 31
LISTE DES ŒUVRES DE LA COLLECTION JEAN WALTER ET PAUL GUILLAUME .............................................................. 33
VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE ..................................................................................................................... 39
2
Communiqué
de presse
Réouverture du musée national de l’Orangerie
et nouvelle présentation des Nymphéas
de Claude Monet
Présentation à la presse le 2 mai
Ouverture au public le 17 mai
Cinq jours de gratuité les 17, 18, 19 , 20 et 21 mai
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication,
inaugurera le musée national de l’Orangerie le mardi 2 mai 2006.
Contacts presse
Département de l’information et de
la communication
Service de presse
01 40 15 80 55
[email protected]
Direction des musées de France
Mission de la communication
David Madec
01 40 15 36 12
[email protected]
Sophie Flèche
Attachée de presse
01 40 15 35 97
[email protected]
Anne Samson Communications
Céline Rémy / Christelle de Bernède
01 40 36 84 35
Anne Samson
01 40 36 84 42
Cinq journées portes ouvertes sont organisées du 17 au 19 mai, et les 20 et 21 mai ,
week-end de la Nuit des musées, afin d’offrir au public le plus large la possibilité de
découvrir ou redécouvrir le musée national de l’orangerie, lieu et collection
emblématiques et de l’impressionnisme et de l’art moderne en France.
Agrandi et entièrement rénové, le musée de l’Orangerie invite le public à contempler les
célèbres, les Nymphéas de Claude Monet et les chefs-d’œuvre de la collection Jean
Walter et Paul Guillaume, collections mises en valeur par un projet scientifique et culturel
renouvelé et servi par des transformations architecturales fondamentales.
La nouvelle muséographie des Nymphéas
Après d’importants travaux de réaménagement et de restauration, le musée offrira
désormais à ses visiteurs une nouvelle scénographie articulée autour deux
transformations majeures. Les Nymphéas de Claude Monet retrouvent leur place initiale,
au centre du bâtiment qu’ils occupaient dans le bâtiment lors de leur installation, en 1927,
et la lumière naturelle de la verrière, dont ils étaient privés depuis les années soixante. Le
vestibule et les entrées multiples aux salles oblongues sont restitués, offrant de nouveau
une libre circulation et l’intégration de l’ensemble monumental à son environnement, entre
le jardin des Tuileries et la Seine. Les Nymphéas ont bénéficié à cette occasion d’une
importante campagne de conservation préventive et de restauration, menée par le Centre
de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF).
La Collection Walter-Guillaume
La collection Jean Walter et Paul Guillaume, autre trésor du musée, sera présentée dans
des espaces entièrement nouveau d’une superficie totale de 1000 m², dégagés en soussol. La nouvelle scénographie permettra au public de mieux appréhender l’identité
historique et l’originalité esthétique de cet ensemble unique à Paris. 144 tableaux ont été
rassemblés par Paul Guillaume (1892 – 1934), marchand et collectionneur puis par son
épouse Domenica, mariée en secondes noces à l’architecte et industriel Jean Walter.
Acquises par l’Etat dans les années soixante, ces œuvres exceptionnelles de Renoir,
Cézanne, le Douanier Rousseau, Matisse, Picasso, Derain, Modigliani, Soutine, Marie
Laurencin et Utrillo notamment, sont éclairées aujourd’hui par un parti pris
muséographique qui témoigne des choix intimes et des engagements d'un grand amateur
et défenseur de l'art de son temps.
Les nouveaux équipements du musée de l’Orangerie
Le musée de l’Orangerie est désormais doté de nouveaux équipements:
espaces d’accueil du public largement étendus, espace d'expositions
temporaires (près de 500 m²), salle audiovisuelle, salle pédagogique,
librairie-boutique…
La restauration et la rénovation des musées de France
La réouverture du musée de l’Orangerie marque une nouvelle phase de
restauration et de rénovation des musées de France, entreprise par le
ministère de la culture et de la communication - Direction des musées
de France. Le musée de l’Orangerie est ainsi l’un des derniers grands
musées à être restitué au public. L’ampleur des aménagements
effectués illustre, d’une part, la volonté de l’Etat de garantir aux
collections publiques les conditions optimales à leur protection et à leur
valorisation, et d’autre part, sa volonté de faire rayonner le patrimoine
français à l’échelle nationale et internationale, grâce, notamment, à des
équipements culturels du plus haut niveau. Avec ce lieu historique,
particulièrement mis en valeur par une approche architecturale
contemporaine, le ministère de la culture et de la communication dote la
capitale d’un pôle artistique majeur et d’un écrin pour une collection
unique au monde
Le projet architectural a été conçu et mené à bien par l’Agence
Brochet/Lajus/Pueyo sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction des
musées de France et de son mandataire, l’EMOC (Etablissement public
de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels).
La première exposition temporaire aura lieu de novembre 2006 à mars
2007 et aura pour titre : « Orangerie 1934 : les peintres de la réalité ».
Elle mettra en perspective la célèbre exposition « les peintres de la
réalité en France au XVIIe siècle », qui, organisée en 1934, fut à l’origine
de profonds changements dans l’histoire de l’art et du goût, en
renouvelant notamment le regard porté sur l’art français.
Paris, le 28 avril 2006
Informations pratiques :
Musée national de l’Orangerie
Jardin des Tuileries - 75001 Paris.
Réouverture au public le mercredi 17 mai
Gratuité pour tous les mercredi 17, jeudi 18, vendredi 19, samedi 20 et
dimanche 21 mai, à partir de 12h30.
Horaires :
de 9h00 à 12h30, accès réservé aux visiteurs en groupe, munis d’une
réservation ;
de 12h30 à 19h00, accès réservé aux visiteurs individuels ; nocturne le
vendredi jusqu’à 21h00.
Ouvert tous les jours, sauf le mardi.
I - LA REALISATION D’UN PROJET SCIENTIFIQUE ET
ARCHITECTURAL AMBITIEUX
Un projet d’établissement donnant naissance au cadre
architectural
Le projet d’établissement
La rénovation du musée de l’Orangerie est le fruit d’un projet d’établissement, qui, définissant des orientations
scientifiques pour le musée national de l’Orangerie, a déterminé le cadre dans lequel devrait s’inscrire le projet
architectural.
Ce projet d’établissement, conçu en 1994, répond à plusieurs objectifs et engage le musée dans de nouvelles
ambitions, à la mesure de ses prestigieuses collections : la mise en valeur des oeuvres, l’enrichissement d’un
fonds documentaire exceptionnel, la poursuite de projets de recherche, en synergie avec la programmation de
grandes expositions temporaires et le développement d’activités culturelles. Ces enjeux scientifiques fondent
également une nouvelle approche des publics, notamment dans la perspective d’une fidélisation des visiteurs
franciliens, en renforçant l’identité du musée, au-delà de la très importante fréquentation des touristes.
De nombreux travaux de recherche menés tant sur les Nymphéas que sur la collection Jean Walter et Paul
Guillaume ont ainsi permis de dégager les axes fondamentaux de ce que devait être le futur musée de
l’Orangerie. Conduits en concertation avec les responsables d’autres collections publiques parisiennes (Musée
national d’art moderne, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Musée d’Orsay), ils ont donné lieu à des
publications, des expositions et contribué à élaborer un riche programme culturel, en particulier des expositions
temporaires, organisées à compter de la réouverture du musée.
Le programme architectural, élaboré en 1997 par le directeur du musée avec le concours du département
Programmation de l’Etablissement public du Grand Louvre, validé par la Direction des musées de France, est la
fidèle application de ce projet d’établissement. Il a ainsi fixé un cadre allant bien au-delà des seules restaurations
et aménagements d’espaces d’accueil et de travail nécessaires : dégager l’identité du lieu lui-même et valoriser
chacun des ensembles présentés au musée, les Nymphéas d’une part, la collection Jean Walter et Paul
Guillaume de l’autre.
Les Nymphéas dans le nouveau projet
L’ultime exposition avant travaux, en 1999, « Monet, le cycle des Nymphéas » et les travaux de recherche qui
l’ont accompagnée ont contribué à donner une nouvelle vision de l’œuvre monumentale abritée par le musée de
l’Orangerie. Outre son inestimable valeur au sens de l’histoire de l’art, l’exposition a rappelé et éclairé les
circonstances exceptionnelles de son installation à l’Orangerie : un lieu pressenti par Claude Monet pour son
rapport étroit avec la nature (la Seine et les Tuileries, de part et d’autre du bâtiment) tout en bénéficiant d’une
implantation en plein cœur de la ville, un dispositif de présentation conçu par l’artiste et une donation historique à
l’Etat, au lendemain même de l’Armistice de 1918…
L’enjeu consistait donc, pour les Nymphéas, à retrouver les conditions d’exposition voulues par Claude Monet. Le
schéma directeur a ainsi imposé de rendre sa place centrale et rayonnante à l’ensemble, en rétablissant un
accès direct depuis l’entrée, accès compromis par les aménagements des années 60 qui, en introduisant
notamment un escalier menant vers la collection Jean Walter et Paul Guillaume, obligeaient le visiteur à
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emprunter un parcours complexe pour arriver jusqu’à la salle des Nymphéas. Par ailleurs, il s’agissait de façon
générale de rendre à l’œuvre sa dimension contemplative originelle, grâce à un réaménagement du dispositif
d’exposition, au plus près de l’installation autrefois réalisée par Monet ; soit la reconstruction du vestibule
d’entrée, le rétablissement des entrées multiples vers l’œuvre (permettant une circulation fluide du visiteur) et la
résurgence du lien initial avec la nature environnante.
La collection Jean Walter et Paul Guillaume dans le nouveau projet
La collection Jean Walter et Paul Guillaume, autre ensemble prestigieux du musée, a également bénéficié de
travaux de réfection. Ceux-ci ont guidé le projet de nouvelle présentation de la collection et donné les grandes
lignes du nécessaire aménagement de nouveaux espaces. L’ambition est ainsi de restituer le sens de
l’ensemble formé par les œuvres exceptionnelles réunies au musée de l’Orangerie, au-delà de leur valeur
propre : une collection privée constituée par des personnalités exceptionnelles, qui reflète des choix esthétiques
et des engagements hors du commun. De fait, la collection Jean Walter et Paul Guillaume revêt un caractère tout
à fait original parmi les collections publiques représentatives de l’art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.
La mise en perspective des choix des initiateurs de la collection avec leur contexte historique et culturel offre une
nouvelle vision des œuvres et éclaire l’histoire de l’art et sa réception entre les années 1910 et 1930. Le
programme de recherche a également porté sur les dimensions moins connues de la collection Jean Walter et
Paul Guillaume, telle la présence, visionnaire à l’époque, d’art primitif africain et océanien au sein de la collection.
Avant le réaménagement du musée, la collection Jean Walter et Paul Guillaume souffrait d’un manque d’espace
et perdait justement de son sens avec une présentation qui n’embrassait pas le caractère privé et personnel de la
constitution de l’ensemble, omettant ainsi la question des choix et des préférences parmi les artistes. Le projet
d’établissement a donc remis cet aspect à l’honneur et prévu une double présentation : la reconstitution d’un
univers et de son contexte historique (restitution d’appartements de Paul Guillaume et de Domenica, riche
accompagnement documentaire…) et la présentation des œuvres au regard des choix esthétiques.
Le développement des activités du musée
Conjointement à ces avancées scientifiques et muséographiques, des aspects pratiques et techniques se sont
imposés dans la réalisation architecturale, afin de pouvoir servir les ambitions définies. Le projet d’établissement
a ainsi précisé les indispensables équipements dont devait être doté le nouveau musée : des salles d’exposition
temporaires, une salle audiovisuelle, une salle pédagogique, une librairie, des réserves, une bibliothèque, des
bureaux… et des espaces d’accueil et d’information du public adaptés à l’importante fréquentation du lieu.
Dans le schéma directeur du projet architectural, ces données ont induit la démolition de l’escalier central et la
nécessité de gagner de nouveaux espaces en sous-sol.
Le projet de l’agence Brochet/Lajus/Puyeo
Le projet de l’agence Brochet/Lajus/Pueyo retenu en 1998 a non seulement respecté l’ensemble de ces
contraintes mais également apporté une contribution supplémentaire, ouvrant encore de nouvelles perspectives
pour le futur musée. L’escalier central, donnant accès à un premier étage accueillant la collection Jean Walter et
Paul Guillaume a en effet été supprimé, mais l’agence a également imaginé de détruire l’étage même. La
question de la valorisation des Nymphéas, d’une part, et de la collection Jean Walter et Paul Guillaume, d’autre
part, a ainsi été doublement et brillamment résolue. Le projet de l’agence rend en effet toute sa plénitude à
l’œuvre de Claude Monet grâce à la lumière retrouvée de la verrière zénithale et offre à la collection des espaces
étendus, au service de la nouvelle présentation. En définitive, la « nouvelle » Orangerie est dotée d’une
circulation qui offre aux visiteurs une vision chargée de sens et rend hommage aux inestimables collections du
musée.
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Les aménagements intérieurs du musée
Maître d’œuvre : Agence Brochet / Lajus / Pueyo.
« A nouveau la lumière »
Lorsqu’en 1927 s'ouvre le "musée Claude Monet" l’Orangerie des Tuileries avait été transformée, selon les
indications de l'artiste, pour y accueillir Les Nymphéas. Le grand ensemble décoratif installé dans deux salles
ovales situées dans la partie est du bâtiment était baigné de lumière naturelle grâce à un dispositif de plafond
vitré et un vélum textile.
Lorsqu’en 1960 l’architecte Olivier Lahalle modifie l’édifice pour y installer la collection Jean Walter et Paul
Guillaume, il le fait avec violence. Il construit un plancher en béton sur l’ensemble de la surface et obture ainsi la
lumière pour Les Nymphéas. Il condamne la porte Nord du vestibule menant à l’œuvre de Monet, il interdit tout
accès direct aux Nymphéas et privilégie, par un escalier monumental, la montée vers la collection nouvellement
installée au détriment de l’installation antérieure.
Lorsqu’en 1998 il nous fut demandé d’affirmer l’identité et de restaurer la dignité du lieu et des collections, nous
héritions d’un bâtiment composite et fragile constitué de trois époques différentes (1852, construction – 1927,
installation de Monet – 1960, installation de la collection Jean Walter et Paul Guillaume), qu’il n’était pas possible
de restituer dans son état d’origine. Il s’agissait d’opérer un diagnostic de cet édifice et de s’appuyer sur les
évolutions qu’il avait subies pour fonder notre nouveau projet.
Le programme préconisait, pour ce qui était des Nymphéas, de revenir au dispositif imaginé par Claude Monet,
en grande partie dénaturé. Il s'agissait, dans la mesure du possible, d'éliminer les transformations des années
60, à commencer par l’escalier monumental qui barrait l’accès aux Nymphéas, de remédier à la confusion du
circuit qui obligeait, avant de les atteindre, à traverser une partie de la collection Jean Walter et Paul Guillaume et
ainsi de rendre à l'œuvre de Monet sa place centrale au musée.
Il prescrivait, en outre, le retour au plan original des Nymphéas par reconstruction du vestibule détruit et par
réouverture des entrées multiples, en partie bouchées, qui permettaient à l’origine une totale fluidité de
circulation.
Il recommandait enfin que tout fût fait pour respecter le caractère contemplatif de l’ensemble, y compris dans ses
abords, et que fût réaffirmée sa relation avec le paysage environnant.
La réponse apportée réside en la suppression du plancher de Olivier Lahalle, au retour de la lumière naturelle sur
les Nymphéas et au redéploiement de la collection Jean Walter et Paul Guillaume et des salles d’expositions
temporaires, sous le jardin.
Pour réaliser un projet conforme à ces intentions de départ, le plancher de l’étage où était installée la collection
Jean Walter et Paul Guillaume a été démoli, avec les précautions nécessaires à la conservation des Nymphéas
maintenus en place durant le chantier. La collection est replacée dans une extension du musée en sous-sol,
glissée sous le jardin des Tuileries.
La totalité du rez-de-chaussée est restituée aux services destinés aux publics et l’accès direct, de plain-pied, du
jardin aux Nymphéas est à nouveau possible.
Le vestibule d’entrée aux Nymphéas a été reconstruit selon une interprétation, savamment réfléchie avec le
conservateur Pierre Georgel, des plans de l’installation d’origine voulue par Monet et détruite en 1960 pour faire
place à un escalier.
Au centre de l’édifice ainsi reconfiguré, une large douve forme un espace de liaison entre les deux parties
constituant le musée. Un pont en bois met en scène l’accès à l’œuvre de Monet et en permet une introduction, un
large escalier de pierre offre vue et accès à la collection Jean Walter et Paul Guillaume depuis le hall.
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Sous la verrière reconstruite, des abat-jour ont été mis en place en toiture des ovales des Nymphéas et
permettent la régulation de la lumière naturelle qui parvient de nouveau jusqu’à l’œuvre. En dessous de ces
volumes un vélum recréée le dispositif d’origine.
Les façades de l’Orangerie, rouvertes, permettent désormais une vision à travers l’édifice des terrasses sur Seine
jusqu’au jardin, situant ainsi les Nymphéas au cœur du jardin des Tuileries. Dans les salles destinées à la
collection Jean Walter et Paul Guillaume, l’éclairage naturel provient d’une longue saignée dans le sol pratiquée
sur toute la longueur de la façade Nord. Elle éclaire une galerie d’exposition en sous-sol qui occupe tout le longpan de l’édifice.
Au-dessus des salles enterrées et ainsi éclairées le jardin a été restitué à l’identique.
La symétrie en tête des jardins entre l'Orangerie et le Jeu de Paume est ainsi préservée, rien n’apparaît si ce
n’est un nouveau halo de lumière qui provient des abat-jour et signale la présence des Nymphéas, ici, dans la
ville.
Enfin, dans la partie Ouest du bâtiment est construit un volume indépendant de deux niveaux s’insérant dans
l’existant, pour contenir les services administratifs du musée.
Presque rien en apparence, mais la lumière rendue aux Nymphéas.
(Agence Brochet/Lajus/Pueyo)
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Illustrations
(Visuels disponibles pour la presse)
© Agence Brochet/Lajus/Pueyo
Coupe perspective vers le vestibule d’entrée des Nymphéas © Agence Brochet/Lajus/Pueyo
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Coupe perspective à l’intérieur du vestibule d’entrée vers les Nymphéas © Agence Brochet/Lajus/Pueyo
Coupe perspective à l’intérieur des salles des Nymphéas © Agence Brochet/Lajus/Pueyo
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Le mur d’enceinte de Charles IX, dit « enceinte des Fossés
jaunes »
La découverte de l’enceinte
En août 2003, au cours du chantier de rénovation et d’extension du musée de l’Orangerie, les excavations
réalisées le long de la façade nord du bâtiment ont mis à jour un mur d’enceinte, identifié par la suite
comme l’enceinte des « fossés jaunes ». Suivant la décision du Ministère de la culture et de la communication,
les travaux ont aussitôt été stoppés afin que l’ouvrage découvert puisse être dégagé de l’emprise du chantier et
fasse l’objet d’un relevé complet lors de fouilles archéologiques approfondies. En parallèle, une commission
d’experts a été constituée, chargée d’accompagner les fouilles et d’émettre un avis sur l’avenir des vestiges.
Les fouilles
Les fouilles ont été menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) de
septembre 2003 à octobre 2004. Elles ont permis d’étudier, sur près de 60 mètres de long et une hauteur de 2,50
mètres, un tronçon du plus ancien bastion de l’enceinte. Celle-ci, connue sous le nom d’enceinte des « fossés
jaunes » a été érigée à partir de 1566 sous Charles IX, à l’initiative de Catherine de Médicis désireuse d’avoir un
palais d’agrément près du Louvre où résidait son fils et de protéger ce nouveau domaine. La construction s’est
ensuite poursuivie sous les règnes d’Henri III (entre 1593 et 1586) et de Louis XIII (entre 1632 et 1637),pour
former le dernier des remparts de Paris construits sous l’Ancien Régime.
L’intérêt historique et topographique dégagé par la commission d’experts
Le rapport de la commission ad hoc remis au Ministère de la culture et de la communication en janvier 2004 a
souligné l’intérêt historique et topographique de la découverte archéologique. Ainsi, les vestiges permettent-il
d’identifier l’existence de cette partie du mur jusqu’alors simple conjecture, mais également de relier ce tronçon à
d’autres éléments déjà connus. Ces découvertes ont aidé à comprendre comment s’articulait le bastion des
Tuileries de la dernière des enceintes concentriques de Paris. Les travaux de recherches menés pendant la
campagne constituent également un apport signifiant à l’histoire des jardins, illustrant le glissement opéré depuis
un usage strictement militaire du bastion jusqu’à sa transformation partielle en jardin sous Louis XIII, puis
définitive lors du réaménagement du jardin des Tuileries par Le Nôtre, en 1668.
La décision de conserver l’enceinte in situ
Devant l’importance de ce patrimoine au regard de l’histoire urbaine de Paris, le Ministère de la culture et de la
communication a décidé de conserver l’enceinte des « fossés jaunes » et d’adapter en conséquence le projet
architectural du musée de l’Orangerie. L’évolution proposée a permis de valoriser ces vestiges archéologiques et
de les rendre accessibles au public, tout en respectant les impératifs de fonctionnement et de circulation du
musée. Le parcours offert aux visiteurs ménage ainsi un espace dédié dans lequel ont été reconstitués deux
tronçons de l’enceinte, in situ.
La valorisation du mur de Charles IX s’inscrit dans la lignée des chantiers conduits sous l’égide du Ministère de la
culture et de la communication sur le site du Louvre et des Tuileries, qui ont permis la mise à jour des trois
enceintes successives de Paris sous l’Ancien Régime et enrichi la connaissance de l’histoire de la ville : le mur
de Philippe-Auguste sous la Cour Carrée du Louvre, le rempart de Charles V habillé de pierre au temps de Louis
XII sous les jardins du Carrousel, celui de Charles IX et d’Henri III aujourd’hui.
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La restauration de la verrière et de la charpente métallique
Maître d’œuvre : Michel Goutal, Architecte en Chef des Monuments Historiques.
La charpente métallique et la verrière ont été entièrement restaurées tout en conservant leur aspect de 1922.
La verrière Les aménagements intérieurs prévus par le projet de l’agence Brochet/Lajus/Pueyo, qui consistaient à enlever le
plafond horizontal et à supprimer la dalle de béton du premier étage, dégageant ainsi la charpente, ont eu des
conséquences importantes sur la verrière. Toutes les contraintes qui se répartissaient auparavant entre le verre
externe, le comble et le volume intérieur sont désormais exclusivement concentrées sur le verre extérieur.
Le choix de verre s’est donc porté sur un vitrage complexe, composé (en partant de l’intérieur) :
d'un verre Stadip 8 mm, assurant la sécurité du public,
d'un vide d’air de 16 mm, assurant l’isolation thermique,
d'une glace Planistar 6 mm, en raison de sa capacité réfléchissante et de sa discrétion.
Ce choix a été validé par un essai grandeur nature qui a été réalisé par 3 échantillons équipés de verres
différents.
La charpente métallique La charpente métallique a été renforcée localement pour supporter le poids supplémentaire du verre.
L’ossature de la verrière a été conçue dans l’esprit de l’ancienne ossature qui était constituée de fers en “ T ”
inversé, et chemisés par une mince feuille de plomb sertie sur le profilé.
Cette ancienne disposition ne pouvait être conservée en raison, d’une part de son incompatibilité avec les
vitrages complexes qui étaient prévus, et d’autre part, en raison de la trop grande fragilité du sertissage en
plomb. En effet, outre les phénomènes de condensation dans le chemisage, la moindre « blessure » sur la feuille
de plomb (à l’occasion par exemple d’un remplacement de vitrage cassé) entraînait infiltration et gonflement du
fer par oxydation ; ainsi en 1999, soit à peine 40 ans après leur mise en œuvre, environ 20 % des profilés étaient
ruinés.
Pour pouvoir disposer des profils les plus libres le choix s’est porté sur le laiton extrudé, dont les filières sont
simples à fabriquer. L’ancien aspect brillant et jaune a progressivement disparu pour laisser la place à une teinte
naturellement oxydée, qui va du brun moyen au brun foncé.
Les émergences fonctionnelles (sorties et prises d’air, désenfumage) ont été traitées par des crevés de toiture
pris dans la trame des verres et habillés d’un caillebotis qui assure la continuité visuelle du plan de toiture. Cette
solution explique qu’aucun volume ne vienne saillir du plan des verres.
Les ouvrages de couverture sont de factures traditionnelles (faîtage et arêtier en plomb, chéneau en cuivre pour
éviter les ressauts sources de fuites, habillage de fronton en cuivre étamé) dont l’actuel aspect brillant se patinera
très rapidement en gris mat.
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II – DES COLLECTIONS PATRIMONIALES REVISITEES
Les Nymphéas de Claude Monet
Naissance et renaissance
Les Nymphéas, ensemble mural monumental de Claude Monet, sont désormais rendus à la lumière naturelle et
replacés au cœur du musée de l’Orangerie grâce aux travaux de rénovation et d’extension menés depuis 2000.
Poursuivi pendant douze ans, de 1914 à 1926, ce cycle puise dans l'univers familier du peintre : le « jardin
d'eau » de sa propriété de Giverny, entouré d'arbres et orné de plantes aquatiques, devant lequel, trente ans
durant, le peintre posa son chevalet pour en sonder les rythmes changeants. Sans solution de continuité, il
évoque la marche des heures, depuis le matin à l'est, jusqu'au soleil couchant à l'ouest. Le caractère vague et
indéterminé des Nymphéas permet une fluidité du regard, une plus grande liberté de l’œil devant l’oeuvre. Monet
cherchait ainsi à traduire un sentiment de continuité et d’universalité de la nature. Conçus comme un « décor »,
véritable monument public, les Nymphéas sont tout le contraire des sujets patriotiques à la gloire de la IIIe
République, qui prolifèrent alors. Pourtant, en ces années de guerre et de mobilisation, Claude Monet s’interroge
sur la place de l’artiste dans la nation et le bien fondé de son propre travail au regard du sacrifice de combattants.
C’est au cœur de ces problématiques que les Nymphéas prennent tout leur sens : ils sont à la fois le manifeste
esthétique d’un artiste visionnaire et le gage du dévouement à la nation d’un intellectuel convaincu de la
puissance civilisatrice de l’art.
Claude Monet offre les Nymphéas à la France, le lendemain même de l'armistice du 11 novembre 1918. En
1921, le bâtiment de l’Orangerie du Louvre est attribué à l'administration des Beaux-Arts, qui projette d'en faire
une annexe du musée du Luxembourg. C'est alors que l’ami et admirateur, Georges Clemenceau (alors
Président du Conseil) propose à l’artiste d’y installer les Nymphéas. Ouvert sur la Seine et sur le jardin, l’artiste y
voit un lieu privilégié de rencontre avec la nature et de calme au sein même du tourbillon urbain. Il l’imagine
comme un véritable espace de méditation, et l’ensemble significativement offert à la République Française à une
époque où l’on panse les blessures de la guerre, apparaît comme le symbole de la victoire de la civilisation sur le
temps de la barbarie.
Le « musée Claude Monet » est ainsi inauguré en 1927, quelques mois après le décès de l’artiste. Le public
découvre les Nymphéas dans la présentation conçue par le peintre et mise en œuvre par l'architecte Camille
Lefèvre. Ils occupent deux vastes salles elliptiques : sur 2 mètres de hauteur et près de 100 mètres linéaires, se
déploie un paysage d'eau jalonné de nymphéas, de branches de saules, de reflets d'arbres et de nuages,
« illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage » selon les termes mêmes de Monet.
L’orientation même de l’ensemble (est-ouest) inscrit l’œuvre dans la continuité de la lumière extérieure et de
l’écoulement des jours.
Manifestation tardive et longtemps jugée déroutante d'un impressionnisme auquel la monumentalité et l'absence
de toute figure humaine confèrent un caractère abstrait, cet immense ensemble mural est la somme de toute une
vie d'artiste.
Dans les années 1920, le caractère novateur des Nymphéas passe inaperçu auprès du public dans un contexte
dominé par le cubisme et le renouveau du réalisme. Au début des années 1950, cependant, l’abstraction lyrique
américaine fait des Nymphéas une pièce maîtresse et engage le public à porter un nouveau regard sur le cycle.
De fait, l’Orangerie connaît une fréquentation croissante (jusqu’à atteindre 500 000 visiteurs en 1998…).
Au cours des années soixante, des transformations réalisées afin d’accueillir la collection Jean Walter et Paul
Guillaume dénaturent les aménagements originaux : le vestibule ovale est détruit, une entrée parallèle est
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obstruée, une dalle surplombante prive l’ensemble de la lumière naturelle… Quelques années plus tard encore,
c’est l’accès direct aux Nymphéas qui est modifié : le cheminement de plain-pied depuis la terrasse est
interrompu par un escalier menant vers la collection Jean Walter et Paul Guillaume. Les visiteurs traversent une
partie de la collection avant d’emprunter un nouvel escalier les ramenant au rez-de-chaussée et, enfin, aux
Nymphéas.
Aujourd’hui, conformément au projet scientifique, les Nymphéas retrouvent l’intimité de leur vestibule, recréent le
dialogue avec le jardin des Tuileries, redécouvrent la lumière naturelle de la verrière restaurée ; en somme,
redeviennent le cœur vivant du musée et retrouvent la plénitude de leur sens.
Les Nymphéas, mesures de prévention et de conservation
Dès la décision du projet de rénovation du musée national de l'Orangerie, il fut convenu de mettre en place un
plan de prévention assorti de mesures conservatoires destinées à protéger les Nymphéas, maintenus in situ,
pendant les travaux du gros œuvre.
Le chantier du musée de l’Orangerie a été l'un des premiers à bénéficier de l'assistance du nouveau département
« prévention », en plus de celle du département « restauration-conservation » du Centre de recherche et de
restauration des musées de France (C2RMF).
Une démarche préalable aux travaux a été mise en place en concertation avec l'ensemble des intervenants. Elle
s’est appuyée sur un constat de l’existant, l’évaluation des risques encourus et la mise en œuvre de mesures de
prévention et de conservation.
En premier lieu, les Nymphéas ont fait l’objet d’une couverture photographique inégalée tant sur le nombre des
prises de vues sous différents rayonnements que sur la méthode visant à corriger l’erreur de parallaxe due au
support arrondi des toiles.
Plus de deux cents clichés, en lumière directe et en infra rouge, complétés par des macrophotographies pour les
zones fissurées et fragiles, ont permis d'établir un constat d’état précis des œuvres et fournirent les informations
nécessaires aux restauratrices pour la consolidation des zones sensibles des toiles.
L’analyse de la nature et du phasage des travaux programmés ainsi que celle du contexte environnemental a
permis d’évaluer les risques encourus par les œuvres. Des études de longue durée, souvent plus d’une année,
ont permis avec finesse et référence de préciser les préconisations.
Les risques d’origine mécanique liés aux travaux de démolition
Un contrôle par mesures des vibrations a été mis en place avant les travaux de démolition au mois de février
2003.
Les risques liés à l’hygrométrie
En raison de la technique picturale des Nymphéas l'hygrométrie devait rester comprise entre 50 et 65%
d’humidité relative et ses variations ne doivent pas dépasser 10% en 6 heures.
Pour éviter de telles variations décision fut prise d'installer un « anneau climatique » permettant de réguler la
température à 21° (+-4°).
Les risques de pollution comme l'empoussièrement
Un dispositif de protection rapprochée de l'œuvre, assorti d'un protocole de surveillance (mesure par le C2RMF
par microbalance à quartz) a été conçu puis réalisé sous le contrôle des restauratrices.
Des cadres ont été fixés autour de chacun des 8 panneaux décoratifs. Ils supportaient en applique un ensemble
de plusieurs « fenêtres » indépendantes recouvertes de film polyester transparent, matériau reconnu pour sa
grande stabilité chimique.
Cette intervention a permis d’isoler l'oeuvre de la poussière -grâce à l’étanchéité des joints- , et rendu possible
son observation à travers le film polyester, assurant facilement pour chaque panneau l’accès à une zone peinte
par le démontage de l’une des fenêtres.
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Cette première mesure de mise à l'abri s’est enrichie de deux protections complémentaires, constituées de 8
caissons (visitables et climatisés) et d'un platelage (plancher suspendu) surplombant ces caissons sur l'ensemble
de la surface de chacune des deux salles des Nymphéas.
Ces deux constructions permettaient de renforcer l'étanchéité à la poussière et à l’eau et d'éviter toute possibilité
de choc éventuel pendant la durée du chantier.
La redécouverte des Nymphéas
Pendant toute la durée des travaux, l’enceinte climatique a permis le maintien et le contrôle d’un climat stable et
à l’abri des poussières issues du chantier. A la fin des travaux, lors de la réouverture des caissons, un
dépoussiérage général des peintures est programmé.
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La Collection Jean Walter et Paul Guillaume
L'appellation « Collection Jean Walter et Paul Guillaume » désigne le magnifique ensemble constitué par le
marchand et collectionneur Paul Guillaume et par sa veuve, Juliette Lacaze, dite « Domenica », remariée en
secondes noces à l'architecte et industriel Jean Walter.
Paul Guillaume (1892 – 1934) est au rang des grands marchands d’art parisiens engagés dans la promotion de
l’art moderne. Moins connu mondialement qu’un Paul Durand-Ruel ou qu’un Daniel-Henry Kahnweiler, disparu
très tôt à l’âge de 42 ans, il n’en reste pas moins l’un des découvreurs les plus importants du XXe siècle. Outre
les artistes tels Matisse, Picasso, Derain, Modigliani, Utrillo, Le Douanier Rousseau ou encore Soutine qu’il
défend particulièrement, il s’intéresse également très tôt aux arts premiers.
Histoire de la constitution de la collection
Paul Guillaume incarne le glissement qui s’opère chez certains marchands (tels Durand-Ruel, Vollard ou les
frères Bernheim), entre le statut de commerçant et le statut de collectionneur privé. Ainsi s’inscrit-il dans la lignée
des « marchands-collectionneurs», une nouveauté au début du XXe siècle tant elle représente le mariage jusque
là contre nature entre l’homme d’argent – voire le spéculateur – et le collectionneur qui se targue de
désintéressement, et plus loin réalise l’ascension d’une classe sociale à l’autre – le second statut étant l’un des
signes, à l’époque, de l’appartenance à une élite.
La vie de Paul Guillaume, qui n’a pas hérité de la haute position sociale à laquelle il aspire, se nourrit de ce
double statut. Véritable amateur et connaisseur, il sut allier avec génie les relations commerciales (comme par
exemple en conseillant le Docteur Barnes) tout en gagnant la reconnaissance des milieux intellectuels et de ses
pairs. Toutes ces activités sont bien sûr intimement liées : il fonde par exemple en 1918 une revue de grande
qualité, « Les Arts à Paris », qui mêle débats critiques, actualités du monde artistique et promotion remarquable
de sa propre affaire et des œuvres de sa collection.
Constituée en parallèle avec ses activités de marchands, la collection manifeste le grand dessein de Paul
Guillaume, qui très vite, la conçoit comme un patrimoine « public ». Insatisfait – comme beaucoup d’autres alors
– par la faible visibilité de l’art moderne dans les institutions françaises, il entend remédier à la défaillance de
l’Etat en constituant un ensemble exemplaire pour le donner à voir à la communauté. En 1929, ses œuvres sont
exposées chez Bernheim-Jeune, sous le titre ambitieux de « La grande peinture contemporaine à la collection
Paul Guillaume ». Il songe d’ailleurs à aménager ses appartements de l’avenue de Messine pour ouvrir un
« hôtel-musée », accessible à tous. Pourtant il déménage à l’avenue Foch en 1930, sans que le musée annoncé
ne voie le jour. A la place, il se rapproche de l’administration des Beaux-Arts et déjà, l’on imagine une future
donation au profit de l’Etat. Mais le décès précoce de Paul Guillaume en 1934 coupe court aux spéculations et,
finalement, Domenica hérite de l’inestimable ensemble. Elle continuera d’ailleurs de le compléter selon ses
propres orientations, alors qu’elle a épousé l’architecte Jean Walter, devenu riche industriel.
La collection Jean Walter et Paul Guillaume compte aujourd’hui 144 œuvres et constitue un ensemble majeur,
témoignage prestigieux de l’effervescence de la scène artistique parisienne de la fin du XIXe siècle au début du
XXe. Si l’ambition de Paul Guillaume était bien d’œuvrer pour la découverte et la reconnaissance de l’art
moderne, ses choix n’en sont pas moins ceux d’un individu talentueux et visionnaire, choix qui reflètent des
préférences et des engagements, non une totale objectivité.
La collection compte ainsi des chefs-d’œuvre de l’avant-garde acquis par Paul Guillaume dès 1914 – 1918, à ses
débuts : Derain, Matisse, Picasso, Modigliani... D’autres œuvres les rejoignent sans que leurs auteurs soient à ce
moment encore à la pointe de la création, tels le Douanier Rousseau, Cézanne, Utrillo, Renoir, Soutine,
Laurencin… reflétant ainsi l’aspiration ambiante pour un modernisme déjà devenu « classique » et le goût
toujours vivant pour l’Impressionnisme. Paul Guillaume s’est ainsi concentré sur une douzaine d’artistes dont il
possède plusieurs œuvres et propose de la sorte sa propre lecture des avant-gardes au travers d’un brillant
ensemble.
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La Collection « Jean Walter et Paul Guillaume » et l’Orangerie
Finalement, Domenica concrétisera le souhait de son premier mari de voir sa collection honorée au titre de
l’intérêt public. Par deux actes successifs, en 1959 puis 1963, Domenica cède à l'Etat, à la condition qu'il soit
intégralement présenté à l'Orangerie, l'essentiel de la collection. Elle en conserve cependant l'usufruit jusqu'à sa
mort.
Sur ses directives, l'architecte en chef du Palais du Louvre, Olivier Lahalle, conçoit la transformation du bâtiment
pour lui permettre d'accueillir la collection. L'entrée reçoit un escalier monumental, avec une rampe en fer forgé
de Raymond Subes. Un étage est construit sur toute la longueur du bâtiment, étage qui prive par ailleurs les
Nymphéas de l'éclairage naturel et qui détruit le vestibule elliptique dessiné par Monet.
Après une première présentation de la collection, en 1966, et en attendant de l'accueillir définitivement,
l'Orangerie continue à présenter d'importantes expositions, comme Georges de La Tour en 1972, Braque en
1973, ou La peinture allemande à l'époque du Romantisme en 1976.
Après la mort de Domenica Walter en 1977, le musée de l'Orangerie ferme pour un toilettage de l'existant.
Devenu musée national de plein exercice et rouvert en 1984, il présente de manière permanente la collection
Jean Walter et Paul Guillaume, ainsi que les Nymphéas, bien que placés en position accessoire par les
aménagements successifs.
Une nouvelle présentation
Les nouveaux espaces de l'Orangerie vont enfin permettre de dégager l'identité historique et l'originalité
esthétique de la collection Jean Walter et Paul Guillaume. Directement accessible depuis le hall d'accueil, la
galerie où elle sera présentée, située sous le jardin, le long de la façade nord, bénéficiera d'un éclairage naturel
provenant d'une verrière pratiquée sur toute la longueur du bâtiment.
L’ensemble de l’exposition a pour vocation de restituer le caractère profondément intimiste de la collection.
Citons notamment un dispositif muséographique original qui restitue à taille réelle l’univers du collectionneur.
La campagne de restauration et de conservation préventive
Le musée de l’Orangerie a reçu l’assistance du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France
(C2RMF) pour les travaux sur le bâtiment et la nouvelle présentation de la collection.
Lors de la fermeture une grande partie des peintures a été entreposée au C2RMF: la disponibilité et la proximité
des œuvres a permis de réaliser des dossiers scientifiques, d’effectuer des examens détaillés et de programmer
les restaurations nécessaires.
Les opérations de restauration se sont déroulées dans les ateliers du Pavillon de Flore au sein du département
Restauration. Coordonnées par Franziska Hourrière, elles ont porté principalement sur les tableaux les plus
dénaturés par les vernissages répétés et les aménagements « esthétiques », effectués par le passé dans un but
commercial. Les vernis et retouches une fois enlevés, les Utrillo (L’église de Clignancourt, La maison de Berlioz,
La rue du Mont-Cenis, L’église Saint-Pierre de Montmartre) et les Modigliani (Paul Guillaume, Antonia) ont
retrouvé toute leur vigueur d’expression picturale.
La restauration la plus spectaculaire a été celle des deux nature-mortes de Cézanne, Fleurs dans un vase bleu et
Fleurs et fruits : ces deux petites toiles avaient été découpées, selon Ambroise Vollard, par le père Tanguy, dans
une composition plus grande restée à l’état d’esquisse ; elles furent ensuite complétées sur les bords par des
repeints destinés à leur donner une cohérence de tableaux achevés. Une photographie ancienne du tableau
dans son entier avait permis à Michel Hoog, alors conservateur du musée, de rapprocher ces deux fragments de
la peinture originale disparue : sur la base de ce document et des photographies scientifiques, les repeints
postérieurs ont donc été supprimés, rendant ainsi à Cézanne la liberté de sa facture.
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Pour les cadres des tableaux qui sont ceux choisis par les collectionneurs, une réflexion a été menée par la
direction du musée et l’atelier de restauration des cadres et bois doré du C2RMF, placé sous la responsabilité de
Roland Février. Celle-ci a permis d’engager quelques restaurations fondamentales comme celle du cadre de La
carriole du Père Junier d’Henri Rousseau, et des interventions dites de « bichonnage », effectuées sur place,
dans les différentes réserves attribuées au musée pendant sa fermeture.
Toutes les restaurations ont été effectuées en collaboration avec Patrick Mandron et les restaurateurs chargés de
l’aménagement des cadres en vue de l’installation systématique d’un verre feuilleté extra-blanc, anti-reflet et antiUV. Ce type de verre a été choisi pour protéger la couche picturale des dégradations dues à la lumière, la
pollution environnementale (poussière) et aux chocs mécaniques, toujours possibles malgré les précautions
prises.
En conclusion, la participation du C2RMF à la rénovation du musée de l’Orangerie s’est organisée selon
plusieurs axes. La connaissance des œuvres s’est enrichie de nouveaux documents qui viennent s’ajouter aux
dossiers d’œuvres ouverts dès l’entrée de la collection dans le patrimoine national en 1963. Les interventions de
restauration sur les peintures et sur les cadres se sont accompagnées de mesures destinées à assurer les
meilleures conditions de conservation possibles pour le futur.
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III - UN PROGRAMME INEDIT DE MANIFESTATIONS
TEMPORAIRES
Orangerie, 1934 : les Peintres de la réalité
Du 21 novembre 2006 au 5 mars 2007
Commissaire : Pierre Georgel, directeur du musée de l’Orangerie
A l'automne 2006, l'exposition « Orangerie, 1934 : les Peintres de la réalité » inaugurera les nouveaux espaces
d'expositions temporaires de l'Orangerie.
Cette première manifestation est destinée à faire un lien symbolique entre le passé et l'avenir de l'Orangerie en
évoquant une de ses expositions passées les plus notoires et les plus fécondes, « Les Peintres de la réalité en
France au XVIIe siècle », organisée en 1934 par Paul Jamot et Charles Sterling. Cette exposition, où fut révélé
l’œuvre de Georges de La Tour, allait profondément et durablement renouveler l'appréciation de l'art français du
XVIIe siècle.
Outre une reconstitution virtuelle intégrale et la présentation d'un large choix d'œuvres originales présentées en
1934 (près de 80 peintures du XVIIe siècle, œuvres de Georges de La Tour, des frères Le Nain, de Philippe de
Champaigne, etc., issues de prestigieuses collections publiques et privées), l'exposition de 1934 sera replacée
dans son contexte politique et intellectuel par un substantiel « dossier » historique. Enfin, une forte section fera
découvrir les consonances entre « peintres de la réalité » du XVIIe et du XXe siècle, avec une quinzaine
d'œuvres de Maurice Denis, Picasso, Léger, Balthus, Hélion, ainsi que plusieurs peintres des années 30 qui
furent fameux en leur temps et qu'on aura l'occasion de redécouvrir.
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IV - UNE NOUVELLE OFFRE D’EDITIONS ET DE
PRODUITS
Les éditions
À l’occasion de la réouverture du musée de l’Orangerie, Pierre Georgel a
choisi de présenter en trois ouvrages de la même série les collections et
l’histoire du musée de l’Orangerie. La formule originale des modules dépliants
permet d’offrir en grand des livres à visiter comme une exposition.
En librairie le
25 mai 2006
Le musée de l’Orangerie
« Unique en son genre » : c’est ainsi que six grands intellectuels mobilisés pour sa
sauvegarde qualifiaient, dans une tribune du Monde, le musée
choisi et aménagé par Monet pour en faire l’écrin de son chef-d’œuvre
« testamentaire ». Pierre Georgel retrace et analyse dans ce petit livre – complété
par deux autres de la même série – la suite de bonnes et mauvaises fortunes par
lesquelles la boîte de pierre édifiée sous Napoléon III
à l’extrémité du jardin des Tuileries passa de l’état d’orangerie à celui de musée, et
d’une maigre fréquentation à une sorte de plébiscite permanent. Chemin faisant, il
donne un aperçu de ce qui fait l’originalité des deux grands ensembles conservés à
l’Orangerie : les Nymphéas « asile d’une méditation paisible » offert à l’homme
moderne aux « nerfs surmenés », et la splendide Collection Jean Walter et Paul
Guillaume, dont le fondateur rêvait de faire « le premier musée français d’art
moderne » et qui témoigne, dans son dédain de l’orthodoxie avant-gardiste, d’un
goût à la fois exigeant et libéral, résolument acquis à l’art moderne mais avant tout
soucieux d’excellence et conscient que tradition et modernité ne sont nullement
incompatibles.
L'auteur : Historien estimé de l’art et de
la littérature en France du milieu du XVIIIe
au milieu du XXe siècle, Pierre Georgel
a par ailleurs une longue carrière de
conservateur de musée. Directeur du
musée de l’Orangerie depuis 1993, il en
a conçu et mené
à bien la grande rénovation de 20002006. Il est l’auteur entre autres de
Dessins de Victor Hugo dans la
collection Hors Série Découvertes, et de
Courbet, le poème de la nature dans la
collection Découvertes Gallimard.
Les Nymphéas
HORS-SÉRIE GALLIMARD
Aller et venir dans la peinture comme le promeneur dans la nature, c’est
l’expérience offerte aux visiteurs des Nymphéas. Somme intimement méditée de
l’art et de la pensée de Monet, le grand ensemble mural de l’Orangerie était aussi
une entreprise inédite : la peinture cessait de se présenter comme un spectacle, vu
à distance, pour devenir un milieu, qui enveloppe littéralement le spectateur. Pour
donner « l’illusion d’un tout sans fin, d’une onde sans horizon et sans rivage »,
Monet a inventé un traitement révolutionnaire de l’espace : sans limites objectives,
confondant haut et bas, avant et arrière, dessus et dessous, à l’image de la réalité
informe, mouvante, illimitée, dont la nappe d’eau et sa fragile parure sont la figure
accomplie.
La Collection
Jean Walter et Paul Guillaume
L’ensemble fameux du musée de l’Orangerie désigné par l’appellation « Collection
Jean Walter et Paul Guillaume » est, pour l’essentiel, l’œuvre d’un grand marchand
de tableaux, Paul Guillaume (1891-1934), un de ces « passeurs » – écrivains,
marchands, collectionneurs... – qui gagnèrent à l’art moderne un public de plus en
plus étoffé, ouvrant la voie à son triomphe définitif. « Une création au sens propre
du terme » – selon les mots d’un critique de l’époque –, car toute empreinte de sa
pensée. Surtout, au-delà de la délectation de son possesseur, elle répondait à un
objet ambitieux et généreux : conscient de participer au « bon combat » pour l’art de
son temps, Paul Guillaume entendait constituer un véritable ensemble-témoin qui
en deviendrait le manifeste public.
Ouvrir... déplier... découvrir !
Format 150x200 mm
Chaque volume, 11,90€
En coédition avec la RMN
SERVICE DE PRESSE
Editions Gallimard
Attaché de presse Paris :
David Ducreux – tél. 01 49 54 16 70
[email protected]
Attaché de presse Province/Etranger :
Alain Deroudilhe –tél. 01 49 54 14 29
[email protected]
fax commun : 01 49 54 42 22
RMN
Attachée de presse édition :
Annick Duboscq – tél. 01 40 13 48 51
[email protected]
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Les éditions de la Réunion des musées nationaux autour du musée de l’Orangerie
Les Nymphéas de Claude Monet au musée de l’Orangerie
par Michel Hoog, directeur du musée de l’Orangerie jusqu’en 1992
L’ouvrage montre toute l’importance de la série des Nymphéas, inspirée par l’étang que Claude Monet (18401926) avait aménagé dans son jardin de Giverny et à laquelle il consacra les vingt dernières années de sa vie (le
thème apparaît dans son œuvre dès les années 1890).
Appuyées sur de nombreux documents, pour la plupart inédits, une étude historique et une étude stylistique
situent les Nymphéas dans la carrière du peintre et dans l’art du XXe siècle. Un chapitre récapitule leur
extraordinaire fortune critique qui témoigne de la fascination singulière qu’ils ont exercée tant sur les écrivains
(Proust, Péguy ou Claudel) que sur les peintres.
Les huit panneaux des Nymphéas de Monet sont reproduits en couleurs et intégralement. Leur format
panoramique a exigé une mise en page appropriée, comportant plusieurs dépliants.
Editions de la Réunion des musées nationaux
Collection « Album », 22 x 28 cm, 128 pages, 60 illustrations dont 50 en couleurs, broché
RMN : GA 10 5068 / ISBN : 2-7118-5068-4
version anglaise : RMN : GA 20 5069 / ISBN : 2-7118-5069-2
version japonaise : RMN : GA 30 5070 / ISBN : 2-7118-5070-6
Diffusion Interforum / Parution : mai 2006 / Prix : 19,50 €
Regards sur les Nymphéas
par Sylvie Patin, conservateur en chef au musée d’Orsay
Préface d’Yves Pouliquen, de l’Académie française
Cet ouvrage analyse les regards, critiques mais surtout admiratifs, portés sur les Nymphéas de Monet dès leur
création, par des écrivains, des critiques, des peintres, des philosophes, de Paul Claudel à Michel Butor, en
passant par Clemenceau, Proust, André Masson... Au fil des notations saisies dans leurs écrits, le lecteur
découvre toute la complexité de cette œuvre. La diversité et la richesse des impressions parfois très
contradictoires dont rend compte ce petit ouvrage enrichit le regard que l’on peut porter aujourd’hui sur les
Nymphéas, tout en constituant un intéressant témoignage sur la réception de ces chefs-d’œuvre tout au long du
XXe siècle.
Editions de la Réunion des musées nationaux
15 x 21 cm, 48 pages, 15 illustrations noir en blanc, broché
RMN : GA 10 5138 / ISBN : 2-7118-5138-9
Diffusion Interforum / Parution : mai 2006 / Prix : 15 €
Contact presse :
Réunion des musées nationaux, Annick Duboscq, 01 40 13 48 51, [email protected]
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La librairie-boutique de la Réunion des Musées Nationaux
Directement accessible à tous les visiteurs, munis ou non d’un billet d’entrée, la librairie-boutique de la RMN
occupe un espace de 70 m2. Elle est située à l’entresol, non loin des Nymphéas et sur le parcours menant les
visiteurs dans les salles d’exposition de la collection Jean Walter et Paul Guillaume.
La librairie proposera un vaste choix d’ouvrages sur les Nymphéas, Claude Monet et la collection Jean Walter et
Paul Guillaume, ainsi que sur l’environnement artistique et historique de ces fonds (mouvements, inspirateurs…).
Ses horaires sont identiques à ceux du musée.
Les produits dérivés
Des produits inédits spécialement édités par la RMN seront également en vente :
Etole « Nymphéas le matin », soie, 85 €
Etole « impression Monet », laine et soie, 145 ¤€
Torchon Cézanne « Oignons », coton de jacquard tissé, 15 €
Torchon Cézanne « bouteille », coton de jacquard tissé, 15 €
Torchon Cézanne « vase et pommes », coton de jacquard tissé, 15 €
Eventail, visuels Les Nymphéas de Monet ou La Maternité de Renoir, 6 € (disponible fin juin)
Jeu de 52 cartes + 2 jokers, visuel Les nymphéas, 5 €
Montre femme, visuel Les Nymphéas, 25 €
Mug, Les Nymphéas de Monet ou La Maternité de Renoir, 9 €
Stylo et porte-mines, visuels Les Nymphéas de Monet ou La Maternité de Renoir, 2 €
Parapluie, pliant, 9,50 €
Sac, visuels Les Nymphéas de Monet ou La Maternité de Renoir, toile imperméable bleu marine,
fermeture pression, pochette intérieure, 15 €
Serviettes en papier, visuel Les Nymphéas, à 6 €
Kit de 4 sets de table et 4 dessous de verre, visuel Les Nymphéas, 9 €
Tee-shirt, visuel Les Nymphéas (décliné en blanc et en noir), 4 tailles, 15 €
Boîtes en métal contenant un savon (parfum Lotus), visuel Les Nymphéas, 9 €
Bougie, parfum Lotus à 10.40 €
Coussins brodés mains, visuel Les Nymphéas, à glisser dans des armoires, parfum Lotus à 8.60 €.
Série de « boîtes » : métal doré, petite boîte à pilules rondes, 6.50 € ; miroir de sac carré, 11€ ; miroir de
sac ovale, 10.50 €.
Photophore, visuel Les Nymphéas, 17.50 €
Petit carnet 100 x 148 cm, 7€.
Contact presse : Sophie Mestiri, RMN – Tél. 01 40 13 41 95
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V – INFORMATIONS PRATIQUES
Le musée de l’Orangerie rouvrira ses portes au public le mercredi 17 mai 2006 à partir de 12h30.
Gratuité le mercredi 17 et jeudi 18 de 12h30 à 19h, le vendredi 19 de
12h30 à 21h, le samedi 20 et le dimanche 21mai de 12h30 à 19h.
Horaires
Ouvert tous les jours, sauf le mardi.
Le matin :
accès réservé aux visiteurs en groupe munis d’une réservation
de 9h à 12h30
L’après-midi :
accès réservé aux visiteurs individuels
de 12h30 à 19h
nocturne jusqu’à 21h le vendredi
Tarifs
Plein tarif :
Tarif réduit :
Gratuité :
6,50€
4,50€ (de 18 à 25 ans inclus, pour tous le dimanche)
- de 18 ans et 1er dimanche de chaque mois
Adresse et accès
Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris
Accès :
Métro lignes 1, 8, 12 station Concorde
Bus RATP lignes 24, 42, 52, 72, 73, 84, 94 arrêt Concorde
Parking :
jardins des Tuileries et du Carrousel (accès par le quai des Tuileries ou la rue de Rivoli)
rue du Mont Tabor
rue des pyramides
Etablissement doté d’équipements spécifiques pour l’accès des personnes à mobilité réduite
Audioguides multilingues.
Renseignements téléphoniques pour le public : 01 44 77 80 07 (tarif normal France Télécom)
Site internet : www.musee-orangerie.fr
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VI – PARTENAIRES MEDIAS
Le Parisien
Le quotidien régional de l'Ile-de-France
Le Parisien suit une ligne éditoriale sans équivalent : il traite de tous les sujets de façon simple
pour donner à tous, sans parti pris, les clés pour comprendre le monde d’aujourd’hui.
Sept jours sur sept, le Parisien offre aux Franciliens une information de qualité en restant le
quotidien de tous les publics dans l’optique d’informer, distraire et rendre service.
Journal d’information de proximité, le Parisien compte dix éditions départementales avec des
rédactions installées au cœur des départements d’Ile-de-France et de l’Oise. Chaque édition rend
compte de l’actualité des arrondissements de la capitale, des villes et quartiers de son
département, en traitant les événements politiques, sociaux, culturels et en donnant des
informations pratiques.
Le lecteur trouve ainsi avec le Parisien deux journaux en un : l’information locale, déclinée par
département d’Ile-de-France, fait l’objet d’un cahier central tandis que l’actualité nationale,
articulée en onze rubriques thématiques, est traitée dans les pages de début et de fin du journal.
Le Parisien consacre un large traitement à l’actualité culturelle.
A ce titre, le journal est fier d’être associé à la réouverture de l’Orangerie.
Tous les jours, les pages « Les Spectacles » détaillent l’actualité culturelle nationale.
Cinéma, théâtre, concerts, sorties d'albums, livres, BD, DVD… mais aussi actualité de la
télévision et de la radio, ces pages spectacles sont rythmées par des rendez-vous récurrents
comme les succès de la semaine (le mardi) ou les sorties cinéma (le mercredi). Fidèle à sa ligne
éditoriale, le Parisien donne la parole aussi bien aux artistes qu’aux spectateurs (le « bouche à
oreille » du jeudi).
Avec les pages « Temps libres » du cahier départemental, toute la diversité culturelle en Ile-deFrance et dans l’Oise est abordée, pour tous les âges et dans tous les genres. Chaque semaine, les
journalistes donnent des idées de sorties - promenades, spectacles d’accès libre (« C’est gratuit »),
théâtre, cinéma, expositions…- et aident le lecteur à faire sa sélection.
Le samedi, la rédaction livre « les bons plans du week-end » pour toute l’Ile-de-France.
De même, le cahier loisirs du dimanche guide les Parisiens dans leurs choix culturels du dimanche
après-midi.
Les Chiffres de diffusion :
En 2005, la diffusion d’Aujourd’hui en France était de 158 465 exemplaires (OJD 2005 –
diffusion France payée), ce qui représente 484 000 lecteurs chaque matin (Audience Euro PQN
2005).
Le dimanche, Aujourd’hui en France est diffusé à 94 201 exemplaires (OJD 2005 – diffusion
France payée).
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Elle Décoration
PARTENAIRE DE LA RÉOUVERTURE
DU MUSÉE DE L’ORANGERIE
ELLE DECORATION a toujours défendu un certain nombre de valeurs
esthétiques qui combinent l’art et l’art de vivre. Sans rien renier du passé,
notre journal ne s’interdit aucune fantaisie, même irrévérencieuse, pourvu
que celle-ci soit innovante et bouscule nos traditions de façon créative. C’est
pourquoi toute notre admiration va aux impressionnistes et à ceux qui les ont
suivis, les Derain, Picasso, Modigliani, Soutine, tous ces hommes au regard
extralucide qui ont su renouveler notre façon de voir le monde.
ELLE DECORATION est heureux et fier aujourd’hui d’être partenaire de la
réouverture du Musée de l’Orangerie et de ses collections permanentes,
« Les Nymphéas de Claude Monet » et « La Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ».
25
RESSOURCEZ-VOUS C’EST VITAL
Radio Classique écrit une nouvelle page de son histoire. C’est donc une radio transformée que
vous pouvez désormais écouter ; une radio dont les principes sont le plaisir de la musique, la
pertinence de l’information et l’ouverture vers de nouveaux publics.
Radio Classique conserve son format unique dans le paysage radiophonique français : la
diffusion de musique classique et le traitement de l’information économique aux moments clés de
la journée. Cependant, la mise en ondes des programmes est totalement renouvelée.
Une radio de musique classique enfin accessible
La musique classique est un formidable vecteur d’émotion et de plaisir. Elle est pourtant trop
souvent considérée comme inaccessible, réservée à une élite ou inabordable sans une
connaissance préalable de son histoire, de ses codes. Radio Classique veut modifier cette
perception grâce à une programmation plus rythmée, des œuvres plus connues, présentées
désormais en direct par des animateurs au ton naturel et chaleureux. L’auditeur est au centre du
projet car Radio Classique peut maintenant le séduire, lui donner la parole, programmer ce qu’il
demande.

Radio Classique développe également une nouvelle approche pour ses auditeurs les plus
mélomanes, qui seront comblés à l’écoute de soirées thématiques abordant tous les répertoires
et l’actualité de la musique classique. Radio Classique se fait enfin le relais du spectacle vivant :
en soutenant la fréquentation de très nombreuses salles et événements de qualité ; en devenant
le partenaire actif de grandes institutions musicales françaises.
Plus d’information économique en « prime time »
L’évolution de Radio Classique se traduit par un recentrage sur l’information économique et
financière et un développement des journaux le matin et en journée. Un nouvel habillage et un
ton plus rythmé renforcent le dynamisme de l’antenne. L’information est débattue, analysée et
mise en perspective chaque jour.

Une radio qui informe efficacement ses auditeurs et rend compte avec pertinence des débats
économiques de la société : tel est le credo de cette rentrée. Pour y parvenir, Radio Classique
s’appuie sur les compétences de sa rédaction et la contribution de nouvelles « signatures » de la
presse.
Une image renforcée
Cette nouvelle offre radiophonique s’accompagne d’une communication tout à fait différente du
passé. Elle est constituée d’une part du changement du logo de la station, d’autre part d’une
campagne de publicité très affirmée.

Radio Classique veut faire mieux connaître ses qualités et faire croître son audience en
développant le message de sa nouvelle accessibilité, ainsi que les bénéfices que son écoute
procure. De nombreux et nouveaux partenariats viennent accentuer cette démarche.
Radio Classique est reçue par 35 millions de français.
La station est présente dans plus de 100 villes en France via un réseau de 72 fréquences.
Toutes les fréquences et de nombreux services sur
www.radioclassique.com ou au 0 892 68 12 80 (0,34€/mn)
26
Plurielles.fr / Le musée de l’Orangerie
Plurielles.fr, toutes les femmes s’y retrouvent !
 Dans le club, elles discutent sur les forums et le ‘‘chat’’ privé. Avec les blogs elles
peuvent échanger avec les journalistes de la rédaction ainsi qu’avec tous les peoples
parrains et marraines du site : Ingrid Chauvin, Nathalie Garçon, Alain Passard,
Nathalie Vincent, Olivier Lapidus …
 Financièrement, elles bénéficient d’une multitude de privilèges réservés aux
membres du club : accès VIP pour des ventes privées, coupons de réduction, offres
spéciales, accès à des jeux-concours et à des relookings, …
 Chaque jour, elles peuvent consulter toutes les informations mode, beauté, santé,
forme, couple, enfants, déco mais aussi people, mariage, psycho, astro, luxe ou
cuisine.
 Elles y retrouvent également chaque semaine l’actualité des sorties, spectacles et
expositions.
A ce titre, l’équipe de Plurielles.fr est heureuse de s’associer à la réouverture du
Musée de l’Orangerie.
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ANNEXES
Fiche technique des travaux
Maîtrise d’ouvrage générale : Ministère de la culture et de la communication/
Direction des musées de France
Restructuration du musée
Conception générale du projet
Maître d’ouvrage
Assistance à la maîtrise
d’ouvrage
Maîtrise d’œuvre
Pierre Georgel, directeur du musée de l’Orangerie
ÉMOC, Etablissement public de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels
-
Organisation pilotage et coordination : CEROC
Contrôle technique : APPAVE
Coordination sécurité et protection de la santé : ASR International.
Restauratrices : Claire Bergeaud, Franziska Hourrière
Restructuration :
Architecte mandataire : Agence Brochet / Lajus / Pueyo .
Architecte projet : Olivier Brochet
Chef de projet : Philippe Carle
Bureau d’études : Betom Ingenierie Eclairage : Anne Bureau .
Aménagements audiovisuels : MTCE
Mobilier muséographique :
Architectes : Agence Brochet / Lajus/ Pueyo
Signalétique :
ENT Design
Maquettes :
Maquettes historiques de l'Orangerie: ARTEFACT
Maquettes de l'appartement de Paul Guillaume : Rémi Munier
Restauration de l’existant du clos et du couvert
Mandataire du maître d’ouvrage
Maîtrise d’œuvre
ÉMOC, Etablissement public de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels
-
Architecte en chef des monuments historiques : Michel Goutal
Vérificateurs : cabinets Tomasina et Tinchant.
28
Principaux objectifs
Retrouver l’identité de l’édifice, respecter la spécificité des collections et offrir de bonnes conditions
d’accueil du public et d’action culturelle.
Pour permettre à l’édifice de retrouver son identité et aux collections la plénitude de leur sens d’importants
travaux sont engagés, afin que :
- Les Nymphéas redeviennent le cœur vivant du musée, bénéficient d’un accès direct et central, enfin
retrouvent l’éclairage naturel et la totalité du plan conçu par Monet, et en partie occulté par les
aménagements ultérieurs ;
- La Collection Jean Walter et Paul Guillaume dispose d’un espace satisfaisant, permettant une
présentation articulée et ménageant des séquences didactiques;
- Le musée dispose d’équipements à l'échelle de sa notoriété : espaces d’expositions temporaires, salle
audiovisuelle, salle pédagogique, librairie, réserves, espace de documentation, bureaux, vestiaires et
toilettes.
Nature des travaux
A l'intérieur :
Le premier étage est supprimé : Sous la verrière reconstruite, des abat-jour sont mis en place en toiture
des ovales des Nymphéas et permettent la régulation de la lumière naturelle qui parviendra de nouveau
jusqu’à l’œuvre. En dessous de ces volumes un vélum recréera le dispositif d’origine.
Au rez-de-chaussée, l’accès direct aux salles des Nymphéas est rétabli et le vestibule initial des
Nymphéas, dessiné par Claude Monet mais détruit en 1964, est réinterprété.
De nouveaux espaces sont créés en sous-sol, sur une surface de
3 100 m_, sous la terrasse de l’Orangerie, pour recevoir la collection Jean Walter et Paul Guillaume. Ils
associent lumière naturelle et lumière artificielle.
Une présentation du mur d’enceinte de Charles IX a également été intégré dans ces nouveaux espaces.
Dans la partie Ouest du bâtiment est construit un volume indépendant de deux niveaux s’insérant dans
l’existant, pour contenir les services administratifs du musée.
A l'extérieur :
La charpente métallique a été conservée après consolidations ponctuelles. La verrière a été restaurée en
lui conservant l’aspect initial de 1922 ; les profilés de vitrage sont réalisés en laiton (qui brunira en l’espace
d’un à deux ans), le vitrage est double afin d’assurer l’isolation thermique et la sécurité du public. La
couverture des frontons et des chéneaux sont réalisés en cuivre étamé qui se patinera en gris foncé en
moins d’une année ; le faîtage et les arêtiers sont en plomb, les prises ou évacuations d’air sont traitées en
décaissé de toiture afin d’éviter la prolifération « d’émergences fonctionnelles » sur les plans de toiture.
Les façades sont restaurées et remaniées : les baies vitrées sont en partie restituées dans une
interprétation de leur état original.
-
Les pignons Est et Ouest sont restaurés ;
-
La longue façade Sud initiale est restituée avec ses verrières sur les quatre premières travées. Les
cinq autres travées sont restaurées.
-
La longue façade Nord anciennement aveugle est pourvue de verrières sur les quatre premières
travées.
Achèvement des aménagements paysagers de la terrasse, et installation des sculptures de Rodin et de
l’œuvre de Kirili.
Surfaces Surface totale du musée après rénovation et extension : 6 300 m2 dont
-
surface rénovée dans le bâtiment existant :
3 200 m2 (dont 575 m2 pour les salles des Nymphéas)
-
surface créée en sous sol :
3 100 m2 (dont 1 000 m2 pour la collection Walter-Guillaume)
29
Délai
Budget
Clos et couvert :
début des travaux : septembre 2001
fin des travaux : verrière : mi 2004 ; façades et frontons : 2006
Aménagement intérieur :
début des travaux : 15 novembre 2002
fin des travaux : 2006
Réouverture du musée : mai 2006
Clos et couvert : 4, 05 M€
Aménagement du musée :
24,84 M€ (*)
(*) dont 27,5% apportés par les recettes de la tournée internationale de l'exposition
« De Renoir à Picasso » : chefs-d'œuvre du musée de l'Orangerie, organisée par le musée.)
Les entreprises
Entreprises clos couvert :
- Echafaudage : TRAPPEN
- Maçonnerie pierre de taille :
façade Ouest et corniche : PAYEUX
façades Nord, Sud, Est et rempart Charles IX :M.P.R
- Verrière : LAUBEUF
- Charpente : CHARPENTIERS DE PARIS
- Couverture : BOUTEL
- Peinture : ANTICORROSION
- Sculpture façade Ouest : SOCRA
- Sculpture façade Est : BOUVIER
Entreprises restructuration du musée :
- Gros oeuvre: LEON GROSSE / LAINE DELAU
- Etanchéité : Ets MAURY
- VRD : SCREG
- Menuiseries extérieures : LAUBEUF
- Menuiseries intérieures métalliques : SMG GARGINI
- Plâtrerie/ Doublage Isolation : IDFP
- Menuiserie bois : LES CHARPENTIERS DE PARIS
- Menuiserie Muséographie : GILLET
- Sol Pierre : France SOLS
- Faïences - carrelage : France SOLS
- Sols souples : SOCAPE
- Granito : EUROSYNTEC
- Peinture : SOCAPE
- Métallerie serrurerie : VULCAIN
- Métallerie, vitrerie, muséo : BOSCHES
- Occultation stores : ROUSSEL STORES
- Agencement mobilier
LES CHARPENTIERS DE PARIS (LCP)
- CVCD : ARRIZOLI, BERNARD et PERRE (ABP)
- Plomberie : STEFAL
- Electricité courants forts : VD
- Ascenseurs : ALMA
- Courants faibles : CEGELEC
- Maçonnerie pierre de taille : MPR
- Charpente bois : LES CHARPENTIERS DE PARIS (LCP)
- Mur d’images, vitrines : BOSCHER GRAVURE
- Signalétique : BOSCHER GRAVURE
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Chronologie
1852
Décision par le décret du 25 mai 1852 de la construction d'une nouvelle Orangerie pour le Louvre. Deux architectes
travailleront successivement à l'édification du bâtiment : Firmin Bourgeois puis Louis Visconti, architecte de l'extension du
Palais.
La nouvelle orangerie est un grand rectangle constitué, coté Sud (vers la Seine) d'une verrière, source de lumière pour les
plantes, et coté Nord (vers le jardin des Tuileries) d'un mur aveugle. A l’est et à l’ouest deux accès aux portes
monumentales, surmontées de sculptures à sujets agricoles dues à Gallois-Poignant.
Jusqu'en 1921
L'Orangerie perd peu à peu sa fonction initiale d'abri pour les orangers. Le bâtiment est alors dévolu à l’organisation
d’événements divers : expositions (scientifiques, canines, artistiques…), manifestations patriotiques, concours sportifs,
représentations théâtrales…
Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment sert de dépôt de matériels militaires et de lieu d’hébergement pour les
soldats mobilisés.
1921
Attribution du bâtiment à l'administration des Beaux-Arts. Alors que les pouvoirs publics projettent d'en faire une annexe du
musée du Luxembourg (ancien musée d'art moderne), elle est proposée par Clemenceau à Claude Monet pour y installer le
vaste ensemble décoratif qui constitue l'aboutissement de son œuvre et dont il a annoncé l'intention de faire don à la France
au lendemain de l'Armistice de 1918 : Les Nymphéas.
Mai 1927
Ouverture du "musée Claude Monet".
Le public découvre les Nymphéas dans la présentation conçue par le peintre, et mise en œuvre par l'architecte Camille
Lefèvre.
La forme oblongue du bâtiment se prête à merveille au déroulement de la grandiose frise déployée en une double ellipse sur
environ 500 m2 à l'est de l’Orangerie et bénéficiant d’un éclairage naturel.
La moitié ouest du bâtiment est aménagée en galerie d'exposition temporaire.
Après 1945
L'Orangerie forme avec la galerie du Jeu de Paume -qui accueille les collections impressionnistes du Louvre- une seule
entité relevant du Département des Peintures du Louvre, les "Galeries nationales du Jeu de Paume et de l'Orangerie" Celleci devient un des grands pôles de la vie artistique à Paris.
Jusqu’en 1959
L’Orangerie accueille une centaine d’expositions de très grand rayonnement, telles que celle consacrée en 1934 par Paul
Jamot aux Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle, ou encore, en 1946 une exposition de chefs-d’œuvre des
collections privées françaises, rapatriés d'Allemagne par les Alliés.
1959 et 1963
Par deux actes successifs, Juliette Walter, dite « Domenica » vend à l’Etat l’essentiel de la prestigieuse collection réunie par
son premier mari, le grand marchand d'art parisien Paul Guillaume (1892-1934), collection dont elle avait vendu certaines
pièces importantes (de Matisse, par exemple) tout en en poursuivant l’enrichissement (notamment plusieurs Cézanne).
La « collection Jean Walter et Paul Guillaume » - ainsi dénommée par Domenica pour associer à la mémoire de Paul
Guillaume celle de son second mari, l’architecte et industriel Jean Walter (1883-1957) - comprend 144 œuvres de Cézanne,
Renoir, Rousseau, Matisse, Picasso, Derain, Utrillo, Modigliani, Soutine…
Domenica Walter conserve l’usufruit de la collection, et impose comme condition qu’à sa mort l’ensemble soit présenté dans
son intégralité et de façon permanente à l’Orangerie des Tuileries.
1959-1965
L’architecte en chef du Palais du Louvre et des Tuileries, Olivier Lahalle, est en charge d'une transformation majeure du
bâtiment en prévision de l'accueil de cet ensemble, transformation réalisée conformément aux souhaits de Domenica Walter.
Un étage est construit sur presque toute la longueur du bâtiment, privant désormais les Nymphéas de leur éclairage naturel.
Le vestibule ouest est réaménagé avec un escalier circulaire à rampe en fer forgé dû à Raymond Subes, appelé lui-même à
être déposé dans le réaménagement actuel. La modification des circulations inscrit la visite des Nymphéas - privés de leur
accès propre - en milieu de parcours, masquant au visiteur le caractère majeur de l'œuvre et le geste fondateur de l'artiste.
31
1966
Première présentation temporaire de la collection Jean Walter et Paul Guillaume, organisée par Hélène Adhémar à
l’Orangerie. La galerie continue d’accueillir à cette époque d’importantes expositions, comme Georges de La Tour en 1972,
Soutine et Braque en 1973, Juan Gris en 1974, La peinture allemande à l’époque du Romantisme en 1976, Delaunay en
1977, ou encore celles consacrées à la donation Pierre Lévy, constitutive du futur musée d’art moderne de Troyes, et à
l’œuvre d’Henry Moore en 1978.
Ouverture des Galeries nationales du Grand Palais avec l’exposition « L’Art nègre » puis Hommage à Picasso. Un nouveau
pôle artistique s’impose ainsi au sein de la capitale en attendant l'ouverture de deux autres pôles apparentés à l'Orangerie
par la nature de leurs collections, le Centre Pompidou (1977) et le musée d'Orsay (1986).
1977
Décès de Domenica Walter.
1978
Le musée de l’Orangerie ferme ses portes.
Mai 1984
Après des travaux de rénovation et de restructuration limités, le musée de l’Orangerie détaché du Louvre et rouvert au
public, devient un musée national de plein exercice qui présente de manière permanente les Nymphéas et la collection Jean
Walter et Paul Guillaume.
Ce musée connaît vite un très grand succès : sa fréquentation annuelle -hors expositions temporaires- passe de 218 422
visiteurs (1984) à 503 147 (1998).
1986
Fermeture du musée du Jeu de Paume et ouverture du musée d’Orsay.
1996
Le Ministère de la culture et de la communication / Direction des musées de France prend la décision d'un nouveau
réaménagement complet du musée national de l’Orangerie.
1999
Présentation de l'exposition Monet : le cycle des Nymphéas, par M. Pierre Georgel, directeur du musée.
2000
Fermeture du musée début janvier.
Septembre 2001
Début des travaux
Août 2003
Découverte de l’enceinte et interruption des travaux de terrassement
Novembre 2003
Constitution d’une commission d’experts
Janvier 2004
Présentation du rapport de la commission d’experts et décision du Ministre de la Culture et de la Communication de
conserver le mur d’enceinte.
Mai 2006 : réouverture du musée de l’Orangerie
32
Liste des œuvres de la Collection Jean Walter et Paul Guillaume
Paul CÉZANNE (1839-1906)
Nature morte, poire et pommes vertes [vers 1873].
Paysage au toit rouge ou Le Pin à l'Estaque [1875 – 1876]
Le Déjeuner sur l'herbe [1876 – 1877]
Madame Cézanne au jardin [1879 – 1880]
Pommes et biscuits [1879 – 1880]
Fleurs et fruits [vers 1880]
Fleurs dans un vase bleu [vers 1880]
NB. Ces deux tableaux sont des fragments d’une nature morte découpée à une date inconnue, probablement par
Ambroise Vollard. Ils ont été respectivement acquis, à des années de distance, par Paul Guillaume et par Domenica, sans
que ceux-ci aient eu connaissance de leur commune origine.
Fruits, serviette et boîte à lait [1880 – 1881]
Portrait du fils de l'artiste [1881 – 1882]
Arbres et maisons [1885 – 1886]
Portrait de Madame Cézanne [vers 1890]
La Barque et les baigneurs [vers 1890]
Vase paillé, sucrier et pommes [1890 – 1893]
Le Rocher rouge [vers 1895]
Dans le parc de Château Noir [1898 - 1900]
Alfred SISLEY (1839 – 1899)
Le Chemin de Montbuisson à Louveciennes [1875]
Claude MONET (1840-1926)
Argenteuil, 1975
Pierre-Auguste RENOIR (1841 – 1919)
Paysage de neige [vers 1870 - 1875]
Portrait d'un jeune homme et d'une jeune fille [vers 1875 – 1880]
Bouquet dans une loge [vers 1878 – 1880]
Pêches [vers 1881 – 1882]
Femme nue dans un paysage, 1883
Femme à la lettre [vers 1890]
Portrait de deux fillettes [1890 – 1892]
Pommes et poires [1890 – 1895]
Jeunes Filles au piano [vers 1892]
Gabrielle et Jean [vers 1895 – 1896]
33
Baigneuse aux cheveux longs [vers 1895 – 1896]
Fleurs dans un vase [vers 1896 – 1898]
Yvonne et Christine Lerolle au piano [vers 1897 – 1898]
Bouquet [vers 1900]
Claude Renoir, jouant [vers 1905]
Gabrielle au jardin [vers 1905 ?]
Fraises [vers 1905]
Bouquet de tulipes [vers 1905 – 1910]
Femme nue couchée (Gabrielle)- [1906 – 1907]
Claude Renoir en clown, 1909.
Baigneuse assise s'essuyant une jambe [vers 1914]
Blonde à la rose [vers 1915 – 1917]
Femme au chapeau [vers 1915 - 1919 ?]
Femme accoudée [vers 1917 – 1919]
Henri-Julien Félix ROUSSEAU, dit Le Douanier (1844 – 1910)
L'Enfant à la poupée [Vers 1892 ? vers 1904 - 1905 ?]
La Fabrique de chaises à Alfortville [Vers 1897 ? vers 1906 - 1908 ?]
La Fabrique de chaises [Vers 1897 ? vers 1906 - 1908 ?]
Le Navire dans la tempête [Vers 1899]
Le Navire dans la tempête [Vers 1899]
Promeneurs dans un parc [1900 - 1910]
Promeneurs dans un parc [1900 - 1910]
La Noce [Vers 1905]
La Carriole du Père Junier, 1908.
Les Pêcheurs à la ligne [1908 - 1909]
La Falaise [Vers 1985]
Paul GAUGUIN (1848-1903)
Paysage, 1901
Henri MATISSE (1869 – 1954)
Les Trois Sœurs [1916 - 1917]
Femmes au canapé ou Le Divan [1921]
Le Nu rose ou La Jeune Fille et le vase de fleurs [1921]
Le Boudoir [1921]
Femme à la mandoline [1921 - 1922]
Odalisque bleue ou L'Esclave blanche [1921 - 1923]
Femme au violon [1921 - 1923]
Nu drapé étendu [1923 - 1924]
34
Odalisque à la culotte rouge [1924 - 1925]
Odalisque à la culotte grise [1927]
Kees VAN DONGEN (1877-1968)
Portrait de Paul Guillaume [Vers 1930]
André DERAIN (1880 – 1954)
La Gibecière [1913]
Portrait de Paul Guillaume [Vers 1919 - 1920]
Nature morte champêtre [Vers 1921]
Le Beau Modèle [1923]
Arlequin à la guitare [1924]
Le Modèle blond [vers 1924]
Arlequin et Pierrot [1924]
Nu à la cruche [vers 1925]
La Table de cuisine [1925]
Grand Nu couché [vers 1926 - 1927]
La Danseuse Sonia [vers 1926 - 1927]
Grand Nu couché [vers 1926 - 1927]
Melon et fruits [vers 1927]
Nature morte au panier [vers 1927]
Poires et cruche [vers 1928]
Nature morte au verre de vin [vers 1928]
Portrait de Madame Paul Guillaume au grand chapeau [vers 1928 - 1929]
Le Gros Arbre [vers 1929 - 1930]
Nu au canapé [vers 1929 - 1930]
Le Noir à la mandoline [vers 1930]
Paysage de Provence [vers 1930]
Paysage de Provence [vers 1930]
La Nièce du peintre assise [vers 1931]
La Nièce du peintre [vers 1931]
Roses dans un vase [vers 1931 1935]
Arbres et village [vers 1932]
Paysage du Midi [vers 1932]
La Route [1932]
Roses sur fond noir [vers 1932]
35
Pablo PICASSO (1881 – 1973)
L'Etreinte [1903]
Femme au peigne [1906]
Nu sur fond rouge [1906]
Les Adolescents [1906]
Composition : paysans [1906]
Grande Nature morte [1917 - 1918]
Grand Nu à la draperie [1920 - 1921]
Femme au chapeau blanc [1920 - 1921]
Grande Baigneuse, 1921
Femmes à la fontaine [1921]
Femmes à la fontaine [1921]
Femme au tambourin, 1925
Marie LAURENCIN (1883 – 1956)
Danseuses espagnoles [vers 1920 - 1921]
Portrait de Mademoiselle Chanel [1923]
Les Biches, 1923
Femmes au chien [vers 1923]
Portrait de Madame Paul Guillaume [vers 1924]
Maurice UTRILLO (1883 – 1955)
La Butte Pinson [vers 1905 - 1907]
Notre-Dame [vers 1910]
Grande Cathédrale ou Cathédrale d'Orléans [vers 1913]
Eglise de Clignancourt [vers 1914]
Rue du Mont-Cenis, 1914
Rue du Mont-Cenis [vers 1914]
Eglise Saint-Pierre [vers 1914]
La Maison de Berlioz, 1914
La Maison Bernot, 1924
La Mairie au drapeau, 1924
Amedeo MODIGLIANI (1884 – 1920)
Femme au ruban de velours [vers 1915]
Fille rousse, 1915
Antonia [vers 1915]
Paul Guillaume, Novo Pilota, 1915
Le Jeune Apprenti [1918 - 1919]
36
Chaïm SOUTINE (1893 – 1943)
La Maison blanche [vers 1918]
Paysage avec personnage [vers 1918 - 1919]
La Table [vers 1919]
Glaïeuls [vers 1919]
Le Gros Arbre bleu [vers 1920 - 1921]
Les Maisons [vers 1920 - 1921]
Paysage [vers 1922 - 1923]
Portrait d'homme (Emile Lejeune) [vers 1922 - 1923]
Le Petit Pâtissier [vers 1922 - 1923]
La Fiancée [vers 1923]
Le Village [vers 1923]
Boeuf et tête de veau [vers 1923]
Arbre couché [vers 1923 - 1924]
Dindon et tomates [vers 1923 - 1924]
Le Lapin [vers 1923 - 1924]
Nature morte au faisan [vers 1924]
Garçon d'honneur [vers 1924 - 1925]
Le Dindon [vers 1925]
Le Poulet plumé [vers 1925]
Le Garçon d'étage [vers 1927]
Enfant de choeur [vers 1927 - 1928]
La Jeune Anglaise [vers 1934]
Mobilier et œuvres en dépôt
Auguste RODIN 1840-1917
Buste de Georges Clemenceau
Bronze, fonte au sable / Dépôt du Musée Rodin
Commode
Bois naturel et ciré, bronze doré, dessus de marbre blanc veiné de gris [vers 1775]
Bureau plat
Bois de rose, bronze doré, cuir noir [vers 1745-1750]
Jean BOUCAULT (Vers 1705 -1786)
Fauteuils à la Reine /Hêtre doré [vers 1758]
André DERAIN
L'Age d'or [Vers 1938-1946]
Don d’Alice Derain et d’Adrien Maeght au Musée national d’art moderne (1962)
Dépôt du Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle
37
Figure de reliquaire Kota
Gabon ; Ancienne collection Paul Guillaume
Don de Domenica Walter au Musée des arts africains et océaniens (1941)
Dépôt du Musée du Quai Branly
Statue Fang
Gabon ; Ancienne collection Paul Guillaume
Don de Domenica Walter au Musée des arts africains et océaniens (1941)
Dépôt du Musée du Quai Branly (Paris)
Masque Fang
Gabon ; Ancienne collection Paul Guillaume
Don de Domenica Walter au Musée des arts africains et océaniens (1941)
Dépôt du Musée du Quai Branly (Paris)
Masque Fang
Gabon ; Ancienne collection Paul Guillaume
Don de Domenica Walter au Musée des arts africains et océaniens (1941)
Dépôt du Musée du Quai Branly (Paris)
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Visuels disponibles pour la presse
Musée
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
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Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Musée de l'Orangerie (mars
2006), restructuration du
musée : agence
Brochet/Lajus/Pueyo (c)
Michel Chassat / RMN 2006
Collection Jean Walter et Paul Guillaume
Paul Cézanne (1839-1906)
Pommes et biscuits, vers
1880
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
Auguste Renoir (1841-1919)
Claude Renoir en Clown
musée de l’Orangerie, Paris.
© Photo RMN / © Franck
Raux
Henri Rousseau, dit Le
Douanier Rousseau
(1844–1910)
La Carriole du Père Junier Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
Henri Matisse (1869-1954)
Odalisque à la culotte grise
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume
Paris, musée de l'Orangerie
© Succession H. Matisse / ©
Photo RMN / © Thierry Le
Mage
André Derain (1880-1954)
La table de cuisine, vers 1922
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
Pablo Picasso (1881-1973)
Grand nu à la draperie
Succession Picasso
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
© Photo RMN / © Thierry Le
Mage
 Autorisation à demander à
la Succession H. Matisse ; 61
quai de la Tournelle, 75005
Paris ;
 Autorisation à demander à
Succession Picasso ; 8 rue
Volney, 75002 Paris ;
Tél. + 33 1 4703 69 70 / Fax. +
33 1 47 03 69 60.
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Maurice Utrillo (1883-1955)
Notre-Dame
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
 Autorisation à demander
à ADAGP & Succession Utrillo ;
Jean Fabris, Association
Maurice Utrillo, 1 place du
Général Leclerc, BP14, 95111
Sannois Cedex ; Tél. + 33 1 30
25 18 43.
Amadeo Modigliani (18841920)
Antonia
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
Marie Laurencin (1883-1956)
Danseuses espagnoles
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
ADAGP
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
 Autorisation à demander à
l’ADAGP, 1 rue Berryer, 75001
Paris ; Tél. + 33 1 43 59 09 79.
Chaïm Soutine (1893-1943)
L’enfant de cœur (1928)
Collection Jean Walter et Paul
Guillaume ; musée de
l’Orangerie, Paris
ADAGP
© Photo RMN / © Hervé
Lewandowski
 Autorisation à demander à
l’ADAGP, 1 rue Berryer, 75001
Paris ; Tél. + 33 1 43 59 09 79.
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