mega python vs gatoroid

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mega python vs gatoroid
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MEGA PYTHON VS GATOROID
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Titre original : MEGA PYTHON VS GATOROID
Année : 2011
Nationalité : Etats-Unis
Acteurs : Debbie Gibson, Tiffany, A Martinez & Kathryn Joosten
Réalisateur : Mary Lambert
Scénario : Naomi Selfman
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Ze return of the grosses bébêtes who attaquent in full CGI!
Non, on ne fait pas du tout référence à Annie Cordy ou à une
quelconque présence physique des actrices. La preuve :
Une militante écolo hardcore et particulièrement conne
(Debbie Gibson) relâche des pythons en plein marais des
Everglades pour que la nature reprenne ses droits. Les pythons
grandissent démesurément et déciment la population des
alligators. Une ranger sévère et tout aussi conne (Tiffany) ne
trouve rien de mieux à faire que de nourrir les alligators de
stéroïdes expérimentaux afin qu´ils puissent prendre le dessus
sur les pythons. Tout ce beau monde va alors s´écharper.
Il est EVIDENT que la production a délibérément détourné
sa formule standard des monstres démesurés attaquant les
humains au profit d´une parodie claire et simple. Avec une
bêtise quasi-assumée, des personnages totalement idiots, des
dialogues débiles – mais voulus tels quels, on se retrouve avec
un produit hybride assez curieux. La brèche ouverte par MEGA
PIRAHNA s´agrandit un peu. A savoir un concept série B
tendance Z parfaitement grotesque, mais avec un second degré
permanent. Prendre au sérieux un tel film pour tenter d´essayer
de peut-être un jour sur un malentendu l´apprécier... c´est peine
perdue.
En fait, les amateurs d´attaques animales en tous genres
peuvent y trouver leur compte en ayant affaire à une production
The Asylum d´honnête facture. Etre conscients d´effets
spéciaux low cost, d´incrustations amateurs, de numérique à la
va-vite, même si l´on sent que les auteurs sont fans du genre.
Mais les amateurs de comédie y seront peut-être plus à leur
aise. Qu´on soit bien d´accord : MEGA PYTHON VS
GATAROID est rigoureusement mauvais. Mais pas comme des
produits désespérants à la SNAKES ON A TRAIN ou encore
THE TERMINATORS qui tenaient seulement la route le temps
de deux scènes outrageusement exagérées.
Il est étonnant de retrouver Mary Lambert aux manettes de
cette production. Même si elle semble beaucoup s´amuser, il y
a un monde -que dis-je- un monceau de trous noirs accumulés
sur une éternité entre MEGA PYTHON VS GATOROID et
une œuvre comme SIMETIERRE. Et ses autres réalisations
(SIMETIERRE 2, URBAN LEGENDS 3, THE IN CROWD)
prennent l´allure de chef d´œuvres formels. Elle n´est certes
pas aidée par un script (in)volontairement incohérent et de
dialogues atroces. Gageons qu´elle aura au moins bénéficié
d´un bon moment de détente sur le tournage. Même s´il faut
avouer que l´ensemble reste correctement assemblé, comparés
à une horreur cheap comme MEGA SHARK VS GIANT
OCTOPUS, où la très grande majorité des productions The
Asylum.
D´un autre côté, le film aura un impact moindre en Europe
qu´aux USA, tenant en fait à la personnalité des héroïnes. On
va déjà évacuer les remarques graveleuses sur leur physique
pour d´abord faire un peu d´histoire de la musique pop. En
effet, Tiffany et Debbie Gibson étaient d´énormes stars de la
pop US au milieu des années 80. Montrées comme rivales au
point d´enchaîner les tubes l´une après l´autre. Les années 90
arrivant, elles ont sombré dans l´oubli post-ado et la pop US a
gentiment fait place à d´autres styles musicaux.
A la faveur d´un festival revival 80´s, le succès revient. Sur
ce arrive The Asylum qui embauche Tiffany pour MEGA
PIRAHNA et Debbie Gibson pour... MEGA SHARK VS
GIANT OCTOPUS. Et qui a l´idée de réunir les anciennes
chanteuses pour une fête de monstres lâchés dans les
Everglades. Mais en prenant soin de jouer la carte de la
nostalgie et du crêpage de chignon en direct, jusqu´à oblitérer
les deux monstres sur la jaquette. Et pour toi, lecteur, amateur
de pipeule et de 5 degrés de Kevin bacon : Micky Dolenz exbatteur des Monkees se trouve là aussi, jouant son propre rôle !
Et c´est le père d´Amy Dolenz,actrice redoutable de TOUCHE
PAS A MA FILLE ou encore TICKS, qui a terminé sa carrière
avec 2012 DOOMSDAY distribué par... The Asylum. The
Asylum qui s´est souvenu que Debbie Gibson a fait la première
partie d´un concert des Monkees il y a 25 ans. La boucle est
bouclée. C´est beau, non ?
Ceci posé, reste à jouer sur cette supposée rivalité. Qui va se
transposer à l´écran en affrontement général de deux femmes
fortes à la psychologie d´une redoutable stupidité. Car l´intérêt
principal du film devient les échanges verbaux puis physiques
entre les deux ex-chanteuses qui vont s´en donner à cœur joie
dans les réparties, claques, coup de poings culminant dans une
réception qui sera ravagée par les donzelles en furie ! L´affiche
ne s´y trompe d´ailleurs pas, tant l´alligator stéroïdé et le
python géant s´auto-croquent (Odile !) mais la pub parle bien
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de la guerre entre les deux héroïnes comme principale
attraction. Les batailles entre les animaux génétiquement
modifiés et les demoiselles pas vraiment en détresse mais
modifiées physiquement vont prendre des proportion épiques.
Tout du moins, avec ce que permet le budget. C'est-à-dire un
festival d´effets spéciaux qui oscillent entre le pas bon du tout,
l´inepte et le rigolo… mais qui eux aussi ont soudainement
conscience de leurs limites – voir la scène où Kathryn Joosten
(DESPERATE HOUSEWIVES) tire sur l´alligator mutant du
toit ouvrant de la voiture. Comme si les auteurs des effets
s´auto parodiaient eux aussi, poussant le ridicule de l´action
dans ses derniers retranchements !
Le film est parsemé de clins d´oeils permanent pour bien
faire comprendre qu´il s´agit du seul moyen de sauver
l´entreprise vouée au culte du mauvais film par excellence. Un
dirigeable avec le logo de The Asylum se fait prendre par un
python. Les bestiaux démesurés attaquent un centre
commercial promettant des « soldes monstrueuses aujourd´hui
». Tout comme les références aux chansons à succès passées :
Debbie Gibson murmurant à Tiffany «I think we´re alone
now...» après s´être trochées la tête dans un lac. (le dialogue est
le titre d´un des tubes de Tiffany). Est-ce une excuse pour
autant ? Non. Mais le principe demeure : plus c´est con, plus
c´est bon.
piste sonore disponible est en langue anglaise mixée en Dolby
Digital 5.1. Loin d´être rutilante, elle offre un beau terrain de
jeu à la partition rythmée électronique de Chris Ridenhour, le
compositeur maison. Le mixage manque cependant
singulièrement de punch et de répartition sur l´ensemble des
canaux. Les dialogues sont surtout sur le canal central et
paraissent parfois étouffés. Si bien qu´il faut vraiment
s´approcher des canaux arrières pour comprendre qu´il s´y
passe vraiment quelque chose.
Côté bonus, l'édition américaine opte pour une bande
annonce toujours bienvenu et ne trompant pas sur la
marchandise du film. Le vrai trésor se situe au niveau du
making of (non sous-titré) d´une dizaine de minutes où
s´entrecroisent les interviews des principaux intervenants. Un
dénominateur commun : ils ont tous la banane pendant le
tournage ! Très pros dans leur démarche et conscient du côté
«camp» qui se dégage de l´entreprise. Le clin d´œil aux
spectateurs donne le change et on se prend à penser qu´il s´agit
d´un changement de carrières bien opéré pour les deux exidoles pop, qui prennent au passage le grade de coproductrice,
tout en poussant la chansonnette dans le film. On a vu pire
comme recyclage.
Poursuivant dans la voie de la facilité, on reconnaîtra les
inévitables Bronson Caves californiennes où ont été tournées
d´innombrables séries B depuis plus de 60 ans : de IT
CONQUERED THE WORLD de Roger Corman à MADMEN
OF MANDORAS jusqu´à DRAGON WARS. Et ce trip dans
les années 80 ne serait pas complet sans l´acteur A. Martinez,
la caution scientifique obligatoire de genre de métrage, qui
oeuvra dans la magnifique et tendre saga télévisuelle qui
enchanta tant d´après-midi de ménagères de moins de 50 ans,
j´ai nommé SANTA BARBARA Et qui me dira, hein, combien
j´ai le mal de vivre ?
Francis Barbier
Le scénario, les acteurs et même la pauvre Mary Lambert
–vus ses commentaires dans le making of- ont parfaitement
conscience de ce qu´ils font. Une série B «camp», avec peu de
moyens, pour de rire et qui permet de jouer sur plusieurs
tableaux. Ce qui permet d´ailleurs quelques embardées assez
curieuses pour ce type de produit : le fiancé de Tiffany
disparaît rapidement, bouffé par une dizaine de pythons. La fin
est elle également osée, nourrie de scènes complètement
absurdes ! Si l´exécution reste aléatoire, c´est le côté fun,
décomplexé et jouant le tout pour le tout qui prend plutôt le
dessus. Si l´on est bien sûr sensible au second degré (ou le
sixième - voire le 49ème).
Pour votre serviteur, MEGA PYTHON VS GATAROID est
une mauvaise bandelette souffrant d´un problème de rythme
languissant vers le 3e quart. Mais cela reste une des meilleures
comédies de l´année. Parsemée de cadavres, de gore, d´un
record incommensurable d´absurdités en tous genres et de CGI
tous pourris mais de sacrés moments de rigolade. Et sans rire
du film en particulier, mais avec lui.
Le DVD américain distribué par Image Entertainment offre
un visuel au format 1.78:1 et doté du 16/9ème, avec des
couleurs vives et des niveaux de noir dans une bonne moyenne.
Les scènes de nuit correctement éclairées apportent là aussi de
bons niveaux de contraste. On note une définition agréable qui
ne rend parfois pas vraiment hommage aux effets spéciaux
numériques dont les incrustations sont parfois très visibles. On
notera aussi quelques traces de halo ça et là, principalement sur
des travellings latéraux. Rien d´exceptionnel, donc. La seule
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