Point Sud 9 avril 2015

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Point Sud 9 avril 2015
Cérémonie commémorative
Fête des Mères
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QUÉBÉCOISE
PRÉSENT
POUR VOUS
1085, boul. Sainte-Foy, bureau 120
Longueuil (Québec) J4K 1W7
Tél. : 450 651-9365 | Télécopieur : 450 651-5543
www.pointsud.ca
bernarddrainville.org
Volume 15 • Numéro 01 • 9 avril 2015 / Le journal communautaire et indépendant de la Rive-Sud depuis 2001
Invitation à
un déjeunercauserie
Vieux il
eu
u
g
n
Lo
La CDC Longueuil a le
plaisir de vous inviter à
un déjeuner-causerie portant sur les médias communautaires.
V o tre jo u rnal Po int S u d
so u f f le se s 15 bo u gie s!
À lire en page 2
Le printemps culturel est enfin de retour!
À lire en page 2
CONFÉRENCES
EXPOSITIONS
LITTÉRATURE
SPECTACLES
SORTIES
CULTURELLES
Info-culture 450 463-7181
longueuil.ca/culture
Longueuil est culture
Photo : John Londono
porte-parole
Au plaisir de vous
y rencontrer
DAMIEN ROBITAILLE
Cet événement se tiendra
le jeudi 16 avril 2015,
de 8h30 à 10h à la salle
102 de la Maison Gisèle
Auprix-Saint-Germain
(Foyer Saint-Antoine)
150, rue Grant,
Longueuil.
Photo : Pierre Turbis
Maurice Giroux
nous entretiendra sur les
médias communautaires
et nous présentera la
nouvelle Coopérative des
médias indépendants de
la Rive-Sud.
2
Culture
Votre journal Point Sud
souffle ses 15 bougies!
Il y a 15 ans, un journaliste
chevronné, Maurice Giroux, faisait le
pari un peu fou de lancer un journal
communautaire et indépendant à
Longueuil. Le défi était colossal : réinventer la façon de présenter l’information, dans l’objectif de faire réfléchir le
lecteur sans lui imposer une façon de
penser en fournissant un éclairage permettant de se faire sa propre opinion
face aux grands enjeux auxquels nous
sommes confrontés.
L’idée était brillante, mais le
risque était grand : comment arriver à
survivre financièrement dans un
univers médiatique de plus en plus
compétitif à l’aube de la révolution
Internet?
Avec entêtement et passion,
Point Sud s’est démarqué par son
approche éditoriale pour le moins distincte. Chez-nous, moins d’états d’âme
et plus d’informations, chez-nous, un
parti-pris assumé pour le communautaire et les groupes sociaux, chez-nous,
un accent tout particulier sur l’éducation, la culture et la santé.
Aujourd’hui, Point Sud est au cœur
d’une Coopérative d’information qui
comprend également les sites Web
Média-Sud et Affaires Média-Sud, le
journal papier et le site La Voix de
Saint-Hubert et le site Rive Sud
Express.
Choisir Point Sud et ses publications associées, c’est adhérer à une
vision unique de la nouvelle, moins
sensationnelle et plus près de la vraie
vie. C’est également s’inscrire du côté
des solutions davantage que des problèmes.
15 ans après le lancement de
Point Sud, force est de constater que le
rêve caressé par Maurice Giroux est
encore, et plus que jamais, bien vivant.
Il n’y a qu’un mot pour exprimer le
sentiment qui nous anime aujourd’hui :
Merci pour votre soutien et votre fidélité.
Nous sommes fiers de faire
partie de votre vie depuis 15 ans et
nous engageons à continuer à nous
montrer dignes de votre confiance.
Pierre Turbis,
Directeur de l’information
Une invitation à habiter les
terrains vagues de nos vies
Annie Perreault, auteure originaire de Saint-Hubert
Texte : Pierre Turbis
Photo : Maxime G. Delisle
Originaire de Saint-Hubert,
l’auteure Annie Perreault propose un
recueil de nouvelles intitulé L’occupation des jours, qui parcourt les différents espaces vacants qui semblent
exempts de vie et qui pourtant se révèlent grouillants d’humanité. De
Montréal à New York en passant par
Amsterdam, ce livre nous fait rencontrer des gens qui tentent désespérément
de combler les trous vides de leur existence, avec plus ou moins de succès,
mais avec un acharnement et une soif de
vivre assez remarquables.
Des tranches de vie
«Je suis bien consciente que ces
petites tranches de vie sont rarement
optimistes mais la vie est également
faite d’une grande part d’ombre.
Chacun compose comme il le peut avec
la perte, l’ennui, le désir et la solitude.
Parfois, les destins se croisent d’une
nouvelle à l’autre mais la plupart du
temps, chacun est fin seul pour vaincre
ses démons», précise Annie Perreault.
L’écriture fluide mais sinueuse
amène le lecteur à se placer dans la peau
des personnages et à questionner ses
propres choix de vie. «On y apprend
que beaucoup de lieux apparemment
inanimés peuvent être beaucoup plus
vivants qu’il n’y paraît. Tous les êtres
humains font face au défi de combler
leur propre terrains vides et d’y
apporter un peu de lumière. À l’instar
des personnages de mes histoires, chacun doit décider ou non de se montrer
vulnérable en entrant en communication avec les autres.»
Un récit dense et porteur de questions
Ce recueil est dense et porteur
de questions qui nous interpellent
tous. Il ne faut surtout pas se laisser
rebuter par les horizons fermés et l’incapacité des personnages à entrer en
contact les uns avec les autres. «Si je
parvenais à sensibiliser les lecteurs à
l’importance de moins se laisser
entraîner par la tentation du jugement
trop rapide sur les gens et les choses,
j’aurais l’impression d’avoir fait
œuvre utile», résume l’auteure.
9 AV R i L 2 01 5
Le Printemps culturel est enfin de
retour!
Le dynamique porte-parole du Printemps culturel, Damien Robitaille,
a offert quelques chansons à l’occasion du lancement de l’événement
Texte et photo: Pierre Turbis
Alors que l’on se désespère de
revoir le beau temps, le printemps culturel est de retour à Longueuil avec sa
programmation des plus diversifiées.
Encore cette année, on offrira spectacles,
conférences, expositions et événements
spéciaux mettant en vedette le talent
longueuillois.
Le 1er avril, on procédait au
lancement officiel de ce rendez-vous
annuel en présence de la mairesse StHilaire, de nombreux artistes et de partenaires qui ont la culture tatouée sur le
cœur. La soirée était animée par Jocelyn
Lebeau qui n’a pas manqué d’affirmer sa
fierté de voir la culture fleurir à ce point
dans sa ville d’origine.
Un porte-parole heureux d’être
Longueuillois
On a également présenté le
porte-parole de l’édition 2015, le
chanteur
franco-ontarien
Damien
Robitaille, qui a choisi Longueuil comme
nouveau lieu de résidence. «Je suis fier
de vivre à Longueuil et j’y découvre une
vie culturelle très impressionnante. Je
mène d’ailleurs une campagne intensive
pour convaincre mes amis de venir me
rejoindre ici. J’ai hâte de rencontrer la
population à l’un ou l’autre des nombreux événements au programme de ce
beau Printemps culturel.»
Les Petits Bonheurs
Poursuivant une belle tradition,
les tout-petits seront choyés du 1er au 16
mai alors qu’ils pourront participer à des
activités culturelles conçues spécialement à leur intention dans le cadre des
Petits bonheurs.
Une grande célébration de la culture
Soulignons que pour une toute
première fois depuis sa création, le Gala
de la culture de Longueuil aura lieu dans
le cadre du Printemps culturel. Le mercredi 20 mai prochain, on y récompensera les artistes et organismes
longueuillois qui contribuent à faire
fleurir et rayonner la culture longueuilloise.
On a présenté les finalistes qui se
disputeront les Prix de la culture et invité
le public à indiquer ses coups de cœur en
votant sur le site longueuil.ca. Enfin, on a
annoncé que le prix du public a été rebaptisé Prix Gilles-Latulippe, en hommage à
cet artiste longueuillois qui a tant marqué
le Québec. La période de vote populaire
se terminera le 1er mai.
L’horaire des activités du
Printemps culturel et des Petits bonheurs
ainsi que les informations sur le Gala de
la culture sont publiés sur le site
longueuil.ca.
3
Culture
Quand le hockey s’invite au Musée
L’artiste Arthur Desmarteaux en visite au confessionnal
Texte et photos: Pierre Turbis
Alors que le Club de hockey
Canadien a déjà la tête aux séries qui se
pointent à l’horizon, La Maison de la culture de Longueuil est heureuse de proposer l’exposition Le Temple des Glorieux,
de l’artiste multidisciplinaire Arthur
Desmarteaux, qui regarde avec humour
et passablement d’ironie ce qu’est
devenu notre sport national.
Le 26 mars, on procédait au
vernissage de cette étonnante présentation formée d’installations comprenant
notamment un confessionnal et un autel.
On y découvre à quel point le hockey est
la nouvelle religion du bon peuple. Avec
un souci du détail assez remarquable,
l’artiste explore la gloire mais aussi, et
surtout, la face moins reluisante du sport.
Un univers complètement éclaté
Inspiré du cinéma fantastique,
des premiers jeux vidéo, de la musique
indie, de la publicité, de la bande dessinée
et du pop art, l’artiste nous propulse dans
un univers complètement éclaté. Les plus
observateurs remarqueront avec quel
souci du détail l’artiste reproduit les
célèbres cartes de hockey de notre
enfance. De plus, ceux qui ont eu la
chance de visiter le Temple de la
Renommée du Hockey seront frappés par
la similitude existant entre l’autel présenté dans l’univers de M. Desmarteaux et
certains présentoirs installés à Toronto
dans le véritable Temple de la
Renommée.
Si certaines œuvres témoignent
d’une passion pour le hockey, d’autres
font écho à la violence, la sexualité et le
machisme inhérents à ce qu’est devenu le
hockey moderne.
9 AV R i L 2 01 5
L’Orchestre symphonique de
Longueuil célèbre ses 30 ans!
Gilles Choquet, directeur général de l’OSDL,
Maestro Marc David; Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil
Texte et photos: Pierre Turbis
C’est avec beaucoup de joie que
l’Orchestre symphonique de Longueuil
(OSDL) a lancé sa 30e saison le 31 mars
dernier à l’Hôtel de Ville de Longueuil.
La mairesse St-Hilaire a mentionné l’enracinement de l’Orchestre
dans la communauté et son rôle d’ambassadeur par excellence de sa ville ici
comme ailleurs. «Vous faites la fierté de
tous les Longueuillois», a lancé Mme StHilaire à l’intention du Maestro Marc
David. «Tout comme vous, nous avons
hâte de pouvoir enfin annoncer la construction de notre nouveau Complexe
culturel, qui vous permettra de vous produire dans de meilleures conditions.»
Une installation témoigne du lien étroit
existant entre le hockey et la bière
L’exposition Le Temple des
Glorieux sera présenté jusqu’au 18 mai à
la Maison de la culture de Longueuil.
Quelques activités spéciales, dont des
visites guidées en compagnie de l’artiste
seront également au programme.
L’horaire des visites et autres
informations sont disponibles en visitant
le site longueuil.ca/culture.
Porte-parole et ami de l’OSDL
À l’occasion de ce lancement,
l’OSDL a présenté les porte-paroles de
son 30e anniversaire, Jean-Pierre
Coallier, ainsi que ses fils Marc-André et
Claude-Michel. Seul du trio présent sur
place, Claude-Michel a rappelé à quel
point CJPX Radio-Classique et l’OSDL
ont des points communs. «Comme nous,
l’OSDL s’est donné pour mission de
démocratiser la musique classique.
CJPX comme l’OSDL appartiennent à
ceux qui aiment la belle musique. Merci
et longue vie à l’Orchestre.»
Une belle continuité
À la barre de l’OSDL depuis
1994, Marc David a su donner à
l’Orchestre une personnalité chaleureuse
et appréciée de tous. «La prochaine saison s’inscrira dans une belle continuité.
Je vous recommande particulièrement le
grand concert 30e tout en jeunesse, qui
sera présenté à la Cocathédrale SaintAntoine-de-Padoue le jeudi 5 mai 2016.
Également à ne pas manquer, le premier
concert de la campagne, au cours duquel
nous recevrons le célèbre pianiste André
Laplante. Nous vous avons préparé une
programmation festive qui vous en mettra
plein les yeux, les oreilles et le cœur.
Merci à tous nos partenaires et commanditaires sans qui rien ne serait possible.»
Outre les grands concerts symphoniques, la série Concerts intimes sera
de retour à l’église Sainte-Famille de
Boucherville pour une cinquième année
consécutive.
Enfin, on nous a confirmé que la
neuvième édition du Concert sous les
étoiles sera présentée cet été. Ce rendezvous musical est devenu un incontournable
de
l’été
culturel
dans
l’Agglomération de Longueuil. Plus d’informations sur ce concert seront annoncés sous peu.
informations sur la saison 2015-2016
de l’OSDL : www.osdl.ca
Un des porte-paroles du
30e anniversaire de l’OSDL,
Claude-Michel Coallier
Une œuvre illustrant un côté plus violent du hockey
4
Culture
Le Théâtre de la Ville s’offre
Robert Charlebois en cadeau
d’anniversaire
L’Association des auteurs de
la Montérégie et le Conseil
montérégien de la culture et des
communications célèbrent les
auteurs et les artistes d’ici
Texte : Pierre Turbis
Photo : Robert Côté
C’est le 30 mars au Centre
socioculturel de Brossard que se tenait
la 10e édition du gala des Grands Prix
du livre de la Montérégie. À cette occasion, l’Association des auteurs de la
Montérégie (AAM) et le Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC) ont récompensé l’excellence des auteurs et artistes de notre
région.
Robert Charlebois a enchaîné succès après succès, pour la plus
grande joie d’un public qui en demandait encore
Texte : Pierre Turbis
Photo : Sylvain Légaré
Le 25 mars, le Théâtre de la Ville
de Longueuil (TDLV) ne pouvait imaginer plus belle façon de célébrer son 25e
anniversaire qu’en invitant Robert
Charbelois, l’artiste à l’éternelle
jeunesse. Enchaînant succès après succès, il a envoûté un public conquis qui a
savouré chacune des chansons et en
demandait encore, même après un quatrième rappel!
Deux anniversaires à souligner
Si le TDLV souffle 25 bougies,
Robert Charlebois fête ses 50 ans de carrière. Difficile d’imaginer ne serait-ce
qu’une minute que le jeune homme de 67
ans qui se démenait sur la scène avec une
prodigieuse énergie est dans notre
univers culturel depuis si longtemps.
Dolores, Fu Manchu, Entre deux joints,
Les ailes d’un ange, Conception, Les
talons hauts, Je reviendrai à Montréal,
Ordinaire… autant de classiques parmi
les classiques qui nous ont rappelé l’espace immense occupé par le premier
Garou dans la culture québécoise.
À l’occasion de ces retrouvailles
entre le public longueuillois et lui,
Charlebois était entouré de huit musi-
ciens complices, incluant une section de
cuivre et deux percussionnistes.
L’ambiance était vraiment à la fête dans
un véritable feu d’artifice qui en a mis
plein les oreilles, les yeux et le cœur!
Tout plein de moments magiques
Ce moment magique nous en
rappelle tellement d’autres vécus au fil
des années au TDLV. Le spectacle d’hier
était d’ailleurs présenté dans le cadre
d’une soirée-bénéfice qui a rapporté 127
000$.
Au sortir du spectacle, la directrice
générale du TDLV, Danielle Bilodeau,
était rayonnante. «Je suis très touchée
par la participation à notre événementbénéfice. Nous ne pouvions imaginer plus
belle preuve du lien si fort développé au
fil des années entre nous et le public. Un
seul mot résume ma pensée : Merci!»
9 AV R i L 2 01 5
Trois lauréats
Le hasard ayant fait que le journaliste de Point Sud se soit retrouvé à la
même table que Stéphanie Deslauriers,
lauréate du Grand Prix de littérature
adulte de la Montérégie, nous avons été
témoin de la fébrilité qui précède le
dévoilement du nom de la gagnante.
Nous avons surtout apprécié le sourire
éclatant et la fierté sur le visage de l’auteure alors qu’elle était invitée à venir
recevoir son prix. «J’ai le cœur qui bat
très vite et très fort», a-t-elle lancé en
quittant la table pour aller sur la scène.
Une fois devant le micro, elle ajoutait
«Je n’en reviens pas, je capote!! C’est
une si belle reconnaissance de tant de
travail. Merci encore!»
C’était ensuite au tour de Pierre
Labrie de recevoir le Grand Prix de littérature jeunesse de la Montérégie, pour
son livre de poésie Un gouffre sous mon
lit. Même sentiment de bonheur et de
reconnaissance. Même plaisir de voir
son travail encouragé et apprécié.
Le troisième prix de la soirée,
le Grand Prix album jeunesse de la
Montérégie, est enfin allé à Nathalie
Ferraris, pour Monsieur Tralalère. C’est
avec un plaisir évident qu’elle a remercié les complices de son œuvre, l’illus-
tratrice Josée Bisaillon, et son père,
auteur de la poupée Monsieur Tralalère,
que l’auteure apporte avec elle en classe
à l’occasion de ses rencontres avec les
enfants. «Merci à tous, Monsieur
Tralalère m’a donné tant de bonheur
que je tiens à le partager avec vous…»
Membres d’honneur
Ensuite, trois auteurs ont été
reçus membres d’honneur de l’AAM,
soit Pauline Gill, Yves Beauchemin et
Arlette Cousture.
Le Prix relève du CMCC a été
remis à l’artiste multidisciplinaire
Guillaume Boudrias-Plouffe, un artiste
en arts visuels passionné de la transmission du patrimoine. M. BoudriasPlouffe présentait notamment, en duo
avec Stéphanie Chalut, une passionnante exposition intitulée Rallumer la
fibre : la flamme, la flèche et l’éclair à
la Maison de la culture de Longueuil au
début de 2015.
Enfin, la soirée fut couronnée
par la remise du Prix du CALQ 2015 –
Créatrice de l’année en Montérégie,
attribué à l’auteure Jennifer Tremblay,
qui excelle dans différents genres littéraires, depuis la poésie et la scénarisation jusqu’au roman et au théâtre.
«J’éprouve énormément de bonheur et
de reconnaissance ce soir. Je voudrais
saluer un homme dont j’admire l’œuvre
et qui est ici avec nous, Yves
Beauchemin. Je suis originaire de la
Côte Nord mais j’ai adopté Longueuil
et j'y suis maintenant bien chez-moi. Je
souhaite dire toute l’admiration que
j’éprouve envers celles et ceux qui continuent à se battre pour que notre culture demeure bien vivante et continue à
s’épanouir.»
Une présentation son et lumière
Plus encore, à l’extérieur, malgré
la bruine qui tombait, beaucoup de
monde était demeuré pour assister au
spectacle son et lumière projeté sur les
murs du TDLV. Bref, une soirée idéale
dans le cadre de la semaine du 25e
anniversaire du TDLV.
Ginette Dessureault, présidente de l’AAM; Dominic Trudel, directeur général du
CMCC; Nathalie Ferraris, Lauréate du Grand Prix album jeunesse de la
Montérégie; Alexandre Plante, maire suppléant – ville de Brossard; Pierre
Labrie, Lauréat du Grand Prix Littérature jeunesse de la Montérégie; Céline
Lavallée, directrice du soutien aux artistes, aux communautés, et à l’action
régionale du CALQ; Jennifer Tremblay, Lauréate du Prix du CALQ – Créatrice
de l’année en Montérégie; Guillaume Boudrias-Plouffe, Lauréat du Prix relève
du CMCC; Sylvain Massé, président du CMCC; Karine Landerman, représentante relève au CA du CMCC
5
Social
«L’organisme D’un couvert à
l’autre est indispensable pour la
communauté de Longueuil»,
Diane Lamarre
La députée de Taillon et porteparole de l’opposition officielle en
matière de santé et d’accessibilité aux
soins, Diane Lamarre ajoute sa voix à
celle de nombreux citoyens et intervenants de Longueuil afin de donner
son appui à l’organisme D’un couvert à
l’autre.
Cet organisme d’économie
sociale permet depuis quinze ans à des
personnes atteintes de schizophrénie de
réintégrer le marché du travail et assure
également un accompagnement à de
nombreuses personnes atteintes de
problèmes de santé mentale. Plus de
cent cinquante personnes ont pu bénéficier de ces services qui devraient faire
modèles dans la manière de soutenir les
personnes qui ont une maladie mentale.
Leur financement n’est toutefois jamais
assuré d’une année à l’autre et la situation financière actuelle laisse présager
que l’organisme devra fermer le 10 avril
prochain.
Il y a un an, le 26 juin 2014, la
députée de Taillon avait attiré l’atten-
tion du ministre de la Santé et des
Services sociaux, monsieur Barrette,
sur la situation préoccupante D’un couvert à l’autre lors de l’étude des crédits
budgétaires du Ministère de la Santé et
des Services sociaux, volet Santé à
l’Assemblée nationale.
«Le ministre Barrette s’était
engagé à donner suite, avec sa collègue, la ministre déléguée aux Services
sociaux, aux demandes D’un couvert à l
‘autre. Il avait même mentionné « l’importance indéniable » de ce type d’organisme. Nous espérons donc qu’il soutiendra, tel que promis, cet organisme
dont la vocation est exceptionnelle», a
déclaré la députée de Taillon.
«La situation actuelle D’un
couvert à l’autre est inquiétante
puisque des dizaines de personnes
pourraient se retrouver sans travail,
sans accompagnement et laissées à
elles-mêmes. Plusieurs d’entre elles,
ont réussi à quitter l’aide sociale grâce
à leur emploi à D’un couvert à l’autre.
Le ministre avait partagé avec moi l’importance de ce type d’organisme. Il faut
maintenant que le ministre agisse»,
poursuit Diane Lamarre.
«L’organisme D’un couvert à
l’autre est indispensable pour la communauté de Longueuil. Il faut lui trouver du financement récurrent afin d’assurer sa pérennité. Le ministre doit
s’impliquer personnellement, comme il
l’avait promis il y a un an», conclut
Diane Lamarre, qui a exposé, encore
une fois, la situation au ministre, lors
d’une séance à l’Assemblée nationale,
tenue le 31 mars dernier sur le budget.
La réponse se fait toujours attendre.
Correctif
Dans notre dernière édition de
Point Sud, nous avons publié par inadvertance en page 5 la photo d’une
resplendissante voiture de taxi blanche
stationnée en file au métro de
Longueuil.
Or le texte de la nouvelle
accompagnant cette photo concernait
une file de voitures de taxi stationnée à
la Place Longueuil.
Avec raison, le propriétaire de
la voiture blanche s’est plaint de cet
imbroglio. Nous nous en excusons.
9 AV R i L 2 01 5
Les enfants ont besoin de bouger :
Et si nous décidions de mieux les
accompagner?
Le 25 mars, la Journée montérégienne sur le développement moteur
des enfants proposée par le Regroupement des CPE de la Montérégie
(RCPEM) en concertation avec les partenaires de la Table intersectorielle
régionale en saines habitudes de vie (TIR
Montérégie), a été l’occasion de réunir
plus d’une centaine de personnes issues
des services de garde éducatifs, du réseau
de la santé publique, du milieu scolaire,
des organismes communautaires et des
organismes tels qu’Avenir d’enfants et
Québec en Forme.
Au coeur des réflexions et des
discussions se dessinait l’objectif d’entreprendre une réelle démarche concertée
sur l’ensemble du territoire en matière de
développement moteur des enfants de 0 à
9 ans.
Parce que l’on sait que les
enfants ont besoin de bouger, il semblait
plus que jamais nécessaire de s’entendre
sur ce que l’on doit savoir et faire pour
bien les accompagner et ainsi travailler
de concert pourfavoriser le développement du plein potentiel des enfants.
Afin de bien amorcer la journée,
Steeve Ager du ministère de la Santé et
des Services sociaux a prononcé une conférence, dégageant les messages clés qui
favorisent la mise en oeuvre concertée en
faveur du développement moteur des
enfants. Il fut suivi par la conférencière
Sylvie Melsbach du RCPEM, qui a quant
à elle abordé de façon plus pointue la
question du développement moteur et du
mouvement de l’enfant.
Cette journée a su créer de nombreux consensus autour du mouvement
de l’enfant dans son quotidien : qu’il
s’agisse des principaux enjeux relatifs au
développement moteur de l’enfant, des
obstacles qui l’empêchent de bouger ou
des besoins du milieu en matière d’accompagnement, chaque élément a provoqué des réflexions et d’enrichissantes discussions.
«Le partage d’expertises que
nous avons vécu est une étape importante
si nous voulons développer une vision
commune des besoins de l’enfant en
matière de développement moteur», soutient Claudette Pitre-Robin, directrice
générale du RCPEM. «Aujourd’hui, nous
nous sommes rappelés que c’est le jeu
initié par l’enfant qui lui permet d’acquérir confiance et habiletés, et que notre
rôle n’est pas de lui montrer quoi faire,
mais de nous demander ce qui constitue
une entrave à son développement. Ainsi,
étant donné que nous voulons soutenir
plus adéquatement l’enfant, il est nécessaire de trouver des pistes d’action qui
favoriseront des changements de pratique chez nos intervenants», a-t-elle
poursuivi.
Le Regroupement des CPE de la
Montérégie, en tant qu’organisme régional porteur du dossier en saines habitudes
de vie, a également profité de la tenue de
cette journée pour procéder au lancement
du tout nouveau livre Bouger c’est
naturel, ainsi qu’à l’annonce de la formation et de la conférence qui l’accompagnent et le complètent.
6
Santé
9 AV R i L 2 01 5
Un nouveau service d'ambulance aérienne voit le jour
année, combiné à une assurance collective.
«Une marque de confiance»
La présidente de Max Aviation,
Josée Prud’homme, s’est pour sa part
dite honorée d’être au cœur de ce partenariat. Selon Mme Prud’homme, le
transport des patients s’effectuera avec
une civière simple ou double dans des
avions de type King Air 200C (et muni
d’une porte cargo) et de type King Air
B100.*
«C’est une belle marque de
confiance qui nous est témoignée
aujourd’hui,
déclare
Josée
Prud’homme. Notre force est la rapidité
avec laquelle nous affrétons nos
appareils, car nous savons que le délai
d’intervention est crucial en évacuation
médicale. Le King Air 200C est
d’ailleurs l’appareil le plus adapté afin
de répondre adéquatement à ce type de
mission.»
Le centre d’appels centralisé
d’AirRivac est opérationnel 24 heures
sur 24, 7 jours sur 7, et toute l’année.
Texte et photos Alexandre Lampron
L’ancien vice-président exécutif et ancien chef des opérations
aéromédicales d'Airmedic François
Rivard a annoncé, le 30 mars, la création d’une nouvelle entreprise d’ambulance aérienne, AirRivac.
La nouvelle entreprise jouit
d’ailleurs déjà de plusieurs partenaires
de renom, tel que Max Aviation,
Hélicopro et Hélilnter, pour la mise à la
disposition de leurs flottes d’hélicoptères et d’avions configurées en ambulances aériennes à la base de SaintHubert, de Beloeil et de Québec.
Selon M. Rivard, AirRivac
offre le transport d’urgence aérien et
héliporté à ses membres, sous forme de
sauvetage ou de transfert hospitalier
d’urgence, notamment au moment où
l’avion-hôpital du gouvernement n’est
pas disponible avant 120 minutes. Il
offre aussi un service d’accompagnement d’urgence.
L’entreprise offre aussi des
services de rapatriement de VR quand
le membre n’est pas en mesure de conduire en raison d’une incapacité
physique et d’escorte aéromédicale sur
des vols commerciaux.
Une cinquantaine d’infirmiers
formés
En tout, l’entreprise peut
compter sur une équipe d'une cinquantaine d'infirmiers formés en évacuation
aéromédicale et basés aux aéroports de
Saint-Hubert, Alma et Québec.
«La priorité d’AirRivac est de
sauver des vies et d’aider les familles,
en gardant toujours en tête le facteur
temps, qui est primordial, avance
François Rivard, un ex-militaire formé
en aéromédical comptant 25 ans d’expérience dans le domaine. Avec les
compétences du personnel – infirmiers,
infirmières, paramédics ainsi que notre
directeur médical de vol, Dr Pierre
Boucher – AirRivac se veut professionnel et au service des Québécois.»
M. Rivard se défend toutefois
d’entrer en concurrence avec AirMédic,
qu’il a décidé de son plein gré de quitter
en octobre 2014 «en raison d’une vision
et d’objectifs différents» avec les
investisseurs Stéphan Huot et Christian
Trudeau, auxquels il s’était joint en
2012.
AirRivac se finance grâce à des
adhésions. Il est possible d’obtenir
auprès d’AirRivac le service d’urgence
aérien et héliporté partout sur le territoire québécois à partir de 40$ par
Diane Lamarre souligne le Mois de la sensibilisation au
cancer à l’Assemblée nationale
La députée de Taillon et porteparole de l’opposition officielle en
matière de santé et d’accessibilité aux
soins, Diane Lamarre, a fait une déclaration de députée aujourd’hui à
l’Assemblée nationale afin de souligner
le début, en ce 1er avril, du Mois de la
sensibilisation au cancer et par le fait
même, le Mois de la jonquille de la
Société canadienne du cancer.
«Tout le monde connaît
quelqu’un touché par le cancer. Cette
maladie ébranle, non seulement, la personne qui en est atteinte, mais bouleverse aussi la vie de plusieurs proches.
Puisque le combat est loin d’être terminé, il est plus que nécessaire de continuer à soutenir les organismes
œuvrant à la recherche sur le cancer, au
soutien des familles éprouvées et à la
prévention, comme le fait la Société
canadienne du cancer.», a déclaré la
députée.
Voici le verbatim de la déclaration :
Diane Lamarre
«Merci Monsieur le Président,
À toutes les 11 secondes, un
Québécois reçoit un diagnostic de cancer, et à toutes les 26 minutes,
quelqu’un en meurt. C’est la première
cause de décès au Québec.
Le mois d’avril est le mois de la
Jonquille soutenu par la Société canadienne du cancer qui lutte avec un
engagement indéfectible contre ce
fléau.
Les lois et les politiques que
nous adoptons comme parlementaires
peuvent faire une différence. La révi-
sion de la loi sur le tabac, le dépistage
du cancer colorectal, le soutien aux
saines habitudes de vie, à la recherche
et aux soins palliatifs, sont des moyens
concrets de contrer le cancer et d’en
diminuer les impacts négatifs.
Ce combat est le nôtre, celui de
notre époque, il nous faut donc soutenir
la Société canadienne du cancer, porter
la jonquille et ainsi démontrer notre
solidarité envers les personnes atteintes
de cancer et leurs proches. Ensemble,
sauvons plus de vies. »
La déclaration de député est
une courte prise de parole d’une minute
faite par un député sur un sujet précis
d’intérêt local, régional, national ou
international.
Affaires municipales
La Ville de Brossard lance un
grand concours : Êtes-vous LA
famille la plus énergique de
Brossard?
Texte et photos : Ville de Brossard
Du 1er au 15 avril, la Ville de
Brossard invite toutes les familles à
mettre en lumière leurs initiatives pour
garder la forme et pour maintenir de
saines habitudes de vie quotidienne, et
ce, grâce au grand concours Êtes-vous
LA famille la plus énergique de
Brossard?
Ce concours s’inscrit dans une
chaîne d’actions mobilisatrices mises
en place par la Ville jusqu’à l’événement principal : la journée Bouge ta vie
!, qui se tiendra le dimanche 14 juin, au
parc Poly-aréna. Cet événement, auquel
est conviée toute la population, est
organisé afin de souligner le passage
des 800 cyclistes du Grand défi Pierre
Lavoie. Fière d’être la dernière ville
étape avant l’arrivée à Montréal,
Brossard souhaite se mettre en forme
pour accueillir ces valeureux coureurs.
Êtes-vous LA famille la plus
énergique de Brossard?
La Ville invite chaque famille à
participer au concours et expliquer en
quelques mots en quoi elle est la plus
énergique et quelles sont les saines
habitudes de vie à la maison. Il est aussi
souhaitable d’ajouter une photo de
famille en pleine activité physique.
La famille gagnante remportera :
• Une session photo professionnelle
durant son activité physique préférée
avec la réputée photographe MarieReine Mattera
• Un CD des photos prises durant la
journée
• Un agrandissement avec encadrement
d’une photo choisie par la famille
• Sa photo de famille sur l’affiche
officielle de la journée Bouge ta vie !
2015
• Des laissez-passer V.I.P. pour assister
à la journée Bouge ta vie ! du 14 juin
prochain
Pour de plus amples renseignements et pour s’inscrire au concours
Êtes-vous LA famille la plus énergique
de Brossard ?, visitez brossard.ca
Au cours des prochaines
semaines, découvrez tous les détails
entourant la programmation de cet
événement qui promet d’être riche en
émotions!
7
9 AV R i L 2 01 5
La Ville de Boucherville et ses
employés mettent la main à la
pâte pour la popote roulante!
Texte et photo : Ville de Boucherville
C’est à l’occasion de Pâques
qu’une quinzaine d’employés municipaux ont aidé les bénévoles de la popote
roulante du Centre d’action bénévole de
Boucherville (CABB) à préparer des
repas chauds pour des résidants de
Boucherville. Tout au long de la journée,
ces bénévoles ont apprêté des mets
savoureux et ont procédé à l’emballage
de repas et de chocolats de Pâques. Par la
suite, ils les ont tous distribués à travers la
municipalité.
Les employés ont eu l’occasion
lors de cette journée d’aider leur
prochain, de s’amuser en cuisinant et de
partager de bons moments avec les bénéficiaires de ce service. Une expérience
qui restera gravée dans leur mémoire!
citude, entre autres. Ces valeurs permettent de faire grandir les individus sur le
plan personnel et provoquent souvent une
prise de conscience sociale. La Ville de
Boucherville est donc fière de soutenir sa
communauté par l’implication de ses
employés.
Contexte
Suite à une vaste campagne
effectuée en 2013 qui visait à promouvoir
le bénévolat pour favoriser un maillage
entre les citoyens et les organismes
reconnus de la ville afin de recruter des
bénévoles, plusieurs employés de la
municipalité ont manifesté l’intérêt de
s’impliquer dans une édition spéciale de
la popote roulante. Cette initiative a été
possible grâce à la création d’un programme de bénévolat soutenu par la Ville
de Boucherville. La Ville, souhaitant
appuyer les organismes afin qu’ils maintiennent leurs services, leurs activités et
leur pérennité à moyen et à long terme,
est donc devenue fier partenaire du
CABB et a mis sur pied un programme
visant l’implication de ses employés.
Trop souvent méconnu, le
bénévolat transmet des valeurs durables :
fierté, bien-être, accomplissement, solli-
Qu’est-ce que la popote roulante?
La popote roulante offre des
repas chauds à la fois variés, savoureux et
santés (réduits en sel).
Ce service est offert 2 fois par
semaine les lundis et les jeudis au coût de
6 $ pour un repas trois services incluant
une soupe, un repas principal et un
dessert.
Tout au long de la semaine, des
équipes de trois à cinq bénévoles se
relaient à la préparation des repas dans la
cuisine du CABB.
Vous êtes un organisme ou un
citoyen et vous désirez appuyer le
Carrefour du bénévolat du Centre d’action bénévole de Boucherville?
Communiquez par téléphone au 450 6559081 ou visitez le site Web cabboucherville.ca.
Une belle occasion pour créer
des liens !
Optimisation des services du RTL : aucune mise à pied d’employés
réguliers
Texte et photos : Alexandre Lampron
N’en déplaise aux chauffeurs,
le Réseau de transport de Longueuil
(RTL) soutient que la première vague
d’optimisation de ses services d’autobus, qui sera appliquée à compter du 6
avril prochain, ne prévoit aucune mise à
pied d’employés réguliers.
Contrairement à ce qu’a avancé
le Syndicat des chauffeurs, la veille,
lors du lancement de leur pétition afin
de dénoncer ces réductions de service à
la population, la présidente du RTL
Colette Éthier a réitéré dans son mot
d’introduction de la séance du 2 avril ne
pas vouloir procéder à la mise à pied
d’aucun chauffeur régulier.
«L’ensemble de nos actions ne
visent qu’à mettre en œuvre un modèle
de gestion qui soit responsable, rappelle Mme Éthier, visant à justifier une
série d’actions prises par le RTL pour
assurer une gestion responsable de
l’administration, dont l’optimisation de
l’offre de service. Le RTL est déterminé
à répondre aux besoins de déplacement
des personnes, ce qui signifie que nous
allons relever nos défis, quels qu’ils
soient.»
Mme Éthier affirme aussi que
«nous annoncerons très prochainement
notre plan d’action à cet égard, où vous
serez à même de constater que notre
virage est déjà bien entamé».
Visiblement furieuse, mais sans
toutefois créer de coup d’éclat, la présidente du Syndicat des chauffeurs Sylvie
Champagne, qui a assisté à la séance du
conseil d’administration du 2 avril, n’en
démord pas : les mesures appliquées à
compter de lundi prochain affecteront
bel et bien neuf employés.
Une 2e vague d’optimisation de service
En plus des réductions
habituelles de service auxquelles le
RTL procède à l’approche de la saison
estivale, pour palier notamment la période des vacances des utilisateurs et de
ses chauffeurs, la société de transport a
autorisé à la majorité simple de nouvelles mesures de modification de services débutant le 22 juin prochain.
Le service sur plusieurs lignes
sera à nouveau coupé, mais le RTL
assure néanmoins que «ces ajustements
tiennent compte de l’achalandage et les
intervalles de services résultant sont
tous inférieurs ou égaux à 30 minutes,
peut-on lire dans le sommaire dont
MédiaSud a obtenu copie. Elles sont
complémentaires à celles qui sont
habituellement proposées en période
estivale».
«Dans le cadre de l’optimisation des services, le RTL a envisagé de
réviser davantage le service durant la
période estivale, écrit-on aussi. Il s’agit
d’une période de l’année moins achalandée et il y a donc lieu d’ajuster la
fréquence de service sur certaines
lignes sans conséquence tangible pour
la clientèle.»
Il est également envisagé
d’ajuster les départs sur les lignes 6 et
44 le dimanche «qui sont hors-norme et
peu achalandés». La société de transport évalue qu’elle pourrait perdre
9 usagers engendrant une perte de
recette potentielle de 686 $ sur une base
annuelle et de 144 $ pour la seule période estivale. Cette nouvelle réduction
de service générera en tout une
économie pour le RTL de 221 615$
pour l’année 2015.
Les représentants des municipalités de Brossard, Saint-Bruno-deMontarville et de Saint-Lambert
siégeant sur le conseil d’administration
ont tous voté contre ces modifications
de service.
8
Chroniques
9 AV R i L 2 01 5
Protection de la biodiversité à
Longueuil : de la poudre aux yeux !
Décès du conjoint locataire :
qu’advient-il du logement?
Marie-Claudel Bilodeau
Étudiante en droit
Henriette, âgée de 70 ans, est mariée
avec Raymond depuis 45 ans. Depuis
leur mariage, ils habitent ensemble dans
un logement de la rue Lacombe à
Montréal. Au moment de la signature
du bail, il y a 45 ans, seul Raymond a
apposé sa signature sur le bail.
Henriette n’y voyait aucun problème et
ils n’ont jamais modifié le bail pour y
ajouter la signature et le nom
d’Henriette. Cependant, un événement
malheureux et tragique s’est produit la
semaine dernière; Raymond est décédé
subitement d’une crise de cœur.
Henriette, qui est attristée du décès de
son mari, est également très stressée du
sort du logement qu’elle habitait avec
Raymond depuis des années et qu’elle
aime tant. Comme son nom ne figure
pas sur le bail, Henriette se demande si
le propriétaire peut mettre fin au bail du
logement unilatéralement.
Advenant le décès du locataire
d’un logement, la personne qui cohabitait avec le défunt au moment de son
décès a le droit de demeurer dans le
logement. Ce droit est accordé nonobstant le lien entre les deux personnes
(ami, mari, sœur, conjoint, etc.).
Henriette, qui cohabitait avec
Raymond, pourrait même devenir
locataire du logement si elle continue de
vivre dans le logement à la suite de ce
décès et qu’elle avise le propriétaire de
son intention de devenir elle-même
locataire dans les deux mois suivant le
décès.
Toutefois, le propriétaire pour-
rait refuser la demande d’Henriette si
elle ne satisfait pas ou ne satisfait plus
aux conditions d’attribution du logement
prévues au Code civil du Québec ou dans
le bail. Henriette a l’intention d’adopter
un chien pour contrer la solitude, ce qui
contreviendrait aux règlements prévus au
bail. Dans le cas où Henriette adopterait
le chien, le propriétaire pourrait résilier le
bail en donnant un avis de 3 mois avant la
fin du bail. Henriette pourrait tout de
même continuer d’habiter celui-ci
jusqu’à la fin du bail.
Si Henriette n’avise pas le propriétaire de son intention de demeurer
dans le logement dans les deux mois
suivant le décès de Raymond, le liquidateur de la succession ou un héritier
peut mettre fin au bail en remettant au
propriétaire un avis d’un mois.
Un formulaire, Avis en cas de
décès du locataire, est disponible sur le
site Internet de la Régie du logement. Il
peut être utilisé par la personne qui
cohabitait avec le défunt et qui désire
devenir locataire ou par le liquidateur
de la succession ou l’héritier afin
d’aviser le propriétaire du décès du
locataire et de la fin du bail.
L’information contenue dans le
présent article est d’ordre général. Elle
ne prétend pas répondre à tous les cas
de figure. Pour de plus amples renseignements concernant le droit familial, téléphonez à la ligne d’information
juridique d’Inform’elle au 450 4438221 (sans frais en Montérégie : 1 877
443-8221) ou consultez une personne
exerçant la profession d’avocat ou de
notaire.
Il n’y a
pas si longtemps, le
boisé du Tremblay
représentait le plus
bel habitat viable de
la rainette faux-grillon au Québec.
Depuis 2011, la
Ville de Longueuil a
Monique Hains fait des démarches
pour que le gouvernement provincial lui accorde le
statut de « refuge faunique », la plus
haute protection pour un milieu naturel.
Or, depuis deux ans, plus de 50% des
habitats de la rainette dans ce boisé ont
disparu sous l’eau, victime des castors
et de la négligence des responsables
municipaux !
À Saint-Hubert, le boisé
Maricourt – parallèle à l’autoroute 30 –
est un écosystème précieux qui comprend une tourbière et d’autres milieux
humides, de nombreux sites de reproductions de rainette faux-grillon et
d’autres espèces vivantes rares. En mars
dernier, des travaux d’aqueduc municipal et d’infrastructures pour l’usine
d’Agropur ont détruit une portion du
boisé. Le ministère de l’Environnement
du Québec y a pourtant confirmé la
présence de cet amphibien. Or, la
mairesse Caroline Saint-Hilaire et des
hauts fonctionnaires de Longueuil ont
récemment prétexté l’absence de
rainette faux-grillon pour justifier en
partie ces travaux.
D’autres menaces importantes
planent sur ce boisé : l’éventuel prolongement du boulevard
MoïseVincent, la construction d’un Centre
commercial international et peut-être
même des constructions résidentielles
pour un millier d’immigrants chinois en
lien avec ce centre. Voilà comment on
met à mal la biodiversité.
À vivre en ville, déconnectés de
la nature, il est facile d’oublier que la
diversité des espèces vivantes est un élément-clé pour la survie humaine.
Certaines espèces en danger de disparaître sont connues. Des milliers
d’autres n’ont pas cette « chance ». Ainsi,
41% des espèces d’amphibiens dans le
monde sont menacées d’extinction. Plus
de 120 espèces ont disparu dans les
dernières années. Un tiers des espèces
d’oiseaux et un quart des espèces de
mammifères sont en danger ! La perte
des habitats, la pollution et les dérèglements climatiques sont en cause.
La rainette faux-grillon :
bien plus qu’une grenouille
Dans les années ’50, on
entendait chanter la minuscule rainette
faux-grillon partout en Montérégie. Il y a
déjà plus de 15 ans, elle a été désignée
officiellement en danger de disparaître.
Depuis 2004, des inventaires printaniers
de ses sites de reproduction ont permis de
constater que son déclin se poursuit, mal-
Point Sud est distribué en
présentoirs dans l’agglomération de Longueuil et de porte-àporte dans certains quartiers de
l’agglomération.
Conseil d’administration
Hélène de Montigny
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desextraitsseulement.
gré la Convention internationale sur la
diversité biologique (1992) qui oblige
pourtant les pays signataires, dont le
Canada, à protéger ses espèces en danger.
Pourquoi s’embêter d’une
grenouille, alors qu’on veut construire
condos, centre commercial international
ou boulevard? Parce que la disparition
des espèces vivantes est comme un jeu
de bâtonnets : on peut les retirer pendant un certain temps un par un, mais
arrive un moment où tout s’écroule.
Parce que les amphibiens sont comme
le canari dans la mine, un indicateur de
la santé de la nature : les premiers à disparaître, indiquant la menace à venir
pour les autres espèces. Parce que les
amphibiens vivent dans des milieux
humides dont les fonctions sont essentielles.
Milieux humides, milieux
essentiels menacés
Les milieux humides de la
Montérégie - tourbières, marécages ou
étangs - sont de plus en plus rares.
Pourtant dans ces pouponnières de vie,
il y a un foisonnement incroyable
d’êtres microscopiques dans le sol, des
milliards d’insectes, des oiseaux
nicheurs ou de passage, des amphibiens,
de petits et gros mammifères, des
plantes à fleurs, arbrisseaux et arbres,
souvent uniques à ces habitats. Ce sont
aussi des « éponges » qui aident à
prévenir les inondations en cas de pluies
abondantes. Par leurs plantes qui retiennent les toxiques présents dans l’eau,
ces milieux sont aussi des usines
naturelles d’épuration de l’eau.
Que se passe-t-il à Longueuil?
Le beau Plan Stratégique de
Développement Durable de la Ville de
Longueuil, dévoilé en grandes pompes
en juillet 2013, n’est-il que de la poudre
aux yeux? Ne peut-on épargner ce qu’il
reste du boisé Maricourt? Peut-on conserver les rares milieux naturels qu’il
nous reste? Peut-on « développer » différemment notre ville pour qu’elle entre
enfin dans le 21e siècle et devienne une
véritable ville durable?
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Volume 01 • Numéro 10 • 9 avril 2015
Les municipalités s’invitent dans
la campagne électorale fédérale
Suzanne Roy
ZUMBA FAMILIALE
EXTÉRIEURE
ACTIVITÉ DE CLÔTURE
EN COMPAGNIE DE VOS ÉLUS
Marché public de Longueuil
311
longueuil.ca
SAMEDI
11
AVRIL
11 h à 12 h
Page 3
2
Économie
9 AV r i L 2 01 5
Un centre commercial international chinois à Longueuil?
Une maquette de la Cité du commerce international chinois dessinée par NEUF Architectes et le Groupe Montoni au moment où
les discussions avec l’entreprise lavalloise étaient avancées. - Photo: Courtoisie
Texte : Alexandre Lampron
Photos Écho de Laval
Après avoir projeté de s’implanter à Vaudreuil-Dorion et Laval en
2013, il est prévu que l’entreprise Min
Ying Holdings, un acteur financier chinois de premier plan, songerait à construire un immense centre de commerce
international à Longueuil à la hauteur de
Saint-Hubert, très possiblement en bordure de l’autoroute 30.
Situé sur le terrain de l’ancien
cinéparc, en bordure de l’autoroute 15 et
propriété du Groupe Montoni, le projet
lavalois aurait aussi comporté des centaines de résidences de luxe qui auraient
abrité plus de 1000 familles chinoises fortunées. Toutefois, MédiaSud n’a obtenu
aucune information qui confirme ou
infirme que le projet de Saint-Hubert
serait similaire à celui de Laval, advenant
que la Ville de Longueuil décidait d’aller
de l’avant.
Selon le site Huffington Post
Québec, une annonce officielle serait
faite en Chine entre le 15 et le 23 avril, en
présence de l’ambassadeur canadien en
Chine, Guy Saint-Jacques. Le bureau de
M. Saint-Jacques n’avait pas contacté
MédiaSud au moment de mettre le texte
en ligne.
Min Ying Holdings agit sur le
territoire québécois en partenariat avec
une autre entreprise chinoise qui serait
installée à Mirabel, le Mirabel International Trading Center (M.I.T.C.).
Un ex-député du Bloc Québécois
impliqué
l’une des victimes de la vague orange du
NPD aux élections fédérales de mai 2011
après avoir été défait par l’actuel député
François Choquette.
«Il y aurait 1000 entreprises chinoises qui viendraient s’établir au
Québec pour faire du commerce directement en éliminant les intermédiaires,
avait déclaré Roger Pomerleau à L’Écho
de Laval, en novembre 2013. Ce serait
comme un bureau des ventes, une vitrine
pour présenter des produits. Toute la production serait faite en Chine.»
Une recherche poussée a permis
d’obtenir l’inscription du lobbyiste Roger
Pomerleau, enregistrée en date du 24
mars 2015, pour les deux clients mentionnés : Min Ying Holding et MITC
Management Inc. Amorcé le 17 septembre 2012, le mandat de Roger Pomerleau
se terminerait le 9 octobre 2015.
Pour les deux entreprises, il est
décrit que le lobbyiste Pomerleau fait la
«représentation afin de modifier la loi sur
l'immigration et les règlements relatifs
pour faciliter l'arrivée regroupée de 1000
immigrants entrepreneurs chinois conformément à la règlementation existante
à cet effet par l'augmentation du quota de
gens d'affaires prévus par la loi pour
accepter ces 1000 personnes et ce, dans
le cadre de l'ouverture d'un centre de
commerce international nord-américain
au Québec, afin de le rendre le Québec
plus compétitif au chapitre du commerce
international».
Une des institutions visées dans
la démarche de M. Pomerleau est la Ville
de Longueuil.
Le projet est piloté par l’exdéputé du Bloc Québécois de
Drummond, Roger Pomerleau, qui agit à
titre de lobbyiste. M. Pomerleau a été
La vente de deux lots
Une recherche encore plus
poussée a permis de découvrir que
Longueuil a donné son approbation à une
entente avec l’entreprise 9223-7932
Québec inc., qui fait affaires sous le nom
de Gestion MITC inc., et qui concerne la
vente des deux lots «situés en bordure du
boulevard Moïse-Vincent», soit les lots
4 642 839 et 4 642 840.
La superficie totale est de
55 838,5 mètres carrés pour un montant
de 3 185 586,40$, «la promesse étant
valide pour une période de 180 jours», à
compter du 18 février 2014 (date de
l’adoption de la résolution).
Force est de constater que la
période de 180 jours est terminée depuis
déjà très longtemps et que la transaction
n’a pas été soumise au vote du conseil
municipal. Or, MédiaSud a appris le 30
mars que l’entreprise s’est à nouveau
mise en mode négociation avec la Ville
dans les dernières semaines, car la date
d’inscription de Roger Pomerleau est le
24 mars 2015.
Un exemple surprenant
Fait surprenant : Me JeanSébastien Coutu, avocat à la Direction
des affaires juridiques au Commissaire au
lobbyisme, a fait une intéressante présentation le 25 avril 2014 au congrès de
l’Association des aménagistes régionaux
du Québec (AARQ) sur la Loi sur la
transparence et l’éthique en matière de
lobbyisme.
Dans sa présentation, Me Coutu
évoquait entre autres plusieurs conditions
d’application de la loi et l’une de ces conditions faisait allusion à une décision relative à l’attribution d’un contrat, d’une
subvention ou d’un autre avantage pécuniaire.
Ironiquement, dans son exemple
qu’il a donné pour expliquer son propos
dans le cadre de sa présentation, Me
Coutu écrit : «une lobbyiste-conseil pour
Le projet est piloté par l’ex-député
du Bloc Québécois de Drummond,
Roger Pomerleau
le compte d’une entreprise fait des
représentations auprès de la Ville de
Longueuil en vue de conclure une entente
visant l'octroi d'une option d'achat relative à l'acquisition d'un terrain vacant
situé sur les lots 4 642 839 et 4 642 840,
du cadastre du Québec, pour la réalisation d'un projet de développement immobilier comprenant un centre d'affaires».
MédiaSud n’a pas été en mesure
d’obtenir plus d’informations sur les
intentions de la municipalité au moment
de la mise en ligne du texte.
3
Actualité
L'AGASH modifie son nom
pour s'étendre jusque dans le
Vieux-Longueuil
Texte : Maurice Giroux
Photos : AGASH
Lors de son assemblée générale
annuelle tenue le 31 mars dans ses
locaux du boulevard Grande Allée, le
conseil d'administration de l’Association des gens d'affaires de Saint-Hubert
(AGASH), a reçu le mandat de procéder
à un changement de nom en celui de
l’Association des gens d'affaires du
Grand Longueuil (AGAGL).
Me Cynthia Gaudette
Une assemblée générale spéciale aura lieu prochainement sous la
nouvelle présidence de Mme Cynthia
Gaudette, notaire du cabinet Lévesque,
Gaudette, Major-Lacombe, de Longueuil,
qui succède ainsi à la présidente Linda
Langlois Saulnier.
Mme Gaudette est la grande
inspiratrice de ce projet d'expansion,
qui surviendra au moment même où
l'AGASH fêtera en juillet prochain son
25e anniversaire.
Plusieurs raisons motivent la
décision de l'organisme, notamment la
dissolution imminente de l'Association
des gens d'affaires de Longueuil
(AGAL), avec laquelle l'AGASH avait
autrefois organisé des concours de prix
d’excellence.
Linda Langlois Saulnier
De plus, la diminution à la fois
du nombre de membres et des contributions obtenues de ses principaux partenaires d'affaires depuis deux ans a mis à
rude épreuve les finances de l'organisme.
Qu'à cela ne tienne, la tenue
d'une seconde édition du Grand réseautage au mois de mai 2014 a permis de
boucler le budget. L'édition 2015 aura
lieu le 13 mai prochain dans les locaux
de CERTEX, sous la présidence d'honneur de Serge Charron, président de
Pascan Aviation.
9 AV r i L 2 01 5
Fin de la saga immobilière au
Centre Véronneau
Dans un geste de gros
bons sens, le ministère
de la Sécurité publique
dirigé par la vice-première ministre Lise
Thériault a finalement
Maurice
décidé d'installer dans
Giroux
un édifice public appartenant au gouvernement du Québec le
nouveau Bureau des enquêtes indépendantes, soit l'édifice Montval, au 201, de
la Place Charles-LeMoyne, un immeuble
avantageusement situé près de la station
du métro de Longueuil – Université de
Sherbrooke.
En ce moment d'austérité qui
frappe toute la société québécoise, il fallait être culotté ou inconscient pour aller
en appel d'offres auprès des propriétaires
immobiliers de la Rive-Sud. C'est donc
dans les bureaux désaffectés de la
Direction régionale du ministère de l'éducation que logeront les policiers enquêteurs, soit un vingtaine de personnes.
Les six soumissionnaires conformes, dont le Centre Véronneau, propriété d’une famille œuvrant sous la raison sociale Société en commandite
KELENDJI, se retrouvent le bec à l'eau,
même si le Ministère de la Santé publique
via la Société québécoise des infrastructures les dédommagera pour les coûts de
leur démarchage.
Il en sera bien autrement pour le
journal Point Sud qui venait de souslouer en novembre dernier un petit local
au Centre Véronneau, lequel n’a offert
aucun dédommagement pour un nouveau
déménagement vers un lieu heureusement plus courtois, soit le Foyer Saint-
Antoine, un milieu communautaire très
propice au développement des médias
communautaires.
Foyer Saint-Antoine
Une clause abusive
Point Sud avait eu le malheur de
publier un texte qui dénonçait une clause
abusive de l'appel d'offres gouvernemental à l'effet qu'aucun média ne devait
occuper un local dans le même édifice
que le Bureau des enquêtes indépendantes! Nous aurions été heureux que
Place Véronneau remporte le contrat,
mais ses propriétaires, intraitables et frustrés, nous ont quand même mis à la porte
sans aucune compensation.
La bonne nouvelle, c'est que
notre groupe de médias communautaires
indépendants, réunis dans une coopérative, vivra désormais à l'ombre de la
cathédrale Saint-Antoine, au son du
clocher et avec une vue imprenable sur la
rue Saint-Charles.
Et en plus, nos médias seront en
mesure de participer à la relance
économique, sociale et culturelle de la
rue Saint-Charles.
Les municipalités s’invitent dans la campagne électorale fédérale
Alexandre Lampron
(EXCLUSiViTÉ) - Les municipalités
du Québec ont l’intention de se faire
entendre au cours de la campagne électorale fédérale, qui prendra officiellement son envol dans les semaines à
venir.
Rencontrée par MédiaSud, la
présidente de l’Union des municipalités
du Québec (UMQ) et mairesse de
Sainte-Julie, Suzanne Roy, avance que
les municipalités «sont victimes des
négociations difficiles entre la province
et Ottawa».
Plus d’un an après la mise en
vigueur du Plan Chantiers Canada, qui
prévoit entre autres des investissements
de plus de 53 milliards$ dans les infrastructures fédérales d’ici les 10 prochaines années, «rien n’a encore bougé
dans la province», soutient Mme Roy.
résorber le déficit d’infrastructure
de 34 milliards$
«Nous demandons une entente
à très court terme; les municipalités
sont prêtes, avance la présidente de
l’UMQ. Nous demandons le transfert
complet (à 100%) de la taxe fédérale
sur l’essence pour les infrastructures
municipales, selon la même répartition
qu’à l’heure actuelle (25% pour le
transport collectif et 75% pour les
infrastructures municipales).»
Elle rappelle aussi que ces
sommes assureraient des infrastructures
de meilleure qualité et une plus grande
fluidité sur les routes «pour nous permettre de mettre en place des modes
alternatifs de transport pour diminuer
la congestion routière qui nous coûte
extrêmement cher». La présidente de
l’UMQ rappelle aussi que le déficit des
infrastructures au Québec a atteint le
cap des 34 milliards$.
À ce jour, l’UMQ dit avoir rencontré les caucus néodémocrate, libéral
et le chef du Bloc Québécois, Mario
Beaulieu. Seul le Parti conservateur
n’aurait pas encore donné signe de vie.
Suzanne Roy ajoute aussi que «nous
avons invité tous les chefs des partis
fédéraux à nos Assises annuelles, qui se
tiendront au mois de mai à Montréal».
«Les municipalités ont droit
aux montants mis en place et sont des
partenaires essentiels de la réhabilitation de nos infrastructures parce
qu’elles sont d’abord des gouvernements de proximité, enchaîne-t-elle.
Malgré tout, elles sont tenues à l’écart
de toute discussion et négociation sur la
conception et la mise en œuvre des programmes.»
Enfin, l’Union des municipalités du Québec demande un moratoire
sur la planification de Postes Canada de
mettre en place les boîtes communautaires dans toutes les villes.
Suzanne Roy
4
économie
9 AV r i L 2 01 5
Moi, entrepreneur? Le premier
événement entrepreneurial pour
les plus de 35 ans!
Innovant et rassembleur, Moi,
entrepreneur? est le premier événement
québécois réservé aux aspirants entrepreneurs de plus de 35 ans. Du 18 au 19 avril
2015, à l’hôtel Holiday Inn de Longueuil,
les participants assisteront à des ateliers,
des conférences et des témoignages
inspirants visant à les encourager à se
lancer en affaires.
sera conférencière lors de la clôture de
l’événement le 19 avril. Inspiratrice et
entrepreneure, elle a créé le premier concept de télévision consacrée à la relève
entrepreneuriale et a encouragé jusqu’à
ce jour des milliers de Québécois à
démarrer leur entreprise.
Trois autres mini-conférences
inspirantes compléteront le programme
Colloque de formation
réussi pour les coopératives
d’habitation de la Montérégie
C’est le sourire aux lèvres que
sont repartis les 70 participants du 2e
colloque annuel de formation de la
Fédération des coopératives d’habitation montérégiennes (FECHAM),
samedi dernier le 28 mars. En effet, les
objectifs de la FECHAM ont été doublement atteints : renforcer les connaissances et compétences de gestion de ses
membres tout en ayant du plaisir !
L’événement Moi, entrepreneur?
est une opportunité pour cette clientèle
d’expérimenter l’entrepreneuriat à travers des activités immersives. Ces deux
jours intensifs permettront à chaque participant de démystifier l’entrepreneuriat,
de réseauter et de tester leurs idées avec
des mentors ainsi que des entrepreneurs
expérimentés.
«Grâce à cet événement, les participants auront l’opportunité de découvrir leur potentiel entrepreneurial et leur
idée d’entreprise ainsi que de s’outiller
pour réaliser leur projet d’affaires. Nous
voulons également les guider vers les
organismes qui pourront les aider à concrétiser leurs idées» explique Ian-Patrick
Thibault, président de Concept I.D.O.,
l’instigateur de l’événement.
«Si un tel événement m’avait été
offert à l’âge de 35 ans, j’en aurais profité pour établir de précieux contacts
avec d’autres entrepreneurs afin de me
sentir moins seule dans cette aventure
entrepreneuriale» confirme Nancy
Simoneau, présidente de la TAEM. C’est
pourquoi, les 18 et 19 avril prochain, elle
vous invite, en plus de tenter votre chance
d’éveiller en vous l’entrepreneuriat, à
venir rencontrer d’autres entrepreneurs;
une richesse inestimable qui vous donne
le goût d’aller encore plus loin sur la
route entrepreneuriale.
«Oser faire la différence !»
avec Anne Marcotte.
Anne Marcotte, animatrice de
l’émission voirGRAND.tv sur MAtv,
Administrateurs
de la fin de semaine. Elles répondront aux
questions essentielles de toute personne
désirant démarrer son projet d’affaires et
seront données par des entrepreneurs
ayant lancé leur entreprise sur le tard.
information et inscription sur
www.moientrepreneur.ca
À propos des promoteurs :
Concept I.D.O a été créé en 2014
par Ian-Patrick Thibault dans le but d’offrir une plateforme de lancement pour des
projets d’affaires innovants qui visent à
faire éclore une toute nouvelle génération
d’entrepreneurs. Après avoir créé le premier espace de coworking coopératif sur
la Rive Sud, il est l’instigateur de
l’événement «Moi, entrepreneur ?»
La Table d’action en entrepreneuriat de la Montérégie (TAEM) créée
en 2012 est composée majoritairement
d’entrepreneurs dynamiques et présidée
par Nancy Simoneau, du groupe
Simoneau inc. de Boucherville. Axée sur
l’action, elle favorise la réalisation de
projets structurants par et pour les entrepreneurs afin de stimuler l’entrepreneuriat en Montérégie. Depuis sa création,
parmi les dix projets initiés, 6 ont été
réalisés.
Sources et renseignements :
Aurélie Blanwalhin
(prononcer blanvalin)
[email protected]
(438) 938-1212
La voix de Saint-Hubert est une filiale de MédiaSud inc.
et est membre de la
Coopérative des médias indépendant de la Rive-Sud
Journaliste-coordonnateur
Maurice Giroux
Marie-Paule Carrier
président
secrétaire-trésorière
Katy Larouche
administratrice
Alexandre Lampron
administrateur
Journaliste
Journaliste
Infographie
Impression
Maurice Giroux
Alexandre Lampron
Pierre Turbis
Dominic Paul
Payette & Simms
Le colloque est une initiative de
la Fédération suite au constat que les
membres des coopératives d’habitation
se sentent parfois démunis face aux
nombreux défis de gestion que
représente l’administration d’une coopérative.
Les besoins de formations sont bien présents,
comme le démontre la
hausse d’inscriptions de
17% par rapport à l’édition 2014.
Le colloque a
débuté en force avec la
présentation par le président de la FECHAM
du nouveau directeur
général, M. Daniel Godin,
anciennement directeur
au centre d’administration des prêts et gestion
du portefeuille du Québec de la SCHL,
se joindra à l’équipe de la FECHAM à
compter du 7 avril prochain.
L’atelier d’ouverture portait sur
les modifications au fonctionnement
des coopératives suite à la fin de leur
convention et à la modification de la
Loi sur les coopératives. Les partici-
Les opinions émises dans le journal
n’engagent que leurs auteurs.
Les tribunes libres doivent obligatoirement être transmises
par courrier électronique à l’adresse suivante :
[email protected]
La direction se réserve le droit de publier
des extraits seulement.
Membre de la Coopérative des Médias
indépendants de la Rive-Sud
pants se sont ensuite séparés en deux
sous-groupes pour assister à des ateliers
sur la gestion des comités et sur la
Régie du logement. En après-midi, les
participants ont découvert leur personnalité pour le travail en équipe grâce à
un module inspiré du Myers Briggs
Type Indicator (MBTI).
La conférence de clôture était
donnée
par
Alain
Samson. Riche en conseils sur comment développer ses talents et réussir à changer l’état des
choses autour de soi, les
participants ont fort
apprécié le message livré
avec beaucoup d’humour
par M. Samson. La journée de formation qui se
déroulait à la Place
Desaulnier à Longueuil
s’est conclue par un cocktail et le tirage de quelques prix de présence.
La FECHAM
est fière d’offrir aux
coopératives de la Montérégie une
occasion de perfectionner les compétences de leurs membres et de tisser des
liens d’amitié et de coopération entre
elles.
Pour de plus amples renseignements,
veuillez communiquer avec :
Loïc Nigen, M.A.P.
Chargé de projets
Tél : 450-651-5520 poste 217
[email protected]
Pour nous joindre
Téléphone : (514) 473-2720
Télécopieur : (450) 463-0099
Courriel : [email protected]
Sites Internet :
www.mediasud.ca
www.affaires.mediasud.ca
5
Société
9 AV r i L 2 01 5
Budget Leitao: le cégep Édouard-Montpetit inquiet pour
l’avenir du réseau
Texte et photo :
Cégep Édouard-Montpetit (MG)
Le 26 mars dernier, le gouvernement du Québec déposait son
budget pour l’année 2015-2016. Selon
le communiqué de la Fédération des
cégeps, une compression à la même
hauteur que celle imposée lors de la
dernière année est anticipée, soit de
l’ordre de 40 millions de dollars. Cette
compression vient s’ajouter aux 109
millions amputés au cours des quatre
dernières années dans le réseau des
cégeps, ce qui correspond à près de 4
millions pour le cégep ÉdouardMontpetit depuis 2011.
Rappelons que lors de sa
séance du 25 novembre dernier, le
Conseil d’administration du Cégep
adoptait une résolution dénonçant les
compressions budgétaires de 1,5M$
que l’établissement a subies pour l’année 2014-2015 et invitait la communauté du Cégep à participer à une
activité de dénonciation organisée par
les associations syndicales et étudiantes. Lors de cette rencontre, le
directeur général du Cégep, M. Serge
Brasset déclarait que «ces nouvelles
coupes au budget pourraient avoir des
conséquences considérables l’an
prochain sur les services offerts aux
étudiants».
À l'annonce de ces coupes
possibles au budget 2015-2016, la
Direction du Cégep a tenu à souligner
à ses employées et étudiants qu’elle
demeurerait vigilante, et suivrait de
près tout développement au cours des
prochains jours et semaines, et ce,
jusqu’au dépôt des crédits en mai
prochain.
M. Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération
des cégeps, à la suite du dépôt,
déclarait : «Alors que le gouvernement
se préoccupe de la pérennité des services et de l’avenir de nos jeunes, il est
étonnant de voir que l’enseignement
supérieur ne figure pas au cœur de ses
priorités. Nous sommes conscients de
la situation budgétaire, mais nous
déplorons vivement que la cohorte
actuelle des étudiants soit particulièrement visée par ce redressement.»
Soulignons que la Fédération
poursuivra ses discussions avec le
gouvernement afin d’éclaircir l’impact
réel que le budget provincial aura sur
les cégeps.
À propos du cégep
Édouard-Montpetit
Le cégep Édouard-Montpetit, le
plus grand du réseau des cégeps, est un
établissement d’enseignement supérieur
comptant plus 17 000 étudiants au
régulier et à la formation continue, et est
constitué du campus de Longueuil et de
l’École nationale d’aérotechnique. Il
met en œuvre des programmes d’études
et des activités de formation de haute
qualité, souvent de concert avec ses
partenaires de l’ordre universitaire. Le
Cégep vise le développement de per-
sonnes compétentes, autonomes, critiques et engagées dans leur milieu. Par
ses activités d’enseignement et de
recherche et par les services qu’il offre
à la collectivité, il contribue à la vitalité
sociale et culturelle de sa communauté
et met à profit son expertise sur le plan
régional, national et international.
Pour en connaître davantage sur le
cégep Édouard-Montpetit et ses activités, visitez le www.cegepmontpetit.ca
ainsi que la page Facebook du Cégep
(Facebook.com/CollegeEdouardM).
Près de 700 000 $ seront investis pour l’amélioration des conditions de
vie des personnes aînées dans l’agglomération de Longueuil
CrÉ de l’agglomération
de Longueuil (MG)
La Conférence régionale des
élus (CRÉ) de l’agglomération de
Longueuil est heureuse d’annoncer
qu’une contribution financière d’un
montant total de 691 370$ est octroyée
à 12 organismes dans le cadre du premier appel de projets de l’Entente spécifique pour l’amélioration des conditions
de vie des personnes aînées de l’agglomération de Longueuil 2013‐2017.
Grâce à ces appuis financiers,
des organismes pourront accompagner
et mobiliser les citoyennes et citoyens
aînés et leur offrir services et activités
adaptés à leurs besoins et intérêts (voir
le résumé des projets retenus en
Annexe). «La qualité de vie des aînés
s’inscrit en lien avec tous les chantiers
entrepris dans le cadre du Plan quinquennal de développement de l’agglomération de Longueuil.
Avec 15,8% de notre population
âgée de 65 ans et plus, le vieillissement
démographique est un défi auquel nous
l’ensemble des objectifs de l’Entente.
Qu’il s’agisse de favoriser les relations
intergénérationnelles, la participation
sociale des personnes aînées, l’accès à
la culture, l’accès aux technologies de
l’information, la lutte contre la maltraitance, ou le soutien aux aînés vulnérables, les projets sont diversifiés et
porteurs de résultats concrets.
On estime qu’au moins 7 300
personnes aînées participeront ou bénéficieront des activités offertes dans le
cadre des projets financés. Notons aussi
que plus de 50% des projets vont rayonner sur l’ensemble du territoire de l’agglomération de Longueuil.
devons nous attaquer dès maintenant.
L’enjeu est d’autant plus important que
dans moins de 10 ans, cette proportion
sera de 23,3% 1, ce qui représentera
près d’un citoyen sur quatre!
Nos structures et nos services
doivent s’adapter rapidement et ce,
sans perdre de vue la reconnaissance
des contributions actuelles et futures de
ces citoyens âgés au développement de
notre agglomération», croit madame
Monique Bastien, présidente de la CRÉ
de l’agglomération de Longueuil.
Des projets diversifiés et
des résultats concrets!
Élément de fierté pour la CRÉ,
les projets soutenus répondent à
1 Institut de la statistique du
Québec. Bulletin de statistique régional
2012 : CRÉ - Longueuil
Rappelons que l’Entente a été
signée en partenariat avec le Secrétariat
aux aînés, le Secrétariat à la région métropolitaine, le ministère de la Culture
et des Communications et le Forum
jeunesse Longueuil.
6
économie
9 AV r i L 2 01 5
Développement économique : les parcs industriels rapatriés dans
chacune des villes?
Texte :Alexandre Lampron
Photos: CLD Agglomération de Longueuil
La responsabilité du développement des 15 parcs et zones industriels
de l’Agglomération de Longueuil serait
reléguée dans la cour de chacune des
cinq municipalités dans le cadre de la
réforme actuellement en gestation en
matière de développement économique.
«Au chapitre de ce qui va arriver au plan légal, nous ne sommes pas
en mesure de confirmer de façon définitive les choix qui seront faits par le gouvernement du Québec, mais nous
savons que le CLD sera intégré dans
une structure certainement plus vaste,
qui englobera tout le développement
économique de quelle façon que ce
soit», affirme M. Couture.
Jean-Luc Couture
Le président du conseil d’administration du Centre local de
développement (CLD), Jean-Luc
Couture, a expliqué en entrevue qu’il
s’agissait de l’une des hypothèses
étudiées par les partenaires du domaine
économique en vue de la nouvelle structure qui serait mise en place d’ici le
mois de juin.
Éviter les doublons
Les détails obtenus par
Affaires.MédiaSud afin de peaufiner
ces informations, complétés par celles
obtenues de M. Couture, confirment
qu’il est prévu de confier le mandat
d’attirer de nouvelles entreprises sur le
territoire du Grand Longueuil à la nouvelle structure, alors que l’aspect con-
struction des bâtiments serait plutôt
refilé aux municipalités. La situation
décrite éviterait ainsi les doublons
inutiles et des économies appréciables.
Il n’y a rien de surprenant dans
cette orientation, puisque depuis 1984 les
municipalités, à travers le Québec possèdent le pouvoir de créer des espaces
industriels en acquérant, en transformant,
en vendant ou en louant des terrains et
des bâtiments, et le tout à des fins industrielles.
provinciale, avec des bureaux un peu
partout, nous nous retrouvons avec des
gens qui n’ont pas nécessairement la
connaissance du niveau local et les résultats peuvent parfois être différents. J’ai
aussi l’espoir que nous puissions récompenser l’entrepreneuriat afin de permettre à un plus grand nombre de personnes
de se lancer en affaires.»
Ces pouvoirs sont accordés en
vertu de la Loi sur les immeubles industriels municipaux, de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme et de la Loi sur
les compétences municipales.
L’Agglomération de Longueuil
compte 13 000 entreprises, dont plus de
2000 dans les 15 parcs industriels qui
génèrent à elles seules au-delà de
65 000 emplois dans la région. De ces
2000 entreprises, 45% sont manufacturières et 30% sont exportatrices. La
présence de 200 filiales de multinationales procure également 16 000
emplois à la population de la région.
«J’exprime le souhait que le
développement économique reste en
bonne partie au niveau local, espère M.
Couture, en lien avec le dépôt du budget
du ministre des Finances, Carlos Leitão,
le 26 mars. Quand nous essayons de
créer une agence qui a une mission
Un mandat d’accompagnement
L’Agglomération retiendra prochainement les services professionnels
d’une firme externe pour un mandat d’accompagnement dans la mise en place de
cette nouvelle gouvernance. Deux
soumissions ont été reçues en date du 19
mars : Cohn & Wolfe et Raymond
Chabot Grant Thornton.
«Peu importe qui sera mandaté,
je crois qu’il faut sauver les façons de
faire acquises par le CLD, sauver nos
connaissances, notre savoir-faire et notre
transmission des valeurs, ajoute JeanLuc Couture. Je pense que c’est ce que
souhaitent les villes et les bailleurs de
fonds du CLD dans un contexte d’un
transfert vers une nouvelle structure.»
Le contrat de moins de 100 000$
serait octroyé lors du prochain conseil
d’agglomération prévu le 16 avril
prochain.
Plan municipal d’emplois pour les jeunes des Centres jeunesse du Québec
UMQ (MG)
La campagne d’adhésion 2015
au Plan municipal d’emplois pour les
jeunes des centres jeunesse bat son
plein. Déjà, près d’une trentaine de
municipalités ont adhéré, dont plusieurs
pour la deuxième année consécutive et
certaines pour la troisième année !
Au nom des jeunes des centres
jeunesse, l’UMQ remercie les municipalités d’Amqui, Beloeil, Blainville,
Candiac,
Châteauguay,
Chelsea,
Cowansville, Drummondville, Joliette,
Longueuil, Montréal – arrondissement
d’Ahuntsic/Cartierville, Montréal - Arrondissement de Villeray-Saint-MichelParc-Extension, Montréal - Arrondissement Le Plateau Mont-Royal,
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, PointeClaire, Rimouski, Rivière-du-Loup,
Rivière-Rouge, Roberval , Saint-Brunode-Montarville, Sainte-Adèle, Sainte-
Julie, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-surRichelieu, Varennes et Victoriaville.
Elle invite d’autres municipalités à
adhérer au plan d’ici le 30 avril.
Concrètement, ces adhésions se
traduiront par des emplois d’été pour
plus de 60 jeunes des centres jeunesse.
Ces occasions d’emplois leur permettront de développer leur employabilité,
d’acquérir de la confiance en eux, en
plus de découvrir le monde municipal.
Ce Plan municipal d’emplois
est rendu possible grâce au soutien financier de la Fondation Simple plan et
du partenariat avec l’Association des
centres jeunesse du Québec (ACJQ).
Pour plus d’information sur le
Plan municipal d’emplois, veuillez
communiquer avec Mme Josée Maryse
Sauvageau à [email protected] ou
au 514 282-7700 poste 285.
7
Société
C’est l’heure de se sucrer le bec en
Montérégie! 10e édition de la
campagne de promotion «L’érable,
de la palette à la fourchette!»
Avec l’hiver froid qui se terminera bientôt, l’arrivée du printemps se
célèbre sans contredit en Montérégie
avec l’ouverture des érablières et le début
du très populaire temps des sucres! La
Montérégie devient LA destination par
excellence au Québec pour se sucrer le
bec.
En collaboration avec La
Montérégie, le Garde-Manger du Québec,
Tourisme Montérégie est fière de faire la
promotion de la campagne L’érable, de la
palette à la fourchette et de son site thématique macabaneasucre.com. Cette campagne de promotion permet aux nombreux
amateurs d’érable de l’apprécier sous
toutes ses formes, dans les érablières et
restaurants de la Montérégie.
La visite à la cabane : une activité traditionnelle incontournable
Plusieurs érablières s’unissent
afin de faire vivre un moment inoubliable
aux visiteurs qui choisissent la
Montérégie pour une succulente
escapade printanière. La Montérégie
offre différents types de cabanes à sucre,
de rustiques à modernes, pouvant
accueillir de 100 à plus de 1000 personnes. Ces érablières sont dispersées à travers la région et sont facilement accessibles, peu importe la provenance des visiteurs. Les secteurs Suroît et Saint-Jeansur-Richelieu et Région sont des endroits
stratégiques pour trouver une érablière à
votre goût.
D’autres sites participant à la
campagne offrent des activités thématiques reliées à l’érable, ce qui permet de
compléter une journée bien remplie. Par
exemple, à La Maison amérindienne de
Mont-Saint-Hilaire, vous pourrez rassembler une dégustation de repas à
saveur amérindienne avec une animation
sur l'origine autochtone du temps des
sucres.
L’érable au menu dans des restaurants
de la Montérégie
Neuf restaurateurs et chefs de la
Montérégie se regroupent également
pour vous concocter des menus à base
d’érable. Chacun des chefs offre au minimum un plat à l’érable et plusieurs
composent un menu complet où l’érable
est présent à chaque service.
Ces chefs créatifs adapteront
donc l’érable en fonction de leur spécialité respective, surprenant ainsi les épicuriens venus de partout pour apprécier
leurs initiatives culinaires. Les amateurs
de bonnes tables seront surpris par la subtilité et la versatilité de l’érable dans la
cuisine de nos chefs. Les menus élaborés
par nos chefs seront disponibles à partir
du mois de mars, dans leur restaurant
respectif, pour une période de quatre
semaines.Actions promotionnelles Cette
année, la campagne de promotion
L’érable, de la palette à la fourchette est
réalisée en collaboration avec La
Montérégie, le Garde-Manger du
Québec, partenaire important de
Tourisme Montérégie.
Pour Catherine Ladouceur du
Garde-Manger du Québec, l’association
avec Tourisme Montérégie est une association gagnante : «Nous sommes fiers de
pouvoir collaborer avec Tourisme
Montérégie ! En travaillant conjointement pour la promotion des entreprises
agroalimentaires de la région, ce sont
nos deux organisations et surtout les
entreprises qui bénéficient du grand rayonnement de la campagne L’érable, de la
palette à la fourchette.»
La campagne de promotion
bénéficiera d’une belle présence sur La
Presse+ et dans le Journal de Montréal
durant la période du temps des sucres en
Montérégie. Également, un panneau
numérique situé en plein cœur du centreville de Montréal fera la promotion du
tempsdes sucres en Montérégie, en plus
d’une campagne de publicité sur les
ondes de Boom fm Montérégie.
Une importante stratégie web et
réseaux sociaux est également prévue
pour faire la promotion du site thématique macabaneasucre.com qui répertorie
les partenaires de la campagne de cette
année et qui donne de l’information per-
9 AV r i L 2 01 5
Publi-texte
La culture est mise à l’honneur à la
Commission scolaire Marie-Victorin
Chaque année,
plus d'une vingtaine
d'événements culturels rassembleurs
s’offrent aux 33 000
élèves de la CSMV.
Carole Lavallée Que ce soit à travers un concert, une exposition, un
festival de film ou de poésie, une
soirée hommage, un événement
sportif, ou un salon du livre ou d'arts
visuels, la CSMV a à cœur de faire
vivre, de partager et de célébrer l'incroyable richesse culturelle qui
s’épanouit dans ses 71 établissements
scolaires!
Les élèves peuvent aussi participer à divers événements organisés
par des partenaires de la CSMV ou en
collaboration avec eux, et cela, sur
tout son territoire. Cela s’inscrit dans
la mission de toute commission scolaire qui a pour rôle de contribuer au
développement culturel de sa région.
De plus, en 2008, le Conseil des commissaires a adopté une Politique culturelle qui a notamment pour but de
mettre en valeur la richesse culturelle
de son milieu.
Deux événements qui retiennent
l’attention en avril!
Le 2 avril dernier, la CSMV
présentait la finale haute en couleur
de la 9e édition de Primaire en spectacle, un concours de talents attendu
et fort populaire auprès des élèves du
préscolaire et du primaire. Des élèves
de 26 écoles primaires de la CSMV,
un record de participation cette
tinente sur l’érable.
Toutes ces actions de promotion
visent à consolider la première position
de la région en matière d’agrotourisme.
600 000 visiteurs par année viennent se
sucrer le bec en Montérégie
Rappelons que la Montérégie se
positionne bonne première avec 43% du
marché de l’agrotourisme au Québec
année, ont offert des numéros uniques
et de grande qualité dans des disciplines aussi variées que le chant, la
danse, le karaté, la comédie musicale
ou encore l’art dramatique. La CSMV
regorge d’élèves talentueux!
Un autre événement de la
CSMV retient l’attention depuis
maintenant 5 ans soit, la Soirée slam
et poésie. Cette soirée se déroulera le
9 avril, cette année. En jumelant le
slam et la poésie, l’événement met en
lumière le talent d’auteur de nos
élèves qui jouent habilement avec les
mots sous une forme poétique, tout
autant que leur qualité d’orateur. Les
meilleurs textes et prestations seront
récompensés lors de la soirée et les
élèves méritants recevront une bourse
de 250 $ du Conseil des commissaires.
En terminant, je vous invite à
vous informer auprès de vos écoles et
centres pour connaître les activités
culturelles qui seront présentées
prochainement au grand public, ainsi
qu’à consulter le site internet
www.csmv.qc.ca.
La présidente de la Commission
scolaire Marie-Victorin,
Carole Lavallée
[email protected]
avec près d’un million de visiteurs par
année. Plus de 60% des 930 000 personnes qui pratiquent une activité agrotouristique en Montérégie y retournent plus
d’une fois par année, ce qui génère
annuellement près de 3 000 000 visites.
Le temps des sucres est le deuxième produit agrotouristique le plus couru en
Montérégie avec près de 600 000 visiteurs.
Tourisme Montérégie est une
association touristique régionale et est
un organisme privé à but non lucratif
qui regroupe près de 400 entreprises.
Elle a principalement pour mission le
développement, la promotion, l’accueil
et l’information touristiques de la
Montérégie.
La Montérégie,
le Garde-Manger du Québec est la
seule campagne régionale qui rassemble
plus de 230 entreprises bioalimentaires
de la Montérégie via le
GardemangerduQuebec.ca.
En se regroupant, il est plus
facile de faire découvrir l’offre riche et
variée des produits de la région et,
ultimement, d’inciter les gens à consommer en Montérégie. Le projet régional est
chapeauté par Expansion PME
Montérégie Est, est soutenu par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et
de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)
ainsi que la Conférence Régionale des
Élus de la Montérégie Est (CRÉ).
(Tourisme Montérégie)
Société
8
9 AV r i L 2 01 5
Conflit au RTL : la Commission
des droits et des libertés de la
personne est appelée à trancher
Texte et photos : Alexandre Lampron
(EXCLUSiF) - Des chauffeurs d’autobus du Réseau de transport de Longueuil
(RTL), dont les identités ne peuvent être
révélées, allèguent avoir été discriminés
«sur la base de leurs convictions politiques» lors de la tenue de la séance du
conseil d’administration du 3 décembre
dernier.
Dans un document de six pages
dont Affaires.MédiaSud a obtenu copie,
ces chauffeurs se tournent vers la
Commission des droits et libertés de la
personne, évoquant les articles 10 et 15,
car ils soutiennent avoir subi «un préju-
dice inacceptable dans une société
démocratique auquel la Commission doit
tenter de remédier».
Les plaignants disent s’être
présentés à la séance du 3 décembre
dernier, à la demande du syndicat, pour y
poser des questions relativement au projet de loi 3 (devenu force de loi le 4
décembre) sur les régimes de retraite. Le
RTL avait pris des dispositions, notamment en mobilisant des agents de sécurité
postés pour contrôler l’identité des personnes qui entaient et sortaient de l’immeuble, photos à l’appui.
Une plainte «amendée»
«Ces mesures constituent une
grave violation des droits fondamentaux
de ces personnes, et qui se sont vu
empêchées d’avoir accès à un lieu public
pour un motif prohibé par la charte, soit
leurs convictions politiques syndicales
s’opposant au projet de loi 3», peut-on
lire dans la plainte amendée en vertu des
articles 10 et 15.
Advenant un revers devant la
Commission, l'intimée visée par ladite
plainte, Mme Colette Éthier, présidente
du RTL, pourrait être dans l’obligation de
verser la somme de 15 000$ aux trois
chauffeurs qui sont à l’origine de ce branle-bas de combat «à titre de dommages
moraux avec intérêts». Une somme de
3000$ «à titre de dommage exemplaire
avec intérêts» pourrait aussi être exigée
de la part de l'intimée.
La porte-parole du RTL, AnneLouise Milot, n’a émis aucun commentaire sur le dossier, «puisqu’il y a un
processus judiciaire en cours», précise-telle, dans un courriel envoyé à
Affaires.MédiaSud.
Philippe Cloutier veut représenter
le Bloc québécois dans LongueuilCharles-Lemoyne
Henri-Paul raymond
Collaboration spéciale
Un candidat s’intéresse à l’investiture du Bloc Québécois dans
Longueuil-Charles-Lemoyne.
Il s’agit de Philippe Cloutier qui
annonce son intention de briguer l’investiture pour représenter le parti aux
prochaines élections fédérales.
Il est professeur de philosophie
et militant indépendantiste, et sera fort
probablement candidat à l’investiture
prévue ce printemps.
L’aspirant candidat affirme que
son expérience internationale l’a convaincu plus que jamais de la nécessité de
l’indépendance.
M. Cloutier soutient que les idées de
l’actuel chef du Bloc l’ont incité à poser
sa candidature. «Les députés du Bloc sont
les ambassadeurs du pays à venir, à
Ottawa comme au Québec. Mario est le
mieux placé pour faire valoir l’importance de cette mission», plaide-t-il.
La circonscription de LongueuilCharles-Lemoyne comprend notamment
le Vieux-Longueuil, Laflèche, Lemoyne,
Greenfield Park, ainsi qu’une partie de
Saint-Hubert.
Philippe Cloutier a travaillé à
l’extérieur et il est revenu dans la région
en 2012. Il était professeur au Mexique.
C’est le regain d’audace du discours
indépendantiste qui l’a incité à revenir au
Québec afin d’y militer.
Greenfield Park a le printemps difficile
La sortie printanière du boulevard
Churchill avait tant
de promesses. On
l’imaginait dans ses
nouveaux atouts
avec sa verdure
renouvelée et ses
lampadaires à l’ancienne, séduire les
Hélène de
plus casaniers. La
Montigny
«revitalisation» de
cette artère principale de notre Park laissait croire que la
promenade serait à l’honneur, la vie communautaire plus chaleureuse et plus conviviale, la cohabitation des marcheurs
cyclistes et automobilistes plus harmonieuse.
Hélas ! Nous avons plutôt droit à
une planification curieuse qui n’en finit
pas de finir et qui fait fi des besoins les
plus élémentaires des commerçants, des
sportifs, des familles, des aînés, des
jeunes, de tous quoi ! À toute fin pratique
le stationnement sur le boulevard
Churchill a été tellement réduit que le
magasinage chez le fleuriste, le coiffeur,
le salon de bronzage, la clinique, la pizzeria doit se faire sans voiture. Et souvenezvous que ce sont ces commerçants qui ont
dû essayer TROIS étés durant lesquels la
rue était en construction, déconstruction,
reconstruction. Certains d’entre eux n’ont
pas survécu et ont dû quitter La piste
cyclable qui va de nulle part à nulle part
est un accident en attente de se produire,
la somptueuse devanture du 156
Churchill avec son gazon et son pavé uni
qui n’invitent à aucune activité n’a de
grandiose que le coût d’installation et les
larges trottoirs ne servent qu’à rétrécir la
rue de sorte que deux autobus venant en
sens inverse ne pourraient se croiser s’il y
avait stationnement sur les deux côtés de
la rue !
J’ai honte à mon boulevard
Churchill. J’ai honte de ces promesses
qui prennent les citoyens en otage, dilapident nos taxes, ne consultent personne…
et se disent maintenant aux prises avec
une situation fort problématique qui les
laisse perplexes. Paraît qu’on a mis un
comité là-dessus pour étudier les solutions…
Et les boîtes postales qu’on veut
mettre sur des propriétés privées pour les
dévaluer, dans les terre-pleins ou les
ronds-points qui servent à recevoir la
neige où les enfants s’amusent, sur des
rues où il n’y a pas de stationnement…
Les urbanistes de la ville de
Longueuil se sont-ils déjà rendus à
Greenfield Park ? Ont-ils parlé à des
Parkers ? Nos élus nous assurent que
Longueuil «se préoccupe» de ces situations. Les années passent, les citoyens
sont patients, ils donnent la chance au
coureur mais ils s’inquiètent. Avons-nous
tous perdu le sens de l’écoute, le don de
la créativité, l’art de penser en dehors de
la boîte mais surtout la capacité de mettre
l’humain au cœur de notre ville
Et la neige qui n’en finit pas de
neiger…