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 Incas Productions inc., en partenariat avec le Consulat général de la République d’Haïti à Montréal et la Chambre de commerce et d’industrie haïtiano-­‐canadienne (CCIHC), présente le e
2 Forum d’affaires Québec-­‐Haïti Un partenariat incontournable dans la reconstruction d’Haïti 2e Forum d’affaires Québec-­‐Haïti Les 17 et 18 novembre 2011 à Montréal Hôtel Plaza Holiday In-­‐ 420 rue Sherbrooke Ouest, H3A 1B4 Programme du 2e Forum d’affaires Québec-­‐Haïti I. Panorama des panélistes ________________________ p. 3 III. Horaire détaillé des activités _____________________ p. 5 IV. Biographie des intervenants _____________________ p. 9 V. Coordonnées ________________________________ p. 27 2 I. Panorama des panélistes Journée du 17 novembre 2011 Officiels et organisateurs M. Pierre-­‐Richard Casimir – Consul général d’Haïti à Montréal M. Frantz Liautaud – Président de la Chambre de commerce et d’industrie haïtiano-­‐canadienne (CCIHC) M. Hervé Denis – Président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), président de la Chambre de commerce et d’industrie du département de l’Ouest d’Haïti Mme Nancy Roc – Fondatrice et directrice exécutive d’Incas Productions inc. Ouverture officielle du Forum M. Wilson Laleau – Ministre du Commerce et de l’Industrie de la République d’Haïti Panel sur la reconstruction d’Haïti M. Karl Jean-­‐Louis – Directeur exécutif du Conseil consultatif présidentiel pour le développement et les investissements (CCPI) M. Charles Castel – Gouverneur de la Banque de la République d’Haïti M. Frantz Liautaud – Président de la Chambre de commerce et d’industrie haïtiano-­‐canadienne (CCIHC) M. Daniel-­‐Gérard Rouzier – Président de la centrale électrique E-­‐Power M. Jerry Tardieu – Président directeur général du Groupe Oasis M. Greg Van Koughnett – Chef du conseil juridique et réglementaire au Commonwealth Eastern Group Digicel Présentation officielle Mme Stephanie B.-­‐Villedrouin – Ministre du Tourisme de la République d’Haïti Panel sur l’agriculture Dr Valentin Abé – Directeur général de Caribbean Harvest M. Guy Vaillancourt – Directeur à la vice-­‐présidence expertise-­‐conseil à Développement International Desjardins (DID) M. Jean-­‐Christophe Stefanovitch – Président de nOula Commerce international solidaire Présentations spéciales M. Mario Renaud – Directeur exécutif du Centre d’études et de coopération Internationale (CECI) M. Gilles Vincent – Directeur du Jardin botanique de Montréal M. Jean-­‐Pierre Chicoine – Coordonnateur humanitaire d’Oxfam-­‐Québec M. Philippe Villedrouin – Directeur Général de la seule réserve hôtelière écologique d’Haïti, Le Montcel 3 Allocutions Journée du 18 novembre 2011 M. Henri-­‐Paul Normandin – Ambassadeur du Canada en Haïti Mme Sophie Goulet – Directrice adjointe au sein du Programme de coopération pour l’investissement (PCI) du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), responsable des régions géographiques des Amériques, de l’Afrique et du Moyen-­‐Orient Panel sur l’éducation Dr Samuel Pierre – Professeur titulaire de génie informatique à l’École polytechnique de l’Université de Montréal et génie logiciel de l’École polytechnique de Montréal, fondateur et président de GRAHN-­‐
Monde Mme Maryse Pénette-­‐Kédar – Fondatrice et PDG de la fondation Progrès et Développement (ProDev), consultante senior de la Royal Caribbean Cruise Line (RCCL), présidente de la Société Labadie Nord (SOLANO), filiale de la RCCL en Haïti. Dr Denis Watters – Fondateur de la firme Denis Watters Consultants consacrée au domaine de l’éducation et qui offre des services professionnels de consultation, de recherche, de communication, de formation et de conception de ressources auprès d’organismes publics et communautaires ainsi que d’entreprises privées M. Marc-­‐Antoine Acra – Directeur général des Industries Acra, vice-­‐président de l’Association des industries haïtiennes et membre actif de la CCIH ainsi que du Centre pour la libre entreprise et la démocratie (CLED) Panel sur les TIC M. Patrick Attié – Coordonnateur de la Commission présidentielle pour les TIC (GTIC), directeur adjoint de l’École supérieure d'infotronique d'Haïti (ESIH) Me Bernard Gousse – Membre du Barreau de Port-­‐au-­‐Prince M. Stéphane Bruno – Consultant senior en TIC pour l’USAID/HIFIVE Tenue des ateliers de matchmaking Présentation spéciale M. Georges Mercier – Vice-­‐président, génie civil, de la firme de génie-­‐conseil GENINOV Allocutions officielles M. Wilson Laleau – Ministre du Commerce et de l’Industrie de la République d’Haïti Mme Lyne Beauchamp, vice-­‐première ministre du Québec, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, présidente du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel, députée de Bourassa-­‐Sauvé Mme Nancy Roc, fondatrice et directrice exécutive d’Incas Productions inc. 4 II. Horaire détaillé des activités Journée du 17 novembre 2011 8h30 9h30 10h15 10h30 Inscriptions Présentation des officiels et organisateurs ; allocutions de : • M. Pierre-­‐Richard Casimir • M. Frantz Liautaud • M. Hervé Denis • Mme Nancy Roc Ouverture officielle du Forum ; allocution de M. Wilson Laleau Pause café Panel sur la reconstruction 11h 11h15 11h35 11h50 12h05 12h20 12h35 13h 14h00 M. Karl Jean-­‐Louis : « Reconstruction d’Haïti : rôle et perspectives du Conseil consultatif présidentiel pour l’investissement. » M. Charles Castel : « La Banque centrale : promouvoir la reconstruction et la croissance dans la stabilité macroéconomique. » M. Frantz Liautaud : « Bâtissons ensemble la "Route de l’eau" Camp-­‐Perrin -­‐ Maniche. » M. Daniel-­‐Gérard Rouzier : « E-­‐Power : le succès de la persévérance dans l'adversité. » M. Jerry Tardieu : « Quand l’immobilier est porteur de modernisation et de changement en Haïti : l’exemple Oasis. » M. Greg Van Koughnett : « La reconstruction du Marché-­‐en-­‐Fer. » Période de questions Déjeuner Reprise des activités 5 Mme Stéphanie Balmir-­‐Villedrouin Présentation officielle du nouveau plan d’action du ministère du Tourisme de la République d’Haïti. Panel sur l’agriculture 14h30 14h50 15h05 15h20 Dr Valentin Abé : « La relance de la production agricole en Haïti : quelles politiques à adopter face aux défis actuels. » M. Guy Vaillancourt : « Un système national de financement et d’assurance agricole pour favoriser l’autosuffisance alimentaire en Haïti et portrait sommaire des activités de DID » M. Jean-­‐Christophe Stefanovitch : « Le réseau de coopératives de producteurs haïtiens, le commerce international solidaire et l’émergence d’une nouvelle économie sociale et solidaire, dans le contexte de la reconstruction de l’économie nationale haïtienne. » Période de questions Présentations spéciales 15h45 16h 16H15 16h30 16H45 17h M. Mario Renaud : « Les ONG : moteur d’une économie sociale et solidaire en Haïti. » M. Gilles Vincent : Présentation spéciale du projet de construction d’un Jardin botanique national de la République d’Haïti par M. Gilles Vincent, directeur du Jardin botanique de Montréal. M. Jean-­‐Pierre Chicoine : « Vers une croissance économique durable : l’expérience d’Oxfam-­‐Québec. » M. Philippe Villedrouin : Présentation du projet « Haïti de demain » de l’entreprise Ticadaie S.A. Période de questions Clôture de la 1re journée 6 Journée du 18 novembre 2011 8h30 9h 9h10 9h30 10h Inscriptions Mot de bienvenue de Mme Nancy Roc, fondatrice et directrice exécutive d’Incas Productions inc. Allocution de Son Excellence, M. Henri-­‐Paul Normandin, ambassadeur du Canada en Haïti Mme Sophie Goulet : « Le Programme de coopération pour l’investissement : un appui pour les entreprises canadiennes. » Pause café Panel sur l’éducation 10h30 11h00 11h15 11h30 11h45 12h30 13h30 Dr Samuel Pierre :  « Reconstruction sociale et économique d’Haïti : les actions en perspective du GRAHN. »  Lancement de la première édition du Programme de Prix d’excellence du GRAHN pour l’année 2012. Mme Maryse Pénette-­‐Kédar : « Prodev, ou La Réinsertion sociale par l'éducation. » Dr Denis Watters : « Projet Éduc’Haïti : accompagner le gouvernement haïtien dans la reconfiguration de ses encadrements éducatifs et dans leur mise en œuvre. » M. Marc-­‐Antoine Acra : Présentation de la Fondation d’appui à l’éducation. Période de questions Déjeuner Reprise des conférences 7 Panel sur les TIC 13h30 13h45 14h 14h15 15h M. Patrick Attié : « Le "e-­‐gouvernement" : une condition nécessaire pour un développement économique systémique et durable en Haïti. » Me Bernard Gousse : « Le droit haïtien à l'ère du numérique. » M. Stéphane Bruno : « Une nouvelle génération d’entrepreneurs et de services novateurs en Haïti, à travers les services financiers mobiles. » Période de questions Ateliers de matchmaking Présentation spéciale 17h M. Georges Mercier : « Contournement de Port-­‐au-­‐Prince : un projet mobilisateur pour un développement durable. » Allocutions M. Wilson Laleau, ministre du Commerce et de l’Industrie de la République d’Haïti Mme Lyne Beauchamp, vice-­‐première ministre du Québec, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, présidente du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel, députée de Bourassa-­‐Sauvé Mme Nancy Roc, fondatrice et directrice exécutive d’Incas Productions inc. •
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18h Clôture officielle du Forum * De 18h à 20h : cocktail offert par le GRAHN-­‐Monde afin de souligner le lancement du programme de prix d’excellence du GRAHN pour l’année 2012. (Sur invitation uniquement.) 8 III. Biographie des intervenants (Par ordre alphabétique)
Dignitaires me
M Lyne BEAUCHAMP Née à Valleyfield, Lyne Beauchamp obtient, en 1985, son baccalauréat en psychologie à l'Université de Montréal. De 1984 à 1985, elle est adjointe à l'enseignement au sein de cette même institution, puis, en 1987, devient directrice d'Info-­‐croissance, une association de protection des consommateurs dans le domaine des psychothérapies, de la croissance personnelle et des sectes. Entre 1991 et 1998, Lyne Beauchamp est tour à tour directrice générale de la station de radio CIBL-­‐FM (1991-­‐1993), membre du Réseau des gens d'affaires de l'Est (1993-­‐1998) et membre des conseils d'administration du Cégep de Maisonneuve (1995-­‐1998) et de la Régie des installations olympiques (RIO) (1996-­‐1998). Lors des élections générales québécoises de 1998, Lyne Beauchamp remporte la victoire dans la circonscription de Sauvé. Élue sous la bannière du Parti libéral du Québec, elle siège dès lors dans l'Opposition officielle, le Parti québécois étant au pouvoir (gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry). Elle fait notamment partie des députés chargés de mener des missions diplomatiques en Belgique, en Catalogne et en Europe. Réélue lors du scrutin général de 2003, Lyne Beauchamp devient, le 29 avril 2003, ministre de la Culture et des Communications. Ainsi, elle doit gérer le dossier de la Grande bibliothèque du Québec. À partir du 18 février 2005, elle occupe également le poste de ministre responsable de la région de Montréal. Dans les semaines précédant l'élection générale de 2007, Lyne Beauchamp est nommée directrice de la campagne électorale du Parti libéral du Québec. Le jour du scrutin, elle remporte une troisième victoire dans sa circonscription. Un peu plus de trois semaines plus tard, elle est nommée ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, d'autres députés se voyant confier les postes de ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la région de Montréal. Lors du remaniement ministériel d'août 2010, elle devient ministre de l'Éducation en remplacement de Michelle Courchesne qui passe au Conseil du Trésor. Le 7 septembre 2011, suite à la démission de Nathalie Normandeau, Mme. Beauchamp devient la 19e vice-­‐première ministre du Québec. M. Charles CASTEL M. Castel est gouverneur de la Banque de la République d’Haïti depuis le mois de septembre 2007. Né en décembre 1963, il complète ses études secondaires au collège Saint-­‐Louis-­‐de-­‐Gonzague, étudie l’administration et le droit à l’Université d’État d’Haïti, où il obtient deux licences. Il est également détenteur d’un Master of Arts in Economics and Finance de la State University of New York (SUNY) at Albany et d’un Master of Law (LLM) de la Columbia University Law School. Le gouverneur travaille au sein de la communauté financière haïtienne depuis 1991. Il est économiste au cabinet technique du gouverneur de la BRH en 1992, économiste à la Sogebank en 1993, puis retourne en 1994 à la BRH, où il occupe successivement les fonctions de conseiller du gouverneur, de directeur juridique (de 1996 à 2004), de directeur de la supervision des banques et institutions 9 financières (en 1998 et 1999), et de directeur général (en avril 2004). Il est aussi membre du Comité de politique monétaire de la Banque centrale depuis sa création en 1997. M. Castel a aussi prêté ses services comme directeur exécutif du Conseil de modernisation des entreprises publiques (CMEP) lors de la modernisation du Ciment d’Haïti et de la Minoterie d’Haïti, entreprises devenues la Cimenterie nationale et les Moulins d’Haïti en 1997 et 1998 respectivement. Il est également président des Télécommunications d’Haïti S.A.M. (TELECO) et vice-­‐président de la Compagnie nationale des télécommunications S.A. (NATCOM), issue de la modernisation de la TELECO par apport de certains de ses actifs. En qualité de directeur des affaires juridiques de la BRH, Charles Castel a participé activement à l’élaboration et la mise en place du corpus des règlements prudentiels régissant le système bancaire haïtien. En tant que gouverneur, il négocie de nombreux accords avec le Fonds monétaire international et a contribué à la mise en place du Fonds de garantie partielle du crédit. L’actuel gouverneur de la BRH a enseigné l’économie et la finance à l’INAGHEI, la Faculté de droit et des sciences économiques et l’Université Quisqueya. Charles Castel est membre du Barreau des avocats de Port-­‐au-­‐Prince, de la World Jurist Association, de l’Association haïtienne des économistes et de la Fondation haïtienne de l’environnement. Il a créé le Bulletin des affaires juridiques de la BRH, et est le cofondateur de l’Initiative pour l’éducation et la culture aux Cayes (INECC). Il signe dans diverses revues et bulletins des articles sur les questions financières et juridiques, parmi lesquels on peut citer : • Adjustment Policies and Asset Ownership Concentration in Latin America, (1991), SUNY, Albany. • Implicit Deposit Insurance and the Mitigation of Moral Hazard, (2000), Columbia University Law School, New York. • Justice et compétitivité nationale. Conférence au Centre pour la Libre Entreprise et la Démocratie, (2003), Port-­‐au-­‐Prince. • Le plafond d’émission des billets : une réforme nécessaire. BRH, Bulletin des Affaires Juridiques #1, septembre 2001; article paru également dans le bulletin de l’Association haïtienne des économistes. • Cadre régulatoire des coopératives d’épargne et de crédit : compétence, enjeux et options. BRH, Bulletin des Affaires Juridiques #2, mars 2002. Caractéristiques des institutions financières internationales, BRH, Bulletin des Affaires Juridiques #3, mars 2003. M. Wilson LALEAU Diplômé du Centre de techniques de planification et d’économie appliquée (CTPEA, Haïti), M. Laleau poursuit des études de troisième cycle en sciences politiques à Paris I et à l’Institut international d’administration publique (IIAP, France) ; il étudie ensuite en politique économique à l’Institute of Social Studies (ISS) de La Haye, en Hollande. M. Laleau fait carrière en tant que professeur au Centre de techniques de planification et d’économie appliquée (CTPEA), à l’Université Quisqueya (UNIQ) et à l’Université d’État d’Haïti (UEH), où il est élu à deux reprises au poste de vice-­‐recteur aux affaires académiques, en 2003 et en 2007. Il est également consultant pour les principales institutions internationales établies en Haïti, comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque interaméricaine de développement (BID), la Banque mondiale, l’Unicef, ainsi que pour le gouvernement haïtien. 10 De 1997 à 2001, M. Laleau travaille comme chargé de mission à la Commission nationale à la réforme administrative (CNRA). À ce titre, en plus de collaborer à l’élaboration d’une politique de restructuration générale de l’administration publique haïtienne, il a la charge du Centre de formation et de perfectionnement des agents de la fonction publique. De mars 2000 à novembre 2001, il est coordonnateur national d’un projet du PNUD et du gouvernement haïtien, le Programme d’assistance préparatoire à la modernisation de l’État. M. Laleau publie au cours de sa carrière plusieurs articles scientifiques et participe à la rédaction d’un livre collectif. Après avoir exercé la fonction de conseiller économique auprès du Président de la République, il est nommé ministre du Commerce et de l’Industrie du gouvernement Martelly-­‐Conille, en octobre 2011. M. Henri-­‐Paul NORMANDIN M. Normandin détient un baccalauréat de l’Université McGill en droit civil (1981) ainsi qu’une maîtrise de l’Université d’Ottawa en sciences politiques (1996). Il est membre du Barreau du Québec. Cet avocat est d’abord directeur du Groupe de recherche sur l’information juridique, à Montréal. Il travaille ensuite en droit criminel et social, à la Commission des services juridiques du Bas-­‐Saint-­‐
Laurent – Gaspésie. Il œuvre au sein de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) de 1983 à 2003, travaillant sur un large éventail de politiques et programmes de développement ; il est notamment spécialiste principal de l’agence en matière de gouvernance, puis son directeur de la coordination des politiques. Il est en poste au Zaïre et à deux reprises en République populaire de Chine, la dernière fois à titre de conseiller et chef de la coopération. Après le Sommet du G8 de Kananaskis, M. Normandin est nommé directeur du fonds canadien pour l’Afrique ; il lance une initiative de 500 millions de dollars en appui au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). M. Normandin entre au service du Ministère des Affaires étrangères du Canada en 2004, à titre de directeur des droits de la personne, des affaires humanitaires et de l’égalité des sexes. Avant son arrivée à Port-­‐au-­‐Prince en novembre 2010 en tant qu’ambassadeur du Canada auprès de la République d’Haïti, il occupe les fonctions d’ambassadeur et représentant permanent adjoint du Canada auprès de l’Organisation des nations unies, de 2006 à 2010. À ce titre, il préside notamment le groupe de travail du Comité spécial des opérations de maintien de la paix, rattaché à l’assemblée générale de l’ONU. Au cours de sa carrière, M. Normandin publie plusieurs articles sur la gouvernance et la démocratie. Il parle français, anglais, mandarin et créole haïtien. Mme Stéphanie BALMIR-­‐VILLEDROUIN La ministre du Tourisme de la République d’Haïti nait en 1982 à Caracas, au Venezuela. Après ses études primaires et secondaires au Collège Saint-­‐François-­‐d’Assise de Port-­‐au-­‐Prince, elle les poursuit au niveau universitaire en hôtellerie et tourisme, à la Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra (PUCMM) de République dominicaine. Elle débute dans le domaine au pays voisin, où elle travaille à Airep Tours comme responsable des groupes de touristes européens, puis à l’hôtel Nicolas de Ovando. De retour en Haïti, elle est durant 5 ans directrice générale de l’hôtel Le Montcel de Kenscoff. Parallèlement à ses activités professionnelles, elle fait partie depuis 2007 du Conseil de 11 l’Association touristique d’Haïti (ATH). Elle est tour à tour présidente du Comité des hôtels de montagne, présidente du Comité junior de l’Association touristique d’Haïti, secrétaire du Conseil exécutif de l’ATH, représentante du secteur privé au sein de la Commission mixte haïtiano-­‐
dominicaine. Mme Villedrouin travaille étroitement avec le ministère du Tourisme, où elle est membre du Comité de pilotage de la campagne de sensibilisation au tourisme, campagne financée par l’Organisation des États américains (OEA). Cette jeune cadre dynamique s’investit également dans la formation de la relève, dispensant bénévolement le cours « Organisation d’événements touristiques » à l’Université Quisqueya, en 2009. Elle est membre fondateur de la revue Magic Haïti, un journal de promotion touristique vantant le potentiel de son pays. Elle est la promotrice de « Création à ciel ouvert », une foire réalisée en 2007 et 2008 mettant en valeur les artistes, les artisans, et les plasticiens haïtiens ; ceux-­‐ci peuvent, sur place, sous les yeux du public, confectionner des pièces et des œuvres d’art. Mme Balmir-­‐Villedrouin coordonne en 2008 et 2009 le « Village touristique des régions d’Haïti », qui a pour objectifs d’inciter le développement du tourisme local à travers la promotion de nos différentes régions, ainsi que d’informer le public haïtien sur l’offre touristique nationale à leur disposition. Dans son rôle d’ambassadrice du tourisme haïtien, Mme la ministre a participé à différentes foires internationales telles : • Le Salon mondial du tourisme (Paris ; mars 2006) • Market Place – Caribbean Hotel Association (Bahamas ; janvier 2008) • Top Resa (Paris ; septembre 2009) • Bolsa Turistica del Caribe (République dominicaine ; février 2009) • World Travel Market (Londres ; novembre 2010) C’est en octobre 2011 que la République se dote d’un gouvernement comptant Stéphanie Balmir-­‐
Villedrouin à titre de ministre du Tourisme ; celle-­‐ci devient ainsi, à 29 ans, la plus jeune citoyenne à occuper un poste ministériel au sein du gouvernement Martelly-­‐Conille. * Partenaires officiels M. Pierre-­‐Richard CASIMIR Consul général d’Haïti à Montréal. Licencié en Droit en 1995 à l’Université d'État d'Haïti et membre du Barreau de Port-­‐au-­‐Prince, il fait ses premières armes en 1994 en tant qu’instructeur en éducation civique à l’Amicale des juristes, puis devient directeur du Service juridique de l’Académie de formation et de perfectionnement des cadres. De 1995 à 1999, il dirige un programme d’assistance judiciaire et légale aux détenus démunis, à la prison principale de Port-­‐au-­‐Prince, programme financé par l’USAID. Au cours de la même période, il travaille aussi comme conseiller juridique et interprète au Ministerial Advisory Team on Justice de l’ambassade américaine. Depuis 1996, il est avocat associé au cabinet de Me Louis-­‐Gary Lissade. Sur une période de dix ans, il a défendu les intérêts des dizaines de clients du cabinet, dans les cours et tribunaux de la République d’Haïti. En 1999, il assure la défense du Président de la République lors d’un procès opposant celui-­‐ci au corps législatif, par devant la plus haute instance judiciaire du pays : la Cour de cassation). 12 De 2001 à 2002, il devient le directeur adjoint au cabinet particulier du ministre de la Justice. Outre d’autres responsabilités inhérentes à la fonction pendant cette période, il a travaillé avec les différents acteurs de la chaine pénale pour adresser la problématique de détention préventive prolongée. En 2004, il fait partie du cabinet particulier du Président de la République. Depuis 2005, il assure la fonction de consul général d'Haïti à Montréal, où il a opéré de véritables changements dans les relations consulaires et auprès des différents organismes et associations de la communauté haïtienne. Sous son leadership, la culture du pays est valorisée par la tenue de nombreux colloques, conférences, ventes signature, expositions de produits haïtiens. Plusieurs missions commerciales sont entreprises au Québec et en Haïti. Depuis le 12 janvier 2010, il joue un rôle important dans le processus de reconstruction, en assistant les plus hautes autorités du pays lors de la tenue de conférences, d’échanges et de coopération internationale. M. Casimir a suivi des séminaires de maîtrise en droit international à l’Université de Montréal. M. Hervé DENIS Cofondateur et ex-­‐président de la Chambre de commerce et d’industrie haïtiano-­‐canadienne (CCIHC), président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) et président de la Chambre de commerce et d'industrie du département de l'Ouest d’Haïti. M. Denis est diplômé des Hautes Études Internationales en Haïti en 1971, et en gestion des affaires à Bordeaux en 1973. Il détient une maîtrise professionnelle en sciences politiques à l’Université Laval, à Québec. En 1985, M. Denis est nommé ministre du Travail et des Affaires sociales. Durant son court mandat, il développe d’étroites relations avec les milieux patronaux et syndicaux, et travaille à leur rapprochement. Parallèlement, il œuvre pour la réforme du système des fonds de pension de l’État. Depuis 1992, M. Denis évolue au sein du secteur haïtien des affaires, dans les domaines de l’import-­‐
export et de la gestion hôtelière et touristique ; il est également actionnaire et consultant de l’Hôtel Visa Lodge, de Gonâve 2000 S.A. et de Gestion Avenir S.A. Au gré de son parcours professionnel et diplomatique, M. Denis est honoré de décorations de l’Ordre national Honneur et Mérite d’Haïti, de l’Ordre de Malte, de l’Ordre de Saint-­‐Jean-­‐de-­‐Jérusalem. M. Denis est aussi membre actif du Rotary International et membre du conseil de l’Armée du salut. M. Frantz LIAUTAUD M. Liautaud est ingénieur civil diplômé de l’École spéciale des Travaux publics à Paris (ESTP) et de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Il s’établit en Haïti en 1974 après avoir acquis une solide expérience professionnelle en France et aux États-­‐Unis. Promoteur immobilier, il mène parallèlement une carrière administrative dans le secteur privé, les organisations patronales et le sport, tant sur la scène nationale qu’internationale. Il est aussi arbitre et conciliateur certifié par la Chambre de conciliation et d’arbitrage d’Haïti (CCAH). M. Liautaud est président de la Chambre de commerce et d’industrie haïtiano-­‐canadienne (CCIHC), Secrétaire général de la Confédération Centre Amérique et Caraïbe de Tennis (COTECC), ainsi que président d’honneur de la Fédération haïtienne de tennis (FHT). 13 Mme Nancy ROC Fondatrice et directrice exécutive d’Incas Productions inc. Détentrice d'un baccalauréat en beaux-­‐arts et communications de l'Université d'Arizona, ainsi que d'un DESS en études relatives à l'environnement de l'Université du Québec à Montréal. Nancy Roc entame en 1986 sa carrière de journaliste. Successivement première correspondante haïtienne de CNN World Report et de NBC News en Haïti, elle collabore pendant des années et avec succès avec des radios et télévisions haïtiennes et internationales (CBC, NBC, TV5 et La Voix de l'Amérique entre autres). Elle travaille à Télé Haïti (la plus ancienne chaîne privée haïtienne) et est chef d’antenne de Radio Métropole à son Grand journal du matin avec Smoye Noisy de 1988 à 1990. Mme Roc est nommée attachée de presse à la Présidence pour l’investiture de Jean-­‐Bertrand Aristide en 1990 et attachée culturelle de la mission d’Haïti à l’UNESCO, de 1991 à 1994. En novembre 1995, elle rentre en Haïti pour y remplir les fonctions de chef du Bureau de presse du Premier ministre Smarck Michel. Face à la dérive du régime d’Aristide, elle remet sa démission cinq mois plus tard et reprend ses activités de journaliste indépendante. Elle est nommée directrice de programmation à Radio Tropic FM, et rejoint en 1996 la nouvelle chaîne Radio Télé-­‐Éclair, où elle reste 3 ans et anime la très populaire émission Contrastes. Cette dernière lui vaudra d’être désignée Journaliste de l'année en 1999 par le Rotary Club pour sa série de documentaires sur la famine dans le Nord-­‐Ouest d’Haïti, intitulée Les Oubliés de Dieu. À l’an 2000, elle monte sa propre société de production, Rocprodz et conçoit une nouvelle émission, Métropolis pour les ondes de Radio Métropole, où elle revient à l’antenne après 10 ans d’absence. Elle est récipiendaire de nombreux prix locaux et internationaux parmi lesquels : •
Le prix Jean Dominique pour la liberté de la presse, décerné en 2002 par l'UNESCO •
Le prix Best Radio Journalism, attribué par Freelance International Press en 2004 •
Le prix Honneur et mérite de la Chambre des représentants de Boston au Massachusetts, en 2005 •
Le prix Honneur et mérite de Radio Métropole, en 2007 et 2009 •
Le 6 décembre 2008, elle est nommée Lauréate de la Bourse Nord-­‐Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Écrivaine autant que journaliste engagée, elle est l'éditrice des trois volumes des Grands dossiers de Métropolis, qui sont des best-­‐sellers dans son pays. Le journal Miami Herald l'a surnommée en 2002 « la voix qui fait la différence dans les médias haïtiens ». Menacée de mort et de kidnapping en juin 2005, Nancy Roc est contrainte de s'exiler ; elle vit depuis le mois de juillet de cette année-­‐là à Montréal, où elle continue de diffuser chaque semaine Métropolis sur les ondes de Radio Métropole, tout en poursuivant sa collaboration avec différents médias canadiens. Métropolis fête ses dix ans d’antenne le 6 février 2010, et compte plus de 573 émissions hebdomadaires à son actif. Un reportage spécial intitulé Radio haïtienne made in Montréal lui est consacré à l’émission Désautels de Radio-­‐Canada, le 10 mai 2010. Très impliquée socialement tant en Haïti qu’au Québec, elle est au fil du temps plusieurs fois responsable de projets d’envergure, parmi lesquels Montréal Diversité, sous la présidence de Mme Aïda Kamar. Elle est commissaire de l’exposition internationale Esclaves au Paradis et coordinatrice générale, de mai à octobre 2007, du projet Sang, Sucre et Sueur sur l’esclavage contemporain entre la République dominicaine et Haïti. La journaliste dirige également le colloque international qui a lieu 14 sur ce thème à Radio-­‐Canada le 19 septembre de la même année, dans le cadre du 3e Festival international du film haïtien de Montréal, sous le haut patronage de Droits et Démocratie et du Réseau Liberté. Nancy Roc travaille toujours comme journaliste indépendante. Elle prononce de nombreuses conférences à travers le monde. Forte de son expérience locale et internationale, et suite au séisme dévastateur de 12 janvier 2010 dans son pays natal, elle décide de fonder en 2010 son entreprise, Incas Productions inc., par le biais duquel elle initie, organise et réalise le 1er Forum d’affaires Québec-­‐Haïti, en partenariat avec le consulat général d’Haïti à Montréal et l’ambassade d’Haïti à Ottawa. Cet événement inédit connaît un succès retentissant et rassemble plus de 300 entrepreneurs et participants venus du Québec, du Canada anglais et d’Haïti. * Invités d’honneur r
D Valentin ABÉ Sélectionné par Time Magazine en 2010 parmi les 100 personnes les plus influentes du monde, le Dr Abé est un agronome acclamé de par le monde entier et qui bénéficie d’une solide réputation pour ses programmes de développement d’aquaculture. Natif de la Côte d’Ivoire, cet ancien Fullbright Scholar détient un doctorat en aquaculture de l’Université d’Auburn aux Etats-­‐Unis (1995), université où il enseigne de 1995 à 1997. En 2005, il crée sa propre entreprise privée, Caribbean Harvest, ce qui lui vaut d’être reconnu depuis comme l’un des leaders les plus efficients faisant une réelle différence en Haïti. Sa vision et ses actions sont reconnues tant par Time Magazine, NBC, CNN que d’autres médias majeurs à travers le monde. En 2010, il lance la Caribbean Harvest Foundation, une fondation caritative vouée à la création des milliers d’emplois pour les chômeurs d’Haïti ; sa mission est d’utiliser les techniques modernes d’aquaculture pour créer une industrie piscicole qui aiderait les Haïtiens à bénéficier de ses gains nutritionnels. Le Dr Abé est membre du Clinton Global Initiative Lead, un groupe de 25 conseillers spécialement choisis par l’ex-­‐président américain William J. Clinton. M. Charles CASTEL Voir biographie dans la section « dignitaires ». Dr Samuel PIERRE Né en Haïti, Samuel Pierre est une sommité scientifique canadienne et internationale, et un éminente figure du monde académique : il décroche un baccalauréat (1981) en génie civil à l'École polytechnique de Montréal, un second baccalauréat (1984) puis une maîtrise (1985) en mathématiques-­‐informatique à l'Université du Québec à Montréal, une seconde maîtrise (1987) en sciences économiques à l'Université de Montréal, puis un doctorat (1991) en génie électrique à l'École polytechnique de Montréal. Professeur titulaire de génie informatique à l’École polytechnique de l’Université de Montréal, il est un expert de grande renommée dans les domaines des technologies de l’information et de la 15 communication (TIC) et de l’e-­‐learning. Le Dr Pierre est l’auteur de plus de 850 publications scientifiques, dont 9 livres et au moins 48 contributions à des ouvrages collectifs. Au cours de sa carrière, il signe de nombreux articles de revues spécialisées et des conférences internationales. Il reçoit aussi de nombreuses distinctions, notamment : •
Prix de la meilleure communication de recherche aux Neuvièmes journées internationales sur les systèmes experts et leurs applications, tenues en France en 1989 •
Mention spéciale de la revue française Telecoms Magazine, en 1994, pour son livre Télécommunications et transmission de données, paru en 1992 chez Eyrolles à Paris •
Prix Poly 1873 pour l’excellence en enseignement et en formation, à l’École polytechnique de Montréal en 2000 •
Fellow de l’Institut canadien des ingénieurs en 2003, titre réservé à moins de 1 % de tous les ingénieurs au Canada •
Distinguished Paper Award d’OPNETWORK à Washington, D.C. en 2003 et 2005 •
Prix d’excellence en enseignement à l’École polytechnique de Montréal en 2005 •
En 2009, il est nommé membre de l’Académie canadienne du génie, titre réservé à moins de 1 % de tous les ingénieurs au Canada •
En juin de la même année, il est nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction décerné par le gouvernement du Québec. Au cours des 25 dernières années, au Canada, en Haïti et sur la scène internationale, Samuel Pierre planifie, gère et réalise une multitude de projets dans le domaine des TIC, plus particulièrement en systèmes d’information, technologies de formation, réseautique et télécommunications. Il conçoit et dirige plusieurs projets en ces domaines pour la Banque de la République d’Haïti (BRH), le CONATEL, la Sogebank, le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), le Ministère de l’Économie et des finances (MEF), et les institutions d’enseignement supérieur d’Haïti. En 2010, pour le compte de l’Administration générale des douanes d’Haïti, la firme d’ingénierie GENINOV, dont il est le président et l’un des fondateurs, réalise l’installation d’un réseau satellitaire permettant l’interconnexion des dix bureaux de douanes recensés au pays, donnant ainsi la possibilité de superviser toutes les activités des dix points du système à partir du bureau central. Le Dr Pierre est membre de plusieurs conseils d’administration, dont celui de l’École polytechnique de Montréal. Sa biographie figure dans le Who’s Who in the World, l’International Who’s Who, le Who’s Who in America, le Who’s Who in Science and Engineering, et le Who’s Who in Canada, entre autres. Il est aussi président et co-­‐fondateur du Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN-­‐Monde) et de la Fondation Québec-­‐Haïti pour une scolarisation universelle de qualité (QHASUQ). Le GRAHN-­‐Monde a vu le jour au lendemain du tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. À travers l’ouvrage collectif publié en novembre 2010 et intitulé Construction d’une Haïti nouvelle, il propose 25 projets structurants dont la réalisation repose sur un engagement citoyen au cours des 20 prochaines années. À l’occasion de ce forum, il exposera les grandes lignes de quelques-­‐uns de ces projets initiés ou en voie d’être initiés par le GRAHN dans les domaines de l’éducation, du développement économique et de l’agriculture. Sera également lancée la première édition du programme de prix d’excellence du GRAHN pour l’année 2012. * 16 Panelistes invités M. Marc-­‐Antoine ACRA : C’est à l’Université de Boston que M. Acra se spécialise en finance et en marketing. Il est aujourd’hui directeur général des Industries Acra, vice-­‐président de l’association des industries haïtiennes et membre actif de la Chambre de commerce d’Haïti ainsi que du Centre pour la Libre Entreprise et la Démocratie (CLED). M. Acra contribue énormément aux interventions de secours en Haïti, suite à de nombreuses inondations et surtout après le séisme qui a dévasté son pays. Membre fondateur et président de la Fondation d’appui à l’éducation (FAE), l’homme d’affaires a pour souhait que tous les enfants d’Haïti puissent un jour bénéficier d’une formation complète et de qualité, dans des établissements sûrs et propres. Détails sur la présentation de M. Acra : La Fondation d’appui à l’éducation (FAE) est une initiative du secteur privé visant à soutenir le programme d’éducation gratuite en Haïti. Notre objectif prioritaire est de reconstruire ou de rénover des écoles publiques. Nous sommes d’avis que la reconstruction d’Haïti doit passer par la rénovation des écoles, tout en garantissant l’accès à tous. La FAE est une organisation modèle qui travaillera en collaboration avec le ministère de l’Éducation ainsi que d’autres ONG, et qui se chargera d’intégrer le secteur privé pour financer lesdits projets de rénovation. M. Patrick ATTIÉ Diplômé de la Georges Washington University School of Engineering and Applied Sciences à Washington D.C., M. Attié détient aussi les diplômes suivants : • Master in Computer Science (1983-­‐1985) •
École Supérieure d’Électronique de l’Ouest (ESEO), Angers, Maine Et Loire, France; • Diplôme d’ingénieur électronicien de l’ESEO (1978-­‐1984) M. Attié est directeur-­‐adjoint de l’École supérieure d'Infotronique d'Haïti (ESIH), coordonnateur de la Commission présidentielle pour les TIC (GTIC) en 2009-­‐2011, membre de la Commission présidentielle pour l’éducation (GTEF) en 2009-­‐2011, vice-­‐président de la Chambre franco-­‐haïtienne de commerce et d'industrie (CFHCI), et membre du conseil d'administration d’Haititec. M. Stéphane BRUNO M. Bruno est consultant senior en TIC, pour l’USAID/HIFIVE. Passionné de technologie et d’économie du savoir, il œuvre depuis plus d’une dizaine d’années dans le domaine de la technologie sur les scènes nationale, régionale et mondiale. Avec le Group Croissance, il est un pionnier de la vulgarisation à grande échelle de l’Internet et des TIC en général en Haïti, ayant lancé la première foire technologique en Haïti (INFOTEL), tenue dans une dizaine de villes d’Haïti. Il passe ensuite 8 ans au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en tant qu’expert national en TIC, années durant lesquelles il contribue à l’ICT For Development (ICT4D) et au domaine de l’e-­‐gouvernance. Durant son passage au PNUD, il expérimente entre autres les centres communautaires d’accès à l’Internet dans les régions reculées du pays, conduit les négociations avec l’ICANN pour la mise en opération du nom de domaine « .ht », permettant au pays de gérer son 17 propre espace de nommage ; il jette les bases de la modernisation de l’administration publique haïtienne à travers les TIC. M. Bruno rejoint en 2009 le projet HIFIVE de l’USAID, dans lequel il utilise les TIC dans le but de rendre accessibles les services financiers à une majorité de la population, particulièrement les exclus du système bancaire traditionnel. Il assure aujourd’hui l’orientation stratégique de la composante Haiti Mobile Money Initiative du projet HIFIVE, qui consiste à introduire les systèmes de paiement par téléphone mobile en Haïti. M. Jean-­‐Pierre CHICOINE Jean-­‐Pierre Chicoine détient de l’Université Laval un baccalauréat en sciences de l’éducation, spécialisé en orthopédagogie, ainsi qu’un diplôme de l’École internationale de Bordeaux en développement rural. Œuvrant dans le domaine du développement international depuis plus de 30 ans, il possède une solide expérience sur le terrain, acquise au Cameroun (1970-­‐1972 et 1979-­‐1982), en Tunisie (1982-­‐
1984), au Burkina Faso (1986-­‐1990), au Mali (1992-­‐1994 et 1999-­‐2002) et au Sénégal (1994-­‐1998). Ses capacités et ses compétences en matière de développement profitent à d’importants partenariats avec des organisations telles que l’UNICEF, l’Organisation internationale de la francophonie et l’UNESCO, notamment en Afrique de l’Ouest. En tant que gestionnaire, chef de projet et représentant d’organisations, il travaille depuis des années à la définition de stratégies de développement, ainsi qu’à la mise en œuvre de projets de grande envergure, ce qui l’amène à collaborer activement avec l’Agence canadienne de développement international, l’Institut africain pour le développement économique et social, et l’Institut panafricain pour le développement, entre autres. De retour au Québec, il travaille au chapitre Oxfam de la province, à titre, notamment, de directeur des programmes internationaux et au développement des affaires. En tant que responsable municipal, et avec divers partenaires au développement, M. Chicoine développe également, pendant près de 8 ans, des pratiques de gestion au sein du ministère de l’Éducation du Québec. Fort de son expérience internationale, M. Chicoine intervient en Haïti dans les premiers jours suivant le séisme du 12 janvier 2010, afin d’organiser le déploiement de ses travailleurs d’Oxfam-­‐Québec en Haïti, organisme dont il est coordonnateur humanitaire depuis 2003. me
M Sophie GOULET Mme Goulet est détentrice d’un baccalauréat en administration des affaires, d’une maîtrise de l’Université du Québec en Outaouais en gestion de projets, ainsi que d’une seconde, de l’École nationale d’administration publique à Gatineau, en management international. Elle est directrice adjointe au sein du Programme de coopération pour l’investissement (PCI) du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), dont elle est responsable des régions géographiques des Amériques, de l’Afrique et du Moyen-­‐Orient. Avant de s’adjoindre au PCI, Mme Goulet travaille 5 ans comme conseillère de programme au sein de la Direction du commerce électronique à Industrie Canada. Elle gère également plusieurs projets dans le cadre du Fonds canadien pour l’Afrique, et évolue professionnellement à l’Association des banquiers canadiens ainsi qu’au Mouvement Desjardins. 18 Me Bernard GOUSSE Licencié en droit de l’Université d’État d’Haïti, et docteur en droit de l’Université d’Aix-­‐Marseille III, Me Gousse détient également un diplôme d’études politiques, option relations internationales, de l’Institut d’études politiques d’Aix-­‐en-­‐Provence. Au cours des années qui marquent son retour en Haïti, ce membre du Barreau de Port-­‐au-­‐Prince est enseignant de droit à l’INAGHEI et à l’Université d’État d’Haïti, professeur à l’Université Quisqueya, et devient premier doyen de la Faculté des sciences juridiques durant huit ans. Ses spécialités d’enseignement sont le droit des personnes et de la famille, le droit des obligations et le droit international privé. En 2008, il est professeur à la session externe de l’Académie de droit international de la Haye, qui eut lieu à Santo Domingo. Il est ministre de la Justice et de la Sécurité publique durant le gouvernement de transition en 2004. Membre du Groupe de travail sur les TIC, Le Dr Gousse rédige les avant-­‐projets de lois devant régir la signature, le commerce et l’administration électroniques. Il est également l’auteur d’un ouvrage, actuellement sous presse, traitant de l’urgence de la réforme du droit haïtien sur ces matières, et participe à des projets visant à introduire l’usage des TIC dans l’administration publique haïtienne. Mme Maryse PÉNETTE-­‐KÉDAR Mme Pénette-­‐Kédar est fondatrice et PDG de la fondation Progrès et Développement (ProDev), consultante senior de la Royal Caribbean Cruise Line (RCCL), une compagnie maritime américano-­‐
norvégienne spécialisée dans les navires de croisières basée à Miami en Floride, et présidente de la Société Labadie Nord (SOLANO), filiale de la Royal Caribbean Cruise Line en Haïti. De 1995 à 1999, Mme Pénette Kédar est secrétaire d’État au Tourisme de la République d’Haïti et conceptrice du Plan national du Tourisme. De 1984 à 1989, elle est ministre-­‐conseiller à la légation d’Haïti à Bruxelles, dont elle devient ambassadrice de 1990 à 1991. Elle négocie l’entente la plus importante entre Haïti et l’Union Européenne, soit l’entrée d’Haïti à la Convention de Lomé. Mme Pénette-­‐Kédar contribue depuis toujours aux renforcements économique, politique et social d’Haïti. Elle est notamment présidente de l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) en 2007, prête son expertise à de nombreuses ONG, et est membre fondatrice de la Fondation Solano et de la FHAME, fondation qui supporte la première institution mondiale dédiée exclusivement à la recherche contre le VIH/SIDA : les centres GHESKIO. Diplômée de l'Université interaméricaine de Porto Rico d’un baccalauréat en comptabilité, d’un second en espagnol, et de certificats en politique internationale de l’Université libre de Bruxelles et du Centre d’études et de recherches internationales, Mme Pénette-­‐Kédar est aussi récipiendaire de la distinction Grand Croix de la République d’Haïti et personnalité honorée par la République de Taïwan en 1996. En 1995, elle fonde Prodev, organisation œuvrant dans l’éducation et travaillant au profit des enfants en conflit avec la loi. De 2006 à 2009, au centre de Delmas 33 à Port-­‐au-­‐Prince, elle met sur pied l’école Emmaüs, où les élèves peuvent suivre les cours classiques et passer avec succès les examens officiels de 6e année fondamentale. Suite au séisme, ProDev observe une vitesse supérieure et base son action sur l’urgence de fournir un encadrement psychosocial adéquat aux mineurs détenus, et la nécessité de promouvoir leur droit à l’éducation, leur donnant ainsi une meilleure chance de réintégration dans la société, une fois remis en liberté. « Ces jeunes qui sont placés dans des centres de détention deviennent nos enfants. Ils font partie intégrante de l'avenir du pays. Aujourd'hui, ils se retrouvent derrière les barreaux, où les 19 conditions sanitaires ne sont pas respectées. Le pire, c'est qu'ils sont en détention préventive pour une durée de temps encore plus longue que celle fixée par la loi », souligne Mme Pénette-­‐Kedar. Selon un rapport de l'Unicef sur la situation socio-­‐économique de ces enfants : « Les mineurs en conflit avec la loi font partie d'une catégorie d'enfants vulnérables, provenant de familles socioéconomiquement faibles. Leurs parents sont donc incapables de répondre aux besoins primaires et affectifs. » Prodev est une première en son genre en Haïti et un espoir pour les jeunes détenus, fière de la création de 5 écoles couronnées de succès ; femme d’action, Mme Pénette-­‐Kedar songe déjà à en créer d’autres et même à élargir les objectifs de son organisation. Prochaine étape : la réinsertion des adultes par l’éducation. M. Greg VAN KOUGHNETT M. Van Koughnett intègre le groupe Digicel en Septembre 2007, en tant que chef du conseil juridique et réglementaire au Commonwealth Eastern, et rejoint Digicel Haïti en Janvier 2010, où il occupe cette même fonction. De 2005 à 2007, il est conseiller général et Head of Licensing and Compliance à la Commission technologique de l’information et des communications dans les Îles Cayman. Avant d’émigrer vers les Caraïbes, Greg Van Koughnett travaille 27 ans durant comme avocat en communication au Canada, comme vice-­‐président des affaires juridiques et corporatives à Stentor Telecom Policy inc., œuvre en pratique privée pour les nouveaux entrants, occupe le poste de conseiller général en télécommunications à radiotélévision à la Commission des télécommunications canadiennes. Membre du Barreau du Haut-­‐Canada depuis 1977, il détient un baccalauréat en sciences appliquées et en génie chimique, et un second baccalauréat en droit de l'Université Queen’s de Kingston, au Canada. Digicel Haïti est le plus important réseau GSM en Haïti. Depuis son implantation en mai 2006, cette multinationale a créé plus de 900 emplois directs et 100 000 emplois indirects en Haïti. Il s’agit d’une manne, si l’on considère que le taux de chômage atteignait 50 % avant le séisme du 12 janvier 2010. Avant l’arrivée de ce quatrième opérateur de télécommunications en Haïti, seulement 3 % de la population avait accès à une ligne téléphonique terrestre, et à peine 7 % de celle-­‐ci pouvait s’offrir le cellulaire – un téléphone portable de bas de gamme coûtait alors environ 75 $. Aujourd’hui, 46 % des Haïtiens ont accès au réseau sans fil de la Digicel, qui englobe la quasi-­‐totalité (95%) du territoire national. Depuis l’avènement de cette entreprise, les prix téléphones portables ont largement chuté ; on compte des modèles se vendant à 5 $. Avec un investissement de plus de 300 millions de dollars, Digicel est le plus grand investisseur étranger en Haïti. 20 M. Georges MERCIER Après ses études secondaires à Saint-­‐Louis-­‐de-­‐Gonzague, Georges Mercier obtient en 1973 un baccalauréat de l’Université de Sherbrooke, en génie-­‐civil. Durant ses études universitaires, il effectue six stages de perfectionnement sur le contrôle de la production de béton bitumineux, au sein d’une entreprise de l’Estrie, Les Laboratoires Shermont inc. Il rejoint le ministère des Transports du Québec, à ses laboratoires des sols et matériaux, au service technique de la circulation et au service des tracés et projets. Il œuvre ensuite pour différentes firmes de génie-­‐conseil et autres institutions du Québec : • Les Laboratoires Ville-­‐Marie inc. (1974 – 1975) ; ingénieur, contrôle qualitatif des matériaux • Canadien Pacifique Ltée (1975 – 1977) ; ingénieur adjoint, conception et implantation de nouvelles voies ferrées • Léa-­‐Benoît et associés Ltée (1977 – 1979) ; adjoint technique pour la Société d’énergie de La Baie James, surveillance des travaux de structures en béton armé • Cégep de Sherbrooke (1979) ; enseignement du cours « Génie municipal » au département de technologie du génie civil • Les Consultants SBCS inc. (1979) ; ingénieur du projet, surveillance de travaux de construction de deux ponts d’étagement (viaducs) au-­‐dessus de l’Autoroute 55. • Beauchemin-­‐Beaton-­‐Lapointe inc. (1980) ; assistant ingénieur de projet, surveillance de la construction de l’usine de malte au Port de Montréal, pour le compte de Canada Maltage Ltée. De 1981 à 2007, Georges Mercier est à l’emploi de Transport Québec en Estrie, d’abord comme chargé de projets routier, puis à titre de responsable des structures. Le parc de structures compte un peu plus de 800 ponts de tous genres, d’une valeur de 300 millions de dollars. M. Mercier a initié, piloté et implanté le système de gestion des structures SGS 5016 du ministère des Transports du Québec. L’ingénieur rejoint en 2010 la firme de génie-­‐conseil GENINOV à titre de vice-­‐président, génie civil. Détails sur la présentation spéciale de M. Mercier : Port-­‐au-­‐Prince est à la jonction des deux principales routes du pays reliant le Nord et le Sud. Tout converge au centre-­‐ville de la capitale, provoquant des embouteillages monstres. Contourner la capitale par la baie est la voie logique à suivre. Les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud ne transiteraient plus nécessairement par Port-­‐au-­‐Prince. Par ailleurs, un lien vers l’Île de La Gonâve favoriserait son développement. L’utilisation des débris occasionnés par le séisme faciliterait la réalisation de ce projet. M. Mario RENAUD Fort de plus de 35 années d’expérience en coopération au développement, Mario Renaud investit récemment le poste de directeur exécutif du Centre d’études et de coopération Internationale (CECI). Il œuvre de 1970 à 1974 comme enseignant volontaire au Mali et à Madagascar avec l’organisme canadien Solidarité, Union, Coopération (SUCO). À son retour au pays, il entre au service de l’Agence canadienne de développement international (ACDI). De 1974 à 1984, il est chargé de projets et programmes pour l’Afrique et l’Amérique latine, et agent des ressources humaines, responsable de la préparation des coopérants. De 1984 à 1991, il devient conseiller au développement auprès des ambassades du Canada au Pérou et en Indonésie. Il prend un congé sans solde de l’ACDI de 1986 à 1988, afin d’occuper le poste de premier directeur régional du CECI pour les Andes, basé à Lima. De 1991 à sa retraite de l’ACDI en 2005, il occupe les postes de directeur général chargé de la planification stratégique et de la gestion 21 des programmes pour l’Asie, de directeur général des ressources humaines, de directeur général pour l’Afrique du Nord et le Moyen-­‐Orient, ainsi que de directeur général chargé de la planification stratégique et de la gestion pour les programmes avec les Institutions multilatérales de développement. Depuis 2005, M. Renaud s’implique comme bénévole auprès d’ONG, et comme consultant auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l’ACDI. Il est reconnu pour ses initiatives d’intégration des aspects sociaux, économiques et écologiques dans les processus de développement. M. Daniel-­‐Gérard ROUZIER Entrepreneur et ex-­‐premier ministre désigné par le président Michel J. Martelly., M. Rouzier est le président de la centrale électrique E-­‐Power, premier projet du secteur privé haïtien en production d’énergie électrique. Il est également le directeur général de la Sun Auto, un important concessionnaire automobile. Après ses études primaires et secondaires au pays, Daniel-­‐Gérard Rouzier les poursuit aux Universités Dartmouth et Georgetown, deux prestigieuses institutions américaines d'Ivy League, où il décroche ses diplômes en gestion et comptabilité. Il signe deux essais : Vision or Illusion, en 2000, et The Power of Ideas, en 2002, dans lesquels il aborde des questions importantes, telles que la conjoncture économique, la politique économique et le gouvernement politique, la sociologie. Profondément religieux, il consacre aussi sa plume à la rédaction de l’ouvrage To Believe, Love and Hope, en 2006, un émouvant texte par lequel il explique sa relation intime avec le Christ, sa femme et ses enfants. M. Rouzier jouit d’une influence et d’une présence notables dans la sphère publique ; il y développe depuis longtemps une relation appréciable avec la classe politique haïtienne. Sa biographie le présente comme propriétaire d’une des bibliothèques les plus complètes d'Haïti, et comme collectionneur insatiable d’œuvres d’art haïtiennes. M. Jean-­‐Christophe STEFANOVICH nOula est une entreprise montréalaise commercialisant en Amérique du Nord des produits alimentaires équitables, importés exclusivement d’Haïti. C’est en 2006 que son fondateur et président, M. Jean-­‐Christophe Stefanovitch, établit cette coopérative de solidarité, après une carrière internationale dans l’industrie alimentaire en Europe, en Inde et au Québec, en tant que producteur agricole, transformateur et conseiller en salubrité alimentaire. M. Stefanovitch séjourne en Haïti en 2005 et y rencontre un réseau de 50 000 paysans producteurs de café. Organisés en coopératives, ceux-­‐ci réussissent depuis une dizaine d’années à produire du café équitable, exportant en Europe et au Japon, mais n’ont pas de débouchés au Canada. Inspiré par leur courage, leur détermination et leur créativité, M. Stefanovitch retourne au Québec avec l’idée de leur ouvrir un marché au Canada. De cette initiative nait la coopérative nOula, qui compte aujourd’hui près de 300 membres situés en France, aux États-­‐Unis, en Haïti et principalement à Montréal. Contrairement aux modèles économiques néolibéraux, nOula observe une structure tissant avec ses partenaires nord-­‐américains, haïtiens et européens des liens solidaires, plus justes, plus équitables et plus respectueux de l’environnement et des personnes humaines. Il ne s’agit pas d’aide humanitaire, mais réellement d’une nouvelle économie sociale, répliquant au chaos suicidaire des dernières décennies. 22 Fidèlement à l’écoute des organisations nationales de la filière café haïtienne (INCAH et PNPCH), qui exhortent leurs partenaires étrangers à ne plus donner la charité, mais plutôt à consommer, acheter et promouvoir les produits équitables d’Haïti, M. Stefanovitch et l’équipe de nOula, après le café, s’efforcent de développer plusieurs autres produits alimentaires équitables de haute qualité. Jerry TARDIEU Vice-­‐président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Ouest, président directeur général, depuis 2006, du Groupe Oasis, une importante société haïtienne d’investissement œuvrant dans les secteurs de l’immobilier touristique. Parallèlement, M. Tardieu est président de la Fondation Oasis, bras philanthropique du groupe, dont les activités visent à offrir une formation professionnelle aux jeunes défavorisés. Jerry Tardieu fait ses études primaires et secondaires à l’Institution Saint-­‐Louis-­‐de-­‐Gonzague de Port-­‐
au-­‐Prince. Il est diplômé en gestion d’entreprises de l’Université Européenne de Bruxelles, et détenteur d’une maîtrise en administration publique de l’Université Harvard, avec spécialisation en économie. Cet entrepreneur haïtien s’engage profondément dans la vie économique de son pays, mais aussi dans ses sphères sociale, académique et associative. Il est président de l’Association des anciens diplômés de l’Université Harvard résidant en Haïti. Les intérêts et activités de Jerry Tardieu touchent également au paysage médiatique : cofondateur du Nouveau Matin S.A., groupe de presse ayant racheté le quotidien Le Matin et la radio MBC, il y œuvre en qualité de vice-­‐président de 2003 à 2011. Détails sur la présentation de M. Tardieu : Niché en plein cœur de Pétion-­‐Ville au milieu d’un exceptionnel parc paysagé de verdure tropicale, le Royal Oasis viendra bientôt bonifier le milieu de l’hôtellerie de qualité en Haïti. Un établissement 5 étoiles de 130 chambres, cet hôtel offrira des commodités diverses à ses clients, dont un centre de conférences, une promenade shopping, une galerie d’art, une succursale de banque, un café-­‐terrasse, deux restaurants, deux bars, un lounge et un immeuble de stationnement. La construction d’un centre de congrès et d’un condo-­‐hôtel est prévue, en seconde étape. Lorsque Haïti fut frappée par le séisme, le projet Oasis se trouvait déjà à un stade très avancé d’évolution. Le lancement de sa première phase fut une réussite, avec l’inauguration le 9 septembre 2009 du restaurant et des terrasses, qui connurent un grand succès. Durant la période des fêtes de fin de cette année-­‐là, le Complexe Oasis s’imposa comme carrefour incontournable des activités touristiques, gastronomiques, sociales et mondaines de la capitale. Le tremblement de terre n’eut guère pour effet de freiner l’élan du projet : le Groupe Oasis eut à revoir à la hausse les objectifs de l’entreprise, axant sa nouvelle stratégie sur un partenariat avec la firme hôtelière espagnole Occidental Hotels and Resorts, de renommée mondiale. Celle-­‐ci aura désormais la responsabilité de la gestion et de la promotion de l’hôtel Royal Oasis. Oasis est un projet qui participe d’une vision avant-­‐gardiste du futur et d’une ambition d’excellence pour Haïti. C’est donc aujourd’hui le projet de tous : celui du gouvernement, qui appelle de tous ses vœux des investissements de cette nature pour relancer l’économie ; celui des actionnaires, qui trouvent dans ce placement un important retour sur investissement ; celui des Pétion-­‐Villois, qui attendent avec impatience l’inauguration prochaine d’une œuvre architecturale impressionnante, dans leur commune ; celui des Haïtiens, qui peuvent désormais s’enorgueillir de compter chez eux un nouvel établissement haut de gamme symbolisant l’excellence et la beauté haïtiennes. L’hôtel Royal Oasis ouvrira ses portes en mai 2012. 23 M. Guy VAILLANCOURT M. Vaillancourt est directeur à la vice-­‐présidence expertise-­‐conseil à Développement international Desjardins (DID). Il possède plus de 30 années d’expérience dans le Mouvement Desjardins, où il œuvre tour à tour comme gestionnaire de caisse populaire, expert dans divers domaines au sein de la Fédération des caisses Desjardins du Québec et, depuis plus de 10 ans, à DID. Ce gestionnaire chevronné met ses connaissances au service de pays en difficultés, gérant des projets d’appui dans le domaine de la microfinance en Afrique de l’Ouest et en Haïti. Détails sur la présentation de M. Vaillancourt : Le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement durable (MARNDR), Développement International Desjardins (DID), la Financière agricole du Québec – Développement international (FADQDI), et l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) proposent de mettre en place un système de financement et d’assurances agricoles, structurant de façon globale l’offre de services financiers destinés aux agro-­‐entrepreneurs, dans le but ultime de relancer l’économie agricole et rurale, créer des emplois et améliorer la sécurité alimentaire en Haïti. L’approche retenue est pluridimensionnelle, puisqu’elle vise à donner des fondations solides à l’ensemble des piliers du développement et à ainsi obtenir en Haïti l’équilibre requis pour que le financement puisse jouer son plein rôle de levier au développement agricole. Ce système implique la professionnalisation du secteur en entier, c'est-­‐à-­‐dire le renforcement des capacités des agro-­‐
entrepreneurs, des institutions financières et de l’État, afin de gérer efficacement deux fonds nationaux de garantie et d’assurances. Ce projet est financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). M. Philippe VILLEDROUIN Né à Port-­‐au-­‐Prince, Philippe Villedrouin fait ses études secondaires en France, puis se spécialise à l’Université de Detroit en management-­‐research, un programme qui allie les mathématiques statistiques à l’étude des systèmes de management. Il entame alors une carrière de représentant de compagnies pharmaceutiques et alimentaires, avant de s’adonner au commerce des épices et à la production locale de fraises. Souhaitant investir ses profits dans des projets de développement durable, M. Villedrouin réoriente ses affaires. Son entreprise, Ticadaie S.A., produit de spirales anti moustiques, ; elle profite de cette expertise pour expérimenter diverses formules de production d’« éco-­‐charbon » fabriqué à partir de résidus végétaux carbonisés. Le Chabon Tout Bon est le précurseur des Récho Tout Bon, futur produit de la filiale verte de Ticadaie S.A. L’entreprise explore également le traitement de l’argile et chemine timidement vers l’exploitation de mines de houilles et de lignite, avec dessein de produire de l’électricité. M. Villedrouin est à l’origine du complexe Le Montcel, la seule réserve hôtelière écologique d’Haïti, un établissement situé dans un espace luxuriant de Kenscoff, dans les hauteurs de l’Est de la capitale. On n’utilise que de l’éco-­‐charbon dans ses cuisines… 24 M. Gilles VINCENT M. Vincent acquiert un baccalauréat en sciences biologiques à l’Université de Montréal en 1978, ainsi qu’une maîtrise en botanique du même département en 1983. Il bonifie sa formation en biologie en assistant à des séminaires en gestion dans plusieurs des écoles reconnues. C’est au Jardin botanique de Montréal qu’à titre de botaniste, il débute sa carrière en 1982. Il y devient ensuite conservateur et chef de division – recherche et développement scientifique, de 1994 à 1995, puis directeur, de 1997 à 1999, poste qu’il occupe de nouveau depuis mars 2003. Grâce à ses travaux de recherche et à ses multiples publications scientifiques comme botaniste au Jardin botanique et à l’Institut de recherche en biologie végétale, M. Vincent est reconnu comme spécialiste en biotechnologie, plus particulièrement dans le domaine de l’utilisation des plantes aquatiques pour le traitement des eaux usées. Son expertise scientifique l’amènent à présenter des conférences un peu partout dans le monde, notamment au Royaume-­‐Uni, en France, aux États-­‐Unis, en Australie, en Belgique, en Chine, à Singapour et bien entendu au Canada. Gilles Vincent est également vulgarisateur ; on l’invite à partager son savoir lors de différentes émissions de radio et de télévision portant sur l’environnement ou sur le Jardin botanique de Montréal. Alliant sa solide expérience de botaniste à celle de gestionnaire, il est à l'origine de nombreux événements et permet la réalisation d’une multitude de projets au Jardin botanique de Montréal. Parmi ceux-­‐ci, mentionnons les Papillons en liberté (1998), les Rendez-­‐vous horticoles (1998), les Jardins de ville (1997), les Jardins des nouveautés (1998), la Cour des sens (1999), la programmation du 75e anniversaire du Jardin (2006), le réaménagement des infrastructures d’accueil (2006) ainsi que le réaménagement de la Serre des plantes économiques tropicales en 2007. Durant ses années à la direction du Jardin Botanique, M. Vincent y développe et met en valeur les collections, conduit des activités de recherche d’envergure et met en place des programmes éducatifs et des activités d’animation de qualité. Il développe par ailleurs des liens de collaboration avec d’autres grands jardins botaniques et avec des institutions scientifiques, plus spécifiquement avec le Secrétariat de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique. Ce cadre et scientifique vert s’implique également dans plusieurs organismes, étant entre autres membre du conseil d’administration de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), membre de la Fondation Muséum nature de Montréal, et vice-­‐président de l’Association internationale d’horticulture. Il lui attribue aussi la présidence d’honneur d'expositions et d'événements reliés à l’environnement et la participation à plusieurs importantes missions en Europe et en Asie. Dr Denis WATTERS Le Dr Watters détient un baccalauréat en théologie (1980), une maitrise en philosophie (1983), un certificat en pédagogie (1991) et un doctorat en Sciences de l’éducation (1999). Il poursuit l’obtention d’une maîtrise en administration scolaire. Depuis 1979, ce passionné de pédagogie remplit diverses fonctions à plusieurs niveaux du système scolaire québécois, parcours qui lui permet d’enrichir sa vision de l’éducation : il enseigne dans des écoles primaires et secondaires, occupe les fonctions de conseiller pédagogique au sein de diverses commissions scolaires, et est concepteur de matériel pédagogique pour plusieurs maisons d’édition. Son expertise pratique du terrain est mise à contribution pour la formation initiale des maîtres à titre 25 de chargés de cour, à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Trois-­‐Rivières, fonction qu’il occupe aujourd’hui à l’Université du Québec à Montréal. Pendant près de treize ans, Le Dr Watters réalise de nombreux mandats pour le ministère de l’Éducation du Québec comme recherchiste, agent de développement pédagogique, concepteur-­‐
rédacteur puis comme responsable de programmes d’études. Membre de l’équipe ministérielle sur le renouveau pédagogique québécois, il participe activement à l’élaboration et à la mise en œuvre des récents encadrements éducatifs gouvernementaux. Leader énergique et habile gestionnaire, c’est à lui que le gouvernement du Québec confie la délicate tâche de coordonner la conception et l’application du fameux programme d’éthique et culture religieuse dans l’ensemble du réseau scolaire de la province, programme qui ne manqua pas de susciter quelque controverse. Pour mener ce chantier de taille, il dirige d’importantes équipes de professionnels et établit des partenariats de haut niveau avec des comités ministériels, des commissions scolaires, le réseau de l’enseignement privé, les cégeps et les universités. Il mène aussi plusieurs consultations en tant que porte-­‐parole officiel de la ministre dans ce dossier auprès d’élus, de groupes d’intérêt, de grands partenaires éducatifs, de parents et des médias. Au cours de sa longue carrière au Québec et à l’étranger, le Dr Watters agit comme conférencier et personne-­‐
ressource, signe de nombreux ouvrages à caractère didactique, siège sur plusieurs comités de travail, dont la Commission d'enseignement secondaire du Conseil supérieur de l'éducation du Québec. C’est en 2008 qu’il fonde Denis Watters Consultants, firme consacrée au domaine de l’éducation et qui offre des services professionnels de consultation, de recherche, de communication, de formation et de conception de ressources auprès d’organismes publics et communautaires ainsi que d’entreprises privées. L’entreprise démontre ses capacités, à la suite du séisme qui frappa Haïti en janvier 2010 : fort de ses convictions en éducation, de son savoir-­‐faire dans la conduite de chantiers d’envergure, et avec le soutien de collaboratrices et collaborateurs d’expérience, le Dr Watters conçoit un ambitieux plan de développement autonome et durable d’Haïti. Ce projet visant à renforcer les capacités de l’État dans ce domaine bénéficie d’une mise à profit soutenue de l’expertise du Québec en éducation, incluant celle de la diaspora haïtienne de la province. Afin de répondre aux besoins de formation de la population, on y propose d’accompagner le gouvernement haïtien dans la reconfiguration de ses ressources éducatives officielles, et aussi d’assurer une mise en œuvre cohérente du nouveau curriculum dans les secteurs public et privé de l’enseignement national. 26 IV. CONTACTS Nancy Roc Directrice exécutive Incas Productions inc. [email protected] Gisèle Gagnon Relations Web Incas Productions inc. [email protected] Djinah Thomas Consulat général d’Haïti à Montréal [email protected]­‐montreal.org Téléphone : 514 499-­‐1919 Novembre 2011 Incas Productions inc. www.incasproductions.com 27