Étude comparative du coût total des systèmes de vidéosurveillance

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Étude comparative du coût total des systèmes de vidéosurveillance
Document de synthèse
Étude comparative du coût total
des systèmes de vidéosurveillance IP et analogiques
Table des matières
1. Introduction 3
2.Méthode de recherche 3
3.Coût total de possession (TCO) : définition 4
4.Scénario 4
5.Exigences technologiques pour chaque cas 5
6. Répartition des coûts
7
7. Résultats de l’enquête sur le TCO 7
8. Résultats des entretiens
9
9.Conclusions 10
1.
Introduction
Depuis l’introduction de la première caméra réseau en 1996, de plus en plus de professionnels se tournent
vers la vidéosurveillance IP. Malgré les avantages de la vidéosurveillance IP, la technologie analogique demeure bien ancrée dans certains segments et certains marchés. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela : longs
cycles de remplacement des équipements de sécurité, tendance à une amélioration partielle du système de
sécurité, manque de connaissance dans le domaine des technologies de l’information chez les intégrateurs,
etc. L’un des plus vieux arguments allant à l’encontre du passage au numérique reste le coût, supposé être
plus élevé que celui de la vidéosurveillance analogique. Cependant, les caméras ne constituent qu’une partie
d’un système de vidéosurveillance et le coût total d’un système complet dépend de nombreux facteurs.
Au printemps 2007, un groupe de recherche indépendant a mené une étude, par la suite publiée sous forme
de livre blanc par Axis Communications, dont le but était de calculer et de comparer le coût total de possession (TCO) d’un système de vidéosurveillance IP et analogique dans une école avec 40 caméras. En se basant
sur les devis fournis par de véritables intégrateurs, l’étude a permis de déterminer que le TCO d’un système IP
était légèrement moins élevé que celui d’un système analogique. Selon ces résultats, le seuil de rentabilité
entre le TCO d’un système IP et celui d’un système analogique similaire se situe aux environs de 32 caméras.
Depuis trois ans, le marché de la vidéosurveillance a connu une croissance significative. Aussi était-il important de réaliser de nouvelles études de TCO en prenant en compte les prix actuels et les dernières avancées technologiques. L’objectif de cette étude est donc de mettre à jour et d’améliorer l’étude précédente.
Cependant, l’objectif fondamental de cette étude reste le même, c’est-à-dire calculer et comparer le coût
total de possession pour :
> Un système de caméras analogiques utilisant un ou plusieurs magnétoscopes numériques
> Un système entièrement numérique comprenant des caméras réseaux ainsi que des composants
informatiques et de réseau standard
Cette étude a été menée et gérée par Lusax au printemps 2010. Lusax est un groupe de recherche de Lund
University School of Economics and Management, en Suède, spécialisé dans l’étude de la répartition des
nouvelles technologies IP et des nouvelles technologies informatiques au sein de l’industrie de la sécurité.
2.
Méthode de recherche
L’enquête prend la forme d’un appel d’offres fictif pour l’installation d’un système analogique et d’un
système numérique dans un magasin, avec des conditions spécifiées à l’avance et certaines exigences
techniques. L’enquête a ensuite été distribuée auprès d’un échantillon d’intégrateurs américains qui vendent et installent activement des systèmes de surveillance IP et analogiques. Ces derniers ont ensuite été
priés de soumettre leurs offres pour les deux types de système.
Avant de contacter les intégrateurs, il a fallu élaborer un plan du site ainsi qu’une liste réaliste d’exigences
technologiques. Cela a été fait avec la contribution de plusieurs experts techniques expérimentés dans la
conception de systèmes de surveillance IP et analogiques dans des magasins. Tous les détails concernant
le site et le scénario, tel qu’ils ont été donnés aux intégrateurs, sont décrits dans la section 5.
Une fois qu’un scénario réaliste a été élaboré, le groupe de recherche a commencé à préparer les ébauches
de l’enquête. L’enquête, qui se présente sous forme de demande de proposition détaillée, et la documentation technique qui l’accompagne ont été soumises aux experts et à un intégrateur pilote. Les résultats
réunis au cours de cette phase d’essai ont permis d’améliorer davantage l’enquête et la documentation
qui l’accompagne.
L’enquête a ensuite été envoyée par courrier électronique à tout l’échantillon d’intégrateurs. Ce courrier
électronique contenait la demande de proposition ainsi que toute la documentation. Après l’envoi du
premier courrier électronique, nous avons téléphoné aux intégrateurs à plusieurs reprises afin de vérifier
qu’ils ont reçu toute la documentation et de répondre à toutes questions relatives à l’enquête.
3
Cinq intégrateurs ont fourni une réponse complète à l’enquête, avec les offres à la fois pour le système
analogique et le système IP. Ces offres ont ensuite été scrupuleusement analysées pour confirmer les montants et détecter d’éventuelles erreurs dans la documentation. Pour toute incohérence détectée, nous avons
contacté les intégrateurs par courrier électronique ou par téléphone pour clarifier la situation. Lorsque
toutes les réponses à l’enquête ont été vérifiées et revérifiées auprès des intégrateurs si nécessaire, il ne
restait plus qu’à compiler les donner, effecteur un rapport structuré et analyser les résultats.
Élaboration d’un
scénario fictif et
d’une méthode
d’enquête
Phase d’essai de
l’enquête auprès
d’experts et
d’un intégrateur
pilote
Lancement
de l’enquête,
rappels
téléphoniques
Récupération
des réponses à
l’enquête et
vérification des
données
Rédaction d’un
rapport et
analyse des
résultats
Figure 1 : méthode et processus de recherche
En plus de l’enquête de TCO, le groupe de recherche a mené une étude parallèle qui consistait à s’entretenir
avec les représentants faisant partie du même échantillon d’intégrateurs. Dans le cadre de cette étude, le
groupe de recherche a interrogé les intégrateurs par téléphone en leur posant une plus grande variété de
questions concernant leur expérience et leur opinion vis-à-vis des différentes solutions et des différentes
technologies de vidéosurveillance. Même si certains répondants ont participé aux deux études, la majorité
des intégrateurs ayant été interrogés par téléphone n’ont pas participé à l’étude TCO. L’étude basée sur des
entretiens téléphoniques a permis d’obtenir plus d’informations sur les facteurs « secondaires » liés au débat
opposant l’analogique au numérique.
3.
Coût total de possession (TCO) : définition
Dans le cadre de cette étude, le coût total de possession d’un système de vidéosurveillance est défini, de
manière restreinte, comme le coût « de départ » lié à l’investissement dans un système de surveillance,
c’est-à-dire le coût des composants de base et de la main-d’œuvre nécessaire pour concevoir, installer
et mettre en marche le système. Dans le monde « réel », un certain nombre de facteurs supplémentaires
ont naturellement un impact sur le coût effectif et les avantages d’un système de vidéosurveillance.
Parmi ces facteurs, on peut citer la facilité d’utilisation, la possibilité d’enregistrer et de contrôler le
système à distance, la possibilité de développement futur et d’intégration à d’autres systèmes de sécurité, la qualité de l’image, etc. Avec le temps, le coût total est fortement lié aux dépenses et au temps
associés à une maintenance régulière, au remplacement des composants et à la mise à niveau des logiciels. Toutefois, tous ces facteurs dépendent largement des conditions, des besoins et des préférences
spécifiques de chaque utilisateur pour chaque cas particulier.
Afin d’obtenir un aperçu complet du TCO d’un système de vidéosurveillance pour un client ou un site
particulier, il faudrait donc considérer un certain nombre de facteurs plus secondaires, mais aussi prendre
en compte les coûts de maintenance et de fonctionnement qui augmentent avec le temps. Cependant,
comme il est difficile de mesurer et de définir ces sources de dépenses de manière structurée sans formuler d’hypothèses ou sans spéculer, elles ont été exclues de l’étude.
4.
Scénario
Le groupe de recherche a décidé d’utiliser un magasin pour ce scénario fictif. L’objectif était de comparer le
coût total d’une installation entièrement nouvelle d’un système de caméras analogiques et d’un magnétoscope numérique et l’installation d’un système IP entièrement numérique. Comme cette étude est principalement axée sur le coût, les conditions du scénario ont quelque peu été simplifiées. Ainsi, les composants
annexes et les équipements supplémentaires (ex. : moniteurs de visionnage public) n’ont pas été inclus.
4
Conditions de base du scénario :
> Magasin de taille moyenne
> Installation entièrement nouvelle : absence totale de câblage coaxial, d’infrastructure réseau IP ou
d’équipement d’alimentation prévu pour un système de vidéosurveillance
> Surveillance uniquement : pas d’outils analytiques ou d’intégration à d’autres systèmes
> Deux scénarios technologiques :
- Système de caméras analogiques avec magnétoscope numérique
- Système numérique complet avec caméras réseau, logiciel de gestion vidéo, réseau d’information
standard et solutions de stockage
> Trois plans de répartition des caméras par scénario : 14, 25 or 40 caméras
À partir de ces conditions et des exigences techniques détaillées décrites dans la section 5 ci-dessous,
nous avons demandé aux intégrateurs de nous fournir un devis détaillé pour chacun des trois plans de
répartition des caméras, à la fois pour un système analogique et un système IP, soit un total de six alternatives. Nous avons demandé plusieurs devis pour différents plans de répartition des caméras dans le but
de déterminer plus précisément la manière dont les prix d’un système IP et d’un système analogique
augmentent, lorsqu’on ajoute des caméras supplémentaires.
Nous avons choisi ces différents plans de répartition de caméras, dans la mesure où il s’agit de plans
réalistes qui pourraient effectivement être adoptés dans des magasins, en fonction des besoins et du
budget des différents utilisateurs. Afin de réaliser une comparaison objective, nous avons, pour chaque
plan, choisi un nombre de caméras qui ne correspond pas au « point de visualisation idéal » des systèmes
analogiques (soit 16, 32 et 48 caméras) et des systèmes IP (soit 17, 33 et 49 caméras).
Dans le scénario où sont installées des caméras réseau, nous avons demandé aux intégrateurs de choisir
des modèles prédéfinis d’Axis Communications. Pour les caméras analogiques, nous avons demandé aux
intégrateurs de choisir des « marques » de bonne réputation dont la qualité et les caractéristiques seraient similaires aux modèles équivalents de caméras IP Axis. De plus, nous avons incité les intégrateurs
à nous proposer toutes les remises sur quantité normalement valables, mais aussi de calculer, de façon
réaliste, les besoins en matière de stockage selon les différentes alternatives.
Étant donné qu’il s’agit d’un cas fictif sans véritable site à visiter ou inspecter, nous avons calculé les
longueurs des câbles nécessaires et fourni ces informations aux intégrateurs dans la liste de matériel
nécessaire afin de leur faciliter la tâche. Grâce à cela, la comparaison de chaque alternative est plus
cohérente, car cela a évité aux intégrateurs de déterminer arbitrairement les longueurs des câbles.
En matière d’enregistrement, nous avons demandé spécifiquement Axis Camera Station, lequel offre un
coût fixe par serveur pour des systèmes utilisant jusqu’à 50 caméras. Pour le système analogique, nous
sommes partis du principe que le logiciel de gestion vidéo est inclus avec le magnétoscope numérique.
Afin de pouvoir bénéficier des dernières avancées en matière de compression vidéo, nous avons demandé
à ce que le système analogique avec magnétoscope numérique et le système IP soient compatibles H.264.
5.
Exigences technologiques pour chaque cas
Différents plans de répartition des caméras : caméras analogiques/IP
Plan de répartition avec 14 caméras :
12 caméras à dôme fixe d’intérieur
2 caméras fixes (jour/nuit), boîtier inclus
Plan de répartition avec 25 caméras :
16 caméras à dôme fixe d’intérieur
9 caméras fixes (jour/nuit), boîtier inclus
Plan de répartition avec 40 caméras :
29 caméras à dôme fixe d’intérieur
2 caméras motorisées PTZ d’intérieur
9 caméras fixes (jour/nuit), boîtier inclus
5
Spécifications système et configuration requise
Scénario analogique
Résolution des caméras 480 lignes TV, 4CIF
Caméras
Caméras de « marque » de bonne qualité
Câblage
(vidéo et alimentation)
Longueur moyenne de
câble par caméra
Alimentation
Commutateurs
Serveur/Stockage
Logiciel
Écran
Accessoires
Scénario IP
SVGA minimum (800 x 600 pixels)
Fixes, d’intérieur : AXIS M3203
PTZ d’intérieur : AXIS P5534
Fixes, d’extérieur : AXIS P3343-VE
Câbles coaxiaux reliant chaque caméra au
D’alimentation CAT5E, câbles PoE
magnétoscope numérique plus câbles
inclus
30 mètres/caméra (câble coaxial vidéo)
20 mètres/caméra (CaT5E, câbles PoE
20 mètres/caméra (alimentation)
inclus)
Alimentation électrique de la caméra
Commutateur PoE
Non applicable (toute la surveillance se fait via le
Selon les besoins
magnétoscope numérique)
Magnétoscope numérique de « marque », de milieu à PC (standard), stockage inclus
haut de gamme
(Compatible H.264, stockage inclus)
Inclus avec le magnétoscope numérique (Compatible AXIS Camera Station
H.264)
Écran standard haute résolution (considéré équivalent pour le système analogique et le
système IP)
Éléments de raccordement, de fixation, etc. (considérés équivalents pour le système
analogique et le système IP)
Paramètres d’enregistrement : analogique/IP
À l’intérieur du magasin
À l’extérieur du magasin
> Au moins 7 jours, 24h/24h
> Au moins 7 jours, 24h/24h
> Magasin ouvert : 15 ips (18 h par jour)
> 10 ips en moyenne (24 h)
> Magasin fermé : 1 ips (6 h par jour)
Stockage/serveur
Centrale d’alimentation
Élévation de 50 cm :
Course de 50 cm
Centrale d’alimentation annexe
Commutateur réseau
PVM
FIXES, D’INTÉRIEUR
FIXES, D’EXTÉRIEUR
Figure 2 : Agencement du magasin et répartition des caméras dans un scénario à 25 caméras
6
6.
Répartition des coûts
Comme expliqué précédemment, seuls les éléments du système qui ont un impact direct sur le coût total
du système ont été inclus dans cette demande de proposition. En plus des caméras et du matériel nécessaire pour l’enregistrement, cela comprend tous les câbles, l’alimentation, les commutateurs réseau, les
écrans de contrôle ainsi que les éléments de raccordement et de fixation.
Nous avons calculé en détail le coût de la main-d’œuvre nécessaire à la conception et nous avons séparé le
coût total de l’installation des caméras et des câbles. De plus, les intégrateurs étaient libres de préciser
d’éventuels coûts supplémentaires non couverts par la demande de proposition de l’enquête. De manière
générale, les intégrateurs ont utilisé la catégorie « autres coûts » pour les dépenses supplémentaires en
main-d’œuvre liées à la formation du personnel, la mise en état de marche du système, etc. Dans l’analyse
finale, le coût de la main-d’œuvre et les dépenses « autre catégorie » ont été classés ensemble.
Hormis le matériel spécifié à l’avance (comme décrit précédemment dans les sections 4 et 5), les intégrateurs étaient libres de faire leur propre choix en ce qui concerne l’équipement utilisé, tant que celui-ci
répondait à nos conditions et nos exigences technologiques. Cela a particulièrement influencé la sélection et la configuration du système d’enregistrement, lequel représente une part significative du coût
total d’un système de vidéosurveillance.
Caméra analogique +
magnétoscope numérique
Fixes, d’intérieur
Câble
PTZ, d’intérieur
Système IP
Fixes, d’extérieur
(résistantes au vandalisme)
Caméras
Distribution
électrique et
distribution des
données
Alimentation
Main-d’œuvre pour
électrique de la caméra
le câblage
Magnétoscope
numérique
Logiciel de
serveur de
stockage
Fixes, d’intérieur
Câble
PoE
Serveur
PTZ, d’intérieur
Fixes, d’extérieur
(résistantes au vandalisme)
Commutateur(s) Main-d’œuvre pour
PoE
le câblage
Logiciel d’enregistrement et
de lecture vidéo
Accessoires et
frais annexes
(considérés équivalents pour
chaque configuration)
Coûts de conception du système
Main-d’œuvre pour
l’installation des caméras
Configuration du
système
Éléments de raccordement,
de fixation, etc.
Figure 3: Itemized cost breakdowns
7.
Résultats de l’enquête sur le TCO
Nous avons effectué une moyenne basée sur le coût total des offres fournies par les intégrateurs pour
chacun des six plans de répartition des caméras. Les catégories de coûts ont été ajoutées ensemble pour
former quatre groupes : les caméras (alimentation comprise pour le système analogique), le câblage (commutateurs réseau, éléments de raccordement et de fixation compris), enregistrement (magnétoscope
numérique/PC, logiciel et écran de contrôle) et main-d’œuvre. La figure 4 représente le coût total moyen
pour chaque plan de répartition des caméras et la différence de prix entre les différentes propositions.
7
Au final, l’option IP offre le TCO le plus avantageux pour tous les plans de répartition des caméras. Dans un
système à 14 caméras, le système IP est à peine plus économique que le système analogique. Cependant,
l’écart se creuse lorsqu’on ajoute des caméras supplémentaires, ce qui apparaît cohérent avec l’étude précédente. Pour un plan de répartition à 14, 25 et 40 caméras, le système IP est en moyenne 11 %, 13 % et
16 % moins cher que le système analogique, respectivement. Les différences de montant pour chaque proposition sont plutôt importantes pour chacune des alternatives, hormis le cas d’un système à 14 caméras,
où les propositions sont très proches les unes des autres. Il est intéressant de noter que les différences de
prix sont plus importantes pour les systèmes analogiques à 25 et 40 caméras que pour les systèmes IP
équivalents. Que ce soit pour le système IP ou le système analogique, la différence de coût réside principalement dans le matériel d’enregistrement.
Coût total ($)
70000
60000
50000
40000
30000
20000
10000
0
Analogique 1
IP 14
Analogique 2
IP 25
Analogique 4
IP 40
Figure 4 : Coût total par plan de répartition de caméras
En analysant plus attentivement la répartition du coût pour chaque catégorie, on remarque que :
>
>
>
>
>
Pour les systèmes IP, le coût des caméras représente entre 38 % et 51 % du coût total du système.
Pour les systèmes analogiques, le coût des caméras représente entre 23 % et 27 % du coût total.
Les caméras IP sont à peu près 50 % plus chères que leurs équivalents analogiques.
Le coût du câblage d’un système analogique est légèrement moins élevé. Cependant, il faut noter que
le système IP n’est pas constitué de simples câbles, mais aussi d’accessoires comme des commutateurs réseau. Concernant les câbles relativement courts du site fictif, la différence de coût entre des
CAT5 et des câbles siamois (câble coaxial vidéo et d’alimentation combinés) est négligeable.
Le coût du matériel d’enregistrement est deux fois plus élevé pour un système analogique que pour un
système IP. L’enregistrement représente le coût le plus élevé pour un système analogique, plus de
40 % du coût total pour tous les plans de répartition. Plus l’on ajoute de caméras, plus la catégorie
enregistrement représente une part importante du coût total du système.
Le coût de la main-d’œuvre représente à peu près 25 % du coût total du système et est légèrement
moins élevé pour un système IP, dans tous les cas de figure. Cela est principalement dû au fait qu’il
faut moins de câble pour un système IP.
En analysant la répartition des coûts, il apparaît évident que c’est le coût plus faible du matériel d’enregistrement qui fait pencher la balance en faveur du système IP, du point de vue du coût total. Ces résultats
illustrent les inconvénients du magnétoscope numérique, qui est devenu une option de plus en plus onéreuse
pour l’utilisateur final. Dans le cas d’un système IP, l’utilisateur bénéficie de prix en baisse au sein d’un marché
de l’informatique compétitif en achetant en magasin des serveurs et systèmes de stockage prêts à l’usage.
Il faut aussi noter que la différence de prix entre le système d’enregistrement le moins cher et le système le
plus cher pour un plan de répartition de 40 caméras analogiques est de 10 689 $, soit 23 % du coût total
moyen pour cette option. Cependant, en comparant les six plans de répartitions des caméras, on s’aperçoit
que le système d’enregistrement analogique le moins cher reste plus cher que le serveur IP le plus cher.
8
60000
50000
40000
30000
20000
10000
0
1
2
3
Main-d’œuvre (conception, installation,
formation)
Câbles (commutateurs, éléments de raccordement et
de fixation inclus)
4
5
Enregistrement (magnétoscope numérique/
de réseau, logiciel, écran)
Caméras (alimentation incluse)
6
Figure 5: Ventilation détaillée des coûts
100%
90%
23%
70%
5%
60%
50%
26%
38%
80%
5%
27%
46%
4%
51%
9%
44%
40%
44%
28%
9%
42%
21%
30%
7%
20%
20%
10%
28%
24%
25%
1
2
3
23%
26%
4
5
22%
0%
Main-d’œuvre (conception, installation,
formation)
Câbles (commutateurs, éléments de raccordement et
de fixation inclus)
Enregistrement (magnétoscope numérique/
de réseau, logiciel, écran)
Caméras (alimentation incluse)
6
Figure 6: Ventilation détaillée des coûts en pourcentages
8.
Résultats des entretiens
Une étude consistant en plusieurs entretiens téléphoniques a été menée en parallèle de l’étude du TCO.
Cette étude apporte les informations supplémentaires résumées ci-dessous.
>
>
>
>
>
>
Les répondants ont affirmé qu’ils installaient principalement des systèmes de vidéosurveillance IP et
de moins en moins de systèmes analogiques
Ils sont tous d’accord pour dire que les systèmes IP représentent l’avenir de la vidéosurveillance et
conseillent un système IP pour tous les sites qui n’en sont pas encore équipés
La vidéosurveillance IP possède de nombreux avantages par rapport aux systèmes analogiques
(évolutivité et flexibilité accrues, par exemple)
Cependant, le meilleur argument, lorsqu’il s’agit de vendre un système IP à un utilisateur final, reste le
progrès flagrant en terme de qualité de l’image pour les dernières générations de caméras IP (comparées aux caméras analogiques)
Les systèmes analogiques demeurent bien ancrés chez certains consommateurs et il arrive que les
intégrateurs conseillent encore un système analogique pour les petits budgets
Travailler avec un système de sécurité IP implique certaines connaissances en informatique et en
réseaux, ce qui peut s’avérer difficile selon certains intégrateurs
9
9.
Conclusions
Pour résumer les résultats du TCO et des entretiens :
>
Le coût total de possession d’un système IP de 14 caméras est moins élevé que celui d’un système
analogique équivalent
Alors que l’étude de CTP de 2007 montrait un seuil de rentabilité situé aux alentours de 32 caméras,
le coût d’un système IP de 14 caméras est désormais moins élevé que celui d’un système analogique
équivalent.
>
Les serveurs et le matériel informatique prêts à l’usage permettent de faire des économies
Bien que le prix à l’unité des caméras IP soit plus élevé que celui des caméras analogiques, le coût
total du système IP est moins élevé. Le fait d’utiliser des serveurs et du matériel informatique prêts à
l’usage permet de faire des économies lors de l’acquisition d’un système IP. De plus, l’installation et la
mise en marche requièrent moins de main-d’œuvre, réduisant ainsi le coût total.
>
Les intégrateurs voient plusieurs avantages supplémentaires aux systèmes IP
Selon les intégrateurs, il existe un véritable marché des systèmes entièrement numériques. Le fait que
le système soit plus flexible et qu’il est plus facile de le développer représente les deux principaux
arguments en faveur des systèmes de surveillance IP.
>
La meilleure qualité de l’image accélère le passage de l’analogique au numérique
La présence sur le marché de caméras réseau offrant une excellente qualité d’image est devenue un
bon moyen de se démarquer et un argument de force en faveur de la surveillance IP. Les images des
télévisions haute définition de qualité parlent d’elles-mêmes et redéfinissent ce qu’il est possible de
faire en matière de vidéosurveillance.
10
41773/FR/R1/1103
www.axis.com
A propos d’Axis Communications
Axis est une société informatique qui fournit des solutions
de vidéo sur IP pour les installations professionnelles. Leader mondial de la vidéo sur IP, la société mène la transition
de la vidéosurveillance analogique vers le numérique. Les
produits et solutions Axis, principalement destinés à la
vidéosurveillance et au contrôle distant, reposent sur une
plate-forme technologique ouverte et innovante.
Axis est une société suédoise, disposant de filiales dans
plus de 20 pays et travaillant en partenariat avec des sociétés dans plus de 70 pays. Fondée en 1984, Axis est
cotée à la NASDAQ OMX Stockholm, sous le code AXIS.
Des informations complémentaires sur la société sont
disponibles sur www.axis.com
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