Zoom sur deux cas de décolonisation : l`Inde et l`Algérie

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Zoom sur deux cas de décolonisation : l`Inde et l`Algérie
Fiche de révision / Baccalauréat technologique / Histoire-Géographie / Chap. 7
Zoom sur deux cas de décolonisation :
l'Inde et l’Algérie
1. L’Union indienne depuis 1947
• Une décolonisation difficile
Gandhi, leader du parti du Congrès, lutte par la non-violence et la désobéissance civile contre
les colons anglais. Il veut que les frontières soient conservées. Il est aidé par Nehru. Face à
lui, la Ligue musulmane d’Ali Jinnah veut la création d’un État à majorité musulmane : le
Pakistan. Les camps étant incapables de se mettre d’accord, les Britanniques acceptent de
couper le pays en 2 (Inde et Pakistan) en 1947, et s’en vont. C’est la partition. Les populations
fuient en fonction de leur religion (hindous en Inde et musulmans au Pakistan). Il y a de
nombreux conflits. 500.000 morts et plus de 10 millions de personnes en fuite. Le Cachemire,
à majorité musulmane mais à souverains hindous, est rattaché à l’Inde. La guerre déclarée
alors par les Pakistanais perdure dans les querelles actuelles.
• Une démocratie qui s’impose
L’Inde adopte le modèle démocratique pour l’égalité et la coexistence de ses peuples
(religions et langues différentes). Nehru, son président, impulse le mouvement des nonalignés.
La première difficulté est de nourrir tout le monde. Pour assurer une « autosuffisance
alimentaire », une révolution verte est lancée (agriculture intensive, irrigation, mécanique,
engrais) à partir de 1966. Pour l’industrie, l’Inde suit le modèle socialiste de la planification et
force le développement. À partir des années 1980, l’Inde quitte ce modèle et s’ouvre au
libéralisme. Elle devient un pays émergent.
Alliée aux États-Unis, elle possède une armée nombreuse, ainsi que l’arme nucléaire depuis
1998. Elle représente un rempart face aux Chinois.
2. La guerre d’Algérie
• Une décolonisation pacifique impossible
L’Algérie n’est pas une colonie comme les autres mais un ensemble de 3 départements
français. Les Français d’Algérie (les pieds-noirs) représentent plus de 10 % de la population
algérienne. Des inégalités flagrantes existent entre pieds-noirs et Algériens. Dans les années
1920, Messali Hadj parle déjà d’indépendance. Le 8 mai 1945, des manifestations
indépendantistes sont fortement réprimées par l’armée française à Sétif et Guelma. On compte
des milliers de morts. Le Front national de libération (FLN) naît en 1954. Les attentats qu’il
commet le 1er novembre marquent le début de la guerre.
• Une guerre franco-française ou franco-algérienne ?
Pour éradiquer le FLN, l’armée française lance la « bataille d’Alger » en 1957 et utilise même
la torture, sans succès. Les Algériens sont divisés en plusieurs camps, surtout entre le FLN et
le Mouvement national algérien (MNA). Certains ne soutiennent pas l’indépendance, d’autres
sont dans le camp français : les harkis.
Les Français d’Algérie aussi sont divisés. Certains collaborent avec le FLN, d’autres entrent
en guerre contre la France quand elle décide de négocier avec le FLN. En 1961, ils créent
l’Organisation armée secrète (OAS) qui réalise des attentats en métropole et à Alger, comme
le « putsch d’Alger » en avril 1961.
De Gaulle, revenu au pouvoir pour résoudre le conflit, autorise en 1958 l’autodétermination
(droit de choisir la manière d’être gouverné). Le 18 mars 1962, les accords d’Évian donnent
l’indépendance à l’Algérie. La quasi-totalité des pieds-noirs est alors rapatriée en France (+
d’un million). 43.000 harkis fuient, la France refusant de les accueillir ; 25.000 sont
massacrés.

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