La place des Premières Nations dans un Québec interculturel

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La place des Premières Nations dans un Québec interculturel
Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones
Research and knowledge network relating to Aboriginal peoples
Red de investigación y conocimientos relativos a los pueblos indígenas
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Boletín
Bulletin
June 2010
Junio 2010
Juin 2010
www.reseaudialog.ca
p. 3 DIALOG EN ACTION
DIALOG IN ACTION
DIALOG EN ACCIÓN
p. 20 NOUVELLES D’ICI ET D’AILLEURS
NEWS FROM HERE AND ABROAD
NOTICIAS DE AQUÍ Y DE ALLÁ
p. 30 VEILLE DOCUMENTAIRE
DOCUMENTARY WATCH
ACTUALIZACIÓN BIBLIOGRÁFICA
DIALOG - LE RÉSEAU QUÉBÉCOIS
D’ÉCHANGE SUR LES QUESTIONS
A U TO C H TO N E S / L E R É S E A U D E
RECHERCHE ET DE CONNAISSANCES
RELATIVES AUX PEUPLES AUTOCHTONES
- est un regroupement interuniversitaire,
interinstitutionnel, interdisciplinaire et
international qui réunit cent vingt (120)
personnes issues du milieu universitaire et
du milieu autochtone; ces personnes sont
à l’oeuvre au Québec, au Canada, dans les
Amériques, en Océanie, en Europe et en
Asie. Elles entretiennent l’objectif de mettre
en valeur, de diffuser et de renouveler la
recherche relative aux peuples autochtones.
Subventionné par le Fonds québécois de
recherche sur la société et la cultureFQRSC (Programme des regroupements
stratégiques) et le Conseil de recherches
en sciences humaines du CanadaCRSH
(Programme
des
Réseaux
stratégiques de connaissances), DIALOG
bénéficie de l’étroite collaboration de vingtdeux (22) organisations partenaires.
DIALOG - RESEARCH AND
KNOWLEDGE NETWORK
RELATING TO ABORIGINAL PEOPLES
- is an interuniversity, inter-institutional,
cross-disciplinary and international
network that brings together one
hundred and twenty (120) people from
various universities and Aboriginal
organizations and communities; they
carry out their work in Québec,
Canada, the Americas, Oceania, Europe
and Asia.These diverse actors share the
objectives of promoting, disseminating
and renewing research relating to
Indigenous peoples. Funded by the
Fonds québécois de recherche sur
la société et la culture-FQRSC
(Programme
des
regroupements
stratégiques) and the Social Sciences
and Humanities Research Council
of Canada - SSHRC (Strategic
Knowledge
Clusters
Program),
DIALOG works closely with twentytwo (22) partner organizations.
DIALOG - RED DE INVESTIGACIÓN
Y DE CONOCIMIENTOS RELATIVOS
A LOS PUEBLOS INDÍGENAS - es
un agrupamiento interuniversitario,
interinstitucional,
interdisciplinario
e internacional que reúne a más de
ciento veinte (120) personas del medio
universitario y del medio indígena y
en actividad en Québec, en Canadá,
en las Américas, en Europa y en Asia.
Todos estos actores comparten
el objetivo de valorizar, difundir y
actualizar la investigación sobre los
pueblos indígenas. Subvencionada por
el Fonds québécois de recherche
sur la société et la cultureFQRSC (Programa de agrupamientos
estratégicos) y el Conseil de
recherches en sciences humaines
du Canada-CRSH (Programa de
redes estratégicas de conocimientos),
DIALOG cuenta con la estrecha
colaboración de veintidós (22)
organizaciones socias.
The Newsletter
El Boletín
keeps you updated on the research projects,
publications, activities and conferences of DIALOG
members and partners, and profiles events and news
in the area of worldwide aboriginal research.
les informa acerca de los proyectos de investigación, las publicaciones,
realizaciones y coloquios de los miembros y socios de DIALOG,
y les da noticias sobre los eventos y novedades del medio de la
investigación relativa a los pueblos indígenas.
Le Bulletin
vous informe des projets de recherche, des publications, des réalisations et des conférences des membres et des partenaires
de DIALOG et vous propose un regard sur les événements et les nouveautés du domaine de la recherche relative aux
peuples autochtones.
Sommaire - Contents - Indice
DIALOG en action - DIALOG in action - DIALOG en acción ............................................................3
DIALOG à l’Université d’Alberta .......................................................................................................................................................... 3
La recherche étudiante à l’honneur....................................................................................................................................................... 8
Une histoire de partenariat qui se construit au fil des mois et des expériences partagées ..................................................10
L’événement Kébec .................................................................................................................................................................................14
Un prix d’excellence pour Édith Cloutier .........................................................................................................................................19
Nouvelles d’ici et d’ailleurs - News from here and abroad - Noticias de aquí y de allá .....................20
Colloques - Conferences - Colloquios ...............................................................................................................................................20
Appel de propositions - Call for proposals - Llamada de propuestas .........................................................................................21
À lire - To read - A leer ..........................................................................................................................................................................26
Veille documentaire - Documentary watch - Actualización bibliográfica ........................................30
Nouvelles parutions - New releases - Nuevas publicaciones ........................................................................................................30
Périodiques et revues - Journals and magazines - Periódicos y revistas .....................................................................................39
Bulletins - Newsletters - Boletines ......................................................................................................................................................42
DIALOG à l’Université d’Alberta
DIALOG in action
DIALOG en action
G en
DIALO
acción
ABORIGINAL WOMEN AND LEADERSHIP: A DAY OF REFLECTION
NATHALIE KERMOAL, FACULTÉ DES ÉTUDES AUTOCHTONES, UNIVERSITÉ DE L’ALBERTA
Le 26 mars 2010, dans le cadre des activités de DIALOG,
120 personnes étaient réunies au Campus Saint-Jean (campus
francophone) de l’Université de l’Alberta à Edmonton. Le
symposium Aboriginal Women and Leadership :A Day of Reflection
organisé par la professeure Nathalie Kermoal et la coordinatrice
du programme de gouvernance, Darlene Bouvier, toutes deux
de la Faculté des études autochtones (Université de l’Alberta),
avait pour objectif premier de réunir des représentantes de
communautés et d’organismes autochtones du Québec et
de l’Ouest canadien ainsi que des chercheures universitaires
afin de favoriser un dialogue sur la participation des femmes
autochtones au leadership. Il existait avant tout une volonté
de rendre hommage aux femmes autochtones qui travaillent
d’arrache-pied et souvent dans l’ombre pour assurer le bienêtre de leurs communautés. De surcroît, en leur offrant un
espace de prise de parole, nous espérions entendre la diversité
et l’originalité des voix. Outre le leadership incarné par les
dirigeantes de différentes communautés et de différents
organismes, plusieurs sujets ont été abordés au cours de la
journée, notamment en puisant dans l’histoire pour trouver
des modèles ou encore en mettant en valeur la recherche
académique sur les savoirs des femmes.
Pour l’occasion, une délégation du Québec s’était déplacée :
la professeure Carole Lévesque, directrice du Réseau DIALOG;
Alice Jérôme, Cheffe de la Première Nation Abitibiwinni; Dr.
Kahente Doxtater, membre du Conseil Mohawk de Kahnawake;
Doris Bobbish, originaire de Chisasibi et présidente de
l’Association des femmes cris d’Eeyou Istchee et Holly Danyluk, sa
coordinatrice régionale.
Les modératrices des différentes sessions avaient pour mission
de mettre en perspective le sujet abordé et de soulever
quelques questions de départ. Ainsi, la première séance de
la matinée « Aboriginal Leaders in Action » a bénéficié de la
recherche menée par la professeure Cora Voyageur sur les
femmes autochtones devenues cheffes. Dans le cadre de cette
étude commencée en 2000, Voyageur a réalisé 64 entrevues.
Elle a par la suite publié un livre, Firekeepers of the Twenty-First
Century: First Nations Women Chiefs, et travaille présentement
à la réalisation d’une série radiophonique sur le même sujet
pour Radio-Canada. Selon Voyageur, une véritable révolution
tranquille se produit actuellement au Canada puisque les
changements sociaux, politiques et économiques amorcés
dans les communautés autochtones du pays engendrent une
redistribution des pouvoirs locaux. En 1951, un amendement
à la Loi sur les Indiens a permis aux femmes de s’impliquer dans
la vie politique de leurs réserves, et depuis lors 90 femmes
ont été élues cheffes. L’enquête de Voyageur a révélé que les
femmes exercent leur leadership de manière différente de
leurs homologues masculins en favorisant le développement
communautaire et l’accessibilité des services à tous. En outre,
pour assurer de telles fonctions, certaines caractéristiques
personnelles sont requises, notamment une éducation formelle,
un lien étroit avec la communauté et des liens familiaux solides.
Les dirigeantes présentes (cheffe Alice Jérôme; Rose Laboucan,
cheffe de la Première Nation Driftpile (Alberta); Audrey Poitras,
présidente de la Nation métisse de l’Alberta; Susan Cardinal,
membre du Conseil général des établissements métis et Doris
Bobbish) ont abondé dans le même sens en mettant en relief
l’importance de l’éducation, du travail d’équipe, de l’écoute,
du soutien familial, pour pouvoir réaliser adéquatement leur
travail. Quoique le prix de cet engagement politique soit
souvent très lourd à payer — les décisions qu’elles doivent
prendre leur attirent parfois l’hostilité de membres de leurs
propres communautés, voire de leur propre famille —, elles
ont toutes attesté que le jeu en valait la chandelle. Également,
elles travaillent à assurer la relève et à encourager les jeunes
femmes à s’impliquer dans la politique de leurs communautés.
La deuxième partie de la matinée avait pour objectif de se
tourner vers l’histoire pour trouver des modèles féminins car
ces derniers font souvent défaut. Susan McKenzie, membre de
la nation métisse et fonctionnaire à Parcs Canada, de même
que les historiennes Nathalie Kermoal et Sarah Carter ont
mis en évidence le fait que, tout en étant moins visibles que les
hommes dans l’histoire du Canada, les femmes autochtones
ont néanmoins participé activement aux événements marquant
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DIALOG in action
de leurs communautés. À travers leurs gestes, leurs paroles et
leurs actions, elles ont exercé un leadership, visible ou non,
avec beaucoup de détermination et de résilience. Afin de
commémorer le 125e anniversaire de la bataille de Batoche
(1885) en Saskatchewan où s’affrontèrent les Métis et l’armée
canadienne, Nathalie Kermoal avait choisi pour l’occasion de
raconter l’histoire des héroïnes oubliées de cette localité
située sur les rives de la rivière SaskatchewanSud. Alors que
l’histoire officielle a eu tendance à accentuer la contribution des
hommes, l’histoire orale et les documents d’archives racontent
une tout autre histoire. Sarah Carter, quant à elle, a retrouvé
des documents rédigés par des femmes autochtones. Bien
que lacunaires, ces sources mêlées à l’histoire orale et à des
objets de la culture matérielle permettent de reconstruire des
pans entiers de la vie des femmes autochtones comme Sophie
Morigeau, Sara Riel, Frances Nickawa et Emma Minesinger.
L’après-midi était consacré en partie aux recherches effectuées
avec les communautés et sur le savoir des femmes. La session
présidée par la professeure Isabel Altaminaro-Jimenez a débuté
par une communication de Carole Lévesque qui revenait sur
les étapes de sa carrière d’anthropologue en mettant l’accent
sur les recherches qu’elle a entreprises au fil des années avec
les femmes autochtones (membres de communautés situées
dans le Nord québécois ou vivant en milieu urbain). Selon
elle, avant d’entreprendre toute recherche, il est primordial
de demander aux communautés ce qu’elles considèrent
important et ce qui les intéresse afin d’identifier les acteurs/
actrices et de comprendre leurs rôles au sein de la société. En
participant à des activités organisées par des femmes comme
la confection de mocassins à Fort George, elle a pu observer
qu’un leadership social était exercé par les femmes. Brenda
Parlee, professeure à la Faculté des études autochtones de
l’Université de l’Alberta, a elle aussi partagé avec l’auditoire les
résultats d’une de ses recherches effectuée en 1990 auprès
des chasseurs de caribou à Inuvik. Le but de cette recherche
était de comprendre l’impact sur les communautés que
pouvait avoir les nouvelles règles qui limitent ou empêchent
de chasser le gibier. Bien que les chasseurs soient surtout
des hommes, elle était curieuse de connaître l’opinion des
femmes ainsi que le rôle exercé par celles-ci dans la gestion
des ressources. Cette recherche a révélé que les femmes
Cora Voyageur, Doris B. Bobbish, Susan Cardinal
Lamouche, Audrey Poitras, Alice Jérôme, Rose Laboucan
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DIALOG en action
DIALOG en acción
étaient partie intégrante de la communauté de chasseurs
et qu’elles étaient les gardiennes culturelles de la chasse en
raison de leur relation privilégiée avec la terre. L’avocate
métisse Kathy Hodsgon-Smith a également démontré que
les métisses ont elles aussi développé une relation privilégiée
avec leur territoire ancestral. Une étude effectuée auprès
de plusieurs communautés métisses du nord-ouest de la
Saskatchewan a permis de comprendre que le travail des
femmes générait des savoirs et une occupation territoriale
spécifiques. Le leadership de ces femmes, selon l’avocate, ne
peut être compris que dans le contexte de la famille élargie,
de la communauté et aussi de la nation métisse. Il a comme
principe fondamental, la réciprocité. À la lumière des exposés
précédents, la professeure de droit Val Napoleon (Faculté des
Études autochtones, Université de l’Alberta) a posé certaines
questions qui, selon elle, permettraient peut-être de dépasser
l’éclipse féminine qui persiste dans la jurisprudence canadienne.
En effet, souvent les décisions judiciaires perpétuent le mythe
que les femmes n’ont pas de véritable connexion avec la
terre. Le silence persiste autour des activités féminines. En
mettant l’accent sur les activités masculines comme la chasse
et la pêche, la jurisprudence canadienne présente une vision
réductrice de la reconnaissance des droits des Autochtones.
Comment les savoirs et les activités des femmes autochtones
peuvent-ils nourrir le développement de stratégies légales,
économiques et politiques ? En repositionnant le savoir
et les activités des femmes au centre du questionnement
plutôt qu’à la périphérie, est-il possible de penser à des
avenues qui permettraient aux communautés de percevoir
leur avenir différemment? Quoiqu’il n’existe pour l’instant
aucune réponse à ces questions, Napoleon invite les acteurs
du système judiciaire canadien à faire preuve d’imagination en
s’inspirant des lois coutumières autochtones.
La journée s’est clôturée par les présentations de plusieurs
femmes autochtones impliquées dans leurs communautés, que
ce soit ou non au sein d’organismes. Claire Clark, directrice
de l’Association professionnelle des femmes autochtones, offre
aux femmes autochtones d’Edmonton et de ses environs, des
programmes et des services accessibles et pertinents sur le plan
culturel. par l’entremise de son organisation. L’écrivaine Sharon
Proulx-Turner contribue elle aussi au mieux-être de membres
de sa communauté. Elle a présenté ses recherches historiques
sur la « bispiritualité » mais aussi le travail qu’elle entreprend
depuis plusieurs années pour aider les jeunes autochtones
« bispirituels » à dépasser les murs d’incompréhension
auxquels ils sont confrontés au sein leur communauté ou
de leur famille. L’homophobie environnante peut parfois les
amener jusqu’au suicide. Davina Russel, quant à elle, participe
à plusieurs projets qui permettent de déconstruire les mythes
et les stéréotypes envers les Autochtones dans les discours
racistes, homophobes et sexistes dominants. Dans la foulée,
Kahente Doxtator a présenté le fruit de ses recherches dans
le cadre de sa thèse de doctorat intitulée Sky Woman’s Great
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DIALOG in action
DIALOG en action
DIALOG en acción
récit iroquois de la création, récit que les individus perpétuent
encore aujourd’hui. L’autodétermination commence par soimême. La force acquise rayonne alors sur la famille puis sur la
communauté, entraînant un effet d’équilibre pour l’ensemble
de la collectivité. Jo-Ann Daniels, membre du Conseil général des
établissements métis a clos la journée en présentant les activités
organisées par les femmes métisses au sein du Conseil.
Granddaughters: A Narrative Inquiry into Kanienkehaka Women’s
Identity. Selon Doxtator, comprendre le rôle des femmes
dans la gouvernance de sa communauté (Kahnawake) permet
ultimement de renforcer les familles et les collectivités. Les
huit récits de femmes qui composent le corpus de sa thèse
révèlent que l’autodétermination passe avant l’autonomie
gouvernementale. Cette autodétermination se fonde sur trois
questions de base : savoir qui vous êtes, ce que vous faites et
pourquoi vous faites cela. Ces questions forment le cœur du
Cette rencontre interprovinciale a été riche d’enseignements.
Le leadership plus ou moins visible que les femmes autochtones
exercent au sein de leur communauté ou d’organismes est
indéniablement le moteur de changements. Leur apport est
indiscutable bien qu’encore trop méconnu. Cette journée a
non seulement favorisé le partage des connaissances et des
expériences mais elle a aussi déclenché un questionnement
ainsi que certaines orientations de recherche. L’intérêt que
cette activité a suscité auprès des leaders, des organismes,
des communautés et des étudiants autochtones et non
autochtones devrait permettre, du moins nous l’espérons, de
poursuivre le dialogue dans un avenir proche.
ABORIGINAL WOMEN AND LEADERSHIP: A DAY OF REFLECTION
NATHALIE KERMOAL, FACULTY OF NATIVE STUDIES, UNIVERSITY OF ALBERTA
On March 26, 2010, 120 people gathered at the Campus SaintJean, the French campus extension of the University of Alberta
in Edmonton, to participate in a symposium titled “Aboriginal
Women and Leadership :A Day of Reflection.” The symposium was
organized by Professor Nathalie Kermoal and Darlene Bouvier,
Program Coordinator for the Aboriginal Governance and Partnership
program, both from the Faculty of Native Studies, and DIALOG,
a Quebec-based research network. The primary objective of
the symposium was to gather representatives of Aboriginal
communities and organizations from Western Canada and
Quebec, as well as researchers from academia, to foster a
dialogue on the participation of women in leadership. There
was, above all, a desire to pay tribute to Aboriginal women
who work tirelessly and often behind the scenes to ensure
the well-being of their communities and to provide a space for
Aboriginal women to voice and share their experiences.
For the occasion, a delegation from Quebec participated:
Professor Carole Lévesque, Director of DIALOG; Alice Jérôme,
Chief of the Abitibiwinni First Nation; Dr. Kahente Doxtater, a
member of the Mohawk Council of Kahnawake; Doris Bobbish,
President of the Cree Women of Eeyou Istchee Association; and
Holly Danyluk, Regional Coordinator, Cree Women of Eeyou
Istchee Association.
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Isabel Altamirano-Jimenez and participants
The one-day program was divided into four sessions
each focussing on a particular topic important to foster
understanding of the role of Aboriginal women in communities
and organizations. The four sessions were: Aboriginal Leaders
in Action; Looking Towards History for Models; Communitybased Research and Women’s Knowledge; and Communityoriented Initiatives.
The first session “Aboriginal Leaders in Action” was moderated
by Professor Cora Voyageur from the University of Calgary.
Dr.Voyageur is author of the book Firekeepers of the Twentieth
Century: First Nations Women Chiefs and is currently conducting
a series for CBC. Dr. Voyageur’s research on indigenous
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DIALOG in action
Kahente Doxtater
women becoming leaders, which began in 2000 and consisted
of interviews with 64 Aboriginal women leaders, proved to
be extremely valuable to the participants of the symposium.
According to Voyageur, a quiet revolution is occurring in
Canada. There has been a gradual redistribution of power in
Canada’s indigenous communities due to the social, political,
and economic awareness of Aboriginal women. In 1951, an
amendment to the Indian Act allowed women to become
involved in the political life of their reserves and since then
90 women have been elected as leaders on their reserves.
Voyageur’s research revealed that women exercise their
leadership so differently than their male counterparts in
promoting community development and making services
accessible to all. In addition, to perform these functions,
certain personal characteristics are required including a
formal education, a close link with the community, and strong
families.
The “Leaders in Action” who presented (Chief Alice Jérôme,
Atibiwinni First Nation; Rose Laboucan, Chief, Driftpile First
Nation; Audrey Poitras, President, Métis Nation of Alberta; Susan
Cardinal, Métis Settlements General Council; and Doris Bobbish,
President of the Cree Women of Eeyou Istchee Association)
reiterated Voyageur’s findings, highlighting the importance of
education, teamwork, listening, and family support in order
to perform their work. Although the price of this political
commitment is often cumbersome to pay and the decisions
they must make sometimes attracts hostilities from members
of their own communities and even their own families, they all
testified that it was worth it.Also, these leaders are working to
ensure continuity and to encourage young women to engage
in the politics of their communities.
The second part of the morning was to turn to history to
find female role models because they are often lacking. Susan
McKenzie, a member of the Métis Nation and Parks Canada
staff, and historians Nathalie Kermoal and Sarah Carter, from
the University of Alberta, revealed that despite the fact that
Aboriginal women were less visible than men in Canadian
history, they nevertheless participated actively in the events
that marked their communities. Through their actions, their
words and deeds, they have exercised leadership, although not
always recognized as leadership, with great determination and
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DIALOG en action
DIALOG en acción
resilience.To commemorate the 125th anniversary of the Battle
of Batoche (1885) which was fought between the Saskatchewan
Métis and the Canadian army, Nathalie Kermoal chose to tell
the story of the forgotten heroines of the community, which is
located on the shores of the South Saskatchewan River.While
the official history has tended to accentuate the contribution
of men, oral history and archival documents tell a different
story. Sarah Carter, meanwhile, has found documents written
by indigenous women. Although incomplete, these sources
mixed with oral history and objects of material culture, can
reconstruct large parts of indigenous women lives such as
Sophie Morigeau, Sara Riel, and Frances and Emma Nickawa
Minesing.
The first part of the afternoon was devoted to research
conducted with the communities and on women’s knowledge.
The session, chaired by Professor Isabel Altamirano-Jimenez,
began with Carole Lévesque retracing her career as an
anthropologist with an emphasis on the research she had
undertaken over the years with aboriginal women (members
of communities in northern Quebec and urban). For her, before
undertaking any research, it was important to ask communities
what they consider important and what they are interested
in, in order to identify the different actors and to understand
their role in the society. By participating in activities organized
by women, such as making moccasins at Fort George, she
observed the social leadership exercised by women.
Brenda Parlee, a professor at the Faculty of Native Studies at
the U of A, also shared with the audience the results of her
research, conducted in 1990, with hunters of caribou in Inuvik.
The purpose of the research was to understand the possible
impact the new rules that limit or prevent hunting game would
have on communities. While hunters are primarily men, she
was curious to know what women thought and the role they
played in the management of resources.This research revealed
that women were an integral part of the hunting community.
They are also stewards of cultural hunting because of the
relationship they have with the land.
Métis lawyer Kathy Hodgson-Smith has also shown, in her
research, that the Métis have also developed a privileged
relationship with their ancestral territory. A study involving
several Métis communities in northwest Saskatchewan led
to the understanding of what constituted women’s work, the
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DIALOG in action
knowledge that this work generated, and how women occupied
the territory. The leadership of these women, according to
Hodgson-Smith, can be understood in the context of the
extended family, the community, and the Métis Nation. This
leadership involves a fundamental principle of reciprocity.
In light of previous discussions, law professor Val Napoleon
(Faculty of Native Studies, U of A), raised some questions,
which she said would allow society to overcome the gender
eclipse in Canadian jurisprudence. Indeed, judicial decisions
often perpetuate the myth that women have no real
connection with the land.The silence persists around women’s
activities. By focusing on male activities, like hunting and fishing,
Canadian jurisprudence has a narrow view of the recognition
of Aboriginal rights. How can the knowledge and activities of
indigenous women inform the development of legal strategies,
economic and political? In repositioning women’s knowledge
and activities to the center of the inquiry, rather than the
periphery, is it possible to think of remedies that would allow
communities to perceive their future differently? Although
there are no immediate answers to these questions, Napoleon
invites the Canadian judicial system to be imaginative, drawing
on indigenous customary laws.
The day ended with presentations by several Aboriginal
women involved in organizations or within their community.
Claire Clark, Director of the Aboriginal Professional Women’s
Association, through her work, provides Aboriginal women in
Edmonton and surrounding areas, programs and services that
are easily accessible and culturally relevant.
Author Sharron Proulx-Turner also
contributes to the betterment of her
community.To begin Proulx-Turner
presented her historical research
on two-spirited people and then
the work she has done for the past
several years, assisting Aboriginal
two-spirited youth overcome the
wall of incomprehension they face
within their communities or with
their families. Homophobia can
sometimes lead to suicide.
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DIALOG en action
DIALOG en acción
Davina Russell, meanwhile, is involved in several projects to
help deconstruct the myths and stereotypes with regard to
Aboriginal people in racist, sexist, and homophobic mainstream
discourses.
Kahente Doxtater presented the results of her doctoral
research entitled Great Sky Woman’s Granddaughters:A Narrative
Inquiry into Kanienkehaka Women’s Identity. The purpose of
the research was to understand the role of women in the
governance of her Kahnawake community and if these roles
ultimately helped strengthen families and communities.
The eight stories of women who compose the body of her
research show that the self comes before self-government.
This determination involves three basic questions: who are
you?, what do you do?, and why do you do this? All three
questions are at the heart of the Iroquois creation story, a
story that people perpetuate today. Self-determination begins
with one-self. The acquired force then radiates on the family
and the community and results with the equilibrium for the
entire community.
Jo-Ann Daniels, a member of the Métis Settlements General
Council, closed the day presenting activities organized by the
women of the General Council.
Altogether, this interprovincial meeting was very informative.
Leadership, formal or informal, that Aboriginal women carry
in their community or organizations, is clearly the engine
of change. Their contributions are undeniable though still
largely unknown. This day has not only enabled the sharing
of knowledge and experience,
but it also triggered discussion
and future research directions.
The interest that this activity
has generated among Aboriginal
leaders, organizations, communities,
academics, students, and their nonAboriginal counterparts, should, at
least, continue dialogue in the near
future.
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La recherche étudiante à l’honneur!
S’INSPIRER DU PASSÉ POUR RESTAURER ET AMÉNAGER DE FAÇON DURABLE LES
FORÊTS MIXTES
PAPA DÉTHIÉ NDIONE, CANDIDAT AU DOCTORAT, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
Au Québec, les forêts mixtes couvrent 11,5 % de la superficie
provinciale et constituent un milieu riche qui répond à des
besoins diversifiés. Les forêts mixtes sont les plus productives
de la zone boréale et comptent pour le quart de la superficie
forestière exploitable commercialement au Canada. À maints
égards, les forêts mixtes représentent plus que la simple somme
des propriétés de leurs composantes feuillue et résineuse. En
effet, elles sont plus résistantes que les peuplements purs aux
perturbations tels que les feux, les chablis et les épidémies
de tordeuse des bourgeons de l’épinette. De plus, plusieurs
communautés autochtones y ont leurs territoires ancestraux
et en tirent des biens et services environnementaux qui leur
permettent de combler leurs besoins culturels, spirituels et
matériels. L’économie de subsistance est encore importante
pour plusieurs communautés qui vivent en étroite association
avec les forêts mixtes.
L’aménagement forestier s’est intensifié au cours des dernières
décennies et a entraîné une réduction de l’abondance des
forêts mixtes en y substituant des forêts pures résineuses ou
feuillues. La structure et la composition en espèces des forêts
mixtes résiduelles ont également été modifiées. Les forêts
mixtes d’aujourd’hui diffèrent donc considérablement des
forêts mixtes préindustrielles.
Il s’avère nécessaire d’adopter des pratiques visant à restaurer
et à pérenniser les forêts mixtes afin de garantir le maintien
des biens et services environnementaux qu’elles fournissent.
Récemment, l’aménagement forestier écosystémique a été
suggéré comme une façon d’y parvenir. Cette approche vise
à maintenir des écosystèmes sains et résilients en misant
sur une diminution des écarts entre les paysages naturels et
aménagés afin d’assurer, à long terme, le maintien des multiples
fonctions de l’écosystème et, par conséquent, de conserver
les bénéfices sociaux et économiques que l’on en retire.
Les concepts d’aménagement multiressources et de gestion
intégrée des ressources sont au cœur de l’aménagement
forestier écosystémique. Pour se faire sans heurts, le
processus d’harmonisation entre les différents usagers de la
forêt qu’implique la gestion intégrée des ressources nécessite
une connaissance approfondie de la dynamique naturelle des
écosystèmes forestiers et de l’utilisation traditionnelle du
territoire par les autochtones.
La zone d’étude : Kitcisakik
La zone d’étude se trouve entre 46° 50’ et 48° Nord et entre
77° et 78° 25’ Ouest, dans la partie nord de la réserve faunique
La Vérendrye. Il s’agit du territoire ancestral de la communauté
algonquine de Kitcisakik (environ 430 membres), qui s’étend
sur près de 6000 km2. Les gens de Kitcisakik vivent en forêt
mixte depuis des siècles, voire des millénaires.
Carte de localisation de Kitcisakik
Dans l’espace de quelques décennies, les forêts de leur
territoire ont subi des transformations majeures. Les
impacts de ces changements sur l’accès aux biens et services
environnementaux restent à être déterminés. Des solutions
de restauration et d’aménagement durable des forêts mixtes
pourront alors être suggérées.
Les forêts mixtes étudiées font partie du sous-domaine
bioclimatique de la sapinière à bouleau jaune. Ce sous-domaine
constitue une zone de transition entre la zone tempérée
nordique et la zone boréale. En plus de l’exploitation forestière,
les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette et
les feux y sont les principaux éléments qui influencent la
dynamique des forêts.
Les paysages sont marqués par la présence d’épinette noire
(Picea mariana), d’épinette blanche (Picea glauca) de sapin baumier
(Abies balsamea), de pin blanc (Pinus strobus), de pin gris (Pinus
banksiana), de thuya occidental (Thuja occidentalis), de bouleau
jaune (Betula alleghaniensis), de bouleau blanc (Betula papyrifera),
de peuplier faux-tremble (Populus tremuloïdes) et d’érable à sucre
(Acer saccharum). À l’échelle des peuplements, la présence de
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DIALOG in action
feuillus intolérants à l’ombre gagne de plus en plus de terrain
au détriment des résineux. La proportion de vieilles forêts est
en régression et l’âge moyen des forêts est passé de 150 ans
pendant la période préindustrielle à 70 ans de nos jours.
Comment arriver à l’élaboration de scénarios de
restauration et d’aménagement écologiquement
durables, socialement acceptables et
économiquement viables
De récents jugements de la Cour suprême du Canada ont
confirmé l’obligation de consulter et d’accommoder les
Autochtones lors de la planification et la réalisation des
activités d’aménagement forestier. Or, les paradigmes industriel
(développement économique, rendement soutenu) et
autochtone (développement social, traditions, gestion durable)
sont aux antipodes et l’intégration des savoirs traditionnels
dans la gestion forestière tarde à se concrétiser. Dans le cadre
d’une recherche participative et d’un dialogue interculturel,
ce projet vise à donner à la communauté de Kitcisakik et
aux industriels une base de discussion solide qui facilitera le
processus d’harmonisation au cœur de la gestion intégrée des
ressources.
Inventaire en forêt avec des membres de la communauté
L’élaboration de scénarios de restauration et d’aménagement
passe par la détermination des biens et services
environnementaux que la communauté de Kitcisakik tire
de la forêt mixte, par la reconstitution de la forêt mixte
préindustrielle et par l’identification des changements subis
par la forêt mixte et de leurs impacts écologiques et sociaux.
1. Les biens et services environnementaux fournis par la forêt
mixte
La recension des biens et services environnementaux
que la communauté de Kitcisakik tire des forêts
mixtes permettra d’évaluer leur importance culturelle.
Des entrevues seront menées avec des membres de
la communauté afin de noter leurs perceptions de
l’importance et de la spécificité des forêts mixtes et
des biens et services qu’elles fournissent. De plus, les
rôles, responsabilités, relations, droits et bénéfices liant
les gens de Kitcisakik aux forêts mixtes seront aussi
analysés.
June
Juin
Junio
DIALOG en action
DIALOG en acción
2. La reconstitution de la forêt mixte préindustrielle
La réalisation d’un portrait de la forêt préindustrielle
permettra de définir les caractéristiques de sa structure
et de sa composition. Cette reconstitution se fera
grâce à l’analyse d’anciens inventaires forestiers, de
photos aériennes et de cartes forestières historiques.
Des analyses dendrochronologiques (comptage et
mesure des cernes annuels de croissance des arbres)
permettront de compléter le portrait préindustriel. Les
entrevues menées auprès de membres de la communauté
de Kitcisakik permettront également d’inclure les
connaissances traditionnelles à la reconstitution. Le
profil historique de la forêt permettra de déterminer les
faits marquants de l’évolution qualitative et quantitative
des biens et services environnementaux disponibles aux
gens de Kitcisakik.
3. L’identification des changements subis par la forêt mixte et
de leurs impacts écologiques et sociaux
Les changements ayant eu cours à l’échelle du
peuplement et à l’échelle du paysage seront identifiés
par la comparaison des forêts actuelle et préindustrielle.
Cette comparaison sera principalement axée sur les biens
et services environnementaux. Les impacts écologiques
et sociaux de l’exploitation industrielle seront identifiés
et analysés par rapport aux processus de prise de
décision afin de suggérer des modes de restauration et
d’aménagement durable pour ces forêts.
Les retombées anticipées
La forêt mixte constitue un écosystème particulier qu’il
convient de pérenniser dans l’intérêt de tous les acteurs qui
y interviennent. La reconnaissance de la diversité des biens
et services environnementaux qu’elle procure constituera un
pas important dans l’élaboration de scénarios d’aménagement
durable. Ce projet permettra une meilleure prise en compte
des besoins, du point de vue et des savoirs de la communauté
de Kitcisakik dans l’élaboration de scénarios d’aménagement
forestier durable. La recherche participative contribuera au
développement des capacités de la communauté et des autres
acteurs du milieu, dans une optique de gestion intégrée des
ressources forestières. À plus long terme, ce projet pourra
contribuer à l’amélioration des outils de certification forestière
afin de mieux tenir compte de la diversité et de l’importance
des biens et services environnementaux que procurent les
forêts mixtes.
Papa Déthié Ndione s’est mérité une bourse
d’excellence de DIALOG
9
Une histoire de partenariat qui se construit au fil
des mois et des expériences partagées…
PROGRAMME D’INTERVENTION PRÉCOCE AWACAC OTCI NIKANIK
CENTRE DE LA PETITE ENFANCE SAKIHITOKIWAM
SUZANNE MANNINGHAM, PH.D., UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
La
mise
surd’un
pied
d’un d’intervention
programme
d’intervention
précoce au Centre de la Petite Enfance (CPE)
La mise
sur pied
programme
précoce
au Centre de la
Petite
Enfance
(CPE)
Sakihitokiwam
est
issue
d’un
besoin
identifié
Sakihitokiwam est issue d’un besoin identifié par les membres de la communauté Atikamekw d’Obedjiwan
par les membres de la communauté Atikamekw d’Obedjiwan et d’un
et
d’un engagement
réel Conscients
de leur de
part.
engagement
réel de leur part.
la Conscients
lourdeur des de la lourdeur des problématiques psychosociales
problématiques au
psychosociales
au sein de leur communauté,
présentes
sein de présentes
leur communauté,
les membres de la communauté souhaitent organiser autour
les membres de la communauté souhaitent organiser autour des
des
enfants
et
de
leurs
familles
une
programmation
concertée d’intervention précoce incluant une
enfants et de leurs familles une programmation concertée
d’intervention précoce
incluantdes
une éducatrices
intervention auprès
éducatricesde la Petite Enfance (CPE) de la communauté et une
intervention
auprès
dudesCentre
du Centre de la Petite Enfance (CPE) de la communauté et une
intervention
auprès
des
enfants
et
des
parents.
intervention au rès des enfants et des arents.
Les Atikamekw de la communauté d’Obedjiwan connaissent
une réalité plus sombre que celle des autres autochtones
vivant au Québec et les statistiques les concernant
sont accablantes. Entre 2001 et 2006, la communauté
d’Obedjiwan a connu une hausse de 7 % de sa population
comparativement à une hausse d’un peu plus de 4 % pour
le reste de la population autochtone du Québec. Ainsi, 15 %
de la population d’Obedjiwan est âgée entre zéro et quatre
ans et près de 48 % y est âgé de moins de dix-neuf ans. Les
familles vivent avec un revenu les plaçant sous le seuil de
la pauvreté dans une communauté rurale située à plus de
350 km du centre de services le plus proche. De plus, 72
% de sa population ne possède aucun certificat ou diplôme
d’études secondaires alors que ce taux est d’environ 62
% chez les autres autochtones au Québec. Les membres
de la communauté cumulent donc plusieurs facteurs de
risque favorisant la transmission intergénérationnelle de
la pauvreté, facteurs reconnus comme compromettant la
persévérance scolaire de leurs enfants. Conscients de la
lourdeur des problématiques psychosociales engendrées
par le cumul de ces facteurs prédisposant, les membres
de la communauté d’Obedjiwan ont choisi d’agir là où la
recherche suggère le plus haut taux de réussite soit, dès la
petite enfance.
membres de la communauté. En effet, à compter du mois
de février jusqu’au mois d’octobre 2009, Sylvie et moi avons
communiqué à toutes les trois semaines par téléphone afin
de faire le point sur le projet et les attentes des membres
de la communauté face à celui-ci. Ces téléphones ont
permis de clarifier les objectifs visés par les membres de la
communauté en voulant implanter un tel programme et les
moyens à mettre en place pour arriver à respecter ceuxci.
Octobre 2009
En octobre 2009, une visite d’une semaine dans la
communauté d’Obedjiwan a, entre autre, résulté en la mise
sur pied d’un Comité consultatif composé de membres de la
communauté. Ce comité a le mandat d’assurer une veille
de vigilance quant au respect de la culture autochtone
dans l’ensemble du déroulement du projet et de favoriser
la bonne marche du partenariat avec les membres de la
communauté.
Février 2009
C’est en février 2009, lors d’un Forum du réseau DIALOG,
que je rencontre pour la première fois la psychologue
consultante d’Obedjiwan, Sylvie Roy, M.A. Cette rencontre
a été le début d’une relation de travail fructueuse qui a
permis d’établir les bases d’une collaboration réelle avec les
10
DIALOG in action
DIALOG en action
DIALOG en acción
« Au cours de cette semaine très chargée, toujours
accompagnée de Sylvie Roy et de Gerthie Chachai,
directrice du CPE, j’ai vécu plusieurs rencontres.»
• Mardi am : Entrevue pour la radio locale expliquant
ma présence au sein de la communauté et le projet
d’implantation du programme d’intervention précoce.
Cette entrevue a été diffusée à plusieurs reprises au
cours de la semaine et a suscité beaucoup d’intérêt.
• Mardi pm : Rencontre avec Gerthie Chachai, directrice
du Centre de la petite enfance Sakihitokiwam. Après une
visite du CPE où j’ai pu saluer chacune des éducatrices,
Gerthie m’a présenté le programme éducatif, les
caractéristiques des enfants et des familles fréquentant
le CPE ainsi que sa vision du projet à mettre en place.
Gerthie a exprimé son rêve que le CPE devienne un
agent actif de changement au sein de la communauté.
• Mardi soirée : Rencontre prévue avec les familles des
enfants fréquentant le CPE afin de répondre à leurs
questions. En raison du deuil d’une adolescente dans
la communauté, la rencontre n’a pas eu lieu mais, nous
sommes demeurées présentes au CPE pour recevoir des
parents.
JEUDI PM : Participation à la parade des enfants dans
les rues d’Obedjiwan afin de souligner l’Halloween.
• Jeudi soirée : une rencontre avec l’équipe des
éducatrices du CPE Sakihitokiwam a eu lieu. Vingt et une
éducatrices assistaient à la rencontre. Cette rencontre a
permis de préciser les objectifs liés au projet et de définir
l’implication attendue des éducatrices. Peu de questions
ont été posées par les éducatrices qui ont accueilli avec
beaucoup de respect le projet. Une question est venue
donner tout son sens à leur écoute : « Ça l’air facile
pour nous, quand est-ce que ça va devenir difficile?». Cette
question simple et directe résumait, à mes yeux, leur
compréhension de l’ampleur du défi qui nous attendait
et ouvrait la voie à un échange authentique.
Février – mars 2010
Six jours de formation intensive pour Annick
• Mercredi : Rencontre avec les principaux acteurs de
Jean-Pierre,
éducatrice chez les 4 ans, Florianne
l’éducation et des services sociaux de la communauté.
Jean-Pierre,
éducatrice à la pouponnière, Katia
Neuf personnes étaient au rendez-vous. Lors de cette
ix jours de formatien
on isoutien
ntensive popédagogique,
ur
Awashish, Sagente-conseil
rencontre, plusieurs témoignages touchant ont été
Annick Jean-Pierre,
chez les 4 ans,etFlorianne
Jean-Pierre,
éducatrice à la
Sylvieéducatrice
Roy, psychologue
Gerthie
Chachai,
transmis. Celui de Serge Awashish, directeur des services
pouponnière, Katia Awashish,
agente-conseil
en
soutien
pédagogique,
Sylvie Roy,
directrice du CPE Sakihitokiwam.
sociaux, a reçu l’approbation de tous :
psychologue et Gerthie Chachai, directrice du CPE Sakihitokiwam.
« Je souhaite faire partie du comité. Je veux que la
communauté s’améliore, qu’elle revienne à ce qu’elle
était avant. Que les gens soient plus proches et que
les besoins des enfants soient comblés. Avant, les
familles s’occupaient bien des enfants. Considère-ton l’enfant comme un adulte trop tôt? »
La formation a eu lieu à l’Hôtel musée des
Premières Nations de Wendake
La ormation a eu lieu à l’Hôtel musée Premières Nations de Wendak
Ce témoignage a été le début d’une discussion fertile
sur les engagements de la chercheuse à l’égard de la
communauté, sur toutes les possibilités offertes par la
mise en place d’un tel projet mais, également sur ses
limites :
« Nous ne pourrons changer en trois ans ce qui
s’est tout doucement installé au fil des années. C’est
un premier pas que la communauté réalise vers le
mieux-être. Un peu comme une pierre que l’on jette
dans l’eau, elle crée de mini vagues … » (Suzanne
Manningham)
June
Juin
Junio
Je reçois une écoute attentive tout au long de la formation …
Le projet vise, dans un premier temps, une augmentation
des compétences des éducatrices. Pour ce faire, trois
éducatrices possédant une formation reconnue ont été
11
DIALOG in action
identifiées afin de devenir des éducatrices dites expertes.
Ceci permettra que l’expertise développée pendant le projet
demeure au CPE après le départ de la chercheuse. Ces
éducatrices expertes ainsi que la psychologue consultante
et la directrice du CPE ont reçu une formation d’une durée
de six jours en février et mars dernier. Les premiers trois
jours de formation ont eu lieu la première semaine de
février et les second trois jours, la seconde semaine de
mars 2010. La formation comprenait quatre jours d’aspects
théoriques liés au développement de l’enfant et aux gestes
quotidiens posés par l’éducatrice afin de répondre aux
besoins développementaux de celui-ci. Pour ce faire, deux
échelles d’évaluation de l’environnement préscolaire ont
été étudiées :
DIALOG en action
DIALOG en acción
Il est souhaité que la formation sur mesure proposée
permette de mettre en place une programmation planifiée
et concertée au sein de l’équipe des éducatrices du Centre
de la petite enfance Sakihitokiwam.
La formation pratique d’une durée de deux jours a eu lieu
au CPE ORAK de Wendake qui nous a chaleureusement
ouvert ses portes.
MERCI à Rachel Bujold, directrice, et à toute son équipe!
La for
de d
ORA
chaleu
1. L’échelle d’évaluation de l’environnement des nourrissons et
des tout-petits - Révisée adaptée pour évaluer la qualité
de l’environnement éducatif proposé aux enfants de la
naissance à 30 mois;
2. L’échelle d’évaluation de l’environnement préscolaire – Révisée
adaptée pour évaluer la qualité de l’environnement
éducatif proposé aux enfants âgés entre 2 ½ et 5 ans.
à
De gauche à droite : Katia Awashish, Florianne Jean-Pierre,
Annick Jean-Pierre,
Sylvie
RoyAwashish,
et Gerthie
Chachai
à l’entrée
De gauche à droite
: Katia
Florianne
Jean-Pierre,
du CPE ORAK
de Wendake.
Annick Jean-Pierre,
Sylvie Roy
et Gerthie Chachai à l’entrée
du CPE ORAK de Wendake.
Références
Bigras, N., A. Pomerleau, G. Malcuit, & D. Blanchard (2008).
Le développement des enfants vivant dans des conditions
de risques psychosociaux: les services de garde peuventils faire une différence? Revue de psychoéducation, 37 (1),
1-25.
Des apprenantes encore très concentrées à la fin
d’une journée de formation chargée …
Les deux autres journées ont été des journées d’observation
et de mise en pratique des éléments théoriques abordés.
Pour ces deux journées, nous avons été accueillies par
l’équipe du CPE ORAK de Wendake qui nous a ouvert
chaleureusement ses portes.
Les éducatrices formées pourront procéder à l’évaluation
de la qualité de l’environnement éducatif des différents
locaux de leur CPE. Par la suite, nous pourrons déterminer
ensemble les besoins de formation de l’équipe d’éducatrices
et proposer une programmation de formation adaptée à
ceux-ci. Les éducatrices formées pourront ainsi soutenir les
efforts de leurs pairs au moment des sessions de formation.
De plus, leur soutien me sera d’un grand secours en tant
que formatrice lors des sessions de formation sur mesure.
June
Juin
Junio
Blok, H., R. Fukkink, E. Gebhardt, & P. Leseman (2005).
The relevance of delivery mode and other programme
characteristics for the effectiveness of early childhood
intervention. International Journal of Behavioral Development,
29 (1), 35-47.
Conseil national du bien-être social (2007). Rapport du
Conseil national du bien-être social. Agissons maintenant pour
les enfants et les jeunes métis, inuits et des premières nations.
Vol. 127. Canada. 141 p.
Engle, P.L., & M.M. Black (2008). The effect of poverty on
child development and educational outcomes, Annals of
the New York Academy of Sciences (Vol. 1136, pp. 243-256).
Harms,T., R.M. Clifford, & D. Cryer (2004). Échelle d’évaluation
de l’environnement préscolaire - Révisée. Traduction de
M. Baillargeon et H. Larouche. Groupe de recherche
interuniversitaire en éducation à la petite enfance. Faculté
des sciences de l'éducation, Université Laval. Presses de
l'Université du Québec.
12
DIALOG in action
Harms, T.R., D. Cryer, & R.M. Clifford (2009). Échelle
d’évaluation de l’environnement des nourrissons et des toutpetits, 2e édition. Traduit par Pomerleau, A., N. Bigras, R.
Séguin, G. Malcuit, C. Japel et M. Mousseau. Presses de
l’Université du Québec.
Neckoway, R., K. Brownlee, & B. Castellan (2007). Is
attachment theory consistent with aboriginal parenting
realities? First peoples child and family review, 3 (2), 65-74.
Ménard, J. (2009). Savoir pour pouvoir: Entreprendre un chantier
national pour la persévérance scolaire. Rapport du Groupe
d'action sur la persévérance et la réussite scolaires au
Québec.
Palmantier, Monty (2005). «Bâtir une communauté de
communautés: Discussions et résultats de la Table ronde
nationale sur le développement de la petite enfance
autochtone : Qu’est-ce que la recherche peut offrir au
Programme d’aide préscolaire aux Autochtones?» Organisée
DIALOG en action
DIALOG en acción
conjointement par le Programme d’aide proscolaire
aux Autochtones dans les communautés urbaines et
nordiques et le Centre d’excellence pour les enfants et
les adolescents ayant des besoins spéciaux. Winnipeg,
Manitoba. Lakehead University.
Statistiques Canada (2009). Site consulté le 26 août 2009.
En ligne : www.stat.can.gc.ca
Werner, E. E. (2000). Protective factors and individual
resilience. Dans Handbook of early childhood intervention
(2e éd., pp. 115-132). New York: Cambridge University
Press
Suzanne Manningham a obtenu une aide financière
de DIALOG dans le cadre du programme des
Initiatives de mobilisation des connaissances
NOUVELLE PUBLICATION
HOT Aurélie (2010). L’appropriation communautaire des médias au Nunavut : l’exemple
du site de réseaux sociaux Bebo, Cahiers du CIERA, #5 - avril.
Sous la direction de Marise Lachapelle et Florence Dupré
Cyberespaces et médiatisation des cultures
Autres articles dans ce numéro :
La télévision autochtone créatrice de réseaux. Entretien avec Monika Ille
IsumaTV, les enjeux virtuels d’un réseau d’artistes inuit. Entretien avec Stéphane Riluit
La diffusion de l’art contemporain inuit canadien par Internet: de l’oeuvre d’art à l’internaute. Aurélie Maire
Les Innus sur Internet : représentations, identités et enjeux politiques. Paula Morgado Dias Lopes
Communautés virtuelles et appropriations autochtones: trois hypothèses à explorer. Jean-François Savard
Un forum de discussion sur la sexualité post-partum constitue-t-i1 une communauté virtuelle? Une étude exploratoire.
Catherine de Pierrepont
June
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L’événement Kébec
LA PLACE DES PREMIÈRES NATIONS DANS UN QUÉBEC INTERCULTUREL
19 MARS 2010, MONTRÉAL
PAR ISABELLE ST-AMAND, CANDIDATE AU DOCTORAT, UQAM
L’événement KÉBEK. La place
des Premières Nations dans
un Québec interculturel a été
présenté le 19 mars 2010, à
Montréal, par le Cercle des
Premières Nations de l’UQAM
(CPNUQAM) et le Groupe
interdisciplinaire de recherche
sur les Amériques (GIRA), en
partenariat avec l’Assemblée des
Premières nations du Québec
et du Labrador (APNQL), le
Réseau DIALOG et le projet
Autochtones sans frontière/
Plan Nagua.Tenu à l’occasion de la Semaine d’actions contre le
racisme (SARC), l’événement comportait des tables rondes
de chercheurs et d’acteurs socioculturels, des exposés
thématiques et un jam interculturel. Des universitaires,
des personnalités publiques et des artistes autochtones
et québécois de diverses origines ont été invités pour
discuter et actualiser différentes visions de la place des
Premières nations dans un Québec interculturel. Par cet
événement, qui visait à en prendre pleinement en compte la
question de la survie et la prospérité culturelle des peuples
autochtones, nous avons voulu affirmer que les diverses
nations autochtones doivent avoir pleine voix dans le débat
public sur la question de la diversité culturelle au Québec.
Table ronde de chercheurs
L’événement s’est ouvert par une table ronde regroupant
les professeurs Claude Gélinas (anthropologie, Université
de Sherbrooke), Daniel Salée (science politique, Université
Concordia) et Daniel Weinstock (philosophie, Université
de Montréal), ainsi que le doctorant Jorge Frozzini
(communication, Université McGill). Animée par Claudine
Cyr (coordonnatrice du GIRA et chercheure invitée à
l’INRS), cette table ronde a été l’occasion d’envisager du
point de vue de la recherche la problématique générale de
l’événement. Les participants ont d’emblée fait valoir qu’il
serait plus fécond d’aller du côté de la diversité nationale
que de celui du modèle de l’interculturalisme lorsque
l’on envisage les rapports entre les Premières nations et
le Québec. Parmi les questions qui ont été abordées, on
compte : la vision occidentale des rapports entre les cultures;
le manque de visibilité des Premières nations dans l’espace
public; la nécessité d’une reconnaissance des injustices
du passé et du présent; les enjeux liés au territoire et à
l’urbanité, notamment quant à la mobilité et à l’accès aux
ressources naturelles; les conditions de vie des populations
autochtones; les rapports de pouvoirs à l’œuvre dans les
rapports entre majorité et minorité; ainsi que l’autonomie
nécessaire aux peuples autochtones pour se doter d’outils
permettant d’imaginer et d’assurer leur avenir.
Exposés thématiques
La première séance de l’après-midi, animée par Isabelle StAmand (coordonnatrice du GIRA, doctorante en études
littéraires à l’UQAM et membre du CPNUQAM), a fait place
à des exposés thématiques où divers acteurs socioculturels
de partager leurs expériences concrètes des rapports
interculturels. Parmi ces groupes qui ont fait état de la façon
dont ils vivent la diversité culturelle, on comptait :
1. le film documentaire Plume blanche : récit d’une rencontre
interculturelle, qui relate l’expérience d’étudiants de
francisation en territoire innu;
2. le Wapikoni mobile, studio ambulant de formation et
de création audiovisuelle et musicale qui circule dans
les communautés autochtones du Québec, et fait ainsi
le pont entre différentes nations autochtones et les
cultures autochtones et allochtones;
3. le projet Autochtones sans frontière, projet de solidarité
internationale qui met en relation une communauté
autochtone du Costa Rica et des jeunes innus et
québécois;
4. la revue Inter, art actuel 104, qui propose un
survol de l’art autochtone actuel en insistant tout
particulièrement sur la notion de la circulation – dans
14
DIALOG in action
les réserves et les villes, sans oublier le contexte des
solidarités aborigènes altermondialistes et la présence
des artistes autochtones sur les scènes internationales
– et en soulignant les apports de collaborateurs
allochtones;
5. l’émission de radio communautaire Voix Autochtones,
qui porte sur la réalité autochtone et est devenue un
repère pour la diffusion des oeuvres des musiciens
autochtones en dehors de leur communauté, tout
particulièrement dans la ville de Québec;
6. Femmes Autochtones du Québec, organisme qui dénonce
le fait que la Loi sur les Indiens reste profondément
discriminatoire envers les femmes autochtones et
envers les peuples autochtones en général, et qui
invite à s’interroger sur ce qu’est la culture au-delà
de la pureté du sang. Refusant le confinement, les
participants ont mis en évidence le caractère souvent
enrichissant des collaborations interculturelles, mais
aussi du respect nécessaire à ces dernières.
Tables rondes de personnalités publiques
L’animateur de la table ronde de personnalités publiques,
Jacques Kurtness (professeur associé, Université du Québec
à Chicoutimi, et membre du Réseau DIALOG), a invité
les participants à répondre aux trois questions suivantes :
1) comment maintenir la réciprocité et développer
notre identité; 2) comment participer au développement
du Québec; 3) comment les gouvernements provincial
peuvent-ils nous faire une place afin de répondre aux deux
premières questions. Du côté artistique, l’écrivaine et
réalisatrice Laure Morali a expliqué que le livre Amititau.
Parlons-nous!, issu d’un jumelage d’écrivains québécois
et autochtones, a permis de mettre des mots à la place
du silence en plus de créer un échange qui se diffusera à
l’intérieur de la prochaine œuvre littéraire des écrivains
québécois. Collaboratrice à cet ouvrage, la poète Joséphine
Bacon souligné son engagement à écrire en innu aimun et
en français, ainsi qu’à ne pas oublier ni son histoire ni sa
langue même en vivant à Montréal. Le sociologue et artiste
wendat Guy Sioui Durand a parlé pour sa part de la zone
de rencontre créée par la production littéraire. Il a aussi
insisté sur le pouvoir que recèle l’art pour rapprocher les
destins individuels et les enjeux collectifs, ainsi que pour
dégager un avenir après les tentatives de réduction. Ayant
fait observer que les Premières nations constituent la
première diversité culturelle au Québec, le directeur du
festival Présence autochtone, André Dudemaine, a dénoncé
l’invisibilité organisée et l’absence de reconnaissance
de la part d’amérindianité dans la société québécoise
contemporaine, puis a attiré l’attention sur les fissures
qui se créent dans cet édifice et sur le désir d’individus
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DIALOG en acción
et de groupes de créer des ponts entre les cultures. Du
côté politique, le politicien et militant François Saillant a
parlé de la reconnaissance des 11 nations autochtones
par l’Assemblée nationale, en 1985, mais aussi du climat
de crainte identitaire qui persiste au Québec quant il est
question du rapport avec les Premières nations et de la
cohabitation sur un même territoire. Le Chef de l’Assemblée
des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL),
Ghyslain Picard, a débuté son intervention en innu aimun,
puis a annoncé qu’il allait « passer au français car on est à
l’heure des accommodements raisonnables ». Il a abordé
les questions des rapports interculturels à l’intérieur des
nations autochtones, du surpeuplement et de la précarité
au sein des communautés, de l’importance de la parité et
de la reconnaissance réelle (en réservant, par exemple, des
sièges aux Premières Nations à l’Assemblée nationale, et en
signant la Déclaration internationale des droits des peuples
autochtones).Les participants se sont entendus pour dire que
l’on savait généralement quelles solutions étaient requises
pour améliorer la situation des peuples autochtones, mais
qu’il manquait la volonté politique nécessaire pour faire ces
ajustements dans la société québécoise.
Manifeste interculturel et jam interculturel
avec les Premières Nations
Un atelier de rédaction d’un manifeste interculturel, faisant
suite à la version préliminaire du Manifeste interculturel «
Apprendre à habiter le monde » rédigé dans le cadre du
séminaire « Parcours interculturels » donné par le professeur
Juan Carlos Godenzzi au Département de littératures et de
langues modernes de l’Université de Montréal, a précédé
cette soirée. Cet atelier visait à élargir les horizons culturels
de cette initiative en impliquant des membres des Premières
Nations, des québécois et des immigrants dans la rédaction
de nouveaux paragraphes à annexer audit manifeste, qui
fut lu lors de la table ronde de personnalités publiques. La
journée s’est conclue par un souper collectif et par un jam
interculturel tenu à l’Escalier, en présente notamment de la
chanteuse innue Kathia Rock. L’événement KÉBEK. La place
des Premières Nations dans un Québec interculturel s’est
avéré une expérience interculturelle positive qui a permis
aux gens de se rencontrer, de discuter et de collaborer de
manière concrète.
15
DIALOG in action
DIALOG en action
DIALOG en acción
Séminaire DIALOG/MCGILL
INDIGENOUS STUDIES SEMINAR SERIES
SÉMINAIRE D’ÉTUDES AUTOCHTONES
Thank You // Merci // Niá:wen
The Indigenous Studies Seminar Series (ISSS) had a successful Winter 2010 semester with fascinating presentations
that explored the topics of resilience, Indigenous peoples and human rights, and culturally relative education
in Indigenous communities. We were featured twice in The Eastern Door, Kahnawá:ke’s weekly newspaper, and
an ISSS update will appear in the next issue of DIALOG’s newsletter.
I would like to extend a sincere thank you to all presenters who made the first year of the ISSS so stimulating:
Stéphane Dandeneau, Daniel Salée, Alain Beaulieu, Brian Gettler, Morgan Phillips, Kenneth Deer, Bernard
Duhaime, Sandra Deer-Standup, and Louise Poirier. We also had a great amount of support from our partners
at DIALOG, especially Julie Cunningham and Cindy Rojas, and McGill’s Department of History, especially Dan
Rueck and Alan Greer. Many thanks to all who attended and contributed to fascinating discussions over wine
and cheese!
Stay tuned for next year! In August, a call for presenters will be circulated: the seminars unfold in an informal
atmosphere, so no need for a formal academic paper. Our goal is to stimulate discussion and collaboration
between scholars, students, community members, and others interested in indigenous issues. Look for the new
ISSS Facebook group where you can view and rsvp for events.
Have a wonderful summer and hope to see you next year!
Les séminaires d’études autochtones (SÉA) du trimestre d’hiver dernier ont été un réel succès! Les présentations,
toutes aussi fascinantes les unes que les autres, ont porté sur la résilience, les autochtones et les droits
de l’homme, et l’éducation dans les communautés autochtones. Deux articles sur les SÉA sont parus dans
The Eastern Door, l’hebdo de Kahnawá:ke et une mise à jour des activités du SÉA paraîtra prochainement dans
le bulletin de DIALOG.
Je voudrais sincèrement remercier tous les présentateurs de la première année du SÉA : Stéphane Dandeneau,
Daniel Salée, Alain Beaulieu, Brian Gettler, Morgan Phillips, Kenneth Deer, Bernard Duhaime, Sandra DeerStandup, et Louise Poirier. Nous avons été énormément aidés par nos partenaires à DIALOG, en particulier Julie
Cunningham et Cindy Rojas, et au Département d’histoire à McGill, notamment Dan Rueck et Alan Greer. Enfin,
un gros merci à tous ceux et celles qui ont participé aux échanges durant nos vins et fromages!
Restez à l’écoute pour l’année prochaine! Nous ferons circuler dès le mois d’août un appel de propositions
pour notre prochaine série de séminaires. Ceux-ci se déroulent dans une atmosphère informelle, nul besoin
de préparer une communication académique. Notre objectif est de stimuler la discussion et la collaboration
entre chercheurs, étudiants, et membres de la société civile qui s’intéressent à ces problématiques. Cherchez
le nouveau groupe SÉA sur Facebook pour vous tenir au courant.
Bon été à tous et à toutes et en espérant vous voir l’année prochaine!
Department of History
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DIALOG in action
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DIALOG en action
DIALOG en acción
ANALYSE DES DÉTERMINANTS DE PERSÉVÉRANCE ET DE RÉUSSITE
DES ÉTUDIANTS AUTOCHTONES À L’UNIVERSITÉ DU
QUÉBEC
EN
ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
Marguerite Loiselle en collaboration avec Lyne Legault, collaboratrice de recherche
UQAT, Février 2010
Cette recherche qualitative exploratoire a été conçue dans une perspective écosystémique et holistique
pour répondre à la question suivante : Quels sont les déterminants de persévérance et de réussite scolaire
des étudiants autochtones à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et quelles sont les
interactions entre ceux-ci? Par cette étude, nous souhaitons contribuer à l’accroissement des connaissances sur
les aspects positifs de l’expérience universitaire des étudiants autochtones. Les objectifs et les guides d’entrevue
s’inspirent du modèle écosystémique de Bronfenbrenner (1979), lequel nous a servi d’outil référentiel. Par
l’examen de l’ensemble des dimensions de la vie des étudiants autochtones de l’UQAT, l’étude vise à acquérir
des connaissances et à offrir une vue d’ensemble des facteurs qui influencent et soutiennent la persévérance
et la réussite ainsi que des interactions entre ces facteurs.Trois catégories d’étudiants en cours de programme et d’anciens étudiants
ont participé à la recherche : diplômés, étudiants en cours de programme et ceux qui ont abandonné leurs études. Ils sont ou ont
été inscrits dans trois programmes différents : éducation, gestion, et travail social. Parmi les participants, on compte des Cris, des
Algonquins et quelques Métis. Les données ont été recueillies de deux façons : d’abord, au moyen de 28 entrevues individuelles,
soit en français (avec les étudiants algonquins) ou en anglais (avec les étudiants cris) et, dans un second temps, au moyen d’un
questionnaire administré à 13 autres étudiants cries et algonquins. Le questionnaire a examiné certains éléments soulevés dans
les entrevues afin de les clarifier et de les valider. Les résultats révèlent quatre types de facteurs qui, à divers degrés, jouent un rôle
important dans la persévérance et la réussite scolaire des étudiants autochtones à l’UQAT: 1) facteurs déterminants; 2) facteurs
motivants/influents; 3) facteurs de soutien et 4) facteurs facilitants. Bien que ces facteurs aient été catégorisés pour plus de clarté,
l’analyse indique qu’ils opèrent en interaction pour influencer et motiver les étudiants autochtones à persévérer et à réussir. Un
autre résultat important concerne notre outil référentiel. L’étude a permis l’émergence d’un nouveau « Modèle holosystémique » qui
représente avec plus de précision la vision autochtone du monde. En conclusion, des recommandations sont adressées à l’Université
et à ses professeurs et une s’adresse aux gouvernements. (Extrait du rapport, p. 9)
Une analyse des déterminants de persévérance et de réussite
des étudiants autochtones à
l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
RAPPORT DE RECHERCHE
Loiselle, Marguerite
En collaboration avec Lyne Legault, collaboratrice de recherche
Février 2010
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Un prix d’excellence pour Édith Cloutier
ÉDITH CLOUTIER, FIRST FRANCOPHONE TO
RECEIVE NATIONAL ABORIGINAL AWARD
OF EXCELLENCE
Wendake, March 29, 2010 – Ms. Édith Cloutier, President
of the Regroupement des centres d’amitié autochtones du
Québec (RCAAQ), received this past March 26 the Award of
Excellence in the “Public Service” category on the occasion of
the 17th National Aboriginal Achievement Awards Gala.
Ms. Cloutier’s work is marked by her dynamic and human
approach based on finding solutions and fostering mutual
understanding between peoples. “She is a source of inspiration
for the entire Native Friendship Centre Movement in Quebec
through her dedicated efforts to improve the quality of life of
urban Aboriginal citizens”, said RCAAQ Executive Director Josée
Goulet.
Ms. Cloutier is the first Francophone to be honoured by this
award since the inception of this prestigious black-tie gala in
1993 as an event dedicated to encouraging and celebrating
excellence in the Aboriginal community. The Awards recognize
the outstanding career achievements of First Nations, Inuit
and Métis people, in diverse occupations. These Awards have
become today a Canadian institution.
Ms. Cloutier has been militating for almost 20 years within the
Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.
She is also the Executive Director of the Native Friendship
Centre of Val-d’Or and co-chair of a Community-University
Research Alliance (CURA) project entitled Aboriginal People in
Quebec’s Cities. In 2006, she was made a Knight of the National
Order of Quebec.The mission of the Regroupement des centres
d’amitié autochtones du Québec is to promote the rights and
interests of Aboriginal citizens in the city and to support the
Québec Native Friendship Centres in their work to improve the
quality of life of Aboriginal people, promote culture and build
mutual understanding among peoples. The Native Friendship
Centres of Québec are located in Montréal, Val d’Or, Sept-Îles,
Chibougamau, La Tuque, Senneterre, Québec, Joliette, Saguenay
and Trois-Rivières.
ÉDITH CLOUTIER, PREMIÈRE FRANCOPHONE À
RECEVOIR LE PRIX NATIONAL D’EXCELLENCE
DÉCERNÉ AUX AUTOCHTONES
Wendake, le 29 mars 2010 – Madame Édith Cloutier,
présidente du Regroupement des centres d’amitié autochtones
du Québec (RCAAQ), recevait, le 26 mars dernier, le Prix
d’excellence dans la catégorie « Service public » à l’occasion
des Prix nationaux d’excellence décernés aux Autochtones
(PNEDA).
C’est l’approche dynamique et humaine, axée sur la recherche
de solution et sur le rapprochement entre les peuples qui
distingue le parcours de Madame Édith Cloutier. « Madame
Cloutier est source d’inspiration pour tout le Mouvement des
centres d’amitié autochtones du Québec », souligne Josée Goulet,
directrice générale du RCAAQ « son travail acharné contribue à
l’amélioration de la qualité de vie des citoyens autochtones dans
les villes. »
Madame Cloutier est d’ailleurs la première francophone à
remporter ce prix depuis la création de ce prestigieux gala en
1993. Les Prix nationaux d’excellence décernés aux Autochtones
ont été créés afin de souligner et d’encourager l’excellence au
sein de la communauté autochtone. Ces prix reconnaissent les
carrières exceptionnelles de Métis, d’Inuits et de membres des
Premières Nations dans plusieurs professions. À présent, ces prix
sont devenus une véritable institution canadienne.
Madame Cloutier milite depuis près de 20 ans au sein du
Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.
Elle est aussi directrice générale du Centre d’amitié autochtone
de Val-d’Or, copréside une Alliance de recherche universitécommunauté (ARUC) sur les Autochtones et la ville au Québec et
a été reçue Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2006.
Le RCAAQ milite pour les droits et intérêts des citoyens
autochtones dans la ville tout en appuyant les Centres d’amitié
autochtones dans l’atteinte de leurs actions visant l’amélioration
de la qualité de vie des Autochtones, la promotion de la culture
et le rapprochement entre les peuples. Les Centres d’amitié
autochtones du Québec sont implantés dans les villes de
Montréal,Val-d’Or, Sept-Îles, Chibougamau, La Tuque, Senneterre,
Québec, Joliette, Saguenay et Trois-Rivières.
Source : Julie Girard, Coordonnatrice des partenariats/ Partnership Coordinator, (418) 906-8081
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Conferences
Colloques
News from here and abroad
Colloquios
Nouvelles d’ici et d’ailleurs
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q
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s de
Noticia
VAL D’OR
17e Congrès d’Études Inuit - 17th Inuit Studies Conference
28-30 octobre 2010
www.uqat.ca/isc-cei-2010/
HONOLULU, HAWAI
Healing our Spirit Worldwide, 6th Gathering
3 - 10 September 2010
Iwww.hosw.com/
SAULT STE. MARIE, ONTARIO
Engaging Indigenous Communities: Resources, Rebellions and
Resurgence
August 9 - 13, 2010
www.algomau.ca/generic/engaging-indigenous-communities/
TOKYO, JAPAN
Second International Symposium on Arctic Research. Arctic
System in a Changing Earth
7-9 December 2010
www-arctic.nipr.ac.jp/isar2/toppage/isar2top.htm
LAKE TEMAGAMI, ONTARIO
15th Annual International Wanapitei Aboriginal History And Politics
Colloquium in conjunction with the Trent University Temagami
Field Trip. International Perspectives on Aboriginal History and
Politics:The United Nations Declaration and Beyond
September 23-26, 2010
https://sites.google.com/site/aboriginalcolloquium/call-for-papers
PUTRAJAYA MALAYSIA
The International Conference on Sustainable Community
Development: Harnessing in Human and Social Capital Growth
Towards Community Regeneration
July 20-22, 2010
http://ipsas.upm.edu.my/icosd2010/
OTTAWA
Mondes des Femmes 2011. Inclusions, exclusions et réclusions:
Vivre dans un monde globalisé
3-7 juillet 2011
www.mondesdesfemmes.ca/appel-%C3%A0-participation
HALIFAX, NS, CANADA
People in Places: Engaging Together In Integrated Resource
Management
June 26-29, 2011
Abstract submission closes January 31, 2011
www.coastalcura.ca
VANCOUVER
16th Annual Provincial Conference on Aboriginal Education Norming Excellence
November 18-20, 2010 Westin Bayshore,Vancouver
www.fnesc.ca/conferences/index.php
ALBUQUERQUE, NEW MEXICO
Native American Terminology Development: Indigenous Language
Institute Conference Series
October 11-12, 2010
www.ilinative.org/
MANAUS, BRASIL
FIBEA Manaus 2010 – Fostering Indigenous Entrepreneurship
In The Americas
September 21-22, 2010
http://fibeamanaus.mgt.unm.edu
CUSCO, PERU
World Indigenous Peoples Conference: Education 2011
Dates to be determined
http://wipce2011.org/index.php
SAMOA
Tracing Footprints for Tomorrow.
Abstract submissions close October 31, 2010
July 5-7, 2011
http://indigenouspeoplesissues.com/index.php?option=com_con
tent&view=article&id=5785:second-samoa-conference-tracingfootprints-for-tomorrow-call-for-papers&catid=73:conferencesa-workshops&Itemid=101
Contact: [email protected]
CAIRNS, AUSTRALIA
Linking Indigenous Policy with Service Delivery 2010.
Strengthening cross-cultural communication, shared responsibility
& accountability
September 14-15, 2010
www.indigenous-policy.com/
CAIRNS, AUSTRALIA
Creating Futures 2010. Organised by the Centre for Rural and
Remote Mental Health Queensland, this conference will focus on
the social determinants of health
September 20-24, 2010
www.indigenous-policy.com/register.php
SYDNEY, AUSTRALIA
National Indigenous Policy and Dialogue Conference
November 18-19, 2010
Abstract submission closes Wednesday
30 June 2010
http://nipdc.arts.unsw.edu.au/
20
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Call for
proposals
Appel de
propositions
Llamada de
propuestas
VIOLENCE ENVERS LES FEMMES
RÉALITÉS COMPLEXES ET NOUVEAUX ENJEUX DANS UN MONDE EN TRANSFORMATION
29 MAI AU 1er JUIN 2011 - MONTRÉAL – CANADA
Comme bien d’autres problèmes sociaux, la problématique
des violences envers les femmes s’est complexifiée au cours
des dernières années.En Occident,l’attention des chercheurses s’est d’abord surtout portée sur la violence conjugale
et les agressions sexuelles. Par la suite, la problématique
s’est élargie pour inclure d’autres formes de violence
envers les femmes jusque là ignorées (traite des femmes,
crimes d’honneur, violences envers les femmes en temps
de guerre, etc.). Elle s’est aussi transformée pour prendre
en compte les réalités particulières de certains groupes de
femmes vivant dans des contextes de vulnérabilités sociales
(femmes immigrantes, femmes autochtones, femmes
handicapées, lesbiennes, etc.). Les besoins des femmes
victimes de violence sont multiples, et des réponses
sociales uniformes ne permettent pas nécessairement d’y
répondre de manière efficace.Cette complexification de
la problématique a également pour effet de confronter
la pertinence des paradigmes généralement utilisés pour
expliquer la violence envers les femmes, et d’en proposer
d’autres. C’est ainsi que l’approche intersectionnelle est de
plus en plus présentée comme un des angles théoriques
permettant le mieux d’appréhender la problématique.
Intitulé Violence envers les femmes : réalités complexes
et nouveaux enjeux dans un monde en transformation, ce
colloque international convie chercheurs-es, intervenantses, décideurs-es politiques et étudiants-es de partout
dans le monde à faire le point sur les connaissances et
pratiques en matière de violences envers les femmes, et
sur les enjeux actuels concernant cette problématique. Le
comité scientifique du colloque invite les chercheurs-es,
étudiants-es, intervenants-es, décideurs-es politiques, etc., à
soumettre une proposition de communication s’inscrivant
dans l’un des thèmes suivants :
• Atelier sur des expériences novatrices (75 minutes,
incluant 15 minutes d’échanges) : communication
portant sur des programmes, services, approches
d’intervention, expériences de concertation, etc.
• Affiche : courte présentation de résultats de recherche
ou d’expériences novatrices sur support papier.
Propositions de communication
• Les propositions de communications libres, d’ateliers
et d’affiches doivent être limitées à 200 mots et celles
des symposiums à 300 mots.
• Toute personne qui participera au colloque, y compris
les conférenciers, devra défrayer les coûts d’inscription
au colloque.
• L’annonce de l’acceptation ou du refus des propositions
sera transmise par courriel à l’auteur principal au plus
tard le 15 décembre 2010.
Date limite pour la soumission des propositions :
15 août 2010
Pour soumettre : www.conferenceviolence.com
1. Les modèles théoriques
2. Les violences envers les femmes
3. Les réponses sociales aux violences envers les femmes
Types de présentation
• Communication libre (20 minutes)
• Symposium (90 minutes, incluant 20 minutes
d’échanges) : plusieurs conférences présentant en
profondeur les résultats d’une même recherche ou
d’un programme de recherche.
21
Nouvelles d’ici et d’ailleurs
News from here and abroad
Noticias de aquí y de allá
VIOLENCE AGAINST WOMEN
COMPLEX REALITIES AND NEW ISSUES IN A CHANGING WORLD
MAY 29 TO JUNE 1 - MONTRÉAL - CANADA
Like many other social problems, violence against women
has become more complex in recent years. In the West,
researchers first turned their attention to domestic
violence and sexual assault. Then, the issue broadened to
include ignored forms of violence against women, such as
the traffic in women, honour crimes, and violence against
women in wartime. It also changed to take into account
the particular realities of some groups of women living
in vulnerable social situations such as immigrant women,
native women, disabled women, lesbians, and so on.Women
who are victims of violence have many needs, and standard
social responses are not necessarily always effective.
Everyone working to diminish violence against women
therefore faces increasingly numerous and diverse
challenges, challenges that oblige us to question our
ways of seeing the problem, understanding its causes and
consequences, and imagining potential social responses.
Violence Against Women: Complex Realities and New
Issues in a Changing World will bring together researchers,
practitioners, political decision makers, and students from
around the world to share knowledge and practices and
to debate current issues in the field.
The Scientific Committee invites researchers, students,
practitioners, decision makers, and others with an
interest in violence against women to submit proposals
for presentations in English or French in three main
categories:
1. Theoretical Models
2. Violence Against Women
3. Social Responses to Violence Against Women
Type of presentations
• Oral presentation (20 minutes)
• Symposium (90 minutes, including 20-minute discussion
period): Several papers presenting different results of
a same research or a research program in depth.
• Workshop on innovative experiences (75 minutes,
including 15-minute discussion period): Presentation
on programs, services, approaches, collaborative
experiences, etc.
• Poster: Brief poster presentation outlining results or
innovative experiences.
Proposals
• The abstract proposals for oral presentations,
workshops and poster presentations must be limited
to 200 words and these for symposiums to 300
words.
• Anyone attending the conference, including presenters,
must pay the registration fees.
• Notification of acceptance or rejection of an abstract
will be sent to the principal email address indicated
on the abstract from by December 15, 2010.
Deadline: August 15, 2010
To submit: www.conferenceviolence.com
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Nouvelles d’ici et d’ailleurs
News from here and abroad
Noticias de aquí y de allá
WAYS OF KNOWING: DISMANTLING THE DIVIDE BETWEEN SOCIAL AND NATURAL SCIENCES
IN WEATHER AND CLIMATE RESEARCH
Papers are sought for a session entitled “Ways of Knowing:
Dismantling the Divide between Social and Natural Sciences
in Weather and Climate Research” to be held in the Sixth
Symposium on Policy and Socio-Economic Research at
the 91st American Meteorological Society Annual Meeting
in Seattle, Washington, during 23-27 January 2011. Please
first contact Heather Lazrus ([email protected]) and Randy
Peppler ([email protected]) with your intentions (title and
abstract) if you are interested in participating in this session.
The call for papers for the annual meeting can be found at
www.ametsoc.org/meet/annual/call.html - scroll down to
“Sixth Symposium on Policy and Socio-economic Research.”
Abstracts should then be submitted electronically by August
2, 2010, at http://ams.confex.com/ams/91Annual/oasys.epl
(scroll down to the appropriate link for this symposium:
Sixth Symposium on Policy and Socio-Economic Research).
It is important for you to coordinate with us so that we can
make sure your paper is placed in our session.
PEOPLE IN PLACES: ENGAGING TOGETHER IN INTEGRATED RESOURCE MANAGEMENT
JUNE 26-29, 2011
HALIFAX, NS, CANADA
The Coastal Community-University Research Alliance
(Coastal CURA) announces a conference in June, 2011,
focusing on the inclusion of resource dependent communities,
including Aboriginal communities, in processes of spatial
planning, integrated management and natural resource
management. In addition to resource-based and aboriginal
communities, the meeting will be of interest to governments,
universities (academics and students), community based
management and networking organizations, civil societies
and NGOs, and small scale natural resource industries –
all those interested in finding ways to engage together to
better manage natural resources.
Conference Overarching Theme: How can place-based
communities become better engaged in natural resource
integrated management?
The focus of the conference on “People in Places: Engaging
Together in Integrated Resource Management” reflects
the Coastal CURA emphasis on building knowledge and
capacity to support community initiatives and community
involvement in managing coasts and oceans, and specifically
to support the ecological, social and economic well-being
of place-based communities, through cooperative research
and capacity building, and through building communityoriented governance of local natural resources.
A key goal for the 2011 meeting is to achieve a synthesis
of what we have learned over the past several years, by
engaging with others from around the world who are
dealing with similar issues.
Call for Contributions: All those with an interest in the
themes of this conference are welcome to attend. In
addition, those who wish to present a specific contribution
at the conference are welcome to submit a proposal by the
deadline January 31, 2011.
More information on the Coastal CURA and our upcoming
conference can be found on our
website: www.coastalcura.ca
Please submit your abstract online at www.
coastalcura.ca/peopleinplaces2011.html
COMBINING INDIGENOUS AND WESTERN ECOLOGICAL KNOWLEDGE FOR FUTURE LAND
MANAGEMENT SOLUTIONS
We all know that Indigenous Australians have a long history
of Land and Sea Management in Australia and still work
hard to care for country. This symposium and forum is to
showcase the great work people are doing on country
by combining both Indigenous Ecological knowledge and
western science.We want to show the rest of Australia what
good work Aboriginal Australians are doing and invite you
to present your work at the conference in Canberra. We
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Junio
are also running a discussion forum to talk about ways we
can continue to support Indigenous ecologists, Indigenous
ecological knowledge and land and sea management on a
national level. To participate, write an abstract (short story)
about what you want to say at the conference and submit
it through the conference website by July 31, 2010 www.
esa2010.org.au/registration.html
23
Nouvelles d’ici et d’ailleurs
News from here and abroad
Noticias de aquí y de allá
BORDERLANDS ISSUE: JOURNAL OF AMERICAN HISTORY
The Journal of American History is calling for papers
that exemplify recent and important trends in North
American borderlands history—broadly construed to
include indigenous, imperial, transnational, interracial, and/
or continental perspectives. The time period is open. We
especially welcome research-based articles that expand
the field’s conceptual, methodological, or disciplinary
frameworks. Selected articles will appear in the September
2011 issue. To be considered for publication, manuscripts
must be received by September 10, 2010, and should not
exceed 10,000 words (including notes).Two hard copies with
abstract pages included should be mailed to: Borderlands
Issue, Journal of American History, 1215 East Atwater Ave.,
Bloomington, Indiana 47401-3703, usa.An electronic version
should also be sent to: [email protected] Please indicate in
the subject line that it is for the borderlands issue.
NATIVE PEOPLES OF THE WORLD
Native Peoples of the World, to be published by the
acclaimed academic reference publishing house, M.E. Sharpe,
will be a first-of-its-kind global look at the Indigenous
people groups of the world, the nations where they live, and
the issues that impact their lives. This three-volume work,
edited by Steven L. Danver and associate editors Marc
Becker, Patit Mishra, Barbara Bennett Peterson, Hakeem
Tijani, and Harald Haarmann; will examine the complex
relationships between the world’s indigenous groups and
the societies that surround them. Of particular interest will
be borderlands issues that arise when indigenous groups
are either migratory across international borders or have
territories that span international borders. It will serve both
as a primer for people wishing to learn about indigenous
relations worldwide, and a ready-reference resource for
people wishing to easily locate information on specific
groups, nations, and topics. Because of its organization and
different types of entries, it will provide both a depth and a
breadth of information, making it an indispensable resource
on the topic. We are currently looking for contributors to
write many of the entries for this work. Please send a copy
of your c.v. to [email protected] if
you are possibly interested in participating in this reference
work, and we will be happy to forward you a copy of the
entry list.
Thank you in advance for your interest in the project!
Dr. Steven L. Danver
Walden University, USA
APPROACHING NATIVE AMERICAN CULTURES FROM AN INTER-AMERICAN PERSPECTIVE:
SIMILARITIES AND DIFFERENCES
The 2011 workshop plans to examine Native American
Cultures from an Inter-American vantage point, both
from a contemporary as well as a historical perspective.
Within the wider field of American Studies, Inter-American
Studies is taking on the role of transcending national
boundaries – both in Europe and the Americas – in order
to establish new structures of research and teaching with
the potential to revolutionize not only how we think about
the Americas (including their relationships with Europe
and Africa and their pre-Columbian worlds) but about the
various disciplines involved, as the scholar Earl Fitz has
pointed out (1). This redefinition of research areas – away
from national connotations towards regional (hemispheric)
denotations, should also lead to a discussion in the field
of Native American Studies in terms of interconnectedness
within the Western Hemisphere. By looking at similarities
and differences of Native American Cultures both in
North and South America, scholars can re-conceptualize
the Americas through comparative research transcending
linguistic, political, and geographical borders that divide the
Americas, and thus also position Native American Cultures
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within a new field of research. By an emphasis of an InterAmerican perspective, this workshop wants to explore a
new approach to Native American cultures, and thus offer
the possibility of defining Native American cultures by an
interregional and interdisciplinary approach in the context
of two continents – often seen as one. Contributions are
invited which will address the following general themes:
1. Native American History from an Inter-American
Perspective
2. Borders and Boundaries of the Continent/Continents
3. Inter-American Studies as an Approach to Native
American Topics
4. Current Research
Please submit proposals for presentation, including a title,
an abstract of up to 200 words, and a short bio, to Heidrun
Moertl ([email protected]).
Deadline for submissions: October 1st , 2010
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Nouvelles d’ici et d’ailleurs
News from here and abroad
Noticias de aquí y de allá
INTERNATIONAL JOURNAL OF
CRITICAL INDIGENOUS STUDIES
2010 and 2011
CALL FOR PAPERS AND ABSTRACTS
Published by the Indigenous Studies Research Network
http://www.isrn.qut.edu.au/publications/internationaljournal/
The International Journal of Critical Indigenous Studies is a fully
refereed international journal published twice each year.
Indigenous peoples from around the world share common experiences of colonisation and have
been involved in the struggle for self-determination at the global level. Our collective politics have
been shaped by our intellectual traditions which inform our work within the academy. The
International Journal of Critical Indigenous Studies offers a virtual intellectual space for the
dissemination of international scholarship from scholars across disciplines that include the
Humanities, Social Sciences, Health Sciences, Law and Education in the field of Indigenous Studies.
As Indigenous studies is a multidisciplinary and interdisciplinary field we are seeking articles,
review essays and book reviews from a variety of disciplines related to but not exclusive of the
following topics:
Indigenous sovereignty and colonisation
Indigenous people and the environment
Indigenous politics and rights
Indigenous people and the law
Indigenous people and racism
Indigenous people and new technologies
Indigenous visual art and performance
Indigenous people and media
Indigenous methodologies and research
Indigenous cultures, heritage and repatriation
Indigenous science
Indigenous economies
Indigenous literature
Indigenous pedagogy and education
Indigenous health
Indigenous feminisms
Indigenous queer politics and theory
Indigenous critical theory
Indigenous history
Indigenous identity
Indigenous philosophy
Indigenous film making
As a refereed journal with distinguished members across a range of disciplines on the editorial
board, the quality of accepted submissions will be of the highest standard. The journal brings
together emergent and ground breaking research in the field of Indigenous studies within the
global community offering scope for critical international engagement and debate.
The International Journal of Critical Indigenous Studies welcomes abstracts, articles and book
reviews. Please view the submission guidelines at
http://www.isrn.qut.edu.au/publications/internationaljournal/
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To read
À lire
A QUALITATIVE STUDY
OF
A leer
THE ROLE OF SEXUAL VIOLENCE IN THE LIVES OF ABORIGINAL WOMEN
LIVING WITH HIV/AIDS
Canadian Aboriginal Aids Network
www.caan.ca/docu/Sexual%20Violence%20Document%20ENGLISH.pdf
Aboriginal women are continuing to be over-represented among new HIV cases in Canada. Although
Aboriginal people represent just 3.8% of the Canadian population, in 2005, estimates indicated Aboriginal
people were about 7.5% of all prevalent HIV infections. Since 2004, at least 50% of newly reported HIV
infections identified as Aboriginal are women and girls (PHAC 2007; Mehrabadi et al. 2008).The alarmingly
high levels of HIV infection reported among Aboriginal women are believed to be the result of entrenched
marginalization and discrimination within Canadian society, the ongoing legacy of colonialism and oppression.
Complex, interwoven factors of gender, class, and ethno-culture, both systemic and particular, have increased
exposure to HIV among Aboriginal women. One of the most pervasive and damaging outcomes of these
factors is the widespread occurrence of sexual violence and exploitation of Aboriginal women and girls.
Research has shown that sexual violence and HIV/AIDS are deeply interrelated and often reinforcing.Yet very little is known about
the relationship between sexual violence and HIV/AIDS in the context of Aboriginal women’s gender and cultural identity. CAAN
members called on the organization to turn its research attention to the issue of sexual violence against Aboriginal women living with
HIV/AIDS (AWHAs). The Network held focus groups with AWHAs in three Canadian cities, where women confi rmed that sexual
violence had profound effects on their health and well being and that the issue was deeply related to their ability to manage their
HIV illness. In response, CAAN developed a qualitative, community-based research study, using the research principles of Ownership,
Access, Control and Possession (OCAP). The study was designed to give a voice to AWHAs in the academic literature, as well as to
better understand the interplay between such factors as gender, culture, HIV and sexual violence. (Introduction: 4).
ABORIGINAL HEALING FOUNDATION RESEARCH SERIES’ NEW
PUBLICATIONS
The Indian Residential Schools Settlement Agreement’s Common Experience Payment and Healing
The Aboriginal Healing Foundation 2010
www.ahf.ca/downloads/cep-healing.pdf
This study reports on how Survivors have been impacted by the common experience payment (CEP), a
component of the 2007 Indian Residential Schools Settlement Agreement.This is a qualitative research study
with two main objectives: 1) to gather experiential data and to elicit CEP recipients’ explanations about the
impact of the CEP on Survivors and their engagement in healing; and, 2) to gather insights regarding the roles
of support services in assisting them during the compensation process.The findings reported here are derived
mainly from interviews with 281 First Nations, Inuit, and Métis Survivors from across Canada, who applied for
or received common experience payments.This information is contextualized by an environmental scan based
on a review of government services aimed at Settlement Agreement beneficiaries, and on interviews with AHFfunded project staff in the communities where key informants were interviewed.Where possible, the results have been quantified in
order to determine the relative priority of impacts, reactions and opinions. (Extract from the Executive summary: xiii).
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Nouvelles d’ici et d’ailleurs
ÉVALUATION
DES BESOINS RÉGIONAUX DU
News from here and abroad
PNLAADA. PREMIÈRES NATIONS
Noticias de aquí y de allá
DU
QUÉBEC
Commission de la santé et des services sociaux du Québec et du Labrador 2009
www.cssspnql.com/fr/s-sociaux/documents/RapportPNLAADA.pdf
L’examen du Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues chez les Autochtones
(PNLAADA) est un exercice qui n’avait pas été fait depuis la dernière décennie. L’évolution rapide des méthodes
de consommation, de l’accessibilité à différents produits, à l’éclatement de certains facteurs de protection, à
l’éclosion de nouveaux facteurs de risque ont précipité les personnes toxicomanes dans des états de fragilité et
de vulnérabilité tels que les services actuels du PNLAADA ne peuvent plus répondre aux besoins de la clientèle.
En vertu de l’ensemble des données probantes retenues dans le cadre de la recherche menée par la Commission
de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), des données
recueillies dans les forums de discussion et des données existantes dans le réseau québécois, il semble y avoir
consensus que l’actuel PNLAADA est trop restrictif. Si jadis, les problèmes de toxicomanie et d’alcoolisme méritaient à eux seuls
l’existence d’un programme, l’émergence de d’autres formes de dépendances toutes aussi dévastatrices implique qu’un élargissement
des applications du programme est rendu nécessaire. Sans pour autant procéder dès maintenant à une appellation différente du
PNLAADA, nous devons néanmoins considérer que compte tenu de l’évolution rapide des problématiques liées aux dépendances, le
programme actuel devra considérer toute forme de dépendances : alcool, drogues, jeu, cyberdépendance, compulsion sexuelle etc.,
comme un important problème de santé publique.
En conséquence, nous aurons recours dans le présent rapport à l’appellation « PNLAADA » pour désigner le programme tel qu’il est
administré actuellement et à l’appellation « Programme Dépendances » pour y inclure tous les niveaux d’action (prévention, intervention,
traitement et post-traitement) qu’il faut considérer dans une optique de continuum de soins et de services au chapitre de l’ensemble
des dépendances et en fonction des besoins de la clientèle. L’époque où seules les dépendances à l’alcool, aux drogues et aux solvants
ont sonné l’alarme obligeant les autorités à réagir est maintenant révolue. Dans le contexte actuel de nos connaissances, il est plus
approprié de parler du phénomène des dépendances en étant inclusif plutôt que de se limiter à ne s’intéresser qu’à certaines d’entre
elles. (Extract from the report: 9)
THE LANGUAGE
OF THE INUIT.
SYNTAX, SEMANTICS,
AND
SOCIETY
IN THE
ARCTIC
Louis-Jacques Dorais
McGill-Queen’s University Press 2010
http://mqup.mcgill.ca/book.php?bookid=2490
The Inuit occupy an immense area of land – from the easternmost tip of Russia, through Alaska and Canada, to
Greenland. Inuit language, history, semantics, sociology, and anthropology show a variety of distinct characteristics
in different parts of this vast area. Covering an equally impressive range,The Language of the Inuit is the most
comprehensive study to date of the language and the forces that have affected its development.The culmination
of forty years of research,The Language of the Inuit maps the geographical distribution and linguistic differences
between the Eskaleut and Inuit languages and dialects. Providing details about aspects of comparative phonology,
grammar, and lexicon as well as Inuit prehistory and historical evolution, Louis-Jacques Dorais shows the effects
of bilingualism, literacy, and formal education on Inuit language and considers its present status and future. An
enormous task, masterfully accomplished,The Language of the Inuit is not only an anthropological and linguistic
study of a language and the broad social and cultural contexts where it is spoken but a history of the language’s
speakers.
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Nouvelles d’ici et d’ailleurs
RESPONSE, RESPONSIBILITY,
AND
News from here and abroad
RENEWAL. CANADA’S TRUTH
AND
Noticias de aquí y de allá
RECONCILIATION JOURNEY
The Aboriginal Healing Foundation 2009
www.ahf.ca/publications/research-series
Section 1: History in Our Midst has a strong historical component with an emphasis on its place within our lives
today. Jose Kusugak offers a vividly descriptive account of his and his brother’s residential school experiences, of
being “taken” and of returning home, and concludes with a GregoryYounging, Jonathan Dewar, and Mike DeGagné
thoughtful take on the good times and bad times. In the wake of the 2008 apology, Rene Dussault reminds the
reader that “it remains just as urgent that Canada re-examine the very foundations of its relationship with Aboriginal
peoples” and revisits the report of the Royal Commission on Aboriginal Peoples (RCAP) and the detailed 20-year
strategy it proposed to restore the social, economic, and political health of Aboriginal peoples in redefining their
relationship with the rest of Canada. Sophie Pierre tells the story of the St. Eugene Mission Resort and a community’s
determination to change the legacy of residential schools, at least one school in particular, into something positive
that would benefit the community for generations to come. James Igloliorte tells the story of Labrador Inuit and a different, less well-known
apology, and he places their experiences within the larger reconciliation discourse. Susan Crean writes about the need to take ownership of
our history to truly participate in reconciliation efforts. She highlights her friendship with Métis writer Howard Adams and her own AngloCanadian identity and connection to the Northwest Rebellion when her great-uncle went to fight against Louis Riel at Duck Lake. She
does this to underscore the personal-within history. Rita Flamand writes about growing up Michif by recounting her day school experience,
highlighting the important similarities and distinctions between the Métis experience with residential schools and church and government
influences. She calls for a telling of the “true history of Métis people.” Ian MacKenzie writes “Now is the time to heal” from his position
as a founding member of the Centre for Indian Scholars, promoting the interface of Christianity and First Nations traditional religions. For
Drew Hayden Taylor, satire is good medicine. He takes a humourous approach to the Prime Minister’s apology, but asks us to consider
some complex questions about apologies and forgiveness and where we all go from here. Mick Dodson offers an Aboriginal Australian
perspective on that country’s experience with apology. He, too, asks where one goes next— post-apology—noting that not only was it “a
marginally transformative experience for Australia,” but “a fundamental step in building a respectful relationship between Indigenous and
non Indigenous citizens.” He highlights the need to address unfinished business and closes with a most recent development that may well
be yet another fundamental step forward. Readers will notice that the title of the following section—Section 2: Reconciliation, Restitution,
Rhetoric—bears at least an alliterative resemblance to the volume’s title, with its three Rs. As with Response, Responsibility, and Renewal,
there is a sense of promise in recent words and deeds. (Extract from the Intro: 7-8-9)
EXPOSITION MATSHINANU - NOMADES
Autrefois, la vie quotidienne des Innus de la Basse-Côte-Nord, de la Minganie et du Lac-SaintJean était étroitement liée au cycle des saisons. Tirées des collections du Centre d’archives
de la Côte-Nord et du Musée amérindien de Mashteuiatsh, ces photographies illustrent sans
complaisance le rapport étroit qui unissait l’un des derniers groupes nomades en Amérique du
Nord à son environnement.
Guidée par les images et puisant dans sa propre expérience, l’auteure innue Joséphine Bacon
a créé un texte sensible et poétique qui forme la trame de cette saisissante plongée dans le
quotidien du peuple innu.
Section Arts et littérature (niveau 1) de la Grande Bibliothèque
Jusqu’au 25 septembre 2011
Entrée libre
http://nouvelles.banq.qc.ca/archives/view.asp?ID=1503
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Nouvelles d’ici et d’ailleurs
News from here and abroad
Noticias de aquí y de allá
LE BILAN DE LA RECHERCHE EN SANTÉ DES PREMIÈRES NATIONS ET
DES INUIT DU QUÉBEC DE 1986 À 2006
Marie-Jeanne Disant et Mathieu Olivier Côté
Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador &
Institut national de la santé publique du Québec 2010
Le « Bilan de la recherche en santé des Premières Nations et des Inuit du Québec de 1986 à 2006 »,
marque le résultat d’une fructueuse collaboration entre l’Institut national de santé publique du Québec
(INSPQ) et la Commission de la Santé et des Services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador
(CSSSPNQL). Ce bilan, qui s’inscrit dans la foulée du Plan directeur 2007-2017 de la Santé et des Services sociaux des
Premières Nations du Québec, répond à la préoccupation de connaître l’état de la recherche en santé des Autochtones
au Québec, afin de mieux cerner les besoins de recherche reliés aux priorités du Plan directeur. Il a été réalisé à partir
de l’étude de 230 projets de recherche subventionnés entre 1986 et 2006, sélectionnés parmi les 38 000 répertoriés
dans la Banque de la recherche sociale et en santé (BRSS) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
L’analyse des 230 projets en santé des Autochtones a porté sur les objets de recherche (population ciblée, territoires
concernés, thématique abordée), sur les données de financement (durée, montant et origine du financement) et sur
l’évolution des projets sur deux décennies (1986 – 2006). Il ressort des résultats de cette démarche que la recherche en
santé des Autochtones est un domaine qui est loin d’être uniforme, que cela soit par rapport aux objets de recherche,
à son financement ou à son évolution. Les thématiques de recherche, segments de populations et territoires les plus
fréquemment étudiés ne sont pas celles ou ceux qui sont les mieux financés. On observe en effet une forme de dualité
avec, d’un côté, quelques pôles qui concentrent la majorité des financements sur des problématiques pointues et,
de l’autre côté, de nombreux projets au financement modeste qui couvrent une grande étendue de sujets. Ce bilan
confirme l’intérêt de disposer d’un portrait de la recherche en santé des Autochtones pour étayer les priorités en
matière de soutien et de développement de la recherche et pour éclairer les décisions visant à agir sur les déterminants
sociaux et les inégalités sociales de santé.
Source : www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=1097
RESEARCH ON THE HEALTH OF QUÉBEC FIRST NATIONS AND INUIT:
AN OVERVIEW 1986-2006
Marie-Jeanne Disant & Mathieu Olivier Côté
Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador &
Institut national de la santé publique du Québec 2010
This document presents the results of a review conducted in 2008 of Québec First Nations and Inuit
health research, with the goal to identify priorities for research development and in order to shed light on decisions in
regards to the health needs of Aboriginal populations. A conceptual framework was developed to accurately define the
area of Aboriginal health research. This area was defined as being composed of: The entirety of research activities on
the health and well being of the Aboriginal population and on their determinants focused on producing, integrating and
applying scientific knowledge, valid and relevant to the First Nations of Québec and Labrador Health and Social Services
Commission (FNQLHSSC) in the exercise of its mandate towards communities, families and individuals. This review
looked at 230 Aboriginal health research projects funded between 1986 and 2006.These projects, selected on the basis of
the principles and criteria defined in the conceptual framework, were indexed in the Banque de la recherche sociale et
en santé (BRSS) of the Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), this database listing all research
projects funded by Québec or Canadian organizations since the late 1980’s. One of the characteristics of these projects
is that the majority covers territories under agreement and that certain thematic areas of research and segments of
populations are more frequently studied; Lifestyles & Chronic Diseases as well as Prevention & Promotion of health and
well-being are the two themes most often addressed while Children & Youth and Perinatality & Early Childhood are the
two groups most frequently targeted. However, it is not the territories, thematic areas or segments of the population
most frequently funded that receive the highest funding amounts. In fact, we observed some form of duality in Aboriginal
health research with on one side, a few research areas where the majority of funding is focused on acute problems (e.g.
Climate Change, Mental Health, Nutrition and Diabetes Prevention) and on the other side, numerous projects with
modest funding that cover a large spectrum of subjects.The contextualization of these results with those of the array
of the BRSS projects allows us to bring to light the distinctive features of the support for Aboriginal health research,
particularly the respective contributions of the Programme de subventions en santé publique du Québec (PSSP) and
the Institute for Aboriginal Peoples’ Health-Canadian Institutes for Health Research (IAPH-CIHR); the form and extent
of their support is nevertheless quite different. Over the 1986-2006 study period, we observed an overall increase in the
number of projects funded and amounts invested.
Source: www.inspq.qc.ca/publications/apercu.asp?NumPublication=1098&submit=1&L=e
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Actualiz
AFTER THE FIRST FULL MOON IN APRIL: A SOURCEBOOK OF HERBAL
MEDICINE FROM A CALIFORNIA INDIAN ELDER
Josephine Grant Peters & Beverly Ortiz
Left Coast Press 2010
In this extraordinary book Josephine Peters, a revered northern California Indian elder and Native
healer, shares her vast, lifelong cultural and plant knowledge. She instructs the reader on personal
and tribal history, gathering ethics and preparations, then offers an illustrated catalog of the uses
and doses of over 160 plants. At a time of the commercialization of traditional ecological knowledge,
Peters presents her rich tradition on her own terms, and according to her spiritual convictions about
how her knowledge should be shared. This volume is essential for anyone working in ethnobotany,
ethnomedicine, environmental anthropology, Native American studies, and Western and California
culture and history.
Source: www.lcoastpress.com/book.php?id=193
AMERICAN INDIANS AND THE FIGHT FOR EQUAL VOTING RIGHTS
Laughlin McDonald
University of Oklahoma Press 2010
The struggle for voting rights was not limited to African Americans in the South. American Indians
also faced discrimination at the polls and still do today.This book explores their fight for equal voting
rights and carefully documents how non-Indian officials have tried to maintain dominance over
Native peoples despite the rights they are guaranteed as American citizens. Laughlin McDonald has
participated in numerous lawsuits brought on behalf of Native Americans in Montana, Colorado,
Nebraska, South Dakota, and Wyoming. This litigation challenged discriminatory election practices
such as at-large elections, redistricting plans crafted to dilute voting strength, unfounded allegations
of election fraud on reservations, burdensome identification and registration requirements, lack
of language assistance, and noncompliance with the Voting Rights Act. McDonald devotes special
attention to the VRA and its amendments, whose protections are central to realizing the goal of equal
political participation. McDonald describes past and present-day discrimination against Indians,
including land seizures, destruction of bison herds, attempts to eradicate Native language and culture,
and efforts to remove and in some cases even exterminate tribes. Because of such treatment, he
argues, Indians suffer a severely depressed socioeconomic status, voting is sharply polarized along
racial lines, and tribes are isolated and lack meaningful interaction with non-Indians in communities
bordering reservations. Far more than a record of litigation, American Indians and the Fight for Equal
Voting Rights paints a broad picture of Indian political participation by incorporating expert reports,
legislative histories, newspaper accounts, government archives, and hundreds of interviews with tribal
members. This in-depth study of Indian voting rights recounts the extraordinary progress American
Indians have made and looks toward a more just future.
Source: www.oupress.com/bookdetail.asp?isbn=978-0-8061-4113-8
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
BEGGING AS A PATH TO PROGRESS: INDIGENOUS WOMEN AND
CHILDREN AND THE STRUGGLE FOR ECUADOR’S URBAN SPACES
Kate Swanson
The University of Georgia Press 2010
In 1992, Calhuasí, an isolated Andean town, got its first road. Newly connected to Ecuador’s large cities,
Calhuasí experienced rapid social-spatial change, which Kate Swanson richly describes in Begging as a
Path to Progress. Based on nineteen months of fieldwork, Swanson’s study pays particular attention to
the ideas and practices surrounding youth.While begging seems to be inconsistent with—or even an
affront to—ideas about childhood in the developed world, Swanson demonstrates that the majority
of income earned from begging goes toward funding Ecuadorian children’s educations in hopes of
securing more prosperous futures. Examining beggars’ organized migration networks, as well as the
degree to which children can express agency and fulfill personal ambitions through begging, Swanson
argues that Calhuasí’s beggars are capable of canny engagement with the forces of change. She also
shows how frequent movement between rural and urban Ecuador has altered both, masculinizing
the countryside and complicating the Ecuadorian conflation of whiteness and cities. Finally, her study
unpacks ongoing conflicts over programs to “clean up” Quito and other major cities, noting that
revanchist efforts have had multiple effects—spurring more dangerous transnational migration, for
example, while also providing some women and children with tourist-friendly local spaces in which to
sell a notion of Andean authenticity.
Source: www.ugapress.uga.edu/index.php/books/begging_as_path/0/1
BEYOND BEAR’S PAW:THE NEZ PERCE INDIANS IN CANADA
Jerome A. Greene
University of Oklahoma Press 2010
In the fall of 1877, Nez Perce (Nimiipuu) Indians were desperately fleeing U.S. Army troops. After a
1,700-mile journey across Idaho, Wyoming, and Montana, the Nez Perces headed for the Canadian
border, hoping to find refuge in the land of the White Mother, Queen Victoria. But the army caught
up with them at the Bear’s Paw Mountains in northern Montana, and following a devastating
battle, Chief Joseph and most of his people surrendered.The wrenching tale of Chief Joseph and
his followers is now legendary, but Bear’s Paw is not the entire story. In fact, nearly three hundred
Nez Perces escaped the U.S. Army and fled into Canada. Beyond Bear’s Paw is the first book to
explore the fate of these “nontreaty” Indians. Drawing on hitherto unexplored Canadian and U.S.
sources, including reminiscences of Nez Perce participants, Jerome A. Greene presents an epic story
of human endurance under duress. Greene vividly describes the tortuous journey of the small band
who managed to elude Colonel Nelson A. Miles’s command. After the escapees crossed the “Medicine
Line” into the British Possessions, they found only new trauma.Within a few years, most of them stole
back to their homelands in Idaho Territory.Those who remained north of the line faced a difficult and
uncertain future. In recent years, Nimiipuu descendants from the United States and Canada have
revisited their common past and sought reconciliation. Beyond Bear’s Paw offers new perspectives on
the Nez Perces’ struggle for freedom, their hapless rejection, and their ultimate cultural renewal.
Source: www.oupress.com/bookdetail.asp?isbn=978-0-8061-4068-1
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
CHICKASAW RENAISSANCE
Phillip Carroll Morgan
Chickasaw Press 2010
A rich pictorial profile of the twentieth-century Chickasaw experience. When Oklahoma achieved
statehood in 1907, the U.S. government declared Chickasaw titles to tribal lands null and void. The
Chickasaw Nation was, in effect, legally abolished.Yet for the next sixty years, the Chickasaws struggled
to regain their sovereign identity, and eventually, in 1970, Congress enacted legislation allowing the
Five Tribes, including the Chickasaws, to elect their own governing officers. In 1983, the Chickasaws
adopted a new constitution for their nation. In Chickasaw Renaissance, Phillip Carroll Morgan profiles
the experiences of the Chickasaw people during this tumultuous period in their history, from the
dissolution of their government to the resurgence of their nation. A sequel to the award-winning book
Chickasaw: Unconquered and Unconquerable, this equally beautiful volume features more than
100 new images by celebrated Oklahoma photographer David G. Fitzgerald. His stunning portraits
of tribal elders and numerous other subjects are supplemented by historical photographs from the
Chickasaw Nation archives. To construct his narrative, Morgan drew on the extensive research of a
team of scholars, who interviewed Chickasaw elders and provided valuable information from tribal
archives. The result is an enlightening exploration of the impact of changing federal policies on the
Chickasaws and other Native tribes of Oklahoma, and a tribute to the resilience of these peoples as
they grappled with the major events of the twentieth century.
Source: www.oupress.com/bookdetail.asp?isbn=978-0-9797858-8-7
CHIEF LOCO: APACHE PEACEMAKER
Bud Shapard
University of Oklahoma Press 2010
Jlin-tay-i-tith, better known as Loco, was the only Apache leader to make a lasting peace with
both Americans and Mexicans. Yet most historians have ignored his efforts, and some Chiricahua
descendants have branded him as fainthearted despite his well-known valor in combat. In this
engaging biography, Bud Shapard tells the story of this important but overlooked chief against
the backdrop of the harrowing Apache wars and eventual removal of the tribe from its homeland
to prison camps in Florida, Alabama, and Oklahoma. Tracing the events of Loco’s long tenure as a
leader of the Warm Springs Chiricahua band, Shapard tells how Loco steered his followers along a
treacherous path of unforeseeable circumstances and tragic developments in the mid-to-late 1800s.
While recognizing the near-impossibility of Apache-American coexistence, Loco persevered in his
quest for peace against frustrating odds and often treacherous U.S. government policy. Even as
Geronimo, Naiche, and others continued their raiding and sought to undermine Loco’s efforts, this
visionary chief, motivated by his love for children, maintained his commitment to keep Apache families
safe from wartime dangers. Based on extensive research, including interviews with Loco’s grandsons
and other descendants, Shapard’s biography is an important counterview for historians and buffs
interested in Apache history and a moving account of a leader ahead of his time. Bud Shapard is
retired as Chief of the Branch of Acknowledgment and Research in the Bureau of Indian Affairs.
During his career he assisted more than 120 Indian tribes and conducted research on the history of
the Chiricahua Apache and Tonto Apache Indians.
Source: www.oupress.com/bookdetail.asp?isbn=978-0-8061-4047-6
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
CREEK PATHS AND FEDERAL ROADS
Indians, Settlers, and Slaves and the Making of the American South
Angela Pulley Hudson
The University of North Carolina Press 2010
This title uses travel as a lens to observe the Creek world turning into the Old South. In “Creek
Paths and Federal Roads”, Angela Pulley Hudson offers a new understanding of the development of
the American South by examining travel within and between southeastern Indian nations and the
southern states, from the founding of the United States until the forced removal of southeastern
Indians in the 1830s. During the early national period, Hudson explains, settlers and slaves made
their way along Indian trading paths and federal post roads, deep into the heart of the Creek Indians’
world. Hudson focuses particularly on the creation and mapping of boundaries between Creek Indian
lands and the states that grew up around them; the development of roads, canals, and other internal
improvements within these territories; and the ways that Indians, settlers, and slaves understood,
contested, and collaborated on these boundaries and transit networks. While she chronicles the
experiences of these travelers - Native, newcomer, free, and enslaved - who encountered one another
on the roads of Creek country, Hudson also places indigenous perspectives squarely at the center of
southern history, shedding new light on the contingent emergence of the American South.
Source: www.uncpress.unc.edu/browse/book_detail?title_id=1722
FIRSTING AND LASTING: WRITING INDIANS OUT OF EXISTENCE IN NEW
ENGLAND
Jean M. O’Brien
University of Minnesota Press 2010
Across nineteenth-century New England, antiquarians and community leaders wrote hundreds of
local histories about the founding and growth of their cities and towns. Ranging from pamphlets to
multivolume treatments, these narratives shared a preoccupation with establishing the region as the
cradle of an Anglo-Saxon nation and the center of a modern American culture. They also insisted,
often in mournful tones, that New England’s original inhabitants, the Indians, had become extinct,
even though many Indians still lived in the very towns being chronicled. In Firsting and Lasting, Jean
M. O’Brien argues that local histories became a primary means by which European Americans
asserted their own modernity while denying it to Indian peoples. Erasing and then memorializing
Indian peoples also served a more pragmatic colonial goal: refuting Indian claims to land and rights.
Drawing on more than six hundred local histories from Massachusetts, Connecticut, and Rhode
Island written between 1820 and 1880, as well as censuses, monuments, and accounts of historical
pageants and commemorations, O’Brien explores how these narratives inculcated the myth of Indian
extinction, a myth that has stubbornly remained in the American consciousness. In order to convince
themselves that the Indians had vanished despite their continued presence, O’Brien finds that local
historians and their readers embraced notions of racial purity rooted in the century’s scientific racism
and saw living Indians as “mixed” and therefore no longer truly Indian. Adaptation to modern life on
the part of Indian peoples was used as further evidence of their demise. Indians did not—and have
not—accepted this effacement, and O’Brien details how Indians have resisted their erasure through
narratives of their own.These debates and the rich and surprising history uncovered in O’Brien’s work
continue to have a profound influence on discourses about race and indigenous rights.
Source: www.upress.umn.edu/Books/O/obrien_firsting.html
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
KOASATI TRADITIONAL NARRATIVES
Translated by Geoffrey D. Kimball
With the assistance of Bel Abbey, Martha John, and Sam Thompson
University of Nebraska Press 2010
Koasati Traditional Narratives is the first published collection of oral literature of the Koasati
Indians, who at the time of first contact with the West lived in the upper Tennessee River valley but
now predominantly reside in western Louisiana. The works were gathered from several narrators
between 1910 and 1992 by John R. Swanton, Mary R. Haas, Geoffrey D. Kimball, and others, and
are presented in the original Koasati verse and in English translation. Because the Koasati were
full participants in the high civilization of the Mississippian period, with a complex aristocratic
society, their oral literature exhibits considerable sophistication.The narratives are at turns serious,
humorous, frightening, ironic, fantastic, and satiric, and serve both as a window to the mythohistoric
past of the Koasati and as a guide to their present. Encounters with Europeans, African slaves, and
other Indian groups enabled Koasati narrators to engage their adaptive genius, and many of their
tales derive from, among others, the Tunica, the fables of La Fontaine, and the Book of Genesis. Part
1 includes mythological narratives, including Trickster rabbit stories, origin tales, monster stories,
animal tales, medicine origin tales, and Christian tales. Part 2 features semihistorical narratives,
including encounter stories and war stories among others. Multiple renditions of some narratives
are included, for traditional narratives were not set texts that were memorized but rather set plot
elements with which narrators could display their verbal skills.
Source: www.nebraskapress.unl.edu/product/Koasati-Traditional-Narratives,674544.aspx
LA GRANDE RÉVOLTE INDIENNE
Yvon Le Bot
Éditions Robert Laffont 2009
De la Terre de Feu à la Californie, la première étude globale de la question indienne par le spécialiste
mondial du sujet. L’émergence indienne, phénomène majeur des dernières décennies en Amérique
latine, s’est effectuée par des voies pacifiques et a transformé l’image d’un continent encore trop
souvent identifié avec les dictatures et les guérillas révolutionnaires. Les Indiens comptent parmi
les rares acteurs à l’échelle mondiale qui combinent projet culturel, revendications sociales et
aspirations démocratiques. Ils ont acquis une nouvelle visibilité dans tous les pays d’Amérique
latine, qu’ils y représentent une part importante de la population (Équateur, Bolivie, Pérou,
Guatemala, Mexique) ou qu’ils ne soient qu’une minorité plus ou moins significative (Colombie,
Brésil, Nicaragua, Panamá ou Chili). Dans le nord de l’hémisphère, le combat de Martin Luther
King pour les droits civiques vient de connaître un prolongement inespéré avec l’élection de Barack
Obama. Au sud du Rio Grande, la longue marche indienne, discrète et fragmentée, se donne
à voir dans des figures intermittentes (Rigoberta Menchú, les zapatistes, Evo Morales…). Les
mouvements indiens contribuent à modifier l’image d’une Amérique qui n’est plus uniformément
latine - l’hégémonie blanche n’est plus aussi assurée. Surtout, ils ébranlent un racisme qui ne dit
pas son nom et permet à des millions d’Indiens de marcher la tête haute. « Nous autres Indiens,
nous étions invisibles et il a fallu que nous nous couvrions le visage pour que l’on nous voie et que
l’on nous entende », disent les zapatistes.
Source: http://livre.fnac.com/a2528607/Yvon-Le-Bot-La-revolte-indienne
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
LUMBEE INDIANS IN THE JIM CROW SOUTH
Race, Identity, and the Making of a Nation
By Malinda Maynor Lowery
University of North Carolina Press 2010
With more than 50,000 enrolled members, North Carolina’s Lumbee Indians are the largest Native
American tribe east of the Mississippi River. Malinda Maynor Lowery, a Lumbee herself, describes
how, between Reconstruction and the 1950s, the Lumbee crafted and maintained a distinct identity
in an era defined by racial segregation in the South and paternalistic policies for Indians throughout
the nation. They did so against the backdrop of some of the central issues in American history,
including race, class, politics, and citizenship. Lowery argues that “Indian” is a dynamic identity that,
for outsiders, sometimes hinged on the presence of “Indian blood” (for federal New Deal policy
makers) and sometimes on the absence of “black blood” (for southern white segregationists). Lumbee
people themselves have constructed their identity in layers that tie together kin and place, race and
class, tribe and nation; however, Indians have not always agreed on how to weave this fabric into a
whole. Using photographs, letters, genealogy, federal and state records, and first-person family history,
Lowery narrates this compelling conversation between insiders and outsiders, demonstrating how the
Lumbee People challenged the boundaries of Indian, southern, and American identities.
Source: http://uncpress.unc.edu/browse/book_detail?title_id=1696
NATIVE AMERICAN SURVIVAL SKILLS
W. Ben Hunt
Skyhorse Publishing 2010
W. Ben Hunt, whose Sioux name was Tasunka Witko, traveled throughout the Midwest, living with
several Native American tribes, finally settling near the site of the last Sioux uprising. Here he provides
step-by-step instructions and exact dimensions to make Sioux ghost shirts, Plains Indian shields, box
traps, Iniut snowshoes, and more. From making rawhide to putting the finishing touches on a pair of
moccasins, beginners and seasoned woodsmen alike will enjoy making the tools and camp equipment
that were used for centuries. Native American Survival Skills is a remarkable source of information
about the Americans who first pioneered self-sufficient living. In it, there are lessons for all of us today.
W. Ben Hunt , born at the close of the nineteenth century, spent many years roaming the Midwest and
living occasionally with Native American tribes.The line drawings he made on such excursions preserved
the Native American’s survival techniques. An author of more than twenty books, he died in 1970.
Source: www.skyhorsepublishing.com/details.php?TitleID=426
NATIVE AMERICAN WRITERS
Steven Otfinoski
Chelsea House 2010
Native American Writers covers the established and newly emerging authors who have made
significant contributions to American literature. Sherman Alexie, Michael Dorris, Louise Erdrich, Joy
Harjo, Rigoberta Menchú, N. Scott Momaday, Carter Curtis Revard, Leslie Marmon Silko, Gerald
Vizenor, and James Welch are profiled with their essential works commonly assigned in today’s
classrooms.
Source: www.infobasepublishing.com/Bookdetail.aspx?ISBN=1438132395&Ebooks=1
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
NEW WORLD OF INDIGENOUS RESISTANCE
Noam Chomsky and Voices from North, South, and Central America
Edited by Lois Meyer, Benjamín Maldonado
City Lights Publishers 2010
Indigenous societies today face difficult choices: can they develop, modernize, and advance without
endangering their sacred traditions and communal identity? Specifically, can their communities benefit
from national education while resisting the tendency of state-imposed programs to undermine their
cultural sovereignty, language, and traditions? According to Lois Meyer and Benjamín Maldonado, these are
among the core questions being faced by indigenous societies whose comunalidad—or communal way
of life—is at odds with the dictates of big business and the social programs of the state.To explore these
issues in depth, Meyer and Maldonado conducted a series of dialogues with Noam Chomsky, and invited
numerous organizers and intellectuals from indigenous communities of resistance to comment. In three indepth conversations, Chomsky offers poignant lessons from his vast knowledge of world history, linguistics,
economics, anti-authoritarian philosophy and personal experience, and traces numerous parallels with
other peoples who have resisted state power while attempting to modernize, develop, survive, and sustain
their unique community identity and tradition. Following the interviews are commentaries from more than
a dozen activists and intellectuals from the Americas, who speak from their on-the-ground experiences and
work with indigenous communities in Mexico, Bolivia, Argentina, Peru, and Canada.This is Chomsky at his
best—lucid, accessible and deeply informative.
Source: www.citylights.com/book/?GCOI=87286100162960
PALM ISLAND:THROUGH A LONG LENS
Joanne Watson
Aboriginal Studies Press 2010
In November 2004, Mulrunji Doomadgee’s tragic death triggered civil unrest within the Indigenous
community of Palm Island. This led to the first prosecution of a Queensland police officer in relation
to a death in custody. Despite prolonged media attention, much of it negative and full of stereotypes,
few Australians know the turbulent history of ‘Australia’s Alcatraz’, a political prison set up to exile
Queensland’s ‘troublesome blacks’. In Palm Island, Joanne Watson gives the first substantial history of
the island from pre-contact to the present, set against a background of some of the most explosive
episodes in Queensland history. The repressive regimes were under the guise of protectionism. But
police control continues, and there is a continuing failure to address the causes of ongoing Indigenous
disadvantage. Palm Island, often heart-wrenching and at times uplifting, is a study in the dynamics of
power and privilege, and how it is resisted. Dr Joanne Watson is a writer and teacher in Australian social
history and health. She currently teaches Indigenous students vocational education in the Logan area.
Joanne has worked with Indigenous communities for three decades and undertook extensive archival
and oral history research on Palm Island. Watson’s long-standing connections with the Palm Island
community allow her to present community perspectives of a history from pre-contact to the present.
Source: www.aiatsis.gov.au/asp/aspbooks/palmisland.html
PEOPLE OF THE WIND RIVER:THE EASTERN SHOSHONES, 1825-1900
Henry E. Stamm, IV
University of Oklahoma Press 2010
People of the Wind River tells the story of the Eastern Shoshones through eight tumultuous decades—
from 1825, when they reached mutual accommodations with the first permanent Anglo-American
settlers in Wind River country, to 1900, when the death of Chief Washakie marked a final break
with their traditional lives as nineteenth-century Plains Indians. Drawing on extensive research in
primary documents and interviews with descendants of early Shoshone leaders, Henry E. Stamm IV
traces critical developments in the tribe’s history, including its migration from the Great Basin to the
High Plains of present-day Wyoming and the arrival of Arapahoes in the region. After 1885, with the
buffalo gone and cattle herds growing, the Eastern Shoshones entered the twentieth century with
only a shadow of their earlier economic power but still secure in their spiritual traditions.
Source: www.oupress.com/BookDetail.asp?ISBN=978-0-8061-4124-4
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
REALIZING THE UN DECLARATION ON THE RIGHTS OF INDIGENOUS
PEOPLES:TRIUMPH, HOPE, AND ACTION
Edited by Jackie Hartley, Paul Joffe, and Jennifer Preston
Purich Publishing 2010
Adopted by the UN General Assembly on 13 September 2007, the United Nations Declaration on the
Rights of Indigenous Peoples affirms the “minimum standards for the survival, dignity and well-being of
the indigenous peoples of the world.”The Declaration responds to past and ongoing injustices suffered by
Indigenous peoples worldwide. It provides a strong foundation for improved relationships with states, and
for the full recognition of the inherent rights of Indigenous peoples. Despite this, Canada is one of the few
countries to oppose the Declaration. The contributors to this collection analyze the development of the
Declaration, recall the triumph of its adoption, and illustrate the hopes and actions for its implementation.
The discussion moves beyond Canadian orders to the international stage, providing accessible information
and guidance on the Declaration and how it can be used to advance human rights. Policy makers,
Indigenous communities, politicians, academics, lawyers, human rights advocates, NGOs, and anyone
interested in the significance of the Declaration will find this to be a valuable resource. Contributors
include Indigenous leaders, legal scholars and practitioners, state representatives, and representatives
from NGOs, with extensive knowledge of and experience in Indigenous peoples’ human rights law, policy,
and practice. Jackie Hartley is a policy analyst and researcher with experience in Indigenous peoples’ law
and policy in Canada, Australia, and the United States, including with the First Nations Summit,Vancouver.
Paul Joffe is a lawyer who, since 1974, has specialized in human rights and other issues relating to
Indigenous peoples at the international and domestic level. Jennifer Preston, the Program Coordinator for
Aboriginal Affairs for the Canadian Friends Service Committee (Quakers), was involved in the lobbying to
ensure the successful adoption of the Declaration and now focuses her work on its implementation.
Source: www.purichpublishing.com/?module=swm_ecommerce&ecommCategoryID=1
SYDNEY’S ABORIGINAL PAST: INVESTIGATING THE ARCHAEOLOGICAL AND
HISTORICAL RECORDS 2nd ED
Val Attenbrow
UNSW Press 2010
This second edition of Sydney’s Aboriginal Past draws on the latest historical, archaeological, geological,
environmental and linguistic research, as well as oral evidence of present-day Aboriginal people, to
reveal the diversity of Aboriginal life in the Sydney region before, during and for the first thirty years
of British settlement. Val Attenbrow describes the different Aboriginal groups and how they lived;
the resources available; the foods they ate and their means of obtaining them; their tools, weapons
and equipment, and how they were made; where they camped; their shelters, clothing and personal
adornment; their beliefs, ceremonial life and rituals; as well as their designs and images.
Source: www.unswpress.com.au/isbn/9781742231167.htm
THE INDIAN HISTORY OF AN AMERICAN INSTITUTION: NATIVE
AMERICANS AND DARTMOUTH
Colin G. Calloway
Dartmouth College Press 2010
Dartmouth College began life as an Indian school, a pretense that has since been abandoned. Still, the
institution has a unique, if complicated, relationship with Native Americans and their history. Beginning with
Samson Occom’s role as the first “development officer” of the college, Colin G. Calloway tells the entire,
complex story of Dartmouth’s historical and ongoing relationship with Native Americans. Calloway recounts
the struggles and achievements of Indian attendees and the history of Dartmouth alumni’s involvements
with American Indian affairs. He also covers more recent developments, such as the mascot controversies,
the emergence of an active Native American student organization, and the partial fulfillment of a promise
deferred. This is a fascinating picture of an elite American institution and its troubled relationship— at
times compassionate, at times conflicted—with Indians and Native American culture.
Source: www.upne.com/1-58465-844-4.html
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
THE OGLALA SIOUX: WARRIORS IN TRANSITION
Robert H. Ruby
University of Nebraska Press 2010
Bureau of Indian Affairs (BIA) physician Robert H. Ruby arrived on the Pine Ridge Reservation in
South Dakota to oversee the health needs of the Oglala Sioux tribe during a period of significant
transformation and change in federal Indian policies. As Ruby came to know the individuals living on
the Pine Ridge Reservation, and as he grew more acquainted with the stories, traditions, and cultural
systems of the Sioux, he was compelled to collect his observations and opinions on this tribe, considered
at the time one of the most resistant to white culture and BIA “civilizing” efforts. Originally published in
1955, Ruby’s book The Oglala Sioux presents a vibrant picture of the ways in which the lives of these
American Indians were altered under the influence of the U.S. government, and it details the deep and
in many ways heroic struggle of the Sioux to recover and maintain their culture and sovereignty.Through
Ruby’s work as a doctor on the reservation and through this compelling and informative narrative, he
advocated understanding, compassion, and, in keeping with the tenor of the times in which he both lived
and labored, change.
Source: www.nebraskapress.unl.edu/product/Oglala-Sioux,674209.aspx
TRADITIONAL INUIT SONGS FROM THE THULE AREA
Michael Hauser
Museum Tusculanum Press, University of Copenhagen 2010
The main aim of this study is to provide a comprehensive description of the song culture of the people
of the Thule area, the Inughuit. In 1937 the eskimologist Erik Holtved recorded 134 traditional songs.
Transcriptions and scientific processing of that collection constitute the nucleus of this work.The songs
are presented and notated in their full length – with drum accompaniment and the texts/singing
syllables used – but also with analyses of a representative stanza from each song. In addition, several
other collections are notated and analysed: including recordings from Uummannaq-Upernavik in 1912,
from the Copper Inuit areas in 1914-16, Bent Jensen and Michael Hauser’s 1962 recordings from
Thule, and from Baffin Island in the 1970s.The study includes historical as well as recent data; the views
of the indigenous population; measurable parameters, such as singing methods, drum construction and
handling; and factual information about form and melody types derived from the transcriptions. The
book is richly illustrated with pictures, photos and music notation, and many songs can be heard on the
accompanying CD.
Source: www.mtp.hum.ku.dk/details.asp?eln=202808
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Journals and
Magazines
Périodiques
et revues
Periódicos y
revistas
CULTURAL SURVIVAL QUARTERLY
Winter 2009
www.culturalsurvival.org/publications/csq/csq_article.cfm
Selected Articles
Frédérique Apffel-Marglin. Under the Guns
Anders Oskar. Aftermath
Zachary Tate. The Eyes of the Forest
FIRST PEOPLES CHILD & FAMILY REVIEW
AN INTERDISCIPLINARY JOURNAL HONORING THE VOICES, PERSPECTIVES AND
KNOWLEDGES OF FIRST PEOPLES THROUGH RESEARCH, CRITICAL ANALYSES,
STORIES, STANDPOINTS AND MEDIA REVIEWS
Volume 5, Number 1, 2010
http://www.fncfcs.com/pubs/vol5num1toc.html
Wayne Christian. Voice of a Leader: If You Truly Believe Children are our Future – the Future is
Now!
Jacquie Green et al. Voices of Students: We are Here! We are Ready to Care for the Next
Generations!Margaret Kovach. Conversation Method in Indigenous Research
Naadli Todd Ormiston. Re-Conceptualizing Research: An Indigenous Perspective
Molly Wickham. Youth Custody: Exercising Our Rights and Responsibilities to Indigenous Youth
Lia Ruttan, Patti LaBoucane-Benson and Brenda Munro. Home and Native Land”:
Aboriginal Young Women and Homelessness in the City
Daleen Adele Thomas. Symbols and Strategies: Acts of Métis Resistance - Using the List of
Rights as a Framework for the Reclamation of Indigenous Child Welfare in British Columbia and
Canada
Maria Bertsch and Bruce A. Bidgood. Why is Adoption Like a First Nations’ Feast?: Lax
Kw’alaams Indigenizing Adoptions in Child Welfare
Keith Brownlee et al. The Culture of Strengths Makes Them Feel Valued and Competent:
Aboriginal Children, Child Welfare, and a School Strengths Intervention
Steven W. Koptie. Indigenous Self-Discovery: “Being Called to Witness”
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Documentary watch
Veille documentaire
Actualización bibliográfica
GLOBAL HEALTH PROMOTION
Vol. 16 (4) 2009
http://ped.sagepub.com/content/vol16/issue4/
Susan Bird et al. Methodological consideration of story telling in qualitative research involving
Indigenous Peoples
Ruth Elwood Martin et al. Primary health care: applying the principles within a communitybased participatory health research project that began in a Canadian women’s prison
Brenda Lovell. The integration of bio-medicine and culturally based alternative medicine:
implications for health care providers and patients
INTERNATIONAL JOURNAL OF CRITICAL INDIGENOUS STUDIES
Vol. 2 (2) 2009
www.isrn.qut.edu.au/publications/internationaljournal/volume2_number2_09.jsp
Aileen Moreton-Robinson. The discursive nature of citizenship: Indigenous sovereign rights,
racism and welfare reform
Fiona Nicoll. A Comparative Discussion of the Racialized Play of Symbolic Capital in Cultural and
Political Economies of Indigenous Gambling in Australia and the United States
Maryrose Casey. Disturbing Performances of Race and Nation: King Bungaree, John Noble and
Jimmy Clements
Joyce Green. The Complexity of Indigenous Identity Formation and Politics in Canada: SelfDetermination and Decolonisation
JOURNAL OF ABORIGINAL HEALTH
Vol. 4 (2) December 2009
www.naho.ca/jah/english/journal_V04_02.php
Leanne Simpson et al. The Responsibilities of Women: Confronting Environmental Contamination
in the Traditional Territories of Asubpeechoseewagong Netum Anishinabek (Grassy Narrows) and
Wabauskang First Nation
Margaret J. Haworth-Brockman et al. Health Research, Entitlements and Health Services for First
Nations and Métis Women in Manitoba and Saskatchewan
June Birch et al. Culturally Competent Care for Aboriginal Women:A Case for Culturally Competent
Care for Aboriginal Women Giving Birth in Hospital Settings
Sharon Acoose et al. Beginning with Our Voices: How the Experiential Stories of First Nations
Women Contribute to a National Research Project
Tara-Leigh Fleming & Kent C. Kowalski. Body-related experiences of two young rural Aboriginal
women
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Veille documentaire
Actualización bibliográfica
PLAINS ANTHROPOLOGIST
Vol.54 (212) 2009
www.ou.edu/cas/archsur/plainsanth/pa/pa.htm
J. N. Macy. A study of variability of a Medicine Creek Upper Republican lithic assemblage
M.Weimer. The enduring quest for a clear vision of the past: Interpreting aboriginal stone features
on two archaeological sites in South Park, Colorado
SYSTEMIC PRACTICE AND ACTION RESEARCH
Vol.23 (1) February 2010
www.springerlink.com/content/m72387353ll0/?p=7a0b756862154c799bc408990
baaa166&pi=0
R. Perkons et N. Brown. Intercultural Organisational Development. A Contribution to Aboriginal
Social Justice
J. McIntyre-Mills. Participatory Design for Democracy and Wellbeing: Narrowing the Gap Between
Service Outcomes and Perceived Needs
J. McIntyre-Mills et Olive Ververbrants. Political Construction of Identity in Central Australia:
Reconstructing Identity Through Narratives and Geneology
WICAZO SA REVIEW
Volume 25(1) Spring 2010
www.upress.umn.edu/journals/wsr/default.html
Stephen Wall. The State of Indigenous Americas Series: Federalism, Indian Policy, and the Patterns
of History
Thomas W. Volscho. Sterilization Racism and Pan-Ethnic Disparities of the Past Decade: The
Continued Encroachment on Reproductive Rights
Lloyd L. Lee. Navajo Transformative Scholarship in the Twenty-First Century
John R. Welch and Robert C. Brauchli. “Subject to the Right of the Secretary of the Interior”: The
White Mountain Apache Reclamation of the Fort Apache and Theodore Roosevelt School Historic
District
Eileen M. Luna-Firebaugh and Mary Jo Tippeconnic Fox. The Sharing Tradition: Indian
Gaming in Stories and Modern Life
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Newsletters
Boletines
Bulletins
FRIENDSHIP CENTRES
March 2010
www.nafc.ca/pdf/nafc%20spring%20
newsletter%20final.pdf
LE PETIT JOURNAL- CENTRE D’AMITIÉ
AUTOCHTONE DE LA TUQUE
Avril-Mai 2010
www.letamtamcom.com/caalt/images/journalcaalt/Petit-Journal-Avril-Mai-2010.pdf
NATIONAL COLLABORATING CENTRE FOR ABORIGINAL
HEALTH
November 2009
http://archive.constantcontact.com/
fs013/1102372299827/archive/1102775755367.html
URBAN ABORIGINAL KNOWLEDGE NETWORK
NEWSLETTER
Vol. 1 #1 April 2010
RISING SPRING
Summer 2010
www.cssspnql.com/eng/documents/
SoleilLevanthiver2010eng.pdf
SOLEIL LEVANT
Été 2010
www.cssspnql.com/fr/documents/
SoleilLevanthiver2010.pdf
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Partenaires universitaires et autochtones de DIALOG
University and Aboriginal partners of DIALOG
Socios universitarios e indígenas de DIALOG
Assemblée des
Premières Nations du
Québec et du Labrador
Femmes Autochtones
du Québec inc.
Société de
développement des
Naskapis
Centro de Estudios
para el Desarrollo
Rural, Mexique
Édition - Edition - Edición
Graphisme - Design - Graphismo
Cindy Rojas
Équipe de liaison - Liaison Team - Equipo de enlace
Julie Cunningham - Rédactrice
Catherine Couturier - Révision linguistique
Translation
Evelyn Lindhorst
Traducción
Elena Pou
Institut national de la recherche scientifique
Centre - Urbanisation Culture Société
385, Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2X 1E3
Tél. : 514 499-8214
[email protected]
www.reseaudialog.ca
Observatorio de
Derechos de los
Pueblos Indígenas,
Chili
www.reseaudialog.ca