Charles Fiterman - Mémoire orale de l`industrie et des réseaux

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Charles Fiterman - Mémoire orale de l`industrie et des réseaux
Entretien avec Charles Fiterman
Charles Fiterman
M. Charles Fiterman est né le 28/12/1933 à Saint-Étienne (Loire).
ENREGISTREMENT RÉALISÉ au siège du Parti Communiste Français (Place du Colonel Fabien), à
e
Paris (19 ), LE 23/04/1991 PAR MONSIEUR JEAN-FRANCOIS PICARD et MONSIEUR ALAIN
BELTRAN.
FONCTION
Ministre des transports (1981-1984)
DATE D’ENTRÉE ET
DE DÉPART DU GOUVERNEMENT
1981 – 1984
AXE DE L’ÉTUDE
Les origines des grandes vitesses
ferroviaires en France
SUJET PRINCIPAL
Entretien avec Charles Fiterman,
ministre des Transports (19811984)
THÈMES ABORDÉS
Le contexte de l’arrivée de Charles
Fiterman au ministère des
Transports (1981)
Politique publique de transport dans
les années 1980
Du TGV Sud-Est au TGV Atlantique
Service public et infrastructures de
transport – concurrence rail-route
Des marges de manœuvre réduites
OUTIL DE CONSULTATION
2 CD audio
MATÉRIEL D’ENREGISTREMENT
2 cassettes audio
DURÉE DE L’ENREGISTREMENT
1 heure 54 minutes 41 secondes
DURÉE APRES TRAITEMENT DU SON
1 heure 54 minutes 34 secondes
Fiche chronothématique réalisée par Emilie Pouget (novembre 2009)
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Entretien avec Charles Fiterman
Carrière
Secrétaire départemental de la Jeunesse communiste (1952) – secrétaire du Syndicat de la
Confédération générale du travail (CGT) à la Sfac de Saint-Étienne (1958-1962) – directeur adjoint de
l’Ecole centrale du parti communiste français (1963-1965) – élu au comité central du parti communiste
français (1972), au bureau politique et au secrétariat du comité central (1976) – responsable de la
section économique et représentant du parti communiste français au comité de liaison des partis
e
signataires du Programme commun de la gauche (1977) – député communiste du Val-de-Marne, 2
circ. : Choisy-le-Roi (1978-1981) – conseiller général du Val-de-Marne (1973-1979) – ministre des
Transports (1981-1984) – maire de Tavernes (1989) – conseiller régional Rhône-Alpes (1986-1992) –
député communiste du Rhône (1986-1988) – quitte le parti communiste (1994) – créateur d’un club de
réflexion : Forum alternatives européennes (FAE) (1994) – membre de la coordination nationale du
mouvement Refondateurs, puis de la Convention pour une alternative progressiste.
Extrait de Who’s who in France, édition 1997-1998.
Communication
Le témoin autorise immédiatement la consultation individuelle et la copie de l’enregistrement, son
exploitation pour des travaux à caractère historique ou scientifique et la diffusion sonore au public
dans un cadre scientifique ainsi que sur l’Internet avec la mention de son nom. Il a par ailleurs cédé à
l’AHICF, qui en est le propriétaire exclusif, les droits patrimoniaux attachés à l’entretien.
Fiche chronothématique réalisée par Emilie Pouget (novembre 2009)
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Entretien avec Charles Fiterman
Compte rendu analytique
I – Le contexte de l’arrivée de Charles Fiterman au ministère des Transports (1981)
(Plage 01) Annonce de l’entretien (00mn:23s).
(Plage 02) Ministres communistes à la Libération (Marcel Paul, ministre de la Production industrielle
en 1946) – contexte politique et social différent en 1981 – « programme commun » de la gauche
inadapté à ce contexte (05mn:49s).
(Plage 03) Nationalisations de 1981 davantage axées sur le statut de propriété que sur la
modernisation de la gestion – à la Libération, nationalisation d’activités qui avaient besoin d’une
cohérence nationale : la production et distribution d’électricité, le chemin de fer, la poste… –
justification moins évidente de la nécessité de la maîtrise par l’Etat des secteurs nationalisés en 1981
– affaiblissement progressif de l’industrie française malgré quelques secteurs compétitifs
(aéronautique, transport ferroviaire, machine outil, électronique) (05mn:19s).
(Plage 04) Rôle de Marcel Paul dans la création d’EDF en 1946 : pouvoir décisionnel donné aux
agents (élus syndicaux dans le conseil d’administration) – co-gestion allemande : intégration des
syndicats à la gestion de l’entreprise – protectionnisme allemand (accords multiples banques/secteurs
industriels/transport) (05mn:45s).
(Plage 05) Décision du Parti communiste de participer au premier gouvernement de François
Mitterrand (mai 1981) – négociation des portefeuilles ministériels avec les socialistes – rapport de
force défavorable pour les communistes (perte de 5% du parti communiste aux élections de 1981,
contexte international défavorable) – composition du cabinet ministériel de Charles Fiterman
(08mn:47s).
(Plage 06) Passation de pouvoir au ministère des Transports – corps des Ponts et Chaussées au
service de l’État indépendamment des étiquettes politiques des cabinets ministériels – politique plus
proche des besoins des voyageurs et modernisation demandées à la SNCF (1981) – absence de
stratégie dynamique de développement à la SNCF (07mn:15s).
II – Politique publique de transport dans les années 1980
(Plage 07) Constat actuel du développement du transport routier au détriment du chemin de fer
(privilège donné à la rentabilité à court terme) – plan Freycinet (1880-1890) : investissement national
qui n’a pas été rentable – remise en question du développement de la construction d’autoroutes –
poids du Conseil national du patronat français (1945-1998, puis MEDEF) dans le secteur du transport
routier – conditions de travail des transporteurs routiers (06mn:12s).
(Plage 08) Transport routier compétitif en Hollande (productivité, organisation et gestion modernes,
respect de la législation sociale…) – reproche adressé au patronat français : recherche de marges de
productivité sans modernisation – le projet TGV a éclipsé la question du transport marchandises à la
SNCF – saturation à venir du transport routier (06mn:01s).
(Plage 09) Vision étatiste du transport défendue par les socialistes en 1981 (plateformes multimodales
publiques) – politique des transports promue par Charles Fiterman développée autour de l’économie
mixte, la régulation de la concurrence, la prise en compte des coûts économiques et sociaux –
réseaux de chemins de fer dans les pays de l’Est (réseau orienté vers le transport marchandises, mais
pas d’effort en recherche-développement) (06mn:25s).
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Entretien avec Charles Fiterman
III – Du TGV Sud-Est au TGV Atlantique
(Plage 10) Inauguration du premier tronçon du TGV Sud-Est (septembre 1981) – contexte de déclin
du chemin de fer au début du projet TGV, difficile évaluation d’une éventuelle rentabilité, pas de
réflexion sur un réseau TGV – hostilité au projet de Valéry Giscard d’Estaing [ministre des Finances
1969-1974, Président de la République 1974-1981], et de Jacques Delors [ministre des Finances
1981-1984] (04mn:06s).
(Plage 11) Élaboration d’une vision de réseau TGV – rôle de Pierre Sudreau [président de la
Fédération des industries ferroviaires 1963-2000] dans la promotion du TGV, rôle de Jean Dupuy
[directeur de la direction du Matériel de la SNCF 1971-1974, directeur général adjoint 1974-1985] –
succès de l’exploitation du TGV Sud-Est : création d’un nouveau marché de voyageurs,
amortissement de la ligne Paris-Lyon en moins de dix ans (07mn:53s).
(Plage 12) Obstacles à l’exportation du TGV : image dépassée du train, protectionnisme allemand,
Shinkansen – possibilités de débouchés aux États-Unis – réseau à l’échelle européenne – désaccords
sur les normes techniques pour un réseau TGV européen – relation du ministre Charles Fiterman
avec l’entreprise Alsthom – arbitrage du président François Mitterrand [1981-1995] en faveur du TGV
Atlantique (08mn:42s).
(Plage 13) Procédure différente du TGV Sud-Est appliquée au TGV Atlantique : consultation des élus
locaux, de la population, en amont (choix du tracé) – solution pour traverser les vignobles du
Vouvray : souterrain, mise au point de traverses en caoutchouc – prise en compte des impératifs de
sécurité et d’environnement (exemple : tunnel surélevé pour arriver à la gare de Montparnasse) –
arrivée du TGV Atlantique à Saint-Pierre-des-Corps : choix de rentabilité (clientèle de Tours, SaintPierre-des-Corps) (10mn:16s).
(Plage 14) Méfiance des syndicats du personnel de la SNCF vis-à-vis du TGV Atlantique (abandon de
lignes régionales et nationales au profit du TGV Sud-Est, dégradation de la qualité des services,
réduction des emplois) – position de Charles Fiterman : les lignes TGV doivent être un atout de
développement régional (raccordement des réseaux régionaux au TGV, desserte des principales
villes) – démonstration de la variété de la clientèle du TGV (pas seulement clientèle d’affaires),
changement de tarification (06mn:04s).
IV – Service public et infrastructures de transport – concurrence rail-route
(Plage 15) Spécificité du service public (rapidité, sécurité, confort, convivialité…) – la rentabilité d’un
service public se calcule différemment de celle d’un service privé (prise en compte des coûts
externes) – comparaison des coûts réels de la route et du train – mission de promotion du train
accomplie par Charles Fiterman auprès des décideurs politiques et économiques (05mn:56s).
(Plage 16) Débat autour du projet de TGV Nord (tunnel sous la Manche, tracé wallon) – controverses
autour du tracé de l’autoroute de l’Est et du mode de concession (mention d’Albin Chalandon, ministre
des Transports 1968-1972) – faillite des entreprises privées concessionnaires d’autoroutes (milieu des
années 1980) – négociations à l’échelle européenne pour le TGV Nord (1984) (10mn:30s).
V – Des marges de manœuvre réduites
(Plage 17) Démission envisagée deux fois : désaccord sur le budget de son ministère (juillet 1983) et
dossiers industriels complexes début 1984 (chantiers navals, charbon) (04mn:31s).
(Plage 18) Question du renouvellement du parti communiste français – critique de la tendance au
e
présidentialisme de la V République (05mn:28s).
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