Dossier de presse - Fondation Calouste Gulbenkian Paris

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Dossier de presse - Fondation Calouste Gulbenkian Paris
Dossier de presse
© Jan Brykczynski
Exposition de photographies
Horizons
Le Nouveau Social - EPEA02
22 octobre - 20 décembre 2014
Sommaire
Contacts presse
Miguel Magalhães
[email protected]
01 53 85 93 76
Clémence Bossard
[email protected]
01 53 85 93 81
Communiqué de presse
3
Le projet EPEA02
4
Le Nouveau Social, Sergio Mah
5
Projets photographiques
6
Biographies des commissaires
18
Visuels disponibles pour la presse
19
Catalogue de l’exposition
21
La Fondation Calouste Gulbenkian
22
La Délégation en France de la Fondation Calouste Gulbenkian
23
Informations pratiques
24
2
Communiqué de presse
Horizons
Le Nouveau Social - EPEA02
22 octobre - 20 décembre 2014
Photographies de Patricia Almeida,
Massimo Berruti, Linda Bournane
Engelberth, Jan Brykczynski, André
Cepeda, Simona Ghizzoni, Eric
Giraudet de Boudemange, Kirill
Golovchenko, Arja Hyytiäinen, Espen
Rasmussen, Stephanie Steinkopf et
Paula Winkler.
Commissaires : Sergio Mah ,Rune
Eraker, Enrico Stefanelli, Ingo Taubhorn
Fondation Calouste Gulbenkian Délégation en France
39 bd de la Tour Maubourg 75007 Paris
© Jan Brykczynski
L’exposition Horizons présente les travaux de douze jeunes
photographes européens invités, dans le cadre de la deuxième
édition de l’European Photo Exhibition Award, à travailler autour
du « nouveau social ». Souligné par plusieurs analyses récentes,
ce « nouveau social » est le résultat de la fragmentation des
espaces et discours publics et de l’augmentation de nouveaux
types de tensions sociales. Ainsi, les douze participants à ce
prix ont exploré les thèmes liés à ce paysage social émergent
et révèlent les mutations significatives en termes d’identité
culturelle, de modes de vie, de moyens de communication,
de territoire ou de politique. A travers paysages urbains,
photojournalisme, reportage, portrait, mise en scène, chacun
des photographes a interprété le sujet à sa façon tout en restant
profondément marqué par sa culture. Mis face à face, il ressort
de ces travaux un paysage de la réalité sociale dans plusieurs
pays européens : jeunes à la recherche d’emploi, sans-abris,
manifestants. Pourtant, l’exposition Horizons ne se contente pas
de s’attarder sur les conséquences directes ou indirectes d’une
crise économique et politique mais entend revoir les normes et
les valeurs sociales et invite le spectateur à imaginer son avenir
dans les nouvelles sociétés européennes.
Contacts presse :
Miguel Magalhães :
[email protected] ;
01 53 85 93 76.
Clémence Bossard :
[email protected] :
01 53 85 93 81
www.gulbenkian-paris.org
EPEA (European Photo Exhibition Award) est
un projet coorganisé par quatre fondations
européennes, la Fondazione Banca del Monte di
Lucca (Italie), la Fundação Calouste Gulbenkian
(Portugal), l’Institusjonen Fritt Ord (Norvège)
et la Körber-Stiftung (Allemagne) ayant pour
but de mettre en valeur la jeune génération
de photographes en Europe et de créer un
dialogue intra-européen autour de thèmes
d’actualité.
Les photographies seront montrées entre 2014
et 2015 dans plusieurs lieux d’exposition parmi
les plus réputés à Oslo, Lucca, Paris et Hamburg
ainsi que dans le cadre de festivals de photos.
16 juin 2014
Le projet EPEA02
L’European Photo Exhibition Award - EPEA - est une initative de la Fondazione
Banca del Monte di Lucca (Italie), de la Fundação Calouste Gulbenkian (Portugal),
de la Fritt Ord Foundation (Norvège) et de la Körber-Stiftung (Allemagne). Ce
projet a pour objectif de contribuer et d’intensifier le dialogue en Europe en
créant un espace où quelques sujets sociaux d’importance sont développés et
discutés par de jeunes photographes européens en début de carrière. Les douze
photographes sélectionnés doivent traduire leurs observations, leurs analyses et
leurs opinions en un essai photographique. Les quatre commissaires, Rune Eraker
(photographe indépendant, Oslo), Sérgio Mah (commissaire et sociologue,
Lisbonne), Enrico Stefanelli (directeur artistique du Lucca Photo Fest, Lucca) et
Ingo Taubhorn (commissaire à la Haus der Photographie, Hambourg) choisissent
chacun trois photographes et les accompagne tout au long du processus,
notamment lors de deux workshops où les photographes se rencontrent et
discutent de leurs projets respectifs.
Les travaux des douze photographes font ensuite l’objet d’une exposition
itinérante à travers l’Europe dans quelques hauts lieux et festivals de photographie
à Oslo, Hambourg, Paris et Lucca.
La première édition d’EPEA, qui s’était tenue entre 2012 et 2013, s’était interessée
aux Identités Européennes. Cette deuxième édition consacrée au thème du
Nouveau Social sera présentée du 3 mars au 27 avril à Oslo, du 7 septembre au
6 octobre à Lucca, du 21 octobre au 20 décembre à Paris et du 24 avril au 7 juin
2015 à Hambourg.
www.epeaphoto.org
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Le Nouveau Social
par Sergio Mah
Il y a maintenant plusieurs décennies que l’Europe est au cœur de grandes
transformations politiques, sociales et culturelles. La transition vers une économie post-industrielle, l’augmentation des flux, des réseaux et de la mobilité des
personnes et des biens, les impacts de la mondialisation économique et technologique font partie des différents phénomènes qui renforcent l’idée que nos
paramètres civilisationnels sont en train de connaître une transition radicale et
inévitable. Cette perception s’est récemment amplifiée avec la grave crise financière et économique que nous subissons actuellement et dont les conséquences
sont décisives sur le plan social, notamment en ce qui concerne les conditions de
travail et d’employabilité, mais aussi la vie familiale, l’éducation et les systèmes de
protection sociale.
Dans ce contexte historique, plusieurs analystes ont signalé que nous assistions
à l’émergence d’« un nouveau social », résultat de la fragmentation des espaces
et des discours politiques et de l’apparition de nouveaux types de tensions, de
conflits et de contestations sociales. C’est dans ce cadre que se manifestent ce
que l’on nomme les « nouveaux mouvements sociaux », qui se distinguent des
mouvements sociaux traditionnels par le fait qu’ils soient avant tout « sociaux »,
dans la mesure où leurs appels et leurs arguments s’orientent vers un débat plus
large sur les styles de vie et très spécifiquement sur les droits humains. Pensez
par exemple aux nombreuses formes d’identification sociale qui se sont définies
autour de questions telles que l’écologie et la défense de l’environnement, les
mouvements féministes, ruralistes, pacifistes, altermondialistes, végétariens,
immigrés, indigènes, les « sans terre », jusqu’aux mouvements de défense des
consommateurs.
Pour cette seconde édition de l’EPEA, nous proposons aux photographes de
travailler sur des thèmes en lien avec ce nouveau paysage social émergeant,
d’explorer les signes avant-coureurs des importantes mutations qui vont toucher,
entre autres, les identités, les modes de vie, les formes de communication et de
sociabilité, le rapport entre les genres, entre les générations, les typologies et les
conditions du travail, les modèles de participation civique et politique, les questions du territoire et des cultures locales, les migrations. En ce sens, travailler sur
ce « nouveau social » équivaut pour nous à appeler à davantage d’attention et
d’analyse sur l’évolution des valeurs de citoyenneté et de participation démocratique.
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Projets photographiques
Patricia Almeida
My life is going to change
Patricia Almeida choisit généralement l’urbain comme thème de prédilection.
Elle y relève des espaces significatifs, des comportements quotidiens, et
démontre ainsi une attitude attentive aux phénomènes sociaux et politiques, un
intérêt tout particulier pour les réalités et les cultures des jeunes qui représentent
le mieux, selon elle, le conflit entre la vision qu’a la politique de la situation
économique actuelle et leurs attentes pour le futur. Dans My life is going to
change, l’artiste propose un mur couvert de gros titres et d’images noircies de
journaux européens qu’elle avait collectés comme archive visuelle du paysage
média. Elle publie, en plus, une édition contenant des reproductions d’images
produites à l’occasion de différents workshops qu’elle a organisés : les étudiants
devaient y choisir une image de son archive pour la reconstruire en studio. My
life is going to change se veut une réponse au tourbillon d’images qui définit le
royaume des médias. En détournant des archives, elle crée une installation vague,
proche de l’abstraction et questionne la façon dont les médias contemporains
communiquent l’information en images et en mots.
Patricia Almeida (née en 1970) s’est diplômée en histoire auprès de l’Université nouvelle de Lisbonne et en photographie auprès du Goldsmiths College de Londres. Elle
s’intéresse à la photographie documentaire comme un langage d’expression et une aire
de recherche et de création artistique. Ses expositions reflètent souvent la coexistence
de plusieurs media. Les projets de Patricia Almeida sont souvent présentés dans des publications d’artistes, aspect important de son travail ; elle a déjà publié cinq livres.
www.patriciaalmeida.com
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Massimo Berruti
Çapulcu
Massimo Berruti porte généralement son attention sur l’évolution des valeurs
liées à la citoyenneté et à la participation démocratique et s’intéresse plus
particulièrement aux questions d’immigration et de crise industrielle. Dans
Çapulcu, Massimo Berruti propose un travail de photojournalisme, en noir
et blanc, et se concentre sur la récente protestation turque. Bien au-delà de
l’immédiateté et de la valeur testimoniale de ces photos, Massimo Berruti met en
avant ce qu’il appelle une « nouvelle dynamique sociale » dont les événements
d’Istanbul, en réunissant des groupes de populations à priori différents, ont été le
laboratoire et la première expérience.
Massimo Berruti (né en 1979) a étudié jusqu’en 2005 la Biologie à l’université La Sapienza de Rome avant de quitter l’université pour approfondir sa pratique de la photographie.
Cette même année, il rejoint la Grazia Neri Agency, aujourd’hui fermée. A partir de ce
moment, la liste des clients de Massimo Berruti a inclu plusieurs des plus importants magazines et journaux italiens et internationaux. En 2009, Berruti est devenu membre de
l’agence française Vu’, basée à Paris.
www.agencevu.com
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Linda Bournane Engelberth
Things come apart
Dans Things come apart, Linda Bournane Engelberth a fixé son regard sur la
jeunesse lettonne, pour laquelle la vie est devenue une réalité de plus en plus
incertaine où l’offre d’emploi n’est pas adaptée ni au niveau d’études ni aux
attentes économiques. C’est pourquoi la plupart des jeunes en âge de travailler
quitte le pays. Pourtant, malgré les épreuves qu’ils doivent traverser, ils restent
très attachés à leur pays ainsi qu’à leur culture et sont mus par une volonté de
créer un meilleur futur à partir des relations et des ressources qu’ils ont laissées
derrière eux. A travers son travail photographique, Linda Bournane Engelberth
a souhaité mettre en évidence des relations fragmentées par l’augmentation de
l’émigration, un quotidien marqué par des problèmes de drogue et d’alcool de
plus en plus fréquents et un sentiment de déracinement, même parmi ceux qui
restent.
Linda Bournane Engelberth (née en 1977) vit à Oslo ; son travail est basé sur des projets
à long termes nationaux et internationaux. Elle a remporté la bourse Karina Jensen Memorial Fund en 2011 et a aussi reçu un soutien de la part de la Fritt Ord Foundation pour
travailler sur un projet important consacré aux populations Roms. Ces dernières années,
le travail de Linda Bournane Engelberth a été présenté au Novel Peace Centre, au Hallingdal Museum au au Oslo City Hall.
www.lindabournaneengelberth.com
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Jan Brykczynski
Collection
Jan Brykczynski a développé son travail photographique autour du vieillissement
de la population. Le fait que de plus en plus de personnes atteignent l’âge de 90
ans change la structure de la société et apporte de nouveaux défis personnels,
comme le fait de vivre plusieurs époques ou de rester à la page dans un monde
en changement. A travers son travail intitulé Collection, Jan Brykczinski définit
la vie comme une collecte perpétuelle d’expériences, de mémoires des gens,
d’objets, où plus l’âge avance, plus la collection grandit ou évolue. Il ne s’agit pas
de représenter l’objet particulier ou extraordinaire en tant que tel ; Jan Brykczinski
analyse d’une certaine manière les processus et les comportements humains face
au souvenir et au temps qui passe, ce qui fait l’identité de tout un chacun, ce qui
fait qu’une vie est aussi unique que les vies de chacun d’entre nous. A travers ce
travail, il propose un regard sur le passé mais aussi et surtout donne quelques
hypothèses sur ce que ce sera le futur.
Jan Brykczynski (né en 1979) est un photographe documentaire basé à Varsovie en
Pologne et diplômé de la Faculté de Photographie de la National Film School de Lotz.
Son travail est souvent centré sur les régions rurales de l’Europe de l’est. Il a récemment
gangé le Syngenta Photography Award Professional Commission qui lui a permis de
photographier les communautés agricoles urbaines dans le monde entier. Il est un des
membres fondateurs de la Sputnik Photos Association.
www.janbrykczynski.com
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André Cepeda
Fade
Le travail d’André Cepeda est généralement marqué par un intérêt pour l’urbain
et une perception quotidienne des caractéristiques spatiales, sociales et
historiques de Porto, où il vit. Il ne souhaite pas transmettre des vues officielles
et touristiques de la ville mais plutôt ses marges – des endroits marqués par
l’abandon ou l’exclusion sociale. Dans Fade, André Cepeda prend comme thème
de travail une zone centrale de Porto, en déclin depuis les années 1980, après
avoir connu une période de dynamisme industriel et commercial. Fade suggère
un voyage non seulement physique mais mental et critique à travers une zone
urbaine. L’usage d’une chambre photographique implique un soin et un temps
de préparation du cliché, une rigueur de composition et de technique, même
lorsque l’image semble informelle. Il en ressort des images à l’atmosphère à la
fois étrangère et familière, une réalité tempérée par la mélancolie et un sentiment
de vide où rien ne semble se produire.
André Cepeda (né en 1976) a reçu, depuis 1999, de nombreuses commandes d’institutions et a été artiste en résidence ce qui lui a permis d’exposer son travaail dans de
nombreuses expositions collectives et individuelles dans le monde entier. La publication
est ausi un aspect important de son travail. Depuis 2008, il dirige Inc. Livros e edições de
autor, une librairie spécialisée en livres d’art. Il a aussi fondé le Blues Photography Studio
en 2005 à Porto, où il produit des travaux pour des photographes, des institutions et de
galeries, en imprimant, scannant et prenant des photographies.
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Simona Ghizzoni
While you were sleeping
Simona Ghizzoni a l’habitude de travailler sur des projets documentaires à long
terme et a centré sa production artistique sur les questions liées à la femme.
Dans While you were sleeping, Simona Ghizzoni a décidé de traiter le thème du
« Nouveau social » de manière autobiographique. Elle offre donc au regard des
images prises dans son environnement proche, sa propre vie, celle de ses voisins
et des personnes qui l’entourent. A travers ces clichés, Simona Ghizzoni souhaite
mettre en avant un style de vie de plus en plus individualiste, tout en gardant en
tête que le fait d’être seul permet à chacun d’enrichir sa vie de nouveaux projets.
Simona Ghizzoni (née en 1977), a étudié la photographie à l’ISFAV de Padoue et s’est
diplômée en histoire de la photographie auprès de l’université de Bologne. Depuis 2005,
elle consacre son temps et son énergie à la photographie documentaire et des projets de
recherche personnels, notamment autour de situations féminines difficiles. En 2010, Simona Ghizzoni a entrepris un projet à long terme autour des conséquences de la guerre
sur la vie des femmes, en travaillant avec des réfugiées jordaniennes et irakiennes, en
Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, et dans l’ouest du Sahara.
www.contrasto.it
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Eric Giraudet de Boudemange
The Thorn Birds
Eric Giraudet de Boudemange travaille à partir de différents modes d’expression
– la photographie, la sculpture, la performance et la vidéo – et aborde des thèmes
liés aux territoires industriels et ruraux. Il y développe une approche conceptuelle
doublée d’un regard ethnographique sur des pratiques et des comportements
symboliques hérités du passé. Il a récemment travaillé, par exemple, sur les
jeux et les sports traditionnels. Lors d’une résidence à Auby dans le Nord Pas
de Calais, Eric Giraudet de Boudemange découvre la pratique ancestrale de
la colombophilie et y voit une métaphore parfaite de la relation de l’homme à
la nature et à l’espace. Dans The Thorn Birds, il propose un éloge à la lenteur,
en opposition à la vitesse du monde, en s’intéressant au temps que parcourent
les pigeons voyageurs pour atteindre leur but. L’ensemble est composé de
photographies de lâchés de pigeons et de performances où Eric Giraudet de
Boudemange expliquait les rituels et les énigmes de la colombophilie.
Eric Giraudet de Boudemange (né en 1983) s’est diplômé en 2007 auprès de l’Ecole
des Beaux-Arts de Paris. En 2009, il a suivi un programme de deux ans au Fresnoy de
Tourcoing et s’est intéressé au cinéma et aux nouvelles technologies. Entre 2012 et 2014,
il a été artiste en résidence à la Rijksakademie van beeldende kunsten à Amsterdam. Sa
pratique se situe au carrefour de plusieurs médiums : il utilise la photographie, le film et
la scupture pour donner forme à des expériences ethnographiques.
www.ericgiraudet.com
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Kiril Golovchenko
Otpusk – Out of the blue
Kiril Golovchenko s’intéresse à la réalité de la nouvelle Ukraine contemporaine
à travers des lieux tels que les centres commerciaux, les clubs de fitness et, dans
Otpusk, les plages. La plage est vue comme un lieu démocratique où l’on connait
mieux les personnes que n’importe où ailleurs. Kiril Golovchenko a fait le choix
de devenir l’un de ces vacanciers, de se mêler aux personnes sur la plage, d’observer et de créer une fenêtre sur la réalité de la plage. Son défi était de trouver
des images inhabituelles dans un contexte ordinaire. L’usage de la bouée s’est imposé à lui pour renforcer le côté voyeuriste de sa démarche. En photographiant
au travers, il disparait derrière et se fait paradoxalement remarquer d’autant plus.
Ses clichés au ton agressif, agissent comme un spot qui illuminerait une certaine
situation à un moment précis.
Kirill Golovchenko (né en 1974) vit entre Francfort et Odessa en Ukraine. Il a étudié la
photographie à l’Université de Sciences Apliquées de Darmstadt en Allemagne. Il est
membre de l’agence Focus et a reçu le Prix de la photographie documentaire et le prix
Abisag Tuellman. Ses photographies ont été montrées au publics dans des expositions individuelles et collectives. En 2012, après 7km - Field of Wonders (2009) et Totalniy Futbol
(2012), Kirill Golovchenko a publié son troisième livre, Kachalka- Muscle Beach.
www.kirillgolovchenko.com
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Arja Hyytiäinen
Family
Arja Hyytiäinen a choisi d’observer les valeurs de la famille. Family est un
travail en partie autobiographique qui puise ses sources dans la maternité de
la photographe, un moment pour elle où les valeurs de la famille ont pris tout
leur sens. Cet ensemble met en scène différentes familles – souvent parents et
enfants – où l’orientation sexuelle des parents n’est pas catégorisée. A travers
Family, Arja Hyytiäinen souhaite parler des implications sociales de la famille et de
ses changements au cours des dix dernières années. Les histoires personnelles,
biologiques et culturelles qu’elle présente reflètent des vies et façonnent des
sociétés.
Arja Hyytiäinen (née en 1974, Turku, Finlande) s’est diplômée auprès du Département
de Photographie Documentaire de FAMU (Praque, République Tchèque). Hyytiäinen
s’intéresse aux histoires personnelles. Son travail reflète souvent une rencontre entre la
réalité subjectif de l’histoire personnelle et le récit fictionnel imaginé. Elle a publié deux
livres, Distance Now et Arja Hyytiäinen - Cahiers. Depuis 2006, le travail d’Arja Hyytiäinen
est distribué par l’Agence Vu’. Depuis 2010, elle vit à La Rochelle.
www.arjahyytiainen.com
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Espen Rasmussen
Oddballs
Dans Oddballs, Espen Rasmussen dédie son attention à un thème particulièrement
norvégien qui est celui des « originaux ». Alors que la plupart des « originaux »,
c’est-à-dire ces personnes qui vivent différemment, qui parlent différemment, qui
agissent autrement, sont mis au ban de la société, Espen Rasmussen a décidé d’en
retrouver quelques-uns qui continuent à mener leur vie comme ils l’entendent et
de les représenter dans leur dissemblance. A travers ce travail, il souhaite montrer
que les « originaux », quoique mis au ban de la société, jouent un rôle important
dans la communauté puisqu’ils deviennent des indicateurs sociaux de ce qui est
normal et de ce qui ne l’est pas.
Espen Rasmussen (né en 1976) a étudié la photographie à l’Université d’Oslo puis a travaillé comme photographe freelance pour plusieurs amgazines et journaux norvégiens
et internationaux. Ces sept dernières années, il a fait partie de l’équipe photo du VG
Held, le principal magazine week-end de Norvège. Ce faisant, Rasmussen a aussi travaillé sur des projets personnels souvent liés à des questions humanitaires et au changement de climat. Son livre Transit a été publié en 2011 et Rasmussen a reçu de nombreux
prix pour son travail.
www.espenrasmussen.com
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Stephanie Steinkopf
Vogelfrei
Stephanie Steinkopf a l’habitude de s’intéresser à des sujets sociaux brûlants en
abordant des problèmes intrinsèques à la société. Dans Vogelfrei, elle choisit
de parler de l’impact de la réalité sociale et de donner ainsi voix aux sans-abris
qui ont investi la gare principale de Berlin. Habituée des projets documentaires
à long terme, Stephanie Steinkopf a vécu avec les sans-abris pour pouvoir
photographier leur quotidien de l’intérieur, tout en faisant face aux difficultés
pour son reportage, les gens les plus intéressants n’étant pas toujours ceux qui
acceptaient d’être photographiés. Son travail met en avant des protagonistes loin
des clichés des sans-abris, effrayés de devenir tout à coup visibles alors que la
société les a rendus invisibles.
Stephanie Steinkopf (née en 1978) s’est diplômée en Ethnomusicologie, Histoire
contemporaine et Etudes d’Amérique latine avant de commencer à étudier la photographie en 2009. Elle s’est ensuite diplômée à la Ostkreuz-schule für Fotografie de Berlin
en 2012. Son travail est centré sur des projets sur le long terme basés sur de proches
relations personnelles. Stephanie Steinkopf travaille comme photographe indépendante
et vit à Berlin.
www.stephaniesteinkopf.de
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Paula Winkler
Centerfolds
Paula Winkler s’intéresse généralement à la structure de la vie en société et plus
particulièrement à la division entre hommes et femmes et aux rôles attribués à
chacun d’eux. Pour Centerfodls, Paula Winkler est partie du principe que la femme
a le statut d’image et d’objet de désir alors que l’homme est celui qui regarde. Elle
ajoute que dans la tradition, le nu masculin existe mais il n’est dédié qu’au regard
des hommes. Il y a peu de trace de regard féminin sur le corps masculin. Son
discours est donc fondé sur la volonté de déconstruire le regard qui reproduit
des conventions sur le genre rigides et dépassées. A travers les nus d’hommes
qu’elle présente, elle souhaite créer un espace visuel où l’on pourrait changer
les perceptions du genre dans la société. Pour qu’il y ait réinterprétation, Paula
Winkler propose une construction des images, non autour d’un portrait glorifiant
ou romantique, mais autour d’un regard désireux, un regard non héroïsé, avec
quelques éléments de la photographie de nu gay ainsi qu’une touche d’humour.
Paula Winkler (née en 1980) a étudié la photographie à la Fachhochschule Bielefeld en
Allemagne dont elle s’est diplômée en 2011. En 2009, elle a remporté une résidence à
l’Atelier de Visu à Marseille en coopération avec le photographe Magnum Antoine d’Agata. Elle a aussi été une des finalistes du F-Stop Festival de Leipzig. Son travail a été montré
dans de nombreuses expositions en Allemagne et à l’étranger. Elle vit et travaille à Berlin.
www.paulawinkler.com
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Biographies des commissaires
Rune Eraker (né en 1961), commissaire de l’exposition choisi par la Fritt Ord
Foundation, a travaillé en tant que photographe documentaire indépendante
pendant plus de 25 ans et ses photographies ont été exposées dans de nombreuses expositions individuelles en Norvège et à l’étranger. En 2009; il a été
nommé «Freelancer of the Year» en Norvège. Il fait toujours partie de l’équipe
éditoriale du Norwegian Journal of Photography.
Sérgio Mah (né en 1970), commissaire de l’exposition choisi par la Fondation Calouste Gulbenkian, est professeur et commissaire et vit à Lisbonne. Il a commencé ses études dans le domaine de la sociologie puis s’est spécialisé en théories
de l’art et de la communication. Il enseigne à la Faculté des Sciences humaines et
sociales et à la Faculté des Beaux Arts de Lisbonne. Il a récemment été le commissaire de nombreuses expositions individuelles et collectives et a été entre 2008 et
2010 le directeur artistique de Photo España.
Enrico Stefanelli (né en 1962), commissaire de l’exposition choisi par la Fondazione Banca del Monte di Lucca, est photographe, journaliste et enseigne dans
des ateliers de photographies. Il a fondé en 2005 et a été pendant sept ans le directeur artistique du festival international de photographie et de vidéo du Lucca
Photo Fest. Il est aussi le fondateur et le directeur artistique du Photolux Festival,
nouvelle biénnale de la photographie de Lucca.
Ingo Taubhorn (né en 1957), commissaire de l’exposition choisi par Körber-Stiftung, est le commissaire de la Maison de la Photographie au Deichtorhallen Hamburg. Il a étudié la communication visuelle à Dortmund en se spécialisant sur le
film et la potographie et a débuté sa carrière photographique. Depuis 1988, il
travaille comme commissaire indépendant pour les institutions. Il est le président
de la Deutsche Fotografische Akademie (DFA) et enseigne à l’Université des
Sciences Appliquées de Bielefeld en Allemagne.
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Visuels disponibles pour la presse
La reproduction de ces images est permise dans le cadre de l’illustration d’articles
concernant l’exposition European Photo Exhibition Award 02, The New Social.
Tout recadrage ou modification de l’image est interdit.
Pour obtenir ces visuels en haute définition, merci de contacter Miguel Magalhães
ou Clémence Bossard.
Patricia Almeida
Courtoisie de l’artiste
Massimo Berruti
Courtoisie de l’artiste
Linda Bournane Engelberth
Courtoisie de l’artiste
Jan Brykczynski
Courtoisie de l’artiste
André Cepeda
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Courtoisie de l’artiste
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Eric Giraudet de Boudemange
Courtoisie de l’artiste
Kirill Golovchenko
Courtoisie de l’artiste
Arja Hyytiäinen
Courtoisie de l’artiste
Espen Rasmussen
Courtoisie de l’artiste
Stephanie Steinkopf
Courtoisie de l’artiste
Paula Winkler
Courtoisie de l’artiste
Contacts presse
Miguel Magalhães
[email protected]
01 53 85 93 76
Clémence Bossard
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01 53 85 93 81
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Catalogue de l’exposition
EPEA 02
The New Social
Commissaire : Sérgio Mah, Rune Eraker, Enrico Stefanelli, Ingo Taubhorn
Textes de Alberto del Carlo, Artur Santos Silva, Dr. Klaus Wehmeier, Erik Rudeng
Sigrid Lien, Patricia Almeida, Massimo Berruti, Linda Bournane Engelberth, Jan
Brykczynski, André Cepeda, Simona Ghizzoni, Eric Giraudet de Boudemange,
Kirill Golovchenko, Arja Hyytiäinen, Espen Rasmussen, Stephanie Steinkopf, Paula Winkler
Editions Gösta Flemming / Journal
2014
Langues : anglais
Prix :
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La Fondation Calouste Gulbenkian
La Fondation Calouste Gulbenkian est une institution portugaise privée, créée en
1956 par volonté testamentaire de son fondateur, financier d'origine arménienne
et de nationalité britannique, mort en 1955 à Lisbonne, son lieu de résidence depuis 1942.
Pionnier de l'industrie pétrolière, Calouste Sarkis Gulbenkian fut également un
grand collectionneur d'art. Le Musée Gulbenkian, inauguré en 1969 à Lisbonne,
accueille aujourd'hui l'intégralité de sa collection : antiquités égyptiennes, arts de
l'islam, art oriental et occidental du Moyen Age au XIXe siècle, mobilier français
des XVIIe et XVIIIe siècles, créations de René Lalique.
La Fondation mène des activités diversifiées dans les domaines des arts, de l'éducation, de la science et de la philanthropie. Le CAM (Centre d'art moderne) héberge la plus importante collection d'art portugais du 20e siècle. La Fondation
dispose également de l'Orchestre Gulbenkian et du Choeur Gulbenkian qui se
produisent régulièrement au Portugal et à l'étranger. La Fondation organise aussi
des cycles de conférences et des colloques internationaux. Elle dispose d'un Institut de biomédecine et attribue chaque année des bourses de recherche.
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La Délégation en France de la Fondation
Calouste Gulbenkian
Notre mission
. Réfléchir sur les grands thèmes de la société contemporaine dans tous les domaines de la culture, l’économie sociale et le monde des fondations ainsi que
participer à la diffusion de la langue portugaise.
Nos objectifs
. Contribuer aux grands débats autour de la société civile, l’économie sociale,
les fondations, l’Europe et la culture en assurant un programme de conférences
d’excellence.
. Assurer un programme d’expositions internationales de qualité.
. Soutenir la diffusion de la langue portugaise en France et dans le monde, en assurant l’importance des fonds de sa Bibliothèque et en proposant un programme
de conférences et débats en rapport avec les littératures et les sciences humaines
et sociales de langue portugaise, en partenariat avec les différents réseaux internationaux.
La Fondation Calouste Gulbenkian à Paris a pour vocation d’offrir une programmation artistique internationale d’excellence. Elle produit à cet effet trois à quatre
expositions par an ainsi que plusieurs projets artistiques, sous forme d’installations
ou de performances.
La Fondation Calouste Gulbenkian à Paris cherche, en collaboration avec des
commissaires internationalement reconnus, à présenter des artistes (en début
de carrière ou au parcours déjà bien établi) qui proposent des projets artistiques
singuliers, indépendamment du support utilisé. Les artistes et leurs œuvres sont
au centre de sa programmation ainsi que les questions relatives à la création
contemporaine. De la même manière, une attention bien particulière est donnée
aux regards extérieurs à la création contemporaine occidentale.
Les expositions réalisées à la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris sont produites, aussi souvent que possible, conjointement avec d’autres institutions culturelles qui partagent les mêmes objectifs et valeurs. Au-delà de ces coproductions,
un autre vecteur de sa stratégie constitue en l’établissement de partenariats avec
d’autres institutions (écoles, fondations, galeries, musées, centres de recherches,
entre autres organisations). Une collaboration avec le siège de la Fondation Gulbenkian à Lisbonne et la Délégation à Londres a lieu régulièrement ; elle prolonge
la qualité du travail réalisé dans ces deux villes et les synergies et complicités qui
existent déjà entre les trois lieux. De même, la Délégation à Paris de la Fondation
Calouste Gulbenkian prête une attention particulière à l’édition de publications
qui accompagnent les expositions. Ces publications, au graphisme soigné, ont
pour objectif d’illustrer l’exposition en question et les œuvres des artistes exposés
et ajoutent un cadre théorique au projet en y invitant des spécialistes de renom.
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La Fondation Calouste Gulbenkian à Paris organise en outre des visites guidées
avec les commissaires et avec une équipe de médiateurs culturels. Ces visites
sont rigoureusement préparées et mettent en parallèle les contextes esthétique,
artistique et biographique de chacun des projets présentés. En complément, elle
organise, pendant la période d’exposition, un cycle de conférences où des spécialistes commentent les thèmes ou les artistes exposés à la Fondation.
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Informations pratiques
Horizons
Exposition ouverte du 22 octobre au 20 décembre 2014
Fondation Calouste Gulbenkian - Délégation en France
39 bd de la Tour Maubourg
75007 Paris
Du lundi au vendredi de 9h à 18h
Le samedi de 11h à 18h
Fermeture les dimanches et jours fériés.
Visites guidées gratuites sur demande et dans la limite d’un nombre minimum de
10 participants (Tél : 01 53 85 93 81)
Tél : 01 53 85 93 93
www.gulbenkian-paris.org
Facebook : Centre Calouste Gulbenkian
Twitter : Gulbenkian Paris
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