aux origines de la musique

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aux origines de la musique
3
Sommaire
films
Agujetas Cantaor
10
À la recherche du silence
10
Alfred Tomatis : l’écoute de la vie
10
Ango 10
Animus
10
Arc musical Ngbaka (l’)
11
Aux origines de la musique 11
Balafon
12
Berceuse Aka
12
Cesaria 12
Chant du capitaine des forêts (le) 12
Chant d’un pays perdu
13
Chant des harmoniques (le)
13
Comment fonctionne notre voix
13
Comment les manchots se reconnaissent-ils ? 13
Dauphins, auxiliaires de recherches (les)
14
Deux frères, un accord :
le monde de Bernard et François Baschet
14
“Électronique de chambre” de Marco Stroppa (l’)14
Extraordinaire leçon de musique
de Ravi Shankar (l’)
14
Fragiles mélodies
14
Genesis
15
Harpe egyptienne (la)
15
Harpe ouldemé (la)
15
Hommage à Olivier Greif
15
Huelva flamenca
15
Instinct de la musique (l’)
15
Jean-Claude Risset
16
Les grandes orgues, les sorciers ont un tuyau 16
Luthiers : de l’arbre au violon (les)
16
Maîtres de chant diphonique
16
Maloya, les racines de la liberté
17
Musique bretonne dans la societe rurale
17
du 19è siecle (la)
Mystère Stradivarius (le) 17
Pierre et l’étang (….les temps…) (la)
17
Playing through the changes
17
Portrait de Jean Wiener
18
Powwows des indiens des plaines
18
Silence habité (le) 18
Son du patrimoine (le) 18
Tailler le bambou
19
Un chant pour cause de barrage
18
Un décodage dans le vent
18
Un musée aux rayons x
19
Un siècle de musiques bretonnes,
les années 80 19
Vacarme en haute mer 19
Vielle électroacoustique (la)
19
Films Off
30
Films en compétition
30
concerts
Cristal Baschet
Jazz in the city
Douar-Neizh
Wezen
Samifati vs cinéaxe
Flamenco puro
Sol y Sombra
Intermèdes musicaux
Le kiosque
programme
enfants
La voix humaine (écoles)
La guimbarde et le chant diphonique (écoles)
Le voyage musical
Instrumentarium BASCHET
Spectacle musical : ZOUNA
spectacle
musical
Zouna, conte musical
conférences
À la découverte des métiers du son et de la musique
Les poissons se parlent
L’ordinateur partenaire du musicien : simulacres,
illusions, duo pour un pianiste
Introduction musicale au flamenco
ateliers adultes
Le chant natal
bar des sciences
Sons, voix et corps, un étonnant concert.
expositions
Musique en tous sens
Musiciens des rues
Structures sonores Baschet
20
22
23
24
25
25
26
3
Lundi 6 mai
Jeudi 9 mai
en off dans les écoles
10h00 / 12h30
Amphithéâtre Les Sorbets, avenue de
la Victoire, Noirmoutier en l’île
AG
énésis AH
ommage à
10h00 et 15h45 - Durée 1h
Olivier Greif A É lectronique de chambre
de Marco Stroppa (L’)
A P ierre et l’étang (La)
AA
nimus A conférence
A LA DéCOUVERTE DES MéTIERS
DU SON ET DE LA MUSIQUE
par Emmanuel Deruty
© Pottier
8h45 / 12h00
9h30 / 12h30
ont un tuyau 26 mn
se reconnaissent-ils ? A Comment
notre voix
fonctionne-t-elle ? A Musée aux rayons X A L uthiers :
de l’arbre au violon (Les)
AD
auphins,
auxiliaires de recherches
A Arc musical Ngbaka (L’) 2 mn
26 mn
4 mn
A L uthiers :
de l’arbre au violon (Les)
A Chant du capitaine
de la forêt (Le)
A Les Grandes orgues :
les sorciers ont un tuyau A Dauphins, auxiliaires
de recherches
A Comment notre voix
fonctionne-t-elle ? 16h15 / 19h30
A Instinct de la musique (L’)
A Le chant du capitaine
14h00 / 15h10
10 mn
8 mn
A Playing through the changes
26 mn
9 mn
26 mn
10 mn
26 mn
100 mn
de la forêt A Deux frères, un accord :
le monde de Bernard et
François Baschet
20h30 / Les Salorges
9 mn
52 mn
A A SOIRÉE
D’OUVERTURE
A CONCERT Cristal Baschet
par Michel Deneuve
AA
rc musical Ngbaka (L’)
A Tailler le bambou
A Harpe Ouldémé (La)
A Balafon A Ango A Aux origines de la musique 26 mn
14h00 / 16h00
4
A Jean Claude Risset
Mercredi 8 mai
AC
omment les manchots
66 mn
12 mn
12 mn
12 mn
14h00 / 16h00
Mardi 7 mai
A L es Grandes orgues : les sorciers
18mn
A Powwows des Indiens
A conférence
L’ordinateur partenaire
du musicien
par Jean Claude Risset
8 mn
36 mn
16 mn
19 mn
36 mn
51 mn
des plaines 20 mn
Wynton Marsalis
30 mn
se reconnaissent-ils ? A Dauphins, auxiliaires
de recherches
52 mn
13 mn
52 mn
2 mn
10 mn
18h00 / 19h00
A L e silence habité
A conférence
10 mn
L es poissons se parlent
par Jean Paul Lagardère
21h00 / Cour du château
SOIRÉE JAZZ ET BALADE AVEC CESARIA
A CONCERTS
16h15 / 19H30
A Son du patrimoine (Le)
A Un Musée aux rayons X A Harpe égyptienne (La)
A Vielle électroacoustique (La)
A Musique bretonne dans la
27 mn
21 mn
13 mn
42 mn
société rurale du 19è siècle (La) 28 mn
A Un siècle de musique bretonne,
dans les années 80 (La) 28 mn
21h00 / Cour du château
SOIRÉE RÉSONANCES CELTIQUES
A CONCERTS
15h30 / 17h45
A A la recherche du silence A Un décodage dans le vent A Vacarme en haute mer A Comment les manchots
18 mn
21h00 / Jazz in the City
22h00 / Première du film
“Cesaria”
23h00 / Jazz in the City …again.
21h00 / Douar-neizh
21h45 / Wezen
23h00 / Samifati vs cinéaxe
Vendredi 10 mai
9h30 / 12h30
A Portrait de Jean Wiener A Mystère Stradivarius (Le)
AD
eux frères, un accord :
le monde de Bernard et
François Baschet
A Berceuse Aka 14h00 / 16h00
A Fragiles mélodies A Alfred Tomatis :
l’écoute de la vie
A Extraordinaire leçon de
45 mn
52 mn
52 mn
6 mn
52 mn
28 mn
musique de Ravi Shankar (L’) 52 mn
16h30 / 18h00
A BAR
des SCIENCES
Son, voix et corps :
un étonnant concert
18h00 / 19h00
Chant des harmoniques (Le) 38 mn
Présentation de Tran Quang Hai
21h00 / Les Salorges
A Les maîtres
du chant diphonique Séance publique de chant
avec Tran Quang Hai
52 mn
Nicole Brunet
Directrice du Festival
“7ème art et Sciences”
Nous allons certainement surprendre….
Samedi 11 mai
10h00 / 12h30
AC
hant d’un pays
perdu AU
n chant pour cause
de barrage AM
aloya, les racines
de la liberté 52 mn
6 mn
52 mn
14h00 / 16h00
A conférence
Introduction musicale au
Flamenco par Claude Worms
16h00 / 17h00
A Agujetas Cantaor 58 mn
17h00 / 18h00
A SPECTACLE MUSICAL
ENFANTS “ZOUNA”
C’est pour défier cette fatalité qu’après avoir si bien résisté aux
remous, nous avons décidé d’égayer un peu notre catalogue, en
fêtant notre victoire au son de la musique.
Surpris ? Oui, un peu. Nous vous avions habitués à des sujets
plus…scientifiques. L’environnement, la biodiversité, et autres
thèmes dont on voyait bien les rapports avec la science.
Mais la musique ?
Pour rassurer nous avons associé le son. D’ailleurs la musique
n’est rien d’autre que du son organisé. Quel musicien ne travaille
pas avec, sur et pour le son ?
Un anniversaire ne va pas sans cadeau. Mais là encore c’est une
surprise que vous découvrirez à l’ouverture du festival.
Donc finalement un anniversaire, de la musique, un peu d’autosatisfaction pour nous tous, organisateurs et vaillants bénévoles…nos 10 ans le méritaient bien.
Vous êtes bien sûr tous invités à la fête. Bon festival !
18h00 / 19h00
A Huelva Flamenca
Surprendre par notre âge… non, pas celui du capitaine mais
celui du navire, le festival lui-même qui a 10 ans. Ce n’est pas
très vieux mais disons que le plus dur semble passé. Je dis bien
semble car il navigue sur des eaux pas très sûres : la culture
étant toujours le lest qui passe par-dessus bord en premier
quand tout va mal…la culture, donc les enfants d’abord !
Ce n’est heureusement pas le cas à Noirmoutier, grand merci à
nos partenaires.
55 mn
20h30 / Cour du château
A A SOIRÉE
DE CLÔTURE
Cérémonie
A CONCERTS
A CONCERT DES ENFANTS
21h00 / Instrumentarium Baschet
A CONCERTS FLAMENCO
21h30 / Guitare et cante de
Claude Worms et Maguy Naïmi
22h45 / Sol y Sombra
5
“
«»
Christine Chapon
Présidente
Directrice de la programmation du
Festival “7ème art et Sciences”
Éd i to s
François et Bernard Baschet
ne furent pas heureux en
classe, pourtant ils étaient à
l’École Alsacienne, réputée.
Ils ne furent pas des cancres,
mais pas des élèves brillants,
non plus : ils avaient des
natures d’artistes et n’étaient
pas faits pour subir.
J’ai pris conscience de notre
problème après la soixantaine quand j’ai lu que
Newton avait élaboré ses
lois générales scientifiques,
non par des raisonnements
déductibles mais par de très
fortes intuitions lors des
transes qu’il connaissait. De
même, Einstein a raconté que
l’idée de la relativité lui est
apparue comme une sorte
de révélation où il a vu des
images très colorées. Tous
deux ont actionné leur côté
droit de leur cerveau, celui de
l’intuition, le gauche étant
celui de la rationalité.
En 1955, j’avais pris contact
avec le Dr Tomatis qui m’a
appris le fonctionnement
du cerveau et a testé mon
audition. Je n’avais pas
d’oreille directrice : le droit et
6
12 ans de préparation, 10 ans
de festival, des thématiques variées pour rencontrer des chercheurs et conférenciers de tous
horizons et vous émerveiller.
Faire découvrir la science à tous,
et plus particulièrement aux
jeunes, élargir l’univers de leur île
qui accueille le monde sur l’écran
des Salorges, sur le port ou dans
leurs écoles… C’est notre souhait
de partager ces savoirs et, au-delà, de vous inciter à dépasser les
frontières de la connaissance…
Nous sommes fiers de faire partie de la culture scientifique
ligérienne ; ce festival local a su
se développer et se place maintenant au niveau des manifestations scientifiques nationales.
le gauche étaient équilibrés,
d’où les hésitations dans la
réponse et ma réaction à une
éducation classique.
J’ai donc véritablement
labouré pour passer mes trois
bacs : premier, math et philo,
d’autant plus que j’avais trois
oncles membres de l’Institut …
C’est lourd à porter quand
on a 20 ans ! J’ai eu une
orthographe déplorable et
me souviens d’une dictée test
en 4e pour laquelle je suis
arrivé dernier avec 60 fautes
(l’avant-dernier en avait 25,
et la moyenne de la classe
entre 10 et 15). Ce fut une
humiliation profonde mise
en valeur par le professeur.
J’en ai souffert … et en souffre
maintenant encore.
Alors, revenons aux deux
frères. A 18 ans, ils ont fait
un effort énorme pour faire
marcher leur cerveau gauche
et lui permettre de prédominer. Aujourd’hui encore, à
plus de 90 ans, cela reste un
effort éprouvant …. Précisons
au passage que François a
réussi HEC et moi Centrale.
Qu’à partir de 1950, nous
avons travaillé ensemble,
nous avons continué de
jouer comme nous le faisions
enfants : au meccano, avec
nos mains, nos intuitions,
secondés par notre culture
rationnelle et scientifique. Et
ce faisant, on ne s’est jamais
copié : on s’est mélangé
ensemble comme des mômes
pendant 20 années durant,
de 40 à 60 ans.
Par la suite, c’est-à-dire de 60
à 90 ans, nous avons cherché
à être nous-mêmes. François
a beaucoup voyagé et a fait
des fontaines, des meubles et
autres objets. Bernard est resté sur Paris et s’est spécialisé
dans la pédagogie, à travers
sa vision, tout en utilisant les
trouvailles communes.
On me demande souvent toujours - “Comment avez-vous
trouvé toutes ces idées ?”.
Nous n’avons eu que deux
idées de base. La première,
c’est François qui l’a eue en
remplaçant la caisse de résonance d’une guitare par une
vessie gonflable. Et ce fut une
membrane de haut-parleur
autoportée. La deuxième,
c’est aussi François qui en est
à l’origine : quand on a décidé de créer des instruments
de musique, nous n’avons
pas voulu améliorer l’existant
mais on a analysé, après trois
ans d’étude d’acoustique,
le fonctionnement de tous
les instruments. Nous avons
identifié les trois éléments
qui composent un instrument : 1) l’élément vibrant,
2) l’élément excitateur qui
transforme un mouvement
longitudinal en une énergie
vibratoire,
3) l’élément diffuseur. On
a débuté avec ces trois
Il m’a paru important de fêter
ces 10 ans avec une édition spéciale : “le 7ème art” (le cinéma)
rendra hommage cette année à
la Musique et au son : les projections de films et les conférences
seront enrichies de concerts, de
présentations
d’instruments,
d’ateliers…
Une édition festive… mais pas
seulement !
La musique influe sur notre vie,
notre santé, notre cerveau : les
aires cérébrales affectées au traitement de la musique sont plus
nombreuses que celles affectées
à celui du langage…
La musique, un “art thérapie” ?
éléments, la vessie gonflable
nous ayant permis de sortir le
son du métal. Et nous avons
ainsi constitué une espèce
de table de Mendeleïev qui
englobe tous les instruments,
du triangle au piano en passant par la trompe de chasse.
On a commencé en 1952,
dans la cave chez ma mère
à Auteuil, avec ce que l’on
avait sous la main : ressorts
de sommier, sonneries de
pendules, sifflets, etc … J’étais
à l’époque chef d’entreprise
dans les Landes et j’écoutais
la radio. C’était le début de la
musique concrète et j’étais
subjugué : écœuré à 12 ans
par mes leçons de piano, je
voyais se déployer un univers
sonore sans solfège. On a
donc décidé de produire avec
nos moyens acoustiques de
plus beaux sons que ceux
de Pierre Schaeffer et Pierre
Henry. Parallèlement à leur
recherche, on a plongé et on
a réussi. On a presque tout
centré sur la vibration de la
tige métallique encastrée
dans un conducteur lui aussi
métallique.
Notre histoire a été racontée
cent fois. Rapportez-vous
aux publications. Ce que je
vous ai raconté aujourd’hui
n’est pas officiel. C’est une série
de confidences ... en voici une
dernière, dans quatre ans,
je suis centenaire.
Bernard BASCHET
L’écho en retour, de plus en plus
rapproché, provoquait en nous
un mélange de stress et d’angoisse ; en temps de guerre, cela
devait être terrible pour ces marins là-dessous. Les ultra-sons
ouvraient une nouvelle dimension…Dans le désert, où j’aimais
tant me trouver, j’en appréciais
le silence. Enfin, pas vraiment,
car on entend dans ces moments-là les battements de
son cœur, et le sang qui afflue
par saccades dans les tempes.
Le crissement du sable sous les
pieds devient insupportable.
Maintenant revenu au pays natal, bien qu’étant agnostique, il
m’arrive d’entrer discrètement
certains soirs dans notre vénérable église de Noirmoutier.
J’ y goûte le calme et la quiétude
de ce lieu conçu par nos ancêtres pour nous permettre de
nous recueillir, nous ressourcer,
loin des rumeurs et des bruits
du monde.
Les sons y parviennent atténués, feutrés, laissant l’esprit
libre de s’évader hors de cette
pollution sonore qui envahit
notre vie dans nos pays dits développés.
Michel Adrien
PDG du Groupe ADRIEN,
Partenaire, Parrain du festival
Pour sa dixième édition, le festival “7ème art et sciences” privilégie une nouvelle fois le dialogue
entre artistes et scientifiques.
Cette année, le festival nous immerge dans un univers sonore
où se croisent une diversité
de musiques, de sons et de recherches acoustiques. Le voyage
nous conduit à explorer à la fois
notre environnement familier,
passé et présent, et des terres
lointaines.
A travers l’image, le public sera
plongé dans les connaissances
scientifiques avec ceux qui font
la recherche. En effet, les films
et documentaires mais aussi les
expositions, conférences, animations et débats permettent
au grand public et plus spécifiquement aux jeunes de voir la
science autrement.
“
10 ans !
Notre festival devenu adulte est
maintenant une composante
incontournable du paysage
culturel de notre Île.
Comme chaque année nous
allons découvrir, nous étonner
et nous enrichir au contact des
scientifiques.
Le thème retenu, le son, nous
entraînera vers la musique qui,
universelle, s’adresse à tous les
hommes.
Pour ma part dans ma vie
d’aventures je me souviens…
Timonier à bord du destroyer
le Khabile pendant mon service militaire, une nuit au cours
d’un exercice dans le détroit
de Gibraltar, de la traque d’un
sous-marin.
Marier la science et la musique
c’est chercher à exprimer ce qui
fait notre humanité, à savoir
cette quête à la fois du beau, de
l’harmonie et du sacré.
C’est aussi nous permettre de
cheminer sur la voie de nos origines pour retrouver trace d’une
forme primitive et originelle de
communication, fondée sur une
qualité physiologique, celle de
pouvoir produire du son.
Touchant tout à la fois à la nature et au sacré cette association de la science et du son nous
fait entrer dans notre humanité, inscrite dans une universalité bien réelle.
Comment cette qualité qui nous
a été accordée permet-elle, finalement, de communiquer d’une
façon instinctive, en sachant
transmettre émotions, perceptions et sentiments ? Peut-on
dire que le son contient la musique, comme le chiffre contient
le nombre ? La musique est-elle
nature et/ou culture ? Comment
des artisans géniaux transforment-ils la matière en musique ?
Ce sont quelques-unes des pistes
qui seront explorées dans le
cadre de ce 10ème Festival.
Pour ce dixième anniversaire,
nous aurons de nouveau tout
loisir de nous évader à partir
d’une programmation prestigieuse qui nous apportera
peut-être quelques réponses
mais, à coup sûr, qui nous permettra, de nouveau, d’explorer
le vaste champ des questionnements pour nous élever grâce à
la connaissance. Mais le propre
de la science n’est-ce pas, justement, cette capacité à questionner pour avancer sur le patient
chemin de la vérité, sans jamais
oublier que, peut-être, la voie
de la méthodologie scientifique,
fondée sur la raison, peut rencontrer l’émotion et l’intuition ?.
Bon festival à toutes et à tous, et
particulièrement aux enfants
et aux jeunes qui découvriront
peut-être que la science c’est
l’expression d’une générosité :
celle de comprendre la nature
pour mieux la respecter.
C’est tout le sens de l’engagement de la communauté de
communes de l’île de Noirmoutier et de la commune de Noirmoutier-en-l’île aux côtés des
bénévoles de l’association “Cap
aux Sciences”.
Noël Faucher
Maire de Noirmoutier en l’île
Président de la Communauté
de communes de l’île de
Noirmoutier
Le festival “7ème art et sciences”,
pour sa 10ème édition, nous enchante les oreilles en nous emmenant du son à la musique,
objets de recherche et vecteurs
des cultures du monde. L’occasion, cette année encore, de parler de toutes les sciences, d’ouvrir de multiples fenêtres sur la
connaissance, d’émerveiller et
de réunir plus que jamais petits
et grands dans une ambiance
festive. Les films choisis, les
soirées musicales et les conférences que nous offrent ces
quelques jours de festival sont
riches d’enseignements.
Sous l’égide de la direction de la
communication du CNRS, CNRS
Images a pour mission de présenter la science en images :
production de films et de reportages photos, réalisation d’expositions et participation avec nos
partenaires publics et privés aux
grandes manifestations scientifiques qui mettent la science en
fête.
Je tiens tout particulièrement à
remercier Christine Chapon et
Nicole Brunet qui, au nom du
CNRS, animent chaque année ce
festival avec passion et professionnalisme ainsi que l’ensemble
des partenaires et intervenants
qui chaque année sont à nos
côtés.
Poussez la porte des Salorges et
laissez-vous guider dans l’univers des sons, et emporter par les
rythmes !
Catherine Balladur
Directrice de CNRS Images
L’acoustique c’est d’abord la
science de la musique ou du
bruit mais on retrouve aussi
les ondes sonores dans d’autres
champs de la connaissance,
comme la santé ou les matériaux. Offrir à chacun les clés de
compréhension de son univers
et de son avenir est une démarche partagée par la Région
de la Loire. C’est pourquoi notre
collectivité soutient ce festival
et accompagne les initiatives
menées par les acteurs ligériens
de la culture scientifique et
technique.
La science du son, c’est également la thématique phare déployée sur le territoire par ces
acteurs et développée sur le site
web www.culturesciences.fr, et
ce jusqu’en juin 2013.
Au nom de la Région des Pays
de la Loire, je vous souhaite un
festival qui doit avant tout être
une source de plaisir pour nos
yeux, et nos oreilles !
Jacques AUXIETTE,
Président du Conseil régional
des Pays de la Loire
7
Michel DENEUVE
rencontre les frères Baschet en 1975. Il développe une technique
instrumentale propre au Cristal, écrit pour cet instrument,
donne des concerts dans le monde entier,
et diffuse l’enseignement du Cristal.
8
“
“
Pour moi, la musique reste avant tout une
invitation au voyage, à la découverte d’autres
possibles. Elle participe à l’épanouissement
de l’Être vers sa propre harmonie.
La pureté, le toucher et l’expression du Cristal
m’offrent les magnifiques ingrédients propres
à cette recherche.
Michel Deneuve : passeur de sons.
Mardi 7 mai à 21h30
Cérémonie d’ouverture
Soirée ouverte à tous
Concert Cristal Baschet
par Michel Deneuve
Bernard Baschet
Voir le film page 13
Deux frères, un accord :
LE monde de Bernard et
François Baschet
“
“
En musique
il y a une chose
très importante :
c’est le silence
Jean Claude RISSET,
compositeur et chercheur de renommée internationale,
n’a cessé de tenter de rendre perméable la frontière entre
arts et sciences, et d'insister sur la fécondité de les allier
au sein d'une même personne.
Jean-Claude Risset est à la fois compositeur et chercheur en physique
acoustique. Son catalogue d'œuvres musicales est riche de plus de
soixante-dix pièces.
Ses recherches scientifiques ont alimenté son travail de musicien, et
réciproquement. Il a reçu dans le monde entier de nombreuses distinctions
dans les deux domaines .
Dès 1961, il œuvre dans la recherche scientifique aux Etats-Unis
(Bell Laboratories), et en France au sein de l’IRCAM et du CNRS, où il reçoit
la médaille d’or en 1989.
Il devient pionnier dans l’aventure de l’informatique musicale auprès de
grands informaticiens, psycho-acousticiens et musicologues tels que
Pierre Grivet, Max Mathews, John Pierce, Jon Appleton, Pierre Boulez.
Il développe des travaux sur la synthèse des sons par ordinateur et leurs
applications musicales, simulation des sons instrumentaux, illusions sonores et paradoxes musicaux. Il est directeur de recherche émérite du LMA,
Laboratoire de mécanique et d'acoustique, du CNRS à Marseille.
Ne pas manquer de voir :
Jeudi 9 mai : films de l'IRCAM de 10h à 12h suivis du film du Cnrs
“Jean Claude Risset”.
9
Vendredi 10 mai après-midi - Durée 28 mn
Films clés du festival
L’instinct de la musique
Mardi après-midi - 100 mn
Aux origines de la musique
Mercredi matin - 51 mn
Alfred Tomatis : l’écoute de la vie
Le professeur Alfred Tomatis oto-rhino laryngologiste a donné le jour à une méthode de rééducation
mise en œuvre par un réseau d’instituts et d’écoles
privés et publiques.Il a découvert au cours de sa
pratique qu’en apprenant aux patients à écouter,
il les libérait des symptômes de certains troubles du
langage.
Un phénomène ondulatoire aurait un impact
physiologique.
Réalisation : Etienne CANNAVO
Année : 2007
Production - Distribution : 3IS - P.J. Gubert
Mercredi 8 mai matin - Durée 36 mn
Films
Samedi 11 mai après-midi - Durée 58 mn
Agujetas cantaor
Portrait intimiste du chanteur gitan andalou
Manuel de Los Santos, dit El Agujetas, une des plus
grandes figures de la scène de Jérez.
El Agujetas nous renvoie aux origines avec son
chant primitif. Habité par le duende, il fait partie des
derniers artistes de la dernière génération qui ne
ment pas. Il nous livre en effet un chant sans parure,
anarchiste, animal, imprévisible, plaintif, avec une
ligne directe entre son coeur et le nôtre, sans passer
par l’intellect.
Réalisation : Dominique ABEL
Année : 1998
Production : Imalyre GFT, ARTE, TVE
Distribution : Idéale audience
Mercredi 8 mai après-midi - Durée 52 mn
A LA RECHERCHE DU SILENCE
Conception et construction d’un sous-marin nucléaire, le “Triomphant”, parfaitement silencieux et
ayant une capacité d’écoute accrue. Tous les efforts
de conception sont axés vers la réduction des bruits
émis par le sous-marin. Le sonar permet l’écoute des
bruits sous la mer pour en identifier les sources. Les
hélices propulsives sont la principale source de bruit
et définissent la signature acoustique de l’engin.
Réalisation : Serge GORDEY
Année : 1992
Production : Anabase productions
Distribution : CNRS Images
10
ANGO
A l’occasion de la venue à Paris de musiciens
joueurs de trompes “banda-linda” de République
centrafricaine, l’ethnomusicologue Simha Arom
explique les mécanismes de cette musique. A l’aide
de démonstrations exécutées par les musiciens,
Simha Arom décortique le système musical de leur
jeu. Il met en évidence la structure de ces compositions formées d’un modèle de référence et d’un
habillage de variations subtiles et explique l’origine
de cette musique qui prend ses racines dans
le chant.
Réalisation : Jérôme BLUMBERG
Auteur : Sihma AROM
Année : 1997
Production - Distribution : CNRS Images
Jeudi 9 mai matin - Durée 13 mn
Animus
Le compositeur Luciano Francesconi fait partie
d’une génération à la fois surdouée et d’une infinie
sensibilité, bien que peu connue du grand public.
Conçu tout autant pour les amateurs de musique
contemporaine que pour les réfractaires curieux,
ce film nous donne les clés d’une nouvelle forme
d’écoute, celle de l’instant et des résonances, où la
mémoire n’a pas sa place.
Dans Animus tout commence par le souffle de la vie.
Court et superbe !
Réalisation : Danièle JAEGGI
Année : 1999
Production : Les Films d’Ici, MCM, IRCAM, Centre G.
Pompidou,
Distribution : Les Films d’Ici
arc MUSICAL NGBAKA (L’)
L’arc musical ngbaka est un instrument de musique
à vocation rituelle joué par les chasseurs ngbaka de
la forêt centrafricaine lors de leurs incantations aux
génies de la forêt. Présentation et fabrication
de l’instrument, constitué d’un corps arqué et
d’une corde mise en vibration par le frappement
d’une baguette. Démonstration du jeu de l’arc, un
ralenti simultané du son et de l’image soulignant
le rôle de la cavité buccale - et le jeu avec chant.
Réalisateur : SEVE Robert
Auteur scientifique : AROM Simha
(LACITO, UPR CNRS, Paris)
Année : 1970
Producteur CNRS
Mercredi 8 mai matin - Durée 51 mn
AUX ORIGINES DE LA MUSIQUE
Communiquer ici, là-bas et au-delà.
S’il existe une diversité bien vivante dans le grand
ensemble des cultures du monde, c’est bien celle de
ces musiques que l’on qualifie de “traditionnelles” !.
Mais derrière cette appellation aux contours imprécis, se dissimule un tout autre univers, celui de
la communication. En Afrique et en Asie, subsistent
aujourd’hui encore, dans des sociétés au mode de
vie traditionnel, des outils et des techniques de
communication aux origines lointaines. C’est à ce
voyage hors du temps que nous invite ce film.
Réalisation : Patrick KERSALÉ
Année : 2009
Production - Distribution : Lugdivine
© P. Kersalé
Mercredi 8 mai matin - Durée 8 mn
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Mercredi 8 mai soirée - Durée 52 mn
CESARIA - PREMIÈRE
Mercredi 8 mai matin - Durée 19 mn
BALAFON
Au Niger, un célèbre musicien bambara d’origine
voltaïque, Moussa, fabrique un xylophone
traditionnel à quatorze touches appelé “bala”.
Le film décrit très précisément les différentes phases
de sa fabrication : confection des lames, finition du
châssis, pose des lames et attache des calebasses au
châssis. Moussa au xylophone et son orchestre de
percussions accompagnés de chanteurs jouent lors
d’une fête organisée par des jeunes filles pour le
simple plaisir de danser.
Réalisation : Bernard SURUGUE (Orstom)
Année : 1969
Production - Distribution : CNRS Images
Mercredi 8 mai matin - Durée 6 mn
BERCEUSE AKA
Au campement pygmée d’Akungu en République
centrafricaine, un père aka tient son enfant dans
ses bras et jodle un air pour le calmer.
Ses fils, frères et demi-frères reprennent le chant
polyphonique, tandis que la mère et sa co-épouse
vaquent à leurs occupations domestiques.
Réalisation : Alain EPELBOIN et François GAULIER
Année : 1987
Production - Distribution : CNRS Images
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Bruno Coulon a eu le privilège de filmer Cesaria
Evora dans sa vie quotidienne entre 2002 et 2003.
Ses images dormaient dans un tiroir. Avant sa
disparition, fin 2011, Cesaria avait évoqué le
souhait de chanter pour ses 70 ans dans l’ile du
Cap Vert ou était née sa mère. Fin 2012 son producteur, José da Silva, organise un concert pour le premier anniversaire de sa disparition. Tous les artistes
qui l’ont accompagnée, cubains, africains et français,
se retrouvent à Mindelo sur une scène éclairée par
un portrait géant de la diva. Bruno Coulon filme.
De ses images passées et de cet hommage récent il
tire un film pour le cinéma et cette version 52 mn
qui est un grand moment que se partagent
tendresse et émotion.
Réalisation : Bruno COULON
Année : 2013
Production - Distribution : Les productions du
24 décembre Mardi 7 mai matin et après-midi - Durée 9 mn
CHANT DU CAPITAINE DE LA FORêT (LE)
Dans la forêt amazonienne brésilienne, Thierry
Aubin (“Communications acoustiques” du Centre de
neurosciences de Paris-Sud) et son équipe, étudient
le chant du Piauhau.
Le chant de cet oiseau (difficile à observer) est
emblématique de cette forêt. Les chercheurs ont
développé une méthode originale pour l’étudier :
des réseaux de microphones sont disposés dans les
arbres et reliés à un ordinateur pour identifier les
oiseaux, les localiser et comprendre comment
s’organisent leurs chants.
Année 2011
Auteur - réalisateur : Antonio Fischetti
Production : CNRS Image
Samedi 11 mai matin - Durée 64 mn
CHANT D’UN PAYS PERDU
Le “pays perdu”, c’est la Tchameria, au nord de la
Grèce actuelle, que les Albanais musulmans ont été
contraints d’abandonner après la guerre. Pays de
haute nostalgie que l’on chante et pleure tout à la
fois. Shaban Zeneli, chanteur, réside en Albanie.
A l’occasion, il passe la frontière en clandestin dans
le simple but de revoir le village de son père,
désormais en ruines. Sous le coup de l’émotion,
il chante et crée de nouvelles chansons.
Le film raconte ce périple refait avec Shaban en août
- septembre 2006.
Réalisation : Hélène DELAPORTE
et Bernard LORTAT-JACOB
Année : 2007
Production - Distribution : Arca Films, CNRS
Mercredi 8 mai après-midi- 9h30 - Durée 2 mn
Vendredi 10 mai après-midi - Durée 38 mn
Mardi 7 mai matin et après-midi - Durée 26 mn
CHANT DES HARMONIQUES (LE)
Tran Quang Hai, ethnomusicologue et musicien,
enseigne la technique vocale du chant diphonique
connu surtout en Asie centrale : une seule personne
chante à deux voix : un bourdon (note grave - le son
fondamental), et une mélodie superposée formée
par des harmoniques sélectionnées dans la cavité
buccale.
Des images radiologiques et spectrales, en temps
réel et son synchrone, permettent de visualiser les
procédés vocaux physiologique puis acoustique.
Deux artistes mongols sont filmés en concert à Paris.
Réalisation : Hugo ZEMP
Auteur : Quang Hai TRAN
Année : 1989
Production : CNC, SFE, CNRS, Musée de l’Homme.
Diffusion : CNRS Images
COMMENT LES MANCHOTS
SE RECONNAISSENT-ILS ?
Pierre Jouventin, écologue au CNRS, étudie les
mammifères et les oiseaux, en particulier en
Antarctique. Il nous explique les codes de communication des manchots empereurs qui leur permettent de se reconnaître dans une colonie de 20.000
individus. Le chant de chaque manchot est un code
unique dont la mélodie, la signature vocale, leur
permet de retrouver leur petit pour le nourrir.
Clip extrait du DVD “Alerte aux pôles”
Anon - Distribution : CNRS Images
COMMENT FONCTIONNE NOTRE VOIX ?
Série Xenius.
La voix humaine en dit plus long que ce qu’elle dit.
Bien souvent, elle trahit nos émotions, nos humeurs,
parfois elle défaillit, tremble, manque le ton voulu.
Pour apprendre à la contrôler, certaines personnes
s’exercent à placer leur voix avec l’aide de spécialistes, comme on entraîne un muscle. Pourtant, si on
peut apprendre à la maîtriser, il est impossible de
la changer complètement. Rencontre avec un jeune
ténor et une phonéticienne.
Dynamique et ludique, Xenius est à la fois un
road-movie, une chasse au trésor et une émission
scientifique.
Année : 2012
Production - Diffusion : ZDF, ARTE G.E.I.E.
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Jeudi 9 mai matin - Durée 13 mn
“ÉLECTRONIQUE DE CHAMBRE”
DE MARCO STROPPA (L’)
Série Images d’une œuvre (n° 7)
Marco Stroppa, compositeur et réalisateur en
informatique musicale, est un créateur passionné.
autant par l’invention musicale que par les innovations technologiques qui la servent. Tout en nous
montrant son cheminement créatif autour de .
“..of silence” pour saxophone et électronique, il nous
dévoile de nouvelles manières de diffuser le son
dans l’espace de la salle de concert, et de renouveler les modèles informatiques régissant la relation
entre le monde instrumental et le monde des sons
de synthèse.
Réalisation : Nicolas DONIN et Benoît MARTIN
Année : 2009
Coproduction : Ircam, Centre Pompidou
Mardi 7 mai après-midi - Durée 10 mn
Vendredi 10 mai après-midi - Durée 13 mn
Des chercheurs du laboratoire d’éthologie animale
et humaine de Rennes mènent des recherches sur
les dauphins d’un parc animalier partenaire, près
de Nantes, afin de mieux comprendre comment ces
animaux communiquent. Une des études porte sur
la production vocale chez les dauphins et sur des
sons inhabituels et différents que les individus
captifs émettent la nuit. Il semblerait que les
dauphins se remémorent leur journée et reproduisent des sons associés à des événements qui les ont
marqués.
Réalisation : Luc RONAT
Année : 2012
Production Distribution : CN
Ce rare documentaire revient sur la vie et l’art de
Ravi Shankar, joueur de sitar virtuose indien le plus
renommé au monde, premier ambassadeur de la
musique indienne. C’est à partir de 1956 qu’il la
popularise en Occident. Nous le suivons alors qu’il
donne son dernier concert européen à Paris, salle
Pleyel, lors de son unique cours public sur son art,
moment de grande émotion (scènes entrecoupées
d’explications par un musicologue) et enfin alors
qu’il transmet son art à sa fille, Anoushka.
Réalisation : Frédéric LE CLAIR
Année : 2011
Production : J.S. Michaux, ARTE
Distribution : Vox Lucida
Mardi 7 mai matin et vendredi 10 mai matin
Durée 55 mn
Vendredi 10 mai après-midi - Durée 52 mn
DAUPHINS, AUXILIAIRES DE
RECHERCHES (LES)
DEUX FRÈRES, UN ACCORD :
LE MONDE DE BERNARD ET
FRANÇOIS BASCHET
Les frères Bernard et François Baschet (nés en 1917 et
1920) font partie des pionniers les plus importants
dans le domaine de la construction des instruments
expérimentaux et des sculptures sonores. Ils se sont
employés à révolutionner le monde de la musique.
Aujourd’hui, leurs oeuvres insolites, sont présentées
dans le monde entier. Le Cristal Baschet, lointain
cousin de l’harmonica de verre, distille ses sonorités
dans des B.O. de films célèbres.
Année : 2009
Production - Distribution : Irrlicht Film, ZDF ARTE
Réalisation : Ingo RUDLOFF
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EXTRAORDINAIRE LEÇON DE
MUSIQUE DE RAVI SHANKAR (l’)
FRAGILES MÉLODIES
Confrontés aux exigences d’une carrière internationale et à une compétition de plus en plus intensive,
les musiciens sont soumis à un rythme de vie très
stressant qui peut avoir des conséquences dramatiques sur leur équilibre physique et psychique.
L’histoire de quelques musiciens permet d’appréhender ces problèmes et de s’intéresser au travail
de kinésithérapeutes spécialistes des pathologies
de l’instrumentiste, comme Philippe Chamagne,
qui explique son travail en symbiose avec le
musicien.
Réalisation : Fabrice ROULEAU
Année : 1999
Production : Bijagos Films, La Cinquième
Distribution : CNRS Images
èm
10
e
Jeudi 9 mai matin - Durée 18 mn
GENESIS
La synthèse des sons par modèles physiques
Ce film présente le logiciel de création sonore et de
composition musicale GENESIS, par simulation
physique d’objets du type cordes,... Ces objets
interagissent et on peut ainsi obtenir des sons
naturels, en simulant la frappe d’une corde de
guitare, d’un gong, d’une cloche... Le compositeur
peut modéliser tous les instruments d’un orchestre
et programme le déclenchement des sons. Dans le
cadre d’ateliers de formation, des compositeurs donnent leur point de vue sur l’utilisation de cet outil.
Réalisation : Jean François TERNAY
Année : 2002
Production - Distribution : CNRS
Jeudi 9 mai après-midi - Durée 13 mn
HARPE EGYPTIENNE (LA)
Collection “Enquête au musée”
Soumise aux rayons X, une harpe égyptienne des
collections du musée du Louvre, datant d’il y a
environ 3000 ans et unique au monde, révèle son
âme et les secrets de sa fabrication. L’enquête,
menée au musée du Louvre, au laboratoire des
musées de France et dans un atelier de lutherie, permet de retracer l’histoire de la harpe dans le monde,
de son apparition à l’électro-harpe d’aujourd’hui.
Réalisation : Yves KOVACS
Année : 1998
Production - Diffusion : International Film Promotion,
FR3, CNC, BNF.
Mercredi 8 mai matin - Durée 16 mn
HARPE OULDEME (LA)
Mendevin, un Ouldémé vivant dans l’extrême nord
du Cameroun, est agriculteur éleveur de petits
bétails, mais aussi un excellent musicien et facteur
de harpes. De longs plans séquences décrivent très
précisément les différentes phases de la fabrication
d’une harpe, de la taille du morceau de bois brut
(ficus) jusqu’au jeu de l’instrument. Mendevin procède ensuite à plusieurs accordages. Trois semaines
lui auront été nécessaires pour réaliser cette harpe.
Réalisation : Nathalie FERNANDO et
Fabrice MARANDOLA
Année : 1999
Production - Distribution : CNRS
Jeudi 9 mai matin - Durée 67 mn
Hommage à olivier GREIF
Nuits démêlées
Film hommage à Olivier Greif, pianiste prodige et
compositeur à l’écart des courants, réalisé pour le
dixième anniversaire de sa mort. Cette interview de
l’artiste en 1999, jusqu’alors inédite, alterne avec des
extraits de ses compositions et des témoignages.
Pour mieux comprendre comment la musique influe
sur le cerveau de l’auditeur et la force émotionnelle
qu’incarne cette musique, des chercheurs procèdent
à une expérience permettant de capturer les mouvements des auditeurs et des instrumentistes.
Réalisation : Anne BRAMARD-BLAGNY et Julia BLAGNY
Année : 2010
Production - Distribution : CNRS Images
Samedi 11 mai après-midi - Durée 55 mn
HUELVA FLAMENCA
Les Fandangos d’Huelva sont le reflet de ses
habitants et de leurs histoires. Chants d’une force
émotive et poétique intense, ils se déclinent en une
grande variété de styles personnels et populaires.
Huelva, terre de chant et de guitare, celle de
Niño Miguel, légende vivante du flamenco, dont
l’influence s’étend jusqu’au flamenco-jazz. Un
voyage musical pour découvrir les richesses méconnues du “far-west” andalou, berceau de la découverte de l’Amérique.
Réalisation : Benoit BODLET et Chechu BERLANGA
Année : 2007
Production - Distribution : Les Arts Venant
Mardi 7 mai après-midi - Durée 100 mn
INSTINCT DE LA MUSIQUE (L’)
D’où vient cette faculté de la musique qu’elle a de
nous “toucher” ? Comment agit-elle sur notre cerveau ? Quelles sont les particularités des cerveaux
des musiciens ? Existe-t-il une biologie de la musique ? Si les baleines et les oiseaux composent des
mélodies, alors, existe-t-il un système harmonique
qui unifie tous ces sons au-delà des cultures et des
espèces ? Cette extraordinaire aventure scientifique
et musicale nous entraîne des laboratoires aux
salles de concert, des unités de soins utilisant la
musique comme thérapie aux villages camerounais,
en compagnie du neuroscientifique Daniel Levitin.
Lire : “De la note au cerveau” de Claude Levitin
A la librairie trait d’Union.
Réalisation : Elena MANNES
Année : 2009
Production - Distribution : Mannes productions, ARTE
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Jeudi 9 mai après-midi - Durée 18 mn
JEAN-CLAUDE risset
Physicien et musicien, Jean-Claude Risset est aussi
informaticien. Il a donc suffisamment apprivoisé
son piano pour en faire, via l’ordinateur, un véritable
partenaire. Il a, dès les années 60, aux Etats-Unis,
jeté les bases de l’informatique musicale avec la
première synthèse des cuivres. Il compose ses
propres oeuvres aussi bien à partir de sons readymade recueillis dans ses chères calanques de
Marseille qu’en créant des sons nouveaux, entièrement calculés par informatique, et il aime reconnaître dans les orgues de Saint-Victor la réalisation
empirique des principes de synthèse additive de
Fourier.Solidement installé à la croisée des chemins
entre la musique et l’informatique, Jean-Claude
Risset y prêche inlassablement la cause qui lui
est chère : la remise à l’honneur d’une conception
de l’université, donc de la culture, où, comme à la
Renaissance, arts et sciences auraient à nouveau
partie liée.
Réalisation : Jean-François DARS, Anne PAPILLAULT
Année : 1999
Production - Distribution : CNRS
Mardi 7 mai matin et après-midi - Durée 26 mn
LES GRANDES ORGUES : LES SORCIERS
ONT UN TUYAU - Série : C’est Pas Sorcier.
Derrière les claviers de l’orgue, il n’y a pas de
marteaux qui frappent les cordes comme sur un
piano, mais une soufflerie complexe qui propulse
les sons avec une puissance extraordinaire. Avec la
complicité d’organistes passionnés, Sabine nous
fait découvrir la manière dont on joue de ces
majestueuses machineries. Nous la retrouvons
ensuite chez un facteur d’orgue pour une visite
étonnante de sa manufacture.
De la fabrication du buffet au ciselage délicat des
tuyaux, nous assistons à la naissance de ces
instruments pas comme les autres.
Année : 2009
Production - Distribution : France Télévision
Mardi 7 mai matin et après-midi - Durée 26 mn
LUTHIERS : DE L’ ARBRE AU VIOLON (LES)
Série : C’est Pas Sorcier.
Fred et Jamy font découvrir aux enfants de quels
bois sont fabriqués les violons, comment le sens de
la coupe dans le tronc de l’arbre joue sur la solidité
du violon, pourquoi les vibrations se propagent
mieux dans le bois d’un arbre qui a grandi en
montagne, comment un archet que l’on frotte sur
une corde produit un son et comment ce son se
propage dans les airs.
Année : 1998
Production - Distribution : France Télévision
Vendredi 10 mai soirée - Durée 53 mn
MAÎTRES DE CHANT DIPHONIQUE
Dörvön Berkh est un ensemble vocal composé
de quatre des plus grands maîtres du chant
diphonique mongol. Johanni CURTET, ethnomusicologue, nous entraîne sur sa longue route, nous
montre le travail de création des concerts, l’apport
des grands maîtres, et enfin les sources de cette
musique ancestrale dont il recense les pratiques
et les modes d’apprentissage. De la création d’une
tournée française, jusqu’aux confins des steppes de
l’Altaï, ce film est un voyage musical et ethnographique rare et envoutant.
Réalisation : Jean-François CASTELL
Année : 2010
Production - Distribution : La Curieuse
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Samedi 11 mai matin - Durée 52 mn
MALOYA, LES RACINES DE LA LIBERTÉ
Série : Chroniques de l’Océan Indien
© Rob Wayman
Apparu sur l’île de la Réunion (océan Indien)
dès la fin du XVIIe siècle, le maloya était, dans les
plantations, la musique et la danse des esclaves.
Comment cette musique, apparemment gommée
de la mémoire des Créoles, est-elle, au cours des
vingt dernières années, redevenue un moyen
d’expression majeur de l’identité réunionnaise ?
Réalisation : Marie-Claude LUI VAN SHENG
Année : 1998
Production - Distribution : RFO, Viné Horizon,
Doriane films
Jeudi 9 mai après-midi - Durée 28 mn
MUSIQUE BRETONNE DANS LA
SOCIETE RURALE DU XIXE SIECLE (la)
Série : Muzik Breizh, un siècle de musiques bretonnes
Au XIXe siècle, la vie quotidienne bretonne était
rythmée par les moissons, les récoltes, fenaisons
qui étaient autant d’occasions de faire la fête.
On convoquait alors les “sonneurs”, musiciens
rétribués, pour animer les réjouissances.
Ces derniers avaient aussi une fonction sociale.
Les “guerz”, chants mélancoliques, rapportaient les
faits divers. Le “kan ha diskan” qui se chante à deux,
était plus revendicatif. Dans les années 1910, cette
culture fut menacée. La guerre, la modernisation
de l’agriculture, l’exode rural, l’école ont progressivement fragilisé et dévalorisé ces modes d’expression
traditionnels. Réalisation : Pierrick GUINARD
Année : 1998
Production : 13 production, France 3 Ouest,
Ina Atlantique, Skol-Uhel ar Vro. Distribution : CNC
Vendredi 10 mai matin - Durée 58 mn
MYSTÈRE STRADIVARIUS (LE )
Sur les mille violons fabriqués par Antonio
Stradivari il y a trois siècles, six cents sont encore en
circulation ; ils se vendent jusqu’à 1,5 million
d’euros. Mais d’où vient leur son unique ? Malgré les
recherches des laboratoires et des luthiers, personne
n’est arrivé à percer le mystère du Stradivarius. Les
scientifiques savent en mesurer les caractéristiques,
fréquence des vibrations de chaque pièce,
résonance, amplification, interférences, mais sans
rien révéler de fondamental. S’agit-il d’un réel
mystère ou d’un mythe entretenu depuis trois
siècles ?
Réalisation : Stéphane BEGOIN
Année : 1998
Production - Distribution : ARTE, ET ASSOCIES
Jeudi 9 mai matin - Durée 14 mn
PIERRE ET L’ETANG (….LES TEMPS…) (LA )
Série Images d’une œuvre (n° 12)
L’œuvre contemporaine La pierre et l’étang
(...les temps...), prend sa source au souvenir d’un jeu
d’enfant. Un jeu tout simple, dont nous avons tous
pu faire l’expérience : qui ne s’est jamais amusé à
jeter une pierre dans l’eau ? En masse, en ricochets
ou par pluie de cailloux, ce sont ces images multiples qui inspirent Ivan Fedele. Le compositeur nous
explique comment les technologies de captation de
mouvement, lui permettent de renforcer autant le
spectaculaire que le poétique de l’espace orchestral.
Réalisation : Jérémie SZPIRGLAS et Christian BAHIER
Année : 2011
Coproduction : IRCAM, Centre Pompidou
Mercredi 8 mai après-midi - Durée 30 mn
PLAYING THROUGH THE CHANGES
Précédé de BOURBON STREET (4 mn) sur les
influences de cette rue mythique rue de la
Nouvelle-Orléans.
Wynton Marsalis, trompettiste et compositeur
américain, né en 1961, brille aussi bien en jazz qu’en
musique classique. Ce docu-portrait montre ses
influences traditionnelles et familiales et son travail
avec de jeunes musiciens. Une demi-heure où l’on
côtoie son talent, son humour, sa philosophie, en
écoutant quelques-uns de ses plus brillants morceaux. Incluant des témoignages de Ellis Marsalis,
Clark Terry, Doc Cheatham, Dr. George Butler,
Ed Arrendell, Stanley Crouch entre autres.
Réalisation : Sylvie JACQUEMIN
Année : 1992
Production - Distribution : Mark Kalbfeld,
Sony Music NY, Ed Arrendell Mgt , Planet Inc LA
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Vendredi 10 mai matin - Durée 45 mn
PORTRAIT DE JEAN WIENER
Dans le décor de sa maison, Jean Wiéner, entouré
de sa famille, raconte ses souvenirs de musicien et
de compositeur, ses débuts d’enfant prodige, ses
passions. Il évoque les époques exceptionnelles
qu’il a traversées, sa chance d’avoir côtoyé des gens
célèbres (Darius Milhaud, Igor Stravinsky, Erik Satie,
Jean Cocteau), sa découverte du cinéma, le Paris des
années 1920, la création des concerts Wiéner-Doucet,
le bar Gaya (futur “Boeuf sur le toit”), sa découverte
du jazz, ses créations ....
Réalisation : Jacques BRISSOT
Année : 1981
Production - Distribution : CNRS
Mercredi 8 mai après-midi - Durée 20 mn
POWWOWS DES INDIENS
DES PLAINES
Les Powwows sont de grands rassemblements
amérindiens, où chants et danses se succèdent
durant 3 jours. Démultipliées dans toute l’Amérique
du Nord depuis les 30 dernières années, ces
réunions intertribales sont à la fois des lieux de retrouvailles familiales et sociales, et des lieux de
transmission culturelle et identitaire. Le battement
du tambour, assimilé au battement de coeur de la
terre-mère, est traité comme une entité sacrée.
Images filmées et produites par : Sylvie jacquemin
Année : 2009
Mercredi 8 mai après-midi - Durée 10 mn
SILENCE HABITE (le)
Dans les anciens marais salants recyclés pour
l’élevage de poissons marins, s’étudie le comportement des poissons avec leur environnement, ici
le bar. Grâce à un émetteur fixé sur son dos, vous
découvrirez comment comprendre ses réactions
provoquées par les bruits, les changements de
température, ou l’apport de nourriture.
A voir avant la conférence du biologiste Jean Paul
Lagardère “Les poissons se parlent” Mercredi 8 mai
18h00.
Réalisation : Paul MENET
Année : 1994
Production - Distribution : IFREMER
18
Jeudi 9 mai après-midi - Durée 27 mn
SON DU PATRIMOINE (LE)
Visite des coulisses du Musée de la Musique de Paris,
qui possède 5000 œuvres dont 900 sont exposées.
Un aperçu des différentes activités du musée :
l’arrivée de nouveaux instruments, l’achat de
matière première (en l’occurrence de l’ivoire saisi
par les douanes) pour la restauration, les réunions
de concertation pour l’acquisition de nouvelles
pièces, l’inscription à l’inventaire, la présentation
des collections.
Réalisation : Laurent DURET
Année : 2001
Production - Distribution : CNRS Images, Musée de la
Musique
Samedi 11 mai matin - Durée 6 mn
UN CHANT POUR CAUSE DE BARRAGE
Chronique chantée du village de Luz noyé par
les eaux du barrage d’Alqueva au Portugal.
Polyphonie masculine de l’Alentejo. Images
de l’ancien et du nouveau village reconstruit.
Réalisation : Fabienne WATEAU
Année : 2011
Production - Distribution : CNRS
Mercredi 8 mai après-midi - Durée 13 mn
UN DÉCODAGE DANS LE VENT
Pierre Jouventin, du laboratoire d’Ethologie
comportementale de Montpellier, s’intéresse à la
communication chez les mammifères marins.
Il cherche à comprendre comment les mères otaries
retrouvent leur propre bébé parmi des milliers
d’autres, grâce à la reconnaissance vocale. Au milieu
d’une colonie de 800 femelles qui nourrissent
800 jeunes, il enregistre les cris des animaux et
nous montre comment isoler les paramètres du
signal acoustique essentiels pour l’identification.
Réalisation : BERTHONNEAU Véronique
Année : 2000
Production : Point du Jour
Distribution : CNRS Images
Jeudi 9 mai après-midi - Durée 21 mn
Mercredi 8 mai matin - Durée 36 mn
Série de 5 films sur les travaux d’étude et de
restauration des collections du Musée de la
Musique de Paris.
1 - Dessin technique d’instruments de musique.
Les techniques utilisées pour faire les plans détaillés
des instruments de musique anciens et en fabriquer
des copies. 2 - Restauration des décors peints des
instruments de musique. Différentes techniques
permettent d’analyser les altérations et les matériaux employés : microscopie électronique, stratigraphies. 3 - Electrolyse d’un saxophone basse.
Restauration et traitement à l’aide de la technique
de l’électrolyse. 4 - Exemples de dégradations des
matériaux modernes. Gros plans d’instruments
ayant subi des dégradations : guitares Jacobacci de
1965 et 1962, et accordéon anonyme daté de 1850.
5 - Acoustique et fac-similés. Le problème de la
comparaison du son des instruments anciens et de
leurs copies modernes par William Christie.
Réalisation : Laurent DURET
Année : 2000
Production - Distribution : Musée de la Musique, CNRS
La fabrication des flûtes de Pan chez les ‘Aré’aré de
Malaita aux îles Salomon. Description précise de
toutes les opérations nécessaires : coupe des
bambous, préparation des tiges, séchage, mesure
des différents tuyaux par rapport au corps humain,
ajustage, ligature et accord des différents tuyaux.
Réalisation de deux ensembles d’instruments se
distinguant par la taille des flûtes de Pan et par
l’échelle musicale (équiheptaphonique et
pentaphonique). Les musiciens jouent ensuite deux
pièces de musique.
Réalisation : Hugo ZEMP
Année : 1979
Production : Hugo ZEMP, CNRS
Distribution : CNRS Images
UN MUSÉE AUX RAYONS X
Jeudi 9 mai après-midi - Durée 28 mn
UN SIÈCLE DE MUSIQUES BRETONNES,
LES ANNÉES 80
Série : Muzik Breizh, un siècle de musiques bretonnes
Après l’engouement médiatique et populaire des
années 1970, c’est le moment pour de nombreux
musiciens de musique bretonne d’effectuer un
retour aux racines pour mieux digérer le métissage
des années précédentes. Les grandes maisons de
disque abandonnent la musique folk au profit de
nouveaux courants tels que le punk, le funk ou le
disco. C’est à l’étranger que les chanteurs bretons
trouvent alors leur nouveau public. La musique
celtique s’exporte tandis qu’au cœur de la Bretagne
rurale, hors de toute pression médiatique, s’effectue
une collecte minutieuse de la mémoire. Réalisation : Pierrick GUINARD
Année : 1998
Production : 13 production, France 3 Ouest,
Ina Atlantique, Skol-Uhel ar Vro. Distribution : CNC
Tailler le bambou
Mercredi 8 mai après-midi - Durée 50 mn
VACARME EN HAUTE MER Dans ce documentaire sur la pollution sonore
sous-marine nous suivons le journaliste
Sébastien Folin à la découverte des bruits du monde
du silence. Chants, codas, clicks, trilles, sifflets sont
produits par les mammifères marins pour communiquer, se repérer et se retrouver. Plates-formes
pétrolières, recherches minières, sonars et bateaux
créent dans ce même espace une cacophonie sousmarine imperceptible à la surface. Des études mettent déjà en lumière leur incidence sur l’échouage
des baleines.
Réalisation : Jérôme JULIENNE et John JACKSON
Année : 2012 - Production - Distribution : Grand Angle,
Souffleurs de Vert, France Télévisions
Jeudi 9 mai après-midi - Durée 41 mn
VIELLE ÉLECTROACOUSTIQUE (LA)
La vielle à roue avec son histoire millénaire,
ses différents répertoires et son potentiel musical
et créatif très riche, reste un instrument de musique
peu connu du grand public.
Les possibilités actuelles d’amplification et de
traitement sonores ont permis de la révéler
comme un véritable poly-instrument rythmique et
mélodique, adapté à la création musicale
contemporaine.
Depuis bientôt vingt ans, la vielliste
Laurence Bourdin interprète musique ancienne,
contemporaine ou pluriculturelle sur les quatre
continents.
Réalisation : A.M. IKOMB
Année : 2012
Production - Diffusion : Cie Grain de Sons
19
CONCERTS
Jazz
Concert
de Cristal Baschet,
par Michel Deneuve,
Soirée d’ouverture
mardi 7 mai 20H30.
Musicienne invitée :
Estelle Nourygat, violon.
in the City
21h00 et
à 23h00
Mercredi 8 mai
Cour du château de Noirmoutier *
Jazz in the City et balade avec Cesaria
22h00
Inspirée par des artistes comme Julie
London, Diana Krall, Nathalie Cole, la
chanteuse de jazz Herma Vos viendra transformer la soirée du 8 Mai
en un show plutôt glamour, rétro et
hollywoodien avec ses copains
musiciens du Grand Orchestre du
Splendid…rien de moins ! Du jazz standard, du cabaret mais aussi du latino.
Ainsi vous écouterez Frédéric Thibault au piano, Dominique-Frédéric
Westrich à la guitare basse, et Alain
Richard à la batterie. Jeune chanteur
invité : Eddy Maucourt.
Première du film “Cesaria”
De et avec Bruno Coulon (voir résumé page 12),
en hommage à Cesaria Evora.
20
* Si les conditions météo le permettent.
Sinon la soirée se tiendra au CC Les Salorges
Jeudi 9 mai
CONCERTS
Cour du château de Noirmoutier *
Résonances Celtiques
Première partie
Douar-Neizh
21h00
(Terre, ce nid)
Poèmes de Matyas Le Brun, mis en musique par Alicia Ducout.
Il y est question de la Terre, de la poésie de la nature, de la quête d’identité,
de l’amour des langues du monde, de la douleur liée à la perte des cultures
ancestrales.
Harpe : A. Ducout. Violon, violoncelle : C.Debray-Laizé, Sami Fatih.
Percussions : A. Debray-Laizé. Guitare Eddy Maucourt. Danse : Aenor Auget.
Matyas Le Brun dédicacera son livre - CD Douar-Neizh à l’issue du concert.
Wezen
21h45
Dernière partie
23h00
Samifati
vs Cinéaxe
À la frontière du hip-hop et des musiques
électroniques, SAMIFATI triture et manipule le
son du violon pour l’intégrer au modernisme
des machines. Sur scène, il est accompagné
par Cinéaxe, VJ, qui se sert de cet univers musical étonnant pour projeter en direct ses visuels soignés et percuter le public.
Ce concert multimédia décline une histoire de la naissance
de la musique sous deux formes artistiques, musicale et
visuelle. Wezen est né de la volonté d’écrire un récit dans la
lignée des oeuvres symbolistes de la fin du 19ème siècle,
à la marge du conte “médiéval”, “fantasy“, à la croisée de la
réécriture de conte traditionnel, et de la littérature tolkienienne. On y trouve des symboles et archétypes présents
dans de nombreuses mythologies (personnages, nombres,
lieux, parcours initiatiques), mais ceux-ci sont remodelés
et agencés de façon à mettre en relief leur caractère
universel proprement mythique. Les principes de la
musique classique côtoient les instruments traditionnels
celtiques et orientaux : la harpe celtique, le bodhran et la
flûte irlandaise, le oud, le piano.
Les sons électroniques viennent davantage encore
connecter de façon subtile cette matière traditionnelle au
présent et au monde d’aujourd’hui.Interprétation :
Alicia Ducout : auteur, harpiste, conteuse, comédienne
Marc Blanchard : graphiste, illustrateur, plasticien,
musicien - Antoine Pinçon : artisan du son - Kenan
Guernalec : flûtiste - Florian Baron : guitariste,
oudiste. Tout public à partir de 8 ans.
Alicia Ducout dédicacera son livre-CD Wezen
à l’issue du concert
Samedi 11 mai
21h30
Cour du château de Noirmoutier *
Soirée de clôture
Soirée Flamenca
Flamenco Puro avec Claude Worms
et Maguy Naîmi
Guitare : Claude Worms. Cante :
Maguy Naïmi - Ce duo interprètera
des Bulerías, Cantiñas, Caracoles,
Fandangos, Granaínas, Malagueñas,
Tarantas, Siguiriyas, Vidalitas et
Soleares du répertoire flamenco puro.
Suivi de : SOL Y SOMBRA
Guitare : Sami Kesraoui. Cante :
Critobal Soto. Danse : Lorine Deazevedo.
21
PROGRA M M E
ENFANTS
LE FESTIVAL REÇOIT…
Trân Quang Hai
est le plus grand
spécialiste du chant
diphonique
dans le monde.
De famille de musiciens
traditionnels depuis cinq
générations, il joue d’une
quinzaine d’instruments de
musique : cithare à 16 cordes
(dàn tranh), vièle à 2 cordes
(dàn co), cliquettes à sapèques
(sinh tiên), guimbardes (dàn
môi), cuillers (muông) pour le
Vietnam ; vièle à 2 cordes (nan
hu) pour la Chine ; tambour à
1 peau (zarb) pour l’Iran ;
luth à 4 cordes principales et
3 cordes rythmiques (vina),
luth d’accompagnement à
4 cordes (tampura) pour l’Inde ;
violon, guitare, mandoline,
banjo, flûte à bec, différentes
guimbardes d’Europe et d’Asie.
Ethnomusicologue au CNRS,
et compositeur, Tran Quang
Hai sait jouer des palettes
sonores Orientales et
Occidentales, qu’il mêle à sa
manière toute personnelle,
empreinte d’humour.
Enfin, grand pédagogue,
il est spécialiste des rencontres
avec les enfants, et à ce titre
animera durant le festival
plusieurs ateliers dans les
écoles et collèges de
Noirmoutier.
http://tranquanghai.com
LE VOYAGE MUSICAL
Atelier percussions à partir de 7 ans
Durée : 50 minutes
Inscription gratuite aux Salorges,
à l’accueil du festival dès le mardi 7 mai
à 10h00.
Comment le premier didjeridoo a-t-il créé
les étoiles, et quand le bendir africain a-t-il
découvert la pluie irlandaise ?
Anthony Debray-Laizé racontera aux enfants
des histoires pour voyager à la découverte
des instruments du monde, les invitera à
s’exprimer après l’écoute, et à jouer sur certains
instruments pour sentir comment le sens du
rythme arrive en eux. Instruments manipulés :
didjeridoo - tamboa - sensula - cajon - tampura
tablas - bendir - bodhran - seadrum - shimes tubanos
Cet atelier sera également proposé dans les
écoles primaires les 6 et 7 mai.
ANTHONY DEBRAY-LAIZE
Percussionniste passionné de sons en tous
genres, joue une quinzaine d’instruments du
monde. Il profite de son master de politiques
culturelles pour étudier les mythes et légendes
celtiques puis prend le chemin de traverse du
conteur musicien. Il ne cesse depuis de
parcourir la Bretagne avec son sac d’histoires
et ses drôles de percussions !
http://lacompagnieduhetre.wordpress.com
22
LA VOIX HUMAINE
Lundi 6 et mardi 7 mai dans les collèges.
Tran QUANG HAI présentera aux collégiens les
techniques vocales de l’Asie avec démonstration
spectrale grâce au logiciel analyseur d’harmoniques Overtone Analizer. Il leur exposera les
possibilités de la guimbarde (voix robotique,
application de la guimbarde dans la musique
techno, beat box), des cuillers comme instrument mélodico - rythmique, ainsi que la diversité des tons de la langue vietnamienne.
LA GUIMBARDE ET LE
CHANT DIPHONIQUE
Lundi 6 et mardi 7 mai dans les écoles
primaires.
Découverte de la musique asiatique à travers
les démonstrations vocales (voix de fausset de
l’Opéra de Pékin, voix de gorge mongole, voix
rauque de théâtre bunraku japonais), les techniques instrumentales (cuillers, guimbardes en
bambou et en métal - Vietnam, Indonésie, Chine,
Yakoutie) et quelques chants traditionnels du
Vietnam.
S p e c ta c l e m u s i c a l
ZOUNA
CONTE MUSICAL
Samedi 11 mai 17h00 - Durée 1h.
Centre culturel Les Salorges
Public : à partir de 4 ans
Inspiré d’un conte traditionnel
tzigane et de la vision du conteur et
écrivain Bernard Chèze, le spectacle
ZOUNA raconte comment le violon
fut donné aux hommes par l’esprit
de Hêtre. Dans une ambiance de forêt et de campement gitan, la musique, la danse et le conte conversent, pour le plus grand plaisir des
enfants et de leurs parents.
Distribution :
Aénor Auget : la vieille femme,
l’esprit du hêtre et Zouna
Christine Debray-Laizé : la mère
(Sivan), et la reine des gitans
Anthony Debray-Laizé : (Pierre)
et le fils (Luis)
Eddy Maucourt : un gitan.
ATELIER
INSTRUMENTARIUM
Enfants à partir de 6 ans
Informations et inscriptions à
l’accueil du festival à partir du
mardi 7 mai
Avec Francesco RUSSO, musicien,
compositeur, formateur Baschet, les
enfants pourront gratter, caresser,
pincer, frotter, frapper l’instrumentarium Baschet, ensemble pédagogique
de 14 structures sonores inattendues
aux couleurs vives, conçu pour les enfants comme une palette de couleurs
sonores. Les enfants apprendront à
produire des sons selon leur imaginaire et, sans”reproduire”, à écouter
ce qu’ils font, à écouter ce que font
leurs voisins, et à essayer de jouer ensemble pour construire quelque chose
de façon empirique.
Cette expérience exceptionnelle au
contact de ces instruments de musique concrète leur permettra une
sensibilisation profonde au son et une
perception de la dimension vibratoire
de la musique.
Ecouter : en soirée de clôture le concert
des enfants sur Instrumentarium Baschet,
samedi 11 mai à 21h00, dans la cour du château.
www.myspace.com/russofrancesco
23
Con férences
L’ordinateur
partenaire du musicien :
simulacres, illusions, duo pour un pianiste
par Jean Claude RISSET, chercheur et
compositeur. Médaille d’Or du CNRS.
Jeudi 9 mai 14h00 - Durée : 2h00 - Entrée libre.
À la découverte
des métiers
du son et de la musique
par Emmanuel DERUTY, chercheur à l’IRISA, Rennes.
En OFF, pour tout public - à partir de 13 ans.
Lundi 6 mai à 10h00 et à 15h45 - durée : 1h00
Amphithéâtre Les Sorbets, avenue de la Victoire, Noirmoutier
en l’île.
Quand on parle de métiers du
son, on pense généralement aux
musiciens et aux ingénieurs du
son. On pense plus rarement aux
psycho-acousticiens, aux luthiers,
aux concepteurs d’enceintes ou
aux musicothérapeutes. Venez
découvrir ces métiers aux noms
parfois barbares. Ensemble, nous
pourfendrons les préjugés : non,
une grosse enceinte n’a pas nécessairement un meilleur son
qu’une petite ; oui, des gens
étudient le son des portières de
voiture et nous verrons pourquoi ; non, la musique classique
n’adoucit pas tous les problèmes,
ni n’augmente l’intelligence. Les
coulisses des métiers du son et de
la musique dévoilés !
Les poissons se parlent
par Jean Paul LAGARDÈRE,
biologiste marin, Ifremer
Mercredi 8 mai à 18h00 - Durée : 1h00
sèdent des espèces
capables d’émettre
des sons. Ainsi, la
phonothèque dédiée
aux poissons compte
actuellement plus
de 1200 sons identifiés qui se répartissent sur les 27000
espèces connues.
Le stupéfiant chez
les poissons, c’est
que le mécanisme
anatomique produisant le son n’est pas
unique comme chez
les Mammifères (larynx) ou les Oiseaux
Le “Monde du
(syrinx). Chaque
Silence” décrit par
famille de poissons a
Jacques-Yves Cousteau n’existe pas. Les développé son propre
système et, manifesmers et les océans
tement, l’évolution
sont des espaces
n’en a sélectionné auparcourus par une
multitude de signaux cun pour ses performances particulières.
sonores en tous
Tous ces systèmes ont
genres. Concernant
les poissons, nous sa- cependant le même
vons maintenant que objectif commun :
produire des signaux
100 familles de ce
groupe, sur 800, pos- dans l’intention de
24
communiquer...
La conférence développera donc les
points suivants : les
techniques d’enregistrement sousmarines, la description anatomique
et fonctionnelle de
quelques systèmes
producteurs de sons
chez les poissons et
la présentation des
sons qui leur sont
associés, les caractéristiques du signal
sonore utiles aux
poissons, le rôle des
émissions sonores
dans les fonctions
d’alarme, de reconnaissance intra et
interspécifique, de
défense du territoire,
de reproduction et de
cohésion de groupe.
Voir : les films sur
l’acoustique marine mercredi 8 mai entre
15h30 et 18h00.
Dans cette conférence spectaculaire et instructive,
l’accent sera mis sur l’exploration de la synthèse des
sons par ordinateur par Max Mathews, John Chowning et Jean Claude Risset lui-même, avec l’imitation d’instruments, la création d’illusions et paradoxes acoustiques et les applications musicales,
puis la création de l’IRCAM qui a poursuivi cette exploration. Ce vaste sujet sera illustré par des images,
vidéos et surtout des exemples sonores afin d’introduire de façon compréhensible - et sensible - des notions encore très mal connues sur le son musical et
sur les arcanes de la perception auditive.
Conférence donnée à New York, Tokyo, Londres, Paris,
Porto, Pékin.
Lire :
Composer
le son,
à paraître chez
Hermann.
Du songe au
son : entretiens
avec Matthieu
Guillot
L’Harmattan.
Introduction musicale
au flamenco
par Claude WORMS, flamencologue.
Samedi 11 mai 14h00 - Durée : 2h - Entrée libre.
Le flamenco a été l’objet de nombreux travaux
biographiques, historiques, sociologiques, littéraires et linguistiques. Pourtant, bien qu’il s’agisse
à l’évidence d’un genre musical, les études musicologiques concernant cette musique de tradition
orale restent rares. Après une introduction situant
le flamenco dans son cadre historique et géographique, Claude Worms s’attachera essentiellement
à l’analyse des processus de transmission orale, et
à la description des deux groupes de formes du
répertoire traditionnel du chant et de la guitare
- formes “a compás” (structures métriques et rythmiques) et formes “de type Fandango” (structures
mélodiques et harmoniques). A partir de la description du corpus traditionnel, il tentera de proposer
quelques pistes de recherche sur le problème très
controversé des origines musicales du processus
qui donna naissance au flamenco proprement dit
vers le milieu du 19è siècle. Séquences de
documentaires et courts exemples joués
par le conférencier.
Voir les films “Agujetas cantaor”, samedi
11 mai à 16h et “Huelva Flamenca” à 18h30.
Ecouter Claude Worms en concert samedi
à 21h30.
At e l i e r
Bar des sciences
“SONS, VOIX ET
CORPS,
UN ETONNANT
CONCERT”
Informations et inscriptions
à l’accueil du festival à partir
du mardi 7 mai.
Si les conditions météo le
permettent les ateliers pourront se dérouler dans les
dunes, espace de douceur et
de quiétude.
Vendredi 10 mai
de 16h30 à 18h00
Librairie Trait d’Union
entrée libre
Jeudi 9 mai de 10h30 à 12h00
Un “Bar des Sciences” est une
Quel est le secret de ce souffle parfait,
de cette expiration longue, douce et
pourtant forte, mais bienfaisante
comme un soupir ?
C’est d’être accompagnée d’un son.
“
“
BAR DES SCIENCES
Frédérick LEBOYER,
obstétricien
CHANT NATAL
Christine DEBRAY-LAIZE, animatrice en chant natal, proposera
une découverte de la préparation
à l’accouchement sonore aux futurs parents ; une expérience et
une réflexion à partager sur les
bienfaits du son sur les hormones
favorisant le bon déroulement de
la naissance.
Elle pratique la scène depuis son plus jeune âge.
Son diplôme du Conservatoire National de Paris en
poche, elle sillonne tout d’abord les plus grandes
salles d’Europe son violon alto sur le dos, avant de
retrouver la Bretagne, sa terre de cœur.
Elle apprend alors la harpe celtique et le violoncelle
et continue le travail de la voix. En y intégrant la
poésie, le conte ou la danse, les concerts se font
spectacles et l’envie d’une compagnie apparaît
naturellement. Lors de sa première grossesse,
Christine découvre que la respiration du chanteur
est parfaite pour l’accouchement. Neuf mois de
lectures, de rencontres et de formations plus tard, la
passion du chant natal est née. Riche de deux accouchements naturels et sonores, Christine transmet
aujourd’hui aux couples les fruits de son expérience
peu ordinaire.
http://lacompagnieduhetre.wordpress.com
http://www.lunerousse.org/
invitation à venir s’informer, témoigner,
et questionner des chercheurs sur un
sujet scientifique. C’est le partage d’un
cocktail de connaissances en toute
convivialité et sans langue de bois,
autour d’un verre.
Les sons, les voix et les musiques
s’insinuent dans nos corps, notre
cerveau en fait l’interprétation.
Il existe d’innombrables usages de
cet étrange dialogue entre corps et
sons : préparation à l’accouchement à
partir des effets du son sur les hormones, soins apportés aux troubles
de la parole (dysphonies, aphasies), du
comportement (autisme), communication avec le monde des dieux et des
esprits (extase, transe). Les expériences
singulières des intervenants présents
nous apporteront un éclairage sur
les nombreux questionnements que
suscite ce vaste sujet.
La Librairie Café Trait d’union
Bien que nichée derrière
les douves du château, la
librairie Trait d’Union a
su trouver le chemin de
nombreuses âmes, et celui
du festival.
Une présentation de livres
consacrés à la musique,
à l’ethnomusicologie et à
la recherche musicale en
général, sera offerte aux
visiteurs.
Complice plus que jamais
avec le festival, cette année
la librairie accueillera le
“Bar des Sciences”, moment
convivial et cultivé, dans
son patio où se passent les
échanges les plus littéraires
de l’île, hiver comme été.
Autour de sa carte de
INTERVENANTS
Aénor AUGET,
danseuse et
interne en
obstétrique au
CHU de Brest.
Christine
DEBRAY-LAIZÉ,
musicienne et
animatrice en
chant prénatal.
Michel PERRIN,
ethnologue
spécialiste du
chamanisme chez
les amérindiens
Tran QUONG HAI,
ethnomusicologue
et phoniatre.
Francesco RUSSO,
musicien,
formateur Baschet.
Laurent SIMON,
psycho acousticien
à l'IRISA, Rennes.
Animateur
Bernard KUBICA,
(Bar des Sciences
de Nantes).
Librairie-Café Trait d’Union
Tél.02 51 35 59 22
1 bis rue du Grand Four
Noirmoutier-en-l’île
[email protected]
thés et cafés du monde et
autres limonades et jus de
fruits, il sera question cette
année d’un bien étrange
concert… celui des voix, des
musiques, des sons et des
corps.
25
EXPOSITIONS
MUSIQUE
EN TOUS SENS
Commissaire : Matyas LE BRUN
L’exposition du festival invitera cette
année à voir, à écouter et à toucher des
instruments de musique de plusieurs
cultures. Elle donnera également une
chronologique à l’évolution du son, des
instruments tribaux aux derniers supports numériques, en passant par les instruments atypiques ou exotiques mais
aussi les premiers objets du son du XXe
siècle.
L’accent sera mis sur la diversité et les
correspondances entre musiques savante
et populaire, archaïque et futuriste,
tribale et technologique.
Les spectateurs seront invités à partager
des instants avec des musiciens pour partir à la découverte de leurs instruments,
et même à venir essayer quelques instruments à disposition, afin de rendre
l’exposition la plus vivante et interactive
possible.
L’exposition proposera aux visiteurs une expérience sensorielle de
la musique, puisque ces structures
seront là pour être manipulées.
Ces sculptures, à la fois étranges et
pourtant un peu familières, sont
avant tout la réalisation d’un rêve
fou, celui de deux frères “en accord”
et grands visionnaires, Bernard et
François BASCHET. Créées dans les
années 50 - 60, empreintes des courants artistiques les plus émanci-
LES
STRUCTURES
SONORES
BASCHET
Prière de toucher et de jouer !
Francesco Russo, compositeur
et formateur Baschet, sera présent
pour donner des explications
et guider les visiteurs dans leur
découverte de ces instruments.
Touchez, essayez, écoutez...
venez éveiller vos perceptions
sensoriels, les oreilles grandes
ouvertes !
Matyas
Le Brun
Diplômé en Architecture, Matyas
Le Brun se dirige
ensuite vers le
reportage environnemental et social
par le biais de la
photographie,
la vidéo et
l’écriture.
Il publie plusieurs
livres avec Marie
Lorrain et Sophie
Franchini :
“Eco-Lodges - Les
plus beaux hôtels
écologiques de
France”
26
(Ed. Eyrolles, 2009),
“Eco-Lodges en
Bretagne” et
“Eco-Lodges au
fil de la Loire”
(Ed. Ouest-France,
2011 et 2012). Avec
Amélie Tourneux
et un collectif de
musiciens, il publie
le recueil de poésie
“Douar-Neizh,
Terre, ce nid”
(Ed. Delatour, 2013).
Entre 2008 et 2010,
il partage sa vie
avec un peuple
éleveur de rennes
dans l’Arctique
européen,
rencontre et
pés de l’époque, elles sont exposées
dans les musées d’art moderne du
monde entier, et ont servi le 7ème
art, Le Testament d’Orphée de Jean
COCTEAU,Qui êtes-vous Polly Magoo?
de William KLEIN, puis La marche de
l’empereur, Traffic, Solaris.
Le cristal BASCHET, créé en 1962 est
le dernier instrument acoustique
inventé depuis le saxophone, seules
douze personnes au monde savent
en jouer.
Ecouter : concert de Cristal Baschet,
par Michel Deneuve, en soirée
d’ouverture mardi 7 mai.
Début de la soirée : 20h30.
Lire : Mémoires sonores, de François
Baschet, l’Harmattan, 2007.
reportage qui
feront l’objet de la
publication d’un
livre de photographies accompagnées de poèmes
et musiques de
Sara Margrethe
Oskal, Váimmu
vuohttume, Berceau de mon cœur
(à paraître
aux éditions
D. Delatour, 2013).
“Les
musiciens de la rue”
L’exposition Les musiciens de la rue est composée de
photographies de Matyas Le Brun prises entre 2008
et 2013 à Berlin, Cracovie, Madrid et Paris. Posant un
regard sur ces musiciens de la rue qui font vivreun
temps révolu aux passants, le photographe montre
ces artistes qui sont, contre toute attente, l’âme des
grandes métropoles car ils offrent, sur le pavé, une
partie d’eux-mêmes : une note nécessaire d’humanité
et de spiritualité au sein d’un monde industriel ultra
sophistiqué, aussi structuré que désincarné.
Saisis avec un vieil appareil argentique, nourri d’une
pellicule Noir & Blanc, ces instants volés permettent
à chacun d’entendre la mélodie qu’il souhaite, qu’il
imagine, qu’il ressent. L’absence de couleurs permet
de s’attacher aux personnages pour leur inventer une
vie : qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Musiciens du dimanche ou émigrés ? Artistes déchus ou travailleurs
de la rue ? Jouent-ils pour survivre ou pour donner du
bonheur à la société ? Accompagnés de leur plus simple
compagnon, partie d’eux-mêmes - l’instrument -, ils
explorent leur créativité sans peur du jugement.
Car de tous temps la musique a fait partie intégrante
de la rue, ce lieu intemporel et social où se croisent,
au détour du chemin, désir et drame, nécessité et art.
A
EXPOSITIONS
du son (hauteur, durée, timbre et
dynamique) est traité également.
La fonction première de ces instruments n’est pas de produire des
notes et des mélodies, mais plutôt des sons et des contrastes de
timbres.
Plus de cinq cents Instrumentarium
sont utilisés dans le monde.
A
Kiosque à musique :
Grâce à la mairie de Noirmoutier, le kiosque
fait office de scène ouverte acoustique pendant
toute la durée du festival.
Vous êtes tous invités, à toute heure, à venir
partager votre musique et vous exprimer avec
d’autres musiciens, avec votre groupe ou entre
amis. Le kiosque est à votre disposition !
RDV : Place de la mairie, rue piétonne.
A
Intermèdes musicaux :
Rendez-vous à 11h, 15h et 18h, tous les jours
du festival, pour écouter des musiciens
instrumentistes faire vivre leurs instruments.
Ces courts intermèdes musicaux seront
également des moments de découvertes sur les
particularités des instruments joués. De nombreuses surprises sont au programme !
RDV : Salle d’exposition aux Salorges
© Christophe Malligand
Pour les enfants, en 1975, les frères
Baschet conçoivent leur “Instrumentarium”, permettant l’accès à
l’expression musicale sans apprentissage préalable. Les formes de ces
structures, l’organisation de leurs
claviers et leur principe acoustique
diffèrent considérablement de ceux
des instruments traditionnels.
En effet, les structures Baschet sont
rattachées à une esthétique musicale où chacun des paramètres
A
A
Laurence BOURDIN
Cette professeure de vielle à
roue et compositrice, proposera une découverte de la vielle
électro-acoustique au grand
public. Un instrument méconnu, des sonorités médiévales
aux résonances contemporaines.
Voir le film La vielle électroacoustique, vendredi 10 mai à
17h15, 42mn.
Ecouter : Laurence Bourdin,
jeudi 9 mai à 11h00 et
vendredi 10 mai à 18h00.
Une série
d’appareils
d’enregistrement
sonore anciens
(phonographes,
télégraphones,
gramophones …)
seront exposés.
(Coll. Privée HP.
Pondard)
A
27
23 avenue de la Victoire
85330 Noirmoutier-en-l’île
Tél. 02 51 39 04 62
www.hotel-noirmoutier.com
OFF e t CO M P é TITION
FILMS OFF
Diffusables à la demande sur écran
plasma, salle des petites Salorges.
Informations et demandes à
l’accueil du festival.
A Au cœur des sons, série Effevesciences :
de Antoine SPIRE, CNRS, 26 mn.
A Bastian et Lorie, notes sur le chant
et la danse flamenco, de Caterina
PASQUALINO, Cnrs, 20mn.
A Baschet, 1983.
A Baschet, 1985.
A Cent ans de béatitude, de Anne
PAPILLAUT et Jean François DARS, CNRS
Images, 52 mn. (Inde)
A Chants et danses eskimo du Groenland
oriental, de Bernadette ROBBE, Cnrs, 25 mn
A L’école du cri (La Symphonie animale),
de Antonio FISHETTI, CNRS Images, 52 mn.
A Génésis-Eks - 48 mn - CNRS (musique
informatique - version longue du film
Génésis avec concert)
A Glattalp, de Hugo ZEMP, 30 mn. (Suisse)
A Les dieux ne meurent jamais,
de Laurent AUBERT, 52 mn. (Inde)
A Musiques Aré Aré, de Hugo ZEMP,
90 mn. (Océanie)
A Musiques du Rajasthan, de Geneviève
DOURNON, CNRS Images, 106 mn.
A Musique du Pirée/Rebétiko : Portrait de
Markos Vamvakaris 52 mn (Grèce) (sous
réserve)
A Tensio, IRCAM, 15 mn (sur le compositeur Philippe MANOURY - musique
contemporaine)
A Un siècle de musiques bretonnes - de la
première guerre mondiale aux années 60,
de Pierrick GUINARD, 28 mn.
A Un siècle de musiques bretonnes Les Années 70, de Pierrick GUINARD, 28 mn.
A Un siècle de musiques bretonnes Les Années 90, de Pierrick GUINARD, 28 mn.
A Vievola : chœurs et danses du col
de Tende, de Jean-Dominique
LAJOUX, CNRS Images, 26 mn. (Italie)
A Voix de tête, voix de poitrine,
de Hugo ZEMP, 23 mn. (Suisse)
Jeune public :
A Les grandes orgues, les sorciers ont
un tuyau, 26 mn (Série C’est pas sorcier)
A Les luthiers : de l’arbre au violon,
26 mn (Série C’est pas sorcier)
A Comment notre voix fonctionne-t-elle ?
Crédits photos
© CNRS Photothèque - VRIGNAUD François
Mur de projection visuelle utilisé pour un jeu,
Cubophobia, basé sur les lois de la physique
dans lequel le joueur doit contrôler les
mouvements de la balle verte.
© CNRS Photothèque - CHASTAGNER Guy
Mesure du rendement acoustique d’une
guitare dans une enceinte à vide,
avec système d’excitation automatique.
© CNRS Photothèque - VIGNAUD Thomas
Vieille guitare et nacres à Tetamanu, atoll
de Fakarava, archipel des Tuamotu, Polynésie
française.
© CNRS Photothèque - ROUGET G.
Xylophone double. Le résonateur de l’instrument principal est une fosse creusée dans
la terre. Facture très primitive. Sans doute
le plus grand xylophone du monde. Utilisé
exclusivement pour un rituel vodoun. Afrique
occidentale, sud duBénin.
© CNRS Photothèque/IRCAM - RAGUET Hubert
Chercheur devant un “robot musicien” qui
permet de “souffler” dans une trompette de
manière parfaitement contrôlée et d’étudier
ainsi la manière dont sont émis les sons.
30
© CNRS Photothèque - Instruments de
musique à cordes en matériaux composites.
Les matériaux composites offrent désormais
des qualités
© CNRS Photothèque/Agence Zèbre - HABERT
Francis - J. C. Risset, médaille d’or du CNRS au
piano Disklavier qui est un piano mécanisé :
chaque touche est munie d’un capteur et
aussi d’un moteur.
© Acrylique de Martine FAVREAU.
FILMS EN COMPÉTITION
Le Jury Jeune remettra 2 prix en soirée de
clôture : la Vague Azur, 1er prix,
et la Vague Emeraude, 2ème prix :
samedi 11 mai à 20h30. Entrée libre.
1. Aux origines de la musique 52 mn
2. Le mystère Stradivarius 52 mn
3. L’instinct de la musique 100 mn
4. Vacarme en haute mer 52 mn
5. Son du patrimoine (Le) 21 mn
6. Un musée aux rayons X 28 mn
7. Chant des harmoniques (Le) 28 mn
8. Les maîtres du chant diphoique 52 mn
9. Fragiles mélodies 52 mn
10. Les dauphins, auxilières de recherche 10mn
11. Le chant du capitaine de la foret 6 mn
L’ÉQUIPE DU FESTIVAL
Nicole BRUNET : Directrice
Christine CHAPON : Présidente
Michèle MOREAU : Secrétaire
Anne TALLEC : Trésorière
Coordination : Animations et ateliers :
Brigitte VILLIERAS
Accueil : Paule SIMONNEAU
Chauffeurs : Catherine LEGAL
Communication de proximité :
Yves SIMONEAU
Conférences : Jean VILLIERAS,
Jérôme HUSSENOT
Expositions : Matyas LE BRUN
Graphisme : Brigitte DUBOIS
Hébergement : Carmen VILLALBA
Logistique : Yves LAFORGE
Régie plateau : Vincent WILLIAMSON
Relations avec les écoles : Anita BUTON,
Jean VILLIERAS, Michèle VIVIER
Restauration : Jean FEBVRE
Webmaster : Joseph CHAUVEAU
Brigitte BINI, Gérard BINI,
Michel DEMOULE, Chantal ELIE,
Marie Bernadette GANGHOFFER, Claude
LAMOTTE, Vivianne LAURIER, Françoise
LEPAGE, Michèle LEROY, Martine RENAUD,
Pierre RENAUD, Nadia PANNETIER,
Jean Pierre PANNETIER, Marie PITOISET,
Jean-Michel PLUN, Mauricette RIVIERE,
Jacques RIVIERE, Philippe ROBART,
Bruno TALLEC, Hélène VIVET,
Thomas VIVET.
JURY JEUNE
Le regard des jeunes intéresse
réalisateurs et chercheurs désireux de
partager avec eux leur passion pour la
recherche.
C’est pourquoi un jury jeune composé de
6 élèves de l’école de musique du Vieil et
des collèges évaluera les films en compétition selon des critères pédagogiques et
esthétiques.
Ils décerneront 2 prix aux réalisateurs :
1er prix la Vague Azur et
2ème prix la Vague Emeraude.
Membres du jury Jeune 2013 :
Lina FERRADI, 11 ans
Esther FOURNIER, 11 ans
Baptiste JANVIER, 14 ans
Aurélien MEUNIER, 13 ans
Mary MORTON, 11 ans
Tess SEGALEN, 13 ans
REMERCIEMENTS
Les organisateurs du festival
remercient tous les artistes, les chercheurs,
les partenaires, qui ont contribué à la
réalisation du festival, ainsi que les
personnes suivantes pour leur aide
généreuse :
Laurent AUBERT, ethnomusicologue
Catherine BALLADUR, CNRS Images
Marie BRULEY, Chargée de la promotion
et de la communication territoriale
Anita BUTON, relations écoles primaires
Annie DAMOUR, enseignante
Murielle DUCAS, Ircam, chargée d’études et
de réalisations culturelles
Brigitte DUBOIS, graphiste
Joseph CHAUVEAU, webmaster
Jules ESPIAU DE LAMAESTRE, IRISA,
project coordination engineer
Michèle GAULUPEAU, relecture
Monique GALLAND-DRAVET, CNRS Images
Véronique GORET, CNRS Images
François GENDRON, centre culturel
Les Salorges
Sylvie JACQUEMIN, réalisatrice
Patrick KERSALÉ, ethnomusicologue
Panayiotis KYRIAKOULAKOS, président
de l’association CAID, Athènes
Bernard KUBICA, animateur du
Bar des Sciences
Daniel LE GUEVEL, Directeur d’Amzer Nevez
Anne-Flore LECAT, CNRS Images
Bernard LHOSTE, CNRS Images
Christophe MALLIGAND, photographe
Laurence MORDENTI, CNRS Images
David MORTON, Dr. école de musique du Vieil
Estelle NOURYGAT, violoniste
Michel PERRIN, ethnologue Collège
de France
Henry-Paul PONDARD, Cin’Etoiles
Marie-Jo PONDARD, Cin’Etoiles
Morgane PONDARD, Cin’Etoiles
Fanny POTIER, presse.
Michel POTTIER, photographe
Ingo RUDLOFF, réalisateur
Olivier SAUZEREAU, conférence de presse
Hélène STENMANS, prêt d’instruments
africains
Brigitte TOUILLIER, chargée
d’administration, Association
Structures Sonores Baschet
Quang Hai TRAN, ethnomusicologue
Toute l’équipe de la librairie Trait d’Union
L’Association des Collectionneurs de l’Epine,
prêt de vitrine
Nous remercions tous les réalisateurs et les
chercheurs qui par leurs images partagent
leurs connaissances avec nous tous.
Merci à l’équipe du Centre culturel
Les Salorges.
Nous remercions les enseignants des écoles
et collèges qui font bénéficier leurs élèves du
festival.
Merci à nos fidèles partenaires.
Nous remercions tout particulièrement
l’équipe de bénévoles grâce à qui le
festival prend vie.
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Graphisme : Brigitte Dubois - Impression Offset 5 Édition
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