Tumeurs de VESSIE

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Tumeurs de VESSIE
Tumeurs de VESSIE
Dr Nicole Berger
DES 01/12/09
Epidémiologie des tumeurs vésicales (en France)
y 3% des cancers (en augmentation depuis 20 ans)
y 3 hommes / 1 femme :
4.7% chez l’homme 4ième rang
y 1.3% chez la femme 8ième rang des cancers
y
y ~ 10 000 nouveaux cas / an en France
y responsable de 3% des décès par cancer
y facteurs favorisants :
y TABAC
y Abus d’analgésiques
y industrie (colorants)
y bilharziose (carcinome épidermoïde)
y ...
Classification OMS 2004 des tumeurs du système urinaire
y TUMEURS UROTHELIALES
y Tumeurs épidermoïdes
y Tumeurs glandulaires
y Tumeurs neuroendocrines
y Tumeurs mélaniques
y Tumeurs mésenchymateuses
y Tumeurs du système lymphoïde
y Tumeurs diverses
Tumeurs urothéliales
y
Carcinome urothélial infiltrant
y
y
y
y
y
y
y
y
y
Différenciation malpighienne- glandulaire- trophoblastique
En nids – micro kystiqueMicro papillaire
Lymphoépithélial-like ; lymphoma-like
Plasmocytoïde
Sarcomatoïde
à cellules géantes
Indifférencié
Tumeurs urothéliales non invasives
y
y
y
y
y
y
OMS 2004
Carcinome urothélial in situ
Carcinome urothélial papillaire non invasif de haut grade
Carcinome urothélial papillaire non invasif de bas gade
Tumeur urothéliale papillaire non invasive de bas potentiel de malignité
Papillome urothélial
Papillome inversé
Tumeurs urothéliales
y > 90 % des tumeurs vésicales
y Maladie urothéliale multifocale à expression
concomitante ou successive sur tout l’arbre urinaire
y Modes de présentation :
Tumeur macroscopiquement papillaire (65 -70%) à
potentiel de malignité variable (récidive-progression)
y Carcinome invasif d’emblée (30%) sur CIS préalable
souvent non connu
y CIS isolé (<5%)
y
T UROTHÉLIALES
y Ces tumeurs sont classées en fonction de
y leur GRADE : tumeurs papillaires
y Leur STADE (TNM /UICC 2002)
y T non invasives : p Ta ou p Tis
y T invasives :
y p T1 (lamina propria) : T conservateur
y p T2 – p T4 (musculeuse et au-delà) : T cystectomie
y
Le stade est le facteur pronostique le plus important
Grade tumoral
• Utilisé pour les lésions non invasives
– tumeurs papillaires – planes
• Systèmes de Grading : plusieurs – controverses..
• OMS 1973 : G1 G2 G3
• OMS 2004 (suite à consensus 1998)
– TPFPM (PUNLPM)
– Carcinome papillaire non invasif bas grade
– Carcinome papillaire non invasif haut grade
• Nouvelle redéfinition des critères histologiques
• La nomenclature G1 G2 G3 est encore largement utilisée en clinique
• La correspondance entre les 2 systèmes est–elle possible ?
• Le grade est une donnée très importante pour les T pTa pTis pT1
Stade tumoral TNM 2002
‰ CLINIQUE
Ta : tumeur papillaire non invasive
Tis : carcinome in situ : « tumeur plane »
T1 : tumeur envahissant le chorion
T2 : tumeur envahissant la musculeuse
•T2a : tumeur envahissant le muscle superficiel (moitié interne)
•T2b : tumeur envahissant le muscle profond (moitié externe)
T3 : tumeur envahissant le tissu péri-vésical
•T3a : envahissement microscopique
•T3b : envahissement macroscopique (masse extra-vésicale)
T4 : envahissement d’un organe péri-vésical ou de la paroi
•T4a : prostate, utérus ou vagin
•T4b : paroi pelvienne ou paroi abdominale
‰ PATHOLOGIQUE
‰ p T….
PLAN de l’exposé
y
Première partie
y Tumeurs urothéliales
y papillaires
y stades tumoraux sur la résection
y carcinome urothélial invasif commun et stade sur la cystectomie
y variantes du carcinome urothélial invasif
y Autres tumeurs non urothéliales
y
Deuxième partie
y lésions planes : CIS
y Troisième partie
y Lésions non tumorales de la vessie
Tumeurs urothéliales papillaires
tumeurs urothéliales papillaires OMS 2004
y bénignes :
y papillome
y papillome inversé
y tumeurs à potentiel évolutif variable
y Tumeur urothéliale de Faible Potentiel de Malignité
(TUPFPM) (G1)
y carcinome urothélial de bas grade (G2)
y carcinome urothélial de haut grade (G3)
Précautions pour l’étude d’une tumeur papillaire
Papilles mal orientées
Papilles bien orientées
Papillome urothélial bénin
(papillome de Mostofi)
•
Fréquence : rare
• 1 à 2% des tumeurs non infiltrantes, sujets jeunes, enfants
•
5 Critères diagnostiques :
• Solitaire
• < 2 cm
• Végétations fines
• Urothélium normal
• Couche de cellules ombrelles conservée
Traitement : résection. Pas de suivi nécessaire
• Évolution : récidive rare (8%)
•
Papillome bénin
Papillome bénin
Papillome inversé
Fréquence : 1-2% - sujet plus âgé que papillome bénin
y Siège : col vésical ou trigone (rarement uretère)
y Macro
y
y < 3cm – polypoïde – sessile ou pédiculée- surface lisse
y
Micro :
y Prolifération endophytique pseudo-infiltrante
y Travées ou massifs anastomosés à partir d’un urothélium de surface
aminci
y Pas d’atypies cytologiques
y Aspect parfois pseudo glandulaires
Évolution bénigne sans récidive
y Diagnostic
y
y carcinome de bas grade à développement inversé
Papillome inversé : aspect topographique
Papillome inversé
Aspect régulier et anastomosé des travées - urothélium régulier - cellules
palissadiques en périphérie
Diagnostic différentiel
TPFPM (G1) inversée
Papillome inversé
Tumeur urothéliale de faible potentiel de
malignité (grade G1) TUFPM
Définition : « lésion papillaire ressemblant au papillome
exophytique mais comportant une augmentation de la
prolifération cellulaire entraînant un épaississement de
l’urothélium »
y Micro :
y
y Plus de 6 assises de cellules
y Pas de troubles de l’architecture (polarité conservée)
y Pas d’atypies cytologiques
(Papillary Urothelial Neoplasm (of) Low Malignant Potential
PUNLMP
TPFPM –G1
G1
G1
Carcinome urothélial de bas grade G2
y
Définition : « tumeur papillaire présentant des
anomalies architecturales et cytologiques modérées »
y Papilles plus larges, irrégulières - fusionnées
y Architecture : trouble modéré de la polarité
y Cytologie : pléomorphisme
y noyaux plus gros –taille variable
y Chromatine densifiée – ou irrégulière
y Nucléoles visibles
y Quelques mitoses (partie basse et moyenne)
y Cellules superficielles présentes
G2 carcinome urothélial papillaire de bas grade
G2 : carcinome urothélial de bas grade
G2 carcinome urothélial de bas grade
Bas grade : G2
Carcinome urothélial de haut grade G 3
y
y
y
y
y
y
y
Définition : « tumeur papillaire montrant une
désorganisation architecturale profonde et des atypies
cytologiques sévères »
Papilles irrégulières, épaisses ou amincies, déchiquetées par
une desquamation cellulaire
Désorganisation architecturale sur toute la hauteur
Noyaux orientés en tous sens
Chromatine grossière
Nucléole volumineux (1 ou X)
Mitoses sur toute la hauteur – mitoses atypiques
Carcinome haut grade G3
Carcinome haut grade G3
HAUT GRADE
G3 Carcinome haut grade
Tumeurs urothéliales papillaires :
correspondances entre les classifications
OMS 1973
OMS 2004
Papillome
Papillome
carcinome G1
Tumeur de faible potentiel
de malignité
carcinome G2 (faible et
sévère)
Carcinome de bas grade
carcinome G3
Carcinome de haut grade
Tumeurs urothéliales papillaires
Comment répondre ?
y la classification OMS 2004
a redéfini les critères pour une meilleure reproductibilité
y a définitivement séparé un groupe de tumeur dont la progression est nulle ou
minime (TUPFPM) en évitant le mot « cancer »
y a identifié clairement un groupe de patients à haut risque
y
y Mais période de transition pour les cliniciens (terminologie plus courte
et plus commode !)
y Utiliser les 2 terminologies :
TUPFPM ou G1
y CUP bas grade G2
y CUP haut grade G3
y
Tumeurs urothéliales papillaires : évolution
y guérison
y récidive
y progression
y grade plus élevé
y infiltration
y La progression augmente avec le grade
RELATION ENTRE GRADES OMS/ISUP 2004, RECIDIVES et
PROGRESSION
PAPILLOME
PUNLMP
LOW
GRADE
Carcinoma
HIGH
GRADE
Carcinoma
55-58%
RECIDIVES
0-8%
27-47 %
48-71%
GRADE
Progression
2%
11%
7%
STADE
Progression
0%
0-4%
2-12%
15-40%
100%
93-100%
82-96%
74-90%
Survie
Non
applicable
ATTENTION !
G3
G2
L’évaluation du STADE sur matériel de
résection
y Conditionne le traitement
y Description du prélèvement :
y Non électro – coagulé
y poids
y Musculeuse présente ou non
y Inclure en totalité les copeaux
y Évaluer les stades :
y Du stade p Ta au stade pT1
y Du stade pT1a au stade p T1b
y Du stade pT1b au stade pT2a
La détermination du stade à but
thérapeutique se fait sur TUR V
pTis pTa pT1
muqueuse
⎨
Urothélium
Chorion
Muscle superficiel
Muscle profond
Graisse péri-vésicale
Organes voisins
pT2 au minimum
Évaluer la qualité du prélèvement
critères d’invasion du chorion pour EPSTEIN
y grade histologique :++ tumeurs de haut grade
y aspect des cellules urothéliales infiltrantes : nids de
cellules irrégulières, cellules isolées,
y membrane basale absente ou irrégulière,
y projections digitiformes,
y contingent invasif de grade nucléaire plus élevé ou
d’aspect cytologique différent (cytoplasme plus
abondant)
y différenciation paradoxale dans la composant
y réponse stromale
critères d’invasion du chorion pour EPSTEIN
y Grade histologique ++ haut grade
y Aspect des structures urothéliales infiltrantes
nids irréguliers – cellules isolées –
y MB absente – projection tentaculaire
y composant invasif de haut grade
y
y Réponse du stroma
y
desmoplasie – artefact de rétraction – inflammation –
stroma myxoïde – ou pseudo sarcomateux
stade p Ta : pas d’infiltration
Stade p T1 : infiltration du chorion
base des papilles irrégulières - aspect cordonal - grade
plus élevé
stade p T1 a infiltration du chorion
de l’axe des papilles
de la paroi vésicale
du stade pTa au pT1
y attention à la sur évaluation
+++
y irrégularités de la base des
papilles
y en cas de doute :
« pTa + basale douteuse »
Stade p Ta ? Ou p Ta + micro invasion douteuse ?
Subdivision du stade p T1 ?
y
Distinguer :
y Chorion superficiel p T1a
y Chorion profond p T1b
y Entre eux : musculaire muqueuse
y
Cette distinction est-elle
y toujours possible ?
y Valable?
Stade p T1 a et p T1 b
p T1 a
pT1b
Muscularis
mucosae
musculeuse
pT1a
Musculaire
muqueuse
musculeuse
p T1 a
pT1b
tumeur
Musculaire muqueuse
Stade p T1b probable ou X
Disparition de la musculaire
muqueuse
Persistance des vaisseaux
Le stade p T1 b
y infiltration du chorion profond au-delà de la
muscularis mucosae, sans atteinte de la
musculeuse
y ce stade p T1b n’est pas mentionné par la
classification de l’UICC,
y mais dans les recommandations de l’AJC
y Si le stade p T1b est atteint mais pas de
musculeuse sur le copeau envahi :
y « p T1b au moins »
Stade pT2
Infiltration de gros
trousseau musculaire Sur
REU pas de distinction
entre couche superficielle
et profonde, donc :
y « au moins p T2 a »
y
Stade sur REUV : sous stadification
y Le risque de sous-stadifier peut tenir :
y
à l’absence de muscle vésical sur les copeaux ; cela doit
être mentionné explicitement dans le compte rendu, en
particulier en présence d’une tumeur envahissant
massivement le chorion (T1b)
y
à la présence d’un stroma fibro-inflammatoire qui rend
difficile l’analyse des rapports tumeur/muscle vésical
y
à la destruction massive du muscle par la tumeur
Stade p T1 : confirmation IMMUNO
HISTOCHIMIQUE
CYTOK AE1 AE3
Stade sur REUV : sur stadification
y Le risque de sur stadification existe :
En présence de tissu adipeux sur les copeaux de résection
au voisinage de la tumeur : ne pas interpréter comme p
T3 (séreuse) : ce tissu adipeux peut exister au niveau du
chorion sous muqueux
y Si confusion entre musculaire muqueuse (fibres grêles,
parallèles à la surface, vaisseaux) et musculeuse ou
detrusor (fibres épaisses, arrondies)
y
Indications thérapeutiques à partir des données
de la REU V
y stade au minimum p T2 (musculeuse)
y
Cystectomie
y stade p Ta p T1 – p Tis (CIS)
y
Traitement conservateur
y Importance thérapeutique majeure de
l’estimation du stade sur REUV
attention à la terminologie des cliniciens
y
Pour les pathologistes :
y Tumeur non infiltrante : p Ta CIS
y Infiltrante : à partir de p T1 et au delà
y
Pour les urologues
¾ Tumeur superficielle (*) = traitement conservateur
Tumeur papillaire non infiltrante p Ta
¾ Carcinome in Situ
¾ Tumeur infiltrant le chorion p T1
¾
¾ Tumeur infiltrante = cystectomie
¾
à partir de la musculeuse (detrusor)
¾ (*)Nouvelle nomenclature pour les urologues : « tumeur n’infiltrant
pas le muscle vésical »
recommandations thérapeutiques pour les tumeurs
« superficielles » selon les risques (2004 - 2005)
y
Risque faible pTa G1-G2
• RTUV complète + surveillance
< 3cm), sans récidive
y
• RTUV complète +/- chimio intraRisque intermédiaire
vésicale précoce / immunothérapie
p Ta G1-G2 > 3 cm ;
multifocale et/ou
récidivante ; p T1 G1-G2
y
Risque majeur pTa G3;
pT1 G3; CIS diffus ;
pT1récidivante
• RTUV complète +/- biopsies de
réévaluation + immunothérapie/
cystectomie si récidive précoce
Carcinome urothélial invasif
Définition infiltration tumorale du muscle
vésical
Traitement : cystectomie
Carcinome urothélial invasif : mode de
survenue
y à la base d’une tumeur papillaire
y associé à du carcinome in situ (micro invasif ou
invasion franche)
y pas de lésion précurseur visible (ulcération)
Carcinome urothélial invasif
• macroscopie :
– polypoïde – sessile – ulcéré - infiltrant
• architecture :
–
nids – cordons – travées – cellules isolées
• stroma desmoplastique / inflammatoire
• cellules
– toujours de haut grade (sauf variantes deceptively
benign)
– avec métaplasie malpighienne ou glandulaire
Carcinome urothélial invasif
Carcinome urothélial invasif
Carcinome urothélial invasif avec
métaplasie
y
Environ 10 % des carcinomes
y la métaplasie est épidermoïde ou glandulaire
y Essayer de donner un %
y
à différencier des carcinomes épidermoïdes et des
adénocarcinomes purs
y
signification pronostique ?
y
Aucune
y Ou comportement différent au traitement
carcinome urothélial métaplasique
M. épidermoïde
M. glandulaire
Carcinome urothélial infiltrant
Le stade réel se détermine sur cystectomie
y Description de la tumeur :
y
y Localisation
y Nombre
y Taille tumorale principale
y niveau d’invasion maximum
y résection chirurgicale en profondeur sur l’adventice
y
extemporané sur les recoupes
y urétérales
y urétrales
y
ganglions péri vésicaux et relais
Pour le
pathologiste
Stade pTNM
Tumeurs
Non infiltrantes
pTis pTa pT1
muqueuse
Tumeurs invasives
pT2a
pT2b
⎨
Urothélium
Chorion
Muscle superficiel
Muscle profond
Graisse péri-vésicale
Organes voisins
Pour
l’urologue
Tumeurs
superficielles
Tumeurs infiltrantes
pT3 pT4
cystectomie ….
C urothélial infiltrant 5 cm p T3b - R1
Variantes des carcinomes
urothéliaux
Valeur pronostique pour certaines de ces formes
Variantes des carcinomes urothéliaux
y
variante « deceptively benign »
y nested variant
y Micro kystique
y Pseudo glandulaire
y micro papillaire
y sarcomatoïde - carcinosarcome
y plasmocytoïde
y à stroma lymphoïde
Variante en nids (nested variant)
y
y
y
y
y
y
y
Décrite en 1989
fréquence < 1%
Prolifération non papillaire très infiltrante
en nids
Cytologie faussement bénigne
de type G1 ou G2
Diagnostic avec lésion bénigne
y
y
îlots de Von Brünn +++
ou cystite kystique
Nested variant : aspect topographique
nested variant
lobules ou nids disséminés dans le chorion
nested variant : cytologie faussement bénigne
type G1 ou G2
Carcinome urothélial en nids
nested variant : arguments
diagnostiques
invasion musculeuse
cytologie plus atypique
nested variant
variante en nids (nested variant) diagnostic
différentiel
Îlots de Von Brünn ou cystite
Kystique
Nested variant infiltration du
muscle
Variante micro kystique ou pseudo glandulaire
y formes associées à la forme « nested » ou pure
(mais beaucoup plus rare)
y cytologie « bénigne »
y diagnostic avec :
métaplasie néphrogénique ou cystite glandulaire et
kystique
y se fait sur l’infiltration de la musculeuse
y
Variante pseudo glandulaire et micro kystique
Pseudo glandulaire
microkystique
Variante micro papillaire du carcinome
urothélial
y
Rare : 0,6 à 1% - Sex ratio : 5H / 1F
y
Tumeur très agressive, souvent > p T2 au diagnostic
y
S’observe
y Sur le contingent non invasif
y Sur le contingent invasif
y Sur les métastases
y
Simule un adénocarcinome séreux de l’ovaire
C micro papillaire : contingent invasif
Architecture en nids ou petits
massifs
Lacunes entre les nids pseudo
emboles
C micro papillaire : contingent invasif
C micro papillaire : contingent invasif :
cellules tumorales
C micro papillaire : contingent non invasif
de surface
Micro papilles sans axe
Aspect gloméruloïde en coupe
transversale
C micro papillaire : pronostic
y Variante importante à diagnostiquer et à connaître :
Hautement agressive
y Invasion du muscle (p T2 minimum) constante
y Ne pas différer le traitement : cystectomie
y Aspect identique des métastases :
y
y Chez la femme : diagnostic avec une tumeur ovarienne
Variante lympho-épithéliale du carcinome
urothélial
y similitude avec la tumeur nasopharyngée ( pas de lien avec EBV
y
y
y
y
cependant)
cellules tumorales carcinomateuses indifférenciées
stroma lymphoïde abondant (pseudo lymphomateux)
y lymphocytes B- T – plasmocytes Poly neutro, éosino
diagnostic avec : lymphome malin – cystite chronique
immuno-histochimie :
y marqueur épithélial ++++ AE 1 AE3 – (CK 7 CK 8 )
y marqueurs lymphocytaires B et T
y Diagnostic à un stade avancé
y Pronostic identique aux C commun (à stade égal)
y Quelques bonnes réponses de la chimiothérapie dans forme pure
AE1/AE3
variante sarcomatoïde (à cellules fusiformes) du
carcinome urothélial
avec ou sans éléments hétérologues
y flexion ± complète d’un carcinome urothélial ( terme
ancien de carcinosarcome)
y 1% ou plus, 7-8 eme décade, H>F
y Macro : polypoïde
y Micro :
Prolifération totale de cellules fusiformes uniforme
y ou avec différenciation hétérologue :
y
y Ostéo – chondrosarcome – leiomyoS
y contingent urothélial variable et ± difficile à identifier
y urothélial - épidermoïde – adénocarcinome – small cell
y ou seulement CIS
Carcinome sarcomatoïde : aspect polypoïde
variante sarcomatoïde du carcinome
urothélial
y Immunohistochimie :
contingent épithélial : cytoK (AE1-AE3)
y Contingent fusiforme : vimentine + actine ± cytoK ±
y
y Recherche contingent épithélial par coupes multiples,
au minimum CIS
y Diagnostic différentiel :
Sujet âgé : sarcome mais exceptionnel
y Sujet jeune ; tumeur myofibroblastique inflammatoire
y
y Évolution – pronostic
Stade élevé au diagnostic - tumeur agressive
y Métastases (foie – poumon)
y
AE1 /AE3
Types histologiques des tumeurs
urinaires (OMS 2004)
y
y
y
y
y
y
Tumeurs urothéliales et variantes
Tumeurs malpighiennes
Tumeurs glandulaires
Tumeurs neuro-endocrines
Tumeurs mésenchymateuses
T diverses
Carcinome épidermoïde
y
Fréquence :
y 5% en pays tempéré
y 40% si endémie bilharzienne
y
Particularités
y tumeur unifocale
y nécrosée et ulcérée
y découverte à stade tardif
y mauvais pronostic
Adénocarcinome vésical infiltrant
0,5 – 2 % des cancers vésicaux
y Définition : tumeur glandulaire PURE
y Diagnostic d’élimination :
y
y Carcinome de voisinage
y Homme : colon – prostate
y Femme : endomêtre – ovaire – col – colon
y Métastase : sein – estomac – poumon
y
Lésion pré existante : métaplasie intestinale :
y Sur résidus ouraquiens – cystite glandulaire – adénome villeux
y Ou extrophie vésicale – vessie neurogène
y
2 types :
y ADK vésical primitif
y ADK de l’ouraque
Adénocarcinome vésical PRIMITIF
y Siège variable : face postérieure – trigone – (dôme)
y ATCD : irritation chronique avec métaplasie
intestinale
y Macroscopie :
Unifocal (≠ C. urothélial)
y Papillaire – nodulaire – infiltrant ou linite plastique
y Stade avancé (p T3- p T4)
y
y Microscopie:
colique intestinal (le plus fréquent)
y colloïde muqueux
y cellules indépendantes
y cellules claires – hépatoïde …..
y
Adénocarcinome type commun (entéroïde)
Adénocarcinome muco sécrétant
adénocarcinome vésical à cellules
indépendantes
y Prolifération diffuse (linite plastique) de 2 types de
cellules
y
Cellules en « bague à chaton »
y Éosinophiles à cytoplasme alcianophile (PAS et BleuAlcian +)
y Couche épaisse dans l’intima (cambrium)
y Diagnostic avec cancer lobulaire du sein
y
Cellules plasmocytoïdes
y Cytoplasme réduit – muco sécrétion rare dans quelques cellules
y Immuno : cytoK (≠ plasmocytome)
y Stade élevé au diagnostic (linite)
adénocarcinome vésical : cellules en bague à chaton
Carcinome à cellules indépendantes ou plasmocytoïdes
adénocarcinome : cellules plasmocytoïdes (linite plastique)
adénocarcinome à cellules claires
y Femme âgée
y Localisation : urètre – origine mullérienne (?)
y Ressemble à l’ADK à cellules claires du vagin et du
col utérin
y Architecture papillaire et tubulaire
y Cellules claires avec noyaux en « clou de tapissier »
y Pronostic très défavorable
Carcinome urachal : 22-35% des ADK de vessie
y
Tous types :
y Entéroïde et colloïde muqueux
y Plus rarement signet ring cell
y
Diagnostic :
y localisation : dôme face antérieure
y Pas de CIS OU de métaplasie glandulaire
y Éliminer une métastase ou invasion directe (colon)
y
Traitement :
y Cystectomie partielle + résection en bloc du ligament ombilical
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL DES ADK
y
y
y
y
y
y
Se fait avec une origine :
y rectum – prostate - appendice – endomètre
Le critère absolu : présence de CIS
Aide de l’immunohistochimie
Le plus souvent, pas de diagnostic sur REU V
« adénocarcinome dont l’origine vésicale ne peut être
affirmée qu’après élimination d’une métastase ou d’une
extension directe à partir d’un organe de voisinage »
Donc : bilan clinique nécessaire
Critère diagnostic : présence
d’adénocarcinome in situ
Critère diagnostic : aide de l’immunohistochimie
y En théorie
y VESSIE :
y CK7 + / CK 20 +
OU
y CK 7 + / CK 20 –
y T colo rectales
y CK 7 – CK 20 +
y PROSTATE
y CK 7 – CK 20 +
y PSA + P504 S +
y En pratique résultats très variables
VESSIE
COLON
CK7+/CK20+
65%
0
CK7+ /CK20-
30 %
0
CK7- /CK20 +
rare
100%
Béta caténine
thrombomoduline
Carcinome neuroendocrine
y rare
y petites cellules ± contingent urothélial
y marqueur NE : Synaptophysine Chromogranine
y mauvais pronostic chimiosensibilité cisplatine ?
Paragangliome intra vésical (Phéochromocytome)
Rare à connaître car pseudo tumorale
y Clinique : ± évocatrice
y
y Flush- syndrome » au moment des mictions
y Siège variable : trigone – dôme
y Nodules intra muraux, chorion ou musculeuse
y Microscopie :
y Nids de cellules tumorales polygonales ou fusiformes
y Cellules sustentaculaires
y
Immuno :
y Cellules polygonales : CG synapto + ; CytoK –
y Cellules sustentaculaires : PS100 +
y Tumeur bénigne – rares cas malins
Paragangliome intra vésical (Phéochromocytome)
Phéochromocytome : immuno
Cgr
P S100
Tumeurs de la voie
excrétrice haute