high-tech - 20 Minutes

Commentaires

Transcription

high-tech - 20 Minutes
SUPP ’
2008
HIGH-TECH
NOVEMBRE
LE MAGAZINE TECHNOLOGIQUE DE
minutes
iPod, les raisons d’un
tube sans fausse note
> De l’iPod Shuffle au Touch, Apple truste les ventes de baladeurs numériques p. 4 et 5
MUSIQUE
Accessoires > Les
baladeurs descendent aux
meilleures stations p. 6
Test > Des casques
à l’écoute de nos envies p. 8
ÉDITION
E-book > Nouveau
chapitre pour le livre
électronique p. 10
J'ai testé > La dernière
tablette Sony p. 12
ENVIRONNEMENT
Tendance > La high-tech
apprend à se brancher
à l’écologique p. 16-17
J'ai testé > Le mobile
« vert » de Nokia p. 19
JEU VIDÉO
Test > Les pros passent
les simulations à l’épreuve
du jeu p. 26-28
Reportage > Ubisoft
dévoile les coulisses de
« Prince of Persia » p. 30
DIDIER CRETE / 20 MINUTES
INFORMATIQUE
Pratique > Comment
choisir son Netbook p. 34
Sélection > Des mini-PC
au service maximum p. 36
HIGH-TECH
iP
d’un tube
E
2008
’
NOVEMBRE
min utes
od, les ra
tube sans faisons d’un
usse note
LE MAGAZIN
E
> Du Shuf
fle à l’iPod Touc
h, Apple trust
e les ventes
TECHNOLOGIQUE
de baladeurs
SU PP
IPOD, LES RAISONS
DE
numériques
p. 4 et 5
MUSIQUE
Sélection > Les
baladeurs
descendent
aux
meilleures station
Test > Des casqu s p. 6
es
à l’écoute de
toutes
nos envies
p. 8
SANS FAUSSE NOTE
ÉDITION
Livre > Nouve
au chapitre
pour l’e-boo
k p. 10
Evolution >
Le lecteur prêt
à tourner la
page p. 10
ENVIRONNEM
ENT
Tendance
> L’électroniqu
e
apprend à se
brancher
à l’écologique
p.
J'ai testé > Le 16-17
mobile
« vert » de Nokia
p. 19
Musique
&(&('+ %+'-'
" $# )(*.-',
JEU VIDÉO
Analyse > Les
pros
passent les
simulations
à
l’épreuve du
jeu p. 26-28
Reportage >
Ubisof
dévoile les coulis t
« Prince of Persiases de
» p. 30
INFORMATIQU
E
Pratique > Comm
choisir son Netbo ent
Sélection > Des ok p. 34
mini-PC
au service maxim
um p. 36
J. SULLIVAN / AFP
Pourquoi l’iPod continue d’engranger des succès p. 4
La star d’Apple fait face à la concurrence p. 5
Les bons docks pour soigner son iPod p. 6
Des casques à l’écoute de nos envies p. 8
S. POUZET / 20 MINUTES
Edition
E-book, un nouveau chapitre pour le livre électronique p. 10
J’ai testé… le PRS-505, la tablette de lecture de Sony p. 12
Le lecteur n’est pas près de tourner la page p. 14
Environnement
DR
La high-tech se branche, doucement, à l’écologique p. 16-17
Interview d’Iza Kruszewska, responsable chez Greenpeace International
des campagnes contre les produits toxiques p. 18
J’ai testé… le Nokia 3110 Evolve, le mobile « vert » p. 19
Vidéo nomade
WENN / SIPA
La télévision mobile bientôt en poche p. 20
Trouver l’offre nomade qui tient la route p. 22
J’ai testé… l’Archos 3G+, le baladeur multimédia avec abonnement SFR p. 24
Jeu vidéo
DR
Les professionnels passent les simulations à l’épreuve du jeu p. 26-28
Reportage à Montréal dans les coulisses de « Prince of Persia » p. 30
J’ai testé… « Little Big Planet », la dernière production Sony pour la PS3 p. 32
Informatique
DR
Les critères de poids pour choisir son ultraportable p. 34
Les mini-PC au service maximum p. 36
J’ai testé… le Dot, le nouveau Netbook de Packard Bell p. 38
Supplément au
20 Minutes
n°1509 édité par
20 Minutes France,
SAS au capital de
35 172 990 €
RCS Paris B438 049 843 50
52 bd Haussmann CS 10300
75427 Paris Cedex 09
Tél. : 01 53 26 65 65
Fax 01 53 26 65 10
www.20minutes.fr
Actionnaires
Spir Communication, Sofiouest, Schibsted
ASA, 20 Min Holding
Président et directeur
de la publication
Pierre-Jean Bozo
Directrice de la rédaction
Corinne Sorin
Directeur commercial
Renaud Grand-Clément
Directrice marketing
et communication
Julie Costes
Directeur des opérations
Frédéric Lecarme
Directeur administratif
et financier
Laurent Vaillagou
Rédacteur en chef adjoint
en charge des suppléments
Christophe Joly
Coordination technique
Nicolas Coisplet
Secrétaire de rédaction
Jérôme Comin
Maquette Virginie Lafon
Opérations Stéphane Rouxel,
Alexandra Gautier
Equipe commerciale, Christophe Blond,
Cécile Gazagne, Camille Habra, Aurélien
Maillet, Marie Armède, Klervia Bianchi,
Joanna Berthier, Virginie Blanchard,
Cynthia Dechaume, Jean-Luc Deschamps,
Juliette Duchemin, Yamina Ketfi,
Natacha Manuel, Pierre-Henri Paradas,
François Prugnaud, Thibaut Rat,
Sandrine Rousset, Marine Weiss,
Florent Violot, Alice Chanson, Zakaria Hafid,
Marion Ling, Nirina Rasolo, Ilan Taeib
Marketing Sophie Caporossi,
Clémence Bourgeot, Mathilde Dozinel,
Bertrand Geneviève, Matthieu De Cointet
Informatique Laurent Torrez,
Benjamin Diguerher, Olivier Moulinet,
Dimitri Schulz, Jesod Soglo
Exé Trafic Jessie Perrot-Audet, Nora Amji,
Vincent Cazas, Stéphanie Gatty,
Sonia Radulovic, Karim Ouamrane
Impression CirclePrinters
N° ISSN : 1632-1022
© 20 Minutes France, 2008
st-il vraiment
meilleur
que les autres
pour justifier
un tel carton?
Lui, c’est l’iPod,
véritable machine
à cash d’Apple. Vendu
à plus de 175 millions
d’exemplaires depuis
son lancement en 2001,
son succès va croissant :
au cours de l’été 2008,
il s’est arraché à plus de
11 millions d’exemplaires
en seulement trois mois,
soit plus de 5000 écoulés
chaque jour dans
le monde. La réponse
sur sa supériorité est
négative si l’on considère
que l’achat de musique
ne peut se faire que
sur iTunes, que glisserdéposer les morceaux
est impossible, qu’il faut
graver les morceaux sur
un CD, puis les réimporter
sur son ordinateur pour
pouvoir les lire sur un
baladeur autre que celui
d’Apple. Mais la réponse
devient positive dès la
prise en main. Les raisons
du carton deviennent
alors évidentes. Outre
un design à tomber,
il surclasse tous ses
concurrents côté
convivialité et ergonomie.
Il est aussi celui qui a
la gamme d’accessoires
la plus large, dont
de nombreux sont
développés rien que
pour lui. Et de toutes les
façons, même le meilleur
de ses concurrents n’aura
pas ce petit logo en forme
de pomme, rare marque
high-tech que l’on
affiche fièrement.
La bonne nouvelle est que
même ceux qui ont la fibre
écolo vont y trouver leur
compte : enfin la pomme
devient plus verte.
Apple vient de remonter
des profondeurs du
classement Greenpeace
à la 13e place, moins
honteuse. Reste donc
à l’iPod à être le meilleur
au rayon environnement.
Christophe Joly,
rédacteur en chef adjoint
3
ÉDITO
high-tech
NOVEMBRE 2008
4 high-tech
NOVEMBRE 2008
MUSIQUE LE BALADEUR D'APPLE S'EST VENDU À PLUS DE 170 MILLIONS D’EXEMPLAIRES DANS LE MONDE
L’iPod toujours branché au succès
175 millions
Avec 10-millions
d’iPod
de
téléchargements
vendus dans le monde
en
France
depuis le
enlancement
2006, le jeu
vidéo
en 2001.
tisse
Apple
sa toile
en sur les
mobiles.
a vendu plus
50 éditeurs
de 11 se
partagent
millions aulecours
marché
desoù
l’utilisateur
mois de juillet-aoûtentre dans la
partie
septembre
pour 2008,
3 à 5-€ selon
soit
les jeux.
8 % de
Il yplus
en aurait
que
l'an
300 de
dernier
disponibles.
sur la même
période.
Particularité, 46-% des
joueurs sont des joueude morceaux
ses, qui craquent
pour
musicaux disponibles
Desperate
Housewives ou
sur iTunes
Music «-Tout
Store.
Midnight
Billard.
le monde possède un
mobile,applications
alors que l’achat
disponibles
enest un
d’une
console
téléchargement
sur
investissement discrimile
site iTunes,
dont
1 500
nant-»,
explique
Michaël
jeux
vidéo.
Faure,
responsable business
France de Gameloft,
d’applications
numéro deux mondial du
téléchargées
sur iTunes
secteur.
en seulement 100 jours.
6 millions
6 000
200 millions
2001, ce n’est pas si loin.
Grâce à YouTube, il est
possible de retrouver
la vidéo de la conférence
de presse du lancement
de l’iPod par Steve Jobs.
Moins prédicateur qu’il
l’est devenu, le patron
de la marque à la pomme
s’y impose déjà comme
un VRP hors pair, sachant
mettre en avant, avec
une gouaille inimitable,
les qualités vraiment
uniques de son baladeur,
« de la taille d’un jeu
de cartes ».
Avec sa gamme d’iPod, Apple et Steve Jobs règnent sur le marché des baladeurs numériques.
cliné en plusieurs familles
(Shuffle, Nano, Touch, Classic)
et en de multiples capacités
et couleurs. De 1 à 120 Go,
la musique numérique selon
Apple dicte sa loi. Aux EtatsUnis, sept baladeurs sur dix
vendus sont des iPod. « Ces
chiffres sont moindres en
France, mais la part de mar-
ché d’Apple progresse », indique Sébastien de Rosbo, market manager à l’institut GfK.
Les ventes dans l’Hexagone?
Un secret. Il se murmure tout
de même que la firme à la
pomme s’accaparerait 70 %
des revenus du marché des
baladeurs, grâce à des prix
plus élevés que ses concur-
rents. « La combinaison entre
marketing, design, hardware
et software a été, et reste, un
facteur clé », note Jérôme
Habauzit, directeur associé
du cabinet Aqoa. Malgré des
tentatives d’innovation, la
concurrence est condamnée à
suivre le leader. « Apple fait le
marché. D’ailleurs, ses rivaux
Apple se pique au jeu
Attendu au tournant sur la
vidéo à la demande, c’est
dans le monde du jeu qu’Apple entonne un nouveau
refrain. Grâce aux écrans
tactiles de ses iPod Touch
et iPhone, mais surtout à
leur accéléromètre qui leur
confère des fonctionnalités
comparables à la Wiimote,
la télécommande de la Wii
de Nintendo, la firme à la
pomme veut jouer sur le
terrain des PSP et autre DS.
De Pac-Man au Monopoly,
(1,59 € à 7,99 €), en passant
par les applications gratuites
comme Le Morpion, l’offre
devrait largement s’enrichir
dans les prochains mois.
Le baladeur crise aussi
Les ventes de lecteurs mp3
en France ne sont pas épargnée par la conjoncture.
« On note une forte décroissance du marché depuis un
an, avec des volumes de
vente en baisse de 10 % en
juillet et 10 % en août dernier, par exemple », explique
Sébastien de Rosbo, market
manager à l'institut Gfk.
Résultat, les Français achèteront 4,6 millions de bala-
deurs cette année, contre
5,5 millions en 2007. Explications : le marché est en
partie arrivé à saturation sur
la cible des jeunes consommateurs, mais « les ventes
commencent à se développer
sur les plus de 25-30 ans »,
indique Gfk. Côté prix, les
appareils vendus à un tarif
inférieur à 50 €, restent les
chouchous avec près d'une
C. S.
vente sur deux.
présentent leurs nouveautés
une fois que Steve Jobs a
parlé », note Stéphane Loirat.
Des fabricants comme Creative, Sony ou Philips se doivent
d'écouter la voix de leur maître. Et tout en vendant leurs
baladeurs, ils fabriquent des
stations d’accueil pour iPod.
Christophe Seffrin
3 QUESTIONS À…
GRÉGORI PUJOL
Journaliste pour le blog
generationMP3.com
Pourquoi l’iPod
semble-t-il indétrônable?
Grâce à Steve Jobs, le marketing qui entoure les baladeurs d’Apple est énorme. Par
ailleurs, l’ergonomie des iPod reste à toute épreuve :
on peut les mettre dans les mains de n’importe qui.
Cela n’a jamais été le cas de ses concurrents.
Justement, pourquoi le Zune de Microsoft
n’a-t-il jamais percé?
Microsoft est resté trop « technique » et orienté
PC alors qu’il aurait fallu miser sur la simplicité.
Pourtant, le Zune est l’un des meilleurs concurrents à l’iPod, il possède une excellente ergonomie.
D’ailleurs, la fonction « Genius », lancée récemment
par Apple sur ses baladeurs, existe sur le Zune depuis
le début sous le nom de « Mix You ».
Quels autres baladeurs pourraient
tenir la dragée haute aux iPod?
Les alternatives peuvent être purement audio. Les
appareils de Sony ou Samsung sont très performants
dans ce domaine. Les Archos 5 et 7 s’avèrent aussi
de très bonne qualité et simples d’usage.
DR
Partie gagnée
chiffres
début
J. SULLIVAN / AFP
Connaissez-vous Tony Fadell ? Non ? Pourtant, l’inventeur de l’iPod, c’est lui.
A 39 ans, ce diplômé en génie
informatique est l’homme
qui, à la tête de trente ingénieurs, designers et autres
programmeurs, a conçu le
baladeur d’Apple. Pour rappel, à sa sortie, le 23 octobre
2001, l’iPod était lourd et gros.
Son fragile disque dur de 5 Go
pouvait contenir 1000 chansons transférables en 10 minutes (160 kbps) alors que
les rares baladeurs flash du
marché nécessitaient 5 heures pour une telle opération.
Une révolution, alors que la
terre entière faisait encore
tourner les cassettes audio.
« Apple est parti d’une page
blanche, ce qui lui a permis
de créer un appareil très innovant », rappelle Stéphane
Loirat, directeur produits
techniques chez Virgin.
Des dizaines de millions de
baladeurs vendus plus tard,
voilà l’iPod léger, beau, dé-
high-tech 5
NOVEMBRE 2008
MUSIQUE « 20 MINUTES » PASSE AU CRIBLE TOUTE LA GAMME IPOD FACE À SES CONCURRENTS
Cinq matchs pour faire le bon choix
RIEN N’ARRÊTE LE ROULEAU COMPRESSEUR IPOD MALGRÉ CERTAINES LIMITES, COMME L’ABSENCE OBSTINÉE DE LA FM ET DU BLUETOOTH OU L’USAGE D’UN FORMAT AUDIO
PROPRIÉTAIRE. EN FACE, LA CONCURRENCE NE MANQUE PAS D’ARGUMENTS POUR CONTRER LE TSUNAMI NUMÉRIQUE D’APPLE. NOUS AVONS CHERCHÉ – ET TROUVÉ –
DES ALTERNATIVES SOUVENT INTÉRESSANTES À CHACUN DES CINQ TYPES D’IPOD EXISTANTS QUI RÉUSSISSENT À SURPRENDRE LEUR AUDITOIRE ET LA MARQUE À LA POMME.
Le Shuffle perd son souffle
A moins de 50 €, le Shuffle
concurrence les baladeurs les
moins chers du marché, offrant
le prestige Apple en plus. Jouant
sur un aspect communautaire
(ses utilisateurs le clipsent au
revers de leur veste), ce lecteur
soufre d’un défaut majeur : il ne
possède pas d’écran. Impossible
de naviguer dans des listes de
lecture : l’écoute est cantonnée
à un mode aléatoire ou linéaire.
On peut lui opposer le S2 de
Samsung, un joli galet numérique
qui, sans écran non plus, joue
peu ou prou la même partition,
la possibilité d’une liste de favoris
en plus. Mieux, moyennant 20 €
de plus, le LPlayer de iRiver dope
la capacité, ajoute la FM et un
écran de 5 cm. Il est plus gros
que le Shuffe mais en offre bien
davantage.
iPod Shuffle 49 € (1 Go),
69 € (2 Go).
Notre sélection : Samsung
YP-S2 (photo) env. 39 €
(1 Go), 49 € (2 Go) ou
LPlayer (iRiver)
69 € (2 Go),
79,90 €
(4 Go),
129 € (8 Go).
Le Classic tombe sur un Archos
Avec sa molette
centrale, son
look rappelle
le design
historique
de l’iPod.
Le Classic
se destine avant
tout aux
utilisateurs
soucieux
d’embarquer toute leur
discothèque ou des volumes
importants de vidéos ou de photos
qui pourront être visionnées sur
une TV. Sur ce segment, rares
sont les concurrents où les ventes
restent faibles. Seuls les Archos 5
et 7 pourraient contrarier Apple,
non seulement sur le terrain de
la capacité, mais aussi sur celui
des fonctionnalités, beaucoup
plus étendues, les appareils ayant
aussi une vocation de tablettes
Internet nomades grâce au wi-fi
et à la 3G.
iPod Classique 249 € (120 Go).
Notre sélection : Archos 5 (photo)
env. 350 € (60 Go), 400 € (120 Go), 500 €
(250 Go) ou Archos 7, 450 € (160 Go).
Les rivaux restent sur la Touch
Le Zen ne stresse pas le Nano
De 1750 à
7000 chansons,
de 10 à 40 heures
de vidéo, le Touch
reste un Ovni.
Sorte d’iPhone
sans téléphone, son
ergonomie est
incomparable.
Depuis son
écran tactile de 9 cm, on accède
au Web grâce au wi-fi. Avec la
nouvelle génération, l’autonomie
en audio a été portée de 22 heures
à 32 heures. Très cher, il reste
difficile de lui trouver des rivaux.
Avec son YP-P2JEB, Samsung n’a
pas hésité à le cloner, mais l’écran
Difficile de ne pas
craquer pour le Nano.
Récemment relooké,
le baladeur le plus
vendu au monde
opte pour une façade
arrondie, une finesse
exemplaire
(6,2 mm) et un
écran bombé
de 5 cm dont l’image bascule
automatiquement. De 200 à
4000 chansons, sa capacité répond
à toutes les attentes. Bonus : la
fonction Nike + iPod qui, avec un
adaptateur (29 €) permet de jogger
avec des baskets dédiées (100 €).
La concurrence n’est pas en reste.
tactile manque de réactivité et les
fonctions sont moindres, malgré
le Bluetooth et la FM. Idem pour le
GoGear de Philips (non tactile) qui
ne démérite pas grâce à un procédé
d’amélioration du son baptisé « Full
Sound » et le Bluetooth.
iPod Touch 229 € (8 Go),
289 € (16 Go), 389 € (32 Go).
Notre sélection : Philips GoGear 5245 BT
(photo) env. 149 € (4 Go); 169 € (8 Go) ou
Samsung YP-P2JEB
129 € (4 Go);
179 € (8 Go),
199 € (16 Go).
Avec moins de gadgets, le Sansa
Fuze s’avère moins cher à capacité
égale. Il embarque la FM et un slot
pour carte micro SD. De son côté,
le Zen Mozaic de Creative offre
une alternative stylée et beaucoup
plus économique. Son écran (non
basculant) est toutefois moins joli.
iPod Nano 149 € (8 Go),
199 € (16 Go). Notre
sélection : Creative Zen
Mozaic (photo) env.
69 € (2 Go), 89 € (Go),
109 € (8 Go), 159 €
(16 Go) ou SanDisk
Sansa Fuze 60 €
(2 Go), 70 € (4 Go),
90 € (8 Go).
Avec le N96 de Nokia, l’iPhone trouve à qui parler
Comblant les lacunes du
premier iPhone (Edge et très
cher), l’iPhone 3G ajoute une
vitesse de connexion correcte
au Web à sa panoplie, ainsi que
des fonctions GPS améliorées.
Sa mémoire n’atteint
cependant pas celle du Touch. Côté concurrence,
le HTC Touch Diamond affiche une interface
« TouchFlo » d’une rare élégance. L’appareil
fonctionne sous Windows Mobile 6.1, mais ne
possède qu’une infime mémoire (extensible
par microSD). Sa coque, très plastique, laisse à
désirer. Autre choix, le nouveau Nokia N96 qui,
malgré l’absence d’écran
tactile, est un rival de choix,
avec ses photos en 5 MP et sa mémoire de 16 Go.
Mais son prix en fait un objet de luxe.
iPhone 3G 149 € (8 Go), 199 € (16 Go).
Notre sélection : Nokia N96 (photo) env. 319 € (16 Go)
ou HTC Touch Diamond 129 € (4 Go). Prix avec forfait.
Page réalisée par Christophe Séfrin
6
high-tech
MUSIQUE
NOVEMBRE 2008
« 20 MINUTES » LIVRE UNE SÉLECTION DES MEILLEURES DOCKING STATIONS DU MOMENT
Les bons docks pour soigner son iPod
Partie
critères
gagnée
DR
Le marché des stations
d’accueil est en pleine effervescence. En marge des
simples enceintes pour baladeurs, les docking stations
sont devenues des accessoires carrément incontournables pour les utilisateurs
d’iPod. Mais de la base chic
et pas chère à la vraie petite
chaîne audio, il reste difficile
de distinguer le bon son du
vrai. D’autant que les modèles affluent, certains faisant
presque tout, du radio-réveil
au kit mains-libres pour mobiles. « Difficile d’inventer
quelque chose de nouveau
en la matière », confesse
Tom Dudderidge, le PDG de
Gear 4.
Parmi les 250000 docks qui
seront vendus en France
cette année, certains le seront pour leur petit prix (à
partir de 40 €), d’autres pour
leur design et leurs fonctions. On en oublierait pres-
Les stations d’accueil d’iPod connaissent actuellement un succès fulgurant.
que la qualité audio, qui doit
être privilégiée. Pourtant, ce
n’est pas toujours la priorité
des constructeurs. « Nous
estimons que la plupart des
docks ont une qualité parfois à peine supérieure aux
haut parleurs de PC », explique Philippe Muller, chef de
produit B&W. Résultat, des
grandes marques de la hi-fi
comme Cabasse sous-traitent leur savoir-faire. Là, le
prix peut atteindre des somChristophe Séfrin
mets.
• Usage Bannir les
docks10-millions
à piles pourdeune
Avec
utilisation nomade.
téléchargements
en
• Fonctions
Tuner
France
en 2006,
le FM
jeu
vidéo
et radio-réveil
tisse sa toile
sontsur
des
options
intéressantes.
les
mobiles.
50 éditeurs
se
• Connectique
partagent le marché
Synchronisation
de
où
l’utilisateur entre
l’iPodlaetpartie
sortiepour
vidéo3 à
dans
5-€
ne sont
selon
pas
lesforcément
jeux. Il y en
embarquées.
aurait
300
• Compatibilité
de disponibles.
Toutes
les bases ont 46-%
une entrée
Particularité,
des
auxiliaire
pour
connecter
joueurs
sont
des
joueun’importe
quel baladeur,
ses,
qui craquent
pour
mais toutesHousewives
ne sont pas
Desperate
ou
compatibles
Midnight Billard.
iPhone.
• Bluetooth
2.0 Un
plus
«-Tout
le monde
possède
pour
lire laalors
musique
un
mobile,
que
de son d’une
mobile.
l’achat
console
• Leun
son
La présence
est
investissement
d’un subwoofer explique
apporte
discriminant-»,
rondeur Faure,
et profondeur au
Michaël
son. Ecoutez,business
si possible,
responsable
avant d’acheter.
France
de Gameloft,
Les baladeurs descendent aux meilleures stations
LE TRANSPORTABLE
Fonctionnant sur batterie amovible (20 heures d’autonomie avec un
volume moyen) ou secteur, la Sound Dock de Bose (307 x 149 x 175 mm)
dispose d’un socle d’accueil rétractable pour iPod,
facilitant ainsi son transport dans sa housse
dédiée. Le son, très équilibré, monte en
puissance sans saturation. L’ensemble
se pilote facilement via une télécommande.
Seul regret : elle ne dispose pas de prise pour
la brancher sur un PC, empêchant ainsi la
synchronisation du baladeur d’Apple.
Sound Dock Portable (Bose). Prix : env. 399 €
LE TOP
La forme de ballon
dirigeable du Zeppelin n’est
pas uniquement destinée aux
amateurs de design. Permettant à
l’air de s’écouler autour de l’objet, l’absence d’arêtes évite
les sons parasites. Avec son boomer de 13 cm en kevlar, ses deux
médiums et ses deux tweeters, cette station de 100 watts offre plus
qu’un bon gros son : la finesse est du voyage. L’iPod étant déporté,
l’utilisateur conserve ses réflexes en matière de gestuelle. Un bel
objet dont les performances acoustiques justifient le prix élevé.
Surtout pour les puristes.
Zeppelin (B&W). Prix : env. 599 €.
LE MULTIFONCTIONNEL
Un design original, un radio-réveil FM, un rétro-éclairage intelligent
(il s’atténue pendant la nuit), sans oublier le détecteur de mouvements
pour arrêter le réveil. Décidément,
la PureFi Dream a tout pour elle,
fonctionnement intuitif compris.
Même sa télécommande est bien
conçue. Et sa pléthore de fonctions
n’altère en rien sa qualité acoustique.
Mis à part son gros bloc d’alimentation
et l’absence de RDS pour la FM, c’est presque
un sans-faute. Pure-Fi Dream (Logitech). Prix : env. 199 €.
LE COSTAUD
Le français Cabasse s’associe au
suisse Ewoo autour de cette station de
70 watts. Au premier la responsabilité
du son, au second celle de la conception
de l’eFizz. Puissant, le système (2.1) ne
noie jamais les voix sous les décibels.
Un bon point pour la télécommande,
d’une portée de 150 m, dont l’écran
couleur affiche les pochettes et permet de
créer, à distance, des listes de lecture. Un bémol tout de même,
la connectique ne permet pas de lire photos et vidéos sur un écran.
eFizz (Ewoo). Prix : env. 349 €.
8
high-tech
NOVEMBRE 2008
MUSIQUE DE BONS ÉCOUTEURS SONT NÉCESSAIRES POUR PROFITER PLEINEMENT DE SON BALADEUR
Des casques à l’écoute de nos envies
Partie
sensibilité
gagnée
DR
Décrocher la bonne note.
Les casques fournis par les
constructeurs avec leurs
baladeurs méritent le plus
souvent le bonnet d’âne. Son
plat,fragilité…leursubstituer
un équipement de meilleure
facture tombe souvent sous
le sens. De 10 € à 450 € environ, bienvenue dans la jungle
du casque audio. Revue de
détail pour s’y retrouver.
• A affleurement Ces basiques se glissent autour de
l’oreille. Leur prix – environ
20 € – est leur atout, mais
gare aux désillusions.
• Les intra-auriculaires Leurs
embouts en silicone s’enfoncent dans le conduit
auditif. Il faut trouver parmi
ces capsules, généralement
fournies en plusieurs diamètres, celles qui conviennentt
le mieux à vos oreilles. Au
final, l’auditeur se retrouve
plus ou moins isolé des bruits
ambiants. Mais si la musique
reprend ses droits, suivre
une conversation est impos-
Avec les casques « fermés », l’isolement est total et les haut-parleurs délivrent des basses puissantes.
sible. Discrets et légers, les
« intra » offrent un bon compromis entre encombrement,
design et performances. De
très bons produits, pour environ 70 €, chez Sennheiser,
Panasonic,Sony…Monteraux
alentours de 150 € pour accéder à du moyenne gamme
Koss, Shure ou Bose.
• Les mini Pliables, faciles à
transporter, ils n’isolent pas
totalement l’auditeur. Leurs
haut-parleurs d’environ
5 cm de diamètre couvrent
juste l’oreille. Leur design
est étudié pour les transformer en véritables acces-
soires de mode. Quant au
son, la qualité est souvent
très correcte. Prévoir un
investissement d’au moins
50 €. A noter dans cette catégorie : des casques sans
fil, utilisant le Bluetooth 2.0
pour communiquer avec les
baladeurs et les mobiles.
La plage de fréquences,
en Khz,
précise de
Avec
10-millions
la capacité du casque
téléchargements
en
à descendre
dans
France
en 2006,
le les
jeu
vidéo
graves
tisse
et àsa
monter
toile sur
dans
les mobiles.
aigus. Plus
elle
les
50 éditeurs
se
estpartagent
large, plus
le l’écoute
marché
sera
riche. Exprimée
où
l’utilisateur
entre
en décibels
(db),
dans
la partie
pour 3 à
5-€
la sensibilité
selon les jeux.
donneIl y en
une indication
aurait
300
sur de
la possibilité
disponibles.
du casque à reproduire
Particularité,
46-% des
un niveau
sonore
joueurs
sont
des joueuélevé.
sensibilité
ses,
quiUne
craquent
pour
de 125 à 128
db offre
Desperate
Housewives
ou
généralement
Midnight Billard.
un bon
rendement.
• Les « fermés » Ces gros modèles recouvrent complètement l’oreille. Leurs larges
haut-parleurs offrent un son
plus riche et fort en basses.
Plutôt pour un usage hi-fi.
Compter un investissement
d’environ 80 €.
Christophe Séfrin
Quatre appareils qui répondent aux sons et à l’oreille
LE POIDS PLUME
« Image » étonne par sa discrétion :
son constructeur affirme que,
dans sa catégorie, il est le plus petit
du monde. Surtout, il détonne par
sa qualité sonore. Du haut de ses 10,5 g,
ce minuscule casque « intra » balance
ses basses comme aucun
autre et isole totalement
son utilisateur
de l’extérieur.
Une surprise…
au prix d’un lecteur
Blu-Ray quand même.
Klipsch, « Image ».
Env. 349 €.
L’ISOLANT
Pour se couper des bruits
ambiants sans avoir
à utiliser un casque
intra-auriculaire,
ce modèle « fermé »
isole parfaitement
son utilisateur.
Les haut-parleurs de 50 mm
du HDJ-2000 sont à même de
reproduire un son très détaillé et puissant.
Ses coussinets à mémoire de forme
et ses solides articulations témoignent
d’une finition elle aussi soignée. De quoi
jouer les DJ jusqu’au bout de la nuit.
Pioneer, HDJ-2000. Env. 279 €.
Pliable et d’un port agréable sous ses coussinets
bien rembourrés, ce casque mini est léger (110 g)
et possède son propre contrôleur de volume. Couvrant une
large plage de fréquences (de 12 Hz à 28 kHz), le 430 d’AKG ne
fait aucun compromis sur les registres musicaux et permet
de tout écouter dans des conditions appréciables. Un bon
compromis à prix étudié. Compatible iPhone.
AKG, K430. Env. 79 €.
LE POLYVALENT
LE SANS-FIL
Le dernier né
de chez Sennheiser
est une petite
révolution. Composé
de deux oreillettes
qui s’accrochent par des
ergots dans l’oreille et d’un
ensemble de recharge sur secteur ou ordinateur, le MX
W1 communique sans fil avec les baladeurs. Il suffit de
brancher sur son lecteur nomade un petit émetteur, puis
de « pairer » les oreillettes une a une, une opération que
nous avons dû tenter plusieurs fois avant d’y parvenir.
Pas de Bluetooth au menu, mais la technologie Clear
qui ne compresse pas le son. L’écoute est excellente et
stable jusqu’à quelques mètres. Bonus, un petit rack de
rangement qui sert aussi de batterie de secours pour les
oreillettes. Seuls points noirs, la fixation de l’émetteur et
les ergots, qui finissent par endolorir les oreilles.
fiche
Poids : 2 x 10 g (récepteur), 16 g (émetteur),
42 g (station de recharge). Autonomie : de 3 à 4 heures
(récepteur), 10 heures (émetteur). Portée : jusqu’à 10 m.
Fourni avec quatre prises internationales. Env. : 399 €.
10 high-tech
NOVEMBRE 2008
ÉDITION L’E-BOOK DEVRAIT ÊTRE LA PROCHAINE ÉTAPE DE LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE
Sept ans après une première tentative, la tablette de lecture refait
parler d’elle. Longtemps resté un
serpent de mer dans le secteur de
l’édition, le livre électronique a cette
fois-ci des chances de décoller. Comment? Grâce à une nouvelle génération d’écrans conçus par la société
américaine E-ink. « La révolution du
livre électronique est celle de l’encre
électronique », indique le consultant
Bruno Rives, qui insiste sur l’autonomie, la compacité et, surtout, la
lisibilité de ces nouveaux écrans.
Testée dès 2004 par Sony avec le Librié, l’encre électronique a successivement été adoptée par les français
Bookeen ou le commerçant électronique Amazon, à l’origine de sa propre
tablette : le Kindle. Côté consommateurs, le bilan est mitigé. Le quotidien Les Echos, par exemple, ne revendique qu’un millier d’abonnés à
sa version E-paper pour laquelle ils
proposent une offre couplée avec la
tablette Ganaxa pour 649 € par an.
Mais, en seulement un an, la société
Bookeen a déjà écoulé, elle, plus de
10 000 exemplaires de son Cybook
qui coûtait jusqu’à maintenant 300 €,
alors même que l’offre de livres élec-
2018
Avec 10-millions
C’est à cette
de
téléchargements
échéance que 40 %
en
France
des prosende2006,
l’édition,
le jeu
vidéo
réunistisse
en octobre
sa toile sur les
mobiles.
à la Foire50
duéditeurs
livre de se
Francfort,
partagent le
estiment
marchéque
où
la
l’utilisateur
part du marché
entre dans
du livre
la
numérique
partie pour dépasserait
3 à 5-€ selon
celle
les jeux.
du papier.
Il y en aurait
300 de disponibles.
C'est la46-%
baisse
Particularité,
des
de
prix -sont
par des
rapport
joueurs
joueuau
- à partir
ses,papier
qui craquent
pour
de
laquelleHousewives
les
Desperate
ou
consommateurs
se
Midnight Billard. «-Tout
disent
prêts
à acheter
le monde
possède
un
des
livrels,
d’après
mobile,
alors
que l’achat
une
présentée
d’uneétude
console
est un aux
Assises
du numérique
investissement
discrimien
juilletexplique
dernier.Michaël
nant-»,
Faure,
Aubusiness
Japon,
responsable
deux
des
les plus
France
delivrels
Gameloft,
populaires
ontmondial
atteint, du
numéro deux
cette
année, le million de
secteur.
téléchargements chacun.
30 %
1 million
Avec son Kindle, Amazon espère bien s’emparer du marché de l’e-book.
troniques était encore embryonnaire
en France. Sur la même période aux
Etats-Unis, Amazon dépassait le seuil
des 200000 Kindle, proposé 359 dollars pièce. « Nous espérons vendre
380000 readers dans le monde d’ici
à la fin de l’année », avance pour sa
part Steve Haber, président de Sony
Digital Business, dont le PRS-505 est
commercialisé à 299 € depuis fin octobre dans les Fnac de l’Hexagone.
Ces premiers modèles ne sont tou-
La guerre des formats
Lenumériqueestcoutumier
des batailles de standards :
Windows contre Mac, MP3
contre WMA ou, plus récemment, Blu-Ray contre HDDVD. Le petit monde du livre
électronique n’échappe pas à
la règle et plusieurs formats
cohabitent. Roi du PC, Microsoft soutient, par exemple,
le LIT, néanmoins boudé
par les constructeurs de
tablettes. Champion du do-
cument électronique, Adobe
pousse quand à lui le PDF,
mais peine à convaincre les
marchands. Roi des libraires
électroniques depuis le rachat de Mobipocket, Amazon
soutient pour sa part le PRC,
un format qui pourrait bien
devenir universel s’il n’était
pas concurrencé par le ePub,
soutenu par l’alliance Open
Ebook, Adobe et un certain
Sony.
Premier essai en 2001
Imaginé à la fin des années
1990 par Jacques Attali,
Erik Orsenna et Olivier
Pujol, fondateurs de la société Cytale, le livre électronique a fait son apparition
en France dès janvier 2001.
Trop cher, très lourd et vraiment pauvre en contenu, ce
premier modèle disparaît
Page réalisée par Karine Papillaud et Jérôme Bouteiller
en 2002 avec la faillite de
l’entreprise. Le concept ne
réapparaîtra que quelques
années plus tard grâce à la
démocratisation de la technologie de l’encre électronique (e-ink) qui a permis
l’élaboration d’une nouvelle
génération de tablettes plus
efficaces.
tefois qu’un début. « En 2009, nous
allons voir l’arrivée sur le marché de
nouveaux concurrents asiatiques ou
européens avec une multiplication
des modèles, une baisse générale
des prix et surtout l’accroissement
rapide de l’offre de contenu », annonce Malo Girod de l’Ain, fondateur
de M21, un éditeur spécialisé dans les
livres électroniques.
La croissance se fera à condition que
le prix des tablettes baisse de façon
significative, sans doute en passant
sous la barre psychologique des 150 €.
A condition aussi que les acteurs du
secteur s’accordent rapidement sur
un format de fichier universel. Mais
au-delà de la multiplication des tablettes, le vrai défi sera de convaincre
les consommateurs d’acheter des livres électroniques. Or, ils ne sont actuellement que 10 à 15 % moins chers
que les livres papier. En prenant pour
exemple Misere de Jean-Christophe
Grangé, vendu 21,76 € en version papier, 20,60 € en version électronique,
le reader de Sony ne sera amorti qu’à
partir du 258e exemplaire. Soit au bout
de cinq ans, à raison d’un livre par
semaine. En espérant qu’il fonctionne
encore.
3 QUESTIONS À…
JUAN PIRLOT DE CORBION
PDG de Chapitre.com
Selon vous, le livre
électronique est-il
LE phénomène de 2008 ?
C’est plutôt en 2009 que la
dématérialisation du texte va
connaître de la croissance, en
particulier sur le segment professionnel où certains
éditeurs sont déjà très actifs.
Cet e-book est-il une menace
pour votre réseau de distribution ?
Oui, si les lecteurs transformaient radicalement et
brutalement leurs usages. Il est clair que le livre
sous forme numérique prendra une part de marché significative dans les dix ans à venir. Mais son
développement ne devrait pas se faire au détriment
du papier.
Pourriez-vous devenir l’Amazon
du marché français, et commercialiser
votre propre tablette de lecture ?
Ce n’est pas notre vision actuelle. Nous pensons
plutôt jouer un rôle de libraire et de distributeur
en nous appuyant sur les plates-formes techniques qu’auront mises en place les acteurs de la
profession.
DR
Partie gagnée
chiffres
DR
Le nouveau chapitre du livre électronique
12 high-tech
ÉTAT DE L’OFFRE
Ses concurrents sont
l’Iliad d’iRex (599 €)
et le Cybook de Booken
(280 €). Par ailleurs,
Sony s’apprête à lancer
(probablement en 2009
en Europe) le PRS-700.
Rétroéclairée et 100 %
tactile, il peut contenir
jusqu’à 350 livres
électroniques. Cette
nouvelle tablette est
actuellement vendue 399 $
aux Etats-Unis.
À SAVOIR
Doté d’un écran électronique
E-Ink de 15,24 cm, le PRS505 dispose d’une autonomie
qui permet de feuilleter
6 800 pages et de stocker
environ 160 livres.
Huit niveaux de gris et trois
tailles de texte permettent
la lecture dans toutes
les conditions de luminosité.
Le reader supporte aussi
des documents sous
plusieurs formats (ePub,
Adobe PDF, RTF, TXT, BBeB
book et MS Word convertis
automatiquement en RTF
par le logiciel fourni)
de même que les images
JPEG, PNG, GIF, BMP et
les fichiers audio MP3 et AAC.
dico techno
e-book Appelé aussi livrel, c’est
le nom du texte (roman, essai)
qu’on télécharge sous forme
d’un fichier sur une tablette qui
elle est désignée sous le nom de
« liseuse » ou « reader ». Dans
sa version papier, le livre désigne
aussi bien l’objet que le texte.
La distinction entre contenu et
contenant est nécessaire pour le
livre numérique puisqu’un même
support peut contenir plusieurs
dizaines de textes différents.
J’AI TESTÉ LE PRS-505, LA TABLETTE DE LECTURE NUMÉRIQUE DE SONY
L’e-book livre ses innovations
Une bibliothèque dans sa poche.
A l’image des baladeurs MP3 qui
rassemblent nos CD préférés, l’ebook nourrit l’ambition de numériser et compresser nos lectures.
Mais c’est comment de lire un ebook ? Pour le savoir, je demande
au service de presse de Sony de me
prêter leur tablette PRS-505. En découvrant la couverture en simili cuir
fauve surpiqué beige de l’objet, j’ai
cru que Sony n’avait pas compris
ma demande. On dirait un livre de
sélection du Reader’s Digest des
années 1970. Sous cette protection
antichoc élégante, le fameux lecteur
en acier brossé.
D’abord, je charge la batterie via
un câble USB branché à l’ordinateur. Le temps de découvrir l’engin
criblé de boutons sur le dessus et
les côtés. Les connectiques sont en
bas, le bouton « power » et ce qui
ressemble à des cartes mémoire
sur le dessus. Je l’allume. Tout de
suite un texte apparaît. Sans doute
la dernière page lue par le journaliste précédent. En bas de l’écran
s’affichent l’indicateur de batterie, la
taille du texte et le nombre de pages.
J’essaie les touches numérotées de
1 à 9 puis 0 qui courent le long de
l’écran à droite. J’appuie sur 2. Rien.
Pour visualiser une page, il faut valider la commande en appuyant sur
un gros bouton. On avance dans le
texte grâce aux commandes avantarrière situées à côté de l’écran car
le clic n’est pas immédiatement suivi
d’effet. Patience recommandée. La
touche « menu » conduit à l’accueil
du reader : on accède aux livres par
titre, auteur ou date de téléchargement. Il y a aussi des fonctions
musique mais c’est une autre affaire. Toutes les commandes sont
en anglais.
Je décide de télécharger un livre,
et l’aventure commence. Je vérifie auprès du service de presse de
Sony que je peux acheter un bouquin
avec ce lecteur « prêté », et s’il est
compatible PC et Mac. Cap sur le site
de ma librairie préférée, www.librairie-ledivan.com, pour télécharger un
roman. La navigation est claire : je
choisis, paie en ligne 16 €, attends
le mail de confirmation qui me permettra de télécharger l’ouvrage.
S. POUZET / 20 MINUTES
CONDITIONS DU TEST
Le Sony PRS-505 testé
ici est la tablette vendue
en exclusivité à la Fnac
dans le cadre du programme
de librairie électronique
organisé par l'enseigne,
Sony et Hachette.
Elle nous a été prêtée par
le service de presse de Sony
pour une durée de 10 jours.
NOVEMBRE 2008
Elégant, l’e-book de Sony est handicapé par un transfert de fichier trop complexe.
Le tout prend moins de 2 minutes.
Le problème survient plus tard : le
transfert entre le livre au format
ePub, situé sur mon MacBook, et
le reader est encore impossible. La
tablette n’est pas compatible avec
Apple, merci Sony. Le service informatique de 20 Minutes me prête un
PC. J’essaie le site fnac.com, pour
changer. Encore une fois, l’étape
commerciale est assez simple.
C’est après que débute une heure
de cafouillages. Avec l’aide de mon
informaticien préféré, je parviens à
transférer le livre sur la tablette. La
seule solution pour s’en sortir est de
suivre à la lettre le mode d’emploi
disponible sur le site de la Fnac. Le
système n’est pas très logique pour
l’utilisateur, dixit mon coéquipier
spécialiste.
Ma lecture peut enfin débuter.
Dans le menu du livre, plusieurs
entrées sont disponibles. « Begin »
commence la lecture, et le bouton
« menu » me sauvera de toutes les
situations. Trois tailles de police sont
disponibles : Large (L), Middle (M) et
Small (S). On se croirait dans une
cabine d’essayage. J’opte pour M.
Deux pages plus tard, je passe en
L. Du coup, je dois revenir à la page
précédente pour retrouver le passage que je lisais. Avant d’éteindre
l’appareil, je marque ma page en appuyant sur le petit bouton qui symbolise un livre ouvert corné. J’éteins,
je rallume : ouf, ça marche.
J’ai lu dans les transports, au restaurant, mais pas dans ma salle
de bains. Le reader n’est pas tout
terrain : il s’abîme quand il tombe et
n’aime ni l’eau ni la confiture de mes
tartines. L’expérience du livre électronique s’avère séduisante. Mais
elle prendra toute sa dimension
quand les constructeurs introduiront l’écran tactile et des interfaces
plus intuitives pour télécharger de
nouveaux titres.
Karine Papillaud
NOTE FINALE : 6/10
+
-
Capacité : 160 ouvrages
peuvent être compilés dans
une tablette. Poids (260 g).
Prix (299 €). Complexité
pour transférer un fichier
de son ordinateur à l’e-book.
Livres numérisés seulement
10 % à 15 % moins chers
que leurs équivalents papier.
14 high-tech
NOVEMBRE 2008
ÉDITION SI L’E-BOOK N’A PAS ENCORE BOULEVERSÉ LE MONDE LITTÉRAIRE, LE PHÉNOMÈNE EST EN MARCHE
Le livre électronique est,
cet hiver, la grande affaire
des éditeurs et des médias.
Mais qu’en est-il pour l’amateur de bouquins lambda?
La Foire du livre de Brive,
le second week-end de novembre, a été l’occasion de
vérifier l’impact de l’arrivée
du e-book. « J’en ai entendu
parler, mais je suis très attachée au papier et je ne mettrai jamais 300 € dans un
support de lecture », explique Anita, une étudiante en
droit, libraire bénévole à la
Foire. Sabine, une blogueuse
quadragénaire venue de
Vendée, croit beaucoup au
livre audio mais pas à l’ebook. « Ce n’est pas pratique, si ça tombe en panne,
comment on fait? Quant au
léger rabais effectué sur la
vente du fichier, le poche est
beaucoup plus intéressant
pour les fauchés. Et quid des
dédicaces de livres? »
DR
Le lecteur pas près de tourner la page
A la Foire du livre de Brive, lecteurs n’ont montré que peu d’intérêt pour l’e-book.
A Brive, le livrel n’est pas un
sujet de conversation. « Mais
il sera un objet familier
dans six mois », philosophe
sans passion Pierric Bailly,
26 ans, l’une des révélations
de la rentrée avec Polichinelle (POL Editeur). Un gros
travail attend les libraires
convaincus qui souhaitent
motiver leurs clients. Et ce
n’est pas gagné : « En maga-
sin, nous n’avons pas encore
ce genre de demande, explique Catherine, conseillère
de vente chez Cultura. On
ne réfléchit pas au livre
électronique. Peut-être que
des décisions se prennent à
notre centrale de Bordeaux,
mais pour moi, c’est totalement abstrait. »
Pour l’heure, il faut que la
Fnac et l’offre concurrente,
lancée par Gallimard avec
une douzaine de librairies
indépendantes comme Le
Divan à Paris, se mettent
d’accord pour proposer tous
les éditeurs sur chacune de
leurs plate-formes : ce n’est
pour l’instant pas le cas. La
Fnac ne propose pas les
livres des éditeurs distribués par Gallimard. « On
ne sait pas encore quand
le consommateur achètera
ses livres indifféremment
sur un site ou un autre, car
tout commence à peine à se
mettre en place. Mais c’est le
but que nous recherchons »,
explique-t-on chez Epagine,
l’un des deux principaux
prestataires techniques
français avec Numilog.
Trois tablettes électroniques testées au pied de la lettre
VEDETTE DE CETTE RENTRÉE LITTÉRAIRE, LE SONY READER N’EST TOUTEFOIS PAS LE SEUL SUR LE MARCHÉ FRANÇAIS. EN ATTENDANT L’ARRIVÉE
HYPOTHÉTIQUE DU KINDLE D’AMAZON DANS L’HEXAGONE, TROIS CONCURRENTS RIVALISENT AVEC LA TABLETTE DE SONY.
LE TACTILE
Cousin de l’iPhone,
l’iPod Touch d’Apple
est un baladeur
multimédia désormais
capable de télécharger
des livres sur le tout
nouvel AppStore.
Outre sa grande
compacité (62 x 110 x
8,5 mm pour
115 g), ce modèle
se distingue
par son écran 3,5’’, à la fois tactile
et en couleurs, qui affiche une résolution
de 480 x 320 pixels. Conçu pour lire
des fichiers multimédia comme
des photos, des fichiers audio
ou des vidéos, l’iPod Touch peut
virtuellement stocker plusieurs dizaines
de milliers de livres électroniques dans
sa mémoire de 8 à 32 Go. Connecté
via le wi-fi, ce baladeur multimédia
dispose d’une autonomie limitée
à une dizaine d’heures. Env. 225 €.
LE PROFESSIONNEL
Avec son écran 8’’ d’une résolution 768 x
1024 pixels, l’iLiad d’iRex est une tablette relativement
volumineuse (155 x 217 x 16 mm pour 435 g). Capable de lire une grande
variété de formats (PDF, HTML, TXT, PRC, JPG, BMP et PNG), ce modèle
fait en revanche l’impasse sur le multimédia, ce qui ne l’empêche pas de
disposer d’un puissant processeur Intel Xscale 400 MHz. L’iLiad d’iRex
embarque également une puce wi-fi, facilitant sa connexion à Internet,
ainsi qu’un stylet permettant à ses utilisateurs de saisir des informations
sur son écran ou d’annoter un texte. Plutôt pour les pros. Env. 599 €.
LE POLYVALENT
Né sur les cendres de Cytale, Bookeen est l’un des
spécialistes français du livre électronique à l’origine
d’une autre tablette baptisée CyBook. Plus léger (174 g)
et compact (118 x 188 x 8,5 mm) que l’iLiad, le Cybook
s’appuie sur un écran de 6’’ à encre électronique.
Il peut lire une grande variété de fichiers : HTML, TXT,
PRC, PalmDoc, PDF et même le MP3, pour écouter
d’éventuels livres audio. Mais pas le format ePub
que l’on retrouve sur le Sony Reader. Capable
de tenir dans la poche d’une veste, le CyBook
s’adresse avant tout au grand public. Env. 280 €.
Page réalisée par Karine Papillaud et Jérôme Bouteiller
formats
Le numérique est
coutumier des batailles
de standards : Windows
contre Mac, MP3 contre
WMA ou Blu-Ray
contre HD-DVD. Le
petit monde de l’eBook
n’échappe pas à la règle
et plusieurs formats
cohabitent. Roi du PC,
Microsoft soutient par
exemple le LIT, boudé
par les constructeurs de
tablettes. Champion du
document électronique,
Adobe pousse lui le PDF
mais peine à convaincre
les marchands. Roi des
libraires électroniques,
Amazon soutient pour sa
part le PRC, un format
qui pourrait bien devenir
universel s’il n’était
concurrencé par le ePub,
soutenu par l’alliance
Open Ebook, Adobe
et un certain Sony.
16 high-tech
NOVEMBRE 2008
DES LABELS VERTS À L’ÉCO-CONCEPTION, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EST-IL UN
ENVIRONNEMENT
L’électronique branchée à l’écologique
Aussi régulier qu’une horlogeatomique,Greenpeace
publie chaque trimestre
son guide « Vers une électronique plus verte », classement évaluant le degré
d’engagement écolo de
l’industrie high-tech. Bonnet d’âne pour Nintendo et
Microsoft, bons derniers,
d’où peut-être l’absence
de réponse à nos questions. En tête, Nokia est
nettement plus prolixe sur
le sujet : « Il nous est favorable, tant mieux. Mais nous
ne les avons pas attendus
pour nous mettre à l’écoconception, au recyclage ou
pour réduire l’utilisation de
matières toxiques », explique le fabricant. Ce classement de Greenpeace fait-il
peur aux industriels ? « Sûrement pas, sourit l’un d’eux
(qui tient à rester anonyme).
Il n’a aucune influence sur
nos ventes. »
Quoi qu’il en soit, l’environnement s‘impose peu à peu.
Lexmark évoque dans son
rapport environnemental
ses travaux sur la réduction
de la consommation électrique de ses imprimantes
(- 90 % en veille), Sagem,
gros producteur de box ADSL
et de décodeurs, travaille à la
réduction de la consommation en veille de ses produits,
en espérant passer sous la
barre du Watt. De son côté,
Orange — avec le WWF
— met en place un étiquetage écolo des mobiles un an
avant que la loi Grenelle n’en
fasse une obligation. Dans la
distribution, qu’il s’agisse de
la Fnac, Darty ou Boulanger,
tous reconnaissent l’importanced’êtrevert,sansimpact
réel sur les ventes. Et les
consommateurs, dans tout
ça? Ils s’informent et posent
desquestions,surtoutdepuis
Pour limiter l’impact des
produits high-tech sur
l’environnement, les industriels se tournent vers
l’éco-conception. Apparue
en Europe du Nord dans les
années 1990, cette approche
écologique d’un processus
industriel décompose en six
grandes étapes le cycle de
vie d’un produit : recherche
et développement, matières premières (recherche
des composants les moins
polluants), production (privilégier l’économie des ressources), logistique (étude
sur l’emballage et coûts de
transport), utilisation (travail
sur la consommation électrique, label Energy Star à
l’appui) et recyclage (choisir
des matériaux).
20 MINUTES
En route vers l’éco-conception
Le label écolo Energy Star.
Chaque étape est évaluée
afin de déterminer les actions à mener pour améliorer les qualités écologiques
d’un produit. « Par définition,
l’éco-conception est profondément ancrée dans les
produits, explique Florence
Loretzin, responsable du développement durable d’Ep-
son France. Chez nous, par
exemple, une imprimante est
pensée dès sa création pour
qu’elle ait un impact minimal sur l’environnement.
En réduisant le nombre de
pignons du mécanisme d’entraînement du papier, nous
pouvons réduire de 30 % à
50 % la consommation de
matière première. Cela impact le recyclage, mais aussi
l’émission de CO2 pendant
l’étape logistique, les produits étant plus légers. Le
gain pour le consommateur
est aussi perceptible puisqu’une imprimante contenant peu d’engrenages nécessite moins d’énergie pour
faire avancer le papier. » Du
gagnant-gagnant en somme.
M. M.
la mise en place de l’écoparticipation qui augmentent (un
peu) les prix. Malheureusement, la démarche écolo ne
va guère plus loin, car le prix
règne en maître. Quant à la
reprise – en vue de son recyclage – d’un produit usagé
pour l’achat d’un neuf, elle
ne fait pas recette. Répandu
pour l’électroménager, il
est encore marginal dans
le petit électronique. Ainsi,
à la Fnac, le taux de reprise
des téléphones mobiles ne
dépasse pas 3 %.
Marc Mitrani
Le prochain classement sera
disponible début décembre sur
www.greenpeace.org
Les surprises du bilan
carbone signé WWF
Quid du bilan carbone dans
la high-tech ? L’organisation WWF a mandaté l’institut Gartner pour trouver
une réponse. Sur les vingtquatre « invités », quinze
ont accepté de participer
à l’étude, neuf ont refusé,
dont AT&T, Sun, Acer et
Microsoft. Fujitsu, IBM et
HP s’en sortent bien, félicités pour leur politique
environnementale à long
empreinte
terme. Surprise, en tête du
classement Greenpeace,
Nokia ne figure là qu’en
milieu de tableau. Mauvais
élèves : Lenovo, Nortel et…
Google. Il lui est reproché
d’être énergivore avec ses
serveurs (plus d’un million),
de ne pas se fixer d’objectifs de réduction de gaz à
effet de serre. Le tout sans
grande transparence sur sa
stratégie écologique. C. J.
WWF propose à chacun
– en moins de 5 minutes – de calculer son empreinte
écologique. Exprimée en mètres carrés, elle permet
de prendre la mesure de l’impact de son mode de vie
(transport, alimentation…) sur la planète. www.wwf.fr
high-tech 17
NOVEMBRE 2008
ENJEU RÉEL POUR LES ACTEURS DE L’INDUSTRIE HIGH-TECH OU UN NOUVEL ARGUMENT MARKETING ?
Ces produits qui partent en classe « verte »
L’ORDINATEUR
Le Scaleo Li 2405
Green Edition n’est
pas un PC sexy, mais
il est sûrement l’un
des plus écologiques.
Constitué de plus
de 90 % de matières
recyclables, il
est conforme au
label Energy Star.
Sa consommation
énergétique est
inférieure de 27 %
à celle d’un PC conventionnel en
utilisation (et de 20 % en veille).
Ces caractéristiques lui ont permis de recevoir
de nombreux labels verts dont Nordic Swan et
le très recherché Blue Angel, qui récompense
son très faible impact sur l’environnement.
Env. 199 €.
LE TÉLÉPHONE
LA CALCULATRICE
On n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Siemens a ainsi développé dès 2004 la norme
Eco Dect pour ses téléphones résidentiels.
Ainsi les coques sont plus fines pour
économiser 20 % de plastique et la puissance
de transmission entre la base et le combiné
s’adapte à la distance qui les sépare. Le bloc
d’alimentation a aussi été
repensé pour ne recharger le
combiné uniquement quand
cela est nécessaire, faisant
chuter la consommation
quotidienne de 60 %.
Evidemment, tous
les déchets issus
du processus de
fabrication sont triés
puis recyclés.
Le tout sans hausse
de prix. Env. 40 €.
LE DÉCODEUR
L’IMPRIMANTE
Véritables cauchemars écologiques, les décodeurs de toutes
sortes restent en veille afin de pouvoir réagir aux sollicitations
d’une télécommande. Pour réduire
leur consommation électrique,
Sagem a entièrement
repensée ses nouvelles gammes
de décodeur TNT. Ainsi, l’ITD58N
ECO ne consomme annuellement
que 18,3 kWh, contre 44,3 kWh
pour un modèle classique. On peut
aussi débrancher complètement l’appareil, en attendant l’arrivée
de modèles dotés d’un interrupteur.
Prix : 40 €.
Epson a toujours été à la pointe de la préservation de l’environnement.
Le constructeur fut l’un des premiers à s’engager dans un programme
de réduction drastique des émissions de CO2 et ses ingénieurs
travaillent sans relâche pour concevoir des produits écologiquement
acceptables. La dernière imprimante
multifonction d’Epson n’échappe
pas à la règle. Car malgré l’étendue
de ses capacités et son look
particulièrement réussi, le
constructeur annonce qu’elle est
recyclable à 81,90 %. Un véritable
record, dont il n’est pas peu fier.
Prix : 349 €.
Six règles pour concilier techno et écolo
• Ne pas renouveler les produits trop souvent L’industrie pousse à la consommation, renouvelant
ses produits plusieurs fois par an, rien n’oblige
à changer son mobile tous les six mois.
• Interrupteurs Le mode veille d’un lecteur DVD,
d’une console ou d’une télé consomme de l’énergie, autant qu’un réfrigérateur sur un an. Mieux
vaut actionner l’interrupteur de l’appareil. S’il
n’y en a pas, utiliser une prise multiple dotée
d’un interrupteur général.
• Labels Eric Labouze, directeur général de Bio
Intelligence Service, en recommande deux :
« L’Energy Star, qui reflète une bonne performance électrique, et l’Eco-label européen (petit
logo en forme de fleur) que l’on commence à
trouver sur les produits high-tech, notamment
sur les téléviseurs LCD de Sharp. »
L’énergie solaire
est souvent
employée pour
les calculatrices.
Canon va toutefois
un peu plus loin :
la coque de la LS8TCG, par exemple,
est à 100 % produite à
partir de plastique recyclé
provenant de photocopieurs
Canon arrivés en fin de vie.
Dans le même ordre d’idée,
les manuels et emballages sont faits
à partir de papier et cartons recyclés.
Mais comme on peut toujours avoir besoin
d’une calculatrice dans la pénombre,
elle embarque toute de même une pile,
qu’il faudra évidemment recycler.
Env. 5 €.
• Recycler Ramener un produit high-tech usagé
en magasin lors de l’achat d’un neuf. Les grandes chaînes travaillent avec des associations qui
les réhabilitent et les revendent. Exemple : Les
Ateliers du Bocage (Emmaüs) récupèrent les
téléphones mobiles déposés à la Fnac.
• Débrancher Après avoir rechargé un mobile ou
tout autre appareil électronique comportant une
batterie, penser à débrancher le chargeur de la
prise de courant. Cela évitera une consommation inutile.
• Produits locaux Même si cela tient parfois du
vœu pieux en matière de nouvelles technologies,
mieux vaut privilégier les produits manufacturés dans une zone géographique proche. Cela
permet de réduire les émissions de CO2 dues à
son transport.
M. M.
Tracer les watts
Pas besoin d’être un électricien
chevronné pour surveiller
la consommation électrique de son
domicile. Les abonnés à l’opérateur
Poweo peuvent souscrire à la Poweo Box
(3 €/mois) qui fournit en temps quasi-réel
la consommation électrique. On pourra
ainsi prendre conscience d’un éventuel
gaspillage. Plus fun, le lapin électronique
Nabatztag, lui aussi en vigueur
chez Poweo, délivre un relevé quotidien.
Plus universel et moins onéreux,
le contrôleur d’IDK Multimedia
(25 € en magasin spécialisé) s’intercale
entre la prise murale et l’appareil et
affiche la consommation en temps réel.
18
high-tech
NOVEMBRE 2008
ENVIRONNEMENT LES FABRICANTS TENTENT DE LIMITER L’IMPACT ÉCOLO DE LEURS PRODUITS HIGH-TECH
« Aucun produit n’est assez vert »
qu’une taxe est pertinente si elle reflète la réalité écologique du produit
auquel on l’applique. En France, par
exemple, le prix de vente de l’électricité produite par les centrales
nucléaires ne traduit pas l’impact
écologique qu’entraîne sa fabrication sur l’écosystème. Les taxes
telles qu’elles sont actuellement
envisagées, ne reflètent donc pas
la réalité. Il faut avoir une approche
plus systémique. Autre aspect du
problème, que devient l’argent récolté par les taxes? En Grande-Bretagne, par exemple, est-il employé à
la préservation de l’environnement
ou a-t-il des actions nettement
moins écologiques, comme payer
des soldats engagés dans la guerre
en Irak? C’est un peu provocateur,
mais en fait, il est impossible de savoir où va réellement l’argent des
taxes vertes. Les gouvernements
ne sont pas assez transparents sur
ce sujet. En fait, j’ai l’impression que
ces mesures ne sont, pour l’instant,
qu’un prétexte des gouvernements
pour nous soutirer de l’argent, qui
ne sera finalement pas affecté aux
questions de l’environnement.
IZA KRUSZEWSKA
Responsable chez Greenpeace
International des campagnes
contre les produits toxiques.
(
« Je pense
qu’une taxe est
pertinente si elle
reflète la réalité
écologique
du produit auquel
on l’applique. »
)
Quels industriels doivent
progresser dans le respect
de l’environnement?
Dans notre dernier rapport trimestriel, nous avons classé Microsoft et
Nintendo en dernière position, mais
tous les industriels du secteur ont
leurs points forts et leurs faiblesses. Philips, par exemple, est bien
noté pour sa faible utilisation de
Recueilli par Marc Mitrani
critères de
classement
DR
Pour les constructeurs,
le développement durable
est-il important ou est-ce juste
un nouvel argument marketing?
Cela commence à devenir une réalité.
Prenez Apple, par exemple : les produits retardateurs de combustions
toxiques ont été presque totalement
éliminés des nouveaux iPod et des
derniers MacBook. C’est en tout cas
ce que le constructeur affirme, et
nous le croyons. Plus généralement,
la gestion de l’alimentation électrique
a été améliorée dans les nouvelles
générations de produits, mais pas
partout. C’est pour cela qu’il est parfois difficile pour le consommateur
de distinguer le vrai du faux dans le
discours des constructeurs.
Quelles catégories
de produits high-tech
sont assez respectueuses
de l’environnement?
De notre point de vue, aucune catégorie de produits high-tech n’est
assez verte. La bonne nouvelle, c’est
que la situation est en train de changer et que les industriels donnent
de plus en plus d’importance aux
performances environnementales
de leurs produits. Nous souhaitons
que des campagnes de reprise des
produits usagés soient mises en
place sur la totalité de la planète
et que les industriels s’attaquent
sérieusement aux causes du changement climatique.
« Les industriels tardent à mettre en place des programmes de recyclage. »
produits toxiques et pour ses appareils qui consomment peu d’énergie.
En revanche, ils n’ont pas mis en
place de programme de reprise et
de recyclage des machines usagées
dans les pays où ce n’est pas une
obligation légale.
Peut-on être à la fois amateur
de nouvelles technologies
et croire au développement
durable?
C’est, à mon avis, très difficile. Les
produits high-tech ont des cycles
de vie très courts : ils sont remplacés par de nouveaux modèles, de
plus en plus rapidement. Les fous
de nouvelles technologies veulent
toujours posséder le dernier produit à la mode ou celui qui intègre
les dernières nouveautés. Ils se débarrassent donc de leurs appareils,
même s’ils ne sont pas si anciens
que cela, pour acquérir les innovations du moment.
Les consommateurs
prennent-ils en compte
les critères écologiques
lorsqu’ils achètent un produit?
C’est assez compliqué à dire. Les
informations concernant la consommation électrique passent assez
bien, car il s’agit de chiffres et de
données tangibles. Quand il s’agit
de produits chimiques, il est nettement plus difficile pour un acheteur
de faire la différence, à moins qu’il
ne soit chimiste.
Pensez-vous que les taxes
vertes mises en place par
les gouvernements des pays
européens sont utiles?
C’est une question délicate. Je pense
Toxicité, efficacité
énergétique et recyclage.
Greenpeace établit son
classement trimestriel
sur la base de ces trois
critères. Obtiennent le plus
de points, les fabricants
qui utilisent le moins de
substances chimiques (PVC,
retardateurs de flamme
bromés…) et dont
les produits affichent
une efficacité énergétique
supérieure à ce que
recommande le label Energy
Star. Sont ensuite notées la
durée de vie plus ou moins
longue et la capacité des
produits à être recyclés.
Enfin, profitent d’un bonus
ceux qui font preuve
d’innovations écologiques
et qui font la promotion
de leurs produits « verts ».
high-tech 19
NOVEMBRE 2008
J’AI TESTÉ LE 3110 EVOLVE, LE MOBILE « ÉCOLOGIQUE » DE NOKIA
Le téléphone écolo se jette à l’eau
L’Evolve n’est pas vert mais gris
et noir, couleurs du plastique qui
le compose. Et pour être précis, il
n’est pas entièrement fait en plastique puisque 50 % de matières
bio-recyclables entrent dans sa
composition. Le chargeur qui l’accompagne a la particularité de ne
plus délivrer de courant lorsque la
batterie est entièrement chargée.
Je vérifie cela avec un wattmètre :
c’est effectivement le cas. Bien. En
revanche, lorsque je le synchronise
avec mon PC, l’Evolve oublie une
bonne trentaine de contacts. Pour-
écran et, surtout, je ne l’éteins pas
afin de vérifier son autonomie. Finalement, sa batterie tiendra presque cinq jours. Pas mal.
MARC MITRANI
Un mobile conciliant high-tech et
écologie. Le défi de Nokia avec
son 3110 Evolve est aussi ambitieux qu’intrigant et c’est avec impatience que j’attends sa livraison.
Dès la sortie de l’emballage, la différence saute aux yeux : composé à
60 % de matériaux recyclés, il est
deux à trois fois plus compact que
celui des autres produits Nokia.
Le téléphone portable écolo de Nokia.
quoi ? Mystère. Je le glisse dans
ma poche et je vaque à mes occupations. S’il n’est pas très perfectionné, l’Evolve embarque tout de
même le minimum vital. En plus
des SMS et MMS, je peux lire et
envoyer mes e-mails. A condition d’être patient car, économie
d’énergie oblige, l’appareil n’est
pas compatible 3G. Je prends quelques photos (de qualité moyenne),
je joue un peu sur le minuscule
Après mon test, je suis finalement
agréablement surpris : bien sûr, je
n’abandonnerai pas mon smartphone pour un Evolve, mais celuici n’est pas si basique que cela.
Il rendra service aux utilisateurs
occasionnels… et aux écologistes
convaincus.
Marc Mitrani
NOTE FINALE : 7/10
+
Fonctions suffisamment
évoluées. Consommation
minime. Chargeur qui ne
gaspille pas d’énergie.
-
Synchronisation
du carnet d’adresses
pas au point.
Ecran trop petit.
CONDITIONS DU TEST
Le produit testé est
un modèle de série,
prêté par le service
de presse de Nokia.
Pour l’évaluer, nous
nous en sommes servis
quotidiennement pendant
une semaine.
ÉTAT DE L’OFFRE
Si tous les constructeurs
réfléchissent à la question,
il n’existe, à notre
connaissance pas
d’autre mobile vert
sur le marché.
À SAVOIR
L’Evolve est vendu
95 € sans abonnement
ou 9 € accompagné
d’un abonnement
Bouygues Telecom.
Une fois en fin de vie,
il peut être recyclé
à plus de 90 %, le classant
ainsi parmi les téléphones
les plus écologiques
du moment.
20 high-tech
NOVEMBRE 2008
VIDÉO SEIZE CHAÎNES POURRAIENT BIENTÔT ÊTRE CAPTÉES VIA UNE TV OU UN TÉLÉPHONE PORTABLE
Annoncée pour la Coupe du
monde de rugby en France
en 2007, puis pour les JO de
Pékin cette année… la TMP
n’en finit pas de prendre du
retard. Après le choix de la
norme DVB-H en septembre 2007, puis l’attribution
des canaux en mai dernier
par le CSA, cette fois la déclinaison mobile de la TNT
semble enfin sur les rails.
Une offre en questions.
• Qu’est-ce que la TMP? Déclinaison nomade de la TNT,
la TMP permettra de regarder des chaînes en qualité
numérique en situation de
mobilité, même en voiture.
Elle pourra être captée sur
une télé portable ou un téléphone mobile équipé d’une
puce TMP, utilisant la norme
DVB-H, retenue en France.
Dans ce cas, l’envoi de SMS
et l’accès au réseau 3G apporteront une dimension interactive et lucrative (achat
d’une chanson lors de la
diffusion du clip…). Des lecteurs de DVD proposent bien
de recevoir la TNT, mais ils
imposent le plus souvent de
S. ORTOLA / 20 MINUTES
La télévision mobile bientôt en poche
La première démonstration de télévision mobile personnelle (TMP) en France, en décembre 2006.
ne pas bouger et sont dotés
de deux antennes, trop encombrantes pour un téléphone mobile. Donc, pour le
moment, seuls les réseaux
3G+ permettent de regarder
la télé sur mobile, avec une
qualité aléatoire.
• Quels sont les acteurs? La
TMP met en scène éditeurs,
diffuseurs et distributeurs.
Les premiers sont les propriétaires des seize chaînes
retenues. Ils doivent lancer
un appel d’offres commun
afin de choisir un diffuseur.
Cela devrait se faire entre
TDF, ancien monopole
d’Etat maintenant privatisé,
et Towercast, filiale de NRJ
Group. Enfin, la commercialisation et la gestion des
abonnés se feront via les distributeurs, principalement
les opérateurs de mobile.
• Quand est-elle prévue? Probablement d’ici à un an. De-
puis la sélection des chaînes
par le CSA en mai dernier, les
discussions vont bon train
mais butent actuellement
sur la définition du modèle
économique : qui des éditeurs ou des distributeurs
va financer le réseau? Autre
sujet qui fâche, la répartition
des bénéfices générés entre
les acteurs. Les plus optimistes prédisent un démarrage pour la rentrée 2009,
les pessimistes évoquent
un abandon pur et simple
du projet, faute d’accord.
• Combien ça va coûter? On
parle de 3 € à 6 € par mois,
ou même d’une intégration
aux offres de télé 3G actuelles sans augmentation de
prix. Lancée il y a un an en
Italie, la TMP y est soumise
à abonnement : 5 € (TIM) ou
9,90 € (Vodafone) par mois.
Si les tests réalisés en 2005
par les opérateurs indiquent
que la TMP a un potentiel
commercial, selon une étude
Gartner, seuls 5 % des Français se montrent intéressés.
Un chiffre qui monte à 20 %
Marc Mitrani
en Asie.
« Pour l’instant, il n’est pas prévu de faire payer les utilisateurs »
CSA
la population nationale,
selon un calendrier
détaillé que nous rendrons public au fur et à
mesure. La deuxième
échéance du calendrier
indique une couverture
de 60 % de la population
au bout de six ans.
Comment sera-t-elle
financée ?
A l’exception de Canal+
etd’Eurosport,lagrande
majorité des chaînes
sera gratuite. Celles-ci sont d’habitude financées par la publicité,
mais d’après les exemples que nous
avons relevés à l’étranger, la TMP
ne génère pas de recettes publicitaires. Il y a donc un coût, mais pas
de recettes en face. Pour l’instant,
il n’est pas envisagé de faire payer
les utilisateurs, mais de proposer
la TMP comme un service supplé-
ELISABETH FLÜRYHÉRARD
Membre du Conseil supérieur
de l’audiovisuel (CSA).
Quel est le calendrier
de déploiement de la TMP ?
Dans les trois années suivant le lancement, la TMP doit couvrir 30 % de
mentaire, intégré dans les forfaits
télé 3G existants.
(
)
Nous aurions pu
mettre plus de chaînes
mais avec une qualité
dégradée, ou moins
de chaines avec une
meilleure image.
Comment avez-vous déterminé
le nombre de chaînes ?
Il a fallu arbitrer en fonction de la
bande passante disponible. Nous
aurions pu mettre plus de chaînes mais avec une qualité dégradée, ou moins de chaînes avec une
meilleure image. Après consultation, nous avons tranché en faveur
d’une moyenne, ce qui a donné seize canaux. A la fin de l’émission en
analogique, il est prévu de constituer un second bouquet quand de
nouvelles chaînes en exprimeront
Recueilli par M. M.
le souhait.
Partie
bouquet
gagnée
En mai dernier, le CSA a retenu
Avec
treize10-millions
chaînes, qui
des’ajoutent
téléchargements
aux trois réservées
en d’office
France en
2006,
au service
le jeupublic.
vidéo tisse
Sanssa
surprise,
toile
TF1,les
M6mobiles.
et Canal+
été se
sur
50ont
éditeurs
choisies en
deoù
« l’utilisaleur
partagent
leraison
marché
forteentre
notoriété
sport,
teur
dans».
la Pour
partielepour
3à
5-€
Eurosport
selon les
devra
jeux.
faire
Il y face
en aurait
à Orange
Sports. Par
ailleurs,
300
de disponibles.
Particularité,
toutesdes
lesjoueurs
chaînessont
déjàdes joueu46-%
présentes
sur la TNT
ses,
qui craquent
pour Desperate
(W9, Direct 8,
12, Billard.
Housewives
ouNRJ
Midnight
«-Tout
NT1 et le
Virgin
monde
17)possède
font partie
un des
mobile,
élues. Seule
alors réelle
que l’achat
nouveauté
d’une:
console
EuropaCorp
est un
TV.investissement
Créée
discriminant-»,
spécialement pour
explique
la TMP,
Michaël
Faure,
financée par le producteurresponsable
réalisateur Luc
business
Besson,
France
elle vise
de
Gameloft,
à faire la promotion
numéro deux
du cinéma
mondial
du
français.
secteur.
Parmi les recalées,
la chaîne pour enfants Gulli.
22 high-tech
VIDÉO
NOVEMBRE 2008
DU MOBILE À L’ULTRAPORTABLE, TOUTES LES SOLUTIONS POUR VISIONNER SES FILMS PARTOUT
Du téléphone mobile au
Netbook, 20 Minutes passe
en revue toutes les façons
de regarder des vidéos lorsqu’on n’est pas chez soi.
• Téléphone mobile Un mobile est capable de lire des
vidéos depuis le Net ou copiées via un ordinateur. Cependant, ne pas s’attendre
à des miracles : le processeur est généralement peu
puissant et la résolution de
l’écran plutôt faible. Images
saccadées et gros pixels seront inévitablement au rendez-vous.
Sélection : N85 de Nokia
(539 € hors abonnement).
• Lecteurs MP3 Compacts et
dotés d’une bonne autonomie, les baladeurs affichent
leur côté pratique. Les modèles haut de gamme sont
capables de lire des vidéos
personnelles ou achetées
en ligne. Le logiciel fourni
avec l’appareil permet de
les transférer après une
éventuelle conversion.
WENN / SIPA
Trouver l’offre nomade qui tient la route
Les lecteurs de DVD portables proposent une bonne qualité d’image mais souffre d’une autonomie médiocre.
Privilégier un modèle avec
grand écran pour obtenir
une image correcte. Mais si
vous souhaitez regarder un
film, passez votre chemin.
Sélection : iPod Touch
d’Apple (à partir de 229 €).
• Baladeurs multimédias Ils
sont équipés d’un disque dur
qui leur offre une capacité
de stockage conséquente,
d’un écran tactile et savent
lire de nombreux formats.
La qualité de l’écran est gé-
Des fichiers au bon format
SIMPLE
EFFICACE
Pas besoin
d’être un pro de
l’informatique pour
utiliser Video Multi
Convertisseur 3.
Son interface
d’utilisation, simple et bien pensée,
permet de guider l’utilisateur durant les
trois étapes d’une conversion : il suffit
de choisir le fichier source, le format
de destination (une liste des appareils
mobiles les plus courants est prédéfinie)
et de lancer l’opération.
Micro Application, env. 30 € (PC),
40 € (Mac).www.microapp.com
GRATUIT
Plus proche
du gestionnaire
de fichiers
multimédias
que du
convertisseur
vidéo, Move It prend en charge la totalité
des fichiers audio, vidéo et photo
d’un PC (pas de version Mac).
L’application reconnaît instantanément
tout appareil connecté à l’ordinateur
et transcode automatiquement
les fichiers lors du transfert.
Simple et efficace.
Nero, env. 45 €. www.nero.com
Disponible en français, Ri4m 5.0 est doté de deux interfaces.
La première, destinée aux débutants, propose un ensemble
de fonctions « pousse bouton » allant du réencodage à
la création de fichiers vidéo à partir d’un DVD. La seconde,
nettement plus complexe, donne accès à l’ensemble des
paramètres de conversion. Le tout est accompagné d’un site
proposant de nombreuses ressources en français. Indispensable.
Gratuit sur www.ripp-it.com
néralement leur point fort.
Les modèles wi-fi permettent d’acheter des vidéos
sur le Net sans passer par
un PC. Deux ombres au tableau : ils sont chers et leur
autonomie est limitée.
Sélection : Archos 7
(à partir de 350 €).
• Lecteur de DVD portable
Côté pile, un appareil au
prix abordable (à partir de
70 €), doté d’un écran imposant et capable de lire
DVD ou DivX stockés sur
une clé USB. Côté face, une
solution encombrante et qui
souffre d’une faible autonomie (2 h 30 en moyenne).
Sélection : PET 731
de Philips (179 €).
• Netbooks Ils disposent tous
d’un logiciel de lecture vidéo,
sans oublier qu’avec leur
connexion wi-fi le téléchargement en ligne est possible.
Même s’il n’est pas géant,
leur écran est d’une qualité
suffisante pour un visionnage prolongé. En revanche,
l’autonomie un peu faible
(entre deux et trois heures)
de ces ultraportables peut
s’avérer handicapante.
Sélection : EeePC 901
d’Asus (399 €). Marc Mitrani
Canal + décodé dans
une clé
Embarquer Canal+
dans son notebook
est désormais possible avec la
clé Canal+. Il suffit d’acquérir pour cela une clé
USB spécifique (99 €), contenant un microdécodeur
ainsi qu’un tuner TNT HD. Celui-ci permet
de recevoir la totalité des chaînes de la TNT ainsi que
trois du Bouquet Canal+. Une fois les droits d’accès
activés (1 € pour les deux premiers mois, ensuite 10 ou
20 € mensuels selon l’abonnement), on peut regarder
les chaînes en profitant du contrôle du direct (pause d’une
émission en cours) ou programmer des enregistrements
(non transférables sur un autre PC). Très séduisante,
cette offre souffre de quelques lacunes, comme l’accès
au guide électronique de programmes ou l’absence
de télécommande. www.clecanalplus.com
PSP Bien qu’elle soit dépourvue de disque dur,
la console de poche PSP de Sony peut faire office
de baladeur multimédia. Seule condition, lui ajouter
un Memory Stick Duo (1 Go minimum) et télécharger
le logiciel Media Manager pour PSP 3.0. Gratuit depuis
le 28 octobre, il facilite la copie de vidéos sur la console.
24 high-tech
ÉTAT DE L’OFFRE
A part le célébrissime
iPhone d’Apple
(à partir de 149 €
avec un forfait), il n’existe,
à notre connaissance,
aucun produit proposant un
tel ensemble de fonctions.
À SAVOIR
L’Archos 3G+ peut accéder
aux offres de vidéo
à la demande sans passer
par un PC, le téléchargement
des films se faisant
alors en wi-fi.
Le forfait accompagnant
l’Archos 3G+ est illimité en
volume mais pas en débit.
Si l’abonné dépasse 500 Mo
dans le mois, SFR se réserve
le droit de diminuer son débit
jusqu’au mois suivant.
dico techno
Widget Petites applications
apparaissant sur le bureau
d’un ordinateur et fournissant
un service déterminé (cours
de la Bourse, prise de notes,
calculatrice…).
Flash A la base conçu pour créer
des animations sur les sites
Internet, la technologie Flash
permet aussi de développer
des applications
ou d’encoder des vidéos.
J’AI TESTÉ LE PREMIER BALADEUR MULTIMÉDIA AVEC ABONNEMENT SFR
Connexion plus Net pour Archos
J’ai toujours eu envie d’avoir une
sorte de tablette Internet uniquement dédiée aux loisirs numériques. Un peu comme l’iPhone, mais
sans fonction téléphonique, dont je
n’ai que faire. Bien sûr, il y a déjà
eu des tentatives, comme les Nokia
N800 et N810, ou même l’iPod Touch.
Maisilleurmanqueuneconnexion 3G
(on n’a pas toujours un réseau wi-fi
sous la main) et surtout un espace de
stockage conséquent. Je restais donc
sur ma faim. Du coup, lorsqu’Archos
m’a parlé, en août dernier, d’un baladeur multimédia équipé d’un module
3G, j’ai tout de suite été intéressé.
Le constructeur ayant annoncé il y a
quelques mois un partenariat avec
SFR, je me tournais donc naturellement vers son service de presse
pour en savoir plus : « L’Archos 3G+
de SFR sera commercialisé le 19 novembre avec un forfait illimité. » De
plus en plus alléché, je demande à
tester la bête.
Mi-octobre, je reçois un prototype.
Il ressemble comme un frère à
l’Archos 5, lancé début septembre,
sauf que la coque en métal chromé
(jolie, mais salissante) laisse place à
un noir mat. Il est équipé du même
magnifique écran tactile de 4,8’’
(122 mm de diagonale) occupant la
quasi-totalité de sa face avant. Pas
de bouton de commande à l’horizon,
l’appareil se pilote à l’aide d’une interface tactile. Je remarque juste sur
le dessus les touches de réglage du
volume et de mise sous tension. Et,
bien sûr, la trappe où est insérée la
carte SIM, ainsi qu’une excroissance
sur le flanc droit que je devine être
l’antenne radio.
Quelques secondes après la mise
sous tension, l’interface apparaît.
Surprise, elle est confondante de
simplicité : dans le coin supérieur
droit de l’écran sont indiqués l’état
du réseau, l’heure, la charge de la
batterie. Au milieu, deux widgets dédiés à l’actualité et la météo. En bas,
une barre de boutons donne accès
aux fonctions de l’appareil. Outre la
lecture de photos, vidéos, et fichiers
musicaux, je peux surfer sur le Web,
lire et envoyer des e-mails ou des
SMS, jouer, visualiser des fichiers
PDF mais aussi regarder la télévision. Le rêve !
MARC MITRANI
CONDITIONS DU TEST
Nous avons reçu
de la part du service
de presse de SFR
un prototype de l’Archos 3G+
que nous avons testé
pendant une semaine.
Nous avons envoyé
des e-mails, regardé
la télévision et surfé
sur le Net depuis
plusieurs endroits
de la région parisienne.
Enfin, c’est délibérément
que l’autonomie de l’appareil
n'a pas été testée,
celui-ci n’étant pas finalisé
au moment de notre prise en
main. Toutefois, SFR annonce
une autonomie de 3 heures
de télé 3G+ et 6 heures
de navigation Web
en 3G ou en wi-fi.
NOVEMBRE 2008
Grâce à son module 3G, le baladeur d’Archos se connecte rapidement à Internet.
Je commence par les chaînes télé.
Elles sont diffusées sur le réseau
3G de SFR, exactement comme sur
un mobile. L’image est certes plus
grande mais toujours de qualité médiocre, avec un son nasillard. Suffisant
pour regarder les infos, mais pas un
match de foot : trop pixelisée. Les emails, ensuite. Je crée une boîte en
une poignée de secondes, l’appareil
connaissant les paramètres des principaux fournisseurs d'accès français.
Quelques instants plus tard, les premiers messages arrivent. Côté rédaction, le clavier tactile est acceptable
sans être aussi efficace qu’un mécanique. Pas de problème non plus pour
paramétrer le wi-fi, le gestionnaire de
connexion de l’Archos détecte toujours
le réseau le plus rapide. Lorsque je
décide de consulter des sites Web,
l’appareil bascule automatiquement
sur mon réseau local perso. Les pages
s’affichent rapidement et la résolution
de l’écran rend leur lecture agréable.
Je peux même visualiser des vidéos
sur YouTube ou Dailymotion, l’Archos
étant équipé d’un lecteur Flash, à l'inverse de l'iPhone.
Je n’oublie pas que l’appareil est
aussi un baladeur multimédia : je le
connecte à mon PC pour transférer
vidéos, musiques et photos sur son
disque dur de 30 Go. L’écran produit une image d’excellente qualité.
Mieux encore, il peut se transformer
en magnétoscope numérique. Il faut
pour cela une station d’accueil optionnelle Archos (100 €) qui permettra de le connecter sur sa télé.
Et le prix? L’Archos 3G+ de SFR est
vendu 249 €, accompagné d’un forfait autorisant la navigation sur le
Net, l’envoi d’e-mails et la télé en illimité, pour 19,90 € par mois pour les
clients SFR (pour les autres 24,90 €)
avec un engagement de 24 mois. A
ma connaissance, c’est la première
fois qu’un forfait 3G+ illimité descend sous la barre des 20 € pour
les clients d’un opérateur. Un bon
début, même si je rêve toujours d’un
forfait 3G+ illimité à 9,90 €. L’année
prochaine, peut-être. Marc Mitrani
NOTE FINALE : 8/10
+
Simplicité d’utilisation.
Nombreuses possibilités
à disposition. Ecran
tactile remarquable.
-
Réception de la télé en 3G+
pas extraordinaire. Forfait
mensuel encore un peu cher.
26 high-tech
NOVEMBRE 2008
JEU VIDÉO LES DÉVELOPPEURS TENTENT DE RÉDUIRE LA FRONTIÈRE ENTRE LA RÉALITÉ ET LE VIRTUEL
Les professionnels passent
les simulations à l’épreuve du jeu
QUI N’A JAMAIS RÊVÉ D’ÊTRE DANS LA PEAU D’UN GUITARISTE DE ROCK, D’UN ENTRAÎNEUR DE FOOTBALL RENOMMÉ OU D’UN AS DU BARREAU ? GRÂCE AU JEU VIDÉO, IL EST POSSIBLE
D’ASSOUVIR CES FANTASMES. MIEUX ENCORE, CERTAINS LOGICIELS SE TARGUENT MÊME DE NOUS APPRENDRE À CUISINER OU DE NOUS FAIRE ARRÊTER DE FUMER. MAIS CES SIMULATIONS
SONT-ELLES AUSSI RÉALISTES QUE LE LAISSENT ENTENDRE LEURS ÉDITEURS ? POUR RÉPONDRE, HUIT SPÉCIALISTES CONFRONTENT LEUR EXPERTISE AU MONDE VIRTUEL.
« Une bonne introduction à la musique »
« Guitar Heroes », qui a réinventé la musique dans les jeux
vidéo, revient avec de nouveaux instruments : un micro,
une batterie et une nouvelle
guitare. La nouveauté de cet
opus : permettre aux joueurs
de composer et créer leurs
propres morceaux pour ensuite les partager en ligne.
L’ŒIL DU PRO
Wilfrid, claviériste du groupe
de rock HushPuppies.
“
Le jeu s’apprend vite, tout
est très bien expliqué pour
les différents instruments.
Les modes de difficulté permettent de bien se placer, il
suffit de se laisser porter par
le rythme. Le public visé : les
jeunes de 16 à 30 ans, mais
les titres des années 1960 et
1970 sont plus rassembleurs.
Le jeu procure des sensations
qui se rapprochent de ce qu’un
vrai groupe peut ressentir en
jouant ensemble. Attention, je
ne dis pas que c’est comme de
monter sur scène. La batterie est la plus convaincante :
le rebond est
p ar ticul ièr e ment crédible,
dixit le batteur
du groupe. Ce
« Guitar Heroes » est une
bonne introduction à la musique, avec son
côté ludique.
On y apprend
la rythmique,
mais pas la mélodie. Il y a aussi un petit côté
technique qui fait travailler la
coordination des doigts (guitare) ou main-pieds (batterie).
Surtout, le sentiment de cohésion de groupe promet de bons
moments entre potes.
”
DS (env. 40 €), PS2 (40 €),
Wii (60 €), PS3, Xbox 360 (70 €).
« On peut travailler
les réflexes »
Avec « Midnight Club : Los Angeles », plongez
dans des courses de rue effrénées au volant de
plus de quarante voitures et motos différentes,
intégralement modifiées selon vos goûts. Un
concept bien connu, mais servi par des graphismes dignes de la haute définition. Un plaisir de
jeu aussi bien seul qu’à seize.
L’ŒIL DU PRO
« La maîtrise des ficelles du football »
« Football Manager » ne subit pas
le poids des ans.
Il revient pour la
septième année
consécutive
bardé de nouveauté s et
d’options. Objectif : une immersion totale.
En plus de la gestion sportive
de son équipe, il s’agit aussi
d’intégrer la dimension médiatique.
L’ŒIL DU PRO
Didier Roustan, journaliste
de football, président
de l’association Foot Citoyen.
“
Dans « Football Manager »,
il ne s’agit pas de jouer les
matchs mais de
construire et diriger
tous les aspects de
votre club de foot :
recrutement, tactique, entraînement,
stratégie, finances,
com’. Le terrain n’est
qu’un aboutissement. Mais ce qui me
frappe le plus reste
la base de données
quasi exhaustive du monde du
ballon rond : plus de 50 championnats, 110 ligues jouables,
24 000 clubs existants et plus
de 350 000 joueurs et membres de staff… Le tout remis
à jour dans l’année pour coller à l’actu. Ce jeu nous met
dans une position de réflexion
et nous apprend à maîtriser
Bryan Bouffier,
pilote officiel
Peugeot Sport Rallye.
“
toutes les ficelles de ce sport :
l’implication des médias, les
blessures… En France, du
simple fan aux journalistes,
nous aimons nous mettre à la
place de l’entraîneur ou du sélectionneur, c’est peu dire que
« Football Manager » est le révélateur de passion idoine.
PC et Mac (env. 50 €).
”
L’aspect course de
villes est le point fort
du jeu : il y a du monde
et de l’animation partout.
Il faut être vigilant pour
éviter les accidents. Il est très agréable
de parcourir, pied au plancher, les rues de Los
Angeles et même d’y reconnaître certains restaurants que je connais bien. Piloter en ville n’est
pas chose aisée, heureusement la maniabilité est
mise au service du joueur : elle est très accessible sans pour autant que le comportement des
voitures soit aberrant. J’ai aussi été séduit par
le bruit des moteurs qui rappellent ceux que j’ai
l’habitude d’entendre.
Sans remplacer la véritable conduite, le soft peut
être utile car il permet de travailler réflexes,
concentration avec une dose essentielle de patience. Ce n’est pas une simulation de rallye mais
il conviendra à ceux qui aiment la belle mécanique
et le tuning.
”
PS3 et Xbox 360 (env. 60 €).
(Suite page 28)
28
high-tech
« Scientifiquement contestable »
“
Ubisoft a la volonté de changer votre
vie. L’objectif : arrêter de fumer
grâce à la méthode Allen Carr, une
des plus réputées au monde.
L’ŒIL DU PRO
Dr Patrick Dupont, tabacologue
au CHU Paul-Brousse - Villejuif (94).
Lefonctionnementdujeuestsimple. Les auteurs tentent de persuader le fumeur que la cigarette ne
sert à rien et qu’il peut donc arrêter.
Mais que c’est long : impossible de
sauter des pages ou de couper certains jeux. De quoi donner envie d’allumer une cigarette. Le programme
est ponctué d’explications parfois
scientifiquement contestables. Certains jeux sont sympathiques, mais
ils sont souvent inutilement longs
et parfois simplistes. « Le sevrage
physique n’est pas douloureux et
ressemble à un léger stress ou à la
faim », dit le coach. Hélas, pour de
nombreux fumeurs, l’arrêt s’accompagne d’une vraie souffrance. Je leur
conseille de recourir aux moyens
plus traditionnels.
DS (env. 30 €).
”
« Destiné aux fans de séries TV »
“
« Phoenix Wright » vous plonge
dans l’univers juridique. Enquêtez, montez des dossiers et plaidez
pour vos clients afin d’avancer dans
l’histoire.
L’ŒIL DU PRO
Maître Thierry Pey, avocat.
On retrouve principalement des
procès de type anglo-saxons : les
avocats recherchent les preuves. En
droit français, le système juridique
n’est pas le même, car il est fondé
sur un système accusatoire : c’est le
magistrat qui dirige le procès. Dans
le jeu, il y a confusion entre les deux.
L’objectif de ce jeu est d’attiser la curiosité d’un public jeune qui pourrait
être tenté d’en savoir plus sur ce
monde qui, pour nous, est vu et revu
avec ses acteurs, ses coulisses, sa
population délinquante et sa vie criminelle. Je le conseillerai donc plutôt
aux curieux, de 16 à 21 ans, habitués
aux séries policières télévisées, et
plus émerveillés par le décorum et
les passes d’armes que par le fond
de l’affaire.
”
DS (env. 40 €).
NOVEMBRE 2008
« L’intérêt des recettes est nul »
Fini le cliché pizza-jeux vidéo. Avec
« Leçon de cuisine », 250 recettes
internationales sont proposées.
Aucun risque de salir votre console
durant la manœuvre : parlez à votre
DS et elle vous répond de suite.
L’ŒIL DU PRO
Jean-Pierre Coffe.
Journaliste gastronomique.
“
Le jeu m’est apparu accessible,
avec un tutoriel assez bien fait.
La bonne idée : pouvoir parler à sa
console pour passer aux étapes
suivantes, sans avoir à tripatouiller
les touches avec les doigts pleins
de nourriture. En revanche, côté recette, leur intérêt est nul car elles
sont trop compliquées et le résultat
pas intéressant : souvent trop lourd,
type riz-patates-chorizo. S’il peut
convenir aux enfants, ce jeu n’est
pas utile pour quelqu’un qui a des
connaissances culinaires. La prise
en main est bien travaillée, mais le
contenu a apparemment été pompé
sur de mauvais recueils. Préférez
vos bons vieux livres de cuisine.
DS (env. 30 €).
”
« Du vrai sport, mais mental »
Allergique aux maths ? « L’entraineur cérébral » vient à la rescousse
avec une vingtaine d’activités ludiques basées sur des problèmes de
tous les jours pour des entraînement quotidiens.
L’ŒIL DU PRO
Dr Tristan Cren, chargé de recherche
à l’Institut des nanosciences de Paris.
“
Le premier niveau s’est avéré
être assez trivial pour moi,
mais cela pourrait parfaitement
convenir à des enfants et à ceux
qui n’ont plus l’habitude de calculer
de tête. Je me suis plus amusé au
niveau 5, le dernier. Là, deux tiers
des exercices restent faciles et
j’avais un très bon score dès le premier essai. Il y a cependant trois ou
quatre types
d’exercices
où j’ai franchement eu
du mal. Là,
j’ai senti
mes neurones chauffer, du vrai
sport,mais
mental. Je
m’en suis
q u a n d
même bien
sorti, mais je pense qu’ils devraient
encore augmenter le niveau pour
les forts en mathématique. Pour
les autres, il y a largement de quoi
faire pour se dérouiller les méninges.
”
PC (env. 20 €).
« Le jeu peut aider à maîtriser la réaction de la balle »
Pour son 10e anniversaire, « Tiger Woods PGA
Tour » s’offre une jouabilité plus abordable, un
lifting graphique et des petites innovations. Mais
la référence du genre reste axée simulation.
L’ŒIL DU PRO
Karine Icher, n° 1 française de golf.
“
La version Wii permet une immersion un peu
plus poussée grâce au Wiimote : il s’agit désormais de mimer les gestes d’un véritable golfeur.
(Suite de la page 26)
Globalement, le jeu est indulgent avec la précision,
mais j’ai trouvé certains coups, tels que les putts,
très compliqués en raison d’un manque flagrant de
précision. Et il faudra persévérer avant de réussir
un swing parfait. Au final, je pense que le jeu peut
aider à apprendre à lire les lignes de putts, les différentes stratégies de jeu, la réaction de la balle sur
le green et aussi a choisir le bon club. Mais, rien ne
vaut un bon vieux parcours de golf pour apprendre
à y jouer.
”
Wii (env. 50 €), PS3 et Xbox 360 (env. 70 €).
30 high-tech
JEU VIDÉO
NOVEMBRE 2008
REPORTAGE À MONTRÉAL DANS LES STUDIOS D’UBISOFT OÙ EST NÉ « PRINCE OF PERSIA »
Tous les secrets du Prince percés
1.
2.
3.
A licence de prestige, traitement royal. Soit trois ans
de développement et « un
budget compris entre 10 et
25 millions d’euros », selon
Yannis Mallat, président
d’Ubisoft Montréal. A l’intérieur d’un bunker sécurisé,
le blockbuster « Prince of
Persia », alias « POP », était
en cours de finalisation il y a
encore quelques semaines,
alors qu’il sort le 4 décembre. Récit d’une création.
Il était une fois…
Dans le quartier de Mile End,
les 1 800 salariés d’Ubisoft
Montréal travaillent sur une
vingtaine de productions en
simultané. A chaque étage,
ses équipes dédiées et ses
open spaces. Dans celui de
« Prince of Persia », le producteur Ben Mattes raconte :
« Le projet a commencé en
novembre 2005 avec un petit
groupe », composé d’un scénariste, d’illustrateurs, d’un
directeur artistique, d’un
directeur de création... Ces
deux derniers déterminent
l’ambiance – fantastique et
arabisante, inspirée des Mille
et une nuits –, la patte graphique, ainsi que les principaux traits de caractère des
personnages - dont le Prince,
« un aventurier roublard à la
Yan Solo ».
Le synopsis
PHOTOS : UBISOFT
4.
1. Le studio de bruitage. 2. Les story-boards. 3. Les illustrations
ou art work. 4. La modélisation des personnages.
La synthèse de leurs idées
finit dans le « blueprint »,
un document d’une trentaine de pages que montre
Matthew Clarke, le game
designer. Ce « responsable de l’interactivité,
des mouvements et
combats », comme
il se définit, a
réfléchi « aux
sensations que
le joueur aura
quand il va
appuyer sur
les boutons
de la manette ». Sur
son PC, il montre le Prince
dans un environnement dépouillé. Un décor sans textures, où le héros s’agrippe,
pour l’instant, à des carrés
bleus.
Une première vision
En février 2006, le projet est
validé par les pontes d’Ubisoft, au siège français. Dans
la foulée, l’équipe réalise le
« target game footage », une
vidéo-témoin de trois minutes. Une première mouture
du jeu, plus stylisée, doit
être retoquée : « C’était une
vision bien appréciée par les
Européens et les Japonais,
mais pas évidentes pour les
Américains. »
La production s’anime
En mai 2006, pour dix-huit
mois, les programmeurs
entrent en scène avec leurs
outils informatiques. Au sein
de cette
armada, on trouve des levels
designers, comme Michael
McIntyre, qui travaille encore
sur le niveau du Moulin, une
carte ultra-détaillée en 3D
fil de fer, où des bulles multicolores représentent les
scripts (effets sonores, de
lumière...). Il intègre aussi les
animations. Pour celles qui
durent une à deux minutes,
direction le studio de capture de mouvement d’Ubisoft, dans un autre quartier
de Montréal. Quarante-huit
caméras y enregistrent la
position de marqueurs fixés
sur les corps de comédiens
ou des objets. A l’écran, on
obtient une constellation de
points blancs, une « marionnette virtuelle » en somme.
Le son en bonne voix
Pour les effets sonores, retour à Mile End, plus précisément dans une cabine
confinée. C’est là que le
boss, appelé « le Hunter »,
s’est vu attribuer 266 onomatopées grâce aux gutturales d’un chanteur de death
metal. A côté du studio de
mixage, un capharnaüm, des
débris, et un micro sur lequel
est penché Tchae Measroch,
bruiteur, « toujours en train
de casser des objets. C’est
un métier physique. »
Un héros à l’épreuve
Plus bas, c’est le « labo playtest », où « PoP » est testé
depuis septembre 2007. Estce que les gens comprennent les mécanismes du
jeu ? La difficulté est-elle
bien dosée ?
Seuls
le s
chiffres de
vente le diront. Rendez-vous
bientôt sur
Xbox 360, PS3 et PC, le jeu
sera prêt à partir au pressage, à devenir « gold ».
C’est sûr, ce « Prince » vaut
de l’or.
A Montréal, Joël Metreau
32 high-tech
ÉTAT DE L’OFFRE
A notre connaissance,
« Little Big Planet »
est unique en son genre.
Difficile de lui trouver
un équivalent
sur PlayStation 3,
Xbox 360 ou Wii.
À SAVOIR
• Vendu 70 € (tout
de même), « Little Big
Planet » est disponible
en France depuis
le 7 novembre. Il est aussi
distribué sous la forme
d’un pack comprenant
une PlayStation 3 dotée
d’un disque dur de 80 Go,
une manette et le jeu
pour 400 €.
• Initialement prévue
pour le 22 octobre,
la sortie de « Little Big
Planet » a été reculée de
quelques jours en toute hâte
lorsque Sony s’est aperçu
qu’une des musiques
de la bande-son reprenait
quelques versets
du Coran. Les disques
existants ont été passés
au pilon et de nouveaux
ont été pressés.
dico techno
Hardcore gamer Généralement
de sexe masculin, c’est un
fanatique du jeu vidéo. Véritable
virtuose du paddle, il peut jouer
non-stop durant une trentaine
d’heures en ne se nourrissant
que de chips et de pizzas.
J’AI TESTÉ « LITTLE BIG PLANET», LE TITRE PHARE DE SONY SUR PS3
Le joueur pris la main dans le sac
Je n’ai rien d’un hardcore gamer.
Dans l’exercice, je suis plutôt nul,
et, en plus, mauvais perdant. Alors
quand Sony m’a proposé de tester
« Little Big Planet » (LBP), j’ai accepté en rigolant doucement. Je
n’aurais pas dû. A première vue, ce
jeu semble inoffensif. Sackboy, un
personnage en toile de jute, se balade dans un univers constitué de
bric et de broc. Il doit collectionner
des objets et des autocollants. Pour
quoi faire? Je le saurai très rapidement.
Vendredi soir, 21 h 30. Premier
contact avec « LBP ». J’apprends à
contrôler Sackboy dans les niveaux
d’entraînement. Le petit personnage
peut refléter mon état d’esprit : souriant, grognon, apeuré ou triste. Il me
faut l’habiller. Je décide de l’affubler
d’un magnifique caleçon rayé, d’une
collerette et d’une paire de lunettes. Pour faire bonne mesure, je le
peins en orange. Piloter Sackboy est
assez simple. Je termine les niveaux
d’apprentissage en une trentaine de
minutes. A priori, le jeu n’a pas l’air
très compliqué : je dois cumuler des
bulles de score, collectionner des
autocollants pour décorer les mondes où je passe, et divers objets qui
me serviront à débloquer des niveaux
ou des situations. Plus j’avance dans
« Little Big Planet », plus je m’aperçois de la richesse du jeu et du sens
de l’humour des développeurs. Car
entre le fils suricate que je dois dénicher au fond d’une boîte de nuit pour
le ramener à sa mère ou le mariage
ambiance Halloween pour lequel je
dois organiser l’évasion de l’oncle de
la mariée, je n’ai même plus le temps
de me rappeler que je ne suis pas un
gamer. Et encore, je n’ai rien vu…
DR
CONDITIONS DU TEST
Le test de « Little Big
Planet » a été réalisé
avec une version française
et définitive du jeu.
Nous avons attendu début
novembre pour jouer
afin de bénéficier
des possibilités offertes
par le jeu en ligne.
Comme tout bon gamer,
nous avons soigneusement
omis de lire la moindre
notice d’utilisation
avant d’insérer
le disque dans la PS3.
NOVEMBRE 2008
Avec « Little Big Planet », il est possible de constituer son propre niveau grâce à un éditeur.
Samedi matin. Lever à l’aube
(11h30). A peine le petit déjeuner
avalé, je me recolle devant « Little
Big Planet » en me disant qu’après
tout, les courses au supermarché
peuvent bien attendre. Je décide
de faire un tour sur la Lune, où je
peux bâtir mon propre univers. Je
suis pris en main par un tutoriel
qui m’explique les rudiments de la
construction d’un niveau. A chaque
fois que je remplis une mission, je
gagne de nouveaux objets qui me
permettront de créer mon univers.
Une fois fini, je peux publier ma création pour la mettre à disposition des
autres joueurs. Malheureusement,
mes lacunes prennent vite le dessus : l’éditeur est pour moi un poil
Une surprise m’attend après avoir trop complexe à maîtriser. Je m’y
complété les trois premiers ni- recollerai plus tard (ou pas).
veaux : je peux accéder au jeu en
ligne. Même si je suis actuellement Je décide d’explorer les univers
seul devant ma console, je peux invi- conçus par les autres gamers. Je
ter trois autres joueurs à me rejoin- papillonne entre différents mondes
dre. Nous pouvons ainsi parcourir en ligne, que je peux noter après les
les niveaux, nous affronter ou nous avoir explorés. Vers 16h30, l’interentraider (il faut être au moins deux phone de l’appartement me ramène
pour surmonter certains obstacles). brusquement à la réalité. Mon ami
Un coup d’œil sur ma montre et je Seb, joueur dans l’âme, vient me rendécouvre avec surprise que j’ai joué dre visite. Il est étonné de me troudepuis près de cinq heures sans m’en ver devant un jeu. Je lui explique le
rendre compte. Une première.
concept de « Little Big Planet » et lui
propose de faire une partie avec moi.
Réaction immédiate : « Un personnage en toile de jute qui collectionne
des autocollants? Tu me prends pour
un Bisounours ou quoi? », lâche-t-il.
Il prend la manette, déroule le tutoriel. J’en profite pour manger un
morceau. Vingt minutes plus tard,
Seb est sous le charme. « Ouais,
c’est plutôt réussi, pour un jeu de Bisounours. » Oui, Seb, c’est réussi. Au
point d’être de la graine de hit. Mieux,
c’est à mon avis le jeu qui manquait
à la PlayStation 3 : assez simple à
prendre en main par un joueur occasionnel, et finalement assez prenant
pour séduire les joueurs confirmés.
Je suis conquis par son univers poétique et son humour délirant. Bref, je
suis en train de devenir un gamer.
Marc Mitrani
NOTE FINALE : 9,5/10
+
Excellente réalisation.
Originalité de l’action.
Humour. Bonne maniabilité.
Possibilité de jouer en ligne.
-
Prise en main un peu
complexe de l’éditeur
de niveaux.
34
high-tech
NOVEMBRE 2008
INFORMATIQUE AVANT D’ACHETER UN NETBOOK, MIEUX VAUT IDENTIFIER SES BESOINS
Critères de poids pour un ultraportable
L’EeeBox d’Asus
Avec
a
l’ambition
10-millions
d’être
de
téléchargements
au
PC de bureau en
ce
France
que le
enNetbook
2006, le jeu
a été
au
vidéo
portable
tisse sa
traditionnel
toile sur les:
une
mobiles.
machine
50 éditeurs
accessible,
se
silencieuse
partagent leet
marché
à petitoù
prix.
l’utilisateur
Qualifiéentre
par dans la
son
partie
constructeur
pour 3 à 5-€deselon
lesplus
jeux.
Il y ordinateur
en aurait
«
petit
300bureau
de disponibles.
de
au monde »,
Particularité,
des
l’EeeBox
peut46-%
même
se
joueurs
fixer sont
directement
des joueuau
ses,dos
quid’un
craquent
écranpour
LCD.
Ses
Desperate
caractéristiques
Housewives ou
techniques
Midnight Billard. «-Tout
sont
le monde
similaires
possède un
à
mobile,
celles alors
d’un Netbook
que l’achat
conventionnel,
d’une console est
l’appareil
un
embarquant,
investissement
endiscrimiplus,
un
nant-»,
disque
explique
dur deMichaël
80 Go
et
Faure,
une sortie vidéo DVI.
Le
responsable
tout pour business
un prix
variant
France de
entre
Gameloft,
220 €
et
numéro
260 €deux
selonmondial
qu’il du
est
secteur.
équipé de Windows
ou de Linux.
Page réalisée par Marc Mitrani
Les caractéristiques techniques des Netbook en font, pour le moment, des PC à usages basiques.
un pavé tactile pas toujours
agréable, le Netbook n’est pas
aussi agréable qu’un portable
conventionnel. Il reste suffisant pour de courtes sessions
de travail.
• Autonomie Elle varie entre
2h30 pour un Netbook équipé
d’un disque dur et d’un grand
écran, et peut monter jusqu’à
cinq heures sur les modèles
équipés de mémoire Flash. On
peut presque doubler l’autonomie en se procurant une
batterie longue durée compatible (compter une centaine
d’euros).
• Applications Internet et
bureautique sont un peu la
raison d’être d’un Netbook.
Equipé de Linux, il est livré
avec les logiciels nécessaires.
Avec Windows XP, il faudra se
débrouiller pour les installer.
Pas toujours évident sans lecteur de DVD. Difficile de jouer
avec un Netbook, sa puissance
de calcul étant trop faible.
Aucun problème en revanche
pour écouter de la musique,
visualiser des photos ou des
vidéos (tant qu’il ne s’agit pas
de HD).
Vista un peu à l’étroit
A ce jour, seuls HP et Dell
proposent des Netbook
fonctionnant sous Vista.
Etonnant, cette version
de Windows étant réputée
gourmande en puissance de
calcul. Pourquoi ne pas avoir
fait le choix de Windows XP,
nettement plus réactif ? Microsoft estime que ces Netbook sont proches d’un portable conventionnel : 2 Go
de mémoire pour le modèle
HP, écran de 12’’ pour Dell
et disque dur de bonne capacité pour les deux. Et tant
pis si le processeur Atom
est un peu poussif pour
faire fonctionner Vista correctement. Y aurait-il une
amicale pression commerciale là-dessous, comme
le suggère la rumeur ? Interrogé par 20 Minutes, Microsoft confirme inciter à
utiliser Vista, mais nie toute
influence dans le choix des
fabricants.
Trop cheap pour Apple
Apple est actuellement le
dernier grand constructeur à ne pas avoir cédé à
la mode des Netbook. A en
croire Steve Jobs, boss de
l’entreprise, cela ne va pas
changer. Afin de faire taire
les rumeurs persistantes, il
a déclaré lors de la présen-
tation des résultats trimestriels qu’Apple ne savait pas
construire une machine de
qualité à moins de 500 dollars. Pour lui, l’iPhone est
capable de tenir tête à la plupart des Netbook dès qu’il
s’agit de naviguer sur le Net
ou de gérer ses e-mails.
•Trop chers et
Avec 10-millions
de
réclamant
trop d’énergie
téléchargements
pour fonctionner, en
France
en 2006, le jeu
les processeurs
vidéo tisse sa toile
conventionnels
ont sur
vite les
mobiles.
50des
éditeurs
se
été bannis
Netbook.
partagent
le marché
où
Les
constructeurs
leur
l’utilisateur
entre
dans la
préfèrent
des
puces
partie
pour 3 àconçues
5-€ selon
spécialement
les
jeux.
Il y en aurait
pour
les appareils
300 de disponibles.
nomades,
comme
Particularité,
l’Atom
d’Intel.46-% des
joueurs
sont des
joueu•
Pour utiliser
Windows
ses,
qui craquent pour
XP confortablement,
Desperate
mieux vautHousewives
opter pour ou
Midnight
Billard.
«-Tout
un
Netbook
doté d’un
le monde
un
écran
d’aupossède
moins 8,9’’
mobile,
alors(22,6
que l’achat
de
diagonale
cm).
d’unele
console
est un
Dans
cas contraire,
investissement
les
fenêtres de discriminant-», explique
Michaël
dialogue
de certaines
Faure,
applications
(Word et
responsable
business
iTunes,
notamment)
France
de Gameloft,
ne
s’afficheront
numéro
deux mondial du
pas
complètement,
secteur.
empêchant
par exemple
l’accès aux boutons
« OK » et « Annuler ».
3 QUESTIONS À…
ISABELLE DURAND
Analyste au Gartner Group.
Les Netbook sont-ils
un simple phénomène
de mode ?
Au début, tous les acteurs
du marché pensaient que les
Netbook seraient un phénomène éphémère. Mais
ces produits ont représenté, au deuxième trimestre
2008, près de 10 % des ventes de PC portables, puis
15 % au troisième trimestre. De tels chiffres font
penser à une tendance de fond.
Pourquoi les achète-t-on ?
En France, le Netbook est considéré comme seconde
ou troisième machine, essentiellement utilisé pour
naviguer sur Internet. Ils permettent d’équiper les
membres de la famille à faible coût.
Peuvent-ils faire décoller la 3G en France ?
C’est tout à fait possible. Sur le troisième trimestre
2008, 28 % des ventes de Netbook étaient accompagnées d’une souscription au service 3G. De plus, fin
novembre, SFR et Orange vont signer avec le gouvernement un partenariat où ils s’engagent à fournir
dans le cadre de l’opération Mipe [portable à bas prix
destiné aux étudiants] un Netbook accompagné d’un
abonnement 3G pour 10 € par mois maximum.
DR
Partie gagnée
bureau
Partie
à
savoir
gagnée
HAMILTON / REA
Version à bas prix d’un portable conventionnel, le Netbook rendra service, à condition d’en connaître ses limites.
Passage en revue de ses principales caractéristiques.
• Equipement Un Netbook
embarque le minimum vital.
Le disque dur est de faible capacité (de 20 à 160 Go maxi),
lorsqu’il n’est pas simplement
remplacé par de la mémoire
Flash dont la capacité ne dépasse pas 20 Go. La mémoire
vive est limitée à 1 Go, soit
deux à trois fois moins que
sur un notebook traditionnel.
Le tout est orchestré par un
processeur peu puissant.
• Mobilité Un Netbook peut
se glisser dans un (grand)
sac à mains. Son poids, compris entre 800 g et 1,2 kg, le
classe dans la catégorie des
ultraportables : pas besoin de
faire de la musculation pour le
trimbaler toute la journée.
• Confort d’utilisation Avec un
écran de 10’’ (25,4 cm) dans
le meilleur des cas, un clavier aux touches exiguës et
36 high-tech
NOVEMBRE 2008
INFORMATIQUE PETITS, LÉGERS ET POLYVALENTS, LES NETBOOK VONT CARTONNER À NOËL
Ces mini-PC qui font le maximum
LES NETBOOK SONT PARTOUT. DIFFICILE D’Y ÉCHAPPER DEPUIS LE SUCCÈS FULGURANT, ET INATTENDU, DE L’EEEPC D’ASUS EN DÉBUT D’ANNÉE. DÉSORMAIS, TOUT CONSTRUCTEUR DE PC
AYANT PIGNON SUR RUE SE DOIT D’EN PROPOSER AU MOINS UN DANS SON CATALOGUE. A COUPS DE CAMPAGNES MARKETING, CES MACHINES ULTRAPORTABLES PEU CHÈRES (GÉNÉRALEMENT
VENDUES ENTRE 250 € ET 400 €) SONT EN TRAIN DE S’IMPOSER DANS LE PAYSAGE INFORMATIQUE FRANÇAIS. D’APRÈS L’INSTITUT GARTNER, ILS ONT REPRÉSENTÉ 10,6 % DES VENTES
DE PORTABLES AU SECOND TRIMESTRE 2008. «20 MINUTES» A SÉLECTIONNÉ QUATRE MODÈLES REPRÉSENTATIFS DE LA TENDANCE ACTUELLE ET LES A PASSÉS AU BANC D’ESSAI.
Pour le prix
Pour le stockage
Compact et léger (à peine 1 kg), l’Aspire One A110 bénéficie d’une
finition qui inspire confiance. Autour de cet appareil, Acer a constitué
une gamme comportant pas moins de quatre machines. Celle testée ici
est le modèle de base, équipé d’un écran de 8,9’’ de diagonale (226 mm),
d’un processeur Atom cadencé à 1,6 GHz et d’une mémoire Flash de 8 Go
qui abritera les données de l’utilisateur. L’appareil est équipé de Linux
et d’une interface dédiée qui donne accès
à une bonne quinzaine de programmes
couvrant tous les domaines d’utilisation
d’un Netbook. L’ensemble est agréable
à utiliser, réactif et surtout silencieux.
Autre bon point, l’appareil affiche une
autonomie de 3 heures. En revanche,
le pavé tactile est déplaisant, ses deux
boutons étant situés de part et
d’autre de la zone tactile. Souris
externe indispensable.
Acer Aspire One.
Prix : 249 €.
Grand écran (10,2’’) et finition
irréprochable pour le Netbook
de Lenovo. Avec un poids de 1,2 kg
et des attributs d’ultraportable
(emplacement ExpressCard et clavier
confortable), il peut se substituer
à une machine conventionnelle.
A condition, bien sûr, de ne pas
lui demander des prouesses, son
processeur Atom cadencé à 1,6 GHz ne
fournissant qu’un service minimum en matière
de puissance. De quoi réaliser les tâches les plus
courantes (bureautique, Internet, chat en ligne), regarder des vidéos
ou écouter de la musique sans encombre. En plus de Windows XP,
le disque dur de 160 Go accueillera sans problème toutes les données
que l’on pourra lui confier. On ne regrettera en fin de compte que
la quasi-absence de logiciels (un antivirus en version d’évaluation) et
une autonomie qui dépasse à peine deux heures en utilisation normale.
Lenovo Ideapad S10. Prix : 399 €.
Pour le poids
Pour l’autonomie
Plus connu pour ses gammes de périphériques informatiques, Hercules
se lance dans la production de Netbook avec l’eCafé. Fait de plastique
couleur champagne et chocolat, il jouit d’un aspect qui change
un peu des habituelles carrosseries noires ou blanches. Sa compacité
et son poids réduit (moins d’1 kg) lui permettent de se glisser partout.
Côté équipement, il faudra faire avec un écran de seulement 8” ainsi
qu’avec un clavier aux touches un peu petites. Le disque dur interne
de 20 Go est complété par un disque en ligne
de 30 Go. L’interface utilisateur,
basée sur une distribution de Linux,
est simple et agréable à utiliser. Elle donne
accès à quatre « univers » (communiquer,
multimédia, jouer et travailler) offrant un
ensemble complet et efficace de logiciels.
Enfin, son autonomie dépasse
les trois heures en utilisation
normale.
Hercules eCafé. Prix : 299 €.
Vendu 599 €, le S101 est-il encore un Netbook ? Oui, au regard de ses
spécifications techniques : processeur Atom à 1,6 GHz, 1 Go de mémoire,
disque Flash de 16 Go et poids plume (1 kg). Une carte SDHC de 16 Go
est fournie, doublant la capacité de stockage, auxquels s’ajoute 30 Go
en ligne. Le S101 affiche une ligne effilée qui n’est pas sans rappeler
les ultraportables haut de gamme, dont le prix dépasse le millier
d’euros. Son design est soigné : le pavé tactile est multipoint (capable
de reconnaître quelques gestes de
commande), la carrosserie irréprochable
et le clavier confortable. L’affichage
se fait sur un superbe écran de 10’’
(25,4 cm) dont la charnière est ornée
d’éclats de cristal. Le S101 est équipé
de Windows XP, accompagné Microsoft
Works et de la suite bureautique
StarOffice 8. Côté autonomie, il faut
compter 4 heures en utilisation normale.
Asus Eee PC S101. Prix : 599 €.
Windows XP ou Linux ?
A l’exception du modèle de HP, équipé de Windows Vista, tous les notebooks actuellement commercialisés sont livrés avec Linux ou Windows XP.
Le premier, gratuit, a l’avantage de baisser le prix de la machine. Il est généralement accompagné d’un lot d’applications permettant de l’utiliser
immédiatement. Si Windows XP fait grimper le prix de vente (environ 50 €), il a pour lui d’être moins dépaysant. On pourra y installer ses
applications favorites à condition de posséder un lecteur de DVD externe, les Netbook en étant dépourvus.
Page réalisée par Marc Mitrani
38 high-tech
ÉTAT DE L’OFFRE
Elle est pléthorique.
Depuis la rentrée, la quasitotalité des constructeurs
de portables comptent
désormais au moins un
Netbook dans leur catalogue.
Pionnier, Asus propose ses
EeePC entre 279 € à 599 €
selon les modèles. Acer
commercialise l’Aspire One
qu’il décline en version
Windows (à partir de 299 €) ou
Linux (à partir de 249 €). Dell
propose son Inspiron Mini 9
à 319 € en version Linux
et à 369 € sous Windows XP.
À SAVOIR
Jusqu’au 31 décembre,
Packard Bell rembourse
50 € sur l’achat du Dot.
A 329 €, il devient une
véritable affaire, surtout
avec son disque de 160 Go.
Le Dot peut recevoir,
en option, un module 3G
permettant de se connecter
au réseau d’un opérateur
mobile, moyennant
un abonnement. Compter
100 € supplémentaires
pour en équiper l’appareil.
dico techno
Atom Processeur à faible
consommation développé
par Intel et destiné aux produits
ultracompacts (smartphones,
tablettes Web et Netbook).
Lotus Symphony Suite
bureautique d’IBM téléchargeable
gratuitement. Elle comprend
un tableur, un traitement de texte
et un logiciel de présentation.
Elle entre en concurrence frontale
avec la suite Office de Microsoft.
J’AI TESTÉ LE NOUVEL ULTRAPORTABLE DE PACKARD BELL
Le Netbook bien garni avec le Dot
J’ai déjà testé plusieurs Netbook
dans ces colonnes. Si tous avaient
des qualités, aucun ne m’a assez
convaincu pour que je casse ma tirelire : écran trop petit, présence de
Linux (donc impossible d’installer
mes logiciels favoris), stockage restreint, clavier exigu… Je commençais
à penser que la révolution Netbook
se ferait sans moi. Puis, le 23 septembre dernier, un communiqué de
presse de Packard Bell annonçait
la sortie du Dot, leur nouveau Netbook. Equipé d’un processeur Atom,
de Windows XP et d’un disque dur
de 160 Go pour 379 €, la machine a
tout pour me plaire. Coup de fil au
service de presse de Packard Bell où
je me fait éconduire : « Désolé, mais
il n’y en a pas en prêt. » Je ne lâche
pas l’affaire car je veux absolument
tester le Dot. Deux semaines plus
tard, le constructeur me déniche finalement un exemplaire de présérie.
Je serai donc le premier journaliste
à le tester en France.
LeDotarrivechezmoilelendemain.
Bien qu’il s’agisse d’un prototype, la
machine est tout à fait utilisable. En
fait, seul le clavier n’est pas francisé
et je devrai m’habituer à la disposition américaine en qwerty. En revanche, le service de presse me prévient
que je risque de rencontrer quelques
problèmes avec la connexion wi-fi.
Ceux-ci auront évidemment disparu
de la version commerciale.
Un premier examen montre que
l’équipement est à la hauteur de
mes espérances : wi-fi, webcam,
lecteur de carte mémoire, port
Ethernet et – luxe suprême sur un ultraportable – trois connecteurs USB.
Je pourrai donc brancher une souris,
une clé USB et éventuellement recharger mon iPod en même temps.
La jolie coque du Dot, en plastique
bicolore métallisé et noir, bénéficie
d’une excellente finition. J’apprécie
aussi son poids (1 kg) qui lui permet
de se faire oublier dans un sac à dos.
Détail agréable, le bloc secteur est
plutôt compact, ce qui facilitera son
transport. Après avoir chargé la batterie, j’allume le Dot et me retrouve
quelques secondes plus tard face
à l’habituel bureau de Windows XP.
Je configure la connexion wi-fi puis
télécharge quelques logiciels : un
MARC MITRANI
CONDITIONS DU TEST
Ce test a été réalisé avec
une machine de présérie
qui nous a été prêtée
par Packard Bell
pendant deux semaines.
Après avoir installé
les logiciels nécessaires
à son usage quotidien,
nous l’avons utilisée
quotidiennement pour
travailler, nous distraire
ou regarder la télévision
en lui connectant
une clé TNT Pinnacle.
NOVEMBRE 2008
Avec son écran de 22,8 cm de diagonale et son poids plume, le Dot a de sérieux atouts.
antivirus en version d’essai, la suite
LotusSymphony, l’indispensable VLC
Media Player… Le Dot étant dépourvu
de lecteur de DVD, j’importe mes fichiers de travail (et quelques fichiers
multimédia) à l’aide d’une clé USB :
il devient officiellement mon nouvel
ultraportable et me suivra désormais
partout.
Je gardais un souvenir douloureux
de mes précédents tests de Netbook, notamment à cause du clavier, mes gros doigts s’entendant
mal avec les petites touches. De ce
côté, je ne suis pas trop déçu : même
si le Dot n’égale pas le clavier d’un
portable traditionnel, il me permet
de rédiger mes articles sans trop de
problèmes. L’écran, avec ses 22,8 cm
de diagonale, est lui aussi suffisant
pour utiliser le traitement de texte
ou afficher des pages Web. Pas de
problème notable pour regarder la
TNT à l’aide d’un récepteur USB et
des vidéos (tant qu’il ne s’agit pas
de haute définition) ou pour écouter
de la musique. Je m’y attendais :
comme tout Netbook, le Dot attire
la curiosité et je me retrouve souvent
à vanter ses mérites. Thomas, mon
neveu de 10 ans, est d’ailleurs disposé à le récupérer à l’issue du test,
tant il le trouve parfait. Je refroidis
à peine ses ardeurs en lui précisant
qu’il est impossible de jouer avec,
l’appareil ne disposant pas d’une
puissance suffisante.
Après deux semaines d’utilisation,
je n’ai pas très envie de retourner
vers mon vieux notebook, tant le
Dot est séduisant. Son autonomie,
environ 2h30, est certes faible mais
suffisante pour la plupart des déplacements. En fait, je n’ai qu’un seul
reproche à lui faire : son pavé tactile.
Passe encore qu’il soit petit mais la
disposition des boutons (à gauche et
à droite de la surface tactile au lieu
de se trouver en dessous) le rend
presque inutilisable. L’emploi d’une
souris devient vite indispensable.
Marc Mitrani
NOTE FINALE : 7/10
+
Clavier très correct.
Ecran lumineux.
Disque dur de 160 Go.
-
Autonomie un peu faible.
Pavé tactile difficile
à utiliser avec des touches
très mal placées.
PC portable
HP pavilion dv5-1135
799€
• Processeur AMD TurionTMX2 Ultra ZM-82
• Ecran 15 pouces
• 4 Go de mémoire vive, 320 Go de disque dur
• Carte graphique
ATI Mobility RadeonTM HD 3450 à 512 Mo dédiés
• Lecteur Blu-Ray, sortie HDMI
DISPONIBLE EN EXCLUSIVITÉ DANS VOTRE MAGASIN DARTY ET SUR DARTY.COM

Documents pareils

high-tech - 20 Minutes

high-tech - 20 Minutes Secrétaire de rédaction Jérôme Comin Maquette Virginie Lafon Distribution & logistique Alexandra Gautier, Stéphane Rouxel Equipe commerciale Christophe Blond, Virginie Achouch, Marie Armède, Joanna...

Plus en détail