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la france en piste à salt lake city la france en piste à
HORS SÉRIE
2001
JANVIER
LA FRANCE
EN PISTE À
SALT LAKE CITY
19EE JEUX OLYMPIQUES D’HIVER
8 AU 24 FÉVRIER 2002
8EE JEUX PARALYMPIQUES
7 AU 16 MARS 2002
Page 8-9
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PRÉSENTATION/ DÉLÉGATION
PROGRAMME
PORTRAITS DE FEMMES
PARALYMPIQUE
HISTORIQUE
Photo : Benjamin Loyseau pour FFH
Page 2-5
LA FRANCE EN PISTE À SALT LAKE CITY
DANS QUELQUES JOURS SALT LAKE CITY SERA LE CENTRE DU MONDE SPORTIF AVEC CONSÉCUTIVEMENT LA TENUE DES JEUX
OLYMPIQUES D’HIVER PUIS DES JEUX PARALYMPIQUES. LA CAPITALE DE L’UTAH SERA MÊME UN PEU PLUS COMPTE TENU DES ÉVÉNEMENTS INTERNATIONAUX QUI RENFORCENT ENCORE LA DIMENSION HUMANISTE ET UNIVERSELLE DE CES RENDEZ-VOUS. LES PREMIERS JEUX DE CE NOUVEAU SIÈCLE SONT PLACÉS SOUS LE SIGNE DE LA COMPÉTITION SPORTIVE MAIS AUSSI SOUS CELUI DE LA
SÉCURITÉ, AUTRE ENJEU DE TAILLE POUR LES AUTORITÉS AMÉRICAINES. L’ÉQUIPE DE FRANCE OLYMPIQUE SE PRÉSENTERA À CES
19E JEUX D’HIVER AVEC SES MEILLEURES VALEURS POUR FIGURER AU MIEUX AVEC L’OBJECTIF DE DÉPASSER LE TOTAL DE HUIT
MÉDAILLES REMPORTÉES À NAGANO QUATRE ANS PLUS TÔT.
Les XIXe Jeux Olympiques et Paralympiques
Photo : MJS
d’hiver se dérouleront aux Etats-Unis à Salt Lake
City respectivement du 8 au 24 février et du 7
au 20 mars 2002. Près de 145 athlètes Français
vont concourir dans 17 disciplines.
Depuis Nagano, en 1998, chacune et chacun se
préparent en prévision de ce nouveau rendezvous olympique hivernal où malgré un contexte international difficile et les malheurs survenus à l’une de nos meilleures skieuses, les
espoirs de réussite sont forts. Ce rassemblement mondial doit être le
moment de rappeler la construction du modèle sportif français où
l’Etat, le Comité National Olympique et Sportif Français, les collectivités locales et territoriales conjuguent leurs efforts pour offrir aux
sportives et aux sportifs les meilleures conditions de leur préparation.
Aussi, à toutes et à tous qui ont la responsabilité de défendre nos
couleurs, sportifs, cadres, dirigeants, je vous assure de ma confiance et je suis convaincue que, durant ces semaines de confrontation sportive et amicale, votre esprit olympique fera honneur aux
valeurs et à l’éthique du sport.
Alors vos efforts seront récompensés et tous ceux qui vous regarderont ou vous écouteront ressentiront l’émotion et la force de votre engagement.
Je vous souhaite à toutes et à tous la meilleure réussite.
Marie-George Buffet
Photo : MJS
LA MISSION
OLYMPIQUE
Photo : CNOSF
Ministre de la Jeunesse et des Sports
Henri SÉRANDOUR
Didier GAILHAGUET
CHEF DE DÉLÉGATION
CHEF
DE
MISSION,
FFSG
Maurice PICHON
Bernard CHEVALLIER
CONSEILLER TECHNIQUE
MARIE-GEORGE BUFFET
PRÉSIDENT DE LA
FFS
Photo : CNOSF
DE
Alain MOUCHEL
Patrick MONIER
Marie-Laure GRAILLE
Jérôme ROUILLAUX
Pierre GUICHARD
Jean-Michel OPRENDEK
Gérard ROUGIER
DIRECTEUR
DIRECTEUR ADJOINT DE LA SEPO
DIRECTRICE ADJOINTE DE LA SEPO
CHEF DE MISSION ADJOINT (MJS)
CHEF DE MISSION ADJOINT (CNOSF)
DTN
DTN
DE LA
SEPO
SALT LAKE CITY
>2
Photo : CNOSF
Photo : CNOSF
PRÉSIDENT DE LA
La capitale de l’Utah est située à 1300 m
d’altitude, près du Grand Lac Salé. La
ville a été fondée en 1847 par les
Mormons qui l’ont érigée en capitale religieuse. Avec près de 1,5 millions d’habitants, l’Utah est un grand carrefour
industriel entre l’Est et l’Ouest et le Nord
et le Sud des Etats-Unis. La métallurgie, l’électronique, le textile, le raffinage et la pétrochimie, les munitions, l’im-
primerie et l’agroalimentaire sont les
principales ressources. L’équipe de
Basket, les « Utah Jazz » est le fleuron
sportif de l’état.
UN SEPTENNAT DE PRÉPARATION
C’est lors de la 104e session du CIO à
Budapest, le 16 juin 1995, que Salt Lake
City a été désignée Ville hôte des
19e Jeux Olympiques d’hiver. La ville américaine comptait 54 voix devant Ostersund
DES SPORTS DE GLACE
DU
SKI
(Suède) et Sion (Suisse) avec 14 voix chacune et Québec (Canada) avec 7 voix.
POUR ÊTRE DANS LE COÛT
Un budget de 2,4 milliards d’euros
est consacré à l’organisation de
cette 19 e olympiade d’hiver. Salt
Lake City accueillera 3 500 athlètes
et officiels en provenance de plus
de 80 pays différents, et l’événement sera couvert par près
19 JEUX OLYMPIQUES D’HIVER
E
de 10 000 journalistes. Les meilleurs
athlètes du monde se disputeront
234 médailles dans 12 disciplines
différentes. Les contribuables américains financeront, via les taxes,
18% (385,44 millions d’euros) des
dépenses. Le total des droits TV
s’élève à 551 millions d’euros et la
chaîne américaine, NBC, a dû
s’acquitter de 372 millions d’euros
pour être le diffuseur exclusif des USA.
LA FLAMME PORTÉE
PAR 11 500 PERSONNES
Parmi les 11 500 personnes qui portent la
flamme olympique au travers des 46 états
américains, cent porteurs ont été choisis
pour leur courage et leur force pendant
les tragiques événements survenus
le 11 septembre dernier. A New York, le
maire sortant Rudolph Giulani, élu personnalité de l’année 2001 par Times
Magazine, a brandi la flamme olympique
qui arrivera à Salt Lake City le 7 février
prochain, la veille de l’ouverture des JO.
900 HEURES DE DIRECT
La cérémonie d’ouverture sera reprise
dans 160 pays et commentée en
50 langues. Elle devrait être suivie par
3,5 milliards de téléspectateurs. Au
total ce sont 900 heures de direct pendant 17 jours qui seront produites et
reprises par les détenteurs de droits.
3<
Ski alpin
JACQUEMOD
Ingrid
MONTILLET
Carole
PASCAL SAIONI
Christel
PEQUEGNOT
Laure
SUCHET
Mélanie
VIDAL
Vanessa
AMIEZ
Sébastien
BOURGEAT
Pierrick
CHENAL
Joël
COVILI
Frédéric
CRETIER
Claude
DALCIN
Pierre-Emman
DENERIAZ
Antoine
FOURNIER-BIDOZ Sébastien
LLORACH
Gaëtan
MILLET
Vincent
SAIONI
Christophe
VIDAL
Jean-Pierre
ARNOULD
BAL
BAUD
ROUX
Combiné
Nordique
Kevin
Nicolas
Frédéric
Ludovic
Freestyle
ALLAIS
Kathleen
LAOURA
Sandra
GAY
Richard
GREGOIRE
Johann
NIOL
Laurent
REGNIER-LAFFORGUE Cédric
Kathleen ALLAIS
Frédéric BAUD
AVEC PRÈS DE
Saut
à ski
Carole MONTILLET
SKI
CHEDAL
DESSUM
DURAND
SANTIAGO
LA DELEGATION 119 ATHLÈTES
LA PLUS IMPORTANTE SÉLECTIONNÉS,
Billy
Nicolas
Florentin
Rémi
Biathlon
BAILLY
BAVEREL-ROBERT
BECAERT
BURLET
NIOGRET
CANNARD
DEFRASNE
MARGUET
POIREE
ROBERT
Sandrine
Florence
Sylvie
Delphine
Corinne
Ferréol
Vincent
Gilles
Raphaël
Julien
Sandrine BAILLY
26 000 BÉNÉVOLES
>4
Parmi les 60 000 candidatures reçues,
le SLOC a sélectionné 20 000 volontaires pour les J.O. tandis que 6 000 officieront pendant les Jeux Paralympiques.
Nicolas DESSUM
Snowboard
BLANC
Isabelle
POMAGALSKI
Julie
RUBY
Karine
VALDENAIRE
Florine
VIDAL
Doriane
BOZZETTO
Mathieu
COLLOMB-PATTON Jonathan
COSNIER
Charlie
HUET
Nicolas
JUSTAFRE
Mathieu
SEGURA
Christophe
VASSONEY
Sébastien
LA DÉLÉGATION FRANÇAISE QUI PRENDRA
PART À SES 19E JEUX EST LA PLUS IMPORTANTE SUR DES JEUX OLYMPIQUES D’HIVER. L’ÉQUIPE DE FRANCE OLYMPIQUE
COMPTAIT 109 MEMBRES À ALBERTVILLE
EN 1992 ET 106 IL Y A QUATRE ANS À
NAGANO. FORTE DE CETTE SÉLECTION
REGROUPANT LES ATHLÈTES DES FÉDÉRATIONS DE SKI ET DES SPORTS DE GLACE,
LA FRANCE SERA PRÉSENTE DANS TOUTES
LES DISCIPLINES INSCRITES AU PROGRAMME OLYMPIQUE.
Fond
PHILIPPOT
Karine
STORTI
Aurélie
VAXELAIRE-PIERREL Annick
JONNIER
Emmanuel
PERRILLAT
Christophe
ROUSSELET
Alexandre
VITTOZ
Vincent
Mathieu BOZZETO
UN VILLAGE OLYMPIQUE SUR 30 HECTARES
Construit sur le site historique « Fort Douglas », à l’Est de l’Université
de l’Utah, le village olympique a une capacité de 3 500 lits. Tous les
athlètes et officiels des Jeux Olympiques puis des Jeux Paralympiques
séjourneront dans ce village occupé habituellement par des étudiants.
Vincent VITTOZ
SPORTS
DE GLACE
Hockey
sur glace
Luge
OUGIER
FRICHETEAU
ROUSSEAU
Mélanie
Yann
Johan
Johan ROUSSEAU
Patinage Artistique,
Danse
(*) Lors de
la validation des
sélections par
la Commission
Nationale du Sport
du Haut Niveau
(CNSHN)
le 17 janvier,
cinq patineurs
engagés dans
les championnats
d’Europe
de patinage
artistique
à Lausanne
étaient encore
en attente
de leur sélection.
ABITBOL
ANISSINA
DELOBEL
GUSMEROLI
HUBERT*
BERNADIS
DAMBIER*
JEANNETTE*
JOUBERT*
MONNIER*
PEIZERAT
SCHOENFELDER
Sarah
Marina
Isabelle
Vanessa
Laetitia
Stéphane
Frédéric
Stanick
Brian
Gabriel
Gwendal
Olivier
AIMONETTO
AMAR
BACHELET
BACHET
BARIN
BESSE
BONNARD
BOZON
BRIAND
CARRIOU
DEWOLF
GRAS
HUET
LHENRY
MEUNIER
MORTAS
PEREZ
POURTANEL
ROLLAND
ROZENTHAL
ROZENTHAL
TREILLE
ZWIKEL
CAVORET
Philippe
Short Track
BOUVIER
DURAND
LOSCOS
MATHIEU
Stéphanie
Grégory
Bruno
Ludovic
Vitesse
longue
distance
KUENTZ
Cédric
Cédric KUENTZ
Bobsleigh
ARBEZ
FOUQUET
HOSTACHE
LE CHANONY
MINGEON
ROBERT
ANDRE
GIROUD
PAVIOT
THOMAS
Alexandre
Christophe
Emmanuel
Eric
Bruno
Max
Michel
Thibault
Philippe
Bruno
Curling
Sarah ABITBOL- Stéphane BERNADIS
Skeleton
Richard
Baptiste
Benoît
Vincent
Stéphane
Guillaume
Jean-François
Philippe
Arnaud
Alan
Karl
Laurent
Christobal
Fabrice
Laurent
Anthony
Denis
Benoît
Patrick
François
Maurice
Yorick
Jonathan
Bruno LOSCOS
CAUX
DUCROZ
DUFOUR
DUPONT-ROC
MUGNIER
Philippe CAVORET
Philippe
Jan-Henri
Thomas
Dominique
Spencer
L’équipe de France
POUR UNE JUSTICE RAPIDE
En cas de litige, neuf médiateurs internationaux et une vingtaine
d’avocats tenteront de régler au plus vite les différends concernant
les athlètes. Le Tribunal Arbitral du Sport aura pour objectif de régler
les problèmes (contrôle anti-dopage, litige commercial…) dans les
24 heures. Le barreau de l’Utah a accepté de fournir des volontaires
et une vingtaine d’avocats locaux ont bien voulu se mettre à la disposition des athlètes pour, si nécessaire, les aider dans leurs démarches et cela gratuitement, chose rare aux Etats-Unis…
5<
LA SECURITE EN QUESTION
« Nous devons être encore plus vigilants »
LES RÉCENTS DRAMES QUI ONT TOUCHÉ LE MONDE DU SKI ONT RAPPELÉ LES RISQUES QUI ENTOURENT LA PRATIQUE DE
CES DISCIPLINES. TÉMOIGNAGES.
arc Pirard, l’un des entraîneurs nationaux du
ski français, ne veut négliger aucun détail
pour améliorer encore la sécurité sur les pistes.
M
Les mesures de sécurité sur les pistes ontelles évolué depuis les incidents tragiques
survenus sur le circuit ces derniers mois (décès
de Régine Cavagnoud suite à une collision à
l’entraînement, des skieurs gravement blessés en courses) ?
Concernant les entraînements, nous faisons
en sorte d’être plus vigilants désormais pour
qu’un tel drame ne puisse plus jamais se
reproduire. Nous sommes plus rigoureux en termes de communication et nous avons renforcé les effectifs le long des pistes lors des descentes. Pendant les courses, honnêtement,
la sécurité n’est pas loin d’être optimale. Mais
l’accident de Silvano Beltrametti à Val d’Isère
(Le skieur suisse est devenu paraplégique
après être passé au travers des filets de protection, ndlr) a semé le doute dans les esprits.
Certains organisateurs ont donc décidé de
rajouter un deuxième filet de protection en
complément du premier rideau habituellement utilisé et ces mêmes filets sont vérifiés
minutieusement avant chaque course.
Même si les skieurs ont conscience des dangers inhérents à leur discipline, avez-vous senti ces derniers temps une appréhension de leur
part avant de prendre le départ d’une course ?
Tout le monde a été secoué par le décès de
Régine. Et l’accident de Beltrametti n’a pas
arrangé les choses. Alors, forcement, certains se posent des questions. Mais j’avoue
qu’ils m’impressionnent. Car dès qu’ils prennent place dans le portillon de départ, ils
n’hésitent pas une seconde. Je sais pourtant qu’ils y pensent. Mais leur passion pour
le ski prend le dessus.
ouble champion du monde de snowboard (slalom parallèle), Nicolas HUET aborde les questions de sécurité relatives à sa discipline.
D
Le ski de compétition a récemment été frappé
par des accidents dont certains se sont révélés tragiques. Qu’en est-il du snowboard ?
En compétition, il n’y a jamais eu d’accident de ce genre. L’an dernier, un coureur est
décédé après être rentré en collision avec
une structure d’arrivée rigide (système qui
n’existe plus depuis, ndlr). Mais cela n’a
rien à voir avec la pratique en elle-même.
Nous ne sommes pas exposés aux mêmes
dangers tout simplement parce que nous
allons beaucoup moins vite. Les courses en
snowboard se limitent au slalom et au géant,
avec des tracés assez tournants qui réduisent
la vitesse. Et puis, nous n’évoluons quasiment jamais sur des pistes verglacées. Rien
à voir avec ce que connaît un descendeur en
ski. Lorsqu’un snowboardeur chute, il termine rarement dans les filets. Non vraiment,
je n’ai jamais eu la moindre appréhension
avant de prendre le départ d’une course.
Propos recueillis par F.R.
Une sécurité tous azimuts
LES ÉVÉNEMENTS DU 11 SEPTEMBRE DERNIER ONT CONDUIT LES AUTORITÉS AMÉRICAINES
À PRENDRE DES DISPOSITIONS IMPORTANTES POUR ASSURER UNE SÉCURITÉ OPTIMALE.
« es autorités fédérales américaines se à payer pour être le plus important événe-
L
sont engagées à fournir tous les
moyens nécessaires pour assurer la sécurité des Jeux, laquelle devrait tendre vers
des niveaux jamais atteints auparavant»
selon le Président du CIO, Jacques Rogge.
La priorité du comité d’organisation, le
SLOC, est d’assurer la sécurité des athlètes, des officiels, des spectateurs et de la
population locale.
Pour ce faire, le budget imparti pour la sécurité est d’environ 300 millions de dollars
soit trois fois supérieur à celui des Jeux
Olympiques d’Atlanta déjà forts sécurisés.
« C’est le prix que les jeux Olympiques ont
UN DISPOSITIF HUMAIN
CONSIDÉRABLE
>6
7 000 agents des forces de l’ordre seront
suppléés par plusieurs milliers de militaires spécialement détachés par l’armée américaine. De plus, 5000 personnes formées à différents postes de
sécurité seront uniquement dédiées à
cette fonction. Au total, ce sont près de
20 000 personnes qui seront chargées
de la sécurité des quelque 3 500 athlè-
ment sportif de la planète et aussi le plus
important événement médiatique » a affirmé Jacques Rogge. «Il est inévitable que
certaines personnes veuillent profiter de cela
et c’est la raison pour laquelle les Jeux doivent être sécurisés. »
Un plan de sécurité détaillé a été établi.
Tous les systèmes de surveillance et de
détection les plus sophistiqués seront utilisés, complétés par des fouilles réalisées par
les services de police. Le trafic aérien sera
même réduit, voire arrêté en particulier lors
des cérémonies d’ouverture et de clôture.
La sécurité sur les sites olympiques de com-
tes et officiels attendus dans la capitale
de l’Utah auxquels il faut ajouter les
10 000 journalistes et le million de spectateurs attendus.
UNE PERMANENCE CONSULAIRE
Le gouvernement français a décidé d’envoyer sur place une représentation française permanente qui sera assurée par
les services consulaires. Cette configuration sera également de mise pour les
Jeux Paralympiques.
pétition et d’hébergement a bien entendu
été renforcée. En ce qui concerne les hébergements extérieurs occupés par certains
membres de la délégation, des mesures spéciales de surveillance seront prises en accord
avec le poste de commandement central,
sous la responsabilité des polices locales.
(HGU avec J.R.)
« UNE TRÊVE OLYMPIQUE »
VOTÉE PAR L’ONU
Le 11 décembre dernier, l’ONU a adopté
la résolution de « Trêve olympique » présentée par les Etats-Unis qui garantit
notamment « que les athlètes puissent
se rendre aux Jeux et y participer en toute sécurité. » Il ne s’agit donc pas d’un
cessez-le-feu et il faut noter que
l’Afghanistan demeure à l’écart du mouvement olympique.
LA SANTE DES SPORTIFS
Des contrôles renforcés
Le sport de haut niveau et ses formidables performances peut connaître des
dysfonctionnements. Par dépit, par volonté exacerbée, au cœur d’un système
lucratif, certains sportifs peuvent utiliser
des produits prohibés qui non seulement
dénaturent la performance mais détruisent aussi le rapport d’équité avec l’adversaire et la santé de l’intéressé. Ainsi
en parallèle des actions de prévention du
Ministère de la Jeunesse et des Sports,
des milliers de contrôles sont effectués
auprès des sportifs. Les sélectionnés pour
Salt Lake City ont également subi ces
contrôles. Détails.
> L’action du MJS : les contrôles avant les J.O.
En concertation avec les DTN des fédérations
de ski et de sports de glace, 186 sportifs susceptibles d’obtenir leur sélection pour les J.O.
ont fait l’objet d’un contrôle antidopage par le
Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Pendant 6 mois (de la mi-juin au 23 décembre 2001) les contrôles mis en place par le
MJS ont été réalisés lors de stages, de compétitions (en France) ou en cabinet de méde-
cin préleveur. Au total, ils sont près de 90 %
à avoir fait l’objet d’au moins un contrôle urinaire conventionnel. Après cette phase de
contrôle, le laboratoire national de dépistage
du dopage (LNDD) a dû procéder rapidement
à l’analyse des échantillons prélevés jusqu’au
23 décembre 2001. Les analyses ont été réalisées avant la dernière date de sélection des
sportifs, le 17 janvier 2002. Avant cette date
fatidique, le résultat des analyses aura été
transmis aux deux fédérations concernées auxquelles il appartenait de présenter au groupe
de sélection la candidature des personnes
sélectionnées pour Salt Lake City. Le cas des
personnes qui auraient fait l’objet d’analyses
positives aura été soumis à la décision de ce
même groupe de sélection.
ron 4 % des sportifs sélectionnés pour
effectuer des prélèvements soit de sang
et d’urine, soit d’urine seule. Sur cette
même période, en vue d’une détection
exclusive d’EPO, des analyses sanguines
sont également pratiquées pour les sportifs participant à des épreuves d’endurance (biathlon, patinage de vitesse, ski
de fond et combiné nordique).
> Parallèlement le Comité d’organisation
des J.O. effectue aussi des tests.
Des contrôles ont été effectués hors compétition du 1er octobre 2001 au 28 janvier
2002, régis par les procédures appliquées
par l’agence mondiale antidopage. Depuis
le 29 janvier et jusqu’au début des épreuves, des contrôles sont réalisés sur envi-
> Les contrôles en compétition commenceront
le 9 février 2002
Analogues à ceux pratiqués lors des Jeux
Olympiques précédents : après chaque
épreuve, les quatre premiers et deux concurrents tirés au sort seront contrôlés.
(HGU avec N.G.)
Fontaine d’énergie - Source de performance : l’EAU
Pour être en état de forme optimale :
pas de secret, il faut adopter
une alimentation équilibrée,
variée, naturelle et boire de l’eau.
L’eau est indispensable pour mener à bon
port tous les pourvoyeurs d’énergie, éliminer
les déchets et réguler le thermostat de l’organisme. Le besoin en eau est permanent et
en rapport avec les quantités perdues (uri-
UN DOSSIER POUR
LES ANTIASTHMATIQUES BÉTA2
Les athlètes qui ont besoin d’un bêta2 agoniste pour traiter un asthme ou
une bronchoconstriction d’effort seront
tenus de communiquer à la commission médicale du CIO la preuve établie
du besoin d’un tel traitement. Ce dossier qui comprendra un examen clinique
et de laboratoire (tests de fonction
respiratoire compris) devra parvenir à
nes, fèces, transpiration). Ces processus
physiologiques sont majorés par la durée de
l’épreuve, son intensité, la température et
l’humidité ambiante. L’athlète élimine beaucoup d’eau et le déficit hydrique qui le guette peut être lourd de conséquences (mauvaises performances).
> L’eau … cocktail détonnant.
« Boire sans oublier » : de boire avant, pendant et après l’épreuve par prises régulières fractionnées et personnelles.
> Avant :
• buvez plus que votre soif (la sensation de
soif n’est pas fiable, elle est tardive et
insuffisante),
• buvez suffisamment car les pertes à l’effort ne
sont que partiellement compensées,
• buvez tous les jours, dès le matin au réveil
jusqu’au coucher, et au cours des repas
en fonction de votre tolérance personnelle.
la commission médicale au minimum
une semaine avant le premier jour de
compétition. Un groupe d’experts scientifiques et médicaux examinera les données transmises. Après examen des
données et en cas de doutes, des tests
médicaux complémentaires pourront
être effectués.
RECHERCHE D’EPO
Diligentés par le MJS, les prélèvements de
> Pendant :
• l’eau seule suffit pour des efforts de
moins d’une heure, au delà le choix s’oriente vers une boisson adaptée individualisée. Pour optimiser l’absorption, boire de l’eau à une température proche de
15° (bouteille « thermo »),
• boire 150 ml à 200ml toutes les 20’, ou
répartis sur les 20’ afin d’éviter de possibles gênes gastriques.
> Après :
compenser immédiatement les pertes hydriques avec une boisson riche en bicarbonates.
> Conseils pratiques
Varier les eaux : robinet, eau de source, eau
minérale : chaque eau possède ses propres qualités et propriétés .
sportifs relevant du skeleton, du biathlon
et du ski nordique ont fait l’objet d’une
recherche d’érythropoïetine (EPO).
Véronique Rousseau
Professeur de sport diététicienne.
décidé de la création d’un organisme
indépendant.
CONTRÔLES
À QUI LA PRIMEUR
DES RÉSULTATS ?
Ce sont les fédérations sportives concernées qui reçoivent directement le résultat des analyses. Le MJS n’en est plus
destinataire puisqu’il n’a plus depuis
1999 de pouvoir de sanction et qu’il a
Diligentés par le CIO, 700 contrôles
devraient être effectués pendant la
quinzaine olympique. Un sportif sur trois
sera donc contrôlé puisque 2 245 athlètes sont attendus. Une centaine de
contrôles inopinés sera réalisée avant
l’ouverture des J.O.
7<
LE PROGRAMME
M pour Messieurs
D pour Dames
Deer Valley
VEN 8
Station
de Dear Valley
Station de
Montagne
de Park City
Soldier Hollow
Parc Olympique
de l’Utah
LUN 11
MAR 12
MER 13
JEU 14
18h-21h
Descente
M 10h-11h30
Descente,
Combiné descente,
Super-G
Bosses
M Qualifs
9h-10h
9h-10h30
D Finales
M Finales
12h-13h
Biathlon,
Ski de fond,
Combiné nordique
12h-13h
Halfpipe
D Qualifs
Halfpipe
M Qualifs
10h-12h
10h-12h30
D Finales
M Finales
13h30-14h30
13h30-14h30
Ski de fond
D 15 km
Combiné nordique
M 15 km
Biathlon
D 15 km
Ski de fond
D 10 km
Biathlon
M 10 km Sprint
9h-10h
9h-10h
Slalom géant,
Snowboard,
Halfpipe
Hockey sur glace
Combiné descente / Combiné descente /
Slalom
Slalom
M 10h-11h30
D 10h-11h30
13h-14h / 15h-15h30 13h-14h / 15h-15h30
Slalom,
Ski acrobatique,
Bosses,
Sauts
Bobsleigh,
Luge,
Skeleton,
Saut à ski,
Combiné nordique
Descente
D 10h-11h30
Bosses
D Qualifs
Snowboard
SG parallèle
D Qualifs 10h11h
M Qualifs 13h-14h
Ski de fond
M 10 + 10 km
poursuite
11h-13h
9h-10h30
11h-12h30
M 30 km
M 20 km
M 15 km
D 7,5 km Sprint
12h30-14h
13h30-15h30
12h-13h30
13h-15h30
9h15-10h30
12h-13h
Saut à ski
Combiné nordique
M K90 Qualifs M K90 individuel
Saut à ski
M K90 Finales
Saut à ski
M K120 Qualifs
Saut à ski
M K120 Finales
Combiné nordique
M K90 Equipes
09h - 11h30
08h30-11h
8h30-11h
8h30-11h
8h30-11h30
Luge
D 16h-19h
Luge
D 16h-19h
09h-12h15
Hockey
M 16h-18h30
E Center
DIM 10
Cérémonie
d’ouverture
Stade Olympique
Rice-Eccles
Domaine Skiable
de Snowbasin
SAM 9
E Center
Luge
M 16h-19h
Luge
M 9h-12h30
Hockey
M 19h-21h30
Hockey
Hockey
D 11h-13h30 D 11h-13h30
M 16h-18h30 M 16h-18h30
Hockey
D 11h-13h30
M 16h-18h30
Hockey
M 15h-17h30
Hockey
Hockey
D 14h-16h30 D 14h-16h30
M 19h-21h30 M 19h-21h30
Hockey
D 14h-16h30
M 19h-21h30
France-Ukraine
Hockey
D 11h-13h30
Short Track
D 1500m Finale
M 1000m Qualifs
M 5000m Relais
Qualifs
Patinage artistique
M Libre
21h-23h30
20h-22h30
Suisse-France
Stade de Glace
The Peaks Ice
Salt Lake
Ice Center
Hockey sur glace
Patinage artistique,
Short Track,
Patinage de vitesse
Hockey
M 14h-16h30
19h-21h30
Hockey
M 16h-18h30
Belarus-France
Patinage artistique
Couples Court
Patinage
artistique
Couples
Libre
18h30-21h30
Patinage artistique
M Court
17h15-21h30
17h45-21h30
16h-18h30
M 21h-23h30
17h45-22h
18h-21h30
Ovale Olympique
de l’Utah
Patinage de vitesse
Patinage de vitesse
M 5000m
12h-15h30
Patinage de vitesse Patinage de
D 3000m
vitesse
13h-15h30
M 500m
Patinage de vitesse
M 500m
Patinage de vitesse Patinage de vitesse
D 500m
D 500m
13h-14h30
17h-18h30
17h-18h30
Curling
M 14h-17h
D 09h-12h
Curling
M 9h-12h
Curling
M 14h-17h
D 09h-12h
19h-22h
D 14h-17h
13h-14h30
The Ice sheet
d’Ogden
Curling
M 9h-12h
Curling
19h-22h
D 14h-17h
TOUJOURS PLUS D’ÉPREUVES
>8
10 épreuves supplémentaires ont été
ajoutées au programme de ces 19e Jeux
d’hiver. En plus du biathlon, le ski de
fond, le patinage de Vitesse (deux épreuves supplémentaires), le bobsleigh et le
combiné nordique (une épreuve), le skeleton (hommes et femmes) effectuera
son retour dans le programme olympique
après deux apparitions aux J.O. organisés à Saint Moritz en 1928 et 1948. En
1988, 46 épreuves étaient organisées à
Calgary, 57 à Albertville, 61 à
Lillehammer, 68 à Nagano et donc 78 à
Salt Lake City, un record.
CÉRÉMONIE D’OUVERTURE
Elle se déroulera le 8 février dans le
Stade Olympique Ricce Eccles de 18 à
21 h et comme de tradition, rien n’a été
révélé sur son contenu et sur l’identité du
dernier porteur de la flamme. Il en coûte-
19h-22h
19h-22h
ra entre 360 et 1000 Euros pour assister à l’allumage de la flamme.
FRANCE TÉLÉVISION
À L’HEURE DES JEUX
Avec 140 personnes sur place et
20,12 millions d’euros pour le seul achat
des droits, ce sont près de 200 heures de
retransmissions et de magazines qui
seront assurés par les deux chaînes du
service public. Un dispositif complet qui
Ice Sheet
d’Ogden
VEN 15
Park City
SAM 16
Peaks Ice
Arena
DIM 17
Salt Lake Ice
Center
LUN 18
Snowbasin Ski
Area
MAR 19
MER 20
Soldier Hollow
JEU 21
Utah Olympic
Oval
VEN 22
Utah Olympic
Park
SAM 23
DIM 24
Cérémonie
de cloture
18h-21h
Super G
M 10h-11h30
Super G
D 10h-11h30
Sauts
D Qualifs
Sauts
D Finales
Sauts
M Finales
10h-12h
12h-13h
12h-13h
Slalom
D 10h-11h
Slalom
M 10h-11h30
13h-14h
13h-14h
M Qualifs
13h30-15h30
Snowboard
SG parallèle
M D Finales
Slalom géant
M 10h-11h30
13h-14h30
Slalom géant
D 10h-11h30
13h-14h15
10h-12h
Ski de fond
D 5 + 5 km poursuite
9h-10h / 11h30-12h
Biathlon
M 12,5 km
poursuite
Ski de fond
Biathlon
Ski de fond
M 4x10 km Relais M 4x7,5 km Relais M D 1,5 km Sprint
09h30-11h30
11h30-13h30
Combiné nordique
M 4x5 km équipes
9h-10h
13h30-14h30
12h-13h
Luge
Doubles
Bobsleigh
Mà2
Bobsleigh
Mà2
Saut à ski
M K120 Equipes
9h-11h30
15h-18h30
15h-18h45
8h30-11h30
9h-10h
12h30-14h30
Biathlon
M 4x7,5 km
Relais 11h-13h
Ski de fond
Combiné
D 4x5 km Relais nordique
12h30-13h45
M 7,5 km Sprint
Ski de fond
M 50 km
Ski de fond
D 30 km
9h30-13h00
9h30-12h00
10h-11h30
D 10 km poursuite
Bobsleigh
D 16h30-18h30
Skeleton
M D Individuel
9h-12h
Combiné
nordique
M K120 Sprint
Bobsleigh
Mà4
Bobsleigh
Mà4
15h30-18h45
15h30-18h45
10h30-12h30
Hockey
M 11h-13h30
16h-18h30
20h45-23h15
Hockey
D 14h-16h30
M 19h-21h30
Hockey
D 11h-13h30
M 16h45-19h15
Hockey
Hockey
M 16h-18h30
M 11h-13h30
16h-18h30
D 21h00-23h30
Hockey
D Demi finales
Hockey
Hockey
M Quarts de finale D Finale
Hockey
M Demi finales
Hockey
M Places 3-4
Hockey
M Finale
11h-13h30
16h30-19h
11h-13h30
16h-18h30
20h15-22h45
17h-19h30
12h-14h30
16h15-18h45
12h15-14h45
13h-15h30
Hockey
D 14h-16h30
M 19h00-
Hockey
M 13h30-16h
Hockey
D 14h-16h30
Hockey
D Places 3-4
19h-21h30
19h-21h30
Hockey
M
Quarts de finale
Patinage
artistique
D Libre
Patinage
artistique
Exhibition
17h45-22h
18h45-21h15
Short Track
M 500m Finale
D 1000m Finale
M Relais Finale
21h30-0h00
Hockey
D 14h-16h30
19h-21h30
21h30
Patinage artistique
Danse imposée
15h45-21h
Short Track
M 1000m Finale
D 500m Finale
D Relais Qualifs
Patinage
artistique
Danse originale
Patinage artistique Patinage artistique
Danse Libre
Couple Court
17h15-21h15
17h15-21h30
17h30-21h
18h-21h
Curling
M 9h-12h
19h-22h
D 14h-17h
Short Track
M 1500m Finale
D Relais Finale
D 1000m Qualifs
18h-21h
Patinage
de vitesse
M 1000m
Patinage
de vitesse
D 1000m
13h-15h
17h15-19h15
Curling
M 14h-17h
D 09h-12h
Curling
M 9h-12h
19h-22h
D 14h-17h
permettra de suivre les Jeux malgré le
décalage horaire de 8 heures entre Salt
Lake City et l’Europe.
Quatre rendez-vous quotidiens :
• 17h à 20h45 (France 2 puis France 3)
« Les soirées de Salt Lake City » par
Gérard Holtz ;
• 23h à 6h (France 3) « Les nuits de
Salt Lake City » par Céline Géraud ;
• 10h45 à 11h30 (France 3) « Les matins
de Salt Lake City » par Laurent Luyat ;
12h-14h30
13h30-16h
19h-22h
Curling
M 14h-17h
D 09h-12h
19h-22h
Patinage
de vitesse
M 1500m
Patinage
de vitesse
D 1500m
13h-15h30
13h-15h
Curling Partage
Ex-aequo
Curling
Demi finales
D 09h-12h
M 14h-17h
09h-12h
14h-17h / 19h-22h
• 12h20 à 12h50 (France 2) « Les midis
de Salt Lake City » résumé de la nuit
précédente.
DES MÉDAILLES UNIQUES
L’or, l’argent et le bronze qui ont servi à
la réalisation des 861 médailles ont été
récoltés dans les mines de l’Utah. Toutes
travaillées à la main, leur contour est
irrégulier comme les roches que l’on
trouve dans les rivières de l’Utah et, avec
18h-21h
Patinage
de vitesse
M 10000m
Patinage
de vitesse
D 5000m
12h-15h15
13h-14h45
Curling
D Places 3-4
Curling
M Places 3-4
09h-12h
Finale 14h-17h
09h-12h
Finale 14h-17h30
un poids de 56 grammes, les médailles
distribuées seront les plus lourdes de
l’histoire des Jeux. Côté pile, un athlète
portant la torche olympique jaillit d’une montagne de neige et de glace et côté
face, la déesse grecque de la victoire,
Nike, porte un rameau d’olivier.
DES BOUQUETS DE VALEUR
Pour la première fois dans l’histoire des
JO, les bouquets de fleurs remis aux
médaillés seront sponsorisés ! Une ressource de 22,76 millions d’euros pour
l’organisation.
TROIS MASCOTTES
Ce sont trois animaux, un lièvre des neiges avec raquettes (“Powder”), un coyote
(“Copper”) et un ours noir (“Coal”) qui
ont été choisis pour illustrer la devise
olympique “Citius, Altius, Fortius” (plus
vite, plus haut, plus fort).
9<
1
2
3
4
KR
SB
VG
CN
PORTRAITS de FEMMES
Par
Frédéric Ragot
KARINE, VANESSA, STÉPHANIE ET CORINNE CONJUGUENT LE SPORT AU FÉMININ. SI SEULEMENT
DEUX FRANÇAISES ONT DÉFILÉ DERRIÈRE LE DRAPEAU TRICOLORE À CHAMONIX LORS DE LA PREMIÈRE
ÉDITION DES J.O., ELLES ÉTAIENT 31 À NAGANO AUX CÔTÉS DE 75 ‘’MESSIEURS’’. ET AUJOURD’HUI,
LORSQUE UNE NOUVELLE DISCIPLINE EST AJOUTÉE AU PROGRAMME OLYMPIQUE, LA PARITÉ EST
SYSTÉMATIQUEMENT APPLIQUÉE. RENCONTRES.
Karine, il y a quatre ans, vous deveniez la première
championne olympique de l’histoire du
snowboard. Quels souvenirs gardez-vous
de cette aventure ?
Quand je ferai le bilan de ma carrière,
Nagano restera un moment à part.
J’ai connu beaucoup de bonheur
lorsque j’ai remporté mes titres de
championne du monde (5) ou mes
coupes du monde (14), mais rien ne
vaut une médaille d’or aux Jeux.
Vous considérez vous comme la favorite
de ces Jeux ?
Pas vraiment, car le Comité International
Olympique (CIO) a décidé que l’épreuve
olympique serait désormais le géant
parallèle et ce n’est pas ma discipline
de prédilection (elle a remporté la plupart
de ses titres en géant, ndlr). Je sais que
j’ai moins de marge sur mes adversaires, je suis donc un peu moins sereine.
Mais je vais me battre jusqu’au bout pour
tenter de décrocher une nouvelle
médaille.
A Salt Lake City, vous allez devoir
remettre votre titre en jeu. Est-ce
une forme de pression supplémentaire ?
Il y a quatre ans, personne ne me
connaissait et le snowboard était
plutôt considéré comme une discipline « fun ». Je n’avais donc aucune pression. Là je sais que je suis un
peu plus attendue. Mais j’ai déjà eu ma
part du gâteau et tout ce qui viendra
maintenant sera du bonus pour moi.
Vous avez décidé de prendre votre retraite après les Jeux alors que vous êtes encore jeune (24 ans). Pour quelles raisons ?
Cela fait maintenant huit ans que je fais
de la compétition et j’ai envie de connaître autre chose. Je veux me rapprocher de
la montagne, faire plus de freeride et
peut-être m’investir dans le développement des planches. Et puis l’idée d’arrêter au top de ma carrière me plaît bien.
A moins que je ne connaisse une grosse
désillusion aux Jeux. Je serais alors peutêtre trop vexée pour arrêter sur cet échec.
Mais je me vois quand-même mal repartir pour quatre ans.
Karine RUBY : « Rien ne vaut une médaille d’or »
CHAMPIONNE OLYMPIQUE À NAGANO,
LA SNOWBOARDEURSE REMETTRA SON TITRE
EN JEU À SALT LAKE CITY AVANT
DE SURFER VERS DE NOUVEAUX HORIZONS.
LLE AVOUE AIMER le contact et également la
LLE
« bagarre », mais au bon sens du terme.
Stéphanie Bouvier a d’ailleurs souvent dû
jouer des coudes pour se faire une place
dans l’univers musclé du short-track. Mais à 20 ans,
la meilleure spécialiste française de ce sport peu
connu du grand public, troisième des championnats
d’Europe l’an passé sur 3000m, est aujourd’hui sur
la bonne piste comme le prouve sa qualification
pour ses premiers Jeux Olympiques cette année.
Le short-track (ou courte piste) est une version réduite du patinage de vitesse qui se
dispute sur une piste de 110 mètres dans
une patinoire. Olympique depuis 1992, cette discipline met en scène 4, 6 ou 8 patineurs selon les distances (500, 1000, 1500
et 3000 m) et si tous les coups ne sont pas permis, la lutte d’homme à homme (ou de femme à
femme) à laquelle se livrent les compétiteurs entraîne régulièrement des chutes spectaculaires. « C’est
vrai qu’il y a souvent du contact, car on ne maîtrise
E
> 10
pas toujours notre
vitesse (près de 40
km/h en pointe) et
on se rentre assez
LA JEUNE DIJONNAISE EST LA SEULE REPRÉSENTANTE
facilement dedans,
HAUT NIVEAU DU SHORT-TRACK FÉMININ FRANÇAIS,
confirme Stéphanie
UNE DISCIPLINE POUR LE MOINS PHYSIQUE.
Bouvier. Mais ce n’est
en aucun cas intentionnel. D’ailleurs, la moindre faute, surtout si elle s’avère dangereuse, est sanctionnée par des juges et peut entraîner
une disqualification. » C’est cette lutte
de tous les instants qui a d’ailleurs séduit
la jeune femme il y a une dizaine d’années
lorsqu’elle chaussa pour la première fois
les patins. « Je n’ai jamais été attirée par le
patinage artistique. Le « tutu », les figures
imposées, ce n’est pas mon truc. En short-track,
lorsque je monte sur la glace, j’ai tout de suite
une bonne montée d’adrénaline. Et j’adore ça.»
Stéphanie BOUVIER sur la bonne piste
Vanessa GUSMEROLI, le feu sur la glace
LLE A LONGTEMPS HÉSITÉ
entre l’eau et la
glace : entre le
ski nautique qu’elle a
découvert à peine sortie du berceau sur le
lac d’Annecy, sa ville
natale, et le patinage
artistique. Championne
de France espoirs et
vice-championne
d’Europe de ski nautique
en
1991,
Vanessa
Gusmeroli décide pourtant à
l’époque de ranger ses skis. Ses
arabesques et autres sauts
périlleux, c’est seulement patins aux
pieds qu’elle les fera désormais. Une
décision difficile à prendre qu’elle ne
regrettera jamais. Et pour cause. En
1997, alors qu’elle n’a que 19 ans, elle
monte sur le podium des championnats
du monde (3e) derrière les deux stars
américaines Tara Lipinski et Michelle
E
TROISIÈME MONDIALE EN 1997,
LA JEUNE PATINEUSE VEUT CONFIRMER
À SALT LAKE CITY LES ESPOIRS PLACÉS
EN ELLE ET RETROUVER UN RANG DIGNE
DE SON COUP DE PATIN.
Kwan. On pense alors que sa
carrière va décoller. Mais entre blessures et coup de blues à
répétition, la savoyarde n’arrive pas à confirmer les espoirs
placés en elle. Sa sixième place
aux Jeux de Nagano en 1998 laisse ainsi un arrière-goût d’inachevé. En 1999,
consciente de n’être encore qu’un éternel espoir et bien décidée à se relancer,
elle décide de quitter les rives du lac
d’Annecy pour s’installer et s’entraîner
à Paris. Le choix s’avère à nouveau judicieux, car depuis la demoiselle de
Haute-Savoie semble avoir retrouvé son
coup de patin comme en attestent ses
trois titres de championne de France
consécutifs (1999-2000-2001) et ses
places d’honneur dans les grands
championnats (4e des championnats
d’Europe et des Mondiaux 2000). Les
Jeux de Salt Lake City pourraient bien
confirmer ce renouveau.
Corinne NIOGRET, l’or en ligne de mire
A
SALT LAKE CITY, elle rêve de boucler la boucle. Dix ans après sa
première et seule médaille d’or
olympique en relais à Albertville,
Corinne Niogret veut retrouver la plus haute marche du podium, dans l’épreuve individuelle
cette fois. La seule récompense qui
manque à sa formidable carrière. Peu connue du grand public, la
biathlète possède pourtant à 29 ans
un palmarès unique dans les disciplines hivernales avec dix-sept
médailles olympiques et mondiales au compteur, dont trois
titres de championnes du monde ! Dans l’Utah, elle disputera ses quatrièmes Jeux
consécutifs. Celle qui a débuté sa carrière par le ski de
fond à l’âge de 14 ans avant
d’y adjoindre deux ans plus
tard le tir à la carabine est
aujourd’hui le leader incontesté
du biathlon français au même titre
que son homologue masculin,
Raphaël Poirée. Dans son sillage, c’est
d’ailleurs toute l’équipe de
France féminine qui aura
un bon coup à jouer
aux
Etats-Unis.
« Coco », pour qui
les Jeux restent « un
événement exceptionnel
qui n’a lieu malheureusement que tous les
quatre ans », aura aussi à cœur de prendre sa
revanche sur les JO de
Nagano en 1998, où malgré son statut de favorite,
elle avait vécu un scénario
catastrophe (16e sur 15 km,
25e sur 7,5 km, 8e en relais)
à l’image de tout le clan tricolore.
Elle qui avait gagné une... vache à
Albertville en récompense de son titre - « parce CHAMPIONNE OLYMPIQUE DU RELAIS IL Y A
que j’étais la plus jeune 10 ANS, LA BIATHLÈTE TENTERA DE CONQUÉRIR
médaillée » - n’a plus AUX ÉTATS-UNIS LE TITRE EN INDIVIDUEL,
désormais que l’or en LE SEUL QUI MANQUE À SON PALMARÈS.
ligne de mire.
11 <
1
2
SL
JR
MES PREMIERS JEUX
SANDRA LAOURA (SKI DE BOSSE) ET YOHAN ROUSSEAU (LUGE) DISPUTERONT
À SALT LAKE CITY LEURS PREMIERS JEUX OLYMPIQUES. AVANT DE S’ENVOLER
POUR L’UTAH, ILS CONFIENT LEURS ATTENTES, LEURS ESPOIRS
ET LEURS ANGOISSES.
Sandra LAOURA
Skieuse freestyle (bosses)
21 ans
1m67 - 61 kg
CINQUIÈME DES CHAMPIONNATS DU MONDE 2001 DANS L’ÉPREUVE DES BOSSES SIMPLES.
« Cet hiver, Edgard Grospiron (champion olympique en 1992, ndlr) est
venu rendre visite à toute l’équipe de France de bosses. Il tenait à nous montrer son soutien et surtout à nous faire partager son expérience des Jeux.
Il nous a notamment parlé des cérémonies d’ouverture et de clôture, de
l’ambiance au village olympique, etc.... Et honnêtement, il m’a fait rêver.
J’ai déjà hâte d’y être. Malheureusement, je ne pense pas pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture, car je dois courir le lendemain. Rester
4 heures debout dans le froid et peut-être sous la neige, il y a mieux pour
préparer une épreuve aussi importante que les Jeux. Car j’ai bien conscience que cette course ne sera pas vraiment une compétition comme
les autres. Cela se ressent déjà au niveau de la préparation. Tout a été
fait pour que nous arrivions là-bas dans les meilleures conditions. Et puis, il y aura le public, les
médias... Mais je vais tout de même essayer de ne
pas me mettre trop de pression. Avant de prendre le départ, j’ai l’habitude de plaisanter, de rigoler avec tout le monde et de me concentrer au
dernier moment. Je ne vois pas pourquoi j’agiJohan ROUSSEAU
rai autrement cette fois-ci. (...) Le podium, la
Lugeur
médaille olympique, j’en rêve bien sûr. Mais le
23 ans
plus important pour moi est de vraiment viv1m80 - 83 kg
re ces Jeux « à fond ». Je veux emmagasiE
ner le plus d’expérience possible pour
10 AU CLASSEMENT GÉNÉRAL DE LA COUPE DU MONDE 2001
la suite de ma carrière et profiET 3E LORS DE L’ÉTAPE DE PARK CITY, SITE DES JO.
ter également de l’événement pour découvrir
« Cela fait maintenant plusieurs mois que je prépare ces Jeux
d’autres disciplines
Olympiques. Je dois même avouer que je ne pense plus qu’à
sans oublier de
ça. J’ai encore en mémoire le souvenir des Jeux d’Albertville
m’amuser
en 1992. J’étais jeune et je ne faisais pas encore de luge, mais
autant que
comme j’habitais à deux pas de la piste de bobsleigh de la
possible. »
Plagne, j’étais allé voir toutes les épreuves qui s’y déroulaient.
Je me rappelle avoir été impressionné
par l’ambiance qui régnait entre les supporters. Ils avaient beau venir de différents horizons, ils se levaient tous comme
un seul homme pour saluer le passage des
concurrents, quelle que fût leur nationalité. Il y avait une telle communion entre eux.
Ca me donne des frissons encore aujourd’hui
rien que d’en parler. Il n’y a qu’aux Jeux qu’on
peut voir une chose pareille. J’espère revivre
la même émotion de l’intérieur cette fois-ci.
(...) Je ne me suis pas fixé d’objectifs précis si
ce n’est donner le meilleur de moi-même pour ne pas avoir de regrets une
fois que la course sera terminée. Après, sait-on jamais, une médaille est
toujours du domaine du possible. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour arriver
là-bas au maximum de mes possibilités. J’ai par exemple filmé avec une
caméra embarquée une de mes descentes sur la piste olympique de Park City
l’an dernier et chaque jour ou presque depuis, je regarde la bande. Il faut juste maintenant que j’arrive à relativiser l’importance de l’événement.
Heureusement d’ailleurs que l’épreuve a lieu aux Etats-Unis. Car s’il avait fallu que je courre à domicile pour mes premiers Jeux, je pense que j’aurai eu du
mal à supporter la pression. »
JE NE PENSE
PAS POUVOIR
PARTICIPER À
LA CÉRÉMONIE
D’OUVERTURE
IL FAUT JUSTE
MAINTENANT
QUE J’ARRIVE
À RELATIVISER
L’IMPORTANCE
DE L’ÉVÉNEMENT.
LES PARALYMPIQUES
8 e Jeux Paralympiques à Salt Lake City du 7 au 16 mars.
> Les premiers Jeux Paralympiques d’hiver se sont déroulés
en 1976 sur les bords de la mer Baltique à Ornskoldsvick en
Suède. Mais c’est à Albertville en 1992 que les épreuves ont
été organisées pour la première fois sur les mêmes installations que celles des Jeux Olympiques. A Nagano en 1998, la
France a terminé à la dixième place avec un total de
22 médailles. A Salt Lake où plus de 1100 participants sont
attendus (athlètes et encadrement) la délégation Française
comptera sur ses 26 athlètes (dont six femmes) pour bien
figurer. Selon un institut d’étude américain, les Jeux d'hiver
paralympiques sont à eux seuls plus importants que les Jeux
Olympiques de Lake Placid en 1980.
« Nos performances sportives sont aujourd’hui reconnues comme telles »
Photo : Benjamin Loyseau pour FFH
piques d’hiver ?
Directeur technique
fédéral du ski alpin handisport,
JEAN-MARIE FRICHET
évoque les objectifs de
l’équipe de France.
Tous les skieurs sélectionnés en
équipe de France ont le potentiel
pour ramener une médaille et
une dizaine d’entre eux, toutes disciplines confondues, peuvent raisonnablement viser le titre olympique. L’objectif est donc de faire
mieux qu’à Nagano en 1998 où
nous nous étions classé 10e nation
seulement au nombre de médailles
d’or (5 pour le ski nordique, aucune pour le ski alpin). Une 4e place
comme à Lillehammer en 1994
refléterait mieux le niveau du ski
handisport en France.
Propos recueillis par
Frédéric Ragot
ANNÉE
LIEU
1976
1980
1984
1988
1992
1994
1998
Ornskoldsvik
Geilo
Innsbruck
Innsbruck
Albertville
Lillehammer
Nagano
TOTAL
MÉDAILLES
5
7
8
13
19
31
22
Que vous manque-t-il encore pour
vous installer durablement parmi les
meilleurs ?
Je dirai peut-être davantage de
moyens financiers pour pouvoir faire encore plus de stages et de
déplacements. On ne peut pas
encore rivaliser avec certaines
nations qui ont dans leurs rangs
des skieurs professionnels. Mais
nous n’avons pas
trop à nous plaindre, car depuis
1996, nos athlètes
possèdent le statut
de sportifs de haut
niveau. Ils bénéficient ainsi d’horaires aménagés, d’aides
Les médailles
de l’équipe
de France
Paralympique
aux J.O. d’hiver
Avec 5 médailles d’or,
9 d’argent et 8 de bronze,
la France s’est hissée
au 10e rang des derniers
Jeux paralympiques
organisés à Nagano,
au Japon, en 1998.
L’ENCADREMENT :
• Chef de mission : G. Dejonghe
• Chef de mission adjoint : B. Demeyrier
• Chef de délégation : A. Auberger
• DTN Ski alpin : J.M. Frichet
• DTN Ski nordique : Y. Maréchal
• Secrétaire général : L. Allard
• Représentant de la DTN : J. Minier
• Médecin de l’équipe : J. Blanchard
• Kinésithérapeutes : F.P. Lessage et L. Vuillaume
• Techniciens : J.L. Frichet, M. Villien, W. Vallette, J.M. Coulon
• Farteurs : D. Humbert et J.M. Burlet
personnalisées, etc. Ce qui est déjà
une formidable avancée pour notre discipline. De plus, les fabricants
ont toujours joué le jeu avec nous.
Au-delà des résultats, est-ce que ces
Jeux paralympiques sont aussi un
moyen pour le ski handisport d’obtenir plus de reconnaissance ?
Je remarque une évolution des
mentalités depuis quelques
années. Nos skieurs sont de mieux
en mieux intégrés dans les clubs
valides et nos performances
sportives sont aujourd’hui
reconnues comme telles. En
revanche, un peu plus d’exposition médiatique ne nous
ferait pas de mal, au
contraire.
Photo : Benjamin Loyseau pour FFH
ROMAIN RIBOUD FAVORI
A tout juste 20 ans, Romain
Riboud est l’un des leaders
incontestables de l’équipe de
France de ski handisport.
Champion du monde en géant
et vice-champion du monde
de super-G en 2000, le
tignard, qui souffre d’une
hémiplégie du côté gauche
depuis sa naissance et qui
évolue donc dans la
catégorie LW9/2, sera
l’un des favoris pour
le titre olympique
dans ses deux disciplines de prédilection. Athlète complet
et polyvalent, il
devrait également s’aligner en descente et
slalom spécial.
Photo : Benjamin Loyseau pour FFH
objectifs vous êtes-vous fixés
> Quels
pour ces huitièmes jeux paralym-
UN RÉSUMÉ QUOTIDIEN SUR FRANCE 3
Une équipe de reportage de France Télévision assurera une couverture pour Stade 2,
Tout Le Sport et les Journaux Télévisés. Ce dispositif sera marqué par un résumé quotidien de 5 minutes diffusé tous les jours sur France 3 vers 12h et complété par un
« Best of » diffusé le 17 mars.
CLASSIFICATION : SIX CATÉGORIES PAR SPORT
Une classification des handicaps a été établie par la fédération Internationale paralympique pour garantir l’équité entre les concurrents. Les athlètes concourront dans
six catégories par discipline, à l’instar des catégories de poids en boxe ou en judo pour
les valides.
13 <
année
1924
1928
1932
1936
1948
1952
1956
1960
1964
VILLE
(PAYS)
CHAMONIX
(FRA)
SAINT-MORITZ
(SUI)
LAKE PLACID
(USA)
SAINT-MORITZ
(SUI)
OSLO
(NOR)
INNSBRUCK
(AUT)
258
464
252
669
694
CORTINA
D’AMPEZZO
(ITA)
820
SQUAW VALLEY
(USA)
Participants
GARMISCHPARTENKIRCHEN
(ALL)
668
665
1091
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Prés de 10 000 journalistes sont attendus à
Salt Lake City pour suivre les 78 épreuves qui
mettront aux prises quelque 2 500 athlètes.
C’est dire l’inexorable tendance médiatique
qu’ont pris les Jeux d’hiver qui, après la
Coupe du Monde de football et les Jeux d’été,
constituent l’événement sportif le plus suivi.
Hôte de la première édition, la France a accueilli les JO à trois reprises mais ses massifs
montagneux ne lui ont jamais permis de dépasser le total de 9 médailles. En revanche,
l’ex bloc soviétique, qui n’a jamais accueilli
1924
les Jeux d’hiver, totalise 265 médailles de-
LE BOOM MÉDIATIQUE
vant l’Allemagne avec 258 qui pourrait bien
A partir de 1964, on dénombre plus de journalistes que de sportifs. Aujourd’hui la proportion est de 4 journalistes par athlète !
ravir cette première place à l’issue de Salt
Lake City.
8323
Sources : GIP SEPO
PLUS DE NATIONS
PARTICIPANTES
72
Malgré une participation
de plus en plus large,
seulement une nation
sur trois accède au podium.
24
10
16
Nombre de nations participantes
Nombre de nations médaillées
10
Nombre de journalistes
Sources : GIP SEPO
UNE SEULE MÉDAILLE
ENTRE 1924 & 1936
> 14
Avec pourtant 42 sportifs engagés, soit
la délégation la plus importante, la
France n’a remporté qu’une seule
médaille à Chamonix en 1924. C’est le
couple mythique, Andrée Joly et Pierre
Brunet, qui remporte la première
médaille tricolore (bronze) et évite au
camp français un zéro pointé. Mais l’influence de ces deux patineurs va enco-
re grandir lors des deux éditions suivantes. La France ne remporte à chaque
fois qu’une seule médaille... Joly et
Brunet remportent le titre olympique à
Saint Moritz en 1928 et ils récidivent 4
ans plus tard à Lake Placid. La première médaille pour le ski vient seulement en 1936 à Garmisch-Partenkirchen
par Emile Allais qui prend la troisième
place dans la descente et c’est aussi
l’unique médaille tricolore.
L’IMPORTANT
C’EST DE PARTICIPER ?
Coubertin n’a jamais prononcé cette
phrase devenue pourtant légendaire.
« L’important dans ces Olympiades, c’est
moins d’y gagner que d’y prendre part »
fut prononcée par l’évêque de
Pennsylvanie, Ethlelbert Talbot en 1908
à Londres. Le Baron Pierre de Coubertin
en repris les termes mais en y apportant sa touche personnelle pour une ver-
sion finalement plus portée sur la compétition que la participation :
« L’important dans la vie n’est point le
triomphe, mais le combat ; l’essentiel
ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu. »
UN RECORD DE 9 MÉDAILLES
C’est à Grenoble et Albertville que la
France a atteint son meilleur total avec
9 médailles. Loin de ses terres, c’est à
1968
1972
1976
1980
1984
1988
1992
1994
1998
GRENOBLE
(FRA)
SAPPORO
(JAP)
INNSBRUCK
(AUT)
LAKE PLACID
(USA)
SARAJEVO
(YOU)
CALGARY
(CAN)
ALBERTVILLE
(FRA)
LILLEHAMMER
(NOR)
NAGANO
(JPN)
1158
1006
1123
1072
1274
1423
1801
1739
2239
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1968
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DOUCEMENT VERS LA PARITÉ
Seulement 13 femmes ont pris part
aux JO de Chamonix en 1924
(5% des participants) mais depuis
la participation féminine a
régulièrement progressé avec
un peu plus d’un tiers de participantes à Nagano (827 pour un
total de 2239) et elle pourrait
atteindre 40 % à Salt Lake City.
Nombre de Femmes
Nombre Total
1992
Sources : GIP SEPO
LE CLASSEMENT GÉNÉRAL DES NATIONS DEPUIS 1924
(PAR NOMBRE DE MÉDAILLES)
213
258
265
RUSSIE
ALLEMAGNE
(+ EX-CEI
ET EX-URSS)
(+ EX-RFA
ET EX-RDA)
4E
USA
160
241
NORVÈGE
5E
6E
AUTRICHE FINLANDE
146
135
12E
FRANCE
61
Sources : GIP SEPO
Nagano (8 médailles) que la France s’est
le mieux comportée. Avec quatre
médailles d’or remportées à Grenoble,
ce qui constitue un record, la France
s’était hissée au 3e rang des nations,
sa meilleure position en 18 éditions.
JOLY-BRUNET :
L’INCROYABLE PALMARÈS.
De 1924 à 1932, Joly et Brunet sont les
stars de l’équipe de France. Avec trois
médailles remportées dont deux titres
olympiques, le couple de patineurs
assure 100 % du palmarès tricolore des
trois premières éditions !
18 ÉDITIONS DANS 10 PAYS
Après Lake Placid (1932 et 1980) et
Squaw Valley (1960), les Etats-Unis
accueilleront pour la quatrième fois les
Jeux Olympiques. La France a quant à elle
organisé l’événement à trois reprises :
à Chamonix en 1924 pour la première édition puis Grenoble en 1968 et plus récemment à Albertville en 1992. Le Japon, la
Suisse, l’Autriche et la Norvège ont été le
pays hôte deux fois et l’Italie, l’Allemagne,
le Canada et la Yougoslavie une seule fois.
18 TITRES OLYMPIQUES
POUR LES BLEUS
En 1956 la France ne remporte aucune
médaille et à 8 reprises aucun Français
ne grimpe sur la plus haute marche du
podium. Au total, l’équipe de France
totalise 61 médailles : 26 médailles de
bronze, 17 d’argent et 18 d’or.
RETOUR EN EUROPE
C’est en Italie, à Turin, que se dérouleront les 20e Jeux Olympiques d’hiver. Lors
du vote effectué à Séoul le 19 juin 1999,
la ville du Piémont a totalisé 53 voix
contre 6 à Sion (Suisse).
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