hibou grenouille des bois

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hibou grenouille des bois
Le mot « faune » est celui qui désigne tous les animaux qui vivent sur notre planète.
Mais, comme le climat n’est pas le même partout, on ne retrouve pas les mêmes
animaux non plus partout. Il n’y a pas d’éléphants chez nous, ni de crocodiles, sauf au
zoo. Ils ne survivraient pas à nos hivers s’ils n’étaient pas bien protégés durant cette
saison dans des maisons spécialement aménagées pour eux.
La faune de l’érablière comprend toutes les espèces animales qui y vivent. En voici
une liste :
HIBOU
Le hibou peut vivre près d’une trentaine d’années. Il y en a
plusieurs variétés. Le harfang des neiges, par exemple, est tout
blanc. Le grand-duc, lui, est le plus grand de tous les hiboux. Il
peut mesurer jusqu’à 70 cm de haut. Ce sont de très beaux
oiseaux. Les hiboux sont très utiles, car ils consomment une
grande quantité de rongeurs. Dans l’érablière, on apprécie leur
présence.
GRENOUILLE DES BOIS
La grenouille des bois peut être d’un brun foncé ou pâle. Elle
a autour des yeux un petit masque brun foncé. De toutes les
grenouilles, c’est elle qui vit le plus au nord. L’hiver, elle dort,
puis elle se réveille dès la fonte des neiges. Elle vit dans les
arbres et les plantes près des étangs tranquilles. Son cri
ressemble un peu aux coin-coin des canards. Elle est
insectivore et se nourrit d’araignées, de hannetons, d’insectes,
de larves de papillons, de limaces et d’escargots.
L’encyclopédie de l’érablière de Siropcool ©Fédération des producteurs acéricoles du Québec, 2010
RATON LAVEUR
Le raton laveur vit dans une tanière. Il aménage sa maison le
plus souvent dans le creux d’un arbre mort ou sous une vieille
souche. Il a un masque noir qui lui donne un air
vraiment coquin et ses pattes ressemblent à de petites mains
miniatures pour saisir tout ce qui l’intéresse. L’été, il mange de
petits fruits, comme des fraises, des framboises, des mûres, des
bleuets, des cerises, des raisins, du sureau... Il ne dédaigne pas
non plus les sauterelles, les grillons, les hannetons, les
mollusques, les oisillons, les souris, les écureuils, les jeunes rats
musqués, les grenouilles, les tortues et les salamandres. Au
début de l’automne, il commence à accumuler ses réserves de
graisse en ajoutant à ce menu une grande quantité de glands
et de noisettes. L’hiver, il se repose et il dort. On dit qu’il
hiberne. C’est un des rares animaux à pouvoir retourner vivre
dans la nature après avoir été apprivoisé. Sa vue, son ouïe et
son odorat sont très développés.
ÉCUREUIL
On peut en apercevoir deux espèces dans l’érablière : le gris
et le roux. L’écureuil gris passe la plus grande partie de son
temps dans les arbres. Il n’est pas agressif et il aime la
compagnie d’autres écureuils. Le roux est plus petit et il est le
cousin de l’écureuil gris. Il est espiègle, parfois très excité. On
l’appelle aussi le tamia rayé. Il vit dans un ancien nid d’oiseau
ou une cavité dans un arbre. Selon les saisons, il se nourrit de
bourgeons, de fleurs, de petits fruits sauvages et de
champignons. À l’occasion, il est carnivore et mange des
souris, des mulots, des larves, des insectes, des œufs d’oiseaux
et des oisillons.
TAUPE
La taupe à queue velue est un animal solitaire. Elle est très
active le jour et, l’hiver, elle se cache profondément dans le
sol. Les taupes jouent un rôle important en permettant une
meilleure aération des sols de l’érablière. De plus, elles se
nourrissent d’une grande quantité de larves et d’insectes
nuisibles. La taupe vit dans un terrier.
L’encyclopédie de l’érablière de Siropcool ©Fédération des producteurs acéricoles du Québec, 2010
MOUFFETTE
Le pelage de la mouffette est noir, mais elle a deux rayures
blanches sur le dos. Elle vit dans une tanière. C’est un animal
solitaire qui préfère vivre la nuit et qui mange de tout. La
mouffette se nourrit de baies sauvages, d’insectes, de vers, de
guêpes, d’abeilles, d’œufs et de légumes. De la taille d’un gros
chat, la mouffette hiberne jusqu’à la fin mars. Pour se défendre,
elle lance un liquide qui sent vraiment très mauvais. Alors, gare
à toi si tu t’approches trop près!
CERF DE VIRGINIE
En été, le cerf de Virginie aime habiter les érablières dans un
endroit isolé. C’est un animal qui possède de grands yeux et
de grandes oreilles. Il est très rapide et il est capable de faire
des bonds de dix mètres de long et de plus de deux mètres
de haut. Il aime la solitude, il est herbivore et se nourrit de
broussailles, de feuilles, d’herbes, de fruits et de champignons.
RENARD ROUX
On l’appelle le renard roux, mais il peut aussi être brun ou
noir. On observe parfois plusieurs couleurs de fourrure dans
une même portée. Le renard roux est un animal timide et
discret, mais aussi très rusé et très patient, et dont l’ouïe et
l’odorat sont très développés. Il aime se cacher dans les
bosquets. C’est l’un des mammifères les plus répandus au
Canada. Il vit dans un terrier. Le renard roux consomme
surtout de petits mammifères, comme des campagnols, des
souris, des lemmings, des écureuils, des lièvres et des lapins,
mais son régime comprend une grande diversité d’aliments, y
compris des végétaux.
CORNEILLE D’AMÉRIQUE
Son plumage est tout noir et son poids peut atteindre 620 g.
La corneille peut parcourir 80 km pour se nourrir avant de
revenir à l’érablière. Bien qu’elle mange des vers, des insectes
et divers invertébrés, elle se nourrit également d’animaux
morts, aidant ainsi à nettoyer l’érablière.
L’encyclopédie de l’érablière de Siropcool ©Fédération des producteurs acéricoles du Québec, 2010
PORC-ÉPIC
Le porc-épic possède trois sortes de poils. Il en a des courts,
des longs et des piquants. C’est un animal très silencieux,
myope, qui aime prendre son temps. Il vit dans un terrier. Il
mange de tout. Au bout de ses poils piquants, on trouve de
minuscules crochets qui restent pris dans la peau et qui font
mal. Quand il est attaqué, le porc-épic donne des coups de
queue, mais, contrairement à ce que l’on raconte, il ne peut
pas lancer ses poils piquants.
LIÈVRE D’AMÉRIQUE
Le lièvre peut atteindre la vitesse de 45 km à l’heure. Bien
qu’il soit herbivore, il est aussi un peu carnivore et il mange à
l’occasion de la viande de carcasses d’animaux ou d’oiseaux
morts dans l’érablière. Très habile, il aperçoit souvent ses
prédateurs avant d’être vu et réussit à s’enfuir. L’été, sa
fourrure est brune et l’hiver sa fourrure est blanche. Il vit
dans les broussailles (gîtes).
GEAI BLEU
Le geai bleu est de la même famille que la corneille. Ses
origines remontent à plus de 25 millions d’années. Il vit de dix
à quinze ans. Dans l’érablière, il est une véritable sentinelle
pour tous les animaux et les oiseaux, puisqu’il les avertit de la
présence de prédateurs.
GÉLINOTTE HUPPÉE
Son nom scientifique en latin est Bonasa umbellus, ce qui
signifie « bon lorsque rôti ». L’hiver, la gélinotte s’enfouit
dans la neige pour se protéger du froid. Elle se nourrit de
bourgeons, de feuilles et de brindilles. Elle aime les sols riches
en plantes, en fleurs et en insectes. Sa présence témoigne de
la santé de l’érablière.
L’encyclopédie de l’érablière de Siropcool ©Fédération des producteurs acéricoles du Québec, 2010
COULEUVRE RAYÉE
La couleuvre rayée vit près des étangs, des mares et des
rivières. Pour se déplacer, elle utilise ses écailles. La couleuvre
rayée se nourrit de vers de terre, de grenouilles, de
salamandres, de campagnols et de petits oiseaux. À l’occasion,
son menu comporte aussi des crustacés, des sangsues, de
petits poissons et des chenilles. Elle est très utile dans
l’érablière.
MÉSANGE À TÊTE NOIRE
C’est un oiseau qui a beaucoup de mémoire. Il peut se
rappeler pendant 28 jours où il a enfoui de la nourriture. La
mésange est un oiseau très utile dans l’érablière puisqu’elle se
nourrit de quantité d’œufs d’insectes, de larves, de
charançons, de poux, de mouches et d’autres insectes, ainsi
que d’araignées.
GRAND-DUC
Le grand-duc est le plus grand des hiboux. C’est un chasseur
redoutable qui se nourrit d’oiseaux et de mammifères de taille
moyenne et de petits rongeurs nuisibles dans l’érablière. Il
chasse surtout du crépuscule jusqu’à l’aube, et sa vision
nocturne de même que son ouïe sont très aiguisées.
SITELLE À POITRINE ROUSSE
La sittelle est capable de descendre d’un tronc d’arbre la tête
en bas. Elle passe la majorité de sa vie dans les grands arbres
à chercher et à dévorer des insectes nuisibles dans l’érablière.
C’est un oiseau prévoyant qui rassemble les graines quand
elles sont abondantes et les stocke pour survivre lorsque la
nourriture est rare.
L’encyclopédie de l’érablière de Siropcool ©Fédération des producteurs acéricoles du Québec, 2010
PIC FLAMBOYANT
Le pic flamboyant migre vers le Sud à l’automne. Son crâne
robuste et une partie cartilagineuse à la base de son bec lui
permettent d’absorber les chocs lorsqu’il fait des trous avec
force dans le bois. Il niche à l’intérieur de cavités qu’il creuse
dans des troncs d’arbres morts ou vivants. Il se nourrit
principalement de larves et d’insectes adultes parfois nuisibles
pour l’érablière. On entend son cri dans toute l’érablière.
OURS NOIR
Bien que l’on ne retrouve pas l’ours noir dans toutes les
érablières du Québec, on l’aperçoit parfois dans les
régions moins peuplées ou plus au nord. L’ours noir est
omnivore : son régime alimentaire se compose à 75 %
environ de matières végétales et à 15 % d’animaux, de
poissons ou d’oiseaux morts. Il mange aussi des insectes et
de petits mammifères. Son goût pour le miel est bien connu
et, l’automne, il est aussi attiré par le maïs mûr et sucré.
Comme il hiberne, l’ours noir grossit énormément à
l’automne. Il perd habituellement 30 % de son poids pendant
l’hibernation. C’est un bon nageur. Il grimpe aussi facilement
aux arbres.
L’encyclopédie de l’érablière de Siropcool ©Fédération des producteurs acéricoles du Québec, 2010