dans les starting-blocks - Galerie Paris

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RAPHAËL DENIS, “LA LOI NORMALE DES ERREURS”, DIMENSIONS ET PROPOSITIONS VARIABLES, CADRES ANCIENS ET GRAPHITE SUR BOIS, 2014-2015/COURTESY GALLERY FEIZI
LES BAD
DANS LES STARTING-BLOCKS
P.5
Supplément à La Libre Belgique - N°285 - Semaine du 11 au 17 septembre 2015
Photographie
Expo en vue
Vente publique
Les clichés du “Bad Boy”
new-yorkais William Klein
exposés à Anvers. PP.2-3
Des toiles silencieuses
et lumineuses, le quotidien
de Maurice Pirenne. P.4
Braderie chez Bernaerts,
à Anvers, sur fond de saisie
de justice. P.12
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
L'actu
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Commentaire
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
l Expo en vue
Effervescences
de saison
Un bad boy de
Par Claude Lorent
h Chez Fifty One à Anvers, le parcours hors norme de William Klein.
©WILLIAM KLEIN COURTESY GALLERY FIFTY ONE
C’est parti pour le marathon. Ce ne
sont pas 42 km mais au moins 42 lieux
à visiter grâce aux BAD (Brussels Art
Days). On vous en parle par ailleurs.
De même que de cette foire dont on
attend beaucoup, la Art on Paper, qui
se pose à Bozar, où se tenait jadis la
foire devenue bien plus tard Art Brus­
sels. A découvrir en même temps que
la proclamation des primés du YBAP.
On ose un pronostic ? Dans le désordre
des 4 prix : Hamza Halloubi, Emma­
nuelle Quertain, Emmanuel Van der
Auwera, Max Pinckers&Michel Burger.
Comme lors de toute rentrée, il y a du
changement dans l’air. Deux galeries
récemment implantées à Bruxelles
doublent la mise, preuve qu’elles s’y
sentent bien et font des affaires. L’An­
glaise Mot International s’installe dans
le haut de la ville, au 423 de l’avenue
Louise (expo Dan Rees), et l’ex­Anver­
soise Office baroque occupe désormais
l’ex­galerie d’Elisa Platteau, au 44 rue
Ravenstein (expo Anke Weyer). La MH
Gallery (Mathilde Hatzenberger) re­
joint l’ensemble des galeries du Rivoli
Building avec une expo du Belge de
New York, Marc Van Cauwenbergh.
Quant à la galerie Independent (qui
prépare une nouvelle foire !), elle s’est
donné une directrice en la personne de
Liv Vaisberg, ex­responsable de la
Poppositions, foire très inspirée et
inspirante. L’invitée de cette première
est la galerie londonienne The Ap­
proach. Ouverte pour les BAD alors
qu’elle travaille habituellement sur
rendez­vous, la galerie Island s’est
installée aussi dans le haut de la ville
(54 Rue Van Eyck) et annonce une
expo collective d’une dizaine de jeunes
artistes. Plus surprenant peut­être, un
retour du boomerang. L’ex­Anversoise
devenue Bruxelloise, retourne dans la
ville portuaire : la galerie Van der
Mieden s’installe au 10 de la Mechelse­
plein et annonce pour bientôt une
expo de Filip Dujardin. Autre modifi­
cation à Anvers où la donne, nous
dit­on, se restructure positivement,
Yasmine Geukens&Marie­Paule De Vil
quittent la Pourbusstraat pour s’instal­
ler au 1er étage d’un grand bâtiment de
style néoclassique situé au 12 de la
Leopoldplaats. La voisine du second
étage sera Marion De Cannière. Inau­
guration le 10 octobre et lancement du
“Léopold Dimanche” pour l’ensemble
des galeries du coin, des portes ouver­
tes dominicales, de 14h à 17h, qui
auront lieu un dimanche sur deux.
Autant de rendez­vous à noter dans
votre agenda. Et bonne rentrée.
gé
WILLIAM KLEIN (1928) FAIT PARTIE de ces gens cé­
lèbres et méconnus à la fois. Sans doute parce qu’il a
été particulièrement novateur, et donc forcément en
marge des courants établis. Dès les années 1950, sa
façon d’avancer en électron libre lui a d’ailleurs valu
la réputation et le surnom de “Bad Boy”. L’époque
privilégiait une photographie humaniste sage et bien
composée. Lui débarquera avec une culture graphi­
que – il fréquenta l’atelier de Fernand Léger – et, sur­
tout, un regard critique sur l’après­guerre.
Contacts
En vitrine de Fifty One Too (à quelques pas de la ga­
lerie Fifty One), on ne peut pas manquer ses magnifi­
ques “Contacts” noir et blanc agrandis. Extraits de
différents travaux, ils sont rehaussés de teintes vives.
À l’intérieur, en les regardant de plus près, on a l’im­
pression de se trouver devant des plaques émaillées
tellement les traits de couleurs qui les tirent vers le
graphisme brillent. Pour rappel, dans les temps loin­
tains de l’argentique, les planches contacts étaient en
fait des contretypes positifs des bandes de négatifs.
Généralement, six rangées de six photos qui permet­
taient de voir et d’éditer un travail.
D’où l’intitulé “Contact” de la série d’émissions
créées sur une idée de Klein lui­même et qui permet­
taient d’approcher l’intimité de la création des plus
grands photographes. La sienne était de loin la
meilleure de toutes. Avec une précision incroyable et
un accent américain marqué, il y montrait ce qu’était
une photo (sous­entendu, “digne d’être sélection­
née”) et ce qui n’en était pas une.
Dès l’entrée de la galerie Fifty One, où se trouve le
cœur de l’hommage à cet exceptionnel artiste, le re­
gard est accroché par une peinture en très grand for­
mat. On y voit des lettres rouges sur fond bleu qui
évoquent la collision typographique des publicités
dans les grandes villes. Elle condense à elle seule la
diversité des images réalisées par Klein. Elle en souli­
gne aussi la cohérence. D’abord par le côté abstrait
que l’on retrouve dans ses premiers travaux (des
photogrammes à la Moholy Nagy, mais sur fond
blanc), lorsqu’il travaillait pour des architectes. En­
suite, par cette typographie omniprésente dans son
chef­d’œuvre sur New York et dont on a, ici, quel­
ques très beaux aperçus. Également par l’élégance
nonchalante de ses photographies de mode tout à
fait novatrices, que ce soit en studio ou dans la rue.
Enfin, par l’inventivité que l’on retrouve, ici, dans
une série inédite de huit photographies montrant
des Italiens sur leurs Vespas.
Roger Szmulewicz, le directeur de la galerie, souli­
gne également la cohérence entre l’œuvre et
l’homme quelque peu rebelle, sûr de lui et d’une
grande précision. “Cela n’aurait pas pu être réalisé par
un Saul Leiter” précise­t­il en pointant toutes ces ima­
ges qui ont changé la donne photo/graphique dès les
années 1950. Même si on adore Saul Leiter, on con­
firme.
Jean-Marc Bodson
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
L'actu
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
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©WILLIAM KLEIN COURTESY HACKELBURY FINE ART/GALLERY FIFTY ONE
nie
A gauche, un des “Contacts”
de William Klein, agrandis et
tirés vers le graphisme par la
couleur. A droite : “Abstract
#6” : un aspect plus méconnu
de l’œuvre de William Klein.
Ci-dessous : Rome, une série
réalisée lors d’une collaboration avec Fellini.
“Le geste de photographier est pour moi
un moment de transe où l’on peut saisir
plusieurs centaines de choses qui se
passent en même temps et que l’on sent,
que l’on voit, consciemment ou non.”
William Klein
Épinglé
“Fifty One + William
Klein”. Anvers, Galerie
Fifty One, 20, Zirkstraat.
Jusqu’au 21 novembre,
du mardi au samedi de 13h
à 18h. www.gallery51.com
Bio express
né à New York. Il a fait son
service militaire en Allemagne puis à Paris, où il fut
démobilisé. Il y apprit la
peinture (chez Lhote et
Léger), exposa à Bruxelles
et à Milan, puis retourna à
New York après 8 ans
d’absence. Pendant un an,
il photographia la ville de
manière déjantée et publia,
en 1955, ce travail dans un
livre aujourd’hui culte.
Suivront des livres sur
Rome, Tokyo et Moscou.
Puis des films, notamment
sur Mohamed Ali, et des
collaborations tout à fait
novatrices pour la mode.
©WILLIAM KLEIN COURTESY GALLERY FIFTY ONE
William Klein (1928) est
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L'actu
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
l Expo en vue
PRIX
De 25 000 à 40 000 euros.
“Pirenne est le peintre
de la solitude d’un objet
dont il ne rend plus,
finalement, que le
signe.”
Guy Vandeloise
Bio express
Naissance à Verviers, en 1872.
COURTESY GALERIE NADJA VILENNE
Voyages entre 1893 et 1898. De 1912
à 1948, conservateur du Musée Renier
et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts
de Verviers. Mort à Verviers en 1968.
En 1969, expo au Palais des BeauxArts de Charleroi; en 1994, au Centre
Nicolas de Staël, à Braine-l’Alleud.
Infos pratiques
Galerie Nadja Vilenne, 5, rue Com-
Maurice Pirenne “Fumée de train”, 1933. Pastel sur papier marouflé sur panneau, 32,5 x 43 cm.
mandant Marchand, 4000 Liège.
Jusqu’au 19 septembre.
Infos : 04.227.18.991
et www.nadjavilenne.com
Les lumineux silences de Pirenne
de Maurice Pirenne enchantent.
h Il peignait le banal quotidien, pots,
pommes, fleurs, vues sur jardin.
MAURICE PIRENNE N’A PAS FAIT une carrière toni­
truante. Trop secret, discret, modeste. Frère d’Henri
Pirenne, l’historien, il n’avait pas la fibre étincelante
de son parent armorié. Cultivant les souvenirs, les
émotions, les discrétions d’usage, Pirenne le peintre
fut un passeur de sensations. Un Morandi wallon en
des temps où, pourtant, s’attisaient les tensions en­
tre tenants de l’abstraction, rigoureuse ou lyrique, et
d’incurables figuratifs campés devant leur chevalet.
Pirenne voyait tout en petit. Il dessinait ou pei­
gnait à même sa table. Que peignait­il ? Ce qu’il
voyait en faisant le tour de sa chambre, ce qu’il su­
bodorait en regardant à travers les rideaux d’une fe­
nêtre donnant sur le large. Sans prétention ni voca­
tion à être reconnu. L’enchantait le bonheur confus
de se raconter par le biais d’objets coutumiers ou
d’histoires qu’il revivait grâce à eux.
Attiré par les formes, par les couleurs, par l’indici­
ble enclos en chaque alentour, Pirenne reproduisait
sur sa toile, son papier, son bout de carton, des évi­
dences entrevues par un œil à l’affût de fugaces ou
obsédantes vérités.
40 peintures ou pastels
Soutenu par André Blavier, verviétois comme lui
et pataphysicien rarement avare en fraternités es­
piègles et salutaires, Pirenne alla sa vie comme on se
lève pour arpenter un monde réduit à quelques mè­
tres carrés. Tout n’y est­il pas dit en réduction et, ap­
pendice favorable, loin des manipulations qui dis­
créditent les réalités aveugles ?
Les tableaux exposés – une quarantaine – sont, tan­
tôt, des pastels, tantôt, des huiles sur toile ou sur car­
ton. Une même ferveur les habite : l’approche sensi­
ble de la lumière au travers d’objets soudain vivants,
accordés à l’ambiance et à l’espace. Sur les murs
blancs, deux étages de la si belle galerie – une an­
COURTESY GALERIE NADJA VILENNE
h Chez Nadja Vilenne, les horizons
“La robe de chambre”, 1956, pastel sur papier, 26 x 22 cm.
cienne usine des cycles Star – de Nadja Vilenne, les
pièces à conviction de Pirenne bénéficient de la scé­
nographie, très simple, mesurée, souple, aérée,
d’Olivier Foulon, un jeune artiste qui, au départ, ne
connaissait pas du tout Pirenne, et l’a manifeste­
ment aimé.
On rêve et on s’émeut avec Pirenne et ses objets,
miracle d’une transmission sans faux­fuyant. Ses
objets deviennent les nôtres, ceux dont on aimerait
s’entourer avec cette simplicité d’une vie sans heurt
extérieur.
Les œuvres sont datées de 1929 à 1968. Elles nous
profilent un parcours vivant. Après, en sa jeunesse,
un séjour parisien au gré duquel il rencontra Degas
qui l’encouragea, Maurice Pirenne, qui croisa aussi
Ensor et fut, à son image, un fameux caricaturiste,
s’en revint à Verviers pour y couler ses jours discrets.
Directeur du musée de sa ville natale de 1912 à
1948, il peignit d’abord des vues de sa cité lainière
avant, l’après­guerre venue, de se consacrer aux fe­
nêtres qui, comme les chantait Brel, rigolent, s’api­
toient ou médisent. Les siennes égrenaient une ri­
tournelle attendrie, dont témoignent ses vues inté­
rieures et extérieures.
Comment ne pas encourager Nadja Vilenne et
Jean­Michel Botquin dans leur volonté de rendre à
ce César des mondes du dedans la part du gâteau qui
lui revient de droit divin ? Tout, ici, est beau et vi­
brant, avec une prédilection pour les pastels des an­
nées de la maturité, après 1950. Maître du cadrage,
du hors­champ, de la composition cinématographi­
que et du silence, Pirenne enchante avec un pot, une
pipe, une bouteille, des touches de vert et de bleu,
une cage d’escalier, une fumée de train, un géra­
nium… Mystère de l’objet, lumière et réverbération,
Pirenne fut un maître.
Roger Pierre Turine
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
L'actu
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
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l Événement
BAD : le week­end d’ouverture
des galeries d’art contemporain
h Pendant trois jours, les 11, 12 et 13 septembre,
l’art contemporain est à la fête à Bruxelles par un triple
parcours : les galeries des Brussels Art Days (BAD), quelques
institutions et espaces alternatifs, et les off indépendants.
Sans oublier la foire Art on Paper.
Programmation au top
Un coup d’œil sur la programmation
renforce l’impression que chaque gale­
rie a misé sur du haut de gamme et sur
l’inédit. On pointera Louise Bourgeois
chez Xavier Hufkens, Chris Martin chez
Rodolphe Janssen ainsi que chez Rec­
tangle, Dan Graham chez Micheline
Szwajcer, Manon de Boer chez Jan Mot,
Robert Barry chez Greta Meert, le retour
à Bruxelles de Jean­Pierre Bertrand chez
Michel Rein, ou encore Christian Jaccard
chez Valérie Bach, Philip Taaffe chez
JMM, Olga Kisseleva chez Catherine Jo­
zsa ainsi que dans l’expo “Une brève his­
toire du futur” qui s’ouvre aux MRBAB,
Raphaël Denis chez Feizi, José Maria Si­
cilia chez Meessen De Clercq, et une
première bruxelloise pour Anke Weyer
chez Office Baroque au Ravenstein.
Parmi les autres galeries qui seront
ouvertes pour l’occasion, hors pro­
gramme, on relèvera tout particulière­
ment les peintures récentes de Michael
Kravagna chez Faider, Scarlett Platel
chez Zedes, Stephane Mandelbaum
chez Didier Devillez et Nicolas Koza­
kis&Steven Messiaen chez Kusseneers.
Sans oublier la vitrine (13 Rue Saint
Georges) de IVDE, la future galerie d’Isa­
belle van den Eynde qui participe à Art
on Paper avec le même artiste, Abdelka­
der Benchamma.
© PHOTO : CHRISTOPHER BURKE, NEW YORK COURTESY : THE ARTIST AND XAVIER HUFKENS, BRUSSELS
CHAQUE ANNÉE, le programme officiel
se renforce et gagne en ampleur. Les
BAD sont devenus le rendez­vous in­
contournable de la rentrée des galeries
d’art contemporain de Bruxelles.
Elles sont 30 à ouvrir leurs portes du­
rant tout le week­end et d’autres cal­
quent leurs horaires sur celui de l’évé­
nement. On passe donc à une offre de
plus de 50 lieux. Trois jours ne seront
pas de trop si l’on veut tout visiter et
participer au grand raout qui ambi­
tionne d’attirer un public international.
Rappelons, toutefois, que si un coup
de fatigue et/ou une impression de satu­
ration vous gagnent, toutes ces expos
resteront accessibles généralement jus­
qu’à la mi­octobre. On peut donc y reve­
nir tranquillement.
Circuit des curateurs et débats
La nouveauté de cette année est un cir­
Louise Bourgeois, “Head and Weights”,
2008; fabric, steel, stainless steel and cast
iron; 78,7 x 69,8 x 30,5 cm.
Jean-Pierre
Bertrand,
“Sans titre”,
2008;
papier miel,
acrylique,
fer, plexiglas;
204 x 153,5
x 1,8 cm.
cuit dit des curateurs accessible à tous,
sans but commercial, et comprenant des
institutions et des espaces alternatifs,
autogérés et souvent expérimentaux.
Une initiative de Caroline Dumalin, du
Wiels, qui, outre la présence d’Anne Te­
resa De Keersmaeker au Wiels, a sélec­
tionné 11 lieux, de Bozar avec la procla­
mation des primés du YBAP et l’expo
Pascale Marthine Tayou à l’expo Koen­
COURTESY GALERIE MICHEL REIN BRUXELLES © D.R.
Infos pratiques
raad Dedobbeleer chez (SIC), de Ste­
phan Goldrajch chez Middlemarch à
Eran Schaerf à Établissement d’en face.
En prime, deux débats sont organisés
au Beursschouburg. L’un portera sur
l’économie de l’art conceptuel et le rôle
des galeries, l’autre, en anglais, sur la
création d’institutions par le biais de
projets artistiques. A vos marques !
Claude Lorent
En plus
BAD. Un dépliant avec plan et
Sélection hors circuit. Quelques lieux à pointer hors des
reprenant la totalité du programme est disponible dans tous
les lieux concernés et sur Internet : www.brusselsartdays.com
Horaires. Vendredi 11 : ouverture
au public de 12h à 20h. Samedi 12 : débats au Beursschouburg de 11h à 13h, ouverture
des lieux au public de 12h à 18h.
Dimanche 13 : ouverture des lieux
au public de 12h à 18h.
itinéraires proposés : Island : “It’s Like A Jungle Sometimes”,
avec Sophie d’Ansembourg, Marie Braun, Dimitri Carez, Pascal
Gogue, Angie Huang, André Jasinski, Alexandre van Leemput,
Nancy Moreno, Hadrien du Roy, Laurent Veldekens, Paul Wackers, www.islandisland.be; Louise 186 (avenue) : un lieu
temporaire pour une expo curatée par Amandine Wittouck
rassemblant une vingtaine d’artistes dont Marcel Berlanger,
Damien De Lepeleire, Benoit Platéus, Fabrice Samyn,
Dzia&Axel, Delphine Deguislage…; D&TLG (82, ch. de Vleurgat) : solo de Hadrien du Roy. Komplot : “Anger Management”,
une vingtaine d’artistes actuels.
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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Les galeries
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
BRUXELLES
de Philippe Desomberg. ‣ Jusqu’au
25·10. Du J. au D. de 13 à 18h.
URue des Pierres 16 - 1000 Bruxelles 02 502 81 16 - www.galerie2016-mira.be
Albert Dumont
Galerie Martine Ehmer
(No) Boundaries. Oeuvres de Jan De Tribal Movements. Dessins et peintuWachter. ‣ Jusqu’au 11·10. Du J. au D. res de Kool Koor. ‣ Jusqu’au 04·10. Du
de 13h30 à 19h ou sur rdv.
J. au D. de 11 à 18h ou sur rdv.
URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 - www.galeriedumont.be
URue Haute 200 - 1000 Bruxelles 0473 59 02 85 - www.martineehmer.com
Alice
Galerie MC²
New Alphabet. Peintures de Paul Wac- Jeune Expression Belge, entre Figurakers. ‣ Du 17·09 au 24·10. Du Me. au tion et Abstraction. Oeuvres d’Anne
S. de 14 à 18h ou sur rdv.
Bertinchamps, Caribaï, Florence DenURue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles dooven et Sarah Majerus. ‣ Jusqu’au
02 513 33 07 - www.alicebxl.com
17·10. Du J. au S. de 13 à 18h30 ou sur
rdv.
c-l-e-a-r-i-n-g
URue Ernest Allard 22 - 1000 Bruxelles My Epidemic (a body as public as a 02 540 29 11 - www.galeriemc2.com
book can be). Oeuvres de Lili ReynaudDewar. ‣ Jusqu’au 13·09. Du Ma. au S. Gladstone Gallery
Trinity and Powers: In Search of Breade 11 à 18h.
dfruit. Sculptures de Kathryn Andrews.
UAvenue Louise 292 - 1000 Bruxelles ‣ Jusqu’au 09·10. Du L. au V. de 10 à
02 644 49 11 - www.c-l-e-a-r-i-n-g.com
18h.
URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles Champaka
Trilogie. Planches de Marvano. ‣ Jus- 02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com
qu’au 26·09. Du Me. au S. de 11 à Greta Meert
18h30.
Robert Barry. Oeuvres des années
URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles 1960 jusqu’à aujourd’hui. ‣ Jusqu’au
02 514 91 52 ou 0475 26 94 08
14·11. Du Ma. au S. de 14 à 18h.
www.galeriechampaka.com
URue du Canal 13 - 1000 Bruxelles 02 219 37 21 - www.galeriegretameert.com
210 X 280 X 60 CM, 2015. COURTESY DAUWENS&BEERNAERT GALLERY © D.R.
Galeries
RAFFAELLA CRISPINO, “SANS TITRE”; INSTALLATION AVEC BOIS, TISSUS ET CHAUSSURES;
Séduction
Le chant des sirènes
Personnages étranges, mi­femme, mi­animal, oiseau ou
poisson, appartenant à plusieurs mythologies, les sirènes
nourrissent l’imagination des navigateurs, qu’elles charment
et séduisent. Monstres pour les uns, beautés fatales pour les
autres, elles sont le symbole du désir et de la passion
dévorante, parfois jusqu’à la mort. C’est sur cette thématique
que l’excellente jeune Dauwens&Beernaert Gallery a
construit une exposition collective dont les œuvres sont à
interpréter variablement en fonction du point de vue. Une
douzaine d’artistes livrent leur propre rapport à la créature
mystérieuse sans y faire référence directement, plutôt en
présentant des images et des objets qui entraînent le regard et
l’esprit dans des sphères où le réel perd pied. Peut­on croire à
ce que l’on voit ? Trois petites peintures à l’ancienne de
Quinten Ingelaere font signe, à l’aide d’un poisson, de ne rien
voir, de ne rien dire et de se taire ! Et Juan Pablo Plazas bande
les yeux d’une femme solidement scotchée à une colonne de
la galerie, comme Ulysse a pu l’être au mât de son navire. Et
Stanislas Lahaut fige le trois­mâts dans une résine des plus
résistantes. Les allusions deviennent plus poignantes avec les
dessins anciens, magnifiques, de Berlinde De Bruyckere,
mettant en scène des femmes dans des situations
dramatiques non sans évoquer l’actualité ! Métaphore du
tragique contemporain également par Raffaella Crispino, à
travers des vêtements et tissus africains assortis de chaussures
occidentales alors que l’humain est absent. Interrogation
identitaire en trois autoportraits en 3D d’Alex Verhaest, qui
interprète aussi le mode sculptural classique. Également une
œuvre très puissante et émouvante des célèbres stylistes
anversois A.F. Vandervorst, leur unique création sculpturale.
Une fois de plus, une expo qui sort du commun et du connu.
A ne pas manquer ! (C.L.)
Dans une trentaine de galeries
de la capitale
Group 2 Gallery
Brussels Art Days. Une trentaine de ga- Zéphir Busine, artiste de Mons, capileries seront ouvertes tout au long du tale européenne de la culture. ‣ Du
week-end pour un parcours artistique 18·09 au 31·10. Du Me. au S. de 14 à
au coeur de la capitale. Programme dé- 18h ou sur rdv.
taillé sur le site web. ‣ Jusqu’au 13·09. URue Blanche 8 - 1000 Bruxelles Le V. de 12 à 20h, les S. et D. de 12 à 02 539 23 09 - www.group2gallery.be
18h.
Huberty & Breyne Gallery
U - 1000 Bruxelles
François Schuiten & Alexandre Obowww.brusselsartdays.com
lensky “Trains”. Peintures à quatre
mains, sérigraphies, dessins, et photoDauwens & Beernaert
Sirens. Oeuvres de Laetitia de Choc- graphies de François Schuiten se mêqueuse, Alex Verhaest, Stanislas La- lent aux toiles d’Alexandre Obolensky
haut, Frédéric Dumoulin, Quinten Inge- et témoignent de l’attraction commune
laere, Nicolas Hommelen, Pauline qu’exercent les chemins de fer sur leurs
M’barek, Juan Pablo Plazas, Maxim créations. ‣ Du 12·09 au 18·10. Du
au S. de 11 à 18h, le D. de 11 à 17h.
Frank, Berlinde De Bruyckere, Raffaella Me.
URue de Bodenbroeck 8 - 1000 Bruxelles Crispino, Happy Famous Artists, Adam 02 893 90 30 ou 0478 31 92 82
Vackar et A.F. Vandevorst. ‣ Jusqu’au www.hubertybreyne.com
13·11. Du Me. au S. de 11 à 18h ou sur
U Sirens. Dauwens&Beernaert Gallery, av. De Stalingrad, 26,
J. Bastien-Art
rdv.
1000 Bruxelles. Jusqu’au 31 octobre. Du me au sa de 11h à 18h.
UAvenue de Stalingrad 26 - 1000 Bruxelles Cabinet de sérénité. Oeuvres de Gao
Ouvert pendant les BAD jusqu’à 22h. www.dauwensbeernaert.com
0478 56 86 26
Xingjian, Zhu Wei, Hao Shiming, Johan
www.dauwensbeernaert.com
Baudart, Remen Chopra, Manish Pushkale... ‣ Jusqu’au 19·09.
dépendance
URue de la Madeleine 61 - 1000 Bruxelles Thomas Bayrle. ‣ Jusqu’au 17·10. Du 02 513 25 63 - www.jbastien-art.be
URue Léon Lepage 11 - 1000 Bruxelles Palais des Beaux-Arts/Bozar
Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h
0478 84 89 81
Art On Paper 2015 - Salon du dessin
Jablonka
Maruani
Mercier
Gallery
ou sur rdv.
www.mathildehatzenberger.eu
L’Envoi. Oeuvres de l’artiste américain
contemporain de Bruxelles. Expos et
URue du Marché aux Porcs 4 - 1000 BruxelPhilip Taaffe. ‣ Jusqu’au 15·10. Du L. Meessen De Clercq
les - 02 217 74 00 - www.dependance.be
interventions live lors de la Drawings
au S. de 11 à 18h.
Live le V. de 19 à 22h. ‣ Jusqu’au
The
Madness
of
Seeing
.
José
María
SiURue de la Régence 17 - 1000 Bruxelles Etablissement d’en face projects
cilia investit tous les espaces de la ga- 13·09, de 11 à 19h (le V. jusqu’à 22h).
02
512
50
10
www.jmmgallery.com
Eran Schaerf. ‣ Jusqu’au 11·10. Du Me.
lerie avec ses derniers travaux dans URue Ravenstein 23 - 1000 Bruxelles au D. de 14 à 18h.
lesquels il approfondit sa recherche sur 02 507 82 00 - www.bozar.be
Jan
Mot
URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles les sonagrammes. ‣ Jusqu’au 31·10.
Manon
de
Boer
.
‣
Jusqu’au
24·10.
Du
02 219 44 51
Pierre Hallet
Me. au V. de 14 à 18h30, le S. de 12 à Du Ma. au S. de 11 à 18h.
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Dominique Degueldre - Antonio AlcasURue de l’Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 18h30 ou sur rdv.
ser. ‣ Du 17·09 au 06·10. Du Ma. au V.
02 644 34 54 - www.meessendeclercq.com
URue A. Dansaert 190 - 1000 Bruxelles Galerie 2016 & Mira
02 514 10 10 - www.janmot.com
(fermé le Me.) de 14h30 à 18h30, le S.
A fleur de peau. Sculptures et dessins
MOTInternational
de 11h30 à 18h30, le D. de 11h30 à
Keitelman Gallery
Mainland. Oeuvres de Gabriele Beve- 13h30.
Jackson Pollock. Une vie, éléments et ridge. ‣ Du 12·09 au 31·10. Du Ma. au URue E. Allard 33 - 1000 Bruxelles 02 512 25 23 - www.galeriepierrehallet.com
documents. Oeuvres de Gabriele Di S. de 10 à 18h ou sur rdv.
Matteo. ‣ Jusqu’au 31·10. Du Ma. au S. UPlace du Petit Sablon 10 - 1000 Bruxelles de 12 à 18h (le V. 11·09 de 12 à 20h 02 511 16 52 - www.motinternational.com
Roberto Polo Gallery
dans le cadre des Brussels Art Days).
False Friends. Oeuvres de Wim WauURue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles MOTInternational (Louise)
man. ‣ Jusqu’au 08·11. Du Ma. au V.
02 511 35 80 ou 0477 77 53 61
Dan Rees. Peintures. ‣ Jusqu’au 07·11. de 14 à 18h, les S. et D. de 11 à 18h ou
www.keitelmangallery.com
Du Ma. au S. de 10 à 18h ou sur rdv.
sur rdv.
UAvenue Louise 423 - 1000 Bruxelles Fruits of Love. Oeuvres de Maria RooMacadam Gallery
02 511 16 52 - www.motinternational.com
Fire. Peintures de Laurent Dierick.
sen. ‣ Jusqu’au 08·11.
‣ Jusqu’au 18·10. Du V. au D. de 11 à Office Baroque Gallery
URue Lebeau 8-12 - 1000 Bruxelles 02 502 56 50 - www.robertopologallery.com
17h ou sur rdv.
Michael
Rey
.
‣
Jusqu’au
24·10.
Du
Me.
UPlace du Jeu de Balle 58 - 1000 Bruxelles au
S.
de
11
à
18h
ou
sur
rdv.
02 502 53 61 - www.macadamgallery.com
Two islands are better than one. Pein- Synthèse
Exposition de dessins. ‣ Du 12·09 au
tures d’Anke Weyer. ‣ Jusqu’au 07·11.
Mathilde Hatzenberger
Cosa mentale. Peintures de Marc Van UPlace du Jardin aux Fleurs 5 - 1000 Bruxel- 03·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30.
URue E. Allard 24 - 1000 Bruxelles les
0484
59
92
28
Cauwenbergh. ‣ Jusqu’au 10·10. Du J. www.officebaroque.com
02 514 40 55 - www.galeriesynthese.be
au S. de 13 à 18h ou sur rdv.
Young Gallery
Bryan Adams Exposed. Le rockeur et
photographe associe portraits traditionnels réalisés en studio et clichés
moins conventionnels et très intimes,
révélant ainsi les vulnérabilités de
nombreuses icônes de l’industrie du
spectacle. ‣ Jusqu’au 28·11. Du Ma. au
S. de 11 à 18h30.
UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04
www.younggalleryphoto.com
Quadri
Le Tour de Manivelle. Pastels de Josse
Goffin réalisés en 2014-2015. ‣ Jusqu’au 19·09. Les V. et S. de 14 à 18h ou
sur rdv.
UAvenue Reine Marie-Henriette 105 1190 Bruxelles - 02 640 95 63
www.galeriequadri.be
Albert Baronian
Aurore aux doigts de rose. Dessins de
Jean Bedez. ‣ Jusqu’au 24·10. Du Ma.
au S. de 12 à 18h.
URue de la Concorde 33 - 1050 Bruxelles 02 512 92 95 - www.albertbaronian.com
Albert Baronian
Réalité altérée. Oeuvres de Wang Du.
‣ Jusqu’au 24·10. Du Ma. au S. de 12 à
18h.
URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles 02 512 92 95 - www.albertbaronian.com
Almine Rech
Root / Ruin / Rhapsody. Oeuvres de
Matthias Bitzer. ‣ Jusqu’au 03·10. Du
Ma. au S. de 11 à 19h.
URue de l’Abbaye 20 - 1050 Bruxelles 02 648 56 84 - www.alminerech.com
Charles Riva Collection
Steven Shearer. L’artiste canadien utilise une grande variété de modes d’expression: peinture, dessin, sculpture,
imagerie numérique... ‣ Jusqu’au
29·02. Du Me. au S. de 12 à 18h30 ou
sur rdv.
URue de la Concorde 21 - 1050 Bruxelles 02 503 04 98
www.charlesrivacollection.com
Didier Devillez
Go Between 5. Oeuvres sur papier de
Stéphane Mandelbaum. ‣ Jusqu’au
19·09. Du J. au S. de 14 à 18h30.
URue E. Van Driessche 53 - 1050 Bruxelles 02 215 82 05 - www.galeriedidierdevillez.be
Feizi Gallery
Dynamics of Sources. Oeuvres de Raphael Denis et Chen Yujun. ‣ Du 12·09
au 07·11. Du Ma. au V. de 11h30 à 13h
et de 14 à 18h30, le S. de 14 à 18h30.
URue de l’Abbaye 8b - 1050 Bruxelles 02 647 55 16 - www.gallery-feizi.com
Fred Lanzenberg
D’une rive à l’autre. Peintures de Nathalie Grenier. ‣ Jusqu’au 31·10. Du
Ma. au V. de 14 à 19h, le S. de 10 à
19h.
UAvenue des Klauwaerts 9 - 1050 Bruxelles
- 02 647 30 15 ou 0475 73 40 15
www.galeriefredlanzenberg.com
Galerie Lazarew
Croisements. Peintures de Pierre Muckensturm. ‣ Jusqu’au 10·10. Du Me. au
S. de 14 à 19h.
UAvenue Louis Lepoutre 112 - 1050 Bruxelles - 02 345 30 83 - www.galerie-lazarew.fr
Hangar 18
Ian Davenport. Peintures. ‣ Jusqu’au
03·10. Du Ma. au V. de 11h30 à 13h et
de 14 à 18h, le S. de 14 à 18h.
UPlace du Châtelain 18 - 1050 Bruxelles
www.galerieflore.com
Hopstreet
I’m Your Man. Oeuvres de Veronica
Brovall. ‣ Jusqu’au 31·10. Du J. au S.
de 13 à 18h (ouverture du 11 au 13·09
dans le cadre des Brussels Art Days).
URue Saint-Georges 109 - 1050 Bruxelles 02 511 05 55 ou 0496 54 55 54
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© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Les galeries
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
7
Jozsa Gallery
Puls Contemporary Ceramics
Zedes Art Gallery
Chronography. Oeuvres d’Olga Kisse- Gitte Jungersen & Yves Malfliet. ‣ Du Scarlett Platel. Photographies. ‣ Jusleva. ‣ Jusqu’au 31·10. Du J. au S. de 12·09 au 10·10. Du Me. au S. de 13 à qu’au 17·10. Du Me. au V. de 12 à 18h,
18h.
le S. de 14 à 18h ou sur rdv.
12 à 18h ou sur rdv.
URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 0478 48 77 09 - www.jozsagallery.com
URue du Page 19 - 1050 Bruxelles 02 640 26 55 - www.pulsceramics.com
URue Paul Lauters 36 - 1050 Bruxelles 02 646 00 04 - www.zedes-art-gallery.be
Rodolphe Janssen
Aeroplastics Contemporary
Levy.Delval
Dollar Store Colors and Bad Taste. Chris Martin. Peintures abstraites. The Trilogy Plus. Oeuvres du collectif
‣
Jusqu’au
17·10.
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Ma.
au
V.
de
10
à
russe d’art contemporain AES+F. ‣ JusDessins, peintures et sculptures d’Alex
18h, le S. de 14 à 18h.
qu’au 07·11. Du Ma. au V. de 13 à
Becerra. ‣ Jusqu’au 24·10.
I
am
a
photograph
.
Oeuvres
de
Torb18h30, le S. de 14 à 18h ou sur rdv.
E.P. (Extended Play). Oeuvres de MoURue Blanche 32 - 1060 Bruxelles jørn Rødland. ‣ Jusqu’au 17·10.
hamed Namou. ‣ Jusqu’au 19·12.
02 537 22 02 - www.aeroplastics.net
URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles 0484 96 66 47 - www.levydelval.com
URue de Livourne 32-35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18
www.galerierodolphejanssen.com
Faider
Michael Kravagna. Peintures récentes.
Mazel Galerie
Super Dakota
Gueules de bois. Sculptures en bois et Lighght. Oeuvres de Joachim Bandau, ‣ Du 12·09 au 24·10. Du Me. au S. de
à 18h.
fusains de Quentin Garel. ‣ Du 18·09 Alex Clarke, Luke Diiorio, Dean Levin, 14
URue Faider 12 - 1060 Bruxelles au 31·10. Du Ma. au S. de 11 à 19h ou Connor McNicholas, Bruce Nauman et 02 538 71 18 - www.galeriefaider.be
sur rdv.
Fred Sandback. ‣ Jusqu’au 17·10. Du
URue Capitaine Crespel 22 - 1050 Bruxelles Galerie Daniel Templon
Ma. au S. de 11 à 18h.
02 850 29 28 - www.mazelgalerie.com
URue Washington 45 - 1050 Bruxelles Mahatma and the Masters. Une exposi02 649 17 72 - www.superdakota.com
tion inédite de l’un des pionniers de
Nathalie Obadia
l’art contemporain indien, Atul Dodiya,
Strubbel die Katz. Peintures de Meu- Xavier Hufkens
qui présente de nouvelles oeuvres hyser. ‣ Jusqu’au 24·10. Du Ma. au V. de David Noonan. ‣ Jusqu’au 24·10. Du brides mêlant peinture à l’huile et pho10 à 18h, le S. de 12 à 18h.
Ma. au S. de 11 à 18h.
tographie. ‣ Jusqu’au 24·10. Du Ma.
URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles URue Saint-Georges 107 - 1050 Bruxelles au S. de 11 à 18h.
02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com
02 639 67 30 - www.xavierhufkens.com
URue Veydt 13A - 1060 Bruxelles 02 537 13 17 - www.danieltemplon.com
Pierre Marie Giraud
Xavier Hufkens
Squeeze. Oeuvres de Jos Devriendt. Les têtes bleues et les femmes rouges. La Patinoire Royale
‣ Jusqu’au 10·10. Du Ma. au S. de 11 à Oeuvres de Louise Bourgeois. ‣ Jus- La Résistance des Images. L’expo réu13h et de 14 à 18h.
qu’au 31·10. Du Ma. au S. de 11 à 18h. nit les œuvres d’une vingtaine d’artisURue de Praetere 7 - 1050 Bruxelles URue Saint-Georges 6 - 1050 Bruxelles tes ayant fait le choix de la figuration à
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partir du milieu des années 1960: Ar-
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8
Les galeries
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
royo, Cueco, Erró, Fromanger, Giaco- Artitude
bazzi, Guyomard, Jacquet, Klasen, Le Part One. Dessins et peintures d’Albert
Boul’ch, Rancillac, Tyszblat... ‣ Jus- Pepermans. ‣ Du 13·09 au 10·10. Du J.
qu’au 31·12. Du Ma. au S. de 11 à 13h au S. de 14 à 18h ou sur rdv.
et de 14 à 19h.
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Calatheas. Photographies de Christian
Carez. ‣ Jusqu’au 17·10. Du Ma. au V. Mandala. Proche de l’abstraction géode 14 à 18h30, le S. de 9h30 à 12h et métrique depuis les années 80, Philippe Waty, artiste pop, traqueur de lode 14 à 18h.
gos et d’infini, cherchait à marier l’inURue de l’Hôtel des Monnaies 81 temporalité de la forme et la
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contemporanéité de la couleur. ‣ Du
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12·09 au 10·10. Du J. au S. de 14 à
18h.
Pascal Polar
Press Art. Collages et photomontages URivoli Building - Chaussée de Waterloo
de Karl Waldmann réalisé sur des cou- 690 - 1180 Bruxelles - 0484 32 64 74
vertures de livres, de revues et jour- www.galerie-intuiti.com
naux. ‣ Jusqu’au 12·09. Du Ma. au S.
Rossicontemporary
de 14 à 19h ou sur rdv.
UChaussée de Charleroi 108 - 1060 BruxelLisa Gambey. Dessins. ‣ Jusqu’au
les - 02 537 81 36 ou 0477 25 26 92
07·11. Du J. au S. de 13 à 18h ou sur
www.pascalpolar.be
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Mascarade. Oeuvres de François Jacob.
Valérie Bach
Energies dissipées. Oeuvres de Chris- ‣ Jusqu’au 07·11.
tian Jaccard. ‣ Du 12·09 au 07·11. Du Zoned. Oeuvres de Luis Guzman. ‣ Jusqu’au 07·11.
Ma. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h.
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SUR PAPIER JAPON MAROUFLÉ SUR TOILE, 74 X 142 CM.
Taches
Les éblouissements de Nathalie Grenier
Il y a un an et demi à peine, Fred Lanzenberg nous avait
présenté, fidélité sainte à de précieux antécédents, les gravures
magnifiques d’une experte en carborandum, technique très
particulière de la gravure. Les silhouettes d’hommes et
d’arbres de Nathalie Grenier, esquissées dans la somptuosité
du trait, sont restées fichées en nos mémoires.
Cette fois, fidèle plus que jamais aux artistes défendus depuis
quelques années, le plus ancien galeriste de la vie bruxelloise
(avec Albert Baronian et Jean Marchetti) remet le couvert avec
la dame. Une exposition en deux temps, fort réussis l’un et
l’autre. Un cabinet d’estampes à l’entrée ravive la flamme et les
attraits de l’art gravé qui sied si bien à Grenier, tandis que les
peintures flambent autour et à l’entour.
Dans ses tableaux, qui fleurent bon couleurs et senteurs,
Grenier ne se la joue absolument pas peintre de chevalet. Tout
le contraire, puisqu’elle peint, papiers étendus sur le sol, en
ajustant ses encrages à l’acrylique et éblouissements
chromatiques à la manière d’un Pollock et de son fameux
“Dripping”, en vertu duquel l’artiste américain projetait ses jus
à la hussarde. Ce faisant, Nathalie Grenier peint pourtant des
paysages ou, si vous préférez, des morceaux de nature dont elle
tente de capter tout ce qu’ils recèlent d’imprévisible à l’œil nu.
Avec ses taches noires ou bleues, ou vertes ou rouges, l’artiste
française se projette elle­même, à nu, sur ses papiers
réflecteurs inspirés de ses vitalités. Des papiers qu’elle
marouflera ensuite sur toile. Des sensations de matières
apparaissent, alors qu’il n’en est rien. Des vues aussi qu’on
croit reconnaître et localiser, ce qui serait un leurre.
Avec ses éclats, ses tempêtes, ses laves et les exaltations qui,
certainement, la gouvernent, Nathalie Grenier s’engouffre
dans des espaces plastiques vivants, bien que de plus en plus
abstraits à qui veut bien y regarder de près.
Ailleurs, une rare “Nature morte” ponctue l’exaltation de
ferveurs discrètes. (R.P.T.)
U Galerie Fred Lanzenberg, 9, avenue des Klauwaerts, 1050
Bruxelles. Jusqu’au 31 octobre, du ma au ve, de 14h à 19h; sa, de
10h à 19h. Infos : 02.647.30.15 et www.galeriefredlanzenberg.com
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à d’autres disciplines telles que la littérature et les sciences. ‣ Jusqu’au
13·09. Du J. au D. de 14 à 18h30 ou sur
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LUXEMBOURG
BUZENOL
Les Drapiers @ Site de
Montauban-Buzenol
L’Envers du décor. Installations, vidéos, photos, textiles, céramiques, performances et gravures de Caroline Andrin, Tatiana Bohm, Nicolas Clément &
Barbara Massart, Caroline Fainke, Nicolas Kozakis, Billie Mertens et Miel
Silbernet. ‣ Jusqu’au 27·09. Du V. au
D. de 14h30 à 18h.
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Détour
Ces petites choses... Oeuvres de Philippe Luyten. ‣ Jusqu’au 10·10. Du Ma.
au V. de 12h30 à 17h30, le S. de 14 à
18h ou sur rdv.
UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes 081 24 64 43 - www.galeriedetour.be
ANVERS
ANVERS
Fifty One Fine Art Photography
William Klein. Peintures, photographies, oeuvres graphiques... ‣ Jusqu’au 21·11. Du Ma. au S. de 13 à 18h
ou sur rdv.
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Galerie Zuid
Laurent Lankmans. Dessins. ‣ Jusqu’au 17·10. Du J. au D. de 14 à 18h (le
J. jusqu’à 20h).
UPacificatiestraat 34 - 2000 Anvers 03 248 84 83 - 0474 645 650
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Micheline Szwajcer
Sculpture or Pavilion ?. Depuis els années 70, le travail de Dan Graham inNadja Vilenne
LIÈGE
Des cycles hors-champ. Peintures de terroge la relation entre l’architecture
Maurice Pirenne. ‣ Jusqu’au 19·09. Du et les effets psychologiques qu’elle proLIÈGE
voque chez le spectateur. ‣ Jusqu’au
J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.
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Monos Art Gallery
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Rentrée anticipée. Oeuvres de Pascal 4000 Liège - 04 227 19 91
UVerlatstraat 14 - 2000 Anvers Bernier, Christian Bonnefoi, Martin www.nadjavilenne.com
03 237 11 27 - www.gms.be
Droixhe, Armin Göhringer, Philippe
Herbet, Michael Kravagna, David STAVELOT
NK Gallery
Mann, Colette Schenk, Léon Wuidar...
Gimme Shelter. Peintures d’Hans VanTriangle bleu
‣ Jusqu’au 04·10. Du J. au D. de 14h30 The Family Paradox. Afin de mener une dekerckhove. ‣ Jusqu’au 10·10. Du J.
à 18h30 ou sur rdv.
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Les galeries
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
A l’étranger
La parution de la semaine
U Eduardo Arroyo : L’Agneau mystique. Maeght Editeur, Collection
Entretien, 50 pages illustrées.
FLANDRE ORIENTALE
GENT
Tatjana Pieters
Listen to the Stones, Think Like a
Mountain. Oeuvres de Buren (Oshin AlStilll Gallery
Katrin Kamrau. ‣ Jusqu’au 10·10. Du J. brecht & Melissa Mabesoone), Céline
Butaye, Eleanor Duffin, Anneke Eussen,
au S. de 14 à 18h ou sur rdv.
ULaar 12 - 2140 Borgerhout - 0485 49 32 04 Anne Holtrop, Carlos Irijalba, Rachel
de Joode, Nicolás Lamas, Cathérine
www.stilll.be
Lommée, Pieter Paul Pothoven. ‣ JusZeno X Gallery
qu’au 31·10. Du Me. au D. de 14 à 18h
Het Muziekbos. Oeuvres de Patrick van ou sur rdv.
Caeckenbergh. ‣ Jusqu’au 17·10. Du UNieuwevaart 124/001 - 9000 Gent 09 324 45 29 - www.tatjanapieters.com
Me. au S. de 13 à 17h.
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UGodtsstraat 15 - 2140 Borgerhout 03 216 16 26 - www.zeno-x.com
FLANDRE OCCIDENTALE
ZEEBRUGGE
MG Art
Concrete Kunst/Art Concret. Oeuvres
de Jean-François Dubreuil et Jean-
COURTESY GALERIE DANIEL TEMPLON
COURTESY GALERIE PARIS BEIJING
COURTESY GALERIE MFC-MICHÈLE DIDIER
URederskaai 16 - 8380 Zeebrugge 0475 98 39 99 - www.mgart.be
Contact
Agenda Culturel
Tél.: 02.211.27.23
Email : [email protected]
L’expo est le résultat d’une résidence de trois mois en Islande,
où l’artiste est partie à la rencontre d’un village qui a survécu à
l’éruption du volcan Heimaey dans les années 70. Dans un élan
mélangeant mysticisme et poétique des origines, elle a saisi un
univers où les énergies primitives apportent vie et mort.
U Jusqu’au 26 septembre. La Galerie Particulière, 11&16 rue du
Perche, 75003 Paris. www.lagalerieparticuliere.com
Jitish Kallat – Pluridisciplinaire
Paris – Galerie Daniel Templon
L’exposition de l’artiste indien (Mumbai, 1974) réunit un en­
semble inédit d’œuvres – sculptures, photographies, vidéos et
dessins – qui abordent les thèmes du temps, de la nourriture et
du sommeil, évoquent le cosmos et interrogent les forces de la
nature dans la création artistique.
U Jusqu’au 24 octobre. Galerie Daniel Templon, 30 rue Beaubourg
et Impasse Beaubourg, 75003 Paris. www.danieltemplon.com
Alex Seton – Sculpture et installation
Paris – Galerie Paris Beijing
La galerie, qui a fermé son espace bruxellois, débute sa saison
parisienne par un ensemble de pièces de l’artiste australien
(Sydney, 1977) qui pratique la sculpture de marbre de Carrare
de manière classique et l’installation pour évoquer les massi­
ves migrations actuelles.
U Jusqu’au 24 octobre. Galerie Paris Beijing, 62, rue de Turbigo,
75003 Paris. www.galerieparisbeijing.com
Saâdane Afif – Images d’archives
Paris – Galerie mfc-michèle didier
En 2008, l’artiste français décide de faire de l’œuvre “Foun­
tain” de Marcel Duchamp, l’objet d’une collection tout à fait
spéciale, celle des publications dans lesquelles le fameux rea­
dy­made est reproduit. Avant la publication intégrale de “The
Fountain Archives”, il montre une partie de ces archives papier.
U Jusqu’au 31 octobre. Galerie mfc­michèle didier, 66, rue Notre­
Dame de Nazareth, 75003 Paris. www.micheledidier.com
Pour cette expo, l’artiste belge (1934) exploite la sémantique
du végétal et poursuit une série initiée en 1999, associant de
délicats dessins à la plume inspirés par des gravures érotiques
du début du XVIIIe à des logos de marques populaires de la
mode, du luxe, de l’alimentaire…
U Jusqu’au 24 octobre. Galerie Air de Paris, 32, rue Louise Weiss,
75013 Paris. www.airdeparis.com
Quatuor – Œuvres sur papier
Paris – Galerie L.J.
COURTESY GALERIE L.J.
UVerlatstraat 23-25 - 2000 Anvers 03 257 14 17 - www.timvanlaeregallery.com
Pierre Maury. ‣ Jusqu’au 14·09. Du V.
au L. de 11 à 13h et de 15 à 18h.
Sabine Mirlesse – Photographie
Paris – Galerie Particulière
Jef Geys – Dessin et peinture
Paris – Air de Paris
COURTESY AIR DE PARIS
D.R./MAEGHT EDITEUR
Eduardo Arroyo (Madrid,
1937) est un de ces
artistes que rien, jamais,
n’arrête ! Fier Hidalgo, il
est un matador des arts
et sa veine créatrice,
jamais tarie, a de quoi
surprendre, en toute
saison, l’amateur le plus
difficile. Point avare
d’audaces, de défis qui le
projettent en avant, il
s’est ainsi astreint – un
plaisir doublé d’efforts constants et parfois paradoxaux – à
refaire le voyage créateur des frères Hubert et Jan Van Eyck
(mais étaient­ils bien deux ?) pour la composition et la
réalisation de l’une des œuvres majeures de l’humanité : le
triptyque de “L’Agneau mystique”, conservé en la cathédrale
Saint­Bavon, à Gand.
Dans un petit livre, qui se lit presque comme un roman à
suspense, Eduardo Arroyo explicite la manière dont il s’est
attaqué au chef­d’œuvre primitif. Il n’était pas question pour
lui de s’endimancher en copieur de chef­d’œuvre, mais bien
de paraphraser le polyptyque universel et sacerdotal en lui
confiant de nouvelles lettres de noblesse, c’est­à­dire une
vision plus contemporaine, mais tout aussi métaphorique,
d’une certaine dévotion humaine face à l’éternité.
Abandonnant brosses et couleurs, Arroyo s’est reconverti en
dessinateur (en noir et blanc) forcené, de longue haleine. Les
portraits qu’on y trouve par dizaines sont évidemment des
figures à la Arroyo et le défi est évident : inscrire son travail
dans l’aujourd’hui planétaire des hommes et femmes du
XXIe siècle.
Le “Cordero mistico” d’Arroyo (montré en expo au Prado, à
Madrid, l’été 2012) est un juste condensé entre peinture,
dessin, littérature. La voix d’un homme qui s’interroge sur le
bien­fondé du monde et ses répercussions sur un présent qui
ne sourit pas forcément à l’avenir. Arroyo s’est autant
interrogé sur l’art et sa pratique que sur la réalité mystique, et
son illustration antérieure de la Bible l’a aidé dans cette tâche
nouvelle. “Ce qui m’a toujours intéressé quand je peins, c’est de
voir le tableau caché. L’idéal serait que mon regard pénètre la
surface, traverse la peinture et atteigne ce qui est derrière, le plus
intéressant : ce que la peinture cache en réalité, que j’aimerais et
ne peux peindre parce que caché, mais qui est en moi, qui est dans
le tableau.” Citant de Quevedo, il conclut : “Les taureaux
portent en eux leur fureur”. (R.P.T.)
COURTESY LA GAL. PARTICULIÈRE
France
Arroyo
et l’agneau
mystique
Tim Van Laere Gallery
TVLG_YARD. Oeuvres de Peter Rogiers.
‣ Jusqu’au 10·10. Du Ma. au S. de 13 à
18h.
Where clouds become sculptures and
a dog talks philosophy. Oeuvres de Rinus Van de Velde. ‣ Jusqu’au 10·10.
9
L’exposition se compose de nouvelles séries d’œuvres sur pa­
pier de Brendan Monroe, Evah Fan et Tangent Lin, ainsi que
d’un focus important sur les œuvres de Clara Fanise (vit à
Bruxelles, sélectionnée au Prix Art Contest, voir illu) qui pour­
suit son travail de déconstruction de l’architecture urbaine à
travers sa série “Réaliste/Abstrait”.
U Jusqu’au 17 octobre. Galerie L.J., 12 rue Commines, 75003 Paris.
www.galerielj.com
Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Gilles Milecan et Camille de Marcilly. Réalisation:
IPM Press Print. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Rédacteur en chef: Francis Van de Woestyne. Rédacteurs en chef adjoints: Xavier
Ducarme, Pierre-François Lovens et Gilles Milecan. Conception graphique: Bruno Bausier, JeanPierre Lambert. Publicité: Martine Levau (0032.2.211.29.12 – [email protected]).
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
10
Adjugé!
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
l Portrait
Eket
Hommage
à un antiq
@FERRATON
@FERRATON
Chokwé
Ce petit masque en bois sculpté de la tribu
Chokwé (RDC), haut de 23 cm, était présent
chez Ferraton le week­end dernier. Annoncé
entre 40 et 60 euros, il a été vendu à 180 euros
plus les frais.
3 400 €
@PH. FY.
180 €
Ce masque Eket (Nigeria), lui aussi présenté
chez Ferraton, était pour sa part annoncé en­
tre 100 et 150 euros. Affichant 15 x 12 cm, il
figurait une tête d’oiseau. Pour le bonheur du
déposant, ce lot a été adjugé à… 3 400 euros. Le
lot qui suivait était de la même origine au Ni­
geria, mais il fit un peu plus que l’estimation
haute, à 180 euros. Sans doute la polychromie
a­t­elle joué en faveur du lot précédant.
h Le Liégeois Albert Vandervelden
a été honoré du titre de chevalier
le 21 juillet dernier. Ce n’est que
justice et c’est sans doute une
première belge dans ce métier.
LA BELGIQUE COMME TERRE de collection­
neurs, d’amateurs d’art et de grands négociants
est actuellement reconnue dans le monde en­
tier. Si nous avons une brique dans le ventre,
nous avons aussi une soif de collectionner. Al­
bert Vandervelden suit donc un chemin ances­
tral. Marchand d’art généraliste, il a collec­
tionné de tout pourvu que ce soit liégeois, ne
vendant que le nécessaire.
Perdre c’est gagner
Natif de Herstal, parti de presque rien, son
destin est désormais scellé dans un sceau de
cire dont il faudra encore tracer le blason. Mais
sa devise est connue : “Perdre c’est gagner”.
Cela veut dire que depuis ses 15 ans et ses pre­
mières brocantes, il a pris beaucoup de risques,
fait preuve d’une hardiesse parfois insensée, à
tel point que souvent ce fut payant mais,
qu’aussi, il a perdu beaucoup d’argent. Il s’est
fait tout seul, comme Bernard Steinitz qui,
jeune homme, poussait sa charrette de meubles
à Dijon un peu après la guerre 40­45.
Notre héros a été anobli au titre de défenseur
des arts. Il eut fallu ajouter “liégeois”. Car le
preux chevalier n’est pas un homme ordinaire.
S’il a désormais gravi tous les échelons de la so­
ciété, c’est parce qu’il a voué sa vie entière à sa
ville et à ses artistes peintres, sculpteurs, orfè­
vres, ébénistes depuis le XVe siècle jusqu’aux
années récentes. Et les fruits immenses de 45
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
Le marché
11
royal
uaire
son, elle tient son Chantilly ! Il y avait 40 hecta­
res lors de l’achat en vente publique. Il y en a
plus de 500 maintenant. Il faut cela pour proté­
ger le site, qui devra un jour être classé en tota­
lité et comme patrimoine majeur de Wallonie.
En réalité, le vrai conservateur du patrimoine
de Liège c’est Albert Vandervelden. Et cela fait
30 ans que cela dure, le temps que le gamin de
15 ans s’étoffe. Faute de moyens financiers, les
conservateurs officiels (Philippe, Sabatini, Le­
meunier entre autres), ne purent rien entre­
prendre de sérieux ni acheter de choses impor­
tantes pour enrichir la Ville. Albert Vandervel­
den a pris cette mission à bras­le­corps et le
résultat est époustouflant. Fanson devient un
panthéon à la gloire d’une principauté de Liège
dont le rôle artistique entre l’époque romane et
le XIXe siècle a été majeur en Europe occiden­
tale.
Albert Vandervelden, antiquaire
liégeois, est devenu chevalier.
D’une vie d’échecs et de réussites,
il a appris que “perdre c’est gagner”.
ans de travail acharné vont, par sa volonté, être
accessibles à tous, un jour que seul Dieu con­
naît.
Albert Vandervelden a acheté il y a 22 ans un
château magnifique entre Aywailles et Hamoir :
Fanson, fief après Dieupart des barons de Selys,
maîtres de forges. Fanson sera et est déjà le
cœur d’une fondation dont l’utilité publique
dépassera le cadre régional et national. Avec
Modave, la province de Liège comptait déjà un
château digne de Vaux­le­Vicomte. Avec Fan­
Mazarin comme rival
Cette gloire éteinte par le nationalisme de la
jeune Belgique va bientôt resurgir et le monde
va être surpris. Anvers et Liège, deux sœurs en
économie, seront bientôt jumelles par les bien­
faits des pinceaux, des ciseaux et des marteaux.
Ceux de ces créateurs liégeois dont on parlait à
Rome et Paris, Munich et Berlin, sous l’Ancien
Régime. Lombard, Douffet, Flémal, Walschartz,
Damery, Natalis, Fisen, Del’Court, Hontoire,
Plomteux, Cognoulle, Berryer, Dartois et tous
les autres prétendus sans grades face à Rubens
et Van Dijck, Jordaens et les Quellin, verront
leur heure sonner et elle sera grandiose.
En 1 000 ans, jamais Liège n’a connu un aussi
considérable collectionneur, une telle person­
nalité. Même Erard de la Marck ne lui arriverait
pas à la cheville, lui qui aimait tant les arts. Van­
dervelden n’aurait eu qu’un rival, et c’eut été
Mazarin. Nul doute que sur son lit de mort il
murmurera, comme le cardinal, “Et dire qu’il
faut quitter tout cela” !
Philippe Farcy
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Le marché
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
l Vente publique
l Vente publique
De belles surprises
Les Gantois
frappent fort
h Bernaerts entame
Cette immense gouache de Schepens est une
merveille pour l’architecture industrielle belge
vers 1860. On l’attend à 2 000 euros.
@LOECKX
son semestre en fanfare avec
des meubles à vendre sur ordre
de justice. Et c’est du lourd.
h La galerie Loeckx sort une très belle vente
ce 15 septembre. Petit tour d’horizon pour
aiguiser les appétits.
ON ESPÈRE QUE LE PUBLIC SERA GOURMAND pour la pro­
chaine vente mise en place par les responsables de la maison
Loeckx, installée dans un bien bel hôtel de maître du XVIIIe siè­
cle, juste derrière l’église Saint­Michel à Gand. Plus de 450 lots
seront à prendre, de tous ordres et d’un genre essentiellement
classique. Beaucoup de choses mériteraient d’être épinglées et,
dès lors, une sélection s’impose. On débutera par des sculptures,
comme ce Christ en croix du XVIe siècle sans doute, haut de
88 cm, annoncé 200 à 300 euros. Ou encore ce reliquaire un peu
fané montrant une sainte Anne à mi­corps, du XVIIe siècle. Il est
évalué entre 700 et 900 euros.
CE 14 SEPTEMBRE, la salle de la rue Verlat
et de la rue du Musée à Anvers (c’est telle­
ment grand que les espaces traversent tout
un bloc d’immeubles) va voir défiler du
monde, sans aucun doute. On y proposera
une vente classique, comme chez Horta,
mais avec des choses d’encore meilleure
qualité, et notamment ce qui est présenté
comme étant une vente sur saisie, sans
doute due à une faillite. Dans ce petit en­
semble d’une quinzaine de lots, on trou­
vera des meubles et des objets d’art fran­
çais du XVIIIe siècle de fort belle facture.
L’exposition, qui a débuté hier matin, se
terminera ce dimanche à 18h. Voilà une
bonne raison d’aller passer quelques heu­
res en Métropole, et d’y aller chiner chez
les marchands situés dans les environs de
la rue Léopold ou d’aller dans la galerie
d’art contemporain des Vervoordt, à l’om­
bre de la cathédrale.
Peintres animaliers
La vacation prévue en deux temps, à 14h
puis à 19h, commencera l’après­midi avec
pas mal de tableaux du XIXe siècle. On y
trouvera de nombreux sujets animaliers
peints par des artistes de chez nous, tels
@PIETER BERNAERTS
12
Cette superbe commode,
attribuée à André-Charles Boulle,
est annoncée pour ce 14 septembre
à 15 000 euros chez Bernaerts.
que Verwee, Schouten, Verlat, Van Leem­
putten et Verboeckhoven. Une scène d’in­
térieur par les Leroy, De Noter et les Por­
tielje ne pourra déplaire à la clientèle qui, à
Anvers et dans les environs, cultive tou­
jours les traditions. La “Jeune fille accor­
dant sa guitare” (toile de 156 x 107 cm), de
Londres en impressions
On y trouvera également une foule d’objets chinois, comme
les vases que propose la salle de ventes Rops à Namur, chaque
mois. Mais, au­delà, on y chinera des assiettes en porcelaine
groupées par huit ou douze, qui ne valent plus rien et toujours
moins de 300 euros. Les pièces de formes valent plus cher, ici,
mais rien ne dépasse les 1 500 euros.
Quelques œuvres de Jules De Bruycker sont annoncées; mais
au­delà du dessinateur et graveur, ce sont les toiles postimpres­
sionnistes qui vont compter par ici. Ainsi de ce paysage de Lon­
dres avec le pont de Waterloo par Emile Claus, dont la petite
taille (43 x 45 cm) n’empêche pas la haute valeur, située entre
60 000 et 65 000 euros. Dans un tout autre genre, un panneau
des peintres Koller et De Notter figurant une scène d’intérieur
de cuisine, vers 1850, (60 x 80 cm), devrait se négocier entre
6 000 et 8 000 euros. Plein d’autres choses valent le détour.
Ph. Fy.
U Exposition ce week­end. Infos : Ingelandegat, 4 à Gand.
Tél. : 09.223. 37.93. www.loeckx.be.
La toile
de Portaels
intitulée “La
Jeune Fille et sa
gouvernante”,
datée de 1881,
devrait monter
à 40 000 euros.
@PIETER BERNAERTS
Architecture industrielle
Nous en sortons le lot 43 car cette gouache de Schepen, mon­
trant l’usine à coton de Gand vers 1860, illustre le souci patronal
de l’époque de construire des usines qui avaient de la gueule et
une certaine élégance. Cette image répond à celle des Boucicaut,
évoqués dans la vente du Bon Marché, à Paris (lire p. 14). Faire de
l’utile, de l’efficace et du beau sur les sites industriels était une
image de marque. La feuille présentée ici mesure 135 x 205 cm.
Sans doute est­ce un projet pour la fameuse publication de “La
Belgique industrielle”. Le lot est annoncé entre 1 800 et
2 000 euros. C’est un document passionnant.
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SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
Le marché
13
l Salon
Art
on
Paper
de
retour
à Anvers
h 5e édition, nouveau look
et nouveau lieu pour le
Salon du Dessin, qui établit
ses quartiers au Bozar
du 11 au 13 septembre.
Sotheby’s battue ?
Passons sur les bronzes et les marbres du
XIXe siècle tardif et sans grand intérêt, pour
nous arrêter sur le premier lot d’un ensem­
ble saisi à la demande de trois huissiers de
Mol. Il s’agit d’une commode Régence (lot
117) de style Boulle, donnée au maître pa­
risien et à son atelier. Elle est richement or­
née de très beaux bronzes et repose sur des
pieds en gaine. C’est superbe et ce n’est es­
timé qu’entre 15 000 et 18 000 euros; sans
doute pour attirer le chaland.
Le lot 129 est offert à une commode
d’époque Louis XVI à trois tiroirs en mar­
queterie de bois de rose et de violette, som­
mée d’un marbre rouge qui pourrait être
de Rance. Ceci pourrait être le cadeau du
jour car elle est à prendre à 1 500 euros.
Une troisième commode, estampillée
cette fois de Pierre Fléchy (1715­1756), est
d’époque Louis XV. Elle est ornée de très
beaux bronzes rocailles dans le genre de
BVRB et la salle précise qu’un exemplaire
assez proche est passé chez Sotheby’s en
avril 2013. Celle­là, passée à Paris, bien
moins richement ornée de bronzes, a été
vendue à l’estimation basse soit
31 250 euros. Ici à Anvers on annonce la
commode entre 15 000 et 20 000 euros.
C’est donc un deuxième cadeau, à moins
que les marchands français ou anglais
n’aient vu les opportunités qu’offre la salle
Bernaerts à travers cette saisie passion­
nante. 400 lots sont à prendre.
Ph. Fy.
Place aux solos
Choix retenu : les exposants pré­
sentent un seul artiste. Une décision
qui rejoint le plaisir du public à se re­
trouver plutôt face à une œuvre et ses
variations que face au micmac d’un
stand farci d’un peu de tout.
“Figuratif, abstrait, monumental, mi­
nimaliste, tridimensionnel, chatoyant,
discret, performatif (!), narratif… ses po­
tentialités attestent de la richesse et de
la pertinence du dessin contemporain”,
lit­on dans le communiqué de presse.
Lancé aux jeunes artistes et étu­
diants en art non représentés par
l’une des galeries participantes, un
“Appel à Projet” a débouché sur un
Prix Jeune Talent. Lauréat : Joâo
Freitas, Portugais né en 1989 à Coim­
bra, installé à Bruxelles et diplômé de
La Cambre en 2014. Son travail – ins­
tallations, performances, vidéo avec
“un intérêt marqué pour la décomposi­
tion de la matérialité du papier et la
temporalité du trait” sera montré en
parallèle.
La Drawings Night, le 11 septem­
bre, de 19 à 22 heures, donnera l’oc­
casion à trois artistes – Loïc Desroeux,
Laetitia Gendre, Rokko Miyoshi –
d’en découdre avec le papier par le
biais d’interventions en direct.
Un Prix du Public sera décerné à un
des 25 artistes exposés.
Un panel d’artistes
Galeries jeunes et moins jeunes, en
vue, inconnues ou méconnues, la va­
riété devrait satisfaire les curiosités.
En lice chez Martine Aboucaye (Pa­
COURTESY YOKO UHODA GALLERY
Jan Portileje est un chef­d’œuvre dans son
genre. On en attend 6 000 à 8 000 euros
seulement. La “Conversation romantique”
d’Auguste Serrure, peinte en 1868, n’est
pas moins intéressante, de même que “Les
Amants attrapés”, de l’Anglais Alfred W. El­
more, qui situe la scène à Venise. Tout ceci
vaut aux alentours de 5 000 euros, et c’est
sacrément bien peint. Encore faut­il appré­
cier ces ambiances médiévales revisitées.
VINGT­CINQ GALERIES et 25 solos
d’artistes jeunes et moins jeunes, le
pari d’un Salon repositionné, ouvert
aux tendances les plus variées et les
plus actuelles d’un dessin qui s’éclate
jusqu’à en perdre parfois son latin.
Organisé par Michel Culot et VO
Event, dirigé par Adeline d’Ursel côté
pratique et Pauline Hatzigeorgiu ni­
veau esthétique, Art on Paper 2015
s’offre un comité de sélection éclecti­
que : Maïté Smeyers, de Bozar Expo;
Francesco Rossi et Harlan Le­
vey rayon galeries; les collectionneurs
Olivier Gevart (Eté 78) et Christophe
Veys (Veys­Verhaevert); le professeur
de La Cambre Denis De Rudder.
Vu la décision tardive de renouer
avec le Salon, il apparut impératif à la
nouvelle équipe de se passer d’un ap­
pel à candidatures pour, au vu des
sensibilités du comité, opérer son
propre choix de galeries belges et
étrangères susceptibles de tenter un
remake différent.
Charlotte Beaudry, Mlle nineteen (Sophie),
mixed media on paper, 220x115cm, 2014.
ris) : Peter Downsbrough; Alice
(Bruxelles) : Hell’O Monsters; Archi­
raar (Bruxelles) : Takahiro Kudo; Ber­
nard Bouche (Paris) : Michel Boulan­
ger; Francis Carrette (Bruxelles) : Léa
Meyer; Jacques Cerami (Couillet) :
Michael Matthys; Circonstance
(Nice) : Laurette Atrux­Tallau; Espace
à Vendre (Nice) : Stephane Steiner;
Felli (Paris) : Philippe Ségéral; Nadine
Feront (Bruxelles) : Eva Evrard; Annie
Gentils (Anvers) : Wesley Meuris;
Hverfisgalleri (Reykjavic) : Guôni
Rosa Ingimarsdottir; Cecilia Jaime
(Gent) : Line Boogaerts; Dohyang Lee
(Paris) : Paula Castro; Lullin&Farrari
(Zurich) : Anne­Lise Coste; Odile Oui­
zeman (Paris) : Iris Levasseur; Papel
Art (Paris) : Vincent Chenut; Thomas
Rehbein
(Cologne/Bruxelles)
:
William Anastasi; Rossicontempo­
rary : Marie Rosen; Rubicon (Dublin) :
Michael Kane; The White House (Lo­
venjoel) : Adrien Lucca; Yoko Uhoda
(Liège) : Charlotte Baudry; Isabelle
van den Eynde (Dubaï/Bruxelles) :
Abdelkader Benchamma; Nadja Vi­
lenne (Liège) : Valérie Sonnier; D + T
Project (Bruxelles) : Stephan Balleux.
Faites­y vos choix, la variété des op­
tions garantit le plaisir de la décou­
verte !
Roger Pierre Turine
U Bozar, 23, rue Ravenstein, 1000
Bruxelles. Du 11 au 13 septembre.
www.facebook.com/artonpaperfair
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
14
Le marché
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
l Vente publique
Tajan vend le Bon Marché
les Vaxelaire et Thiriard étaient à Liège,
fondateurs de grands magasins.
Retour sur le passé.
@TAJAN
LA PRÉSENTATION DE LA VENTE DES EFFETS du
Bon Marché, premier temple de la grande distribu­
tion à Paris au milieu du XIXe siècle, est instructive
sur le comportement des dirigeants d’entreprises de
jadis. Tous, d’ailleurs, œuvraient dans le même sens,
en commandant des usines ou des sièges administra­
tifs qui soient d’une esthétique irréprochable. Même
les dirigeants des sociétés de chemins de fer tra­
vaillaient dans ce sens, et nos gares du XIXe siècle,
comme celle de Binche qui est une merveille absolue
ou celle de Malines et de Tournai, participaient d’une
recherche générale de bien­être. En évoquant les
Vaxelaire et Thiriard qui instituèrent, à Liège, le
“Grand Bazard”, on pense toujours à cet immeuble
superbe inspiré de la Renaissance italienne.
Boileau et Eiffel comme architectes
Les Boucicaut, Aristide et Marguerite, associés, aux
débuts, en 1853, avec les frères Videau, firent de
même à Paris. Le catalogue stipule ceci : “L’œuvre du
couple Boucicaut se distingue avant tout par la recher­
che constante de la réalisation du beau dans l’utile :
toute leur vie, Aristide (1810­1877) et Marguerite Gué­
rin (1816­1887) enrichissent leur activité première
d’éléments architecturaux, sociaux, décoratifs et artisti­
ques novateurs. Temple historique du commerce mo­
derne, vitrine de l’élégance parisienne, gardien d’un cer­
tain art de vivre à la française, le Bon Marché est aussi
un lieu de culture dont les expositions et événements
rythment la vie des Parisiens du XIXe siècle”.
Les bâtiments immenses du Bon Marché, imaginés
par les architectes Boileau et Eiffel perpétuent cette
approche d’une société de consommation où les fem­
mes devaient tenir le premier rôle.
Amour désarmé
La vente du 16 septembre ne comptera pas 50 lots,
mais ils furent dans les mains des Boucicaut, qui
avaient à cœur de meubler leurs demeures d’art con­
temporain, ou bien ils furent en vente au “Bon Mar­
ché”, ce dont les anciennes étiquettes font encore foi.
On y trouvera des sculptures en marbre de Carrier­
Belleuse (dont un très beau groupe “Vénus désar­
mant l’Amour”, annoncé à 6 000 euros) ou des objets
chinois et japonais, mais aussi des porcelaines de Sè­
vres et de Meissen. La vente aura lieu à 18h30.
Ph. Fy.
U Infos : www.tajan.com. 37 rue des Mathurins, 75008
Paris.
@TAJAN
h Les Boucicaut furent à Paris ce que
Ci-dessus, cette grande sculpture en marbre de Carrier-Belleuse sera le clou de la petite vente Bon Marché. On l’attend
entre 6 000 et 8 000 euros.
A gauche, cet important brûle-parfum en bronze et émaux
cloisonnés chinois, de la dynstie Qing, XVIIIe siècle, serait
un cadeau à son estimation basse de 5 000 euros.
l L’objet de la semaine
h Clin d’œil d’un négoce
bruxellois à l’occasion
des 300 ans du décès
de Louis XIV.
DANS CE MOIS DE SEPTEMBRE qui
célèbre le tricentenaire du décès de
Louis XIV, les allusions médiatiques à
cet événement, très attendu à l’épo­
que, sont venues coller au compte
Twitter du château de Versailles. Là on
pouvait suivre quelques jours avant et
un peu après le 1er septembre, tout ce
qui se tramait dans le château favori
du roi­soleil.
Louis XIV fut l’objet, on le sait, d’une
politique de propagande incroyable,
et il n’y eut que Napoléon pour en
faire autant. Cela perpétua une répu­
tation fameuse et, outre les hauts faits
d’un règne très long, les effigies du roi
furent innombrables, depuis sa plus
tendre enfance. L’objet de la semaine
participe de cet hommage et de cette
dévotion au souverain dont la réputa­
tion embellit toujours la France.
Il s’agit d’un grand médaillon en
marbre, français sans aucun doute et
inspiré des portraits laissés par le
sculpteur Antoine Coysevox (1640­
1720), dont le profil du roi Louis XIV
conservé dans la crypte des Bourbons,
en la basilique de Saint Denis, au nord
de Paris. Coysevox a notamment tra­
vaillé pour le prince­évêque de Stras­
bourg, François­Egon de Furstenberg,
quand ce dernier était prince­abbé de
Stavelot­Malmédy. Coysevox exécuta
le tombeau de Colbert et participa
aussi à celui de Mazarin. Ce portrait­ci,
en marbre de Carrare, se trouve au Sa­
blon, chez Nicolas de Ghellinck et Oli­
vier Theunissen, rue Watteuw.
Ph. Fy.
Infos : 0475/ 610.725.
@PH. FY.
Hommage à Louis XIV
© S.A. IPM 2015. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Le marché
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE 2015 ARTS LIBRE
15
l Vente publique
Bonnes perspectives
chez Horta
h La vente de reprise est d’un niveau honorable.
C’est le warm­up en attendant la fin du nouveau trimestre qui pointe.
Pittoresque et poésie
Au rayon des tableaux, pour les Liégeois, il
faut mettre en exergue ce panneau de Maurice
Musin, “Les Fleurs du soir”, (65x81 cm), dont
on attend 500 à 700 euros, sous l’effet d’une
poésie toujours renouvelée. Il y en avait deux
autres chez Legros à Verviers, passés en vente
en juin et vendus un peu plus cher que ceci. A
part ce clin d’œil, il y a lieu de regarder avec at­
tention cette toile d’Edmond van der Haegen
(1836­1919), figurant une scène pittoresque à
la sauce médiévale, revisitée vers 1860. On y
voit un conteur œuvrant au milieu d’un
groupe. La toile de 45 x 56 cm est annoncée
comme le Musin.
Le lot 98 est occupé par une grande feuille
tracée par Paul Delvaux figurant une scène élé­
gante dans un “Bar à Westende”, dans les an­
nées 30. La feuille de 54 x 73 cm est annoncée
entre 30 000 et 40 000 euros. Elle est datée de
1933. On lui “collera” le lot 319, car il s’agit
d’une huile d’Emile Salkin (1900­1977) qui fi­
gure deux jeunes demoiselles; la toile date de
1936. Delvaux et Salkin travaillèrent souvent
ensemble, et notamment dans la maison de
Perrier puis de Madeleine Krebs, avenue Louise.
Le Pagnol belge
Quatre mille euros pourraient suffire pour
emporter une toile amusante dans sa mise en
page, montrant un “Fier toréador” peint par le
Cet immense lustre de 200 cm de haut
provient d’une maison bruxelloise, mais
c’est un château qui le mérite. Sans doute
du XVIIIe siècle, il est attendu
à 6 000 euros.
@VILLEGAS
C’EST À UNE VENTE CLASSIQUE que vous con­
vie la famille Villegas en son hôtel des ventes
Horta, à Schaerbeek, en espérant que les tra­
vaux sur le viaduc devant le siège de la RTBF ne
perturbent pas trop les allées et venues des
amateurs.
Pour le maître de maison, Dominique de Vil­
legas, “l’année en cours est le juste reflet de ce qui
s’est produit en 2014, et cela avait été une année
de très haut niveau, tant dans la qualité de l’offre
que dans le produit financier obtenu. Donc, pour
l’heure, nous sommes au même niveau que 2014,
mais je sais, au vu de la programmation de ces
quatre mois à venir, que 2015 terminera en net
progrès par rapport à 2014. Curieusement, l’offre
ne faiblit pas et il en est de même avec les deman­
des des collectionneurs. De plus, ce ne sont pas les
travaux dans le voisinage qui découragent les visi­
teurs. Et même en cette journée de manifestation
des agriculteurs, nous en sommes déjà à 30 visi­
teurs alors que la moyenne est de 40; et la journée
n’est pas finie. Tout est donc bien dans le meilleur
des mondes”.
Plusieurs lots émergent dans cette offre tradi­
tionnelle où les tableaux du XIXe siècle et le
mobilier de la même époque dominent. De jolis
bijoux des deux siècles passés et quelques piè­
ces meublantes du XVIIIe siècle donneront plus
de corps encore à cette vacation intermédiaire.
Mais ce sont souvent celles dont on fait le
moins de cas qui se révèlent les plus porteuses
de surprises. Nous verrons cela après les 14 et
15 septembre.
Belge Jan Van Beers (1852­1927) sur une toile
de 67 x 37 cm. Une toile de Max Moreau de­
vrait interpeller les amateurs de cinéma belge
car il s’agit d’un portrait de Gaston Schoukens,
très talentueux réalisateur belge qui fut un
temps comparé à Pagnol, mais à la sauce
bruxelloise. La toile est datée de 1936 et devrait
se vendre entre 3 000 et 4 000 euros.
On trouvera par ailleurs deux commodes
françaises de belle qualité, d’époque Louis XV
mais de modèles bien différents. L’une est de
forme “tombeau”, quand l’autre est juste gal­
bée. La première devrait partir pour
12 000 euros au moins, la seconde pourrait s’en
aller à 3 500 euros.
Philippe Farcy
U Infos : www.horta.be; 02 741 60 60. Vente les
14 et 15 septembre. Exposition tout ce week­end.
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