objectifs de la restauration et définition du projet

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objectifs de la restauration et définition du projet
OBJECTIFS DE LA RESTAURATION
ET DÉFINITION DU PROJET
Classé Monument Historique dès 1840, le château a bénéficié depuis de nombreuses
campagnes de restauration. Celle en cours actuellement s’inscrit dans la continuité des
travaux réalisés jusqu’à présent. Après les campagnes de restauration des trois donjons de 1986
à 1997 et de restitution des fortifications de la haute cour en 2003, les travaux actuels ont
pour but de rendre dans la mesure du possible son caractère défensif au château. Cet aspect
défensif a parfois disparu ou s’est estompé au cours des siècles et est devenu moins lisible pour
les visiteurs, surtout aux abords de la porte d’entrée (côté ville) et au revers du rempart sud.
Le programme de restauration doit durer cinq ans (2007-2011). Il a été
élaboré à partir du Projet Architectural et Technique présenté au maître d’œuvre, la Ville de
Falaise par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques du Calvados, Daniel Lefèvre.
Avant de proposer son projet, l’architecte a du collecter toutes les informations
historiques sur le site : sources écrites, résultats de recherches archéologiques
et iconographiques, qui, ensemble, lui permettent de visualiser les éléments
architecturaux disparus ou modifiés. Le projet présenté met en valeur les constructions érigées
entre le Xe et le XVIe siècle.
Un exemple de source documentaire exploitable :
l’Atlas Trudaine (1749)
Comme le montre ce plan, les éléments essentiels constitutifs du
château médiéval sont encore en place au milieu du XVIIIe siècle :
à l’est, face à la ville, la Porte Saint-Nicolas (6), dont l’approche est défendue par
une avant cour fortifiée et un pont permettant de franchir le fossé séparant le
château de la ville (c). Au sud et à l’ouest, les murs et les tours de l’enceinte
protégés par les fossés (7 et 9). À leur jonction à l’angle sud-ouest, la Tour de la
Reine (8). Au nord, les donjons (1), la haute cour (2) fermée par un châtelet (3)
(porte fortifiée) et le logis du vicomte, disparu, adossé au rempart (b)
-emplacement de l’actuel bâtiment d’accueil-. Au centre de la basse cour, face au
logis, la chapelle castrale (a), disparue, est aujourd’hui évoquée par une
construction végétale.
Ce plan est le témoignage le plus ancien et le plus fiable dont nous
disposons. La restauration en cours cherche à restituer les principaux éléments
défensifs du château encore existants au XVIIIe siècle, notamment l’avant cour fortifiée
et le franchissement du fossé en avant de celle-ci par une passerelle..

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