Solidarité aveugle

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Solidarité aveugle
Solidarité aveugle
Projet de CRÉATION DU
« CENTRE SPORTIF CÉCIFOOT »
À BAMAKO
Association Libre Vue
SOLIDARITÉ AVEUGLE
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PRÉAMBULE
Par Catherine Cabrol
Photographe engagée, j’ai longtemps cherché à me rapprocher du monde des
aveugles. En 2011, j’ai réussi à provoquer cette rencontre en réalisant des portraits
d’enfants non voyants et mal voyants qui vivent et étudient actuellement à l’U.M.A.V.
(Union Malienne des Aveugles) à Bamako.
Malgré leurs handicaps et des conditions de vie précaires et difficiles, j’ai été touchée
par leur générosité au moment des prises de vues, leur capacité d’engagement,
leur vivacité d’esprit. Tous étaient fiers de participer au projet que je leur proposais,
acceptant de poser en toute connaissance de cause, sachant pertinemment que leur
image d’enfant aveugle serait utilisée et vendue pour soutenir la bonne cause.
Pour la première fois de ma vie, j’ai eu le sentiment de capter la beauté particulière
de ces êtres qui « voient » autrement et acceptent de « se donner » librement, en
confiance.
Grâce à la photographie et à travers l’association « Libre Vue », je cherche à construire
une action solidaire et durable pour ces enfants : la vente de leurs portraits va en
partie financer un programme d’apprentissage et de pratique du « Cécifoot » qui les
concerne directement, filles et garçons.
Mamadou, 11 ans,
classe de 3e année,
non-voyant.
© Catherine Cabrol
En couverture,
de gauche à droite :
Salimata, 8 ans,
classe de 2e année,
mal-voyante ;
Aïcha, 7 ans,
classe de 1re année,
non-voyante.
© Catherine Cabrol
Association Libre Vue
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introduction
Sport universel, le Football est aussi pratiqué par les aveugles depuis plus
de trente ans. Le « Cécifoot » est une discipline à part entière aux Jeux
Paralympiques. C’est un exceptionnel outil de développement personnel, une
école de vie et de dépassement de ses propres limites.
Si cela reste une activité de loisir, c’est en même temps l’opportunité de montrer
une autre image de soi auprès de son entourage et de son environnement social.
Le « Cécifootballeur » entre sur le terrain comme un compétiteur sportif avant
d’être un handicapé.
Portée par l’association « Supporters Solidaires », une impulsion particulière
est en cours pour développer cette discipline sur la terre d’Afrique, afin que
les aveugles de ce continent ne soient plus « hors jeu ». Pour la première fois
depuis sa reconnaissance comme sport paralympique aux Jeux d’Athènes en
2004, le Cécifoot africain sera représenté aux Jeux de Londres en 2012.
Ce projet olympique est aujourd’hui partagé par les aveugles maliens. Les bases
de structuration d’un collectif national seront programmées et construites pour
transformer ce rêve de 2011 en potentielle réalité à Rio en 2016.
Pour former, encadrer et promouvoir cette nouvelle « vie sportive » à l’UMAV,
l’association « Libre Vue » a besoin de partenaires pour la construction d’un
terrain spécifique, la fourniture d’équipements, la formation de cadres de
développement (entraîneurs, arbitres) et l’accompagnement à la réussite du
programme tout au long de l’année.
Issouf, 7 ans,
classe de 2e année,
mal-voyant.
© Catherine Cabrol
Mon travail de photographe est maintenant reconnu. Il a toujours été le reflet
de rencontres humaines fortes. Les quarante portraits de ces jeunes aveugles
témoignent de mon désir de communion avec eux, en implication directe avec
leur réalité. Ces visages porteurs de joie et d’envie de vivre m’ont donné l’énergie
d’entreprendre avec eux et pour eux. Le désir est encore plus fort de les aider à
franchir de nouveaux paliers pour améliorer leurs conditions de vie.
Je crois intensément à l’impact de ces images et au pouvoir de transformation
que ce projet innovant peut générer entre ces enfants et ceux qui peuvent les
aider à pratiquer un sport valorisant.
Ensemble, avec des moyens modestes, la réussite sera au rendez-vous.
Association Libre Vue
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i. Présentation générale du projet
CRÉATION DU
« CENTRE SPORTIF CÉCIFOOT »
À BAMAKO
Résumé
Le présent projet vise à la création d’un Centre Sportif de Cécifoot dans l’enceinte de
l’Institut des Jeunes Aveugles (I.J.A), une école d’éducation spécialisée dépendant
de l’U.M.A.V et se situant dans le quartier de Faladié, à Bamako, capitale du Mali.
L’objectif est d’apporter à de jeunes aveugles en difficulté familiale ou sociale, des
valeurs physiques, morales et intellectuelles fondamentales à leur épanouissement
et à leur réussite.
Pour coordonner l’ensemble des activités sportives, l’Association Libre Vue se propose
d’en organiser le financement avec ses partenaires, tant dans la construction d’un
terrain spécifique que dans la formation et la professionnalisation d’un encadrement
(responsable technique, éducateurs brevetés d’état), ainsi que dans les dispositifs
d’accompagnement à la pratique (fournitures d’équipements, entraînements et
animations pendant l’année scolaire).
Objectifs
• Impulser une nouvelle dynamique à cette école de l’I.J.A qui a besoin de tout,
ouvrant ainsi la porte à d’autres partenaires sociaux publics ou associatifs.
• Transmettre aux enfants aveugles, filles et garçons âgés de 7 à 20 ans, par le
biais d’une animation sportive, des valeurs essentielles à leur développement et
à leur bien-être (respect de soi et des autres, apprentissage de la vie d’équipe,
dépassement de soi).
•
Permettre à ces enfants, par-delà l’animation sportive, de participer à des
programmes d’animation en dehors de l’école.
• Pour les plus âgés, utiliser le sport comme vecteur de cohésion, de lien et d’insertion
sociale.
• Assurer le financement et la viabilité de ce Centre Sportif de Cécifoot sur un premier
cycle de deux ans : une année d’investissement (terrain, matériel et formation) et
une année d’exercice d’exploitation.
De gauche à droite :
Souleyman, 10 ans,
classe de 3e année,
non-voyant.
Mamadou, 6 ans,
classe de 1e année,
non-voyant.
Seydou, 8 ans,
classe de 1e année,
non-voyant.
© Catherine Cabrol
Association Libre Vue
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Association Libre Vue
SOLIDARITÉ AVEUGLE
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LIBRE VUE
L’association Libre Vue a été créée pour que l’Art photographique s’investisse dans des actions solidaires, particulièrement dans le domaine
humanitaire, éducatif et social.
• La photographie engagée contre toutes les formes de violence et
d’injustice à travers le monde.
• La photographie témoin auprès des victimes, valorisant l’image des
personnes malades et déficientes, en situation de précarité ou de
handicap.
• La photographie légitime pour créer le lien.
ii. Origines et description du projet
Les origines
• La photographie utile au service d’un collectif.
L’idée du projet est née dans la cour de récréation avec les enfants, c’est à dire
dans la joie et la bonne humeur, deux qualités qui les caractérisent. L’idée de pouvoir jouer au Cécifoot à l’école de l’I.J.A. s’est propagée à la vitesse de la lumière
dans tous les esprits.
Beaucoup de bras se sont levés ce jour-là, spontanément, les inscriptions ont
commencé, les pointures de tous les pieds présents ont été répertoriées sur papier
et chacun a pu commencer à y croire à sa manière, les paris étaient ouverts pour
l’année prochaine, comme un rêve qui va durer longtemps… Il ne manquait qu’un
« ballon sonore » pour jouer tout de suite au Cécifoot dans la cour de récréation !
• La photographie : outil de partage et de transmission pour sensibiliser le grand public et impliquer les élus, les dirigeants d’entreprises
et les responsables associatifs.
Le déclic du projet, ce sont les portraits de jeunes filles et de jeunes garçons qui
ont tenu à témoigner de leur existence dans cette école pour soutenir ce projet.
Quarante images où l’instantané rencontre l’éternité dans la gravité des sourires, où
chaque cliché est une fenêtre sur une histoire intime, sur des combats douloureux,
des solitudes à vaincre et parfois vaincues. Tous ont essayé de traduire les multiples espoirs qui les animent pour rendre la vie plus belle à l’école, un peu moins
difficile à vivre.
U.M.A.V.
La suite du projet, à travers Libre Vue, c’est de nous engager dans une action qui
leur sera utile et durable dans le temps, en apportant la compétence d’une équipe
professionnelle dans la création et l’organisation d’évènements. De 2005 à 2009,
plusieurs membres adhérents à Libre Vue ont encadré la production et l’organisation technique du Festival « Les Paris Bamako » sur le site de l’I.J.A., parrainé par
les chanteurs Amadou et Mariam.
En 1973, L’U.M.A.V. a créé un institut d’éducation spécialisé pour
les personnes déficientes visuelles (aveugles et malvoyantes). Situé
dans le quartier Faladié à Bamako, l’institut des jeunes aveugles
(I.J.A.) dépend de l’U.M.A.V. et accueille 150 jeunes internes et demi
pensionnaires pendant l’année scolaire. Tous ces jeunes sont atteints
de déficience isolée ou associée à d’autres handicaps.
En 1983, l’U.M.A.V. a également créé une annexe de l’Institut à Gao
pour les enfants des régions de Tombouctou et de Kidal.
En 2010, plus de 80 % des élèves scolarisés à l’I.J.A. ont réussi
leur Diplôme d’Enseignement Fondamental (D.E.F), équivalence du
brevet des collèges, ce qui représente un taux largement supérieur à
la moyenne nationale.
De nombreux élèves de l’I.J.A. sont devenus des « cols blancs ».
Magistrats, professeurs de l’enseignement secondaire, kinésithérapeutes, certains occupent des fonctions importantes dans les
services sociaux, certains sont professeurs à l’école, certains sont
devenus célèbres dans le monde entier… Les chanteurs Amadou et
Mariam sont des anciens élèves qui se sont rencontrés à l’orchestre
de l’I.J.A. Tous sont des exemples de courage et de persévérance
pour les générations qui suivent.
Page précédente, de
haut en bas :
Founé, classe de 4e
année, mal-voyante ;
Mamadou, 6 ans,
classe de 1re année,
non-voyant ;
Fatoumata, 8 ans,
non-voyante ;
Adiaratou, 11 ans,
classe de 5e année.
© Catherine Cabrol
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Description du projet
S’il y a un paradoxe qui frappe d’emblée le visiteur de l’Institut des Jeunes Aveugles,
c’est l’attitude résolument « normale » adoptée par tous ceux qui vivent et étudient
dans cette école pourtant si particulière. Les 150 élèves et leurs professeurs se
croisent selon les emplois du temps de la journée, chacun se déplace à son gré et se
comporte de façon autonome.
Les classes sont parfois agitées, comme partout, les professeurs ont la voix haute
pour maintenir l’attention, la cour de récréation résonne de chants et de cris… Tout
semble apparemment « normal » dans cette école, on hésite à croire que 90 % de
ces étudiants sont aveugles et vivent dans le plus grand dénuement.
Ici, tout se sent au premier abord, les mains se touchent volontiers. Le contact est
sensible à chaque rencontre, tactile. Ici, il y a un rituel à respecter avec les mains,
même si on a la chance d’être voyant, il y a une intimité à établir avec l’autre pour
favoriser l’approche et se laisser guider mutuellement. Ici, même si la démarche est
précautionneuse, les enfants courent dans leurs têtes, le lien est immédiat.
Les valeurs du projet
C’est tout d’abord le sentiment de respect que l’on éprouve pour ces jeunes enfants
aveugles et leurs éducateurs quand on pénètre dans l’enceinte de l’I.J.A.
Respect pour l’œuvre commune qu’ils accomplissent chaque jour avec tant de
volonté et de constance.
Respect de les voir lutter contre l’exclusion et l’ignorance avec autant d’humilité et de
dignité, et si peu de moyens à leur disposition.
Respect devant leur fierté d’apprendre à lire et à écrire malgré le handicap, avec
parfois plus de zèle que des enfants normaux.
Respect devant ce devoir qu’ils ont de réfléchir très tôt à leur survie, de calculer
dès la petite enfance, afin d’échapper peut-être à leur destin de dépendance et de
mendicité plus tard, grâce à l’instruction et au savoir.
Les actions pour réussir le projet
ANTENNE LIBRE VUE BAMAKO
CRÉATION D’EMPLOIS
La création d’une antenne de Libre Vue
à Bamako, avec un bureau d’accueil et
un local de stockage. Cette antenne sera
gérée financièrement par les membres
délégués de Libre Vue et techniquement
par un encadrement malien, compétent
pour veiller au matériel et entretenir les
installations à l’année.
L’emploi d’éducateurs maliens formés
aux entraînements de ce sport et à
l’accompagnement sportif de ce public
spécifique. Des hommes et des femmes
ayant acquis le certificat d’entraîneur
de Cécifoot auprès de l’association
Supporters Solidaires. Des éducateurs
sachant parler échauffement, relaxation,
musculation, technique individuelle et
tactique collective, capables de diriger
l’équipe pendant les matchs, avec
autorité et psychologie.
TERRAIN
La création des conditions techniques de jeu, c’est-à-dire la
construction d’un terrain spécifique à la pratique du Cécifoot
(cf Annexe, Les enjeux du Cécifoot).
Les espaces possibles ne manquent pas dans l’enceinte de
l’I.J.A. L’investissement est de taille : le fait de viabiliser la terre
sur une superficie égale à celle d’un terrain de handball (30 m
par 50 m) nécessite des engins et du personnel pour travailler
le sol. La mise en œuvre devra respecter les conditions locales
de construction et l’utilisation de matériaux locaux.
ÉQUIPEMENT
La fourniture de matériel d’équipement
et de protection : des chaussures et des
chaussettes de différentes pointures,
des protège-tibias, des maillots et des
chasubles pour que les spectateurs
s’y retrouvent entre les joueurs, des
bandeaux pour recouvrir les yeux
des joueurs et équilibrer les degrés
de cécité, des bips sonores derrière
les buts, des sifflets pour les arbitres,
des porte-voix pour les entraîneurs et
surtout des ballons sonores, comme
une cerise sur le gâteau, pour que tout
le monde se prête au jeu en y croyant
dur comme fer.
RÉUNIR
L’ambition de ce projet est d’accueillir
beaucoup de monde grâce à cette
nouvelle activité sportive et ludique.
Au Cécifoot, à part les gardiens de but
qui sont voyants, chaque joueur doit
porter un bandeau sur les yeux. Avec
l’accord des joueurs, une personne
voyante peut aussi entrer en jeu avec
ce bandeau. L’effet est immédiat pour
harmoniser les chances et se retrouver
au niveau de ses partenaires, d’égal à
égal face aux adversaires.
CRÉER LE LIEN
L’appropriation de ce lieu et de cette
pratique par les enfants eux-mêmes,
créant ainsi un véritable engouement
tout au long de l’année scolaire et
générant l’enthousiasme à long terme,
ciment de la réussite du projet.
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iii. Descriptif technique du projet
La magie de ce projet,
c’est que chacun pourra se sentir
concerné par ce terrain.
C’est tout un quartier qui va
pouvoir s’ouvrir à cette nouveauté,
toute une ville peut-être ?
Ce qui nous promet de bruyants
attroupements autour du terrain,
des parties de fou rire et des
commentaires hauts en couleur
pendant les matchs !
Moyens humains
L’antenne Libre Vue à Bamako est composée d’un membre adhérent de Libre Vue
délégué à l’année (Chef de projet) et d’un encadrement fixe de deux personnes
maliennes (Responsable d’équipement et technicien). Ces trois personnes
organisent le transport, l’utilisation et l’entretien du matériel et participent au bon
fonctionnement de l’ensemble des activités proposées par le Centre.
De plus, trois fois par semaine, les activités du Cécifoot sont encadrées par deux
éducateurs sportifs maliens brevetés. Ces éducateurs (animateurs) sont présents
chaque semaine, les lundis (catégorie 17 à 20 ans), les mercredis et les vendredis
(catégories 7 à 10 ans, 11 à 13 ans et 14 à 16 ans) pour organiser les séances
d’entraînement.
Un total de 12 heures d’animation par semaine sera donc proposé au cours de
l’année scolaire, de septembre à juin.
Le reste du temps, le terrain reste librement accessible aux enfants, mais aucune
animation n’est effectuée.
Moyens techniques
Le Centre Sportif Cécifoot sera constitué d’un terrain en terre tamisée de 1500 m2
(30 m par 50 m), situé au cœur de l’enceinte de l’Institut des Jeunes Aveugles, sur
un terrain libre mis à disposition par la direction de l’U.M.A.V.
Au-delà de la réalisation du terrain lui-même, le fonctionnement du centre nécessite
la mise à disposition d’une certaine quantité et qualité d’équipements sportifs. Ce
matériel dont il faudra disposer est associé aux activités de nombreuses entreprises
produisant des équipements sportifs, spécialisées ou non dans le matériel pour
aveugles.
Concernant l’acquisition de ce matériel, il y a de multiples formes de partenariats à
proposer aux entreprises en terme d’image, un pôle de compétences et de solidarité
à exposer en échange de marchandises, une grande place à prendre dans le cœur
des enfants.
Des budgets de fonctionnement sont également à prévoir :
- pour couvrir les frais liés à la mise en place de transport et d’hébergement pour les
jeunes aveugles de l’Institut de Gao, que nous inviterons de façon régulière ;
- pour l’organisation des matchs en fin de trimestre et pour la participation de certains
jeunes aux programmes de rencontres animés par le Centre ;
- pour la location et l’équipement d’un bureau d’accueil et d’un local de stockage.
Association Libre Vue
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Calendrier
de réalisation
septembre
à décembre
2011
janvier à mai
2012
juin à août
2012
septembre
2012
• Création d’un Site Internet et mise en vente des portraits photographiques aux
particuliers, aux entreprises, aux institutions.
• Mise en place du projet avec les partenaires financiers, la direction de l’U.M.A.V,
de l’I.J.A, de la ville de Bamako.
•C
onstruction d’un projet solidaire impliquant la communauté périphérique
de l’école pour la réalisation du terrain. Cette étape permettra d’asseoir
des conditions d’adhésion au projet de la population locale, le sentiment
d’appartenance dans le quartier Faladié.
•C
onstruction et équipement du terrain.
• L ocation et équipement d’un bureau avec un local de stockage.
•R
ecrutement et engagement du personnel d’encadrement.
•F
inancement de la formation de deux éducateurs sportifs, par le biais de stages
organisés par l’association « Supporters Solidaires » et débouchant sur des
certifications d’entraîneurs de Cécifoot.
•O
uverture du « Centre Sportif de Cécifoot » à Bamako.
• Inauguration du terrain, en présence des autorités de la ville et de l’école,
parrainée par des anciens élèves et des sportifs célèbres, voyants et non-voyants.
Awa, 13 ans,
classe de 4e année,
mal-voyante.
© Catherine Cabrol
Parallèlement, tout au long de cette année, nous aurons à établir des contrats
d’association avec des entreprises dans divers domaines :
- les équipements sportifs ;
- le matériel sportif spécifique aux non-voyants ;
- la formation des éducateurs sportifs ;
- les voyages et les hébergements ;
- l’importation et le transport de matériel.
Partenariat avec des entreprises mais également avec des institutions, des
associations internationales, des fondations engagées elles aussi à combattre le fléau
de la misère dans le monde et désireuses de s’associer à notre action.
Association Libre Vue
SOLIDARITÉ AVEUGLE
Association Libre Vue
SOLIDARITÉ AVEUGLE
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IV. ÉVALUATION ET ÉVOLUTION DU PROJET
V. Nos soutiens
LES RÉSULTATS ATTENDUS
ET LES MOYENS D’ÉVALUATION
Hellen Keller International
Ce Centre Sportif de Cécifoot permettra à 150 jeunes de participer tous les lundis,
mercredis et vendredis à une animation gratuite, encadrée par 2 éducateurs sportifs,
salariés par Libre Vue.
Nous souhaitons nous doter d’outils de suivi et de mesure de ces actions :
• Statistiques de suivi hebdomadaire de la fréquentation du centre : le nom
des jeunes participant à chaque séance permettant de suivre, au-delà de la
fréquentation totale, le turnover, le taux d’assiduité, le niveau de fidélisation. Autant
d’indicateurs permettant de contrôler que l’objectif de continuité est atteint.
•F
iches de suivi individualisés des enfants permettant au niveau collectif, une
cartographie des populations touchées et au niveau individuel, le bon suivi des
actions entreprises (participation du jeune à d’autres animations de Libre Vue).
« Seuls, nous accomplissons bien peu mais ensemble,
nous pouvons faire tellement plus. »
Helen A. Keller (1880 – 1968)
Dénommée HKI, cette O.N.G a pour but de sauver la vue et la vie des personnes les
plus vulnérables. Elle a pour mandat d’assurer un appui institutionnel et technique à
des partenaires dans le domaine de la lutte contre la cécité.
Sport dans la ville
Cette association met en place des Centres Sportifs de football et de basket dans
les quartiers en difficulté de la région Rhône-Alpes. Elle intervient avec nous dans la
création et le suivi du contenu pédagogique.
LES PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION
DU PROJET
Au cœur du projet, le terrain est le point de ralliement régulier des enfants, un lieu
de rencontre, de contacts et d’échanges, l’endroit où se détectent les difficultés et
les besoins de certains jeunes. L’objectif du « Centre sportif de Cécifoot » de Bamako
est de pouvoir accompagner les enfants dans la durée.
Il s’agit d’offrir aux plus jeunes, dès l’âge de 7 ans, un lieu privilégié pour pratiquer un
sport dans les meilleures conditions et leur faire passer un certain nombre de valeurs
fondamentales à leur évolution.
Ensuite, dans deux ans, l’évolution et la viabilité du projet de Bamako nous amènera
à proposer la création d’un même Centre Sportif Cécifoot à Gao, dans le nord du
Mali.
Supporters Solidaires
Cette association s’est donnée pour mission la transformation du regard sur les
situations de handicap. Par les projets qu’elle imagine et met en place dans différents
pays, par sa capacité reconnue d’ingénierie et de développement de projets, par son
savoir-faire dans les domaines des sports pour déficients visuels, elle est un appui
important pour la réussite de notre projet.
Elle s’est donnée pour mission le développement du Cécifoot dans le monde et plus
particulièrement en Afrique. Elle est reconnue par les organismes internationaux
dans cette mission spécifique.
ANNEXES
A. Site internet et vente des photos
B. Les enjeux du Cécifoot
C. Presse : Les bleus, champions d’Europe 2011 de Cécifoot
D. Présentation de Catherine Cabrol
Djibril, 14 ans,
classe de 9e année,
mal-voyant.
© Catherine Cabrol
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B. LES ENJEUX DU CÉCIFOOT
L’esprit du jeu
Le Cécifoot est un langage pour jouer ensemble, un moyen de construire une démarche mutuelle.
L’espace du terrain offre ce nouvel univers à l’enfant aveugle. Lui, si précautionneux d’habitude, si prudent
par nécessité, lui pour qui tout changement est susceptible de danger, il se sent libre de s’exprimer dans
cet espace délimité et plat, où chaque corps étranger est aussi en mouvement.
Chaque joueur est pourtant un obstacle en puissance pour l’autre, mais grâce aux codes de bonne vie
qui sont établies, par le respect essentiel qu’ils entretiennent tacitement, les voilà tous lancés comme des
poissons vifs à la poursuite d’un objectif, encore fragiles certes, mais joyeux et en pleine fluidité.
L’entrée en jeu
Dans cet univers du possible, la maîtrise de l’environnement sonore revêt une importance particulière. Le
« Cécifootballeur » doit choisir ses priorités parmi les sources d’information variées. Il faut canaliser le son
du ballon et des bips sonores placés derrière chaque but, situer le positionnement de ses partenaires et
détecter le déplacement des adversaires, tout en gardant une oreille attentive pour percevoir et appliquer
les consignes prodiguées par le gardien de but, l’entraîneur et le guide.
A. Site internet et vente des photos
des VISAGES et des ailes
Aide à la création du Centre Sportif Cécifoot à Bamako
L’association Libre Vue propose de financer en partie la réalisation de ce projet grâce à la vente des portraits
de ces enfants aveugles et malvoyants.
Acheter un tirage encadré et signé par Catherine Cabrol, c’est d’abord adhérer à l’Association Libre Vue et
participer activement à la création de ce Centre Sportif Cécifoot à Bamako.
Donner de l’argent en échange de ces visages, c’est leur offrir des ailes sur le terrain.
Soutenez notre action sur le site librevue.org
Cet outil multimédia s’adresse aux particuliers, aux entreprises, aux institutions.
Bamady, 9 ans, mal-voyant.
Fatoumata, 6 ans, non-voyante.
© Catherine Cabrol
© Catherine Cabrol
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Les règles du jeu
Le terrain de jeu
Le Cécifoot est l’adaptation du Football pour les personnes en situation de cécité.
Pour le pratiquer sans danger, certains aménagements sont nécessaires :
Pour assurer les conditions techniques de jeu, le Centre Sportif Cécifoot de Bamako doit se doter d’un outil
performant pour avancer dans la durée, c’est à dire d’un terrain viabilisé en terre avec des aménagements
spécifiques à la pratique du Cécifoot.
Le terrain
• La dimension du terrain est de 30 m par 50 m.
Le temps de jeu
• Deux mi-temps de 25 minutes.
Le matériel
En dehors du matériel et de l’équipement sportif, ce qui va surtout marquer les esprits, c’est le choix
de construire des rebords en terre pour délimiter l’aire de jeu. Ni trop haut, ni trop épais, ces rebords
représentent une protection mais aussi un obstacle pour les joueurs, c’est surtout le moyen de conserver le
ballon et permettre une grande fluidité de jeu, il faut même jouer avec pour tromper l’adversaire.
La conception de ces rebords fait l’objet de discussions avec des professeurs de gymnastique de l’I.J.A.
et des dirigeants de l’U.M.A.V. qui se sont engagés à soutenir le projet (hauteur de protection, choix des
matériaux…). D’ores et déjà, dans l’esprit de tous, pour que ce projet devienne réellement solidaire, les
travaux de construction devront être confiés à des artisans locaux, travaillant la terre à l’ancienne.
• Le ballon est sonorisé à l’aide de grelots.
• Les buts sont de la même dimension qu’au handball, soit gonflables, soit munis de protections sur les montants.
• Des bips sonores sont installés derrière les buts pour les localiser.
• Des barrières sont placées le long des deux lignes de touche pour aider à la conservation du ballon.
• Une ficelle équipée de grelots est disposée sur le pourtour du terrain.
Guide
Les équipes
• Chaque équipe est composée de 4 joueurs de champ et d’un gardien de but (voyant). L’entraîneur et le
Zone défensive
Zone entraîneur
Zone guide
guide sont des personnes valides (voyantes) qui encadrent le jeu des pratiquants. Le gardien de but dirige
la zone défensive, l’entraîneur se charge du milieu de terrain et de l’attaque, et le guide, situé derrière le
but adverse, aide à la finition.
Le hors jeu
• L’arbitre ne siffle pas de hors-jeu comme au football, puisqu’il n’y en a pas au Cécifoot.
Le signalement
• Dans la pratique du jeu, chaque joueur est tenu de signaler son déplacement vers le porteur du ballon : il
doit crier « VOY » (« j’arrive » en espagnol), sinon il est sanctionné par un coup franc (carton jaune). On
crie beaucoup pour se situer lors d’un match, également pour se guider mutuellement et se repositionner.
Les cartons jaunes
• Les cartons jaunes se comptabilisent en fautes individuelles et collectives, comme au basket.
• Au bout de trois fautes collectives, une équipe est sanctionnée par des coups francs tirés à 9 mètres et sans mur.
• Dès son cinquième carton jaune, le joueur est exclu. Son remplaçant ne peut entrer en jeu qu’après 2
minutes d’infériorité numérique.
Le but du jeu
La réalisation de ce terrain unique en son genre sera l’occasion de créer un véritable lien de confiance avec
les enfants, l’encadrement de l’école et la communauté environnante, en utilisant toutes les compétences
du quartier Faladié.
Notre capacité d’écoute, notre volonté d’obtenir le plus large consensus entre tous, notre promesse de
dégager des fonds à l’année pour l’entretien de ces installations, notre fidélité à la parole donnée, seront
déterminants pour entraîner l’adhésion et convaincre de notre attachement à réaliser pleinement les choses.
L’élaboration de ce terrain avec ses fameux rebords restera à jamais comme notre signature.
Le souci du détail et la qualité de finition aideront à renforcer le caractère précieux du lieu.
L’endroit à protéger deviendra protecteur et réciproquement.
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C. PRESSE
équipe en leur indiquant leur position par rapport au but ou bien encore l’angle de tir à adopter.
Handisport : les Bleus du cécifoot conquièrent l’Europe
LEMONDE.FR | 04.10.11
Au cours des deux mi-temps de vingt-cinq minutes, l’interactivité entre les athlètes valides et les déficients visuels est permanente : « Un exemple de partage et de mixité », selon Julien Zelela. Ce dernier
se félicite des progrès effectués en France quant à la pratique du cécifoot : « La première association
de cécifoot s’est créée en 1987 à Saint-Mandé. Officiellement, le sport est apparu à la fédération handisport en 1998 et la discipline a été admise aux Jeux paralympiques en 2004 à Athènes. On évolue
bien même si malheureusement on ne peut pas dire que la France soit un pays de sport. Mais le succès est là, d’ailleurs toutes les places de cécifoot pour les Jeux paralympiques de Londres ont déjà été
vendues, ce qui n’est pas le cas de tout les handisports. »
Comme les Jeux olympiques, le championnat d’Europe de cécifoot a lieu tous les quatre ans et les
pays représentés sont pour la plupart imprégnés de la culture du football : outre la France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Russie et la Turquie – organisatrice de l’événement
– étaient au rendez-vous cette année. Hormis la Turquie, toutes ces nations ont pour point commun
d’avoir déjà remporté un Euro de football. Pas un hasard donc que le cécifoot se développe là où le
football est roi. Autre exemple, le champion du monde en titre n’est autre que le Brésil. Un parallèle
que l’on retrouve également à travers le mimétisme des équipes de cécifoot avec leurs homologues
du football dans le jeu proposé. Ainsi Julien Zelela explique que « l’équipe d’Angleterre a tendance à
pratiquer le kick and rush, c’est-à-dire à jouer long en essayant de trouver directement leur attaquant
de pointe, l’Espagne joue tout en technique et en toque (passes courtes et rapides) alors que les Italiens ont la culture de la défense ».
Toussaint Akoweh, entraîneur, donne des instructions aux joueurs David Labarre et
Frédéric Villeroux de l’équipe de France de cécifoot AFP/GEORGES GOBET
Le « cécifoot », soit la contraction de cécité et football. Un handisport dans lequel les Français n’oublient pas de briller. Lundi à Aksaray en Turquie, les Bleus ont remporté en finale face à l’Espagne (1-0)
leur second titre consécutif de champion d’Europe et, par la même occasion, composté leur billet pour
les Jeux paralympiques de Londres, qui se dérouleront l’été prochain. Une performance de haut vol qui
attire l’attention sur une discipline où voyants et non-voyants mouillent le même maillot.
S’il est l’adaptation du « futsal » pour aveugles et malvoyants, le cécifoot se pratique sur un terrain…
de handball. Il est délimité par des barrières d’un mètre vingt, « pour permettre au ballon d’être constament en jeu et rendre celui-ci plus vif et dynamique », explique Julien Zelela, directeur de la commission technique fédérale de cécifoot et lui même non voyant. Pour rythmer le jeu justement, un ballon
sonore composé de petites billes métalliques, qui émettent un son de maracas, met les joueurs au
diapason. Une invention de prisonniers brésiliens, qui pour assouvir leur passion malgré leur handicap
et l’incarcération ont mis au point ce système de sphère sensorielle.
LA FRANCE RÈGNE SUR L’EUROPE
Autre originalité de ce sport : si pour chaque équipe le gardien de but est voyant, les quatre joueurs de
champ sont aveugles ou malvoyants. Pour maintenir une parfaite équité, ces derniers doivent porter
un pansement oculaire doublé d’un bandeau. Interdiction aux dix acteurs de toucher à cet assemblage
sous peine de carton jaune ou rouge. Sur un terrain de cécifoot, pas le droit de voir mieux que les
autres. Par ailleurs, tout joueur convoitant le ballon est tenu d’en avertir son porteur par un signal vocal
prédéfini (en criant « voy », prononcer « voille ») avant chaque duel. Ces règles strictes de signalement
visent à anéantir toute confusion liée au handicap physique des joueurs. Enfin, chaque équipe profite
des indications d’un « guide » placé derrière le but adverse et chargé d’orienter les attaquants de son
Cette année, l’équipe de France a dominé l’Allemagne et l’Italie en phase de poule avant de vaincre
le pays hôte (2-0) puis l’Espagne en finale (1-0). « Sur cette édition le niveau était particulièrement relevé, poursuit le directeur technique fédéral de cécifoot. L’ancien footballeur international camerounais
Samuel Ipoua [passé par l’OGC Nice ou encore l’Inter Milan] est venu assister au tournoi, lorsqu’il a
vu les matches il était extrêmement surpris du niveau de jeu, de la vitesse, il ne pensait pas que cela
serait si proche du football. »
OBJECTIF LONDRES EN 2012
Deux mois après l’Euro de football et une semaine après le tournoi olympique, l’équipe de France de
cécifoot participera aux Jeux paralympiques de Londres (du 29 août au 9 septembre 2012) avec un
statut de champion d’Europe à défendre. D’ici là, un partenariat entre la Fédération française handisport et la Fédration française de football pourrait se concrétiser. Il favoriserait le développement de la
discipline en insistant sur la formation, le haut niveau et en intégrant des sections cécifoot dans les
clubs de la Ligue.
Un soutien non négligeable pour la promotion de ce sport dans le pays, même si Julien Zelela regrette qu’à l’instar des autres disciplines handisport, les moyens financiers restent très limités : « Les
joueurs de l’équipe de France ont tous un statut d’athlètes de haut niveau mais ils restent des sportifs
amateurs. En dehors de ces compétitions, ils ont une vie, il y a des étudiants, certains veulent devenir avocats, il y a un informaticien, un accordeur de piano… On a progressé sur le fait que les gens
s’investissent pleinement mais derrière c’est dommage qu’il n’y ait pas plus d’accompagnement. Cela
serait bien que certaines entreprises privées nous rejoignent, car même après un titre de champion
d’Europe, je ne peux pas offrir aux joueurs une petite prime. »
Loin des émoluments des footballeurs professionnels, les joueurs de l’équipe de France vont maintenant entamer la préparation des Jeux paralympiques. L’effectif se rassemblera en janvier puis rejoindra l’ensemble de la délégation à Lille au mois d’août pour un ultime stage d’entraînement. Toujours
plongé dans l’obscurité, dansant avec le ballon, au rythme des maracas.
Corentin Rocher
Association Libre Vue
SOLIDARITÉ AVEUGLE
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Blessures de femmes
Série de 30 portraits de femmes victimes de maltraitances.
Expositions :
2006 - 2011 : Exposition itinérante en région parisienne puis dans toute la
France dans les mairies, préfectures, centre culturels accompagnée de conférences et débats autour de la question des violences faites aux femmes.
D. Présentation de Catherine Cabrol
CATHERINE CABROL
Films :
Blessures de femmes (20 films de 1’30)
20 témoignages bouleversants sur la maltraitance des femmes.
J.L.A. Productions, 2005 - Diffusion en janvier 2005 sur Canal +.
PHOTOGRAPHE & REALISATRICE
Des Années pour des secondes
Reportage sur l’entraînement de 20 sportifs en collaboration avec Adidas.
Expositions :
2008 : Place de la Défense, Studio Rouchon, Novotel « les Halles ».
Livre :
Des Années pour des secondes, Éditions Atlantica, avril 2008.
(En préparation : « Des Années pour des secondes » documentaire multimedia pour les JO 2012 en partenariat avec l’INSEP, le Ministère des Sports et
Adidas.)
Catherine Cabrol développe des projets personnels depuis
plus de vingt ans. Photographe et réalisatrice, elle cherche à
explorer l’âme humaine avec justesse et sincérité. Catherine a
ce besoin d’échange et de partage avec les personnes qu’elle
photographie, pour mieux révéler ce qui la touche, ce qui la
révolte, ce en quoi elle croit profondément. Propos légers ou
sujets graves, son travail est engagé.
Survies
© Catherine Cabrol
Portraits d’hommes et de femmes ayant vécu un traumatisme lié à un accident de la route.
Il s’agit de traiter le thème des accidents de la route sous un angle nouveau,
en ne montrant pas d’images « choc » de blessés, ni de tôles froissées, en ne
citant aucun chiffre catastrophique, en ne jouant pas le jeu de la peur… Nous
avons choisi une approche humaine, tendre et directe.
Expositions :
Mai 2010 à fin 2011 : Place de la défense, Préfecture de Bobigny et itinérante
dans toute la France.
Esprits de familles
Athletic Mode
Série de portraits d’athlètes français à la chambre photographique.
Réalisation d’une série de portraits sur le thème de la mode et du sport à
l’occasion des JO d’Athènes. Conception et création de 12 tenues olympiques
uniques portées par 12 athlètes internationales.
Réaliser des portraits simples, purs et profonds, pour capter l’âme, l’attitude,
le regard, l’émotion de chaque sportif.
Révéler l’esprit d’équipe en photographiant des familles de sportifs.
Créer un véritable panel des hommes et des femmes qui représentent le sport
français d’aujourd’hui et de demain.
Exposition :
Juin, Juillet 2004 : Vitrines des Galeries Lafayette, Bd Hausmann, Paris.
Exposition :
Septembre 2010 : INSEP, Paris 12e - Nouveau Complexe.
(Nouvelle exposition en préparation pour fin 2011.)
Solidarité aveugle
Entre metteurs en scène
Reportage et portraits à l’UMAV (Union Malienne des Aveugles) à Bamako
(Mali).
Portraits de plus de 50 metteurs en scène à travers le monde.
Expositions :
Galerie Debelleyme, Paris - Rencontres de Beaune - Le Bon Marché - Festival du Cinéma Européen à Osaka - UGC Ciné Cité, UGC Bercy - Croisière du
Cinéma sur le Mermoz - Festival de Chalon-sur-Saône - Festival de Cannes.
La vente de ces portraits finance en partie la création du centre sportif Cécifoot de Bamako.
(En préparation fin 2011, ouverture pour 2012)
Sport dans la Ville
Elle s’appelle Sabine
Depuis sa création en 1998, Catherine Cabrol est engagée au sein de cette
association qui utilise le sport comme vecteur de cohésion sociale et d’insertion professionnelle.
Film de Sandrine Bonnaire (86’)
Collaboration à l’écriture et à l’image. Productions Mosaïque Films
Diffusion France 3, distribution Cinéma Les Films du Paradoxe
Prix de la Critique Internationale, Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2007.
Expositions :
2000-2010 : Plus de 10 expositions à Lyon et à Paris à l’occasion des dîners
de Gala de l’association dans des lieux prestigieux tels que l’Elysée, le Sénat,
le Quai d’Orsay...
Livre :
Grandir, Éditions Atlantica, mai 2008.
Films :
10 films institutionnels réalisés entre 2000 et 2010, Pema Productions.
© Catherine Cabrol
© Catherine Cabrol
Livre :
Entre Metteurs en Scène, Éditions du Collectionneur, 2002.
Contact :
LIBRE VUE | 118 rue Édouard Maury 94120 Fontenay sous Bois | France
tél : + 33 (0)1 48 75 71 06 | fax : + 33 (0) 1 48 75 23 89
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