Rester dans la course mondiale - troisième révolution industrielle et

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Rester dans la course mondiale - troisième révolution industrielle et
la lettre
L’information économique en Pays de la Loire et Bretagne
supplément spécial TRIA 24 novembre 2014
atlantique presse information
Rester
dans la course mondiale
index
Ageneau 8
Agri Biométhane 3
En dépit de difficultés
économiques dans les pays
industrialisés, ce n’est pas tant
une crise de confiance que
nous vivons mais bien plus
une mutation profonde qui
questionne nos organisations
et notre modèle de croissance
pour demain. Parties du
constat que nos territoires foisonnent d’initiatives, de forces vives
et qu’un changement était à portée de main à condition de l’impulser
collectivement, les chambres consulaires ont pris à bras le corps
l’accompagnement des entreprises en lançant la Troisième Révolution
Industrielle et Agricole en Pays de la Loire.
Agrinnov 7
Alstom 2
Armor
10
Arti’bain
9
Bobcat France 9
Carène
10
Cesbron
8
Cetih 9
Chambres d’agriculture 7
Drive fermier 10
EPC démolition 11
Ferme de Derval 8
Inspirée des travaux de prospectivistes dont Jeremy Rifkin, Edgar Morin
et Alvin Toffler, cette démarche est capitale pour rester dans la course
mondiale. Nous devons diminuer par 4 nos émissions de gaz à effet
de serre d’ici 2050 et ce défi doit être abordé commune opportunité
et non comme une contrainte. La problématique est mondiale mais
les actions sont locales et ne se feront pas sans la mobilisation générale
des entreprises et du monde agricole, notamment dans notre région.
Gautier
8
Grolleau 6
Laval 2
Label RGE 4
LC Ecovalor 10
LDC 4
Notre objectif est d’inscrire l’économie des Pays de la Loire comme
un fer de lance de la 3 e révolution autour de 3 priorités : mobiliser
les entreprises pour répondre aux enjeux de transition énergétique,
écologique et numérique ; tracer une vision à long terme pour orienter
les efforts de compétitivité et d’innovation vers une croissance nouvelle
soutenable et porteuse d’emplois ; s’engager concrètement dans cette
refondation de l’économie en lançant à court terme des dispositifs
innovants vers la TRIA.
Leroux & Lotz 2
Nous ambitionnons ainsi d’ici 2020 de placer les Pays de la Loire parmi
les 3 premières régions productrices d’énergies renouvelables, et
d’accompagner plus de 30 000 entreprises dans leurs mutations afin de
devenir des références dans ce nouveau contexte. Plus de 100 projets
sont déjà amorcés par les réseaux consulaires et chaque entreprise peut
intégrer et amplifier cette démarche. Rejoignez-nous !
Posson packaging bruno hug de LARAUZE - Président de la CCI Pays de la Loire
Macoretz 11
Mayenne bois énergie 3
Mission Hydrogène 5
Nantes métropole 6
Solar Décathlon 4
Port Nantes - Saint-Nazaire 6
8
Répar’acteurs 10
Restoria 11
Schéma de méthanisation 3
STX France 2
Sydev 85 5
Systovi 2
Terrena 7
Tronico 5
www.agence-api.fr
énergies renouvelables
44 • STX
3 questions à Laurent Castaing,
directeur de STX France
44 • Systovi
R-volt, nouvelle star de Systovi
Quel est votre projet dans les EMR ?
L’usine Anemos, qui sera achevée
au printemps 2015 à SaintNazaire, fabriquera des fondations
métalliques, des pièces de transition
et des sous-stations électriques pour
les champs d’éoliennes offshore.
L’investissement s’élève à 20 M€.
Quel est l’ampleur du marché ?
© DR
R-volt est le nouveau produit phare
de Systovi, PME de Saint-Herblain
spécialisée dans les panneaux solaires. Ce
produit « permet de générer de l’air chaud,
contribuant ainsi à faire diminuer la facture
de chauffage et d’alimenter une structure
en eau chaude. La ventilation permet
d’améliorer la qualité de l’air », résume
Pascal Janot, PDG de Systovi
(57 salariés. Les ventes escomptées
permettront de rentabiliser l’investissement
d’1 M€ réalisé pour développer
R-volt, avec le concours de BpIfrance.
R-volt soutiendra la croissance de Systovi
qui approchera les 20 M€ de chiffre d’affaires cette année, en hausse de 28,5 %.
53 • Laval
Laval se chauffera avec les déchets
de Séché environnement
Ce sera une véritable usine du futur avec des ateliers ultramodernes qui déploieront des moyens et des méthodes de production
de pointe alliant numérique, automatisation et standardisation. Ce
projet permet de montrer aux donneurs d’ordres que nous disposons
des moyens industriels et sommes prêts à répondre à leurs besoins.
44 • Alstom
Nantes accueillera la base EMR
de General Electric-Alstom
44 • Leroux & Lotz
la lettre api
© Alstom
Biomasse : un contrat de 310 M€
pour Altawest
2
Nous visons des marchés dans toute
l’Europe. Il y a actuellement quelques
centaines de millions d’euros en appel d’offres. L’enjeu, pour STX
France est d’atteindre 20 à 30 % de son chiffre d’affaires dans ses
EMR à l’horizon 2020, soit près de 200 M€, ce qui est considérable.
Des choses vont se décider dans les six mois et l’on peut s’attendre
à des décisions en janvier 2015.
À quoi ressemblera votre usine ?
Coriance et Séché environnement vont
étendre et gérer à Laval le réseau
de chauffage urbain de la ville grâce
à l’énergie provenant de la valorisation
de biogaz et des combustibles solides de
récupération (CSR) fabriqués par Séché
à Changé. Ce dernier disposera donc d’un
nouveau débouché pendant la période
hivernale pour son énergie thermique de
récupération. D’une durée de 20 ans, le
contrat de délégation de service public prévoit de porter le réseau de 35 000 MWH/an
à 75 000 MWH/an. 17 M€ seront investis
en 2015 et 2016 dans ce projet.
Altawest confirme son emprise sur le
marché de la biomasse, domaine sur
lequel sa filiale nantaise Leroux et Lotz est
en pointe. L’industriel a finalisé fin-2013
le contrat de construction et d’exploitation
d’une centrale biomasse à Brignoles,
au cœur de la forêt varoise, un chantier
d’une valeur de 310 M€ sur 22 ans.
Confiés à Inova, filiale ingénierie d’Altawest
(92), les travaux s’achèveront en février
2016. D’une puissance électrique de
21,5 MW, l’unité engloutira chaque année
185 000 tonnes de bois forestier, sous
forme de plaquettes, et pourra alimenter
en électricité plus de 30 000 ménages.
France
L’axe Nantes SaintNazaire consolide sa
place dans les énergies
marines. En plus de la
R&D sur les éoliennes,
posées ou flottantes, et les
hydroliennes, la métropôle
se prépare à accueillir
les fonctions de direction
générale et commerciale
de la co-entreprise General Electric-Alstom dans les énergies
marines. Il s’agit là d’un siège à vocation mondiale. Il donnera lieu
à la construction d’un quatrième « Technocampus » devant ouvrir
en 2017 à Bouguenais, près de Nantes. Sous maîtrise d’ouvrage
du conseil régional des Pays de la Loire, il sera dimensionné pour
accueillir 400 à 450 personnes. A elles-seules, les équipes R&D de
GE-Alstom devraient atteindre 250 salariés, tandis que les fonctions
de direction rassembleront « plusieurs dizaines de personnes.» Le
projet devrait être combiné avec le futur centre de supervision des
parcs éoliens en mer annoncé par EDF Energies nouvelles. 24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
énergies renouvelables
85 • Agri
Biométhane
En Vendée, il y a du biométhane dans le gaz
À Mortagne-sur-Sèvre, le réseau de GRDF reçoit depuis le 18 avril
2014 du « gaz vert » issu de la valorisation de lisiers de quatre élevages locaux (laitiers, avicole et porcin). L’installation de méthanisation est la 4 e du genre en France et la première dans l’Ouest. Elle
appartient à l’entreprise Agri biométhane fondée par les dix agriculteurs. Le site permettra de traiter chaque année 15 000 T d’effluents
agricoles et 6 000 T de déchets agroalimentaires. À la sortie, une
injection de biométhane dans les conduites de GRDF qui devrait
atteindre d’ici à 2015 les 65 normaux mètres cubes par heure,
soit la consommation annuelle de 500 foyers (1 500 personnes). Et
l’essentiel du produit restant (digestat) est épandu sur les parcelles,
supprimant l’équivalent de 75 T d’engrais chimiques. La dépense s’élève à 3,4 M€ dont un tiers de subventions
(Ademe, UE, Agence de l’eau, département) avec un retour sur investissement attendu sur 8 à 9 ans.
53 • Du
bois local
Mayenne bois énergie poursuit sa progression. La Scic
(coopérative), fondée en 2008, atteindra cette année un volume
de 4 000 tonnes, pour 28 chaufferies dont, par exemple la maison
de retraite de Gorron ou le lycée agricole de Laval. En 2012, elle
produisait 1 400 tonnes pour 14 chaufferies. L’entreprise (400 k€ de
CA, 2 salariés) compte désormais plus de 70 fournisseurs de bois,
principalement des agriculteurs. La Scic a élargi son action au
deux tiers du territoire de la Mayenne mais l’échelle locale reste
le maître mot, avec des circuits d’alimentation et huit plateformes
locales, ainsi que des clients de proximité. « L’objectif étant de
créer de l’emploi localement et de garder la valeur ajoutée sur le
territoire », souligne Emmanuel Lelièvre, le gérant. L’autre objectif est de valoriser une ressources pérenne, sans
affecter le patrimoine boisé. Qui plus est, 10 à 20 % des volumes sont traités par des associations de réinsertion.
49 • Schéma
de méthanisation des Mauges
Une vision territoriale face aux projets opportunistes
Partir des débouchés énergétiques plutôt que des gisements de
matières organiques : face à la multiplication annoncée des projets
de méthanisation, la chambre d’agriculture du Maine-et-Loire se
lance dans la prospective. « Notre stratégie consiste à analyser à
l’échelle d’un territoire le potentiel global pour éviter aux projets
de se concurrencer », souligne Stéphane Boireau, coordinateur de la
mission Energie départementale. En d’autres termes, réguler l’offre
et la demande. Après le Layon-Saumurois en 2011, l’organisme
consulaire formalise un peu plus sa démarche en 2012 en élaborant
un schéma pour les Mauges (70 communes, 128 000 habitants).
Il identifie en particulier les besoins en cogénération dans un pays
rural où le réseau de gaz naturel reste limité. Cibles visées : les collectivités, l’agroalimentaire, etc. Le document
évalue à une petite dizaine le nombre possible d’installations de taille significative. Cinq collectifs planchent déjà
sur le sujet.
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
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3
© DR
Mayenne bois énergie mise sur le bois éthique
bâtiment et énergie
44 • Solar
Décathlon
L’excellence ligérienne valorisée avec Philéas
Avec son projet Philéas, l’équipe ligérienne Atlantic challenge a
fait arriver la France en 2 e position derrière l’Italie au concours
international universitaire sur l’habitat solaire autonome en
énergie, Solar Décathlon. Elle a aussi reçu le 1er prix de l’efficacité
énergétique, le 3 e prix en fonctionnement de la maison ainsi que le
3 e prix en développement durable. 200 étudiants d’écoles et d’horizons différents ont participé au projet. Il porte sur la réhabilitation
du Cap 44, un imposant bâtiment industriel de près de 60 mètres
de long, construit en 1985 sur les bords de Loire. L’idée est de faire
de cette ancienne coopérative agricole un « démonstrateur de la
ville Fertile ». Philéas a notamment bénéficié de l’appui du cluster
Novabuild. Cette victoire est le fruit d’une ambition collective développée en Pays de la Loire depuis de
nombreuses années pour mettre le territoire régional sur la voie de la transition énergétique.
Pays de la Loire • Une
région engagée
La plupart de nos logements sont des « passoires thermiques ».
Dans le but d’encourager les ménages à entreprendre des travaux
de rénovation énergétique, le gouvernement a mis en place, dans
la lignée du Grenelle de l’environnement, un certain nombre de
dispositifs (eco-PTZ, crédit d’impôt développement durable).
Avec un objectif : 500 000 logements rénovés par an. Mais pour
bénéficier de ces avantages fiscaux et alléger la facture des travaux,
les ménages doivent recourir à des entreprises « Reconnues
Garantes de l’Environnement » (RGE), c’est le principe de l’écoconditionnalité. Ce label est délivré par l’organisme Qualibat.
2 500 entreprises ont déjà été labellisées dans les Pays de la Loire
ce qui en fait la première région française. Car dans un marché du bâtiment déprimé, les professionnels ont bien
compris les enjeux. « Le marché de la rénovation est un marché colossal », assure Bruno Meymour, formateur
RGE en Pays de la Loire.
72 • LDC
© LDC
Des bâtiments d’élevage moins énergivores
Pour chauffer les bâtiments d’élevage, à une température comprise
entre 30 et 32° la première semaine pour le bon développement des
poussins, les éleveurs du groupe sarthois français LDC utilisent du
gaz propane. Le gaz représente la première charge d’exploitation,
après le poussin et l’aliment. En 2008, dans une logique économique
et écologique, LDC décide donc d’engager un véritable plan
Marshall. « Sur les bâtiments anciens, nous avons travaillé sur
l’isolation, l’étanchéité et nous avons mis en place de nouveaux
équipements, des échangeurs de chaleur notamment, tout en travaillant sur l’utilisation des appareils de chauffage », détaille Benoit
Pineau, coordinateur technique bâtiment d’élevage chez LDC.
Fin 2013, 50 % du parc avicole a ainsi été rénové. Parallèlement, le volailler a travaillé sur les bâtiments neufs.
150 000 m2 répondent à l’exigence BBC. Résultat, le volailler a réduit de près de 20 % sa consommation de gaz.
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la lettre api
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
© DR
Un label pour favoriser la rénovation de l’habitat
réseaux intelligents et stockage
85 • Sydev
85
© Sydev 85
La Vendée infuse de la matière grise dans le réseau
En septembre 2014, le pic de production éolienne en Vendée a été
enregistré le lundi 22, à 18 h 30, avec un total de 118,923 MW. À
l’inverse, le mois d’octobre a connu plusieurs jours sans vent. De tels
écarts soumettent le réseau à rude épreuve. Dans un département
où les sources d’énergies vertes représentent presque 10 % de sa
consommation, un record en France, et volontiers tourné vers de
nouveaux usages comme le véhicule électrique, la candidature du
territoire à travers le syndicat Sydev à l’installation d’un « démonstrateur smart grids » (réseaux électriques intelligents) a rapidement
convaincu l’Ademe. De nouvelles solutions technologiques doivent
être inventées pour gérer de façon dynamique le système de distribution dans ce contexte de transition énergétique, tant au niveau de la demande que de celui de l’intégration
des nouvelles énergies. D’une durée de cinq ans (2013-2018) et mobilisant 28 M€, le projet implique ERDF, RTE,
Actility, Alstom, Cofely-Ineo, Legrand et le Cnam.
85 • La
Mission Hydrogène
L’hydrogène, carburant des navires de demain ?
85 • Programme
© Capitainefilip
Navhybus devrait transporter ses premiers passagers sur l’Erdre
à Nantes au printemps 2015. La navette fluviale, qui remplacera
l’actuelle navette, sera propulsée par deux piles à combustible
« hybridées avec des batteries électrochimiques » et alimentées par
de l’hydrogène. Travaillant à l’émergence d’une filière spécialisée,
la Mission hydrogène revendique la paternité du projet, désormais
piloté par la Semitan, la Sem des transports en commun. Fédérer
un cluster d’acteurs régionaux (entreprises, enseignement, centres
de recherche, etc) et stimuler la création de démonstrateurs
sont les deux fils conducteurs de l’association. En témoigne encore
le très attendu Filhypyne, un bateau de pêche polyvalent de
12 mètres recourant à la même énergie. Conçu avec les professionnels de la mer, il a été labellisé par les pôles
EMC2 et Mer Bretagne. Ses performances ont également convaincu un consortium emmené par DCNS
de soutenir son développement. Reste à financer le budget évalué à près de 4 M€.
Hytrac
© TRonico
Tronico fait de l’hydrogène un allié de l’électrique
La Poste vient de prendre possession de deux Kangoo
électriques dont l’autonomie a été portée de 100 à 200 kilomètres.
Les véhicules embarquent désormais une pile à combustible
(hydrogène) qui requinque, au cours de la tournée, la batterie
lithium ion en fin de charge. C’est là qu’intervient le savoir-faire
de l’électronicien Tronico : son rôle consiste à convertir l’énergie
entre les deux technologies pour permettre leur combinaison.
La PME vendéenne (710 salariés, 65 M€ de CA) espère multiplier à l’avenir ce type de débouché, notamment dans le cadre du
programme Hytrac qu’elle pilote depuis un an : labellisé « projet
structurant des pôles de compétitivité » (PSPC), il ambitionne
de concevoir une solution globale de chaîne de traction hydrogène pour les véhicules lourds, de la productionstockage au ravitaillement et au groupe motopropulseur.
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éco-mobilité
44 • Nantes
métropole
© DR
105 000 salariés bénéficient des plans de mobilité
Nantes métropole fut parmi les pionnières à lancer, dès 2004, des
plans de mobilité, qu’elle co-signe avec les entreprises. L’enjeu
étant de réduire de 1,5 % par an « l’autosolisme », un seul occupant
par voiture. En dix ans, 370 plans ont été paraphés. Ils concernent
plus de 105 000 salariés, soit un tiers des emplois de l’agglomération. Ces plans, relativement exhaustifs, confèrent aux signataires
des réduction tarifaires sur les transports en commun, les services
et vélos en auto-partage (Bicloo et Marguerite), ainsi que des
aides financières à l’équipement… La collectivité ira plus loin
avec « Vélo 2015 » pour encourager plus encore la pratique du vélo
et des « plans de mobilité renforcés ». C’est là un travail de longue
haleine. Entre 2008 et 2012, la part modale du vélo a doublé, à 4,5 %. La mise en place de 470 km de bandes
cyclables dont, récemment, les axes nord-sud et est-ouest, est déterminante. Le pont de Pirmil, ainsi
réaménagé, a vu sa fréquentation cycliste s’accroître de 13,3 % entre l’été 2013 et l’été 2014.
49 • Les
voitures électriques
Spécialiste des armoires métalliques extérieures, Grolleau était plus
que légitime pour fabriquer des bornes de recharge pour véhicules
électrique. L’industriel de Montilliers, qui a lancé sa propre gamme
dès 2011, vient d’être choisi comme fournisseur attitré de Schneider
Electric pour les bornes destinées à la voirie, lesquelles seront commercialisées sous la marque Evlink City. Si l’ampleur du marché n’est pas
encore mesurable, Grolleau évoque une « étape historique » pour son
développement sur ce segment. Ces bornes vont accroître la production
de l’usine de Montilliers où une ligne de production spécifique a été
mise en place. « Schneider Electric est parti du constat que, pour
répondre aux exigences du marché français des bornes de recharge pour
véhicules électriques à destination des infrastructures publiques, il fallait s’associer à une entreprise hexagonale
expérimentée, spécialiste de ces produits », fait valoir Grolleau (17,2 M€ de CA en 2013, 150 salariés).
44 • Port
© DR
Grolleau fournira Schneider en bornes de recharge
de Nantes - Saint-Nazaire
© Nantes Saint-Nazaire Port - André Bocquel
Mieux exploiter la voie fluviale
Au port de Nantes-Saint-Nazaire, le report modal est une effort de
long terme, pas immédiatement récompensé, comme en témoigne
l’arrêt récent de l’autoroute de la mer Montoir-Vigo. Pour le Grand
port maritime de Nantes Saint-Nazaire, le fluvial, entre Montoir et
Nantes, est une solution d’avenir à travailler. Pour l’heure,
ce mode concerne essentiellement Airbus entre ses deux sites.
« L’idée partagée par tous est de basculer la quasi totalité des gros
colis de cet industriel sur le fluvial », explique François Chevallier,
chargé de ce dossier au port. Mais l’intention est aussi d’ouvrir
le trafic fluvial à d’autres besoins, sans que l’on puisse encore
définir à quelle échéance. D’une barge par semaine, l’intention
est de passer à 1 ou 2 barges quotidiennes, ce qui sous-tend la mise en service d’une nouvelle embarcation.
Les énergies marines, le bois et d’autres trafics conteneurisés, mais aussi les déchets dont ceux issus
de l’urbanisation à Nantes sont les premiers secteurs concernés.
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la lettre api
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
agriculture écologiquement intensive
Pays de la Loire • Chambres
d’agriculture
© Airnov
Les drones pour un pilotage plus fin des cultures
La gestion de l’azote sur les cultures est complexe car de
nombreux facteurs interfèrent avec une alimentation optimale.
C’est en partant de ce constat que les chambres d’agriculture
de la région (44, 49, 85 et 72) ont imaginé une nouvelle offre de
services autour du drone en partenariat avec la société Airinov.
Baptisée Mes Dron’[email protected], l’offre est en cours de déploiement.
Elle doit permettre aux agriculteurs de mieux piloter la gestion
des intrants, avec à la clé un avantage économique et écologique.
350 hectares de colza ont déjà été survolés sur la Loire-Atlantique.
Les données ont ensuite été analysées par la chambre d’agriculture. Sur la campagne 2014/2015, l’objectif est d’analyser
1 000 hectares en blé. L’offre a déjà été testée par Pierre-Michel Foucher, du Gaec des Lacas à Frossay (44).
Et les premiers essais sont plus que concluants avec des gains de rendement significatifs. D’autres utilisations
du drone sont déjà à l’étude, notamment dans la gestion des adventices.
49 • Observatoire
français des sols vivants
Soucieux de l’environnement, de plus en plus d’agriculteurs
cherchaient à connaître l’impact de leurs pratiques sur les sols.
Agrinov leur a permis d’avancer à partir des travaux de scientifiques. Projet collaboratif, porté par une association d’agriculteurs,
l’Observatoire français des sols vivants (49), Agrinnov associe
une dizaine de partenaires issus du monde de la recherche et du
monde agricole. Grâce à lui et avec l’accompagnement « d’agriculteurs chercheurs » par la chambre d’agriculture du Maine-et-Loire,
des outils d’évaluation pour qualifier l’état biologique des sols et
évaluer l’impact des pratiques de culture ont pu être testés sur
200 parcelles (100 en polyculture élevage et 100 en viticulture).
Les prélèvements faits ont été remontés vers les chercheurs pour analyse. Lancé en 2011, le projet court jusqu’en
juin 2015. Agrinnov a bénéficié d’un financement Casdar, du ministère de l’Agriculture, de 500 k€ sur 5 ans .
44 • Produire
différemment
© Terrena
Terrena, engagé vers une nouvelle agriculture
L’engagement de Terrena dans l’agriculture écologiquement
intensive remonte à 2008. « C’était l’époque de l’autorisation des
OGM. Nos adhérents s’interrogeaient. Nous avons donc organisé
un débat sur leur vision de l’agriculture. Il en est ressorti qu’ils
étaient en attente de solutions pour produire différemment », se
souvient Christophe Couroussé, directeur de la communication
de la coopérative d’Ancenis. Dès lors, Terrena, qui organisera en
mai prochain ses 2 e Terrenales (1er rendez-vous mondial de l’AEI),
s’est mobilisé et a investi. « Nous avons constitué une équipe de
7 personnes pour travailler sur la R&D et investi 15 M€ sur les
5 premières années. Et nous avons fait évoluer nos équipes pour
qu’elles portent les offres. » 7 ans plus tard, 1 adhérent sur 2 utilise au moins une technique d’AEI sur son
exploitation. Et Terrena peut s’appuyer sur 70 agriculteurs volontaires, les Sentinelles de la terre, pour
expérimenter les techniques de la nouvelle agriculture.
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
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7
© Agrinnov
Agrinnov améliore la connaissance des sols
performance énergétique et environnementale
49 • Services
Cesbron réduit de 8 à 35 %
les consommations énergétiques
72 • Posson packaging
Le spécialiste de l’emballage imprimé
de Sablé-sur-Sarthe (120 salariés)
tire sa croissance d’un haut niveau
de qualité de service et des efforts
en matière d’écoconception. Posson
a reçu la certification Imprim’vert
en 2008, couronnant sa démarche
environnementale. Dotée d’une usine
HQE, construite en 2004, elle cumule
les diplômes. Obtenue cette année,
la norme PSO Iso 12647-2 joue le rôle
d’une assurance qualité pour les clients.
Elle s’ajoute à l’Iso 14001 décrochée
en 2000, l’Iso 9001 (2003), le PEFC/FSC
(2012), l’OHSAS 18001 (2006).
85 • Gautier
Gautier limite l’impact
de ses produits sur l’environnement
Le fabricant vendéen de meubles traque,
de la conception à la livraison, les traces
nuisibles de son activité. Ses panneaux
sont dérivés de bois qui proviennent de
forêts locales gérées durablement. Ils
sont 2 fois moins émissifs que le taux de
la norme européenne. Gautier utilise des
laques à très faible teneur en solvant.
95 % de ses déchets de production sont
revalorisés. Les emballages contiennent
au moins 50 % de cartons recyclés et les
tournées de livraison ne reviennent pas
à vide. Les matériaux qui composent
les meubles sont facilement séparables,
favorisant leur tri en fin de vie.
44 • Ferme expérimentale
de Derval
Derval aide les éleveurs à réduire
leur facture énergétique
La ferme laitière expérimentale de Derval
(7 salariés), dédiée à aider le choix des
éleveurs, teste la nouvelle génération
d’échangeurs à plaque relancée par
le Grenelle de l’environnement depuis
quelques années. Fixés sur les tanks
de lait, ils récupèrent la chaleur dégagée
pour refroidir le lait et permettent de porter
à 55°C l’eau injectée dans le chauffe-eau
de la laiterie. À la clé, une économie
de 70 à 90 % d’électricité sur l’installation
d’eau chaude, elle-même rentrant pour
20 % dans les charges d’énergie d’un bloc
de traite.
8
la lettre api
© Cesbron
Avec les certifications, Posson
se rend visible sur le marché
Concepteur et
installateur de process
industriels frigorifiques,
thermiques et
énergétiques, Cesbron
est bien placé pour
aider ses clients à faire
des économies d’énergie.
Le groupe de SaintSylvain-d’Anjou propose
depuis 2009, une solution
complète de diagnostic et de conseils, avec à la clé, l’assurance d’une
diminution minimum de 2 à 3 % de la facture énergétique sans aucun
investissement. Et jusqu’à 35 % à l’issue d’investissements assurant
un ROI entre 2 et 5 ans. Baptisé Opti énergie, ce pack commence
par le recalage des contrats de fourniture d’énergie. « Dans 70 %
des cas nos clients sont mal tarifés », indique Benoît Paquet,
directeur marketing. Vient ensuite une campagne de mesures des
consommations au moyen de compteurs communicants. « L’occasion
de corriger des dérives de comportements ». Puis le plan d’actions,
liées à un train de réglages ou d’investissements si nécessaire.
À commencer par le froid et le gaz, les plus gourmands.
49 • Développement
durable
Ageneau transporte propre
et économique
Ageneau, transporteur
et logisticien choletais
(390 salariés), vient de
se réengager auprès de
l’Ademe sur une baisse
de 7,3 % de ses émissions
de CO2 entre 2014 et
2017. Le précédent plan,
conduit entre 2010-2013,
a abouti à une réduction
constatée de 5,3 % des
émissions de CO2 des 180 véhicules du groupe. La démarche implique
des actions de formation à la conduite rationnelle des 290 conducteurs,
le renouvellement du parc véhicules, un système informatique d’aide
à la conduite, des prises électriques pour les camions frigorifiques
en stationnement... Depuis la rentrée 2014, Ageneau teste en région
parisienne un camion Scania au gaz pour ses livraisons courtes distances
en zones urbaines. « Si les tests s’avèrent concluants, nous envisagerons
l’achat de ce type de véhicules », déclarent Jean- Pierre et Philippe
Ageneau, dirigeants du groupe. Reste à développer l’infrastructure de
distribution de gaz en France encore sous-dimensionnée.
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
performance numérique
44 • Conception
Bobcat France (180 salariés) a recours aux outils de réalité
virtuelle depuis un an pour concevoir ses chariots télescopiques à
Pontchâteau. « Nous avons commencé avec la société Azairis à SaintNazaire pour préparer les nouveaux modèles de cabines. Puis nous
avons travaillé avec Clarte à Laval pour nous immerger complètement dans le modèle 3D », indique Frédéric Cadio, ingénieur du
bureau d’études. Objectif : évaluer à l’échelle 1 la visibilité du cariste
depuis la machine vers l’extérieur dans différentes situations de
travail, bras et fourche levées et baissées. Résultat : « Nous avons
gagné 2 à 3 mois sur la conception avant la réalisation d’un prototype
par rapport au travail sur une maquette physique ». Autre intérêt
du procédé selon l’ingénieur : une précision et une interprétation sans ambiguïté des résultats que ce soit pour le
service R&D ou pour le marketing, une analyse des données post-test et la comparaison facilitée des variantes.
53 • Ergonomie
Arti’bain immerge ses clients dans leur salle de bains
Arti’bain énergie s’est équipée d’un système immersif de réalité
virtuelle pour concevoir en temps réel et avec le client sa future
salle de bain à l’échelle 1. La plomberie de Lassay-Les-Châteaux,
labellisée Handibat, configure avec l’outil des espaces ergonomiques pour les personnes à mobilité réduite. L’installation de
40 000 euros est qualifiée par son dirigeant d’unique en Europe
pour une PME . « Nous cherchions un marché porteur vers lequel
nous tourner. Et celui-ci est peu concurrencé car les
aménagements pour ce type de public se font sur mesure avec des
demandes des ergonomes et des médecins et des attentes fortes en
termes de confort d’usage de la personne chez elle », indique David
Durand. Résultat : les chiffrages de devis ont doublé depuis la mise en service d’Arti’mersion et le carnet
de commandes lui donne une visibilité de 8 à 10 mois. La société draine des clients de tout l’Ouest jusqu’aux
établissements hôteliers.
© Realyz
© Bobcat
Bobcat France réduit ses délais de conception
44 • Marketing
Cetih construit une chaîne numérique fluide
Fabricant de portes d’entrée, de fenêtres et de volets roulants,
le groupe Cetih (840 salariés) basé à Machecoul a beaucoup investi
dans le numérique en commençant par la relation client. « Nous
avons été les premiers à proposer un configurateur qui permet
de photographier sa façade avec son mobile et d’intégrer la porte
sélectionnée afin de vérifier visuellement si le produit est adapté.
Cela permet d’enregistrer le contact dans le réseau de distributeur
et de traiter rapidement la demande », indique François Guérin,
directeur général. Les investissements du groupe sont de l’ordre
de 400 à 800 k€ depuis plusieurs années sur les fonctions SI
(service informatique) et web marketing. « Nous avons étoffé
le service informatique, recruté un community manager, transformé l’organisation ». En interne, tous les
documents sont dématérialisés. Tout est scanné en amont avec l’objectif de construire à terme une organisation
fluide, en lien avec l’ERP.
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
la lettre api
9
économie circulaire
44 • Des
Des process mutualisés
sur le port de Saint-Nazaire
53 • LC Ecovalor
© Nantes Saint-Nazaire POrt André Bocquel
LC Ecovalor invente une clôture
équine bois-plastique
LC Ecovalor a travaillé avec l’Institut
supérieur du plastique d’Alençon pour
mettre au produit innovant : une clôture
en composite bois-plastique solide
et imputrescible. Broyée finement
et séchée, la sciure est incorporée
et fondue dans une extrudeuse avec du
plastique en fusion. Ce plastique est issu
de bidons à recycler, sans passer par
le recompound, via un partenariat avec
le collecteur Adivalor. Les premières séries
sont déjà chez des éleveurs. La PME
d’Ernée cherche maintenant un partenaire
extrudeur pour passer à la phase
industrielle.
53 • Drive Fermier
Allier vente directe et e-commerce
C’est le pari fait par les 19 producteurs
du Drive fermier de Mayenne. Depuis
décembre 2013, les consommateurs
peuvent passer en ligne leurs commandes
de fruits, de légumes, de viandes,
de produits laitiers… et venir les retirer
une fois par semaine à Laval. Les
producteurs, regroupés en association,
étendent leur offre, et proposent depuis
peu des légumes déjà préparés. Avec
40 à 55 commandes par semaine, les
producteurs mayennais font des émules.
D’autres drive fermier sont en projet
en Pays de la Loire.
la lettre api
et revalorisation
Les cartouches d’Armor
recyclées à l’infini
© Armor
Réparer au lieu de jeter
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Comment des sociétés
d’une même zone
industrielle peuventelles ensemble
réduire leur impact
environnemental ?
Depuis six mois,
l’agglomération de
Saint-Nazaire tente
d’y répondre. Avec
l’Ademe et le Grand
port, la Carène a proposé aux entreprises portuaire de SaintNazaire, Montoir et Donges d’établir un bilan de leurs flux : les
déchets, les services, l’eau et l’énergie ont été pris en compte.
25 % des entreprises ont accepté cette étude: des PME mais aussi
les grandes sociétés, soit 50% des effectifs salariés de la zone.
L’objectif ? Créer des synergies pour réduire les coûts et leurs
empreintes environnementales. Les résultats de l’étude seront
connus début 2015, mais des axes de coopérations se dessinent déjà :
mutualiser des centres de tri ou de stockage des déchets, créer
des réseaux de chaleurs partagés ou redistribuer de l’eau chaude
rejetée… Des premières actions seront mises en places dès 2015.
44 • Reconditionnement
Pays de la Loire
• Répar’acteurs
20 artisans de Mayenne et 10 d’Ancenis
s’affichent sous la marque Répar’acteurs.
Déclinée du dispositif de l’Ademe, la
démarche est progressivement déployée
sur la région depuis le printemps
2014. L’objectif ? Favoriser l’économie
circulaire et valoriser le savoir-faire des
professionnels de la réparation du textile,
de l’électroménager, de l’électronique
et des cycles. Pour obtenir ce label,
les artisans doivent répondre à un cahier
des charges précis, suivre une formation
et s’engager dans une démarche
de communication.
synergies écologiques
Armor est le leader
européen des
cartouches laser
remanufacturées.
Le groupe nantais
s’est engagé dans ce
type de cartouches
en 2008. « 1,5 million
de cartouches sont
reconditionnées par
an. Les coques sont
nettoyées puis re-remplies », explique Hubert de Boisredon, le PDG
d’Armor. À Casablanca (350 salariés), où est gérée la production,
Armor dispose d’une unité de tri et de démantèlement. « Les
cartouches trop abimées sont revalorisées, en produits bureautiques
par Armor, ou d’autres objets par nos partenaires. » Au siège et au
pôle logistique de La Chevrolière, 150 personnes travaillent autour
de cette activité. Un Esat ligérien gère le packaging des cartouches.
En Europe et au Moyen-Orient, la collecte auprès des entreprises
est pilotée par Revialis, une filiale d’Armor. « C’est un moyen pour
les entreprises de s’engager dans une démarche environnementale. »
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
responsabilité sociale des entreprises
49 • Dans
le BTP
© EPC groupe
EPC démolition améliore ses échanges
Avec un consultant, EPC démolition, spécialisée dans la
déconstruction, le désamiantage et la valorisation de déchets issus
de bâtiments complexes à Noyant La Gravoyère, s’est engagé
dans une démarche RSE depuis trois ans. « Nous voulions rendre
nos échanges plus performants. Nous avons défini un cap et des
objectifs, en cohérence avec les gènes du groupe », détaille Cédric
Durand, directeur qualité-sécurité. « Les critères RSE ne sont
pas encore pris en compte dans les appels d’offres, mais cela nous
différencie. » Gérer les déchets est partie intégrante du fonctionnement d’EPC. Mais ces activités demandent de tenir compte des
riverains et des institutions. « Des solutions techniques adaptées
permettent de réduire le bruit et la poussière. Et les réunions publiques fluidifient les relations avec les
riverains. En interne, la démarche motive les équipes et donne un sens à leurs activités. »
49 • Dans
la restauration collective
Restoria met la RSE à sa carte
44 • Dans
© Restoria
Labélisé Lucie depuis septembre 2013, Restoria vient de recevoir
le trophée global des entreprises responsables. L’engagement du
groupe angevin, spécialisé dans la restauration collective, ne date
pas d’hier. « Ces valeurs étaient déjà partagées par nos parents
dans les années 1970. Nous n’avons fait qu’amplifier la démarche »,
souligne Emmanuel Saulou, codirigeant de Restoria. En 2005 à
la lecture de “80 hommes pour changer le monde”, le dirigeant a
un déclic. « Anticiper l’évolution de notre environnement pour la
pérennité de l’entreprise. » Dans son plan stratégique 2006-2011,
le groupe (630 salariés - 34 M€) affiche son ambition : faire de
Restoria un exemple de la RSE dans son métier. Et s’engage
à tous niveaux : réduction de l’impact environnemental des cuisines, respect de la biodiversité des produits,
création d’un pôle interne d’assistance sociale... « Le développement durable est une utopie. Mais on essaye
d’y tendre. C’est une démarche de cohérence et de maîtrise du risque. »
une Scop
© Florence Barreau pour Macoretz Scop
Au cœur de notre démarche de Macoretz
Chez Macoretz, la RSE n’est pas un label mais une démarche qui
nourrit au quotidien les activités de la Scop, spécialisée les maisons et le bâtiment d’intérieur. Investissement dans l’outil industriel, dans la formation, créations d’emplois, valorisation du travail
manuel, écarts de salaires de 1 à 4, mise en place d’une Amap…
Ces orientations stratégiques sont inscrites dans la charte. « On la
réécrit tous les quatre ans. Six mois sont nécessaire pour aboutir
à un accord avec tout les sociétaires. Mais le maître-mot est le partage », explique Serge Boureau, le PDG. Pour y aboutir Macoretz,
qui affiche un taux de sociétariat de 85 %, organise des réunions
thématiques, avec l’intervention de consultants et d’autres entreprises. « Les aspects économiques et sociaux étaient déjà dans nos gênes à la création de Macoretz. La dimension environnementale, c’est une prise de conscience. Et nous avons encore des choses à améliorer », révèle
le dirigeant, dont l’objectif est de se diriger vers une démarche certifiante, pour aller encore plus loin.
24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
la lettre api
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La TRIA en images
Les 3 chambres consulaires (Agriculture, Commerce et Industrie, Métiers
et Artisanat) ont imaginé dès la fin
2013 un programme d’actions régional ambitieux multi-acteurs et multifilières : la « Troisième Révolution Industrielle et Agricole » (TRIA) en Pays
de la Loire.
S’appuyant sur les mutations majeures dans les domaines de l’énergie
et du numérique, la TRIA vise à mobiliser l’ensemble des acteurs économiques, de la recherche à l’industrialisation jusqu’aux usages, dans une
logique collaborative.
Grâce à cet engagement et par les
projets qui vont en découler, la démarche « TRIA » se donne pour objectif de faire émerger une économie
post-carbone gage de compétitivité,
d’innovation et de croissance durable
pour les entreprises des Pays de la
Loire.
Avec le soutien de
la lettre
L’information économique en Pays de la Loire et Bretagne
atlantique presse information
Numéro spécial
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la lettre api
Éditée par la SARL
Publications API
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24 novembre 2014 - supplément spécial TRIA
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N° de CPPAP : 1018 I 80943
Dépôt légal : à parution
SARL au capital de 56 000 D
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