Etats-Unis d`Amérique - histoires des mondes

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Etats-Unis d`Amérique - histoires des mondes
Les Dirigeants et Présidents
DES ÉTATS UNIS D'AMÉRIQUE
Période pré-colombienne
avant 1492
Période coloniale
1492-1775
Indépendance et nouvelle constitution
1775 - 1800
Conquête de l'Ouest et industrialisation
1800 - 1917
Au rang d'hyper puissance
1917 - 1991
L'Amérique attaquante est attaquée
1991 - 2011
Les 44 Présidents américains
de 1789 à 1852
de 1853 à 1945
de 1946 à 2012
© Hervé PASCAL – mai 2011
ORIGINE DES ETATS UNIS D'AMERIQUE
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La période pré-colombienne
Les premiers habitants des États-Unis actuels descendent des peuples préhistoriques venus d’Asie qui ont
traversé le détroit de Béring au cours de la dernière glaciation il y a 30 000 ou 40 000 ans Plusieurs civilisations
relativement avancées se sont succédé sur le territoire et ont disparu mystérieusement avant l’arrivée des
Européens.
La présence humaine est attestée en Alaska vers 20 000 ans av. J.-C, vers 16 000 ans av. J.-C. sur la côte
atlantique et vers 13 000 ans av. J.-C au Mexique.
Retracer le passé des tribus amérindiennes est un véritable défi pour les historiens. En effet, leur culture repose
sur la transmission orale. Contrairement aux Mayas ou aux Aztèques, les peuples d’Amérique du Nord n’utilisent
aucun système d’écriture à l’époque précolombienne et demeurent par conséquent méconnus.
Il existe cependant de nombreux sites comportant des traces de dessins sur des feuilles de bouleaux qui
témoignent d'une riche illustration. Influencés par les Européens, une trentaine de peuples développent toutefois
un système rudimentaire d’écriture. Ces peuples classifiés d'Indiens sont connus sous les noms de Cherokees,
Pieds-Noirs, Micmacs, Navajos .
Il y a environ 11 500 ans, le climat de l'Amérique du Nord devint plus
chaud et plus sec ce qui eut pour conséquence une évolution du milieu
naturel. À la faveur de ce réchauffement les populations amérindiennes
se s sédentarisent et vivent de chasse, pêche, cueillette. Les premières
formes d’agriculture et de commerce se développent dans certaines
régions .
Ces civilisations qui présentaient un haut degré de développement et qui
ont disparues avant l’arrivée des Européens se répartissaient en deux
régions principales. L’une se trouvait à l’est du Mississippi, avec
successivement les Mound Builders, les Adenas, les Hopewells l’autre
occupait le Sud-Ouest des États-Unis actuels, où se côtoyaient les
Mogollons, le Hhohokams et les Anasazis.
Bien que les Amérindiens ne soient pas organisés en États, les guerres entre tribus sont fréquentes : avant
l'arrivée de Blancs, elle se manifeste par des raids pour montrer son courage ou pour enlever des femmes. Par
exemple, à l’est, les Iroquois affrontent les Cherokees. dans les Hautes Plaines, les Sioux massacrent les
Mandans et les Apaches s’attaquent aux Pueblos dans le Sud-Ouest.
Tous ces conflits sont des guerres de territoire, d’honneur, de pillage ou de vengeance. Le courage et la bravoure
sont des principes fondamentaux chez les Amérindiens. Le combattant valeureux tient ainsi une place importante
au sein de la tribu. Les traités d’alliance sont discutés autour du feu du grand conseil. La paix est annoncée par le
calumet, la guerre par la hache. Aucun document n’est signé car la parole d’honneur suffit. Les cérémonies qui
précèdent la bataille consistent en des danses de guerriers en armes et des rites de purification. Pendant
l’attaque, les Amérindiens lancent leur cri de guerre qui doit effrayer l’ennemi et souder le groupe. Après la guerre,
les plus courageux reçoivent des distinctions honorifiques : collier de griffes d'ours, coiffe de plume.
En général, les femmes et les enfants sont épargnés lors des attaques. Certains prisonniers sont adoptés (chez
les Iroquois), d’autres sont torturés ou frappés à coups de bâton. Certains guerriers mangent les organes des
vaincus ou gardent des trophées (doigts ou scalp). Avant l’arrivée des Européens, les Indiens ne disposent que
d’armes rudimentaires : hache, Tomahawk, flèches et arc, massue, couteau...
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1492 - Découverte d'un nouveau continent
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Christophe COLOMB, né en Italie en 1451, mort en en 1506. Fils de marchands Gênois, il est passionné de
voyages et de découvertes. A 25 ans, lors d'un voyage vers l'Angleterre en tant que
passager, son bateau se fait attaquer par la marine Française et il se réfugie chez son
frère installé au Portugal. Il s'y installe lui-même, s'y marie et se passionne pour la
marine. C'est vers 30 ans qu'il forme l'idée de passer par l'Atlantique pour aller aux
Indes (« rejoindre le Levant par le Ponant »), route qu'il considère plus rapide que la
route traditionnelle. Il est en effet connu depuis les Grecs anciens que la Terre est
ronde, et que ceux ci avaient donné une estimation à peu près exacte de sa
circonférence d'environ 40 000 kilomètres. Mais les textes grecs sont mal connus à
l'époque et c'est sur des mesures plus récentes que Colomb se base, estimant cette
circonférence à environ 30 000 kilomètres.
Il soumet son projet au roi du Portugal Jean II, mais celui-ci le rejète estimant celui-ci trop risqué. Il va alors tenter
sa chance en Espagne et ce n'est qu'après 10 ans de négociations que son projet est approuvé par la reine
d'Espagne Isabelle de Castille quand il met en balance les retombées économiques potentielles d'une nouvelle
route vers les Indes permettant de s'affranchir des intermédiaires orientaux eu égard à la modeste mise de fond
initiale. Pour son projet, il obtient les titres d'Amiral de la Mer Océan, de Vice-Roi et de Gouverneur général des
territoires qu'il pourrait découvrir et un dixième des richesses qu'il en retirerait.
En août 1492, Colomb est au départ d'Espagne avec 3 navires, la Pinta, la Niña et la Santa Maria avec une
centaine d'hommes d'équipage. Trois mois plus tard, un marin de la Pinta,
annonce que la terre est en vue. Colomb pensant avoir dépassé l'Inde et se
croyant être dans l'archipel du Japon, prend place dans une barque et fait
enregistrer la prise de possession de l'îlot pour compte du roi d'Espagne par le
notaire qui les accompagne.
Il le baptise du nom du Christ : San Salvador et s'en fait nommer vice-roi et
gouverneur général. C'est en fait l'une des actuelles iles des Bahamas. La
première rencontre avec les indigènes – que Colomb nomme « Indiens » car il
pense avoir atteint les Indes – est encore pacifique.
Ceux-ci lui apportent du coton, des perroquets et lui apprennent que de l'or se trouve en quantité importante sur
une grande île au sud-est, habitée par des populations d'anthropophages qui leur sont hostiles.
Quelques jours pus tard, il accoste dans une ile aujourd'hui connue sous le nom de Cuba. Il pense connaître
parfaitement sa position sur le continent asiatique. Ses hommes et lui-même apprennent à fumer de grandes
feuilles séchées : le tabac.
Se croyant au Japon, il envoie ses hommes à la recherche de l'or à
l'intérieur des terres, mais devant l'hostilité des indigènes, il décide de
poursuivre sa route en laissant sur place une quarantaine d'hommes
qui seront les premiers colons européens du continent américain.
Après plusieurs autres voyages durement obtenus auprès du Roi du
Portugal, Colomb installe plusieurs comptoirs en espérant y faire
commerce avec l'Europe.
Il meurt en 1506 à 55 ans exténué par ses voyages et les diverses maladies nouvelles contractées. Ni lui ni sa
famille ne profiteront des avantages des titres et de la fortune accumulée pour ses conquêtes, le royaume
portugais confisquant tout à son profit .
Après Christophe Colomb, de nombreuses expéditions seront envoyées par la majorité des pays d'Europe pour
conquérir ce nouveau continent et s'emparer de ses richesses.
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1510 – 1770 La Colonisation européenne
En 1513, soit vingt ans après la découverte du continent par Christophe Colomb et après
avoir traversé l'archipel des Bahamas, le navigateur espagnol Juan Ponce de Léon
aborde sur les côtes occidentales du continent américain dont il en prend possession au
nom du roi d'Espagne et la baptise Floride.
En 1524, le navigateur Giovani da Verrazano sous les ordres du roi de France, François Ier, explore la côte
américaine et découvre la baie de New York. Il l’a nomme la Nouvelle Angoulême mais n’y fait pas d’escale et
poursuit sa route vers le nord en direction du Canada, qui ouvrira 10 ans plus tard, la voie à Jacques Cartier pour
la fondation française du Québec.
En 1584, le navigateur anglais Walter Raleigh fonde l’établissement de la Virginie. La culture du tabac et du coton
est introduite avec l'apparition des premiers travailleurs noirs engagés volontaires, qui seront remplacés plus tard
par des esclaves venus d'afrique. Vingt ans plus tard, la Virginie sera la première colonie anglaise déclarée en
1607.
En 1609, mandaté par la compagnie néerlandaise des Indes orientales pour trouver un passage du Nord-Est vers
l’Asie, Hudson change les objectifs de sa mission et parcourt la côte orientale des futurs Etats-Unis. Il atteint la
baie de New York avant de remonter le fleuve qui désormais porte son nom.
En 1620, le navire anglais le Mayflower embarque
pour l'Amérique une centaine de passagers dont
35 protestants anglais chassés de leur pays. Ils
s'installent dans le Massachusetts et créent la
première colonie anglaise. Ils vivent des débuts
difficiles et plus de la moitié de la colonie meurt
dès les premières années , Ils s'associent alors
avec les indiens indigènes de la tribus des
Iroquois qui leur enseignent la culture du maïs,
ainsi que la chasse et la pêche dans ces terres.
Afin de remercier Dieu et les Indiens, ils
instaurent la fête de « thanksgiving » à l'automne,
après les moisson. Les pèlerins du Mayflower
sont considérés comme les premiers colons
fondateurs des futurs Etats-Unis d'Amérique.
En 1625, le colonisateur hollandais, Peter Minuit,
achète aux Indiens Algonquins, au nom de la
Compagnie hollandaise des Indes occidentales,
l'île de Manhattan pour l'équivalent de 24 dollars.
Il fondera la colonie de La Nouvelle-Amsterdam. Les Anglais s'empareront de ce territoire en 1664 et la
rebaptiseront New York en l'honneur du duc d'York, futur roi Jacques II.
En 1682, l'explorateur français, Robert Cavelier de La Salle prend possession au nom du roi Louis XIV, de la
vallée du Mississippi. Il baptise la région Louisiane en son honneur et il en sera nommé gouverneur
De 1690 à 1770, les quatre pays européens implantés en Amérique (Espagne, Hollande, France, Angleterre) se
livreront des combats permanents pour la possession des territoires. Les population indiennes autochtones
disparaitront progressivement, les espagnols et les hollandais cesseront ces luttes pour se retirer sur quelques
territoires (au sud pour l'Espagne au nord pour la Hollande), et laisseront place libre aux anglais, l'Amérique étant
alors dénommée « Nouvelle Angleterre ».
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Toutefois, les colons français sont les seuls à entretenir de bonnes relations avec les Indiens, ce qui a pour
résultat leur alliance dans la lutte contre les Anglais. Néanmoins, le retard économique et technologique, le
manque d'effectifs, rendent impossible la victoire Franco-Indienne et la Guerre de Sept ans sonnera la chute de
cette résistance contre les anglais.
Peu à peu, l'Angleterre cesse de constituer la principale source d'immigration, des milliers de réfugiés fuyant
l'Europe pour échapper à la guerre ou à la pauvreté de leur pays. Pendant ½ siècle, cette nouvelle population
s'intègre néanmoins à la population majoritairement anglaise en parlant une langue déjà différenciée de celle de la
métropole britannique. En 1690, la Nouvelle-Angleterre comptait 250 000 habitants, en 1770 elle en compte 10
fois plus.
1770- 1789 La révolution américaine – La Constitution
Dès 1770, les colons américains s'opposent de plus en plus à leur métropole : Londres leur refuse l'extension sur
des terres indiennes, les taxes et les impôts augmentent alors qu'ils ne sont pas représentés au Parlement
anglais. Un climat révolutionnaire s’installe en Pennsylvanie et en Virginie. Les soldats britanniques tirent sur les
manifestants (massacre de Boston en 1770). En décembre 1773, les colons détruisent une cargaison de thé et la
guerre civile éclate l’année suivante. Le général français La Fayette, apportera son soutien militaire aux insurgés
et s'associera à son chef de file et ami, le général George Washington, lequel chassera les Anglais du pouvoir.
En 1776, un comité formé de 5 hommes : John Adams, Roger Sherman, Benjamin
Franklin, Robert Livingston et Thomas Jefferson propose au Congrès des colonies
anglaises, un texte proclamant les principes de liberté, d’égalité et de droit au
bonheur inspiré du courant français du « siècle des lumières » (précurseur de la
révolution française de 1789), instituant la déclaration d'indépendance d'un pays qu'il
nommera « États-Unis d'Amériques ». Ce texte est ratifié le 4 juillet de la même
année, date retenue aujourd'hui comme fête nationale aux Etats-Unis.
En 1781, le congrès américain ratifie ce texte en lui donnant valeur de Constitution
qui fut consolidée dix ans plus tard par l'ajout de dix amendements. Ce texte
demeure aujourd’hui encore le fondement de la démocratie américaine. George
Washington est choisi comme premier Président américain en 1789, Adams le
deuxième et Jefferson le troisième.
La constitution des USA et son drapeau en 1776
1790- 1865
La conquête de l'Ouest - la guerre de Sécession
Dès le début du 19eme siècle, le Gouvernement et les compagnies ferroviaires qui se
développent, vantent la fertilité et l'immensité des terres de l'Ouest. Alors des
milliers de personnes dont beaucoup de jeunes couples, décident d'émigrer et se
lancent sur les pistes du Far West pour des raisons très diverses : les uns allaient
chercher fortune et espéraient trouver de meilleures conditions d'existence qu'à l'Est
du pays ou la surpopulation, le chômage, la hausse des prix et les épidémies
commençaient à se propager.
Chariots de colons
Les colons n'étaient pas des miséreux car il s'agissait pour la plupart d'agriculteurs américains disposant d'un
capital de départ pour refaire leur vie dans l'Ouest. Les richesses et la mise en valeur de l'ouest américain
attiraient également des étrangers. Dès 1840, la ruée vers l'or transforme radicalement la Californie et provoque
une croissance démographique extraordinaire ou une société nouvelle voit le jour,
essentiellement masculine,jeune et cosmopolite. Certaines villes poussent alors comme des
champignons tant au Texas qu'en Californie. Le chemin de fer révolutionne les transports et
accompagne cette conquête de l'Ouest tout comme les premières lignes de courrier postal de
la compagnie Pony Express. Tout en protégeant les convois de chariots traversant les
grandes plaines, l'armée américaine participe à la déportation et au massacre des milliers
indiens autochtones dont les Sioux, Apaches et Cheyennes. De nombreux films retraceront
cet épisode de l'histoire américaine sous le nom de Western.
Chef Sioux
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La guerre de Sécession
En 1861, un conflit nait entre les États-Unis de « l'Union » (partisans de
l'abolition de l'esclavage) crées par Jefferson et Washington et dirigée par
Abraham Lincoln et les États de la « Confédération », dirigés par Jefferson
Davis rassemblant onze États du Sud qui n'avaient pas adhéré à cette union,
en y faisant « sécession ». Les généraux William Sherman et Ulysses Grant
pour les nordistes de l'Union (les Yanckees) s'opposent aux généraux
Joseph Eggleston Johnston et Robert E. Lee pour les sudistes de la
Confédération.
En 1865, les nordistes de l'Union l'emportent. Charnière technique entre les
guerres napoléoniennes et les guerres plus modernes qui suivirent, cette
guerre provoque la mort de 620 000 soldats et des milliers victimes civiles.,
faisant ainsi d'elle le conflit le plus meurtrier qu'ai connu les États-Unis.
Les généraux Grant et Lee
Cette guerre met fin à l'esclavage aux États-Unis, restaure l'Union et renforce le rôle du gouvernement fédéral. Les
conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la pensée américaine
contemporaine.
1865- 1917
L'âge d'or de l'industrialisation
La période qui suit la guerre de Sécession voit la réintégration des États sécessionnistes
dans l'union mais l'immense coût humain de cette guerre nécessite une politique de gros
investissement de reconstruction que prône Abraham Lincoln. Plus de 200 000 milles de
lignes de chemin de fer couvrant tout le territoire américain sont construites jusqu'en
1900, la production sidérurgique et le commerce se trouvent ainsi stimulés. Néanmoins il
existe une concurrence sauvage entre les entreprises, beaucoup d'entre-elles allant
jusqu'à vendre à perte pour capter la clientèle. La période se caractérise en outre par une
tendance à la concentration des entreprises formant de gigantesques « trusts » industriels
et pétroliers et on assiste au développement spectaculaire des banques qui privilégient
les profits financiers fulgurants. C'est également le temps des grandes inventions
(télégraphe, téléphone, mécanisation) et de la construction des premiers « gratte-ciel ».
Building à Chicago
1918 à 1990
L'hyper puissance mondiale – la guerre froide
Les États-Unis sortent très largement renforcés de la première guerre mondiale de 1914-1918. L'Europe détruite
et ruinée, ils renforcent leur domination économique et deviennent le centre de la culture mondiale dans les
années 1920. Cependant, la crise de 1929 remet en cause le modèle américain,
les États-Unis ne retrouvant la prospérité que grâce au déclenchement de la seconde
guerre mondiale, au cours de laquelle ils triomphent de l'Allemagne et du Japon
notamment après avoir déclenché les 2 premières bombes atomiques sur Hirochyma et
Nagasaki. Leur victoire fait d'eux en 1945 l'un des deux Supergrands, avec l'Union
soviétique. Néanmoins, les relations entre les deux grands vont vite se dégrader, les
deux pays n'ayant rien à voir au niveau idéologique, et en 1947, dans le cadre de la
doctrine Truman, les États-Unis lancent le plan Marshall, pour contrer l'expansion du
communisme en Europe. C'est le début de la guerre froide, qui durera plus de 40 ans, jusqu'à la chute de l'Union
soviétique. Le monde frôlera à ce moment plusieurs fois la troisième guerre mondiale.
Toutefois, le pays connait son âge d'or entre les années 50 et 60 le monde
entier enviant le mode de vie américaine. S'étant attribué le rôle de
« gendarme du monde », les USA se lancent dans de plusieurs conflits dont
en 1964 face au Vietnam, conflit où ils s'enliseront pendant près de 10 ans,
rendant très impopulaire la politique extérieure menée par le Gouvernement.
La course engagée avec l'URSS dans le programme spatial, marque la
grande victoire des USA avec le premier pas sur la lune en 1969.
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1991 à 2012
L'Amérique attaquante est attaquée
En 1990, les États-Unis se lancent dans la guerre du Golfe, pour libérer le Koweït. Les années 90 seront
marquées par plusieurs scandales politiques . Marquée par la chute de l'URSS en même temps que le mur de
Berlin en 1991, les États-Unis se retrouvent comme seule hyper-puissance, dominant le monde, le "rêve
américain" s'élargit à travers le monde, y compris dans les ex-pays communistes.
Le 11 septembre 2001, les États-Unis sont attaqués pour la première fois sur leur
territoire par un groupe terroriste détruisant les deux tours symboliques du Word Trade
Centre faisant près de 3000 morts. Ils se lancent alors dans une guerre contre le
terrorisme en attaquant l'Afghanistan pour poursuivre le chef terroriste d'Al Quadia, Ben
Laden, et attaquent l'Irak dès mars 2003 pour libérer le pays du danger que, selon le
gouvernement américain, constitue le dictateur Irakien Saddam Hussein. En 2007, une
grave crise financière touche le pays puis l'Europe. L'année 2009, voit une première
dans l'histoire du pays : l'élection de l'afro-américain Barack Obama au pouvoir.
LES 44 PRESIDENTS AMERICAINS
1789 - 2012
de 1789 à 1797 :
George WASHINGTON, né en 1732 mort en 1799 à 67 ans. 1er président des États-Unis
C'est le général vainqueur des Britanniques et héros de l'Indépendance. Très populaire, il est
le seul président ayant été élu deux fois à l'unanimité (il n'avait pas d'opposant). C'est sous
son mandat que la Constitution américaine est est ratifiée, Néanmoins, l'esclavage reste
permis (il possédait lui-même des esclaves dans sa propriété de Virginie). Afin de faire jouer
un rôle central à l'État fédéral en matière économique, il créé la banque centrale des ÉtatsUnis. Alors qu'il ne souhaitait pas se représenter, il effectue un second mandat pour éviter
que les tensions entre ses deux principaux rivaux ne débouchent sur un éclatement de la
nation. Il refuse toutefois de se présenter à nouveau pour un troisième mandat.
L’image de George Washington a souvent été utilisée comme symbole des USA et constitue une icône de la
nation américaine. C'est son portrait qui figure sur le billet d'un dollar américain ainsi que sur la pièce de 25 cents.
de 1797 à 1801 :
John ADAMS, né en 1735 mort en 1826 à 91 ans. 2eme président
Co-rédacteur de la Constitution, vice-président de George Washington, il est élu face à
Thomas Jefferson qui devient son vice-président. Sa présidence est notamment marquée par
l'opposition entre les fédéralistes et les démocrates-républicains. C'est le premier président à
résider, en 1800, à la Maison Blanche à Washington, devenue capitale fédérale. Candidat à
un second mandat, il arrive derrière Thomas Jefferson. Quelques années plus tard, son fils lui
succèdera à la tête du pays.
de 1801 à 1809 :
Thomas JEFFERSON, né en 1743 mort en 1826 à 83 ans. 3eme président
C'est l'un des Pères de l'indépendance et le principal rédacteur de la Constitution. Pendant
plusieurs années ambassadeur des États-Unis auprès de la France. Membre du Parti
démocrate-républicain, vice-président de John Adams, il est élu au 36 e tour de scrutin à la
Chambre des représentants, réalisant la première alternance de l'histoire des États-Unis. Il
négocie le rachat de la Louisiane à la France en 1803. Il est cependant un partisan du
maintien de l'esclavage (il possède des esclaves dans sa propriété de Virginie).
Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte et il ne
cachait pas ses sympathies francophiles
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de 1809 à 1817 :
James MADISON, né en 1751 mort en 1836 à 85 ans. 4eme président
Egalement co-rédacteur de la Constitution. Issu d'une famille de militaire,sa santé fragile
l'empêche de participer à la guerre d'indépendance en tant que combattant et il se consacre
donc avec énergie à la vie politique de la jeune nation. C'est le plus jeune élu de la
convention continentale. Secrétaire d'État sous Jefferson, il est élu en 1808 en partie sur son
habilité diplomatique à une période où la France et le Royaume-Uni sont prêts à faire la
guerre aux États-Unis. Réélu en 1812 alors que le pays est en guerre avec le Royaume-Uni,
guerre qui dura de 1812 à 1815 gagnée par les États-Unis.
de 1817 à 1825 :
James MONROE, né en 1758 mort en 1831 à 73 ans. 5eme président
Leader du parti démocrate-républicain il gagne le pouvoir en 1817 sans opposant et est réélu
en 1820 à l'unanimité moins une voix du collège des grands électeurs. Réputé pour son
honnêteté, ili prendra deux décisions qui se révèleront être d’une importance capitale dans
l’histoire des États-Unis : le « compromis du Missouri » visant à encadrer l'esclavagisme et la
« doctrine Monroe » à l'origine de l'isolationnisme américain et de la réduction de l'influence
politique des puissances européennes sur le continent américain.
de 1825 à 1829 :
John Quincy ADAMS, né en 1767 mort en 1848 à 81 ans. 6eme président
Fils du 2e président, John Adams, qu'il suit lors de ces voyages en Europe, il est élu par le
Congrès alors qu'aucun candidat n'avait obtenu la majorité absolue, face à Andrew Jackson,
puis échouera face à celui-ci en 1828. Il était un adversaire acharné de l'esclavage des Noirs.
Considéré comme l’un des meilleurs diplomates américains avant sa présidence, puis l’un
des meilleurs représentants à la Chambre après sa présidence, il n’a cependant pas marqué
l’histoire des États-Unis pendant son unique mandat. Redevenu sénateur, il meurt d'une crise
cardiaque pendant une séance publique.
de 1829 à 1837 :
Andrew JACKSON, né en 1767 mort en 1845 à 78 ans. 7eme président
Gouverneur militaire de la Floride, il sort v ainqueur de la bataille de la Nouvelle Orléans en
1815. Il obtient la majorité des voix en 1824, mais ne parvient pas à obtenir la majorité
absolue et échoue au Congrès face à John Q. Adams. En 1828, il affronte de nouveau celuici et le bat à une large majorité. Premier président démocrate, il a renforcé la démocratie aux
États-Unis. Sa mémoire est cependant ternie par son soutien très actif à la déportation des
Amérindiens à l'ouest du Mississippi et à l'esclavage des Noirs.
de 1837 à 1841 :
Martin Van BUREN, né en 1782 mort en 1862 à 80 ans. 8eme président
Fils d'un fermier hollandais, il devient avocat et s'intéresse à la vie politique new-yorkaise et
devient leader d'une influente organisation politique, puis vice-président d'Andrew Jackson
lors de son second mandat. Il est élu en 1836 face à 4 candidats dont 3 présentés par le Parti
whig, nouveau parti américain. Il est partisan d'un rôle minimal de l'État dans l'économie. Est
confronté à la crise économique de 1837. Évite un conflit avec l'empire britannique. Premier
président à être né citoyen américain et de descendance non britannique.
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1841 :
William Henry HARRISON, né en 1773 mort en 1841 à 68 ans. 9eme président
Général qui s'est illustré dans les luttes contre les indiens, ancien gouverneur du territoire de
l'Indiana et sénateur de l'Ohio, partisan de l'esclavage, c'est le premier président issu des
rangs du parti Whig. À peine un mois après le début de son mandat, il meurt d'une pleurésie
contractée lors de son discours d'investiture d'une heure et demie effectué sous une pluie
battante et dans un froid glacial. Son petit fils deviendra le 23 eme Président des Etats-Unis.
de 1841 à 1845 :
John TYLER, né en 1790 mort en 1862 à 72 ans. 10eme président
Vice-président d'Harrison, il le remplace au pied levé. Bien que président « par accident »
comme on le dira, il est décidé à imposer ses propres idées et se met rapidement à dos son
propre parti. Certains sénateurs entameront même une procédure de destitution et son
gouvernement démissionnera. Défenseur convaincu du droit des États du Sud à maintenir
l’esclavage, il fait voter la réunion du Texas au territoire américain en 1845. Il sera, après son
mandat présidentiel, élu au Congrès de la Confédération (les États qui font sécession).
de 1845 à 1849 :
James Knox POLK, né en 1795 mort en 1849 à 54 ans. 11emer président
Polk est l'exemple même du candidat inattendu arrivé au sommet. Une fois au pouvoir il
affiche sa politique étrangère et intérieure, la met en œuvre au cours d'un mandat et refuse
de se représenter. Les États-Unis s'agrandissent de l'Orégon, de la Californie et du
Nouveau-Mexique (pour ces deux derniers territoires, au prix d'une guerre avec le
Mexique).L’énorme travail accompli pendant sa présidence se paye de sa santé. Il meurt
quelques mois après la fin de son mandat, alors qu’il s’est retiré dans l’État du Tennessee.
de 1849 à 1850 :
Zachary TAYLOR, né en 1784 mort en 1850 à 66 ans. 12eme président
Militaire de carrière et propriétaire d'esclaves, il signe un traité avec le Royaume-Uni pour
l’ouverture d’un canal en Amérique centrale. L'admission de nouveaux États non
esclavagistes modifie l'équilibre alors que Taylor propose au Nouveau-Mexique et à la
Californie d'intégrer l’Union sans passer par la transition de Territoires. Il meurt
prématurément après 16 mois de mandat.
de 1850 à 1853 :
Millard FILLEMORE, né en 1800 mort en 1874 à 74 ans. 13eme président
Né d'une famille de fermiers pauvres, il devient député puis vice-président. Il n’est pas le
genre à enthousiasmer les foules et n’est pas, lui même, particulièrement fier de sa réussite.
Président par suite du décès de Taylor, il se trouve confronté aux conséquences du
compromis entre esclavagistes et abolitionnistes sur l’admission de nouveaux États, un sujet
majeur de débat à cette époque. Son propre parti refuse de le représenter aux élections de
1852 en raison de son soutien à ce compromis. Après avoir tenté sans succès un retour en
politique après son mandat, il se retire de la vie publique et meurt quasiment dans l'oubli.
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de 1853 à 1857 :
Francklin PIERCE, né en 1804 mort en 1869 à 65 ans. 14eme président
Avocat il entre dans l'armée comme simple soldat puis en ressortgénéral. Il participe à
l'effondrement du Parti Whig dont étaient issus ses prédécesseurs puis crée le Parti
républicain. L’opposition entre esclavagistes et abolitionnistes sous-tend toutes les décisions
prises pendant le mandat de Pierce, en particulier celles liées à l’expansion des États-Unis
vers l’ouest. Il défend le compromis de 1850 et le Parti démocrate ne le soutiendra pas pour
un second mandat.
de 1857 à 1861 :
James BUCHANAN, né en 1791 mort en 1868 à 77 ans. 15eme président
Élu difficilement face à l'ancien président Millard Fillmore, n'a pas su faire face aux
dégradations du débat sur l'esclavage dont il traite le problème sur le plan du droit et ne fait
rien pour endiguer la crise. De nombreux historiens le rendent responsable d’avoir plutôt jeté
de l’huile sur le feu entraînant ainsi une des crises les plus graves de l’histoire des États-Unis
entrainant la sécession entre les états du Nord et du Sud. Il est considéré comme l'un des
pires présidents que les États-Unis aient connu.
de 1861 à 1865 :
Abraham LINCOLN, né en 1809 mort en 1865 à 56 ans. 16eme président
Petit avocat de province sans expérience, il devient à la fois un homme politique de premier
plan et un chef militaire efficace au moment où les États-Unis traversent la plus grande crise
de leur histoire. Premier président républicain, élu à cause d'une scission chez les
démocrates entre les sudistes et les nordistes entamée sous les pouvoirs précédents, son
élection déclenche la guerre de Sécession. Très populaire chez les nordistes, il proclame
l'abolition de l'esclavage en 1863. Réélu en 1864, il est assassiné quelques jours après la
victoire des nordistes à Washington.
Sa haute taille (1,94m) fera de plus d'un des plus grands présidents de
l’histoire des États-Unis mais également l'un des plus influents et des
plus admirés. Son effigie apparaît sur la pièce de 1¢ et sur le billet de 5
$ et il figure aussi au quatrième rang des sculptures monumentales du
Mont Rushmore dans l'État du Dakota du Sud, en compagnie de
George Washington, Thomas Jefferson et Théodore Roosevelt.
de 1865 à 1869 :
Andrew JOHNSON, né en 1808 mort en 1875 à 67 ans. 17eme président
Vice-président d’Abraham Lincoln, il lui succède après son assassinat, malgré ses positions
esclavagistes affichées, déclarant que « le gouvernement des États-Unis est un
gouvernement d'hommes blancs » et que « le nègre doit accepter le statut qui lui est
assigné » . En désaccord avec son parti et considéré comme un traître par les États du Nord
il termine son mandat sans pouvoir réel et sans penser à une éventuelle réélection.
de 1869 à 1877 :
Ulysse S GRANT, né en 1822 mort en 1885 à 63 ans. 18eme président
Général en chef, héros et vainqueur de la guerre de la guerre de Sécession à la tête des
troupes nordistes (Yankees), ses années de pouvoir (2 mandats) seront marquées par de
graves scandales et de corruption. Cependant, il signe le Ku Klux Klan Act. rendant ainsi
illégal les activités de ce mouvement qui prône la suprématie de la race blanche sur les
autres races, entrainant sa disparition avant sa renaissance au 20eme siècle. Grant est
connu pour avoir fréquenté les luxueux salons des hôtels de Washington où il s'y détendait
en buvant un whisky et fumant un cigare, abus de tabac dont il meurt d'un cancer du laryinx.
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11
de 1877 à 1881 :
Rutherford Birchard HAVES, né en 1822 mort en 1893 à 71 ans. 19eme président
Bien que les élections de 1876 soient considérées comme les plus frauduleuses de l’histoire
des États-Unis, la réputation d’intégrité de Hayes était un soulagement après les scandales
liés aux gouvernements de Andrew Johnson et Ulysses Grant. Il met la touche finale à la
période de reconstruction de l’Union, réforme l’administration et rétablit l’unité en nommant
des démocrates sudistes ex-confédérés dans son gouvernement. C’est aussi pendant son
mandat que la Maison Blanche rejoint les ligues antialcooliques et que les spiritueux en sont
bannis préfigurant ainsi la prohibition 30 ans plus tard.
1881 :
James Abram GARFIELD, né en 1831 mort en 1881 à 50 ans. 20eme président
Etudiant brillant dans toutes les matières, il débute une carrière de professeur en lettres
classiques à 25 ans. Ambidextre, on dit qu'il pouvait simultanément écrire le latin d'une main
et le grec de l'autre. Lassé de la vie académique, il se met à l'étude du droit et est admis au
barreau puis au Sénat à 29 ans. Dans les 6 premiers mois de son mandat il tente d’organiser
une conférence internationale des États d’Amérique il est assassiné par un homme de main
d'un de ses adversaires politiques.
de 1881 à 1885 :
Chester Alan ARTHUR, né en 1830 mort en 1886 à 56 ans. 21eme président
Juriste, ancien collecteur de taxes douanières au port de New York et vice-président de
Garfield, il devient président à la mort de ce dernier. Il mets en oeuvre une réforme de la
fonction publique établissant le recrutement et la promotion sur la base de la seule
compétence. Son mandat est marqué par la fin de la conquête de l'Ouest. Pour la première
fois Arthur place sa fonction de Président au-dessus des partis politiques. Souffrant d'une
maladie rénale mortelle, il quitte la présidence en 1885 entouré du respect général alors que
tout le monde doutait de lui lors de sa prestation de serment. Il meurt l'année suivante
de 1885 à 1889 : Stéphen Grover CLEVELAND, né en 1837 mort en 1908 à 71 ans. 22eme et 24emeprésident
et de 1893 à 1897 :
Ancien maire de Buffalo et ancien gouverneur de New York, il est le premier démocrate à
devenir président après la guerre de Sécession. Il a précédemment occupé un poste de
shérif. Il est élu de justesse lors de son premier mandat marqué par son intransigeance dans
les conflits sociaux, par sa tentative de contrôler le prix des chemins de fer, d'abaisser les
tarifs douaniers et de freiner l'immigration chinoise. C'est le seul président à avoir effectué
deux mandats non consécutifs, puisque battu lors de l'élection de 1888, il prend sa revanche
5 ans plus tard en effectuant un 2eme mandat qui fût marqué par une grave crise
économique qui s'est accompagné d'une dépression et de nombreuses faillites,
de 1889 à 1893 :
Benjamin HARRISSON, né en 1833 mort en 1901 à 68 ans. 23eme président
Petit-fils du 9 eme Président William Harrison, il est le deuxième candidat à l'élection
présidentielle à entrer à la Maison-Blanche en étant minoritaire en voix. Il organise la
première conférence des États du continent américain, place les îles Samoa sous protectorat
américain, tente d’en faire de même avec Hawaii et négocie les droits de pêche dans le
détroit de Béring. Il signe la loi Sherman, première loi fédérale règlementant les
conglomérats industriels, et soutient le passage d’une loi garantissant le droit de vote des
Noirs, en particulier dans les États du Sud.
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de 1897 à 1901 :
William MAC KINLEY, né en 1843 mort en 1901 à 58 ans. 25eme président
Ancien gouverneur de l'Ohio, il est à l'origine de ce qu'on appellera l'impérialisme américain
où lors de la rapide guerre hispano-américaine, les États-Unis prennent le contrôle des
Philippines et de Cuba. Il renforce la puissance militaire du pays qui devient une réelle
puissance mondiale. Mc Kinley prone la liberté commerciale et mène une politique novatrice
en matière douanière à laquelle s'ajoute l'ouverture des marchés étrangers mettant fin au
protectionnisme des produits américains. Il assure la stabilité du dollar, rassure les
investisseurs étrangers qui se ruent sur le marché américain permettant une forte expansion
de l'activité industrielle. Il est assassiné par un anarchiste de l'exposition Pan-américaine de
Buffalo en septembre 1901.
de 1901 à 1909 :
Théodore ROOSEVELT, né en 1858 mort en 1919 à 61 ans. 26eme président
Ancien chef de la police de New York, vice-président de McKinley, il succède à ce dernier
après son assassinat, devenant à 42 ans le plus jeune président américain. Il applique une
politique progressiste et sociale (politique anti-trust contre les big corporations et étend les
prérogatives présidentielles et fédérales. En politique internationale, il instaure aux ÉtatsUnis la possibilité d'exercer un pouvoir international de police, ce qui lui permet de se poser
en protecteur de l'ensemble latino-américain. Il reçoit le prix Nobel de la paix pour son rôle
de médiateur dans le conflit entre le Japon et la Russie. Écologiste avant l'heure mais aussi
chasseur et admirateur du milieu vivant, il multiplie les actions en faveur de la protection des
espaces naturels, de la création des parcs nationaux à la lutte contre le gaspillage.
Selon une légende, lors d'une partie de chasse, il aurait été poursuivi par un ours et obligé de se réfugier dans un
arbre. Le lendemain une photographie est publiée, montrant le président assis sur une fourche d'arbre et harcelé
par l'ours, avec la mention "Teddy's bear" (l'ours de Teddy) le fameux ours en peluche qui fit ensuite le tour du
monde. Très populaire, il refuse néanmoins de se représenter en 1908. T. Roosevelt est considéré par les
Américains comme l'un de leurs plus grands présidents ce qui lui vaut d'être parmi les 4 présidents avoir son
effigie sculptée dans le granit du mont Rushmore
de 1909 à 1913 :
William Howard TAFT, né en 1857 mort en 1930 à 73 ans. 27eme président
Conservateur, partisan de la « diplomatie du dollar », son mandat est marqué par le retrait
des troupes américaines de Cuba et par la détérioration du climat social. Candidat à sa
réélection, il se heurte à la candidature de Roosevelt qui, au nom du mouvement
progressiste, se présente avec un programme baptisé « New Nationalism ». Avec un camp
républicain ainsi divisé, Taft est privé d'un deuxième mandat. De 1921 à 1930, il est le
président de la Cour suprême des États-Unis
de 1913 à 1921 :
Thomas Woodrow WILSON, né en 1856 mort en 1924 à 68 ans. 28eme président
Ancien président de l'université de Princeton, il est élu avec 41 % des voix grâce à une
scission chez les républicains et à la candidature dissidente de Roosevelt, puis réélu en 1916
Sous son mandat, les membres du Sénat des États-Unis sont pour la première fois élu au
suffrage universel et non plus désignés par le législatures des états (1914). Malgré son
pacifisme, il fait intervenir les États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Il est le père de
la Société des Nations mais ne parvient pas à y faire adhérer les États-Unis. Il reçoit le Prix
Nobel de la paix en 1919. En 1920, il accorde le droit de vote aux femmes.
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de 1921 à 1923 :
Warren Gamaliel HARDING, né en 1865 mort en 1923 à 58 ans. 29eme président
Ancien sénateur de l'Ohio, il est le premier président à prononcer un discours radio-diffusé,
Son mandat est marqué par une politique économique de laissez-faire, par la création du
Bureau du Budget, par la fixation de quotas d’immigration favorisant les pays anglo-saxons
et par une politique isolationniste. Il sera surtout marqué par une série de scandales qui
impliqueront son gouvernement et ses amis. Il meurt d'apoplexie lors de la 3e année de son
mandat.
de 1923 à 1929 :
Calvin COOLIDGE, né en 1872 mort en 1933 à 61 ans. 30eme président
Vice-président de Warren Harding, il accède à la présidence à la mort de ce dernier et est élu
pour un mandat complet en 1924. Il est très critiqué après la crue du Mississippi de 1927 qui
avait provoqué 246 morts et plus de 400 millions de dollars de dégâts. Sous son mandat, les
Indiens d’Amérique se voient reconnaître la nationalité américaine. Fait inhabituel pour un
homme politique de premier plan, Coolidge est peu loquace, on le surnomme d’ailleurs Cal
le taciturne; On lui accorde généralement une lourde part de responsabilité dans le
déclenchement de la crise de 1929 qui suivra son mandat.
de 1929 à 1933 :
Herbert Clark HOOVER, né en 1874 mort en 1964 à 90 ans. 31eme président
Simple employé de bureau dans la compagnie de son oncle, il est l'exemple même du « selfmen-mad » . Il s'illustre par son implication civile pendant la 1ere guerre mondiale et ses
talents d'ingénieur et d'homme d'affaires. Ancien secrétaire au Commerce des États-Unis,
partisan du moins d'État et du laissez-faire économique, son mandat est associé au krach de
1929 qu'il n'arrive pas à juguler, ne voulant pas déroger au principe de non-interventionnisme
économique, préférant se reposer sur l'initiative privée que sur une intervention étatique.
Candidat à un second mandat, il est largement battu par Franklin Delano Roosevelt.
de 1933 à 1945 :
Franklin Delano ROOSVELT, né en 1882 mort en 1945 à 63 ans. 32eme président
Parent éloigné de l'ancien président Théodore Roosvelt, il est gouverneur de l'État de New
York. Malgré qu'il soit atteint de poliomyélite, il est élu pour résoudre la crise économique et
sociale de 1929. Sa politique de « New deal » est fondée sur une intervention massive de
l'État dans l'économie, par une politique de grands travaux publics, pour lutter contre le
chômage et l'instauration d'un régime de retraite. Les résultats de cette politique sont mitigés,
mais Roosevelt parvient à redonner confiance aux Américains et est réélu en 1936. Son
second mandat est marqué par le « second New Deal » avec la fixation d'un salaire minimal,
la limitation du temps de travail à 40 h et l'interdiction de travail des enfants.
Réélu en 1940, il est le seul président à ce jour à avoir effectué 3 mandats
complets et a avoir été élu pour un 4eme. Après l'attaque sur Pearl Harbor, il
engage les États-Unis dans la 2eme guerre mondiale et en fut le grand artisan
de la victoire en signant les accords de Yalta avec l'anglais Churchill et le russe
Staline. Il meurt en avril 1945 moins d'un mois avant la victoire des Alliés en
Europe après avoir mis en oeuvre ce qui deviendra l'Organisation des Nations
unies. Il est considéré par les historiens comme le 3eme homme politique des
États-Unis le plus influent de tous les temps derrière Lincoln et Washington et
comme le plus grand président américain du 20eme siècle.
Les accords de Yalta
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14
de 1945 à 1953 :
Harry S TRUMAN, né en 1884 mort en 1972 à 88 ans. 33eme président
Lieutenant colonel pendant la guerre, il devient vice-président de Franklin Roosevelt en
janvier 1945 et il accède à la présidence en avril 1945 à la mort de celui-ci. Il prend la
décision d'utiliser deux fois la bombe atomique contre le Japon pour terminer la 2eme guerre
mondiale (Hiroshima et Nagasaki). Instigateur du Plan Marshall, son mandat est marqué par
le début de la guerre froide avec la Russie. Réélu en 1948, sa politique est marquée par
l'apogée du maccarthisme (politique visant à réduire les opinions gauchisantes) et par l'envoi
de troupes américaines en Chine et en Corée pour contrer l'extension mondiale du
communisme.
Contrairement à la plupart des américains, il n'avait pas de 2eme prénom, et pour remédier à cet oubli de ses
parents, il s'est inventé le S qui n'avait en fait pas de signification connue particulière.La bonne réputation de
Truman s'est accrue après son retrait de la vie politique en même temps que la nation américaine est ébranlée par
la guerre du Viêt Nam et les scandales qui suivirent dans les années 1960 et 1970. Un porte-avions nucléaire qui
devait s'appeler United States a été débaptisé et renommé en son nom en 1975.
de 1953 à 1961 :
Dwight David EISENHOWER, né en 1890 mort en 1969 à 79 ans. 34eme président
Général en chef du commandement allié en Europe pendant la 2eme guerre mondiale, il en
est le principal héros militaire en organisant les débarquements de juin 1944. Le président
Truman le nomme commandant suprême de l’OTAN. Sa popularité lui permet de gagner les
élections de fin 1952 et sera réélu en 1956. Pendant ses mandats il met fin à 20 ans de
présidence démocrate et au maccarthisme, supervise le cessez-le-feu en Corée, lance la
course à l'espace en créant la NASA, développe le système des autoroutes inter États, étend
l'assurance-maladie et fait du développement de l'armement nucléaire une priorité dans le
cadre de la guerre froide. Son mandat est marqué notamment par l'arrêt de la Cour Suprême
déclarant la ségrégation scolaire illégale dans le sud des États-Unis. Ne pouvant solliciter un
troisième mandat, Eisenhower quitte la Maison-Blanche en janvier 1961. Il se retire dans sa ferme de
Pennsylvanie et passe la dernière année de sa vie à l'hôpital pour traiter ses problèmes cardiaques dont il en
meurt en mars 1969. Il reçoit des funérailles militaires nationales et internationales en présence de dignitaires de
78 pays et de milliers d’anonymes.
de 1961 à 1963 :
John Fidgérald KENNEDY, né en 1917 mort en 1963 à 46 ans. 35eme président
Second d'une famille de 9 enfants de Rose et Joseph Kennedy, puissant homme d'affaire et
politicien en vue, il ne fait pas de brillantes études en raison d'une santé fragile. Avec l'aide
de son père, il entre en politique dans les années 50. Ancien représentant et sénateur du
Massachusetts, il est élu face au vice-président sortant Richard Nixon. Premier président
catholique, il est également le plus jeune président élu des États-Unis. Entamé par le
discours sur la Nouvelle Frontière, son mandat est marqué sur le plan international par le
débarquement de la baie des Cochons (1961), la crise des missiles de Cuba (1962). Sur le
plan intérieur, il lance le programme spatial Apollo et entame le processus d'abolition
législative de la ségrégation raciale dans les États du Sud qui se heurte à l'opposition des
Démocrates sudistes du Congrès. Il est assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, à 46 ans.
Son assassinat, attribué à Lee Harvey Oswald, lui-même assassiné en prison, reste toujours l'objet d'hypothèses
et de controverses. En raison de son énergie, de son charisme, de son style et de ses qualités présumées de chef
pendant la Guerre froide, mais aussi en raison du rayonnement de son épouse Jackie et des mystères entourant
de son assassinat, JFK reste l'un des personnages les plus populaires du 20 eme siècle
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de 1963 à 1969 :
Lyndon B. JOHNSON, né en 1908 mort en 1973 à 65 ans. 36
eme
15
président
Enseignant et fils de sénateur, il se lance dans la politique dans les années 30 et sera ami
avec le Président Flanklin Délano Roosvelt. Vice-président de John F. Kennedy, il devient
président à l'assassinat de ce dernier et obtient en 1964 la plus grande victoire de l'histoire
des États-Unis aux suffrages populaires (61,1 %), mais perd le Sud qui s'oppose à son
programme sur les droits civiques et de fin de la ségrégation raciale. Son mandat est marqué
par les émeutes raciales dans le ghetto de Watts (1965) et l'assassinat du pasteur Martin
Luther King défenseur du peuple noir américain. Il devient impopulaire à cause de la guerre
du Vietnam qui s'enlise. Il renonce alors à se représenter en 1968.
de 1969 à 1974 :
Richard Milhous NIXON, né en 1913 mort en 1994 à 81 ans. 37eme président
Fils de petits commerçants, il fait de brillantes études de droit. Commandant dans l'armée, il
devient un excellent joueur de poker et ses gains importants lui permettent de financer sa
première campagne politique en 1946 ou il est élu sénateur. Ancien vice-président de Dwight
Eisenhower et fin diplomate, il développe les relations internationales et le programme
spatial. Il retire les troupes américaines du Viêt Nam et reconnaît la République populaire de
Chine. Il est réélu en 1972 en remportant 49 des 50 États américains. En 1974, il
démissionne suite à l'affaire du Watergate dans laquelle il est accusé d'entrave à la justice.
Un mois après sa démission, son successeur, Gerald Ford, lui accorde « un pardon sans
réserve pour toutes les fautes qu'il a commises ou a pu commettre » mettant un terme aux
procédures judiciaires engagées à son encontre. Dans ses dernières années, Richard Nixon
parvient à redorer son image, et à gagner le respect du peuple en tant que sage sur le plan des affaires
étrangères. Il écrit de nombreux ouvrages pendant sa retraite politique, dont ses mémoires et meurt en 1994 dans
un hôpital de New York à l'âge de 81 ans d'un accident vasculaire cérébral.
de 1974 à 1977 :
Gérald Rudolf FORD, né en 1913 mort en 2006 à 93 ans. 38eme président
Issu d'une famille aisée de banquiers et de gros commerçants ses études sont surtout
marquées par son engagement dans le scoutisme et dans le football américain. Après un
parcours militaire réussi, il entre en politique dans les années 50. Ancien représentant du
Michigan et chef de la minorité républicaine, il est nommé vice-président en remplacement
du vice-président démissionnaire Spiro Agnew, puis devient président après la démission de
Richard Nixon. Son mandat est marqué par la grâce présidentielle, accordée à Nixon, par la
chute de Saïgon et la continuation de la politique de détente avec l'URSS. Il est battu lors de
l'élection de 1976, faisant de lui le seul président à n'avoir jamais été élu. Considéré comme
un piètre président, il meurt d'une crise cardiaque dans sa maison en Californie à l'âge de 93
ans, ce qui constitue le record de longévité pour un président américain.
de 1977 à 1981 :
Jimmy CARTER, né en 1924 encore en vie - 88 ans. 39eme président
Ancien gouverneur de Géorgie, il rompt avec la Realpolitik de ses prédécesseurs, voulant
mettre l'accent sur les performances économiques internes et le respect des droits de
l'homme à l'étranger. Sa médiation qui a permis d'aboutir à la signature des accords de
Camp David entre Anouar El Sadate et Menahem Begin traduisait cette nouvelle orientation
basée sur le multilatéralisme et la non-intervention. Il privilégie également les relations avec
les pays du tiers monde. Il tend la main à Fidel Castro sans résultat. Il suspend également
l'aide militaire du Nicaragua. Au Moyen-Orient, il désavoue le shah d'Iran, mais se retrouve
aux prises avec un régime islamique hostile qui débouche sur la crise iranienne des otages.
Le non-respect d'accords commerciaux avec les russes et l'invasion de l'Afghanistan par les
troupes soviétiques, l'amène à supprimer des exportations de denrées alimentaires vers
l'URSS et à boycotter les jeux olympiques de Moscou. Ces actions minent sa politique étrangère alors que
l'hégémonie économique américaine est contestée par le Japon. En 1980, l'inflation galopante tout comme la
hausse du prix du carburant à la pompe et le chômage contribuent à le priver d'un second mandat. Jimmy Carter
reçoit le prix Nobel de la Paix en 2002
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16
de 1981 à 1989 :
Ronald Wilson REAGAN, né en 1911 mort en 2004 à - 93 ans. 40eme président
Issu d'une modeste famille d'immigrés Irlandais, il est bon élève, mais fait de courtes études.
Ancien acteur de cinéma, il devient gouverneur de Californie. Il est le plus âgé des
présidents des États-Unis (presque 70 ans) lorsqu'il accède à la Maison-Blanche. Élu en
1980 et réélu en 1984 avec le chiffre record de 525 grands électeurs. Sa présidence marque
le début de la révolution conservatrice consistant en une baisse de la fiscalité et un
néolibéralisme sans faille, une politique de relance basée sur l'économie de l'offre, qui
produit de très bons résultats, de la croissance économique forte à la maîtrise de l'inflation,
comme à la réduction du taux de chômage. Son premier mandat est marqué par l'attentat
dont il est l'objet. En politique internationale, la période est marquée par la crise des
euromissiles, la relance de la course aux armements et la hausse du budget militaire.
Son second mandat est marqué par un scandale avec l'Iran mais également par la poursuite de la croissance
économique, par une inflation jugulée, un taux de chômage divisé par deux et un taux de change du dollar au plus
haut niveau. Sur le plan international, ses bons rapport avec le président russe Mickaïl Gorbatchev contribuent à
faire tomber le rideau de fer et à mettre fin à la guerre froide avec l'URSS. Après avoir été considéré comme un
président sans envergure au début de son premier mandat, une enquête nationale réalisée en 2005 a montré que
Ronald Reagan est considéré comme l'un des meilleurs présidents Américains et comme leur personnalité
publique préférée, toutes catégories confondues.
de 1989 à 1993 :
George Herbert Walker BUSCH né en 1924 encore en vie - 88 ans. 41eme président
Fils d'une riche famille d'industriels, il, s'engage très jeune dans l'US Navy dont il sera le plus
jeune pilote de l'aviation. Il entre en politique dès le début de 2nde guerre mondiale et devient
vice-président de Ronald Reagan. Elu en 1988, George Bush est rapidement témoin de la
chute du mur de Berlin et de l'effondrement des régimes des pays de l'Est (1989) suivi par
celui de l'URSS (1990-1991) et de la réunification allemande (1990), marquant l'émergence
d'un nouvel ordre mondial. Sous son mandat, les États-Unis assument leur rôle de
« gendarme du monde » en dépêchant un corps expéditionnaire au Panama pour y arrêter le
général Noriega, coupable de trafic de drogue. En 1991, les États-Unis dirigent une coalition
internationale pour libérer le Koweït qui avait été envahi par l'Irak (Première guerre du Golfe).
Fort de ses succès internationaux, Bush néglige la politique intérieure.
L'économie américaine entre en récession, le chômage augmente, l'insécurité progresse, les prestations sociales
diminuent et des émeutes raciales éclatent à Los Angeles. Manquant à sa promesse électorale de ne pas
augmenter les impôts, George Bush n'est pas réélu en 1992. Avant son départ de la Maison-Blanche, il lance les
forces armées américaines, sous l'égide des Nations unies, dans l'opération Restore Hope en Somalie.
de 1993 à 2001 :
William Jefferson Bill CLINTON né en 1946 encore en vie - 66 ans. 42eme président
Fils d'un voyageur de commerce tué dans un accident de voiture 3 mois avant sa
naissance, sa mère se remarie avec Roger Clinton. Il grandit dans un milieu difficile
puisque son beau-père est joueur, buveur et bat sa femme. Bon élève il fait des études de
droit, puis est élu procureur général puis gouverneur de l'Arkansas en 1978. À 32 ans, il
est alors le plus jeune gouverneur d’un État. Son premier mandat est difficile, car il fait
adopter une loi impopulaire créant une vignette sur les automobiles et doit gérer la crise
causée par la fuite de prisonniers cubains, immigrés illégaux détenus dans une prison de
l’État. Il est aussi marqué par le premier attentat contre le World Trade Center à New-York
en 1993. Bill Clinton est réélu en 1996.
Son 2nd mandat voit apparaitre des scandales politiques et d'autres liés à des affaires privées dites « bimbogate »
Suite à l'affaire Lewinsky, il fait l'objet d'une procédure d'impeachment qui n'aboutit pas .
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17
Durant son mandat, les États-Unis bénéficient d'une embellie économique marquée par un excédent budgétaire et
un taux de chômage au plus bas en 30 ans. Depuis la fin de sa présidence, Bill Clinton dirige une fondation, la
Clinton Foundation, une ONG vouée à combattre la pauvreté et la maladie en Afrique. En 10 ans, cette fondation a
levé plus de 500 millions de dollars, grâce à des donations provenant essentiellement de contributeurs étrangers,
notamment de la famille royale saoudienne, du roi du Maroc et de plusieurs monarchies pétrolières du MoyenOrient. Cette fondation a cependant été critiquée pour son manque de transparence. Par ailleurs, l'ancien président
siège au conseil d'administration de plusieurs entreprises et est également associé à un fonds d'investissement qui
gère des avoirs de Dubaï et place des capitaux en Chine
de 2001 à 2009 :
Georges Walker BUSCH né en 1946 encore en vie - 66 ans. 43eme président
Fils du 41e président et ancien gouverneur du Texas, il est, en 2000, le 3 e candidat à la
présidence à accéder à la Maison-Blanche en étant minoritaire en voix. Son premier
mandat est marqué par les attentats terroristes du 11 septembre 2001 qui déclencheront
les guerres d'Afghanistan et d'Irak et l'ouverture du camp de Guantanamo. Réélu en 2004,
cette fois avec la majorité absolue des suffrages populaires, son second mandat est
marqué par les conséquences de la Guerre en Irak, la gestion controversée du cyclone
Katrina en Louisiane en 2005, la gestion difficile du conflit israelo-palestinien et une crise
financière débutée par la crise des subprimes en 2007. Après avoir atteint les sommets de
la popularité à la fin de l'année 2001, il a atteint les profondeurs inverses à la fin de son 2 nd
mandat en fin 2008 car il privilégie la politique internationale aux affaires intérieures.
Depuis la fin de son mandat il résidant dans son ranch de Crawford ou dans sa résidence de la banlieue de Dallas.
En janvier 2010, à la demande de Barack Obama, il accepte avec Bill Clinton de diriger le "Fonds Clinton-Bush
pour Haïti", chargé de rassembler des moyens financiers qui permettront d'aider les victimes du séisme qui a
dévasté Haïti et de financer la reconstruction de l'île. George W. Bush bénéficie alors d'un regain d'intérêt de la
part de la presse américaine concommitante à la baisse de popularité de Barack Obama. En novembre 2010, il
publie ses mémoires « Decision Points » (Instants décisifs) dans lesquels il évoque les 14 décisions majeures
prises pendant ses mandats, exprimant au passage son grand regret de ne pas avoir trouvé d'armes biologiques
ou chimiques en Irak.
Depuis 2009
:
Barack Hussein OBAMA né en 1961 encore en vie - 51 ans. 44eme président
Fils d'un Kényan noir et d'une Américaine blanche du Kansas de souche irlandaise, il est
le premier Afro-Américain a accéder à la présidence des États-Unis, ce qui en soit a
constitué un événement historique mondiale pour un pays qui a connu une ségrégation
raciale jusque dans les années 1960. Il entre en politique en 1996 et est élu Sénateur de
l'Illinois où il effectue trois mandats jusqu'en 2004 où il obtient l’investiture du Parti
démocrate du Sénat. Barack Obama se distingue par son opposition précoce à la guerre
lancée par George W. Bush en Irak et par le discours qu’il prononce en juillet 2004 lors de
la convention démocrate, prestation remarquée qui le fait connaître pour la première fois
au plan national. Après avoir remporté avec 53% des voix l'élection présidentielle de 2008,
il entre en fonction en janvier 2009 dans un contexte de guerres en Irak et en Afghanistan,
de crise au Moyen-Orient, d'importante récession de l'économie américaine et de crise
financière et économique mondiale. Barack Obama met en place un plan de relance économique comportant une
loi sur l’allègement d’impôts, le renouvellement des assurances-chômage, des créations d’emplois, la protection
médicale ainsi qu’une réforme de la régulation financière En octobre 2009, il reçoit le prix Nobel de la paix. En
politique étrangère, il retire progressivement les troupes américaines d’Irak, augmente celles présentes en
Afghanistan et signe un traité de contrôle des armements avec la Russie. Il commande également l'opération qui
aboutit à la mort d'Oussama Ben Laden, tué par les forces spéciales américaines au Pakistan en mai 2011. Au
printemps 2011, il annonce qu'il se porte candidat à sa propre succession à la présidence des États-Unis, pour les
élections programmées en novembre 2012.
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