Jon. 1 :1-17 Jonas rechute Robert Robinson fit sa profession de foi à

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Jon. 1 :1-17 Jonas rechute Robert Robinson fit sa profession de foi à
Jon. 1 :1-17
Jonas rechute
Robert Robinson fit sa profession de foi à l’âge de 17 sous la prédication et l’influence du grand
évangéliste George Whitefield. A l’âge de 23 il écrit le cantique que nous chantons souvent : « Come,
Thou Fount of every blessing. » C’est un de nos cantiques d’adoration les plus importants. Un jour
comme Robinson voyageait dans un attelage une jeune passagère chantait son cantique doucement.
Après avoir fini, elle tourna vers lui et demanda « connaissez-vous la chanson? Qu’en pensez-vous? »
Robinson répondit « Je donnerais mille mondes pour sentir encore comme je sentais au moment où je
l’ai écrite. » Voici un homme qui bien sûr avait gouté profondément les bienfaits du Seigneur.
Viens, fontaine de la grâce
Pour te louer tu m’accorde.
Fixe-moi sur ta montagne
Des ruisseaux d’ miséricorde.
Apprends-moi le chant des anges
Qui en flammes t’est monté.
Je t’adore; tu me confère
La merveille de ta bonté.
Pourtant l’homme qui écrit cette chanson pouvait dire « Je donnerais mille mondes pour sentir encore
comme je sentais au moment où je l’ai écrite. » Dans ce sens Robinson se ressemble à Jonas. Il nous fait
demander « qu’est-ce qui se passe à quelqu’un qui fait une confession ouverte et joyeuse de foi en
Christ mais qui se trouve comme Robinson dans l’étendue sauvage ou comme Jonas dans le ventre d’un
gros poisson? » Qu’est-ce qui se passe au membre de la communauté de l’alliance qui assiste au culte
avec nous, qui s’associe avec nous, qui chante avec nous et qui témoigne avec nous, mais qui, dans les
mois et les années plus récentes, se détourne pour évader le Seigneur?
Cette sorte de déclin spirituel se produit plus souvent que nous ne voulons accepter. Nous l’avons vu
dans notre congrégation, où quelques-uns qui marchaient en camaraderie avec nous se sont
ouvertement et publiquement détournés du Seigneur. Si nous examinons notre état spirituel de façon
honnête, nous trouverons des époques lorsque nous avons lutté contre la rechute et le déclin spirituel
sans réussite. Voici où le livre de Jonas peut aider immensément. Son compte-rendu biographique trace
la voie du déclin spirituel. Il trace aussi les moyens de Dieu pour restaurer son prophète après sa chute
dans cet état. Jacques nous dit que l’Écriture fonctionne comme un miroir dans lequel nous voyons
notre propre état spirituel, ce qui sert à nous mener aux remèdes de la grâce de Dieu. Jonas se regarde
dans un tel miroir. Il se révèle douloureusement et honnêtement. Il révèle Dieu glorieusement. Comme
il le fait il nous donne des leçons, à vous et à moi.
Notre texte commence « La parole de l'Éternel fut adressée à Jonas, fils d'Amitthaï (v.1). » C’est une
introduction très brève. Nous trouvons encore de renseignements au sujet de Jonas dans 2 Rois 14,
débutant au vers 23 :
La quinzième année d'Amatsia, fils de Joas, roi de Juda, Jéroboam, fils de Joas, roi d'Israël,
régna à Samarie. Il régna quarante et un ans. Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel; il ne
se détourna d'aucun des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. Il
rétablit les limites d'Israël depuis l'entrée de Hamath jusqu'à la mer de la plaine, selon la
parole que l'Éternel, le Dieu d'Israël, avait prononcée par son serviteur Jonas, le prophète,
fils d'Amitthaï, de Gath Hépher. (14 :23-25)
Nous trouvons dans ces détails peu nombreux que Jonas avait été richement béni de Dieu. Voici trois
choses en particulier. Tout d’abord, Jonas était prophète de Dieu. Ce n’était pas négligeable. Amos a
décrit le privilège d’être prophète de Dieu ainsi : « Car le Seigneur, l'Éternel, ne fait rien sans avoir révélé
son secret à ses serviteurs les prophètes » (3 :7). Pensez à ceci : Dans l’époque de l’Ancien Testament le
croyant typique ne recevait la connaissance du cœur de Dieu que de seconde main. Il devait visiter le
prophète pour demander « Qu’est-ce qu’on éprouve lorsqu’on entend la Parole de Dieu dans sa
présence même? » Jonas était prophète qui, à cause de son lien intime avec Dieu, pouvait répondre à
une telle question. On pourrait dire que Jonas était quelqu’un qui jouissait des privilèges nouveautestamentaires dans l’époque de l’Ancien Testament.
Jérémie anticipa les jours de la nouvelle alliance et fut inspiré à dire la Parole de Dieu. Dieu dit par
moyen de lui « Je mettrai ma loi au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils
seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant: connaissez
l'Éternel! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Éternel » (31 :33-34).
Dans la nouvelle alliance il ne nous faudra pas demander « Qu’est-ce qu’on éprouve lorsqu’on se trouve
dans la présence de Dieu et entend sa Parole? » Nous ne demanderons pas parce que nous le saurons
par l’Esprit et la Parole. Le lien immédiat et intime avec Dieu par son Esprit et sa Parole est déjà connu
de Jonas. Il avait un vif sentiment de la présence de Dieu – comme l’avaient tous les prophètes de
l’Ancien Testament.
Une vive camaraderie spirituelle est le deuxième bienfait riche que Jonas éprouvait. Jonas prophétisait
au bout final des ministères d’Élie et d’Élisée. En ces jours-là, quand de tels que le roi Achab et sa reine
Jézabel avait battu le royaume de Dieu, Dieu éleva Élie et Élisée, deux puissants hommes de Dieu qui,
parmi d’autres choses, établirent des écoles de prophètes. Ces hommes furent assemblés et instruits par
les prophètes. Ils partageaient leur vie de prière, leur enseignement et leur vision des fins de Dieu. Jonas
apparut à l’époque où Dieu établissait ces communions spirituelles. Jonas donc savait bien qu’il s’était
fait entraîner par quelque chose de plus important que sa propre vie. Il faisait partie d’une fraternité de
croyants qui allait à une destination particulière. Dieu faisait une œuvre bénie parmi eux. Il me rappelle
l’époque, il y a maintenant vingt ans, où notre église locale fut fondée. Nous avions peu de biens. Nous
n’avions pas de bâtiment. Pas de piano. Pas de chaire. On avait deux paniers d’osier pour les offrandes.
Mais il y avait un vif sentiment que Dieu travaillait parmi nous et qu’il nous avait bénis richement des
bienfaits célestes abondants.
Jonas était béni en étant nommé prophète. Il était béni en appartenant à la fraternité des prophètes.
Troisièmement, il s’engageait dans un ministère spirituel productif. Les gens se rappelaient sa
prédication. En 2 Rois on trouve que pendant le règne de Jéroboam II le roi restaura les limites d’Israël
depuis l'entrée de Hamath jusqu'à la mer de la plaine (la mer d’Arabas). C’est-à-dire que Jéroboam
libéra Israël de l’oppression syrienne aux mains de Ben-Hadad au nord, et qu’il maîtrisa Moab et Ammon
au sud et à l’est. Son royaume s’élargit jusqu’à ses anciennes frontières. Quand il l’avait fini, son peuple
dirent « C’est ce qu’on attendait, parce que Dieu nous l’a prédit par son prophète Jonas » (cf. 2 Rois
14 :25). Jonas avait bien sûr gagné la réputation d’un homme d’importance et de vitalité spirituelle.
Voici un homme qui aurait pu bien chanter « Viens, fontaine de la grâce » car il n’y avait presqu’aucun
bienfait de la grâce, parlant de ceux qui étaient disponibles à l’époque de l’Ancien testament, qu’il
n’avait pas reçu.
Pourtant l’ensemble de tous ces bienfaits ne put ni balancer son déclin spirituel ni éviter sa rechute.
Bien-aimés, voici une leçon qu’il nous faut prendre à cœur. Aucun bienfait spirituel antérieur ne sera
suffisant pour nous préserver au présent à moins qu’il ne s’unisse avec la foi présente et l’obéissance
présente. Il est vain d’imaginer que les bienfaits du passé suffiront pour les défis d’aujourd’hui. Rien
suffira que se cramponner à Dieu n’importe où il nous mène et n’importe le coût. Il nous faut nous céder
en faveur de son plan pour nous. Si nous ne sommes pas tout-prêts à obéir résolument nous sommes
déjà en déclin spirituel.
Or Jonas avait été richement béni. Qu’est-ce que c’est qui provoqua sa rechute? Qu’est-ce qui se passa?
Qu’est-ce qu’il nous faut chercher auprès de nous pour éviter une telle rechute? Notons deux choses qui
sont vraies au sujet de Jonas et de tous qui rechutent. D’abord, Jonas se détourna de la parole de Dieu.
Notre texte commence « La parole de l'Éternel fut adressée à Jonas, fils d'Amitthaï. » Cette expression
« la parole de l’Éternel fut adressée » s’emploie des centaines de fois dans l’Ancien testament. Elle ne
veut pas dire que Jonas ouvrit un parchemin et commença à lire la Bible. Beaucoup plus est impliqué.
Jonas fut entraîné dans la présence de Dieu et sentit les mains puissantes de Dieu l’arracher pour le
forcer vers sa volonté. Jonas se trouva sous la pression de la parole de Dieu. C’est une expérience que
nous avons éprouvée comme Chrétiens. La parole de Dieu perce jusqu’à nous, nous presse, nous
maîtrise. Elle nous dit que nous sommes des pécheurs mourants, aptes pour rien que la destruction. En
conséquence elle nous pousse à Christ pour trouver la miséricorde et la vie. Voilà ce qu’éprouva Jonas
quand la parole de Dieu lui vint.
Et notez bien : la parole de Dieu ne pourrait être plus claire ni plus simple. Jonas n’avait besoin de
concordance ni de lectionnaire, commentaire ou dictionnaire. Jonas dut quitter Israël, aller à Ninive et
prêcher la parole qu’avait Dieu pour cette nation. Parfois la Bible contient des textes qui sont difficiles à
comprendre. Même Pierre dit que quelques écrits de Paul sont difficiles de ce sens. Mais le présent n’en
est pas un. Ce n’était pas difficile à comprendre. C’était bien simple. Mais Jonas n’en voulut rien.
Pourquoi Jonas ne voulut-il entendre cette parole du Seigneur? La réponse est donnée au chapitre 4.
Les Ninivites entendent la prédication de Jonas et se repentissent. Et Jonas prie « Ah! Éternel, n'est-ce
pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à
Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté,
et qui te repens du mal » (vers 1,2). La demande de Dieu était d’aller aux ennemis jurés du peuple de
Dieu, qui en quelques dizaines d’années détruiront le royaume du nord. Jonas soupçonna que s’il allait,
par la grâce de Dieu il amènerait la repentance et la miséricorde aux Ninivites, ce qui se produisit. Jonas
savait que s’il devint l’instrument du salut des Ninivites sa réputation parmi les Israélites serait perdue.
Pensez-y ainsi. Quant aux Ninivites, la parole de Dieu fut destinée à apporter la repentance pour le
pardon des péchés. Mais que voulait dire la parole pour Jonas? Par cette parole Dieu dit à Jonas « Jonas,
le seul chemin pour avancer ta connaissance de moi et pour me servir et avancer mon royaume exige la
mort de ta réputation. Tu dois t’humilier et céder ta réputation parmi tes concitoyens afin de vivre pour
moi. »
C’est la question pour nous aussi, n’est-ce pas? Suis-je prêt à permettre que la parole de Dieu me touche
au lieu même où jusqu’à maintenant j’ai réussi de l’éviter? Le petit peu que je me suis réservé pour le
chérir en secret – suis-je prêt à le laisser tomber? C’est peut-être ma réputation, comme dans le cas de
Jonas. C’est peut-être que j’en veux à quelqu’un, et ce fait me console et me fait me sentir supérieur –
comme la rancune des Édomites contre les Israélites (cf. Abdias 3). C’est peut-être un péché auquel je
suis en proie, un péché secret, connu seulement à moi et à Dieu. C’est peut-être une chose qui est
bonne en soi, mais que j’ai rendu une idole, comme le serpent de bronze qu’adorèrent les Israélites
après ce qu’il les avait sauvés des morsures venimeuses, ou comme l’argent du jeune riche qui demanda
à Jésus ce qu’il devait faire pour hériter la vie éternelle. Dieu vint à Jonas avec une parole qui dit « Il te
faut mourir à toi et vivre pour moi. » Jonas répondit par se défendre contre l’empiètement de la parole
de Dieu. Il refusa de l’ouïr.
Permettez-moi encore une application. Pierre, dans son premier épître, écrit « désirez, comme des
enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez
goûté que le Seigneur est bon » (2 :2-3). L’indice d’une personne qui ne rechute pas mais qui marche
avec le Seigneur est son désir pour le lait de la parole de Dieu. Le croyant réveillé est celui qui veut
entendre et obéir. Dans les saisons de renaissance, ceux qui se ressemblent dans la maison du Seigneur
ont très besoin d’entendre la prédication solide et les sermons longs, animés et fidèles. Ils désirent
entendre les prédicateurs même lorsqu’ils « se mêlent » dans les affaires, et ses sermons sont aigus,
particuliers et acerbes. Or, ils luttent toujours contre le vieil homme. Ils doivent persévérer dans la
bonne lutte de la foi afin de maîtriser leur vie. Ce n’est pas facile. Mais les réveillés surtout désirent avec
passion entendre et appliquer la parole de Dieu dans leur vie parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas
vivre sans elle.
Jonas se détourna contre la parole de Dieu. Deuxièmement, il se fuit de la présence de Dieu.
Et Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. Il descendit à
Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis; il paya le prix du transport, et
s'embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l'Éternel.
Mais l'Éternel fit souffler sur la mer un vent impétueux, et il s'éleva sur la mer
une grande tempête. Le navire menaçait de faire naufrage. Les mariniers
eurent peur, ils implorèrent chacun leur dieu, et ils jetèrent dans la mer les
objets qui étaient sur le navire, afin de le rendre plus léger. Jonas descendit au
fond du navire, se coucha, et s'endormit profondément. Le pilote s'approcha
de lui, et lui dit: Pourquoi dors-tu? Lève-toi, invoque ton Dieu! Peut-être
voudra-t-il penser à nous, et nous ne périrons pas.
Voici la première des conséquences affreuses qui se produisent quand Jonas s’enfuit de Dieu. Jonas se
trouve dans une tempête intense. Dieu crie après lui par la pluie et le vent et les ondes, mais Jonas
n’entend rien, parce qu’il dort. Quand nous nous détournons de la parole et de la présence de Dieu,
nous devenons ahuris. Notre conscience ne nous parle plus. Elle devient endurcie et inutile. Pensez-y
ainsi. Si vous vous détournez de Dieu et ne lui écoute point, vous pourrez vous assurer que votre
conscience ne servira à rien. A ce point-là allez savoir à quelle profondeur vous pouvez descendre!
Quant à Jonas, il descendit à Japho. Il descendit aux navires par le bord de la mer. Il descendit dans les
entrailles d’un navire. Il tomba dans un sommeil profond. Il descendit jusqu’au fond de la mer dans le
ventre d’un gros poisson. La fuite du Seigneur égale la descente jusqu’au fond.
Autre conséquence de la désobéissance – pour diriger sa vie Jonas commence à se fier aux circonstances
au lieu de la parole de Dieu. Voici ce que je veux dire. Jonas se leva et alla à Japho afin de fuir à Tarsis.
C’est simple, mail il faut reconnaitre que la probabilité de trouver un navire qui allait de Japho à Tarsis
égale la probabilité pour nous de trouver un vaisseau pour nous transporter de Cape Canaveral à la lune.
Pourtant le presqu’impossible s’est produit. Jonas alla au quai, criant « Tarsis, Tarsis, quelqu’un pour
Tarsis? » Et un capitaine lui dit « J’y vais. On part bientôt. J’offre un prix juste. » On peut
presqu’entendre la pensée de Jonas, qui se dit « Je m’enfuis du Seigneur, mais regarde les tendres
bienfaits du Seigneur. Il me fournit un navire. Il me faut de l’espace entre moi et le Seigneur et lui, il le
fournit. Dieu m’a dit de m’en aller à Ninive, mais il n’était pas tout à fait sérieux. »
Spurgeon raconte l’histoire d’un camarade de classe. Le garçon était irascible. Il se mettait en colère et
jetait des choses, les cassant en petits morceaux. Spurgeon dit qu’il n’était pas surpris que le garçon se
fâchait. Il n’était pas surpris qu’il jetait les choses. Ce qui l’étonnait, c’est qu’il y avait toujours quelque
chose disponible pour jeter. Le point : résiste la parole de Dieu et tu trouveras toujours quelque chose
que tu peux tenir pour te laisser dire « Ce n’est pas si grave que je pensais. Je désobéis, mais le soleil
brille toujours. Je désobéis mais on a augmenté mon salaire. Je désobéis mais j’ai le foyer paisible. Avec
ses bienfaits bien sûr que je suis bien avec Dieu. »
La prochaine conséquence – la pratique de Jonas contredit sa profession. Au vers 9 Jonas s’avoue
Hébreu qui craint «l’Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre. » Sans doute Jonas connaissait
très bien le Psaume 139.
Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face?
Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t'y voilà.
Si je prends les ailes de l'aurore, Et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer,
Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira.
Il prétend louer le Dieu qui a fait toutes choses mais il essaie de s’en cacher. Il sait de quelque façon que
ses actes sont absurdes. Sa profession contredit sa vie. Il est incapable de concilier sa vie avec le Dieu
qu’il connait. Il souffre de ce qu’on appelle aujourd’hui la dissonance cognitive.
Comme conséquence de sa fuite de Dieu il est devenu aussi totalement inutile au moment d’une crise
spirituelle importante. Il eut l’opportunité d’être prophète de Dieu au milieu de cette tempête. Pensez à
l’Apôtre Paul à la fin du livre des Actes. Paul se trouve au milieu d’une tempête. Il devient capitaine du
bateau et instruit et sauve l’équipage. Jonas aurait pu parler de la grâce, du pouvoir et de la sagesse de
Dieu et les mariniers aurait été prêts à entendre, mais c’est ces païens qui sont obligés à l’appeler à la
prière. L’homme échu devint l’homme sans prière et inutile.
Écoutez ceci, parce que c’est la chose qui fend plus le cœur dans le livre entier. Les mariniers
questionnent Jonas quand le sort tombe sur lui.
Dis-nous qui nous attire ce malheur. Quelles sont tes affaires, et d'où viens-tu?
Quel est ton pays, et de quel peuple es-tu? Il leur répondit: Je suis Hébreu, et
je crains l'Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre.
Ils lui posent plusieurs questions. Qui es-tu? Quelles sont tes affaires? D’où viens-tu? La seule à laquelle
il ne répond pas est « Quelles sont tes affaires? » Il ne dit pas « Je suis prophète de Dieu. Je parle aux
gens de la grâce rédemptrice de Dieu et de sa douce miséricorde. Le Seigneur m’a mis à part à cette
fin. » Il n’est plus capable de le dire. Il a honte de faire une telle confession. Son péché lui a fermé la
bouche. Il ne peut pas prononcer la parole de Dieu. En désespoir de la grâce de Dieu et de toute utilité à
venir il offre à l’équipage ce conseil de désespoir : « Prenez-moi, et jetez-moi dans la mer, et la mer se
calmera envers vous; car je sais que c'est moi qui attire sur vous cette grande tempête » (vers 12).
J’ai dit que Jacques appelle l’Écriture un miroir dans lequel nous nous voyons. Et si nous voyons la
rechute de Jonas dans notre vie? Si notre conscience est endurcie et nous avons l’habitude de regarder
les bienfaits antérieurs au lieu de l’obéissance du présent? Si nous trouvons que notre pratique
contredit notre confession de façon à ce que nous avons honte de témoigner de Dieu et de ses œuvres?
Si nous nous sommes plantés sur le plan spirituel, et nous sommes coupables et sans excuse? Y a-t-il de
l’espoir pour nous? Bien-aimés, je veux que vous pensiez à ceci. Dieu envoya sa parole à Jonas et
lorsqu’elle fut rejetée Dieu envoya une grosse tempête pour le chasser. Ensuite il prépara un gros
poisson pour l’avaler et alors, après trois jours et trois nuits il envoya une parole au gros poisson de
vomir Jonas sur la plage. Et alors la parole vint à ce prophète-naufrage une deuxième fois : « Lève-toi, va
à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t'ordonne! » (3 :2). Donc Jonas fut restauré,
ressuscité et réarmé pour être encore un serviteur productif. Notre espoir demeure en ceci : Dieu n’est
pas parti; il nous chasse parce qu’il nous aime, toi et moi, et il s’est décidé de ne pas nous laisser
tomber.
Le Jonas du Nouveau Testament, Simon Pierre, échoua, nia et damna son Seigneur, tout en se
détournant de sa parole et de sa présence. Le Seigneur le chassa et le restaura, disant « Pais mes
agneaux. Pais mes brebis. Pais mes brebis » (Jean 21 :15-17). Pour trouver l’espoir ne le cherche pas
dans toi-même, dans ton cœur ni dans tes bons antécédents. Tu n’y trouveras rien. Trouve l’espoir
plutôt dans la miséricorde et la grâce épuisante de Dieu. Tu lui failliras peut-être. Lui, il ne te faillira pas.
Au nom de Christ. AMEN.