C`est officiellement signé entre la BAD et le Togo ! Réduire les

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C`est officiellement signé entre la BAD et le Togo ! Réduire les
N°867
du 1
DECEMBRE
2015
er
Bi-hebdomadaire Togolais d’Informations et d’Analyses
Par Koffi
SOUZA
Editorial
POUR LE DEVELOPPEMENT ELECTRIQUE
DU CONTINENT AFRICAIN
L’électrification du continent africain revient aujourd’hui au centre des
préoccupations politiques et économiques françaises sous l’impulsion
de Jean-Louis Borloo, à l’origine de la fondation Énergies pour l’Afrique.
Sur plus de 1,3 milliard, le nombre de personnes en situation de
pauvreté énergétique dans le monde, une grande majorité se situe dans
les régions rurales et isolées d’Asie du Sud ou d’Afrique subsaharienne.
L’Afrique subsaharienne est aujourd’hui la zone qui présente le taux
d’électrification le plus bas des régions en développement avec
seulement 31% en moyenne et plus de 600 millions de personnes
vivant sans électricité. Un chiffre qui devrait continuer d’augmenter, voire
même doubler d’ici à 2030 au regard des évolutions démographiques.
La capacité électrique installée dans toute l’Afrique sub-saharienne,
hors Afrique du Sud, ne dépasse pas les 28.000 mégawatts, ce qui est
égal à la capacité de la seule Argentine.
Le manque d’énergie fiable sur le continent a des conséquences
humaines redoutables: 730 millions de personnes en Afrique sub(suite à la page 2)
P.3
Réduire les émissions de gaz à effet de
serre du pays de 11,14% à l’horizon 2030
P.7
Enseignement supérieur
Trop d’étudiants, trop
longtemps dans les universités
COP 21 à Paris
Réparer l'injustice
climatique en Afrique
P.7 La jeunesse africaine a formulé
des recommandations à Lomé
P.2
Le président Faure E. Gnassingbé
(au micro) au Sommet COP 21 à Paris
P.3
Nouveau code pénal / Malgré la pression
internationale pour sa libéralisation
L’Exécutif togolais
choisit de réprouver
l’homosexualité
P.4
Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion
des jeunes dans les secteurs porteurs
C’est officiellement signé
entre la BAD et le Togo !
Prix: Togo, Bénin, Burkina: 250CFA Zone CFA: 300 F Europe et autres pays: 1 euro --- Abonnement: Contacter 22 61 35 29 / 90 05 94 28
CULTURE
2
AZIMUTS INFOS
Un satellite avec des contraintes
de design assez fortes
La réalisation de ce satellite a dû tenir compte d’un certain
nombre de contraintes techniques et opérationnelles.
C’est ce que nous explique François Paoli, responsable
technique du satellite chez Thales Alenia Space à travers
trois exemples.
Parmi les contraintes techniques, « l'autonomie et la durée
de vie sont deux des clés de la réussite de ce programme ». Or,
jusqu'à présent, « on réalisait des satellites en orbite basse avec
des durées de vie typiquement de 3 ans avec une extension à 5
ans ». Avec les Sentinel, « on passe à 7 ans avec une demande
de l'Esa de la porter à 12 ans ! » Du coup, cela nous « oblige à
faire un satellite avec des exigences de fiabilité assez grandes
». Il faut gérer les redondances à bord avec la « possibilité de
passer sur un équipement redondant quand l'un tombe en panne
et de faire ce que l'on appelle du "cross-strapping", c'est-à-dire
d'interconnecter les équipements les uns avec les autres de
manière à pouvoir constamment garder cette chaîne
d'équipements qui fonctionne ».
Autre difficulté technique, « mais aujourd’hui surmontée »,
Thales Alenia Space a choisi comme système de correction de
trajectoire des « moteurs de classe de 1 newton de chaque côté
du satellite qui poussent dans les deux sens afin d'éviter un
retournement du satellite lorsqu'ils sont orientés ». Cela permet
de repositionner le satellite régulièrement sans avoir à
interrompre la mission. Ces petits moteurs seront utilisés
pendant au moins 7 ans, « ce qui signifie qu'ils seront fortement
sollicités pendant cette mission ». Pour s’affranchir de cette
contrainte, on a « optimisé nos lois de contrôle d'orbite de façon
à moins les solliciter malgré la durée de vie qui pourrait atteindre
12 ans ».
Enfin, le fait d'avoir plusieurs charges utiles embarquées sur
un satellite de taille moyenne « impose des contraintes
différentes propres aux instruments ». Celles des instruments
optiques sont liées à « la propreté, la contamination de leurs
optiques et au pointage et à la stabilité attendus très précis ». Il
faut également refroidir les plans focaux : « c'est pour cela que
l'on a gardé une face froide sur le satellite et fait le choix d'un
seul panneau solaire associé à une configuration de vol
longitudinale qui permet d'avoir une importante face froide pour
le satellite ». Quant aux instruments radio, « ils ont des contraintes
d'autocompatibilité RF et électromagnétiques ».
Editorial
POUR LE DEVELOPPEMENT
ELECTRIQUE DU CONTINENT AFRICAIN
(suite de la page 1)
saharienne chauffent leurs
maisons et font la cuisine en
utilisant des combustibles
traditionnels comme le bois,
le charbon de bois, et d’autres
types de biomasse. Des
études ont montré que
l’inhalation de la fumée et leurs
émanations est à l’origine
d’environ quatre millions de
décès par an, principalement
parmi les femmes et les
enfants, soit plus de décès que
ceux générés par le
paludisme et le VIH/sida
combinés.
L’augmentation de l’offre
d’électricité pourrait contribuer
à surmonter la crise actuelle
de l’emploi des jeunes en
Afrique. Si les industries
africaines
pouvaient
fonctionner à pleine capacité
et relever le défi de la
concurrence mondiale, des
dizaines de millions de
nouveaux emplois seraient
créés à travers le continent. En
outre, le secteur de l’énergie luimême peut générer 3 millions
de nouveaux emplois. La taille
et la portée du défi auquel nous
sommes confrontés est clair:
tout ce qui a été fait dans le passé
pour électrifier le continent est
insuffisant. Nous avons besoin
de nouveaux acteurs, de
nouveaux partenariats, de
nouvelles politiques et de
nouvelles plateformes pour
réussir. Pour répondre aux
besoins énergétiques du
continent africain il faut
construire 7.000MW de nouvelle
capacité de production, soit 7
fois la moyenne annuelle
construite sur les 10 dernières
années, ce qui équivaut à 300
milliards de dollars en
investissements.
C’est un plan ambitieux mais
qui mérite que l’on s’y attache
avec détermination.
Littérature
Institutions
Clap de fin pour Régis Debray à In Koli Jean Bofane Prix des Cinq
continents de la Francophonie
l'Académie Goncourt
À 75 ans, l'écrivain Régis Debray
a annoncé lundi 23 novembre sa
démission du jury de l'Académie
Goncourt.
M em bre depuis 2011 de
l'Académ ie Goncourt - ayant
succédé à Michel Tournier, Régis
Debray a av ancé com m e
principaux motifs de ce retrait, son
âge avancé et les "obligations de
travail" qui ne lui permettent plus
d'avoir "la disponibilité, ni peut-être"
reconnait-il, "la générosité que
requiert, avec nos cinq prix annuels
dans divers genres, l'appréciation
pondérée des nouveautés qui
défilent". L'écrivain a cependant tenu
a revenir sur de "biens belles
années et de joyeux débats",
saluant
au
passage
"l'indépendance, les scrupules et la
compétence" du jury Goncourt.
Dans une lettre adressée à
Bernard Pivot le 12 novembre, il
confit son souhait de "relire tout à
loisir M usil, Garcia Marquez et
Maurice Leblanc, et se replier sur
sa propre librairie".
Régis Debray, lauréat du Prix
Femina 1977 pour La neige brûle
(éd. Grasset), publiera le 1er janvier
prochain avec Didier Leschi, La
laïcité au quotidien (éd. Gallimard).
Un guide pratique qui, nous n'en
doutons pas, sera d'un bien
nécessaire recours face à la triste
actualité qui nous accable.
Société
COP21 : Réparer l'injustice
climatique en Afrique
Cette note comporte 6 entretiens
avec des écologistes africains de
premier plan, qui s'accompagnent
d'une introduction et d'une synthèse
sous forme de 10 recommandations
aux négociateurs de la COP21 et
aux administrateurs du Fonds vert
pour le climat.
La position des pays africains lors
de la conférence de décembre à
Paris sera fondam entale pour
obtenir un accord entre les parties.
Si elle ne représente aujourd'hui que
4% des émissions de GES, l'Afrique
com ptera 25% de la population
mondiale en 2050. Le caractère
faiblem ent
carboné
du
développement économique africain
dans les prochaines décennies est
donc un enjeu environnemental
majeur.
L'"Accord de Paris" qui devrait
remplacer les engagem ents du
Protocole de Kyoto, en vigueur
depuis 1997, a pour ambition d'être
à la fois contraignant et équitable visà-vis des pays qui, de par leur faible
niveau d'émissions des gaz à effet
de serre, n'ont pas contribué au
changement climatique mais qui
pourtant en subissent les
conséquences en première ligne:
sur les 10 pays les plus vulnérables
aux conséquences du changement
climatique, 6 sont situés en Afrique.
Com ment analyser la prise en
charge des politiques publiques de
lutte contre le changement climatique
sans mettre en lumière la fragilité des
institutions au sein des pays
africains? Les enjeux démocratiques
et la nécessit é d'une réelle
transparence des actions des
opérateurs économiques extérieurs
sont des éléments essentiels pour
envisager des politiques de
dév eloppem ent efficaces et
cohérentes avec un nouvel accord
international sur le climat.
Pour la Fondation de l'Ecologie
Politique - FEP, diffuser la voix
d'acteurs écologistes africains, les
plus à mêmes de juger de l'équité
d'un potentiel accord sur le climat,
est une priorité. Il est aussi important
de souligner le lien indissociable
entre politiques de développement
et politiques clim atiques
internationales[1] afin de penser les
enjeux écologiques et les enjeux
sociaux com m e des facteurs
indissociables pour réduire les
inégalités à l'échelle internationale.
Outre les modalités d'un accord
contraignant pour les pays africains,
enjeu principal à moins de 10 jours
de la COP21, les 6 écologistes
africains abordent des questions
incontournables pour envisager un
développement durable et équitable
pour l'Afrique subsaharienne: les
dégradations environnementales et
sanitaires liées à l'exploitation des
ressources
extractives,
l'accaparem ent des terres, le
découplage entre croissance
économ ique et dégradation
environnem entale et enfin la
question de l'efficacité de l'aide
publique au développement.
La note est disponible en français
sur le site de la FEP (la version
anglaise sera en ligne à partir du
27 novembre) et sera présentée lors
d'une conférence publique le 5
décembre 2015 à 17h dans le cadre
des Espaces Générations Climat au
Bourget.
Seront présents à la conférence,
animée par Benjamin Bibas : les
auteurs Mildred Barasa (Kenya),
Aïssatou Diouf (Sénégal), Marc Ona
Essangui (Gabon), Raimundo Ela
Nsang (Guinée équatoriale) et Gaël
Giraud, chef économ iste de
l'A gence
française
de
développement (AFD), membre du
conseil scientifique de la FEP.
Congo Inc. le testam ent de
Bismarck (Actes Sud) remporte le
prix des Cinq continents de la
Francophonie 2015. Le jury du
prix des Cinq continents de la
Francophonie, présidé par JeanM arie Gust ave Le Clézio, a
désigné In Koli Jean Bofane pour
son rom an Congo I nc. le
testament de Bismarck (Actes
Sud), com m e lauréat de son
édition 2015.
Dans un communiqué en date
du 25 novembre, le jury indique
avoir "souhaité récompenser un
rom an ét onnant.
S orte
d'encyclopédie du Congo, d'un
hum our tour à tour tendre et
féroce, satirique et burlesque sur
un sujet inédit : l'Afrique vue par
un pygmée géant. Tout y est : la
pauvreté, la dépendance, les
désast res d'une cert aine
m ondialisation, les fantasmes
blancs, les enfants des rues, la
migration, la gadgétisation face à
la tradition (...)".
Né le 24 octobre 1954 à
M bandaka
(République
Démocratique du Congo), In Koli
Jean Bofane vit en Belgique. Son
premier roman, Mathématiques
congolaises (Actes Sud, 2008), a
reçu le prix Jean-Muno, le prix de
la Scam et le grand prix littéraire
d'Afrique noire de l'Adelf. Congo
Inc. Le Testament de Bismarck
(Actes Sud, 2014), lauréat du
Grand Prix du Roman Métis 2014,
est son second roman, il paraîtra
en poche en février chez Babel.
Le prix des Cinq continents de la
Francophonie, créé en 2001 et doté
de 10 000 euros, a pour but de
m ettre en lum ière "des talents
littéraires reflétant l'expression de la
diversité culturelle et éditoriale en
langue f rançaise sur les cinq
continents".
La cérémonie de rem ise de la
distinction devait avoir lieu le 22
novembre à Bamako au M ali dans
le cadre de la célébration du 10e
anniversaire de la Convention sur
la protection et la promotion de la
diversité des expressions culturelles
adoptée par l'Unesco en 2005. "En
raison des attaques terroristes
survenues dans la capitale malienne
vendredi 20 novem bre, il a été
décidé de la reporter à une date
ultérieure", précise le communiqué.
Nécrologie
Mort de Setsuko Hara,
muse d'Ozu
On a appris mercredi la mort de
l'actrice Setsuko Hara, légende du
ciném a japonais et m use de
Yasujirô Ozu, mêm e si d'autres
sources indiquent qu'elle est
décédée le 5 septem bre d'une
pneumonie dans un hôpital. Elle
avait 95 ans et derrière elle une
longue vie de recluse à la Greta
Garbo car après avoir été la plus
grande star nippone dans les
années 40 et 50, elle avait
brutalem ent annoncé, à 43 ans,
qu'elle arrêtait le cinéma. Avant de
se retirer dans la ville balnéaire
de Kamakura, à une cinquantaine
de kilom ètres de Tokyo, décor de
nom bre de ses films mais aussi
endroit où se trouve le tem ple
Engaku-ji où furent déposées les
cendres d'Ozu, mort le 12 décembre
1963. Elle a déjà près de 70 films à
son actif quand elle tourne avec
l'auteur du Voyage à Tokyo et de
Fin d'automne. C'est lui qui fixe à
jamais la douceur lum ineuse de
Setsuko Hara et son sourire où se
mêlent la vaillance et le fatalisme.
Elle porte alors le surnom de la
"Vierge éternelle".
Directeur de la Publication
Hugue Eric JOHNSON
Directeur de la Rédaction
Jean AFOLABI
Bi-hebdomadaire togolais
d’informations et d’analyses
Rédaction
e-mail: [email protected]
Sylvestre D.
Hervé AGBODAN
Maurille AFERI
Pater LATE
Kossiwa TCHAMDJA
Koffi SOUZA
Alan LAWSON
Abel DJOBO
Tony FEDA
Casier N° 60 / M.P.
Roland OGOUNDE
Impression:
Groupe de presse L’Union
Dessin-Caricature
Tirage: 2500 exemplaires
BOGLA G.
Récépissé N°0145/16/02/01/HAAC
Siège: Wuiti - Nkafu
Tél: 22 61 35 29 / 90 05 94 28
Service photographie
LAWSON Laté
Graphisme
L’UNION N°867 du 1er Décembre 2015
NATIONALES
3
Participation active de Faure Gnassingbé à la Conférence sur le climat COP21
Le Togo veut réduire ses émissions de gaz à effet
de serre de 11,14% par rapport à 2010
Late Pater
Il s’agit d’une mesure à financer
sur fonds propres. Selon les
données des communications
nationales sur les changements
climatiques au Togo, l’agriculture,
la foresterie et l’énergie constituent
les secteurs à fortes émissions de
gaz à effet de serre. Et sur la base
des scénarios réalisés à partir des
données fournies par les différents
secteurs de développement du
pays (agriculture, foresterie,
énergie, transports, etc.), le Togo
entend réduire ses émissions de
gaz à effet de serre à hauteur de
11,14% à l’horizon 2030, par
rapport à 2010 prise comme
année de référence. Les gaz à effet
de serre sont le dioxyde de
carbone (CO2), le méthane (CH4),
l’hémioxyde d’azote (N2O). En
2010, le Togo n’en a émis que
0,05% du total des émissions
mondiales. Pour arriver à cette
réduction, les actions à mener sur
fonds propres devront nécessiter
environ 1,2 milliard de dollars US
sur la période de 2020 à 2030.
«Cependant, avec un appui
financier estimé à 3,02 milliards
de dollars US dans le cadre de nos
con trib utio ns
p révu es
déterminées au niveau national
(CPDN), le Togo pourrait réaliser
une réduction ambitieuse de
20% ; c e qu i po rte les
contributions nationales à 31,14%,
et ceci ne constitue nullement pas
un
bloc age
à no tre
développement», avance-t-on
Le président Faure Gnassingbé au Sommet du Climat à Paris
dans la délégation togolaise à Paris.
Bien entendu, tousles efforts de lutte
con tre les chan geme nts
climatiques se feront en lien avec
les principaux textes juridiques
adoptés au niveau national : la loi
n°2008-005 du 30mai 2008 portant
loi-cadre sur l’environnement, la loi
n°2008-009 du 19 juin 2008 portant
code forestier, la loi n°99-003 du
19 février 1999 portant code des
hydrocarbures, le décret n°2006058/PR du 5 juillet 2006 fixant la
liste des travaux, activités et
Nouveau code pénal / Malgré la pression internationale pour sa libéralisation
L’Exécutif togolais choisit
de réprouver l’homosexualité
En parcourant le rapport de
l’étude au fond du projet de loi portant
nouveau code pénal, on découvre
ce jeu de question-réponse entre
les députés et les ministres : le
présent projet de loi portant nouveau
code pénal punit l’homosexualité ;
cette sanction n’expose-t-elle pas
le gouvernement à la pression
internationale ? «Cette sanction
expose le gouvernement à la
pression internationale car la
tendance actuelle tend à la
libéralisation de l’homosexualité ;
c’est le cas dans certains Etats
européens et américains ; malgré
l’insistance de la communauté
internationale, le gouvernement
togolais, soucieux de préserver les
bon nes mœur s, r épro uve
l’homosexualité qu’il considère
comme un acte contre nature». Et
les dispositions des articles 387 et
suivants donnent les détails précis,
sous le chapitre des attentats contre
les mœurs. Ainsi, constitue un
attentat aux bonnes mœurs l’acte
d’immoralité ayant pour but soit la
propre satisfaction de celui qui agit,
soit la stimulation des passions
d’autrui. Quant à l’attentat à la
pudeur, il est constitué de tout
attouchement volontaire opéré
contre son gré sur le corps d’une
personne déterminée de l’un ou
l’autre sexe, avec ou sans violence,
contrainte, menace ou surprise,
dans le but d’exciter les sens.
Toute person ne coupable
d’attentat à la pudeur est punie d’une
peine d’emprisonnement d’un à
trois ans et d’une amende d’un
million à trois millions de francs Cfa
ou l’une de ces deux peines.
L’attentat à la pudeur commis sur
un enfant est puni d’une peine de
trois à cinq ans d’emprisonnement
et d’une amende de trois millions à
cinq millions de francs Cfa. Si
l’attentat à la pudeur a été commis
avec violence ou menace sur la
personne d’un enfant, les peines
sont de cinq à dix ans de réclusion
et d’une amende de deux millions
à dix millions de francs Cfa.
L’outrage aux bonnes mœurs
est tout acte impudique ou contre
nature commis avec un individu
de son sexe, et toute atteinte à la
moralité publique par paroles,
écrits, images ou par tous autres
moyens. Toute personne qui
commet un outrage aux bonnes
mœurs est punie d’une peine
d’emprisonnement d’un à trois
ans et d’une amende d’un million
à trois millions de francs Cfa ou de
l’une de ces deux peines. Enfin,
est punie de six mois à deux ans
d’emprisonnement et d’une
amende de cinq cent mille à deux
millions de francs Cfa ou de l’une
de ces deuxpeines toute personne
qui diffu se ou fait diffu ser
publiquement des incitations à des
pratiques contraires aux bonnes
mœurs par paroles, écrits ou tous
autres moyens de communication.
Comme on ne peut s’en douter,
il y a des choses qui choquent la
coutume noire sous certains cieux.
N’en déplaise aux adeptes de
l’extension abusive des droits de
l’homme. Pour rappel, au Tchad,
un nouveau code pénal adopté
courant 2014 dispose clairement
la pénalisation de l’homosexualité :
être homosexuel est un délit, avec
une amende de 50 à 500.000
francs Cfa et 15 à 20 ans de prison
pour «protéger la famille et se
con former à la soci été
tch adienn e», sel on
le
gouv ernemen t. «C’ est une
régression…c’est un mauvais
signal donné alors que la question
de l’homosexualité est une
qu esti on q ui a ujou rd’h ui
progres se sur le co ntinent
africain…», avait hurlé le directeur
Afrique de la Fidh, Florent Geel. Au
Bénin, il est dit que si l’on considère
dans un contexte culturel africain
que l’homosexualité est contrenature, cette orientation sexuelle
reste un délit : il n’y a pas de
dispositions légales qui répriment
expressément l’homosexualité.
Des exemples qui démontrent que
le phénomène – qui devient courant
au Togo et en Afrique, sous l’effet
des pratiques occidentales – n’est
pas unanimement tranché par les
gouvernants.
Pour l’association Africagay, 38
des 84 pays ayant des législations
interdisant les rapports sexuels
entre personnes du même sexe
sont africains, en 2002. Cette
interdiction s’exprime soit de façon
explicite soit par un biais plus
implicite : l’interdiction de la
sodomie. Au Zimbabwe, un gay
enc ourt
une
pei ne
d’emprisonnement pouvant aller
jusqu’à dix années de travaux
forcés. Le président Robert
Mugabe le traite publiquement
d’inférieur aux «cochons et aux
chiens». Il existe pourtant dans cet
Eta t de s
as soci atio ns
homosexuelles très militantes dont
certaines ont même gagné des
procès. En Ouganda, la loi qui
menaçait les homosexuels de
prison à vie a été annulée par la
Cour constitutionnelle sur un point
purement technique, six mois
après son entrée en vigueur ;
l’homosexualité reste un crime,
punissable de plusieurs années de
prison, jusqu’à 7 ans, mais les
Ougandais ne sont plus contraints,
sous peine de sanction, de
dénoncer les homosexuels aux
autorités. Entre-temps, les EtatsUnis s’en mêlent en mettant en
place des sanctions contre
l’Ouganda qui a durci les lois
criminalisant les homosexuels…
Au Ghana, le sujet fait grand débat ;
ça oscille entre la non-légalisation
de l’homosexualité et la protection
des droits de tous, y compris les
homosexuels. En septembre
2015, les églises ont organisé un
meeting pour réaffirmer leur refus
de la légalisation de l’homosexualité
au Burkina Faso ; une pétition a
été initiée. La Côte d’Ivoire fait partie
des pays où l’homosexualité n’est
pas un délit, mais certains Ivoiriens
acceptent mal cette orientation
sexuelle. Au Cameroun, le code
pénal condamne les rapports
homosexuels d’une peine pouvant
aller de 6 mois à 5 années de
prison ferme et 200.000 francs Cfa
d’amende. Cette peine peut
doubler si une des personnes
impliquées est âgée de moins de
21 ans. Au Nigeria, la loi victorienne
héritée de la Grande Bretagne
as soci e la sod omie à
l’homosexualité ; les homosexuels
sont passibles de 14 ans de peine
d’emprisonnement. Dans les 12
Etats du Nord du Nigeria, la
situation est encore plus difficile du
fait de l’application de la loi coranique
qui prévoit la peine de mort. Au
Sénégal, la répression des
homosexuels va de 1 à 5 ans
d’emprisonnement et d’une
amende de 100.000 à 1.500.000
francs ; si l’acte a été commis avec
un mineur de 21 ans, le maximum
de la peine est prononcé.
En République sud africaine, la
ville de Cape Town, reconnue pour
sa tolérance, est considérée
comme l a Sa n Fr anci sco
d’Afrique. Le pays est l’un des
rares du Sud (avec Maurice) à
célébrer la Gay Pride, journée de
la fierté homosexuelle. En 2006, le
parlement sud africain ira plus loin
en accordant aux homosexuels le
droit de se marier.
documents de planification soumis
à étud e d’ impa ct s ur
l’environnement.
Les CPDN sont essentiellement
fondées sur les programmes et
projets afférents à l’agriculture, la
foresterie et l’énergie afin de réduire
les émissions y relatifs. Secteur de
l’agriculture : programme national
d’investissement agricole et de
sécurité alimentaire ; projet d’appui
au développement de l’agriculture
au Togo ; projet d’adaptation de la
pr oduc tion ag rico le a ux
changements climatiques ; projet
d’aménagement et de réhabilitation
des terres dans la zone de MissionTové ; projet durabilité et résilience
de l’agriculture familiale dans la
région des Savanes. Secteur de
la foresterie : programme national
de reboisement ; projet d’appui au
développement et à la restauration
communautaire des galeries
forestières et forêts de terroirs
villageois dans la région des
Plateaux ; programme d’appui à la
réduction des émissions liées au
déboisement et à la dégradation des
forêts (REDD+-readiness) et la
réhabilitation des forêts au Togo
(ProREDD+) ; Projet de gestion
intégrée des catastrophes et des
terres. Secteur de l’énergie (les
stratégies, programmes et plans
sont principalement orientés vers
un développement sobre en
carbone basé sur des énergies
renouvelables) : projet pilote
d’électrification de 22 villages
éq uipé s en kit s so lair es
photovoltaïques ; distribution de
13.000 lampadaires solaires ; projet
de construction d’une centrale
solaire de 5 MW de la CEB à Kara
; projet de construction d’une
centrale solaire de 20 MW sur
financement de l’UEMOA à Mango
; p roje t d’ éner gie sola ire
photovoltaïque de 2,5 MW à
connecter au réseau ; projet éolien
de 24 MW par Delta Wind ;
distribution de 400.000 lampes
économiques ; électrification rurale
de 65 villages (phase 1). Ajouté à
ceci la forte vulnérabilité de la zone
côtière togolaise face aux effets des
changements climatiques, qui a
entraîné la réalisation des projets de
renforcement de la résilience des
infrastructures et des communautés
de la zone côtière aux changements
climatiques.
La soumission des CPDN du
L’UNION N°867 du 1er Décembre 2015
Togo permettra au pays de
bénéficier des différents fonds sur
le climat, notamment le fonds vert
pour le climat qui permet de financer
aussi bien les projets d’adaptation
que d’atténuation ; d’accroître son
niveau de développement tout en
contribuant à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre
et de résilience aux impacts des
changements climatiques ; d’avoir
accès au transfert de technologies
et de renforcer les capacités ; et
d’améliorer les conditions de vie et
de santé des populations.
En rappel, le Togo fait partie des
pays les moins avancés auxquels
aucune obligation n’a été faite de
réduire les émissions de gaz à effet
de serre. Toutefois, des efforts
vol onta ires ont été fai ts
antérieurement aux CPDN. Vu la
vulnérabilité de l’économie
togolaise face aux effets néfastes
des changements climatiques
(accroissement des températures,
désorganisation de la répartition
des précipitations et occurrence
des ino ndat ions , af fect ant
l’agriculture qui est la principale
activité économique du pays et les
ressources en eau). Depuis mars
2004, la stratégie nationale de lutte
con tre les chan geme nts
climatiques a identifié les actions
prioritaires dont la gestion rationnelle
des ressources énergétiques, la
gestion durable des ressources
naturelles, la gestion des déchets
mén agers et i ndust riels et
l’amélioration des systèmes de
production agricole et animale. En
2008, un plan d’action national
d’adaptation aux changements
climatiques a permis d’identifier les
besoins urgents et immédiats
d’adaptation et les options de
réponse auximpacts néfastes des
ch ange ment s cl imat ique s.
L’e ngag emen t du Tog o a
également fait ériger en priorité les
changements climatiques, avec
pour objectifs entre autres de
reboiser une superficie de 5.000
ha par an, poursuivre les efforts
d’u tili sati on d es é nerg ies
renouvelables, et renforcer la lutte
contre l’érosion côtière.
La Conférence de Paris sur le
climat (COP21) a lieu du 30
novembre au 11 décembre 2015
au Bourget, en France. L’objectif
global est d’arriver à maintenir le
réchauffement climatique en
dessous de 2°C d’ici 2050. Pour
la cause, le Togo a reçu une facilité
d’appui, financée par l’Agence
française du développement et
mise en œuvre par Expertise
France, afin d’élaborer ses
contributions nationales. 167 pays
ont déposé leurs contributions
nationales, soit91% des émetteurs
de gaz. L’année de référence pour
la promesse de réduction de gaz
à effet de serre diffère d’un pays à
un autre. L’année 2014 a été la plus
chaude depuis 1850.
ECO-NATIONALE
4
Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs Financement des actions du gouvernement togolais
C’est officiellement signé
entre la BAD et le Togo !
Jean Afolabi
Le Groupe d e la Banque
africaine de développement
(BAD) a accordé au Togo, deux
dons d’un montant respectif de
6,67 millions UC, (5,4 milliards
de francs Cfa) et de 1,33 millions
UC, (1,1 milliard de francs Cfa)
et un prêt d’un montant de 6,5
millions UC, (5,3 milliards de
francs Cfa). Au total 14,5 millions
d’UC, soit environ 11,7 milliards
de francs Cfa sont octroyés au
t it r e d u Pro j et d’ a pp u i à
l’employabilité et l’insertion des
j eu ne s d an s l e s se c te ur s
p or t eu r s ( PAEIJ- SP). Le s
protocoles de don et l’accord de
prêt ont été signés au Togo, le 27
novembre 2015, par Serge
Marie N’guessan, Représentant
résident de la BAD au Togo, et
Adji Otèth Ayassor, ministre de
l’Economie, des finances et de
la
p l an i fi c a ti o n
du
développement.
Le projet contribuera à créer
les conditions d’une croissance
économique plus inclusive à
travers le re nforcement de
l’employabilité des jeunes et la
promotion de l’entreprenariat
dans les secteurs porteurs. Il
entend apporter, dans un premier
t emp s, u n e r ép o ns e p ou r
l’insertion des demandeurs
d ’e mpl o is à t ra v er s l e
d év e lo p pe men t
de
l’entreprenariat des jeunes dans
la chaine de valeur agricole. En
second lieu, le projet envisage
d ’a p po r te r u n e s o lu t io n
structurelle à l’emploi des jeunes
en développant les outils de
prospection et d’adaptation de la
formation aux besoins du marché
du travail. La finalité du projet est
de contribuer, à long terme, à une
réduction de la pauvreté ainsi
Signature de l’Accord entre Serge N’Guessan de la BAD et Adji Otèth Ayassor du Togo
qu’à une réduction du chômage
et du sous-emploi des jeunes
hommes et des jeunes femmes.
Il vise, à moyen terme, une
amélioration des revenus des
bé né fi ci ai re s de l ’a pp ui à
l’entreprenariat de plus de 25%
et la création d’au moins 19.600
emplois directs en 2020.
Ce financement rentre dans le
cadre des appuis de la BAD
d es t in é s à s o ut e ni r l e
gouvernement dans la promotion
de l’emploi des jeunes. Il vient
concrétiser la mise en œuvre du
plan stratégique national pour
l’emploi des jeunes et offre
l’opportunité au gouvernement
d’initier des actions novatrices et
intégrées pour faire face aux
défis de l’emploi. En effet, ce
projet prend en compte les
besoins des jeunes en formation,
en assistance technique et
d’accès au financement. La BAD
s al u e n o n
s e ul e men t
l’e ngag ement sout enu des
autorités togolaises dans la
conception de ce projet mais
aussi les efforts importants déjà
consentis par le gouvernement
pour répondre au taux élevé du
chômage des jeunes.
Apr è s l a s ig n at u re de s
accords de dons et de prêt en
novembre 2015, au rang des
activités phares du projet, s’en
suivront la satisfaction des
conditions de décaissement en
décembre 2015, le recrutement
de la cellule d’exécution du projet
et de l’expert international en
décembre 2015, la mise en place
du comité de pilotage en janvier
2016, la réalisation du manuel
des opérations pour le volet
financement en janvier 2016, le
lancement officiel du projet en
janvier 2016, les appels d’offres
pour les premiers marchés y
compris la sélection de la banque
commerciale et des institutions
de microfinance en février-mai
2016, la réalisation de l’étude sur
la situation de référence en marsjuillet 2016, la signature de la
c on v e nt i on a ve c ET D
( En t re p ri s e, Ter r it o ir e e t
Dév el op pe me nt ) et l e BIT
(Bureau International du Travail)
en février 2016, le début des
activités en mai 2016, la revue à
mi-parcours en octobre 2017,
l’évaluation d’impact entre juin
2017 et juin 2020. La clôture du
pr oj et e t so n ac hè ve me nt
interviendront respectivement en
décembre 2020 et juin 2021.
Sixième et dernière émission de
bons du Trésor ce 4 décembre
L'Agence Umoa-Titres et le
Trésor public du Togo portent à la
connaissance du public qu'ils
organisent, valeur vendredi 04
décembre 2015, pour le compte
de l'Etat du Togo, un appel d'offres
pour la cession de bons du Trésor,
dont le montant en adjudication est
fixé à 30,000 milliards de francs
Cfa pour une durée de 728 jours,
aux taux d'intérêt multiples, avec
une valeur nominale unitaire de 1
million de francs. L'échéance est
donc fixée au jeudi 30 novembre
2017, indique l'annonce.
L'opération est composée d'une
seule et unique tranche, souligne
la même source. Les titres émis
sont remboursables le premier jour
ouvré suivant la date d'échéance.
Les intérêts sont payables
d'avance et précomptés sur la
valeur nominale des bons.
L'émission est organisée avec le
concours de la Banque centrale
des Etats de l'Afrique de l'ouest
(Bceao).
Le Togo en est ainsi à sa dixième
et dernière émission de l'année sur
le marché financier régional, à
savoir six de bons et quatre
d'obligations, selon le Service du
marché monétaire de la Banque
centrale. Sur les onze premiers
mois de l'année 2015, le Trésor
public mobilisait autour de 285
milliards sur le marché régional.
Si le montant mis en adjudication
pour ces nouveauxbons du Trésor
est entièrement couvert, le Togo en
serait à 315 milliards cette année.
En 2014, le Trésor du Togo a
réalisé cinq émissions de bons et
trois d'obligations, pour un montant
total de 247,809 milliards de francs,
sur 2 504,217 milliards pour les
huit pays de l'Union économique
et monétaire ouest africaine
(Uemoa).
Cette année, à la date du 27
Sur le marché interbancaire de l'UMOA
Sur deux semaines, les emprunts
toujours en baisse au Togo
Les établissements de crédit du
Togo ont enregistré, au cours de
la période du 10 au 16 novembre
2015, des prêts à hauteur de
17,50 milliards, et des emprunts
à 12,000 milliards, les premiers
en ha usse et le s se con ds
largement en baisse par rapport
à il y a deux semaines. Ceci
pa rt ic ip e au x ac ti vi té s
in te rb an ca ire s de l 'Uni on
monétaire ouest africaine (Umoa)
qui enregistrent, au cours de la
même période, 148,300 milliards
pour les prêts et autant pour les
emprunts, indique la Banque
centrale des Etats de l'Afrique de
l'ouest (Bceao).
Le s pr êts a u Tog o so nt
essentiellement à un jour pour
1,000 milliard et à une semaine
po ur 1 6, 00 0 mi ll ia rd s. A
l'échéance d'un jour, le taux
moyen pondéré s'est situé à
3,81% . Les taux minimum et
ma xi mu m ont é té f ixés
respectivement à 3,05% et à
4,00% . A une semaine, les trois
taux ont été fixés respectivement
à 3,54% , 2,50% et 6,00% .
En t er me s de p rê ts , le s
établissements de crédit du
Sénégal ont le plus enregistré, à
52,000 milliards dont 15,50
milliards à l'échéance de deux
semaines. Aux taux respectifs de
4,14% , 2,50% et 5,50% . Ceux du
Bénin et de la Côte d'Ivoire ont
enregistré respectivement 30,000
milliards et 22,500 milliards. Le
Burkina Faso a enregistré 13,800
milliards, le Mali, 10,500 milliards.
La Guinée-Bissau n'a enregistré
que des emprunts, alors que le
Niger a enregistré 2,000 milliards.
En termes d'emprunts, c'est
également les établissements du
Sénégal qui ont le plus enregistré
avec 62,200 milliards, suivis de
ceux de la Côte d'Ivoire et du Bénin
avec respectivement 35,300
milliards et 19,000 milliards. Le
Mali a enregistré 15,500 milliards,
dont 9,500 milliards pour un mois.
Aux taux respectifs de 5,17% ,
4,75% et 5,50% . Le Niger et la
Gu in ée -Bi ss au on t fa it
respectivement 3,300 milliards et
1,000 milliard. Le Burkina Faso
n'a pas enregistré des emprunts.
D'après la Banque centrale,
l'év ol ut ion d u ma rc hé
interbancaire de l'UEMOA a été
marquée, en septembre 2015, par
une hausse du volume des
transactions et des taux d'intérêt.
En e ffet, le vol ume mo yen
hebdomadaire des opérations
interbancaires, toutes maturités
confondues, s'est établi à 105,8
milliards en septembre 2015
contre 97,5 milliards en août 2015.
Le taux moyen pondéré des
opérations est ressorti à 4,27%
contre une réalisation de 4,26%
un mois plus tôt. Sur le marché à
une semaine, le volume moyen
des opérations a progressé de
21,3% , pour s'établir à 44,4
milliards. Le taux d'intérêt moyen
à une semaine est ressorti à
3,53% , en baisse de 29 points de
base par rapport aux réalisations
du mois précédent.
novembre, les pays de l'Union, pris
dans leur ensemble, ont recueilli
un montant de 2 577,611 milliards
sur le marché financier régional,
au cours des onze premiers mois
de l'année en cours, pour le
financement des programmes de
gouvernement. Dans le lot, c'est le
Trésor public de la Côte d'Ivoire
qui a le plus récolté avec 498,910
milliards pour quatre émissions de
bons et trois d'obligations. Il
devance celui du Mali qui récolte
455,800 milliards pour quatre
Trésor public du Niger avec
233,296 milliards pour trois
émissions de bons et quatre
d'obligations. Enfin, le Trésor de la
Guinée-Bissau s'en sort avec
26,000 milliards au terme de deux
émissions de bons.
En 2015, les huit pays membres
de l'Union économique et monétaire
ouest-africaine ont projeté d'émettre
2 865 milliards de francs de dette,
un montant en baisse de plus de
22,4% par rapport à celui émis
l'année précédente, avait indiqué
Mashoud Yérima Amadou, Directeur général du Trésor public
émi ssio ns d e bo ns e t hu it
d'obligations. Il venait de dépasser
celui du Sénégal avec un fruit de
421,068 milliards pour quatre
émissi ons de b ons et d ix
d'obligations. Vient ensuite le Trésor
du Bénin avec 379,580 milliards
pour quatre émissions de bons et
sept d'obligations. Le Burkina Faso
recueille 277,957,300 milliards au
terme de six émissions de bons et
deux d'obligations. S'en suit le
en débu t d'année l'agence
régionale de planification de la dette.
L'agence Umoa-Titres, citée par
l'agence Ecofin, n'avait pas donné
des raisons de cette chute des
émissions. Les bons de trésor
constituent une part importante des
émis sions global es (1 084
milliards de francs). Les obligations
ayant une maturité supérieure à 2
ans représentent, quant à elles, un
total 880 milliards.
Finances et banques
La BAD achève ce mardi
le 4ème atelier sur les
marchés obligataires
Des représentants de plus de 30
pays sont attendus au 4ème atelier
de l 'Initi ative d es Mar chés
Financiers Africains (IMFA) sur les
marchés en monnaie locale prévu
les 30 novembre et 1er décembre
à Johannesburg, en Afrique du
Sud, au Hyatt Regency-Rosebank.
Au cours de l'atelier, l'IMFA
présentera les dernières mises à
jour de la plateforme des Marchés
Fi nanc iers
Afr icai ns
(www.africanbondmarkets.org) et
discutera des moyens d'inclure
davantage de pays à l'Index
Ob liga tair e AfDB/ AFMISM
Bloomberg® (ABABI), notamment
via la fourniture et la collecte de
données fiables sur les prix.
Lors de la journée du 1er
décembre, l'atelier accueillera
différents participants du secteur
privé pour présenter l'importance
de déve lopp er l a ba se
L’UNION N°867 du 1er Décembre 2015
d'investisseurs institutionnels pour
de s ma rché s d e la det te
dynamiques en Afrique. Des
intervenants de haut niveau venus
de l'ensemble du continent
vi endr ont part ager leu rs
expériences en ce domaine.
La Banq ue a fric aine de
développement a lancé l'Initiative
des Marchés Financiers Africains
(IMFA) en 2008 comme partie
intégrante de sa stratégie pour
développer le secteur financier en
Afrique. Cette initiative se donne
pour objectif de contribuer à
l'approfondissement des marchés
obligataires domestiques au
tr aver s de de ux p ilie rs
complémentaires : la base de
do nnée s su r l es march és
financiers africains et le Fond
Obligataire Domestique Africain
(FODA).
SPORTS
FIFA BALLON D’OR 2015
La liste des finalistes enfin dévoilée
Les concurrents aux titres de meilleur joueur et meilleure joueuse de l’année ont été annoncés lundi 30 novembre par Kate Abdo
(présentatrice de Sky Sports), entourée de Nadine Kessler (internationale allemande et Joueuse Mondiale de la FIFA 2014) et
Edgar Davids (ancien international néerlandais et vainqueur de la Ligue des Champions de l’UEFA 1994/95).
Par ordre alphabétique, les
nominés au FIFABallon d’Or 2015
sont Cristiano Ronaldo (Portugal/
Real Madrid), Lionel Messi
(Argentine/FC Barcelone) et
Neymar (Brésil/FC Barcelone)
tandis que Carli Lloyd (État-Unis/
Houston Dash), Aya Miyama
(Japon/Okayama Yunogo Belle) et
Célia Šašiæ (Allemagne/FFC
Francfort) se disputeront le titre de
Joueuse Mondiale de la FIFA2015.
Les nominés pour les titres
d’Entraîneurs de l’Année FIFA pour
le football féminin et masculin ont
également été annoncés. Par ordre
alphabétique, les nominés sont Pep
Guardiola (Es pagne/Bayern
Munich), Luis Enrique Martínez
(Espagne/FC Barcelone), Jorge
Sampaoli (Argentine/équipe
nationale du Chili) pour le football
masculin et Jill Ellis (États-Unis/
équipe nationale américaine), Mark
Sampson (pays de Galles/équipe
nationale d’Angleterre) et Norio
Sasaki (Japon/équipe nationale du
Japon) pour le football féminin.
Ces nominés ont été confirmés à
l’issue d’un vote effectué par les
capitaines etentraîneurs des équipes
nationales masculines et féminines
des 207 associations membres de
la FIFA ainsi que des représentants
de médias in ternationaux
sélectionnés par la FIFA et France
Football.
165 associations membres
(capitaines et sélectionneurs) soit
79.71% pour les distinctions
masculines et 136 associations
membres (ca pitaines et
sélectionneurs) pour les distinctions
féminines, soit 76.83% ont pris par
au vote dont la procédure est
supervisée et contrôlée par
l’observateur indépendant
PricewaterhouseCoopers (PwC)
Suisse.
De plus, les trois nominés du Prix
Puskás de l a FIFA, qui
récompense l’auteur du plus beau
but de l’année, ont aussi été
annoncés. Il s’agit de : Alessandro
Florenzi – 16.09.2015, AS Rome –
FC Barcelone, UEFA Champions
League / Wen dell Lira –
11.03.2015, Atletico-GO –
Goianesia, Campeonato Goiano
(Brésil) / LionelMessi – 30.05.2015,
Athletic Bilbao - FC Barcelone,
Copa del Rey (Espagne).
Messi, dans la peau du favori
Mais alors, qui est désormais le
favori pour l’emporter le 11 janvier
prochain ? Lionel Messi semble
avoir une longueur d’avance.
D’abord grâce au palmarès acquis
avec le FC Barcelone lors de la
saison 2014-2015 (Supercoupe
d’Europe, Coupe du Roi, Liga,
Ligue des Champions). Ensuite
grâce à ses statistiques
exceptionnelles. Son compagnon
de jeu Neymar bénéficie des
mêmes titres mais affiche des
statistiques moindres, malgré une
influence grandissante dans le jeu
catalan. Pour Neymar, cette
première apparition sur le podium
apparaît déjà comme une victoire.
Reste le cas Cristiano Ronaldo.
Le Real Madrid n’a rien gagné en
2015 et il présente un visage plutôt
décevant cette saison. Mais il ne faut
pas oublier qu’il a remporté le Soulier
d’Or en octobre dernier grâce à ses
48 buts inscrits avec le Real Madrid
lors du dernier exercice. Sur l’année
2015, toute compétitions confondues,
le Portugais devance également
Messi et Neymar sur le plan
comptable, avec 49 buts en 57
matches (+ 12 passes décisives).
Avec 48 buts en 57 matches (+ 20
passes décisives), Lionel Messi lui
colle au train, tandis que Neymar
s’est considérablement rapproché
de l’infernal duo avec 46 buts et 18
passes en 60 rencontres disputées.
Du point de vue international, seul
Messi a été impliqué, avec une
nouvelle finale à son actif, encore une
fois perdue par l’Argentine, en Copa
America, contre le Chili. Au cours
de cette compétition, Neymar ne
s’est pas montré à son avantage,
avec une expulsion contre la
Colombie et 4 matches de
suspension. Le Portugal de
Cristiano Ronaldo s’est lui qualifié
pour l’Euro 2016 sans briller. Le
contexte international semble donc
favoriser Lionel Messi, en route
pour remporter un 5e Ballon d’Or.
FIFA FIFPro World XI 2015
Yaya Touré (encore) seul Africain en lice
Vice-capitaine de Manchester
City, Yaya Touré figure parmi les
55 joueurs retenus par la FIFA et
FIFPro pour établir l’équipe type de
l’année 2015. L’Ivoirien est une
nouvelle fois le seul Africain dont le
nom figure sur la liste.
La FIFPro, syndicat international
des joueurs, et la FIFAont annoncé
jeudi la liste des 55 joueurs
présélectionnés en vue de
l’élection du FIFA FIFPro World
XI 2015, composé «par les
joueurs pour les joueurs. Il
implique les suffrages de près de
25 000 footballeurs professionnels
de 70 pays. Leur vote se porte
sur un gard ien, qua tre
défenseurs, trois milieux de
terrain et trois attaquants»,
précise l’instance.
Une fois de plus, Yaya Touré
sera le seul ambassadeur du
continent noir. Sportif africain le
mieux payé d’après la dernière
publication du magazine Forbes
où il apparaît à la 83e place, le
milieu de terrain est parvenu à
conserver sa place parmi le gotha
des stars du ballon rond.
Hambourg dit non aux Jeux
Ce devait être un référendum pour consolider la candidature d’Hambourg à l’organisation des Jeux olympiques de 2024. La
consultation tourne à la débandade. Les habitants de Hambourg ont rejeté la candidature pour avec 51,7% des votes favorables
au +non+. Un candidat de moins pour Paris.
paralympiques. J’aurais préféré
une décision différente, mais c’est
clair et il faut accepter la décision»,
a déclaré le maire de Hambourg
Olaf Scholz. Les résidents de
Hambourg et de Kiel, site prévu
pour les épreuves de voile, ont voté
à 51,7% pour le non contre 48,3%
pour le oui, selon le comptage de
quelques 650.000 bulletins.
Un camouflet que personne
n’avait anticipé. En mars, le
Comité olympique allemand
(DOSB) avait choisi Hambourg
aux dépens de Berlin pour
représenter l’Allemagne parce
qu’il s’attendait àun plus fort soutien
de la population... Un sondage
organisé par le DOSB début
novembre avait révélé un recul du
oui à 56% par rapport aux 63%
annoncés en septembre. Aussi,
le DOSB, par la voix de son
président Alfons Hörmann, avait
multiplié ses appels à un vote
favorable, insistant sur «l’élan
dé cisi f» q ue prod uira it
l’organisation d’un tel événement
«pour le sport allemand à tous les
niveaux».
Gabon : La piste Renard ?
Déçue du rendement de l’équipe sous les ordres de Jorges Costa, la
Fédération gabonaise songerait à Hervé Renard pour prendre en main la
destinée des Panthères en vue de la CAN 2017.
Vers un retour sur le continent noir pour le sorcier blanc ? Récemment
démis de ses fonctions d’entraîneur de Lille après un premier tirs de saison
totalement manqué, Hervé Renard est en quête de nouveaux challenges. Si
les pistes l’envoyant à Galatasaray ou à la tête de la sélection algérienne se
sont peu à peu évanouies, Christian Gourcuff ayant notamment été conforté
à son poste de sélectionneur, le double vainqueur de la CAN pourrait
prochainement rebondir sur le continent de ses exploits.
D’après Gaboneco, qui cite une «source autorisée», le technicien français
serait sur les tablettes de la Fédération gabonaise afin de remplacer un Jorge
Costa «en perte de popularité et de vitesse avec les Panthères». Qualifiés
dans la douleur pour la phase de groupes des éliminatoires du Mondial
2018, les Panthères ont déçu dans le jeu, devant s’employer pour venir à
bout du Mozambique et passant in extremis lors de la séance des tirs du but.
Une prestation qui n’a pas été du goût de décideurs au sein des instances
dirigeantes, inquiets alors que le pays sera l’hôte de la CAN 2017 dans un
peu plus d’un an. De quoi songer à l’ancien sélectionneur de la Zambie,
sacré en 2012 avec les Chipolopolo, pour reprendre le poste et, pourquoi
pas, réaliser un triplé qui serait alors historique avec une 3e CAN décrochée
avec trois sélections différentes.
C. Ronaldo aurait choisi sa
destination préférée !
Possible partant l’été prochain, Cristiano Ronaldo n’en finit plus d’alimenter
la rubrique mercato. Et ce matin, le Sun croit savoir quelle destination aurait
les faveurs de la star du Real Madrid.
«Partir du Real Madrid ? Pourquoi pas ? Pour l’instant je joue au Real
Madrid, mais on ne sait jamais. Il faut faire ce qui te rend heureux, personne
ne sait ce qui va se passer demain.» Le 2 novembre dernier, Cristiano
Ronaldo (30 ans)lançait un pavé dans la mare en concédant qu’il existait une
chance de le voir quitter la Casa Blanca l’été prochain. Une annonce qui a
inévitablement relancé les rumeurs d’un départ au Paris Saint-Germain, à
Manchester United, voire en MLS. ÀParis, la venue de CR7 serait d’ailleurs
la solution idéale pour les propriétaires qataris bientôt orphelins de la tête
d’affiche du projet de QSI, Zlatan Ibrahimovic.
Mieux, la presseanglaise concédait que l’offensiverouge-et-bleu était bien
réelle, le Mirror annonçant qu’un incroyable salaire annuel de 30 M€ (avant
déduction d’impôts) attendrait le Portugais du côté de la porte d’Auteuil. Des
bruits de couloir face auxquels l’agent de la star merengue, Jorge Mendes,
s’était montré glacial. « C’est impossible. Il va terminer sa carrière au Real
Madrid. » Des propos qu’il ne faut bien entendu pas prendre au premier
degré. Et ça, la presse anglaise le sait bien. Ce matin, c’est au tour du Sun
d’alimenter la rumeur d’une arrivée de Ronaldo au PSG.
Le tabloïdbritannique cite en effetune source proche dudossier indiquant
que Cristiano Ronaldo aurait dit à ses proches qu’il voulait rester au Real
Madrid, mais que si pour une raison il devait partir, il n’irait qu’au PSG. Et ce
n’est pas tout. La décision auraitété actée et le fait d’aller vivre dans une ville
comme Paris séduirait CR7. Info ou intox? Dans ce genre de dossier, tout
reste à prendre avec des pincettes. Mais une chose est sûre : le PSG a bien
toutes ses chances dans ce dossier.
Mirallas ciblé par
Marseille et Monaco
OMNISPORTS - JO 2024
Avant Hambourg, Munich avait
connu la même mésaventure en
voulant candidater pour les Jeux
olympiques d’hiver de 2022. C’était
d’ailleurs la crainte des porteurs de
la candidature d’Hambourg, même
si les sondages donnaient le +oui+
gagnant.
Alors que les habitants de
Hambourg ont rejeté la candidature
avec 51,7% des votes favorables
au +non+ au referendum organisé
dans la ville, le maire a reconnu la
défaite. «Hambourg n’accueillera
pas les jeux Olympiques et
5
Le contexte n’était pas favorable
à un tel référendum. Les attentats
meurtriers de Paris, l’affaire de
co rrup tion sup posé e po ur
l’attribution du Mondial 2006 et
surtout l’investissement financier
pour une telle organisation, avec un
budget total estimé à quelques 11
milliards d’euros, peuvent avoir
influencé négativement le scrutin.
Hambourg contraint de se retirer
de la course, c’est un concurrent
en moins pour Paris, désormais
opposée à Los Angeles, Rome et
Budapest.
A la recherche de solutions offensives, l’Olympique de Marseille et
l’AS Monaco pourraient se retrouver en concurrence au sujet de Kevin
Mirallas. L’international belge est en difficulté cette saison avec Everton.
Kevin Mirallas est à la peine à Goodison Park. Alors qu’il faisait encore
partie des éléments importants d’Everton en 2014-2015, l’attaquant belge
n’entre cette saison plus dans les plans de Roberto Martinez. Il suffit
d’observer son temps de jeu pour comprendre que le joueur de 28 ans
n’est plus un pion essentiel aux yeux du coach espagnol. Apparu sept
fois en Premier League, le Diable Rouge n’a connu qu’une seule
titularisation et attend toujours d’inscrire son premier but.
Face à cette situation, et bien que son bail court jusqu’en juin 2018, le
natif de Liège pourrait quitter l’Angleterre dès le mois de janvier. Passé
par Lille (2004-2008), où il s’était révélé, avant un passage plus délicat à
Saint-Etienne (2008-2010) et un périple convaincant à l’Olympiakos
(2010-2012), Kevin Mirallas aurait la possibilité d’effectuer son retour en
Ligue 1. Si l’on en croit les informations de France Football, l’Olympique
de Marseille et l’AS Monaco en pinceraient pour le Toffee.
Présent depuis trois ans à Everton, le Diable Rouge (50 sélections, 9
buts) pourrait constituer une alternative à Michy Batshuayi sur la
Canebière, son compatriote se retrouvant trop esseulé à la pointe de
l’attaque phocéenne. Quant au club de la Principauté, les soucis
rencontrés par ses éléments à vocation offensive - le quatuor Carrillo-El
Shaarawy-Cavaleiro-Traoré n’ayant pas marqué le moindre but en
championnat - devraient l’inciter à réagir et ce profil pourrait bien lui
convenir.
L’UNION N°867 du 1er Décembre 2015
ACTU-PLUS
6
Dans le cadre du plan d’action panafricain
La Commission européenne
prévoit près de 100 milliards
Cfa pour neuf projets
La Commission européenne a
annoncé que près de 150 millions
d’euros (environ 98,250 milliards
de francs Cfa) allaient être
débloqués en faveur de neuf projets
destinés à soutenir la gouvernance
relever les défis communs liés à
la violence à l’égard des femmes,
au changement climatique, ainsi
qu’à la promotion de la paix, de la
sécurité, d e la bonne
gouvernance et de la mise au point
Le Commissaire européen Neven Mimica
et les droits de l’homme, ainsi que
l’innovation et l’apprentissage sur
l’ensemble du continent africain.
L’annonce a été faite lors de la
Journée internationale pour
l’élimination de laviolence à l’égard
des femmes, dans le cadre du
«plan d’action panafricain». Le
commissaire européen chargé de
la coopération internationale et du
développement, Neven Mimica,
cité par un communiqué de presse,
a déclaré à ce sujet: «Les actions
menées dans le cadre du
programme panafricain nous
permettront d’approfondir notre
collaboration avec l’Afrique afin de
de nouvelles technologies.»
Les neuf projets, très différents
les uns des autres, visent à
soutenir les efforts menés au
niveau international afin de mettre
un terme aux mutilations génitales
féminines (5 millions d’euros), à
s’attaquer à la discrimination et aux
violations des droits de l’homme
(10 millions d’euros), à fournir un
appui aux institutions de l’Union
africaine, à soutenir les
organisations de la société civile, à
aider à faire face à la criminalité
organisée, à promouvoir la gestion
durable des ressources naturelles,
à faire avancer les connaissances
et les compétences géologiques
dans le secteur minier en Afrique, à
améliorer la sécurité des vols en
Afrique et à promouvoir la mobilité
dans l’enseignement supérieur sur
le continent africain.
Le programme panafricain, mis
sur pied pour favoriser l’intégration
africaine, est letout premier instrument
de coopération de l’UE qui couvre
l’ensemble de l’Afrique. Il a été établi
en 2014 et constitue l’un des
principaux instruments financiers
dont dispose l’UE pour mettre en
œuvre la stratégie commune
Afrique-UE. Le programme est
financé au titre de l’instrument de
financement de la coopération au
développement (ICD) à hauteur de
845 millions d’euros pour la période
2014-2020. Les projets annoncés
répondent auxpriorités définies dans
la stratégie commune Afrique-UE et
sont destinés à compléter les
initiatives existantes financées par
l’UE dans toute l’Afrique, souligne le
communiqué de presse.
Le Conseil a approuvé
récemment un nouveau plan
d’action pour l’égalité entre les
hommes et les femmes dans les
relations extérieures de l’UE pour la
période 2016-2020, qui met
notamment l’accent sur la lutte contre
la violence à l’égard des femmes et
des filles (par la promotion de l’accès
à la justice et le renforcement des
systèmes de protection de l’enfance,
par exemple).
En Afrique
Les ruptures d’antirétroviraux
«sapent les efforts», selon MSF
Les rupture s de stocks
d’antirétroviraux provoquées par un
système défaillant de distribution
des médicaments «sapent les
efforts de lutte contre le sida» en
Afrique du Sud, en République
démocratique du Congo (RDC) et
au Mozambique, a dénoncé lundi
l’Ong Médecins Sans Frontières
(MSF) citée par l’AFP. «Les
antirétroviraux ne parviennent pas
systématiquement aux patients
en Afrique sud-saharienne, alors
que la plupart du temps les stocks
sont déjà présents dans les pays»,
affirme Médecins sans frontières
(MSF) qui appelle «à d es
améliorations urgentes dans la
chaîne de distribution». Les
médicaments «ne parviennent pas
dans les cliniques secondaires à
cause de procédures trop lourdes,
de problèmes logistiques et de
manque de ressources», explique
l’organisation humanitaire dans un
communiqué publié à l’occasion de
la Conférence internationale sur le
sida et les infections sexuellement
transmissibles en Afrique qui se tient
à Harare jusqu’à vendredi.
Selon une enquête conduite en
2013 et 2014 en Afrique du Sud,
pays qui compte le plus de porteurs
du virus du sida dans le monde
avec 6,4 millions de séropositifs,
20 à 25% des centres de santés
locaux ne pouvaient pas délivrer
un ou plusieurs médicaments
contre le sida ou la tuberculose,
cette dernière maladie étant une
cause majeure de mortalité chez
les personnes séropositives.
Dans 80% de s cas, les
médicaments étaient disponibles
dans le pays mais ne l’étaient pas
dans les cliniques, selon MSF qui
publie un rapport intitulé «Etagères
vides, revenez demain: Les
ruptures
de
stocks
d’antirétroviraux sapent les efforts
de lutte contre le sida».
A Kinshasa, 77% des centres
de santé locaux sondés, et 41%
des 17 cliniques interrogées au
Mozambique ont enregistré des
ruptures de stocks d’au moins un
des antirétrovirauxsur une période
de trois mois, selon MSF. Résultat,
«des patients rentrent à la maison
les mains vides ou avec des
Téléphonie mobile en Côte d'Ivoire
Le renouvellement de la licence
passe à 100 milliards Cfa
Les compagnies de téléphonie
mobile devront débourser 100
milliards de francs Cfa pour le
renouvellement de leurs licences,
a indiqué Bruno Koné, le ministre
ivoirien en charge des TIC.
L'annonce a été faite le 26
novembre devant les députés
ivo irie ns, au c ours de la
présentation du projet de loi sur la
défiscalisation des appareils
informatiques. Le ministre a
précisé que la nouvelle tarification
consentie court sur période de 15
ans, contre auparavant 20 ans et
40 milliards de francs pour la
licence, indique Financial Afrik.
Les premiers opérateurs
concernés sont Orange et MTN
dont les licences arrivent à
échéance l'année prochaine. Ces
derniers ont respectivement pris
le contrôle d'Ivoiris et Telecel dont
les activités avaient débuté en
1996. Quant à Moov entré sur le
marché ivoirien en 2006, il dispose
encore d'une dizaine d'années
ava nt d e pr océd er à un
renouvellement. Pour les autres
acteurs du secteur, à savoir
Green, Comium et Café Mobile
dont l'arrivée est relativement
récente, Bruno Koné a réitéré la
position du gouvernement de les
voir fusionner pour constituer un
quatrième grand opérateur à
même de tenir la concurrence des
trois premiers opérateurs qui se
partagent 92% des abonnés.
Selon les chiffres du régulateur
du secteur ivoirien (ARTCI), à fin
2014 le pays enregistrait un peu
plus de 22,1 millions d'abonnés
au mobile pour un taux de
pénétration estimé à 97% .
En glissement annuel, au premier semestre
Les investissements chinois
plongent de 40% en Afrique
Les investissements directs
chinois en Afrique ont chuté de
"plus de 40% ", en glissement
annuel, à 1,19 milliard de dollars
au premier semestre, a révélé le
mar di 1 7 no vemb re Shen
Danyang, le porte-parole du
ministère chinois du Commerce.
Selon ce haut fonctionnaire, cité
par Chine nouvelle, ce recul
s'explique par une croissance
mondiale encore molle, la baisse
des cou rs d es matiè res
premièr es et les ef fets de
l'épidémie d'Ebola.
L'Empire du Milieu avait jusquelà alimenté son dynamisme
éco nomi que
par
un
approvisionnement en ressources
na ture lles iss ues de s es
investissements en Afrique. Mais
l'essoufflement de sa croissance
(6,9% au troisième trimestre),
deve nue moin s vorac e en
matières premières et ses effets
pervers sur les cours, a entrainé
un repli des engagements
financiers chinois. Dans ce sillage,
les importations chinoises se sont
affaissées de 43% entre janvier et
juin 2015, indique la source.
Toutefois, a précisé M. Shen,
la Chine entend poursuivre ses
programmes d'investissements
en Afrique en fonction du potentiel
du marché, de l'environnement
commercial et des demandes de
dé velo ppement indu stri el
bilatérales. Aussile géant asiatique
envisage-t-il injecter "100 milliards
de dollars" sur le continent d'ici
2020.
Au Nigeria
La Banque centrale finance
les riziculteurs
La Banque centrale du Nigeria
a lancé, le mardi 17 novembre, le
" Anchor Borrowers' Programme
" assorti de 20 milliards de narias
(94 millions d'euros) en faveur des
producteurs et transformateurs de
riz. Ce programme vise à créer
des liens économiques entre les
600 000 petits exploitants agricoles
et les transformateurs afin
d'accroître la production et
d'améliorer de façon significative
les capacités d'utilisation des
usines intégrées, indique le
gouverneur de la BCN, Godwin
Emefiele.
Selon le gouverneur, cité par
Commodafrik, les principaux
obstacles à la production de riz au
Nigeria sont le manque de
mécanisation, la mauvaise qualité
des intrants et l'insuffisance du
financement. Anchor Borrowers'
Programme devrait combler le
manque de financement. Les N20
milliards alloués proviennent du
Fonds de développement pour les
micro petites et moyennes
entreprises (MSMEDF) doté de
N220 milliards et qui accorde des
crédits au taux de 9% .
Le programme comprend
aussi l'identification et la sélection
des petits exploitants agricoles, le
regroupement des petits planteurs
en coopératives, l'enregistrement
des coopératives, l'engagement
des banques et compagnies
d'assurance.
Au Ghana
Des patients près d'une
clinique mobile de MSF
traitements pas adaptés», ajoute
MSF, qui rappelle la nécessité de
suivre sans interruption le traitement
antirétroviral. «Comment peut-on
attendre des patients qu’ils suivent
leur traitement si les médicaments
ne sont pas disponibles quand et
où ils en ont besoin ?», s’interroge
le docteur Gilles Van Cutsem,
coordinateur médical de MSF pour
l’Afrique australe. Au Malawi en
revanche, «les antirétroviraux
parviennent régulièrement» à
destination, «prouvant que c’est de
l’ordre du possible même dans un
contexte de faibles ressources»,
selon MSF.
Baisse de 56% des revenus pétroliers
La part du Ghana dans les
recettes d'exportation de pétrole
brut provenant des champs de
Jubilee Oil a enregistré une baisse
de 56,2% , a appris APA mercredi
sur place. Les chiffres publiés par
le mi nistère des Fina nces
indiquent qu'entre janvier et
septembre, le total des recettes du
Trésor public s'élevait à 341
millions de dollars contre 780
millions de dollars reçus au cours
de la même période de l'année
précédente.
Le Business and Financial
Times a indiqué que c'était la pire
performance enregistrée dans le
Le président ghanéen John Dramani Mahama
secteur depuis l'année 2013. Ce
mauvais résultat est attribué à la
faiblesse des prixde pétrole sur le
marché mondial. La production de
pétrole a également chuté de
102.630 à 101.358 barils par jour.
L’UNION N°867 du 1er Décembre 2015
Cette tendance baissière a obligé
le gouvernement à réduire ses
dépenses ce qui a beaucoup
aff ecté les pro grammes
gouvernementaux pour l'année
2015.
ACTU-PLUS
7
Enseignement supérieur
Trop d’étudiants, trop longtemps dans les universités
Les universités africaines sont pleines d’étudiants peu pressés d’en sortir. Mal orientés, ils vont de faculté en faculté pour essayer de trouver mieux et continuer à bénéficier du confort
relatif du statut d’étudiant.
d’études qui s’éternisent. Au Togo
veulent servir leurs camarades, Faustine, la raison principale est
Etonam Sossou
pa r exempl e, l e rô le d es
une raison principale pousse qu’e lle n’ a pas encore eu
certains étudiants à faire des petits l’opportunité de jouir des fruits de
À 28 ans, Gérard entame sa conseillers d’orientation se limite
boulots. En effet, selon les ses diplômes : « Je n’ai pas
sixième ann ée d ’étu des à informer ceux qui sont déjà
universitaires à Lomé. Rêvant de in scri ts d u c onte nu d es
témoignages recueillis, le manque encore eu la vacation, malgré
devenir pilote d’avion, il s’était programmes… Ces problèmes
de moyens financiers, serait à la mes nombreuses sollicitations et
d’orientation
enclenchent
un
base de ce fait. «La galère» en est en attendant de réussir peut - être
d’abord inscrit en Mathématiques
la principale raison de ces activités à un concours de la Fonction
avant de passer en Sciences désespérant cycle d’échecs qui
extra-académiques. «Avec la vie publique, je vends donc des
économiques. Il n’est pas le seul empoisonnent la vie de tous :
à prendre son temps. Au lieu du ét udia nts,
pr ofes seur s,
chère, le coût de produits dont condiments au lieu de faire du
cursus normal de 3 ans, des administrateurs. Quelqu’un qui fait
nous avons besoin augmente de vagabondage ou de chercher du
plus en plus. Rien que le transport gain facile ». Et de préciser, « Mes
milliers d’étudiants mettent 5, 6, un bac scientifique, par exemple,
Entrée principale du campus universitaire de Lomé
pour le campus sur un an nous vêtements, mes soins de santé,
voire sept ans et plus pour obtenir parce qu’il a échoué à tous les
concours
d’entrée
dans
les
leur licence. «Cette année, des
s’inscrire dans une université soit son âge, en effet, l’étudiant prend plus de la moitié de l’aide, mon alimentation sont assurés
mi llie rs d ’étu dian ts o nt grandes écoles, s’inscrit en faculté allemande. Même ici, je suis très reçoit de ses proches une donc on ne peut pas compter par l’activité que je mène ». A côté
abandonné leurs facultés pour se de Lettres.Après quelques échecs déçu parce que la bibliothèque assistance multiforme. «Si tu es uniquement sur cet argent», de son commerce de condiments,
l’étudiante a eu l’ingéniosité de
ré insc rire en Bre vet de en Lettres, il va s’inscrire ailleurs. n’est pas bien fournie et qu’il n’y issu d’une bonne famille, tout le précise Aline.
L’aide ne suffirait pas à couvrir développer d’autres activités, dont
Technicien Supérieur », rapporte Le s éc hecs à répé titi on a pas de salle de cours. Je vais à monde t’aide, dit Loïc. On achète
Gérard, également responsable s’expliquent également par la nouveau changer». Au Togo, les tes livres, on te donne de l’argent leurs besoins, aux dires de ces celle d’une tontine (une sorte
d’une association étudiante. «La pénurie d’enseignants et le enseignants compétents se font de poche, tu es soigné, tu derniers. De plus, le versement se d’épargne). Ces activités lui
manges, et tu ne paies pas de fait de façon irrégulière, soutient permettront de s’acheter une moto
loyer. Mais si tu quittes le Jude H. : «Nous avons le plus bientôt, à l’en croire. Francis n’en
campus, tu es obligé de résoudre besoin de l’argent dès la rentrée, est pas encore là, mais ne se
tes problèmes». Les étudiants de mais ce n’est que plusieurs plaint pas trop. Il s’en sort avec au
longue durée d’origine plus semaines ou mois après, que moins 1000 à 2000 FCFA par jour
modeste développent, eux, des nous pouvons toucher le premier comme bénéfice : «On survit
mieux avec ça», dit il. En somme,
services payants autour du versement ».
En attendant pour la plupart de avec ou sans l’aide parentale, ces
campus pour financer leurs
études : photocopie, reliure, ren trer en po sses sion des «débr ouilla rds» arri vent à
traitement de texte, téléphonie, etc. diplômes qui leur permettront de se satisfaire leurs besoins, bien sûr,
vendre sur le marché de l’emploi, pas sans difficultés parfois.
L’aide seul ne suffit pas
Au-delà de cet élan de solidarité ces étudiants s’affairent ainsi, pour
qui anime certains étudiants qui subvenir à leurs besoins. Pour
Loterie Nationale Togolaise
Des étudiants suivant les cours dans un amphithéatre
plupart de mes camarades qui
étaient en Mathématiques ont
changé quand ils se sont rendu
compte qu’ils ne pourraient pas
trouver un boulot à la sortie»,
confirme Germain K., étudiant de
quatrième année en gestion dans
la même université.
Échecs et vagabondage
Fa ute de s tru ctur es
d’orientation, les étudiants tâtonnent
dans le choix des filières, allant
d’une faculté à l’autre au gré
man que d’in fras truc ture s.
Certains étudiants changent
parfois de faculté ou d’université
pour cette raison sans vraiment
trouver mieux ailleurs. «Je suis
parti de l’Université de Lomé où
je faisais Histoire-géo pour me
réinscrire en première année de
Droit à Kara parce que les
enseignants étaient tout le temps
abs ents et qu’i l ma nqua it
d’infrastructures, confie un
étudiant qui tente aujourd’hui de
rares, ce qui incite les étudiants à
aller voir ailleurs : «L’année
dernière, un professeur n’est
venu que cinq fois au cours»,
raconte l’étudiant Quentin G., lui
aussi désabusé. «Pour pallier leur
absence, les profs envoient leurs
assistants qui ne font pas le
poids», poursuit-il.
Nombre d’entre eux veulent à
tout prix conserver leur statut
d’éternel étudiant, plus sécurisant
que celui de chômeur. Quel que
Pour mieux se faire entendre à Paris
La jeunesse africaine a formulé des
recommandations à Lomé
Ap rès le f orum de la
PRECOP2 1 de s 19 et 20
novembre 2015, à Lomé, l’ONG
Ass ocia tion des Jeu nes
Volontaires au Service du Monde
Environnemental (AJVSME) a
remis o ffic iell emen t le 26
novembre les recommandations
formulées par la jeunesse
af rica ine aux aut orit és
compétentes en occurrence le
ministre en charge de la jeunesse
et le PNUD qui a apporté son
soutien financier à l’évènement.
En eff et, 150 jeun es
francophones d’Afrique, venus du
Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la
Centrafrique, du Gabon, de la
Guinée Conakry, du Sénégal et
du Togo, se sont réunis à Lomé
les 19 et 20 novembre 2015 dans
le cad re d u f orum de la
PRECOP21 de la Jeunesse
Francophone qui avait pour
thème : «la jeunesse africaine
fa ce a ux c hang emen ts
climatiques»
Au cours du forum de deux
jours les thématiques suivantes
ont été abordées : la contribution
du Togo à la COP21, le processus
de la COP21 : enjeux pour les
jeu nes ; la sit uati on d es
changements climatiques : cas de
la zone francophone et les jeunes
face auxchangements climatique.
Aussi, au cours des deux jours
les participants ont travaillé en
groupe en vue de dégager des
pla ns s trat égiq ues des
op port unit és
et
d es
recommandations.
Plusieurs recommandations
ont été faites entre autres appui à
la pr omotion des acti vités
agrosylvopastorales durable en
faveur des jeunes, le renforcement
et l’actualisation de la politique de
reboisement des essences
adaptées, la mise en œuvre des
mécanismes de suivi-évaluation
de la politique de reboisement,
inscription dans les programmes
scolaires des notions sur la
protection de l’environnement, la
mise en place d’un fonds de la
je unes se a fri cain e po ur
l’e ntre pren aria t ve rt, le
renforcement des capacités des
chercheurs et autres acteurs en
vue de la production et de
l’utilisation du biogaz.
COMMENTAIRE DU TIRAGE N°360
DE LOTO KADOO DU 13 NOVEMBRE 2015
La LONATO a procédé ce vendredi 20 Novembre 2015, au 361è tirage hebdomadaire de
LOTO KADOO. Le tirage a été effectué avec bonus.
Lors du tirage précédent, c’est à SOKODE, BADOU, ADETA et LOME que des gros lots ont
été répertoriés.
A SOKODE, c’est lot de 750.000F CFA qui fait le bonheur d’un parieur qui a tenté sa
chance auprès de l’opérateur 10221.
Les points de vente 2158 et 4165 basés respectivement à BADOU et ADETA ont recensé
chacun un lot de 500.000F CFA.
A LOME, il est enregistré un lot de 750.000F CFA, un gros lot de 1.125.000F CFA et un
super gros lot de 3.000.000F CFA auprès des opérateurs 70324, 6729 et 70322.
La Direction Générale de la Loterie Nationale Togolaise informe son aimable clientèle que
la vente des tickets de la Tranche Communue Entente 2015 se poursuit dans les points de
vente habituels et dans les postes de jeux sur ordinateur.
Après le tirage du 12 juin 2015, de nombreux gros lots compris entre 500.000F CFA et
2.500.000F CFA et divers lots intermédiaires restent encore à enlever avec 200F le ticket.
La remise des lots à LOME se fera au siège de la LONATO et à l’intérieur du pays dans les
Agences Régionales.
AVEC LOTO KADOO, TOUS LES VENDREDIS,
UNE AUTRE FAÇON DE DEVENIR RICHE! BONNE CHANCE A TOUS !!!
LOTO KADOO
Résultats du tirage N°362 de Loto Kadoo du Vendredi 27 Novembre 2015
Numéro de base
Numéros bonus
41 40 33 09 13 30 55
L’UNION N°867 du 1er Décembre 2015
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