Septembre 2015 - Ecole de Croisière de Paris

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Septembre 2015 - Ecole de Croisière de Paris
le Goéland déchaîné
la Lettre de l’Ecole de Croisière de Paris
#16 Septembre 2015
EDITO /
Un tour de l’Irlande avec Soprano !
Quel challenge !
Marc Gui.
Chef de bord
Une aventure qui commence en novembre
dernier, avec quelques olibrius proposant
de faire le tour de l’Irlande cet été.
Ce ne sera pas si simple : difficile de découper le tour en 5 semaines qui coïncident avec un port et un aéroport, à part
Dublin et Belfast..
Les aéroports définis, on a pu déterminer les ports des escales qui ne sont pas si nombreux à pouvoir accueillir un
Soprano. Et une nouveauté : lors des relais, les équipages
ont pu se croiser, échanger et parfois diner ensemble.
Le vrai challenge commence le 11 juillet. Soprano part du
Havre, pour une TransManche… Qui se terminera par une
dure traversée de la baie de Seine jusqu’à Cherbourg.
Dès le 15 juillet, cette fois, Soprano part pour l’autre côté
de la Manche : une longue navigation mouvementée de
500 milles de Cherbourg à Baltimore puis à Kilrush. La 2e
semaine a commencé… Au port ! 2 jours et demi à attendre une fenêtre météo favorable. Pas prévu. Rattraper le
temps perdu avec des navigations rudes dans des creux
de 4m, en équipage réduit. La 3e semaine, de Sligo à Belfast, a connu des forts vents mais aussi des moments de
pétole. Et des baffrées de homard et de crabes ! Le retard
au départ de Belfast de la 4e semaine n’est cette fois pas
lié au vent : Marie est arrivée à Belfast… mais pas son sac !
Naviguer en Irlande en tongs n’est pas chaudement recommandé ! Tour de l’île d’Arran, en Ecosse… l’île de
Man. Arrivé à Dublin, le bateau repart immédiatement
vers Plymouth : de longues nav au près, éprouvantes. Encore un caprice de la météo. Enfin, un retour très humide
de Plymouth à Dielette, par mer agitée, avec un stop de
24h à Weymouth pour laisser passer une dépression.
Mais vous l’avez fait ! 37 équipiers cet été se sont relayés
pour affronter des mers dures, hachées, avec des vents dépassant force 7, attendant les accalmies dans les ports
pendant parfois 2 jours de suite. Et puis, vous l’avez
constaté par vous-même : peu de ports où relâcher : si le
prochain abri est à moins de 50 milles, c’est déjà pas si
mal ! De mémoire d’Irlandais et Ecossais rencontrés, la
météo a été exceptionnellement mauvaise cet été. No
chance ! Mais pas d’incertitude : la manœuvre de prise
de ris est acquise pour ces 37 marins !
Et 3 records battus pour Soprano : le point le plus occidental (10°41’W, Baie de Dingle), le point le plus septentrional (55°44’N, Nord de l’ile d’Arran en Ecosse) et la
plus grande distance parcourue en un été (> 1500 milles).
Merci à tous les équipages qui, même lorsque les conditions
étaient difficiles, ont amené Soprano au point de rendez
vous, à l’heure dite et en bon état de marche. Merci !
Ce tour d’Irlande, à l’ECP, on en est fier !
Bravo à vous tous.
Retour
d’Irlande
[Tuairisceán Éire]
«Malin Head», la partie la plus septentrionale de l’Irlande - Août 2015
Le Goéland a proposé à certains
équipiers de vous raconter ce qu’ils
avaient ressenti pendant leur navigation en Irlande…
Merci à ceux et à celles qui ont répondu et pris le temps de vous
écrire ces quelques lignes.
LE HAVRE - CHERBOURG «On était partis pour une TransManche qui s'est vite changée
en un Le Havre-le Havre de 4 jours du fait des conditions inadéquates (entre autres pas assez d'équipiers valides) donc je n'ai rien à écrire là-dessus mais je
suis très satisfait de la nav qui m'a beaucoup apporté».
Jacques
CHERBOURG - SHANNON «Je me doutais que la promenade ne serait pas paresseuse.
Si les Scilly se sont faites câlines en nous imposant le moteur,
l’Irlande n’entendait pas nous voir arriver en père peinard.
Le Fastnet ! c’est du grand jeu, avec de l’eau, du vent, des embruns et des airs de place hantée.
Dix jours de mer profonde longée de roches et de collines aux mille verts moussus égrenés de
monastères et de fermettes, le regard taquiné par les fous de bassan, la coque léchée par des
ballets de dauphins…
Les nimbus nous ont rincés, certains plus que d’autres. C’est vrai que les barreurs du matin
n’avaient pas de chance.
Mais l’Irlande sans eau n’a aucun sens paraît-il.
650 miles et alors ? J’en redemande avec :
un Fabretto qu’un chapeau de toile transforme en Baden Powell,
une Agnès rieuse mais qui ne plaisante pas avec les erreurs de barre,
un Philippe Macgyver qui a fait de la batterie de Soprano une histoire personnelle,
une adorable Antonia qui s’est amourachée du mât pour sauver un coulisseau en mal de billes,
Et enfin un Capitaine « Galettier» qui nous a démontré qu’une partie de crêpes en nav n’est pas
plus difficile qu’une arrivée de ponton vent de travers. Epoustouflant et délicieux !
« Et qu’ça saute ! » c’est ce qu’il disait souvent… Je comprends mieux pourquoi maintenant.
Et tenez-vous bien… C’était un bord sans poulet, sans gluten et sans patate… mais avec du rire,
du bon temps et une organisation béton…
Nous l’avons rêvé et l’ECP l’a fait».
Anne
Après l’arrivée
tardive de mon
bagage et une petite moitié d’équipage déjà
bien amarinée, le cap est donné pour Port Patrick, l’Ecosse nous voici !
La semaine a été superbe avec un équipage
mixte, attentif, motivé et dynamique. Une huitaine de bonnes bouilles, décidées à profiter de
cette semaine écossaise pour s’éloigner de Paris
et de ses contingences.
C’était une chouette navigation, variée, comprenant des changements de voile, des navigations
de nuit, des manœuvres de port. L’organisation de l’équipage a privilégié la rotation sur les différents postes de l’équipier pour un bon apprentissage et perfectionnement. Tous les ingrédients
étaient là, en doses savamment distillées : un vent très changeant entre pétole et force 6, de la
brume pour susciter quelques frayeurs (on a failli voir le bout de nez du monstre du Loch Ness
alors que Soprano avait dissimulé sa corne dans ses soutes), des courants porteurs voire parfois
violement bouillonnants, et de belles apparitions du soleil plusieurs fois par jour (« l’été, c’est pour
demain ! »). Les équipiers ont pu allègrement pratiquer !
Pas de malade, ni homme à la mer, ni souci technique, si ce n’est une cuisinière qui a tenté de se
faire la malle, sûrement révulsée suite à la pénétration du Haggis (panse de brebis farcie) dans
ses entrailles.
BELFAST - DUBLIN
Chouette ambiance parmi l’équipage, qui ose
affirmer ses choix musicaux et présenter ses
idoles ! Il nous aura manqué une vraie soirée
au pub pour compléter notre connaissance
théorique du whisky (deux visites de distillerie)
par une mise en pratique intensive dans l’ambiance du cru, aux côtés des vrais, ceux qui
n’ont pas peur de faire la fête au Haggis et aux
smoked kippers. Cela aurait fini de convertir
les repentants qui se sont laissés doucement
séduire par le liquide tourbé et gentiment
vieilli…
Dommage que les ports de plaisance aient manqué parfois d’âmes, Soprano avait pourtant
tout (le liquide, le solide, l’acoustique, la lumière) pour accueillir les esprits éveillés !
«Cendre de lune, petite bulle d’écume
Poussée par le vent je brûle et je m’enrhume»
«On dit que la vie C’est une folie Et que la folie, Ça se danse».
«We will we will rock you
We will we will rock you»
See you guys next year, Soprano will be ours again. We will rock the boat again !
Marie
PLYMOUTH - DIELETTE
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«Ce que j'ai aimé :
Traverser la Manche pour la 1ère fois.
Avoir barré sur une belle distance.
Découvir la côte Sud de l'Angleterre et les ballades lors de nos escales.
Etre montée en tête de mât sous le soleil pour récupérer une drisse.
La vision des cargos dans les rails.
Ce que j'ai moins aimé :
• La météo qui m'a flinguée : trop fatiguée au départ pour être alerte et apprécier davantage la nav.
• La longueur de la traversée.
• Malgré la bienveillance à mon égard, j'étais la "bleue" du bord.
Comme pour l'Irlande l'an dernier, j'ai voulu vivre des traversées : la mer Celtique et la
Manche. Pour moi c'est trop de milles, surtout quand on est malade et les conditions climatiques peuvent être rudes».
Christine
Rencontre surprise avec l’équipage
Dublin-Plymouth sur un escalator à Paris CDG…
Carte postale de
la mer d’Iroise
C’est la 4e fois que je loue au départ de
Brest chez Eridan. C’est vous dire si
j’aime ce coin. Cette année avec Bernadette, mon épouse, et 2 amis, Philippe
et Edith, j’ai loué un first 31.7. Quel bateau ! Rapide, maniable, confortable et
qui pardonne les petites erreurs ! Un
vélo comme durait François M. Un bateau à ma dimension en tout cas et qui
nous a permis de réaliser un joli programme avec globalement des conditions météo plutôt favorables.
Départ de notre semaine en direction
du port du Château où se trouvait
amarré l’Hermione. Le quai était noir de
monde tandis que depuis notre bateau
nous étions aux 1ères loges. Quel magnifique navire.
Puis direction Camaret, étape traditionnelle le 1er jour qui permet à l’équipage
de retrouver ses repères et d’enchaîner
les manœuvres. Le lendemain la pétole
annoncée se confirme. Décision est
prise de filer sur Ouessant. Sept heures
de moteur mais au moins c’est fait et il
n’y en aura plus. La récompense se
trouve au mouillage dans la baie de
Lampaul. Petite ballade sur l’île et
splendide nuit sous les étoiles. Le lundi
le vent nous pousse gentiment avec un
force 3 dans la baie de Douarnenez
jusqu’à Morgat. Belle navigation avec
en prime un banc de dauphins qui nous
accompagne quelques minutes.
Mercredi nous continuons à profiter de
cette belle météo en tirant des bords
dans la baie. Virements, empannages,
en équipe ou en solo, tantôt réussis,
tantôt ratés, on s’amuse bien. Beau
mouillage dans l’anse Saint Nicolas
sous le cap de la Chèvre pour déjeuner,
puis cap sur Douarnenez pour passer la
nuit. Le temps change… Que faire ? Le
raz de Sein ne me paraît pas assez serein, retourner à Camaret l’équipage ne
veut pas en entendre parler. En discutant sur les pontons un couple nous dit
qu’ils montent à l’Aber Ildut. En voilà
une bonne idée ! Etude de la carte, des
courants, des marées, prise de la météo.
C’est bon. Les vents sont au Sud et vont
nous monter, il faut juste prendre les
courants dans le bon sens. Tout ça est
bien sûr un jeu d’enfant quand on a été
formé à l’ECP avec tant de maîtres talentueux ! Tout se passe bien et nous
progressons entre 7 et 9 nœuds sur le
fond. Tout de même il a fallu sortir les
cirés et c’est sous la pluie que nous emmanchons la passe étroite et dangereuse par mauvais temps qui mène au
mouillage de l’Aber Ildut, d’ailleurs bien
protégé des vents du Sud. Le lendemain sera une autre histoire. Force 5 an-
Carte postale de
noncé avec rafales à 6. Calculs faits, il
nous fallait partir une heure avant la
marée haute c’est-à-dire à 8h. Mais de
toute façon nous serons vent contre
courant, il n’y a rien à faire et cela m’inquiète un peu. Donc je résume : vent
dans le nez qui nous oblige à tirer des
longs bords, courant portant et puissant qui nous descend et rencontre in
fine des courants du goulet. Ce qui devait donc arriver arriva à la fin du chenal :
nous eûmes droit à bien 20’ d’essoreuse
avec une mer très chahutée. J’avais pris
la barre, 20 nœuds avec des rafales à 24,
2 ris dans la GV et 3 dans le génois. Tout
s’est bien passé, c’était juste un moment
un peu désagréable et d’inquiétude
pour moi. Mais l’équipage est resté zen.
En fait nous aurions dû partir une heure
plus tôt. A 13h15, nous sommes à Ca-
maret où nous avions prévu d’escaler
pour attendre la renverse de la marée
dans le goulet. Déjeuner, sieste et on repart. Car notre nav n’est pas finie : nous
avions formé dès le matin le projet de remonter la rivière de l’Aulne et de mouiller au pied du pont de Térénez. Les
courants nous poussent, bientôt nous
sommes dans la rade et c’est avec grand
plaisir que nous remontons la rivière
jusqu’au bout sous voile. A 21h nous
sommes arrivés dans un mouillage de
rêve après avoir parcouru près de 50
milles. Quelle belle journée !
Vendredi c’est le retour au Moulin Blanc
avec toujours beaucoup de vent mais le
cœur ravi et déjà un peu nostalgique.
Le First 31.7 c’est vraiment superbe et
c’est un bateau qui me convient.
Marc Ge
la Corse
Salut Piou-Piou,
Nous t’envoyons une carte de nos vacances en Corse, où nous avons navigué
en famille sur Oxygène un Trident80 au
départ d’Ajaccio. Nous avons loué ce voilier par un site de location entre particuliers lebonvoilier.fr. Ce voilier est idéal
pour un couple avec 2 enfants.
Nous avons fait des sauts de puces, afin
de se baigner matin, midi et soir. En économisant l’eau des bâches nous n’avons
pas eu besoin de passer par un port. Finalement, au mois d’août il n'y a pas tant
de monde que cela dans les mouillages
sauf certains très touristiques comme
Campomoro, par exemple.
C’est un excellent plan que nous vous recommandons vivement !
Des bises de Romane,
Thomas, Marie et Hervé
Carte postale de
la Turquie
En 2013, l’Ecepien Alain Maetz avait instauré une tradition : naviguer en Turquie pour une croisière conviviale avec
sa famille et ses amis sur un voilier de
luxe. Après le triste décès d’Alain en
mars 2014, sa femme Beatrice a insisté
pour continuer les croisières en Turquie,
bien sûr afin de nous divertir, mais aussi
dans la bonne humeur, lui remonter le
moral, toujours avec nos souvenirs af-
fectueux d’Alain.
Donc, cette année c’était la dernière semaine de juillet que l’équipage s’est retrouvé à l’aéroport CDG pour une
navigation inoubliable. J’étais le chef de
bord/guide. Le bord était formé d’Henrietta, mon épouse, Beatrice, l’épouse
d’Alain, deux anciens Ecepiens, et des
amis d’Alain .
Nous avons loué le Jeanneau 53
«HOPE» à Goçek sur la côte sud-ouest
de la Turquie, qui est la capitale de la
voile dans la zone. Nous avons navigué
vers l’est dans les baies pittoresques,
petites criques et zones historiques,
paysages inoubliables et la faune marine importante. L’eau, claire et bleue à
27°C, a encouragé à se baigner tous les
soirs, et les matins avant le petit déj de
pain directement sorti du four du restaurant. Donc, plein de choses intéressantes pour tout le monde, et bien sûr
j’était content de retourner dans ma
zone de navigation préférée.
Les petits restaurants avec leurs pontons rustiques, où nous n’avons mangé
que des produits frais – poissons pêchés le jour même, ou de l’agneau
élevé par le patron du restaurant en
personne. On ne peut pas faire mieux
que ça. C’était une croisière «relax» avec
des escales assez courtes, entre 6 et 25
MN. Elles nous ont permi de visiter des
ports et des baies très sympas comme
Kalkan, Kas, et Kerkova. Dernier arrêt à
«Cold Water Bay» pour se rafraîchir
après une semaine de grand soleil quotidien. Au milieu de tout ça nous avons
traversé les 3 MN entre la Turquie et
Kastelorizo, île grecque très charmante.
Pas étonnant, cette année cette grande
présence militaire, des garde-côtes sur
l’eau et dans le port, un poste de
douane plus nerveux que les années
précédentes.
Un repas de fête à Goçek a clôturé notre
semaine exceptionnelle, sans doute à
refaire dans les années à venir.
Tom, notre anglais à nous
L’écho de la Clipper du Marin Marc (ECMM)
Marc Ge., Chef de quart
J’avais pris l’habitude de vous donner quelques infos insolites, drôles, ou taquines dans ce que notre rédacteur
en chef a appelé «L’écho du Marin Marc» ou l’EMM. Je vais désormais ces quelques mois prochains vous donner
des nouvelles de la «Clipper Round the World Race» !
Pourquoi et
quèsaco ?
Figurez-vous qu’en
avril dernier, le lundi
de Pâques, je me
promenais avec ma
femme Bernadette
le long du goulet de
Brest quand elle me
dit : « Regarde ce
bateau !» en le pointant du doigt. En
contrebas glissait
sans bruit un très
grand voilier de course en direction du port. Je le regardai attentivement et le trouvai très beau.
De retour à Brest, précisément au
Port du Château, je vois à nouveau, amarré entre l’Abeille
Bourbon et la Recouvrance, ce
bateau et m’en approchai.
Sur le pont personne mais j’avais aperçu de loin quelques personnes
dont une tête chenue qui sans doute se trouvaient dans le carré. Une
grande bannière flottait sur l’étais avec comme inscription : «The race of
your life» et l’adresse internet http://clipperroundtheworld.com. Je regardai longuement ce bateau, pris quelques photos et rentrai chez moi avec
déjà dans mon subconscient une petite musique dans la tête qui ne devait plus s’arrêter.
«Mais dans
quelle galère
ai-je été
me mettre !»
Je passai la soirée sur Internet et découvris, absolument fasciné, ce qu’était la «Clipper Round
the World Race». C’est une course dont la création remonte à 1996 par Sir Robin Knox-Johnston qui est un navigateur britannique et le
premier homme à avoir accompli un tour du
monde en solitaire et sans escale (avec Bernard
Moitessier qui renonça à la course pour continuer sur Tahiti). Il est aussi le deuxième détenteur du Trophée Jules-Verne (en tandem avec Peter Blake). En 1994, lui
et Blake ont été élus ISAF World Sailors of the Year (Marins de l’année
de l’ISAF) pour leur performance. En 2006 il est devenu le navigateur le
plus âgé à achever un tour
du monde en solitaire lors
de la VELUX 5 OCEANS
Race. Il est le seul marin
britannique à avoir remporté trois fois le titre de
«YJA Yachtsman of the
Year» (marin de l’année
YJA) (Source Wikipedia).
Je lis que le principe de cette course «The Race of your Life» est de permettre à qui que ce soit, pourvu qu’il en ait le désir ardent, de participer
en tout ou partie à une course autour du monde quel que soit son niveau
de voile ou son âge dès lors qu’on est majeur. Tout ce qui est demandé
est seulement une bonne condition physique et une «soif d’aventures et
d’inconnu». En d’autres termes c’est une course d’amateurs où seul le
skipper est professionnel. Cette course a lieu tous les 2 ans et réunit 12
bateaux identiques, des clippers 70’. Elle est divisée en 8 segments dont
le 1er part chaque fois de Londres à la fin août pour être de nouveau à
Londres 40 000 milles et 11 mois plus tard à la fin juillet. Elle tourne
d’ouest en est et touche les 5 continents. Seize régates sont disputées au
total.
Le site Internet est
très bien fait. Il y
beaucoup de vidéos. Les conditions d’inscription
sont clairement décrites. Cela me paraît fou de vouloir
y aller… mais je
mets quand même
mon nom pour
avoir un peu plus
de documentation.
On m’envoie un
Voici le bateau sur lequel j’embarquerai
1er dossier. La petite musique me souffle «Vas-y !». Je verse l’équivalent de 150 e pour
encore un pas supplémentaire. On me propose un entretien à Portsmouth, au siège de la Clipper. Je ne peux pas. J’accepte un rendez-vous
téléphonique qui va durer ¾ d’heure. Je suis accepté. Commencent
alors toutes sortes de formalités administratives
et médicales. Je choisis le «leg» sur lequel j’embarquerai : ce sera le 7, celui qui partira fin avril
2016 de Seattle pour rallier New-York via le
canal de Panama.
Mais pour cela il y a tout de même une condition impérative et sélective à remplir : 4 semaines d’entraînement sur des Clippers 68 à la
Marina Gosport de Portsmouth. Et donc je m’inscris ! Bernadette n’est pas complètement ravie et
j’avoue que parfois j’ai mal au ventre… «Mais
dans quelle galère ai-je été me mettre !»
Fin mai je débutais ma 1ère semaine, fin juin la
deuxième et je suis qualifié pour la 3e semaine
fin septembre que j’enchaînerai avec la 4e si
tout va bien.
Je vous les commenterai dans le prochain Goéland si le rédacteur en chef ne m’a pas recalé et
si je n’ai pas été viré par la direction de la Clipper ! Simplement 2 mots déjà sur les principales
difficultés :
• C’est « obviously » tout en anglais et je vous
assure que pour moi c’est un vrai challenge.
• C’est plutôt physique et exigeant.
• Mais c’est globalement une super formation
dans une très bonne ambiance.
Vous voulez le visiter ? Cliquer sur le lien ciaprès : https://youtu.be/7ffpRY0VwsA
Vous voulez avoir une idée de la course ? Même
chose : https://youtu.be/oIXzs8HhO50
donc être mon skipper.
Car cette course elle est déjà partie le 31 août
dernier et je suis ravi de voir que le bateau
d’Olivier, le 1er skipper français dans cette
course, est en tête et qu’il semble un remarquable tacticien. Il est sponsorisé par LMAX.
Vous voulez avoir une idée des entraînements ?
Cliquez !
Vous voulez suivre la course ? Cliquez sur le lien
Vous voulez en savoir encore plus ? Cliquez sur
le dernier article de Voiles et Voiliers :
http://clipperroundtheworld.com/race/
standings
http://www.voilesetvoiliers.com/course
-regate/olivier-cardin-une-course-a-lasaveur-particuliere/
A cette occasion j’ai appris que les personnes
que j’avais entrevues sur le Clipper à Brest
étaient notamment Sir Robin (la personne
chenue !) en personne et Olivier Cardin qui va
J’espère qu’une petite musique commence vous
aussi à vous trotter dans la tête et que l’envie
vous gagne de vous inscrire ! En tout cas, si vous
me faites le plaisir de continuer à me lire, je vous
promets de tout vous raconter !
A bientôt.
Rallye- Régate ECP 2015
(12 - 13 septembre)
Quelques mots sur le Clipper 70 dont voici cidessous les principales caractéristiques :
• Longueur totale : 75’6 soit 23 m
• Largeur : 5.65 m
• Tirant d’eau : 3m
• Surface de la grand voile : 123.19 m2
• Surface de la voile d’avant : 168.43 m2
• Nombre de voiles : 11 (j’y reviendrai pour les
détailler)
• Hauteur du mât au dessus de la ligne de flottaison : 29m
• Déplacement : 31 700 kg
• Poids de la quille : 12 000 kg
• Nombre de personnes : 23
Traditionnel
w-e encadrement
(29-30 août)
EXTRAORDINAIRE ! Tout fut extraordinaire pour ce w-e lorientais du
rallye-régate de l’ECP ! Une organisation d’enfer (merci à Antonia,
Chantal, Hélène et Pierre), une météo sportive, 41 régatiers motivés,
des batailles sous spy, des quizz denses, des jeux bien choisis et
drôles, une ambiance de rêve et un équipage vainqueur emmené
par Manue. RDV dans 2 ans ; Antonia a déjà des idées !
C’est à bord de quatre bateaux au départ de Dielette que les 22
membres de l’encadrement se sont retrouvés. Cette année, cap
sur Guernsey sans beaucoup de vent pour la journée de samedi.
Apéro, diner d’un fish & chips. Dimanche, départ à 6h pour une
journée de voile tenant compte des courants favorables et de la
fermeture de la porte du port aux alentours de 12h. Ambiance
et soleil étaient aussi au rendez-vous.
www.ecoledecroisieredeparis
Ont participé à ce numéro : Francine, Marc Ge, Jacques, Marc Gui,
Anne, Christine, Hervé, Chantal, Pierre, Marie et Tom.

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