Bien s`équiper pour bien dormir

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Bien s`équiper pour bien dormir
REPÈRES
Bien
s’équiper
pour bien dormir
SEPTEMBRE 2009
Si un bon sommeil permet de se sentir bien, les conditions pour y parvenir
sont parfois difficiles à réunir. Manque de mobilité, inconfort et douleurs
de positionnement sont les premières causes de mauvaises nuits pour les
personnes atteintes de maladie neuromusculaire. Des matériaux adaptés
(matelas, lits…) peuvent pourtant diminuer l’impact des conséquences de
la maladie sur la qualité du sommeil. Pour bien choisir, il est indispensable
de recenser les besoins spécifiques à sa situation (mobilité, déformations,
douleurs…) et à son mode de vie. Des professionnels peuvent vous y aider :
médecin, ergothérapeute, technicien d’insertion de l’AFM, kinésithérapeute.
S’informer pour identifier le meilleur produit et l’essayer sur quelques nuits
donnent toutes les chances de s’équiper d’un matériel adapté. De nombreux
produits peuvent être financés par l’assurance maladie sur prescription
médicale et/ou par la Prestation de compensation du handicap (PCH)
adulte et enfant.
© Invacare
© invacare
© AFM / M. Bendix
SAVOIR ET COMPRENDRE
SAVOIR ET COMPRENDRE
REPÈRES
Quels besoins
prendre en compte ?
Une bonne literie contribue à un bon sommeil et, en assurant un
bon positionnement, diminue les douleurs, l’inconfort et le risque
d’escarre. Les produits sont divers et chacun doit trouver celui qui
correspond à ses critères de confort et à ses besoins spécifiques.
médicalisé ou ergonomique peut se
justifier. Cela facilite les interventions
auprès de l’enfant (repositionnement,
soins) et lui redonne de l’autonomie s’il
manipule seul la télécommande pour
changer de position. Les fabricants
proposent aujourd’hui des matelas à
air pour les jeunes enfants et des lits
adaptés au jeune âge.
Les fabricants ont fait beaucoup évoluer leurs gammes de produits, tant
sur le plan technique que sur le plan
esthétique : l’habillage des lits s’est
en particulier modernisé pour que ces
derniers s’intègrent bien dans l’environnement de la chambre de l’enfant
ou de l’adulte.
Sommaire
Quels besoins
prendre en compte ? .......... 2
Lit, matelas, surmatelas,
un large choix .................... 6
Avec qui évaluer
ses besoins ? ..................... 8
S’informer pour bien
choisir ................................. 9
Financer lit et couchages 10
2
© AFM / M. Bendix
On peut avoir une certaine réticence
à s’équiper d’une literie médicalisée :
l’arrivée d’une nouvelle aide technique ou d’un matériel rend davantage
visible la maladie et ses conséquences
et peut être plus ou moins bien vécue.
Cependant, l’expérience montre que
lorsqu’elles ont dépassé les premières
réticences, les personnes qui s’équipent d’un matériel vraiment adapté à
leurs besoins en retirent de nombreux
bénéfices : elles dorment mieux et se
sentent donc mieux dans la journée,
tandis que l’entourage est moins sollicité la nuit pour les repositionnements.
Matelas modulaire.
Les matelas comprenant des modules en matériaux différents permettent de répondre
au mieux à la problématique de la personne (positionnement, douleurs, risque d’escarre).
Les modules peuvent être changés selon les besoins.
Avec l’âge, les besoins évoluent
Chez le petit enfant, un matériel spécifique n’est pas forcément nécessaire.
Si l’enfant a des attèles et/ou un
corset, il est positionné de fait grâce
à eux ; des coussins de positionnement peuvent compléter le dispositif
en termes de confort. Cependant, si
l’enfant n’est pas bien installé, qu’il se
sent douloureux et ne peut se retourner seul, il va réveiller régulièrement
ses parents pour qu’ils le changent
de position : se pose alors la question
d’un matelas adapté à ses besoins
spécifiques.
Lorsque l’enfant a grandi et qu’il est
plus corpulent, l’utilisation d’un lit
Lorsque les incapacités motrices augmentent, chez l’adolescent et l’adulte,
un matériel spécifique est souvent
incontournable. Le choix se fait alors
en tenant tout particulièrement compte
de la mobilité et du risque d’escarre,
des contraintes de positionnement et
du bien-être ressenti.
Le poids et la corpulence
Selon le poids, les matériaux des
matelas réagissent différemment ; par
exemple, un enfant de faible poids ne
peut pas profiter des qualités d’un
matelas à mémoire de forme sur lequel
il n’exerce pas assez de pression. Un
matelas à air peut être, selon les cas,
POUR INFO
plus adapté. Un adulte très corpulent
s’enfoncera dans un matelas trop
mou (transferts et changements de
position seront difficiles) ; un matelas
en mousse de haute densité et ayant
une portance plus grande pourra être
plus adapté.
Les personnes très maigres doivent
utiliser des produits d’autant plus performants que leur risque de développer des escarres est grand (matelas à
mémoire de forme ou à air). Chez les
personnes corpulentes, ce risque ne
doit pas pour autant être négligé.
Dans tous les cas, il faut trouver un
compromis en termes de fermeté et
d’élasticité ; des densités différentes
sont proposées pour une même
gamme de matelas, voire, au sein d’un
même matelas, grâce à des modules
faits de matériaux aux propriétés
différentes selon les parties du corps
supportées.
Enfin, il existe des lits et matelas adaptés aux personnes corpulentes et aux
tous petits. Certains fabricants proposent même du “sur mesure”.
E N P RAT I QU E
Bien s’équiper pour bien dormir
Quand acheter ou remplacer sa literie ?
Réfléchir à une literie plus adaptée s’impose si les plaintes de mal dormir deviennent
régulières (la literie n’est pas seule en cause, mais il faut y penser), si des douleurs liées
au positionnement ou à des contraintes respiratoires et/ou digestives apparaissent ou
suite à une arthrodèse... Plus généralement, il faut y penser régulièrement en fonction
de l’évolution des capacités motrices. Un matelas spécifique peut apporter beaucoup de
confort. Un lit médicalisé à hauteur variable et à plicatures commandées électriquement
peut redonner de l’autonomie pour les transferts ou les mouvements dans le lit tout en
facilitant l’intervention de tierces personnes dans les meilleures conditions.
Penser à renouveler le matériel est aussi important. Les matelas ont une durée de vie
limitée et peuvent perdre leurs propriétés initiales : par exemple, un matelas en mousse
viscoélastique utilisé uniquement la nuit peut être gardé 8 à 10 ans ; si la durée d’alitement se prolonge dans la journée, cette durée peut chuter de moitié. Lorsque la personne
utilise fréquemment les fonctions électriques du lit, soulève-buste ou relève-jambes, le
matelas peut se creuser plus vite aux pliures.
La mobilité
Pouvez-vous vous retourner seul(e) ?
Réalisez-vous seul(e) vos transferts ?
Une tierce personne doit-elle vous y
aider ?... Si vous êtes assez mobile,
préférez un matelas qui facilite le
repositionnement, dans lequel vous
ne vous enfoncez pas trop (fermeté
adéquate). Des accessoires tels
qu’une barre latérale de redressement
peuvent vous aider à vous relever le
cas échéant.
Si la mobilité est faible, on s’orientera
vers un matelas dont la technologie
permet une répartition judicieuse des
pressions sur tout le corps en augmentant la surface de contact (matelas
L’escarre : évaluer et prévenir
L’escarre se forme suite à une pression prolongée d’une zone de la peau sur un support (matelas, coussin du fauteuil…) : la compression
empêche une bonne irrigation sanguine des tissus entre la peau et l’os ce qui provoque progressivement une nécrose. L’apparition d’une
zone rouge persistante sur la peau peut se faire en quelques heures ; elle s’accompagne de douleur. Si la pression n’est pas relâchée, l’escarre progresse rapidement. Les zones les plus à risque sont les talons et le sacrum, l’os de la hanche, le crâne (occiput), l’oreille…
Évaluation. Lorsque la mobilité est faible, le risque d’escarre augmente. Outre la faible mobilité, d’autres facteurs augmentent le risque de
formation d’escarre : l’état général, l’état psychique, l’activité, la fragilité de la peau, la transpiration, l’incontinence (peau humide), la qualité
de la nutrition… Pour une situation donnée, chaque facteur est évalué grâce à des échelles de mesure (Norton, Braden…) ; le résultat global
est traduit en un score plus ou moins élevé. Les professionnels de l’aide technique se basent notamment sur ce score pour préconiser le type
de matelas qui pourra assurer la meilleure prévention compte tenu de ses propriétés techniques.
Prévention. Se repositionner régulièrement pour maintenir une bonne circulation sanguine cutanée constitue la meilleure des préventions
de la formation d’escarre. À la différence d’autres pathologies, les maladies neuromusculaires n’altèrent pas la sensibilité à la douleur. Les
personnes ressentent bien qu’une zone de leur corps est comprimée et qu’il faut bouger : elles demandent à être repositionnées pour soulager naturellement ces points d’appui. Un matériel adapté (matelas, lit, coussin…) peut souvent régler les problèmes d’hyperpression : les
matelas de prévention d’escarre et les coussins de positionnement sont classés en plusieurs catégories (classe IA, IB, classes II et III) dont la
prise en charge par l’assurance maladie varie. D’une manière générale, ils sont prévus pour des personnes présentant un risque d’escarre
élevé, les classes II et III s’adressant à celles en ayant déjà développé.
La prévention de la formation d’escarre passe aussi par l’inspection minutieuse des zones du corps pour détecter au plus tôt les rougeurs
préalables à l’altération de la peau et des tissus sous-cutanés.
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REPÈRES
© Médicatlantic
© Abelgam
SAVOIR ET COMPRENDRE
A
B
Lits médicalisés pour enfant Pitchoune® (A) et Abelgam® (sur mesure) (B). Ces lits ont toutes les fonctionnalités d’un lit médicalisé adulte
et un design adapté à l’enfant.
TÉM OI GN AG E
en mousse viscoélastique…) voire un
soulagement régulier et programmé
des points d’appui (matelas à air dynamique à pression alternée…).
Si l’ensemble du matelas doit offrir
assez de soutien, ses bords doivent
être fermes si la personne réalise seule
ses transferts, sinon, ils s’écrasent :
certains matelas en mousse sont
pourvus d’une bordure ferme.
Si l’intervention d’une tierce personne est requise pour les transferts
et changements de position, le lit à
hauteur variable est indispensable ; il
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assure confort et sécurité. De même,
un drap de glissement posé sous la
personne facilite tous les mouvements
qu’ils soient aidés ou non d’une tierce
personne.
Les douleurs
Il est important de trouver l’origine
des douleurs s’il y en a (déformations, positionnement non approprié,
escarres en début de formation…).
Existe-t-il des zones du corps douloureuses ? Où se situent-elles ?
Sont-elles dues au positionnement ?
Au fait que la personne ne bouge pas
assez régulièrement ? Sont-elles
dues à un début d’escarre ?
Cette analyse permettra de mieux
cibler le type matelas et l’utilité d’un
lit offrant plusieurs positionnements
(plicatures).
Des coussins et des plots de positionnements peuvent être nécessaires pour ajouter du confort, caler
un membre dans une position donnée
ou l’isoler du matelas en le soulevant
(mise en décharge).
L’évaluation du confort d’un matelas est très individuelle
“Depuis l’âge de 12 ans, je suis équipée d’un lit électrique ; mis en place juste après l’arthrodèse pour faciliter l’intervention des tierces
personnes, il m’apporte aussi de l’autonomie grâce à la télécommande du lit. J’ai testé de nombreux matelas : en ce domaine, chaque
personne est vraiment différente. Les matelas en mousse viscoélastique à mémoire de forme ne me conviennent pas du tout. Outre une
trop grande fermeté, je trouve que le matelas (ceux que j’ai testés) conserve rapidement l’empreinte de la personne (le lit se creuse) ce qui
contrarie le bon positionnement et réduit le confort. J’ai testé aussi les matelas en mousse gaufrier anti-escarre : le matériau n’est pas assez
soutenant au niveau des fesses et du dos : j’ai eu l’impression d’être enfoncée dans un support dont j’avais du mal à sortir. De surcroît, le
matériau favorise la transpiration.
Aujourd’hui, j’ai un matelas en mousse anti-escarre de base, en 3 morceaux. Il est de densité moyenne. Je peux échanger les
morceaux entre eux pour que le confort soit meilleur. De plus, j’ai acquis de manière naturelle la capacité à faire fonctionner la
télécommande du lit dans mon sommeil : lorsque j’ai besoin de bouger, je l’utilise pour replacer le dossier du lit sans m’en rendre
compte, un peu comme quelqu’un qui remonterai sa couette s’il a froid. Je dors très bien. C’est plus délicat lorsque je dors chez
des amis, sans lit ni matelas adaptés ; je passe alors de très mauvaises nuits. Je viens donc de tester un surmatelas à air que je
peux emmener. C’est très confortable, avec la fermeté adéquate. Je n’ai pas eu à bouger pendant la nuit et j’ai bien dormi. Une
solution excellente pour les voyages !”
Bien s’équiper pour bien dormir
Avez-vous besoin d’un lit simple pour
vous seul(e) ou d’un lit double pour
votre couple ?
Les lits doubles peuvent être pourvus
de matelas et sommiers indépendants
que l’on manipule séparément (ce
Surmatelas à air statique Repose®.
Ce matelas très compact lorsqu’il est dégonflé et rangé dans son étui peut se transporter
partout. Il se gonfle rapidement pour être posé sur n’importe quel matelas.
sont alors des lits de 160 cm de large
(2 x 80 cm) ou sur mesure). Êtes-vous
alité pendant la journée, en position
assise ou semi-assise pour lire, regarder la télévision, prendre vos repas,
pour la toilette ou certains soins médicaux ? Les lits médicalisés sont munis
d’un relève-buste à commande électrique et certains modèles possèdent
également une commande relèvejambes avec plicature des genoux.
Si vous souhaitez voyager ou dormir
ailleurs que chez vous, vous pouvez
opter pour un surmatelas à air plutôt
qu’un matelas (ou en plus de celui-ci) :
certains ont des propriétés similaires
aux matelas à air. Tenez compte dans
votre choix de l’encombrement parfois
important.
TÉM OI GN AG E
Comment vivez-vous ?
© AFM
L’atteinte respiratoire peut imposer
une position spécifique pour dormir
ou être alité dans la journée.
En présence d’une faiblesse du
diaphragme (Dystrophie musculaire
de Duchenne, déficit en maltase
acide), la position semi-assise permet
à ce muscle de se contracter plus
facilement.
Si d’autres muscles inspiratoires
que le diaphragme sont touchés
(Amyotrophies spinales), c’est plutôt
en position horizontale qu’il faudra
dormir.
En cas de troubles digestifs, reflux
gastro-œsophagiens, troubles de la
déglutition, dormir le buste un peu
surélevé peut être recommandé.
Dans un cas comme dans l’autre, le
lit devra être muni d’un relève-buste
(certains lits de relaxation grand public
offrent même une plicature supplémentaire pour le confort du cou) ; par
ailleurs le matelas devra bien épouser
les plicatures du lit.
La nature d’éventuelles déformations
articulaires nécessite de réfléchir au
meilleur positionnement à adopter et
aux accessoires nécessaires pour le
maintenir (plicatures du lit, coussin,
plots…).
Tout ce qui peut conduire à la macération (hypersudation, incontinence,…)
doit être pris en compte dans le choix
des matériaux, en privilégiant des
textures qui diminuent la stagnation
d’humidité, source d’inconfort et facteur favorisant la survenue d’escarre.
© AFM
Les particularités de la maladie
Le drap de glissement :
indispensable !
“Depuis que j’ai équipé mon lit
d’un drap de glissement, je dors
vraiment mieux. Avant, je tentais désespérément de me retourner par de vaines contorsions sans
pouvoir décoller du drap ni glisser
sur moi-même. Après de nombreux
essais, j’abandonnais et finissais par me rendormir, exténué et
mal installé. Le drap que j’utilise
aujourd’hui est pourvu d’une partie centrale en matière glissante
(proche de la soie) : dès la première
utilisation, je me suis retourné seul
sans aucun effort pendant mon
sommeil. Ce drap a été une révolution pour moi !”
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SAVOIR ET COMPRENDRE
REPÈRES
Lit, matelas, surmatelas,
un large choix
Tous ces matériels ont deux objectifs principaux : assurer le confort de la personne et réduire les risques
d’escarre. À chacun de trouver ce qui lui convient en analysant ses besoins et en testant différents supports.
Lits Médicalisés
© Invacare
Offrent le confort et facilitent les soins et les transferts grâce à leurs fonctions électriques
qui font varier le positionnement.
• Télécommande pour actionner toutes les fonctionnalités ; utilisable par l’intéressé
pour plus d’autonomie ou par l’aidant.
• Hauteur variable indispensable pour les transferts (seul ou avec une tierce personne).
• Privilégier les double ou triple plicatures : relève-buste (limiter les troubles de la
déglutition, ou le reflux gastro-œsophagien), relève-jambes, plicature genoux. Certains
modèles n’ont qu’une plicature électrique possible (le buste).
Plusieurs types de lits, avec les mêmes fonctionnalités :
• Lits simples (90 x 200 cm) adultes ; peuvent être proposés au jeune adolescent (dès
20 à 30 kg).
• Lits doubles avec sommiers séparés (largeur minimum : 80 cm).
• Lits pour les personnes corpulentes (120 x 200 cm) chez certains fabricants, ainsi
que sur mesure.
• Les modèles actuels s’intègrent mieux dans la chambre (formes, couleurs,
matériaux...).
© AFM / M. Bendix
• Lits médicalisés en 70 ou 80 x 160 ou 170 cm ; mêmes fonctionnalités que les
lits adultes ; formes et couleurs adaptées à l’enfant.
• Coussins de positionnement spécifiques aux petits (taille XS).
• Matelas dynamiques à air pour les bébés et le petit répondant
aux mêmes exigences que les modèles adultes.
© AFM
© Médicatlantic
Les produits ne sont disponibles
que chez certains fabricants.
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© Invacare
Pour les enfants, les gammes de produits se développent
Coussins et plots de
positionnement, talonnières…
• Augmentent le confort en calant certaines
parties du corps pour les maintenir dans la
position voulue.
• Préviennent l’escarre par répartition des
pressions dans les zones à risque : talon,
sacrum, coudes…
Aident à leur traitement par mise en décharge de l’endroit lésé en le surélevant (la zone
ne touche plus aucune surface).
• Matière confortable : microbilles, mousse,
gel (lavable).
• Pour l’adulte (XL) et l’enfant jeune (XS).
Bien s’équiper pour bien dormir
© Invacare
Les matériaux qui les constituent assurent une meilleure répartition
des pressions au contact du corps pour éviter qu’elles ne s’appliquent
qu’en certains points : moins de douleurs de positionnement, plus de
confort, moins de risque d’escarre.
© Invacare
Matelas et surmatelas
Le matériau se déforme naturellement au contact du corps pour répartir le poids sur une
plus grande surface.
• Matelas gaufrier en mousse haute résilience (HR) (elle revient rapidement en position
initiale après l’exercise d’une pression). Bonne répartition des pressions grâce à la découpe
ou le moulage gaufrier ; bonne circulation d’air.
- Les matelas ont une seule densité ou plusieurs adaptées aux différentes zones du corps ;
se présentent en un seul ou 3 blocs interchangeables.
- Les modèles évolutifs à plots indépendants et amovibles sont fait de mousse HR plus ou
moins dense selon les zones du corps. Certains plots peuvent être remplacés par un insert
d’un autre matériau (viscoélastique, air, gel) plus adapté à la situation ou enlevés pour isoler
dans l’air une zone d’escarre.
• Matelas en mousse viscoélastique à mémoire de forme : moulage doux et précis du
corps (revient moins vite en place qu’une mousse HR) ; une seule ou plusieurs densités
(souple à ferme) par matelas (multi portance). Performances de prévention d’escarre et
confort dits supérieurs aux mousses HR.
• Matelas mixtes (évolutifs) à inserts ou modules amovibles : base sur laquelle on insert les
modules aux propriétés adaptées à la zone du corps (mousse HR, viscoélastique, eau, gel…).
• Matelas multi strates : mousse HR de différentes densités, ou mousse HR recouverte de
mousse viscoélastique.
• Matelas à air statique : le corps est “immergé” dans le matelas qui suit sa morphologie
naturellement.
Les surmatelas à air statiques sont idéaux pour les déplacements : ils ont les mêmes qualités que
les matelas à air de même catégorie. Certains surmatelas peuvent être utilisés en mode statique
ou en mode dynamique à pression alternée.
Supports dynamiques (air)
Drap de glissement et de transfert
Utilisation et entretien du matériel
Facilite beaucoup le retournement : conçus, soit
pour la personne qui peut encore se retourner seule,
soit pour faciliter ce geste effectué par un aidant
en préservant le confort de la personne. Principe :
surface coulissante insérée sur le drap et qui permet
des petits mouvements successifs de glissement.
Reportez-vous aux instructions d’utilisation données
par le revendeur en particulier pour l’entretien
(nettoyage, désinfection…). En cas de dysfonctionnements (compresseur, motorisation du lit…),
informez rapidement le revendeur pour le suivi
après-vente.
© DTF
Un compresseur (peu bruyant) fait varier la pression dans le matelas en répartissant l’air dans ses
cellules (boudins, plots…). La prévention est bonne mais le confort dépend du ressenti de chacun.
• Matelas à pression alternée : la pression dans les cellules d’air est programmée par cycles qui
alternent haute et basse pression.
• Matelas à air à pression constante : des capteurs évaluent la pression et la répartissent en fonction des mouvements de la personne
(la pression baisse aux points de surpression).
• Matelas à air latéralisateur : mousse viscoélastique supportant des boudins à air reliés à un compresseur. Le compresseur impose en
alternance une inclinaison longitudinale légère de la personne à gauche et à droite.
© AFM / M. Bendix
© AFM / M. Bendix
© AFM
© AFM
Supports statiques (mousse ou air)
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SAVOIR ET COMPRENDRE
REPÈRES
Avec qui évaluer ses besoins ?
Pour être précise et exhaustive, l’évaluation s’effectue avec des professionnels aux compétences et
regards complémentaires. Selon la nature de la situation, tous n’auront pas besoin d’être sollicités.
Par ailleurs, vous seul(e) pouvez parler de votre confort et des difficultés à résoudre pour mieux dormir.
Le médecin
C’est le médecin référent (exemple :
le médecin traitant) ou le médecin
qui s’occupe du suivi spécialisé à la
consultation pluridisciplinaire (médecin de rééducation…). Il estime le
risque d’escarre et fait le point sur
les aspects médicaux à prendre en
compte. Il rédige la prescription médicale indispensable au remboursement
du matériel par l’assurance maladie et/
ou au financement par la Prestation de
compensation du handicap (PCH).
L’ergothérapeute
Il recense avec vous les aspects à
prendre en compte tant sur le plan
médical (déformations, mobilité,
douleurs…) qu’environnemental ou
familial. Sa connaissance des caractéristiques techniques des matériels
disponibles lui permet de vous proposer les produits appropriés.
Les Maisons départementales des
personnes handicapées (MDPH)
disposent d’ergothérapeutes faisant partie de l’équipe d’évaluation.
Rapprochez-vous de celle de votre
département.
Vous pouvez aussi faire appel à un
professionnel intervenant dans le
domaine des aides techniques et de
la compensation du handicap : ergothérapeutes exerçant dans un Centre
d’information et de conseils en aides
techniques (Cicat), dans votre service de soins à domicile (SESSAD),
dans un établissement de soins ou
de rééducation (équipe pluridisciplinaire hospitalière, Institut Médico
Educatif…), ou en libéral.
Le technicien d’insertion (TI)
Appartenant au Service régional de
l’AFM de votre région, il peut vous
mettre en contact avec un ergothérapeute, participer à l’évaluation de vos
besoins à votre domicile, identifier la
meilleure solution matérielle compte
tenu de votre lieu de vie, faciliter l’essai de matériel... Le TI peut être le fil
conducteur de votre recherche de
matériel et faire le lien avec les autres
professionnels.
Coordonnées au n° azur 0810 811 086
ou http://www.afm-telethon.fr
TÉ MO IG NA G E
Le kinésithérapeute
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Le travail d’équipe pour l’évaluation se justifie pleinement ici
“L’évaluation des besoins spécifiques à chaque demandeur est une étape incontournable : en tant que technicien d’insertion à l’AFM, je mets en place l’évaluation en
faisant appel à un ergothérapeute et au médecin qui réalise le suivi spécialisé de la
personne. J’alerte aussi cette dernière sur la nécessité d’anticiper : évaluation, choix
et essai du matériel prennent du temps, tout comme l’étude des demandes de
financements. Ces étapes ont par exemple duré 1 an environ pour une jeune femme
atteinte de sarcoglycanopathie que j’ai accompagnée récemment. Elle a renouvelé
son équipement (lit, matelas) car ses besoins avaient changé suite à l’arthrodèse. Son
ancien matelas en mousse anti escarre engendrait de nombreuses douleurs d’appui
(fesses, dos et jambes) ; des œdèmes apparaissaient également. Elle avait testé un
matelas à air lors d’un séjour en centre de rééducation après l’arthrodèse mais il ne lui
convenait pas non plus. Finalement, le revendeur lui a proposé à l’essai pendant 2 jours
un matelas en mousse viscoélastique à mémoire de forme avec plusieurs densités ;
l’essai a été concluant avec une meilleure installation. Le matelas d’un coût de 300 € a
été pris en charge par l’assurance maladie de même qu’une partie du coût du lit
médicalisé 3 fonctions électriques (relève-buste, relève-jambes, plicature genoux), le
reste du montant ayant été financé par la Prestation de compensation.”
Assurant une prise en charge régulière, il peut déceler les rougeurs qui
ont pu se former aux points d’appui et
alerter sur les zones du corps à risque.
Il connait la situation orthopédique de
la personne et peut préciser ce qui doit
être pris en compte dans l’installation
au lit.
Les revendeurs
Ils connaissent très bien l’offre de
produits qu’ils vendent. Ils peuvent
collaborer avec les autres professionnels du champ de la réadaptation
(médecins de réadaptation, kinésithérapeute, ergothérapeute,…) tant
pour l’analyse des besoins que pour
apporter leur éclairage professionnel.
Bien s’équiper pour bien dormir
S’informer pour bien choisir
Les Cicat, Centres d’information
et de conseils sur les aides
techniques
Ces centres recensent l’information
et la documentation sur les aides
techniques et ont une vue globale de
l’offre des fabricants. Ils s’engagent à
proposer des actes de conseil gratuits
pour les particuliers et à rester indépendants des circuits commerciaux ;
les ergothérapeutes qui y interviennent
sont généralement disponibles sur
rendez-vous, par téléphone ou mail
selon les centres.
Certains Cicat proposent un espace
d’essai de matériel ouvert au public :
c’est le cas du centre Escavie
(Espace Conseil pour l’Autonomie en
milieu ordinaire de Vie) basé à Paris
et dépendant de la Caisse régionale
d’assurance maladie (Cramif) et du
Cep-Cicat situé près de Strasbourg.
La liste des Cicat est disponible sur le
site Internet de la Fédération nationale
des Cicat (Fencicat) :
http://www.fencicat.fr.
Les bases de données sur les
aides techniques
Consultables sur Internet, elles recensent les aides techniques dont elles
donnent une description, les tarifs et
le nom des fabricants : idéal pour se
faire une première idée.
• Le site portail sur les aides techniques de la CNSA (Caisse nationale
de solidarité pour l’autonomie) est
très bien documenté et facile à utiliser
(http://www.aides-techniques-cnsa.fr)
T É M O I G N AGE
Bien choisir matelas, surmatelas, coussins de positionnement… n’est pas toujours simple compte tenu
d’une offre importante et des propriétés diverses des matériaux existants. La meilleure solution est de
découvrir et d’essayer les produits proposés.
En tant que revendeur, nous apportons notre expertise
“Lorsqu’une personne atteinte de maladie neuromusculaire me sollicite pour l’achat
d’un matériel médical type matelas ou lit, il est important que je comprenne bien ses
besoins, sa situation, ses réticences éventuelles à changer de matériel : je peux alors
répondre précisément à sa demande. Certaines fois, je participe à l’évaluation des
besoins avec l’ergothérapeute, le médecin, le technicien d’insertion de l’AFM ; mon
expérience d’infirmière à l’hôpital m’est alors très utile tout autant que la connaissance des possibilités techniques des produits. L’expérience m’a montré qu’un matériel
qui pourrait être adapté aux besoins d’une personne en raison de ses caractéristiques
techniques ne lui convient pas forcément. C’est pourquoi il est primordial d’essayer le
matériel (plusieurs types) ; c’est ce que je propose toujours lorsqu’il s’agit de matelas.
L’intéressé sait assez vite si le produit convient ou non, mais 2 nuits sont nécessaires
pour en avoir la certitude. Si la personne est satisfaite du produit, j’assure le suivi après
la vente. Nous sommes assez conciliants et disponibles si elle souhaite des renseignements supplémentaires. Si dans les premiers jours le confort n’est finalement pas celui
attendu (parfois la personne se rend compte que le matelas est trop ferme) je peux alors
proposer un produit similaire avec une mousse de densité moins élevée. Par ailleurs,
j’établie les devis qui serviront à accompagner la demande de Prestation de
compensation du handicap (PCH).”
• La base publiée par Hacavie
(Handicat) est accessible à l’adresse :
http://www.handicat.com. La recherche sur ces bases de données est
possible par mots clés, par produits,
ou grâce à la classification internationale des aides techniques ISO 9999
qui les référence par un code.
Les “Produits d’assistance à la prévention des escarres” (matelas et surmatelas air, et mousse/eau) portent le
code ISO 04.33.06 ; cette catégorie
comporte plus de 160 produits, mais
les produits existants n’y sont pas
tous. Les lits et sommiers médicalisés
à commande électrique (adultes et
enfants) portent le code ISO 18.12.10 ;
les aides au positionnement (coussins...) portent le code 04.48.27.
Les fournisseurs, fabricants…
Revendeurs et fabricants sont généralement présents sur les salons dédiés
à l’autonomie et aux aides techniques
et qui sont accessibles au grand
public. Les fabricants peuvent vous
présenter les modèles que vous pouvez d’ailleurs essayer.
Prenez le temps de discuter avec eux
des avantages et inconvénients de ces
produits ; faites le tour des nouveautés. Deux salons à ne pas manquer :
le salon “Autonomic” qui a lieu successivement dans plusieurs régions de
France (http://www.autonomic-expo.
com) et le salon “Handica” qui se tient
en région Rhône-Alpes (http://www.
handica.com).
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SAVOIR ET COMPRENDRE
REPÈRES
Pensez aussi aux produits grand
public haut de gamme qui offrent
d’intéressantes possibilités : lits ergonomiques électriques 5 plicatures,
matelas à mémoire de forme… Ils peuvent être testés chez les revendeurs
spécialisés dans la literie pour le dos
ou la relaxation.
Tester le matériel est
recommandé
Même si vous testez matelas et lit chez
votre revendeur ou dans un Cicat, il
reste indispensable de confirmer votre
choix en dormant au moins 2 à 3 nuits
sur le matelas en question.
Certains revendeurs ne sont pas favorables à cet essai sur plusieurs jours
Mousse viscoélastique à mémoire de
forme. Les propriétés de cette mousse
favorisent une bonne répartition des
pressions sur l’ensemble du corps.
Ce matériau peut être ressenti comme
très confortable ou trop ferme : d’où
l’intérêt d’essayer.
pour des raisons d’hygiène ; d’autres
le font volontiers et effectuent ensuite
le nettoyage du matériel de prêt
avec un produit antiseptique adapté.
Appuyez-vous sur les compétences
des techniciens d’insertion de l’AFM
pour convaincre votre revendeur de
l’utilité de cet essai. En cas de refus
net, tournez-vous vers un revendeur
plus conciliant.
Certains matelas et surmatelas peuvent être loués (hors LPPR), ce qui
permet de les tester plus longtemps.
Lorsque le choix s’avère difficile en
raison d’une situation complexe, on
peut profiter d’un séjour hospitalier ou
en centre de rééducation pour faire
l’essai de matériels dont ces derniers
sont pourvus.
De tels essais en centre de rééducation peuvent aussi se prévoir en
dehors d’un séjour hospitalier : parlez-en au technicien d’insertion.
Financer lit et couchages
L’assurance maladie finance un certain nombre de produits liés au sommeil : matelas, surmatelas, coussins de positionnement, lits médicalisés… Mais certains ne le sont qu’en partie et d’autres pas du tout. La
Prestation de compensation peut alors couvrir le coût de ces achats spécifiques.
L’assurance maladie
Le coût d’un lit médicalisé, d’un matelas, des coussins de positionnement…
peut être pris en charge (tout ou partie)
par l’assurance maladie à l’achat ou à
la location (pour les lits).
La location peut avoir un intérêt pour
tester un matériel précis, si l’utilisation
est momentanée. Si la durée d’utilisation se prolonge, ou en cas de changement de résidence temporaire il est
plus intéressant d’acheter le matériel
surtout si vous avez trouvé ce qui vous
convient.
Les produits concernés sont inscrits à
la Liste de produits et prestations remboursables (LPPR) et doivent faire l’objet d’une prescription médicale (ex :
“Location d’un lit médicalisé à hauteur
variable pour une durée de ……, avec
10
accessoires” ou “achat d’un lit médicalisé avec accessoires”).
Pour les produits pris en charge, le
revendeur adresse les documents de
prise en charge à l’assurance maladie. Pour les autres ou lorsqu’il y a un
reste à charge (pour les produits les
plus onéreux), le revendeur fournit les
devis à verser au dossier de demande
de PCH. Les mutuelles peuvent aussi
compléter le financement : renseignezvous auprès de celle à laquelle vous
adhérez.
Prise en charge par l’assurance
maladie et LPPR
La Liste des produits et prestations
remboursables (LPPR) regroupe tous
les dispositifs médicaux, fournitures
et services associés (installation,
formation, désinfection, astreinte technique, etc.) disponibles à domicile et
ouvrant droit à remboursement par
l’assurance maladie.
Elle en donne les tarifs légaux de
remboursement à l’achat ou à la
location et les périodicités de renouvellement de la prise en charge. Les
produits disponibles sur le marché
ne figurent pas tous dans la LPPR ;
renseignez-vous auprès de votre
revendeur ou du centre de paiement
dont vous dépendez. Aucune entente
préalable n’est nécessaire pour ces
matériels.
Quelques tarifs :
• Matelas et surmatelas
- Classe IA statique (mousse type gaufrier ou mixte mousse/eau - mousse/
air) et dynamique à air à pression alternée uniquement (certains modèles ne
Bien s’équiper pour bien dormir
La Prestation de compensation
Matelas à air dynamique. Relié à un compresseur, ce type de matelas peut fonctionner
en mode statique ou dynamique. La prise en charge par l’assurance maladie dépend des
modèles.
sont pas pris en charge) : prise en
charge d’un matelas ou surmatelas
une place par an (housse comprise)
aux tarifs de 137 à 230 € selon les
matelas et 50 € pour les surmatelas
à air.
- Classe IB : matelas en mousse structurée avec différentes densités ou à
air dynamique à pression alternée. Un
matelas tous les 2 ans aux tarifs de
138 à 230 € selon les produits.
- Classe II : matelas en mousse viscoélastique (mémoire de forme) et certains
modèles à air à cellules télescopiques.
Un matelas tous les 3 ans aux tarifs de
250 à 400 € selon les produits.
- Classe III : un seul matelas concerné :
matelas multi strates (mousse haute
résilience souple et mousse viscoélastique). Prise en charge d’un matelas
tous les 5 ans à hauteur de 400 €.
Si de nombreux modèles sont donc
remboursés, ce n’est pas encore le
cas pour les modèles très spécifiques et récents dont le prix peut être
assez élevé (entre 800 et 3 000 €).
• Compresseurs
Prise en charge en location hebdomadaire au tarif de 11 € ou à l’achat au
tarif de 165 €.
• Lits
La gamme de prix des lits médicalisés
est très large avec des prix moyens
entre 1 500 et 2 000 €, certains produits approchant les 6 000 euros.
Seuls sont pris en charge les lits disposant d’au moins 2 fonctions électriques (hauteur variable, relève-buste,
relève-jambes, plicature genoux).
La location hebdomadaire pour un lit
une place (90x200 cm) est de 16 € ;
elle est de 35 € pour les lits s’adressant à des personnes corpulentes
(plus de 135 kg - lit de plus de 120
cm de large).
À l’achat, pour un renouvellement tous
les 5 ans, les tarifs vont de 933 € pour
une corpulence habituelle à 2 000 et
3 500 € pour les personnes de plus
de 135 kg.
De rares modèles de lits enfant (80 x
160 cm) sont pris en charge à l’achat
(933 €) et à la location (16 € par
semaine). Certains lits doubles également. Pour ces produits, renseignezvous auprès de l’assurance maladie.
• Coussins de positionnement
Une large gamme remboursée et
renouvelable tous les ans.
La Prestation de compensation (PCH)
volet “aide technique” peut être utilisée pour financer un matériel qui n’est
pas (ou pas totalement) pris en charge
par l’assurance maladie. Aujourd’hui,
adultes et enfants peuvent bénéficier
de la PCH. Le montant maximum
accordé est de 3 960 € pour 3 ans
(Arrêté du 28 décembre 2005).
• Bien avant l’achat du matériel, faites
une demande de PCH auprès de la
Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre
département. À l’issue de l’évaluation,
pour le passage en Commission, le
dossier devra comporter notamment
la prescription médicale pour le produit, l’argumentaire qui justifie son
choix et qui découle de l’évaluation
de vos besoins ainsi que les devis du
revendeur.
• Une fois constitué, le dossier est
examiné par la Commission des droits
et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui statue sur l’attribution du montant de la PCH qui
vous est accordé.
• Si la PCH ne couvre pas le montant total de l’achat (ce qui est assez
souvent le cas, notamment pour les
matériels chers), la MDPH doit alors
constituer un dossier auprès du Fonds
départemental de compensation, à
charge pour lui de trouver les financements pour couvrir les frais restants.
Le Fonds de compensation ne finance
pas toujours en totalité le reste à
charge (c’est selon les départements).
• Entre la demande de PCH et le versement de son montant, il s’écoule
souvent plusieurs mois. D’où l’intérêt
de déposer le dossier très en amont.
Faites appel au technicien d’insertion
de l’AFM dont l’action, par sa connaissance du terrain et des réseaux, son
accompagnement… peut permettre
de raccourcir les délais.
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REPÈRES
Site Internet AFM :
http://www.afm-telethon.fr
Pages aides techniques du site Internet de l’AFM
http://www.afm-france.org/ewb_pages/a/
aides-techniques-fiches-produits.php
Site d’information et de conseil auprès
des personnes en situation de handicap
http://www.hacavie.com/
Bases de données sur les aides techniques
http://www.aides-techniques-cnsa.fr
http://www.handicat.com/
Informations sur les supports anti escarre
http://www.escarre.fr/support-positionmobilisation/matelas/gen-principes.php
Base de données bibliographique dédiée
à la myologie
http://www.myobase.org
Remerciements : nous remercions chaleureusement
toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration
de ce document et apporté leur témoignage. Merci
également à Bénédicte Haquin.
© AFM 09/2009 • ISSN : 1769-1850 • Rédaction : M.-O. Schanen-Bergot • Validation : M. Bendix, C. Charrière, F. Robin, C. Couturier, E. Candelon • e-mail : myoinfo@afm.genethon.fr • Mise en page : a2i graphic • Impression : Taag 01 65 25 40 40
E N S AVOI R
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SAVOIR ET COMPRENDRE

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