La vraie couleur - National Magazine Awards

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La vraie couleur - National Magazine Awards
en couverture
La vraie couleur
Bazzo
Animatrice, productrice, femme de tête perchée sur talons
aiguilles, Marie-France Bazzo n’aime pas parler d’elle :
« Je ne suis pas intéressante. » Nous, on trouve que oui.
Par Jean-Yves Girard | PHOTOs : Monic Richard
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AVRIL 2009 ChÂtelaine
ChÂtelaine AVRIL 2009
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1961 naissance à Montréal,
dans le quartier Villeray.
Mère québécoise, père italien.
1980-1985 études en sociologie
de la culture. Décroche une
maîtrise. Se destine à une carrière
universitaire.
1982 débuts à la radio
communautaire, à CIBL.
1985 premiers pas à Radio-Canada
comme chroniqueuse.
1986-1989 collabore à Plaisirs
avec Pierre Bourgault.
1989-1992 se fait connaître
à la télé dans La Bande des six
(surnommée La bande des bitchs),
avec entre autres René Homier-Roy,
Dany Laferrière, Nathalie Petrowski.
1990-1995 anime diverses
émissions radiophoniques
(Et quoi encore, VSD
Bonjour).
1995 prend la barre d’ Indicatif
présent, tous les matins de la
semaine, de 9 h à 11 h 30 (R-C).
2002 remporte le prix Femme
de Mérite, catégorie
Communications, de la Fondation
YWCA de Montréal.
2004-2007 grand retour à la
télévision. Elle anime Il va y
avoir du sport (Télé-Québec),
une émission de débats qu’elle a
créée en tandem avec Richard
Martineau.
2006 quitte Radio-Canada
et devient productrice. Anime,
en même temps qu’Il va y avoir du
sport, Bazzo.tv, une quotidienne
d’une heure à Télé-Québec.
Avec les reprises des deux
émissions, elle occupe l’antenne
de la télévision d’État plus
de 10 heures par semaine.
À l’automne 2008, Bazzo.tv
devient hebdomadaire
(le jeudi, à 21 h).
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AVRIL 2009 ChÂtelaine
Pour Marie-France
Bazzo, une séance de photos
équivaut à « une torture » .
D
evenir blonde, dit-elle soudain, « ç’a
été une révélation. C’est très curieux.
Tu crois que c’est juste une visite chez le
coiffeur. Mais ça a libéré quelque chose en
moi, une douceur que j’avais. Je suis
comme sortie de moi-même. Au fond,
j’étais pas une brune, j’étais une blonde.
C’est fou. »
Des sushis tiédis, vestiges d’un repas
commencé il y a deux heures, sèchent
dans l’assiette. La demi-bouteille de saké
(alcool à 14°) est presque vide. Et je sens
que je viens enfin de percer la « carapace »
de Marie-France Bazzo – le mot est d’elle.
Suffisait de parler cheveux. Les siens, bien
sûr, cette crinière ondulée qui cascade sur
ses épaules souvent dénudées le jeudi soir
à Télé-Québec. « C’est son look Dalida »,
m’avait dit le professeur de design gra­
phique Frédéric Metz, un collaborateur
de longue date à la radio et à la télé.
Je rapporte ces propos à Marie-France.
« Dalida ? dit-elle, méfiante. C’est cute ?
– Mais oui, elle était belle, Dalida, spectaculaire... Parole !
– Oui, c’est vrai... »
La Bazzo, comme certains l’appellent,
a quelque chose de l’huître. Ce qu’elle
protège est à l’évidence précieux et fragile,
et on soupçonne qu’ils sont rares ceux qui
peuvent se vanter d’y avoir eu accès. « Je
suis encore quelqu’un de timide et de réservé », dit-elle d’un ton neutre pour justifier son absence d’émotivité et le profond
canyon qui la sépare des autres.
Poser des questions, c’est son métier,
mais y répondre, ce n’est pas sa tasse de
thé. Je le savais, d’où le saké. Huître, ouvretoi ! « Je ne suis pas quelqu’un qui se confie,
même à ses amis. Et je ne comprends pas
cette obligation de le faire en public, d’aller
dire : “Je souffre...” » D’ailleurs, elle a longtemps pensé que faire une entrevue, « ça
n’avait pas de bon sens », que c’était « d’une
violence inouïe ». Pierre Bourgault, son
mentor qui lui a tant appris, a dû la forcer
à s’y mettre : « Tu ne resteras quand même
pas chroniqueuse toute ta vie ! » « C’est pas
naturel d’entrer ainsi de manière totalement intrusive dans la vie de quelqu’un,
dans son intimité, qu’en 10 minutes tu lui
fasses dire des choses qu’il n’a probablement même jamais dites à sa blonde ou à
son meilleur ami, tu le secoues comme un
prunier, puis après tu le c... là. » (Oui, elle
dit parfois des gros mots.)
Il faut préciser aussi que la pauvre a été
secouée, et « très, très, très échaudée », il y
a huit ans, alors que la dernière entrevue
de fond qu’elle a accordée – au magazine
L’actualité – s’est soldée par un portrait
à faire peur aux enfants : névrosée, une
PHOTOS : (P.53 ET 54) STYLISTE MONIQUE MACOT, ASSISTANT DE LA PHOTOGRAPHE : MAXIME DESBIENS, Coiffure : Soraya qadi, qui utilise les produits Kerastase ; Maquillage : Josiane Leclair ; (P.53) Robe marine, Holt Renfrew ;
(p.54) Pendentif argent sur ruban Mondo, Christofle chez Ogilvy ; Bague argent, Holt Renfrew ; Imperméable gris argent, Banana Republic ; robe taupe Dolce & Gabbana (collection personnelle)
Bio express
en couverture
mégère non apprivoisée et misanthrope,
aussi sympathique qu’un scorpion et à
peine plus délicate qu’un bulldozer. Elle se
souvient d’avoir trouvé l’article « horrible »,
mais ne se rappelle pas les détails. Ils ont
été effacés. « J’ai la faculté de “deleter”.
C’est une question de survie. » Et on se
doute bien que pour survivre dans son
monde de requins, Marie-France a dû
montrer les dents... et mordre à l’occasion.
«Je n’ai pas toujours fait attention aux
autres», reconnaît-elle simplement, mais
pas penaude pour autant.
Tout ceci explique sans doute cela : sa
carapace... et sa réaction au moment de
notre premier contact, au téléphone, quand
je lui ai annoncé que Châtelaine souhaitait
la mettre en couverture. D’habitude, l’interlocutrice lance un « Wow ! », ou à la
rigueur un sobre « D’accord. Et c’est pour
quel numéro ? » Pas elle. Au bout du fil, un
temps d’arrêt, puis : « Pourquoi moi ? »
Élan de fausse modestie ? Pas sûr. C’est
quand même elle qui a déclaré, en quittant
Indicatif présent après 11 ans d’antenne à
la radio de Radio-Canada : « Je plains la
personne qui va me remplacer car la barre
est haute. » « Je me suis mal exprimée, ditelle aujourd’hui. Je voulais parler de
l’émission, de la gang derrière, car on avait
créé quelque chose qui n’existait pas, une
nouvelle manière de parler de l’actualité... »
Mais, du même souffle, elle ajoute : « Ça
prend un gros ego pour faire ce métier-là.
Et j’en ai un gros, gros, gros. »
Alors, Marie-France, il est où, le problème ? « Ça ne m’intéresse pas que les
gens s’intéressent à moi, ils ne devraient
pas. Qu’ils s’intéressent à ce qui est important dans la société. Je ne suis pas intéressante. Je ne suis pas Alain Lefèvre [le
pianiste], je n’ai pas un talent démesuré,
je n’ai pas des passions stupéfiantes, je ne
parle pas japonais, je n’ai pas voyagé partout, je n’ai pas des tas d’histoires à raconter sur toutes sortes d’affaires comme
ces gens que j’entends dans les médias et
qui ont tout le temps une anecdote. »
(C’est faux : elle m’en a raconté une. Ce
jour d’été où elle est devenue blonde,
Marie-France devait traverser la ville pour
un rendez-vous important. Et il lui est
arrivé quelque chose qui ne lui était jamais
arrivé avant – « je suis bien trop organisée
pour cela ». Elle est tombée en panne
d’essence « en petite robe noire et talons
aiguilles » en plein milieu de l’autoroute,
dans la voie du centre à l’heure de pointe.
« Des gars sont venus m’aider, et j’ai fait
une blonde de moi. C’était tellement niaiseux et caricatural, on voit ça dans un film
et on se dit que le scénariste est un machiste rempli de préjugés débiles sur les
femmes et sur les blondes. »)
Elle savait aussi qu’accepter d’apparaître
en couverture du magazine exigerait,
en plus d’une entrevue qui déjà ne l’enchantait guère, une séance de photos.
C’est-à-dire pour elle une torture. « Quand
le numéro sortira, je vais éviter les dépanneurs pendant quelques semaines... »
Finalement, son gros ego a eu le dessus.
B
azzo.tv est enregistrée le mardi devant
public. Ce jour-là, Marie-France la
productrice s’éclipse pour laisser toute la
place à Marie-France l’animatrice. « Je ne
peux pas tenir les deux rôles en même
temps. » Son bras droit, Mylène Ferron, la
productrice déléguée, gère les pépins.
« C’est formidable de travailler avec elle »,
me glisse Mylène – blonde (décidément !),
calme olympien et jeune trentaine – pendant qu’elle me fait traverser le décor pour
atteindre la section réservée aux spectateurs, qui n’arriveront que dans une heure.
« Elle est toujours très bien préparée. »
Sur le plateau, la répétition va bon train.
Évidemment, on ne voit qu’elle. Avec ses
bottes à talons hauts, elle dépasse tout son
entourage d’une tête (ou plus) et sa tenue
– une robe marron cintrée sans manches
– scintille sous les spots. Autant son intelligence fait l’unanimité, autant son allure
fait jaser : minijupes, décolletés, bras nus…
Je ne lui apprends rien : elle le sait. C’est
palpable : le sujet est sensible, et le terrain,
miné. « Oui, bon, on est ce qu’on est. »
C’était l’un des écueils du passage de la
radio – où on n’est qu’une voix – à la télé
où les gens jugent tout, surtout quand
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l’an dernier, sa notoriété a fait un bond prodigieux.
elle s’est retrouvée en nomination pour un prix
Artis (successeur des MetroStar).
on est une femme. Christiane Charrette,
qui a eu le même dilemme, l’a réglé : elle ne
porte que des vestons noirs. « C’est habile,
mais complètement weird », croit la cérébrale et sensuelle Marie-France, une fan
finie de mode, accro de l’émission américaine de relooking pour Madame Toutle-monde What Not To Wear (quoi ne pas
porter).
Elle, elle assume sa féminité, son côté
« girlie ». Et elle ose. Quitte à se tromper.
« Quand j’animais Il va y avoir du sport,
une entente me liait à une boutique. Je me
suis laissé habiller, et souvent ça n’avait
aucun bon sens. Je m’en rendais compte
après. J’étais tellement néophyte et humble que je n’écoutais pas ma voix intérieure. À la télé, il faut que ce soit toi, mais
un toi épuré, un toi amélioré. Maintenant,
je pense que je sais assez vers où ça s’en
va, vers quelque chose de plus classique.
Je ne porte pratiquement plus de bijoux
parce que ça me dérange. Juste ça, une
bague. » Sa bague de fiançailles. Des fiançailles qui s’étirent : 25 ans avec le même
homme, un Parisien d’origine, réalisateur
à la radio de Radio-Canada.
E
nfin, tous les invités sont là, le public
aussi, le tournage peut commencer.
Bazzo.tv en est à sa troisième saison, et
Marie-France y évolue désormais comme
une sirène dans l’océan. « Il y a une con­
fiance qui s’est installée, une aisance aussi
qui n’était pas là au début, et une équipe
vraiment rodée. » Télé-Québec, bon prince,
a laissé le temps à sa « reine » (un terme qui
la fait grimacer, mais c’est quand même elle
la figure de proue du réseau) d’apprivoiser
le média, comme lire le télésouffleur avec
un peu plus de naturel.
Abyssales les deux premières années, les
cotes d’écoute de Bazzo.tv ont grimpé depuis l’automne dernier et sa transformation
en rendez-vous hebdomadaire : elles oscillent maintenant autour de 100 000 téléspectateurs. La notoriété de Marie-France
a également fait un bond prodigieux. Il y
a un an, elle s’est retrouvée en nomination
pour un prix Artis (successeur des MetroStar), catégorie « animation d’une émission d’affaires publiques ». Denis Lévesque
(LCN) a remporté le trophée. Et elle a gagné
le gros lot. « Ç’a été un point tournant dans
ma carrière. » Car cette reconnaissance
grand public (les gens pouvaient voter chez
Tim Hortons et dans le 7 Jours) a brouillé
son image d’égérie de la fameuse « clique
du Plateau », de fille hyperbranchée sur les
néocourants de la postmodernité mais mégadéconnectée du « vrai monde ». Et des
médias, loin de son habitacle naturel, vinrent frapper à sa porte. Le Journal de Montréal lui a offert une chronique qu’elle a
tenue pendant six mois avant de partir en
décembre dernier « par manque de
temps »... et alors qu’un conflit de travail se
dessinait à l’horizon. Et à peu près au même
moment, elle devenait chroniqueuse au
98,5 fm à l’émission de Paul Arcand – donc
en concurrence directe avec son ancien
employeur (Radio-Canada). La coquine.
Elle y est toujours.
L
a formule de Bazzo.tv s’apparente
beaucoup à la recette élaborée à
Indicatif présent : des ingrédients de
qualité, certains très connus, d’autres
moins, un nuage d’humour, une lampée
d’international, une louche d’analyse,
une pincée de féminisme, le tout brassé
avec maestria par une chef au sommet
de son art. Riche en contenu et faible en
calories vides, l’émission nourrit le cerveau sans en faire tout un plat. Ça, c’est
intelligent. Voilà un terme qui revient
sans cesse sur le tapis lorsque le nom de
Marie-France est évoqué. La preuve ?
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Dans le site de Radio-Canada, on peut lire
encore les centaines de courriels d’auditeurs envoyés après le départ de l’animatrice. Si la plupart lui disent le mot de
Cambronne en versant une cyberlarme
et si plusieurs avouent leur désarroi
(« qu’est-ce que je vais faire maintenant,
moi ??? »), tous répètent le même mantra :
votre intelligence... intelligence du propos...
différente et surtout intelligente... « Tout le
monde a une étiquette et moi, la mienne,
c’est “intelligente”. » Bizarre. Ça n’a pas
l’air de lui plaire. « Je suis curieuse, je suis
réveillée, je suis moyennement intelligente,
oui, bien sûr. Mais pour me qualifier, les
gens utilisent le terme “intelligente” dans
le sens d’intellectuelle. Ce que je ne suis
pas. » (Elle se dit aussi « ben, ben, niaiseuse
sur bien des affaires. Moi aussi, j’écoute
Loft Story. ») « J’en ai rencontré, des intellectuels, poursuit-elle, et c’est insultant
pour eux d’entendre que je suis une intellectuelle. L’intellectuel n’est pas sur la place
publique à faire le clown ou à passer les
plats, c’est-à-dire à faire circuler des idées,
sous forme de débats, d’entrevues. C’est ce
que je fais, et je le prends très au sérieux,
ce travail. Mais je ne produis pas de con­
tenu intellectuel. »
Un intellectuel n’aurait sûrement pas
pensé à transformer un véritable abri
Tempo en « un garage de l’âme, un vestiaire des émotions » ; la Bazzo, oui. Sous
le toit de plastique de ce « symbole parfait
de notre québécitude », l’animatrice, en
tuque et mitaines et en tête à tête avec une
« vedette », lui pose des questions intimes,
voire la secoue gentiment comme un prunier (à Véronique Cloutier : « Êtes-vous la
fille de votre mère ou de votre père ? »).
Pierre Bourgault serait fier d’elle.
Je décide de lui servir la même médecine, mais sans Tempo.
Est-elle heureuse ?
– Plutôt. » Plus qu’avant ?
– Oui. Ça vient avec le succès. Je le jure, le
succès est une chose très agréable dans la
vie et qui aide. Ce qui est sûr, c’est que ce
n’est pas le résultat d’un travail acharné
sur moi-même ou d’une thérapie. Je suis
très peu introspective. Je vis très bien avec
mes bibittes. En cette époque de psychanalyse constante et d’auto-grattage de
nombril, on a le droit de pas se le gratter.
Je revendique ce droit. »
Se trouve-t-elle belle ?
– Aujourd’hui ? Je dirais que oui. »
L’
enregistrement est terminé. L’équipe
se retrouve dans les bureaux des Productions Bazzo-Bazzo, dans l’édifice de
Télé-Québec. Comme d’habitude, pizza et
vin rouge sont au menu : ce n’est pas un
party, mais une séance de travail. Il faut
repasser l’émission bloc par bloc et trouver
où couper, car il y a sept minutes de trop.
Sur les neuf personnes présentes, huit sont
des femmes, la plupart dans la vingtaine
ou la jeune trentaine. L’atmosphère est
relax et la pizza, graisseuse à souhait.
Assise à un bout de la table, Marie-France
participe aux échanges en grignotant, l’esprit ailleurs. « Comme dans le temps où
j’étais à la radio, une fois l’émission terminée, j’oublie ce qui s’est passé exactement.
Ne me demandez pas comment j’ai trouvé
telle entrevue, je ne m’en souviens pas. »
Le lendemain, Marie-France l’animatrice
aura cédé le pas à Marie-France la productrice, qui aura le dernier mot sur la
mouture finale qui passera à l’antenne.
Ce nouveau rôle – productrice – l’emballe de plus en plus. Bazzo.tv n’est qu’un
début. En septembre prochain, les Productions Bazzo-Bazzo accoucheront de
La liste, qu’animera Mitsou à ARTV. Le
concept (chaque émission proposera une
liste, les cinq meilleurs films qui parlent
de l’hiver, par exemple), à l’esthétisme très
recherché, exigeait « quelqu’un qui n’est
pas matante », explique Marie-France,
consciente que son association avec l’interprète de Bye bye mon cowboy peut étonner. « Et Mitsou, c’est pas une matante. Les
gens la sous-estiment beaucoup. »
D’autres projets sont en gestation. Rien
n’est coulé dans le béton, mais on peut
s’attendre à tout, ou presque.
Sauf à une chose : que Marie-France
Bazzo redevienne brune. « Ça, jamais. » ]
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