novembre/décembre 2012 - Ottawa Numismatic Society

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novembre/décembre 2012 - Ottawa Numismatic Society
ISSN 1922-4885
is a publication of the Ottawa Numismatic Society and the
Canadian Numismatic Coalition.
est une publication de la Société numismatique d’Ottawa
et de la Coalition numismatique du Canada.
It is published ten times a year and aims to promote coin
collecting and numismatics.
Elle est publiée dix fois l’an et vise à promouvoir la
collection de monnaie et la numismatique.
Note: When a term is underlined and followed by a dagger (†) it
indicates that it can be found in the glossary at the end of the
issue.
Nota : Lorsqu’un terme est souligné et suivi d’une croix (†) ceci
indique qu’on le retrouve dans le lexique à la fin du présent numéro.
Editor: Serge Pelletier [email protected]
Editorial Committee: Ron Cheek, Steve
Woodland
Copy Editors: Tina Bartolini, Ron Cheek,
Régent St-Hilaire, Steve Woodland
Layout: Serge Pelletier
Translation: Serge Pelletier, Steve Woodland
Copyright Notice
The text and images are the property of the authors. The design,
style, and format are the property of the Ottawa Numismatic Society
(ONS). All rights reserved. No part thereof may be reproduced in
any form or medium, electronic or otherwise, without the express
written consent of the copyright owners. Members of the ONS and
the Canadian Numismatic Coaltion are entitled, as part of their
membership privileges, to make one (1) printed copy of this issue
and to store one (1) copy in electronic format. Further distribution
is strictly prohibited.
© Ottawa Numismatic Society, 2012
Rédacteur en chef : Serge Pelletier
[email protected]
Comité de rédaction : Ron Cheek,
Steve Woodland
Réviseurs : Tina Bartolini, Ron Cheek,
Régent St-Hilaire, Steve Woodland
Mise en page : Serge Pelletier
Traduction : Serge Pelletier, Steve Woodland
Avis de droits d’auteurs
Les textes et les images sont la propriéte des auteurs. Les style et
format sont la propriété de la Société numismatique d’Ottawa (SNO).
Tous droits réservés. La reproduction en tout ou en partie et quel
que soit le média, électronique ou autre, est strictement interdite
sans une autorisation écrite préalable des propriétaires. Les
membres de la SNO et de la Coalition numismatique du Canada
peuvent, selon les privilèges d’adhésion, imprimer une (1) copie et
sauvegarder une (1) copie électrnoqiue. Toute distribution est
strictement défendue.
© Société numismatique d’Ottawa, 2012
THE OTTAWA NUMISMATIC SOCIETY
LA SOCIÉTÉ NUMISMATIQUE D’OTTAWA
P.O. Box 42004, R.P.O. St. Laurent, Ottawa, ON K1K 4L8
Email: [email protected] - Website: www.ons-sno.ca
C.P. 42004, Station St-Laurent, Ottawa, ON K1K 4L8
Courriel : [email protected] - Site Web : www.ons-sno.ca
The society meets every month, usually on the fourth Monday.
Doors open at 7:00 p.m. and the meeting begins at 7:30 p.m. in
the Theatre (on the 3 rd floor) of the Heron Road Community
Centre, 1480 Heron Road, Ottawa.
Annual dues: $12.00
La société se réunit habituellement le quatrième lundi de chaque
mois. Les portes ouvrent à 19 h 00 et la réunion débute à 19 h 30
dans le théâtre (au 3e étage) du Centre communautaire Heron,
1480 chemin Heron, Ottawa.
Frais d’adhésion annuel : 12,00 $
On the cover...
En couverture...
In the O of
: The reverse of the Christmas 20-dollar
coin recently released by the Royal Canadian Mint.
The detail in the background comes from a proof of a 20dollar note issued by the Pittsfield Bank. The obverse of a 1999
Aviation Dollar from Gander (NL). The obverse of a 1951 United
States ½-dollar coin.
Dans le O de
: Le revers de la pièce de Noël de
20 dollars émise récemment par la Monnaie royale canadienne.
Les détails en arrière-plan proviennent d’une épreuve d’un
billet de 20 dollars de la Pittsfield Bank. L’avers d’un dollar de
l’avitation 1999 de Gander (Terre-Neuve-et-Labrador). L’avers
d’une pièce états-unienne de ½ dollar milléismée 1951.
[Images: Royal Canadian Mint, Heritage Auctions,
Serge Pelletier, Heritage Auctions]
[Images : Monnaie royale canadienne, Heritage Auctions,
Serge Pelletier, Heritage Auctions]
342 –
November-December 2012
D
ecember! Already? It always amazes me how
quickly a year can go by. With everything that
has happened in numismatics this past year,
time has certainly flown by.
As I pen this last column of 2012, I realize just
how good a year it has been for our society. We kicked
off the year with a new, bilingual name – The Ottawa
Numismatic Society - La Société numismatique
d’Ottawa – which better reflects the demographics
and collecting interests of our membership. We made
, available
our award-winning journal,
online to everyone – free of charge. Thanks to our
program directors, John and François, we had a year
of superb speakers and presentations. Thanks to
John’s efforts, we also added a silent auction as a
fixed item at each monthly meeting.
Many of our members were active in numismatics
outside the society, attending shows and conventions
as attendees, exhibitors, and dealers. Our journal and
its editor, Serge Pelletier, did well in the Best
Newsletter competitions in the RCNA (1st place) and
the ANA (2nd place). Serge also won an RCNA
President’s Award and the Jérôme H. Remick III
Literary Award. In addition to that, he put together a
highly successful new activity – a numismatic
walking rally of Ottawa.
The highlight of the Fall was the Fesco
Competition for best exhibit of a single numismatic
item. Peter Lithgow’s Athenian tetradrachm display
earned him first place for the second year running.
Our year ended with an awards banquet at which
Chris Faulkner was recognized as Numismatist of
the Year and yours truly was honoured to receive the
Member of the Year award.
Your Executive Committee for 2013 remains the
same, with the addition of Pierre Morel as Secretary.
Thank you to all members for a memorable 2012.
I look forward to an exciting 2013!
Novembre-décembre 2012
D
écembre! Déjà? Je suis toujours étonné de la fuite
du temps, surtout avec tout ce qui s’est passé en
numismatique cette l’année.
Écrivant cette dernière chronique de 2012, je me rends
compte qu’elle a été une année extraordinaire pour notre
société. Nous avons lancé un nouveau nom bilingue –
The Ottawa Numismatic Society - La Société
numismatique d’Ottawa – qui reflète mieux les intérêts
et la démographie de nos membres. Notre journal, est
maintenant accessible en ligne à tous, et ce gratuitement.
Grâce à John et François, nos directeurs de programme,
on a eu d’excellents conférenciers. Merci aussi à John
pour la création de la vente aux enchères silencieuse,
maintenant un élément fixe à l’ordre du jour de nos
réunions mensuelles.
Plusieurs de nos membres ont participé activement à
la numismatique en dehors de la société, en tant que
délégué, exposant ou marchand lors de salons ou congrès.
Notre journal et son rédacteur en chef, Serge Pelletier,
ont gagné des prix dans les concours de « meilleur journal
du club » à l’ARNC (1re place) et à l’ANA (2e place).
Serge à également gagné le Prix littéraire Jérôme H.
Remick III de l’ARNC et un Prix du président. En plus
de tout ça, il a organisé une nouvelle activité pour la
société – le rallye numismatique d’Ottawa.
La compétition Fesco, pour la meilleure exposition
d’un seul article numismatique, fut le point culminant
de l’automne. C’est l’exposition d’un tétradrachme
d’Athènes de Peter Lithgow qui l’a remportée pour une
deuxième année en file.
Nous avons terminé notre année avec un banquet de
remises des prix lors duquel Chris Faulkner a été sacré
Numismate de l’année et le titre de Membre de l’année
a été donné à votre humble serviteur.
Le conseil d’administration reste le même pour 2013,
avec l’ajout de Pierre Morel en tant que secrétaire.
Un grand merci à tous nos membres pour une année
extraordinaire. J’ai hâte à 2013!
– 343
W
ell, it’s the end of another amazing year and
it concludes on a high note. For the first time
in three years, I do not have an article (except
for a book review and the glossary)! Woo-hoo! I’m
extremely happy about this because it means that more
and more of you are taking to your computer and
writing articles about your collections and your
collecting. Keep those articles coming in 2013!
François starts us off this month by warning us
about the creep. I’ll let you discover that one on your
own.
Steve keeps with the season by presenting various
vignettes of Santa on bank notes.
Ron shares another numismatic adventure, in
which he and “Charlie” travel around Boston.
Kim shares some discoveries he made while
visiting Philadelphia.
Wilf closes ranks with a heart-warming story about
finding a home for a medal.
I’d like to thank all of this year’s contributors:
David Bergeron, Ron Cheek, Howard A. Daniel, John
Deyell, Chris Faulkner, Wilfred Lauber, François
Rufiange, Steve Woodland, and Kim Zbitnew.
would not know the success it has without
your great contributions.
Finally, I would like to thank you, the reader,
wherever you are in the world, for sharing in our
passion. We hope that continue to read us and that
you’ll tell all your friends.
Happy Hanukkah, Joyeux Noël, Feliz Navidad,
Buon Natale, Frohe Weihnachten, Gelukkig
keersfeest, Merry Christmas! See you all in the New
Year.
344 –
V
oilà, nous arrivons à la fin d’une autre année
incroyable, et elle se termine en beauté. Pour la
première fois en trois ans, je n’ai pas d’article (sauf
pour une critique de livre et le lexique). Super! J’en suis
fort heureux, car ceci indique que de plus en plus d’entre
vous prenez le temps d’écrire un article sur votre
collection. Ne lâchez pas, soumettez des articles en
2013!
François lance ce numéro avec un avertissement au
sujet du glissement. Je vous laisse le soin de découvrir
vous-même ce qui en revient.
C’est le temps de fêtes et Steve en profite pour nous
parler de vignettes du père Noël sur les billets de banque.
Ron partage son aventure numismatique à Boston,
pendant laquelle il s’est promené avec Charlie.
Kim nous parle des découvertes qu’il a faites à
Philadelphie.
Wilfred ferme la marche avec une histoire touchante
d’une médaille qui rentre au bercail.
J’aimerais remercier les collaborateurs de cette
année : David Bergeron; Ron Cheek; Howard A. Daniel;
John Deyell; Chris Faulkner; Wilfred Lauber; François
Rufiange; Steve Woodland; Kim Zbitnew.
n’aurait pas le succès qu’elle connaît sans vos
merveilleux articles.
Enfin, j’aimerais vous remercier, vous le lecteur, où
que vous soyez dans le monde, de communier avec nous
dans notre passion. Nous espérons que vous continuerez
à la faire et que vous parlerez de
à tous vos
amis.
Joyeuse Hannoucah, merry Christmas, Feliz Navidad,
Buon Natale, Frohe Weihnachten, Gelukkig keersfeest,
joyeux Noël! Au plaisir de ce revoir au Nouvel An.
November-December 2012
Vol. 3 No. 10
Nov-Dec | Nov-déc 2012
Beware of the creep!
François Rufiange ............................................................................................... 345
Book review: Répertoire général des monnaies de Louis XIII à Louis XVI
(1610-1793)
Serge Pelletier ..................................................................................................... 349
Vignettes of Santa Claus
Steve Woodland .................................................................................................. 350
A numismatic adventure of the Boston transit system
Ron Cheek .......................................................................................................... 360
Benjamin Franklin: Philadelphia’s Renaissance man
Kim Zbitnew ....................................................................................................... 366
Numismatic story end on a high note
Wilfred Lauber .................................................................................................... 374
A proud moment
François Rufiange ............................................................................................... 379
Another jubilee year
............................................................................................................................ 379
Glossary
Serge Pelletier ..................................................................................................... 380
Attention au glissement!
François Rufiange ............................................................................................... 345
Critique de livre : Répertoire général des monnaies de Louis XIII à Louis XVI
(1610-1793)
Serge Pelletier ..................................................................................................... 349
Vignettes du père Noël
Steve Woodland .................................................................................................. 351
Une aventure numismatique dans le système de transport de Boston
Ron Cheek .......................................................................................................... 361
Benjamin Franklin : L’esprit universel de Philadelphie
Kim Zbitnew ....................................................................................................... 367
Une histoire numismatique qui se termine bien
Wilfred Lauber .................................................................................................... 375
Un fier moment
François Rufiange ............................................................................................... 379
Une autre année jubilaire
............................................................................................................................ 379
Lexique
Serge Pelletier ..................................................................................................... 380
Beware of the creep!
Attention au glissement!
by François Rufiange
par François Rufiange
© François Rufiange
I
J
believe that all collectors have, at one time or other,
e crois que tous les collectionneurs ont, à un moment
purchased a numismatic item that is outside the scope of
ou un autre, acheté un article numismatique qui ne
one of their particular collecting interests. This is what I
fait pas partie de leurs sphères d’intérêt. C’est ce que
call “collection creep,” adapting the Project Management j’appelle un « glissement de collection », inspiré d’un terme
Institute’s (PMI) definition of “project scope creep”1 to couramment utilisé dans le domaine de la gestion de projets.
numismatics. After presenting my thoughts on collection Après vous avoir expliqué l’usage de ce terme en
creep, I will tell you with you of a recent purchase that caused numismatique, je vous ferai part de mon expérience à ce
the scope of my collection to creep significantly.
sujet.
In numismatics, collection creep refers to uncontrolled
En numismatique, on appelle glissement de collection
changes or continuous growth in a collection’s scope. This ces changements imprévus de la portée d’une collection.
phenomenon can occur when the collector does not properly Ceci peut survenir lorsque le collectionneur n’a pas
define and control what belongs within the
bien établi les paramètres de la collection.
collection. While scope creep in a
Bien qu’un glissement est
collection is often considered to be
habituellement considéré un
a negative occurrence and
évènement négatif à éviter,
something to be avoided, it
ce peut aussi être un
can also be a positive
évènement positif qui
influence by broadening
amène le collectionneur
the collector’s knowledge
à élargir ses
of numismatics
connaissances
into previously
numismatiques
unexamined areas.
dans des secteurs
Ty p i c a l l y, t h e
jusqu’alors ignorés.
“creep” consists of
Le « glissement »
the purchase of
est habituellement
new items outside
l’achat d’un
the bounds of
nouvel article
existing, well defined
numismatique qui
collection parameters.
ne rencontre pas les
As a result, collectors
paramètres établis
risk drifting from their
pour la collection. Le
original intent, including
collectionneur risque
their planned budget and
alors de s’éloigner des buts
schedule. With the purchase of
préétablis. Certes, cet achat
new items beyond the collection’s
affectera sûrement le budget et
parameters, the collector inevitably
l’horaire. Savoir que le phénomène
experiences overruns
du glissement de
on both budget and 1. Reverse of the Russian 10 roubles 2001 that honours the first man in space, Yuri Gagarin. collection existe et
s c h e d u l e . B e i n g ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- être en mesure de le
1. Revers de la pièce russe de 10 roubles millésimée 2001 qui rend hommage à Iouri
aware that collection
reconnaître lorsqu’il
Gagarine, le premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace.
creep can occur, and
arrive vous aidera à
recognizing it when it
minimiser ses effets.
happens, can help minimize any potential disappointment
Le glissement est le résultat de
collectors might experience having to cough up extra money
♦ un mauvais contrôle des impulsions (« cette pièce est
continued on page 346
Novembre-décembre 2012
suite à la page 346
– 345
© François Rufiange
2. The back of this 50-pound note from Gibraltar shows Spitfires, one of the
best known aircraft from the Second World War.
continued from page 345
2. Le dos de ce billet de 50 livres de Gibraltar montre des Spitfires, l’un des
avions les plus connus de la Seconde Guerre mondiale.
suite de la page 345
and wait extra time to complete the expanded collection.
Collection creep can result from:
♦ poor impulse control (“that’s cool, I’ll take it!”)
♦ uncertainty about what is required to complete the
collection (defining what’s “in” and what’s “out”)
♦ an impatient collector (“I’m bored waiting for that
missing piece, so I’ll get something else”)
Collection creep is a risk in most numismatic endeavors
and most collectors fall victim to it at some point.
Having defined what collection creep is, I would now
like to share with you some of my personal experiences
with this phenomenon.
Back in June 2011, I wrote an article about my most
recent collecting interest: world coins and bank notes related
to aerospace.2 As part of the article, I carefully defined what
I would collect as follows:
intéressante, je dois me la procurer! »)
♦ une incertitude en ce qui a trait aux articles requis
pour compléter la collection (définition de ce qui est
à ajouter et ce qui ne l’est pas)
♦ une impatience chez le collectionneur (je suis tanné
d’attendre pour les pièces qui me manquent, je vais
donc acheter quelque chose d’autre)
Le glissement de collection est un risque réel et la
majorité d’entre nous en seront victimes.
Maintenant que vous comprenez mieux ce qu’est le
glissement de collection, j’aimerais vous parler de mon
expérience personnelle.
En juin 2011 je publiais un article pour mon domaine
d’intérêt le plus récent, la collection de pièces et billets
portant sur l’aérospatiale1. Les paramètres de ma collection
étaient les suivants :
My aerospace collection is a collection of numismatic items (coins
and bank notes) that portray an aerospace item (i.e., a vehicle
that moves through air or space), event (e.g., first walk on the
Moon) or person (e.g., Wright brothers). I will focus my collection
on circulating pieces (i.e., no collector pieces), preferably in
Uncirculated‡ condition‡, but not lower than Extremely Fine†.
Ma collection aérospatiale est composée de monnaie de
circulation (pièces et billets) sur laquelle on trouve : soit un
véhicule aérospatial (tel qu’une navette spatiale), soit un
évènement (tel que le premier vol), soit une personne (tel que
Iouri Gagarine). Je me concentrerai sur la monnaie de circulation
de préférence en état Fleur de coin‡, mais jamais inférieur à
Supérieur†.
Although I had not stated any maximum amount I would
pay for any particular item or for my whole collection, nor
did I establish a completion date, I had clearly stated my
limitations: circulation coins and bank notes.
I then proceeded to purchase many beautiful coins and
Même si je n’ai pas établi un coût maximal par article ou
pour ma collection entière et je n’avais pas établi un horaire
précis, il est clair que la collection s’arrêterait aux pièces et
billets de circulation.
continued on page 347
suite à la page 347
346 –
November-December 2012
© Serge Pelletier
continued from page 346
bank notes from around the world. I recall
finding two wonderful items at the
Brampton, Ontario show: a beautiful
Gibraltar 50-pound note t h a t
featured Spitfires and
Sir Winston Churchill (Fig. 2) and
an incredible Russian bimetallic
coin that portrayed the famous
astronaut Yuri Gagarin (Fig. 1).
But then it happened… I broke
the rule; I did not follow my plan.
I bought a series of Gander,
Newfoundland municipal trade
tokens‡ portraying various aircraft
that flew through its airport over the
years (Figs. 3-5). I could not resist (look
at them, they are just so beautiful and they
are Canadian too!) and the price was right. So,
then and there, I increased the original scope
of my collection to include Canadian
tokens. In hindsight, it was the right
move, and all is well with my
collection now.
This past spring, while going
through the huge tub of world
coins at the Alliance Coin &
Banknote store, I was hoping to
find a nice British coin for my
sister-in-law. What I found was a
small brass medalet† with the Bell
X-1 aircraft, the first aircraft to
break the sound barrier. Indeed, a
significant event in aviation! So, I
bought it (25 cents, no harm done) and over
the following weeks, my numismatic instinct
drove me to discover the origins of the piece.
I found out that it is part of a series of
20 brass medalets struck by the Shell
Oil Company back in the early
1960s to portray the history of
aviation. OMG! I managed to find
a complete set from a seller in
Finland, including the original
cardboard holder, with all 20
pieces in Uncirculated condition.
Again, I could not resist. In this
case, I was clearly an impulsive
continued on page 348
Some municipal trade tokens issued by the Gander
Chamber of Commerce that feature aircraft.
3. Cormorant, on the 1999 piece. 4. C-130 Hercules, on the
2000 piece. 5. Avro Arrow, on the 2008 piece.
Novembre-décembre 2012
suite de la page 346
Je me mis alors à la recherche d’articles
pour ma collection. Je me rappelle avoir
acheté deux articles intéressants au
salon de Brampton (Ontario) : une
monnaie bimétallique russe qui
rend hommage à Iouri Gagarine
(fig. 1) et un superbe billet de
50 livres de Gibraltar sur lequel
on trouve un Spitfire et sir
Winston Churchill (fig. 2).
Puis, c’est arrivé, j’ai ignoré
mes paramètres de collection et
ai acheté une série de jetons
municipaux‡ émis pour Gander
(Terre-Neuve-et-Labrador) sur
lesquels on trouve divers aéronefs
(fig. 3 à 5) qui ont visité l’aérodrome de
cette ville au fil des ans. Je ne pouvais les
résister, regardez comme ils sont superbes
et canadiens de surcroit et le prix était
intéressant. J’ai dû alors ajuster les
paramètres de ma collection et ai
ajouté les jetons canadiens.
C’était la bonne chose à faire et
ma collection ne s’en trouve que
mieux.
Lors d’une visite à boutique
d’Alliance Coin & Banknote le
printemps dernier je fouillais
dans l’énorme cuve dans laquelle
il y a des monnaies du monde entier
pour y trouver une belle pièce
britannique pour ma belle-sœur. J’y ai
trouvé une petite médaille de laiton ornée
de l’aéronef Bell X-1, le premier à briser
le mur du son. C’est certes un moment
important dans l’histoire aérospatiale.
Je l’ai achetée (25 cents, pas de
problème) et, au cours des
semaines qui suivirent, me suis
mis à la recherche d’information
au sujet de cette pièce. J’ai trouvé
qu’elle faisait partie d’une
collection de 20 pièces sur
l’histoire de l’aviation émise par
Shell au début des années 1960.
J’ai par la suite trouvé une de ces
suite à la page 348
Quelques jetons municipaux émis par la Chambre
de commerce de Gander sur lesquels on trouve des
aéronefs. 3. Le Cormorant sur la pièce de 1999. 4. Le
Hercules C-130 sur la pièce de 2000. 5. L’Avro Arrow
sur la pièce de 2008.
– 347
continued from page 347
suite de la page 347
collections, complète, dans l’album d’origine, avec toutes
les pièces en état Fleur de coin. C’est un Finlandais qui
l’offrait. Je l’ai achetée! C’est maintenant clair que je suis
un collectionneur impulsif.
Et ça n’arrête pas là. Lors de la vente aux enchères tenue
par Geoffrey Bell à la Coin Expo de septembre dernier j’ai
acheté une médaille frappée en 1907 pour la Royal
Engineers’ Ballon School. Oui, il s’agit d’une pièce
dispendieuse alors pourquoi ai-je considéré son achat? J’ai
fait une recherche avant la vente et ai découvert que le
dirigeable sur la médaille est le Nulli Secundus I, le premier
dirigeable militaire britannique. Je n’avais
jamais vu cette médaille auparavant
et ne le reverrai probablement
jamais, je suis donc très
heureux de cet achat.
Il semble que les
médailles font
maintenant partie
des paramètres de
ma collection. Je
suis hors de
contrôle!
N’arrêterai-je
jamais?
Oui, j’ai été
victime d’un
glissement de
collection. Je
devrais me
ressaisir et
retourner à mes
paramètres
originaux, je suis si
près de compléter ma
collection. En fait, je ne
m’inquiète pas, car j’ai
beaucoup de plaisir à ajouter ces
articles à ma collection. Alors, soit,
Endnotes:
1
si la chance fait
Project Management
Institute.
6. Reverse of this Royal Engineers’ medal features the first British military airship, Nulli Secundus I. q u e j e c r o i s e
2
“AEROSPACE: From
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ s u r m o n c h e m i n
dirigible to space
6. Le revers de cette médaille des Royal Engineers montre le premier dirigeable militaire
quelques articles
britannique, le Nulli Secundus I.
shuttle…”, moneta,
« hors norme », je
Vol. 2, No. 6.
les ajouterai! Je devrai simplement ajuster mon budget de
References:
Project Management Institute. A Guide to the Project Management Body
temps à autre.
of Knowledge (PMBOK® Guide) – 4th Ed. Project Management
Institute, 2008.
http://en.wikipedia.org/wiki/Scope_creep [2012-11-12]
348 –
Notas :
1
Project Management Institute.
2
“« AÉROSPATIALE : De dirigeable à navette spatiale… », moneta,
Vol. 2, No. 6.
suite à la page 377
November-December 2012
© François Rufiange
collector!
The story continues. At the Geoffrey Bell Auction held
as part of the September 2012 Coin Expo, I bought a medal
struck in 1907 for the Royal Engineers’ Balloon School
(Fig. 6). Why would I even onsider buying it considering
its high estimated value? Well, prior to the auction, I had
carried out a quick search and found out that the airship
portrayed on the medal is the Nulli Secundus I, the very
first British military airship. Again OMG! I had never seen
this medal, nor was I likely to find it again anytime soon. I
am extremely happy with my purchase, but does the scope
of my collection now include medals? It seems
I am out of control! Where will it
end?
The scope of my
aerospace collection
continues to creep. I
really should refocus
my efforts and
complete my
o r i g i n a l
collection; I am
so close. But
really, I am not
too worried. I
am having so
much fun adding
pieces to my
collection that if
I happen to have
a chance to add a
few things here
and there that aren’t
part of the original
intent, so be it. I’ll just
need to increase my
budget occasionally.
Droulers, Frédéric. Répertoire général
des monnaies de Louis XIII à Louis XVI
(1610-1793), 5 th ed. La Rochelle:
Frédéric Droulers, 2012.
Droulers, Frédéric. Répertoire général
des monnaies de Louis XIII à Louis XVI
(1610-1793), 5 e éd. La Rochelle :
Frédéric Droulers, 2012.
French language. Hardbound; 15.0 × 21.5 cm;
illustrated in colour; 894 pages. 1032 copies
printed. Price: 65 euros.
Français. Livre cartonné; 15,0 × 21,5 cm;
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1032 exemplaires. Prix : 65 euros.
T
L
he result of 35 years of intensive
research, this high quality work
catalogues some 9000 coins
classified by reign and presented in
decreasing order of the coins’ face
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The layout is clear and well
organized. Each type record includes:
colour photos of the obverse‡ and
reverse‡ (with few exceptions), metal
and fineness‡, official weight, edge‡
description, engraver, type number, type
name, type numbers of the three previous editions, face value
of the coin, historical information, description of the varieties
in legend‡ (when there are some), date and mint mark‡,
mintage‡, indication whether the coin was struck on a new
planchet‡ or on a reformed coin‡, and values for five
conditions‡.
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Newcomers to these series will find this book difficult
to work with, as there are no notes at the book’s beginning
that explain its presentation. They will therefore need to
spend hours studying the book before they can make the
most of it. The only other negative is the numbering, which
changes with every edition without even the inclusion of a
reference table for conversion. This forces collectors to
review their pieces every time a new edition comes out. For
e fruit de 35 ans de recherches
intensives, cet ouvrage de très
haute qualité répertorie quelque
9000 monnaies classées par règne et
présentées dans un ordre décroissant
des valeurs nominales‡ des monnaies.
La présentation est claire et
soignée. Chaque type a sa fiche dans
laquelle on trouve : photos couleur
de l’avers‡ et du revers‡ (sauf rares
exceptions); métal et titre‡; poids officiel; description
de la tranche‡; graveur; numéro typologique; nom du type;
numéros typologiques dans les trois éditions précédentes;
cours qu’avait la pièce; information historique; description
des variantes de légende‡ (lorsqu’il y en a); millésime‡ et
marque d’atelier‡; tirage‡; indication à savoir s’il s’agit
d’une réformation‡ ou d’une frappe sur flan‡ neuf; cote dans
cinq états de conservation‡.
Cette nouvelle édition d’un classique de la numismatique
française comprend 50 nouveaux types, 350 nouvelles pièces
et un chapitre exhaustif d’une quarantaine de pages
consacrées aux monnaies constitutionnelles.
Cet ouvrage est manifestement destiné aux
collectionneurs spécialisés dans le domaine et il leur est
fortement recommandé.
Par contre, le néophyte aura initialement de la difficulté
à pleinement utiliser l’ouvrage, car il n’y a aucune note en
début de livre qui explique la présentation des fiches. Il devra
donc passer de longues heures à étudier le livre avant qu’il
puisse en profiter pleinement. La seule autre ombre au
tableau est la numérotation qui est reprise à chaque nouvelle
édition, sans offrir un tableau de concordance. Ceci rend la
Continued on page 376
suite à la page 377
Novembre-décembre 2012
– 349
by Steve Woodland
S
anta Claus! His very name – be it Santa, Père Nöel,
Sinterklaas, Saint Nicholas, Father Christmas, or any
of his many other monikers – conjures up visions of
happy times, family gatherings, gift giving, and plethora of
seasonal traditions. The jolly old gentleman’s history is an
intriguing one that starts with St. Nicholas, young bishop
Nikolaos of Myra. In his article “Santa Claus”,1 Serge
Pelletier provides an excellent overview of Santa’s origins
from the 3rd century to modern times, and he examines some
of the many coins and medals that feature Santa’s image.
But how did the modern image of Santa Claus come to be?
And what about Santa on bank notes? This article will
attempt to answer both these questions.
Santa through the years
The concept of Santa Claus migrated from Europe to
North America primarily through the early Dutch and
German immigrants, who were mainly Puritans and
Protestant Reformers. They brought with them the traditions
and images of Sinterklaas, Sankt Nicholaus, Christkindl,
and Weihnachtsmann. With time, these blended and changed
to become Santa Claus and Kris Kringle in English. The
Dutch Sinterklaas (more formally Sint Nicolaas), the
Catholic German Sankt Nicholaus and the Protestant
(Lutheran) German Christkindl all maintained the religious
link to the Christ child and to bishop Nikolaos of Myra.
Along with the more secular Weihnachtsmann (Father
Christmas), these figures usually appeared dressed in robes
continued on page 352
1. Santa in his sleigh with reindeer; 1862 print from Clement C. Moore’s A
Visit from St. Nicholas.
1. Le père Noël dans son traîneau mu par rennes, illustration tirée de A Visit
from St. Nicholas de Clement C. Moore, 1862.
Wikimedia Commons
350 –
November-December 2012
par Steve Woodland
L
www.kingsacademy.com
e nom même du père Noël, qu’il soit Santa Claus,
Sinterklaas, saint Nicolas, Father Christmas ou autre,
évoque des souvenirs de fêtes, réunions familiales,
distribution de cadeaux et traditions du temps des Fêtes.
L’histoire de ce bon vieillard est intéressante et remonte à
Nicolas de Myre. Dans son article « Le père Noël »1, Serge
Pelletier fait un excellent survol des origines du père Noël
du IIIe siècle à aujourd’hui et examine les diverses monnaies
et médailles sur lesquelles on trouve le vieillard. Nous
étudierons l’évolution de l’image moderne du père Noël et
partirons à la recherche du de ce dernier sur le papiermonnaie.
Le père Noël au fil des ans
Ce sont les immigrants allemands et néerlandais,
principalement des puritains et réformateurs protestants, qui
amenèrent le personnage du père Noël en Amérique du Nord.
En fait, ils amenèrent les traditions et images liées à
Sinterklaas, Sankt Nicholaus,
Christkindl et Weihnachtsmann. Au fil
des ans, ces personnages fusionnèrent
et devinrent Santa Claus et Kris
Kringle en anglais et père Noël en
français. Le Sinterklaas néerlandais
(ou plus formellement Sint Nicolaas),
le Sankt Nicholaus des Allemands
catholiques et Christkindl des
luthériens conservèrent tous un lien
avec l’enfant Jésus et l’évêque Nicolas
de Myre. Tous ces personnages, et le
Weichnachtsmann (père Noël), étaient
vêtus d’une robe et portaient un haut
chapeau et avaient un long bâton et un
grand sac rempli de cadeaux et
bonbons pour les enfants. Ils étaient
accompagnés de lutins malfaisants
(Sinterklaas, par exemple, est
accompagné de plusieurs Zwarte
Pieten – des Pierrot noirs) qui
rappelaient aux enfants qu’il valait
mieux être sage, car seuls les enfants
suite à la page 353
2. Saint Nicholas, huile sur bois, Robert W. Weir,
1837. Remarquez toute l’iconographie du père
Noël d’aujourd’hui : vêtements rouges et blancs
ornés de fourrure; sac rempli de jouets; bas sur
la cheminée; orange (pour le renne); doigt au côté
du nez; arrivée et départ par la cheminée; etc.
-------------------------------------------------------------2. Robert W. Weir’s Saint Nicholas (1837) oil on
wood. Note all the imagery we now associate with
Santa Claus: fur-trimmed costume of red and
white, sack of toys, stockings, orange (for
reindeer), finger aside his nose, coming and
leaving via the chimney, etc.
Novembre-décembre 2012
– 351
continued from page 350
352 –
Wikipedia Commons
and tall hats, often carrying a long staff and
a sack with gifts of candy for the children.
They were sometimes accompanied by
mischievous imps, (Sinterklaas, for
example, often had several Zwarte Pieten
– Black Petes) whose scary, but not nasty,
behaviour reminded the children that
being good was better than being bad, and
that good children were rewarded with
treats! In keeping with the sombre tone
of the immigrants, the costumes of these
figures were not the brilliant
combinations of red, white and gold that
we have today; they were mostly
composed of greens, greys and blacks.
Also in keeping with the general image
of people of the day, Sinterklaas and
his colleagues were small, slender and
quiet, very unlike the larger, rotund HoHo-Ho-ing Santa we know and love.
So how did this change come about?
Well, it appears that it all started
with Washington Irving, a descendant
of the original Dutch immigrants who
settled in lower Manhattan. These
settlers became known as
Knickerbockers, because of their
peculiar baggy pants that ended just
below their knees. In 1809, under
the pseudonym Diedrich
Knickerbocker, Irving wrote a
satirical fiction entitled “A History
of New York from the Beginning of the World to the End of
the Dutch Dynasty.” In it, he makes several references to an
impish St. Nicholas who wears a low brimmed hat and a
huge pair of Flemish hose, smokes a pipe, and flies through
the skies in his wagon, dropping gifts down the chimneys.
At one point Irving writes: “And when St. Nicholas had
smoked his pipe, he twisted it in his hatband, and laying his
finger beside his nose gave the astonished Van Kortlandt a
very significant look; then mounting his wagon he returned
over the tree tops and disappeared.” This description would
soon appear in another, more famous, writing only 14 years
later.
The famous poem “A Visit from St. Nicholas” (more
commonly known as “The Night Before Christmas”) was
penned by another Knickerbocker, Clement C. Moore,
allegedly on Christmas eve 1822 while riding home in a
sleigh (Fig. 3). The reading of this delightful description of
Santa’s visit has become a Christmas Eve tradition in many
North American homes – a treat for the children (of all ages)
just before they head off to bed, excited and eager for the
3. The first page
of Clement C. Moore’s A Visit from St. Nicholas.
------------------------------------------------------------------------------------------------3. La première page du manuscrit de A Visit from St-Nicholas de Clement C.
Moore.
delights of the morning to come. In the poem, Moore
describes to us the image of Santa as we know him: “He
was chubby and plump, a right jolly old elf…” with
twinkling eyes, rosy cheeks, and a snowy white beard,
dressed all in fur, smoking a pipe and carrying a bundle of
toys on his back. Intriguingly, the poem was published
anonymously in the Troy, New York, Sentinel on
December 23, 1823, having been sent there by a friend
because Moore felt that, as a professor and biblical scholar,
it was beneath his dignity to have his name associated with
such a frivolous composition. At the insistence of his
children, he finally acknowledged authorship of the poem
with the publication of an anthology of his works in 1844.
Thus we have the textual description of St. Nicholas, or
continued on page 354
November-December 2012
Wikipedia Commons
4. Thomas Nast’s “Christmas 1863” published in Harper’s Weekly December
26, 1863. The image shows several vignettes including, at left, “Eve” – two
children being visited by St. Nicholas, who comes out of the fireplace with a
bag of gifts over his shoulder, one of the earliest portrayals of this concept
outside of Moore’s poem.
suite de la page 351
sages reçoivent des gâteries! Fidèles à la sobriété des
immigrants, les costumes de ces personnages étaient verts,
gris et noirs, et non les rouges, blancs et or d’aujourd’hui.
De plus, les personnages étaient courts, sveltes et silencieux
et non le jovial et rondelet personnage qu’est notre père
Noël. Alors comment en sommes-nous venus là?
Il semble que l’image actuelle soit due à Washington
Irving, un descendant des Néerlandais qui ont colonisé l’île
de Manhattan. À l’époque, on surnommait ces colons
« knickerbockers » du nom des pantalons amples à mi-jambe
qu’ils portaient. Irving publia, en 1809 sous le pseudonyme
de Diedrich Knickerbocker, une histoire satirique intitulée
« A History of New York from the Beginning of the World to
the End of the Dutch Dynasty » [Une histoire de New York
du début des temps à la fin de la dynastie néerlandaise].
Dans celle-ci, il parle d’un lutin nommé saint Nicolas qui
porte un chapeau à rebord et une énorme paire de pantalons
flamands, fume la pipe, et voyage dans le ciel dans son
chariot et jète des cadeaux dans les cheminées. À un moment
Novembre-décembre 2012
4. « Christmas 1863 » de Thomas Nast, publiée dans l’édition du
26 décembre 1863 du Harper’s Weekly. Cette illustration comprend plusieurs
vigenettes dont « Eve » (à gauche) qui montre la visite de saint Nicolas
auprès de deux enfants endormis, sortant de la cheminée portant son sac
rempli de cadeaux. Il s’agit de la première illustration de ce « concept »,
outre celle du poème de Moore.
dans l’histoire, Irving écrit : « et lorsque saint Nicholas eu
fumé sa pipe, il la rangea dans le bourdalou de son chapeau
et, plaçant ses doigts aux côtés de son nez, jeta un regard à
Van Kortland; puis il monta dans son chariot et retourna audessus des arbres et disparu. » [trad. libre] Quatorze ans
plus tard, cette description même fait surface dans une autre
histoire.
Le célèbre poème « A Visit from St. Nicholas » [une
visite de saint Nicolas] (mieux connu sous le nom de « The
Night Before Christmas » [la veille de Noël]) est l’œuvre
d’un autre knickerbocker, Clement C. Moore, écrit
présument la veille de Noël 1822 alors qu’il retournait à la
maison à bord d’un traîneau (fig. 3). Sa lecture, la veille de
Noël avant d’envoyer les enfants au lit, est devenue une
tradition en Amérique du Nord anglophone. Dans ce poème,
Moore nous décrit le père Noël comme nous le connaissons
aujourd’hui, « il était potelé et rondelet, un vrai lutin
joyeux… » [trad. libre] avec des yeux pétillants, des joues
rosées, une barbe blanche comme neige, vêtu de fourrure,
suite à la page 355
– 353
continued from page 352
Santa Claus, as he is known today, but there is also an
associated visual image. How was this developed, and by
whom? While many artists and cartoonists have created a
wide variety of Santa images over the years, it is clear that
the shaping of the modern view of Santa is due to three
main contributors: Felix O.C. Darley, Robert Walter Weir,
and Thomas Nast.
Felix Octavius Carr Darley (1822–1888) was a United
States watercolourist and illustrator, known for his
illustrations in works by well-known 19th-century authors,
including Washington Irving’s (writing as Diedrich
Knickerbocker) “A History of New York” and Clement C.
Moore’s “A Visit from St. Nicholas.” Having worked
intimately with the two authors who created the modern
description of Santa Claus, Darley knew and understood
exactly what imagery they sought (Fig 1). Darley gave us
the first look at St. Nicholas, his sleigh, and the reindeer
flying across the skies.
Robert Walter Weir (1803–1889) was an American artist,
best known as an historical painter and educator. Although
not a Knickerbocker himself, Weir knew and associated with
Irving and Moore and was undoubtedly the earliest American
painter to portray Santa according to their writings, as can
be seen in the 1838 painting at fig. 2.
Many credit Thomas Nast (1840–1902), German-born
American caricaturist and editorial cartoonist for Harper’s
Weekly, with the popularization of the modern version of
Santa Claus. Nast’s inspiration for how Santa should appear
came from Moore’s poem, read to the illiterate artist by his
wife. Nast went on to produce a total of 76 Christmas
engravings that were signed and published over a 24-year
period. In addition to the imagery, Nast made several other
contributions to the Santa tradition: he established Santa as
5. Howard Banking Co. 5-dollar note, with red FIVE protector, featuring Type
I vignette at centre. Issued note no. 1775 dated Aug. 23, 1858 and signed by
Cashier George Hersey and President Charles Ellis [counterfeit].
a citizen of the world by placing his home at the North Pole
(Canadians may object, since the magnetic north pole is in
Canada); he gave Santa a workshop populated with elves;
and some even attribute the sending of letters to Santa as
Nast’s idea.
Santa Claus on bank notes
As Canada has no bank notes featuring the image of
Santa, let us turn to those issued by our southern neighbour.
Interestingly, the United States only has Santa images on
obsolete notes†, i.e., notes issued by banks prior to the end
of the Civil War, in 1865. According to Roger Durand’s
definitive reference, Interesting Notes About Christmas, only
six known images of St. Nicholas exist on such notes, and
while a seventh is mentioned in bank note records, no sample
of it has been found to date. Published in 1993, Durand’s
comprehensive book, of which only 300 copies were printed,
examines the origins of Christmas, the evolution of Santa
Claus and his link to banking, describes the various vignettes
of Santa found on notes and then presents a detailed
examination of the many obsolete notes, featuring these
images. The book is a “must have” for any serious collector
of Santa notes.
Durand numbers the vignettes‡ in order of increasing
rarity, with Type I being the most common and Type VII
(yet to be found on an actual note) being the rarest. It should
be noted, however, that all Santa notes are hard to find and
command a premium price in any condition; assembling a
collection of such notes will take patience, luck, and deep
pockets. Let us now look at the vignettes and some examples
of the notes that feature them.
continued on page 356
5. Billet de 5 dollars de la Howard Banking Co., avec surcharge « FIVE »,
arborant une vignette du type I au centre. Billet numéro 1775, daté du 23 août
1858 et signé par George Hersey, caissier, et Charles Ellis, président [faux].
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354 –
November-December 2012
suite de la page 353
fumant la pipe et transportant un sac rempli de cadeaux.
C’est dans l’édition du 23 décembre 1823 du Sentinel de
Troy (New York) qu’il fut publié pour la première fois,
anonymement. C’est un ami de Moore qui l’avait envoyé
au journal, car Moore jugeait qu’en tant que professeur et
spécialiste de la Bible son nom ne devait pas être associé à
un texte aussi frivole. Ayant succombé aux pressions de ses
enfants, il le publia enfin dans une anthologie sous son nom
en 1844.
Nous avons donc la description textuelle de saint Nicolas,
ou plutôt du père Noël, tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Mais que dire du visuel? Bien qu’il ait été représenté par de
nombreux artistes et bédéistes au fil des ans, on attribue
l’image actuelle à trois dessinateurs : Felix O. C. Darley,
Robert Walter Weir et Thomas Nast.
Felix Octavius Carr Darley (1822–1888) est un
aquarelliste et illustrateur états-unien bien connu pour ses
illustrations d’œuvres d’auteurs de renommé du XIXe siècle
y compris « A History of New York » de Diedrich
Knickerbocker (Washington Irving) et « A Visit from St.
Nicholas » de Clement C. Moore. Ayant donc travaillé avec
les deux auteurs qui ont créé la description moderne du père
Noël, Darley connaît bien l’image et nous offre le premier
dessin du père Noël dans son traineau tiré par des rennes
dans le ciel (fig. 1).
Robert Walter Weir (1803–1889) est un artiste états-unien
connu pour ses tableaux historiques et pour son rôle
d’éducateur. Bien qu’il ne soit pas un knickerbocker, il
côtoyait Irving et Moore et on croit qu’il fut le premier à
peindre le père Noël d’après leurs descriptions, comme dans
le tableau de 1838 à la fig. 2.
On crédite Thomas Nast (1840–1902), un caricaturiste
Le père Noël et le papier-monnaie
C’est chez nos voisins du Sud, les États-Unis, que l’on
trouve des images du père Noël sur le papier-monnaie, plus
particulièrement sur les billets de banque obsolètes†, c’està-dire des billets de banque émis avant la fin de la guerre de
Sécession en 1865. Dans son ouvrage Interesting Notes
About Christmas, Roger Durand précise qu’il n’y eut que
six images de saint Nicolas utilisées sur ces billets. Bien
qu’une septième image soit mentionnée dans les archives,
aucun exemplaire n’a été trouvé jusqu’à présent. Publié en
1993, l’ouvrage de Durand (tiré qu’à 300 exemplaires), un
incontournable sur le sujet, étudie les origines de Noël,
l’évolution du père Noël, les liens entre ce dernier et le
système bancaire; décrit les diverses vignettes‡ du père Noël
trouvées sur les billets de banque obsolètes et examine en
détail ces billets.
Les vignettes y sont numérotées dans un ordre croissant
de rareté, le type I étant le plus commun et le type VII le
plus rare. Notons que tous les billets arborant une vignette
du père Noël sont plutôt rares, et ce dans tout état de
suite à la page 357
6. Épreuve d’un billet de 3 dollars de la Saint Nicholas Bank of New York.
Imprimée sur carton, arborant une vignette du type II à droite et manquant la
mention « Rawdon, Wright, Hatch and Edson ». Deux exemplaires connus.
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6. Saint Nicholas Bank of New York 3-dollar proof, on cardstock, featuring
Type II vignette at right; without the “Rawdon, Wright, Hatch and Edson”
imprint; one of only two examples known.
états-unien d’origine allemande employé par Harper’s
Weekly pendant la guerre de Sécession, pour la popularisation
de l’image moderne du père Noël. C’est la lecture du poème
de Moore par sa femme (Nast était analphabète) qui l’inspira.
Il produisit ensuite, sur une période de 24 ans, 76 gravures
de Noël qui contribuèrent grandement au mythe actuel : il
fit du père Noël un citoyen du monde en plaçant sa maison
au pôle Nord (quoique les Canadiens le considèrent des leurs
puisque le pôle magnétique est au Canada); il lui donna un
atelier peuplé de lutins; certains disent même que l’idée des
lettres au père Noël est de lui.
Novembre-décembre 2012
– 355
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7. The Bank of Sing Sing, New York 2-dollar proof note with Red “Lazy 2”
protector, featuring Type III vignette at upper left; one of only three reported
examples.
continued from page 354
Type I
St. Nicholas in his sleigh, reindeer, on a
rooftop, facing left
This vignette is found on the most common notes
available, and is the most frequently encountered. Produced
by the firm of Rawdon, Wright, Hatch and Edson, the actual
engraver is unknown, although three possibilities exist –
Freeman Rawdon, George W. Hatch, and James P. Major.
At least seven banks, including the Howard Banking
Company of Boston, Massachusetts, are known to have
issued notes ranging in denomination from $1 to $5 that
feature the Type I vignette (fig 5).
8. Bank of Milwaukee, Wisconsin 5-dollar proof with a red FIVE protector,
featuring Type IV vignette at upper left; Only three known examples – two
with red FIVE protector, one without.
7. Épreuve d’un billet de 2 dollars de la Bank of Sing Sing (New York). Elle est
ornée d’une vignette de type III et surchargée d’un « deux paresseux ».
Trois exemplaires connus.
Type II
Santa in front of fireplace, with finger
aside his nose
This vignette is clearly a reproduction of Robert W.
Weir’s painting, St. Nicholas (Fig. 2). This vignette was also
produced by the firm of Rawdon, Wright, Hatch and Edson.
Again, the actual engraver is unknown, but is more than
likely one of the three aforementioned possibilities. Three
banks, including the Saint Nicholas Bank of New York, are
known to have issued $1 and $2 notes featuring this vignette;
$1 and $3 proofs also exist (Fig 6).
continued on page 358
8. Épreuve d’un billet de 5 dollars de la Bank of Milwaukee (Wisconsin).
Ornée du vignette de type IV, elle est surchargée de « FIVE ». Trois
exemplaires connus : deux avec la surcharge et un sans.
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November-December 2012
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9. The Saint Nicholas Bank of New York 5-dollar proof, featuring a Type V
vignette at upper left. One of only three examples known to exist – two proofs
and one signed issue with a red FIVE protector.
suite de la page 355
conservation‡. L’assemblage d’une collection de ces billets
demandera patience, chance et un porte-monnaie bien garni.
Parlons maintenant de ces vignettes.
Type I
Saint Nicolas et son traineau sur un toit et
ses rennes, regardant à gauche
9. Épreuve d’un billet de 5 dollars de la Saint Nicholas Bank of New York
arborant une vignette de type V au coin supérieur gauche. Trois exemplaires
sont connus : deux épreuves et un billet émis surchargé de « FIVE ».
qu’il s’agit soit de Freeman Rawdon, de George W. Hatch
ou de James P. Major. La Howard Banking Company de
Boston (Massachusetts) a émis des billets de 1 et de 5 dollars
(fig. 5) avec cette vignette.
Type II
Père Noël près du foyer, le doigt sur le nez
Vignette la plus commune, on la retrouve sur les billets
de sept banques produits par la Rawdon, Wright and Edson.
On ne connaît pas l’identité exacte du graveur, mais on sait
Cette vignette est nettement une reproduction du tableau
de Robert W. Weir intitulé Saint-Nicholas (fig. 2). Elle a
aussi été réalisée par la Rawdon, Wright and Edson. Comme
dans le cas précédent, on ne connaît pas l’identité exacte du
10. The Knickerbocker Bank of New York 2-dollar proof on cardstock, featuring
a Type VI vignette at lower right. One of only three examples known to exist –
two proofs and one signed issue.
10. Épreuve d’un billet de 2 dollars de la Knickerbocker Bank of New York
arborant une vignette de type VI au coin inférieur droit. Trois exemplaires
sont connus : deux épreuves et un billet émis.
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suite à la page 359
Novembre-décembre 2012
– 357
continued from page 356
Type III
Cherubic, wide-eyed Santa in sleigh with
whip raised, reindeer, facing right
While this vignette is featured on the notes of more banks
and denominations than any of the others, it is still very
scarce. In fact, most of the examples known are proofs†.
Produced by the firm of Baldwin, Adams and Company, it
was most likely executed by picture engraver George D.
Baldwin, the only person in the company who could have
logically done the work. At least ten banks, including the
Bank of Sing Sing, New York, are known to have issued
notes featuring this vignette in denominations of $1, $2
(Fig. 7), $3, $10, $20, $50 and $100. Intriguingly, no $5
note featuring this vignette has yet come to light.
Additionally, this is the only St. Nicholas vignette known
to exist on sheets of obsolete notes.
Type VI
Elfin St. Nicholas sitting on chair in front
of fireplace, smoking a pipe.
A rare specimen, this vignette appeared on only two
notes: the $2 issued by the Knickerbocker Bank of New
York (Fig 10) and the $100 issued by the Spicket Falls Bank
of Methuen, Massachusetts. Produced by the firm of
Baldwin, Adams, and Company, George D. Baldwin was
again the most likely person to have engraved the vignette.
Only Knickerbocker Bank examples are known to exist, of
which there are just three: two proofs and one signed issue.
Type VII
In his book,
Durand mentions
a s e v e n t h
St. Nicholas
vignette for which
n o k n o w n
examples have yet
been found. On
page 14 he states:
This
scarce
vignette is found on
It appears on the
$5 notes issued by
$20 and $50
the Bank of
Saint Nicholas
Bank notes. It is
Milwaukee,
probably an
Wisconsin (Fig 8).
American Bank
The original sketch
Note engraving.
was done by
Although it has not
illustrator Felix
been reported, the
11. This 25-cent scrip was issued by Scribner & Co. of New York and was valid toward the
f
o l l o w i n g
Darley (see above).
purchase of “one bound volume of St. Nicholas” before July 4, 1876.
i
n
formation
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Produced by the
extracted from
11. Ce bon de 25 cents a été émis par Scribner & Co., de New York, et était valide lors de l’achat
firm of Toppan,
d’« un livre relié de saint Nicolas » avant le 4 juillet 1876.
bank note registers
C a r p e n t e r, a n d
verifies its existence.
It is described as follows: Children asleep in bed; Santa Claus
Company, it was most likely engraved by either John W.
entering from a chimney. Although this written description is
Caslilear or Nathanial Jocelyn. Only three examples are
similar to Type IV with children in bed, the mention of the
known to exist – two with a red FIVE protector and one
fireplace and chimney in view verifies that it is indeed entirely
without.
different. Bank note registers went to great length to consistently
Type V
Santa riding through the street in sleigh,
smoking pipe, whip raised, looking over
left shoulder, all facing left
This rare vignette is found only on two notes, the $5 and
$10 of the Saint Nicholas Bank of New York (Fig 9). Also
produced by the firm of Toppan, Carpenter, and Company,
the vignette was again most likely engraved by either John
358 –
describe vignettes the same way every time they were used,
regardless of the bank or state involved.
So what did this vignette really look like? While no one
knows for certain, I propose that it was the Eve vignette of
Thomas Nast’s Christmas 1863 illustration in Harper’s
Weekly (Fig. 4); the description in the bank records is
uncannily similar to the Nast vignette. Robert W. Weir’s
painting St. Nicholas had been used for the Type II vignette,
continued on page 378
November-December 2012
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Type IV
Santa, at left
and facing
right, leaves a
doll for two
girls sleeping
on a nearby
bed
W. Caslilear or Nathanial Jocelyn. Interestingly, at the time
this vignette was used by the Saint Nicholas Bank, the
company had been absorbed by the American Bank Note
Company. Three examples of the $5 note are known to exist:
two proofs and one signed issue with a red FIVE protector.
suite de la page 357
graveur, mais il s’agit de l’un des artistes ci-haut mentionnés.
Trois banques ont émis des billets avec cette vignette, dont
la Saint Nicholas Bank de New York. Celle-ci a émis des
billets de 1 et 2 dollars. On connaît également des épreuves†
pour des billets de 1 et 3 dollars (fig. 6).
Steve Woodland
Type III
Père Noël joufflu aux yeux écarquillés
dans son traineau, fouet levé, rennes vers
la droite
Cette vignette a été utilisée sur les billets d’au moins dix
banques et sur une grande variété de coupures‡, ce qui fait
d’elle la plus utilisée. Elle demeure toutefois plus rare que
les deux précédentes. En fait, on trouve principalement des
épreuves avec cette vignette et des feuilles de billets non
coupées (la seule vignette
du père Noël ainsi
trouvée). Les billets qui la
portent ont été imprimés
par la Baldwin, Adams
and Company et on croit
qu’elle a été réalisée par
George D. Baldwin. La
Bank of Sing Sing (New
York) a émis des coupures
de 1, 2 (fig 7), 3, 10, 20,
50 et 100 dollars avec
cette vignette. On note
qu’aucun billet de
5 dollars n’a été émis.
La vignette suivante n’a été utilisée que sur deux billets
de la Saint Nicholas Bank of New York, un billet de 5 dollars
(fig. 9) et un de 10 dollars. Comme la précédente, elle est
issue de la Toppan, Carpenter and Company et a donc été
gravée soit par John W. Caslilear ou soit par Nathanial
Jocelyn. Cette compagnie venait alors d’être absorbée par
l’American Bank Note Company. Trois exemplaires du billet
de 5 dollars sont connus, deux épreuves et un billet signé et
surchargé du mot FIVE.
Type VI
Svelte saint Nicolas assis sur une chaise
devant un foyer et fumant sa pipe
La Baldwin, Adams and Company a utilisé cette vignette
(probablement réalisée par George D. Baldwin) sur deux
billets, un billet de 2 dollars de la Knickerbocker Bank of
New York (fig. 10) et un
billet de 100 dollars de
la Spicket Falls Bank of
M e t h u e n
(Massachusetts). On ne
connaît que trois
exemplaires du billet de
la Knickerbocker, deux
épreuves et un signé.
Type VII
À la page 14 de son
livre, Durand mentionne
une septième vignette
dont on ne connaît aucun
exemplaire :
Type IV
Père Noël sur le
point de laisser
une poupée à des
fillettes qui
dorment
On la retrouve sur les
billets de 20 et 50 dollars
de la Saint Nicholas Bank.
Elle a probablement été
réalisée par l’American
Bank Note Company.
12. Pseudobon de 25 dollars tel on en retrouve aujourd’hui.
----------------------------------------------------------------------------- Bien qu’aucun exemplaire n’ait été
rapporté, l’information suivante, tirée
12. Typical fantasy 25-dollar scrip of today.
Cette vignette est basée sur un
des registres de billets, confirme sont
croquis de Felix Darley. Elle a été
existence. Elle est décrite comme suit : Enfants dormant dans un
lit; père Noël entrant par la cheminée. Bien que cette description
gravée par John W. Caslilear ou Nathanial Jocelyn, tous deux
fasse penser au Type IV, enfants au lit, la mention du foyer et
à l’emploi de la Toppan, Carpenter and Company. Elle a été
d’une cheminée – visible – confirme qu’il s’agit d’une tout autre
exclusivement utilisée sur un billet de 5 dollars de la Bank
vignette. En effet, on prenait grand soin d’être cohérent dans la
of Milwaukee (Wisconsin) dont on ne connaît que trois
description des vignettes dans les registres, en décrivant toujours
une vignette d’une certaine façon, et ce peu importe la banque
exemplaires, deux surchargés de FIVE en rouge (fig. 8), et
ou l’État impliqué. [trad. libre]
un sans.
Type V
Père Noël dans son traineau se dirigeant
vers la gauche, fumant la pipe, fouet
brandi et regardant au-dessus de son
épaule
Novembre-décembre 2012
À quoi ressemblait cette vignette? Selon la description,
je crois qu’elle ressemblait à la vignette de gauche (intitulée
« Eve ») sur la sérigraphie de Thomas Nast publiée en 1863
dans Harper’s Weekly (fig. 4). Comme des illustrations de
Robert W. Weir et de Felix Daley avaient déjà été utilisées
suite à la page 378
– 359
by Ron Cheek
T
he lure of a Hugh Laurie New Orleans jazz concert
took us to Boston in early September. The mega-star
of the TV series “House” is also an excellent musician
and singer, and we were lucky to get in on the sold-out
Boston edition of his worldwide tour. A trip to any new city
always awakens my interest in the local numismatics. Our
brief trip didn’t lend itself to seeking out coin stores; instead,
I discovered some fun looking into numismatic aspects of
Boston’s transportation systems.
The Massachusetts Bay Transportation Authority
(MBTA), advertized and known everywhere as “the T”,
includes an extensive subway, rail, and bus system covering
the greater Boston area. It is the oldest city transportation
system in the United States. It used to be called the
Metropolitan Transit Authority or “the MTA”. Being of a
certain age, I remember one of the great popular songs of
the 1950s, and I couldn’t get it out of my head during our
entire four days in the city, especially while riding the
subway (to my wife’s embarrassment). Written in 1949 as a
satirical campaign song for a local politician, the song was
popularized by the Kingston Trio in 1959 as “Charlie on
the MTA”.
changed its fare collection machines, which were set up to
collect dimes (and perhaps dime-sized tokens). To ride the
MTA, you put your dime into the machine as you passed
through a turnstile at a station. But when you got off, there
was a fare collector waiting and you had to pay him 5 cents
to leave the bus or subway car. No money? You stay aboard.
Charlie handed in his dime at the Kendell Square Station and he
changed for a Jamaica Plain,
When he got there the conductor told him one more nickel,
Charlie couldn’t get off of that train.
continued on page 362
Let me tell you the story of a man named Charlie on a tragic and
fateful day.
He put 10 cents in his pocket, kissed his wife and family, went to
ride on the MTA.
But did he ever return? No, he never returned, and his fate is
still unlearned.
He may ride forever ‘neath the streets of Boston,
He’s the man who never returned.
© Ron Cheek
Those old enough to remember are now singing
along. Enjoy. For you younger folks, this is a catchy
song that satirized a 1949 MTA fare increase of 5 cents,
actually quite a big increase considering it was a 50%
rise all at once. Five cents bought an ice cream cone, a
bottle of pop, a bag of chips, or a chocolate bar in
those days. So that would be equivalent to about a
buck-fifty today, probably more.
The fare increase was
collected as an “exit fare”, 1. A stored value CharlieTicket
since the MTA hadn’t ------------------------------------------1. CharlieTicket à valeur stockée.
360 –
November-December 2012
par Ron Cheek
C
’est Hugh Laurie, « Dr House », qui nous a attirés à
Boston au début de septembre. Excellent musicien et
chanteur, il y donnait un concert de jazz du style
Nouvelle-Orléans. Nous avons été chanceux d’avoir accès
à ce concert à guichet fermé. J’ai toujours un œil sur la
numismatique de l’endroit quand je visite une nouvelle ville.
Comme nous avions peu de temps, il m’était impossible
d’y chercher des marchands de monnaie. Cela m’a permis
toutefois de découvrir la numismatique du système de
transport bostonnais.
Ce système de transport, la Massachusetts Bay
Transportation Authority (MBTA), connu comme étant
simplement « la T », est un réseau de métro, de chemin de
fer et d’autobus qui couvre la région de Boston. C’est le
plus vieux système de transport des États-Unis. Il s’appelait
auparavant la Metropolitan Transit Authority (MTA). Étant
d’un certain âge, je me souviens d’une chanson des années
1950 qui a connu grand succès et celle-ci m’a hanté tout au
long de ce voyage de quatre jours, surtout lorsque l’on
prenait le métro (et ce au grand désarroi de ma femme).
Écrite en 1949 comme chanson satirique lors de la campagne
électorale locale, elle a été popularisée par le Kingston Trio
en 1959. Elle s’appelle « Charlie on the MTA » [Charlie sur
les transports].
C’est l’histoire d’un homme appelé Charlie et d’une journée
tragique.
Il mit 10 cents dans sa poche, embrassa sa femme et ses enfants,
embarqua sur le MTA.
Mais il ne revint jamais. Non, il ne revint jamais, et on ne connaît
toujours pas son sort.
Il se peut qu’il se promène à jamais sous les rues de Boston.
C’est l’homme qui ne revint jamais. [trad. libre]
Rappelez-vous qu’il s’agit d’une chanson satirique. Elle
parle d’une hausse des tarifs de la MTA en 1949 de 10 cents
à 15 cents, soit une augmentation de 50 % d’un seul coup.
À cette époque, vous pouviez acheter un cornet de crème
glacée, une bouteille de boisson gazeuse, un sac de
croustilles ou même une barre de chocolat, pour 5 cents.
Cela équivaut donc à 1,50 $ aujourd’hui, peut-être même
plus.
Comme la MTA n’avait pas encore changé ses boîtes de
perception, qui étaient conçues pour recevoir des pièces de
1 décime (dime), ou peut-être des jetons de même dimension,
on devait payer 10 cents au tourniquet pour
accéder à la gare et un percepteur vous
demandait 5 cents à la sortie du métro ou
de l’autobus. Alors, sans ce 5 cents vous
deviez rester à bord.
Charlie donna son décime à la station Kendell
Square et changea pour Jamaica Plain,
© Ron Cheek
Quand il y arriva, le percepteur lui demanda
un autre 5 cennes, Charlie ne pu quitter le
train.
N’est-il jamais retourné? Non, il ne revint
jamais, et on ne connaît toujours pas son
sort.
Il se peut qu’il se promène à jamais sous
les rues de Boston.
C’est l’homme qui ne revint jamais.
[trad. libre]
2. Le portefeuille électronique CharlieCard.
-------------------------------------------------------2. CharlieCard electronic wallet.
Novembre-décembre 2012
La chanson se poursuit et nous
suite à la page 363
– 361
continued from page 360
But did he ever return? No, he never returned, and
his fate is still unlearned.
He may ride forever ‘neath the streets of
Boston,
He’s the man who never returned.
Boston transportation tokens 3. of the
Metropolitan Transit Authoriy. 4, 5. of the
Massachussets Bay Transit Authority.
----------------------------------------------------------------Jetons de transport bostonnais 3. de la Metropolitan
Transit Authority. 4, 5. de la Massachussets Bay Transit
Authority.
362 –
continued on page 364
November-December 2012
© Ron Cheek
The song goes on to tell us how
Charlie might never get off the
train. His wife went to meet him
every day and handed him a
sandwich through the window as
the train passed through the
Scollay Square Station. She never
thought to just hand him the nickel
he needed. The last verse of the song
implores the citizens of Boston to elect
“George O’Brian” (not the 1949
politician’s real name) and get the fare
increase rescinded so that Charlie could get
off the MTA. All great fun and nonsense,
but Charlie on the MTA has endured
for more than a half-century. It is
still beloved by millions,
especially in Boston. So much so
that MBTA tickets are called
CharlieTickets (Fig. 1) and the
stored-value plastic fare cards are
called CharlieCards (Fig. 2).
Let’s take a look at Boston’s
fare system. Let me say this: if
you think it was complicated for
Charlie, the present-day system
could confound a tax accountant, let
alone the newly arrived visitor. The station
we wished to board at had no MBTA staff,
just fare machines. There is an advertised
Senior’s fare ($1.00 a ride), you can buy
a stored-value CharlieTicket, or a 7day CharlieTicket, or you can add
money onto your CharlieCard (if
you have one), … just stuff your
money in and touch the screen to
tell the machine what you want.
We got hopelessly confused.
Being seniors, we first bought two
$1.00 CharlieTickets and tried to
get through the turnstiles. No dice. Then, we
noticed a “reduced fare” entrance. Nope.
Fortunately, a kindly Bostonian helped
us out. She gave us her plastic
CharlieCard and showed us how to
load $5.00 of value onto it. Then,
she patiently took us to the
turnstile, tapped the card on the
magic pad and the doors opened
for my wife to pass. A second tap
of the card and I was through.
She handed us the card, assuring
us that the actual card is free, and
wished us well. As we left her, she
called out: “There is still $1.10 left
on that card so don’t throw it away!
But you’ll have to put on more money
to use it again.” What?
Our return trip at the end of the afternoon
worked out well, but still left us
momentarily confused. This time,
there was a helpful MBTA fellow on
duty. With no explanation he
grabbed our two $1.00
CharlieTickets and our
CharlieCard and took us over to
the fare machine. A tap of the
card on the machine told him we
had $1.10 of value left on it. “No,
put this away”, he told us. “
You’ll want to use those two
$1.00 CharlieTickets.” He put each
one into the machine in turn and got
us to feed in $1.50 cash each time. The
machine spit out two new CharlieTickets,
each showing $2.50 in value. So we used them
to get back to our hotel. It turns out the
CharlieTicket fare is $2.50. If we had
used the CharlieCard, after loading
on more money, of course, the
same ride would have cost us
only $2.00. But doing the math
later, I realized the MBTA man
was correct, of course. We had
to either be stuck with an unused
$1.10 on our CharlieCard or two
unusable $1.00 CharlieTickets.
Either way, we had to spend
another $3.00 to ride back to our
hotel. If we had gone to an MBTA
office where we could have gotten
Senior’s cards, we could have had the ride
suite de la page 361
suite à la
page 365
© Ron Cheek
révèle que Charlie ne descendra peut-être jamais du train.
Tous les jours, sa femme le rencontrait pour lui donner un
sandwich tandis que le train passait à la gare Scollay Square.
Elle n’a jamais pensé de lui donner simplement les 5 cents
qui lui manquaient. Le dernier couplet de la chanson implore
les citoyens de Boston pour qu’ils élisent George O’Brian
(qui n’est pas le nom du politicien de 1949) pour qu’il puisse
annuler la hausse de tarif pour que Charlie puisse débarquer
du train. Le tout est amusant et un tas de balivernes, mais
« Charlie on the MTA » perdure, surtout à Boston où elle est
très appréciée. Elle est si appréciée qu’on donne le nom de
« CharlieTickets » aux billets de la MBTA et celui de
« CharlieCards » aux cartes à valeur emmagasinée (fig. 2).
Jetons maintenant un coup d’œil aux tarifs du système de
transport bostonnais. Si vous croyez que les tarifs étaient
compliqués à l’époque de Charlie, ceux d’aujourd’hui
peuvent confondre un comptable-fiscaliste et encore plus un
touriste néophyte. Il n’y avait aucun personnel de la MBTA
à notre gare d’embarquement, que des distributeurs
automatiques de billets. Ces derniers vous donnent le choix
d’acheter un CharlieTicket à valeur emmagasinée ou un
CharlieTicket de sept jours, ou d’ajouter un
montant sur votre CharlieCard (si vous en
avez une). Vous n’avez ensuite qu’à insérer
votre argent et indiquer ce que vous désirez
sur l’écran tactile. Nous étions confus.
Comme le tarif annoncé pour les aînés est
de 1 $ le voyage, nous avons d’abord
acheté deux billets de 1 $ et nous
sommes dirigés vers les
tourniquets. Pas
de chance. Nous avons alors remarqué une entrée marquée
« tarif réduit ». Non plus. Heureusement, une Bostonnaise
nous a aidés en nous donnant sa CharlieCard et nous
montrant comment y mettre 5 $. Elle nous a ensuite
patiemment amenés au tourniquet, toucha le panneau de
touche avec la carte et la porte s’est ouverte pour laisser
passer ma femme. Une seconde touche me permit de la
suivre. Elle nous donna la carte en nous assurant que les
CharlieCards étaient gratuites et nous souhaita bon voyage.
Alors que nous étions sur notre départ, elle cria « Il reste
1,10 $ sur la carte, ne la jetez pas! Mais vous devrez ajouter
de l’argent si vous voulez vous en servir de nouveau. »
Pardon?
Notre voyage de retour c’est bien passé, mais nous laissa
encore confondus. Heureusement, il y avait un agent de la
MBTA sur place. Sans dire un mot, il prit nos CharlieTickets
de 1 $ et notre CharlieCard et nous amena à un distributeur
automatique. Une touche avec la carte indiqua qu’il restait
effectivement 1,10 $ d’emmagasiné. « Non, rangez là »,
nous dit-il, « Il est préférable que vous utilisiez ces billets. »
Il inséra un billet et nous demanda d’ajouter 1,50 $ et répéta
l’opération.
Le distributeur
nous remit
d e u x
CharlieTickets
de 2,50 $.
Souvenirs de notre voyage
6. Billet d’excursion de 7 jours.
7, 9. CharlieTicket. 8. CharlieCard.
-----------------------------------------------Mementoes of our trip 6. 7-day ticket
7, 9. CharlieTicket. 8. CharlieCard.
Novembre-décembre 2012
– 363
© Ron Cheek
continued from page 362
10, 11. The Old Town Trolley and its souvenir wood.
----------------------------------------------------------------10, 11. Le Old Town Trolley et son bois souvenir.
for a dollar apiece. (Assuming that a non-resident would be
entitled to get a Senior’s card). But we could have decided
to get 7-day unlimited-use CharlieTickets for $18.00, or …
well, you get the picture. Despite the confusion, it was all
fun. Who could get too frustrated when the tickets and cards
have Charlie himself on them? We all know he was confused
back in the 1950s but he looks pretty happy with his new
CharlieCard, doesn’t he?
I later learned that we weren’t the only ones confused.
There had been a fare increase, the first in more than five
years, just this past July 1. On the first workday, there was
mass confusion. Software glitches caused thousands of T
passes and other tickets purchased before July 1 to be refused
by the automated gate systems. Long lineups, angry
commuters, delays, and ultimately open gates with MBTA
staff waving passengers through, characterized that first
workday morning commute.
I am no vecturist but, like all true collectors I have
acquired a modest group of transportation tokens and a few
tickets over the years. Tokens become obsolete as
counterfeiters figure them out, and tickets are changed when
fares increase. We put them aside. Who could resist? And
now I have a small group of MBTA CharlieTickets and a
CharlieCard to add to my little collection (Fig. 6-9)
Looking back through my group of transportation tokens,
I was pleased to find I had two from the Boston system, one
a true “Charlie” token, as it was issued by the old MTA
(Fig. 3), the other a more recent MBTA “T” token (Fig. 4364 –
5). The MBTA
recently phased out
tokens completely, the last
being accepted on July 20, 2012. This ended an 80-year
tradition in Boston. The MBTA last sold tokens in 2006
when it ushered in the CharlieCard. At that time, turnstiles
that accepted tokens were replaced with automated glass
gates that are operated by electronic tickets and cards.
Thereafter, tokens had to be redeemed for ticket or card
value.
A photo of a collection of Boston transportation tokens
on a web site1 listed as Reference 1 indicates there have
been at least ten different tokens used over the years. Some
may have been for specific parts of the old MTA, or its
predecessors. There were two later types of tokens issued
after my 1988 piece.
A 2012 newspaper article2 describes the MBTA’s plans
for the final disposition of its decommissioned tokens. Three
to four million tokens, that’s more than 17 tonnes, will be
sold as scrap metal.
But I have two other Boston token stories to tell, both
transportation-related. The first is a wooden “token” issued
by Old Town Trolley Tours, a narrated trolley tour company
that operates in many U.S. cities, including Boston. For a
flat rate of $38, we got a tour through miles of Boston with
a lively narration describing what we were seeing. With
unlimited use, on-and-off privileges over two days, and a
continued on page 376
November-December 2012
© Ron Cheek
suite de la page 363
tourniquets qui acceptaient les jetons furent alors remplacés
Ce sont ces billets que nous avons utilisés pour retourner à par des barrières de verre automatisées qui acceptent les
l’hôtel. Le voyage ne nous aurait coûté que 2,00 $ si nous billets et les cartes. Depuis, les jetons étaient convertis en
avions utilisé la CharlieCard. Après calculs, le préposé avait billets ou la valeur était ajoutée à la CharlieCard.
D’après une photo de jetons bostonnais sur un site Web1,
raison, car nous avions le choix entre avoir un restant de
1,10 $ sur la CharlieCard ou avoir les deux CharlieTickets il y aurait eu au moins dix jetons différents d’utilisés au fil
de 1$ en reste. En fin de compte, nous devions dépenser des années. Certains sont peut-être restreints à une partie de
3,00 $ pour retourner à notre hôtel. Nous aurions dû aller la vieille MTA, ou ses prédécesseurs. Il y en avait deux
d’émis après mon jeton de 1988.
aux bureaux de la MBTA pour obtenir des cartes d’aînés
Selon un article de journal publié en 20122,
pour profiter de ce tarif préférentiel de 1 $
de 3 à 4 millions de jetons (représentant
(présumant que ces cartes sont disponibles
plus de 17 tonnes) seront vendus à la
aux non-résidents). Nous aurions pu aussi
ferraille.
acheter un CharlieTicket de sept jours
Je dois également vous raconter
au coût de 18 $ pièce. Nous nous
l’histoire de deux autres jetons
sommes bien amusés malgré toute
bostonnais qui sont reliés aux
cette confusion. Qui peut être
transports. Le premier est un
frustré lorsqu’avec l’image de
jeton de bois émis par Old Town
Charlie sur les billets et cartes? Il
Trolley Tours, une compagnie
était perplexe dans les années
qui effectue des visites guidées
1950, mais il semble heureux
à bord de trolleybus, présente
aujourd’hui.
dans de nombreuses villes étatsPar la suite, j’ai appris que nous
uniennes y compris Boston. Pour
n’étions pas les seuls à être
la modique somme de 38 $, nous
perplexes, car il y avait eu une hausse
er
avons parcouru des kilomètres dans
de tarifs le 1 juillet, la première en cinq
Boston, agrémentés de commentaires
ans. Le premier jour de travail après la
expliquant ce que l’on voyait. Le forfait
hausse avait été horrible. Des problèmes de
comprenait l’usage illimité et le privilège
logiciel avaient mené au refus des laissezer
de monter et de descendre à souhait, et
passer et billets achetés avant le 1 juillet.
ce pendant deux jours. Il y avait en
De longues files d’attentes, des
plus une visite en bateau du port de
banlieusards en colère et des retards
Boston. Somme toute, une bonne
forcèrent les préposés de la MBTA
affaire. Le tout était contrôlé à
à ouvrir les portes et laisser passer
l’aide de billets. Le guide
tout le monde.
demandait souvent des questions
Je ne suis pas un collectionneur
aux passagers et ma femme fut
de jetons de transport†, mais,
la première à répondre pour
comme tout vrai collectionneur,
l’une
d’elles. Son prix fut le
j’en ai acquis quelques-uns au fil
« jeton de trolleybus » à la fig. 11.
des ans. Les jetons sont utilisés pour
Il
semble que ce ne soit qu’un
contrer la contrefaçon. Les billets
souvenir,
ne donnant aucun droit
changent lorsqu’il y a une hausse de
d’accès, mais je peux l’ajouter à ma
tarifs. On les met alors de côté, qui peut
collection-souvenir de nos vacances à
résister? J’ai maintenant des CharlieTickets
Boston.
et CharlieCard (fig. 6-9) à ajouter à ma
Appeler le dernier article un « jeton
collection.
12. Le jeton pour lequel j’ai tant sacrifié!
J’ai été heureux d’y trouver deux -------------------------------------------------------- de transport » serait exagéré, mais à vous
12. The token I sacrificed so much for!
d’en juger. Un jour, nous étions à la
jetons de Boston. Le premier, un vrai jeton
recherche d’un endroit pour prendre notre
« Charlie », émis par la MTA (fig. 3) et un
second, un jeton « T », émis par la MBTA (fig. 4-5). La petit-déjeuner et nous sommes dirigés vers l’aire de
MBTA a abandonné graduellement les jetons jusqu’à leur restauration de l’édifice Massachusetts Bay Transportation
expiration le 20 juillet 2012, mettant ainsi fin à une tradition Authority tout près de notre hôtel. J’y commandai bagel et
vieille de 80 ans. La MBTA a cessé de vendre des jetons en café et demanda où étaient les toilettes. La serveuse pointa
suite à la page 377
2006, lors de l’introduction de la CharlieCard. Les
Novembre-décembre 2012
– 365
by Kim Zbitnew
I
numismatics, as well as in the early history of the United
States.
Born in Boston in 1706 into a large family, lack of
resources only allowed him two years of formal schooling,
but he loved reading and was essentially self-taught.
He ran away from home to escape being an apprentice to
his brother and moved to Philadelphia in 1723. After going
to London to learn the printing trade, he returned to
Philadelphia in 1726 and started a printing and publishing
business. He eventually made a fortune from his newspaper,
the Philadelphia Gazette, and Poor Richard’s Almanack
(Fig. 3). The almanac in particular brought him fame as well
as profit. Almanacs were very popular and profitable at the
continued on page 368
© Heritage Auctions <www.ha.com>
was lucky enough to be at the American Numismatic
Association (ANA) convention in Philadelphia this past
August. After being satiated looking at million-dollar
gold coins and 400-ounce gold bricks, there was time to
explore some of the history of the city. It doesn’t take one
long to encounter the “ghost” of Benjamin Franklin,
Philadelphia’s “most famous citizen.” In fact, my first
encounter was at the ANA convention itself, at the Franklin
Mint’s booth, where stood an actor in period costume looking
more than a little like him.
As a result of my trip, I became fascinated by the real
Benjamin Franklin. In fact, the more I read about him, the
more fascinating he becomes. His accomplishments seem
almost mythical rather than real. Could one man really have
been a businessman, scientist, inventor, politician, and
diplomat, among other things?
Unlike some historical figures, however, there is
a wealth of information about him, including his
autobiography. So there is no doubt about his
major accomplishments.
As suits a man of his
accomplishments, he has appeared in
some significant United States
numismatic items. His portrait graced
the ½-dollar piece for the short
period of 1947 to 1963 (Fig. 2).
His appearance on paper money,
however, has been more frequent,
beginning with the 1874 50-dollar
(Fig. 6). He has been on the 100dollar note since 1914.
Ironically his image is more
prominent on the paper money,
given his views on the subject. This
will be discussed shortly.
A brief review of his life will show
that he merits this prominent place in
1. This bust of Benjamin Franklin by Julio Kilenyi
graces the obverse of a 102 mm medallion issued to
mark the bicentennial of the Saturday Evening Post.
-----------------------------------------------------------------------------1. Ce buste de Benjamin Franklin a été réalisé par Julio Kilenyi
pour ce médaillon de 102 mm de diamètre émis à l’occasion du
bicentenaire du Saturday Evening Post.
366 –
November-December 2012
par Kim Zbitnew
J
© Heritage Auctions <www.ha.com>
’ai eu la chance de participer au congrès de l’American
Numismatic Association (ANA) tenu à Philadelphie
(Pennsylvanie) en août dernier. Une fois rassasié par
l’observation de pièces en or valant 1 million $ et de brique
d’or de 400 oz, j’ai eu le temps de visiter la ville. On
rencontre rapidement le « fantôme » de Benjamin Franklin,
le Philadelphien le plus célèbre. En fait, j’ai rencontré
Benjamin Franklin la première fois au congrès même, au
kiosque de la Franklin Mint, ou se tenait un acteur en habits
d’époque qui ressemblait considérablement au personnage
célèbre.
Depuis ce voyage, je suis fasciné par Benjamin Franklin.
En fait, plus je lis à son sujet, plus je suis fasciné. Son œuvre
semble presque mythique. Est-il vraiment possible à un
homme d’être à la fois homme d’affaires, scientifique,
inventeur, politicien et diplomate?
Contrairement à d’autres personnages historiques, on
trouve bon nombre de textes à son sujet, y compris une
autobiographie. Ses talents ne font donc aucun doute.
Comme cela revient à un homme de son talent, on le
trouve sur plusieurs articles numismatiques états-uniens. Son
effigie a orné la pièce de ½ dollar de 1948 à 1963 (fig. 2).
Toutefois, on la trouve plus souvent sur le papier-monnaie.
C’est sur le billet de 50 dollars millésimé 1874 qu’elle fait
sa première apparition (fig. 6). Depuis 1914, elle orne le
billet de 100 dollars.
Sa présence sur le papier-monnaie est poétique
considérant sa position sur le sujet, mais nous y reviendrons.
Un résumé de sa vie démontre que sa place proéminente
en numismatique et dans l’histoire des États-Unis lui est
bien méritée.
Né en 1706 à Boston, au sein d’une grande
famille, ses parents peuvent se permettre de
l’envoyer à l’école que pour deux ans.
Son amour de la lecture fera de lui un
autodidacte.
Il quitte le foyer paternel en 1723
pour ne pas devenir apprenti de son
frère et s’établit à Philadelphie.
Il quitte ensuite pour Londres
pour y apprendre le métier
d’imprimeur. Franklin revient à
Philadelphie en 1726 et se lance
dans l’édition et l’imprimerie.
Ses publications, la Philadelphia
Gazette et Poor Richard’s
Almanack (fig. 3) font de lui un
homme riche. Son almanach lui
amène tant célébrité que richesse.
Il est vrai que les almanachs sont très
populaires à l’époque, mais le sien se
démarque à cause de Richard Saunders,
suite à la page 369
2. Un buste de Benjamin Franklin a orné la pièce étatsunienne de ½ dollar de 1948 à 1963.
----------------------------------------------------------------------------------2. A bust of Benjamin Franklin was found on the United States ½dollar coin from 1948 to 1963.
Novembre-décembre 2012
– 367
continued from page 366
time, but Franklin’s was unique in that he invented an
imaginary character, Richard Saunders, whose humorous
stories and pithy sayings caught people’s imagination.
Every almanac offered pearls of wisdom on personal wisdom
and related matters of everyday life […] The trick for writers
like Franklin was to polish the pearls and set them distinctively;
in this he had no peer. (Brands, p. 130)
Although not all the sayings were original, his unique
twist made them very quotable. Here are a few examples:
“Even he who sits on the highest
throne sits on his own ass”
(Humes, p. 55)
“There are more old drunkards
than old doctors” (Humes, p. 4)
“If your head is wax, don’t walk
in the sun” (Humes, p. 57)
“If you will not hear Reason, she’ll
surely rap your knuckles (Humes,
p. 27)
The “Prince of the Power of the
air” tumbled from his seat; the
great doctrine which had so long
afflicted the earth was prostrated
forever. (Dray, p. 87)
Philadelphia—like Boston, New York, and other North American
cities—suffered from the chronic affliction of colonial
commerce—a lack of money.
(Humes, p. 38)
Paper money was used in
colonial America, and as a
printer in 1728 Franklin was
in a unique position to take
advantage of this. He literally
began to make money, as he
developed skills in printing
paper currency (in this
instance there was a contract
with New Jersey to print it).
(cf Humes, p. 89)
He was not a proponent of
“hard money.” In 1729 he
wrote a document entitled A
modest enquiry into the
nature and necessity of paper
money.
The gist of his argument was that
a scarcity of circulating money
elevated interest rates and
thereby retarded trade… we
have already experienced how
much the increase of our
currency by what paper money
has been made, has encouraged
our trade… the opposition to
paper often reflected an
unwarranted reverence for
specie, Franklin said. Gold and
silver were nothing more than
convenient measures of
something more intrinsic: the
amount of human labour that
went into any commodity.
He published the results of
his electrical research, and it
was this that really made him
famous in Europe. It was
3. The 1739 edition of Poor Richard’s Almanack.
actually a bit of a shock to the
Franklin acknowledged the temptation
Europeans that the colonies could ---------------------------------------------------------------3. L’édition 1739 du Poor Richard’s Almanack.
inherent in paper issues—namely, to print
produce a man of genius. His studies of
too much of the stuff. Current Pennsylvania
lightning led him to invent the lightning
practice avoided this pitfall by securing the notes with land.”
(Humes, pp. 133-135).
rod, which added more fame, and a bit of infamy. Many
were angry with the lightning rod, which was perceived as
At one point, Franklin received a contract to print
man’s attempts to thwart God’s punishment.
40,000 pounds of notes; his fee was 100 pounds. (Humes,
Lest we think this was his only invention, there were p. 135)
many others, included the Franklin stove (an efficient woodSome of his later observations after the American
burning stove), bifocals, and the armonica (glass harmonica).
continued on page 370
368 –
November-December 2012
Wikimedia Commons
The success of his printing
business gave him the
opportunity to study his first
love, science. His studies of the
new science of electricity led
him to the famous (but
dangerous) experiment of flying
a kite in a thunderstorm. The
experiment proved that
lightning was an electrical
phenomenon like those seen on
Earth, not the actions of an
angry god. As one author stated
rather dramatically:
Franklin was a keen promoter of civic improvement.
Among his many accomplishments were the founding of a
mutual fire-insurance company and the first circulating
library.
Not surprisingly for such a man, he published his views
on money.
As noted in James C. Humes’s The Wit and Wisdom of
Benjamin Franklin:
suite de la page 365
un personnage imaginaire, dont les histoires et les dictons
sont particulièrement appréciés.
Chaque almanach offrait des mots de sagesse au sujet de la sagesse
personnelle et sur le quotidien […] Le truc des auteurs comme
Franklin était de polir ces mots et de les rendre distincts. Pour
cela, il n’avait aucun égal. (Brands, p. 130) [trad. libre]
Bien que de nombreux dictons ne fussent pas originaux,
son approche les rendait faciles à citer. Voici quelques
exemples :
« Même ceux qui sont assis sur le trône le plus haut sont assis
sur leur derrière. » (Humes, p. 55) [trad. libre]
« Il y a plus de vieux soulons que de vieux docteurs. » (Humes,
p. 4) [trad. libre]
« Si votre tête est faite de cire, ne marcher pas au soleil. » (Humes,
p. 57) [trad. libre]
tentative de l’homme d’échapper à la colère de Dieu.
Mais là n’est pas sa seule invention, notons entre autres :
le poêle Franklin (un poêle à bois très efficace), les lunettes
bifocales et l’armonica (un harmonica de verre).
Franklin faisait la promotion de l’amélioration civique.
Parmi ses nombreuses réalisations dans le domaine, notons
entre autres la mise sur pied de la compagnie mutuelle
d’assurance incendie et celle d’une bibliothèque itinérante.
Il n’est donc pas surprenant qu’un homme de sa trempe
ait fait connaître son opinion sur la monnaie.
James C. Humes indique dans son ouvrage The Wit and
Wisdom of Benjamin Franklin [L’intelligence et la sagesse
de Benjamin Franklin] :
Philadelphie, comme Boston, New York et d’autres villes
d’Amérique du Nord, souffrait du mal chronique du commerce
colonial : le manque de monnaie. (Humes, p. 38) [trad. libre]
© Heritage Auctions <www.ha.com>
« Si vous n’entendez pas la Raison, elle vous tapera sûrement
sur les doigts. » (Humes, p. 27) [trad. libre]
Imprimeur en 1728, Franklin était dans situation unique
de pouvoir profiter du fait qu’on utilisait le papier-monnaie
dans l’Amérique
Le succès de
coloniale. Il
Franklin dans le
commença à
monde
de
imprimer de la
l’imprimerie lui
monnaie,
permet
de
littéralement, et
retourner à son
développa son
premier amour,
savoir-faire
la science. Son
d
a
n
s
étude
de
l’impression
du
l’électricité l’a
papier-monnaie
mené à faire la
(dans ce cas, il
célèbre
(et
avait un contrat
dangereuse)
du New Jersey
expérience de
pour le faire).
faire voler un
(Humes, p. 89)
cerf-volant
Il n’était pas
pendant
un
4. Ce billet de 20 dollars est le plus distinct et le plus rare de tous les billets continentaux. Il diffère des
120
autres
billets
continentaux
par
sa
forme,
sa
taille,
sa
couleur
et
son
papier.
C’est
Benjamin
Franklin
qui
un partisan des
orage. Celle-ci
a obtenu ce papier particulier à bordure colorée par l’entremise d’un contact à Paris.
l’amena
à ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ e s p è c e s
conclure que 4. This marbled-edge 20-dollar is the most distinctive and rarest of all the Continental notes. It is the only s o n n a n t e s e t
piece of the 102 different notes that has a different shape, size, paper, and color. Benjamin Franklin
écrivit, en 1729,
l’éclair est un
procured the distinctive marbled-edge paper from a contact in Paris.
un document
phénomène
intitulé
A
électrique comme les autres rencontrés sur Terre, et non
l’acte d’un dieu en colère. Comme le dit avec drame un modest enquiry into the nature and necessity of paper money
[Un modeste regard sur la nature et la nécessité du papierautre auteur :
monnaie].
Le « Prince de la Puissance de l’air » est tombé de son siège, la
doctrine qui a si longtemps affligé la Terre est abbatue à jamais.
(Dray, p. 87) [trad. libre]
C’est la publication des résultats de ses recherches en
électricité qui rendent Franklin célèbre en Europe. Les
Européens avaient d’ailleurs été surpris qu’un homme d’un
tel génie soit issu des colonies. Son invention subséquente
du paratonnerre lui amena tant éloges qu’affronts, puisque
le paratonnerre était perçu par certain comme étant une
Novembre-décembre 2012
Les grandes lignes de son argument étaient que la rareté de
monnaie circulante faisait monter les taux d’intérêts et,
conséquemment, ralentissait le commerce […] nous avons déjà
vu à quel point l’augmentation de la monnaie, par la mise en
circulation de papier-monnaie, à encouragé notre commerce […]
l’opposition au papier reflète souvent une révérence injustifiée
des espèces, précisa Franklin. L’or et l’argent n’étaient qu’un
moyen pratique de mesure de quelque chose plus intrinsèque : la
quantité de travail humain requis pour une commodité.
suite à la page 371
– 369
Wikimedia Commons
5. Since 1976, the back of the United States 2-dollar note bears a reproduction
of John Trumbull’s painting Declaration of Independence. The arrow points
to Franklin.
continued from page 368
Revolutionary War still ring true today in this era of paper
money and inflation. He was puzzled as to how it was
possible to finance the war seemingly without any hard
money. He noted that while within the United States:
Troops and other creditors of the government could accept
continental dollars† or nothing at all.” but “Foreign governments
and individuals were under no compulsion to accept American
paper. Indeed they marveled at the Americans’ system of financing
the war.
Of course, what was happening, as we know now, is that the
government borrowed money internally and agreed to pay back
in “continental dollars”. Due to massive inflation, the borrowed
money was now worth a whole lot less.
What was a mystery to Franklin and the politicians then has been
the normal functioning of our monetary system for decades, since
we are no longer on the gold standard‡.
Franklin said: “The whole system is a mystery even to the
politicians, how we have been able to continue the war for four
years without money, and how we could pay with paper that had
no previous fixed fund appropriated specifically to redeem it.”
Seemingly goods were coming out of nowhere:
Franklin himself sometimes marveled that “this currency as we
manage it is a wonderful machine. It performs its office when
we issue it; it pays and clothes troops, and provides victuals and
ammunition; and when we are obliged to issue a quantity
excessive, it pays itself off by depreciation.” (Humes, page 580)
But as we know now, the costs of the war were carried
by the population as a whole. Anyone who conducted
business or held the paper “continental dollars” was steadily
losing money as the dollars depreciated. This was an early
example of a process we have become very familiar with,
the invisible “inflation tax”.
Eventually Franklin turned to politics. He was elected a
370 –
5. Depuis 1976, on trouve une reproduction du tableau Declaration of
Independence, de John Trumbull, au dos du billet états-unien de 2 dollars.
La flèche indique Franklin.
member of the Pennsylvania assembly in 1751 and travelled
to London to promote the colony. In the 1760s he made
efforts to lobby against the punitive tax measures. At that
time there was considerable unrest of the perceived unfair
tax laws (remember the Boston Tea Party?). Ultimately he
was unsuccessful, and the colonial unrest boiled over to
become the American Revolution.
Franklin had become disillusioned with the possibilities
of reform and change coming from London. Therefore he
wholeheartedly supported the revolution and was one of
the signers of the Declaration of Independence in 1776
(Fig. 5).
He played a critical role in the success of the American
Revolution. He travelled to France as the American
ambassador and persuaded the king of France to help finance
the American war of independence, which was going badly
due to lack of funds. He was the perfect choice for the job,
since he was wildly popular in France. His fame resulted in
a famous epigram describing him:
His fame resulted in a famous epigram describing him,
coined by Turgot, the former comptroller general of France,
in June 1776: “Eripuit caelo fulmen, sceptrumque tyrannis”.
[He snatched lightning from the sky and the scepter from
tyrants] (Dray, p. 139). Subsequently, he was one of those
who negotiated the peace treaty with Great Britain in 1782,
and subsequent treaties with other European countries. Still
later, and despite his poor health, he was a representative of
the U.S. Constitutional Convention in 1787 that produced
the U.S. Constitution. Thus he played a critical role in all
the major events of early U.S. history.
What of Franklin the man? He was very much a product
continued on page 372
November-December 2012
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6. This 1874 50-dollar note has a portrait of Franklin, at left, designed by
Charles Burt.
suite de la page 369
Franklin reconnu la tentation inhérente des émissions de papier,
soit celle d’en imprimer trop. Les pratique courantes de la
Pennsylvanie évitait ce piège en garantissant les billets à l’aide
de terres. (Humes, pp. 133-135). [trad. libre]
Franklin reçut, à un moment donné, un contrat pour
imprimer des billets pour un total de 40 000 livres. Ses frais
étaient de 100 livres. (Humes, p. 135)
Certaines de ses observations faites après la guerre
d’indépendance des États-Unis s’appliquent encore
aujourd’hui, dans notre monde de papier-monnaie et
d’inflation. Il était perplexe et se demandait comment il était
possible de financer la guerre apparemment sans espèces. Il
remarqua qu’aux États-Unis :
Les troupes et les créanciers du gouvernement pouvaient accepter
des dollars continentaux†, ou rien du tout » et que « les
gouvernements et individus étrangers n’étaient pas forcés
d’accepter le papier-monnaie américain. Ils étaient toutefois
émerveillés de l’approche américaine pour financer la guerre.
Ce qui arrivait, comme nous le savons maintenant, c’était que le
gouvernement empruntait de l’argent dans le pays et acceptait
de rembourser en « dollars continentaux ». L’inflation faisait que
l’emprunt d’argent coûtait beaucoup moins cher.
Ce qui était alors un mystère pour Franklin et les politiciens est
la façon dont opère le système monétaire depuis plusieurs
décennies, depuis que nous avons abandonné l’étalon‡ or.
Franklin précisa « le système entier est un mystère, même pour
les politiciens, comment avons-nous pu continuer la guerre pour
quatre ans sans argent et comment avons-nous pu payer avec du
papier pour lequel aucunes monnaies avaient été mises de côté
pour le remboursé? »
Les biens apparaissaient de nulle part :
Franklin était parfois lui-même émerveillé que « cette monnaie
comme nous la gérons soit une superbe machine. Elle fait son
travail lorsque nous l’émettons : elle paye l’habillement, les
victuailles et munitions des troupes, et lorsque nous devons
Novembre-décembre 2012
6. On trouve à la gauche de ce billet de 50 dollars millésimé 1874 un portrait
de Franklin réalisé par Charles Burt.
l’émettre en quantité excessive, elle se paye elle-même par
dépréciation. » (Humes, page 580) [trad. libre]
Mais, comme nous le savons, les coûts de la guerre étaient
supportés par la population entière. Toute personne qui faisait
du négoce ou était en possession de « dollars continentaux »
de papier perdait tranquillement de l’argent avec la
dépréciation du dollar. C’est là un exemple du processus
que nous connaissons maintenant trop bien, l’invisible « taxe
inflationniste ».
Franklin s’est par la suite tourné vers la politique. Il fut
élu membre de l’assemblée de Pennsylvanie en 1751 et
voyagea à Londres pour promouvoir la colonie. Dans les
années 1760, il fit pression contre les mesures fiscales
punitives qui à l’époque étaient plutôt impopulaires (rappelez
vous le Boston Tea Party). Il fut ultimement sans succès et
le tollé colonial devint la Révolution américaine.
Franklin était désillusionné au sujet de la possibilité de
réforme venant de Londres. Il supporta dès lors la cause
révolutionnaire et fut l’un des signataires de la Déclaration
d’indépendance en 1776 (fig. 5).
Il contribua énormément au succès de la Révolution
américaine. Il alla en France en qualité d’ambassadeur et
réussit à convainque le roi de France d’aider au financement
des révolutionnaires, car le combat connaissait des difficultés
à cause du manque de fonds. Il était l’homme de la situation,
car il était très populaire en France.
La preuve est que Turgot, l’ancien contrôleur général de France,
disait de lui en juin 1776, « Eripuit caelo fulmen, sceptrumque
tyrannis » [il saisit la foudre du ciel et le sceptre des tyrans]
(Dray, p. 139) [trad. libre]
Par la suite, il participa aux négociations de paix avec la
Grande-Bretagne, en 1782, ainsi qu’à celles de nombreux
suite à la page 373
– 371
continued from page 370
of the “Enlightenment,” a movement that started in Europe
in the late 1600s and essentially promoted the idea
that man can use reason to regulate his life
without the need for kings or priests.
Although he believed in God, he
rejected the necessity of
organized religion, and had
very liberal views of
women and marriage. He
disliked pompous people,
but by all accounts he
was quite a pleasant
man to deal with, never
confronting
or
disagreeing
with
someone directly.
Did he have faults?
Undoubtedly. Humility
was not his greatest
strength, but tempered as
noted:
Was he ever wrong? Undoubtedly.
For instance, he failed to establish
the turkey as the U.S. national
symbol! (Humes, p. 133) But
he was so well respected
that half of Philadelphia
attended his funeral when
he died in 1790 (Brands,
p. 715).
His influence did
not end with his death.
7. Congress authorized
Franklin, John Jay, and John
Adams to negotiate a peace
treaty with Great Britain.
Preliminaries were signed at
Versailles on November 30, 1782,
and the final treaty, including France,
the Netherlands, and Spain, was
signed on September 3, 1783. This
medal was issued to commemorate that
treaty.
------------------------------------------------------------7. Le congrès demanda à Franklin, John Jay et John
Adams de négocier un traité de paix avec la GrandeBretagne. Les ententes préliminaires furent signées à Versailles
le 30 novembre 1782 et le traité même, qui comprenait aussi la France, les
Pays-Bas et l’Espagne, fut signé le 3 septembre 1783. Cette médaille fut
frappée pour souligner ce traité.
372 –
[Editor - To find out more about Franklin’s
involvement with United States coinage read
Serge Pelletier’s article e n t i t l e d “ B e n j a m i n
Continued on page 376
November-December 2012
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A master of public relations,
Franklin was brilliant in promoting
himself, but never at the expense of
others. A born diplomat, he listened while
others gossiped. He asked questions and let
others do the talking” (Humes, p. 138)
He arranged for a fund to be loaned to deserving young
entrepreneurs. Amazingly, 200 years after his death, these
funds were still worth millions of dollars (Brands,
p. 713).
His original house no longer exists,
as it was torn down about 20 years
after his death. The location,
314-321 Market Street, in
Philadelphia, is preserved
and has an underground
museum of Franklin.
Unfortunately the
museum was closed
during my visit to the
city. However, his
grave is preserved in
Philadelphia with a
commemorative
plaque nearby.
The Franklin Institute
in Philadelphia, built
after his death, is a kind of
living memorial, promoting
science education and
certainly in keeping with his
philosophy (visit its website at
www.fi.edu). I visited it during the trip,
but it is more of a science museum than a
museum about Franklin. However,
in the foyer is a memorial to him
with an imposing marble
statue.
Franklin’s stature as an
American icon has
resulted in his image
appearing everywhere,
both seriously and not
so seriously.
We will not see
another like Benjamin
Franklin. The world
has become too
complicated and too
rigid for someone to fill
so many roles. Still, we
can look with fascination at
the life of one of he last of
the Renaissance men.
8. Ce jeton des presses Franklin millésimé 1794 est un jeton dit Conder†.
Bien qu’il n’ait probablement jamais circulé aux États-Unis, les collectionneurs
l’incluent dans la monnaie états-unienne « coloniale » parce qu’il fait référence
à Franklin
---------------------------------------------------------------------------8. This 1794 Franklin Press token is a Conder token†.
Although it probably never circulated in the
United States, collectors have included it as
a U.S. “Colonial” coin because of the
reference to Franklin.
© Heritage Auctions <www.ha.com>
suite de la page 371
autres traités avec des
pays européens. Plus
tard, malgré des
problèmes de santé,
il participa à la
C o n v e n t i o n
constitutionnelle de
Philadelphie, en 1787,
qui aboutit en la
rédaction et l’adoption
de la Constitution des
États-Unis. C’est donc dire
qu’il joua un rôle
significatif dans tous les
évènements d’importance du début
de l’histoire états-unienne.
Que dire de Franklin, l’homme? Il était
assurément un produit du « Siècle des
Lumières », un mouvement philosophique,
culturel et scientifique qui vit le
jour en Europe au XVIIe siècle.
Celui-ci préconisait que
l’Homme est en mesure de
régulariser sa vie sans roi
ou prêtre. Bien qu’il
croyait en Dieu, Franklin
rejetait la religion
organisée et avait une
vision libérale des
femmes et du mariage.
Il n’aimait pas les gens
prétentieux et, selon les
écrits, était un homme
avec qui il était plaisant de
faire affaire, n’ayant jamais
de
confrontation
ou
désaccord directs.
Avait-il des fautes? Sans
doute. L’humilité n’était pas l’une de
ses forces, mais celle-ci était néanmoins
tempérée :
Maître en relations publiques, Franklin savait brillamment se
promouvoir, mais jamais au détriment des autres. Diplomate né,
Novembre-décembre 2012
il écoutaut quand les autres comméraient. Il posait des questions
et laissait la parole aux autres. (Humes, p. 138) [trad. libre]
Avait-il tort à l’occasion? Sans doute. Il échoua,
par exemple, à faire du dindon un symbole
national états-unien! (Humes, p. 133)
Mais il était si respecté que la
moitié de la population de
Philadelphie a assistée à ses
funérailles, en 1790.
(Brands, p. 715)
Son influence n’a pas
cessé à sa mort. Il établit
un fond pour prêter aide
aux jeunes entrepreneurs.
Deux cents ans plus
tard, ce fond vaut
toujours plusieurs
millions de dollars
(Brands, p. 713).
Sa première résidence
philadelphienne n’est
plus, car elle a été détruite
20 ans après sa mort.
Toutefois, on trouve à sa place,
au 314-321 rue Market, un musée
sous-terrain qui lui est dédié. Il était
malheureusement fermé lors de ma visite.
Sa tombe, elle, demeure et on y trouve une
plaque commémorative.
Le Franklin Institute de
Philadelphie, construit après sa
mort, est en quelque sorte
un mémorial. On y fait
la promotion de
l’enseignement des
sciences (visitez son site
Web au www.fi.edu).
J’ai visité ce dernier
lors de mon voyage, il
est plus un musée de
science qu’un musée au
sujet de Franklin.
On trouve toutefois
une imposante statue de
marbre de lui dans le foyer.
Comme Franklin est une
icône états-unienne, on
trouve son image un peu partout,
qu’elle soit sérieuse ou non.
Il est peu probable que l’on
connaisse un autre Benjamin Franklin, car le
monde est devenu si compliqué et rigide qu’il est presque
suite à la page 377
– 373
by Wilfred Lauber
L
Any help would be most appreciated.
374 –
continued on page 376
November-December 2012
© Wilfred Lauber
ate last year, I wrote an article
about the Militia citizensoldiers of the War of 1812
who received the British
Empire’s Military Service
Medal. Since I required a photo of
the medal for the article, I emailed
the War Museum and a museum
in Amherstburg, Ontario, but never
received any replies.
A Society member suggested
that I contact another Society
member who had some of these
medals. When I spoke to Graham
Neale, he said he would
photograph his medals and send
the photos to me for the article. He
told me that his Fort Detroit medal
was awarded to Henry Lypps.
I looked up Henry in my
genealogical research notes and
found a lot of information about
him and his service in the war. This
was added to the article to
1. Graham Neale (left) presents the Henry Lypps medal to his great-great-great-grandson, Bruce Lypps.
personalize it, so the article was not ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------1. Graham Neale (à gauche) remet la médaille d’Henry Lypps à son arrière- arrière- arrière-petit-fils,
just a lot of statistics and numbers but
Bruce Lypps.
related to a real person. The article was
published in the January 2012 issue
of
.1
Kindest Regards,
Bruce Lypps
In April of the same year, the Ottawa Numismatic Society
London, Ontario, Canada”
decided to put all issues of moneta online and accessible to
all. Then began an amazing series of events culminating in
I immediately contacted Bruce and over the afternoon
a heartwarming outcome.
we exchanged several emails. I explained where I obtained
the photo of the Lypps medal and suggested that he contact
Fast Forward
the present owner for further information.
On a Sunday near the end of September we received an
Bruce gave me a lot of information about his great-greatemail:
great-grandfather and his life after the war.
Henry Lypps was born in 1782 in Pennsylvania to John
I stumbled across your Jan 2012 edition online and frankly
and Mary Anne Lips. The family moved to Canada and
am awestruck.
The piece by Mr. Lauber discusses my GGG Grandfather,
settled in Essex County around 1790. In 1810, at the age of
Henry Lypps’ War of 1812 General Service Medal from the
28, Henry married Catherine Wright and they subsequently
Capture of Detroit.
raised 13 children (10 to maturity). Henry was a farmer. We
I am sending you this message in the fond hope that you
know that he was able to read and write because of his
may be able to help me locate the medal.
I cannot stress how grateful I would be if you could render
signature on several documents (loss claim and muster rolls).
some kind assistance in my effort to see it one day.
At the age of 30 he served in the War of 1812 in the
par Wilfred Lauber
P
lus tôt cette année (numéro de janvier 2012 de
Autumn 19821), je vous ai présenté un article sur les
citoyens-soldats de la guerre de 1812 qui reçurent la
Médaille du service militaire de l’Empire britannique.
Comme j’avais besoin d’une photo, j’ai contacté le Musée
de la guerre et un autre musée à Amherstburg (Ontario),
mais en vain.
Un membre de la Société me suggère alors de contacter
un autre membre de la Société qui possède quelques
exemplaires de cette médaille. Graham Neale m’offre alors
de photographier ses médailles et de me faire suivre les
clichés afin que je puisse m’en servir pour illustrer mon
article. Il m’explique alors que sa médaille du fort Détroit
avait été décernée à Henry Lypps.
Je fais alors des recherches généalogiques et trouvé de
l’information à son sujet et au sujet de son service pendant
la guerre. Cette information fut alors ajoutée à l’article afin
de le rendre plus personnel et non que des statistiques.
C’est en avril dernier que les membres de la Société
numismatique d’Ottawa ont voté en faveur de rendre
accessible à tous. Ceci allait être le début d’une
suite d’évènements qui allait aboutir en un moment des plus
touchants.
Un bond vers l’avant
C’est un dimanche de la fin de septembre que je reçois
le courriel suivant :
© Graham Neale
J’ai découvert par hasard votre numéro de janvier 2012, sur
le Web, qui m’a abasourdi.
L’article de M. Lauber mentionne la Médaille du service
militaire décernée à mon arrière-arrière-arrière-grand-père, Henry
Lypps, pour la capture de Détroit lors de la guerre de 1812.
Je vous envoie ce courriel dans l’espoir que vous serez en
mesure de m’aider à retracer cette médaille.
Je vous serais infiniment reconnaissant si vous pouviez
m’aider à la voir un jour.
Toute aide serait dès plus appréciée.
Sincèrement,
Bruce Lypps
London (Ontario)
J’ai immédiatement contacté Bruce et nous avons
échangé plusieurs courriels au cours de l’après-midi, dans
lesquels j’ai expliqué comment j’avais obtenu la photo et
lui suggéra de contacter le propriétaire actuel de la médaille
pour de plus amples informations.
Bruce partagea avec moi de nombreuses informations
au sujet de son arrière-arrière-arrière-grand-père et de sa
vie après la guerre.
Henry Lypps est né en Pennsylvanie en 1782, fils de
John et Mary Anne Lips. La famille a émigré au Canada
vers 1790 et s’est établie dans le comté d’Essex. En 1810, à
l’âge de 28 ans, Henry épouse Catherine
Wright. Ils auront 13 enfants (dont 10 ce sont
2. La médaille d’Henry Lypps.
--------------------------------------2. Henry Lypps’s medal.
Novembre-décembre 2012
suite à la page 377
– 375
LYPPS – continued from page 374
st
Flank Company of the 1 Essex Militia and took part in the
capture of forts Detroit and Meiggs. For his service he
received a 50-acre grant of the waste Lands of the Crown as
part of His Royal Highness the Prince Regent’s bounty. As
was described in the previous article, Henry applied and
received a British Empire Military General Service Medal.
In April 1823, he was appointed Lieutenant in the First
Regiment of the Essex Militia by Sir Peregrine Maitland,
Governor of the Province of Upper Canada. He died, at the
age of 101, in 1883.
Bruce Lypps and Graham Neale corresponded and
reached an understanding. Graham graciously relinquished
the medal at an agreed price. Although it had been part of
Graham’s personal collection for some years, the fact that
the great-great-great-grandson of Henry Lypps wanted it
back in the family was too much to resist. On October 12
of this year, I met Bruce and Graham for the return of the
medal to the family. It was a wonderful moment for all three
of us. (see photo of Graham and Bruce)
We subsequently discussed the rarity of this medal. As
explained in the previous article we know that there were
216 Military General Service Medals awarded for the
capture of Fort Detroit2 and that 58 of these were awarded
to members of the 1st Essex Militia. From Graham we learned
BOSTON ADVENTURE – continued from page 364
boat tour of the harbour area thrown in, it was a good
deal. We used tickets, of course, but during one ride, my
wife was the first to call out the correct answer to a skilltesting question and was awarded this “trolley token” as
a prize (Fig. 11). It seems to be just a souvenir, and can’t
be used to get a ride on the trolley, but it is a nice memento
of our Boston holiday.
Calling the last token a “transportation token” is a
stretch, but you be the judge. We found ourselves looking
for breakfast one day so we went into a food court in the
Massachusetts Bay Transportation Authority Building,
located just near our hotel. I ordered bagels and coffee
and asked where the restrooms were. The clerk pointed
and said: “Here, you’ll need this to get in”. She handed
me a shiny little Nic-O-Loc restroom token (Fig. 12). I
had never seen such items but clearly, they must be used
in lots of places, as they are generic. I remember the old
DROULERS – continued from page 349
these reasons, my rating is 4/5.
Available from the author
([email protected]) or at
www.cgb.fr.
376 –
that there seems to have been two batches of these medals,
the first shows the name and CANADN [sic] MILITIA on the edge,
and a second later and smaller batch shows the name and
1ST ESSEX MILITIA CANADA on the edge. Graham has reported
that there are only five known medals of this later batch,3
which makes this medal a rarity.
This has been a satisfying experience for, both me and
the Ottawa Numismatic Society to see such a result of our
research and publication. The return of this medal to the
original family has touched all our hearts. I would like to
thank all those who had a hand in this project.
Endnotes:
1
Lauber, moneta, Vol.2, pp. 18-29
2
Wilson, Military General Service 1793-1814, pp. 5-11
3
Neale, M.G.S. Medals to the Canadian Militia, pp. 145-148
References:
Lauber, Wilfred, “The British Empire’s Military General Service Medal and
the Canadian Citizen Soldiers of the War of 1812, moneta, pp. 18-29,
January 2012.
Neale, Graham H, “M.G.S. Medals to the Canadian Militia: Unpublished
Regimental Namings”, Journal of the Orders and Medals Research
Society, Vol.21, No.3 (Autumn 1982), pp. 145-148, .
Wilson, Barbara, Military General Service 1793-1814 (Canadian
Recipients), Spink & Son Ltd, London UK, 1975.
nickel-plated coin-operated locks on toilet stalls back in
the 1950s and 1960s but I thought they were long gone.
They were expensive and impractical since the price of
using a “pay toilet” kept changing. The euphemism,
“spend a penny”, was long out of date when I was young
- then it cost a nickel. Later, it was a dime, then a quarter.
Anyhow, I was pleased to receive this little token in the
MBTA building. So much so that I resisted the “urge” to
spend it.
Now that’s a numismatist truly dedicated to his
collection!
Endnotes:
1
http://www.boston.com/news/local/massachusetts/articles/2006/05/
27/tokens_begin_last_hurrah_at_the_t/
2
http://bostinno.com/2012/06/27/thats-a-lot-of-t-tokens-mbta-has-34-million-unused-coins-to-get-rid-of-photo/
FRANKLIN – continued from page 372
Franklin: A vision for the coinage of a new nation” in the December 2009 issue of the
Ottawa Coin Club Newsletter.]
References:
Brands, H. W. The First American: the life and times of Benjamin Franklin. New York: Doubleday,
2000.
Dray, Philip. Stealing God’s Thunder. New York: Random House, 2005.
Humes, James C. The wit and Wisdom of Benjamin Franklin. Nashville, TN: Beckon Books, 1995.
Franklin Institute’s website <www.fi.edu>, which includes a timeline of his life. [2012-08-30]
November-December 2012
LYPPS – suite de la page 375
rendus à l’âge adulte). Henry est un fermier et nous savons
qu’il sait lire et écrire puisque l’on a retrouvé sa signature
sur de nombreux documents (dont une réclamation de perte
et des feuilles d’appel).
À 30 ans, il joint les rangs de la Compagnie de flanc de
la 1re Milice d’Essex et prend part à la capture des forts
Détroit et Meiggs. Pour son service militaire, il reçoit
50 acres des terres désolées de la Couronne. Comme décrit
dans mon article précédent, Henry fit application pour la
Médaille du service général militaire. En avril 1823, sir
Peregrine Maitland, gouverneur de la province du HautCanada, le nomme lieutenant dans le 1er Régiment de la
Milice d’Essex. Il meurt en 1883 à l’âge de 101 ans.
Lors de correspondance entre Bruce Lypps et Graham
Neale, Graham accepta de se dessaisir de la médaille à un
prix convenu. Bien qu’elle ait fait partie de la collection
personnelle de Graham depuis de nombreuses années, la
remise de la médaille d’Henry Lypps à son petit-petit-petitpetit-fils n’était que juste. Le 12 octobre dernier, j’ai
rencontré Bruce et Graham et fut témoin du retour de la
médaille à la famille. Ce fut un moment incroyable.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Nous avons ensuite
discuté de la particularité de cette médaille. Comme
mentionné dans mon article de janvier, 216 Médailles du
service général militaire furent décernées pour la capture
du fort Détroit2 dont 58 aux membres de la 1re Milice
GLISSEMENT – suite de la page 348
Références :
Project Management Institute. A Guide to the Project Management
Body of Knowledge (PMBOK® Guide) – 4th Ed. Project
Management Institute, 2008.
http://en.wikipedia.org/wiki/Scope_creep [2012-11-12]2
“AEROSPACE: From dirigible to space shuttle…” in moneta, Vol. 2,
No. 6.
d’Essex. Graham nous précisa qu’il y a eu deux émissions
de cette médaille. Dans la première, les médailles sont
gravées sur la tranche au nom du récipiendaire et de la
mention CANADN [sic] MILITIA. Les médailles de la seconde
émission sont gravées du nom du récipiendaire et de la
mention 1ST ESSEX MILITIA CANADA. Graham précisa qu’il n’y
a que cinq de ces médailles connues3, et la médaille de Lypps
en est une.
Nous devons donc nous féliciter, car nous avons
grandement contribué à au retour de cette médaille (grâce à
l’accès libre à
). Pour moi, ce fut un moment très
satisfaisant et il fut très touchant pour tous ceux impliqués.
Je tiens d’ailleurs à les remercier pour leur contribution.
Notas :
1
Lauber, moneta, Vol.2, pp. 18-29
2
Wilson, Military General Service 1793-1814, pp. 5-11
3
Neale, M.G.S. Medals to the Canadian Militia, pp. 145-148
Références :
Lauber, Wilfred, « La Médaille du service militaire général de l’Empire
britannique et les citoyens-soldats canadiens de la guerre de 1812 »,
moneta, janvier 2012, pp. 18-29.
Neale, Graham H, « M.G.S. Medals to the Canadian Militia: Unpublished
Regimental Namings »,Journal of the Orders and Medals Research
Society, Vol.21, No.3 (Autumn 1982), pp. 145-148.
Wilson, Barbara, Military General Service 1793-1814 (Canadian
Recipients), Spink & Son Ltd, London UK, 1975.
DROULERS – suite de la page 349
tâche du collectionneur plutôt difficile, car il doit corriger
toutes les notations de ses pièces à chaque nouvelle
édition. Pour ces raisons, ma cote est de 4/5.
Offert par l’auteur ([email protected]) et au
www.cgb.fr.
FRANKLIN– suite de la page 373
AVENTURE À BOSTON – suite de la page 365
dans la bonne direction et dit : « Vous aurez besoin de ceci pour y
rentrer », et me donna un petit jeton Nic-O-Loc brillant (fig. 12).
Je n’avais jamais vu de tels jetons, mais leur usage doit être répandu,
car il est générique. Ça m’a rappelé les verrous payants nickelés
que l’on retrouvait sur les cabines de toilette dans les années 1950
et 1960, mais je croyais qu’ils avaient depuis longtemps disparu.
Ils étaient dispendieux et peu pratiques étant donné que les « frais
d’utilisation » ne cessaient de changer… d’abord 1 cent, puis 5, 10
et enfin 25 cents. Peu importe, j’étais heureux de recevoir ce petit
jeton utilisé dans l’édifice MBTA à tel point que j’ai résisté
l’« envie » de m’en servir.
Ça, c’est du dévouement à sa collection!
Notas :
1
http://www.boston.com/news/local/massachusetts/articles/2006/05/27/
tokens_begin_last_hurrah_at_the_t/
2
http://bostinno.com/2012/06/27/thats-a-lot-of-t-tokens-mbta-has-3-4-millionunused-coins-to-get-rid-of-photo/
Novembre-décembre 2012
impossible de cumuler autant de rôles
aujourd’hui. Peu importe, nous pouvons étudier
avec fascination la vie de l’un des derniers
esprits universels.
.L .R. – Pour en connaître davantage sur
[N.D
N.D.L
N.D
l’implication de Franklin au niveau du monnayage
états-unien lisez « Benjamin Franklin: A vision for the
coinage of a new nation », de Serge Pelletier, dans le
numéro de décembre 2009 du Ottawa Coin Club
Newsletter.]
References :
Humes, James C. The wit and Wisdom of Benjamin
Franklin. Nashville, TN: Beckon Books, 1995.
Brands, H. W. The First American: the life and times of
Benjamin Franklin. New York: Doubleday, 2000.
Dray, Philip. Stealing God’s Thunder. New York: Random
House, 2005.
Franklin Institute’s website <www.fi.edu>, which includes
a timeline of his life. [2012-08-30]
– 377
SANTA – continued from page 358
and the drawings of illustrator Felix Daley had been used
for the Type IV vignette, so perhaps now, with Nast’s
illustrations growing in popularity, the Saint Nicholas Bank
felt that it was Nast’s turn to have his artwork featured on a
banknote. We have already seen the impact all three artists
had on the evolution of Santa’s image, so why not all three
on bank notes as well? Sadly, Nast’s image may have just
been a wee bit too late – the Saint Nicholas Bank became a
national bank (Charter #972) on April 1, 1865 – and this
ended the use of St. Nicholas on bank notes.
Santa’s image elsewhere
Although Santa no longer appears on bank-issued notes,
he can be found on a wide variety of fantasy scrip, overprints,
gift certificates, cheques, stock certificates, and more. Such
issues are often used to promote merchants, organizations,
community ventures and the like.
The delightful note at Fig.12 features Santa, complete
with red suit and snowy white beard, on the front and a
ready-made letter to Santa with lines for a young one to fill
in a list wish for Santa to bring on Christmas morning.
Another beautiful Santa vignette can be found on the
25-cent scrip issued by Scribner & Co., New York on the
centennial of the United States in 1876 (Fig 11). While not
an exact copy, the Santa and sleigh vignette found on this
issue is very similar to that on W. O. C. Daley’s illustration
of Clement C. Moore’s poem shown in Fig 1.
Through these images, Saint Nicholas will continue to
live on in numismatics….and in our hearts.
Endnote:
1
moneta, Vol. 2, No. 10, pp. 364-369.
Références :
Durand, Roger H. Interesting Notes About Christmas. Rehoboth, MA:
R.H. Durand & Co., Ltd., 1993.
Edwards, Owen. “A Mischievous St. Nick from the American Art Museum”
Smithsonian Magazine, Décembre 2011. http://
www.smithsonianmag.com/arts-culture/A-Mischevious-St-Nick-fromthe-American-Art-Museum.html# [2012-11-28]
Gilkes, Paul. “Diverse Numismatic Items Depict Santa”, Coin World, 25
décembre, 1991.
Heritage Auctions. 2012 January Signature FUN Currency Auction
#3516. www.ha.com [2012-11-28]
Hessler, Gene. “Happy Holidays – Notes from St. Nick” Coin World, 21
décembre, 1992.
Lawrence, Kathy. “Santa Claus as Depicted on Obsolete Banknotes.” 22
décembre, 2011. http://nutmegcollector.blogspot.ca/2011/12/santaclaus-as-depicted-on-obsolete.html [2012-11-28]
Rodgers, Dr. Kerry. “Santa Claus Banknotes” Coin News, décembre 2012,
pp. 81-82.
Ruehlen, Larry L. Christmas Currency – An Illustrated Trial List. Privately
printed by author, Harper Woods, MI. 1973.
“Thomas Nast - Santa Claus Pictures.” http://www.sonofthesouth.net/
Original_Santa_Claus.htm [2012-11-28]
http://en.wikipedia.org [2012-11-28]
378 –
PÈRE NOËL – suit de la page 359
sur des billets, il est logique de concevoir qu’une illustration
du dernier membre du trio à avoir si fortement influencé
l’image du père Noël moderne, le soit aussi.
Malheureusement pour Nast, cette illustration est peut-être
arrivée trop tard, car la Saint Nicholas Bank a reçu sa charte
nationale (no 972) le 1er avril 1865 marquant ainsi la fin de
l’émission de billet à son nom.
L’image du père Noël ailleurs
Bien qu’on ne trouve plus d’images du père Noël sur
des billets de banque, on en trouve sur des pseudobons de
marchands, billets surchargés, bons-cadeaux, chèques,
certificats d’action, etc. Il s’agit, dans la plupart des cas,
d’articles promotionnels.
Le billet à la fig. 12 montre une image du père Noël tel
qu’on le connaît aujourd’hui, barbe blanche et habit rouge.
Le dos est un formulaire de lettre au père Noël sur lequel on
peut écrire les cadeaux que l’on aimerait recevoir.
On trouve aussi une jolie vignette du père Noël sur le
bon de marchand de 25 cents émis par Scribner & Co., de
New York, émis en 1876, année du centenaire des ÉtatsUnis (fig. 11). Bien qu’il ne s’agisse pas d’une reproduction
exacte, elle est similaire à la vignette du père Noël dans son
traineau produite par W. O. C. Daley pour illustrer le poème
de C. Moore (fig. 1).
Ces images du père Noël le garderont vivant en
numismatique… et dans nos cœurs.
Nota :
1
moneta, vol. 2 no 10, pp. 364-369.
Références :
Durand, Roger H. Interesting Notes About Christmas. Rehoboth, MA:
R.H. Durand & Co., Ltd., 1993.
Edwards, Owen. « A Mischievous St. Nick from the American Art
Museum », Smithsonian Magazine, Décembre 2011. http://
www.smithsonianmag.com/arts-culture/A-Mischevious-St-Nick-fromthe-American-Art-Museum.html# [2012-11-28]
Gilkes, Paul. « Diverse Numismatic Items Depict Santa », Coin World,
25 décembre, 1991.
Heritage Auctions. 2012 January Signature FUN Currency Auction
#3516. www.ha.com [2012-11-28]
Hessler, Gene. « Happy Holidays – Notes from St. Nick », Coin World,
21 décembre, 1992.
Lawrence, Kathy. « Santa Claus as Depicted on Obsolete Banknotes ».
22 décembre, 2011. http://nutmegcollector.blogspot.ca/2011/12/
santa-claus-as-depicted-on-obsolete.html [2012-11-28]
Rodgers, Dr. Kerry. « Santa Claus Banknotes », Coin News, décembre
2012, pp. 81-82.
Ruehlen, Larry L. Christmas Currency – An Illustrated Trial List. Édité par
l’auteur, Harper Woods, MI. 1973.”
« Thomas Nast - Santa Claus Pictures. » http://www.sonofthesouth.net/
Original_Santa_Claus.htm [2012-11-28]
http://en.wikipedia.org [2012-11-28]
November-December 2012
A proud moment
Un fier moment
© Henry Nienhuis
I
T
© British Royal Mint <www.royalmint.com>
C
bought Chris Faulkner’s
’est lors de la Toronto
book, The Holey Dollars
Coin Expo tenue le
and Dumps of Prince
29 septembre dernier
Edward Island, at the Toronto
que j’ai acheté le livre de
Coin Expo on September 29,
Chris Faulkner, The Holey
2012.
Dollars and Dumps of Prince
To my complete surprise,
Edward Island.
Chris used the two photos of
À ma grande surprise,
a Holey Dollar† I had taken
Chris a utilisé les deux photos
de dollar troué† que j’avais
for him back in March 2011.
The coin had come from Louis
prises pour lui en mars 2011.
Chevrier (CCCS and LCA of
La pièce avait été envoyée
Montréal) so that Chris could
par Louis Chevrier (CCCS et
authenticate it. So I had the
LCA de Montréal) afin qu’il
pleasure to go through the
puisse l’authentifier. J’ai
authentication process that
donc été témoin du processus
Chris uses and confirmed
utilisé par Chris pour
indeed that, although this coin
confirmer que, bien qu’elle
is well circulated, it is
ait beaucoup circulé, elle était
authentic.
authentique.
I’m pleased to say that
J’ai maintenant un
I now have an
exemplaire autographié
autographed copy of this François Rufiange (à gauche) pose fièrement avec Chris Faulkner (à droite) et son livre. de ce merveilleux livre.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------fantastic book.
– François Rufiange
François Rufiange (left) poses proudly with Chris Faulkner (right) and his book.
– François Rufiange
Another jubilee year
he year 2013 will mark another
milestone in British history as it
will be the 60 th anniversary
of the Coronation of Her
Majesty Queen Elizabeth II.
To mark the occasion
the Royal Mint is striking
a 5-pound coin
that
depicts the
majestic Imperial State
Crown. The wording TO
REIGN A N D S E R V E i s
f r o m The Queen’s
Coronation s p e e c h ,
w h i l e A V O W MADE
GOOD refers to the lifelong
pledge The Queen made at
her Coronation to serve the
United Kingdom and the
Commonwealth.
For more information visit
www.royalmint.com.
Novembre-décembre 2012
Une autre année jubilaire
L
’année 2013 sera une autre année
importante pour Sa Majesté la
reine Élizabeth II puisqu’elle
célèbrera le 60e anniversaire
de son couronnement.
Pour souligner
l’occasion, la Royal Mint
frappera une pièce de
5 livres ornée de la
Couronne impériale
d’apparat. Les mots
TO REIGN AND SERVE
proviennent du discours
de la reine, tandis que
A VOW MADE GOOD
rappelle la promesse
faite par Sa Majesté de
servir le Royaume-Uni et le
Commonwealth.
Pour de plus amples
renseignements consultez le
www.royalmint.com.
– 379
T
he following definitions are taken from Serge Pelletier’s The
Canadian Dictionary of Numismatics or from the upcoming
The Canadian Encyclopaedic Dictionary of Numismatics.
The expressions in brackets [] are the translations in the other
official language. Note that the use of capital letters indicates that
they are always required.
Note: When a term is followed by a double dagger (‡) in the text,
this indicates that it was defined in a glossary published since the
beginning of the year.
L
es définitions présentées dans le présent lexique sont issues
du Dictionnaire canadien de numismatique de Serge Pelletier
ou du Dictionnaire encyclopédique canadien de numismatique
(en développement). Les expression entre crochets [ ] sont les
traductions du terme dans l’autre langue officielle. Notez que l’on
emploie les majuscules que lorsque celles-ci sont toujours
requises.
Nota : Lorsqu’un terme est suivi d’une double croix (‡) dans un
texte, ceci indique qu’il a été défini dans un glossaire publié depuis
le début de l’année.
© Serge Pelletier
○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○
Conder token [jeton dit Conder] - The name given to the
copper tokens issued in England from 1787 to 1802. Called
so because Rev. James Conder was the first to catalogue
them.
continental dollar [dollar continental] – The currency
issued by the United States Congress prior to independence.
Extremely Fine [Supérieur] - Term used to describe the
condition of a coin or a note. An Extremely Fine coin has
about 95% of the original details visible, or there will be a
light wear over nearly all the coin. An Extremely Fine note
is very attractive, showing light signs of handling. It may
have a maximum of three light folds or one strong crease.
The paper is clean and bright and has the original sheen.
Holey Dollar [dollar troué] - A Spanish dollar with the
centre removed. This was used in 1813, a time of shortage
of coinage, both in Prince Edward Island, Canada, and in
New South Wales, Australia.
medalet [petite médaille] – A small medal, generally
25 mm or less in diameter.
municipal trade token [jeton municipal] – A
community token, sponsored by a local non-profit
organization and given legal tender by the appropriate local
authority, for a specific area and a limited time.
obsolete bank note [billet de banque obsolète] – A note
issued by a United States bank prior to 1865.
proof [épreuve] - An impression of a bank note made to be
shown to bank officials before production. In 19th-century
notes, the impressions are usually on India or rice paper
and holes have been made in the signature blocks. Unlike
specimens, proofs bear no additional markings.
transportation token [jeton de transport] – A coin-like
piece of metal, plastic or card, issued by companies and
corporations exchangeable for rides on transport systems.
vecturist [collectionneur de jetons de transport] – A
collector who specializes in transportation tokens.
380 –
billet de banque obsolète [obsolete bank note] – Billet
émis par une banque états-unienne avant 1865.
dollar continental [Continental Dollar] – Monnaie
émise par le Congrès des États-Unis avant leur
indépendance.
dollar troué [Holey Dollar] - Piastre espagnole à laquelle
on a enlevé le cœur. Il fut utilisé en 1813 comme monnaie
d’urgence pour pallier le manque de numéraire à l’Île-duPrince-Édouard (Canada) et en Nouvelle-Galles du Sud
(Australie).
épreuve [proof] – Impression d’un billet de banque
produite pour montrer aux responsables d’une banque avant
la production. Les épreuves de billets du XIXe siècle sont
habituellement imprimées sur du papier de riz ou d’Inde et
ont des perforations dans les blocs-signature. Contrairement
aux spécimens, les épreuves n’ont aucune surcharge.
jeton de transport [transportation token] – Pièce
monétiforme faite de métal ou plastique, ou billet de carton,
émise par une compagnie pour être échangée pour une course
à bord d’un système de transport.
jeton dit Conder [Conder token] – Nom donné aux jetons
de cuivre émis en Angleterre de 1787 à 1802. Ainsi nommés
parce que le révérend James Conder fut le premier à les
cataloguer.
jeton municipal [municipal trade token] – Pièce
communautaire émise par un organisme sans but lucratif à
laquelle l’autorité locale appropriée accorde cours libre dans
une région spécifique pendant une période donnée.
Supérieur [Extremely Fine] - Terme utilisé pour décrire
l’état de conservation d’une pièce ou d’un billet. Une pièce
dans cet état montre 95% des détails d’origine, ou a une
légère usure sur la grande majorité de la surface de la pièce.
Un billet dans cet état est de très belle qualité et ne montre
que de légers signes de manipulation. Il peut n’y avoir qu’un
maximum de trois légers plis ou un seul plus prononcé. Le
papier est propre et brillant et a encore son lustre d’origine.
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