Depuis plus de quarante ans, François Guy oeuvre au sein de la

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Depuis plus de quarante ans, François Guy oeuvre au sein de la
Depuis plus de quarante ans, François Guy oeuvre au sein de la colonie artistique du Québec. Originaire du quartier St-Henri
à Montréal, François est né à la fin des années 40. Après une enfance heureuse, teintée par le légendaire Maurice Richard, les
prouesses de Davy Crockett et les incontournables combats à l’épée de Zorro, François connaît un début d’adolescence
turbulent au séminaire de Ste-Thérèse annonçant ainsi ses élans de revendication futurs. Alors qu’il n’a que 17 ans, et au grand
dam de son père, il se joint en tant que chanteur soliste au groupe musical Les araignées chromées. Afin de tendre vers la
mouvance des groupes anglophones américains de l’époque affichant des noms courts et faciles à lire/dire, la formation deviendra Les Sinners.
Inspirés musicalement par Les Beatles, les membres du groupe sont rapidement qualifiés d’intellectuels mais aussi de dévergondés pour leur attitude sur scène rattachée à celle des Rollings Stones. Réputé pour être initiateur de « happening » et autres
« love-in », aimé pour sa saveur éclatée et branchée, Les Sinners est devenu le groupe phare de la jeunesse québécoise des
années soixante avec, entre autres, les albums Sinnérismes, Les Sinners et Vox Populi. La popularité menant la formation à jouer
lors de l’Expo 67, est venue avec la chanson « Penny Lane » (Stéphane Venne), une reprise des Beatles. Malgré la notoriété du
groupe, la renommée de François Guy, en solo, est tout aussi effervescente à cette période et se concrétise notamment lors de
sa participation au film de Jacques Godbout, Kid Sentiment.
En 1968, suite à une rencontre déterminante avec Robert Charlebois, la Révolution Française succède aux Sinners. Avec une
audace singulière, à une époque d’expérimentations musicales, le groupe lance à l’été 69 le tube « Québécois », encore tourné
aujourd’hui sur les ondes radiophoniques. L’impact de la chanson dépasse alors toute attente en se hissant au sommet des
palmarès et permet littéralement d’inscrire le groupe dans l’imaginaire collectif québécois, en servant, entre autres, la cause
indépendantiste du Québec. Cette chanson pour le moins rassembleuse, issue du 33 tours C-Cool, comprend également son titre
éponyme, un long monologue hardi de 22 minutes occupant l’entièreté de la face B de l’album.
Pendant sa phase de travail du côté anglophone de l’industrie, François Guy signe un contrat à New-York avec Sceptor Records
en compagnie de Jay Boivin et Jean-Guy Durocher. En 1970, il interprète le rôle de Claude dans la comédie musicale Hair à la
Comédie Canadienne. En 1973, alors que sa reconnaissance dans le milieu artistique est bien établie, il livre à son public son
premier album solo produit par Robert Charlebois. Dans les années subséquentes, accompagné de Marjo, il monte la revue
musicale Tout Chaud et s’entoure de Céline Lomez et Louise Portal pour mettre en scène Circociel. En 1982, il fait les rencontres d’Isabelle Lajeunesse, sa compagne actuelle et celle de Gilles Carle pour lequel il compose au fil des ans plusieurs mélodies
en plus de tisser une amitié rigolarde.
Sans toutefois délaisser la chanson, il opère pendant plusieurs années dans des théâtres dits d’été en compagnie de sa tendre
moitié Isabelle en jouant des créations de leur cru. Depuis 10 ans, il dirige la Sacef, producteur de Ma Première Place des arts
et programmeur des Week-ends de la chanson Quebecor au Studio-théâtre de la Place des Arts.
François Guy a roulé sa bosse, la roule encore, a marqué le paysage culturel québécois et n’a pas fini de nous faire voyager, de
nous livrer une poésie où son amour pour les mots et pour la musique est palpable. Le 12 novembre 2010, il sort l’album
Je préfère le bonheur, le fruit de voyages, de riches rencontres et le reflet de sa réalité qu’il est maintenant prêt à nous
partager.
Relations de presse : Marie-Noël La Chance
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