"Satellimag".

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"Satellimag".
Satellimag
Offremsapg a 5 ans
é
d’abonn
ement ciale
p.31
Satellimag, une publication Satellifax - N°116 - 5 octobre 2009
Le magazine des hommes et entreprises de médias
Satelli
Numéro 116
En couverture
Ghislain
Achard
Philippe
Santini
Nathalie
Wogue
Peggy
Olmi
Paul
Nahon
Paul
Lefevre
Luc
Hermann
Jean‑Christophe
Fleury
Jessy
Daniac
Emmanuel
Charonnat
Vincent
Meslet
Stéphanie
Massa
Sandrine
Frantz
Géraud
Alazard
Christophe
Garcia
Pierre
Azoulay
Sébastien de
Gasquet
Isabelle Brès
Kirsten
Calteau
Philippe
Marcoux
Romaric
Ledroit
Michel
Vaquin
Laurent
Artufel
Damien
Bernet
Antoine
Boilley
Lionel
Rosso
Daniel Daum
Florence
Chalom
Charles Biétry
Cendrine
Dominguez
Isabelle
Desmottes
Satellimag, une publication Satellifax
N°116 - 5 octobre 2009 - page 2
SOMMAIRE
A la une
M ouvements
Diffuseurs : page 9
France Télévisions : Paul Nahon
Trace : Huey Yi Wang
Public Sénat : François Vignal, Géraldine Mosna-Savoye
NextRadioTV : Damien Bernet, Stéphane Bittoun
Purescreens : Géraud Alazard
Radios : page 11
Radio France : Stéphanie Massa
France Inter : Jean-Philippe Deniau
Neoplanète Web Radio : Yolaine de la Bigne
Goom : Mickaël Lavaux, Jessy Daniac
Production/distribution : page 12
Lukarn : Sandrine Frantz
2001 Audiovisuel (Telfrance) : Kirsten Calteau
Première lignes : Luc Hermann
Endemol France : Nathalie Wogue
Presse/Médias : page 14
Prisma Presse : Daniel Daum
France Soir : départ de Paul Lefevre
prestataires : page 15
YahLive : Mohamed Youssif
Fondation Thomson : Michel Vaquin
Thomson : Christophe Diot
conseil & Agences médias : page 16
1R2Com : Christophe Garcia
Romavip Conseil : Romaric Ledroit
Aegis Media France : Xavier Schallebaum
Starcom : départ d’Emmanuel Charonnat
internet : page 17
Dailymotion : Cédric Tournay
Institutionnel
Jacques Asline, Jean Canolle, Pierre Cossette
Satellimag, une publication Satellifax
Z oom
6
Ma chaîne étudiante,
dernière née des chaînes ADSL
Pierre Azoulay, Ghislain Achard, Philippe Marcoux,
Florence Chalom, les animateurs recrutés, etc.
M agazine
Cendrine
Dominguez :
« Je n’ai pas de
grandes ambitions de
productrice TV. »
D’Home Productions,
la diversification des activités, etc.
page 20
La syndication
de programmes
a-t-elle un avenir ?
Explications avec Isabelle Desmottes,
directrice générale adjointe de Syn.TV
page 24
18
DDM : Emmanuelle Bensimon
Quai d’Orsay : Jean-Christophe Fleury
D écès
Nouveau directeur de cabinet
pour Bertrand Meheut
4
La filière commerciale de France Télévisions se
structure avec la création d’un secrétariat général 4
Réorganisation de France Télévisions en entreprise
commune : Paul Nahon, Vincent Meslet, Philippe
Santini
5
31
Charles Biétry sort
de sa retraite pour
L’Equipe TV
Son parcours,
la rencontre avec le groupe Amaury,
la nouvelle grille de L’Equipe TV, etc.
page 28
N°116 - 5 octobre 2009 - page 3
M ouvements
à la une
Nouveau directeur de cabinet pour Bertrand Meheut
Sébastien de Gasquet, précédemment secrétaire général de l’Etablissement public
du Grand Palais, a rejoint le Groupe Canal+ en septembre 2009 en tant que directeur
de cabinet de Bertrand Meheut, président du Groupe. Le dernier directeur de cabinet
en titre était Alexandre Bompard qui avait occupé cette fonction de son arrivée dans
le Groupe Canal+ en décembre 2003 jusqu’à son départ en juin 2008 (en la cumulant
avec la direction des sports à partir de la rentrée 2005).
© DR
Né en 1972, Sébastien de
Gasquet est diplômé de l’Ecole
nationale des langues orientales
(russe), de l’IEP de Paris, de l’Ena
(2001) et est titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine.
Il débute à sa sortie de l’Ena au ministère de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie en 2001, comme adjoint au
chef de bueau des affaires européennes de la direction
du Trésor. En janvier 2003, il devient conseiller du directeur du Trésor (Jean-Pierre Jouyet puis Xavier Musca).
De novembre 2004 à juin 2005, Sébastien de Gasquet fait
partie du cabinet de Jacques Barrot, vice-président de
la Commission européenne, chargé des Transports. Il devient ensuite conseiller technique (juin 2005‑mai 2007) de
Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes. Il intègre en mai 2007 l’Etablissement public du
Grand Palais en tant que secrétaire général. En septembre
2009, Sébastien de Gasquet rejoint donc le Groupe Canal+
en tant que directeur de cabinet de Bertrand Meheut, président du Groupe.
La filière commerciale de France Télévisions
se structure avec la création
d’un secrétariat général
Antoine Boilley, précédemment directeur de projet au sein de la filière commerciale de France Télévisions, a été nommé secrétaire général de ce pôle en
septembre 2009.
Né en 1977, Antoine Boilley est diplômé d’HEC et d’un
DESS d’administration de la communication audiovisuelle
(Paris I). Il débute en juillet 2001 à France Télévisions
comme chef de projet au sein de la direction du développement de France 3. Nommé en mars 2003 responsable
de projet auprès du directeur général du groupe, Ghislain
Achard, il participe alors à la création de France 24 et au lancement de France 4. Après l’arrivée de Patrick de Carolis
à la tête du groupe public à l’été 2005, Antoine Boilley est
promu directeur de projet auprès du directeur général en
charge de la gestion, des finances et des ressources humaines (Thierry Bert de 2005 à 2007 puis Damien Cuier).
Satellimag, une publication Satellifax
Antoine Boilley travaille
alors aux négociations
du contrat d’objectifs et
de moyens 2007‑2010.
En septembre 2008, il rejoint la filière commerciale
de France Télévisions en
tant que directeur de projet auprès du directeur
général de France Télévisions Publicité (Philippe Santini).
Il est donc nommé secrétaire général de ce pôle France
Télévisions Entreprises en septembre 2009.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 4
M ouvements
à la une
Réorganisation de France Télévisions
en entreprise commune :
Dans le cadre de la transformation de France Télévisions en entreprise unique, France
Télévisions a annoncé mi-septembre 2009 la création de directions transversales et la
création d’une nouvelle filière commerciale.
Paul Nahon, jusqu'alors directeur général adjoint et directeur des magazines
d'information de France 3, a été parallèlement nommé directeur des magazines d’information de France 2. Hiérarchiquement rattaché à Arlette
Chabot, directrice générale adjointe chargée de l’information, Paul Nahon
est chargé du pilotage des magazines d'information des deux chaînes. Il
était d’ailleurs déjà chargé de coordonner l’ensemble des
magazines d’information du groupe.
Retrouvez le parcours de Paul Nahon
dans Satellimag n°114 du 7 septembre 2009.
Vincent Meslet la fiction
Vincent Meslet, directeur de la fiction de France 2, a été parallèlement nommé directeur de l'unité fiction de France 3. Il est assisté d’Anne Holmes, nommée directrice
déléguée en charge de l’éditorial des unités fictions de France 2 et France 3. Elle
était jusque-là directrice de la fiction de France 3. Le contrôle de
gestion des budgets continue d'être assuré par la direction de
la production de la chaîne. Vincent Meslet est devenu directeur
de la fiction de France 2 en juillet 2009 après le départ de Jean
Bigot.
Retrouvez le parcours de Vincent Meslet
dans Satellimag n°112 du 6 juillet 2009.
© France 3/Vincent Pancol
© France 3/Julien Knaub
Paul Nahon prend en charge
les magazines d’information
y
ouh
.Leg
®E
et Philippe Santini l’ensemble
de la nouvelle filière commerciale
Philippe Santini, directeur général de France Télévisions Publicité, a pris
la tête de la filière commerciale du groupe France Télévisions en septembre
2009. Baptisée France Télévisions Entreprises (FTE), elle réunit France
Télévisions Publicité (FTP), France Télévisions Distribution (FTD), ainsi
que les activités commerciales développées par le pôle France Télévisions
Interactive (FTVI) et Multimédia France Productions (MFP).
Retrouvez le parcours de Philippe Santini
dans Satellimag n°96 du 10 novembre 2008.
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N°116 - 5 octobre 2009 - page 5
Z oom
Nouvelle création de chaîne : Ma chaîne étudiante
(MCE) sera lancée fin octobre sur les réseaux ADSL et
prochainement chez Numericable. Elle entend parler
aux étudiants de leur quotidien. Aux commandes,
on retrouve plusieurs professionnels du secteur :
Ghislain Achard, ex-France Télévisions, Florence Chalom,
ancienne collaboratrice de Julien Courbet, et le réalisateur
Philippe Marcoux.
Le projet remonte à 2008. Déjà associés au sein de Wake Up
Productions, le réalisateur Philippe Marcoux et la produc‑
trice Florence Chalom conçoivent alors le projet d’une
chaîne de télévision destinée aux étudiants. Cinq ans plus
tôt, ils ont créé un MBA de production audiovisuelle hébergé
par l’Ecole supérieure de gestion (ESG). C’est au président
de ce groupe d’enseignement, Pierre Azoulay, qu’ils vont
s’adresser pour financer leur projet de chaîne. Avec succès :
le fondateur de l’ESG de Paris décide
d’accompagner et de soutenir Ma
chaîne étudiante (MCE), que re‑
joint bientôt Ghislain Achard,
ancien directeur général de
France Télévisions. Nommé
conseiller du président, celui‑ci
Ma chaîne
étudiante,
devient également actionnaire de la société éditrice, aux cô‑
tés de Philippe Marcoux, Florence Chalom et Pierre Azoulay,
majoritaire. Un budget de 3 à 3,5 M€ est mis à la disposition
de la chaîne, qui compte, à terme, tirer une partie de ses reve‑
nus de la publicité et du parrainage. Ghislain Achard travaille
au recrutement des régies. « Il pourrait y en avoir jusqu’à
trois : sans doute une équipe experte du sujet mais pas forcément de l’audiovisuel, une autre familière des chaînes TV
classiques, enfin une dernière structure pourrait prendre en
charge la publicité présente sur le site web », indiquait-il cet
été. L’équilibre n’est pas attendu avant trois ans. MCE est lan‑
cée sur les plate­s‑formes de Free, Orange, SFR et Darty. Elle
arrivera « prochainement » dans l’offre de Numericable et
des négociations sont en cours avec des opérateurs belges
et suisses.
Pierre Azoulay : de l’enseignement à l’audiovisuel
Ghislain Achard, ex-France Télévisions, nommé conseiller de Pierre Azoulay
Ghislain Achard, ancien directeur général de France Télévisions, est devenu conseiller du
président de Ma Chaîne étudiante, Pierre Azoulay, mi-mai 2009. Après avoir quitté France
Télévisions fin 2005, il a fondé la société de conseil Groupe audiovisuel multimédia d’études
et de services (Gammes) en avril 2006.
Retrouvez le parcours de Ghislain Achard dans Satellimag n°111 du 22 juin 2009.
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N°116 - 5 octobre 2009 - page 6
© France 2/Jean Pimentel
Pierre Azoulay, fondateur du groupe Ecole supérieure de gestion (ESG) de Paris et pré‑
cédemment président de Paris Graduate School of Management (PGSM), a pris la prési‑
dence de Ma chaîne étudiante dès sa création en octobre 2009.
Né en 1940, Pierre international, l’Ecole supérieure de génie informatique, ainsi
Azoulay est diplômé en que des MBA). En 2000, l’ensemble de ces formations est resciences politiques et groupé au sein d’un même groupe : Paris Graduate School of
de l’Ecole Centrale de Management (PGSM), que Pierre Azoulay
Paris. Il réalise toute dirige jusqu’en juin 2009. Il prend ensa carrière dans l’ensei- suite la présidence de Ma chaîne
gnement. Après des débuts à l’Ecole supérieure de commerce étudiante, lancée en octobre 2009
de Paris où il dirige le département mathématiques et informa- et dont il est l’actionnaire majoritique, il fonde en 1974 l’Ecole supérieure de gestion (ESG), suivie taire.
par d’autres structures d’enseignement (l’Ecole supérieure de
gestion et finance, l’Ecole supérieure de gestion et commerce
Z oom
dernière née
des chaînes ADSL
MCE diffusera en continu dès la première année, avec trois
heures de programmes frais par jour entre 19 h et 22 h, re‑
diffusées de 22 h à 1 h. Le reste de la grille sera consacrée à de
la rediffusion des « meilleurs programmes ». Consacrée à la vie
étudiante, la chaîne cible les 16-29 ans et traitera de sujets
tels que « les filières d’enseignement, les métiers, les stages
et les autres aspects de la vie étudiante, comme le sport, les
sorties, les voyages ou les petits boulots ». Ludovic Place,
ancien rédacteur en chef de Quelle famille (Be Happy
Productions, M6, 2005‑2006), et Olivier Abid, réalisateur,
ont été nommés rédacteurs en chef de la chaîne.
Philippe Marcoux, réalisateur,
prend la responsabilité des programmes
Né en 1970, Philippe Marcoux est diplômé de l’Ecole supérieure de gestion (1994). Il débute comme journaliste pigiste pour La Marche du Siècle (Théophraste, Antenne 2, France 3).
Toujours indépendant, il travaille pendant cinq ans pour Faites entrer l’accusé (17 Juin Média,
France 2), participe à Envoyé spécial (France 2, 2000‑2005), e=M6 (VM Productions, M6,
2000‑2001), ça me révolte (Be Happy Productions, M6), etc. Philippe Marcoux se lance également dans la réalisation d’émissions de plateau au début des années 2000 avec plusieurs
programmes d’Endemol France : Loft Story (M6, 2002), Star Academy (TF1, 2002-2003) ou
encore Nice People (TF1, 2003). En octobre 2003, il crée et prend la direction d’un MBA de production audiovisuelle au sein de l’Ecole supérieure
de gestion (ESG). Parallèlement, Philippe Marcoux lance à l’automne
2003 la structure de production Wake Up Productions. La société
signe des documentaires pour France 5, Arte et des films publicitaires pour Axa, Gaz de France, etc. Philippe Marcoux est également secrétaire général de la Caisse des
congés spectacles, et sociétaire de la Scam (membre de la commission spéciale). En 2008, il s’engage
dans le projet de Ma chaîne étudiante (MCE) dont il est cofondateur et directeur de l’antenne et des
programmes à son lancement en octobre 2009.
Florence Chalom, formée auprès de Gérard Louvin et Julien Courbet,
se charge des productions
Née en 1955, Florence Chalom suit des études de droit et gestion des entreprises. Elle débute dans le prêt-à-porter, en assurant la direction commerciale de la marque Maria Michel
(1980-1985). Florence Chalom rejoint le secteur de l’audiovisuel à partir de 1993, en tant que
styliste sur des productions Glem (Gérard Louvin). Trois ans plus tard, elle devient assistante
de production auprès de Julien Courbet qui crée Quai Sud Télévision, alors filiale de Glem.
En tant que chargée de production puis directrice des productions, elle travaille sur •••
Satellimag, une publication Satellifax
que
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Z oom
Ma chaîne étudiante, dernière née des chaînes ADSL
© TF1/J.-M. Sureau
© Canal+/Xavier Laahache
Des visages familiers
du petit écran à l’antenne
© France 2/Laurent Denis
Isabelle Brès
Laurent Artufel
L’équipe de
la chaîne
Président-fondateur
Pierre Azoulay
Conseiller du président
Ghislain Achard
Directeur de l’antenne
et des programmes
Philippe Marcoux
Directrice de l’antenne
et des productions
Florence Chalom
A l’antenne, on retrouvera
Isabelle Brès qui présente
jusqu’en juin 2009 Confessions
Rédacteurs en chef
intimes (TF1 Production) sur TF1,
Ludovic Place
pour un talk‑show quotidien de
Olivier Abid
26’. Lionel Rosso ancien journaliste
sportif de Canal+, aujourd’hui sur
Lionel Rosso
RTL et Direct 8, présentera Sport U,
une émission hebdomadaire de 26’ dédiée au sport universitaire. Peggy Olmi,
ancienne co-présentatrice des Détectives de l’histoire (MFP, 2006‑2007) sur
France 5, présentera avec Alexandre Vanadia un talk‑show bimensuel de
26’, appelé Parcours, consacré à l’orientation scolaire. Côté divertissement,
Sabine Graissaguel animera Tremplin, émission de variétés de 90’ men‑
suelle, tandis que Laurent Artufel présentera Faites vos jeux, une mensuelle
de 26’ dans laquelle quatre entreprises s’affrontent pour investir dans trois
projets collectifs. Dream On s’est vu confier la conception de l’habillage de la
chaîne ainsi que la direction artistique de son site internet.
Les relations presse sont assurées par DS Communication et image, struc‑
ture créée début 2009 par Delphine Schroeder, ancienne collaboratrice
du groupe M6.
Peggy Olmi
D ans Satellifax
Les plans de financement de production télévisée. Par exemple : La journée de la jupe (Mascaret
Films), Maman est folle (Escazal Films), Ces fromages qu’on assassine (Bo ! Films), etc.
Les audiences de la veille chaque jour à 10 h, assorties d’un commentaire, ainsi qu’un tableau des
programmes du soir avec un commentaire sur les enjeux d’audience.
Abonnement : Véronique Olasz - tél. : 01 40 29 47 48 - fax : 01 73 72 70 36 - [email protected]
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© France 5/Christophe Filieule
••• Sans aucun doute (TF1), Les sept péchés capitaux (TF1), etc. Florence Chalom suit
Julien Courbet lorsque sa société devient filiale de TF1. Elle ne quitte le groupe que fin
2005. Quelques mois plus tard, elle rejoint Wake Up Productions,
la société créée en 2003 par Philippe Marcoux, pour produire
des documentaires et films publicitaires. Après avoir lancé avec
lui un MBA de production audiovisuelle au sein de l’Ecole supérieure de gestion (ESG), elle s’engage en 2008 dans le projet
de Ma chaîne étudiante (MCE) dont elle est cofondatrice et directrice de l’antenne et des productions à son lancement en
octobre 2009.
France Télévisions
Membre du comité permanent
de la diversité
Paul Nahon, directeur général adjoint de France 3 et directeur des magazines
d’information de France 2 et France 3, a intégré le comité permanent de la
diversité de France Télévisions mi‑septembre 2009. Il remplace la journaliste
Audrey Pulvar, présentatrice du 19/20 jusqu’en juin dernier et qui a rejoint
i>télé cet été. Composé de seize membres (huit extérieurs à France Télévisions
et huit responsables du groupe), le comité permanent de la diversité de France
Télévisions a été installé en juin par Patrick de Carolis. Présidé par Hervé
Bourges, il a tenu sa première réunion plénière début septembre.
© France 3/Julien Knaub
D iffu seurs
M ouvements
Retrouvez la composition du comité permanent de la diversité de France Télévisions
dans Satellimag n°111 du 22 juin 2009.
Trace
Huey Yi Wang, ancien directeur de la distribution
de Fashion TV en Asie, a été nommé directeur de
Trace pour la région Asie-Pacifique mi-septembre
2009. Il succède à Géraldine Pamphile qui a rejoint
la NBA en Asie. Basé à Kuala Lumpur, en Malaisie,
Huey Yi Wang dirigera et développera toutes les
Public Sénat
Directeur Asie Pacifique
opérations nouvelles et existantes de Trace dans la
région, dont la chaîne de musiques urbaines Trace
et la future chaîne Trace Sports HD, dédiée aux célébrités du sport. Il est placé sous la responsabilité
d’Olivier Laouchez, président-directeur général, et
Antoine Michel, directeur général adjoint.
Journaliste internet
François Vignal, précédemment chargé de l’actualité politique pour le site Liberation.fr, a rejoint Public
Sénat fin août 2009 en tant que journaliste internet. Rattaché à la chef de projet du site, Bérengère
Beurdeley, il a pour mission de « créer et développer l’espace info du site pour contribuer à faire de
publicsenat.fr un véritable portail du politique ».
Né en 1981, François Vignal est titulaire d’un deug de
géographie et est diplômé de l’IEP de Bordeaux et de
l’Institut pratique de journalisme (IPJ). Il débute en 2007
à Marianne comme journaliste dédié aux sites créés par
l’hebdomadaire à l’occasion de l’élection présidentielle.
Neuf mois plus tard, il rejoint Liberation.fr où il est chargé
de l’actualité politique et couvre notamment le congrès
du Parti socialiste de Reims à l’automne 2008. François
Vignal rejoint donc Public Sénat fin août 2009 en tant que
journaliste internet.
Attachée de presse
Géraldine Mosna-Savoye, ancienne stagiaire au service communication de Public Sénat, a été nommée
attachée de presse de la chaîne en septembre 2009. Chargée des relations médias pour les magazines de
Public Sénat, elle remplace Mounia Van de Casteele. Géraldine Mosna-Savoye est rattachée à Myriam
Multigner, directrice du marketing et de la communication.
Née en 1985, Géraldine Mosna-Savoye est titulaire d’un
master de recherche en philosophie politique (Bordeaux)
et d’un MBA spécialisé en communication des institutions,
des entreprises et corporate (Ecole de formation des atta-
Satellimag, une publication Satellifax
chés de presse de Bordeaux). Elle débute fin 2008 par un
stage (décembre 2008 à mai 2009) au service communication de Public Sénat. Elle est donc embauchée par la
chaîne en septembre 2009 en tant qu’attachée de presse.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 9
M ouvements
D iffu seurs
NextRadioTV
Directeur administratif et financier
Damien Bernet, auparavant directeur associé à la banque Rothschild et Cie, a
été nommé directeur administratif et financier du groupe NextRadioTV mi-juillet
2009.
Né en 1976, Damien Bernet est diplômé
d’HEC (2001). Il débute en avril 2001
au sein de la banque d’investissement
Rothschild à New York, Paris et Sydney.
Devenu directeur associé, il rejoint donc
NextRadioTV à l’été 2009 en tant que directeur administratif et financier.
Directeur administratif et financier du groupe Tests
Stéphane Bittoun, précédemment directeur administratif et financier du groupe
NextradioTV, a vu le périmètre de ses fonctions limité au seul groupe Tests,
filiale de NextRadioTV. Cette redéfinition de poste est intervenue à la suite de
la nomination de Damien Bernet comme directeur administratif et financier du groupe. Avant d’intégrer le
groupe d’Alain Weill, Stéphane Bittoun a notamment été directeur financier adjoint puis directeur financier
d’Endemol France.
© Sébastien Loiseaux
Purescreens
Né en 1979, Géraud Alazard est diplômé de l’IEP de Paris (2002) et d’un
master de l’Essec (International Corporate Strategy, 2003). Il est également
titulaire d’un certificat d’histoire, politique et philosophie de l’université
d’Heidelberg (Allemagne, 2000) et d’un certificat de marketing, stratégie
et économie de la Thunderbird School of Global Management (Arizona,
Etats‑Unis, 2003). Il débute aux Etats-Unis au sein du groupe A&E Television
Networks en juin 2003. Recruté comme coordinateur marketing, il participe
d’octobre à décembre 2004 au lancement d’une des chaînes du groupe en
Allemagne : The History Channel. En 2005, Géraud Alazard est consultant
chez Corporate Value Associates (Paris). Il rejoint Télévista, maison mère de
la chaîne Vivolta, en décembre 2006. Il en est le directeur du développement
puis également du marketing (avril 2008) jusqu’à l’été 2009. Parallèlement,
il prend la direction du projet Purescreens et devient président de la société
éditrice à l’été 2009, quelques semaines avant l’arrivée du canal Purescreens
HD Nature dans l’offre Freebox TV (début octobre 2009).
Satellimag, une publication Satellifax
Président fondateur
Géraud Alazard, précédemment directeur du développement de Télévista,
a pris la présidence de Purescreens à l’été 2009. Editrice de Purescreens
HD Nature, lancée le 30 septembre sur Free, la société veut développer
des « services de déco numérique » financés par la redevance opérateur
et une diffusion mondiale. Purescreens HD Nature propose 24 h/24 et sans
publicité une succession de plans de 10’ tournés en caméras HD fixes.
Elle est accessible depuis début octobre via la Freebox, sur abonnement
(0,99 €/mois) après une période de gratuité de trois mois. D’autres canaux
devraient voir le jour dans les prochains
mois : Purescreens HD Museum en partenariat avec la Réunion des musées
Le capital de
nationaux (RMN) et Purescreens HD
PureScreens réunit une
Ocean, dédié aux fonds sous-marins
quinzaine d’actionnaires
dont Marc‑Antoine
d’Halluin, actuel directeur
général de Showtime Arabia,
Gaspard de Chavagnac,
directeur général de
Télévista, Marc Olivier,
président du directoire de TV
Numeric, ou encore Roch
Pellerin, ancien directeur
général d’ESPN Classic
Europe Ltd.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 10
Radio France
© Radio France/Ch. Abramowitz
radios
M ouvements
Déléguée aux partenariats
à la direction de la communication
Stéphanie Massa, précédemment déléguée aux études et au marketing à
Radio France Publicité, a été nommée déléguée aux partenariats à la direction
de la communication de Radio France en septembre 2009. La nomination a été
effectuée par François Desnoyers, directeur général délégué aux antennes
Née en 1968, Stéphanie
Massa est tiulaire d’un BTS
communication et action
publicitaire. Elle débute en
1989 comme assistante
média chez Dire Emotion.
En 1991, elle rejoint
l’agence publicité Alice au
poste de responsable achat d’espace radio. Stéphanie
France Inter
Massa intègre MPG (groupe Havas) en 1999 en tant
que responsable de pôle au département radio. Entrée à
Radio France en 2003 comme responsable commerciale
régionale du grand ouest, elle est nommée déléguée aux
études et au marketing à Radio France Publicité en mars
2009. Six mois plus tard, Stéphanie Massa devient déléguée aux partenariats à la direction de la communication
de Radio France.
Chef du service enquêtes/justice
Jean-Philippe Deniau, précédemment chef du service police/justice de France Info, a rejoint France Inter
en septembre 2009 pour prendre la tête du service enquêtes/justice de la rédaction de la station.
Né en 1966, Jean-Philippe Deniau est titulaire d’un diplôme universitaire technologiques (DUT) de carrières sociales (1986) et diplômé d’une école de radio (EBS, disparue). Il entre à Radio France en 1987, d’abord à Quimper
puis à l’antenne de Bordeaux. En 1989, il rejoint Radio
France Nancy Lorraine, où il est chargé de l’actualité ré-
Neoplanète Web Radio
Yolaine de la Bigne, rédactrice en chef du gratuit
Neoplanète, a parallèlement pris la direction d’une
nouvelle web radio en septembre 2009. Baptisée
Neoplanète Web Radio (NWR), cette web radio
est positionnée sur les même thématiques environnementales que le magazine gratuit créé en novembre 2007. NWR se veut « la radio de référence
de la "green attitude" ». Accessible sur le site de
Neoplanète (www.neo-planete.com, 893 000 visites par mois), elle est réalisée à l’Hôtel Fouquet's
Barrière, « l’un des rares établissements au monde
et le seul palace parisien à avoir obtenu la triple
Satellimag, une publication Satellifax
gionale et en particulier de la justice et de la culture. En
juin 2000, Jean-Philippe Deniau devient chroniqueur judiciaire à France Info. Promu début 2007 chef du service
police/justice de la station, il rejoint donc France Inter à la
rentrée 2009, nommé chef du service enquêtes/justice.
Directrice
certification (ISO 9001 pour la qualité de service,
ISO 14001 pour l'engagement environnemental
et SA 8000 pour le respect des droits de l’homme
et de l’enfant) », a-t-il été précisé. Les enregistrements s’y déroulent une fois par semaine dans une
suite transformée en studio radio. Figurent parmi
les collaborateurs Jean-Louis Caffier, journaliste
et consultant à LCI, Jean-Yves Casgha, créateur
de la web TV Terre TV, le microbiologiste Teddy
Follenfant, la navigatrice Catherine Chabaud et le
journaliste Franck Rousseau.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 11
M ouvements
R adios
Goom
Secrétaire général
Mickaël Lavaux, précédemment directeur des ressources humaines de NRJ Group, a rejoint Goom en
septembre 2009 au poste de secrétaire général du bouquet de radios numériques. Il est en charge de la
gestion opérationnelle de Goom, aux côtés des fondateurs Roberto Ciurleo et Emmanuel Jayr.
Né en 1970, Mickaël Lavaux est titulaire d’un DEA de
droit social. Après des débuts de juriste à la Fédération
de la métallurgie CFE-CGC, il rejoint en 1999 le groupe
Hermes International. Il y occupe successivement les
fonctions de responsable juridique de Hermès Sellier et
responsable juridique et social de Hermès International
avant de devenir, en 2005, directeur des ressources humaines et membre du comité de direction de la division
cuir du groupe. En juin 2007, il intègre NRJ Group dont
il devient directeur des ressources humaines et membre
du comité exécutif. Mickaël Lavaux rejoint donc Goom
comme secrétaire général en septembre 2009.
Jessy Daniac, précédemment chargée des relations presse du groupe Radio
France, a rejoint Goom Radio fin septembre 2009 en tant que responsable
reslations presse et des relations publiques. Aux côtés des deux fondateurs
Roberto Ciurleo et Emmanuel Jayr, elle est chargée de mettre en place les
relations presse et publiques du bouquet de radios numériques au niveau national et interrnational.
prod ./distribution
Née en 1977, Jessy Daniac est diplômée de l’Institut
français de presse (Paris II). Elle débute en 2001 comme
attachée de presse de Muzzik, chaîne musicale du câble
et du satellite. L’année suivante, elle mène une mission
de quatre mois au sein du service de Radio France avant
d’intégrer l’agence de conseil en communcation Gréco.
Elle y est consultante en relations publiques (septembre
2002‑avril 2003). Jessy Daniac devient, début 2004, char-
Lukarn
gée des relations presse
de Radio France, un poste
qu’elle quitte donc en septembre 2009 pour rejoindre
Goom Radio en tant que
responsable des relations
presse et publiques.
Directrice fondatrice
Sandrine Frantz, précédemment directrice générale de Calt
Distribution, a créé en septembre
2009 la société de production et
de distribution Lukarn.
Née en 1974, Sandrine Frantz est titulaire d’un DESS de droit. Elle débute
en 1997 comme assistante puis responsable commerciale chez System
TV (Daniel Renouf). En 2000, elle
rejoint la chaîne Voyage où elle initie
un service de ventes à l’international.
De 2005 à 2006, Sandrine Frantz est directrice des ventes tous
droits chez Onoma (Pascal Diot). Elle rejoint Robin&co (Jean-Yves
Robin) en 2006 en tant que directrice de Calt International. En avril
2008, elle prend la direction générale de Calt Distribution, nouvelle
filiale du groupe, un poste qu’elle conserve un an. Sandrine Frantz
lance donc sa propre société de production et de distribution en septembre 2009 : Lukarn.
Satellimag, une publication Satellifax
© Radio France/Ch. Abramowitz
Responsable des relations presse et publiques
Côté distribution, Lukarn travaille sur des
programmes de niche. La société représente ainsi le catalogue musique classique,
ballet, opéra (environ 200 heures) du
producteur Benjamin Bleton (Karl More
Productions). La société distribue également une quinzaine de documentaires
ainsi que trois séries courtes de fiction
jeunesse produites par Yaka Production :
MSS (Mission secrète et sportive) pour
France 3 et deux séries produites pour
Disney Channel, Code S-pion et Off zone.
Parallèlement, Sandrine Frantz travaille
à ses premiers projets de production, essentiellement développés avec Bandidos
Production (Frédéric Lévy, Mark Meily).
Les deux sociétés co-développent ainsi
une série de programmes courts (4’30) de
cuisine et une série de voyages dont la première saison se déroulera en Asie.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 12
M ouvements
prod . /distribution
2001 Audiovisuel (Telfrance)
Responsable des ventes et des
acquisitions de formats de flux
Kirsten Calteau, précédemment directrice de production chez Distraction
Formats, a rejoint 2001 Audiovisuel (Telfrance) en septembre 2009 en tant que
responsable des ventes et des acquisitions de formats de flux. A ce titre, elle est
chargée « d’assurer la vente des formats de flux du catalogue 2001 Audiovisuel,
ainsi que les formats de producteurs extérieurs français ou étrangers pour lesquels 2001 Audiovisuel intervient comme distributeur ». Elle devra aussi « acquérir des formats étrangers pour les producteurs du groupe Telfrance et associés, en vue de leur adaptation sur le marché français ».
Première lignes
1996 à 2002, elle est responsable du développement international d’Expand pour la vente de formats aux Etats‑Unis,
au Canada, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et en
Asie. Puis elle intègre la Walt Disney Company comme
responsable développement des formats en Europe du sud
chez Buena Vista International Television. Kirsten Calteau
rejoint la société de distribution Distraction Formats en
septembre 2007 en tant que directrice de production. Deux
ans plus tard, elle quitte donc son poste pour intégrer 2001
Audiovisuel (Telfrance) en tant que responsable des ventes
et des acquisitions de formats de flux.
Associé gérant
Luc Hermann, journaliste, a rejoint Premières lignes en octobre 2009. Il est
devenu l’associé de Paul Moreira, fondateur de l’agence de presse en 2006,
et le gérant de la structure. Luc Hermann est producteur délégué sur les documentaires et rédacteur en chef sur les reportages destinés à Envoyé spécial
(France 2). Les deux journalistes ont dirigé ensemble le magazine d’investigation 90 minutes sur Canal+ de 1999 à 2006. Jusqu’à présent hébergée par
le groupe de production Amip, la société a déménagé dans des locaux dédiés
dans le 15e arrondissement de Paris. Luc Hermann succède, en tant que gérant, à Xavier Carniaux, président d’Amip.
Né en 1967, Luc Hermann est diplômé d’Advancia (devenue l’Ecole commerciale de la chambre de commerce et
d’industrie de Paris). Il débute en 1983 comme animateur à
radio CVS (Roland Faure). En 1986, il part comme producteur associé chez CNN International (Atlanta). Deux ans
plus tard, Luc Hermann intègre Canal+. Recruté comme
reporter pour l’émission Samedi 1 heure (Jean‑Louis
Burgat et Erick Gilbert), il devient grand reporter et JRI sur
le magazine 24 heures (Capa, 1989‑1996), présentateur
de JT (1994‑1998). Il signe également des reportages pour
les émissions L’Hebdo de Michel Field (1996‑1997), 1 an
de + (1998‑1999), etc. De 2002 à 2006, il est rédacteur en
chef et coprésentateur, avec Paul Moreira, du magazine
d’investigation 90 minutes. Il est également rédacteur en
chef de documentaires diffusés dans Lundi Investigation
(2002-2004). Luc Hermann assure parallèlement (2006)
Satellimag, une publication Satellifax
la co‑présentation d’une
déclinaison débat (26’,
direct) de 90 minutes sur
i>télé (Groupe Canal+).
D’août 2006 à juin 2009, il est rédacteur en chef à l’agence
Tony Comiti. Parallèlement, Luc Hermann est advisor au
Centre for Investigative Journalism de Londres depuis
2002. Il est également formateur à l’université d’été du
journalisme d’investigation à la City University de Londres.
En 2004, il lance avec Paul Moreira la campagne Liberté
d’informer, une initiative visant la modification de la loi en
faveur d’un accès plus libre à l’information. En septembre
2009, il rejoint donc Paul Moreira au sein de Premières
lignes en tant que gérant associé de l’agence de presse,
producteur délégué sur les documentaires et rédacteur en
chef des reportages destinés à Envoyé spécial (France 2).
© Daniel Bardou/Canal+
Née à New York, Kirsten Calteau, de nationalité américaine, est diplômée de la Boston University (1987,
Etats‑Unis). Elle débute en 1986 comme assistante de
production à CBS (Etats-Unis) sur The Nancy Merril Show.
L’année suivante, elle devient assistante de vente chez
Ellipse Programmes, puis rejoint NBC en tant que directrice
du marketing et des coproductions (Rapido, Passengers,
Generation 90). De 1992 à 1995, Kirsten Calteau est productrice exécutive chez CC Productions, notamment sur
Spécial France et The Auld Alliance (BBC). Elle rejoint ensuite le département international de Coyote Conseil. De
N°116 - 5 octobre 2009 - page 13
M ouvements
Directrice générale adjointe chargée de l’international
Nathalie Wogue, précédemment vice-présidente des formats internationaux
au sein d’IMG, a été nommée directrice générale adjointe chargée de l’international d’Endemol. A ce titre, elle est chargée des achats de droits de formats en
France et à l’international. Rattachée à Virginie Calmels, présidente-directrice
générale, Nathalie Wogue intègre le comité exécutif d’Endemol France.
Prisma Presse
Après une expérience dans le conseil en stratégie et
communication comme directrice associée d’Ascendo,
Nathalie Wogue revient à l’audiovisuel en 2001. Elle crée
sa société Rois Mages Production et livre documentaires,
émissions et films institutionnels. En 2003, elle devient
responsable puis directrice du développement (divertissement, téléréalité, magazines, jeux) chez FremantleMedia
France. Nathalie Wogue rejoint IMG en février 2008 en
tant que vice-présidente des formats internationaux. Elle
rejoint donc Endemol France en septembre 2009 en tant
que directrice générale adjointe chargée de l’international.
Directeur du développement et des diversifications
Daniel Daum, précédemment directeur du contrôle opérationnel et stratégique de Prisma Presse et cogérant de Prisma Corporate Média, a été
promu directeur du développement et des diversifications du groupe en septembre 2009. Il intègre également le comité de direction de Prisma Presse.
Cette nomination intervient suite au départ d’Olivier Jacobs « et permet de
regrouper l’ensemble des activités de développement du groupe ».
Né en 1969, Daniel Daum est titulaire d’un PHD de marketing (WHU Management School de Coblence, 1995). Il débute en 1997 comme consultant chez Homburg & Partner
avant de devenir assistant à la direction générale de
Grüner + Jahr (Gerd Schulte‑Hillen et Bernd Kundrun)
en 1999. Deux ans plus tard, Daniel Daum intègre la division internationale des magazines du groupe auprès
d’Axel Ganz, président de Prisma Presse. Nommé en
2003 directeur d’édition de VSD (Prisma Presse), il devient directeur délégué auprès de la direction générale
de Prisma Presse en 2006. Devenu directeur du contrôle
France Soir
opérationnel et stratégique du groupe,
Daniel Daum prend
parallèlement, début
2009, la cogérance
de Prisma Corporate
Média, nouvelle filiale
dédiée à la réalisation de consumer magazines. Il est
donc promu directeur du développement et des diversifications de Prisma Presse en septembre 2009 et intègre
le comité de direction du groupe.
DEPART d’un chroniqueur
Paul Lefevre, journaliste et chroniqueur judiciaire, a quitté en septembre 2009 l’équipe
des chroniqueurs de France Soir dont il faisait partie. Le chroniqueur judiciaire est également présent sur W9 où il participe depuis l’an dernier à Enquêtes criminelles : le
magazine des faits divers présenté par Sidonie Bonnec.
Satellimag, une publication Satellifax
© Seb et Enzo/W9
presse/ m édias
Nathalie Wogue est titulaire
d’une
maîtrise
de sciences et gestion
(Paris IX Dauphine, 1987).
Après avoir intégré l’Académie Carat, elle débute à
TF1 en 1993 comme journaliste sur Témoins N°1 et sur
Les coulisses du destin, émission politique animée par
Guillaume Durand (1994‑1997). Elle travaille ensuite
à l’étranger, collaborant notamment avec des chaînes
comme la BBC et CBS. De retour en France, elle devient
directrice du développement de Glem (Gérard Louvin).
prod . /distribution
Endemol France
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prestataires
M ouvements
YahLive
Mohamed Youssif, précédemment directeur commercial
d’Arabsat, a pris la présidence de YahLive à l’été 2009. Ce
nouvel opérateur satellitaire, créé en avril 2009 par SES
Astra et Yahsat, offrira de la capacité satellitaire pour la
réception directe de la télévision et pour des services par
satellite « à plus d’une vingtaine de pays du Moyen‑Orient,
d’Afrique du Nord et d’Asie du Sud-ouest, un vaste territoire incluant les Etats du Golf et le Maghreb ».
Mohamed Youssif est titulaire d’un diplôme universitaire dans
les télécommunications et l’ingénierie électronique. De 1987 à
1996, il travaille pour Hughes Networks Systems en tant que
directeur marketing pour le nord du Moyen‑Orient et l’Afrique
du Nord. Il est ensuite directeur général de consultation de
MESAT et directeur général pour le Moyen‑Orient chez ICO
Global Communications. Mohamed Youssif dirige ensuite les
opérations commerciales de l’Organisation arabe des communications satellites (Arabsat). En août 2009, il quitte donc ce poste
de directeur commercial pour prendre la présidence de YahLive,
nouvel opérateur satellitaire créé par SES Astra et Yahsat.
Président
Fruit d’un partenariat entre le groupe SES,
maison mère de SES Astra, et l’opérateur
Al Yah Satellite Communications Company
(Yahsat), YahLive possédera et commercialisera 23 transpondeurs BSS en bande
Ku sur le satellite Yahsat 1A qui sera situé sur la position orbitale 52,5° Est. Ce
satellite, fourni par un consortium constitué d`EADS Astrium et de Thales Alenia
Space, est actuellement en construction.
Son lancement est prévu au quatrième
trimestre 2010. Yahsat est une société privée dont le siège est situé à Abou Dhabi,
aux Emirats Arabes Unis. Elle appartient à
Mubadala, la branche d’investissement du
gouvernement d’Abou Dhabi.
Fondation Thomson
pour le patrimoine du cinéma et de la télévision
Président
Michel Vaquin, conseiller de Frédéric Rose, président-directeur général de
Thomson, a été parallèlement nommé
président de la Fondation Thomson
Créée en 2006, la Fondation Thomson
intervient en faveur de la sauvegarde et
pour le patrimoine du cinéma et de la
de la valorisation du patrimoine cinématélévision en septembre 2009.
Michel Vaquin est diplômé de l’Ecole
Polytechnique et de l’Ecole des Ponts et
chaussées. Il commence sa carrière dans
l’administration et les cabinets ministériels.
Il exerce ensuite des responsabilités de
direction chez Rhône‑Poulenc puis à la BNP. Entré chez Alcatel en
1997, il est successivement vice‑président de l’activité service puis
vice‑président senior de la région Europe Asie Afrique. Michel Vaquin
rejoint Thomson en décembre 2008 en tant que conseiller de Frédéric
Rose, président‑directeur général de Thomson. Il est donc parallèlement nommé président de la Fondation Thomson pour le patrimoine
du cinéma et de la télévision en septembre 2009.
Thomson
Christophe Diot, précédemment directeur du laboratoire de recherche parisien de Thomson, a été
promu directeur scientifique du groupe fin sptembre
2009. Avant de rejoindre Thomson en 2005, il a
Satellimag, une publication Satellifax
tographique et audiovisuel. Son action
est organisée autour de trois axes : préserver un patrimoine qui constitue un
élément-clé de la mémoire d’un pays,
promouvoir et valoriser ce patrimoine
afin de le faire découvrir et partager auprès de tous les publics, former et sensibiliser tous ceux qui peuvent jouer un
rôle pour la protection de ce patrimoine.
La Fondation a restauré récemment le
film Les vacances de Monsieur Hulot
de Jacques Tati.
Directeur scientifique
été chargé de recherche à l’Inria Sophia Antipolis
(1993‑1998) et directeur du laboratoire de recherche
internet de Sprint (Etats‑Unis, 1998-2003).
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C onseil & a gences m é dias
M ouvements
1R2Com
Directeur adjoint
Christophe Garcia, précédemment responsable des relations presse du pôle
vente à distance du groupe M6, a rejoint l’agence 1R2Com en septembre 2009 en
tant que directeur adjoint de cette
agence conseil en communication
Créée en 2005 par Michèle
tournée vers le secteur culturel.
Lourdelle,
ancienne directrice de
Né en 1971, Christophe Garcia est
la
communication
du groupe M6,
titulaire d’un BTS de communication
1R2Com intervient en conseil, relaet action publicitaire et d’un Diplôme
d’études supérieures en commutions presse corporate et/ou produits,
nication et marketing d’entreprise
conception graphique print et web,
(Descem). Il débute en 1996 comme
partenariats et production d’événeattaché de presse du Théâtre Molière
ments. Elle compte une dizaine de
de Sète. L’année suivante, il intègre
salariés et travaille notamment pour
le groupe Bouygues où il reste dix
Télé Melody, myzen.tv, Shorts TV,
ans. Il est notamment responsable communication relationnelle du
le
Sirti, LittleBigProd, etc. 1R2Com
portail i-mode (2002-2005) puis attaché de presse grand public
s’est
dotée d’une filiale au second
et entreprise de Bouygues Telecom (2005-2007). Parallèlement,
semestre 2009 : 1R2Tchat, avec
Christophe Garcia participe en 2006 au lancement grand public
de TF1 Mobile en tant qu’attaché de presse. Il rejoint l’agence de
Frank Hennion, ancien directeur des
communication européenne Pleon en décembre 2006 : consultant
activités internet à M6 Web, et Eloi
senior, il prend en charge les relations presse produits de Bosch,
Choplin, responsable du business
Plantronics, Olympus et SES Astra. En juillet 2008, Christophe
développement des sites
Garcia intègre le groupe M6 où il est responsable des relations
internet de M6. 1R2Tchat produit des
presse du pôle vente à distance (M6 Boutique et Mistergooddeal.
chats vidéo pour le compte de RTL,
com). En septembre 2009, il rejoint donc l’ancienne directrice de
Fun Radio, France Télévisions, etc.
la communication du groupe M6 (Michèle Lourdelle) au sein de
l’agence 1R2Com dont il devient directeur adjoint.
Romavip Conseil
Fondateur
Romaric Ledroit, cofondateur de la société de production Very Important
Productions, a parallèlement créé Romavip Conseil mi-septembre 2009. Cette
structure de production et de conseil artistique s’adresse à des producteurs
et diffuseurs. La société va mettre « en synergie ses compétences pluridisciplinaires » sur des produits de production audiovisuelle (programmes de flux/
stocks, vidéo-clips, films corporate...) dans le but d’« accompagner et renforcer jusqu’à l’étape finale le développement d’un projet ». Romavip officie aussi
comme agence de communication auprès des entreprises.
Né en 1981, Romaric Ledroit suit des études de comptabilité et finances. Il débute en 2002 à la direction
comptable et financière du cabinet Gide Loyrette Nouel.
La même année, il cofonde Gymaweb avec Mickaël
Certain et prend la responsabilité de la communication
et du développement de ce site d’information sportive
prolongé, en 2006, par la création de la régie publicitaire
GynawebMedia. En 2005, Romaric Ledroit se tourne vers
la production audiovisuelle : il quitte Gide Loyrette et Nouel
pour lancer Very Important Productions, en 2007, avec le
réalisateur Loïc Trudelle. Romaric Ledroit est producteur
Satellimag, une publication Satellifax
associé et assure la direction artistique et du développement de cette société de
production. Parallèlement, il
mène en 2007 une mission
de conseil sur la distribution en salles françaises du long
métrage Les paumes blanches de Szabolcs Hajdu. Miseptembre 2009, Romaric Ledroit fonde donc Romavip
Conseil, parallèlement à ses activités au sein de Very
Important Productions.
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M ouvements
Directeur associé
Xavier Schallebaum, précédemment directeur international de la communication des Relais & Châteaux,
a rejoint Aegis Media France en tant que directeur associé en septembre 2009. Il est rattaché au directeur
général Guillaume Multrier pour « piloter les relations extérieures, relations clients et relations corporate,
en particulier en mettant en place des outils innovants d’analyse et de mobilisation de l’opinion pour les
décideurs économiques, politiques et personnalités de la société civile ».
Né en 1973, Xavier Schallebaum est diplômé de l’Ecole
supérieure des sciences commerciales d’Angers (Essca,
1993) et de l’Ecole supérieure de journalisme (Paris,
1996). Il débute en 1996 en participant au lancement du
site internet du Premier ministre. Début 1997, il devient
responsable des nouvelles technologies et de l’innovation
à l’Elysée. Xavier Schallebaum rejoint la société de capital risque Apollo Invest début 2000, en tant que directeur
des investissements et administrateur. Gérant fondateur
de Contentis (conseil en stratégie axée nouveaux médias
et institutionnel) début 2001, il rejoint l’UMP deux ans plus
tard. De janvier 2003 à avril 2004, il est chef de cabinet
du secrétaire général de l’UMP (Philippe Douste‑Blazy)
et, parallèlement, directeur de la communication du mou-
vement (janvier-avril 2004). Xavier Schallebaum rejoint
ensuite le cabinet de Philippe Douste-Blazy, ministre
des Solidarités, de la Santé et de la Famille, en tant
que conseiller chargé des affaires politiques, de la communication et des relations avec le parlement. Il suit le
même ministre au Quai d’Orsay où Philippe Douste-Blazy
est nommé en juin 2005. En septembre 2007, Xavier
Schallebaum devient directeur international de la communication des Relais & Châteaux. Nommé conseiller du
commerce extérieur de la France en avril 2009, il rejoint
donc Aegis Media France cinq mois plus tard. Il est directeur associé, rattaché au directeur général Guillaume
Multrier.
Starcom (Publicis)
Conseil & ag ences m é dias
Aegis Media France
DEPART d’un directeur général adjoint
Emmanuel Charonnat, directeur général adjoint en charge du marketing, des études
et de la communication de l'agence médias Starcom (Publicis) depuis 2005, a quitté ses
fonctions mi-septembre 2009. Emmanuel Charonnat, 43 ans, diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae, 1988), a travaillé chez
Carat (Aegis Media) de 1994 à l’été 2005.
internet
Retrouvez le parcours d’Emmanuel Charonnat dans Satellimag n°23 du 19 septembre 2005.
Dailymotion
Président-directeur général
Cédric Tournay, cofondateur et précédemment président du site internet Doctissimo (Lagardère Active), a
rejoint Dailymotion en tant que président-directeur général à l’été 2009. Il remplace Ian Brotheston, ancien
de BT et d’AOL, nommé en avril dernier pour remplacer Mark Zaleski. Ian Brotheston reste cependant
chargé, en tant que vice-président exécutif, du développement opérationnel.
Né en 1974, Cédric Tournay est diplômé de l’IEP de
Paris (1995). Il débute en mai 1995 en participant à la
création de MedCost, société de services informatiques
spécialisés dans le secteur de la santé. Il en assure la
direction générale jusqu’en 2003. La société intègre en
2001 Doctissimo, portail francophone dédié à la santé et
Satellimag, une publication Satellifax
au bien-être créé fin 1999. Cédric Tournay en devient le
directeur général. Il quitte son poste en juin 2009, un an
après le rachat du site par Lagardère Active, et rejoint
donc Dailymotion à l’été 2009 en tant que président-directeur général.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 17
minist è res & administrations
I nstitutionnel
Direction du développement des médias
Chef de service,
adjointe à la directrice
Emmanuelle Bensimon, précédemment chargée de la sous‑direction de la communication audiovisuelle
à la Direction du développement des médias (DDM), a été promue fin août 2009 chef de service et adjointe
à la directrice Laurence Franceschini). L’arrêté ministériel a été publié au Journal officiel du 28 août.
Emmanuelle Bensimon remplace à ce poste Cécile Dubarry et n’est, à ce jour, pas remplacée dans sa
précédente fonction.
Née en 1971, Emmanuelle Bensimon est diplômée de
la faculté de droit de Sceaux, de l’IEP de Paris, d’HEC
et l’Ena (promotion Cyrano de Bergerac, 1997-1999).
Elle débute à sa sortie de l’école en avril 1999 comme
conseillère de tribunal administratif et de cour administrative d’appel. Nommée en octobre 1999 conseillère au
tribunal administratif de Paris, elle rejoint en février 2003
la direction du développement des médias (DDM, service
du Premier ministre) en tant que chef du bureau du régime économique de la presse et des aides publiques.
Parallèlement promue en juillet 2005 première conseillère
de tribunal administratif et de cour administrative d’appel,
elle se voit chargée, en janvier 2006, de la sous-direction
de la communication audiovisuelle de la DDM. Fin septembre 2006, Emmanuelle Bensimon devient administratrice de France 4 en tant que représentante de l’Etat. Elle
est formellement nommée sous-directrice de la communication audiovisuelle à la DDM en mai 2007 avant donc
d’être promue chef de service et adjointe de la directrice
(Laurence Franceschini) fin août 2009.
Ministère des Affaires étrangères et européennes
Sous-directeur de l’audiovisuel extérieur
et des technologies de communication
Jean-Christophe Fleury, précédemment conseiller de presse à l'ambassade de
France à Ottawa, été nommé sous-directeur de l’audiovisuel extérieur et des technologies de communication au ministère des Affaires étrangères et européennes
(MAEE) à l’été 2009. Il remplace Valéry Freland, nommé à ce poste en mai et devenu début juillet conseiller diplomatique au cabinet du ministre de la Culture et de
la Communication Frédéric Mitterrand. Jean-Christophe Fleury est placé sous l’autorité de Delphine Borione, directrice de la politique culturelle et du français au sein
de la nouvelle direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du MAEE.
Né en 1970, Jean-Christophe Fleury est titulaire d’une
maîtrise de gestion et de droit des affaires internationales
(Paris IX Dauphine) et il est diplômé de l’IEP de Paris.
Conseiller des affaires étrangères, il débute en 1995
comme rédacteur à l’ancienne direction des affaires économiques et financières du Quai d’Orsay. De 1998 à 2001,
il occupe le même poste à la direction des Nations-Unies
(affaires économiques). Jean-Christophe Fleury est nommé chef de bureau Afrique de l’Ouest au Foreign Office
(programme d’échange)en 2002. La même année, il devient premier secrétaire à l’ambassade de Copenhague
(Danemark), avec la mission de renforcer la présidence
Satellimag, une publication Satellifax
danoise de l’Union européenne. Jean-Christophe Fleury
est nommé secrétaire général adjoint pour la préparation
de la conférence ministérielle sur les routes de la drogue
en 2003. Il est alors placé sous l’autorité de l’ambassadeur Pierre Charasse, administrateur de la Maison de
l’Amérique latine. De 2003 à 2006, il est premier secrétaire à Port d’Espagne (Trinité-et-Tobago, Caraïbes).
Devenu conseiller de presse à l’ambassade de France à
Ottawa (2006‑2009), il est donc nommé sous‑directeur de
l’audiovisuel extérieur et des technologies de communication au ministère des Affaires étrangères et européennes
(MAEE) à l’été 2009.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 18
P arcours
Cendrine Dominguez :
« Je n’ai pas de grandes ambitions
A la tête de D’Home Productions
depuis 2003, Cendrine Dominguez est
parvenue à dépasser la production
TV. L’activité est minoritaire dans le
chiffre d’affaires réalisé par sa société.
Evénementiel, contenus institutionnels,
sites internet, D’Home a creusé avant
d’autres le sillon de l’art de vivre. Le
nouvel objectif de sa gérante et fondatrice est clair : faire de cette société la
première banque de contenus sur ses
thématiques d’expertise.
Elle effectue sa treizième rentrée sur
Téva : Cendrine Dominguez reste une
femme d’antenne. Mais, en cessant
la co-présentation de Fort Boyard sur
France 2 en 2002, elle a choisi de s’en‑
gager dans une autre voie profession‑
nelle : la production. Déjà animatrice de
Téva déco sur la chaîne filiale du groupe
M6, elle en a repris la production en
créant D’Home Productions début 2003.
Six ans plus tard, la société signe tou‑
jours le programme historique de Téva
– prolongé cette saison par Téva déco :
le défi (voir encadré) – mais a largement
dépassé la sphère télévisuelle. L’activité
TV, qui représentait la moitié du chiffre
d’affaires lors de la deuxième année
d’existence de D’Home, n’en constitue
aujourd’hui plus que 40 %. La produc‑
tion de Téva déco constitue d’ailleurs
l’essentiel de ce pôle d’activité, à côté
de quelques documentaires dont une
nouvelle collection et un unitaire en dé‑
veloppement pour le hertzien.
L’activité
majeure
de
Cendrine
Dominguez est donc extra-audiovi‑
suelle. La dizaine de permanents em‑
Satellimag, une publication Satellifax
ployés par D’Home Productions tra‑ événement autour du jardin. S’ensuit
vaillent pour EDF, Intel, les sites internet une nouvelle installation lors du salon
du BHV, But, etc. « L’objet principal de Vive la maison ! et l’organisation d’une
D’Home n’a jamais été la production TV. cérémonie de remises de trophées, les
Bien avant de créer la société, j’avais Déco d’or. Dans les mois qui suivent,
observé le business de Martha Stewart, Cendrine Dominguez décroche les prin‑
la grande prêtresse de l’art de vivre aux cipaux clients de sa société : EDF et Intel.
Etats‑Unis. J’ai compris l’intérêt de dé- Pour le premier, l’objectif est de mettre
en scène son discours
cliner un même univers
lors d’événements dont
sur plusieurs supports et
Son projet de
la marque est parte‑
activités », explique sa
fondatrice. Après avoir magazine gratuit naire. Par exemple,
lors de la manifesta‑
obtenu auprès de Thomas
sur la déco en
tion Lille 3000, D’Home
Valentin, vice-président
stand by :
crée un espace de sen‑
du directoire du groupe
« J’essaie
sibilisation au discours
M6, et Robin Leproux,
alors patron de M6 rarement de faire environnementaliste
Pour le fabricant
Thématique, de produire
rentrer les carrés d’EDF.
de microprocesseurs,
elle-même Téva déco, elle
passe un an à découvrir dans les ronds… » la démarche est simi‑
laire : Intel veut sortir
le jargon, se familiariser
avec les budgets, les coûts techniques, de l’ordinateur et faire savoir que ses
puis s’affranchit du producteur exécu‑ produits sont au cœur de l’habitat de de‑
tif (Pierre-Antoine Capton) embauché main. D’Home met en scène le propos,
quelques mois plus tôt. Productrice à accompagne la marque dans ses prises
part entière, elle voit immédiatement de paroles… et facture ! C’est grâce à ces
plus loin que la télévision. « Je n’ai pas clients que la production TV ne repré‑
de grandes ambitions de productrice TV, sente très vite plus qu’une petite moitié
ce n’est pas ce qui m’excite le plus. Téva de l’activité de D’Home, sans avoir tou‑
déco est un enfant de la société, mais tefois vocation à disparaître : Téva déco
démarcher les chaînes une à une, ce reste essentielle pour sa productrice.
« La télévision est un miroir formidable.
n’est pas mon quotidien. »
C’est, pour nous, une façon d’être en
Dès la deuxième année d’existence relation permanente avec les artisans
de D’Home Productions, Cendrine et créateurs du secteur, de permettre
Dominguez entreprend de diversifier que l’information nous remonte. » Si
l’activité. A l’automne 2003, la socié‑ l’émission est au cœur des synergies or‑
té organisatrice de la Foire de Paris, chestrées par Cendrine Dominguez, la
Comexpo, lui confie la création d’un marque Téva déco reste la propriété •••
N°116 - 5 octobre 2009 - page 20
P arcours
de productrice TV. »
••• du groupe M6. « Oui, mais nous
avons créé une relation d’intelligence
avec Téva et, plus largement, avec le
groupe M6. On se renvoie l’ascenseur régulièrement. » Quand Thomas Valentin
imagine lancer un magazine de déco sur
M6, il en fait part à Cendrine Dominguez
en des termes clairs. Pas question de dés‑
habiller Paul pour habiller Pierre : Déco
sera une production FremantleMedia
France, animée par Valérie Damidot,
et Cendrine Dominguez interviendra
comme consultante sur la conception et
le lancement de l’émission. La produc‑
trice apprécie la franchise, l’animatrice
n’est pas la recherche d’une exposition
supplémentaire et préfère s’aventurer
sur d’autres terrains. En mars 2006, elle
lance planetmaison.com, site internet
dédié à l’univers de l’habitat.
Un site internet rentable
mais mis en veille
Sur les deux sites internet en gestation
fin 2004, un seul verra le jour
quinze mois plus tard. Si le
projet de Maison virtuelle,
trop gourmand en investisse‑
ments, est abandonné, le gé‑
néraliste planetmaison sera un
succès. En moins de deux ans,
le site devient rentable. Confié
en régie à M6 Publicité, il
attire 500 000 visiteurs
uniques chaque mois
et génère suffisam‑
ment de publicité, de
parrainages et de pré‑
sences payantes de
professionnels pour
couvrir ses coûts.
En 2008, Cendrine
Dominguez reçoit trois
propositions de rachat.
Et refuse. « S’adosser
à plus gros que moi,
c’était, certes, un moyen
de pousser •••
Lancée en 1997, Téva déco est passée entre les mains de plusieurs producteurs. Après Nicolas
Goldzahl (VM Productions) et Jean-Louis Remilleux (JLR Productions), Cendrine Dominguez en
a repris la production. Aidée le temps d’une saison par le producteur exécutif Pierre-Antoine
Capton (Troisième Œil Productions), elle a rapatrié l’ensemble de la production au sein de sa
société D’Home Productions dès 2003. L’émission a évolué – notamment en inaugurant le reloo‑
king d’habitats en 2002 – et a donné lieu à plusieurs prolongements, notamment Téva déco : le
défi. Ce docu-réalité (90’) a été diffusé le 24 septembre dernier en prime time sur Téva. Cendrine
Dominguez y suivait le parcours de quatre apprentis décorateurs sélectionnés sur casting, « une
bourse de 10 000 € venant récompenser le talent de la décoration de demain et lui permettant
de démarrer une activité professionnelle dans l’univers de la décoration ». L’émission mère, Téva
déco, reste diffusée chaque dimanche à 11 h.
Satellimag, une publication Satellifax
N°116 - 5 octobre 2009 - page 21
© Cyril Plotnikoff/Téva
Treizième rentrée pour Téva déco
P arcours
Cendrine Dominguez à la tête de D’Home Productions
••• planetmaison dans les classements
des sites les plus fréquentés. Mais au
gré des négociations, j’ai compris que
cela signifiait, à terme, de devenir salariée de ma propre entreprise. D’autant
que les conflits d’intérêts entre D’Home
Productions et planetmaison ne manqueraient pas de surgir. Finalement, il
m’a semblé que ce qui était recherché,
c’était mon savoir-faire plutôt que le
contenant. »
Cendrine Dominguez préfère mettre
en veille planetmaison, prrivilégiant
la capacité de sa société à produire du
contenu plutôt qu’à éditer directement
un site. Pour autant, elle ne délaisse pas
l’intérêt des candidats au rachat du site
et devient consultante en stratégie édi‑
toriale pour deux d’entre eux. « A mon
sens, sauf à opter pour l’intégration
dans un groupe, D’Home Productions a
intérêt à se positionner différemment : je
préfère faire de la société la productrice
et l’éditrice de contenus pour d’autres
sites internet. » La société assure des
contenus du site deco.fr, dérivé de
l’émission de M6, et travaille pour les
vitrines web du BHV, etc.
Recentrage sur l’édition de contenus…
Après une diversification à marche for‑
cée, Cendrine Dominguez n’a plus qu’un
leitmotiv : faire de D’Home Productions
la première banque de contenus sur
l’art de vivre. « La société existe depuis
six ans et capitaliser sur son savoir faire,
c’est valoriser les contenus produits,
qu’ils soient rédactionnels, vidéos, etc. »
Satellimag, une publication Satellifax
Dans cette logique, la productrice vient
d’ailleurs de créer un Observatoire de
l’habitat durable, destiné à faire réflé‑
chir ensemble et de manière transver‑
sale des experts sur un sujet : « Habiter
ensemble demain. » Soutenue par un
partenaire fondateur, cette cellule de
veille pourrait à terme commercialiser
des études, sondages, etc.
Si D’Home Productions n’a pas encore
décliné ses contenus sur le support pa‑
pier, ce n’est qu’une question de circons‑
tances. Un projet de magazine gratuit a
été déposé fin 2008 à l’INPI. Pour autant,
pas question de lancer un nouveau titre
de presse gratuite dans le contexte pu‑
blicitaire actuel : « J’essaie rarement de
faire rentrer les carrés dans les ronds. »
Reste le projet d’école de la décoration,
évoqué par l’animatrice dans la presse
fin août. « Une école, c’est en effet mon
grand rêve. L’idée de transmettre notre
savoir comme condition au progrès
me guide depuis toujours. D’ailleurs
Téva déco : le défi devait s’appeler
A l’école de Téva déco ! Je ne sais pas
encore précisément la forme que cela
prendra : peut-être une filière de spécialisation au sein d’une structure •••
Le « petit soldat » Cendrine Dominguez
Née en 1962, Cendrine Dominguez débute une carrière de mannequin après
des études d’arts graphiques à Paris. Sa carrière d’animatrice TV commence en
1992 avec 40° à l’ombre sur France 3, avant Sportissimo (Tilt), Troc moi tout
(prod. Lorraine Willems) et Fort Boyard (ALP) qu’elle co-anime avec Patrice
Laffont puis Jean-Pierre Castaldi de 1993 à 2002. Parallèlement, elle crée Léa
Léo Productions pour héberger une activité embryonnaire de conseil sur la
déco. Elle apparaît également sur l’antenne de La Cinquième pour l’émission
Citoyens du monde (Anabase). Ses collaborations s’étendent à la radio : après
une première expérience sur Europe 1 en 1994, elle part trois ans à Sud Radio.
S’ensuivent des chroniques sur l’habitat à RMC puis RTL (2005-2007). De retour
en septembre 2007 sur RMC, elle est chroniqueuse pendant deux saisons dans
Votre maison chaque samedi matin ; la collaboration s’achève en juin 2009.
Sur Téva, animatrice du magazine hebdomadaire Téva déco depuis 1997 (et
productrice depuis 2002), Cendrine Dominguez anime également La quotidienne
(Réservoir Prod) de septembre 2000 à juin 2001. Elle est parallèlement l’auteur
de plusieurs ouvrages, dont Partir à deux, carnet de week-ends romantiques
(Hachette, 1999), Portraits de maisons (Michel Lafon, 2000, avec Herbert Ypma),
Les terrines de Cendrine (Hachette, 2006) et, plus récemment, Le kit couleurs
de Cendrine Dominguez (Solar, 2009). En 2003, elle crée la société D’Home
Productions, devenue aujourd’hui une PME d’une dizaine de permanents.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 22
P arcours
En discussion avec Jean-Marc Frantz (CPI)
lors du lancement de Télé Maison
en 2006 : « Nous avons parlé association,
productions mais sans trouver d’accord. »
Une concurrence accrue
Si proposer un magazine sur l’habitat
était précurseur au lancement de Téva
déco en 1997, la donne est tout autre
13 ans plus tard. Ils sont désormais
nombreux à intervenir sur le secteur.
Jean-Marc Frantz (CPI) a lancé la chaîne
Télé Maison en 2006, quelques mois
après l’arrivée sur le cabsat de Discovery
Real Time. M6 diffuse avec succès Déco,
TV Only capitalise sur Intérieurs (Paris
Première) et France 5 diffuse Question
maison (CPI) depuis six ans… Cendrine
Dominguez reconnaît des contacts avec
Discovery et même une proposition de
collaboration quand le groupe préparait
le lancement en France de sa chaîne li‑
festyle. « Mais cela signifiait abandonner D’Home Productions. » D’Home
a également travaillé avec Jean-Marc
Frantz au lancement de Télé Maison :
« Nous avons parlé association, productions mais sans trouver d’accord. »
Quant à sa carrière d’animatrice,
Cendrine Dominguez a préféré la limi‑
ter aux productions D’Home. « Quand
j’ai créé la société, j’avais déjà tiré un
trait sur tout ça. J’ai refusé d’animer des
variétés parce que je ne m’y sens pas à
Satellimag, une publication Satellifax
l’aise et que ça ne m’excite pas du tout. »
La radio reste en revanche un terrain
d’exercice recherché par l’animatrice.
Lassée des chroniques, elle a mis fin à
sa collaboration avec RMC en juin et
sollicite depuis Europe 1. « J’adore la
radio, mais je voudrais une vraie émission sur la déco. J’ai proposé une hebdomadaire à Alexandre Bompard (président-directeur général d’Europe 1, ndlr)
avant les vacances et je dois rencontrer
le directeur des programmes, Philippe
Balland. »
Quelles limites Cendrine Dominguez
se fixe-t-elle pour décliner son sa‑
voir‑faire ? « La réalisation de mobilier,
la création de lignes de produits a été
une vraie question. Et j’y ai renoncé,
c’est une des limites de mon niveau d’expertise. » Aujourd’hui, et malgré une
entrevue avec Arnaud Lagardère, gé‑
rant commandité du groupe Lagardère,
avant même la création de la société,
D’Home Productions reste la seule pro‑
priété de Cendrine Dominguez. Cette
volonté d’indépendance a d’ailleurs
également conduit l’animatrice à refu‑
ser de vendre son image. « Malgré de
vrais bras de fer avec certains clients, je
n’ai jamais voulu associer mon image à
une marque. J’ai sans doute raté de gros
contrats, mais cela me paraissait très
éphémère comme satisfaction. Vous gagnez de l’argent, du confort, so what ?
Il me semblait difficile de bâtir une entreprise tout en étant l’image d’une
marque, question de crédibilité pour la
société. Aujourd’hui, je pense avoir fait
le bon choix. » Le prochain défi pour la
fondatrice de D’Home
Productions consiste
à réussir la trans‑
formation de la
société en banque
de contenus, en
continuant à mêler
clients TV et institu‑
tionnels. Cendrine
Dominguez, qui se
reconnaît volon‑
tiers un tempéra‑
ment de « petit
soldat », n’en‑
tend pas s’ar‑
rêter là.
© François Goize/Téva
••• d’enseignement préexistante. En
tout cas, l’idée est de proposer un module de formation initiale et continue et
de mêler des experts aux compétences
variées. » La productrice se donne
jusqu’à fin 2010 pour faire avancer
l’idée.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 23
Q ui fait quoi ?
La syndication
Principal opérateur de la
syndication de programmes en
France, Syn.TV a appris de ses
expériences. Ses premières activités
de ‘‘barter syndication’’ ont conduit la
société fondée par Philippe Micouleau
et Gilles Camouilly à se réorienter.
Devenue filiale de Télévista (Vivolta),
la société se concentre désormais sur
la syndication pure : l’achat mutualisé
de programmes sans commercialisation d’espaces publicitaires. Et ne se
limite plus aux chaînes locales. Trois
mois après la première opération multi‑droits TV sur la série Super Jaimie,
bilan avec la directrice générale adjointe de Syn.TV : Isabelle Desmottes.
En 2007, 24 h Chrono avait été offerte
aux diffuseurs locaux, Syn.TV prévoyant
de se rémunérer sur les espaces publici‑
de programmes
taires dont elle conservait 80 %. Deux ans
plus tard, c’est vers un autre modèle éco‑
nomique que l’opérateur de syndication
s’est tourné. Plus question de se mêler
du travail des régies, Syn.TV est devenue
un vendeur de programmes. Avec cepen‑
dant une originalité : l’achat d’un même
contenu pour plusieurs chaînes, avec ré‑
partition des fenêtres de diffusion et sur‑
tout baisse du coût d’acquisition pour le
diffuseur. C’est la ‘‘cash syndication’’.
La première opération de vente en syndi‑
cation multi-droits a été conclue au prin‑
temps dernier. La cinquantaine d’épisodes
de Super Jaimie (47’) a ainsi été achetée
Syn.TV, entre annonceurs et chaînes TV locales
Au deuxième semestre 2007, alors que Syn.TV opérait un revirement stratégique
sur ses modèles de syndication, la société a parallèlement monté un projet de
rachat de la régie Télévisions locales et régionales associées (TLR Associées). Pu‑
bliprint (Le Figaro) et Lagardère avaient proposé de céder leur part à un nouveau
tour de table constitué par Philippe Micouleau. En vain : TLR Associées a été
dissoute trois ans après sa création. Dans le même temps, un GIE baptisé Télévi‑
sions locales associées (TLA Publicités) a vu le jour sur la base de 27 chaînes de
télévision locale. Sa première action a été de confier à TF1 Publicité un mandat
de commercialisation de l’espace publicitaire extra-local du réseau. Mandat dé‑
noncé par la régie du groupe TF1 dès la première opportunité de sortie, 18 mois
après la signature de l’accord.
Parallèlement, Syn.TV avait travaillé pour le projet de régie concurrente : Uni TV
Publicité qui devait réunir NRJ Group, France Télévisions Publicité et le Groupe
Hersant Média. Annoncée fin 2007, la réunion des trois acteurs a avorté début
2008 après l’annonce de la fin de la publicité sur France Télévisions et la période
troublée dans laquelle s’engageait la régie du groupe public.
Aujourd’hui, certaines chaînes locales clientes de Syn.TV consultent Divimap
avec un annonceur à leurs côtés et n’achètent qu’une fois un parrainage décro‑
ché. D’un interlocuteur à l’autre, l’annonceur reste le client final.
Satellimag, une publication Satellifax
par sept chaînes, issues du paf local, de
complément et des territoires franco‑
phones. Après une diffusion en juin 2009
sur Vivolta – éditée par Télévista, maison
mère de Syn.TV –, la série des années 70
est ainsi programmée sur NRJ Paris,
TV Tours, Angers 7, Nantes 7, TV Vendée
et sur la chaîne suisse Rouge TV. Isabelle
Desmottes, directrice générale adjointe
de Syn.TV, entend bien répéter régulière‑
ment ce type de montage. Ferniot cuisine
les chefs (50 x 4’), un programme court
culinaire issu de l’antenne de Vivolta, est
en cours de vente. Syn.TV démarche les
diffuseurs et leur vend un coût d’acqui‑
sition limité en contrepartie du partage
des programmes avec d’autres chaînes.
Si le procédé reste novateur en France, il
n’est pas aussi ambitieux que les modèles
économiques adoptés à l’origine par
Philippe Micouleau et Gilles Camouilly,
fondateurs de Syn.TV.
De la ‘‘barter syndication’’
à la vente multi-droits
A l’été 2006, Philippe Micouleau, ancien
président-directeur général de l’Agefi,
cherche une nouvelle aventure pro‑
fessionnelle. Chez sa sœur Frédérique
Micouleau, alors directrice des diver‑
tissements de TF11, il rencontre Gilles
Camouilly, 38 ans, salarié de TF1 depuis
plus de dix ans. D’échanges en discus‑
sions informelles, ils évoquent la syndica‑
tion de programmes, ce mécanisme •••
Frédérique Micouleau a rejoint Endemol France
en janvier 2008 au poste de directrice générale
adjointe en charge des nouveaux médias et du
marketing stratégique. Retrouvez son parcours
dans Satellimag n°78 du 28 janvier 2008.
1
N°116 - 5 octobre 2009 - page 24
Q ui fait quoi ?
a-t-elle un avenir ?
••• économique bien connu à l’étran‑
ger mais jamais appliqué en France. Les
deux futurs associés ne s’expliquent pas
l’absence d’opérateur de syndication
dans le paf. Pratiquée depuis trente ans
outre‑Atlantique, la syndication fait les
beaux jours de la Forta en Espagne et
d’Italie 7 Gold de l’autre côté des Alpes.
Philippe Micouleau et Gilles Camouilly
fondent Syn.TV fin 2006 et choisissent
d’appliquer le concept américain de la
‘‘barter syndication’’ ou partage de l’es‑
pace publicitaire. La clientèle est vite
trouvée. Les deux associés s’adressent à
des diffuseurs qui ne sont pas concurrents
pour émettre sur des bassins de popula‑
tion distincts : les chaînes locales. Pour sa
première opération, Syn.TV achète à la
Fox les droits d’une série TV à fort poten‑
tiel : 24 h Chrono, diffusée au printemps
2007 sur dix chaînes locales. L’audience
est au rendez-vous et Syn.TV enchaîne
avec Mash et The Practice, proposées sur
17 antennes. C’est du côté des revenus
publicitaires que Philippe Micouleau et
Gilles Camouilly déchantent. Confiée à
TLR Associées, régie déjà chargée des an‑
nonceurs nationaux pour des chaînes lo‑
cales, la commercialisation ne donne pas
les résultats escomptés. « Si de nouveaux
annonceurs nationaux sont venus, l’offre
de TLR Associées a partiellement cannibalisé les annonceurs locaux. Le marché
publicitaire n’était sans doute pas mûr »,
explique Isabelle Desmottes, collabora‑
trice historique de Syn.TV.
Desmottes. Le constat est définitif fin
2007, après deux semestres de diffu‑
sion des séries TV achetées à la Fox. •••
La ‘‘barter syndication’’ ne fonctionne
pas, en tout cas pas sur le seul marché
de la télévision locale. Avant d’aban‑
donner leurs premières ambitions,
les fondateurs de la société en‑
visagent un temps d’élargir la
clientèle au cabsat. « On a fait
quelques tests, mais sans parvenir à réaliser de grosses opérations : à chaque fois, on réunissait tout au plus deux ou trois
chaînes », se souvient Isabelle
Vers une syndication nationale de programmes
pour chaînes locales de la TNT
Fin avril, le GIE Télévision Presse Régions (TPR), qui regroupe des éditeurs de la
PQR, a lancé une consultation pour une syndication nationale de programmes
pour ses 20 chaînes de la TNT locale. Son principe est simple : proposer des
blocs communs et simultanés de programmes nationaux de tous genres (fiction,
magazines, jeunesse...) qui puissent fédérer un public plus large et générer de la
publicité nationale. La consultation a vu émerger plusieurs candidatures, finalement
écartées ou abandonnées pour ne laisser en lice que Télévista, associé à France
Télévisions Publicité. « Si les négociations aboutissent, Syn.TV restera un fournisseur
de contenus via la syndication ; on n’interviendra pas sur la partie commerciale qui
restera l’apanage de France Télévisions Publicité », promet Isabelle Desmottes.
Satellimag, une publication Satellifax
N°116 - 5 octobre 2009 - page 25
Q ui fait quoi ?
La syndication de programmes a-t-elle un avenir ?
« Les distributeurs nous
considèrent comme une vraie
deuxième force de vente. »
••• Syn.TV va se rabattre sur un modèle
plus simple : plus question d’interve‑
nir sur le marché de la publicité, place
à l’achat et à la distribution de pro‑
grammes. Encore faut-il s’en donner les
moyens.
Au printemps 2008, Syn.TV est adossée
à Télévista, société éditrice de Vivolta.
La société perd son indépendance
mais gagne un potentiel de développe‑
ment. En projet depuis début 2008, une
plate-forme numérique de distribution,
Divimap, voit le jour six mois après le ra‑
chat. « Pour 24 h Chrono, Mash et The
Practice, il avait fallu livrer bandes-annonces et Beta à une quinzaine de diffuseurs. Autant dire qu’on avait bien compris l’intérêt de pouvoir acheminer les
contenus directement en numérique !
Le deuxième aspect du projet consistait
à disposer d’une vitrine accessible directement et en permanence par le client »,
explique Isabelle Desmottes. Côté tech‑
nique, Syn.TV fait appel à Smartjog
(groupe TDF) qui installe chez le client
un serveur pour assurer la réception des
fichiers. « Les fichiers sont encodés, une
partie est visible directement en ligne
et on transfère sur le serveur du client
des fichiers sécurisés après l’achat. »
Sans l’avoir imaginé à l’origine, Syn.TV
capitalise aujourd’hui sur la réalisation
de cette interface. Divimap, qui permet
donc aux éditeurs de sélectionner et de
visionner des contenus audiovisuels, est
désormais vendue en marque blanche.
Baptisée Divi Screen, l’activité de du‑
plication de l’interface a remporté un
premier succès avec l’appel d’offres de
Reed Midem : Divi Screen fournit une
plate-forme de visionnage des pro‑
grammes pour les prochaines éditions
Satellimag, une publication Satellifax
du MipJunior (3 et 4 octobre à Cannes)
et du MipDoc (10 et 11 avril 2010).
Un catalogue de 300 programmes
Equipée d’une plate-forme de distribu‑
tion dématérialisée, l’équipe de Syn.TV
devait encore trouver des programmes
et des clients. Partageant la même mai‑
son mère que Vivolta, la société a com‑
mencé par piocher dans les émissions
déjà produites pour la chaîne senior. Si
Gildas & Co, le magazine animé par le
porte-drapeau de la chaîne, Philippe
Gildas, est resté l’apanage de Vivolta, les
autres magazines sont très vite venus
alimenter le catalogue vendu par Syn.TV.
La société a ensuite démarché un à un
l’ensemble des distributeurs du marché.
« Nous avons signé avec les principaux
acteurs du secteur : France Télévisions
Distribution, TF1 International, Carrere
Group, Europe Images international/
M5, 10 francs, Ampersand et d’autres
nous ont confié leur fond de catalogue. » Les mandats sont non exclusifs
et permettent de lancer officiellement
Divimap en octobre 2008.
Télévista sera un des fournisseurs mais
également un des clients de Syn.TV.
Outre la première opération de vente
multi-droits réalisée avec Super Jaimie,
la société de syndication mène réguliè‑
rement des acquisitions pour le compte
commun de Vivolta et de Direct 8. « On
organise une diffusion harmonieuse du
programme entre les deux diffuseurs et
chaque chaîne réussit à économiser 20
à 30 %. » La clientèle de Syn.TV s’est di‑
versifiée au gré des ventes et des genres
de programmes entrés au catalogue. Les
ventes telles que celle de Super Jaimie
ne représentent que 20 % de l’activité
de syndication ; le reste est constitué
de ventes de gré à gré de programmes
unitaires ou de collections. Le catalo‑
gue a d’ailleurs été diversifié – jusqu’à
l’érotique avec des films de Brigitte
Lahaie référencés depuis quelques se‑
maines – et compte même quelques
inédits. « Cela vient en général directement des producteurs : des pilotes tournés, deux ou trois émissions dont ils nous
confient la commercialisation. Ou alors
un documentaire qui n’est jamais passé
sur une grande chaîne. » Sans, jusqu’à
présent, risquer d’entrer en concur‑
rence avec les distributeurs : « Ils nous
considèrent comme une vraie deuxième
force de vente. » Les prochaines nou‑
veautés Divimap seront issues des fonds
de StudioCanal (Groupe Canal+), 2001
Audiovisuel (Telfrance), la BBC et la TSR.
Avec une condition sine qua non : être
francophone ou doublé/sous‑titré en
français. « Je ne prends que des contenus que je peux vendre immédiatement, sans frais de sous-titrages. » La
plate-forme donne aujourd’hui accès à
320 programmes, « soit 800 heures en
visionnage. »
Ne plus se limiter au paf local, c’est aussi
s’affranchir de la crise persistante de ces
chaînes. Nantes 7 s’arrête, le Groupe
Hersant Média se désengage du sec‑
teur alors qu’il a détenu jusqu’à sept
chaînes… « C’est le début de la consolidation et il y aura de la casse. Le marché
publicitaire ne peut pas absorber les 100
chaînes locales que compte aujourd’hui
le paf, constate Isabelle Desmottes, peu
inquiète pour son employeur. Syn.TV
travaille de toute façon essentiellement
avec les chaînes locales des grosses métropoles, soit les plus préservées. » •••
N°116 - 5 octobre 2009 - page 26
Q ui fait quoi ?
••• Ils sont aujourd’hui une centaine
d’éditeurs à consulter chaque semaine
la plate-forme. Les efforts d’Isabelle
Desmottes portent d’ailleurs sur les amé‑
liorations à apporter à Divimap ; une
fonction de panier personnalisé devrait
prochainement voir le jour. L’autre étape
consiste à consolider la clientèle issue du
cabsat. « On commence à prendre des
contacts avec l’ACCeS pour faire davantage connaître notre offre. » Avec l’objec‑
tif de parvenir à l’équilibre l’an prochain.
« Nous allons finir l’année 2009 avec un
chiffre d’affaires de 500 à 600 000 € et
l’équilibre sera atteint en 2010 avec un
petit million de CA, explique la directrice
De gauche à droite :
Olivier Roussel,
responsable plateforme
Isabelle Desmottes,
directrice générale adjointe
Lydia Kali, responsable
marketing et ventes
et Elodie
Delliste,
webmaster
éditoriale.
Satellimag, une publication Satellifax
générale adjointe. Notre rémunération
est issue des commissions sur les ventes
de programmes et d’autres lignes de business, comme Divi Screen, à la rentabilité
plus importante. » Après une première
vie dédiée à la syndication de contenus
et de publicité, Syn.TV a rationnalisé son
activité en se concentrant sur la distribu‑
tion de programmes. Avec peut-être un
retour à la barter syndication si la négo‑
ciation avec le GIE TPR aboutit. Télévista,
maison mère de Syn.TV, s’est en effet as‑
sociée à France Télévisions Publicité pour
répondre à l’appel d’offres de contenus
d’un GIE de chaînes de TNT locales (voir
encadré). Vendre programmes et publici‑
tés oui, mais de manière sans doute plus
maîtrisée cette fois.
L’équipe de Syn.TV
Président
Philippe Micouleau*
Directrice générale adjointe
Isabelle Desmottes**
Responsable marketing et ventes
Lydia Kali
Responsable plate-forme
Olivier Roussel
Webmaster éditoriale
Elodie Delliste
* Retrouvez son parcours dans
Satellimag n°58 du 12 mars 2007.
** Retrouvez son parcours dans
Satellimag n°91 du 1er septembre 2008.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 27
Q ue font-ils aujourd’hui ?
Après une première
tentative de retraite,
Charles Biétry, 66 ans,
revient dans l’audiovisuel.
L’ancien directeur des sports
de Canal+ et de France Télévisions
prolonge une mission de conseil
avec le groupe Amaury par un
poste de directeur éditorial de
L’Equipe TV. Il est à l’origine de la
nouvelle grille mise à l’antenne le
14 septembre dernier. Rencontre.
En juillet 2004, l’Euro de Football
s’achève et Charles Biétry, directeur
des sports de France Télévisions deve‑
nu conseiller du président du groupe,
envisage l’après-télé. Recruté cinq ans
plus tôt par Marc Tessier accédant
alors à la tête de France Télévisions, il
s’était donné le temps d’un mandat,
celui de son président, pour finir sa car‑
rière. Après 18 ans à l’AFP et 17 dans le
Groupe Canal+, il n’était pas question
pour Charles Biétry de s’engager pour
une nouvelle décennie. Au-delà de cette
nouvelle fonction, il envisage donc une
paisible retraite dans sa Bretagne na‑
tale.
Installé dans sa maison de Carnac dès
2004, il écrit plusieurs livres de sport1
et poursuit quelques collaborations
ponctuelles. L’ancien joueur de foot se
passionne ainsi pour l’Afrique et part
quelques semaines par an commen‑
ter bénévolement la Coupe d’Afrique
des nations. Mais rien n’y fait, la vie
tranquille de retraité n’est pas faite
pour Charles Biétry. « Les hivers sont
un peu longs à Carnac…», concède-t-il.
D’autant que le Breton perd un de ses
Sur Djibril Cissé, Tony Parker et Robert Pirès,
publiés en 2003 et 2004 chez Horizon illimité.
1
Satellimag, une publication Satellifax
Charles Biétry
plus proches amis sur place. A la même
époque, opéré du genou, il doit renon‑
cer à « exister sportivement ».
sont appréciées et le chargé de mission
se voit offrir un poste de directeur édito‑
rial de L’Equipe TV pour mettre en place
la nouvelle grille de rentrée.
« Là, vous commencez à mesurer ce que
Depuis le 14 septembre,
signifie rester toute sa
les téléspectateurs décou‑
vie dans un village de
« Les hivers sont
vrent ainsi de nouvelles
3 000 habitants… »
un peu longs à
soirées sur la chaîne. Si
Début 2009, Charles
Carnac… »
L’Equipe TV entend rester
Biétry accueille donc
une référence en matière
avec enthousiasme la
d’information sportive, le
proposition du groupe
Amaury : la présidente, Marie-Odile nouveau directeur éditorial a cherché à
Amaury, et François Morinière, le direc‑ la démarquer de sa concurrente directe.
teur général de L’Equipe recruté six mois « La concurrence frontale avec Infosport
plus tôt, lui offrent une mission d’étude (Groupe Canal+, ndlr) n’est pas tenable
de la chaîne TV du groupe. De janvier à pour L’Equipe TV, d’autant que les deux
juin, Charles Biétry regarde L’Equipe TV chaînes sont en exclusivité sur CanalSat.
et ses concurrentes ; il rend ses conclu‑ Avec le directeur de la rédaction, Benoît
sions avant l’été. Les recommandations Pensivy, nous privilégions désormais •••
Charles Biétry en dates
Naissance en 1943 à Rennes.
CFJ Paris (1966).
1966-1984 : AFP - reporter, puis grand reporter.
1984-juin 1999 : Canal+ - directeur des sports (1984-juillet 1998), président du
PSG Omnisports (activités sportives non footballistiques du club, 1991-1998),
président du PSG (mai à décembre 1998), filiale du groupe.
Août 1999-avril 2000 : TF1 - rédacteur en chef et commentateur.
Juillet 2000-2004 : France Télévisions - directeur des sports (2000-2001),
conseiller auprès du président pour le développement et la stratégie du sport
dans le groupe (2001-2004).
2005-2006 : auteur, commentateur d’événements sportifs pour des diffuseurs
africains, producteur et consultant pour la chaîne Onzeo, etc.
Depuis novembre 2007 : Stade rennais - membre de la cellule de recrutement.
Depuis janvier 2009 : L’Equipe TV - chargé de mission (janvier à juin 2009),
directeur éditorial (depuis septembre 2009).
N°116 - 5 octobre 2009 - page 28
Q ue font-ils aujourd’hui ?
••• un modèle mixte. De 19 h à minuit,
la chaîne propose ainsi de vraies émissions de télévision. Par exemple 93150,
un autre football, un docu-réalité sur
l’équipe du Blanc-Mesnil, ou encore
un magazine coproduit avec France
Football. L’idée est d’asseoir l’identité de
la chaîne. » Charles Biétry reconnaît avoir
obtenu des moyens en légère augmen‑
tation pour mettre en place cette nou‑
velle grille. « Mais L’Equipe 24/24, société éditrice de L’Equipe TV et de L’Equipe.
fr, est à l’équilibre », précise celui qui re‑
trouve également l’antenne. En plus de
ses interventions dans les K-O du vendredi, Charles Biétry présente ponctuel‑
lement Le Club de l’Equipe où une per‑
sonne vient parler de sport pendant 50’.
S’il n’imaginait pas sortir si tôt de sa re‑
traite, Charles Biétry revient à la télévi‑
sion dans un secteur qui lui est familier.
Le sport, côté joueurs ou côté médias,
aura nourri toute sa carrière.
Du foot aux médias,
des médias au foot
C’est faute de percer comme joueur
de football que Charles Biétry s’oriente
vers le journalisme. A sa sortie du CFJ
en 1966, il intègre l’AFP avec l’idée de
s’y former deux ou trois ans. Il y restera
18 ans et y gagnera quelques galons. Du
service des sports à celui de l’outre-mer
en passant par le desk central, il se re‑
Satellimag, une publication Satellifax
trouve à couvrir les jeux Olympiques
de Munich à l’été 1972 et révèle, avant
d’autres, l’issue fatale de la prise d’otage
des athlètes israéliens. Charles Biétry de‑
vient adjoint puis chef de service, voyage
beaucoup, mais arrive au bout d’un cycle
après 18 ans. « J’étais arrivé tout en
haut et, au‑delà, il ne restait que
la direction de l’information,
soit une autre activité trop
éloignée du journalisme
pour moi ». C’est Michel
Denisot, croisé à l’AFP, qui
le met en contact avec
Pierre Lescure, direc‑
teur d’antenne char‑
gé des programmes
d’une
nouvelle
chaîne payante :
Canal+. Charles
Biétry
ren‑
contre le pré‑
sident, André
Rousselet,
et
signe pour la
direction
des
sports.
Mais
Canal+ démarre
sur une promesse
culturelle très am‑
bitieuse ; le sport
n’est pas encore
le produit d’appel
qu’il deviendra.
•••
© L’Equipe
Jean-Marc Pochat
sort de sa retraite
pour L’Equipe TV
N°116 - 5 octobre 2009 - page 29
Q ue font-ils aujourd’hui ?
Charles Biétry sort de sa retraite pour L’Equipe TV
••• La première retransmission spor‑ monde de football 1998 comme date de
tive a lieu le 9 novembre 1984 avec le départ du groupe et prépare d’ailleurs
match de football Nantes-Monaco. Le sa prochaine aventure : il organise le ra‑
directeur des sports se souvient : « Le chat, par des fonds, du club de foot de
président Rousselet m’a appelé dans le Nantes et entend en prendre la direc‑
car régie à l’issue du match : ‘’Charles, tion une fois le deal bouclé. « Mais, à
on tient quelque chose de fabuleux’’. » l’été 1998, le PSG avait connu une fin de
Le championnat de France de football saison difficile. Michel Denisot et Pierre
n’a jamais été télévisé : Charles Biétry Lescure n’étaient plus sur la même lonnégocie l’achat des droits
gueur d’ondes et Pierre
alors que le navire Canal
m’a demandé de prendre
s’enlise. Il faudra plusieurs
la présidence du club. Je
mois à la chaîne pour voir
ne pouvais rien lui refuser,
« La vie de
la courbe des abonne‑
malgré ma conviction que
président
ments s’envoler. Pas de
Nantes me conviendrait
du PSG est
quoi faire partir le direc‑
mieux. » L’expérience sera
teur des sports : « J’étais
d’ailleurs de courte durée.
impossible… »
trop proche du président
Rousselet, je serais resté
« Trop gâté à Canal+ »
jusqu’au dernier abonné. »
Charles Biétry reste en
poste cinq mois, jusqu’à la fin de l’année
Directeur des sports du premier finan‑ 1998. « Parce que la vie de président du
ceur du football français, Charles Biétry PSG est impossible… Il faut faire escorse retrouve à négocier le rachat du PSG. ter vos enfants quand ils vont à l’école
En 1991, plombé par ses dettes, le club et la pression est telle que l’engagement
de foot de la capitale est prêt à déposer dépasse largement la sphère profesle bilan. « Tout le football français nous sionnelle. » Mais ce que Charles Biétry
a demandé de sauver le PSG ; le cham- redoute plus que tout, c’est d’être asso‑
pionnat avait besoin qu’il y ait un club à cié aux pratiques de gestion du club. « A
Paris. » Charles Biétry obtient de la mai‑ l’époque, la vie d’un club de foot n’était
rie de Paris qu’elle éponge la dette, puis pas en adéquation avec la morale ficonclut le deal. Détenteur des droits nancière. D’ailleurs, plusieurs anciens
de retransmission du championnat, le présidents du PSG ont été mis en exaGroupe Canal+ se retrouve propriétaire men depuis. Je ne voulais pas en être. »
d’un des acteurs majeurs de ce même De retour à Canal, il passe quelques
championnat, et en confie la présidence semaines dans les coulisses avant d’ac‑
à Michel Denisot, producteur et présen‑ cepter l’offre de TF1. La chaîne généra‑
tateur d’émissions phares de la chaîne. liste lui propose un poste de rédacteur
Charles Biétry s’est fixé la Coupe du en chef. « C’était très agréable, conforSatellimag, une publication Satellifax
table pour rebondir. J’ai passé six mois à
commenter la Ligue des Champions avec
Christian Jeanpierre, mais je n’y étais
honnêtement pas très utile. »
Quand Marc Tessier l’appelle à France
Télévisions, Charles Biétry n’hésite pas :
c’est avant tout l’ancien directeur géné‑
ral de Canal+ qui le sollicite. « Patrick
Chêne avait annoncé son départ pour
créer Sporever et Marc avait besoin d’un
directeur des sports. Et puis, c’est un
poste qui ne se refuse pas. » Le poste est
le même qu’à Canal+ mais l’ambiance…
différente ! « Quand on a été sans doute
trop gâté comme je l’avais été à Canal,
c’était compliqué d’arriver dans une entreprise comme France Télévisions. Vous
devez faire travailler ensemble des gens
talentueux et d’autres qui n’ont rien à
faire là. On perd du temps… » Charles
Biétry quitte son poste de directeur des
sports deux ans après son arrivée ; il est
nommé conseiller auprès du président
pour le développement et la stratégie
du sport dans le groupe.
A priori heureux de prendre sa retraite
en Bretagne fin 2004, Charles Biétry
reste un passionné de foot. On lui a
prêté le désir de s’investir dans un club
régional mais, depuis l’expérience du
PSG, il n’est pas revenu à des fonctions à
responsabilités dans le sport profession‑
nel. Ce n’est qu’en voisin qu’il a financiè‑
rement soutenu le FC Lorient et c’est en
ancien joueur de Rennes qu’il a intégré
le comité de sélection du club. Mais la
tentation n’est jamais loin…
N°116 - 5 octobre 2009 - page 30
C arnet
Décès
Jean Canolle, 90 ans, scénariste du feuilleton Le temps
des copains, est décédé le 15 septembre 2009 à l’hôpital de Melun. Adapté de son roman éponyme, Le temps
des copains a été le premier feuilleton quotidien télévisé
français (117 x 13’) diffusé en noir et blanc sur l’unique
chaîne de la RTF (1961‑1962).
Pierre Cossette, producteur et fondateur de la cérémonie des prix Grammys, est décédé le 11 septembre 2009
à 85 ans en banlieue de Montréal. Pierre Cossette avait
pris sa retraite en 2005.
B ulletin d’abonnement
A faxer au 01 73 72 70 36
Jacques Asline, ancien réalisateur des JT de TF1, s’est
suicidé le 26 septembre 2009. Agé de 60 ans, il avait réalisé la plupart des JT de 20 h de l’ancien présentateur de
TF1 Patrick Poivre d’Arvor. En septembre 2008, il avait
d’ailleurs publié le livre Présentateur vedette, sur les coulisses du JT de la chaîne qu’il avait quittée quelques semaines plus tôt. Jacques Asline avait été mis en examen
en janvier dernier pour détention et consultation d’images
pédophiles et placé sous contrôle judiciaire.
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DR. Visuels rubriques : Fotolia.com © Onidji,
Yang MingQi, James Thew, Kirill Roslyakov.
N°116 - 5 octobre 2009 - page 31
© Etienne Chognard/TF1