DOSSIER DE PRESSE SONIDO NEGRO

Commentaires

Transcription

DOSSIER DE PRESSE SONIDO NEGRO
DOSSIER
DE PRESSE
SONIDO
NEGRO
Manuel Torrés, l’homme qui, à ma
connaissance, a le plus de culture
dans le sang, après avoir entendu
Manuel de Falla lui-même jouer
son Nocturne de Generalife, eut ce
mot splendide : «Tout ce qui a des
sons noirs (sonidos negros) a du
Duende. » Et il n’est pas de plus
grande vérité.
La venue du Duende présuppose
toujours un bouleversement radical
de toutes les formes traditionnelles,
procure une sensation de fraîcheur
tout à fait inédite, qui a la qualité
de la rose nouvellement créée, du
miracle, et suscite un enthousiasme
quasi-religieux.
Extrait de «Théorie et jeu du duende» (F. Garcia Lorca)
Ce projet naît du désir de six artistes de flamenco
confirmés (5 musiciens et 1 danseuse) de se réunir
pour élaborer ensemble un spectacle de flamenco
original. Le flamenco est une musique traditionnelle
dans laquelle les artistes ont néanmoins la liberté de
créer des formes personnalisées. C’est grâce à cette
liberté que le flamenco est une musique vivante,
chaque artiste ayant la possibilité, après avoir intégré
la tradition, de créer de nouvelles interprétations,
d’explorer de nouvelles possibilités musicales.
Les protagonistes de ce spectacle sont tous des
artistes bénéficiant d’une grande expérience professionnelle, ayant exercé leur métier sur la scène internationale. Ils sont actuellement désireux de pouvoir
créer ensemble un spectacle de flamenco novateur.
Bien que cet ensemble d’artistes travaille ensemble
depuis deux ans, ce spectacle sera une nouvelle
création, dont la première aura lieu à Genève, ville
natale de la danseuse. Il explorera les sonorités et
les émotions festives ou graves du flamenco, en
laissant une part significative à la créativité spontanée
et à l’inspiration des artistes. Cette démarche permet
de captiver le public et dans notre expérience internationale cela a toujours suscité l’enthousiasme des
spectateurs (voir coupures de presse).
Le titre du spectacle, Sonido Negro (Son Noir), fait
référence au texte de F. Garcia Lorca sur l’intensité
que peut créer le flamenco, particulièrement dans ses
formes nouvelles d’inspiration libre, et la force du
ressenti des spectateurs. Cela ne signifie pas que la
musique soit uniquement sombre, mais l’intensité du
ressenti se transmet également dans les musiques
joyeuses et les rythmes flamboyants du flamenco.
Le spectacle, d’une durée d’1h30 environ, aura lieu
les 15 et 16 janvier 2009 au théâtre de l’Alhambra.
Ce spectacle comportera des compositions du guitariste Daniel Manzanas, des chanteurs Cristo Cortes,
José Cortes et Melchior Campos ainsi que les chorégraphies d’Ana la China. Les styles suivants seront
représentés : rondeñas, siguiriyas, bulerias, soleares,
fandangos, alegrias, tangos et tarantos.
Bref
historique
Le flamenco
à Genève
Le flamenco est une musique aux origines multiples.
C’est en Andalousie (Sud de l’Espagne), où ont cohabité
et se sont mélangées diverses cultures (Ibères,
Phéniciens, Grecs, Romains, Carthaginois, Arabes,
Juifs, … pour ne citer que ceux-ci) pendant plusieurs
siècles, que s’est constitué le terreau initial qui
donnera naissance au flamenco.
Genève, terre traditionnelle d’accueil, a intégré une
vaste population étrangère depuis la fin de la dernière
guerre mondiale. Cet apport extérieur a graduellement
modifié l’identité de cette ville : elle est devenue
multiculturelle. Bénéficiant d’un bon climat social,
ces diverses cultures ont eu l’occasion de s’exprimer
et de faire partager aux autres leur richesse.
Partis de l’Inde du Nord vers l’an 1000, les Gitans
parviennent en Andalousie dès 1447 après avoir
traversé l’Europe et le Moyen-Orient. Ils s’y établissent,
et ce sera le point de départ d’une synthèse musicale
nouvelle qui se développera durant les siècles suivants:
le flamenco.
Dans les année 1960-70, Genève a connu une forte
immigration espagnole. Parmi ces émigrés se trouvaient
des amateurs de flamenco qui ont créé la première
peña flamenca dans le quartier des grottes : elle
s’appelait « Andalucia ». De nombreux concerts y
furent organisés dès la fin des année 1960. Depuis,
l’intérêt que suscite le flamenco à Genève n’a cessé
de croître. Il a franchi le cercle de la communauté
hispanique et touche aujourd’hui un public international.
Le flamenco actuel est une musique vivante qui
continue de s’enrichir au contact d’autres cultures
(africaine, jazz, etc.) et qui séduit un nombre toujours
plus grand d’amateurs dans le monde entier.
Aspects
artistiques
Le flamenco est une forme artistique très structurée
qui utilise traditionnellement le chant (cante), la
danse (baile), la guitare (toque) et les « battements
de mains » (palmas). Modelé par l’expérience de la
joie et de la souffrance, le flamenco exprime les
plus profondes émotions humaines avec une rare
intensité. En ce sens, le flamenco possède un attrait
universel qui dépasse largement les frontières de
son Andalousie natale. Les sentiments qu’il exprime
sont véhiculés par des genres musicaux (palos)
d’une rare sophistication qui, cependant, laissent
place à l’improvisation (comme dans le jazz).
Les spectacles de flamenco connaissent un tel
succès qu’un festival international a maintenant
lieu annuellement dans le canton, et que les écoles
de flamenco se multiplient sous l’afflux des élèves.
Conclusion
Dans ce cadre favorable, l’association TOMA souhaite
présenter en 2009 une création flamenco novatrice
et originale, faisant appel à un ensemble d’artistes
de renom international qui élaborent une musique
ancrée dans la tradition flamenca, mais s’élevant
au-delà vers de nouvelles formes musicales. La salle
de l’ALhambra est toute indiquée pour ce genre de
manifestation, car elle possède des dimensions et
une atmosphère intimiste favorables à l’apparition
du duende (la magie du flamenco, où la transe des
musiciens se transmet au public).
ANA
LA CHINA
DANSE
CHOREGRAPHIE
Danseuse de tempérament, Ana la China est une
artiste capable de captiver son public au point du
lui faire partager ses émotions les plus intimes. Sa
danse intense et sauvage est une incarnation du
flamenco le plus authentique.
« … es muy querida en el mundo flamenco de Granada
por su buen hacer y soltura en el baile, como demostró
ampliamente a lo largo de sus dos intervenciones
en la noche… »
La Crónica de Granada – 3 octubre 1995
Elle possède une grande expérience professionnelle,
allant des tablaos et des peñas au théâtres les
plus prestigieux. Elle collabore depuis des années
avec des artistes de renom comme Antonio de la
Malena, Luis Moneo, Domingo Rubichi, Miguel Angel
Cortés et d’autres, avec lesquels elle a effectué de
nombreuses tournées en Europe. Elle a été invitée
à danser dans des pièces de théâtre et dans des
spectacles réunissant des artistes d’autres cultures
comme « La route tzigane » – tournées en Europe et
en Asie avec notamment le « Taraf de Haïdouk » et
« Les Manganiyars du Rajasthan » – et « De Benares
a Jerez » – tournées en Europe avec le danseur kathak
Ravi Shankar Mishra et réalisation d’un film documentaire. Depuis 2006, elle collabore avec le guitariste
Daniel Manzanas, les chanteurs Cristo Cortés, José
Cortés et Melchior Campos ainsi que le percussionniste Edu Coquard, avec lesquels elle créé des
chorégraphies toujours plus personnelles.
« … Et la « China surgit des coulisses. Provocante,
séductrice, impétueuse. A cet instant, toutes les
femmes rêvent d’offrir à leur homme cette danse
d’amour et de défi… »
Midi Centre – Bézier – 22 février 1996
Extraits de presse:
« … Terriblement fascinant, tout simplement… »
La Tribune de Genève – 17 février 1991
« … Et puis, surtout, il y a « La China », farouche et
sensuelle, belle comme l’amour …. »
République du Centre – Chartes – 19 janvier 1993
« … Ana La China nos comunicou toda uma linguagem
de sedução, de força anímica, de desassossego, de
um total erotismo … »
A Capital – Lisboa – 22 dezembro 1993
« … démonstration de haut vol. Impossible de rester
de glace devant le jeu de séduction, la beauté et la
grâce de la danseuse Ana La China … »
L’Alsace – Strasbourg – 14 février 1994
« … Il gruppo spagnolo, originario di Jerez-de-la
Frontera, ha letteralmente trascinato il publico,
grazie in particolare alla bravissima danzatrice
Ana la China, splendida interprete di un flamenco
certamente più autentico… »
La Nuova Provincia – Asti – 22 juillet 1998
« … « Puro », joyau non taillé par les académismes de
salon, le flamenco d’Ana la China respire la tradition
de Jerez, cette façon brute et festive de vivre une
culture au présent … »
L’Hebdo – Lausanne – 26 novembre 1998
« … Her energy and vibrancy filled the stage and the
flamenco accompanists complemented her solos
with a beauty unparalleled …»
Ballet magazine review – septembre 2001
« … Ana la China et le danseur Ravi Shankar Mishra
ont offert un spectacle fait de beauté, de passion
et d’une complicité féconde … »
Les nouvelles du Nord – Tanger – 28 juin 2002
« … Ses mouvements d’une grande profondeur
dramatique attestent d’une maîtrise technique lui
permettant d’aller vers la plus gracieuse expression
du duende … »
Le Temps – Genève – 8 septembre 2003
DANIEL
MANZANAS
GUITARE
COMPOSITION
Daniel Manzanas compte parmi les musiciens les
plus représentatifs du flamenco d’aujourd’hui. A
la croisée des racines et de la mouvance actuelle,
sa musique révèle une parfaite connaissance du
« toque » traditionnel et témoigne d’un esprit en
constante évolution, tourné vers la découverte,
les rencontres, l’inattendu…
C’est à l’âge de sept ans qu’il fait ses premiers pas
dans le monde flamenco. Commençant par la danse,
il rencontre Rafael Heredia, alors premier danseur de
Carmen Amaya, qui va lui transmettre les fondements
de la culture flamenca. De plus en plus attiré par
l’aspect musical du flamenco, il entreprend en parallèle
l’étude de la guitare. A seize ans, il décide de s’y
consacrer exclusivement…
Sa première formation voit le jour avec le duo de
guitare « Aqua » (avec Manuel Delgado). Tête-àtête épuré, source de compositions originales, il
s’inscrit déjà dans la programmation de différents
festivals de renom (Festival Européen de la guitare
flamenca à Paris, Nuit de la Guitare au Casino de
Paris, Festival de Gant, Nuit de la Guitare de Thiais).
Fort de ses rencontres et d’un parcours de plus
en plus complet, il forme « Trio Tinto » (avec Joël Grare
et Pablo Gilabert), formation intimiste, enrichie du
chant flamenco, de la guitare basse et de percussions
aussi diverses de délicates… (Festival d’Epernay,
de Montereau, de Funchal –Madère…).
Daniel Manzanas, s’il est compositeur et interprète
est aussi un accompagnateur de la danse, reconnu
et sollicité par nombre de danseurs et danseuses.
Il apporte ainsi sa collaboration à de multiples
formations flamencas, des plus traditionnelles aux
plus novatrices : il accompagne La China, au Théâtre
Grévin où il se produit également avec le groupe
Soniquete ; il est à l’affiche des peñas de Bordeaux,
Lille, Saint-Sever, du Festival de Mont de Marsan,
des Rencontres Flamencas de Toulouse avec son
groupe « Paseo » en première partie de La Paquera
de Jerez. Toujours fidèle à ses racines, on le retrouve
à la « Peña del Cante Grande » à Algeciras dans
un flamenco pur et traditionnel.
A l’affiche de manifestations exclusivement consacrées à la guitare, Daniel Manzanas poursuit paral-
lèlement un parcours en soliste (Festival International
de guitare de Vendôme, Convention Guitare d’Issoudun,
Festival Guitares de Lyon, Festival Guitarras del
Mundo en Argentine…).
Le guitariste Raphael Fays le remarque au Festival
Européen de la Guitare flamenca et lui propose
d’intégrer sa nouvelle formation : un quintet jazz
manouche vivement teinté de flamenco. Cette collaboration de plusieurs années le conduit à se produire
sur des scènes françaises et internationales…
(Opéra de Vichy, Festival d’Aubusson, Festival International de guitare de Fort-de-France, Festival
d’Oslo, Turin, Nuit de la Guitare de Patrimonio).
Il partage différentes scènes européennes avec le
groupe du musicien turc Kudsi Erguner (Thessalonique,
Istanbul, Madrid – Ambassade de Turquie…).
Une fusion musicale et chorégraphique avec des
artistes béninois (Cie Carmen-Koko) le conduit aux
Hivernales d’Avignon et en tournée dans tout le
Royaume-Uni.
Avec le groupe Soniquete, il participe à une création
de la danseuse flamenca Maricarmen Garcia et
du chorégraphe catalan Ramon Oller (Cie Metros)
(Hivernales d’Avignon, Rencontres Internationales de
Danse de Foix, la création est également présentée à
Tournon). Il se produit, aux côtés de la danseuse indienne Rukmini Chatterjee, dans une rencontre kathak/
flamenco/bharata natyam intitulée « Rhythms »
(Oslo World Music Festival et tournée en Ile de France
au printemps 2006).
Il prend également part à la réalisation d’enregistrements et de spectacles nécessitant une couleur
flamenca. Il accompagne Nilda Fernandez en tournée
à travers la France, la Suisse et la Belgique, tournée
qui s’achève à l’Olympia de Paris en décembre 2000.
Il collabore aux deux albums de Philippe Léotard,
à la musique du film « La Belle Histoire » de Claude
Lelouch sous la direction de Francis Lai et Philippe
Servain ainsi qu’au dernier album de la chanteuse
algérienne Souad Massi. Début 2003, il se voit confier
la direction musicale de « Othello, le Maure de Venise »
au Théâtre de la Bastille
CRISTO
CORTES
CHANT
COMPOSITION
Cristo Cortés est né à Marseille en 1971. Il est issu
d’une famille de chanteurs originaires de la région
d’Alméria (Andalousie). Dès l’âge de 6 ans, il se
distingue dans les mariages et juergas familiales,
puis rapidement sur scène avec ses frères.
En 1996, il entreprend, avec la grande chanteuse
Carmen Linares, une tournée en France et en Espagne
où participe Antonio el Pipa ainsi que les guitaristes
Juan Carlos Romero et José Maria Bandera, neveu
de Paco de Lucia. A Paris, salle Pleyel, il chante
dans une adaptation de La vie brève de Manuel de
Falla avec l’orchestre national d’Ile de France sous
la direction de Jacques Mercier. Pendant l’année
1998, il est invité à chanter au tablao café de Chinitas
de Madrid puis il accompagne les danseurs du tablao
sévillan Los Gallos. Il participe à la biennale flamenca
de Lyon ainsi qu’à celle de Séville. Il part pour une
période cinq mois à Tokyo avec le danseur Juan
Andrés Maya. En 1999, il tourne aux Etats-Unis, au
Mexique avec le danseur Andrés Marin et en janvier
2001, participe à l’ouverture du festival de Nimes où
participent Tomatito, Nino de Pura, Manolo Franco
et Marina Heredia. De septembre à novembre 2001 il
tourne aux Etats-Unis et au Canada avec le danseur
Alejandro Granado de Séville. En 2002, il se produit
au sein de différentes formations aux Etats-Unis, en
Suisse, en Allemagne, en Grèce, ainsi qu’en Guadeloupe. En 2003, il chante en première partie de la
Paquera de Jerez. En 2004, il entreprend une tournée
en France avec le spectacle Romancero gitano de
Federico Garcia Lorca sous la direction artistique
de Vicente Pradal, célébré par la critique dans Le
Monde et Le Figaro. Au mois de mai, il se produit
de nouveau en Guadeloupe en compagnie du jeune
danseur de Córdoba, Manuel Gutierrez Cabello.
Cristo Cortés est actuellement reconnu comme le
plus grand chanteur de flamenco en France, respecté
et sollicité par de nombreux artistes à travers le monde
grâce à son timbre de voix unique et à sa grande
connaissance de l’art flamenco (chant, danse, guitare)
associés à une longue expérience de la scène et à
de grandes qualités humaines.
JOSE
CORTES
CHANT
COMPOSITION
Issu d’une grande famille du Sud de l’Espagne, José
fait ses premières «armes» déjà à l’âge de 10 ans
à Jerez de la Frontera, ville mythique d’Andalousie
et l’un des berceaux du flamenco. On lui remet la
médaille de cette ville, de jeune aficionado du «cante
gitano» avec le privilège d’être accompagné à la
guitare par le grand Terremoto hijo .
Durant son adolescence il a «baigné» dans cet
univers envoûtant du flamenco, côtoyant de façon
assidue de grands et incontournables noms du «cante»
comme Terremoto, Pansequito, Moraito Chico, Tomatito
et bien sûr Camarón de la Isla avec qui il ne manque
pas d’assister à de mémorables fêtes privées et
«juergas».
A 25 ans, en tournée à Madrid, il fait la connaissance
de Bruce Willis et se lie d’amitié. Le voilà parti pour
l’enregistrement d’un album à Los Angeles, puis en
tournée à travers les restaurants «Planet Hollywood»
dans le monde dont l’acteur américain est associé.
Puis, il se produit aux Etats-Unis et au Canada avec
ses inséparables amis, le chanteur Cristo Cortés et
le danseur Manuel Gutierrez. Il a participé au Festival
d’Avignon en 2006 dans le spectacle intitulé «Flamenco Sur» dirigé par la danseuse Isabelle Gasquez.
José s’est taillé une réputation de chanteur «puro», il
excelle notamment dans la «soleá» et les «bulerías».
C’est une valeur reconnue aussi bien en Espagne
qu’en France et sa vie s’égrenne au fil des nombreux
spectacles intimistes ou de plus importantes participations à travers le monde.
MELCHOR
CAMPOS
CHANT
COMPOSITION
Issu de la célèbre famille «Montoya», Melchor Campos
est né le 8 février 1975 à Montpellier. Il apprend le
chant et la guitare dès son plus jeune âge encouragé
par sa mère, chanteuse et son père guitariste. Il
s’inspire aussi du grand chanteur flamenco «Camarón
de la Isla». Il commence une carrière professionnelle
à l’âge de 17 ans avec le groupe «Canastero» en
se produisant notamment en Suisse à Lucerne au
«Festival de la musique Tzigane» présidé par le
violoniste Yehudi Menuhin auquel participe également
les guitaristes Morai-to Chico et Niño Josele ainsi
que la chanteuse Tomasa La Macanita.
En 1999 il participe à l’enregistrement du disque
«Alma» de son cousin José el Francés avec Vicente
Amigo et Niña Pastori. Depuis, il partage l’affiche
avec de grands noms de la scène internationale
comme Ishtar du groupe Alabina, Chico Castillo, Omar
Bashir, Daniel Manzanas ou encore Juan Carmona.
Entre 2003 et 2005, Melchior Campos se produit
dans les spectacles Instante Flamenco et Barrio
Flamenco aux cotés de Cristo Cortés, El Kuele,
Manuel Gutierrez, Sharon Sultan et José Cortés.
Il travaille également avec des danseurs de renoms
comme Andrés Peña, Rafael de Carmen , Ana la China,
Jorge Santelmo...En 2004, il rencontre la danseuse et
chanteuse Karen Ruimy avec laquelle il se produira
dans les spectacles «Flamen’ka» et «Flamen’ka
Nueva» à l’espace Pierre Cardin en 2006, au Casino
de Paris en janvier 2008 et enfin aux Folies Bergères
en mai 2008. Il enregistrera aussi deux albums.
En 2007, il participe à la soirée caritative organisée
par l’association Playing for good de Maria Bravo.
Aujourd’hui, Melchior Campos s’est forgé une solide
expérience du chant et de la scène, il continue à
s’enrichir au grès de rencontres et ne cesse de
travailler le flamenco. Il innove sans jamais oublier
ses racines flamencas.
EDOUARD
COQUARD
PERCUSSION
Edouard Coquard n’a que vingt-cinq ans et déjà un
parcours impressionnant derrière lui.
Né dans une famille de musiciens, il commencera
à prendre des cours de batterie dès l’âge de sept
ans. Désormais, sa passion ne le quittera plus, si
bien qu’à seize ans, il décide de s’y consacrer tout
entier et d’arrêter ses études pour intégrer le CIM.
Repéré par Nilda Fernandez, il intégrera sa tournée.
Premières scènes… Premières reconnaissances…
Le jeune homme est lancé.Cette étape sera déterminante, d’une part parce qu’elle lui permettra d’élargir
son horizon en passant de la batterie aux percussions
(congas, udu) et d’autre part parce qu’il y fera la
rencontre de Daniel Manzanas, qui lui ouvrira en
grand les portes du flamenco. Le cajon deviendra
alors la percussion de prédilection d’Edouard.
Toutefois, ce coup de foudre pour l’univers du flamenco ne l’empêchera pas de poursuivre ses pérégrinations
musicales, car Edouard Coquard est avant tout
curieux, et aime multiplier les projets scéniques et
discographiques en se confrontant à tous les styles :
le jazz avec Pierre Blanchard, le jazz manouche
avec son père, Gilles Coquard, le jazz fusion avec
Supercolor Tryphonar, la chanson aux côtés de Nicolas
Nourrit ou Edgar Ravahatra, la musique du Monde
en intégrant le groupe « La Route des fils du vent »…
Mettez-lui n’importe quelle percussion entre les
mains, plongez-le dans n’importe quel univers musical
et aussitôt il se l’approprie.
Tous ces chemins croisés, toutes ces expériences
accumulées l’ont nourri et ont montré qu’il savait
s’intégrer d’étonnante façon dans des formations
diverses, tout en y apposant sa patte, en y laissant
son empreinte.
Gageons que la route est encore belle et longue
pour ce batteur et percussionniste inclassable, sans
frontières, et qu’il faudra compter avec lui dans les
années à venir…